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24/03/2010

n°324 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: Début :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis

n°324 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: Début  :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°324                                                                                                                             23/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Pascal Sacré : Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis.

1-2 La solidarité des alliés se fissure…

1-3 Pascal Sacre : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident.

1-4 Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan. 

(suite)

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, là où s’effondrent les empires…

1-6 René Naba : Al-Jazira, un rôle prescripteur de l’opinion internationale.

1-7 Nathalie Guibert : L'Afghanistan, laboratoire militaire pour l'Europe.

1-8 Afghanistan : Pourquoi est-ce que nous combattons ? Pour ça ?

1-9 En Afghanistan, les Américains changent de stratégie dans la guerre contre l'opium.

1-10 L'Asie centrale au coeur de la stratégie américaine en Afghanistan.

(Fin)  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État »

 2-2 Chems Eddine Chitour "Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas l’arrivée du printemps".

2-3 Dan De Luce : Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres ?

2-5 Juan Cole : Bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés".

3  Annexe

3-1 En Afghanistan, l’Inde et le Pakistan se font la guerre par procuration

3-2 Pakistan/Inde ou Iran/USA, Kaboul ne veut pas de guerre par procuration. 

3-3 Livre: Mériadec Raffray : l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées".

3-4 Des fusils à la Rambo pour chasseur du dimanche…


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Pascal Sacré : Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis.

C’est bien Georges W. Bush, le 8 novembre 2006, qui intronisa Robert Gates, Bob comme le président l’appelle affectueusement.

La passation de pouvoir entre Donald Rumsfeld, chaleureusement remercié pour ses loyaux services, décrit par Bush junior comme l’un des chefs les plus capables et les plus adroits que la Sécurité Nationale des Etats-Unis ait jamais eu à sa tête, et Gates, s’est déroulée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, donnant l’impression de trois personnes se vouant une estime sans bornes.

Georges W. Bush le dit déjà très bien, en 2006, Bob Gates est l’homme de la situation, capable de relever le double défi de la nation : déceler les menaces alors qu’elles ne font que pointer à l’horizon, et préparer la pays avec justesse pour les contrer.

Robert Gates est un pur produit du National Security Council. Une expérience de plus de vingt-cinq ans dans la Sécurité Nationale et les sevices secrets étatsuniens.

Il a rejoint la CIA en 1966, a servi sept présidents, démocrates comme républicains, huit en comptant le Démocrate Barack Obama qui l’a reconduit dans ses fonctions. Il a également été président de l’Université A&M du Texas, la sixième Université du pays, poste qu’il dit avoir préféré à tous les autres.

Il a passé presque neuf ans dans le staff du Conseil de sécurité Nationale. A la CIA, il a grimpé tous les échelons, depuis le bas de l’échelle jusqu’au poste de directeur de l’Agence.

Auprès de Ronald Reagan, il a directement participé aux efforts américains pour pousser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Ces efforts ont durablement affaibli l’URSS et, selon Bush junior, hâté la victoire de la « Liberté » à l’issue de la guerre froide.

Gates a également servi le président Bush père lors de l’opération Tempête du Désert qui a permis de bouter Saddam Hussein hors du Koweït en 1991.

Il s’est récemment fort impliqué en Irak, comme membre d’un Groupe d’Etude indépendant comportant des démocrates et des républicains, conduit par l’ex secrétaire d’Etat James Baker et le Congressiste Lee Hamilton.

Il est lui-même républicain (1).

Il est le troisième homme dans la ligne de succession au pouvoir suprême des Etats-Unis. Le numéro 3 de la chaîne de commandement étatsunien.

Si on attente à la vie d’Obama, et du vice-président Joe Biden, Robert Gates deviendra de facto le chef suprême, le numéro 1, et le pouvoir repassera aux républicains.

Depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la Defence est le poste le plus important du gouvernement, car depuis cette date, la guerre est la préoccupation principale du gouvernement étatsunien.

Ce n’est pas la santé, dont le projet de réforme coûterait la première année de sa mise en place seulement le dixième (2) du budget d’une année du Pentagone.

Ce n’est pas l’environnement, ni le réchauffement climatique puisque le Pentagone et ses milliers d’annexes de par le monde sont les plus gros pollueurs et producteurs de CO2 du monde, et de tous les temps (3).

Le Département de la Defence, pour mener toutes ces guerres préventives contre tous ses ennemis qui veulent sans raison tant de mal à l’Occident, dilapide et vampirise une bonne partie des ressources mondiales, énergétiques (4), naturelles (eau, terres) (5), et encombre toutes les routes, toutes les voies et tous les systèmes de transport et de communication.

