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22/03/2010

n° 322 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 23-02 au 22-03 - : Fin

n° 322 -   Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane -  23-02 au 22-03  - : Fin

:- Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 322 - du 3-02 au 22-03                                     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal " est  visible :

sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Les Brèves

Ndlr : La publication des analyses ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Kandahar

3-2 La sécurisation de Kandahar a déjà commencé …

3-3 Pendant ce temps, Karzai ne prend aucun risque.

3-3 Le gouvernement local a temporairement abandonné Kandahar le printemps dernier.

3-4 Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales.

3-5 Les Sociaux-démocrates hollandais tirent les conséquences de la débâcle en Afghanistan.

3-6 Les activités de Blackwater en Afghanistan mises en cause.

3-7 USA: le manque de supervision de l'armée cité dans une affaire Blackwater.

3-9 La déclaration de l’OTAN met en danger les patients.

3-10 Les dirigeants allemands résistent à l'opinion publique.

3-11 Danemark: pas de date de sortie d'Afghanistan.

3-12 En Suède un patriotisme inhabituel…. !

4 Dossiers

4-1 Marjah1 La plus vaste offensive de l'Otan et des forces afghanes depuis 2001,

2 Des dizaines de soldats américains ont été tués à Marjah ce mercredi et jeudi.

3 Guérilla versus contre-guérilla.

4 Après les combats, le plus dur commence pour l'OTAN à Marjah.

5 Les reportages des médias et surtout ceux des Occidentaux ne sont pas paroles d'Evangile.

6 L’offensive de Marjah est mal passée dans la population locale.

7 Honte : Même des enfants de 7 ans.

8 Comme à Fallujah.

 


 


3 Les Brèves

Ndlr : La publication des analyses ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Kandahar:

Au moins 30 policiers et soldats sont morts et 47 autres ont été blessées samedi dans une série d'attaques à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté le demi-frère du président afghan Ahmed Wali Karzaï, membre du conseil provincial de Kandahar, a déclaré que la cible principale des attaques était la prison, mais qu'aucun détenu ne s'était évadé.

Les autres attaques ont visé le siège des forces de police et deux autres endroits de la plus grande ville située dans le berceau des résistants.

Dans un entretien téléphonique à l'Associated Press, Ahmed Wali Karzaï a précisé que des soldats canadiens avaient renforcé la prison avec des blocs de ciment après cette attaque. Ils ont "fait du bon travail", a-t-il dit, observant que les auteurs des dernières attaques n'avaient pas réussi cette fois-ci à détruire la structure.

Il a précisé que l'attaque qui avait visé le siège des forces de police avait fait "beaucoup de victimes civiles". "Des maisons se sont effondrées et des personnes sont encore sous les décombres", a-t-il dit,

Selon Ahmed Wali Karzaï, les responsables des renseignements locaux avaient eu des informations sur les attaques. "Je savais il y a un mois que cela pouvait arriver", a-t-il dit. "Il y avait des rumeurs".

Le maire de Kandahar Gulam Hamidi a entrepris d'envoyer du matériel de secours vers les lieux des explosions pour aider les policiers à fouiller les décombres. "Plusieurs bâtiments se sont effondrés", a-t-il souligné.

Selon un policier, Mohammad Nahim, au moins quatre policiers ont été tués. Zemarai Bashary, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a expliqué que des policiers et des militaires avaient sécurisé la ville.

Kandahar, ville qui compte 800.000 habitants, est la capitale de la province baptisée du même nom, berceau du mouvement résistants.

13/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100313/twl-afghanistan-violences-fcd69a8_6.html


3-2 La sécurisation de Kandahar a déjà commencé …

L'opération visant à sécuriser la province de Kandahar, berceau des résistants dans le sud afghan, a "déjà commencé" et montera en puissance "dans les mois à venir", a souligné mercredi le patron des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal.

Ces propos interviennent quelques jours après une série attaque Kamikaze samedi à Kandahar, qui ont fait 35 morts, et ont été présentés par les résistants comme une réponse à la perspective d'une offensive militaire l'été prochain à Kandahar, annoncée récemment par le commandement de l'Otan.

"Nous allons renforcer la sécurité dans la ville de Kandahar et aux alentours (...) et plutôt que d'évoquer la date de lancement d'une opération militaire, je vous dirais que le processus a déjà commencé", et "va prendre de l'ampleur dans les semaines et les mois à venir", a expliqué mercredi le haut gradé américain au cours d'une audio-conférence depuis Kaboul.

En août dernier, une brigade de combat américaine de 4.000 hommes a été déployée à Kandahar pour sécuriser les voies de communication menant à la capitale du sud afghan, bastion historique des  résistants.

L'armée américaine a également mobilisé des moyens supplémentaires, dont plus de drones, pour lutter contre les bombes artisanales plantées dans la région par les résistants, a indiqué le général.

Mais les résistants "feront tout ce qu'ils peuvent pour essayer de nous rendre la tâche la plus difficile possible" dans les prochains mois, a-t-il prévenu.

Outre les efforts militaires, l'opération va reposer sur "une série d'activités visant à modeler les rapports politiques dans la ville de Kandahar et aux alentours", a expliqué le haut gradé américain.

Responsables militaires et politiques américains admettent en privé que le pouvoir local est réputé corrompu à Kandahar, ce qui mine les efforts déployés pour gagner le soutien populaire face aux résistants.

Le chef du conseil provincial, Ahmed Wali Karzaï, frère du président afghan, est fortement soupçonné d'être impliqué dans des trafics, dont celui de drogue, ce qu'il a toujours démenti.

17.03.

http://www.lemonde.fr/depeches/?seq_id=3208&cont_dep_id=38&dep_id=41968138#


3-3 Pendant ce temps, Karzai ne prend aucun risque.

Radio Azadi rapporte que Karzai a pris le contrôle de la Commission chargée de régler les litiges électoraux (ECC), supposément indépendante, et qu’il désignera ses cinq membres. Le système prévu était que trois membres devaient être désignés par les Nations Unies et les deux autres par le ministre de la Justice et la haute commission électorale indépendante.

La ECC a rejeté environ un million de bulletins frauduleux lors du dernier scrutin présidentiel de l’été dernier, un geste qui aurait pu forcer Karzai à un deuxième tour contre son rival Abdullah Abdullah. Mais ce dernier s’est retiré en affirmant que Karzai refusait de lâcher son contrôle sur la commission électorale nationale. De nombreux observateurs pensent que Karzai a volé l’élection. En bref, Karzai se comporte de plus en plus comme un dictateur du Moyen Orient, en manipulant les institutions pour ne pas être démis lors d’une élection.

Quel que soit le motif de l’intervention des troupes US en Afghanistan, ce n’est pas pour instaurer la démocratie.

