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09/03/2010

n°514 - Dossier de Palestine - 09-03 -: Debut:- Israël et le mépris du droit international.

n°514 - Dossier de Palestine - 09-03 -: Debut:-   Israël et le mépris du droit international.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

     n°514                                                                                                     09-03

                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

Tiré à part

Halte aux provocations de l'occupant.

Brown veut changer la loi pour éviter des mandats d'arrêt contre Israéliens.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les dernières heures du cadre du Hamas assassiné

1-2 Entretien avec: Marianne Blume

1-3 Chavez défend sa politique et la lutte palestinienne

1-4 Jean Bricmont : le sionisme conflit idéologique

1-5 Match de basket Espagne/Israël boycotté.

1-6 L’attaque de Gaza a été un acte barbare.

1-7 « Did you know, Gaza »

1-8 Le camp de réfugiés de Shu’fat résiste !

1-9 vidéo :  Vol des fruits cultivés sous haute surveillance par les paysans palestiniens !

1-10 A lire : Albachir Camus : « Le tramway, ma démission, Gaza... et les autres »

1-11 Promotion D’Israël : Est-il un Petit Pénis ou un Pénis Mou ?

1-12 Paul Craig Roberts : Pourquoi la propagande l’emporte sur la vérité.

1-13 Jillian C. York : Le New York Times devrait-il muter son correspondant à Jérusalem ?

1-14 Mona Chollet : "Effroyables imposteurs" sur Arte: le roi est nu.

2 Les brèves
2-1 Le frigo s'ouvre peu a peu…

2-2 Un État palestinien en 2010, est-ce possible ?  

2-3 Israël : contrer et enterrer le rapport Goldstone

2-4 Kouchner crée  les 'États sans frontières.'

Suite

2-5 Salam Fayyad condamne "l'appropriation de lieux saints" par Israël.

2-6 La pollution nucléaire engendrée par la centrale nucléaire de Dimona.

2-7 L’armée israélienne travaille sa force de dissuasion et présente son nouvel avion sans pilote : le « Heron ».

2-8 La soumission des détenus à des expériences pharmaceutiques israéliennes est un acte très grave.

2-9 Une caravane d’aides médicales arrive à Gaza, via le point de passage de Rafah. 

2-10 A Jaffa, les habitants du quartier Al-Ajmi bataillent entre la vie et la mort.

2-11 Les bureaux de Stop the Wall mis à sac la nuit dernière.

2-12 Michael Oren, a été hué lundi à l’Université de Californie.

3 Dossier

3-1 Jeff Halper : Israël travaille au changement du droit international (1/2)

3-2 Gilles Devers : Israël et le mépris du droit international.

Fin

3-3 Herb Keinon : Goldstone : Israël s'est déjà expliqué.(…)

3-4 Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort.

1 Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations.

2 Mali Ilse Paquin : Affaire Mahmoud Al-Mabhouh - Israël sur la sellette.

3 Denis Brunetti : Le Mossad et un coup à double tranchant.

4 "Des gens se sont fait passer pour des Australiens pas seulement une fois, mais à plusieurs reprises",

5 Les USA et la G.B étaient-ils informés à l'avance de l'assassinat de Mabhouh ?

6 Abdel Bari Atwan : La collusion européenne avec le terrorisme israélien. 

3-5 Maariv : La vision de Barak. 

3-6 Quelque chose semble bouger aux USA.

3-7 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

3-8 La Turquie étend son rôle au Proche-Orient.



Tiré a part

Halte aux provocations de l'occupant.

Le gouvernement israélien vient de déclarer que le Caveau des Patriarches à Hébron ou le Tombeau de Rachel allaient devenir des monuments israéliens.
Ces lieux sont intouchables et appartiennent à l’ensemble de l’humanité.
Cet acte de gangstérisme est la poursuite du fait accompli. En Israël, la manipulation de l’histoire et de la mémoire pour prétendre que cette terre n’appartient qu’aux Juifs conduit à annexer ou à détruire les monuments des autres. Il s’agit de rendre irréversible le fait colonial et l’annexion de la plupart des territoires palestiniens conquis par l’armée israélienne en 1967. Cette provocation vise à déposséder les Palestiniens de leur territoire et de tout ce qui fonde leur identité, leur histoire, leur culture, leurs religions. Elle s’accompagne de destructions ou de confiscations incessantes de maisons à Jérusalem Est, d’agrandissements de colonies et de violations des lieux saints ou des cimetières musulmans.
Il s’agit de rendre impossible toute création d’Etat palestinien et de provoquer des violences pour pouvoir affirmer : "vous voyez que nous n’avons pas de partenaire pour la paix".
L’UJFP appelle l’ensemble des gouvernements et des institutions internationales à dénoncer cette nouvelle agression et à sanctionner l’Etat d’Israël.
Elle appelle à un nouveau développement de la campagne internationale BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).
Il doit être clair pour tout le monde que cette campagne sera décisive pour mettre fin à une politique criminelle pour les Palestiniens, suicidaire à terme pour les Israéliens et qui met en danger délibérément la paix dans le monde.