Plus d’un millier de bases ou d’installations militaires US dans le monde(6), et leurs centaines de milliers d’occupants, des centres de commandement aux avant-postes, cela fait autant d’électricité, de chauffage, de surfaces habitables, détournées vers la guerre ou sa promotion.

Il faut y ajouter tous les appareils et machines en l’air, dans l’espace, sur terre, et dans les mers.

Les innombrables tonnes de déchets chimiques, nucléaires et bactériologiques, ainsi que toutes les armes, mines, bombes, morceaux de métal ou de toutes sortes de matériaux, viennent renforcer les dégâts au patrimoine environnemental mondial et le désastre écologique engendré par la politique de guerre des Etats-Unis, politique uniquement justifiée par les attaques du 11 septembre 2001, dans leur version décrite par la théorie gouvernementale officielle.

Quel coût global entraîné par cette guerre préventive, mondiale et sans fin, contre le terrorisme et ceux qui les abritent !

Le remède n’est-il pas pire que le prétendu mal ?

En médecine, quand un traitement est plus dangereux que le problème de santé qu’il est censé soulager, on s’en abstient. Cela s’appelle la balance bénéfices/risques qui doit toujours pencher en faveur des premiers.

Pourtant, Robert Gates aimerait étendre la fièvre guerrière qui touche son pays à l’Europe.

Depuis quinze ans, l’Europe s’est en grande partie démilitarisée.

Beaucoup de pays ont supprimé leur service militaire obligatoire, faisant de leurs armées, des corps de métier beaucoup plus réduits.

Privilégiant des politiques sociales, les budgets réservés à la Defence ont été fortement revus à la baisse.

Aux Etats-Unis, avant 2001, le budget de la Defence restait assez stable, autour de 280 milliard de dollars entre 1998 et 2001 (7), ce qui représentait déjà dix fois le budget guerrier de la France.

En augmentation constante depuis 2002, le budget du Pentagone s’approche aujourd’hui du trillion (mille milliard) de dollars, en 2010.

La France est un des pays européens qui, proportionnellement, suit le plus la progression exponentielle étatsunienne du budget consacré aux dépenses militaires (8).

Aujourd’hui, Robert Gates, Monsieur Guerre, use de plusieurs artifices pour imposer à l’Europe entière le « bon sens » étatsunien.

Culpabilité

L’OTAN est en crise à cause des Européens, qui n’ont pas suffisamment investi dans la Defence et sont devenus réfractaires aux forces armées (9).

La pénurie de matériel et le déficit militaire chronique ont affecté la mission de l’OTAN en Afghanistan.

Le pacifisme teinté de politiques sociales de l’Europe, faiblesse insupportable aux yeux de Gates pour qui la guerre sous toutes ses formes est la seule politique raisonnable, a nui aux opérations de l’Alliance et explique ses échecs au Moyen-Orient et en Asie. Il faut plus de participation de l’Europe, en matériel, en infrastructures, en soldats. L’Europe serait le maillon faible de la guerre de l’Occident contre le terrorisme barbu et cela doit cesser.

Terreur

Robert Gates, à la 44è conférence sur la sécurité à Munich, affirme que des attaques dévasteront l’Europe si celle-ci ne soutient pas l’OTAN, sous-entendu, si elle n’augmente pas ses budgets militaires et ne veut pas faire la guerre aux ennemis désignés par les Etats-Unis (10).

La situation a dû être cocasse pour certains experts du terrorisme, notamment français, quand Monsieur Guerre est venu leur faire une fois de plus le coup du méchant Al-Qaida, alors que selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE), La résistance n’existe plus depuis 2002 (11).

Pourtant, Gates, qui devrait être le mieux renseigné du monde, insiste bien, « … Vous devez aussi vous rappeler que les cellules terroristes en Europe ne sont pas un pur produit local, déconnectées d’évènements lointains, ni une simple question d’ordre intérieur. Certaines sont financées de l’étranger. Certaines haïssent toutes les démocraties occidentales, pas uniquement les États-Unis. Certains de ceux qui ont été arrêtés avaient des liens directs avec Al Qaïda. Certains sont liés à La résistance en Irak. Dans le cas le plus récent, la cellule de Barcelone avait des liens avec un réseau de formation terroriste dirigé par Baitullah Meshud, un commandant extrémiste basé au Pakistan, affilié aux résistants et à La résistance qui, croyons-nous est responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto », etc., etc. (12)

Culpabiliser et terroriser l’Europe.

