05.03.2010
n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Début -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.
n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Début -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de PAKISTAN.
n° 43- 03-03
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Dossier & Point de vue 1-1 Blackwater et Xe tuent au Pakistan et en Afghanistan. 1-2 L'opinion publique pakistanaise, entre interrogation et défiance. 1-3 Marie-France Calle : Vers un dégel indo-pakistanais ? 1-4 Marie Desnos : Arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans. 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement US revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger… 2-2 États-Unis : Le verdict tombe pour Aafia Siddiqui : perpétuité. 2-3 Marie-France Calle : Le Pakistan offre sa médiation entre les ‘résistants’ et Washington. Suite 3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 3-1 Alain Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. 3-2 Un attentat à la bombe devant une école dévoile la guerre secrète d'Obama au Pakistan. 3-3 Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat. 3-4 Le Pakistan entend défendre ses ‘intérêts’ en Afghanistan après le départ de l'OTAN. Fin 4 Annexe 4-1 Pascal Sacré : Union des Escrocs d’Amérique. 4-2 Michèle Decaster, En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité. 4-3 Olivier Tesquet : Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique. 4-4 Wargame à Wahington : La cyber guerre arrive ! |
1 Dossier & Point de vue
1-1 Blackwater et Xe tuent au Pakistan et en Afghanistan.
Nb – ndlr : Traduction peu compréhensible… Nous avons tenté de l’améliorer… sans beaucoup de succès…
Selon ces nouvelles:
L'armée du Pakistan saisis régulièrement des armes sophistiquées de fabrication indienne de résistants dans la région frontalière.
L'Inde maintient des camps de 17 "consulaires" à l'intérieur du Pakistan, près de la frontière, à côté des installations de Blackwater, faussement désignée comme étatnt la CIA ou des stations de l'USAID.
Le Pakistan prétend que ces opérations tentent de former des soldats et des terroristes pour des opérations contre des cibles civiles au Pakistan.
Des milliers sont morts au Pakistan au cours des derniers mois au cours de ces attaques.
Le Pakistan a également noter que ces mêmes groupes luttent contre, pas seulement les militaires pakistanais, mais les Américains aussi.
Les conclusions du Daily Mail indiquent que les commandants ’Most Wanted’ activistes, dont Maulvi Fazlullah et de Qari Hussain ont été précédemment rapporté avoir été sérieusement blessé durant l'opération de lutte contre l'armée pakistanaise (nom de code «Opération Rah-e-Rast» ) et leurs cachettes ont été détruites par les forces à Swat, ont été secrètement prises pour l'Afghanistan par les agents de Blackwater ou de la Xe-service et sont apparus récemment en Afghanistan.
Selon l'enquête de la Daily Mail, Maulvi Fazaluallah est dans le district de Kamdesh Nooristan avec 300 militants et d'autres commandants de niveau intermédiaire.
Ces résultats font également apparaître que Maulvi Fazlullah était resté sous traitement dans un établissement médical de troupes américaines dans la base aérienne de Bagram avant qu'il ne retourne dans le district de Kamdesh.
Les conclusions du Daily Mail indique en outre que c’est la même zone où les troupes américaines quitté leur poste avec l'intention de permettre la fuite des militants pakistanais d'espace pour se regrouper.
Son évasion a été rendue possible grâce au soutien actif des services de renseignement afghans, soutenus financièrement par l'Agence indienne de R & Intelligence AW et exécuté par les ouvriers des Xe-services pendant que le Xe-Services travaillent également pour la mafia de la drogue afghans et des chefs de guerre.
Le Daily Mail révèle en outre que de même, l'autre commandant de Tehrik Taliban Pakistan Qari Hussein refait surface en Afghanistan, peu après le lancement de l'opération "Rah-e-Nijat".
Ces résultats révèlent que la Blackwaters ou le Xe-Services ont même utilisé les hélicoptères pour évacuer les militants de haut en Afghanistan.
Selon des sources crédibles au Sud-Waziristan (zone tribale du Pakistan) qui a demandé de ne pas être nommé, quelques hélicoptères ont été vus entrant dans le Pakistan le territoire de sa voisine, la province afghane de Paktia, à proximité de la frontière pakistano-afghane qui a atterri sur le sol pakistanais et évacué Qari Hussein et d'un quelques autres, puis de repartir immédiatement vers l'Afghanistan.