En ce qui concerne les 100.000 soldats afghans qui auraient été formés et dont Washington se vante sans cesse, il apparaît que le Pentagone a confié leur entraînement à un sous-sous-traitant et « une filiale de Blackwater a recruté des drogués violents pour aider à la formation de l’armée afghane. » De nombreux journalistes doutent qu’il y ait réellement autant de soldats dans l’Armée nationale afghane, et parlent de forts taux de rotations et de désertions, tandis que d’autres laissent entendre qu’une formation de deux semaines dans le style « regarde et fais comme moi » de recrues illettrées ne constitue pas à proprement parler une « formation » – même lorsqu’elle est dispensée dans les règles de l’art, ce qui ne semble pas avoir été toujours le cas non plus.

(…)

Juan Cole

President du Global Americana http://www.juancole.com/

Traduction partielle par le Grand Soir 

Note ReOpenNews ;  L’auteur de l’article, John Ricardo I. "Juan" Cole (né en octobre 1952) est un universitaire américain, historien du Moyen-Orient moderne et de l’Asie du Sud, commentateur politique, et intellectuel public. Il est professeur d’Histoire à l’université du Michigan. En tant que commentateur sur les affaires du Moyen-Orient, il a paru sous forme imprimée et à la télévision, et a témoigné devant le Sénat américain. Il a publié plusieurs ouvrages universitaires sur le Moyen-Orient moderne et est aussi un traducteur en arabe et en persan. Depuis 2002, il a écrit un blog, Informed Comment. (Source Wikipedia)

http://www.reopen911.info/News/2010/03/01/afghanistan-peine-de-mort-reclamee-pour-les-soldats-tuant-des-civils/


3-3 Le gouvernement local a temporairement abandonné Kandahar le printemps dernier.

La gouvernance à Kandahar a été dangereusement affaiblie par les bombes des résistants et les assassinats le printemps dernier, au point où les membres du conseil provincial ont temporairement abandonné la région, selon des documents canadiens récemment dévoilés.

Des rapports trimestriels de la campagne, préparés par le Commandement de la Force expéditionnaire du Canada, brossent un tableau saisissant de l'administration civile dans la province de Kandahar, où les troupes canadiennes sont déployées.

Les événements du printemps dernier pourraient fort bien laisser présager le type de bataille à venir avant l'été dans la province.

Les rapports censurés ont été obtenus par La Presse Canadienne en vertu des lois d'accès à l'information et présentent un contraste notable avec les rapports trimestriels épurés et aseptisés dévoilés par le gouvernement conservateur.

Pendant que les victimes canadiennes et celles des forces de l'OTAN font les manchettes au pays, le carnage qui a lieu dans les rues de Kandahar, alors que les résistants tentent de décapiter le gouvernement local, passe plutôt inaperçu. Et ces tentatives ont failli être couronnées de succès le printemps dernier.

Un rapport daté du 28 avril 2009 relate que la plupart des membres du Comité provincial ont quitté la ville de Kandahar en raison de problèmes de sécurité. Cet exode, non rapporté jusqu'à présent, est survenu deux semaines après l'exécution d'une membre du conseil provincial, Sitara Achakzai, et après l'exécution d'un haut responsable des transports de la province.

Kandahar est le berceau spirituel des résistants et en reprendre possession a été l'ultime objectif des résistants depuis que les forces canadiennes sont présentes dans le secteur.

18/3

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/AL...


3-4 Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales.

13/3

Le président Hamid Karzaï accepte désormais que deux étrangers siègent au sein de la commission des plaintes électorales, a annoncé samedi son porte-parole Waheed Omar.

M. Karzaï était très critiqué pour ce qui semblait être une tentative de prise de contrôle de cette institution.

Par un décret signé mi-février, il s'octroyait le pouvoir de nommer les cinq membres de cette commission, après consultation des présidents des groupes parlementaires et de la Cour suprême. Son porte-parole Syamak Herawi avait alors expliqué que les commissaires étrangers "ne se souciaient pas de l'intérêt national afghan".

Avant ce décret, les Nations unies désignaient le président de la commission des plaintes électorales et deux autres membres, tandis que la commission des droits de l'Homme et la Cour suprême afghanes en nommaient chacune un.

Hamid Karzaï a fait marche arrière et accepte désormais la présence d'étrangers au sein de la commission, mais seulement deux afin que les Afghans y conservent la majorité, a expliqué son porte-parole Waheed Omar. Il accepte cette présence étrangère car le pays est encore en "phase de transition" vers la démocratie.

"Le gouvernement afghan a montré qu'il était disposé à accepter deux non-Afghans dans la commission des plaintes électorales et cela a été annoncé aux Nations unies", a déclaré M. Omar.

Après la présidentielle d'août 2009, la commission des plaintes électorales avait annulé près d'un tiers des suffrages de Karzaï en raison de bourrages d'urnes. Le président sortant avait été mis en ballottage par Abdullah Abdullah mais le second tour n'avait pas eu lieu: son adversaire s'était en effet désisté, estimant que le scrutin ne pouvait pas être juste.

Les législatives afghanes, initialement prévues en mai, ont été repoussées en septembre 2010.

Les pays donateurs ont en effet refusé de financer ce scrutin tant que des réformes n'étaient pas mises en oeuvre afin de garantir que les fraudes commises lors de la présidentielle ne se répéteraient pas

http://fr.news.yahoo.com/3/20100313/twl-afghanistan-elections-observateurs-fcd69a8_2.html


3-5 Les Sociaux-démocrates hollandais tirent les conséquences de la débâcle en Afghanistan.

Les annonces douteuses du succès de l’opération des USA et de ses alliés dans la province afghane Helmand ne peuvent pas masquer le fait que l’­alliance guer­rière, malgré une supériorité technique et en nombre, ne vient pas à bout de la résistance afghane (cf. l’article ci-­contre). Tout comme au premier jour de l’invasion des USA en Afghanistan il y a plus de 8 ans, les victimes sont des paysans, des femmes et des enfants, c’est-à-dire principalement des civils.
Certains alliés de l’OTAN commencent à reconnaître l’absence de perspective et l’insuccès des combats. En Hollande, cela a mené à une grave crise gouvernemen­tale. La coalition des chrétiens-démocrates, de l’union chrétienne et des sociaux-démocrates est en désaccord sur la question afghane, ce qui a provoqué une rupture de la coalition gouvernementale et ce qui exige maintenant de nouvelles élections. Les sociaux-démocrates sont résolument opposés à la prolongation de l’engagement des soldats hollandais en Afghanistan et ne veulent pas de prolongation du mandat. Depuis 2006, il y a 1900 soldats en action. En 2008, le mandat avait été prolongé jusqu’en 2010. Les sociaux-démocrates hollandais veulent avoir rapatrié tous leurs soldats d’ici la fin de l’année.


