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15/03/2010

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

1-1   Vidéos (3) effectivement excellente !

1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

2 Brèves

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

3  Dossiers

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

3-2 Général Leonid Ivashov*  : Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

Suite

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

4-2 Le directeur de la commission sur le 9/11 : « La version officielle des attentats est fausse ».

4-3 François Marginean : La Commission sur le 9/11 confirme: La version officielle est un mensonge.

4-4 Netanyahu : « Mon père a prévu les attentats du 11-Septembre dans les années 90 »

Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.



Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

La chaîne ABC s'est procuré des photos prises par un hélicoptère de la police de New York le jour des attentats.

Une série de photos du 11 Septembre, jusqu'alors inconnues du public, a été diffusée ce jeudi par ABC News. Prises par hélicoptère de la police de New York, elles apportent un nouvel angle, vu du ciel, sur ce drame dont on a pourtant vu et revu les images.

La chaîne américaine les a obtenues auprès du National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a enquêté pendant trois ans sur la chute des tours.

Le NIST avait archivé ces images sur neuf CD-Roms, soit 2.779 prises de vue en tout, avant de les communiquer à ABC News qui en avait fait la demande il y a un an en vertu de la loi américaine sur la liberté de l'information.

Libération.fr

Sélection à voir ici.

http://www.liberation.fr/monde/0101618788-des-photos-inedites-du-11-septembre?xtor=EPR-450206



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

 

1-1 Vidéos (3) effectivement excellente !

 


1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

 http://mai68.org/pages-speciales/911/911.htm   - 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article97


1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

Guerre et mensonge (1/3)

Nous vivons une période de mutation historique sans précédent. La planète est devenue un village global dans lequel la démocratie est manipulée par ceux qui contrôlent l’information. Le mensonge et la guerre nous emportent là où nous ne voulons pas aller. Le journaliste italien et homme politique européen, Giulietto Chiesa analyse ce mécanisme et nous invite à ne plus en être dupes.

Communication et démocratie

Rares sont les gens capables de tracer un tableau d’ensemble de la situation actuelle de l’humanité. Mais cela ne signifie pas que personne ne voit cette situation. Ceux qui disposent de l’information ont beaucoup plus de chances de voir : le présent, mais aussi une partie souvent non négligeable de l’avenir.

Toutefois il est vrai que la majorité de la population, y compris beaucoup de ceux qui prennent des décisions et qui ont du pouvoir, n’a pas ces informations. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans un système de communication, et non seulement d’information, qui ne rend absolument pas compte du monde dans lequel nous vivons, qui nous en offre même une image complètement faussée et nous empêche de voir ce qui se passe.

Prenons un exemple. En Italie, nous avons connu tous les détails du crime de Cogne [1], de cette mère soupçonnée d’avoir tué son enfant de trois ans. Cela a été la matière principale de la presse écrite, des journaux télévisés, et des débats télévisés. Bref, cela a été l’événement le plus commenté, analysé et discuté par les médias dans les premiers mois de l’année 2002. Et donc par le public.

Quel est l’enjeu de ce fait divers ? A-t-il une influence sur la « conscience » collective ? Il a sans nul doute une forte influence, à de nombreux égards. Mais il y a un enjeu qui saute immédiatement aux yeux : en occupant les premières pages des médias pendant un mois entier, la mère de Cogne – en cela innocente – a éclipsé le reste de la planète. Le monde entier a disparu sous ce linceul, y compris les bombardiers stratégiques états-uniens qui dévataient alors les vallées d’Afghanistan.

Des cas de ce genre, parfois plus éclatants encore, sont légion. Prenons-en un autre, pour illustrer le fait que le système tout entier de la communication et de l’information est construit et fonctionne pour se moquer de nous tous, et nous conduire où « on » veut. À la mi-novembre, quand les Tadjiks sont arrivés à Kaboul et qu’ils l’ont « conquise », la presse écrite et les journaux télévisés italiens les plus importants (mais aussi les moins importants), la Repubblica, la Stampa, le Corriere della Sera, TG 1,TG 2,TG 3,TG 4,TG 5,TG 6 et TG 7 [TG, abréviation des journaux télévisés en italien, Ndt.], nous ont raconté que les femmes afghanes avaient « enfin » ôté leur burka et que les hommes s’étaient « enfin » rasé la barbe. Or, on le sait, ces nouvelles étaient fausses ; mais avec ça, on n’a pas encore tout dit. Il ne suffit pas non plus de dire que ceux qui les écrivaient, qui les prononçaient et qui les publiaient auraient dû savoir qu’il s’agissait de fausses nouvelles. Moi aussi, je suis journaliste et il m’est déjà arrivé de donner une information erronée, d’arriver trop tard sur un événement, de fournir une fausse interprétation, mais ça arrive une fois et ça arrive à une seule personne.

Est-il possible que l’ensemble des journaux et des moyens de communication de masse nous aient donné par hasard, par mégarde, par incompréhension, pendant des semaines entières, deux nouvelles totalement fausses ? Cela ne peut pas avoir été une erreur. Les directeurs de tous les journaux écris et télévisés ont mobilisé leurs meilleurs éditorialistes pour qu’ils nous racontent ces deux bobards pendant des semaines entières. Ce n’est pas un hasard. C’est seulement la démonstration la plus éclatante du fait que le système de communication dans son ensemble fonctionne non pas sur la base de la vérité et de la véracité de l’information mais dans le but de répandre des nouvelles fournissant une certaine interprétation de la réalité, ou de dissimuler des parties de la réalité au profit d’autres, qui servent mieux les rouages de la domination et sont plus commodes à raconter.

On pourrait opposer qu’il en est toujours allé ainsi. Eh bien moi, j’affirme que c’est faux. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce domaine est très, très différent de ce qui avait lieu dans le passé. Nous vivons actuellement une nouvelle époque historique, nous nous trouvons devant un tournant de l’histoire. Cela n’arrive pas souvent. Il arrive souvent que, pendant de longues périodes, il n’y ait pas de grands changements structurels. Nous, par contre, nous sommes au beau milieu d’un immense changement structurel. En premier lieu, il est fondamental de comprendre cela. Et de comprendre, en deuxième lieu, que la communication et l’information sont les instruments décisifs de cette mutation structurelle historique, qu’elles en sont le pivot, le socle.

En l’absence de cette base, ce changement non plus n’aurait pas été, et ne serait pas, d’une telle importance historique. Il est essentiel de comprendre tout cela parce que ou bien nous sommes capables de le faire — et nous pourrons alors nous défendre — ou bien nous n’en sommes pas capables — et nous serons vaincus —. Par ailleurs, étant donné que ces processus se développent très rapidement, il faut, pour ainsi dire, comprendre vite. Les questions de la communication, et de la démocratie dans la communication, sont devenues essentielles pour n’importe quelle lutte visant à défendre la démocratie. Ou nous serons capables de les aborder, ou nous perdrons la démocratie. Parce que moins d’information signifie moins de démocratie.

Une communication indécente (c’est-à-dire dépourvue de valeur intellectuelle, de décence, de culture) et manipulée (c’est-à-dire trompeuse, sous les multiples formes par lesquelles on peut induire en erreur ceux qui la subissent) prive la population de moyens intellectuels de défense. Un pays ne peut être considéré comme démocratique si une grande partie de sa population est soumise à une communication manipulée et à une information fondamentalement fausse. Le panorama que nous avons sous les yeux indique qu’on est en train de nous voler la démocratie, même si l’on ne nous empêche pas d’aller voter. Mieux : nous continuerons d’aller voter, sans nous rendre compte (ou en oubliant) que l’exercice de la démocratie est tout autre chose que l’exercice du vote. Celui-ci n’est qu’un élément nécessaire mais non suffisant pour que l’on puisse qualifier une société de « démocratique ». Mais il est évident que l’exercice du vote perd tout son sens et devient une procédure de pure forme si les votants ne sont plus en mesure de choisir, de faire la distinction entre les variantes, entre les programmes, entre les options. Et c’est l’information qui permet de connaître ce qu’il convient de choisir.

