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11/03/2010

n°515 - Témoignage de Palestine- 10-03 - : Début -:Mahmoud Abbas : "Lorsque le temps des élections arrivera, je ne me représenterai pas.".


n°515 - Témoignage de Palestine- 10-03 - : Début  -:Mahmoud Abbas : "Lorsque le temps des élections arrivera, je ne me représenterai pas.".



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                        



Témoignages

de Palestine

n°515                                                                                         10-03

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

 


Sommaire

Tiré à part

Les travaillistes menacent de lâcher Netanyahu.

1 Témoignage

1-1  Mahmoud Abbas : "Lorsque le temps des élections arrivera, je ne me représenterai pas."

1-2 Nordine Saïdi : Un «terroriste » dans la ville.

1-3 Assassinat d'un cadre du Hamas: les passeports européens présentés par la police de Dubaï vraisemblablement faux.

1-4 interview de Mahmoud al-Mabhouh - « Les Israéliens m’ont torturé pendant 33 jours,....

1-5 G. Houbballah : Corruption et vidéo au sein de l'Autorité palestinienne.

Suite

1-6 Walid Atallah : Appel à la dissolution de l’Autorité Palestinienne et au jugement de ses responsables.

1-7 Affaire Salah : nouveaux mensonges de l’Ambassade d’Israël en France !

1-8 Ahmad EZ ou le plus court chemin pour atteindre le plus haut sommet politique de l’Etat.

1-9 Rudolf Bkouche : Deni de justice.

1-10 Suite aux menaces de la ministre visant les auteurs du boycott des produits israéliens, lettre d'un juste parmi les nations à la ministresse.

1-11 Dominique Vidal : Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis. 

1-12 Adri Nieuwhof : Grâce aux pressions de la campagne de boycott, les institutions financières scandinaves se retirent.

Fin

1-13 Mounadil Djazaïri : Une bonne adresse pour les dingues (aux sens propre et figuré).

1-14 Un forum de solidarité affirme l'importance de faire échouer toute agression.

1-15 Le "checkpoint" de Qalandia: une épreuve quotidienne pour les Palestiniens.

1-16 Bil'in village.

1-17 Lettre de prison d’Abdallah Abu Rahma.

1-18 Chems Eddine Chitour : Chronique d'un assassinat de la cause palestinienne.

 


Tiré a part

 

Les travaillistes menacent de lâcher Netanyahu.

Le parti travailliste doit envisager de quitter la coalition du Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu, a indiqué jeudi le ministre travailliste de l'Agriculture.

"Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens", a déclaré Shalom Simhon à la radio de l'armée israélienne.

"La colère de Biden est justifiée. Une grave erreur a été commise (par Israël), et il y a un prix à payer. Il est de plus en plus difficile pour nous, les Travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement", a encore dit M. Simhon.

Il a tenu ces propos en allusion à l'annonce d'un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée) qui menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.

(AFP / 11 mars 2010 06h54)

http://www.romandie.com/ats/news/100311055437.wrfuzk5a.asp

1-2 Nordine Saïdi : Un «terroriste » dans la ville.

Le Mouvement Citoyen Palestine est une association de fait, constituée de citoyens d’horizons divers et qui a pour objectif la promotion et la défense des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer de son territoire et d’un Etat.

Avigdor Lieberman est à Bruxelles !

Qu'est-il venu dire aux Vingt-sept ?

Que  l'Etat hébreu s'arroge tous les droits ?

Si le chef de la diplomatie israélienne a fait ce long voyage c'est que ses motivations sont  importantes. De toute manière, l'homme ne croit pas du tout en la paix des braves ni en celle des lâches.

Avigdor Lieberman est connu pour ses positions ultranationalistes et racistes à l’encontre des Palestiniens. Il appartient à un gouvernement qui refuse le principe d’un Etat palestinien, qui ne respecte pas le droit international, qui continue l’occupation et le développement de la colonisation, la construction du mur de la honte, la destruction de quartiers palestiniens et maintient le siège de la bande de Gaza…

Recevoir Avigdor Lieberman revient à encourager le gouvernement israélien dans sa politique du pire.