3-6 Les activités de Blackwater en Afghanistan mises en cause.

"Que cela plaise ou non, Blackwater a un savoir faire technique que peu d'entreprises ont.

D'autre part Blackwater est prêt à travailler dans des endroits où peu d'entreprises sont disposées à aller" a dit Geoff Morrel, le porte-parole du secrétaire à la Defence Robet Gates.

Après l'Irak, l'Afghanistan ?

Robert Gates est préoccupé par des actions en Afghanistan de Blackwater, rebaptisé Xe. Il a promis de revoir l'attribution éventuelle à cette entreprise d'un contrat dans ce pays, annonce le Pentagone. Cinq membres de Blackwater sont accusés d'avoir tué 14 Irakiens sans armes lors d'une attaque à la grenade et d'en avoir blessé 18 autres au cours d'un incident en septembre 2007 à Bagdad.

Robert Gates a pris cet engagement vis-à-vis des parlementaires américains après avoir reçu une lettre, datée du 25 février, de Carl Levin, président de la commission de la Defence du sénat. M. Levin y demande à M. Gates de reconsidérer la signature d'un contrat attribuant à cette entreprise "l'équivalent d'un milliard de dollars de travail hautement sensible". "Il examine le dossier et prend la chose très au sérieux" a précisé aux journalistes vendredi Geoff Morrel, porte-parole du secrétaire à la Defence.

La lettre fait état d'une audience récente du Sénat au sujet de l'entraînement au maniement d'armes par une filiale de Blackwater en Afghanistan.
La commission de
la Defence a pris connaissance d'informations accusant Blackwater d'avoir peut-être eu recours à une société écran pour exécuter le contrat, d'avoir menti au Pentagone dans son offre, d'avoir porté des armes sans autorisation et engagé du personnel ayant un lourd casier judiciaire, notamment pour vol et trafic de stupéfiants.

M. Levin a adressé une lettre au procureur général Eric Holder rappelant que l'entreprise a été accusée d'avoir fourni de fausses déclarations au département de la justice. Tout en prenant en compte les préoccupations concernant le comportement de Blackwater, M. Morrell a affirmé que le gouvernement veillait à ce que les contrats de ce type se conforment à des normes juridiques strictes et que l'exclusion d'une entreprise impliquait qu'elle ne se conforme pas à ces critères."Que cela plaise ou non, Blackwater a un savoir faire technique que peu d'entreprises ont. D'autre part Blackwater est prêt à travailler dans des endroits où peu d'entreprises sont disposées à aller" a-t-il ajouté.

6/3

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/06/les-activites-de-blackwater-en-afghanistan-mises-en-cause_1315496_3222.html


3-7 USA: le manque de supervision de l'armée cité dans une affaire Blackwater.

Le manque de supervision de l'armée américaine est cité dans une enquête du Sénat visant la compagnie de sécurité privée Blackwater, qui a permis à ses employés d'utiliser des armes sans autorisation en Afghanistan, a-t-on appris mardi à la commission de la Defence.

Au cours d'une enquête de plusieurs mois, la commission a relevé des cas d'utilisation "imprudente" d'armes par les personnels de la société Paravant, une filiale de Blackwater. Elle a noté un processus de sélection des employés peu sérieux, certains ayant un passé judiciaire.

Une violation des règles concernant l'obtention et le port d'armes en Afghanistan, ainsi qu'un manque de supervision de la part des autorités militaires américaines, ont été constatés.

"Pourquoi la question des sous-traitants est-elle si importante? La vérité c'est que dans le combat contre les résistants, la perception que les Afghans ont de nous est cruciale", a dit le sénateur Carl Levin président de la commission.

M. Levin s'exprimait devant la presse à la veille d'une audition devant la commission qui aura lieu mercredi à 09H30 (14H30 GMT) pour examiner l'affaire Blackwater/Paravant. Plusieurs responsables de la société privée ont été invités à témoigner.

A l'automne 2008, Paravant est devenu sous-traitant de la société Raytheon avec pour mission de former des membres des forces de sécurité afghanes.

Le 5 mai 2009, deux employés de Paravant en Afghanistan, Justin Cannon et Christopher Drotleff, ont ouvert le feu provoquant la mort de deux Afghans et en blessant trois autres. Ils ont depuis été inculpés par la justice américaine.

Selon le ministère de la Justice, cité par la commission, l'incident a "créé des difficultés diplomatiques" pour les Etats-Unis en Afghanistan, engendrant des conséquences sur "la sécurité des intérêts américains".

Déjà, en décembre 2008, des employés de Paravant s'étaient illustrés en parcourant une rue assis sur le toit d'un véhicule en marche, avec des kalachnikovs chargées en main. Une irrégularité du terrain a fait tressauter le véhicule, et l'une des armes a libéré une salve, qui a blessé gravement à la tête l'un des employés.

Selon la commission, il aura fallu attendre le deuxième incident pour que les autorités militaires s'intéressent à Paravant. "Espérons que l'armée sera bien plus prudente" à l'avenir, a dit M. Levin mardi.

En outre, précise la commission, les instructeurs de Paravant n'étaient pas autorisés à porter des armes.

Les collaborateurs des élus qui ont mené les enquêtes ont découvert que Blackwater/Paravant s'était procuré des armes dans un dépôt qui était réservé aux forces de sécurité afghanes. Ce dépôt, nommé Bunker 22, était contrôlé par l'armée américaine.

M. Levin a affirmé que seules quelques unes "des centaines d'armes" indûment détenues par les sous-traitants ont été restituées.

Parallèlement, deux élus démocrates du Congrès ont déposé mardi une proposition de loi visant à interdire à l'administration et à l'armée américaine de faire appel à des sous-traitants dans les zones de combat, notamment en Irak et en Afghanistan.

Blackwater - aujourd'hui Xe - avait été mise en cause après la fusillade qui avait fait quelque 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad, impliquant des agents de la société de sécurité et qui avait poussé le pouvoir irakien à annoncer la fin de la licence de l'entreprise en Irak.

 24 février

http://www.romandie.com/infos/news2/100224020021.7m4kmmdw.asp


3-8 Des millions s'envolent d'Afghanistan…

L'argent fuit l'Afghanistan par liasses, mais d'où viennent ces liasses, c'est un mystère, explique le Washington Post. Dans un pays où les Américains et les officiels afghans luttent pour comprendre le secteur financier, «souvent chaotique», le fait que plus d'un million de dollars en cash, d'origine inconnue, sorte chaque année, suscite des inquiétudes.

Et si l'argent était détourné des aides dispensées par la communauté internationale?

Il pourrait aussi s'agir de l'argent de la drogue — l'Afghanistan a la culture d'opium la plus florissantre du monde.