( Bureau National de l’UJFP le 8-03-2010 )

lundi 8 mars 2010, par UJFP

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1543

 

Brown veut changer la loi pour éviter des mandats d'arrêt contre Israéliens.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown propose de modifier les conditions d'émission des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre, après la polémique avec "Israël" sur le mandat contre l'ex-chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, c'est ce qu'a rapporté jeudi le Daily Telegraph. 
 "La seule question à mes yeux est de savoir si notre objectif est servi au mieux par un processus selon lequel un mandat d'arrêt pour les crimes les plus graves peut être émis sur la base de preuves les plus minces", écrit le chef du gouvernement dans une tribune. 
"Comme nous l'avons observé, il existe maintenant un risque significatif qu'une telle disposition soit exploitée par des organisations ou des individus pour des motifs politiques", écrit le Premier ministre britannique.
Dans sa tribune, le chef du gouvernement propose de remettre au Parquet la responsabilité de l'émission de ces mandats d'arrêt.
Brown soumettra, ce jeudi, des modifications de la loi à une commission parlementaire, selon le Daily Telegraph.
Livni qui était à la tête de la diplomatie israélienne durant l'offensive contre Gaza, avait annulé une visite prévue à Londres en décembre dernier, de crainte d'être arrêtée après qu'une cour britannique eut émis un mandat d'arrêt à son encontre, basé sur une plainte d'activistes palestiniens. 
Notons que les juges britanniques peuvent émettre des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre en se fondant sur les dispositions de
la Convention de Genève de 1957 et sans l'aval du Parquet

04/03

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127475&language=fr



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les dernières heures du cadre du Hamas assassiné

Grâce aux différentes caméras de vidéosurveillance présentes à Dubaï, la police de l'Émirat a retracé le film de l'assassinat de Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh, principal pourvoyeur en armes du Hamas, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï.

Le chef de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfan, a acquis la conviction que l'assassinat de Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh est l'oeuvre de professionnels . Il a même affirmé jeudi être "convaincu à 99 %" de l'implication du Mossad, les services secrets israéliens.
L'opération n'aurait pas pris plus de 24 heures. Sur ces images, les suspects entrent en scène quelques heures avant le meurtre. On y voit les différents membres du commando arriver à Dubaï et prendre position, avant même l'arrivée de la victime.

VIDEO 1
http://www.youtube.com/watch?v=_CC5trZ-ZYg&feature=player_embedded#

Les caméras montrent que les faits et gestes de la victime sont épiés, dès son arrivée à l'aéroport, par des individus suspects.

À son hôtel, d'étranges joueurs de tennis repèrent le numéro de sa chambre.
VIDEO 2
http://www.youtube.com/watch?v=082Fc8k-7QA&feature=player_embedded#

L'étau se resserre. Quelques heures avant le meurtre, le ballet des suspects s'accélère.

La dernière image de la victime regagnant sa chambre est enregistrée le 19 janvier un peu avant 20 h 30. Dans l'heure qui suit, les membres du commando évacuent l'hôtel, s'éparpillent et quittent Dubaï via des avions de ligne, grâce à des passeports européens.

VIDEO 3

http://www.youtube.com/watch?v=0ZdJLgAqf0A&feature=player_embedded

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-19/regardez-les-dernieres-heures-du-cadre-du-hamas-assassine/924/0/425839


1-2 Entretien avec: Marianne Blume

http://www.youtube.com/watch?v=706UnWD0yvM


1-3 Chavez défend sa politique et la lutte palestinienne

http://www.dailymotion.com/video/xc5xc2_pour-un-chavez-à-...


1-4 Jean Bricmont : le sionisme conflit idéologique

Le-sionisme-conflit-idéologique
http://www.dailymotion.com/video/xcabw6_le-sionisme-conflit-idéologique-de_n
ews
et
http://www.dailymotion.com/video/xcajnr_le-sionisme-conflit-idéologique-de_n
ews=


1-5 Match de basket Espagne/Israël boycotté.
Un exemple pédagogique à suivre partout dans le monde

 VIDEO :  http://www.dailymotion.com:80/video/xc8wem_clash-match-tel-aviv-vs-barcelone_news


1-6 L’attaque de Gaza a été un acte barbare.

Une vidéo (en anglais, 9 min) pour rappeler que l’attaque de Gaza a été un acte barbare soigneusement prémédité et planifié :

http://dissidentvoice.org/2010/02/video-gaza-in-plain-language/

(la même vidéo censurée sur Google : http://www.youtube.com/watch?v=QFK5TNcmEmg)


1-7 « Did you know, Gaza »

La Campagne pour préserver l’ancien cimetière Mamilla de Jérusalem, laissé en ruines et vandalisé depuis 1948, menacé de destruction pour y contruire un « Centre de la dignité humaine - musée de la tolérance » (rien n’étonne de la part du pouvoir orwellien d’Israel…) a produit cette vidéo pour appeler à protester contre : http://www.youtube.com/watch?v=am0MyyjPYyU

http://www.youtube.com/watch?v=bznLR3-kCtU


1-8 Le camp de réfugiés de Shu’fat résiste !

Le camp de réfugiés de Jérusalem, celui de Shu’fat, situé à 3 km de la vieille ville de Jérusalem mais coupé de la ville par le mur d’apartheid, a résisté pendant une semaine aux incursions de la police israélienne, suivie à chaque fois d’une trentaine d’arrestations dont des enfants.

….

Voir aussi la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=13hbCRaRqLc

20 février 2010

 Bulletin Palestine,


1-9 vidéo :  Vol des fruits cultivés sous haute surveillance par les paysans palestiniens !

