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26/03/2010

n°36 - Dossier d'Iran - 25-03 - : Fin - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.

n°36 - Dossier d'Iran -  25-03 - : Fin - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.



Dossier d'Iran   n°36  du 25-03

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Dossier & Point de vue (Suite)

3-4 Djerrad Amar : Le secrétaire général de l’Otan :  “L'Otan n’attaquera jamais l'Iran ”

3-5 Interview : Noam Chomsky sur l’Iran.

3-6 Domenico Losurdo : La contre-révolution néo-libériste et pro-impérialiste de Human Rights Watch.

3-7 Eberhard Hamer : La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

3-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : Le Mouvement Des Non Alignés Critique Le Nouveau Directeur De l’AIEA.

3-9 Les nouvelles sanctions anti-iraniennes, inexorablement vouées à l'échec. 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 "Obama complote"

4-2 Obama tente de rassurer le monde musulman.

 


3-4 Djerrad Amar : Le secrétaire général de l’Otan :  “L'Otan n’attaquera jamais l'Iran ”

L’Iran, ce phénix de toutes les convoitises !

Le secrétaire général de l’Otan a déclaré : “La nouvelle doctrine militaire russe qui cite l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes de defense  antimissiles (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne reflète pas la réalité.” Quelle est donc cette réalité ?

Militariser presque un continent, qui se trouve être en face de la Russie, appuyé par un nouveau système ABM et destiné à contrer une “éventuelle attaque iranienne” ?

Même les sots n’y croiraient pas.

Quand on y ajoute la Méditerranée (avec Israël, son gendarme) ainsi que le Golf persique, on comprend mieux les objectifs géopolitiques de l’Occident.

En effet, depuis l’effondrement de l’URSS, l’Occident, en particulier l’Amérique imposante et arrogante, accompagnée d’une Europe servante et suiveuse, ne cesse de tenter d’imposer son hégémonie sur cette partie du globe, du moins en commençant par les ex-pays du “bloc de l’Est”, puis l’Irak, par la force sous le fallacieux prétexte d’armes de “destruction massive”, ensuite l’Afghanistan pour “lutter contre le terrorisme”. Allant même jusqu’à pervertir certaines institutions internationales (y compris la CPI) pour les rendre — au fil du temps, des conjonctures internationales et des intérêts — leurs auxiliaires et faire-valoir. Citer l’Iran comme prétexte dans ce contexte, avec “remake” d’un Irak-bis, pour les mêmes allégations, on comprend qu’il reste le dernier pays résistant à la stratégie de l’Occident.

Lorsque M. Rasmussen avait “balancé”, il y a quelques jours, une étrange déclaration (à Novosti), à savoir que “l’Otan n’attaquera jamais la Russie”, nous avions commenté que ce discours nous conduit à nous questionner sur l’utilité de l’armada de missiles en Europe si ce n’est permettre à l’Occident de dominer, par la politique des “petits pas”, les économies du maximum de pays du monde en imposant “sa” conception selon “ses” seuls intérêts. L’objectif ne pouvait être que de mettre “hors course” tous les concurrents potentiels, principalement la Russie et la Chine lesquelles semblent bien réussir au détriment de cet Occident toujours insolent, injuste et paternaliste. Après l’Ukraine et la Géorgie, l’Irak et l’Afghanistan, il ne reste que l’Iran qui semble être le dernier rempart.

La Russie prise en étau serait bien contrainte de “capituler” s’il se produit un déséquilibre de forces trop prononcé. Tout l’obstacle vient donc de cet Iran irréductible et entreprenant, c ! ar la clé et le dernier maillon décisif de leur stratégie. Pour ce faire, ils y mettent tous les moyens médiatico-économico-politiques en fomentant même des troubles dans ce pays.

Mais 30 années d’embargo et une guerre à la clé n’ont pas permis de faire infléchir ce pays ; en misant sur la déliquescence du régime.

Cette adversité a eu l’effet inverse puisque le régime s’est consolidé.