Le 11 septembre et la fin de la souveraineté nationale

En ce qui concerne le 11 septembre, je résumerais la situation ainsi : la vérité sur le 11 septembre, nous ne la connaîtrons jamais. Nous ne la connaîtrons pas au cours des cent prochaines années, comme le dit Noam Chomsky. Mais ce que nous pouvons dès maintenant assurer, sans risque d’erreur, c’est que la version que l’on nous a fournie est fausse. On peut même le démontrer. J’ai rassemblé toutes les informations que je pouvais rassembler, et cela n’a pas été facile. Non parce qu’elles faisaient défaut : au contraire, il y en avait beaucoup. Mais elles étaient mêlées à un amas de bêtises et d’incohérences aussi nombreuses que manifestes. Il fallait débrouiller l’écheveau des contradictions avant de pouvoir établir des circonstances plutôt simples.

C’est ainsi que je suis parvenu à la conclusion que le 11 septembre a des causes et des origines très, très différentes de celles que nous connaissons, de celles que vous connaissez, et que l’Ennemi, le Satan dont nous devons nous protéger n’est pas Oussama Ben Laden. Plus précisément : ce n’est pas qu’Oussama Ben Laden. Celui-ci a probablement participé à l’opération, ou alors il en était informé de quelque manière, directement ou indirectement. En tous cas pas tout seul, pas depuis la grotte afghane où il était confiné, pas comme acteur principal mais, éventuellement, comme second rôle. Tout ce que l’on a pu rassembler pour trouver une explication indique que l’ennemi n’est pas l’islam mais quelque chose de bien plus complexe, si complexe que c’est difficilement explicable aux milliards d’individus qui sont contraints d’en subir les conséquences et qui ne pourront jamais comprendre.

Un phénomène typique des grandes opérations de terrorisme d’État est leur caractère complexe et la multiplicité des acteurs qui agissent les uns à l’insu des autres mais comme de concert, rattachés par mille fils et, dans le même temps, conditionnés par des stratégies que seules les quelques personnes au sommet connaissent dans leur intégralité ; tandis que, sous elles, les subalternes employés aux différents niveaux ont une connaissance partielle, et qu’au niveau le plus bas, les exécutants ignorent tout des desseins de ceux qui les dominent et les dirigent, mais ont été convaincus au préalable d’agir dans l’intérêt exclusif de la cause à laquelle ils croient. Expliquer, dévoiler tous les passages, toute la pyramide, est impossible en quelques mots. Mais c’est l’émotion qui rend encore plus difficile une analyse impartiale. Émotion qu’on alimente en exploitant et en amplifiant la douleur et la peur réelles. Émotion nourrie de l’agressivité qui se déchaîne contre tous ceux qui cherchent à distinguer le vrai du faux et que l’on accuse immédiatement de blasphème parce qu’ils ne se plient pas à la version officielle : la plus « évidente », la plus « logique », la plus « simple », mais pas pour autant la plus vraie.

On nous a annoncé le début d’une guerre qui se poursuivrait pendant plusieurs générations. Dick Cheney l’a dit, Donald Rumsfeld l’a dit, George Bush l’a déclaré. Et lorsque je les ai écoutés prononcer ces phrases, j’ai ressenti un frisson d’inquiétude : mais que diable ! Ont-ils perdu la tête ? Ils nous disent que nous mourrons tous en temps de guerre ou que nous mourrons en état de guerre. Mais où ces messieurs lisent-ils l’avenir, dans quelle boule de cristal ? Est-il possible de croire que, pour vaincre Oussama Ben Laden, on ait besoin d’une guerre qui dure une génération tout entière ? Avez-vous jamais entendu un chef militaire appeler son peuple à la guerre en annonçant par avance qu’il ne pourrait pas la remporter au cours des trente années suivantes ? Initialement, cette guerre avait été dénommée « Justice infinie ». Notez bien que les attributs infinis n’appartiennent qu’à Dieu. Nous sommes donc devant des discours religieux, non politiques. À ce qu’il semble, ces gens pensent (ou veulent nous faire croire qu’ils pensent) qu’ils sont investis d’une mission morale, d’un magistère religieux. Cela n’a pas été une erreur, ça a été un lapsus. Je ne sais pas quel est le pire des deux : ce lapsus ou l’annonce en parallèle, répétée jusqu’à l’obsession, que la guerre « durera toute une génération ». Et pourquoi donc ? Contre qui ? À quoi se préparent-ils ? Pourquoi veulent-ils nous terroriser ? Comme je crois qu’ils ne sont ni fous, ni ivres, il ne me reste plus qu’à penser qu’ils parlent sérieusement.

Les faits le confirment. Je vois le président des États-Unis (que j’appellerai dorénavant « Empereur substitut ») qui, à la mi-novembre 2001, émet un décret disant : que le président des États-Unis d’Amérique, sur la base d’informations transmises par ses services secrets, institue des commissions militaires secrètes ; qu’elles se substitueront aux tribunaux civils et militaires, qu’elles pourront juger — sans obligation d’apporter les preuves à l’accusé, encore moins au public — des ressortissants étrangers capturés n’importe où, même hors des États-Unis, qu’elles statueront sur leur sort n’importe où, même hors des États-Unis, sans qu’ils aient le droit de choisir un défenseur ; enfin, que les prisonniers pourront être condamnés sans appel à la peine de mort par le vote de deux commissaires militaires US sur les trois qui composent cette commission spéciale.

Moi, je lis les journaux états-uniens et je réfléchis. Qu’est-ce que l’Empereur a dans la tête lorsqu’il promulgue un décret de ce genre qui signifie, purement et simplement, la fin de toute légalité internationale hormis celle de l’Empereur ? Cela signifie qu’il en est fini de notre souveraineté, de la souveraineté de l’Italie, de la France, de l’Allemagne, du Pakistan, de l’Irak, de quiconque. En d’autres termes : nous avons perdu notre souveraineté.

L’ennemi chinois

Si quelqu’un doute encore que là-bas, à Washington, on plaisante, qu’il ne se fasse plus d’illusions. J’essaierai maintenant de vous exposer la situation qui s’est présenté à moi dans toute son évidence, alors que je travaillais à la rédaction du livre La Guerra Infinita [2] Jusqu’alors, je n’ai trouvé personne qui ait pu fournir une reconstitution, une interprétation en mesure de démentir ma thèse ou d’en contester des aspects de fond. Commençons par une interrogation essentielle — qui prête immédiatement au scandale puisqu’elle ose mettre en question ce que les bien-pensants considèrent comme acquis — : qui est l’ennemi ? À la fin de l’année 2002, le Pentagone a diffusé un document portant une signature très importante, celle de Donald Rumsfeld [3]. En 2002, Donald Rumsfeld n’était pas encore secrétaire à la Défense, mais il est important de ne pas négliger le fait que, dès la fin de l’année 2002, le Pentagone estimait qu’en 2017, l’ennemi principal des États-Unis serait la Chine.