Cette video de la tv suisse vaut mieux que de nombreux discours

Je vous conseille vivement de la regarder et de la transmettre en cliquant sur le lien ci dessous
 Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo
:
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=11331#vid=1159950


1-10 A lire : Albachir Camus : « Le tramway, ma démission, Gaza... et les autres »

L’auteur, qui a participé à la 154ème mission CCIPPP (été 2009) a démissionné d’Alstom en 2007 à cause de l’engagement de cette entreprise dans la colonisation de la Palestine.

Comme les DRH de son entreprise ne comprenaient pas, il a décidé de leur expliquer la colonisation de la Palestine et comment Alstom trempe dedans…

Le 1er tome de son livre reprend sa lettre de démission de…135 pages, et son analyse sur le conflit.

Feuilletez ou commandez le 1er tome

 

Le tome 2, est une réflexion pour une stratégie d’action. Feuilletez ou commandez le 2eme tome

20 février 2010

 Bulletin Palestine,

Plus d’infos sur le site de la CCIPPP : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8379


1-11 Promotion D’Israël : Est-il un Petit Pénis ou un Pénis Mou ?

Une nouvelle campagne de propagande « hard » pour promouvoir Israël sur le thème : « ce n’est pas la taille qui compte - Israël un petit pays un grand paradis. »

Une nouvelle campagne pour faire la promotion d’Israël vient d’être lancée sur la symbolique sexuelle «ce n’est pas la taille qui compte» afin de séduire les jeunes Juifs d’Amérique du Nord et les convaincre qu’Israël ne souffre pas d’impotence malgré ces deux dernières opérations militaires avortées au Liban et à Gaza où, semble-t-il, Israël a utilisé la guerre comme d’autres utilisent le Viagra pour prouver sa «puissance virile».
Le Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy vient de lancer une campagne vidéo en ligne supposée «décapante».
Il est bon néanmoins de rappeler d’où vient cette charmante métaphore utilisée dans ce clip vidéo : est ce que ceux qui font la promotion d’Israël veulent réellement donner de ce pays l’image de quelque chose qui se répand comme une maladie contagieuse ?
Peut être qu’inconsciemment ces adorateurs du Sionisme voit en cette idéologie nationaliste raciste fasciste quelque chose qui doit effectivement se répandre comme une maladie contagieuse y compris en dehors de
la Palestine et même toucher certaines chancelleries européennes qui ferment les yeux sur des passeports contrefaits utilisés par les Rambos Durs du Mossad.
Ce clip vidéo sur «ce n’est pas la taille qui compte» faisant la pub pour Israël se contredit pourtant puisqu’il montre le «Grand Israël» incluant
la Cisjordanie et Gaza.
Les jeunes Juifs nord américains vont-ils se laisser séduire par ce clip sexy et embarquer illico presto pour Tel Aviv pour participer à l’érection des murs les plus hauts et les plus durs dont le mur d’acier entre Gaza et l’Egypte qui devrait atteindre une profondeur de près de
30 m, un acte de pénétration record pour ce type de mur d’enfermement d’une population sans Defense, mur convoité par tous les régimes totalitaires de la planète ?
VISIONNER LA VIDEO ICI :
 http://www.youtube.com/watch?v=bmdHvRxsty0&feature=player_embedded

http://www.planetenonviolence.org/Promotion-D-Israel-Est-il-Un-Petit-Penis-Ou-Un-Penis-Mou_a2127.html

 


1-12 Paul Craig Roberts : Pourquoi la propagande l’emporte sur la vérité.

Un article paru dans le journal Sociological Inquiry, Il doit y avoir une raison : Oussama, Saddam, et la justification induite, Vol. 79, N° 2, (2009), pp. 142-162, jette la lumière sur l’efficacité de la propagande.

Les chercheurs ont examiné pourquoi les énormes mystifications réussissent là où les petites balivernes échouent. Les régimes peuvent s’en tirer avec de grandes impostures, mais les politiciens ne le peuvent pas avec la bagatelle.  

Les chercheurs expliquent pourquoi tant de gens croient encore que Saddam Hussein était à l’origine du 11/9 des années après qu’il est devenu évident que l’Irak n’avait rien à voir avec ces événements. Les gens ont développé des rationalisations élaborées qui se sont profondément accrochées à leurs convictions induites par la propagande du régime Bush sur la présumée implication irakienne. L’implication émotionnelle de la propagande s’est intégrée à leur identité personnelle et à leur sens moral. Ils ont cherché les informations qui soutenaient leurs croyances et évité celles qui les démentaient, sans tenir compte des faits de l’affaire.

Dans Mein Kampf, Hitler explique la crédibilité en d’énormes mensonges par rapport au petit bobard : « Dans la simplicité de leur esprit, les gens tombent plus facilement victimes d’une monstrueuse fiction que d’un petit boniment, car eux-mêmes se laissent souvent aller à de petites contrevérités peu importantes, mais auraient honte de recourir à de grosses mystifications. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit de fabriquer une énorme imposture, et sont incapables de croire qu’un autre pourrait avoir pareil toupet. Même si des faits prouvant qu’il en est ainsi sont portés de manière claire à leur connaissance, ils continuent de douter et pensent qu’il pourrait y avoir une autre explication. »

Commentaire: Aucun doute que les individus psychopathiques et pathologiques sont bien conscients  de cette connaissance au sujet de la psychologie humaine; connaissance qu'ils utilisent comme une arme contre toutes les données et faits qui font obstacle à leur manière de créer une réalité façonnée, qui leur servira pour leurs intérêts malfaisants. Vous pouvez aussi prendre en considération la suite, venant des recherches du QFS (Quantum Future School) sur les psychopathes, et de l'ouvrage d'Hervey Cleckley : Mask of Sanity (Le masque de santé mentale). 