Les Etats-Unis et les autorités afghanes s'efforcent aussi d'empêcher les flots d'argent de revenir ensuite dans le pays pour alimenter al-Qaïda et les Résistants.

Des membres du Département du Trésor américain se rendaient à Kaboul ce mois-ci pour discuter de ces flots de liquide.

Si l'on ne sait pas d'où provient l'argent, sa destination la plus courante est connue: il s'en va vers Dubaï, où nombre de riches Afghans installent leur famille et leurs fonds.

Là-bas, tant que l'argent est déclaré à l'aéroport, le transfert est légal.

26/2

[Lire l'article complet sur le Washington Post]

http://www.slate.fr/story/17853/les-millions-senvolent-dafghanistan


3-9 La déclaration de l’OTAN met en danger les patients.

MSF s'oppose à une déclaration du secrétaire général de l'OTAN, selon laquelle les ONG devraient être la composante « puissance douce » (soft power) d'une stratégie militaire.

En 2009, alors que le conflit s'intensifiait, MSF est retournée en Afghanistan. L'objectif était de fournir un accès immédiat aux soins de santé pour les populations prises au piège dans des zones de guerre. Pour atteindre cet objectif, MSF a négocié avec toutes les parties - que ce soient les forces de sécurité afghanes et internationales, comme les groupes d'opposition - afin qu'elles déposent leurs armes à l'extérieur des centres hospitaliers de Kaboul et de Lashkargah, où MSF travaille. Une condition essentielle pour que les personnes nécessitant des soins médicaux se sentent suffisamment en sécurité et puissent s'y rendre. L'absence de présence armée évite que l'un ou l'autre des camps ne prenne les structures de santé pour cible.

 La suggestion de M. Rasmussen selon laquelle des organisations civiles telles que MSF devraient collaborer, ou faire partie d'une "puissance douce", aux côtés des forces de l'OTAN fait courir un risque majeur aux hôpitaux, aux patients et au personnel qui pourraient plus facilement être ciblés par les forces d'opposition.

M. Rasmussen suggère que l'Afghanistan soit le "prototype" d'une collaboration entre l'OTAN et les ONG. MSF demande à M. Rasmussen, ainsi qu'aux autres parties prenantes au conflit, de respecter la distinction qui s'impose entre objectifs politiques et militaires et aide humanitaire médicale indépendante.

12 mars

http://www.msf.fr/2010/03/12/1678/afghanistan-la-declaration-de-lotan-met-en-danger-les-patients/


3-10 Les dirigeants allemands résistent à l'opinion publique.

L'engagement militaire en Afghanistan n'a jamais été aussi impopulaire en Allemagne. Une étude de l'institut de recherches de la Bundeswehr (SOWI) l'a une nouvelle fois confirmé.

Fin 2009, seuls 50 % de la population approuvaient le mandat des 4 300 soldats déployés sur les contreforts de l'Hindou Kouch, contre 64 % un an plus tôt.

Le bombardement controversé de deux camions-citernes à Kunduz sur ordre d'un colonel allemand, le 4 septembre 2009, a bouleversé une opinion publique très attachée à l'image d'une armée civique et morale. Une virulente polémique a éclaté sur les motifs politiques de cette opération qui a tué jusqu'à 142 personnes.

Une commission d'enquête parlementaire a été créée. Les Eglises s'en sont mêlées, remettant en question le sens même de cette mission.

Pour autant, aucun grand parti, à droite comme à gauche, ne tente d'instrumentaliser ce sujet explosif. La nouvelle ligne du gouvernement sur l'Afghanistan devrait être adoptée à une très large majorité par le Bundestag vendredi 26 février. La plupart des parlementaires verts devraient s'abstenir.

Pour obtenir un consensus, la chancelière chrétienne-démocrate, Angela Merkel, a mis l'accent sur la formation des forces de sécurité afghanes et sur la reconstruction civile. Surtout, elle a énoncé une perspective de début de retrait des troupes à partir de 2011.

Le 3e pays contributeur, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, à la mission de la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) accepte d'envoyer 500 soldats supplémentaires et met en place une "réserve flexible" de 350 soldats pour des missions ponctuelles. Mais il n'est pas question d'augmenter le contingent des troupes de combat. Ses aides à la construction d'infrastructures ou d'écoles seront multipliées par deux : de 220 millions d'euros à 430 millions d'euros par an.

Guido Westerwelle, le ministre des affaires étrangères et chef de file des libéraux (FDP), s'est exprimé le 10 février devant les députés du Bundestag. Il a qualifié de "conflit armé" la situation dans le nord de l'Afghanistan, où sont stationnées les troupes allemandes. Jusqu'à présent, Berlin refusait d'utiliser ce terme. "Que cela nous plaise politiquement ou non, c'est la situation dans laquelle on se trouve." Juridiquement, cette qualification devrait faciliter la mission des soldats qui ne risqueront plus des poursuites judiciaires à leur retour à chaque fois qu'ils blessent ou tuent une personne en Afghanistan.

22/2

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/22/les-dirigeants-allemands-resistent-a-l-opinion-publique_1309615_3214.html


3-11 Danemark: pas de date de sortie d'Afghanistan.

Le gouvernement libéral-conservateur a refusé mercredi de fixer une date de sortie de ses troupes d'Afghanistan

Il a rejeté les appels de l'opposition de centre-gauche tout en souhaitant accélerer le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes. 

"Nous ne pouvons pas dire actuellement quand nous quitterons l'Afghanistan et aucun ne souhaite qu'on y reste plus que nécessaire", a indiqué la ministre des Affaires étrangères, Lene Espersen.

Quelque 750 soldats danois sont déployés en Afghanistan au sein de la Force  internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), la plupart dans la province du Helmand (sud) sous commandement britannique.

 Le Danemark est présent en Afghanistan "pour sa propre sécurité" et "ne peut se retirer de ce pays avant d'avoir la certitude que d'autres prendront la relève pour assumer les responsabilités confiées aux soldats danois",(…)  a dit Mme Espersen aux journalistes, à l'issue d'une réunion avec les partis en  faveur de l'engagement dans ce pays, sur la stratégie à adopter en 2010.

 Les partis se sont mis "d'accord pour qu'on engage courant 2010 un processus où les forces militaires afghanes prendront elles-mêmes progressivement la  responsabilité de la sécurité en Afghanistan", a-t-elle ajouté.

Le porte-parole du parti social-démocrate, principale formation  d'opposition, a exigé de son côté "un calendrier concret de transfert des responsabilités du contingent danois aux forces afghanes pour mener elles-mêmes la guerre contre les résistants".

