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03/03/2010

n°34 Géopolitique & stratégie d'Iran - 01-03 : Suite : - Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.


n°34 Géopolitique & stratégie d'Iran  - 01-03 : Suite  : - Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.



Géopolitique & stratégie d'Iran

n°34 du 01-03                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1-3 Domenico Losurdo, Gianni Vattimo : Iran, un appel qui alimente le feu de la guerre. 

1-4 Leila Mazboudi : Nucléaire iranien : les contradictions qui révèlent les mensonges.

1-5 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours En faveur De Téhéran.

1-6 Pierre Prier : H.Clinton tente de mobiliser contre l’Iran.

1-7 G. Houbballah : Israël effectue des opérations d'éliminations contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah.

1-8 Des Sanctions Contre L’Iran… Et La Chine ?

1-9 M K Bhadrakumar : L’arrestation d’un Djundallah avère opportune pour l’Iran.

 


1-3 Domenico Losurdo, Gianni Vattimo : Iran, un appel qui alimente le feu de la guerre. 
« Il manifesto » de samedi 6 février a publié un Appel « Pour la liberté d’expression et la fin de la violence en Iran ».

Le signent, ensemble avec des intellectuels habitués à légitimer ou à justifier toutes les guerres et les actes de guerre (blocus et embargos) déchaînés et opérés par les Usa et Israël, d’autres personnes qui, par contre, en de plus nombreuses occasions, ont participé activement à la lutte pour la paix et pour la fin de l‘interminable martyre imposé au peuple palestinien.

Malheureusement, ceux qui donnent le ton de l’Appel sont les premiers

1) Dès le début, on parle des « résultats falsifiés de l’élection présidentielle du 12 juin 2009 » et de « fraudes électorales ».

Entre autres, c’est le président brésilien Lula qui a mis en doute ou ridiculisé cette accusation. Pourquoi donc devrions-nous accorder foi à ceux qui régulièrement, à la veille de toute agression militaire, ont recours à des falsifications et manipulations en tous genres ?

Qui ne se souvient des « preuves » exhibées par Colin Powell et Tony Blair sur les armes de destruction massive (chimiques et nucléaires) possédées par Saddam Hussein ?

2) L’Appel continue en opposant la violence du régime iranien à la « non-violence » des opposants. En réalité des victimes se trouvent aussi parmi les forces de police.

Mais c’est un autre refoulement surtout qui est grave : depuis de nombreuses années l’Iran est la cible d’attentats terroristes accomplis soit par certains mouvements d’opposition soit par des services secrets états-uniens ou israéliens.

En ce qui concerne ces derniers attentats, voilà ce qu’écrivait G. Olimpio sur le Corriere della Sera en 2003 (le 7 octobre) déjà : « en parfaite identité de vue avec Washington », les services secrets israéliens ont la tâche d’ « éliminer » aussi, en même temps que les « chefs des groupes palestiniens où qu’ils se trouvent », les « scientifiques iraniens engagés dans le projet de la Bombe » et jusque ceux qui, dans d’autres pays, sont « suspectés de collaborer avec l’Iran ».

3) L’Appel s’attarde lourdement sur la brutalité de la répression à l’œuvre en Iran, mais ne dit rien du fait que ce pays est sous la menace non seulement d’une agression militaire, mais d’une agression militaire qui est prête à prendre les formes les plus barbares : sur le Corriere della Sera du 20 juillet 2008, un illustre historien israélien (Benni Morris) évoquait tranquillement la perspective d’ « une action nucléaire préventive de la part d’Israël » contre l’Iran.

Dans quel monde vivent les signataires de l’Appel : est-il possible qu’ils n’aient pas lu chez les auteurs classiques même de la tradition libérale (Madison, Hamilton etc. ) que la guerre et la menace de guerre constituent le plus grave obstacle à la liberté ? 

S’il n’est pas étonnant que les idéologues des guerres déchaînées par Washington et Tel Aviv soient signataires (ou fassent la promotion) de l’Appel, ce serait bien que les signataires d’orientation différente s’interrogent : l’éthique de la responsabilité impose à tout le monde de ne pas contribuer à nourrir le feu d’une guerre qui menace le peuple iranien dans son ensemble et qui, dans les intentions de certains de ses promoteurs, ne doit pas hésiter devant l’occurrence d’avoir recours à l’arme nucléaire.

Domenico Losurdo,

Gianni Vattimo 
Outre Il manifesto, l’« Appel » auquel font référence D. Losurdo et G. Vattimo a été publié par
- samedi 6 février sur le quotidien tunisien Al Awan, (et non égyptien, comme indiqué par le Nouvel Observateur...)
- mardi 9 février, en français sur• Libération : « Liberté pour l’Iran »

Blog de Domenico Losurdo ici.http://domenicolosurdo.blogspot.com/

 http://www.liberation.fr/monde/0101618129-liberte-pour-l-iran et


1-4 Leila Mazboudi : Nucléaire iranien : les contradictions qui révèlent les mensonges.