On est en droit de se demander : pourquoi en 2017 précisément ? Réponse : parce que c’est ce qui ressort des calculs et des extrapolations effectués par les centres de recherche militaire. Il suffit d’introduire dans l’ordinateur, comme l’ont sûrement fait les analystes du Pentagone, les données des tendances démographiques, économiques, technologiques et militaires de la Chine pour constater que si la croissance de la Chine se poursuit au rythme actuel de 7-8 % de son produit intérieur brut en moyenne annuelle — comme c’est le cas depuis une vingtaine d’années — vers 2017, 1 300 millions d’individus commenceront à consommer « trop ». C’est-à-dire qu’ils commenceront à manger autant de pain que nous, à boire autant d’eau que nous, à posséder autant de voitures que nous et à consommer autant d’essence que nous. Et nous, les riches (même si nous ne sommes pas tous riches et que nous avons simplement profité des miettes tombées de la table des riches), qui ne sommes qu’un milliard d’individus, nous avons déjà gravement endommagé la Nature qui nous entoure par le type de consommation que nous avons enclenché.

Imaginons un peu ce qui arrivera lorsque un milliard trois cents millions de personnes supplémentaires feront leur apparition sur le marché de la consommation avec les mêmes prétentions au gaspillage que nous ! Il est évident qu’il n’y aura pas de place pour nous et pour eux, à moins de détruire le fondement même de la vie sur la planète. En outre, aujourd’hui déjà, un seul pays sur la terre peut prendre des décisions sans en demander la permission aux USA et à leur président : ce pays s’appelle République Populaire de Chine. Je précise, afin d’éviter tout malentendu, que je n’exprime aucun jugement sur le régime politique et social qui dirige la Chine en ce moment. Je me borne à constater les effets actuels et potentiels de son développement. Et si les choses vont ainsi, on ne peut éluder une autre question : qui décidera de ce que la Chine aura le droit de consommer, et l’autorisera-t-on à consommer autant que nous ?

La guerre des riches

Il y a une énorme tension sociale dans le monde, qui s’est accrue au-delà de toute limite précédente, entre riches et pauvres. Le nombre de riches se restreint, alors qu’ils deviennent de plus en plus riches, et le nombre de pauvres augmente, alors qu’ils deviennent de plus en plus pauvres. Cela représente le premier élastique ; un élastique terrible qui, ces vingt dernières années, s’est tendu au-delà du supportable. La différence entre le quintile le plus riche et le plus pauvre du monde s’est multipliée par quatre et demi au cours des vingt dernières années. Le quintile, c’est les 20 % les plus riches et l’autre quintile, les 20 % les plus pauvres. Quatre fois et demie en vingt ans. C’est-à-dire que la mondialisation états-unienne (je l’appelle ainsi parce que ce sont les USA qui ont déterminé cette phase de manière absolument prédominante) a produit une accumulation de richesse monstrueuse aux mains d’un nombre infime de gens. Néanmoins, cela ne représente qu’une partie du problème. Il y en a une seconde, beaucoup plus importante. C’est le fait que nous sommes arrivés aujourd’hui aux limites du développement. Cela non plus n’avait jamais eu lieu. Nous avons connu un siècle et demi de développement (capitaliste et non capitaliste), qui a vu une forte croissance du nord de la planète et une croissance faible ou inexistante au sud. Nous connaissons la façon dont l’humanité s’est développée et nous l’observons d’un oeil distrait. Mais c’est notre vie quotidienne qui devrait nous faire réagir. En effet, dans l’histoire de l’humanité, il n’était encore jamais arrivé que les hommes modifient l’environnement à une si grande échelle. Nous, nous sommes parvenus exactement à ce stade. Ce n’est pas ici que nous pourrons en analyser toutes les causes. Là encore, je me borne à constater des faits. La limite, le plafond de ce développement qui est le nôtre, est désormais à peine au-dessus de nos têtes ; si nous nous mettons sur la pointe des pieds, nous effleurons ce plafond. Dans tout l’Occident, nous sommes déjà obligés de fermer nos villes car nous ne respirons plus ; et déjà, pendant que nous discutons, un milliard d’hommes n’a pas assez d’eau à boire. Dans dix ans, les projections indiquent que le nombre d’hommes qui n’auront pas suffisamment d’eau à boire s’élèvera à deux milliards et demi. L’alimentation de trois des six milliards d’habitants de la planète pose déjà des problèmes. Déjà ! Et que se passera-t-il alors, si ce milliard deux cents millions de gens que nous évoquions plus haut entrent en scène en tant que consommateurs ? Ces gens qui voudront consommer comme nous, comment pourrons-nous le leur refuser ? Selon quel critère et avec quelle force leur dirons-nous qu’ils n’y ont pas droit ? Et aux trois autres milliards de personnes qui vivent avec un dollar par jour ? Et aux millions d’enfants qui meurent de faim ? Comment le leur expliquerons-nous, qu’ils n’y ont pas droit ? Et quel président des États-Unis se lèvera un beau matin et dira aux 300 millions d’Etats-uniens : « Mes chers concitoyens, nous ne pouvons plus continuer ainsi. Nous devons changer ce système de vie, nous devons établir avec le reste du monde les moyens de survivre, nous devons déterminer avec eux nos niveaux de consommation, la qualité de notre vie » ? Cela suppose de prendre place autour d’une table, de s’asseoir tous ensemble – les représentants de l’Occident, de l’Europe, de l’Amérique, de la Chine, de l’Inde, du monde arabe, tous ensemble, de sortir les pistolets des poches et de les mettre de côté. Cela suppose que l’on commence à discuter d’égal à égal, honnêtement, sur la manière dont on doit vivre, sauver notre planète, éviter de compromettre nos glaciers, nos sources ; que l’on se mette à réfléchir à l’avenir de nos enfants et des générations futures.

C’est l’une des possibilités. Malheureusement, ce n’est pas la plus probable. Quelle est l’alternative ? La guerre. Voilà pourquoi nous allons à la guerre. Nous allons à la guerre parce que le groupe dirigeant des États-Unis et tous les groupes dirigeants occidentaux sont incapables de dire la vérité sur la situation du monde. Ces hommes n’ont ni les instruments culturels, ni l’intention de le faire. Peut-être est-ce une tâche trop grande et trop difficile, voire dangereuse, car si un président des États-Unis se levait pour dire quelque chose de ce genre, il est probable qu’on le tuerait le jour suivant. Il existe des pouvoirs aussi forts qu’obtus, dont l’unique intérêt est de continuer ainsi, comme ils l’ont toujours fait, tête basse, à la recherche du profit.

Mais il faut reconnaître qu’en la matière, il n’existe pas non plus d’alternative culturelle forte. Le point essentiel est qu’il ne s’agit pas seulement d’un affrontement entre les riches et les pauvres du monde. Nous sommes confrontés à une lutte totalement inédite, qui ne doit plus être mesurée d’après les vieilles théories sur l’impérialisme, mais plutôt en termes de survie pure et simple de l’être humain.

Vous aurez compris que nous sommes au beau milieu d’un tournant difficile et nouveau. Et c’est la terrible complexité de ce tournant qui, elle seule, peut expliquer pourquoi le président des États-Unis nous annonce que nous entrons dans une guerre très longue, tellement longue qu’elle durera toute une génération, voire plusieurs. C’est la guerre des riches contre tous les autres. Ils veulent nous entraîner dans cette guerre parce qu’ils pensent qu’ils en sortiront victorieux ; ils n’ont pas compris que même les riches n’en reviendront pas vainqueurs. Une guerre où il n’y aura pas de vainqueurs. Et moi, je vous demande, et je me demande : que pouvons-nous faire pour ne pas y aller, dans cette guerre ?

Personnellement, je ne vois aucun sens à aller se brûler, et encore moins de sens à se brûler sans raison. Parce que, justement, je ne suis pas du tout convaincu que cette guerre — une guerre qui implique le massacre de plusieurs centaines de millions d’hommes — soit d’une quelconque utilité pour le destin du genre humain. Et elle ne nous aidera sûrement pas à sauvegarder les valeurs de l’Occident dont, sur le papier, nous sommes si fiers.

