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09/03/2010

n°514 - Dossier de Palestine - 09-03 -: Fin :- Israël et le mépris du droit international.


n°514 - Dossier de Palestine - 09-03 -: Fin :-   Israël et le mépris du droit international.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

     n°514                                                                                                     09-03

                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

3 Dossier (Suite & Fin )

3-3 Herb Keinon : Goldstone : Israël s'est déjà expliqué.(…)

3-4 Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort.

1 Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations.

2 Mali Ilse Paquin : Affaire Mahmoud Al-Mabhouh - Israël sur la sellette.

3 Denis Brunetti : Le Mossad et un coup à double tranchant.

4 "Des gens se sont fait passer pour des Australiens pas seulement une fois, mais à plusieurs reprises",

5 Les USA et la G.B étaient-ils informés à l'avance de l'assassinat de Mabhouh ?

6 Abdel Bari Atwan : La collusion européenne avec le terrorisme israélien. 

3-5 Maariv : La vision de Barak. 

3-6 Quelque chose semble bouger aux USA.

3-7 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

3-8 La Turquie étend son rôle au Proche-Orient.


3-3 Herb Keinon : Goldstone : Israël s'est déjà expliqué.(…)

PS : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
Israël est allé assez loin. Pour Jérusalem, le rapport délivré au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au début du mois sur l'opération Plomb durci, répond à toutes les questions.

Conséquence : il n'est pas nécessaire de mettre en place une commission d'enquête indépendante.
"Israël est convaincu que le rapport est une réponse sérieuse, crédible et complète aux requêtes du secrétaire général", a déclaré une source au sein du Bureau du Premier ministre.

Surtout que les investigations militaires actuelles sont contrôlées par le ministre de la Justice et sujettes en dernier ressort à l'examen de la Cour suprême.
Il y a deux semaines, l'Etat hébreu a remis à Ban Ki-moon un rapport de 46 pages intitulé "Investigations sur l'opération de Gaza : mise à jour". Il souligne que le système judicaire israélien au sein de l'armée est indépendant et bénéficie de la surveillance des organes de la société civile.
La Cour suprême veille au grain
Le rapport rejette 4 des 36 accusations de crimes de guerre relevées dans le rapport Goldstone.

Mais il révèle également que des mesures disciplinaires ont été prises contre deux cadres de l'armée, un brigadier-général et un colonel. Motif : ils ont autorisé, en janvier dernier, l'action de l'artillerie près d'une installation de l'ONU, dans la banlieue de Gaza-ville.
Jusqu'à présent, la classe politique se divisait en deux : ceux favorables à la mise en place d'une commission d'enquête, soit le ministre de
la Justice Yaacov Neeman, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le procureur général récemment retraité Menahem Mazuz.

Dans le camp du contre, on comptait le ministre de la Défense Ehoud Barak et le chef d'état-major Gabi Ashkénazi, pour qui une commission d'enquête mettrait en danger les soldats.
De son côté, le Premier ministre Binyamin Netanyahou ne s'est jamais prononcé publiquement sur cette question et a toujours évité de se confronter à Ehoud Barak.
L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé le rapport Goldstone
mais n'a pas l'autorité pour porter le dossier devant la Cour international de La Haye. (…)

Il est, par ailleurs, peu probable, qu'elle saisisse le Conseil de sécurité à cause de la perspective du veto américain.
Herb Keinon 

12.02.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631164013&a...


3-4 Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort.

1 Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations.
La guerre souterraine  a ses règles. Des voitures explosent, des bateaux coulent et des hommes meurent de façon mystérieuse. Mais les coups portés dans la lutte secrète que se livrent l’entité sioniste contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah ne sont jamais revendiqués : seule une poignée de joueurs enregistre les succès et les échecs, et prépare les ripostes.
Or selon des sources égyptiennes citées par le quotidien londonien ''Times'' « Israël a entamé depuis un certain temps un processus d'élimination des responsables du Hamas et du Hezbollah dans tout le Moyen-Orient ».
La mort de Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort vendredi dernier dans une chambre d'hôtel de Dubaï, est celle de l'un de ces joueurs. Elle aurait pu rester ignorée si le Hamas n'avait publiquement accusé « Israël » de l'avoir liquidé.
Le Mossad n'a, bien sûr, ni revendiqué ni démenti cette action. Tout comme personne n'avait non plus revendiqué l'assassinat du général syrien Mohammed Suleiman. Ce proche collaborateur de Bachar el-Assad tué en août dernier de plusieurs balles dans sa villa de Rimal al-Zahabiyeh, une luxueuse station balnéaire située au nord de Tartous. Cet alaouite, membre de la même minorité religieuse que la famille Assad, avait été chargé de plusieurs dossiers sensibles, dont celui des programmes secrets de recherche en armement du régime syrien. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, précise le quotidien.
Pas plus que n'avait été revendiqué l'assassinat du commandant en chef de la résistance le général Imad Moughniyeh, tué dans la mystérieuse explosion d'un véhicule au centre de Damas en février 2008.
Ni celle de l'expert nucléaire iranien Massoud Ali Mohammed, tué dans l'explosion d'une moto à Téhéran le mois dernier.
Ni celui de deux membres du Hamas, morts dans l'explosion d'une voiture piégée devant le bureau du représentant de l'organisation Oussama Hamdane le 27 décembre 2009 dans la banlieue sud de Beyrouth, ajoute le Times.
Toujours selon  des sources égyptiennes citées par Times: «Nous savons que l'activité des services secrets israéliens a augmenté ... Nous sommes conscients que leurs activités se sont accrues  sur notre territoire et dans d'autres pays de la région. Ils tentent de nous écraser tous dans leur guerre souterraine».
Une source palestinienne à Ramallah a déclaré au quotidien  que le «mouvement du Hamas a couvert certains  incidents dont ont été victimes leurs  membres afin de ne pas s'exposer aux embarras ».
Selon un diplomate égyptien cité par le quotidien, « il existe une coopération accrue entre Gaza et l’ Iran, et Israël craint que le soutien iranien ne renforce la capacité et la force du Hamas ».
Il a averti contre «l'expansion de cette guerre que mène Israël contre la coopération entre l'Iran et le Hamas", soulignant qu'il y a des pays qui ne veulent pas transformer leur territoire en un champ de bataille dans le conflit palestino - israélien.
Le quotidien britannique estime qu' « Israël » veut à tout prix empêcher la coopération croissante entre le Hamas et l'Iran, via le Hezbollah.
Mais encore, faute de ne pouvoir s’engager dans une guerre ouverte contre l’Iran le Hezbollah le Hamas et
la Syrie, l’entité sioniste a déclenché une guerre souterraine sans merci, avec l’aide de certains services de renseignements arabes alliés.
Dans le même contexte, le quotidien  «Maariv» a révélé  que le «Mossad» était derrière l'attentat contre un autobus à Damas, et deux autres explosions à Beyrouth et à Gaza. Le lien  entre les attentats et l'assassinat du leader du Hamas «» Mahmoud Mabhouh dans l'émirat de Dubaï est selon Maariv réel !.
Bref dans cette guerre souterraine, chaque épisode, aussi incomplet et incohérent soit-il, est un élément de la nouvelle guerre froide qui se déroule au Moyen-Orient.