De contradiction en contradiction, les déclarations occidentales sur le programme nucléaire iranien perdent de crédibilité.

La dernière de ces contradictions a trait à l’ampleur de l’enrichissement de l’uranium.

Après avoir fait croire au monde entier que l’Iran allait avoir accès au nucléaire militaire dans les années prochaines, (ce qui insinue qu’il a les moyens d’accéder au cap de 90% du taux de l’enrichissement, indispensable pour le militaire), les derniers propos américains et français excluent que Téhéran ait les capacités d’enrichir l’uranium à plus de 80%.

"Franchement, Ahmadinejad dit beaucoup de choses qui se révèlent incorrectes ; nous ne croyons pas que les Iraniens ont la capacité d’enrichir l’uranium au degré qu’ils disent avoir atteint" a déclaré aux journalistes le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lequel a estimé que les déclarations iraniennes s’apparentent plus à "la politique qu’à la physique".

Ces déclarations américaines mettent en doute celles du président Mahmoud Ahmadinejad et du chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne Ali Akbar Salehi qui avaient respectivement assuré jeudi que leur pays peut enrichir à 80%, voire à 100%, mais ne compte pas le faire, car il n’en a pas besoin.

Les dirigeants français, dont le chef de la diplomatie prend particulièrement à cœur le programme nucléaire iranien avaient eux aussi exprimé des doutes similaires. Selon Bernard Kouchner, l’Iran n’est même pas capable de fabriquer du combustible à partir de l’uranium enrichi à 20%, qualifiant l’orientation de "pas sérieuse".

Ces deux positions officielles surviennent après la publication par le Washington Post d’une étude américaine qui véhicule les mêmes doutes, quant aux performances du programme nucléaire iranien, toujours en contradiction avec les prévisions militaires.

Selon le quotidien américain citant le directeur de l’Institut des sciences et de sécurité internationale, David Albright, "les Iraniens rencontrent des obstacles et des difficultés qui entravent les plans liés à leur programme".

Sont également signalés par l’étude : le nombre des centrifugeuses en action aurait baissé de 5 000 à 3 900, la production d’uranium enrichi serait de l’ordre de la moitié des prévisions, certaines centrifugeuses tomberaient en panne à une moyenne supérieure aux prévisions...

Force est de constater que ces constats dégonflent les estimations véhiculées sur l’imminence de la bombe atomique iranienne, et devrait logiquement, si logique est, saper le raison d’être des pressions et des sanctions.

À cet égard, le rapport rappelle un autre publié par les 17 services des renseignements américains publié en 2008, et qui après une campagne politique et médiatique occidentale et israélienne qui a présenté la bombe atomique iranienne comme étant sur le point d’être conçue, en conclut à l’inexistence de programme militaire nucléaire iranien, soi-disant abandonné en 2003. Sans exclure qu’il soit relancé de nouveau.

L’étude actuelle prend elle aussi cette précaution, évoquant l’éventualité que les Iraniens tentent intentionnellement de baisser leur performance, pour camoufler la réalité de leur programme nucléaire.

Dans les deux cas, il est question de laisser toujours la porte ouverte aux pressions occidentales et israéliennes contre l’Iran, et au durcissement les sanctions contre lui.

Sur ce dernier volet aussi, les contradictions ne manquent dans les déclarations occidentales. Durant les mois derniers, avant la tenue de la rencontre des 5+1 en Janvier, les dirigeants américains et français en particulier laissaient croire qu’ils ont rallié la Chine et la Russie à leur logique de durcissement des sanctions. Les dernières positions chinoises surtout les ont démentis.

Selon des analystes ayant requis l’anonymat, la vérité de ces contradictions sur le programme nucléaire iranien, l’amplifiant un jour, puis le dégonflant un autre, est que ce dernier ne constitue qu’une fausse source de préoccupation pour les Occidentaux. D’autant plus que son règlement pas les voies diplomatiques, si volonté politique est, n’est pas du tout une mission impossible.

En revanche, pour les Occidentaux, et derrière eux les Israéliens, c’est surtout la politique stratégique de la République islamique fondée sur l’animosité à l’entité sioniste et son soutien aux forces de résistance qui les inquiètent.

Or, la voie choisie pour affronter l’Iran a été indirecte. En visant le programme nucléaire, les cercles sionistes s’attellent à vouloir présenter l’Iran comme étant une menace mondiale. (Ce que les dirigeants israéliens révèlent de temps à autre).

Le but étant sans doute de monter le monde entier contre Téhéran, et de se ménager un affront au résultat non garanti.

Leila Mazboudi –

Al-Manar

13 Février

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8170


1-5 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours En faveur De Téhéran.