En comptant sur ses propres forces, l’Iran s’est développé technologiquement d’une façon fulgurante et sans précédent, ce qui a troublé l’Occident.

La réaction et le comportement actuels de l’Iran sont des plus normaux.

Il n’y a que les États-Unis, l’Angleterre et la France — le trio à l’origine des troubles dans le monde du fait de leur arrogance — qui y voient un crime de lèse-majesté et une provocation. Comment faire confiance à des États au passé entaché de sang, ou ayant des antécédents génocidaires ou colonialistes ?

Comment l’Iran peut-il faire confiance à des États qui programment sa destruction ou du moins s’échinent à imposer leur hégémonie ?

Lui un pays indépendant, souverain et millénaire qui a contribué au progrès de l’humanité au moment où les États-Unis n’existaient pas et où l’Europe sombrait dans l’obscurantisme et l’intolérance. Pourtant, ce pays n’a jamais colonisé ou agressé un quelconque pays ! En tout cas, même avec ses insuffisances, l’Iran actuel est plus libre et plus démocratique que l’Iran du shah, que l’Occident a soutenu dans la répression.

Durant les dernières élections, ce qui est clair, c’est que l’Occident ne veut pas que l’opinion voit, dans les manifestations, un acte de démocratie, de liberté d’expression. Comme dans toutes les manifestations d’Europe, on sait bien qu’il y a des “fauteurs de troubles” (manipulés ou pas) et que les services de sécurité sont bien obligés de les neutraliser.

En Occident, c’est un acte de “salubrité publique” contre des voyous ; en Iran ou autres pays “hors Europe”, c’est de la répression contre la liberté. Et puis, d’où vient cet intérêt de l’Occident à soutenir, comme par miracle, une tendance ou une opposition (légale) ?

Enfin, si changement de régime il doit y avoir, il ne doit venir que des Iraniens seuls et non de ce que l’Occident (à leur tête l’Amérique) veut bien qu’il soit par les multiples ingérences que l’on constate ! Les Iraniens sont cultivés.

Ils savent mieux que quiconque le système politique et économique qui les arrange sans se voir dicter la conduite par les “faiseurs d’opinions” de l’Occident. Entre la proposition de livrer l’uranium “par partie” de l’Iran et l’exigence de l’Occident de le livrer “en totalité”, il y a un profond manque de confiance auquel il faudra trouver une issue ou une solution avec d’autres acteurs et une autre approche. Surtout si la violence verbale d’Israël, envers l’Iran, s’y met de la partie ! Si la dernière décision de l’Iran d’enrichir lui-même son uranium est vue comme “la preuve qu’il envisage un usage militaire”, on peut dire aussi que cette crainte est aussi “la preuve que l’Occident n’avait pas l’intention d’exécuter l’échange”, d’où les tergiversations et les menaces sur ce pays.

Ce qui nous autorise à supposer qu’il y avait mauvaises intentions sur l’uranium en question ! À notre sens, le jeu pervers des “blocs” n’est pas près de disparaître de sitôt tant que les deux antagonistes historiques (Amérique et Russie) n’ont pas “délimité leurs zones” d’influence ou que l’un d’eux ait cédé. Car qui tient l’Iran tient la zone la plus riche et la plus prometteuse. Oui, l’Iran est devenu un pays stratégique incontournable dans le règlement des conflits de la région ! Son développement technologique, propre, en particulier dans le domaine nucléaire, jusque-là conforme à ses engagements internationaux, suscite des inquiétudes non pas pour les dangers de déviation de cette énergie, mais plus pour le risque de voir ce pays, devenant fort, échapper à leur influence ou autorité comme à l’époque du shah.

C’est aussi et surtout un pays riche en ressources, notamment pétrolières. Dès lors, la réaction russe par “La nouvelle doctrine militaire russe” citant l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne peut être que la réponse sûrement appropriée au regard des réactions de l’Occident, pris entre le marteau de sa stratégie faussement “de defense ”, mais sûrement hégémonique, et l’enclume du doute et des conséquences imprévisibles.