Cela aurait peut être quelque chose à voir avec ce qui est appelé une Dissonance Cognitive

Leon Festinger développa la théorie de la Dissonance Cognitive dans les années 50, quand il tomba par hasard sur un culte que des personnes vouaient à des OVNI dans le Midwest. Ils prophétisaient la venue d'extraterrestres qui viendraient bientôt les chercher en raison d'une fin du monde imminente. Quand personne ne fut capturé et qu'aucun cataclysme ne survint, il étudia la réponse des croyants, et la détailla dans son livre L'échec d'une prophétie. Festinger observe: "Un homme avec une conviction est un homme difficile à changer.

Dites lui que vous n'êtes pas d'accord, et il se détourne de vous.

Montrez lui des faits ou des chiffres, et il questionne vos sources.

Appelez à la logique, et il échoue à voir votre conclusion".

Paul Craig Roberts  

19 FEBRUARY 

L'échec d'une prophétie (Broché)

de Léon Festinger (Auteur), Hank Riecken (Auteur), Stanley Schachter (Auteur)

4.0 étoiles sur 5  

http://futurquantique.org/axe-du-mal/872-pourquoi-la-propagande-lemporte-sur-la-verite


1-13 Jillian C. York : Le New York Times devrait-il muter son correspondant à Jérusalem ?

Ces dernières semaines, un sujet provoque beaucoup de débats sur la blogosphère arabe au sens large, après une information révélée par un acteur de cette blogosphère.

Le 25 janvier, Electronic Intifada (EI) a annoncé que le fils de Ethan Bronner, chef du bureau du New York Times à Jérusalem, venait d'intégrer l'armée israélienne.

Se référant à la charte éditoriale du New York Times, EI estime que le journal avait le devoir de révéler cette information à ses lecteurs ; la rédactrice en chef de la rubrique Étranger du New York Times,  Susan Chira, a répondu par courriel, déclarant (et confirmant par la même occasion) :

"Ethan Bronner a transmis votre question à sa rédaction en chef, c'est à dire moi.

Voici ma position : le fils de Monsieur Bronner est un jeune adulte qui prend ses propres décisions.

Au Times, nous avons jugé la couverture de Monsieur Bronner scrupuleusement équitable, et nous lui faisons confiance pour qu'il en soit de même à l'avenir."
Presque deux semaines plus tard, le médiateur du New York Times, Clark Hoyt, a écrit dans sa chronique qu'il estimait, lui aussi, que Bronner devrait être muté. Le directeur de la rédaction Bill Keller n'est pas de cet avis.

Le blog The Angry Arab n'a pas été convaincu par les arguments de Bill Keller :

"Si un seul reporter du New York Time, à titre expérimental, annonçait que il/elle a un fils, et que ce fils venait de rejoindre les combattants du Hamas ou du Hezbollah, nous aimerions voir alors si Bill Keller offrirait les mêmes arguments que pour le fils d'Ethan Bronner. Enfin, Monsieur Keller. De qui vous fichez-vous ?"
La blogueuse arabo-américaine Suleika Jaouad voit dans cette affaire un problème qui dépasse le cas de Charles Bronner :

"L'inégalité de traitement dérangeante du Times dans sa couverture soulève d'autres sérieuses questions d'éthique sur le sionisme dans les médias américains. Le journaliste Philip Weiss, sur son blog Mondoweiss, en cite quelques unes :  quelle est sa profondeur, et quelqu'un prendra-t-il un jour ce problème à bras le corps ? Et partant de cela, pourquoi tant de reporters des médias traditionnels qui couvrent Israël sont-ils des juifs qui entretiennent des liens très étroits avec Israël ? Quand les [arabes-américains] auront-ils le droit de couvrir cette actualité là ?"
L'écrivain palestinien Ali Abunimah, l'un des co-fondateurs de Electronic Intifada, soulève ce point intéressant dans un de ses messages sur Twitter :

"Tous ceux qui défendent Bronner devraient seulement se demander combien de temps il durerait si l'on savait que son fils a rejoint les brigades al-Qassam."
Ali Abunimah développe plus longuement sur Mondoweiss, puis va encore un peu plus loin. Comme Suleika Jaoud, il estime que le problème est plus large que le seul cas d'Ethan Bronner, et touche à l'égalité de traitement. Après avoir précisé qu'être juif n'est pas un conflit d'intérêt pour ceux qui couvrent Israël (”Celui qui dit qu'être juif conduit automatiquement à des biais pro-Israël se trompe”), il cite le cas de la journaliste palestinienne du Time, Taghreed El-Khodary, et écrit :

"Oui, récemment, ils ont eu Taghreed El-Khodary à Gaza […] Mais voici un point capital : Taghreed El-Khodary n'a le droit d'écrire que sur les Palestiniens. Ni elle, ni aucun autre reporter arabe n'a le droit d'écrire sur les Israéliens. Alors que les juifs américains peuvent écrire sur les Palestiniens, le contraire n'est pas vrai. Pourquoi cette situation ? Cela doit être - je présume - parce qu'il y a une présomption inhérente, peut-être inconsciente, qu'un arabe ou un Palestinien sera automatiquement contre Israël ou les juifs. Alors que nous sommes supposés avaler qu'en aucun cas un reporter juif qui s'identifie avec Israël n'est biaisé, même si son fils a rejoint un armée d'occupation qui effectue des raids dans les camps de réfugiés palestiniens et les communes des douzaines de fois chaque semaine. Vous parlez sérieusement ?"
A quoi pouvons-nous attribuer ce deux poids deux mesures ?