Malgré les énormes pressions subies, Téhéran continue de maîtriser la partie d’échecs avec les puissances occidentales sur son nucléaire civil quoiqu’en disent et fassent les Kouchner Sionistes et Cie.

Alors qu'elle lançait une fusée nommée Simorgh ( Phoenix) dans l’espace, L'Iran réactivait son engagement avec les pays occidentaux affirmant son intention d' accepter l’échange - LEU à 3.5% contre LEU à 20%.
Mardi lors d’une interview télévisée, le Président Mahmud Ahmadinejad a dit que l’Iran n’avait « aucun problème » avec l’accord proposé l’automne dernier comme quoi l’Iran livrerait une grande partie de son LEU à 3.5% en échange de LEU à 20% pour son centre nucléaire de recherche médicale de Téhéran.
Selon l’ancien ambassadeur d’Iran en Italie, Abulfazi Zahrvandeh, « les déclarations d’Ahmadinejad concernant l’échange de LEU ont été claires rien n’a changé. Le point délicat dans ces déclarations concerne des garanties objectives plutôt que 100% de garanties… Le problème des garanties objectives reste et les puissances occidentales doivent avancer vers des mesures pour rétablir la confiance ».
La Chine et la Russie ont réagi positivement aux nouvelles en provenance de Téhéran, le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, déclarant que Moscou était prêt à s’engager dans cet échange de LEU. En ce qui concerne la Chine actuellement confrontée à la décision américaine de vendre des armes à Taïwan et à la rencontre prévue entre le président Obama et le Dalaï Lama, la position plus souple, semble-t-il, de l’Iran pourrait renforcer la Chine et mettre Washington sur la défensive. Quant à la France - où l’actuel gouvernement vient une nouvelle fois de faire publiquement allégeance à l’agent d’une puissance étrangère, le CRIF, représentant les intérêts d’ Israël, comme autrefois Pétain allait se prosterner devant Hitler - son ministre des affaires étrangères, lui-même agent sioniste notoire, Bernard Kouchner, s’est déclaré «perplexe et même un peu pessimiste» ajoutant que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, essayait de gagner du temps. C’est une nouvelle preuve de la diplomatie de caniveau menée par ce laquais de Tel Aviv.
Des responsables de l’administration Obama ont quant à eux affirmé qu’il n’y avait pas de tractations en coulisses et ont exprimé leur volonté de continuer de négocier tout en affirmant que l’Iran devait soumettre une offre formelle à l’AIEA. Cette demande peut être satisfaite à condition que l’élite de Téhéran trouve un consensus en matière de stratégie nucléaire.
Bien que l’Iran essaie de faire pression pour obtenir un échange simultanée de LEU, ce n’est pas une pré condition et Téhéran s’arrangera d’un délai raisonnable entre la livraison de son LEU à 3.5% et la réception de celui à 20% promis par les puissances occidentales. Pour l’Iran, si les puissances occidentales ne livrent pas le LEU à 20% dans un délai raisonnable comme promis, l’environnement international changera en sa faveur.
C’est une pièce maîtresse sur l’échiquier de la partie qui se joue entre l’Iran et le P5+1 et que Téhéran compte bien utiliser. Cette position a d’ailleurs été clairement explicitée par le président Ahmadinejad dans son interview télévisée :
« Certains ici ont fait du bruit et dit qu’ils prendraient le LEU et ne donneraient rien en échange. Et nous avons répondu, s’ils ne donnent rien en échange que va-t-il se passer ? Qui aura tenu parole ? S’ils ne remplissent pas leurs obligations, ce sera prouvé que nous avions raison et les véritables intentions de l’agence atomique et les signataires du contrat seront dévoilées et puis nous ferons ce que nous avons à faire. »
L’Iran montrant sa volonté de poursuivre sur la voie des négociations pour l’échange de LEU, il sera difficile pour Washington de justifier son revirement actuel qui vise à obtenir de nouvelles sanctions contre l’Iran. Un diplomate occidental a dit à la BBC jeudi que les US planifiaient une quatrième tournée de sanctions au CSONU contre l’Iran dont l’extension de l’interdiction de voyager et le gel des avoirs à l’étranger de personnes directement impliquées dans l’industrie nucléaire en Iran.
De son côté, Israël a fait mine d’approuver l’échange de LEU mais dans les coulisses à Washington Paris Berlin… via ses agents d’influence, pousse à de nouvelles sanctions « paralysantes » selon les propres termes du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Téhéran a manifesté sa volonté de participer à une deuxième rencontre sur les échanges de LEU à Genève, en demandant aux P5+1, et tout spécialement à la Grande Bretagne - que Téhéran a accusé d’avoir activement et directement participé aux tentatives de déstabilisation de l’année dernière - de cesser leur ingérence dans les affaires internes de l’Iran et ce surtout aux vues de l’agitation médiatique en Occident sur la nécessité d’un « changement de régime » dans le pays, notamment via des pétitions publiées dans les médias serviles tels en France le quotidien Libération à l’initiative d’agents sionistes dont Bernard Henry Levy.