D'autres sources ont également signalé des hélicoptères étrangers dans la région tandis que la population locale, lorsqu'il a contacté également confirmé avoir assister à l'atterrissage, le décollage et le vol d'hélicoptères dans la direction aérienne de la province afghane de Paktika riverains et de Paktia.
Un notable de makine (Résident), Abdul Samad Khan qui ont assisté à la Loya locales dans la zone proche de la frontière et y est resté pendant quelques jours, a révélé que depuis le début de l'opération militaire dans le Waziristan du Sud, le trafic des hélicoptères des Etats-Unis / gouvernement afghan avait augmenté multiple dans la zone de guerre pour des raisons inconnues.
Il convient de mentionner ici que les troupes américaines postés dans Paktika au moment crucial où «opération Rah-e-Nijat" était en bonne voie, permettant ainsi à nouveau quiter sur le sol afghan à se regrouper et d'échapper à la capture.
Les conclusions du Daily Mail indique que le Xe-Services ont également été mobilisés pour évacuer RAW parrainé de nombreux militants de la province du Baloutchistan, du Pakistan et de tous ces "évacués" militants et les séparatistes sont en cours de doublage comme des «personnes disparues» par leurs familles et les arrière-cours au Pakistan. Ces résultats indiquent que près de trois mille, «évacuée» Pakistanais sont formés en outre par les ouvriers de RAW et le personnel du renseignement militaire de l'Inde qui sont présents en Afghanistan depuis plus de cinq ans. Ces résultats d'élaborer plus avant que RAW spécial du chef de la Division des opérations Chhota Rajan supervise personnellement le processus de formation et de facilitation.
Ces résultats indiquent que les militants sont ensuite évacués réorganisée et une formation complémentaire dans des camps différents qui sont en cours d'exécution sous la supervision conjointe de Chhota Rajan et d'un haut officier des renseignements militaires indiens avec le grade de major général.
L'armée pakistanaise, se réveiller avant qu'il ne soit trop tard!
Comprendre les conspirations du RAW et de la CIA contre le Pakistan.
Les résistants Taliban sont soutenus par RAW et la CIA pour déstabiliser le Pakistan.
http://www.lepost.fr/article/2010/02/03/1921998_blackwate...
1-2 L'opinion publique pakistanaise, entre interrogation et défiance.
La mort de trois soldats américains le 3 février 2010 dans l’explosion d’une bombe devant une école de Timergara, dans le nord-ouest du Pakistan, suscite des questions dans la presse qui s’interroge sur la présence de ces soldats à cet endroit. Un climat de défiance prévaut dans l’opinion publique à l’égard de l’Amérique dont les soldats seraient venus, selon la version officielle, s’entraîner avec une organisation, paramilitaire pakistanaise, chargée de la surveillance de la frontière avec l’Afghanistan.
L'attentat du 3 février, a eu lieu devant une école de Timergara dans la région de la Frontière Nord-Ouest du Pakistan.
L’attentat revendiqué par les résistants qui a coûté la vie à plusieurs personnes dont trois soldats américains, mercredi 3 février 2010 dans le Nord Ouest du pays, soulève encore des questions ce jeudi 4 février au Pakistan.
C’est la première fois qu’il est fait état de la mort de soldats américains dans le pays, alors que la présence des Etats-Unis est de plus en plus contestée.
En particulier parce que les attaques de drones américains contre les zones tribales pakistanaises ne cessent de se multiplier et ont déjà tué des centaines de civils.
L’ambassade des Etats-Unis à Islamabad a fait savoir que les soldats américains qui ont été tués étaient au Pakistan en qualité d’instructeurs pour former des troupes paramilitaires locales.
Et que ces soldats se rendaient à l’inauguration d’une école pour filles dans le district de Dir, une région dans laquelle l’armée pakistanaise a mené des opérations il y a quelques mois pour lutter contre les résistants.
Mais ce jeudi 4 février, les journaux pakistanais posent tous la même question : « Pourquoi des soldats américains se rendaient-ils à l’inauguration d’une école ? ».