Cela pue le racisme, j'en ai peur.

Jillian C. York   

Traduit par Claire Ulrich

Source: Global Voices 


1-14 Mona Chollet : "Effroyables imposteurs" sur Arte: le roi est nu.

Rarement le désarroi des caciques des médias devant le discrédit qui les frappe aura été aussi évident que lors de cette soirée sur Arte, mardi 9 février, intitulée « Main basse sur l’info » (et encore visible une semaine sur le site Arte+7).

Le premier documentaire diffusé, « Les effroyables imposteurs » de Ted Anspach, consacré aux complotistes qui pullulent sur Internet, dépeint la Toile comme une boîte de Pandore moderne d’où s’échapperaient, au premier clic de souris, tous les fléaux de l’univers – histoire de ramener les téléspectateurs, ces brebis égarées, vers les bons bergers dont ils n’auraient jamais dû s’éloigner.

On a ensuite droit à une réalisation de Denis Jeambar, ancien directeur de L’Express, où interviennent « huit journalistes en colère » (Franz-Olivier Giesbert, Arlette Chabot, David Pujadas, Philippe Val, Jean-Pierre Elkabbach, Edwy Plenel, Eric Fottorino, Axel Ganz) filmés sur fond noir, à grands renforts d’images saccadées et de gros plans intimistes, dans un style qui évoque à la fois un film d’espionnage ringard et un clip publicitaire shooté par Karl Lagerfeld.
Les moyens mis en œuvre pour restaurer un prestige dont l’érosion a atteint le seuil critique sont particulièrement grossiers. Tentant de ranimer les braises de l’antique fascination suscitée par la profession de Tintin et d’Albert Londres, la voix off annonce une « sacrée brochette de journalistes » qui « connaissent de l’intérieur la folle machine des médias » et qui auront « carte blanche pour dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, pour dire ce qu’on ne vous dit pas  ».

Ici, l’audience retient son souffle, dans l’attente de sa becquée de savoir : les dieux vont l’admettre dans leur secret. « Ecoutez bien ! » intime encore la voix off.
Et on n’est pas déçu.

Mieux vaut s’accrocher, en effet, pour ne pas tomber de son fauteuil lorsqu’on entend David Pujadas déclarer que le journalisme « souffre d’abord de conformisme et de mimétisme ».

On retrouve cependant vite un discours plus familier lorsqu’il explicite ce qu’il veut dire par « conformisme » : « L’idée que par définition le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. »
Dans cet insupportable penchant gauchisant, libertaire et tiers-mondiste qui suinte des reportages des grandes chaînes françaises et des pages des journaux, il voit « une dérive mal digérée [sic] de la Defense de la veuve et de l’orphelin, une posture qui valorise le journaliste et qui a l’apparence – l’apparence ! – du courage et de la révolte ».

Où se situent, alors, le véritable courage, la véritable révolte ? C’est drôle : on a l’impression de deviner.
Comme pour mieux inciter à la révérence, Pujadas est présenté comme « une star de l’info » ; Arlette Chabot est « à la tête d’un bataillon de deux cents journalistes » ; Franz-Olivier Giesbert est « une des grandes figures du journalisme français ». Dans les plans de coupe, tous sont montrés en contexte, parés des attributs qui – faute de mieux ? – fondent leur autorité : menant une interview, le casque de radio sur la tête ; marchant d’un pas décidé dans les couloirs de rédactions affairées et cossues ; penchés à plusieurs, d’un air concentré, sur un écran d’ordinateur, en plein processus de production d’une information fiable et impartiale ; ou encore, dans le cas de Philippe Val – car le ridicule ne tue pas –, en pleine conversation téléphonique, le combiné collé à l’oreille. Lorsqu’ils parlent face caméra, ils comptent : « Quatre, trois, deux, un… », avant d’entamer leur discours (« Allez, on y va », lance gaillardement Arlette Chabot). Ils regardent le téléspectateur droit dans les yeux, tels des magnétiseurs hypnotisant leur patient.

« Chacun à sa place ! » Retour à la table des matières
Avant tout, bien sûr, il faut redire à tous ces inconscients combien Internet, c’est mal, et combien les grosses pointures journalistiques qui leur parlent sont indispensables à leur gouverne. Qu’on pouffe devant une émission d’Arlette Chabot ou à la lecture du « roman d’amour » que vient de publier Franz-Olivier Giesbert, en effet, et « c’est toute la démocratie qui est en danger ».

