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07/03/2010

n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Début :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.

n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Début :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°127 du 06-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " dossiers du liban " est  visible  sur

le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse: fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

Tiré à part :

Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations 

1 Dossier & Point de vue

1-1 Sylviane Zehil : Ban dénonce le renforcement de l’arsenal du Hezbollah et les violations israéliennes répétées.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Rencontre tripartite de Damas : un message fort adressé aux Israéliens.

2-2 Equation: Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan. ?

2-3 Cinquième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

Suite

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan.

3-2 Nasrallah : Contre chaque bâtiment bombardé, nous bombarderons plusieurs à Tel Aviv.

Fin

4 Annexe

4-1 La déclaration arabo-internationale de Beyrouth soutenant la résistance.

4-2 Extrait du discours du secrétaire général du Hezbollah: Sayed Nasrallah:"

4-3 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

4-4 Une barricade n’a que deux côtés

4-5 L’union à travers les yeux d’une citoyenne arabe.



Tiré à part :

Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations.
La guerre souterraine  a ses règles. Des voitures explosent, des bateaux coulent et des hommes meurent de façon mystérieuse. Mais les coups portés dans la lutte secrète que se livrent l’entité sioniste contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah ne sont jamais revendiqués : seule une poignée de joueurs enregistre les succès et les échecs, et prépare les ripostes.
Or selon des sources égyptiennes citées par le quotidien londonien ''Times'' « Israël a entamé depuis un certain temps un processus d'élimination des responsables du Hamas et du Hezbollah dans tout le Moyen-Orient ».
La mort de Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort vendredi dernier dans une chambre d'hôtel de Dubaï, est celle de l'un de ces joueurs. Elle aurait pu rester ignorée si le Hamas n'avait publiquement accusé « Israël » de l'avoir liquidé.
Le Mossad n'a, bien sûr, ni revendiqué ni démenti cette action. Tout comme personne n'avait non plus revendiqué l'assassinat du général syrien Mohammed Suleiman. Ce proche collaborateur de Bachar el-Assad tué en août dernier de plusieurs balles dans sa villa de Rimal al-Zahabiyeh, une luxueuse station balnéaire située au nord de Tartous. Cet alaouite, membre de la même minorité religieuse que la famille Assad, avait été chargé de plusieurs dossiers sensibles, dont celui des programmes secrets de recherche en armement du régime syrien. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, précise le quotidien.
Pas plus que n'avait été revendiqué l'assassinat du commandant en chef de la résistance le général Imad Moughniyeh, tué dans la mystérieuse explosion d'un véhicule au centre de Damas en février 2008.
Ni celle de l'expert nucléaire iranien Massoud Ali Mohammed, tué dans l'explosion d'une moto à Téhéran le mois dernier.
Ni celui de deux membres du Hamas, morts dans l'explosion d'une voiture piégée devant le bureau du représentant de l'organisation Oussama Hamdane le 27 décembre 2009 dans la banlieue sud de Beyrouth, ajoute le Times.
Toujours selon  des sources égyptiennes citées par Times: «Nous savons que l'activité des services secrets israéliens a augmenté ... Nous sommes conscients que leurs activités se sont accrues  sur notre territoire et dans d'autres pays de la région. Ils tentent de nous écraser tous dans leur guerre souterraine».
Une source palestinienne à Ramallah a déclaré au quotidien  que le «mouvement du Hamas a couvert certains  incidents dont ont été victimes leurs  membres afin de ne pas s'exposer aux embarras ».
Selon un diplomate égyptien cité par le quotidien, « il existe une coopération accrue entre Gaza et l’ Iran, et Israël craint que le soutien iranien ne renforce la capacité et la force du Hamas ».
Il a averti contre «l'expansion de cette guerre que mène Israël contre la coopération entre l'Iran et le Hamas", soulignant qu'il y a des pays qui ne veulent pas transformer leur territoire en un champ de bataille dans le conflit palestino - israélien.
Le quotidien britannique estime qu' « Israël » veut à tout prix empêcher la coopération croissante entre le Hamas et l'Iran, via le Hezbollah.
Mais encore, faute de ne pouvoir s’engager dans une guerre ouverte contre l’Iran le Hezbollah le Hamas et
la Syrie, l’entité sioniste a déclenché une guerre souterraine sans merci, avec l’aide de certains services de renseignements arabes alliés.
Dans le même contexte, le quotidien  «Maariv» a révélé  que le «Mossad» était derrière l'attentat contre un autobus à Damas, et deux autres explosions à Beyrouth et à Gaza. Le lien  entre les attentats et l'assassinat du leader du Hamas «» Mahmoud Mabhouh dans l'émirat de Dubaï est selon Maariv réel !.
Bref dans cette guerre souterraine, chaque épisode, aussi incomplet et incohérent soit-il, est un élément de la nouvelle guerre froide qui se déroule au Moyen-Orient.