(A suivre…)

Copyright Timéli éditions (Suisse).

Ce texte est issu d’une conférence qui s’est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l’italien par Delphine Chevallier, Florence.

[1] Village du Val-d’Aoste. Ndt.

[2] « La Guerra Infinita » (Feltrinelli, Milan) a été publié au début du mois de mars 2002.

[3] En réalité, comme il est apparu par la suite, ce document faisait partie d’une étude bien plus vaste qui portait la signature, avec celle de Rumsfeld, de presque tous les membres les plus importants de l’actuelle administration américaine. Il s’agissait du « Project for a New American Century » (PNAC), une sorte de manifeste stratégique des néco-conservateurs..

Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien.

Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

07-03

http://www.voltairenet.org/article164024.html



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attentats du 11-Septembre de "grand mensonge", utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur guerre contre le terrorisme, prélude à l'invasion de l'Afghanistan, d'après les médias locaux.

Le commentaire du président, émis lors d'un discours au ministère du Renseignement, traduit l'escalade des tensions entre l'Occident et l'Iran autour de son programme nucléaire. Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à "un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte".

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu'il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attentats. Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n'avaient jamais donné leurs noms.

AP

07.03.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20100307.FAP2505/le_president_iranien_qualifie_le_11septembre_de_grand_m.html


2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

Plusieurs conseillers du président Barack Obama souhaitent que les suspects des attentats du 11-Septembre soient traduits devant des tribunaux militaires d'exception, en contradiction avec la position précédente des Etats-Unis, affirme vendredi 5 mars le Washington Post.

Un haut responsable de la Maison Blanche interrogé à ce sujet par l'AFP s'est contenté d'affirmer qu'aucune décision n'avait été prise pour le moment, mais selon le Washington Post, qui cite des sources anonymes de la présidence, "des conseillers du président Obama sont tout près de recommander que Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attaques du 11 septembre 2001, soit jugé par un tribunal militaire" avec ses quatre coaccusés.

La position de l'administration Obama sur le sort judiciaire de ces cinq détenus de Guantanamo, accusés d'avoir fomenté les attentats qui ont fait près de 3 000 morts, a notablement évolué ces derniers mois.

En novembre 2009, le ministre de la justice Eric Holder avait opté pour la tenue d'un procès civil devant un tribunal de Manhattan à New York.

Mais l'administration a changé de position fin janvier face à l'opposition d'élus, dont le maire de la ville Michael Bloomberg, à la tenue d'un événement de telle portée tout près du site des tours jumelles du World Trade Center.

Et le 12 février, Eric Holder avait laissé ouverte la possibilité qu'un tel procès se déroule devant la justice militaire, affirmant au Washington Post qu'"en fin de compte, quel que soit l'endroit où ce procès aura lieu, devant quelque juridiction que ce soit, ce qu'il faut, c'est que cela ait lieu de façon aussi transparente que possible en respectant toutes les règles".

5/3

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/05/11-sep...


2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

Comme le rappelait Obama lors de son discours d’investiture[1], et comme nous le répètent nos détracteurs, inquiets de nous voir si préoccupés par des faits vieux de presque 9 ans (!) il nous faut désormais regarder vers l’avenir, et non retourner les événements du passé.

Oui mais voilà, ces événements passés ont encore un impact majeur sur nos démocraties – à commencer par celles des États-Unis – et les lois du PATRIOT ACT votées dans l’urgence en novembre 2001 restent d’actualité.

Trois de leurs principales dispositions viennent d’être reconduites par le Sénat états-unien.

Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste

Le Sénat américain a prolongé d’un an trois dispositions du "Patriot Act". Cet arsenal législatif de lutte antiterroriste avait été mis en place par l’administration de George W. Bush après le 11-Septembre.

Les sénateurs ont approuvé mercredi la prolongation de ces clauses jusqu’au 28 février 2011.

La "surveillance mobile" des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques a ainsi été reconduite. Le principe du "loup solitaire", qui permet d’enquêter sur une personne paraissant agir pour son propre compte, a également été prolongé.

Les sénateurs ont enfin maintenu la possibilité pour les autorités d’accéder à "toute donnée tangible", comme des courriers électroniques, sur un suspect. La commission des Affaires judiciaires du Sénat avait approuvé début octobre l’extension de ces mesures.

Cette commission avait également approuvé un encadrement renforcé des activités des forces de l’ordre, loin de la grande liberté d’action dont elles disposaient en vertu du premier Patriot Act voté après le 11-Septembre. Mais devant l’opposition des sénateurs républicains, cette dernière disposition n’a pas été retenue.

"J’aurais préféré ajouter du contrôle et une amélioration du droit de regard judiciaire aux dispositions" du Patriot Act qui arrivent à expiration, a commenté mercredi dans un communiqué le président de la commission des Affaires judiciaires, le sénateur démocrate Patrick Leahy.

Ce vote intervient après que nombre d’élus de l’opposition eurent violemment critiqué la gestion par les autorités américaines de l’attentat manqué contre un avion américain le jour de Noël. Ils estiment notamment que le suspect, Umar Farouk Abdulmutallab, aurait dû être remis à la justice militaire.

Saluant la prolongation des mesures, le sénateur républicain Kit Bond, vice-président de la commission du Renseignement, a toutefois estimé qu’il était "crucial" que l’utilisation de ces outils ne soit pas limitée dans le temps.

GeantVert

mars 4, 2010

paru dans Romandie.com, le 25 février 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/03/04/le-senat-us-pro...


2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

En 2003, Michael Meacher le ministre de l’Environnement de Tony Blair qualifiait la guerre contre le terrorisme de "bidon" et remettait en cause la version officielle américaine sur le 11/9.

En 2008, le Sénateur Fujita demandait des comptes sur les événements devant le parlement japonais.
Dans cet article daté de 2009 et repris par le 
Réseau Voltaire, le Général Leonid Ivashov, Chef d’état-major des armées russes en poste le 11 Septembre 2001, présente son point de vue sur les répercussions du 11/9. Laissant de côté la puissance d’action si facilement prêtée à al-Qaida, il s’intéresse davantage aux enjeux géostratégiques où la guerre contre le terrorisme sert des desseins bien particuliers et où carte blanche est laissée aux pouvoirs financiers au détriment du droit international. Le coup de semonce du 11/9 révélait une "crise systémique de la civilisation humaine" détruisant un monde multipolaire pour un nouvel ordre unipolaire. La conjoncture mondiale actuelle semble lui donner raison.

apetimedia

Published on février 28, 2010 par

http://www.reopen911.info/News/2010/02/28/du-11-septembre...



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

Un timing qui ne tient pas.

Le professeur David Ray Griffin* revient sur les témoignages télévisés donnés par Barry Jennings et Michael Hess juste après leur évacuation du WTC 7 le 11 Septembre 2001.

Comparant la chronologie des événements tels que les témoins l’ont rapportée à celle établie par le NIST**, D. R. Griffin relève ici des contradictions de taille lui permettant d’affirmer que le NIST, à l’origine de la version officielle de l’effondrement de la tour le 11 Septembre 2001, a menti.

Il note aussi que Michael Hess est revenu sur son premier témoignage quelques temps plus tard, lors d’une autre interview.

Cet article publié dans wanttoknow.info retrace la démarche entreprise par le Professeur pour aboutir à une conclusion de poids.

Cette analyse est un élément de plus qui vient se greffer aux diverses défaillances déjà constatées à propos de  la version officielle.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder à l’enquête du  NIST ?


Michael Hess interviewé sur le 11/9 : le NIST a menti sur le moment où lui et Barry Jennings ont été sauvés.