Vingt-neuf militaires danois ont été tués depuis le début du déploiement des forces internationales en Afghanistan à la fin 2001, lors de l'offensive menée par les Etats-Unis pour chasser les résistants du pouvoir. Proportionnellement, le Danemark est le pays qui a subi les plus lourdes pertes.

http://info.france2.fr/europe/ca-se-passe-en-europe/danemark-pas-de-date-de-sortie-d-afghanistan-61896748.html


3-12 En Suède un patriotisme inhabituel…. !

La mort, dimanche 7 février, de deux officiers suédois abattus avec leur interprète afghan lors d'une patrouille à pied dans un village non loin de Mazar-e-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, a déclenché un vaste débat en Suède.

Deux soldats suédois avaient trouvé la mort il y a cinq ans dans l'explosion d'une bombe artisanale le long de leur convoi, mais c'est la première fois que des soldats suédois sont ainsi victimes d'un engagement direct, exécutés à bout portant, et l'émotion est sans commune mesure. "Maintenant nous sommes en guerre", a déclaré un chroniqueur.

Phénomène nouveau, une campagne a été lancée "pour honorer nos morts", en abordant un ruban jaune, sur le modèle américain, mais avec des accents de patriotisme très inhabituels en Suède, où la neutralité, même si elle n'est plus officiellement à l'ordre du jour, reste très ancrée dans les mentalités. "Ceux qui ne se mobilisent pas (pour les soldats) sont un peu montrés du doigt comme des traîtres, d'une façon très inhabituelle dans le climat médiatique suédois", a déclaré Åsa Linderborg, rédactrice en chef à Aftonbladet, quotidien proche des sociaux-démocrates. Lars Trägårdh, professeur d'histoire, voit dans cette brusque éruption de patriotisme une façon relativement innocente d'exprimer un nationalisme très discuté actuellement, à l'instar de ce qui définit l'identité suédoise. Ce débat est lié, selon lui, "au succès grandissant du parti d'extrême droite des démocrates de Suède", qui paraît en mesure de faire son entrée au Parlement lors des élections législatives de septembre.

Côté politique, la présence suédoise en Afghanistan est soutenue par six des sept partis du Parlement. Les Suédois, présents en Afghanistan depuis début 2002, ont actuellement 500 hommes dans la région de Mazar-e-Sharif. Les attaques contre eux ont augmenté de 40 % de 2008 à 2009, note la Defence suédoise.

Faut-il poursuivre la stratégie actuelle de patrouilles à pied qui fait des Suédois des cibles ouvertes ? Oui, estime le gouvernement, qui pense que la politique des convois fermés coupe les soldats de la population et entretient un climat de méfiance.

Plus de la moitié des Suédois estiment que leurs troupes doivent demeurer sur place, contre un tiers cet automne. Mais plus d'un quart des Suédois confient être toutefois bien plus négatifs depuis la mort des deux officiers.

Le premier ministre conservateur, Fredrik Reinfeldt, qui peut compter sur une coalition de quatre partis de centre-droit acquis à sa cause sur cette question, a déclaré que l'embuscade ne changeait rien à la présence ou au calendrier suédois. Une trentaine d'hommes supplémentaires ont d'ailleurs été envoyés sur place ces derniers jours.

A huit mois des élections législatives, certains se demandent toutefois si l'Afghanistan ne risque pas de devenir une question électorale, surtout s'il devait y avoir d'autres victimes. Traditionnellement, les questions de Defence et de sécurité ne jouent guère de rôle lors des élections suédoises. "Mais d'un autre côté, les soldats suédois n'ont pas l'habitude de mourir en mission à l'étranger", remarque Göran Eriksson dans Svenska Dagbladet.

L'opposition, surtout, pourrait en pâtir. Alors qu'elle souhaite adopter un programme commun pour les élections, cette question la divise avec le Parti de gauche, seul dans son cas, qui souhaite le retrait immédiat des soldats suédois.

22/2

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/22/en-suede-la-mort-de-deux-officiers-sur-le-terrain-suscite-un-patriotisme-inhabituel_1309614_3214.html



4 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Marjah

21-02

L'Otan a lancé samedi dernier l'une de ses plus vastes offensives en Afghanistan depuis le début de la guerre en 2001 pour tenter de prendre le contrôle de la ville de Marjah, dans la province du Helmand, un bastion des résistants.

La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) a fait état d'une "résistance déterminée" dans certains secteurs. "Le chef du commandement Sud estime que la phase de nettoyage progresse bien et prendra au moins 30 jours", a-t-elle dit.

Qari Mohammad Yousuf s'est étonné que 15.000 soldats de l'Otan et afghans appuyés par un soutien aérien ne puissent s'emparer plus facilement de Marjah.

"Notre résistance se poursuit nuit et jour sans répit", a-t-il déclaré. "Ils affrontent la résistance dans tous les recoins de Marjah."

Yousuf a déclaré que les résistants avaient perdu 14 combattants.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-résistants-rejettent-la-main-tendue-de-la-marionnette-karzai_850232.html

02-03

Le général McChrystal a estimé qu'avant l'offensive, entre 200 et 300 hommes dans le secteur étaient dans les rangs des résistants. Leur fidélité ou non à l'insurrection dépendra de la capacité des autorités afghanes, soutenues par l'OTAN, à assurer la sécurité et un gouvernement respecté de la population, a-t-il ajouté.

"Une partie d'entre eux pourraient devenir des cellules dormantes, attendant qu'on leur dise quoi faire. Certains vont peut-être déposer les armes et attendre de voir ce qui se passe", a noté le général McChrystal. "J'espère que nous pourrons offrir une opportunité", a-t-il poursuivi souhaitant que la grande majorité d'entre eux décide de renoncer définitivement à l'insurrection. "Mais si la gouvernance et la sécurité ne sont pas suffisantes, alors vous courez un risque plus grand de voir certains d'entre eux ressortir".

2/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100302/twl-afghanistan-marjah-offensive-fcd69a8_2.html


1 La plus vaste offensive de l'Otan et des forces afghanes depuis 2001,

L'Otan et l'armée afghane ont lancé il y a trois semaines l'opération Mushtarak (Ensemble) à Marjah, dans la province du Helmand, un bastion de la résistance dans le sud du pays.

Mushtarak, la plus vaste offensive de l'Otan et des forces afghanes depuis 2001, a nécessité le déploiement de 15.000 soldats internationaux et afghans.

Cette opération représente le premier test réel pour le président américain Barack Obama depuis l'annonce en décembre de l'envoi de plus de 30.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan.

08-03

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hCOmwFEBSbyl13Uxq_AAxzRU2VyA


2 Des dizaines de soldats américains ont été tués à Marjah ce mercredi et jeudi.

La résistance a tué des dizaines d'envahisseurs américains, ainsi que 4 véhicules blindés à Marjah. Une série d'explosions par des mines posées par des Moudjahidin ont causé des pertes aux envahisseurs US ce mercredi et jeudi.