Il est prêt à expulser les Arabes israéliens qui ne prêteraient pas allégeance à l'Etat hébreu.
-Une de ses idées phares est un échange de territoires peuplés d'Arabes israéliens contre des parties de Cisjordanie.
(Ce qui fait de lui l'opposant des colons militants, adeptes du «Grand Israël»)
-Adepte d’un « transfert » - ou « transfèrement » des populations, il y a 64 ans ont appelait cela, en Europe, la déportation.
-Il a annoncé lors du démarrage de la construction du mur de “Sharon “que ce mur était un obstacle dommageable à l’extension des colonies juives dans les terres palestiniennes.
- «Je suis en faveur de la démocratie, mais quand il y a une contradiction entre la démocratie et les valeurs juives, les valeurs juives et sionistes sont plus importantes.»
- En 2003, il avait suggéré que des prisonniers palestiniens remis en liberté soient «transportés en autocar vers la mer Morte, pour y être noyés».
-Récemment encore, le 13 janvier 2009, à l'Université de Tel Aviv, il a conseillé de «combattre le Hamas comme les États-Unis ont combattu les Japonais. LesAméricains ont vaincu le Japon sans invasion terrestre, rendant une occupation superflue».
-Sur le droit de retour des réfugiés palestiniens «.. C'est inacceptable. Cela ne peut être sur la table. Je ne suis même pas prêt à discuter du "droit de retour de ne serait -ce qu'un réfugié. Il ne peut y avoir en même temps un pays juif et un droit de retour...." Jérusalem Post le 28/04/09
Une enquête pour corruption et sur des malversations supposées est ouverte contre lui et ne lui a pas permis  de devenir ministre de
la Justice, de l'Intérieur ou des Finances, mais ....lui a ouvert le Ministère des affaires étrangères !
Quand l'Union Européenne cessera d'être dans la complaisance, l'hypocrisie, et la connivence, avec de telles valeurs.

Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com 

un fasciste dans "la seul démocratie" du moyen-orient

http://mcpalestine.canalblog.com:80/archives/2010/02/23/17014996.html


1-3 Assassinat d'un cadre du Hamas: les passeports européens présentés par la police de Dubaï vraisemblablement faux.

Les passeports britanniques, irlandais et allemand détenus par certains des suspects désignés par la police de Dubaï après l'assassinat d'un cadre du Hamas en janvier étaient vraisemblablement des faux, ont fait savoir les autorités de ces pays.

Par ailleurs, au moins quatre personnes résidant en Israël ont découvert qu'elles portaient les mêmes noms que certains des suspects, voire possédaient le même numéro de passeports, et ont nié tout lien avec l'affaire.

Lundi, la police de Dubaï avait diffusé les identités, photos et passeports de 11 suspects, présentés comme les membres d'un commando soupçonné d'avoir assassiné Mahmoud al-Mabhouh lors d'une opération menée en quelques heures dans l'émirat.

Ce cadre du Hamas, l'un des fondateurs de l'aile militaire du mouvement islamiste palestinien avait été retrouvé mort le 20 janvier dernier dans la chambre d'un hôtel de luxe proche de l'aéroport international de Dubaï. Le Hamas a accusé les hommes du Mossad, le service du renseignement israélien, d'être derrière cet assassinat.

Parmi les assassins présumés, six étaient munis de passeports britanniques, trois de passeports irlandais, un d'un passeport français et le dernier d'un passeport allemand, selon le chef de la police de Dubaï, le général Dahi Khalfan Tamim.

A Dublin, le ministère irlandais des Affaires étrangères a fait savoir qu'il ne pouvait trouver les noms des trois suspects présentés comme Irlandais dans la liste de ces détenteurs de passeports et que les numéros de ces documents étaient des faux. "L'Irlande n'a délivré aucun passeport à ces noms", a assuré le ministère.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a également précisé que le document présenté comme un passeport allemand comptait un numéro de série trop court et ne possédait pas les lettres qui figurent désormais sur les titres allemands.

A Londres, le Foreign Office a évoqué des passeports apparemment "fraduleux" et une enquête a été ouverte. Le consul-général de France à Dubaï, Nada Yafi, n'a pas voulu commenter l'affaire.

Melvyn Adam Mildiner, qui porte le nom de l'un des suspects, a déclaré à l'Associated Press que la photo sur le passeport diffusé par la police de Dubaï n'était pas la sienne, mais que le numéro du document était en revanche exact. "C'est affreux", a-t-il dit interrogé par téléphone depuis Israël. "C'est étrange", a ajouté M. Mildiner qui possède la double nationalité britannique et israélienne. "Je ne me suis jamais rendu à Dubaï".