Peu après la première attaque sur le World Trade Center, qui survint le matin du 11 septembre à 8h46, Michael Hess, membre du Conseil Municipal de New-York, et Barry Jennings, directeur adjoint du département de Gestion d’urgence de l’Office du logement de la ville de New-York, ont rejoint le Centre d’opérations d’urgences dans les bureaux de Gestion d’urgence situé au 23ème étage du WTC7, où ils pensaient trouver le Maire Rudy Guiliani.

Mais quand Hess et Jennings sont arrivés, l’endroit était vide. Jennings a alors téléphoné à quelqu’un afin de savoir ce qu’ils devaient faire; on lui dit qu’ils devaient partir immédiatement.

Constatant que les ascenseurs ne fonctionnaient plus, ils ont commencé à descendre les escaliers. Lorsqu’ils sont arrivés au sixième étage, il y eu une puissante explosion provenant du dessous, qui "fit s’effondrer le palier sur lequel ils étaient", a expliqué Jennings aux producteurs du film "Loose Change Final Cut" [1]. Remontant jusqu’au huitième étage, ils ont pu casser une vitre et appeler à l’aide.

Hess affirma par la suite : "[Nous] étions coincés au huitième étage enfumé, une fumée épaisse tout autour de nous, pendant environ une heure et demi, [avant que] les pompiers de New-York … arrivent et nous libèrent." [2]  

Hess a fait cette déclaration à Frank Ucciardo, journaliste de la chaîne UPN 9 News, "à Broadway, à environ un bloc de la Mairie", distante de quelques blocs du WTC 7.

Cette interview avait débuté avant midi.

Concernant le timing exact, certains ont pensé que l’interview avait commencé à 11h34.

Ceci se base sur  le fait que, selon les informations écrites sur un DVD contenant les émissions d’ UPN 9 de ce matin-là, les émissions contenues dans cette vidéo avaient débuté à 10h37 du matin. L’interview de Hess commence quant à elle au marqueur de la 57ème minute, soit à 11h34.

Cependant, des recherches complémentaires ont montré que la vidéo avait en fait débuté à 11h00.

La preuve cruciale est que, au marqueur de la 111ème minute, le programme d’ UPN 9 s’est arrêté pour retransmettre une conférence de presse des Talibans, qui avait commencé à 12h51 [3}, et 12h51 moins 111 minutes fait bien 11h00. L'interview de Hess, comme on l'a vu, débute au marqueur de la minute 57, soit 11h57.

Dans tous les cas, l'interview de Hess a commencé avant midi.

Ce fait est important car le NIST - Institut National des Standards et de la Technologie - qui a développé l'explication officielle sur l'effondrement des Twin Towers et du WTC 7, affirme que Hess et Jennings n'ont pas été secourus avant midi.

Dans son "Interim Report on WTC 7" [NdT : "Rapport intermédiaire sur le WTC 7"] , publié en 2004, le NIST affirme que les deux hommes ont été secourus entre "12h10 et 12h15." [4] Mais si Hess était interviewé à plusieurs blocs du WTC 7 avant midi, cette affirmation est impossible.

Pourquoi le NIST aurait-il déclaré une telle chose ?

Une déclaration de Hess et Jennings provenant d’un autre document du NIST suggère une autre raison : "Dans l’effondrement des deux tours, un employé de la ville de New-York et un membre du personnel du bâtiment WTC 7 se sont retrouvés coincés dans le WTC 7. Ils s’étaient rendus au centre OEM [Office of Emergency Management, bureau de Gestion d'urgence] situé 23ème étage et n’y trouvèrent personne. Alors qu’ils cherchaient un ascenseur pour descendre, les lumières vacillèrent du fait de l’effondrement du WTC 2 [la Tour Sud]. A ce moment, l’ascenseur qu’ils tentaient de prendre ne fonctionna plus, ils prirent donc les escaliers." [5]

Donc, selon le NIST, Hess et Jennings, trouvant le centre OEM vide, ont pris les escaliers juste après 9h59, quand la Tour Sud s’est effondrée. Selon le NIST, c’est cet effondrement qui est responsable du dysfonctionnement de l’ascenseur.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, Jennings a dit qu’ils étaient arrivés au centre OEM peu après l’impact sur la Tour Nord, soit aux alentours de 9h00 du matin. En fait, il a même ajouté qu’ils devaient se trouver au 23ème étage "quand le second avion s’est crashé". [6] Jennings a suggéré que c’est peu après que Hess et lui ont emprunté les escaliers. Mais selon le NIST, Hess et Jennings n’ont pas pris les escaliers après l’attaque sur la Tours Nord, qui survint à 9h03, mais après l’effondrement de la Tours Sud, qui s’est produit à 9h59.

Malgré ce point en contradiction avec le témoignage de Jennings, le NIST poursuit :

"Quand ils arrivèrent au 6ème étage, le WTC 1 [la Tour Nord] s’effondra, les lumières s’éteignirent dans les escaliers, le système d’extinction automatique des feux [sprinkler] s’alluma brièvement, et la fumée et les débris remplirent l’ escalier. Les deux hommes remontèrent au 8ème étage pour briser une vitre et demandèrent de l’aide." [7]

Selon le NIST, ce que Hess et Jennings prirent pour une explosion dans le WTC 7 était en fait tout simplement un effet secondaire de l’effondrement de la Tours Nord. Cet effondrement survint à 10h28. En conséquence, si les deux hommes ont été bloqués pendant environ 90 minutes avant d’être secourus, ce qu’affirme Hess, alors ils ont du être secourus vers midi. Cela semble être le raisonnement du NIST lorsqu’il affirme qu’ils ont été libérés entre "12h10 et 12h15".

La chronologie du NIST est proprement invraisemblable.

En affirmant que Hess et Jennings ont commencé à descendre les escaliers après que la chute de la Tour Sud ait causé le dysfonctionnement de l’ascenseur, le NIST insinue donc qu’il leur a fallu 29 minutes – de 9h59 à 10h28 – pour descendre du 23ème au 6ème étage.

Cette affirmation est tout simplement impensable à la lumière de la description que donne Jennings de sa descente, qu’il décrit : "Je voulais sortir de cet immeuble au plus vite, donc j’ai commencé, non pas marche par marche, mais en sautant par paliers." [8]

La chronologie du NIST requiert, au contraire, qu’il a fallu à peu près une demi-heure à Jennings et Hess – de 9h59 environ, lors de l’effondrement de la Tour Sud, à 10h28, heure de l’effondrement de la Tour Nord – pour descendre ces 17 étages.

La chronologie du NIST est aussi en contradiction directe avec le témoignage de Jennings, qui décrit : "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux immeubles étaient toujours debout." [9]

Comment Jennings savait-il que les deux bâtiments étaient toujours debout ? La citation complète de Jennings – "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux bâtiments étaient toujours debout. Parce qu’en fait, je les cherchais – j’ai regardé d’un côté, regardé de l’autre côté, il n’y a rien de ce côté là … [Les deux] bâtiments étaient toujours là" [10] – pourrait signifier qu’il pouvait voir les Twin Towers. Cela suppose  donc que Hess et lui étaient situés sur le côté sud du WTC 7, face aux tours.

Mais cela serait incorrect. Jennings a affirmé qu’il se trouvait dans "la partie nord du bâtiment." Il a de plus indiqué que quand les tours sont tombées, il n’a pas pu les voir s’effondrer.