G. Houbballah

 14 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.140210.htm


2 Mali Ilse Paquin : Affaire Mahmoud Al-Mabhouh - Israël sur la sellette.

Faux passeports, déguisements, engins sophistiqués: l'assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï a tous les éléments d'un épisode de Mission Impossible.

Et comme dans la série télévisée, les 11 individus qui auraient pris part à l'opération meurtrière en janvier dernier se sont volatilisés. Alors que le gouvernement britannique a promis hier une enquête sur le vol d'identité de six Israélo-Britanniques, les services secrets israéliens ont été désignés à la vindicte.

Les vidéos des 11 assassins de Mahmoud Al-Mabhouh, diffusées par les autorités de Dubaï lundi soir, ont provoqué une onde de choc de Jérusalem à Londres.

La presse israélienne reconnaît la signature du Mossad et réclame la tête des services secrets israéliens.

Les agents étaient tous détenteurs de faux passeports européens, dont six britanniques.

La Grande-Bretagne a lancé hier une «enquête exhaustive» sur l'usurpation d'identité des Britanniques vivant en Israël.

Le récit de l'opération se lit comme un polar de Robert Ludlum.

Dix hommes et une femme atterrissent le 19 janvier à Dubaï, en provenance de quatre pays, avec pour mission de tuer Mahmoud Al-Mabhouh, chef du trafic d'armes pour le Hamas.

Un membre du commando repère le Palestinien à son arrivée à l'aéroport l'après-midi du 20 janvier. Il le suit jusqu'à l'hôtel Rotana, où l'homme de 49 ans sera assassiné en soirée.

Comme dans un polar

Deux agents, vêtus comme s'ils revenaient d'une partie de tennis, prennent le même ascenseur que la victime et découvrent son numéro de chambre.

Leurs collègues, dont certains sont coiffés de perruques, s'installent dans la chambre opposée et dans le hall de l'hôtel pour surveiller les allées et venues d'Al-Mabhouh. Ils communiquent entre eux à l'aide d'appareils émetteurs-récepteurs sophistiqués.

La troupe de choc profite d'une absence du Palestinien pour s'introduire dans sa chambre.

À son retour, il est asphyxié. Quelques heures plus tard, les tueurs d'élite s'envolent pour différentes destinations.

La presse israélienne est unanime: les services secrets israéliens sont derrière le coup.

Le journal Haaretz observe d'énormes similarités avec le polar d'un ancien du Mossad, Mishka Ben-David, inspiré d'un attentat contre un autre apparatchik du Hamas en 1997. «Ben-David décrit comment les agents du Mossad changent plusieurs fois d'hôtels et de véhicules, arrivent de différents pays et maquillent leur apparence pour ne pas être reconnus», écrit le quotidien.

Son chroniqueur Amir Oren a ouvertement demandé la démission du chef du Mossad, Meir Dagan, rappelant que «l'utilisation de l'identité d'Israéliens innocents... est contre la loi».

Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a toutefois insisté pour dire qu'il n'y avait «aucune raison de croire que le Mossad israélien» avait orchestré le meurtre.

Crise diplomatique en vue?

Toujours est-il que Londres doit rencontrer l'ambassadeur israélien, Ron Prosor, aujourd'hui pour qu'il explique comment l'identité des six Israélo-Britanniques a pu être usurpée.

Le premier ministre Gordon Brown a insisté hier sur le fait que «le passeport britannique est un document qui doit être détenu avec soin.»

La SOCA, l'équivalent du FBI en Grande-Bretagne, fait enquête avec Dubaï.

De leur côté, les six Britanniques dont l'identité a été volée étaient stupéfaits d'être mêlés à cette affaire rocambolesque. «Hier, je me suis couché avec une pneumonie et ce matin, je me suis réveillé avec l'identité d'un meurtrier», a ironisé Melvyn Mildiner, 31 ans.

Si le Mossad est effectivement impliqué, il a fait une démonstration de force aux ennemis d'Israël, croit Yossi Mekelberg, expert à la Chatham House. «On ne retrouvera probablement jamais les assassins», conclut-il.

Mali Ilse Paquin, collaboration spéciale

18 février

La Presse Israël sur la sellette

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201002/18/01-952872-israel-sur-la-sellette.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