L’opinion a de plus en plus de mal à accorder sa confiance à son puissant allié dans la lutte contre le terrorisme depuis fin 2001.
De leur côté, les Etats-Unis affirment qu’il n’y avait rien de secret à la présence de leurs soldats dans cette région, contrairement à ce que disent les résistants. Le climat de défiance qui règne dans le pays continue d’alimenter les nombreuses polémiques autour de la présence américaine au Pakistan.
Nadia Blétry
Reuters/Ali Shah
http://www.rfi.fr/contenu/20100204-pakistanais-entre-inte...
1-3 Marie-France Calle : Vers un dégel indo-pakistanais ?
L'Inde vient de proposer au Pakistan une reprise du dialogue, gelé depuis les attentats du 26 novembre 2008 à Bombay. New Delhi a évoqué une rencontre entre les Secrétaires aux Affaires étrangères des deux pays, à très haut niveau donc, dans la capitale indienne d'ici à la fin février.
L'évolution de la situation en Afghanistan n'y est pas pour rien.
Lors de la Conférence de Londres des 28 et 29 janvier, l'Inde s'est sentie singulièrement isolée.
La presse indienne l'a amplement souligné tout au long de la semaine, Delhi n'a joué que les seconds violons au cours de la Conférence de Londres sur l'Afghanistan. Les raisons de cet isolement ont été décortiquées par les analystes politiques. Pour les uns - une minorité -, c'est parce que l'Inde n'a pas eu l'audace d'offrir une aide militaire aux Américains en Afghanistan. Que les Indiens soient parmi les premiers fournisseurs d'aide civile à l'Afghanistan ne compte pas, soulignent-ils avec amertume. Pour d'autres, si l'Inde est reléguée à un second plan, c'est parce que les Etats-Unis ont avant tout besoin du Pakistan. Les états d'âme de Delhi, Washington n'en a que faire, notent-ils. Le plus important pour les Américains étant d'éviter une confrontation indo-pakistanaise susceptible de détourner l'armée pakistanaise des combats contre Al-Qaïda et les "mauvais" résistants dans les zones tribales pakistanaises.
Cela étant posé, restait aux responsables indiens à décider de la conduite à suivre. Fallait-il montrer patte blanche et reprendre le dialogue avec Islamabad ? Ou, au contraire, durcir le ton tant que le Pakistan se refuserait à punir les coupables des attaques de Bombay, et à anéantir les groupes djihadistes basés sur son sol, qui ne rêvent que d'une chose, organiser un nouvel attentat d'une envergure au moins égale à ceux de Bombay ?
A vrai dire, Delhi n'avait guère le choix que de reprendre l'initiative du dialogue avec Islamabad.
Comme le souligne le politologue M.K. Bhadrakumar, la Conférence de Londres a marqué un tournant : les Etats-Unis et leurs alliés sont aujourd'hui déterminés à parler aux résistants, parce qu'ils ont enfin réalisé qu'"ils faisaient partie du paysage politique afghan". Et, poursuit-il, que l'on ne s'y trompe pas, c'est Mollah Omar (le chef spirituel des résistants, aujourd'hui probablement en exil au Pakistan) qui reviendra au pouvoir à Kaboul. Quant au Pakistan, il occupe une "superbe position géopolitique dans la région".
Une chose est sûre, personne en Inde, ne croit au distingo entre "bons" et "mauvais" résistants. Et personne n'est dupe, non plus, sur la stratégie américaine. L'analyste politique Brahma Chellaney la résume abruptement en ces termes : " Surge, bribe and run'", renforcer le dispositif militaire, soudoyer (les militants islamistes) et s'en aller en courant.
Reste que la proposition indienne de reprendre le dialogue avec le Pakistan n'est pas forcément, cette fois, un geste dicté par Washington. Il pourrait tout simplement s'agir d'une nouvelle approche de la politique étrangère de Delhi. Elle va dans le sens du processus entamé par le Premier ministre indien Manmohan Singh à Charm-el-Cheikk, l'été dernier. L'artisan en était Shiv Shankar Menon, alors Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.
http://blog.lefigaro.fr/inde/pakistan/2010/02/
1-4 Marie Desnos : Arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans.