Si Arte le dit… « Il faut cesser de faire croire, assène Elkabbach, que le citoyen journaliste va se substituer bientôt au journaliste citoyen : toutes les expériences citoyennes ont besoin de vrais journalistes pour sélectionner, vérifier et écrire. Alors, chacun à sa place ! » Axel Ganz, fondateur de Prisma Presse, dont les publications (Voici, Gala, Capital, VSD, Télé-Loisirs…) sont réputées pour leur contribution de haut vol à la vitalité de la démocratie, estime qu’à long terme Internet fera naître chez les jeunes « un scepticisme sur les valeurs de notre société »  : terrifiante perspective.
Arlette Chabot, presque racinienne, supplie : « Méfiez-vous des théories du complot selon lesquelles la vérité, les vérités de l’information seraient sur la Toile tandis que les médias traditionnels vous cacheraient la vérité. C’est vrai : grâce à Internet, plus aucune information ne pourra être enterrée ou dissimulée. Mais je vous demande d’être prudents, car un jour vous apprendrez que vous avez été manipulés, trompés. Sur Internet, la traçabilité des images n’est pas garantie. » Même la voix off s’y met : « Sur le Web, chacun crée son propre média et se croit journaliste. » La vieille histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, en somme.

Tout ça finira mal – mal pour les internautes, ces buses présomptueuses, cela s’entend. Philippe Val, qui poursuit le Net de sa vindicte depuis le jour où il a découvert que ce machin pouvait permettre à des cuistres de critiquer sa politique éditoriale à Charlie Hebdo [1], le dit avec fougue : « La presse écrite survivra à Internet, j’en suis sûr. »
Les casseroles que traînent certains de nos preux « journalistes en colère » étant trop pléthoriques pour que leur fracas ne parvienne pas à leurs propres oreilles, ils sont obligés d’en passer par l’exercice de l’autocritique – d’en passer rapidement, qu’on se rassure. Jean-Pierre Elkabbach, qui réclame à grands cris « la rigueur, la curiosité, la qualité », et qui s’exclame : « Marre de nous complaire dans la pipolisation, l’irrationnel et le voyeurisme, j’en peux plus ! », reconnaît à demi-mot : « Est-ce que moi, je me suis fait honte ? Peut-être pour une erreur que j’ai commise et assumée » – référence un brin sibylline à son annonce prématurée, sur Europe 1, en avril 2008, de la mort de l’animateur de télévision Pascal Sevran.
Et Philippe Val, avec une désinvolture qu’on s’en voudrait de prendre pour de la suffisance : « J’ai dû dire une connerie y a pas longtemps. Je ne me souviens plus ce que c’est, mais je me suis trompé, mais méchamment. Putain, c’était la honte. »

Moins défaillante que la sienne, notre mémoire a l’embarras du choix. Peut-être pense-t-il à sa récente déclaration selon laquelle l’« actionnaire » de France Inter, Nicolas Sarkozy, ne serait « pas très bien traité » par les journalistes de la station – assertion qui lui donne une légitimité indiscutable pour réfléchir au redressement de la profession ?

« Partenariats » médiatico-idéologiques Retour à la table des matières
Passons sur les viriles amitiés qui nous valent régulièrement ce genre de grandes opérations médiatico-idéologiques : cette soirée d’Arte était produite par Doc en Stock, la société de Daniel Leconte, en partenariat avec France Inter. Daniel Leconte et Philippe Val sont de grands amis : le premier a réalisé un film sur l’affaire du procès de Charlie Hebdo pour les caricatures de Mahomet, le « coup » publicitaire qui a définitivement lancé la carrière du second ; bien souvent, lors de précédents « débats » sur Arte, ils ont fustigé de concert la chienlit gauchiste [2].
Tous deux partagent avec Denis Jeambar, réalisateur de « Huit journalistes en colère » et instigateur en son temps du virage néoconservateur de L’Express, de solides convictions atlantistes. Les incessantes professions de neutralité journalistique et politique, les invocations d’une information « ni de droite ni de gauche », qui auront émaillé cette soirée – y compris lors du débat animé ensuite par Daniel Leconte –, sont franchement désopilantes, tant les obsessions propagandistes de ses initiateurs ont la discrétion d’un éléphant au milieu d’un couloir. Leur cible principale : les contempteurs de la politique israélienne, qui seraient tous, de même que ceux qui trouvent à redire à la politique américaine, de fieffés antisémites.
« Le pire ennemi du journalisme, avance Philippe Val, c’est sa conviction d’être au service du bien et de la pureté. » Celui qui, du temps où il éditorialisait à Charlie Hebdo, maniait avec une égale aisance l’insulte, la diffamation décomplexée et le fantasme échevelé, met en garde contre la « tentation de faire primer la thèse sur les faits » : « Le nombre de journalistes qui sont tombés dans le piège du bien est suffisamment important pour que la profession en soit profondément malade.

Le discours démagogique des uns marginalise le travail sérieux des autres. Ce n’est pas quand il exprime une opinion que le journaliste est libre et indépendant : c’est quand il pense d’abord contre son opinion pour ensuite livrer son analyse. (…)

On ne discute pas de l’Amérique, on ne peut pas discuter d’Israël et de la Palestine : il y a des tas de sujets sur lesquels on ne peut pas discuter parce que c’est le Bien et le Mal. Il y a des rédactions qui sont malades de ça. »
Le documentaire évoque également un incident navrant, qui en dit long sur cette « poubelle de la démocratie » qu’est la télévision, et qui vit la rédaction de France 2 – sous l’influence méphitique, il est vrai, de l’Instrument de Satan – diffuser, en pleine offensive israélienne sur Gaza, « des images récupérées sur Internet et accablant Israël. Après vérification, Arlette Chabot s’excuse : c’était de l’intox ».