3 Denis Brunetti : Le Mossad et un coup à double tranchant.

Analyse –

Pour la presse israélienne, il ne fait aucun doute que les services secrets de l'Etat hébreu sont à l'origine de l'opération parfaite qui a permis d'assassiner Mahmoud Al Mabhouh à Dubaï. Mais elle s'inquiète également des conséquences diplomatiques.
C'est un impressionnant film d'espionnage qu'a présenté et diffusé au public la police de Dubaï : grâce aux caméras de surveillance de l'aéroport, de la rue, de plusieurs hôtels et centres commerciaux, grâce aux écoutes téléphoniques et aux enregistrements électroniques, les enquêteurs montrent les allées et venues, les contacts et l'organisation par un groupe de 11 personnes de l'assassinat de Mahmoud Al Mabhouh.
Ce cadre du Hamas en exil a été assassiné le 19 janvier dans sa chambre n°230 de l'hôtel Bustan Al Rotana à Dubaï. Ancien fondateur des brigades Ezzedine Al Qassam, responsable personnellement de l'enlèvement et selon Israël de l'assassinat de deux soldats israéliens, il était surtout, selon Israël, le chef du trafic d'armes vers Gaza, et en particulier celui venant de l'Iran.
27 minutes de vidéo
Dès le début de l'enquête, les yeux se sont tournés vers le Mossad, les services secrets israéliens. Ils auraient les moyens, les méthodes et le mobile pour une telle liquidation. Mais après de nombreuses rumeurs, la police de Dubaï a été bien au-delà d'une enquête de formalité. La police a donc diffusé les photos et surtout un incroyable document de 27 minutes reprenant les principales images vidéos où tout un chacun peut voir les moindres détails d'une organisation sophistiquée : 11 personnes, 10 hommes et une femme, ont préparé et perpétré l'élimination dans un calme et un professionnalisme absolu sous l'oeil des caméras de surveillance.
Et l'on voit tout ou presque : une équipe de surveillance attend tout d'abord la cible à son arrivée à l'aéroport de Dubaï. Il est ensuite suivi à la réception de son hôtel, puis dans l'ascenseur, par deux joueurs de tennis. Un homme note alors le numéro de sa voiture et prévient les autres.

Un autre agent sort de son hôtel avec une perruque tandis que des équipes de surveillance, toujours par deux, se relaient dans l'établissement. On amène à ce moment du matériel dans une chambre voisine puis le coordinateur, "Peter" réserve une chambre en face de la victime.
"Kevin" ouvre la porte, sans doute grâce à un dispositif électronique, le coordinateur quitte quant à lui Dubaï avant la phase d'exécution. Une première équipe de tueurs arrive, puis une deuxième tandis que "Kevin" et "Gail" surveillent le couloir. Le meurtre a lieu entre 20h27 et 20h46 dans la chambre. Puis les membres du commando s'éparpillent dans des vols pour Paris, Hong Kong ou Johannesburg avec des passeports anglais, irlandais, allemand et français.
Méthodes du Mossad
Jamais le public n'avait pu ainsi voir les images d'une telle organisation. Les agents semblent très calmes, autonomes, ils se croisent discrètement dans les halls d'hôtel, dans les centres commerciaux, communiquent avec un réseau particulier. Ils portent des lunettes, casquettes ou moustaches mais ils semblent relativement identifiables. Ces visages d'Occidentaux, les passeports européens, une technologie avancée en télécommunications et en électronique plaident naturellement pour une signature israélienne.
Mais d'autres éléments sont venus s'y ajouter depuis mardi : sept Israéliens ont déclaré qu'on leur avait "volé leur identité". Or sept noms indiqués sur les passeports sont bien vrais mais correspondent à de simples citoyens israéliens d'origine britannique, et donc détenteurs d'un deuxième passeport.

Et ceux-là ont été stupéfaits mardi matin quand les noms des onze ont été affichés à la Une. Paul John Kooley, un réparateur du kibboutz Nasholim ou Melvyn Mildiner, un rédacteur de Beit Shemesh, se disent "furieux" et "désemparés" par ce qui leur arrive. On a "emprunté" leur nom, leur numéro de passeport ou leur lieu de naissance, afin de forger d'autres passeports, avec des photos légèrement différentes, pour les agents de Dubaï.
Et cela aussi ressemble aux méthodes du Mossad. En 1979, le Royaume-Uni s'était déjà plaint de l'utilisation de faux passeports britanniques par Israël. En 1997, c'est le Canada qui avait demandé des explications après qu'une tentative d'assassinat par un agent porteur d'un faux passeport canadien. Une autre fois, l'Etat hébreu avait même dû s'excuser auprès de la Nouvelle-Zélande.
Des Palestiniens impliqués
Les images de Dubaï ne sont pas le seul indice sur l'implication israélienne dans l'affaire.

La police de Dubaï a en effet également annoncé que deux Palestiniens avaient été arrêtés en Jordanie et extradés.

Or, au moins l'un d'entre eux aurait eu des contacts avec Peter, le "coordinateur" et... serait un membre de la police palestinienne. Aussitôt à Gaza, le Hamas y a vu la preuve que l'Autorité palestinienne de Ramallah est peut-être complice du Mossad. Réponse de Ramallah : les deux hommes seraient en fait des membres de la police palestinienne... de Gaza, c'est-à-dire des membres de la milice du Hamas. Nouvel imbroglio dans l'affaire, mais en tout cas, un nouveau soupçon sur une opération régionale.
Si les agents ont réussi à "exécuter" leur cible et à s'échapper, les médias israéliens s'inquiètent désormais des problèmes diplomatiques qui pourraient s'ensuivre. Haaretz déclare même que le chef du Mossad, Meir Dagan, devrait partir.

Réputé pour ses méthodes expéditives, ce dernier insiste pour se maintenir à son poste. Mais le quotidien affirme que le Mossad ne peut outrepasser abusivement les lois sous sa coupe. Le Mossad a-t-il été trop loin ? Si les journaux israéliens parlent aujourd'hui d'une "réussite opérationnelle", il qualifie aussi l'opération d'"échec stratégique". La légende du Mossad, qui fut minée durant ces dernières années par des échecs piteux, en ressort en tout cas renforcée. "Toutes ces actions, qu'elles soient d'ailleurs du Mossad ou non, contribuent à son image dissuasive, à son image féroce d'un Mossad efficace et impitoyable", souligne la presse.