"J’étais coincé à l’intérieur quand les deux buildings se sont effondrés. Les pompiers sont venus … et se sont enfuis. En fait, je ne savais pas ce qui se passait. A ce moment là, la première tour est tombée. Quand ils ont commencé à courir, la première tour était en train de tomber. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Puis je les ai vu revenir. Et je les vois revenir avec des visages bien plus inquiets. Au lieu de çà, ils sont repartis encore une fois : la deuxième tour tombait." [11]

Comprenons par là que Jennings, bien qu’il ne savait pas à ce moment là ce qui pouvait se passer – c’est à dire que les pompiers s’enfuyaient une première fois à cause de l’effondrement de la Tour Sud, puis s’enfuyaient une seconde fois lors de la chute de la Tour Nord – il le compris par la suite. C’est pour cette raison qu’il savait, au moment où il donnait son interview, que les Twin Towers étaient toujours debout lorsque l’explosion qui survint fit s’effondrer la dalle sous lui.

Jennings a même répété son explication, en affirmant :

"Quand je suis arrivé au 6ème étage, il y a eu une explosion. C’est ce qui nous a forcé à remonter au 8ème étage. Les deux immeubles étaient toujours debout. Gardez bien çà à l’esprit, je vous ai dit que les pompiers étaient venus puis s’étaient enfuis. Ils sont venus à deux reprises. Pourquoi ? Parce que la Tour 1 s’est effondrée, puis la Tour 2 s’est effondrée." [12]

La déclaration de Jennings fournit des preuves solides contre la chronologie du NIST, selon laquelle ce que Hess et Jennings ont appelé "une explosion" était en fait un simple dommage dû aux débris qui ont touché le WTC 7 lorsque la Tour Nord s’est effondrée à 10h28.

La plus forte contradiction avec la chronologie du NIST, cependant, reste l’interview de Hess donnée à UPN 9 News. Les défenseurs de la Version officielle, selon lesquels il n’y aurait eu aucune explosion au WTC 7, pourraient remettre en cause la véracité du témoignage de Jennings. Mais si Hess a donné une interview à environ un demi-mile [du WTC 7] avant midi, alors la chronologie du NIST, selon laquelle les deux hommes n’ont pas été secourus avant midi, est objectivement disqualifiée.

Partant du fait que cette interview a eu lieu à plusieurs blocs du WTC 7, il aurait probablement fallu à Hess presque une demi-heure pour parcourir cette distance après son sauvetage. Donc si l’interview a débuté à 11h57, Jennings et lui ont forcément du être secourus vers 11h30.

L’explication du NIST concernant ce que Hess et Jennings ont pris pour une explosion massive dans le WTC 7, ne peut donc être correcte. Si les deux hommes ont été secourus à environ 11h30 après avoir été bloqués pendant environ une heure trente (selon Hess), l’évènement est survenu au moins avant 10h00.

En fait, cela a du se passer encore avant, puisque Jennings affirma, on l’a vu précédemment, qu’après l’explosion et après que Hess et lui-même furent remontés au 8ème étage, les deux tours étaient toujours debout. [Or] la Tour Sud s’est effondrée à 9h59, donc ce que Hess et Jennings ont appelé une explosion est forcément survenu avant 9h59.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le NIST, l’évènement en question ne pouvait être l’effondrement de la Tour Nord, puisque celui-ci n’est pas survenue avant 10h 28.

L’affirmation du NIST a pourtant été reprise par la BBC. Une émission spéciale de la BBC concernant le WTC 7, intitulée "“The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La troisième tour"] diffusée le 6 Juin 2008, reprenait une interview que Jennings avait donnée à la BBC. Mais la présentation de la BBC déformait les propos de Jennings. Bien qu’ayant manifestement donné durant l’interview de la BCC la même version que celle qu’il avait racontée aux producteurs de "Loose Change Final Cut" [6], la BBC s’est arrangée pour intégrer le témoignage à la chronologie du NIST. Et donc, en lien avec les images de Jennings décrivant une explosion massive dans le WTC 7 – qui doit avoir eu lieu à un moment donné entre 9h03, heure de l’attaque sur la Tour Sud, et 9h59, quand celle-ci s’est effondrée – le narrateur de la BBC dit : "A 10h28, quand la Tour Nord s’effondre … la Tour 7 subit un impact direct …

Les preuves initiales d’explosifs étaient simplement des débris provenant d’un gratte-ciel en chute." [13]

Jennings, cependant, ne pourra pas corriger le dossier. [Il] décèdera le 19 Août 2008, à seulement 53 ans, deux jours avant la publication par le NIST de son rapport sur [la chute] du WTC 7. [14]

De plus, après la mort de Jennings, la BBC a diffusé une seconde version de son émission sur le WTC 7, celle-ci intitulée "The Conspiracy Files: 9/11 – The Truth Behind the Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La vérité sur la troisième tour"]. [15] Cette version intègre une interview de Michael Hess, qui n’apparaissait pas dans la première version, et qui, d’ailleurs, n’y était même pas mentionnée. Dans cette seconde version, Hess soutient la position du NIST et de la BBC. En confirmant que, le jour du 11/9, il avait "pensé qu’il y avait eu une explosion dans les fondations", il affirme : "Je sais maintenant que c’était causé par une partie nord de la tour 1 [la Tour Nord] tombant sur la partie sud de notre bâtiment." [16]

Dans ‘The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 Is Unscientific and False‘ [NdT : ' L'effondrement mystérieux du Word Trade Center 7 : Pourquoi le rapport officiel final sur le 11/9 est faux et non-scientifique '], j’ai donné de multiples raisons montrant que la nouvelle version de Hess n’est pas crédible.

La raison la plus évidente reste cependant le fait que Hess ait donné une interview, éloigné de plusieurs blocs [du WTC 7] à 11h57, après avoir été bloqué dans ce bâtiment pendant au moins une heure et demi. L’évènement en question n’a donc pas pu se produire aussi tard, à 10h28.

L’interview de Michael Hess est maintenant disponible publiquement, grâce à Dylan Avery, qui en a fourni une copie, et Fred Burks, qui l’a publiée pour ‘The Transformation Team’ [NdT : "L'équipe pour le changement] (EDITION : lien vers la vidéo).

NOTES

[1] Cette interview n’est pas incluse dans "Loose Change Final Cut" à la demande de Jennings, après qu’il ait été menacé concernant son emploi, a-t-il dit. Mais après que Jennings ait participé au documentaire de la BBC concernant le WTC 7 ("The Conspiracy Files : 9/11 – The Third Tower"), Dylan Avery, ayant conduit cette interview, l’a publié sur internet sous le titre "Barry Jennings – 9/11 WTC7 Full Uncut Interview,” :

Partie 1 (http://www.youtube.com/watch?v=VQY-ksiuwKU) et Partie 2 (http://www.youtube.com/watch?v=kxUj6UgPODo).

[2] “Michael Hess, WTC7 Explosion Witness,” YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=BUfiLbXMa64).

[3] Voir “America Under Attack: Taliban Press Conference,” 11 Septembre 2001 (http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0109/11/bn.25.html); “Ratings: Cable World, September 24, 2001” (http://findarticles.com/p/articles/mi_m0DIZ/is_/ai_78963666). Merci à Elizabeth Woodworth d’avoir découvert ce fait.

[4] "Interim Report on WTC 7," à l’annexe L de NIST-SP 1000-5: June 2004: Progress Report on the Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center (http://wtc.nist.gov/progress_report_june04/progress_report_june04.htm). La phrase est tirée de la section L-18.

[5] NIST NCSTAR 1-8, Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center Disaster: The Emergency Response Operations (http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-8.pdf): Section 5.9.

[6] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueurs 0:20-0:32.

[7] NIST NCSTAR 1-8: Section 5.9

[8] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower,"  BBC, 6 Juin 2008, (publié à l’adresse http://www.911blogger.com/node/16541), marqueur 12:06-12:26.

[9] "Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 4:52-5:02.

[10] Ibid., marqueur 4:52-5:17.

[11] “Barry Jennings Uncut,” Partie 1, marqueur 2:49-3:44.