Selon les détails, l'un des véhicules des envahisseurs terroristes américains, a été déchiré complètement par la puissance de l'explosion ce jeudi, plus précisément dans la zone de Trikh Nawar à Marjah tuant ou blessant les envahisseurs selon les moudjahidin de la région.

 En outre, une douzaine de terroristes américains ont été tués lorsque deux véhicules militaires américains ont été touchés par des bombes artisanales (IED) à Sistani, dans la banlieue de Marjah, ce mercredi.
Mercredi également, des blindés américains ont été la cible de bombes artisanales sur la route de Kru Charhi-Marjah.

Par ailleurs, un peu plus d'une heure plus tard, le même jour, un autre blindé des envahisseurs américains se fait sauter par une bombe artisanale (IED) à Qasab Rahi dans la zone de Char à Marjah, en éliminant les envahisseurs américains qui ont tous été tués lors de la forte explosion.
 - Dans un autre incident, ailleurs mais toujours à Marjah, des Mujahideen dans un face à face,  ont tué deux envahisseurs américains et blessé quatre autres à  Nari Mandah, le mercredi soir.
- Plus tard dans la nuit de jeudi, les envahisseurs américains ont attaqué des maisons de civils dans la zone de Zoor Maktab à Marjah, tuant deux civils, dont un vieil homme et plusieurs civils ont été emmenés par les soldats américains vers leur base. Ceci a été signalé par Zabihullah Mujahid, porte parole de l'Emirat Islamique en Afghanistan.

Ecrit par Censored31 qui est journaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique

6 Mars

Par Censored31

http://censored31.skynetblogs.be
http://www.alterinfo.net/Des-dizaines-de-soldats-americains-ont-ete-tues-a-Marjah-ce-mercredi-et-jeudi_a43452.html


3 Guérilla versus contre-guérilla.

Les résistants, qui n'ont presque pas combattu et se sont évanouis dans la nature face à la puissance militaire déployée pour conquérir Marjah, n'ont pas dit leur dernier mot.

L'OTAN s'attend à des actions de harcèlement, des attaques de convois, des attaques.

La nouvelle "bataille" de Marjah, celle qui consiste à gagner "le cœur et les esprits" des Afghans, est donc loin d'être gagnée.

"Etes-vous contre moi ou avec moi ? Allez-vous me soutenir ?", a demandé le président Karzaï aux "anciens" réunis à la mosquée de Marjah. "Nous sommes avec vous !" ont crié les vieux Pachtounes, qui n'ont pas eu un mot, prudence oblige, pour critiquer les résistants.

Nul n'est dupe.

Les armées de l'OTAN et de Kaboul ont conquis la ville : la raison autant que la tradition incitent à être, sans perdre de vue le caractère éminemment volatil de la situation, du côté du plus fort.

 

La bataille de Marjah, achevée militairement, et qui ne fait que commencer par tous ses autres aspects – humains, politiques, sociaux, économiques – doit devenir le cas d'école de la stratégie afghane du président américain , et de ses chefs de guerre, les généraux David Petraeus et Stanley McChrystal.

Une fois les canons tus et les résistants partis, le grondement des complaintes peut retentir à Marjah. Car si la victoire militaire fut aisée pour l'OTAN, la réelle prise de contrôle de ce rude district pachtoune de la province du Helmand, dans le sud afghan, par le pouvoir de Kaboul est tout sauf acquise.

C'est là et maintenant que l'armée américaine compte déployer tout ce qu'elle a appris en matière de stratégie contre-insurrectionnelle.

Le président afghan, Hamid Karzaï, en a fait l'expérience, dimanche 7 mars, lors de sa première visite à Marjah depuis que le drapeau national y a été hissé, remplaçant le drapeau blanc de l'"Emirat islamique" résistants. Trois cents chefs tribaux et religieux, réunis dans une mosquée, n'ont guère modéré leur langage pour lui dépeindre un tableau désastreux de ce qu'ils voient localement, depuis 2001, de l'Afghanistan post-résistants.

La présence de l'OTAN – l'"occupation étrangère" – fut évidemment pointée du doigt. Les "barbes grises" du Helmand ont dénoncé qu'en douze jours d'offensive, du 13 au 25 février, des civils ont été tués et blessés, des maisons et des marchés ont été détruits.

Le général McChrystal, commandant américain en Afghanistan, était venu écouter les doléances en compagnie de M. Karzaï, mais sans ouvrir la bouche : l'"afghanisation" du conflit passe aussi par le fait de laisser le président afghan en première ligne, afin qu'il affirme son autorité.

Car les critiques les plus vives furent dirigées contre son gouvernement et son administration.

C'est en fait la quatrième fois que Marjah tombe sous le contrôle gouvernemental (après 2001, 2007 et 2009), et à chaque fois, ce fut une catastrophe.

Au printemps 2009, les hommes de Marjah n'avaient même pas attendu le retour des résistants pour chasser de leur ville la police de Kaboul. Marjah n'a pas besoin des résistants pour être rebelle…

Marjah doit être "un modèle" pour corriger les erreurs du passé, a indiqué le représentant politique de l'OTAN en Afghanistan, Mark Sedwill. "Modèle" qui doit s'étendre, au fil de l'année 2010 et après des offensives militaires déjà annoncées, à tous les districts des deux berceaux résistants que sont les provinces du Helmand et de Kandahar.

08.03.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/


4 Après les combats, le plus dur commence pour l'OTAN à Marjah.

nb Ndlr : La publication de ce point de vue ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Après la victoire militaire contre les résistants à Marjah, dans le sud de l'Afghanistan, le plus dur reste sans doute à venir pour les forces de l'OTAN et le gouvernement de Hamid Karzaï: "gagner les coeurs" de la population locale pour éviter que les résistants ne reprennent pied dans le secteur. L'issue de l'offensive menée le mois dernier par 15.000 soldats de l'OTAN et de l'armée afghane pour déloger un nombre estimé de 400 à 1.000 résistants dans la ville, ne faisait guère de doute.

La prise de ce bastion des résistants  dans la province de Helmand n'était qu'une question de temps.

Désormais, la priorité va être d'assurer la sécurité de la population et, peut-être le plus difficile, de mettre en place une administration civile locale à la fois efficace et intègre.

L'OTAN espère faire de Marjah un modèle de sa stratégie en Afghanistan, qui fait du sort des civils une priorité.(…) 

L'installation réussie d'une administration à Marjah pourrait servir d'exemple pour les conquêtes des forces alliées dans d'autres régions du Sud afghan où les résistants sont encore largement implantés.

Les résistants ont déjà été chassés à trois reprises de Marjah: peu après l'invasion américaine de 2001, en 2007 et à nouveau en mars 2009. A chaque fois, le gouvernement afghan avait relâché son effort après la prise de contrôle de la zone, permettant le retour des rebelles.