4 Février

Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Nucleaire-Iranien-La-Partie-D-Echecs-Continue-Toujours-En-faveur-De-Teheran_a2113.html


1-6 Pierre Prier : H.Clinton tente de mobiliser contre l’Iran.

La secrétaire d'État tente d'obtenir un large soutien saoudien contre le programme nucléaire iranien.

L'entourage de Hillary Clinton ne fait pas mystère du but principal de sa visite en Arabie saoudite.

Les États-Unis vont demander au monarque saoudien de garantir à Pékin son approvisionnement en pétrole, au cas où de nouvelles sanctions entraîneraient la fermeture du robinet iranien vers la Chine. La Chine, opposée jusqu'ici à de nouvelles sanctions contre Téhéran, pourrait ainsi rejoindre le front anti-iranien lors d'une éventuelle réunion du Conseil de sécurité.

C'est en tout cas le calcul de Washington, selon l'un des officiels américains accompagnant la secrétaire d'État, qui est arrivée lundi à Riyad en provenance du Qatar.

Le secrétaire d'État adjoint au Proche-Orient, Jeffrey Feltman, pense pour sa part que les Saoudiens peuvent utiliser leurs relations avec la Chine pour «aider à augmenter la pression sur Pékin».

Les Saoudiens craignent de se retrouver en première ligne après une attaque iranienne en représailles à d'éventuelles frappes américaines ou israéliennes, mais ils n'ont pas pour autant envie de forcer la main à leurs alliés chinois.

Ceux-ci «n'ont pas besoin de suggestion de l'Arabie saoudite sur ce qu'ils doivent faire», affirmait lundi soir le prince Saoud al-Faysal, chef de la diplomatie.

Le roi Abdallah, admirateur du dynamisme chinois, a tranquillement établi une relation étroite avec Pékin.

Le président chinois, Hu Jintao, s'est déjà rendu deux fois en visite à Riyad, en 2006 et 2009, tandis que le roi Abdallah est allé à Pékin en 2006.

Les deux pays ont établi une commission conjointe, qui se réunit régulièrement, au niveau ministériel. Les projets chinois en Arabie, dans le domaine des infrastructures, se montent à plus de 40 milliards de dollars.

En ce qui concerne le pétrole, l'Arabie saoudite a déjà dépassé l'Iran pour devenir le premier fournisseur de la Chine, à qui elle assure plus de 20 % de ses importations, un chiffre en augmentation de 60 % dans les deux dernières années.

Mais la Chine a de gros besoins, et l'Iran reste son deuxième fournisseur, avec environ 15 % de ses importations de brut.

La relation ne s'arrête pas là, et les deux pays semblent difficilement pouvoir se passer l'un de l'autre. La Chine ­livre, par l'intermédiaire de Singapour, de l'essence à l'Iran, qui est paradoxalement obligé d'importer 40 % de sa consommation, par manque de raffineries. Situation à laquelle Pékin va remédier. Des entreprises chinoises ont récemment signé de gros contrats pour améliorer l'industrie pétrolière iranienne. Ces imbrications régionales ne facilitent pas le plan saoudo-chinois de Hillary Clinton. Surl'autre dossier important, le plan de paix israélo-palestinien, elle risque de rencontrer à Riyad des interlocuteurs réticents. 

Impasse israélo-palestinienne 

 À Riyad, on ne croit guère à la dernière proposition américaine des conversations indirectes entre les deux parties.

Les Saoudiens ne veulent plus de solutions intermédiaires et poussent le plan de paix de la Ligue arabe, imaginé par le roi Abdallah, qui propose à Israël la normalisation en échange de la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967.

Le souverain saoudien veut inclure tout le monde arabe dans le règlement, y compris le Hamas, dont il a reçu le chef du bureau politique Khaled Mechaal, boudé par les États-Unis.

Une stratégie opposée à celle des «gestes envers Israël», ouvertures de bureaux israéliens ou autorisations de survol, demandée par Washington.

La récente poignée de main, au cours d'un colloque à Munich, entre l'ex-chef des services secrets, le prince Turki al-Faysal, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, pourrait cependant être interprétée comme un «service minimum». Les Saoudiens n'iront sans doute guère plus loin dans les «petits pas».

Par Pierre Prier
16/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/16/01003-20100216ARTFIG00405--riyad-hillary-clinton-mobilise-contre-teheran-.php


1-7 G. Houbballah : Israël effectue des opérations d'éliminations contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah .

La guerre souterraine  a ses règles.

Des voitures explosent, des bateaux coulent et des hommes meurent de façon mystérieuse.