G. Houbballah

 14 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.140210.htm



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Sylviane Zehil : Ban dénonce le renforcement de l’arsenal du Hezbollah et les violations israéliennes répétées.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

1701 : Bien que les « parties demeurent engagées à appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité, il reste encore beaucoup à faire pour l.a mise en œuvre de ses éléments clés...

Le respect de la cessation des hostilités entre Israël et le Liban a permis de bénéficier de la période la plus stable depuis des décennies, mais la situation reste malgré tout fragile. Cette fragilité est accentuée par une rhétorique belliqueuse fréquente portant sur une éventuelle nouvelle confrontation
d'envergure... Une telle rhétorique devrait cesser. »
C'est ce que constate le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son douzième rapport trimestriel sur l'application de la résolution 1701. Ce nouveau rapport de 22 pages donne une évaluation détaillée de l'application de cette résolution depuis son rapport précédent, daté du 2 novembre 2009.
Ban Ki-moon a souligné que « la coopération entre
la Finul et l'armée libanaise a contribué à l'instauration d'un nouvel environnement stratégique et au rétablissement de la stabilité dans le sud du Liban, qui sont des éléments de base pour parvenir à un cessez-le-feu permanent ». « Il reste que cette occasion offerte par la présence de la Finul ne peut durer indéfiniment, relève le rapport. Il appartient aux parties de se pencher à nouveau sur toutes les questions en suspens afin de parvenir à instaurer un cessez-le-feu et trouver une solution à long terme, telle qu'envisagée dans la résolution 1701. Le respect des obligations inscrites dans la résolution et l'établissement d'un mécanisme stable de contrôle, en réglant les violations potentielles par le dialogue plutôt que par la force, permettrait d'éviter la menace d'une escalade militaire. J'exhorte toutes les parties à saisir cette opportunité, dans les mois qui viennent, pour faire des progrès tangibles dans ce sens. L'ONU reste prête à continuer à aider les parties à atteindre cet objectif », a souligné Ban.
Le rapport souligne que « l'armée libanaise a continué d'agir avec énergie et détermination ».

« Avec l'assistance de pays donateurs internationaux, la capacité de l'armée a été graduellement renforcée, relève le secrétaire général qui s'insurge en outre contre les « violations quasi quotidiennes » par les forces de défense israéliennes de la souveraineté du Liban et de la résolution 1701.