Il y a cependant un doute.

La Russie, contrairement à l’Occident, en particulier les États-Unis, a toujours tenu à ses principes.

Un désengagement dans ce domaine aurait, pour la Russie, des conséquences particulièrement tragiques et irréversibles.

Car beaucoup de pays réfléchiront longuement avant de s’engager avec elle. Au profit de qui ? L’avenir nous le dira.

Source Liberté du 14 février 2010

Djerrad Amar

17 février 2010

http://www.setif.info/article4248.html


3-5 Interview : Noam Chomsky sur l’Iran.

Amy Goodman : le ministre de la Défense Robert Gates a rencontré des dirigeants des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite la semaine dernière pour obtenir leur soutien à une nouvelle série de sanctions contre l’Iran et son programme d’enrichissement d’uranium. Tandis que l’administration Obama intensifie ses efforts pour obtenir l’appui de la Russie et de la Chine pour durcir les sanctions, la France et la Finlande on laissé entendre que l’Union Européenne pourrait prendre des mesures unilatérales contre l’Iran si aucune résolution n’était adoptée à l’ONU.

Tandis que les Etats-Unis, l’Union Européenne et Israel renforcent leurs pressions sur l’Iran, nous avons passé une heure en compagnie du linguiste et dissident mondialement connu, Noam Chomsky, dont la dernière conférence commence par une analyse critique de la politique des Etats-Unis à l’égard de l’Iran. (…)

Nous commençons par un extrait de sa conférence prononcée au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachussets.

NOAM CHOMSKY : Il y a quelques jours, mon quotidien préféré, le London Financial Times, a identifié l’Iran comme le principal problème actuel en matière de politique étrangère pour Obama. L’article a été publié à l’occasion de l’échec d’Hillary Clinton à convaincre le Brésil de se joindre aux appels des Etats-Unis pour un durcissement des sanctions et de l’insistance du Président Lula à promouvoir les relations avec l’Iran, des relations commerciales, etc, en déclarant que l’Iran avait le droit d’enrichir de l’uranium pour produire de l’énergie nucléaire, comme tous les signataires du Traité de Non Prolifération.

Bien entendu, l’article a aussi présenté la position de Lula comme une sorte d’anomalie.

Pourquoi ne se joint-il pas à la communauté internationale, au reste monde ?

C’est une coutume intéressante, très caractéristique de l’emprise de la culture impérialiste, car que désigne le terme de « communauté internationale » ? Si on regarde les choses de près, on se rend compte que la « communauté internationale » désigne en fait les Etats-Unis et tous ceux qui sont d’accord avec eux. Tous les autres ne font pas partie du reste du monde. Ils sont ailleurs.

Il se trouve que dans le cas présent, la position de Lula correspond à celle de la majorité de la planète.

Vous pouvez être d’accord avec ou pas, mais c’est la position, par exemple, des anciens pays du mouvement des non-alignés, de la majorité de pays du monde et de la grande majorité de leurs populations. Ils ont vigoureusement répété et défendu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium pour des objectifs pacifiques, en rappelant que ce pays est signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui lui accorde ce droit. Mais ils ne font pas partie du reste monde.

Un autre groupe qui ne fait pas partie du reste monde est la population des Etats-Unis. Les derniers sondages que j’ai vus, publiés il y a deux ans, montraient qu’une grande majorité d’Américains pensaient que l’Iran avait le droit de développer une énergie nucléaire, mais pas une arme nucléaire, évidemment. En fait, selon ce sondage, sur tout un ensemble de sujets, les opinions exprimées par les Américains étaient pratiquement identiques à celles des Iraniens. Lorsque le sondage a été présenté à Washington lors d’une conférence de presse, le présentateur a fait remarquer que si les peuples avaient la possibilité de décider de la politique, les tensions et les conflits seraient probablement résolus.