Ce sont les moyens grossiers utilisés par Gates pour lui faire emboîter manu militari le pas cadencé des Etats-Unis qui ont depuis le 11 septembre 2001 délaissé et mis au réfrigérateur, pour ne pas dire au congélateur, toutes leurs politiques non sécuritaires, se consacrant exclusivement à faire la guerre au monde entier.

La guerre sous toutes ses formes, financière, militaire, médiatique, en envahissant, en déstabilisant, en affamant, en encerclant, en flattant, en effrayant, en soudoyant, en piégeant, en manipulant, en mentant.

L’Iran se soucie plus de ses enfants, de leur mortalité, de la santé de ses habitants (13) que les Etats-Unis, mais qu’à cela ne tienne, il faut attaquer l’Iran, c’est un pays du mal.

Robert Gates est venu rappeler à l’Europe qu’elle devait choisir son camp et envoyer plus de soldats au Grand Sacrifice.

Y mettre un peu du sien, et consacrer son argent, non pas aux stupides projets sociaux où il est gaspillé, mais au renforcement de l’OTAN.

C’est le fameux “Vous êtes avec nous, ou contre nous”, de Bush junior, toujours d’actualité.

Qu’en pensent les populations européennes ?

Je ne parle pas de José Manuel Barroso, ni d’Herman Van Rompuy, ni de Catherine Ashton, ni de Nicolas Sarkozy, mais des populations, ceux qui perdent leur emploi ou n’arrivent plus à payer leurs crédits.

Alors que des problèmes sociaux déferlent sur tous les pays d’Europe, appelant des réflexions et des solutions sociales, des politiques humaines, est-ce vraiment le moment de revenir en arrière et de réaugmenter les budgets des ministères de la Defence, ou plutôt de la guerre ?

Le chômage prend des proportions historiques en Europe, les entreprises, pourtant en bénéfices, licencient, gèlent voire diminuent les salaires, retardent l’âge des retraites. Les gouvernements attaquent les régimes de sécurité sociale dont l’Europe pouvait s’enorgueillir par rapport au marasme étatsunien.

Le mécontentement social est majeur et va grandissant, les grèves se succèdent, d’un secteur à l’autre de nos sociétés (Total en France, Supermarchés Carrefour en Belgique…). Les conditions de travail des professions publiques indispensables au bon fonctionnement d’une société moderne, ambulanciers, infirmiers, pompiers, policiers, se dégradent.

Et c’est le moment choisi par monsieur Gates pour venir nous rappeler que les Espagnols, les Hollandais, les Français, les Allemands, les Belges, les Italiens…, doivent comprendre que la guerre contre Al-Qaida (qui n’existe plus) est plus importante que tous leurs autres soucis réunis.

En Hollande, ils ont choisi de répondre non à Monsieur Guerre.

Cela a provoqué la chute du gouvernement conduit par le Premier ministre Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, et qui dirigeait la coalition de centre-gauche depuis 2007 (14).

Les populations d’Europe qui tiennent à leur système de sécurité sociale, qui souhaitent voir leurs gouvernements s’atteler à leurs vrais problèmes au quotidien que sont la recherche ou la préservation d’un emploi, l’espérance de voir son salaire s’adapter aux coûts de la vie, devraient suivre l’exemple hollandais et écrire à leurs ministres qui vont parler en leur nom aux futures réunions de l’OTAN.

En écoutant Robert Gates, cet homme voué à la sécurité de son pays depuis plus de vingt-cinq ans, encensé par Bush junior, repris sans l’ombre d’une hésitation par le président Obama, le terrorisme et les cellules résistants représenteraient le plus grand danger pour l’humanité libre et démocratique.

Le combat contre ces ombres menaçantes justifierait tous les sacrifices, y compris de mourir de froid, exproprié, criblé de dettes, affamé, ayant perdu des proches parents, explosés dans ces montagnes lointaines.

La lutte héroïque contre tous ces prétendus terrifiants terroristes galvanisés par leur « victoire » du 11 septembre 2001 devrait faire supporter l’idée de perdre son emploi, de voir de moins en moins de policiers, d’infirmiers, d’ambulanciers, d’agriculteurs, de travailleurs dans les couloirs sinistres de nos sociétés hypersécurisées.

Robert Gates exige de nous tous ces sacrifices sans même garantir la fin de toute terreur, comme en témoigne le voyage sans encombres, malgré les scanners, malgré les mesures prises depuis 2001, du « terroriste » nigérian, en décembre 2009, à travers les lignes de « sécurité » successives de l’Occident.