Au moins trois autres personnes portant le même nom que certains des suspects vivent en Israël, selon la chaîne israélienne Channel 2. Les Britanniques Paul John Keeeley et Stephen Daniel Hodes ont démenti tout lien avec l'assassinat et précisé que les photos sur les passeports présentés par la police de Dubaï n'étaient pas les leurs. "Je ne suis jamais allé à Dubaï", a assuré le second à Channel 2. "Je ne sais pas ce qui se passe. J'ai juste peur". La chaîne a pu aussi joindre la fille de Michael Bodenheimer, détenteur d'un passeport allemand, qui a parlé d'une "erreur" de la police de Dubaï.

17/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100216/twl-emirats-israel-palestiniens-hamas-as-951b410_2.html


1-4 interview de Mahmoud al-Mabhouh - « Les Israéliens m’ont torturé pendant 33 jours,....

, puis ils m’ont laissé deux jours, puis l’interrogatoire a recommencé, et ça a duré pendant 46 jours. »

Il y a environ 10 mois, Al Jazeera a interviewé un homme à Damas, en Syrie, supposé avoir fait partie d’une cellule qui a capturé et tué deux soldats israéliens, Avi Sasportas et Ilan Sa’adon, en 1989.

Al Jazeera a appris depuis que l’homme en question - qui avait le visage couvert durant l’entretien - était Mahmoud Abdul Raouf al-Mabhouh, un commandant militaire du Hamas qui a été assassiné à Dubaï le 20 Janvier dernier.

Al-Mabhouh avait été l’une des personnes les plus recherchées par Israël depuis 20 ans et il a été accusé d’être responsable d’un certain nombre d’opérations, y compris la capture et la mort des deux soldats. Le Hamas a déclaré que al-Mabhouh, a été assassiné par des agents israéliens.

Ci-dessous l’interview d’al-Mabhouh réalisé l’an dernier.

Je ne suis pas le seul homme recherché. Des dizaines et des centaines de personnes qui ont combattu les Israéliens sont recherchées. Je ne suis pas le seul.

Dieu seul détermine le moment de la fin. Nous connaissons le prix pour aller dans cette voie. Et nous n’avons aucun problème avec cela.

Il y avait un état [de] réveil. Les groupes ont continué à combattre les Israéliens pendant trois ou quatre ans, mais ensuite c’était fini. Tous ces groupes ont été éliminés par l’assassinat et les liquidations.

Une nouvelle situation est apparue et les groupes l’appelait la « Ikhwanjiyeh » qui vient de « Ikhwan » [frères]. L’une des personnes qui avaient l’habitude de venir à notre maison était mon frère aîné, Hassan, ou Abu Abdullah, et Ibrahim Maqadna, l’un des fondateurs [des brigades de combattants]. Je connaissais la plupart d’entre eux, comme Abou Maher Tedras, Abdul al-Hafez al-Silawi et Abdul Hafez al-Sharif.

Depuis ce temps, j’ai connu l’amour et la piété. Dieu merci, tous les membres de ma famille étaient des gens pieux. Mon père a créé une atmosphère particulière de sentiment religieux dans notre maison avec certains de ses amis ; l’un d’entre eux avait l’habitude de nous faire une lecture tous les jours sur le « fiqh » [doctrine islamique], sur le « djihad », sur la patience et d’autres concepts, c’était Idris Awda Abu Mujahid, qui a été blessé par balle à deux reprises pendant la guerre de 1948, à l’épaule et aux reins. Il avait férocement combattu avec Hassan al-Banna [fondateur des Frères Musulmans en Egypte, assassiné en 1949].

Nous avons vécu dans une atmosphère religieuse dans notre maison.

J’ai gagné dès cette l’époque un engagement religieux de fer. J’avais l’habitude d’accomplir toutes les prières à la mosquée, en particulier la prière de l’aube [Fajr], et j’ai eu de bonnes relations avec tout le monde. J’ai été familiarisé avec les armes, je savais qui les vendait et qui les faisait venir d’Égypte. Nous recevions nos armes en provenance d’Égypte, et non des Israéliens.

Nous sommes restés comme ça pendant un long moment. Un de ceux qui étaient très proches de moi et avaient une grande influence sur moi a été le cheikh Salah Shehada [assassiné par les Israéliens en juillet 2002 avec toute sa famille], avant sa première détention en 1981.

Je me souviens qu’en 1981, moi et un de mes amis, qui est toujours en vie, avons apporté un paquet d’armes qui n’avaient pas été saisies et j’en ai livré une au Cheikh. J’ai apporté l’arme et il a pu s’échapper.