L'armée pakistanaise a confirmé mercredi l'arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans. Mais les circonstances de son interpellation restent floues.
Le chef militaire des taliban afghans, le mollah Abdul Ghani Baradar, aurait récemment été arrêté à Karachi, la capitale économique du Pakistan, lors d'une opération conjointe menée par les services secrets pakistanais et américains. L’information, révélée dans la nuit de lundi à mardi sur le site Internet du «New York Times», a été confirmée mardi par des hauts fonctionnaires américains, puis par l’armée pakistanaise ce mercredi.
Elle a en revanche été démentie par les résistants, dont l’un des porte-parole a affirmé hier dans les colonnes du «NYT» qu’il ne s’agissait que d’une «rumeur répandue par les étrangers pour détourner l'attention de l’offensive à Marjah» (cf encadré), où «ils [les forces étrangères et afghanes, ndlr] rencontrent de gros problèmes». «Baradar est sain et sauf. Il est en Afghanistan», a insisté Zabiullah Mujahid.
Reste que cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le monde diplomatique, car si elle était bien réelle –ce que semble néanmoins confirmer les déclarations de l'armée pakistanaise- il s’agirait de l’arrestation la plus importante depuis l’intervention militaire de l’Otan et la chute du régime taliban à Kaboul, fin 2001.
Le mollah Baradar, qui serait né en 1968 à Weetmak (dans le Sud de l’Afghanistan), selon Interpol, est en effet présenté comme le numéro deux des taliban afghans, le bras droit de leur fondateur et chef suprême, le mollah Muhammad Omar. Il était en outre l’un des proches collaborateurs d’Oussama Ben Laden avant les attentats du 11-Septembre. C’est d’ailleurs peu après l’attaque du World Trade Center que le mollah Omar lui a confié le commandement général des forces des taliban dans le nord de l'Afghanistan. Brièvement arrêté la même année par les combattants des milices afghanes alignés avec les Etats-Unis, il avait été rapidement libéré, avec d’autres dirigeants islamistes, grâce à l’intervention d’agents du renseignement pakistanais.
De plus, certains analystes voient dans cette capture le signe qu’Islamabad évolue dans sa politique vis-à-vis des taliban. Longtemps soupçonnées de les aider en sous-main, les autorités pakistanaises, conscientes qu’elles ne pourraient pas continuer à soutenir ces fondamentalistes sans se mettre en danger elles-mêmes, seraient désormais prêtes à collaborer avec les Américains pour les chasser du pays et ainsi restaurer leur autorité.
C’est donc peu dire que cette interpellation est une réussite pour Washington et ses alliés, qui ont lancé samedi une opération coup de poing –baptisée «Mushtarak», qui signifie «Ensemble»- dans le sud du pays. «C'était un chef très respecté, très aimé, et sa perte, je pense, sera très démoralisante pour le mouvement taliban», a ainsi comment Arturo Munoz, un ancien agent de la CIA, interrogé par l’AFP.
Baradar «livré» aux autorités pakistanaises ?
Mais les spécialistes appellent néanmoins à la prudence, quant à d’éventuelles conclusions hâtives. D’abord bien sûr parce que les taliban ont démontré à plusieurs reprises leur capacité d’adaptation, de rebondissement après des coups durs. Leur tradition veut notamment qu’une fois arrêté, un chef, aussi puissant soit-il, perde toute son influence. Autrement dit, si les Américains espèrent se servir de Baradar comme moyen de pression pour négocier, rien n’est moins sûr qu’ils y arriveront. (*)
Par ailleurs, les contours de cette capture pourraient être plus complexes qu’ils n’y paraissent. Comme le soulignent des experts cités par la BBC ou Asia Times Online, le mollah Baradar, qui a représenté les taliban dans toutes les négociations de paix avec Washington, sous la médiation de l'Arabie saoudite, au cours des deux dernières années, est en effet perçu comme plus «pragmatique» que son chef. Ainsi, des analystes évoquent l’hypothèse d’une stratégie des résistants les plus modérés pour faire pression sur le mollah Omar afin qu'il entame les négociations. Ce dernier est pour l’heure hostile à tout pourparlers tant que les troupes étrangères n’auront pas quitté l'Afghanistan. «Si les responsables pakistanais avaient souhaité l'arrêter, ils auraient pu le faire à n'importe quel moment.
