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26/02/2010

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Suite - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Suite - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°319 du 24-02

              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers (Suite)

1-4 Le brutal dérapage des finances de l'OTAN pousse l’OTAN à remettre en ordre ses finances…

1-5 Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

1-6 Vers un renoncement aux bombes à sous-munitions.

1-7 Les USA maintiendront une présence en Afghanistan sur une longue période.

1-8 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.



1-4 Le brutal dérapage des finances de l'OTAN pousse l’OTAN à remettre en ordre ses finances

Le brutal dérapage des finances de l'OTAN s'est trouvé au cœur des discussions entre les ministres de la Defense de l'Alliance atlantique, réunis jeudi 4 et vendredi 5 février à Istanbul.

Le déficit du budget d'investissement (équipements et opérations militaires) se révèle beaucoup plus important que prévu. L'engagement en Afghanistan explique cette soudaine aggravation. A la fin de l'année 2009, les 28 Etats membres attendaient un dérapage de 545 millions d'euros sur les cinq prochaines années.

Or, il s'agit de plus de 640 millions pour la seule année 2010. Le chiffre définitif sera connu d'ici à un mois.

Les pays membres sont parvenus à un accord de principe sur "un paquet de mesures" destinées à remettre le budget à l'équilibre dès cette année, a annoncé le porte-parole de l'organisation jeudi soir. Pour assurer le financement des opérations de l'OTAN et soutenir les priorités stratégiques, de sérieuses économies devront être réalisées sur le budget actuel. "Les procédures budgétaires devront être entièrement réformées, pas seulement révisées", a précisé le porte-parole.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, plaide pour "une meilleure utilisation des budgets existants". L'OTAN dispose d'un budget global de 2 milliards d'euros. Certains projets seront différés. Et la réforme pourrait concerner la structure de l'organisation. "Il y a actuellement beaucoup trop de sièges [headquarters], ce nombre devra être réduit", estime une responsable de la communication de l'Alliance.

Une meilleure coopération entre les Etats permettrait également de réduire les dépenses. M.Rasmussen avait évoqué le 1er février à Bruxelles une "mutualisation" dans trois domaines : les équipements médicaux, les hélicoptères et les technologies anti-explosifs. La délégation américaine a confirmé jeudi que Washington envisageait sérieusement de partager avec ses alliés son expertise en matière de lutte contre les "engins explosifs improvisés", responsables de 70% des pertes de soldats en Afghanistan.

Ces efforts financiers et organisationnels visent d'abord à consolider l'effort réclamé pour les opérations menées en Afghanistan. Le président américain, Barack Obama, a déjà annoncé l'envoi de renforts, 30 000 hommes supplémentaires, auxquels s'ajouteront 9 000 autres envoyés par les pays alliés. Quarante des 44 contributeurs à la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) ont répondu à l'appel, portant ainsi à 125 000 le nombre des troupes déployées dans le pays.

Le secrétaire général de l'OTAN a annoncé le 1er février la création d'un fonds spécial de 140 millions de dollars pour "la paix et la réintégration", destiné à inciter financièrement les résistants à déposer les armes "au lieu de nous combattre pour 10dollars par jour".

En marge de la réunion d'Istanbul, le général américain Stanley Mc Chrystal, commandant des forces en Afghanistan, s'est voulu optimiste sur l'évolution de la situation militaire. "Je crois que la situation en Afghanistan est grave. Je ne dis pas qu'elle se détériore, je le pensais l'été dernier mais je sens les choses différemment maintenant (…). Je crois que nous avons fait des progrès significatifs", a-t-il déclaré.

Au cours des discussions de vendredi, consacrées au dossier afghan, les Etats-Unis vont de nouveau presser leurs partenaires d'accroître les contingents de formateurs, pour amener la police et l'armée afghane à "prendre la direction des opérations sur le plan de la sécurité", comme l'a indiqué, jeudi, le porte-parole du secrétaire d'Etat américain à la Defense, Robert Gates.