« Les survols aériens, qui créent une situation de tension qui risque de mener à une escalade rapide, doivent cesser immédiatement », a-t-il souligné. Au sujet de l'occupation du village de Ghajar, Ban exprime encore une fois son « inquiétude face au fait que les Forces de défense israéliennes ont continué d'occuper une partie du village de Ghajar et un morceau de terre adjacent situé au nord de la ligne bleue. La reprise des discussions entre la Finul et les responsables israéliens en décembre 2009 est un signe positif ». Il demande à Israël d'achever de se retirer de cette zone sans autre délai, « conformément aux dispositions de la résolution 1701 ».
Les armes du Hezb
Ban Ki-moon exprime par ailleurs son inquiétude face au renforcement de l'arsenal et des capacités militaires du Hezbollah. « La découverte par
la Finul d'armes dans sa zone d'opérations est une évidence claire de la violation de la résolution 1701, souligne-t-il. Cette découverte a permis de prouver que l'établissement d'une zone exempte de tout personnel armé et armes, destinée à empêcher la contrebande d'armes entre le fleuve du Litani et la ligne bleue, reste une tâche à long terme, note-t-il. De plus, l'ONU reçoit régulièrement des rapports faisant état du renforcement de l'arsenal et des capacités militaires du Hezbollah, à l'intérieur et à l'extérieur de la zone d'opérations de la Finul, un fait que le Hezbollah ne contredit pas, souligne-t-il. L'ONU n'est pas en mesure de vérifier ces allégations de façon indépendante.
Les leaders du Hezbollah ont toutefois déclaré publiquement que leur organisation était en possession de capacités militaires qui seraient utilisées pour se défendre », note-t-il.
Frontière commune et fermes de Chebaa
Le rapport rappelle une des dispositions clés de la résolution 1701, à savoir que le « gouvernement libanais est prié de sécuriser ses frontières et les autres points d'entrée de manière à empêcher l'entrée d'armes et de matériel au Liban sans son consentement. Son application requiert un engagement politique », constate Ban, qui déplore en outre la porosité de la frontière et se dit « inquiet de rapports signalant la contrebande d'armes en violation avec la résolution 1701. » Mais il est « encouragé par les efforts entrepris graduellement par le gouvernement libanais pour le contrôle de ses frontières, et en particulier par l'engagement du Premier ministre à développer une stratégie complète dans cet objectif ». Il « remercie les pays membres qui offrent une aide pour augmenter la capacité d'administration de la frontière libanaise » et demande à la communauté internationale d'aider à « mettre sur pied une stratégie des frontières ».
Le secrétaire général « estime que l'amélioration des relations entre le
Liban et
la Syrie crée un environnement propice pour permettre la délimitation et la démarcation de leur frontière commune. J'espère que dans les mois à venir, des mesures concrètes seront prises dans ce sens par les gouvernements libanais et syrien ». Quant au règlement de la question des fermes de Chebaa, le secrétaire général a indiqué qu'il avait l'intention « d'œuvrer sur le plan diplomatique pour régler cette question en encourageant Israël et la Syrie à donner une réponse à la définition provisoire de la zone des fermes de Chebaa. »
Palestiniens et groupes armés
La présence au Liban de groupes armés qui échappent au contrôle de l'État l'empêchant ainsi d'exercer pleinement sa souveraineté et son contrôle sur le territoire national, conformément à la résolution 1701, demeure un autre sujet de préoccupation de Ban Ki-moon, qui reste « convaincu que le désarmement de tous les groupes armés doit s'inscrire dans un processus politique piloté par le Liban ». C'est dans ce cadre qu'il « demande au président Michel Sleiman de convoquer à nouveau la conférence de dialogue national pour discuter d'une stratégie de défense nationale, dans le but de forger un consensus national sur cette question clé. »
Le rapport note aussi que « le nouveau gouvernement a déclaré son engagement à appliquer les décisions prises par le dialogue national en 2006 et en 2009 en vue de désarmer les Palestiniens en dehors des camps et de trouver une solution aux armes à l'intérieur des camps ». Il appelle, par ailleurs, à améliorer leurs conditions de vie « sans préjudice du règlement de la question des réfugiés palestiniens dans le cadre d'un accord de paix global ».

 01 mars 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648719/Ban_denonce_le_renforcement_de_l%27arsenal_du_Hezbollah_et_les_violations_israeliennes_repetees.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Rencontre tripartite de Damas : un message fort adressé aux Israéliens.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.
Rencontre tripartite de Damas, entre les présidents Bachar el-Assad, Mahmoud Ahmadinejad et le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. Du chef du Bloc de la résistance Mohammad Raad, à cheikh Abdel Amir Kabalan et cheikh Yazbeck, en passant par les députés Nawwaf Moussawi, Ali Fayad et Kassem Hachem et même jusqu'à l'ancien Premier ministre Sélim Hoss, toutes ces personnalités ont estimé que la rencontre de Damas constitue un message fort adressé aux Israéliens.
Selon Mohammad Raad, la photo des trois hommes ensemble « a suffi à elle seule à faire trembler l'ennemi israélien. S'il songe encore à lancer une nouvelle attaque, il saura qu'il aura en face de lui l'épée de la moumana'a »... Raad a déclaré que le projet américain a échoué en Irak et il est en train de le faire en Palestine, au Liban et en République islamique.
De son côté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a salué la rencontre tripartite de Damas, affirmant qu'elle tombe à point au moment où Israël multiplie ses menaces contre le Liban. Il a ensuite appelé les musulmans à l'unité pour le bien et pour déjouer tous les complots israéliens. Cheikh Kabalan a encore appelé les Libanais à protéger leur pays, en renforçant leur unité et leur coopération pour réformer leurs institutions et décupler leur potentiel et leurs performances.
Le député Nawwaf Moussawi a été un peu plus violent, affirmant que l'administration américaine sera responsable de toute nouvelle agression israélienne contre
la Palestine, le Liban ou l'Iran.