Pourquoi l'arrêtent-ils maintenant?», s’est, dans le même esprit, interrogé Sher Mohammad Akhud Zada, membre du Parlement afghan et ancien gouverneur de la province d'Helmand interrogé par l’Associated press.
Dernière variante à cette piste : certains soupçonnent pour leur part une stratégie de l’insurrection afghane qui aurait décidé de livrer Baradar aux Pakistanais -qui l’aurait ensuite remis aux Américains- en échange de concessions (comme monnaie de négociation en somme).
Les circonstances de l’arrestation de Baradar sont restées secrètes, officiellement pour des raisons de sécurité –la Maison blanche aurait demandé à «NYT» de différer la publication de son exclusivité de peur que cela n’affecte l’opération Mushtarak, selon le quotidien américain. Tout ce que l’on sait, c’est que Baradar a été arrêté plusieurs jours avant que cela soit officialisé –une dizaine de jours a priori, peut-être plus.
(*) En 2003, par exemple, quand le mollah Abdul Razzaq, un ex-ministre taliban, a été arrêté au Pakistan, les autorités ont tenté de l'utiliser pour mettre en place un canal de communication avec les résistants, mais ce fut un échec car il n'avait plus de «valeur» à leurs yeux.
Razzaq, a été libéré et par la suite a rejoint les taliban….
Marie Desnos –
Parismatch.com
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-enigmat...
2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement US revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger…
Le directeur national des services de renseignement américains, Dennis Blair, a dit mercredi que les agences du gouvernement pratiquaient une politique d'assassiner les Américains à l'étranger comme l'exigeait la guerre « contre le terrorisme. »
Dans son témoignage devant la Commission de contrôle des services secrets de la Chambre des représentants, Blair a dit que les assassinats seraient justifiés si les citoyens américains « agissaient de manière à constituer une menace aux Américains ». Ceci constitue une catégorie extrêmement vaste et donne à l'appareil de renseignement américain l'autorisation générale de se livrer à ce qui n'est rien d'autre que des exécutions extrajudiciaires.
De tels meurtres sont illégaux en vertu de la loi internationale mais ils sont devenus sous l'euphémisme d'« assassinats ciblés » une procédure standard pour l'armée américaine et les agences de renseignement. Ils sont à présent pratique courante dans le cadre des occupations militaires à grande échelle en Irak et en Afghanistan, ainsi que dans d'autres pays visés par les Etats-Unis, y compris le Pakistan et le Yémen.
La question d'assassiner des Américains a été abordée spécifiquement par rapport au religieux américain d'origine yéménite, Anwar Al-Awlaki, qui a été lié par le gouvernement américain au suspect de la tentative d'attentat du jour de Noël sur le vol 253 de la Northwest Airlines l'an dernier. Le 24 décembre, les Etats-Unis avaient lancé des frappes contre des installations d'Al Qaïda au Yémen et l'on avait initialement cru qu'Al-Awlaki figurait parmi les tués.
Al-Awlaki n'a été accusé d'aucun crime. CNN a toutefois rapporté : « En privé, de nombreux responsables gouvernementaux ont dit qu'il était l'un des prochains citoyens américains à l'étranger dont les services de renseignement américains avaient l'intention de s'occuper. » CNN n'a pas dit qui d'autre figurait sur la liste des citoyens dont on allait « s'occuper ».
Les Etats-Unis suivent « une politique définie et un ensemble de procédures juridiques qui sont très minutieusement observées, » a proclamé Blair. Il a dit aussi que les agences américaines de renseignement cherchaient à obtenir « une autorisation spécifique, vraisemblablement de la Maison Blanche, sans pourtant que Blair soit explicite, pour exécuter des actions impliquant l'assassinat de citoyens américains.