Denis BRUNETTI, correspondant permanent à Jérusalem,

17 février

http://www.lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/2010-02/assassinat-du-cadre-du-hamas-un-coup-a-double-tranchant-pour-le-5696159.html
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-dubai-contre-mossad-45157376.html


4 "Des gens se sont fait passer pour des Australiens pas seulement une fois, mais à plusieurs reprises",

Les agents du Mossad, le service de renseignements israélien, ayant participé à l'assassinat du cadre du Hamas, Mahmoud Mabhouh, à Dubaï, utilisent régulièrement des passeports australiens falsifiés, a affirmé un ex-agent des services israéliens.
Le Mossad a utilisé des passeports australiens falsifiés pour d'autres opérations, antérieures à celle menée à Dubaï, attribuée par la police locale au service israélien, a affirmé jeudi sur la chaîne ABC Victor Ostrovsky, un ancien agent du Mossad.
Pour Ostrovsky, il est aisé pour des agents de se faire passer pour des Australiens, car peu de gens au Moyen-Orient connaissent ce pays.
"Des gens se sont fait passer pour des Australiens pas seulement une fois, mais à plusieurs reprises", a-t-il ajouté.
 Selon Ostrovsky, le Mossad dispose d'un "département de recherches, très coûteux", chargé de la fabrication de faux documents.
Jeudi, l'Australie a convoqué l'ambassadeur d'"Israël" pour qu'il explique comment trois passeports australiens ont pu être utilisés par des membres du groupe qui a tué Mabhouh.
La police de Dubaï a assuré que tous les documents de voyage utilisés étaient de vrais passeports, mais le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, a affirmé que les trois passeports australiens semblaient avoir été "reproduits ou retouchés".
DUBAI COOPERERA AVEC DES POLICES ETRANGERE
 Le chef de la police de Dubaï a annoncé, dans des déclarations publiées vendredi, la prochaine formation d'une équipe d'enquêteurs locaux et internationaux pour traquer les 26 suspects dans l'assassinat du cadre du Hamas, qu'il a à nouveau imputé au Mossad israélien.
 "Nous allons œuvrer via les canaux diplomatiques européens et australiens  et peut-être américains pour mettre en place une équipe de travail formée de la police émiratie et de celles d'au moins sept autres Etats pour traquer le gang responsable de l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh", a dit Dhahi Khalfan.
 Il a précisé, dans le quotidien Al-Bayane, organe du gouvernement de Dubaï, qu'une équipe de la police de Dubaï s'était rendue dans plusieurs "pays européens concernés" par l'enquête.
 Khalfan a de nouveau accusé le Mossad. "La perruque ne sert à rien", a-t-il dit à l'adresse des services de renseignement israéliens selon le journal, soulignant que la police avait réussi à identifier les suspects même si certains avaient porté des perruques.
 Selon lui, Interpol, l'organisation de coopération policière internationale, lancera la semaine prochaine un avis de recherche contre les 15 nouveaux suspects dont la police a fait état mercredi.

26/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126375&language=fr


5 Les USA et la G.B étaient-ils informés à l'avance de l'assassinat de Mabhouh ?

Les Etats-Unis et la Grande Bretagne seraient-ils impliqués d'une façon ou d'une autre dans l'assassinat du cadre du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh?
Le Wall Street journal et le Daily Mail ont publié de nouveaux détails sur l'assassinat de Mabhouh, mettant en cause le rôle des Américains et des Britanniques dans ce meurtre.
Commençons par le Wall Street Journal qui a révélé que les meurtriers de Mabhouh, ont utilisé cinq cartes de crédit bancaires émises par des banques et des institutions financières aux États-Unis, et ce, pour acheter leurs billets de voyage vers Dubaï et d'autres choses relatifs à l'assassinat. Cela signifie une participation des États-Unis dans l'assassinat, affirment des experts.
L'usage de ces cartes de crédit fait notamment l'objet d'une enquête de la part des autorités émiraties, rapporte le quotidien américain.

De son coté, le quotidien britannique, Daily Mail, a révélé que le Mossad a informé la Grande Bretagne de son intention d'utiliser des passeports britanniques par certains meurtriers de Mabhouh, mais il ne lui a pas fourni d'autres détails.
Citant un responsable de sécurité britannique, le quotidien rapporte que ce dernier avait rencontré avant l'assassinat de Mabhouh, un agent du Mossad, ayant un rôle dans cette opération. Le responsable assure qu'une partie du dialogue entre lui et cet agent a même été enregistrée.
Il ajoute que l'agent du Mossad lui avait dit qu'"Israël" avait informé le gouvernement britannique, d'une façon concise, juste avant le début de cet assassinat.
"Mais cela ne signifie pas que les Britanniques ont joué un rôle dans cet assassinat. Ils ne connaissaient pas la cible visée par l'assassinat, mais ils savaient qu'une partie des meurtriers allaient utiliser des passeports britanniques", affirme-t-il.
Le Foreign office a cependant démenti ces informations, indiquant qu'"Israël" lui avait fait part de l'usage des passeports britanniques par les meurtriers juste avant la révélation des détails du meurtre par la police de Dubaï.
En outre, le magazine allemand Der Spiegel rapporte que le passeport allemand utilisé par un des meurtriers est un document légitime.
Le passeport allemand a été délivré le 18 juin, 2009, à Cologne (ouest) à un homme affirmant s'appeler Michael Bodenheimer, qui avait présenté un passeport israélien émis à la fin 2008, selon le magazine.
Il s'était prévalu du droit à un passeport allemand en affirmant résider à Cologne et en présentant un extrait de mariage de ses parents.
Le parquet de Cologne a été chargé d'une enquête portant sur une possible usurpation d'identité, selon der Spiegel.
L'Allemagne avait demandé jeudi au chargé d'affaire israélien à Berlin des explications sur cet assassinat, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Vendredi, le gouvernement allemand avait affirmé qu'une enquête était en cours, sans donner de détails.
DUBAI A DES PREUVES INCRIMINANT LE MOSSAD
Les enquêteurs ont des preuves, dont des écoutes téléphoniques entre les meurtriers qui ont été détectées, sur l'implication des services de renseignement israéliens dans le meurtre de Mabhouh, c'est ce qu'a affirmé, ce samedi, le chef de la police de Dubaï, dans le quotidien Al-Bayane.
"La police de Dubaï dispose aussi d'informations sûres selon lesquelles certains coupables ont acheté leurs billets d'avion dans d'autres pays par des cartes de crédit portant les mêmes identités révélées" par les autorités de l'émirat, ajoute le général Khalfan.
"Ainsi, les coupables ont utilisé les mêmes passeports dans plus d'un pays", poursuit-il, répétant que "le Mossad est à 99% impliqué" dans l'assassinat du responsable du Hamas.