Les frères se préparaient à une action militaire. J’étais très proche de cheikh Salah. Il avait l’habitude de venir souvent me voir, chaque fois qu’il voulait une voiture, ou une réparation pour sa voiture ou autre chose.

J’allais au camp de réfugiés de Jabalya et faisait les prières du vendredi midi avec lui. Il était à l’époque récemment arrivé d’Égypte ; il était resté à Arish, puis il est venu à Beit Hanoun. Il a ensuite bâti sa propre mosquée et j’ai pris l’habitude de venir prier à ses côtés.

Il a été emprisonné dans les années 1980 avec un groupe de neuf personnes. Ma relation avec lui s’est poursuivie, même après qu’il ait été libéré.

Détention et tortures

J’ai ensuite été détenu en 1986. Je n’ai rien avoué. Je suis resté pendant 46 jours soumis aux interrogatoires. Ils avaient l’habitude de me transférer, soit à Askalan, soit à la prison centrale de Gaza. Ils m’ont torturé pendant 33 jours, puis ils m’ont laissé deux jours, puis l’interrogatoire a recommencé, et ça a duré pendant 46 jours.

Steve, un tortionnaire bien connu dans la prison d’Askalan, a tenté avec trois de ses aides d’exercer sur moi des pressions et des tortures si dures que je m’évanouissais. Une fois que je disais la shahada [profession de foi], je l’ai entendu dire en hébreu : « Cet homme va mourir et ce n’est pas le moment », puis il a cessé l’interrogatoire.

Puis ils m’ont renvoyé à la prison centrale de Gaza. Merci à Dieu de m’avoir donné une forte volonté et de la patience. Nous n’avons rien avoué ni rien dit à personne.

Bien entendu, ma relation avec Cheikh Salah s’est retrouvée renforcée après j’ai été libéré, il fut même l’un de ceux qui se tint aux côtés de mon père et lui a fourni un avocat pour le représenter. Il était l’un de ceux qui m’attendaient alors que j’étais en prison.

Nous avions l’habitude de planifier chaque étape, petite ou grande. Notre travail était bien planifié et non selon les circonstances. Nous avions l’habitude de prévoir de tuer d’abord, puis de capturer [les soldats] vivants.

Nous avions seulement besoin d’un lopin de terre, généralement dans une ferme ou un dans un élevage de volailles, et nous l’utilisions pour creuser une prison secrète sous la terre, et y garder certains soldats ou officiers, comme dans le cas de Shalit [soldat israélien capturé par la résistance palestinienne].

Nous étions déguisés et habillés comme des juifs religieux, comme des rabbins. Un des endroits où nous nous postions était le rond-point de Hidaya. Une voiture est arrivée, a déposé ses passagers, y compris Avi Sasportas qui a été capturé et tué le 16 février 1989.

J’étais le conducteur, et il y avait des places dans la voiture. Il est monté dans la voiture et s’est assis sur le siège arrière. Il y avait un signal spécial entre moi et Abu Suhaib. Après avoir passés Hidaya, j’ai fait signe à Abu Suhaib qui avait une arme et qui lui a tiré dessus deux fois, une au visage et une fois dans la poitrine. J’ai entendu son soupir au premier coup puis il est mort.

Nous l’avons ensuite emmené à l’endroit déjà préparé et enterré là.

On lui a enlevé ses vêtements et effets personnels avant de l’enterrer. Il avait un portefeuille, une carte d’identité et une carte militaire, il avait même une arme spéciale de nuit avec un viseur à laser. C’était une arme M15.

L’opération a été découverte 11 jours plus tard.

Nous avons essayé de prendre la responsabilité de l’opération, mais aucune agence d’informations ne l’a signalé.

Motivation

Sheikh Salah était au courant de l’opération alors qu’il était encore en prison. Certains des frères qui lui avaient rendu visite ont écrit sur les murs et revendiqué la responsabilité de l’opération. Ils ont signé le « mouvement palestinien Mujahidin » et d’autres slogans qui indiquaient qu’il faisait partie de notre groupe.

Les Israéliens ont alors diffusé un certain nombre de noms, ils voulaient savoir qui était derrière l’opération, mais c’était du bluff. Nous avions l’habitude d’en rire.

Je pense que le cheikh Salah était au courant. Sheikh Salah Shehada avait l’habitude de motiver les autres cellules et groupes qui étaient à Bureij et Zeitoun, mais ils ont été capturés après la deuxième opération, et le cheikh était à ce moment-là en détention.

Muhammad Shawatha faisait le lien entre les groupes de détenus dans les prisons et ceux du dehors. Il a été condamné à la prison à vie.