Peter Hoekstra, le Républicain de haut rang siégeant à la Commission du renseignement, a dit qu'il était « étonné » que Blair ait fait cette déclaration lors d'une séance ouverte. « Donc, il existe un cadre et une politique. une voie claire pour le moment où cette personne pourra s'exprimer librement à l'étranger et où elle aurait pu avoir entamé le recrutement ou aurait pu avoir commencé à réellement coordonner et à exécuter des attaques contre les Etats-Unis ? » demanda-t-il.
Blair a répondu en disant qu'il préférait exposer les détails en « séance à huis clos, » mais a ajouté, « Nous ne ciblons pas les personnes pour liberté d'expression. »
Le fait que le chef du renseignement américain ait eu à assurer la population que le gouvernement ne tuait pas les citoyens américains sur la base de leurs opinions et de leurs points de vue politiques ne fait que souligner l'ampleur de la criminalisation de l'Etat.
Le gouvernement Obama est en train de poursuivre et à bien des égards d'intensifier l'attaque menée par Bush contre les droits démocratiques et constitutionnels. Durant le gouvernement Bush, la question de la surveillance abusive des communications impliquant des citoyens américains avait été à l'origine d'une tempête de controverses. A présent, le gouvernement américain s'arroge ouvertement le droit de tuer des citoyens américains sans que cela soulève de protestation d'aucun des deux partis politiques.
Les commentaires de Blair ont été faits au beau milieu d'une multiplication des avertissements lancés par les services de renseignement quant à d'imminentes attaques terroristes. Blair a dit que dans les prochains trois à six mois une tentative d'attaque était « certaine » aux Etats-Unis, répétant les commentaires faits mardi par le directeur de la CIA, Leon Panetta.
« Nous avons averti au cours de ces dernières années de ce qu'Al-Qaïda même et ses disciples ainsi que des terroristes inspirés par Al-Qaïda avaient toujours la ferme volonté de frapper les Etats-Unis, » a dit Blair, « et l'année dernière nous avons disposé de noms à associer à ces avertissements. »
Au milieu de ces avertissements, il est remarquable qu'aucun représentant du Congrès n'ait questionné Blair ou Panetta au sujet des rapports disant que les agences de renseignement américaines étaient intervenues pour empêcher la révocation du visa d'Umar Farouk Abdulmutallab, l'homme qui avait tenté de faire exploser l'avion du vol 253 de la Northwest Airlines.
Il y a eu une censure systématique de la part des médias et de l'establishment politique au sujet du témoignage du responsable du département d'Etat Patrick Kennedy devant le Congrès depuis la publication la semaine passée d'un article du Detroit News sous le titre, « Un suspect terroriste conserve son visa pour éviter toute enquête plus extensive. »
Le News avait écrit « Patrick F. Kennedy, un sous-secrétaire de la direction au Département d'Etat, a dit que le visa d'Abdulmutallab n'avait pas été révoqué parce que des responsables des services de renseignement avait demandé à son agence de ne pas refuser un visa au terroriste présumé de crainte qu'un rejet ne vienne contrecarrer une plus vaste enquête sur les menaces d'Al Qaïda à l'encontre des Etats-Unis. »
L'agence de renseignement en question avait été le National Counter Terrorism Center (NCTC) qui opère sous la direction du directeur du renseignement américain, Dennis Blair.
Les avertissements au sujet d'une attaque imminente émanant de ces mêmes agences de renseignement ont un caractère inquiétant. Sous George W. Bush, le gouvernement avait régulièrement manipulé les avertissements et l'évaluation des menaces pour des raisons politiques, afin de justifier une politique impopulaire, d'influencer les élections ou de détourner l'attention de révélations embarrassantes. Ces avertissements avaient en général de très peu à voir avec la réalité.
Dans le même temps, toute attaque terroriste réussie, qu'elle ait été facilitée ou non par des agences américaines de renseignement, serviront de prétexte à une escalade de la guerre et à des attaques contre les droits démocratiques.
Joe Kishore
Article original en anglais, US intelligence chief claims right to assassinate Americans overseas,
WSWS, paru le 5 février 2010.
Le 14 février 2010
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...
2-2 États-Unis : Le verdict tombe pour Aafia Siddiqui : perpétuité.