Ce dernier réclame 4000 instructeurs supplémentaires, dont 1500 pour la formation proprement dite et 2500 pour l'accompagnement sur le terrain. La participation de la France devait être officialisée par le ministre français de la Defense, Hervé Morin, vendredi. "2010 doit être l'année de l'effort maximal, a confirmé l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Ivo Daalder. Plus nous en faisons en 2010, plus il sera facile de transférer des responsabilités en 2011 et plus nous pourrons ensuite retirer des troupes."

4/1

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2010/02/05/l-engagement-en-afghanistan-pousse-l-otan-a-remettre-en-ordre-ses-finances_1301434_3220.html


1-5 Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

En plus d'être accusé de meurtre, le colonel Russell Williams devra répondre à deux chefs d'accusation pour agression sexuelle.

Les documents obtenus par Le Droit en vertu de la loi sur l'accès à l'information dressent un portrait peu glorieux de nos soldats et de la vie sur les bases canadiennes. Ils recensent des milliers de crimes en tout genre commis depuis 2007 et rapportés à la police militaire.

Du vol au viol, ce sont près de 4000 délits qui ont été commis depuis trois ans, dans une population qui avoisine les 18 000 personnes, selon les estimations du colonel à la retraite et avocat Michel Drapeau. «Des chiffres extrêmement élevés», qui sont néanmoins loin de le surprendre.

«Ces données posent de sérieuses questions au sujet de la culture militaire, dit-il. Impossible de ne pas faire de liens entre ces actes et ceux du colonel Russell Williams.»

En plus d'être accusé de meurtre, Williams devra répondre à deux chefs d'accusation pour agression sexuelle. Ses victimes ne sont pas seules. Depuis 2007, rien que dans les forces de terre, 203 personnes ont été accusées d'avoir commis des infractions sexuelles. Ce serait cinq fois plus que la moyenne canadienne.

Les crimes rapportés ne représentent qu'une partie de la réalité, assure Me Drapeau. «On serait mal avisé, en tant que pays, de vouloir banaliser ou de rationaliser ces statistiques. Combien de victimes ont trop peur pour rapporter une agression sexuelle à leurs supérieurs ou à la police de la base?»

Ces rapports, commandés par le chef d'état-major de l'armée de terre Andrew Leslie, sont «un sérieux avertissement que quelque chose cloche dans l'armée. Et ça continuera jusqu'à ce que le Canada sorte d'Afghanistan en 2011», dit Me Drapeau

Le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry dresse lui aussi un parallèle entre la mission du Canada en Afghanistan et la criminalité sur les bases militaires. Les cas d'ivresse (352 depuis 2007) et de conduite en état d'ébriété (717) semblent particulièrement élevés, reconnaît-il.

«Les bases où l'on voit les plus hauts taux (de conduite en état d'ébriété) sont celles d'où proviennent beaucoup de soldats (envoyés) en Afghanistan. Après avoir été encadrés strictement, il se peut qu'il y ait une certaine recrudescence au niveau de l'abus d'alcool à leur retour.» En réalité, les cas de conduite en état d'ébriété seraient six fois plus élevés dans les forces de terre que dans l'ensemble de la population canadienne.

«Un problème systémique»

De retour au pays et mal outillés pour faire face au syndrome de stress post-traumatique, de nombreux soldats sombrent dans l'alcool, soutient Me Drapeau. «Ce ne sont pas des cas isolés. C'est un problème systémique. Les soldats, ce sont des gens éduqués qui risquent leur vie pour le Canada. Ils boivent non pas par imbécillité, mais parce qu'ils sont désemparés. Le Canada faillit à sa tâche de les aider.»

De cette détresse découlent aussi plusieurs cas de violence conjugale et de consommation de drogue, croit-il.