Le 3 mai 1989, il y avait deux voitures de police de stationnées, et ils [les soldats] étaient dans un restaurant près d’une station service d’Al Qods, c’était après 4 heures de l’après-midi. Un bus militaire s’arrête là et deux soldats descendent ; il était clair que ces deux étaient en week-end. Ils nous ont demandé comment ils pouvaient rejoindre le rond-point Majdal, et je leur ai répondu que nous avions qu’une seule place, pour assurer le succès de l’opération.

Alors que nous allions sur la route de Majdal, Abou Suhaib s’est retourné et lui a tiré dessus et lui a pris son arme. Nous avions des couteaux tranchants et j’avais un fusil. Je voulais l’abattre, mais Abou Suhaib a été plus rapide que moi.

Son sang était partout dans la voiture. Nous sommes arrivés à la place préparée pour cela et l’y avons laissé.

Nous sommes entrés dans la bande de Gaza, à Jabalya, et nous avons quitté la voiture dans le quartier Jabal al-Kashef.

La mission de Shawatha était de boucler la place et de nettoyer la voiture. Les Israéliens ont appris qu’une voiture était entrée dans la place et ont commencé à tirer dans toutes les directions. Je suis parti en rampant, puis j’ai couru de la route Salah al-Din jusqu’au camp. J’avais les armes avec moi. Les Israéliens se doutaient que quelque chose s’était passé, mais ne ils ne savaient pas ce que c’était. C’était un mercredi.

Le samedi, son camarade [du soldat israélien tué] qui était avec lui, a demandé à ses parents de ses nouvelles et dit qu’il l’avait vu monter dans Subaru blanche quand il l’a quitté. Ils ont informé la police et ont commencé à le rechercher. Ils ont alors compris qu’il avait dû connaître le même sort que le premier [soldat], et ils savaient qu’il devait être dans la bande de Gaza. Shawatha a ensuite été emprisonné.

Départ

Nous avons quitté nos maisons dès que la voiture a été retrouvée. Je n’ai pas passé une nuit chez moi depuis ce moment, car il y avait nos empreintes digitales dans la voiture.

Shawatha a avoué après avoir été très sévèrement torturé. Les groupes que nous ont été utilisés pour communiquer ont tous été pris ; le cheikh Ahmed Yassine, a été alors arrêté et [les Israéliens] savaient que Abou Suhaib et al-Mabhouh étaient à l’origine de la capture du soldat.

Les recherches contre nous ont commencé à ce moment. Les Israéliens n’ont pas essayé de prendre d’assaut nos maisons, ils essayaient de les surveiller de loin, mais nous avons senti que nous étions poursuivis.

Nous sommes restés dans la bande de Gaza pendant encore deux mois, puis on nous a dit de partir pour l’Egypte.

Cela en valait la peine. Ceux qui ont détenus et torturés dans les prisons le savent mieux que ceux qui ne l’ont pas été. J’ai été arrêté plusieurs fois, je sais ce que cela signifie. Ces gens [les Israéliens] doivent être chassés par tous les moyens, même si finissons martyrisés. Toutefois, la prudence est nécessaire, et je remercie Dieu car je suis très très patient.

Tentative d’assassinat

Les Israéliens ont essayé de me faire assassiner à trois reprises. Le jour où Izz a été martyrisé, j’allais à ma voiture, et je les ais vus s’échapper ; ils étaient en train de coller une bombe sous la voiture.

Et ils ont essayé de m’assassiner au Liban en 1991.

Et un mois après qu’Imad [Moghniyeh] ait été martyrisé, le 14 mars, j’ai vu une personne qui me surveillait et qui s’est enfuie quand elle a remarqué que je l’avais vue.

Je suis très prudent, Dieu merci. Finalement, Dieu seul détermine le moment où nos vies se terminent. Nous connaissons le prix à payer pour aller dans cette voie.

Que Dieu nous rende plus forts, et j’espère devenir un martyr.

Pour les Israéliens, mes mains sont tâchées de sang, mais pour Dieu ? C’est ce qui importe.

Les Israéliens sont les assassins et les criminels. Ils ont pris notre terre, tué nos enfants, commis des massacres dans Gaza.

Si Dieu le veut, la résistance sera plus forte et ripostera durement.