Cette fois, au moins 2.000 soldats américains et un millier de militaires afghans doivent rester sur place pour empêcher la réédition de ce scénario.

Le succès de la reconquête dépendra de plusieurs facteurs: l'attitude du gouvernement Karzaï, la capacité à acheminer des fonds pour réparer infrastructures et maisons et construire écoles et cliniques, et l'adhésion des paysans à un programme de cultures de substitution au pavot.

Et il faudra aussi que les forces de l'OTAN s'installent pour suffisamment longtemps.

"Nous avons besoin de temps. Nous devons gagner la confiance de la population car les gens ont peur", a expliqué la semaine dernière Mohammad Zahir, porte-parole du ministère de la Defence.

La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, comme les résistants, savent qu'ils ne peuvent gagner la guerre sans le soutien des civils.

Les attaques ne devraient pas cesser à Marjah, même si les résistants qui contrôlaient la ville ont été tués ou blessés, ont fui ou font profil bas. "Nous nous embarquons dans une campagne de 12 à 18 mois. Ce ne sera pas facile", a averti le général David Petraeus, commandant des opérations américaines en Irak et en Afghanistan.

Mais il estime que les Etats-Unis disposent désormais de moyens, notamment militaires, suffisants pour empêcher les résistants de reprendre la ville. Le président américain Barack Obama a ordonné fin 2009 l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan.

Après le départ des forces occidentales, le maintien de la sécurité devra être assuré par l'armée afghane, dont l'efficacité suscite des doutes. Certains soldats afghans ont combattu avec vigueur à Marjah, mais d'autres se sont avérés peu fiables. Durant la bataille, les forces américaines ont fait preuve de retenue, ce qui a très certainement permis de limiter le nombre de victimes parmi les civils.

10/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100310/twl-usa-afghanistan-marjah-224d7fb_2.html


5 Les reportages des médias et surtout ceux des Occidentaux ne sont pas paroles d'Evangile.

Extrait

nb Ndlr : La publication de ce point de vue ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Les reportages des médias et surtout ceux des Occidentaux sur les forces de coalition qui occupent actuellement l'Afghanistan ne sont pas paroles d'Evangile. La plupart des informations diffusées viennent de journalistes intégrés dans l'armée. Depuis que ces reportages constituent la principale fenętre par laquelle le monde extérieur voit ce qui se passe dans le pays occupé, la communauté internationale reçoit une désinformation volontaire sur l'Afghanistan post-résistantse.

C'est le cas de l'offensive de Marjah [appelée opération Mushtarak, "l'union"], lancée conjointement, le 13 février, par les troupes américaines et les forces de l'OTAN en coopération avec l'armée afghane. Le fait męme que cette opération soit présentée comme une étape importante de la stratégie de lutte anti-insurrectionnelle du président Obama en Afghanistan est d'une totale malhonnęteté.

Certes, Marjah est un fief des résistants. Tout comme l'est le Helmand, la province oů se trouve Marjah. Cette région n'est elle-męme que l'une des 30 provinces sur 34 contrôlées par les résistants qui y ont installé une administration parallèle.

Et puis, les résistants ne sont pas des inconnus venus de nulle part. Cette terre est la leur. Une chose que les reportages - dont les sources sont militaires - ont délibérément occultée, afin de donner l'impression trompeuse que les résistants n'appartiennent pas à la société tribale traditionnelle mais à une frange de parias qui maintient les tribus sous son joug en recourant à la contrainte, à l'intimidation et à la peur. En réalité, pour les tribus, les résistants ne sont pas des ennemis. Leurs véritables ennemis, ce sont les occupants étrangers et leurs collaborateurs locaux. De plus, les tribus savent se battre.

Les résistants eux-męmes ne sont pas de tendres bleus non plus. Pendant des années, ils ont combattu leurs adversaires tadjiks, ouzbeks et hazaras [les trois minorités ethniques qui composent, avec les Pachtounes, la population afghane]. Qu'ils n'aient enregistré jusqu'ici aucune désertion dans leurs rangs malgré l'incroyable blitz médiatique monté par les alliés avant l'offensive de Marjah en dit aussi long sur leur combativité que sur leur attachement à leur foi et à leur idéologie.

Il est fort possible que les troupes de la coalition et l'armée afghane prennent le contrôle des zones prévues afin d'installer environ 700 bases, dans le cadre de la nouvelle stratégie d'Obama.

Mais les forces d'occupation établiront au mieux un contrôle fragile de ces zones situées dans la campagne afghane, comme le firent les soviétiques.

Ces derniers n'en avaient retiré aucun avantage. La résistance à leur égard était restée vivace et n'avait jamais failli jusqu'à leur départ. L'histoire devrait donc se répéter. De męme, la stratégie de Washington d'acheter les résistants avec de l'argent, des emplois et des services, est vouée à l'échec, comme le fut la politique des Soviétiques.

Ce plan est une vaste imposture. Les clans font front commun face à l'envahisseur étranger. Les partisans de ce projet de corruption [les incitations financières à déposer les armes] n'ont visiblement pas intégré dans leurs calculs la possibilité qu'au lieu d'obtenir une quelconque allégeance, ils s'attirent encore plus d'hostilité de la part de tribus en colère.

Les auteurs de cette stratégie ne semblent pas non plus comprendre que l'armée afghane composée presque entièrement de Tadjiks et de Hazaras, à l'exclusion quasi totale de représentants de la majorité pachtoune, est comme un chiffon rouge agité dans des régions oů cette ethnie domine. D'autant plus que ces troupes devraient en définitive y assurer la sécurité.

Les Pachtounes méprisent profondément tant les Tadjiks que les Hazaras qui le leur rendent bien. En conclusion, la meilleure solution pour les occupants étrangers reste encore d'engager directement des discussions de paix avec les leaders résistants. Toute autre option n'est qu'illusion.

"Nous savons maintenant que la frappe a atteint la cible qu'elle visait", notamment

Il a souligné que les forces de l'Otan "faisaient très attention" afin d'éviter [que l'on connaisse] la mort de civils.

The Frontier Post

16.02
http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/16/mater-les-résistants-un-beau-reve


6 L’offensive de Marjah est mal passée dans la population locale.

L'offensive lancée ce mois-ci par les soldats afghans et américains à Marjah, dans le sud de l'Afghanistan, ne plaît guère à la population locale. Un par un, les habitants de cette ville sont venus se plaindre lundi devant des responsables afghans, leurs maisons ayant été endommagées ou pire, après avoir perdu des membres de leurs familles dans l'opération.

La longue litanie des problèmes, intervenue lors d'une réunion destinée normalement à soutenir le gouvernement de Kaboul, souligne la difficulté de la tâche de l'OTAN et les autorités afghanes qui tentent de transformer l'ancien bastion résistants en modèle pour la lutte contre l'insurrection.