En guise de réponse à nos demandes d'entrevues, les Forces canadiennes ont transmis un courriel, hier soir. «Les Forces [...] prennent au sérieux toutes les allégations d'infractions concernant les membres des FC. Dans tous les cas, des enquêtes sont menées pour établir les faits, analyser les preuves et porter les accusations appropriées s'il y a lieu. Les membres des FC sont assujettis aux lois canadiennes et au Code de discipline militaire. La grande majorité des membres des FC respectent ces normes», indique-t-on.

Avec la collaboration de William Leclerc

15 février

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201002/14/01-949654-des-milliers-de-delits-commis-dans-larmee.php


1-6 Vers un renoncement aux bombes à sous-munitions.

Grand semeur de sous-munitions (ici sur l'Afghanistan en 2001), Washington continue à croire en leur efficacité. [Keystone]

Le traité international interdisant l'usage des bombes à sous-munitions va entrer en vigueur en août 2010, ont annoncé les Nations unies mardi. Trente pays ont déjà ratifié le texte, mais les grandes puissances militaires manquent à l'appel. La Suisse l'a signé et le processus de ratification est en cours.

Larguées depuis un avion ou tirées depuis le sol, les bombes à sous-munitions explosent alors qu'elles sont encore en l'air. En période de conflit et longtemps après, elles mutilent et tuent des centaines de civils, y compris de nombreux enfants, déplore l'ONU. Elles ralentissent aussi le redressement des pays touchés par un conflit en rendant impraticables routes et terres pour les agriculteurs comme pour les travailleurs humanitaires.
Libérant des milliers d'éclats dans des directions aléatoires ou des directions précises, selon les effets recherchés.
Le Burkina Faso et la Moldavie ont déposé mardi les documents pour la ratification du traité qui avait été adopté lors d'une conférence à Dublin en mai 2008. Un responsable de l'ONU a précisé que le traité entrera en vigueur le 1er août.

De grands absents

La Convention avait été signée par 107 pays le 30 mai dernier, mais attendait la ratification des parlements des 138 pays ayant participé à des négociations sur le sujet à Dublin en mai 2008.
Le texte n'est contraignant que pour les Etats qui l'ont signé et ratifié. Parmi eux, figurent la France, l'Allemagne et l'Espagne tandis que la Grande-Bretagne et l'Italie ont signé le traité mais ne l'ont pas ratifié.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël n'ont ni signé, ni ratifié le texte (lire ci-contre).
Ce dernier fixe des délais stricts pour la destruction des stocks d'armes à sous-munitions et le nettoyage des terrains parsemés de ces engins de mort. Elle prévoit aussi des allocations pour les victimes et les villages touchés.

17.02.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11812881


1-7 Les USA maintiendront une présence en Afghanistan sur une longue période.

Nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information .

Les Etats-Unis maintiendront une présence civile en Afghanistan et au Pakistan sur une longue période, même après le retrait des troupes militaires de la région, indique un rapport du département d'Etat.

"Alors que notre mission de combat en Afghanistan n'est pas illimitée, nous resterons politiquement, diplomatiquement et économiquement engagés en Afghanistan et au Pakistan sur le long terme pour protéger nos intérêts durables dans la région", dit le rapport.

"Reconnaissant que nous ne pouvons abandonner l'Afghanistan comme nous l'avons fait en 1989 après le retrait soviétique, notre effort civil doit être maintenu au-delà de notre mission de combat de sorte que l'Afghanistan ne devienne pas un Etat failli et un refuge pour al Qaïda".

Barack Obama a annoncé le mois dernier son intention d'envoyer 30.000 hommes en Afghanistan, s'ajoutant aux 68.000 soldats qui s'y trouvent déjà.

Il a dit que les Etats-Unis commenceraient à retirer leurs troupes au milieu de 2011, mais des responsables ont indiqué que le retrait dépendrait des conditions sur le terrain et qu'aucune date butoir pour le départ des troupes n'avait été fixée.