Mais les coups portés dans la lutte secrète que se livrent l’entité sioniste contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah ne sont jamais revendiqués : seule une poignée de joueurs enregistre les succès et les échecs, et prépare les ripostes.
Or selon des sources égyptiennes citées par le quotidien londonien ''Times'' « Israël a entamé depuis un certain temps un processus d'élimination des responsables du Hamas et du Hezbollah dans tout le Moyen-Orient ».
La mort de Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort vendredi dernier dans une chambre d'hôtel de Dubaï, est celle de l'un de ces joueurs.

Elle aurait pu rester ignorée si le Hamas n'avait publiquement accusé « Israël » de l'avoir liquidé.
Le Mossad n'a, bien sûr, ni revendiqué ni démenti cette action. Tout comme personne n'avait non plus revendiqué l'assassinat du général syrien Mohammed Suleiman. Ce proche collaborateur de Bachar el-Assad tué en août dernier de plusieurs balles dans sa villa de Rimal al-Zahabiyeh, une luxueuse station balnéaire située au nord de Tartous. Cet alaouite, membre de la même minorité religieuse que la famille Assad, avait été chargé de plusieurs dossiers sensibles, dont celui des programmes secrets de recherche en armement du régime syrien. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, précise le quotidien.
Pas plus que n'avait été revendiqué l'assassinat du commandant en chef de la résistance le général Imad Moughniyeh, tué dans la mystérieuse explosion d'un véhicule au centre de Damas en février 2008.
Ni celle de l'expert nucléaire iranien Massoud Ali Mohammed, tué dans l'explosion d'une moto à Téhéran le mois dernier.
Ni celui de deux membres du Hamas, morts dans l'explosion d'une voiture piégée devant le bureau du représentant de l'organisation Oussama Hamdane le 27 décembre 2009 dans la banlieue sud de Beyrouth, ajoute le Times.
Toujours selon  des sources égyptiennes citées par Times: «Nous savons que l'activité des services secrets israéliens a augmenté ... Nous sommes conscients que leurs activités se sont accrues  sur notre territoire et dans d'autres pays de la région. Ils tentent de nous écraser tous dans leur guerre souterraine».
Une source palestinienne à Ramallah a déclaré au quotidien  que le «mouvement du Hamas a couvert certains  incidents dont ont été victimes leurs  membres afin de ne pas s'exposer aux embarras ».
Selon un diplomate égyptien cité par le quotidien, « il existe une coopération accrue entre Gaza et

l’Iran, et Israël craint que le soutien iranien ne renforce la capacité et la force du Hamas ».
Il a averti contre «l'expansion de cette guerre que mène Israël contre la coopération entre l'Iran et le Hamas", soulignant qu'il y a des pays qui ne veulent pas transformer leur territoire en un champ de bataille dans le conflit palestino - israélien.
Le quotidien britannique estime qu' « Israël » veut à tout prix empêcher la coopération croissante entre le Hamas et l'Iran, via le Hezbollah.
Mais encore, faute de ne pouvoir s’engager dans une guerre ouverte contre l’Iran le Hezbollah le Hamas et la Syrie, l’entité sioniste a déclenché une guerre souterraine sans merci, avec l’aide de certains services de renseignements arabes alliés.
Dans le même contexte, le quotidien  «Maariv» a révélé  que le «Mossad» était derrière l'attentat contre un autobus à Damas, et deux autres explosions à Beyrouth et à Gaza. Le lien  entre les attentats et l'assassinat du leader du Hamas «» Mahmoud Mabhouh dans l'émirat de Dubaï est selon Maariv réel !.
Bref dans cette guerre souterraine, chaque épisode, aussi incomplet et incohérent soit-il, est un élément de la nouvelle guerre froide qui se déroule au Moyen-Orient.

G. Houbballah

14 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.140210.htm


1-8 Des Sanctions Contre L’Iran… Et La Chine ?

Les Etats Unis aidés en cela par la France sont entrain de pousser la communauté internationale à adopter des sanctions paralysantes contre l’Iran, qui, si elles étaient votées et mises en application, auraient comme conséquence de perturber les exportations patrolières iraniennes.

Le grand perdant serait bien évidemment la Chine.

Cette dernière va-t-elle résister au chantage et à la pression ?

La Russie actuellement soucieuse d’améliorer ses relations avec les US et l’Europe est sous pression internationale pour voter les nouvelles sanctions prévues contre l’Iran au CSONU.

Le 11 Février dernier, le vice ministre des affaires étrangères russe, Andrey Ryabkov, a déclaré : « nous ne pensons pas que des sanctions fonctionneront mais nous comprenons que c’est impossible de s’en passer dans certaines circonstances. «
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui mène une campagne incessante pour faire adopter ces sanctions contre l’Iran aidé en cela par le réseau de lobbying sioniste international, doit se rendre à Moscou dans les prochains jours pour mettre les Russes au pas concernant ces sanctions.
Cependant, La Russie tient à maintenir de bonnes relations avec Téhéran et fera en sorte que ces sanctions ne soient pas particulièrement catastrophiques.
La Chine jusqu’à présent s’est opposée à tout vote de nouvelles sanctions.