 20/02

www.almanar.com.ib

 http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4942 


6 Abdel Bari Atwan : La collusion européenne avec le terrorisme israélien. 

L’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh, largement attribué au Mossad, met en plein jour non seulement la collaboration des services de sécurité de l’Autorité palestinienne avec les services israéliens, mais aussi la collusion de certains pays européens avec le terrorisme israélien, écrit Abdel Bari Atwan.

Le silence des gouvernements occidentaux, dont les citoyens ont vu leurs passeports utilisés par le Mossad pendant cette opération meurtrière, a été surprenant. Il est encore plus surprenant de lire les communiqués disant que les Israéliens ont prévenu leurs homologues britanniques que leurs agents [tueurs] allaient utiliser un passeport britannique. Si c’est exact, cela confirme la collusion britannique – équivalant à un encouragement – avec le terrorisme d’état israélien contre les Arabes.

Le gouvernement britannique s’est empressé de nier ces informations venues de la presse, mais le fait qu’il ne prenne aucune mesure à l’encontre des Israéliens confirme que la colère officielle britannique à laquelle nous avons assisté, avec la convocation de l’ambassadeur israélien au service des Affaires étrangères et du Commonwealth, est un trompe-l’oeil à destination des médias. Quand elle était premier ministre, Margaret Thatcher avait expulsé treize diplomates israéliens et avait suspendu des accords sécuritaires avec Israël après que le Mossad, en 1987, ait utilisé des passeports britanniques lors d’opérations terroristes similaires. Il est douteux que Gordon Brown, son dernier successeur et supporter déclaré d’Israël, prenne une telle initiative.

Cette honteuse complicité des gouvernements européens, dont le manque de réaction revient tacitement à approuver l’assassinat d’Al-Mabhouh par les Israéliens, confirme que les responsables israéliens ont raison quand ils disent que ce bruit va bientôt retomber et que tout sera revenu à la normale d’ici tout au plus une semaine. Tout ce qu’il faut, ce sont des « excuses » israéliennes à huis clos et le dossier serait fermé. Israël a de l’expérience en la matière, ayant présenté des « excuses » similaires au Canada et à la Nouvelle-Zélande après avoir utilisé des passeports de leurs citoyens lors d’opérations similaires. Les relations canado-israéliennes n’avaient nullement été affectées, en fait elles se sont même renforcées.

Cet assassinat illustre parfaitement le terrorisme d’état d’Israël qui ne vaut pas mieux que n’importe quel terrorisme, y compris celui d’Al-Qaida. On pourrait même dire qu’il est plus dangereux parce que Al-Qaïda n’est pas un état membre de l’Organisation des Nations Unies et n’a aucune prétention à être le seul pays démocratique et un symbole de la civilisation occidentale au Moyen-Orient !

De tels actes commis avec le soutien tacite de l’Occident fournissent des arguments, à raison ou à tort, aux extrémistes pour recruter et radicaliser des jeunes qui se sentent opprimés, humiliés et impuissants. Cette explication n’excuse pas le terrorisme mais si des gens comme le Mossad sont autorisés à agir comme s’ils étaient au-dessus du droit et des conventions internationales, en envoyant des assassins dans les capitales des pays modérés qui sont des alliés de l’Occident et en violant leur souveraineté au grand jour, quel message cela envoie-t-il à des jeunes musulmans impressionnables et à d’autres ?

Les pays occidentaux dépensent des milliards de dollars sous le prétexte de combattre le terrorisme arabe et islamique, mais ils perdent leur crédibilité et les amis dont le soutien leur est précieux, quand ils ne lèvent pas le petit doigt face au terrorisme israélien qui selon beaucoup est la source de toute forme de terrorisme au niveau mondial.

Les gouvernements arabes devraient prendre des mesures de rétorsion contre les pays qui collaborent avec le terrorisme israélien, en menaçant de cesser toute coopération en matière de sécurité s’ils ne se décident pas à prendre des mesures concrètes contre l’état sioniste. Des pressions doivent être appliquées pour traduire les assassins devant la justice dès que possible, mais c’est juste un vœu pieux car la plupart des gouvernements arabes manquent de toute réelle souveraineté, ont peu d’amour-propre et courbent l’échine devant l’Occident.

Il va sans dire que l’Autorité palestinienne, par l’implication de deux de ses anciens officiers dans cet assassinat, a perdu tout prestige et le peu de crédibilité qu’il lui restait. Elle perd définitivement le droit de représenter le moindre Palestinien si elle ne punit pas immédiatement ses officiels connus comme collaborateurs et n’expulse de ses rangs tous les agents du Mossad dans les plus brefs délais.

L’Autorité palestinienne s’est trouvée confrontée à deux grands scandales en moins d’une semaine, l’un impliquant un service de renseignement qui est censé travailler dans l’intérêt des Palestiniens mais qui s’est transformé en un outil pour espionner les citoyens palestiniens et leurs responsables au profit d’Israël, le second étant sa collaboration avec le Mossad pour assassiner un de nos honorables combattants de la liberté, qui a résisté à l’occupation illégale de son terre et a sacrifié sa vie au service de sa cause.

L’assassinat d’Al-Mabhouh a été douloureux et humiliant en même temps. Douloureux parce qu’il a touché une figure de la résistance nationale, et humiliante du fait qu’il s’est produit dans un pays arabe. Mais peut-être « quelque chose de bon sortira de la mauvaise plante », puisque cela expose aux yeux de tous l’Autorité palestinienne et certains de ses dirigeants qui agissent dans l’intérêt d’Israël, comme cet assassinat révèle aussi l’hypocrisie occidentale dans sa pire forme. Ceux qui soutiennent le terrorisme israélien, et qui même l’approuvent, ne peuvent être que des terroristes eux-mêmes. N’importe quelle discussion à Washington et à Londres, ou dans toute autre capitale occidentale, sur la lutte contre le terrorisme ne provoquera que moqueries aussi longtemps que ces capitales contribueront indirectement au terrorisme de l’état israélien.