C’était il y a deux ans. Depuis, il y a eu une énorme masse de propagande autour de la menace iranienne, etc. Je suppose que si le sondage était effectué aujourd’hui, les chiffres seraient différents. Mais c’était en 2007, il y a trois ans. A un moment donné donc, les Américains ne faisaient pas partie du reste du monde. La majorité de la population mondiale n’en faisaient pas partie et Lula, en exprimant une opinion largement partagée, n’en faisait pas partie non plus. On pourrait rajouter aussi qu’il est probablement la personnalité politique la plus populaire de la planète, mais cela non plus n’a pas d’importance.

Alors, que dire du conflit avec l’Iran et de la menace iranienne ?

Une personne sain d’esprit ne voudrait pas voir l’Iran fabriquer des armes nucléaires. Personne, en fait. Sur cette question, l’accord est donc général. Et il y a effectivement un réel problème de prolifération d’armes nucléaires. C’est une affaire sérieuse. Et le discours d’Obama mentionne et insiste sur la nécessité de stopper la prolifération d’armes nucléaires et de réduire, et éventuellement éradiquer, de telles armes. Voilà pour le discours. Maintenant, voyons les faits.

Tout est devenu clair il y a quelques mois. Une fois de plus, le Conseil de Sécurité (des Nations Unies) a adopté une résolution, le numéro 1887 - je crois que c’était au mois d’Octobre – qui critiquait l’Iran pour n’avoir pas respecté les exigences du Conseil de Sécurité et qui appelait tous les états à signer le Traité de Non Prolifération et à résoudre leurs conflits sans proférer des menaces de recourir à la force. Cette dernière partie de la résolution n’a pas vraiment fait la une des journaux pour une raison bien simple : elle s’adressait à deux pays, les deux pays qui menacent régulièrement de recourir à la force, à savoir les Etats-Unis et Israël. La menace de recourir à la force est une violation de la Charte des Nations Unies, pour ceux qui lui accordent encore la moindre importance. On n’en parle jamais. Mais pratiquement tout le monde – et je parle là de toutes les tendances politiques – emploie la phrase rituelle de « toutes les options sont envisageables ». Ce qui constitue une menace.

Et la menace n’est pas une menace en l’air. Par exemple, Israël envoie ses sous-marins nucléaires, qui sont pratiquement indétectables, dans le Golfe, à distance de tir de leurs missiles nucléaires - Israël a beaucoup d’armes nucléaires – sur l’Iran. Les Etats-Unis et leurs alliés effectuent des exercices militaires dans la région, des exercices clairement dirigés contre l’Iran. Mais il y a un petit grain sable, parce que la Turquie refuse d’y participer, mais ils essaient de la convaincre. Nous avons donc affaire à des menaces, verbales et politiques. Israel envoie des sous-marins nucléaires et d’autres navires de guerre par le canal de Suez, avec l’accord tacite de l’Egypte, de la dictature egyptienne, un autre état de la région soumis aux Etats-Unis. Ce sont des menaces – répétées, verbales et concrètes.

Ces menaces ont pour effet d’encourager l’Iran à développer un moyen de dissuasion. Qu’ils soient en train de le faire ou pas, je n’en sais rien. Peut-être qu’ils le sont. Mais s’ils le sont, la raison, et je crois que tout analyste sérieux serait d’accord, ce n’est pas parce qu’ils auraient l’intention d’utiliser des armes nucléaires. S’ils s’avisaient à ne serait-ce qu’armer un missile avec une tête nucléaire, c’est une hypothèse, le pays serait vitrifié en cinq minutes. Et personne ne croit que les religieux au pouvoir, quelle que soit l’opinion qu’on peut en avoir, ont des tendances suicidaires et veulent voir tout le pays, la société entière et tout leurs biens avec, partir en fumée. En fait, les hauts responsables des services de renseignement US, qui se sont exrpimés, estiment que la probabilité de voir l’Iran utiliser un jour une arme nucléaire est d’un pour cent, c’est-à-dire si faible qu’on ne peut pas vraiment l’estimer. Mais il est possible qu’ils développent de telles armes comme un moyen de dissuasion.