Si ces sanctions étaient votées et mises en application le grand perdant dans l’affaire serait non seulement l’Iran mais aussi la Chine.
« Aller totalement dans le sens de l’expansion des sanctions occidentales contre l’Iran de sorte que ses exportations énergétiques soient restreintes, cela reviendrait à prendre des sanctions déguisées contre la Chine et la Chine ne l’acceptera certainement pas » selon ce qu’a déclaré au Global Times jeudi dernier un analyste chinois, Wang Feng, chercheur à l’Académie Chinoise de Sciences Sociales.
Selon certaines sources, les US ont prévenu la Chine qu’ils allaient envoyer Hillary Clinton, leur secrétaire d’état, rendre visite aux pays du Golfe pour s’assurer auprès d’eux que si des sanctions étaient votées perturbant les exportations de pétrole iraniennes, l’Arabie Saoudite et ses associés feraient en sorte que les besoins de la Chine soient satisfaits.
Bien évidement, il est fort peu probable que la Chine accepte de dépendre pour la sécurité de ses approvisionnements en pétrole sur le bon vouloir des Etats Unis afin de supporter les conséquences d’une politique imposée par Washington et que la Chine rejette entièrement.
De toute façon la perspective d’un Armageddon pétrolier est peu probable étant donné les réalités du libre échange et la rapacité des producteurs de pétrole dans le Golfe et à l’extérieur de cette zone. Le monde entier souffrira autant que la Chine si le pétrole brut iranien disparaissait du marché à cause de ses sanctions.
Les intérêts de la Chine étant principalement concernés par ces éventuelles sanctions- alors que pour Beijing l’Europe, la Russie et les Pays du Golfe semblent endosser cette initiative anti Iran - celle-ci se demande pourquoi elle n’est pas consultée ? Pourquoi ne donne t on pas la priorité à ses intérêts, sachant d’autre part le rôle essentiel joué par la Chine dans la stabilité économique mondiale en général et plus particulièrement des US dont elle est le principal bailleur de fonds ?
La Chine n’est pas une menace pour l’ordre international tel que conçut à Washington, mais son indépendance inquiète et les US aimeraient bien qu’elle coopère notamment sur le dossier du nucléaire iranien. Il semble qu’il y ait de plus en plus de signes existants d’ un consensus en Occident que le fait de dépendre de la Chine comme élément stabilisant financièrement, économiquement et geopolitiquement doit être revu à la baisse. Ces dernières années ont été particulièrement fructueuses pour les pays dits émergents en compétition avec la Chine tel l’Inde et le Brésil, et mauvaises pour les alliés de la Chine, tels le Pakistan et l’Iran.
Pour la Chine donc, l’objectif de l’administration Obama dans sa campagne pour isoler l’Iran est-il d’isoler l’Iran ou bien d’isoler la Chine ?
La Chine a répondu à l’escalade de la crise du nucléaire iranien par le biais d’un éditorial publié dans la branche internationale du quotidien chinois People’s Daily, le « Gobal Times » porte parole du gouvernement, intitulé « Iran et l’Occident. Bi l’un ni l’autre ne devrait songer à prendre la Chine en ôtage ».
(Iran and the West Neither Should Think of Taking China Hostage »).

Dans cet éditorial la Chine s’y décrit comme la victime de l’impasse sur le nucléaire iranien et accuse l’Iran et l’Occident d’être intransigeants.
«
En fait, à la fois l’Occident et l’Iran se comportent actuellement avec insouciance. Tous deux croient que seulement s’ils se montrent inflexibles alors l’autre camp n’insistera pas. Cette attitude ignorante s’étend aussi à la Chine. Les deux camps croient que tout ce qu’il faut c’est faire pression sur la Chine et alors la Chine sans considération pour ses propres intérêts…. Baissera la tête. Cette pensée n’est pas réaliste. »
L’utilisation de l’expression «baisser la tête » qui renvoie à l' mage humiliante du kowtow, alors que l’éditorial aurait pu employer une expression neutre telle « soutenir l’un ou l’autre « est une indication que la Chine est entrain de tracer une ligne rouge à ne pas franchir par les deux camps.
Autre point important dans la conclusion de cet éditorial.

La Chine montre que l’inquiétude chinoise ne vient pas de l’Iran mais bien de l’Occident.
« Récemment dans l’opinion publique occidentale il y a eu un appel pour isoler la Chine. Ceci est extrêmement superficiel… La Chine est un grand pays et ses intérêts doivent être respectés. Le dilemme chinois doit être pris en considération. La proposition de la Chine s’opposant aux sanctions doit être comprise. Les grandes puissances doivent coopérer et négocier sur la question de l’Iran. »
En d’autres termes, la Chine est un grand pays, quiconque essaie de faire pression sur elle, de lui faire du mal, en paiera certainement le prix.