Combien de temps la folie militaire va-t-elle continuer à embraser le monde, et obscurcir les esprits ?

Il n’est certainement pas temps pour l’Europe de régresser, de rebâtir des armées et de s’occuper de l’OTAN.

Les populations européennes doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils s’occupent plutôt des secteurs de la société qui ont fait de l’Europe un modèle social et d’humanité. Les Etats-Unis, eux, ne savent plus que faire la guerre.

Tout comme le journaliste Rick Rozoff (15), je pense que “l’OTAN est un pacte offensif, sans loi et meurtrier, qui se réserve unilatéralement le droit de répéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale.

C’est l’OTAN et Robert Gates qui sont parmi les plus grands dangers pour l’humanité, une menace pour sa liberté et ses acquis sociaux.

Pascal Sacré

5 mars 2010

Notes :

(1) http://georgewbush-whitehouse.archi...

(2) Le président a chiffré ses réformes à 950 milliards de dollars sur dix ans. Ce programme ne sera pas financé par une hausse des impôts, mais par une nouvelle taxe sur les contrats d’assurances les plus chers et en combattant les gaspillages.
http://www.lexpansion.com/economie/...

(3) Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale, par Sara Flounders :
http://www.mondialisation.ca/index....

(4) Selon le classement présenté dans l’édition 2006 du CIA World Factbook, 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.

(5) Le Pentagone est très loin de se limiter aux 620 000 m2 basés à Arlington, en Virginie. Le Pentagone est le plus grand propriétaire immobilier du monde, 539 000 immeubles, dans 5579 sites,
http://www.legrandsoir.info/Pentago...

(6) Le réseau mondial des bases militaires US, les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité par Prof. Jules Dufour
http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Budget de la Defence des Etats-Unis et des principaux Etats européens producteurs d’armement 1998-2001 (en structure OTAN, hors pensions)

Md€

1998

1999

2000

2001

Etats-Unis

279.5

281.5

295.8

291.9

Royaume-Uni

34.6

33.8

34.6

34.1

France

25.1

25.5

25.2

24.9

Allemagne

23.8

23.9

24.1

23.8

Italie

12.3

13.0

14.9

13.8

Espagne

6.8

7.0

7.4

7.4

Source : OTAN, 2002.
http://www.frstrategie.org/barreCom...

(8) En France, la nouvelle loi de programmation militaire 2003-2008 se donne pour objectif de faire passer la part des dépenses militaires de 1.8% à 2.2% du PIB. Le budget de la Defence 2003 augmente de 6.1% par rapport à 2002, avec un montant global de 39.96 milliards d’euros.

(9) L’OTAN est en crise, dit Robert Gates
http://www.ledevoir.com/internation...

(10) Robert Gates assure que des attaques dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN :
http://www.voltairenet.org/article1...

(11) La résistancen’existe plus selon un ex-chef de la DGSE :
http://www.agoravox.fr/actualites/i...

(12) Robert Gates assure que des attaques dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN, op.cit.

(13) http://www.who.int/whr/2008/media_c...

(14) Pays-Bas : le gouvernement chute sur la question afghane
http://www.lepoint.fr/actualites-mo...

(15) Expansion de l’OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie :
http://www.voltairenet.org/article1...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html

Pascal Sacré 

http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html


1-2 La solidarité des alliés se fissure…

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

À des budgets militaires étrillés par la crise, viennent s'ajouter l'impopularité croissante de la guerre et, pour finir, la défection retentissante des pays-Bas.

Jusqu'ici, les Européens traînaient des pieds.

Maintenant, ils commencent à dire franchement non : l'inévitable retrait de 1 940 soldats néerlandais, naguère vantés à la Maison-Blanche comme exemplaires, vient d'affaiblir un peu plus la viabilité de la coalition transatlantique en Afghanistan.

Officiellement, les capitales européennes jurent que la chute du gouvernement Balkenende sur le dossier afghan, le week-end dernier, ne changera rien à leur engagement avec l'Otan, aux côtés des États-Unis.

Pourtant, la morosité était palpable mardi à Mons, pour une réunion au commandement suprême allié destinée à «générer» des forces pour l'Afghanistan, avec un résultat incertain. Elle le sera encore ce mercredi à Majorque, pour un rendez-vous «informel» des ministres de la Defence de l'UE.

À des budgets militaires étrillés par la crise, viennent s'ajouter l'impopularité croissante de la guerre et, pour finir, cette défection retentissante.