Les pays occidentaux se préparent à imposer des sanctions économiques contre l’Iran, qui n’a ni réalisé ni soutenu aucune opération terroriste équivalente. Ils ont soumis la Libye à un siège injuste et exercé un blocus sur l’Irak pendant 13 années. De même, ils ont placé le Hamas sur une liste internationale d’organisations « terroristes », même si cette organisation n’a jamais lancé d’opération au-delà des territoires occupés. Pourquoi alors, n’y a-t-il pas un blocus appliqué contre Israël, ainsi que des sanctions économiques, pour faire cesser ces pratiques terroristes qui ont lieu jour et nuit dans les territoires occupés et au-delà ? Quand verrons-nous une fin à cette hypocrisie éhontée ?

Abdel Bari Atwan

27 février 2010

http://www.geostrategie.com/2477/la-collusion-europeenne-avec-le-terrorisme-israelien


3-5 Maariv : La vision de Barak. 

nb : Ndlr :La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information. 

Ehud Barak, ministre israélien de la guerre, considère que la démarcation de frontières bien claires entre "Israël" et un Etat palestinien est très importante.

Ne pas le faire sera, pour lui, la plus grande menace qu’envisage "Israël", plus grande que la menace iranienne ou d’autres.

Un seul Etat, "Israël", existant entre la Méditerranée et le fleuve du Jourdain ne pourra supporter trente-six solutions, mais seulement deux : Un Etat à double nationalité ou un Etat de pur apartheid, avertit-il.

Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, voit, lui, dans le projet nucléaire iranien la plus grande menace qui guette "Israël".

Cependant, Barak, le président du parti travailliste, croit qu’il faut voir la réalité en face, c’est une responsabilité historique. Il faut diviser la terre d’"Israël" en deux Etats.

Un pour "Israël" comportant toujours une majorité juive. Et à côté, un Etat, image des espérances des Palestiniens. Cette affaire représente, pour Barak, la plus grande menace au sionisme et au peuple d’"Israël". C’est l’affaire la plus urgente à résoudre.

Dans un colloque organisé par le Centre israélien du management de l’université Bar-Ilan, Barak a exposé sa vision de solutions aux problèmes auxquels l’Etat hébreu fait face. Il s’est montré fier d’être membre d’un gouvernement qui avait choisi comme solution la feuille de route internationale. Il croit que cette feuille n’est pas mauvaise, qu’elle assurera à "Israël" le ralliement de tous les groupes coloniaux de la Cisjordanie. Ils seront une partie intégrante de tout arrangement permanent dans l’avenir. « Il est de notre intérêt d’avoir une démarcation tout à faire claire entre nous, dit-il, et les Palestiniens. Des frontières qui seront une solution : deux pays pour deux peuples ».

Les milieux religieux extrémistes ne veulent faire aucune concession vis-à-vis de la « Terre d’"Israël" », en avançant des prétextes tirés de la Torah.

Barak s’est adressé à de tels gens en disant que la souveraineté juive a connu des hauts et des bas, que les rabbins acceptaient la réalité politique du terrain comme elle était. « Nous devons comprendre, a-t-il ajouté, que s’il y avait un seul Etat entre la Jordanie et la mer, qui s’appellerait "Israël", il serait soit un Etat non juif, soit un Etat non démocratique, un Etat d’apartheid.

» Mais si nous voulons un Etat dont le peuple juif sera fier et dans lequel les jeunes veulent habiter, nous devons entamer cette démarche douloureuse. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas un lien avec cette terre ou parce que nous n’avons le droit à cette terre, toute la terre, mais parce que nous sommes réalistes. Cette douloureuse démarche (le partage de la terre) est obligatoire. Il y a des millions de Palestiniens dans la région. S’ils avaient mis leurs voix dans les urnes, il y aurait eu un Etat à double nation. Dans le cas contraire, il y aurait un Etat de ségrégation ».

Barak croit que « la paix ne se réalisera que lorsque nos voisins-ennemis auront compris qu’ils ne peuvent nous tirer vers un piège de miel diplomatique ».

"Israël" est le pays le plus fort dans la région, dit-il, « mais le temps n’est pas en notre faveur. Nous devons avoir des yeux ouverts et des pieds solides. L’œil gauche doit virer sur toute fenêtre s’ouvrant sur la paix, mais cela ne sera possible que lorsque la main sera posée sur l’arme ».

Et pour ce qui est de la Syrie, Barak voit dans son dossier comme « à la fois une menace et une chance ». « Nous sommes de loin les plus forts. Mais la Syrie pourrait nous déranger. Elle possède des missiles de longue portée. C’est un pays qui parle franc. Son président exprime face au monde sa volonté d’arriver à un arrangement. Le prix et les aspects de cet arrangement sont connus, cependant, les profits pour "Israël" ne sont pas bien clairs ».

Il est difficile d’imaginer comment se terminera l’affaire, continue-t-il, « mais ce sera de notre intérêt de faire sortir la Syrie du cycle des ennemis. Je ne suis pas bien sûr que cela soit possible vue nos agissements avec le dossier palestinien ».

Et en ce qui concerne le Liban, Barak dit que dans ce pays, « il y a une énorme quantité de missiles, ce n’est pas un phénomène anodin. Le Liban est un pays membre de toutes les institutions de l’ONU. Cependant, en son intérieur existe une milice représentée au gouvernement qui possède le veto sur ses décisions. Il y a un parti avec une armée, une politique indépendante déclarée et influencée par l’Iran. Et en dépit de tout le succès de nos services de renseignements à intercepter les bateaux porteurs d’armes, la contrebande d’arme continue ».

Il ajoute que la décision de l’ONU 1701 n’a pas mis fin à la menace du nord, « il y a des missiles qui couvrent pratiquement toute "Israël" ».

Barak menace en disant qu’"Israël" ne voudrait pas détériorer la situation au Liban. « Toutefois, nous rendons son gouvernement responsable de cette situation dangereuse et de toute détérioration qui se produira. Nous n’accusons pas tel activiste ou un autre du Hezbollah, mais le gouvernement libanais. Ce sont ses infrastructures qui seront visées, et je pèse mes mots ».

Et pour ce qui est du dossier iranien, Barak dit que l’Iran profite de ses négociations avec les Occidentaux pour gagner du temps et continuer son avancée dans son projet nucléaire. Pour Barak, « il est important de mettre un cadre temporel court et précis pour toutes négociations et sanctions. Les sanctions doivent être efficaces ».