Le message est on ne peut plus clair.
L’éditorial indique clairement que la Chine se considère si ce n’est comme la cible tout du moins comme un « dommage collatéral » de la campagne anti Iran de l’administration Obama et que si celle-ci tient à avoir de bonnes relations avec Beijing, elle devrait revenir à une politique de dialogue avec l’Iran comme ce qui avait été annoncé au moment de l’investiture d’Obama, sauf d’en payer le prix économiquement.
La Chine en a les moyens.

20/2

http://www.planetenonviolence.org/Des-Sanctions-Contre-L-...  


1-9 M K Bhadrakumar : L’arrestation d’un Djundallah avère opportune pour l’Iran.
Si les montagnes d’Elbrouz, recouvertes de neige et qui élèvent au nord de Téhéran, ont pris un éclat supplémentaire, mercredi dernier, sous le soleil hivernal vif, il y avait une bonne raison. C’était le lendemain matin de la capture spectaculaire d’Abdulmalik Rigi, le dirigeant de 31 ans du redoutable groupe terroriste basé au Pakistan, le Djundallah, dans une opération sensationnelle menée par les services secrets iraniens.

A Téhéran, l’Institut Soureh du Cinéma et le Ministère de la Culture et de la Guidance Islamique envisagent déjà de réaliser un film sur la capture de Rigi, lequel dirigeait le Djundallah (les Soldats de Dieu), un groupe insurrectionnel opérant essentiellement dans la province du Sistan-Baloutchistan, au sud-est de l’Iran, contre le régime iranien.

Cette opération contenait tous les ingrédients d’un film noir. Selon les détails disponibles, les renseignements iraniens, qui pourchassaient Rigi depuis des mois, l’ont attrapé alors qu’il volait depuis les Emirats Arabes Unis (E.A.U.) vers le Kirghizstan. L’avion a été forcé d’atterrir ŕ Bandar Abbas, au sud de l’Iran, oů Rigi et un complice ont été sortis de force de l’appareil.

Toutefois, la capture de Rigi a des ramifications plus larges qui vont bien au-delà de cette affaire très mouvementée. D’abord, le public iranien a été ébloui par l’opération de ses services secrets, redonnant un coup de fouet moral ŕ un moment critique, alors que l’Ouest assaille l’Iran sur son programme nucléaire et que la classe politique ŕ Téhéran est plus polarisée que jamais depuis les trente dernières années de la République Islamique.

L’ironie, c’est que l’opération iranienne contraste fortement avec les retombées de l’opération des services secrets israéliens ŕ Dubaď, dans les E.A.U., pour assassiner le haut dirigeant du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, le 19 janvier dernier. Le ministre de l’intérieur iranien, Moustafa Mohammed Najjar a été très clair lorsqu’il a déclaré : « Une telle opération menée par les forces de sécurité de la République Islamique indique que les services de renseignements et de sécurité du pays ont la main dans la région. »

Sans aucun doute, l’opinion publique iranienne s’identifiera avec cette ambiance de confiance en soi, peu importe, ŕ ce moment précis, les convictions politiques des diverses factions au regard de l’establishment au pouvoir.

A son tour, cela aurait des implications sur l’impasse entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais ce n’est qu’un aspect.

Le fait est que Téhéran a mis Washington sur la défensive à un moment critique.

Rigi va sűrement se mettre à table – il a peut-être déjà commencé – et beaucoup de choses ressortiront sur les activités secrètes des forces américaines basées en Afghanistan pour subvertir l’Iran en frayant avec le Djundallah, lequel, par la même occasion, est également connu pour entretenir des liens avec al-Qaďda.

Apparemment, Rigi avait tenu une réunion avec ses mentors américains dans une base américaine, la veille même de son voyage vers les E.A.U. Il semble qu’il voyageait avec un faux passeport afghan fourni par les Américains. Une foule de détails très embarrassants arrive déjà au compte-gouttes, détails que « la rue arabe » boira avec enthousiasme comme du petit lait et qui donnera un air de faiblesse ŕ l’ensemble de la position américaine sur la situation entourant l’Iran.

Le double langage américain sur le terrorisme ressort de manière trop crue.

La grande question est de savoir si le Pakistan a joué un rôle utile dans la capture de Rigi. Les officiels iraniens ont platement insisté sur le fait que la capture de Rigi avait été « entièrement menée » par les agences iraniennes, incluant leur « direction des opérations et du planning », et que le mérite revenait « uniquement aux forces spéciales de sécurité de notre pays ».