Une délégation du gouvernement afghan, venue de Kaboul et menée par le vice-président Karim Khalili, se présentait pour la première dans la ville depuis le lancement de l'offensive, pour rencontrer quelque 300 chefs tribaux et des habitants.

"La chose la plus importante, c'est d'apporter la paix et la stabilité au peuple en Afghanistan", a déclaré Karim Khalili aux habitants de Marjah. "C'est notre priorité de parler avec tout le monde. Nous ne leur (les résistants) permettrons pas de garder les gens à nouveau en otages. C'est un début à Marjah. Nous serons à vos côtés. Nous resterons et combattrons. Nous vous amènerons une bonne gouvernance".

Mais les habitants semblaient sceptiques, et certains étaient même en colère. Un vieil homme, portant un turban gris, s'est levé pour dire que les membres de sa famille avaient été tués au cours de l'opération militaire, même s'il n'a pas dit par qui.

Après avoir présenté ses condoléances, Karim Khalili l'a étreint et lui a promis de l'argent et une aide pour sa famille.

Un autre homme âgé, portant un turban blanc et une tunique bleue, s'est plaint d'avoir vu sa maison détruite au cours de l'offensive. "Vous aviez promis de ne pas utiliser d'armements lourds. Pourquoi ma maison a-t-elle été détruite?", a-t-il demandé. Il a invité la délégation à venir constater les dégâts dans sa maison située à proximité.

Les forces alliées ont "nettoyé" une grande partie de Marjah et travaillent maintenant pour sécuriser la zone, bien que l'OTAN ait prévenu qu'il pourrait encore y avoir des poches de résistance pendant des semaines.

Plusieurs centaines de policiers et fonctionnaires afghans ont été envoyés à Marjah avec l'objectif de mettre en place des services publics afin de gagner le soutien de la population.(…)

Selon les responsables de l'OTAN, il est essentiel d'établir une bonne gouvernance locale, parce que la corruption et le manque de services ont conduit beaucoup d'Afghans à se tourner vers les résistants. "Nous devons agir assez vite pour essayer de répondre aux attentes, mais assez prudemment", a expliqué le général McChrystal, soulignant qu'il fallait les habitants se sentent bien représentés par leurs dirigeants au niveau local.

2/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100302/twl-afghanistan-marjah-offensive-fcd69a8_2.html


7 Honte : Même des enfants de 7 ans.

Lettre ouverte de l’infirmier chef de l’hôpital de Emergency à Lashkargah, oů arrivent les civils blessés dans l’offensive contre la ville voisine de Marjah.
Même des enfants de 7 ans.
C’est ce que nous éprouvons tous ici à l’hôpital d’Emergency à Lashkargah, Afghanistan, après le début de la énième “grande opération militaire”, qui est à chaque fois plus grande...
Un profond sentiment de honte pour ce que fait la guerre, toute guerre. Destruction, morts, blessés. Sang, lambeaux de chair humaine. Hurlements féroces et désespérés.  Elle ne fait rien d’autre.
Mais d’aucuns pensent encore que c’est une bonne façon d’exporter “ la paix et la démocratie”. La paix, en effetils ils étaient en train de l’apporter aussi à Said Rahman notoire “insurgé” de la zone, mais celle éternelle. Il s’est pris un projectile en pleine proitrine, le matin de bonne heure, alors qu’il était au jardin.
Il n’était pas en train de patrouiller la zone, il n’était pas en train de combattre, il n’était pas en train de viser quelqu’un. Il n’a męme pas vu d’oů arrivait le projectile qu’il a encore dans le corps et qui lui a défoncé le poumon droit. Il a juste senti une grande brűlure et s’est évanoui de douleur ensuite.

On l’a transporté en hélicoptère jusqu’à Lashkargah, avec ces męmes hélicoptères qui, juste avant, mitraillent, puis en ambulance dans notre centre chirurgical pour victimes de la guerre, assez instable mais avec son ourson en peluche tout neuf, cadeau de la démocratie.
On aurait dit qu’il était bossu, de tout le sang qui s’était accumulé dans son dos.
Il a été opéré immédiatement, on lui a mis deux drains thoraciques, presque plus grands que lui.
Parce que l’”insurgé” notoire a sept ans.
Sept.
Voilà ce qu’est la “grande opération militaire”, la plus grande.
Honte.

Matteo Dell’Aira 

(Infirmier chef de l’hôpital de Emergency à Lashkargah, Helmand ).
Source : Bye Bye Uncle Sam, 16 février 2010

http://byebyeunclesam.wordpress.com/2010/02/16/come-a-fallujah/
(Traduit de l’italien par M-A Patrizio)

Voir ausi : Marjah. La situation des blessés à l’hôpital d’ Emergency a Lashkargah, Helmand:
http://it.peacereporter.net/videogallery/video/12096

 http://it.peacereporter.net/articolo/20260/Vergogna


8 Comme à Fallujah.
 [...] Le capitaine Ryan Sparks, commandant de la compagnie Bravo du 1er Bataillon, 6° régiment Marines, a comparé l’intensité des combats en cours à Marjah à ceux de l’attaque contre Fallujah en Irak, en 2004. “C’est comme à Fallujah, sauf qu’ici ils nous tirent dessus de tous les côtés parce que nous n’avançons pas en ligne droite, mais depuis différentes directions”.
Selon les commandements alliés, il y a jusqu’à présent 35 résistants tués, et 5 pertes civiles seulement. Les résistants ont cependant déclaré n’avoir perdu que 6 hommes (tous les autres seraient des civils), et avoir tué 192 soldats, afghans et étrangers.

Des résistants,  un message est arrivé hier pour le président Obama à l’occasion du 21eme anniversaire du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan (15 février 1989) : “Les américains (états-uniens, ndt) devraient comprendre que s’il leur faut 15 mille hommes pour prendre le contrôle d’un seul district, pour prendre possession des 350 districts de l’Afghanistan il leur faudrait plus de 5 millions de soldats. Les dirigeants de la Maison Blanche tireraient plus de profits à comprendre la leçon de l’histoire plutôt que de se laisser aller à des exhibitions de force : Obama, comme Gorbatchev,  doit regarder de façon réaliste la réalité sur le terrain afin de mettre fin à la tyrannie et à la répression à l’égard des afghans, au lieu d’apporter d’autres mésaventures aux USA (...).

Enrico Piovesana 

De Marjah, la Fallujah di Obama , Enrico Piovesana
Voir aussi vidéo : Phosphore blanc sur Fallujah
Publié le 16 février 2010 par  Bye Bye Uncle Sam :
http://byebyeunclesam.wordpress.com/2010/02/16/come-a-fallujah/
Traduit de l’italien par M-A Patrizio

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2034



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