Obama devrait, dans le prochain budget qu'il soumettra au Congrès, le 1er février, demander 33 milliards de dollars de crédits d'urgence pour financer les renforts.

Sa demande de financement de sa nouvelle stratégie afghane comportera "un montant important pour l'assistance civile afin de mettre en œuvre nos programmes", dit, sans avancer de chiffre, le rapport du département d'Etat.

"Alignée sur nos objectifs de sécurité nationale, l'assistance civile contribuera à établir des compétences afghanes dans des domaines clefs et aussi à rassurer les Afghans quant à notre engagement à long terme", poursuit le rapport intitulé "Stratégie de stabilisation régionale en Afghanistan et au Pakistan".

EFFORTS DANS LE SECTEUR AGRICOLE(…)

La publication du rapport intervient alors que le secrétaire au Foreign Office britannique, David Miliband, est en visite aux Etats-Unis pour préparer la conférence internationale sur l'Afghanistan prévue la semaine prochaine à Londres.

Après une réunion avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, Miliband a déclaré devant les sénateurs américains que de nombreux pays devraient profiter de la conférence pour annoncer une hausse de leurs contributions civiles et militaires en Afghanistan.

Il a estimé qu'il était impératif que la stratégie militaire soit accompagnée d'une stratégie civile tout en rappelant la nécessité de transférer à terme la gestion de la sécurité du pays aux autorités afghanes.

Hillary Clinton a appelé de son côté les pays alliés à "mobiliser leurs ressources civiles et militaires dans le cadre de l'agenda cohérent et crédible qui a été fixé pour l'Afghanistan".

Le rapport du département d'Etat américain précise qu'une augmentation importante du nombre d'experts civils est prévue pour contribuer à la reconstruction du secteur agricole de l'Afghanistan, au renforcement du régime et aux efforts de réintégration des résistants résistants qui renoncent à al Qaïda.

Le rapport n'avance aucun chiffre précis mais il dit que l'augmentation du nombre d'experts civils sera supérieure au récent triplement des civils américains en Afghanistan, qui sont passés de 320 il y a un an à un millier.

Les experts proviendront de différents départements et agences américaines et notamment des départements d'Etat, de l'Agriculture, du Trésor, de la Sécurité intérieure et de la Justice, ainsi que de l'agence de lutte anti-drogue et du FBI.

22/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100122/twl-usa-afghanistan-pakistan-41953f5.html


1-8 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.
Tout un réseau de forteresses militaires établies et en pleine expansion en Afghanistan pour une occupation inutile sans fin et dont les coûts en termes humains écologiques et financiers sont monstrueux
En 2003 quand l’Administration Bush a envahi l’Irak le Pentagone avait déjà prévu de construire toute une série de méga bases permanentes dans ce pays. Après la chute de Saddam Hussein des centaines de micro bases ont été ajoutées aux méga bases - déjà en 2005 on en comptait 106, et au total c’est plus de 300 qui ont été installées. Sans oublier la gigantesque ambassade américaine construite dans un ancien palais de Saddam Hussein, en bordure du Tigre, au centre de Bagdad et qui a coûté ¾ de milliard de $, la plus grande « ambassade » et la plus chère de toute la planète. Prévue pour accueillir 1000 « diplomates » on parle actuellement d’y doubler leur nombre. Ceci fait partie de la mission de contrôle du Grand Moyen Orient que les US se sont eux -mêmes attribuées. « God Bless América ».

En Afghanistan, on compte 700 bases sous contrôle des forces armées US/OTAN

 Dans la province de Nangarhar dans le district de Shinwar dans un ancien fort utilisé par l’armée britannique au XIXème siècle puis par l’armée soviétique au XXème, c’est au tour de l’armée US d’y avoir installé des troupes en compagnie des forces armées nationales afghanes ( les milices de l’occupant) pour préparer les nouveaux plan d’occupation. Cette base fait partie de centaines d’autres bases éparpillées sur tout le territoire afghan. Les bases militaires occupées par les troupes US et de l’OTAN ainsi que celles des forces armées afghanes comprennent des petites bases telles celle de Shinwar mais aussi des méga bases qui ressemblent à des villes américaines. actuellement selon des sources officielles en Afghanistan on en compte approximativement 700.