Au cours d'une cérémonie dans la banlieue sud visant à remettre à leurs habitants 21 immeubles reconstruits après la guerre de 2006, Moussawi a insisté sur l'épreuve que constituent le déplacement et l'exil forcés. Il a ensuite affirmé que ce sont les Américains, en tant qu'amis d'Israël, qui sont à l'origine des destructions dans la banlieue sud. Il a tenu ces propos à l'intention « de ceux qui considèrent encore les États-Unis comme les amis du Liban ». Il a ensuite estimé que la rencontre tripartite de Damas constitue le rempart face aux visées israéliennes et américaines.
Il a enfin condamné les ingérences de l'ambassadrice des États-Unis dans les affaires libanaises, qualifiant l'ambassade de Awkar « d'État dans l'État ».

Moussawi a encore appelé les services libanais à cesser toute coopération avec les Américains, estimant que tout ce que font les
Américains est destiné aux Israéliens et ajoutant que les ingérences américaines au Liban constituent une infiltration israélienne de la sécurité nationale libanaise.
Le député Ali Fayad a, lui, tenu une conférence de presse devant la porte de Fatima à Kfarkila, à quelques mètres de la frontière israélienne, dans le but évident de montrer que les menaces israéliennes n'effraient pas les habitants de la région. Il a d'ailleurs estimé qu'il existe désormais un nouveau rapport de forces stratégique, annonciateur d'une nouvelle étape décisive pour la région. Il a aussi précisé que la rencontre tripartite de Damas est l'indice de grands changements dans la région, notamment dans le conflit israélo-arabe, ajoutant que, désormais, l'avantage est au Liban et aux Arabes.
Fayad a encore condamné les ingérences américaines dans les affaires libanaises, affirmant que l'ambassade américaine ne respecte pas les règles diplomatiques ni la souveraineté libanaise. Il a invité le gouvernement libanais à mettre la main sur le dossier des demandes américaines concernant les abonnés des compagnies de téléphonie mobile, pour pouvoir expliquer ce qu'il en est réellement aux citoyens.
Le chef du comité religieux du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a affirmé de son côté que « si l'ennemi israélien tente une nouvelle aventure militaire au Liban, il en paiera le prix fort. Cheikh Yazbeck a considéré que les présidents syrien et iranien, ainsi que le secrétaire général du Hezbollah ne songent qu'à se défendre en cas d'attaque israélienne, rappelant toutefois que « désormais, Israël est plus faible que jamais ».
L'ancien Premier ministre Sélim Hoss a considéré dans un communiqué que la rencontre tripartite de Damas est un signe de bon augure et elle montre le renforcement de l'alliance face à Israël. Il a estimé que l'alliance entre
la Syrie et l'Iran à laquelle s'est jointe la Turquie doit s'élargir aux autres pays arabes pour devenir une entité s'inspirant de l'Union européenne.
Enfin, le député de la région de Marjeyoun-Hasbaya, Kassem Hachem, a estimé que la rencontre de Damas a semé la terreur dans les cœurs des Américains et des Israéliens.

01 mars
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648712/La_rencontre_de_Damas_saluee_par_le_Hezbollah_et_ses_allies.html
 


2-2 Cinquième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

Drapeaux du Pays du Cèdre en main, plusieurs dizaines de milliers de Libanais se sont rassemblés dimanche sur la principale place de Beyrouth pour le cinquième anniversaire de la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri dans un attentat. Bien qu'importante, la mobilisation était semble-t-il moins forte que celle des années précédentes, selon des estimations. Possible reflet du fossé existant dans les rangs de la coalition pro-occidentale au pouvoir, désormais emmenée par Saad Hariri, fils du défunt ex-Premier ministre.