Les Néerlandais sont parmi les rares Européens qui peuvent combattre sans état d'âme, aux côtés des Français et surtout des Britanniques.

Barack Obama avait lui-même salué le courage des soldats de la reine Beatrix. Las. Quel que soit le résultat des législatives du 9 juin aux Pays-Bas, ils entameront leur retrait cet été.

La pente de l'opinion 

Pour l'Administration Obama, c'est une double claque. Militaire d'abord. Le forfait néerlandais vient exacerber la peur du vide au sud de l'Afghanistan. Qui d'autre que les Américains et les Britanniques pourra défendre le terrain libéré au bout de l'offensive lancée il y a deux semaines pour repousser les résistants ? Pas l'armée afghane, qui attend toujours les 2 000 instructeurs que le Pentagone espère de ses alliés. Pas les 1 550 Australiens non plus : partenaires des Néerlandais au sud, ils excluent par avance de prendre le relais. Quant aux 2 800 Canadiens voisins - déjà meurtris par la perte de 140 hommes -, ils se déclarent eux-mêmes tout près de la porte de sortie…

La gifle néerlandaise est aussi politique. L'engagement en Afghanistan n'est plus tabou, il revient au centre du débat en Europe. En retirant brutalement son soutien au premier ministre conservateur Jan Peter Balkenende, le chef social-démocrate Wouter Bos a déchiré au grand jour neuf ans de solidarité transatlantique sur le dossier afghan. Dans ce pays très atlantiste, l'enlisement et l'impopularité de la guerre sont finalement venus à bout d'un engagement que ne suffisent plus à justifier ni l'attachement à l'Otan ni la fidélité aux États-Unis.

Allemagne, France, Italie, Pologne ou Espagne, la pente de l'opinion est partout la même chez les grands contributeurs du continent à la Force internationale de l'Otan. Si la gauche néerlandaise a tiré la première, elle n'est sans doute pas la dernière. Au Bundestag les sociaux-démocrates allemands, rejetés dans l'opposition, hésitent encore à se renier après avoir voté pour l'engagement avec leurs ex-alliés conservateurs. Mais, après la sanglante bavure de la Bundeswehr à Kunduz, ils sont sûrement tentés de se refaire une santé politique en se montrant plus critiques. En Italie, c'est la droite radicale et la Ligue du Nord qui prennent le relais d'une opinion majoritairement favorable à un retrait, face un Silvio Berlusconi impassible. La France y échappe encore, avec un président partisan du statu quo : ni renforts ni retrait. Mais ce n'est peut-être qu'une affaire de temps.
24/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/24/01003-201...


1-3 Pascal Sacre : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident.

My Lai, Vietnam, 1968. Q : "Même les bébés ?". R : Ouais, même les bébés.

Le massacre de Mỹ Lai, survenu pendant la guerre du Viêt Nam, est une tuerie menée le 16 mars 1968 par des soldats américains contre des civils vietnamiens, dont beaucoup de femmes et d’enfants, dans le hameau de Mỹ Lai.

Ce n’était pas une bataille, ni un combat mais une tuerie.

L’indignation populaire et politique que soulèvera ce massacre, lorsqu’il sera révélé un an et demi plus tard par un reportage du magazine Life, sera le point de départ d’un scandale international qui favorisera la montée du pacifisme aux États-Unis.

Hue City était une ville du Sud Vietnam, scène d’horribles crimes commis par les militaires US quand elle fut investie par les forces américaines en mai 68. Le sous-secrétaire des forces aériennes étatsunien, Townsend Hoopes, a admis que la ville, lorsque les militaires US sont partis, avait été dévastée. 80% des bâtiments réduits en poussière, et dans les ruines gisaient 2000 cadavres de civils tués (*).

Fallujah (**), Irak, 36 ans plus tard. Les mêmes « guerriers ».

L’opération Vigilant Resolve, contre la ville irakienne de Fallujah en avril 2004 a été mise en branle afin de punir les coupables de « l’assassinat » de quatre mercenaires américains (Blackwater devenu Xe) appartenant à des milices US privées, parallèles à l’armée.

Ces milices sont reconnues par la justice US elle-même comme incontrôlables et sont en « procès » pour certains crimes qu’elles ont commis en Irak. Leur comportement, stigmatisé par certains militaires US eux-mêmes, a déclenché des massacres, provoqué des débordements et renforcé la résistance à l’occupation américaine, de l’aveu même de ses « stratèges » (1).