Il appelle à ne donner aucune légitimité à l’enrichissement d’uranium, enrichissement qui pourra mener l’Iran vers un pouvoir nucléaire militaire.

Une attaque militaire contre les structures nucléaires iraniennes reste toujours possible, répète-t-il. « Nous disons à nos amis dans le monde que toutes les alternatives sont mises sur la table et nous conseillons toute personne logique à n’en supprimer aucune. »

Article paru dans le journal hébreu Maariv, le 29 janvier 2010
Traduit par le département français du CPI

12 février

Palestine – CPI

http://nasr-moqawama.blogspot.com/


3-6 Quelque chose semble bouger aux USA.
Des politiciens américains demandent la fin du siège de Gaza
Canadiens pour
la Justice et la Paix au Moyen-Orient
La lettre, co-parrainée par le représentant McDermott, exhorte Obama à exercer des pressions diplomatiques pour mettre fin à la "punition collective de facto" des habitants de Gaza.
Montréal, le 6 février.
Cinquante-quatre membres de
la Chambre des représentants des États-Unis ont signé une lettre adressée au président américain Barak Obama lui demandant « d'utiliser la pression diplomatique pour résoudre le blocus affectant Gaza ». La lettre, qui à l'origine fut rédigée par les démocrates Keith Ellison (Minnesota) et Jim McDermott (Washington), demande au président de faire pression pour un secours immédiat des citoyens de Gaza dans le cadre de ses efforts élargis de paix au Moyen-Orient.
La lettre soulève un certain nombre de points: premièrement, elle rappelle que les droits des Gazaouis à des normes minimales de sécurité alimentaire, à la santé, à l'éducation et à la liberté de mouvement sont protégés par le droit international. Ensuite, elle met en évidence l'appauvrissement extrême de la population de Gaza, avec un taux de chômage de 40%, une itinérance endémique et une infrastructure dévastée, sans espoir de reconstruction. La lettre montre que plutôt que d'affaiblir le Hamas, le siège international a renforcé celui-ci et a entraîné l'augmentation des tensions conduisant à la violence dans la région.
« Le caractère courageux de cette lettre fondée sur des principes est source d'inspiration », a déclaré Thomas Woodley, le président de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO). « Ces politiciens, tout en soutenant des solutions pacifiques au Proche-Orient, ont néanmoins adopté une position de principe pour protéger les droits les plus fondamentaux des citoyens de Gaza ». La lettre, tout en soutenant le besoin de sécurité pour tous les peuples de la région, demande une cessation des politiques de fermeture et de siège imposées par Israël et d'autres, lesquelles ont provoqué la crise humanitaire à Gaza.
Certaines organisations, dont les Amis de Sabeel - Amérique du Nord et d'autres, ont souligné la manière avec laquelle la lettre est sortie au mépris des puissantes organisations du lobby pro-israélien dans la capitale américaine. L'ancien membre du Congrès de l'Illinois Paul Findley a loué les membres du Congrès qui ont signé la lettre pour avoir eu le courage de résister aux intérêts du lobby pro-israélien. Les organisations du lobby pro-israélien suivent attentivement les actions et déclarations des politiciens américains sur Israël et sur le Moyen-Orient et protestent vigoureusement lorsque les politiciens américains entrent en désaccord avec la politique du gouvernement israélien.
Canadiens pour
la Justice et la Paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculière, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d'horizons divers qui œuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d'influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l'essor durable et équilibré de la région.

Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient
14/02
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17548
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-des-parlementaires-des-etats-unis-pour-gaza-44954343.html

 


3-7 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

C'est en 1952 que Sayed Abbas Moussawi vit le jour à Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, zone des plus déshéritées du Liban.
 Depuis son enfance, ce descendant de la famille du prophète de l'Islam Mohammed (Que
la Paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille) fut connu pour son caractère distingué. Ses proches et ses amis racontent son amour et son souci pour les autres, son soutien inconditionnel pour les pauvres et les opprimés, son courage, sa piété et sa moralité irréprochable.
 Dès son jeune âge, Sayed Abbas fut soucieux pour sa nation arabe et islamique. Il réalisait que l'entité usurpatrice sioniste implantée par les grandes puissances dans la terre sainte de
la Palestine est derrière tous les maux et les tragédies des peuples opprimés de la région, à leur tête le peuple palestinien.
 Affligé par la tragédie palestinienne, Sayed Abbas Moussawi rejoignit les combattants de la révolution à dix ans, et poursuivit plusieurs sessions d'entrainements militaires. Il s'attacha énormément à la cause palestinienne, et suivit les dernières nouvelles publiées par le quotidien "As Sawra".
 Il se déplaça entre le Liban et l'Irak, où il continua ses études religieuses avant de retourner au Liban, accompagné de son épouse, sa cousine Siham Moussawi. A
la Békaa, ils construisirent le centre religieux Az Zahra' pour inculquer les enseignements islamiques aux femmes. Alors que Sayed Abbas, attaché à l'unité de la nation islamique, inaugura le  "rassemblement des oulémas musulmans" en 1979, premier centre religieux de ce genre au Liban.
 La victoire de
la Révolution islamique en Iran eut un grand effet sur la scène libanaise, notamment par rapport à la région du Sud, occupée par les sionistes, une région qui souffrait des maux de l'occupation hégémonique.
 Sayed Abbas tira de ce grand exploit les leçons nécessaires pour persévérer sur le chemin du combat et de la résistance, et insuffler dans les esprits des jeunes les principes de la révolution, de la ténacité et de la résistance.
 Soutenu par les gardiens de la révolution en Iran, Sayed Abbas fut l'un des premiers fondateurs du Hezbollah en 1982, malgré les conditions politiques et militaires difficiles, dues à l'invasion israélienne du Liban et au déploiement des forces multinationales par la suite.
 En 1985, il se déplaça à Tyr (Sud) après s'être devenu chef du conseil consultatif au Hezbollah au Sud. Là-bas, il passa tout son temps avec les combattants, allant fréquemment aux fronts des combats et s'enquérant sur la situation et les difficultés qu'affrontaient les moudjahidines.  
 Il fut l'un des premiers à participer à la journée mondiale d'Al Quds proclamée par l'imam Khomeiny, portant le treillis militaire et scandant: "A bas l'occupation! Nous allons libérer
la Palestine!"
 Nommé secrétaire général du Hezbollah en 1991, ce poste fut pour lui une grande responsabilité à assumer. Il ne resta que neuf mois à la tête du Hezbollah, avant que la main de la perfidie israélienne ne l'assassine sur le chemin de Jibshit, à la fin de la commémoration du martyre de chiekh ragheb Harb, autre fondateur de la résistance islamique.
Pendant ces neuf mois, Sayed Abbas prit part à de nombreux congrès tenus dans les pays arabes, sous le titre du soutien à
la Palestine, à l'intifada et à l'unité islamique.
 Il se déplaça entre les régions libanaises, au Nord, au Sud, à
la Békaa et à Beyrouth, pour s'informer sur la situation sociale et économique des gens. Sa fameuse expression: "Nous vous servons de toutes nos capacités, mais je vous  recommande de protéger la résistance" reste vivante dans les esprits.
 Le 16 février 1992, à la fin de sa participation à la commémoration du martyre du cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Moussawi prit le chemin de retour à la banlieue sud avec son épouse et son fils Yasser.  Un hélicoptère israélien le pourchassant tout au long de son trajet, lança un missile en sa direction. Ils tombèrent tous les trois en martyre.
 Comme tous les combattants dévoués, le sort de Sayed Abbas Moussawi fut le martyre. Telle est leur première et leur dernière aspiration. Mais les Israéliens ne comprennent jamais les dessous de cette réflexion. Une chose est sure, c'est qu'à chaque assassinat, ils sont les premiers à regretter leur acte, et à payer le prix!  