Il est bien établi aujourd’hui, en effet, qu’à l’hiver 2008-2009, à Gaza, l’armée israélienne s’est comportée avec un humanisme extravagant [3]. Et dire qu’il est encore de dangereux désinformateurs, en liberté sur Internet, pour persuader les âmes crédules du contraire…

Mona Chollet   

16 Février 2010

Source:

Les blogs du Diplohttp://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2561:qeffroyables-imposteursq-sur-arte-le-roi-est-nu&catid=7:attention-medias-&Itemid=12



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Le frigo s'ouvre peu a peu…

1)  Comme il serait  agréable de voir les faits confirmer nos pires prédictions, si ces pires prédictions ne concernaient  la trahison du peuple Palestinien.
2)  Mahmoud  n'a jamais été  apprécié par le peuple Palestinien.
3)  On a obliger Mahmoud à  retirer son pantalon et à s'exiber nu à l'ONU et à proposer le renvoi du rapport Goldstone. Il était cuit de toute façon.
4) On a donc accuser Mahmoud   qui partait, mais qui partait pas, pour le décider  à partir   (corruption dans son entourage...mais  ça fait 20 ans qu'il en fait de la corruption Mahmoud).
5) Voilà  que cette fin de semaine   Gideon nous disait tout le bien qu'il pense de Marwan le négociateur (il fallait une gars à gauche - surtout pas le baiser de Judas de  Mahmoud ce fut fait )
6)  Aujourd'hui c'est l'Huma et
la Délegation Officielle en France   qui fait la promotion de   Marwan
7)  Et on me dira  que tout ça  est le fruit du hasard que nous avions subodoré. 
8)  Marwan doit commencer à pratiquer  son chant s'il veut gagner sa sortie du frigo... Chanson  qu'il entonne avec enthousiasme dans cette entrevue  exclusive   avec photo en cravate  (il faut que le soutien vienne de gauche lá ou la position des barons de Palestine est la plus fragile).
9)   Il est temps pour les prévisions  de Robert   
 a)  élection  avec Marwan en prison qui en  sort victorieux avec le titre de président de l'Autorité sans autorité..  C'est le nouveau Mendela de Palestine  et il va  faire gagner 5 ou 10  ans aux sionistes en négociations bidons qui au mieu accoucheront  du bantoustan.  
 b) Ils  doivent le sortir de prison avant ou pendant l'élection parce que les sondages ne le donnent pas gagnants comme ils le croyaient.
c) Petite pression sioniste   un peu partout sur le front électoral  " si vous ne votez pas pour le négociateur  c'est la guerre et le blocus et la mort   ( si vous votez  pour le négociateur c'est la même chose mais étaller sur un plus grand nombre d'annés...mais ca ils ne le diront pas)."   Marwan gagne mais sa position est fragiliser n'ayant pu éclipser le Hamas.
d) TOUT DÉPENDRA DE L'ATTITUDE DU HAMAS.  

Présenter au présidentielles  ou seulement aux législatives et avoir la majorité.
e)  Avec Marwan  c'est le bon FLIC qui est en poste, vaut mieux   filer doux disent-ils  car le mauvais flic  Dalhan se tient tapis dans un coin et il attend sa revanche.
QUE FAIRE ?  

Anonyme


2-2 Un État palestinien en 2010, est-ce possible ?  

Marwan Barghouti s’adresse aux lecteurs de l’Humanité.
Entretien exclusif.

Le leader palestinien toujours emprisonné, répond aux questions que nous avons pu lui transmettre jusque dans sa cellule.

Pensez-vous que la solution à deux États soit encore possible ?

Marwan Barghouti : La seule solution possible qui fait consensus internationalement et qui est acceptée par la majorité des Palestiniens et des Israéliens est la coexistence de deux États. À mon avis la création d’un État palestinien libre et indépendant souverain sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et qui vivra à coté d’Israël en paix et en sécurité est l’unique solution. Sans la mise en œuvre de cette solution nous assisterons à la poursuite de ce conflit et de la violence. Il ne faut pas s’y tromper : les Palestiniens ne vont pas renoncer à leur rêve et à leur droit de créer cet État quelles que soient leurs souffrances. Je suis persuadé que la fin de l’occupation israélienne est plus proche que jamais et que le dernier jour de l’occupation israélienne sera le premier jour de la paix entre la Palestine et Israël.

Un État palestinien en 2010, est-ce possible ?  

 http://www.palestine-diplo.com/spip.php?article256


2-3 Israël : contrer et enterrer le rapport Goldstone

La semaine dernière, Israël a révélé qu’il y avait eu des entretiens entre officiels israéliens et étasuniens afin de décider de la riposte à lancer pour contrer et enterrer le rapport Goldstone.

Israël a également dit que les USA n’hésiteront pas à utiliser leur pouvoir de veto si les efforts visant à enterrer le rapport devaient échouer.

La réponse d’Israël au rapport Goldstone compte 52 pages présentant ce qu’il affirme être les « résultats des enquêtes menées par l’armée ».

Les Nations unies ont déclaré qu’Israël avait répondu à toutes les accusations dont il est l’objet, mais elles ne sont pas certaines que tant Israël que le Hamas ont mené des enquêtes indépendantes et impartiales.