Le ministre du renseignement iranien, le Hodjatoleslam Heydar Moslehi, qui est également un ecclésiastique influent, a déclaré catégoriquement : « Aucun autre pays n’a pris part à ce succès. »

Mais le persan est une langue hautement nuancée. Ce qui est significatif est que les officiels iraniens, alors qu’ils n’ont pas hésité à dénoncer les Etats-Unis comme principaux mentors de Rigi, n’ont fait aucune référence, directe ou indirecte, au Pakistan, qui puisse être interprétée comme critique ou inamicale.

Ceci doit être noté, alors que ces derniers mois, en plusieurs occasions, les officiels iraniens ont exprimé publiquement leur angoisse que les renseignements pakistanais ne fussent impliqués d’une façon ou d’une autre avec le Djundallah et qu’Islamabad ne faisait pas assez pour démontrer que le Pakistan est un voisin amical, comme il le revendique.

A plusieurs reprises, Téhéran a transmis des renseignements à Islamabad en l’exhortant d’extrader Rigi,à la suite des attaques meurtrières orchestrées par le Djundallah dans la province du Sistan-Baloutchistan, en octobre dernier, qui a fait 42 morts, dont plusieurs cadres militaires iraniens de haut-rang.

Tout compte fait, il semble qu’Islamabad ait sous-entendu avoir bien coopéré avec Téhéran sur la capture de Rigi. L’ambassadeur pakistanais ŕ Téhéran, Muhammad Baksh Abbasi, a pris l’initiative inhabituelle de « souligner le soutien d’Islamabad » dans l’arrestation de Rigi.

Abbasi a tenu une conférence de presse pour affirmer : « l’arrestation de Rigi a montré qu’il n’y a pas de place au Pakistan pour les ennemis de l’Iran ». Dénué de tout sens diplomatique, Abbasi a revendiqué une part du mérite, que Téhéran a monopolisé bec et ongles. Mais Maslehi n’a fait aucun cas de quelque rôle pakistanais que ce soit.

Si le Pakistan a joué un rôle dans la capture de Rigi, il y aurait alors des implications profondes pour la sécurité régionale. Le plus probable est qu’Islamabad pourrait à l’Iran la même réciprocité de « bonne volonté », comme concilier ses propres intérêts en Afghanistan. D’un autre côté, les officiels iraniens ont clairement dit que Téhéran ne devait rien à personne, y compris au Pakistan.

Téhéran reste très préoccupé par la stratégie des Etats-Unis en Afghanistan et par le rôle qu’y joue le Pakistan. Selon les estimations iraniennes, la stratégie des Etats-Unis a pour objectif une présence à long-terme de l’OTAN en Afghanistan et en Asie Centrale.

De la même manière, les liens croissants entre l’Otan et le Pakistan, « pilier » de l’alliance en Asie du Sud, n’ont pas échappé ŕ l’attention iranienne.

On ne peut nier le fait que les liens entre le Pakistan et l’OTAN prennent rapidement une tournure stratégique et qu’ils ont excédé les nécessités immédiates de la coopération pratique en Afghanistan.

Téhéran appréhende pareillement que la stratégie à long-terme des Etats-Unis ne consiste à devenir l’arbitre de la sécurité en Asie, impliquant quatre puissances majeures voisines de l’Afghanistan – l’Iran, l’Inde, la Russie et la Chine –, en exploitant les contradictions dans la région.

Téhéran estime que le Pakistan y collabore et qu’il en tire avantage de nombreuses façons.

C’est pourquoi Téhéran suivra une politique duale vis-ŕ-vis de la connexion Djundallah-Pakistan. D’un côté, l’Iran aimerait persuader Islamabad, à tous les niveaux possibles, être coopératif afin de réduire les activités des éléments terroristes opérant hors du sol pakistanais. Toutefois, les Iraniens ne peuvent pas être assez naïfs pour imaginer que les terroristes du Djundallah sont des « acteurs non-étatiques » basés au Pakistan et en Afghanistan, sur lesquels l’establishment de la sécurité à Islamabad n’a aucun contrôle.

Téhéran préférerait ne pas rabâcher la même chose sur cet aspect sensible et préfčrerait ŕ la place cajoler les renseignements et les militaires pakistanais et les persuader d’ętre coopératifs pour contrer le terrorisme dirigé contre l’Iran depuis le sol pakistanais.

L’épisode Rigi fait ressortir la complexité des relations entre l’Iran et le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme.

La vérité c’est que les intérêts de l’Iran en Afghanistan sont bien trop fondamentaux pour être marchandés et, ce, en aucune circonstance.

 M K Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Asia Times Online, le 27 février 2010
article original : "Jundallah arrest proves timely for Iran"

Traduction : [JFG-QuestionsCritiques

http://atimes.com/atimes/Middle_East/LB26Ak01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Djundallah_Abdulmalik_Rigi_Iran_Pakistan_270210.htm


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