La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information
La Pakistanaise Aafia Siddiqui, qui a fait de brillantes études aux États-Unis, a été jugée coupable, mercredi à New York, d'avoir tenté de tuer des militaires américains et des agents du FBI en Afghanistan en 2008. Elle risque la réclusion à perpétuité.
Aafia Siddiqui, 37 ans, une spécialiste en neurosciences ayant étudié au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), a été reconnue coupable par un jury fédéral de l'ensemble des charges pesant contre elle. Elle était accusée d'avoir ouvert le feu sur des militaires américains et des agents du FBI en juillet 2008, alors qu'elle était détenue en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.
« Nous sommes choqués par ce verdict inattendu », a réagi l'ambassade du Pakistan à Washington dans un communiqué, ajoutant que Islamabad « ferait tout son possible pour qu'elle obtienne justice en tant que citoyenne » de ce pays. Au cours des dernières années, une partie de l'opinion publique pakistanaise s'est mobilisée en faveur d'Aafia Siddiqui.
Une avocate de la famille Siddiqui, Tina Monshipour, a annoncé son intention de porter le jugement en appel. « [Aafia Siddiqui] a été décrite comme une terroriste bien qu'il n'y ait eu aucune accusation de terrorisme dans son procès. Il s'agit de l'un de ces cas dans lesquels nous voyons les préjugés et les partis pris envahir la salle d'audience », a-t-elle déclaré.
Un parcours plein de mystère
Aafia Siddiqui n'a pas été inculpée de terrorisme. Mais, selon l'accusation, elle a été arrêtée par la police afghane, dans la province afghane de Ghazni, en possession de notes et de matériel soupçonnés d'être destinés à des projets d'attentats contre la statue de la Liberté et d'autres sites new-yorkais.
Les faits reprochés
Aafia Siddiqui a été arrêtée en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda. Au cours d'un interrogatoire mené par des officiers américains et des agents du FBI dans une station de police afghane, en juillet 2008, la jeune femme a réussi à s'emparer d'une arme d'un de ses interrogateurs et a tiré deux coups de feu en criant « Dieu est grand! ». Personne n'a été blessé. L'un des officiers américains a alors répliqué, la blessant à la poitrine.
La jeune femme a plaidé non coupable. Son avocat avait tenté de prouver qu'elle n'avait pas toutes ses facultés mentales, mais un juge avait estimé qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychique et l'avait déclarée apte à comparaître.
Aafia Siddiqui a plusieurs fois perturbé son procès en s'en prenant au jury, aux témoins et même à ses propres avocats. Elle prétendait être une victime d'Israël. « Il s'agit d'un verdict venant d'Israël, pas de l'Amérique. La colère devrait être dirigée vers la bonne cible », a-t-elle d'ailleurs répété mercredi, en réaction au jugement.
Aafia Siddiqui, qui vivait au Pakistan, avait disparu en mars 2003 avec ses trois enfants. Elle figurait sur une liste américaine de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda depuis mai 2004. On ignore où elle a été entre le moment de sa disparition (2003) et son arrestation (2008).
Ses proches pensent qu'elle a été arrêtée au cours d'une des nombreuses opérations menées à l'époque par l'armée pakistanaise contre Al-Qaïda.
Des groupes de défense des droits de l'homme estiment de leur côté qu'elle a pu être secrètement emprisonnée et torturée sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan.
Les services de renseignements américains estiment que Aafia Siddiqui est liée à au moins 2 des 14 hommes soupçonnés d'être des hauts-placés d'Al-Qaïda qui ont été envoyés à la prison de Guantanamo en septembre 2006.
Mise à jour le jeudi 4 février 2010
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters et New York Times
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/0...
2-3 Marie-France Calle : Le Pakistan offre sa médiation entre les ‘résistants’ et Washington.
Le Pakistan - ou plus exactement l'establishment militaire pakistanais - a fermement offert ses bons offices aux Américains pour amener à la table des négociations les résistants afghans qui se trouvent en territoire pakistanais. Une manière pour Islamabad de placer ses pions en Afghanistan dans la perspective d'un départ des troupes de l'Otan. Et une grosse pierre dans le jardin de l'Inde.