[12] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 5:08-5:33. En parlant de "Tour Une" et "Tour Deux," Jennings ne fait pas référence aux noms [des tours]. Il se réferre, respectivement, à la première tour qui s’effondre (la Tour Sud, WTC 2) et la deuxième à s’effondrer (la Tour Nord, WTC 1).

[13] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower," marqueur 13:29-13:40.

[14] Aaron Dykes, “Key Witness to WTC 7 Explosions Dead at 53,” Inforwars.com, Mis à jour le 17 Septembre 2008 (http://www.infowars.com/?p=4602).

[15] "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower,” BBC, 26 Octobre 2008 (disponible à l’adresse http://video.google.com/videoplay?docid=5313004818217244745 or http://bestdocumentaries.blogspot.com/2009/01/conspiracy-files-truth-behind-third.html).

[16] Interview Michael Hess sur la BBC, disponible chez Mike Rudin, “Caught Up in a Conspiracy Theory,” BBC, 21 Octobre 2008 (http://www.bbc.co.uk/blogs/theeditors/2008/10/caught_up_in_a_conspiracy_theo.html). Cet enregistrement se trouve dans "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower," marqueur 30:24-30:40.

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David Ray Griffin


* David Ray Griffin

Professeur de philosophie des religions et de théologie à l’université de Claremont aux Etats-Unis, maintenant retraité, il est l’auteur de douze ouvrages concernant le 11 Septembre dont "…  4 de ces ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance spéciale : Le Nouveau Pearl Harbor et Omissions & manipulations ont reçu le Prix de la Fondation Hélios en 2006. 11-Septembre, La faillite des médias a obtenu la médaille de bronze dans la catégorie Actualités du Independent Publisher Book Awards 2008. The New Pearl Harbor Revisited fut sélectionné comme l’un des 50 meilleurs livres de l’année 2008 par Publishers Weekly (l’équivalent US de Livres Hebdo) et comme le « choix de la semaine » en novembre de cette même année.(Source éditions Demi-Lune)"

Il fait partie du mouvement Scholars for 9/11 Truth & Justice, s’investit dans le 9/11 Truth Movement et donne des conférences dans le monde.


**Le NIST 

Le National Institute of Standards and Technology est un institut officiel de l’administration américaine qui détermine les standards employés par cette même administration et qui publie le standard de traitement de données fédérale.

Le NIST, en charge d’enquêter sur l’effondrement du WTC 7 a conclu, après trois années d’enquête que les incendies sont à l’origine de l’effondrement de la tour en raisons de problèmes sérieux dans la conception du bâtiment.

La version officielle sur les causes de l’effondrement du WTC 7 repose entièrement sur cette étude du NIST. 


A lire

A voir

Traduction par Fyoul pour ReOpenNews

Published on février 17, 2010

par apetimedia
http://www.reopen911.info/News/2010/02/17/michael-hess-interviewe-sur-le-119-les-preuves-que-le-nist-a-menti/



3-2 Général Leonid Ivashov* : Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d’état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événement par ses experts, il a écarté l’hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l’élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il a développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, représentatif de sa pensée et de celle des officiers supérieurs russes.

Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l’OTAN est une vérité d’évidence en Russie, comme d’ailleurs dans de nombreuses autres régions du monde. Au-delà de la question d’établir la vérité, l’honnêteté intellectuelle exige de comprendre et d’accepter la relativité des points de vue.

Cet article sera particulièrement précieux pour les militaires français au moment où le ministre de la Défense a engagé une chasse aux sorcières contre les enseignants de l’École de guerre qui ont osé rendre compte de la diversité des interprétations du 11-Septembre.

L’expérience de l’humanité montre que le terrorisme apparaît partout où se produit à un moment donné une aggravation des contradictions, où les relations commencent à se dégrader au sein de la société et où l’ordre social change, où surgit l’instabilité politique, économique et sociale, où se libèrent des potentiels d’agressivité, où les valeurs morales périclitent, où triomphent le cynisme et le nihilisme, et où la criminalité explose.

Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

Je pense que nous sommes en droit aujourd’hui de parler de crise systémique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguë au niveau de l’interprétation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donné à la vie, l’économie et le domaine de la sécurité internationale.

L’absence de nouvelles idées philosophiques, la crise morale et spirituelle, la déformation de la perception du monde, la diffusion de phénomènes amoraux contraires à la tradition, la course à l’enrichissement illimité et au pouvoir, la cruauté, conduisent l’humanité à la décadence et peut-être à la catastrophe.

L’inquiétude, ainsi que le manque de perspectives de vie et de développement de nombreux peuples et états constituent un important facteur d’instabilité mondiale. 
L’essence de la crise économique se manifeste dans la lutte sans merci pour les ressources naturelles, dans les efforts déployés par les grandes puissances du monde, avant tout par les États-Unis d’Amérique, mais aussi par des entreprises multinationales pour soumettre à leurs intérêts les systèmes économiques d’autres États, prendre le contrôle des ressources de la planète et surtout des sources d’approvisionnement en hydrocarbures.

La destruction du modèle multipolaire qui assurait l’équilibre des forces dans le monde a entraîné également la destruction du système de sécurité internationale, des normes et des principes qui régissaient les relations entre États, ainsi que du rôle de l’ONU et de son Conseil de sécurité. 
Aujourd’hui les États-Unis d’Amérique et l’OTAN se sont arrogé le droit de décider du destin d’autres États, de commettre des actes d’agression, de soumettre les principes de la Charte des Nations Unies à leur propre législation.

Ce sont précisément les pays occidentaux qui, par leurs actions et agressions contre la République fédérale de Yougoslavie et l’Irak, ainsi qu’en permettant de toute évidence l’agression israélienne contre le Liban et en menaçant la Syrie, l’Iran et d’autres pays, ont libéré une énorme énergie de résistance, de vengeance et d’extrémisme, énergie qui a renforcé le potentiel de la terreur avant de se retourner, comme un boomerang, contre l’Occident.

L’analyse de la substance des processus de mondialisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des États-Unis d’Amérique et d’autres États, permet de se convaincre que le terrorisme favorise la réalisation des objectifs de domination du monde et la soumission des États aux intérêts de l’oligarchie mondiale. Cela signifie qu’il ne constitue pas un sujet en tant que tel de la politique mondiale, mais un simple instrument, le moyen d’instaurer un nouvel ordre unipolaire ayant un centre de commandement mondial unique, d’effacer les frontières nationales et d’assurer la domination d’une nouvelle élite mondiale. C’est elle qui constitue le sujet principal du terrorisme international, son idéologue et son « parrain ». C’est elle aussi qui s’efforce de diriger le terrorisme contre d’autres États, y compris contre la Russie.

La principale cible de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, historique et culturelle qui a jeté les bases du système de relations entre les États, de l’organisation de la civilisation humaine en États nationaux, de l’identité nationale.

Le terrorisme international actuel est un phénomène qui consiste, pour des structures gouvernementales ou non gouvernementales, à utiliser la terreur comme moyen d’atteindre des objectifs politiques en terrorisant, déstabilisant les populations sur le plan socio-psychologique, en démotivant les structures du pouvoir d’État et en créant les conditions permettant de manipuler la politique de l’État et le comportement des citoyens.

Le terrorisme est un moyen de faire la guerre de manière différente, non conventionnelle. Simultanément, le terrorisme, allié aux médias, se comporte comme un système de contrôle des processus mondiaux. 
C’est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions favorables à des bouleversements dans la politique mondiale et dans la réalité existante. 
Si l’on examine dans ce contexte les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’Amérique, on peut en tirer les conclusions suivantes :

 l’attentat terroriste contre les Tours Jumelles du World Trade Center a modifié le cours de l’histoire du monde en détruisant définitivement l’ordre mondial issu des accords de Yalta-Potsdam ;

 il a délié les mains des États-Unis d’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël, leur permettant de mener des actions contre d’autres pays en faisant fi des règles de l’ONU et des accords internationaux ;

 il a stimulé l’amplification du terrorisme international.