Etant un semi-échec, Vigilant Resolve fut suivie en novembre de l’opération Al Fajr, ou Phantom Fury.

L’opération devait être rapide afin de remporter la « victoire » avant même que l’opinion publique n’ait le temps de s’indigner face aux morts civils et à la destruction : « [we] have to speed the kill » (Graham 2005) avait déclaré un général américain (2).

Tout était bon pour écraser et certains ont osé appeler cette boucherie, bataille.

Armes biologiques, bombes incendiaires MK-77 (3), du phosphore blanc, « pour éclairer le champ de bataille (sic) ».

« Shake and bake missions » (« Missions pour secouer et rôtir ») pour un magazine militaire interne (4).

Les gaz d’une bombe au phosphore blanc se répandent à 150 mètres à la ronde et brûlent la peau jusqu’à l’os (5).

fallujah

Une convention de l’Onu de 1980 interdit l’usage de bombes incendiaires dans les régions où se trouvent des civils, mais qu’importe, ces résolutions ne sont pas pour les Etats-Unis, Israël, le Royaume-Uni, mais uniquement pour les autres.

Ensuite ont eu lieu les opérations de nettoyage.

L’armée a déplacé au bulldozer de grandes quantités de terre. Les réservoirs d’eau ont été complètement vidés. Les rues lavées au karcher. Les secours n’ont pas eu accès aux districts où se sont déroulés les combats les plus durs (6).

Il n’y a pas si longtemps, la Serbie de Milosevic avait été diabolisée en Occident pour cent foins moins que ça.

6000 civils tués, un acharnement qui n’avait plus rien de militaire, tout cela pour quelques contractuels meurtriers, une histoire de fierté et l’écrasement pour l’exemple d’une résistance justifiée (7).

« Agir avant que l’opinion publique n’ait le temps de s’indigner face aux morts civils », selon ce général américain. Quelle indignation craint-il, en Occident ? Tout au plus a-t-on fait polémique autour du jeu vidéo Six Days in Fallujah (Konami) inspiré de ces jours sombres pour l’humanité (8).

Haditha, Irak, 19 novembre 2005.

Toujours le fameux prétexte du « triangle sunnite » où se concentrerait la « puissante » rébellion irakienne.

Moins de victimes, vingt-quatre, de la fureur des soldats étatsuniens, mais toujours le témoignage choquant et censuré d’une barbarie inexcusable où les civils sont les cibles impuissantes de terribles vendettas, systématiquement couvertes par l’état-major US (9). 

Haditha

La ville de Marjah, Afghanistan, février 2010.

Officiellement, l’attaque vise à reprendre le contrôle d’une partie de la province du Helmand - aux mains des résistants. Le district de Marjah est le centre névralgique de la culture du pavot, source de financement de la guérilla. Voilà pour les prétextes habituels.

L’opération Mushtarak, « ensemble » (en dialecte Dari), est une opération de nettoyage ethnique, maquillée en indispensable lutte contre le terrorisme résistants. Les termes accusateurs de massacres ou de nettoyage ethnique ne sont utilisés que quand il faut diaboliser le président serbe (Slobodan Milosevic), ou l’irakien Saddam Hussein, qui ne jouaient plus le jeu de l’Occident.

Pour les opérations US, il s’agit toujours d’âpres batailles (contre des civils !), de guerre contre le mal et de combats tactiques avec frappes « chirurgicales ».

Ce crime US de plus contre l’humanité vise à Marjah des dizaines de milliers de civils pashtounes.

Les forces armées US/OTAN et celles de l’armée nationale afghane (ANA) ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de civils fuyant l’offensive menée contre leurs villages dans la province du Helmand.

Des civils, des enfants, paient ce nouveau fantasme sanguinaire des conquérants du Nouvel Empire (10), comme cela avait été le cas sous la présidence du démocrate Bill Clinton, au Kosovo, en Macédoine et en Bosnie, dans les années 90.

De My Lai en 1968 à Marjah en 2010, en passant par Hue City, du Vietnam à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, la distance est longue mais ce sont les mêmes « guerriers », les Etats-Unis et leurs alliés, sorte de Huns, de Mongols, de Tartares, de Vikings, de hordes des Temps Modernes au potentiel toxique multiplié par mille étant donné toutes leurs armes de destruction massive, bombes, drones, missiles, phosphore blanc, uranium appauvri, napalm, et tungstène, sans compter la famine, les blocus, l’empoisonnement de l’eau et la plus terrible de leur arsenal, pire que toutes les précédentes réunies, l’utilisation des médias comme vecteurs de leurs propagandes.