Le New York Times le confirme dans son édition d'aujourd'hui, le général Kayani a proposé la médiation pakistanaise aux Américains lors d'une réunion aux quartiers généraux de l'Otan à Bruxelles, le mois dernier. " Il s'agit là d'un changement d'attitude du Pakistan, qui s'était toujours montré réticent à approcher les résistants", relève le quotidien américain. Indiquant que le chef d'état-major des armées US, Mike Mullen; le commandant du "Centcom", le général David H. Petraeus; et le commandant des forces de la coalition en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, participaient à cette réunion.
"Les Pakistanais veulent prendre part aux discussions qui pourraient conduire à une réconciliation" en Afghanistan, a confié au New York Times un haut-gradé américain.
La motivation pakistanaise est claire : en jouant un rôle actif dans des négociations entre les résistants et les Etats-Unis, Islamabad entend bien préserver son influence en Afghanistan après le départ des troupes de l'Otan. Les Pakistanais savent qu'ils ont tout intérêt à avoir un "régime ami" à Kaboul, où ils anticipent depuis longtemps le retour de "certains résistants" au pouvoir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, malgré les pressions répétées des Etats-Unis, l'armée pakistnaise n'a jamais lancé d'opérations d'envergure contre les résistants afghans qui se trouvent au Pakistan. Pas plus contre "le réseau Haqqani", qui a trouvé refuge dans la zone tribale du Waziristan du Nord, que contre la "Choura (Conseil) de Quetta", en clair le gouvernement des résistants afghans en exil, qui a trouvé refuge au Baloutchistan, et dont le chef n'est autre que Mollah Omar.
Or, les Haqqanis sont liés à Al-Qäïda et Washington les considère comme étant les "forces les plus léthales" en Afghanistan, comme le souligne le New York Times. Ils contrôlent la plupart des opérations contre les forces de la coalition dans le Sud-afghan et seraient à l'origine de nombre d'attentats meurtriers à Kaboul. Ils auraient également aidé à organiser l'attaque-suicide du 30 décembre 2009 contre la base américaine Chapman, tuant sept agents de haut niveau de la CIA. Pour autant, Islamabad ménage les Haqqanis.
Pour les Etats-Unis, l'offre de médiation du général Kayani est à double tranchant. Elle pourrait, certes, les aider à "sortir du bourbier afghan". Mais Washington n'a pas encore clairement défini les contours d'une solution négociée du conflit afghan. Il y a un point, cependant sur lequel les Américains ne sont pas prêts à transiger, les résistants afghans doivent cesser de coopérer avec Al-Qaïda.
Le Pakistan est-il en mesure de forcer les Haqqanis à se séparer d'Al-Qaïda ? Rien n'est moins sûr. Mais tant que la question reste ouverte, les Haqqanis représentent un énorme atout pour Islamabad. Les Pakistanais pouvant notamment se payer le luxe de demander aux Américains de faire pression sur l'Inde, lui demandant de réduire ses ambitions et son influence en Afghanistan.
Le général Kayani a été clair sur le sujet. Le chef des armées pakistanaises, qui ne s'était jamais beaucoup exprimé, et surtout pas devant les médias, a donné la semaine dernière deux conférences de presse, l'une pour les journalistes étrangers (les Indiens n'ont pas été invités...), l'autre pour les journalistes pakistanais. Il y a réitéré qu'une offensive pakistanaise dans le Nord-Waziristan n'était pas à l'ordre du jour, car il était hors de question de dégarnir le front Est, à la frontière indienne. L'armée pakistanaise reste "India-centric", je l'ai dit aux commandants de l'Otan lors de la réunion de Bruxelles, a-t-il indiqué. Kayani a également affirmé sans détours que le Pakistan avait des "intérêts stratégiques à long terme en Afghanistan" et qu'il était vital de les conserver. "L'Afghanistan est mon passé, mon présent et mon avenir", a martelé Kayani. Précisant: "Nous voulons conserver une profondeur stratégique en Afghanistan, sans pour autant vouloir le contrôler".
http://blog.lefigaro.fr/inde/pakistan/2010/02/
08:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, résistants, occupants, usa, attentats 11-septembre, otan, militaire, belgique




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