D’autre part, le terrorisme se présente comme un instrument radical de résistance aux processus de mondialisation, comme un moyen de lutte de libération nationale, de séparatisme, un moyen de résoudre les conflits entre les nations et entre les religions, ainsi que comme in instrument de lutte économique et politique.

En Afghanistan, au Kosovo, en Asie centrale, au Proche Orient et dans le Caucase nous constatons que la terreur sert aussi à protéger des narcotrafiquants en déstabilisant leurs zones de passage. 
On peut constater que dans un contexte de crise systémique mondiale la terreur est devenue une sorte de culture de la mort, la culture de notre quotidien. Il a fait irruption dans la prospère Europe, tourmente la Russie, secoue le Proche-Orient et l’Extrême-Orient. Il favorise l’accoutumance de la communauté internationale à des ingérences violentes et illégales dans les affaires intérieures des États et à la destruction du système de sécurité internationale.

La terreur engendre le culte de la force et lui soumet la politique, le comportement des gouvernements et de la population. Le plus effrayant est que le terrorisme a un grand avenir en raison de la nouvelle spirale de guerre qui s’annonce pour la redistribution des ressources mondiales et pour le contrôle des zones clé de la planète. 
Dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, approuvée cette année par le Congrès états-unien, l’objectif avoué de la politique de Washington est « de s’assurer l’accès aux régions clé du monde, aux communications stratégiques et aux ressources mondiales », avec comme moyen pour y parvenir de procéder à des frappes préventives contre n’importe quel pays. Du point de vue du Congrès, les États-Unis d’Amérique peuvent donc adopter une doctrine de frappes nucléaires préventives qui s’apparente à du terrorisme nucléaire. 
Cela implique l’utilisation à grande échelle de substances nocives et d’armes de destruction massive. On ne s’embarrassera pas de scrupules pour choisir les moyens de répondre à une attaque. Pour se défendre, les parties n’auront que le choix des moyens.

La provocation par un acte terroriste devient un moyen d’atteindre des objectifs politiques d’ampleur globale, régionale et locale. Ainsi, une provocation organisée dans la localité de Rachic (Kosovo, Serbie) a fini par entraîner le changement de régime politique en Serbie et l’effondrement de la République fédérée de Yougoslavie, tout en servant de prétexte à l’agression de l’OTAN et à la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agit d’une provocation d’ampleur régionale.

Les explosions dans le métro de Londres, les désordres à Paris en 2005-2006 sont des provocations locales qui ont eu des répercussions sur la politique et l’opinion publique en Grande Bretagne et en France. 
Pratiquement chaque acte terroriste dissimule des forces politiques puissantes, des entreprises transnationales ou des structures criminelles ayant des objectifs précis. Et presque tous les actes terroristes, à l’exception des activités de libération nationale) sont en réalité des provocations.

Même en Irak, les explosions dans les mosquées sunnites et chiites ne sont rien d’autre que des provocations organisées en vertu du principe « diviser pour régner ». Il en va de même de la prise en otage et de l’assassinat de membres de la mission diplomatique russe à Bagdad. 
L’acte terroriste commis à des fins de provocation est aussi ancien que l’humanité elle-même. Ce sont précisément des provocations terroristes qui ont servi de prétextes au déclenchement des deux guerres mondiales. Les événements du 11 septembre 2001 constituent une provocation mondiale. On peut parler d’opération d’ampleur mondiale. De telles opérations permettent en général de résoudre plusieurs problèmes mondiaux à la fois. On peut les définir comme suit :

 1. L’oligarchie financière mondiale et les États-Unis d’Amérique ont obtenu le droit non formel de recourir à la force contre n’importe quel État.

 2. Le rôle du Conseil de sécurité s’est trouvé dévalué. Il fait de plus en plus figure d’organisation criminelle complice de l’agresseur et alliée à la nouvelle dictature fasciste mondiale.

 3. Grâce à la provocation du 11 septembre, les États-Unis d’Amérique ont consolidé leur monopole mondial et ont obtenu l’accès à n’importe quelle région du monde et à ses ressources.

Dans le déroulement d’une opération-provocation il y a toujours trois éléments obligatoires : le commanditaire, l’organisateur et l’exécutant. En ce qui concerne la provocation du 11 septembreet contrairement à l’opinion dominante, « Al-Qaida » ne pouvait être ni le commanditaire, ni l’organisateur, ne disposant pas des moyens financiers suffisants (et ils sont énormes) pour commander une action d’une telle ampleur.

Toutes les opérations menées par cette organisation ne sont que des actions locales et assez primitives. Elle ne dispose pas des ressources humaines, d’un réseau d’agents suffisamment développé sur le territoire des États-Unis d’Amérique, pour réussir à pénétrer les dizaines de structures publiques et privées qui assurent le fonctionnement des transports aériens et veillent à sa sécurité. Al-Qaida ne saurait donc avoir été l’organisateur de cette opération (sinon à quoi peuvent bien servir le FBI et la CIA ?). Ces gens pourraient en revanche fort bien avoir été de simples exécutants de cet acte terroriste.

À mon avis, le commanditaire de cette provocation pourrait avoir été l’oligarchie financièremondiale, dans le but d’installer une fois pour toutes « la dictature fasciste mondiale des banques » (l’expression appartient à l’économiste états-unien bien connu Lyndon LaRouche) et d’assurer le contrôle de ressources mondiales en hydrocarbures limitées. Il se serait agi par la même de s’assurer la domination mondiale pour longtemps.

L’invasion de l’Afghanistan, riche en ressources gazières, de l’Irak et peut-être aussi de l’Iran, qui possèdent des réserves mondiales de pétrole, mais aussi l’instauration d’un contrôle militaire sur les communications pétrolières stratégiques et l’augmentation radicale du prix du pétrole sont des conséquences des événements du 11 septembre 2001.

L’organisateur de l’opération pourrait avoir été un consortium bien organisé et abondamment financé formé de représentants (anciens et actuels) des services secrets, d’organisations maçonniques et d’employés des transports aériens.

La couverture médiatique et juridique a été assurée par des organes de presse, des juristes et des politiciens stipendiés. Les exécutants ont été choisis sur la base de leur appartenance ethnique à la région qui possède les ressources naturelles d’importance mondiale.

L’opération a réussi, les objectifs sont atteints.

L’expression « terrorisme international » en tant que principale menace pour l’humanité a fait irruption dans le quotidien politique et social. 
Cette menace a été identifiée en la personne d’un islamiste, ressortissant d’un pays disposant d’énormes ressources en hydrocarbures. 
Le système international mis sur pied à l’époque où le monde était bipolaire a été détruit et les notions d’agression, de terrorisme d’État et de droit a la défense ont été altérées.

Le droit des peuples de résister aux agressions et aux activités subversives des services secrets étrangers ainsi que de défendre leurs intérêts nationaux est foulé aux pieds. 
Toutes les garanties sont assurées en revanche aux forces qui cherchent à instaurer une dictature mondiale et à dominer le monde. 
Mais la guerre mondiale n’est pas encore finie. Elle a été provoquée le 11 septembre 2001 et elle n’est que le prélude à de grands événements à venir.

Leonid Ivashov

(*) Le général Leonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il fut chef du département des Affaires générales du ministère de la Défense de l’Union soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des États indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Il était chef d’état-major des armées russes, le 11 septembre 2001. Il est membre de la conférence Axis for Peace.

Traduit du russe par Réseau Voltaire.


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