Ce cinquième anniversaire est également intervenu après la réconciliation entre Saad Hariri et la Syrie, que l'actuel chef du gouvernement libanais a accusée d'être à l'origine de l'assassinat de son père le 14 février 2005 dans un attentat au camion piégé à Beyrouth.

A la différence des discours des années précédentes -ponctués d'attaques contre la Syrie-, Saad Hariri a évoqué dimanche place des Martyrs une nouvelle étape dans les relations entre Beyrouth et Damas.

"En toute vérité, honnêteté et responsabilité, je suis disposé à maintenir cette fenêtre (avec la Syrie) ouverte, et à bâtir une nouvelle ère dans les relations libano-syriennes", a lancé le Premier ministre, à la tête d'un gouvernement d'union qui comprend des personnalités soutenues par Damas, autrefois membres de l'opposition.

Certains dans la foule rassemblée place des Martyrs ont exprimé leur déception vis-à-vis de la réconciliation avec Damas prônée par Saad Hariri. "Qu'avez-vous fait de mon vote?", proclamait une pancarte. Des mots témoignant de la frustration éprouvée devant la formation par Hariri d'un gouvernement d'union nationale comprenant des membres du Hezbollah pro-syrien, formation rivale, en dépit de la victoire aux législatives de l'an dernier.

Le décès de Rafic Hariri a été suivi de la montée d'une alliance soutenue par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, la coalition du 14 mars, baptisée ainsi à la suite d'une journée de grandes manifestations anti-syriennes. Ces manifestations ont abouti au retrait des soldats syriens du pays après 29 ans de présence militaire.

Pour Saad Hariri et ses alliés, le rassemblement de dimanche constituait une tentative pour regagner une partie de l'élan politique perdu à la suite d'une scission au sein la coalition. Le dirigeant druze Walid Joumblatt -qui avait été l'une des figures clefs de l'alliance du 14 mars et était un détracteur farouche de la Syrie- a quitté la coalition en août et s'est rapproché du camp adverse emmené par le Hezbollah chiite.

Walid Joumblatt, qui appelle désormais à des relations avec la Syrie et se dit prêt à se rendre à Damas, a déclaré du bout des lèvres qu'il participerait au rassemblement de dimanche mais ne compterait pas au nombre des orateurs.

En ce jour anniversaire, nombre agitaient dans la foule des banderoles en hommage au Premier ministre défunt déclarant: "vous nous manquez". "Je suis ici pour dire que Rafic Hariri n'est pas mort pour rien... Nous continuerons à lutter pour notre indépendance", confiait Zeina al-Sidani, un drapeau aux couleurs du Liban (rouge, blanc, vert) dans une main, et une rose rouge "pour les martyrs du Liban le jour de la Saint-Valentin" dans l'autre.

Rafic Hariri entretenait des relations étroites avec les dirigeants occidentaux ainsi qu'avec la Syrie. Dans les mois qui précédèrent son assassinat, il tenta cependant de limiter l'influence de Damas sur le pays du Cèdre, et nombre accusèrent la Syrie d'être impliquée dans sa disparition, ce que celle-ci démentit.

Un tribunal international a été établi aux Pays-Bas l'an dernier pour juger les assassins présumés de Rafic Hariri mais aucune personne n'a été inculpée à ce jour, suscitant l'inquiétude que le dossier traîne en longueur.

"Nous appelons le tribunal international à mettre fin au crime", a lancé dimanche Saad Hariri.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réaffirmé l'engagement des Nations unies en faveur des efforts du tribunal pour "traduire les responsables en justice et mettre un terme à l'impunité au Liban", selon Martin Nesirky, porte-parole à New York.

D'après le bureau de M. Hariri, le président américain Barack Obama a également assuré le Premier ministre libanais de son soutien au tribunal. (…)

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-hariri-manifestation-2844f0d_7.html 


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