Israël a lancé sa guerre contre Gaza le 27 décembre 2008 et l’a terminée le 18 janvier 2009.

Plus de 1419 Palestiniens ont été tués et des milliers ont été blessés pendant cette guerre.

 Saed Bannoura

10-02

IMEMC & Agences

Cet article peut être consulté ici : http://imemc.org/index.php?obj_id=5...
Traduction : amg


2-4 Kouchner crée  les 'États sans frontières.'

L’exclamation de Bernard Kouchner dans le Journal du dimanche (« Un État palestinien, vite ! ») nous en dit sans doute plus sur le mode de fonctionnement du gouvernement français et de son ministre que sur le sort du conflit israélo-palestinien.

Aussitôt prononcé et aussitôt « tempéré » par François Fillon depuis Amman, et ignoré lundi soir par Nicolas Sarkozy, le slogan lancé le jour de l’arrivée de Mahmoud Abbas à Paris suscite l’incrédulité.

Entre les murs de ce vieil hôtel second empire du Quai d’Orsay, où l’on est, par tradition, si économe de ses mots, Bernard Kouchner continue de dessiner de grands moulinets avec ses bras et à laisser échapper des flots d’approximations qu’il passe encore plus de temps à démentir qu’à proférer.

Au-delà même de cette personnalité très « a-diplomatique », les « appels » inconséquents à la création d’un État palestinien ont déjà une trop longue histoire pour que nous jouions encore les Candides. Ariel Sharon, George Bush et, plus récemment, Benyamin Netanyahou se sont tous adonnés à des promesses de cette nature, avec la sincérité que l’on sait.

Sans parler de l’adhésion quasi métaphysique au « principe » de la création d’un État palestinien à quoi on reconnaît généralement quelques-uns de nos intellectuels les plus inconditionnels de la politique israélienne. Tout le monde, ou presque, est « favorable » à un État palestinien, surtout quand on ignore tout de ses contours, et que la colonisation israélienne peut continuer de galoper. D’ailleurs, dès lundi, Bernard Kouchner semblait avoir oublié sa proposition, dont il ne dit mot dans la tribune qu’il a cosignée dans le Monde avec son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos.

Deux stratégies en deux jours, c’est au moins une de trop ! La seconde, celle qu’il partage avec son alter ego espagnol, nous semble plus sérieuse puisqu’il s’agit d’établir un « calendrier de négociations » sur les questions du statut final de l’État palestinien, c’est-à-dire précisément sur ce que notre ministre renvoyait aux calendes grecques dans son entretien au JDD. Encore faudrait-il que les délais soient très courts et contraignants. Un mot encore sur l’« État sans frontières » de Bernard Kouchner. On s’étonnera qu’il prenne à peu près l’exact contre-pied du plan ébauché par l’émissaire de Barack Obama, George Mitchell, qui, lui, fixait comme préalable le tracé des frontières. Ce qui paraît nettement plus pertinent puisque c’est sur ce point – les frontières, le partage de Jérusalem et la décolonisation – que l’opposition d’Israël est la plus rude. Et c’est là, tout de suite, que la pression internationale doit s’exercer. Hélas, les États-Unis ont eux-mêmes affaibli leur plan en renonçant à garantir que le tracé de frontières serait accompli sous deux ans, comme George Mitchell l’avait initialement indiqué. Ce qui donnait un contenu politique à leur engagement.

Tout au plus, la déclaration de Bernard Kouchner peut-elle être aujourd’hui rapprochée de la stratégie conduite par le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui préconise la construction d’un État « dans les faits et sur le terrain » en 2011, c’est-à-dire par la multiplication de projets économiques. Mais lui n’a pas les moyens d’affronter Israël. D’autant moins que le leadership palestinien est toujours divisé. Il est donc dans son rôle quand il prépare la société palestinienne à un avenir, même hypothétique. Toutefois, son pari n’a de sens que si les grandes puissances font « leur job », c’est-à-dire font ce que lui ne peut pas faire : exercer une forte pression sur Israël. L’impératif de cet affrontement diplomatique et économique est incontournable. C’est à cela qu’on jugera de la sincérité des plans.

Hors de cela, aucun n’a plus de vertus intrinsèques.

 Aujourd’hui, tout le monde semble comprendre que les choses ne peuvent pas durer, mais personne n’est prêt à prendre ses responsabilités. Jamais sans doute l’image d’Israël n’a été aussi dégradée. L’épisode des agents du Mossad épinglés à Dubaï n’ajoute rien à sa gloire.

La campagne internationale qui s’amorce en faveur de sanctions à l’initiative des sociétés civiles est redoutée. Mais toutes les grandes capitales regimbent devant l’hypothèse d’une crise. Laisser une fois encore pourrir la situation serait pourtant désastreux. Les Palestiniens, ceux de Gaza surtout, ne peuvent rester dans cet entre-deux. Et il ne faut pas sous-estimer la capacité israélienne à brouiller brusquement les cartes par une nouvelle guerre contre le Hezbollah libanais, une autre offensive contre Gaza, sans parler d’une action militaire contre l’Iran, aux conséquences incalculables. Que de ruses et de tergiversations, décidément, pour obtenir d’un État comme les autres qu’il applique comme les autres les résolutions des Nations unies !

Mondialisation.ca,

25 février

Articles de Denis Sieffert publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=17811


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