Ce n’est pas le nombre de victimes, vingt-quatre ou six mille, qui rend les opérations US de plus en plus choquantes, ou de plus en plus barbares, mais bien leur caractère répété et toujours justifié, leur utilisation disproportionnée de la force, les mensonges systématiques entourant leurs vrais motifs, l’étouffement médiatique et juridique de leurs atrocités par les gouvernements et les chaînes de télévision qui légitiment ces horreurs, leur comportement inhumain, et leurs violations systématiques des conventions et résolutions internationales, qu’ils utilisent quand il faut contraindre les autres, ou les diaboliser, mais qu’eux-mêmes foulent au pied sans le moindre état d’âme.

Et l’insupportable indulgence des populations.

Mais ce n’est pas étonnant. Ils se comportent de la seule façon qu’ils peuvent se comporter, la seule façon dont l’Histoire témoigne qu’ils se comportent. En 1763 les chefs militaires de cette grande nation commençaient sa formidable épopée avec la variole et leur premier usage de l’arme bactériologique. Pour lutter contre les Indiens d’Amérique du Nord, le colonel anglais Bouquet, commandant des forces en Pennsylvanie, leur fit distribuer des couvertures infectées de virus varioleux.

Ils ont commencé leur « lutte » sanglante pour le Bien avec la population indigène, la première à occuper les lieux, les Indiens : massacrer, écraser les tribus, y compris les enfants, les femmes et les vieillards, quels que soient les traités précédemment signés, renier la parole donnée, trahir, diaboliser et hypertrophier la force de l’ennemi, popularisé comme le guerrier impitoyable, traître et chasseur de scalps, humilier et enfermer ces peuples fiers dans des réserves inhospitalières, comme du bétail…

Ces traitements de choc témoignent de leur sorte d’humanité et permettent de mieux comprendre le comportement actuel des armées US au Vietnam, en Irak, à Haïti, aujourd’hui en Afghanistan, demain en Iran, au Venezuela.

Il ne peut en être autrement.

Le gouvernement étatsunien ne changera pas, quel que soit le président, quel que soit le parti au pouvoir. Ils auront et fourniront toujours de bonnes raisons à leurs actes, usant du mensonge chaque fois qu’il le faut.

C’est la population qui a fait arrêter la guerre au Vietnam. Avec l’aide de certains médias.

Ce qui a changé en 30 ans, entre My Lai et Marjah, est un coup terrible porté à l’Humanité, dans lequel les grands médias occidentaux contemporains, largement complices des gouvernements, jouent un rôle nouveau, indispensable : l’uniformité de la pensée unique, qui n’a plus rien de critique, ni même d’analytique. Le Bien contre le Mal. Ils ne font plus que de la propagande, engluant les populations qui leur font confiance dans les théories gouvernementales comme une araignée dans les fils de sa toile. Des films de reporters présents sur place à Fallujah sont censurés (**). Par contre toutes les vidéos trafiquées de Ben Laden seront montrées ou tout du moins répercutées en détails dans la « grande » presse.

Les mots charniers et épuration ethnique sont prononcés sans inquiétude déontologique dès qu’il s’agit de l’horrible serbe Milosevic ou du diabolique Saddam Hussein. Mais pour Fallujah, Marjah, il ne s’agira que d’opérations militaires anti-terroristes.

Si My Lai s’était produit aujourd’hui, avec nos médias actuels, rien ne serait arrivé aux oreilles du public et si oui, le prétexte d’une cachette terroriste aurait servi à justifier toute l’horreur, sans que la population occidentale ne s’en indigne une seconde.

Les médias officiels sont devenus un vulgaire valet du Pouvoir Exécutif.

Où est leur honneur ? Leur mission primordiale ? En 1970, elle était encore de critiquer les dérives gouvernementales, de tous les gouvernements, et d’appeler les massacres par leur nom : ni des guerres, ni des batailles, ni des « opérations chirurgicales », mais des tueries !

En 1970, grâce au magazine Life, le massacre de My Lai déclencha un scandale international qui souleva l’indignation populaire et politique, favorisant la montée du pacifisme aux Etats-Unis.

De vrais être humains vivaient en ce temps-là. Ils n’ont pas attendu que le gouvernement change mais l’ont empêché de continuer à nuire.

Pour Fallujah, pour le moment, notre « humanité » s’est seulement indignée pour un jeu vidéo (11).

Pascal Sacré

* Texte de Noam Chomsky, transmis au Tribunal International du Vietnam sur les crimes de guerre.