7 février 2010 –

Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : http://english.aljazeera.net/focus/...
Traduction : Naguib

 10 février

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8141


1-5 G. Houbballah : Corruption et vidéo au sein de l'Autorité palestinienne.
Un des haut-cadres du mouvement "Fatah" a reconnu que la majorité des cadres du Fatah sont impliquées dans des affaires de corruption de tout genre, telles que celle du Directeur du bureau de mahmod Abbas Rafiq Husseini.
Hafez Barghouti, membre du Mouvement de "Fatah», rédacteur en chef du journal « al-hayat al jadida » et porte-parole du pouvoir à Gaza affirme: «La différence entre la plupart d'entre nous et la victime de la vidéo diffusée sur la chaîne Jérusalem.. est une  caméra».
Barghouti a affirmé que «l’appareil de sécurité de l’Autorité palestinienne n’est point préoccupé par les questions d’ordre national mais plutôt par les affaires de corruption qui concernent leurs responsables utilisées comme… moyen de chantage ».
Barghouti va plus loin.
Il met en question le timing de la diffusion  de ce qui a été appelé par les médias israéliens «Le scandale de la vidéo» : une vidéo donnée par le Responsable Anti-Corruption Palestinien à la chaîne N°10, où l’on y voit Rafiq al-Husseini dans une situation compromettante avec une femme venue simplement passer un entretien d’embauche.
Selon Barghouti, cette diffusion n’est pas innocente puisqu’elle intervient au moment où  « une plainte est portée contre Israël pour ses crimes de guerres, et ce dans le cadre d’une campagne menée à la fois par des organisations humanitaires internationales et par des individus,  visant à délégitimer Israël, une campagne à travers laquelle tous les responsables israéliens se sentent désormais poursuivis en justice dans différents pays occidentaux, alors que nous sommes engagés dans la production de vidéos "porno", que l’occupation n’hésite pas à utiliser pour  effacer les effets de toute campagne contre elle outre-mer. "
Dans la foulée, l’Autorité Palestinienne avait dénoncé “un complot sioniste” pour donner une mauvaise image des palestiniens. Une semaine plus tard, ils ne retirent pas leurs accusations mais ils suspendent ” le responsable du staff gouvernemental d’Abou Mazen .
Mais encore, Husseini, n’a toujours pas reconnu son forfait malgré des images qui ne laissent aucun doute, non seulement il  accuse toujours « Israël » de complot, mais il contre attaque !
Il  évoque la corruption ambiante et cite des noms, à commencer par ceux de Yasser Arafat et de Tawfik Tirawi (l’ancien financier du Fatah actuellement détenu en Israël), qu’il présente comme «les plus grands des voleurs».
Rappelons, que la vidéo compromettante a été rendue publique par Fahmi Shabana al-Tamimi, l’ancien chef des Renseignements généraux de l’AP limogé par Mahmoud Abbas qui le punissait d’avoir surpris son conseiller en situation délicate.
  Or, avant de se retrouver au chômage, l’ex-patron des RG palestiniens avait également exercé la fonction de responsable de la lutte contre la corruption au sein de l’AP. Dans ce cadre, il ne s’était d’ailleurs pas privé d’accuser publiquement les dirigeants du Fatah (le parti au pouvoir en Cisjordanie) ainsi que l’entourage de Mahmoud Abbas de détourner une partie de l’aide internationale destinée aux Palestiniens.
A l’époque, ses prises de position n’avaient pas rencontré d’écho puisque de l’ordre semblait avoir été mis dans les finances de l’AP. Mais, un an plus tard, libéré de toute contrainte, Fahmi Shabana al-Tamimi jette un pavé dans la mare en publiant des documents compromettants pour l’entourage de Mahmoud Abbas.

Notamment sur l’un de ses deux fils dont l’agence de publicité est accusée d’avoir détourné des fonds européens et américains destinés à aider l’AP à préparer les élections législatives. Montant du pactole: 3,6 millions de dollars.
Accusé d’avoir touché une somme d’argent par les Israéliens pour la diffusion de la vidéo compromettante sur une chaîne israélienne, Shabini a déclaré sur
la BBC britannique : « si les  chaînes arabes refusent de diffuser ces documents, je les diffuserai sur des chaînes israéliennes, sachant que la chaîne « Palestine » n’a pas diffusé la vidéo sous prétexte de manque de temps ».
Shabini a menacé de révéler au grand public de « plus compromettantes informations sur  de nombreuses personnes pas seulement liées à la corruption administrative ou financière mais pire à la dignité humaine, dès que le délai accordé par le président palestinien Mahmoud Abbas  pour mener des enquêtes sur la corruption prendra fin! »

G. Houbballah

15 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...


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