 Ce programme de construction de bases militaires n’est pas rapporté par les médias sous emprise gouvernementale et pourtant c’est une entreprise énorme d’occupation militaire dépendant massivement d’approvisionnements importés de l’étranger qui coûtent extrêmement chers. Alors même que les pays participant à cet occupation subissent une conjoncture économique des plus moroses, la vérité sur les coûts monstrueux de cette guerre d’occupation est enterrée dans des effets d’annonce politico médiatique portant sur une pseudo offensive dans le Sud de l’Afghanistan soit disant pour en chasser les Résistants. Ces derniers- comme tout mouvement de résistance- vont laisser les forces armées étrangères occuper le terrain pour revenir plus tard les harceler.

 En attendant le « prix Nobel de la Paix » le nègre du complexe militaro industriel des US, Barack Obama- et ses petits nègres que sont Sarkozy, Merkel, Brown et les autres - pourra se vanter que son plan de renforcement des troupes US/OTAN en Afghanistan est un succès.

 Ces bases s’ajoutent à la longue liste secrète de celles que possèdent le Pentagone, et on ne peut que s’interroger sur la durée d’existence de ces garnisons, et des coûts supportés par les contribuables US et de ceux des pays membres de l’OTAN.

400 bases militaires étrangères en Afghanistan 

Le porte parole de l’ISAF ( International Security Assistance Force ) dirigée par les US, le colonel Wayne Shanks, a dit au site de Tom Dispatch ( voir coordonnées en bas d’article) qu’il y avait à présent prés de 400 bases US et de la coalition en Afghanistan, dont des camps, des bases de relais opérationnels, et des avant postes de combat. En plus, il y a au moins 300 bases des forces armées nationales afghanes (ANA) et de la police nationale afghane, (ANP), la plupart d’entre elles construites entretenues et financées par les US.

Un petit nombre des bases de la coalition sont des méga bases tel l’aéroport militaire de Kandahar, l’un des aéroports ayant le plus de trafic au monde, et la base aérienne de Bagram, une ancienne base soviétique rénovée décorée de Big Burger et de Popeye, utilisée actuellement par plus de 20 000 soldats américains en plus de milliers de soldats des forces de la coalition et de personnels civils (dont des mercenaires). A Bagram, il a été rapporté l’automne dernier que des projets de construction d’un montant de plus de 200 millions de $ allant de simples baraquements à des entrepôts étaient en cours ou sur le point d’être réalisés.

 A Kandahar qui hébergeait déjà en 2007 9000 soldats de la coalition on devrait compter jusqu’à 35 000 soldats quand le renforcement décidé par Obama sera complété. D’importants fonds ont également été débloqués pour l’amélioration de l’aéroport militaire de Kandahar : 65 millions de $ pour la construction d’espaces de parking pour des avions accompagnant les opérations au sol de même qu’activement impliqués dans les opérations de surveillance et de reconnaissance, 61 millions de $ pour la construction d’une piste pour hélicoptères et d’une piste pour des opérations héliportées stratégiques.

 Actuellement on ignore le chiffre exact de ces bases qui sont agrandies, rénovées, mais selon le porte parole de l’ISAF, il y a des plans militaires d’expansion de plusieurs bases pour l’hébergement du supplément de troupes prévu dans la stratégie de guerre du commandant en chef US en Afghanistan, Stanley McChrystal. En plus, au moins 12 bases vont être construites pour recevoir les quelques 30 000 soldats américains et les milliers de soldats des pays membres de l’OTAN qui devraient bientôt arriver dans le pays.