** Fallujah le massacre caché, vidéo :
http://video.google.com/videoplay?d...

(1) Cinq employés de Blackwater inculpés d’homicides :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/1...

(2) Source : http://www.gersi.umontreal.ca/uploa...

(3) Source : ministère britannique de la Defence en juin 2005, ces bombes, un peu différentes du napalm, ont des effets similaires.

(4) US Army’s Field Artillery Magazine, mars-avril 2005

(5) Iraq War Casualty Pictures :
http://mindprod.com/politics/iraqwa...

(6) JAMAIL, D., Odd happenings in Fallujah, 18 janvier 2005,
http://www.dahrjamailiraq.com/weblo...

(7) http://www.planetenonviolence.org/L...

(8) Six Days in Fallujah fait déjà polémique : http://www.gameosphere.fr/billet-si...

(9) Le massacre d’Haditha se confirme et embarrasse le Pentagone :
http://www.lefigaro.fr/ internation...

(10) Honte, http://www.legrandsoir.info/Honte.html

(11) Six Days in Fallujah fait déjà polémique, op. cit.

URL de cet article
28 février 2010

http://www.legrandsoir.info/Marjah-Fallujah-Haditha-My-Lai-et-Hue-City-les-guerres-justes-de-l-Occident.html


1-4 Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan. 

La production de pavot à opium a été multipliée par plus de 40 en Afghanistan depuis que l’Otan y est présente, a annoncé jeudi à Moscou Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN). "Au cours des huit années qui se sont écoulées depuis l’invasion des Etats-Unis et de l’Alliance en Afghanistan, les récoltes de pavot à opium y ont été multipliées par plus de 40", a indiqué M.Ivanov.

Les hostilités en Afghanistan contribuent à la croissance de la production de stupéfiants dans ce pays et en stimulent le trafic vers la Russie, a-t-il poursuivi, ajoutant que l’intégralité de l’héroïne consommée en Russie était d’origine afghane.

Le directeur du FSKN a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts internationaux dans la lutte contre l’héroïne afghane.

"L’année dernière, l’héroïne afghane a tué plus de 100.000 personnes dans le monde, ce qui dépasse le nombre des victimes de la bombe atomique larguée sur Hiroshima", a souligné M.Ivavov.

Face au problème d’une "pandémie d’héroïne", le directeur du FSKN a appelé à la formation d’une large coalition antidrogue internationale, en relevant que l’Afghanistan produisait aujourd’hui deux fois plus d’héroïne que le monde entier n’en produisait il y a dix ans.

Il y a quelque temps, même un reportage "d’enquête exclusive" en Afghanistan montrait les champs de pavot à proximité des bases américaines : ce n’est un secret pour personne.

C’est un fait avéré que même du temps de Pablo Escobar, le gouvernement US était sur le coup, les politiques assurant le transport de la drogue dans le monde et coopérant avec les producteurs et les grossistes. Il faut en effet considérer que la drogue est une nécessité dans le système global :

 

-sur le plan politique : Aux Etats-Unis, les prisons privatisées représentent de par leur activité un véritable rouage de l’économie nationale, si bien que le pays ne pourrait se passer de leur fonctionnement. Par ce fait, la criminalité devient une obligation systémique. La production, vente et consommation de drogue, entre autre, y sont donc rendues obligatoires.

 

 sur le plan le plan psychologique : De tout temps il a fallu au moins une drogue légale pour le peuple. Durant la période de la prohibition de l’alcool la marijuana était légale, et la situation s’est inversée dans les 30’s sous pression des lobbies pétroliers (guerre contre le chanvre). La guerre contre la drogue alcool s’est donc arrêté parallèlement à l’interdiction de production et de consommation de cannabis et de chanvre. Cependant on voit que dans plusieurs Etats des Etats-Unis, le cannabis et en passe d’être légalisé, toujours pour des raisons économiques

Donc par ces faits le système prévoit la production, l’acheminement et la dispersion des drogues dans le monde, c’est de la pure logique politique.

 Une fois de plus l’OTAN et l’armée américaine sert à la réalisation de cette stratégie. Ne nous étonnons donc pas de voir déferler sur les pays du monde des grammes d’héroïne au rabais que nos enfants pourront acheter au lieu d’aller à la boulangerie ; héroïne et opium soigneusement cultivés sous forme de pavot par un paysan afghan sous le regard bienveillant des soldats -dont certains Français- de l’OTAN !

source : http://fr.rian.ru/world/20100128/18


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