16/02
www.palestine-solidarite.org/analyses.Nada_Raad.160210.htm


3-8 La Turquie étend son rôle au Proche-Orient.
.Le premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari Sheikh Hamad bin Jassem bin Jabr al-Thani et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, à Doha le 13 février dernier.

La diplomatie turque veut se poser en médiateur dans les conflits qui touchent la région.

Avec son sens aiguisé des retombées médiatiques, Recep Tayyip Erdogan n'allait pas se priver d'une telle tribune.

Le week-end dernier, le premier ministre turc a profité du Forum mondial Islam-États-Unis, organisé au Qatar et auquel participait Hillary Clinton, pour fustiger l'inaction de la communauté internationale face à la situation humanitaire à Gaza. Il a inclus sans les nommer les États présents et tançait ouvertement l'Égypte. Mais le Qatar a déroulé un tapis rouge de compliments pour son hôte turc : le vice-premier ministre qatarien a qualifié de «voix des musulmans» l'un «des leaders favoris dans le monde arabe». Ces éloges sont révélateurs de l'influence grandissante de la Turquie dans la région et du changement de perception des pays arabes à son égard. Profitant du déclin des puissances traditionnelles, comme l'Égypte et l'Arabie saoudite, les Turcs convoitent désormais le leadership régional.

Erdogan en «nouveau Nasser» 

Cette conquête passe symboliquement par la cause palestinienne. «Le problème palestinien est une source de légitimité pour tout pays et dirigeant envers les populations arabes», explique Mustafa el-Labbad, directeur du Centre al-Sharq pour les études régionales et stratégiques, basé au Caire. Depuis son esclandre face au président israélien, Shimon Pérès, en 2009 à Davos, le chef du gouvernement islamo-conservateur a fait prendre à son pays un net avantage sur ses concurrents. Ses sorties musclées contre Israël lui valent même le surnom de «nouveau Nasser» dans la presse arabe et sa cote de popularité est au plus haut dans les opinions publiques.

Au-delà de ces succès oratoires, le retour de la Turquie dans une sphère en grande partie jadis intégrée dans l'Empire ottoman passe par une politique étrangère hyperactive. Après avoir tourné le dos à la région pendant la guerre froide, Ankara a normalisé ses relations avec ses voisins orientaux, a conduit les pourparlers secrets entre la Syrie et Israël en 2008 et intercédé auprès du régime iranien sur le dossier du nucléaire

À défaut d'une médiation couronnée d'un succès diplomatique majeur, le gouvernement turc se pose en agent de liaisons dans les conflits régionaux. La semaine dernière, c'est une délégation de l'Alliance nationale irakienne, chiite, qui sollicitait son intervention pour aider l'Irak à apaiser ses tensions internes ethniques et externes. «Pour vendre ses produits et sécuriser les routes énergétiques, la 16e économie mondiale a également besoin que les relations avec ses voisins et les celles entre ces derniers soient stables», souligne Cengiz Candar, éditorialiste spécialiste du Moyen-Orient.

Longtemps perçue avec méfiance à cause de son alignement sur Washington, la Turquie a commencé à gagner la confiance dès 2003, lorsqu'elle a refusé de laisser passer les soldats américains sur son territoire pour envahir l'Irak. Une étude conduite par la Fondation turque des études économiques et sociales (Tesev) dans six pays de la région et dans les Territoires palestiniens montre que, non seulement son implication n'est pas perçue comme une ingérence, mais qu'elle est plébiscitée : près de huit personnes interrogées sur dix souhaitent que «la Turquie joue un plus grand rôle» et pensent qu'elle a «un impact positif sur la paix» dans le monde arabe. Pour Mustafa el-Labbad, si la Turquie «manque encore de réseaux et d'alliances à cause de son engagement tardif», elle bénéficie de liens culturels et historiques avec les pays arabes et représente un «islam moderne» qui joue en sa faveur : «L'ascension de l'Iran comme puissance régionale et comme “big brother” des chiites conduit de plus en plus les populations sunnites à se rapprocher de la Turquie.» La voie est d'autant plus libre pour les ambitions turques qu'elles concordent avec la politique de l'Administration de Barack Obama. «Les Américains essayent d'intégrer le monde musulman dans le système mondial, pour eux la Turquie est leur vitrine et peut servir d'exemple de pays démocratique», estime Mehmet Altan, un intellectuel turc.

Un objectif qui conduit la Maison-Blanche à ne pas se formaliser lorsqu’Ankara ne suit pas sa ligne et défend ses propres intérêts.

18/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/19/01003-20100219ARTFIG00010-ankara-etend-son-role-au-proche-orient-.php



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

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