 En plus de ces bases étrangères, les US financent également les bases des forces armées et des forces de police afghanes. Selon les données de contrats passés par l’armée US pour la maintenance de celles-ci, il y en aurait au moins 300, et elles ne sont pas incluses dans le chiffre des bases des forces de la coalition US/OTAN. Elles sont plus « rustiques » que les bases américaines et leurs fast food, ».

 Ainsi, les quartiers généraux de la police afghane dans le district de Khost Farang dans la province de Baghan comprennent-t-ils des bâtiments construits en boue et pierre et entourés d’un mur fait de boue. Cette base n’a même pas de système d’approvisionnement en eau potable, une tranchée ayant été creusée prés d’une source voisine à cet effet. Seuls les avant postes de combats des troupes d’occupation US/OTAN ressemblent à ces bases afghanes rudimentaires.

 Le Pentagone a établi récemment une liste de ses bases à l’étranger en comptabilisant au total 716. Cela inclue des bâtiments appartenant au Pentagone ou loués par lui partout au Moyen Orient, de même qu’en Europe, et en Asie, tout spécialement au Japon et en Corée du Sud.

 Mais certainement plus impressionnant encore ce sont les bases du Pentagone non listées ou tenues secrètes. Tandis que les bases situées dans le Golfe Persique, à Bahrain, au Koweït, Oman, et aux Emirats Arabes Unis sont connues publiquement, d’autres sont absentes, telle la base aérienne d’Al-Udeid, située au Qatar et qui a coûté un milliard de dollars. C’est là que les forces de l’armée de l’air US supervisent secrètement les guerres de drones menées en Afghanistan et au Pakistan et qui font de nombreuses victimes civiles chez les populations afghanes et pakistanaises.

 Ne sont pas non plus incluses dans ce décompte les bases militaires US en Irak 300 en comptant les avant postes selon un chiffre d’Août 2009. Il en va de même des 400 bases en Afghanistan.

 Combien il y a-t-il de bases militaires des US et de leurs alliés dispersées de par le monde, on ne le saura probablement jamais. Pourtant, une chose est sûre, ce que nous savons de l’expérience des bases US/OTAN construites en Allemagne, au Japon, en Italie, et en Corée du Sud, c’est qu’une fois construites elles deviennent permanentes même après la fin des hostilités ou la signature d’un traité de paix. Ces pays ci-dessus cités sont donc toujours depuis des décennies sous occupation américaine.

 Pour l’Afghanistan, de même que pour l’Irak, cette occupation ne fait que commencer. Pour l’Afghanistan elle risque de se terminer comme les précédentes, celles des Britanniques et des Soviétiques.

 En attendant les Résistants se replient du Sud de l’Afghanistan laissant les forces d’occupation crier victoire…. Jusqu’aux prochaines embuscades qui seront de plus en plus meurtrières la résistance afghane étant de plus en plus expérimentée et de plus en plus soutenue par une population civile la première à faire les frais de telles offensives. On est loin de la « conquête des cœurs » et des négociations avec les «Résistants modérés » un discours en général précurseur d’une offensive militaire en préparation comme cela vient une nouvelle fois d’être prouvé.

 Mais les médias qui marchent au pas cadencé seront « en direct » d’Afghanistan pour relater la « victoire » d’Obama et de ses petits nègres, oubliant de mentionner le nombre de civils afghans déplacés et ou tués dans ces jeux de guerre au coût monstrueux, humainement écologiquement et économiquement.

Plus d’information sur ce réseau de bases militaires US/OTAN sur

http://www.tomdispatch.com/post/175204/tomgram%3A_nick_tu...

http://www.planetenonviolence.org/Occupation-de-l-Afghani...

http://www.tomdispatch.com/post/175204/tomgram%3A_nick_turse%2C_america%27s_shadowy_base_world/


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