Un des historiens les plus importants en Israel, Martin van Creveld, il y a quelques années, après l’invasion de l’Irak, a écrit dans la presse internationale qu’il ne voulait bien sûr pas voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire, mais que s’ils ne le faisaient pas, a-t-il dit, ils seraient fous. Les Etats-Unis venaient d’envahir l’Irak en sachant que le pays était sans défense. C’est une des raisons pour lesquelles ils se sont sentis en position de le faire. C’est facile à comprendre. Les dirigeants iraniens aussi le comprennent. Alors, pour citer van Crevels, « s’ils ne sont pas en train de développer une arme de dissuasion nucléaire, ils sont fous ».

Qu’ils soient effectivement en train de le faire ou non est un autre débat. Mais il ne fait aucun doute que la position hostile et agressive des Etats-Unis et d’Israel constituent un facteur important pour les hauts dirigeants iraniens, pour décider ou non de développer une arme de dissuasion.

(fin de l’extrait de la conférence)

NOAM CHOMSKY
interviewé par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


3-6 Domenico Losurdo : La contre-révolution néo-libériste et pro-impérialiste de Human Rights Watch.

Human Rights Watch hurle comme il se doit

Sur le « International Herald Tribune » du 11 février (2010), David E. Sanger rapporte que, non contente de renforcer la présence de la flotte Usa dans le Golfe Persique, l’administration Obama s’emploie, à l’intérieur de l’Iran, à « relancer les actions clandestines de longue durée contre le programme nucléaire ».

Interviewé à son tour par Ennio Caretto sur le "Corriere della Sera" du 8 février, un "expert" états-unien qui –précise le journaliste- travaille « pour la Cia et le Fbi » déclare à propos d’Israël : « Je n’exclue pas qu’il ait déjà des hommes en Iran prêts à faire sauter les implantations de l’ennemi et je sais qu’il (Israël, NdT) dispose de missiles et de bombes pour pénétrer très profondément dans les bunkers atomiques ». Donc les préparatifs d’agression sont en plein déroulement, et même, comme l’ont démontré les enlèvements et les assassinats "ciblés" des chercheurs scientifiques iraniens, dans un certain sens l’agression a déjà commencé : et celui qui l’opère, avec ses protecteurs états-uniens, est le gouvernement qui se réserve le droit de frapper massivement l’Iran, suspecté de vouloir rattraper Israël en ce qui concerne l’armement nucléaire !

Comment devrait se comporter en de telles circonstances une organisation qui déclare vouloir promouvoir la cause des droits humains ?

Un des droits de l’homme fondamentaux – c’est Franklin Delano Roosevelt qui le dit en 1940 et la Charte de l’ONU le reconnaît aussi- est d’être « libéré de la peur » d’être agressé, bombardé ou envahi.

Mais voyons quand même comment argumente Hadi Ghaemi, « coordinateur de la campagne internationale pour les droits humains en Iran de Human Rights Watch ».

Interviewé par Francesca Paci (« La Stampa » du 12 février) il reconnaît un point essentiel : « Tous les journalistes occidentaux qui sont allés à Téhéran ces dernières années ont raconté que la population est favorable au nucléaire à des fins pacifiques ».

Ce devrait être une raison de plus pour exiger la fin des enlèvements et des assassinats « ciblés », mais ce n’est pas ce que pense le représentant de Human Rights Watch. Bien loin de condamner les agresseurs, il leur donne des conseils : « Il faut frapper [pour le moment sur le plan économique] en haut, les sommets politiques, la garde révolutionnaire ». Ce n’est pas tout : les entreprises européennes et même chinoises sont invitées à désinvestir et à « s’en aller immédiatement » d’Iran. De cette manière, ce qui serait touché serait en réalité la population civile iranienne dans son ensemble, qui verrait une chute de son niveau de vie et subirait une attaque contre ses droits économiques et sociaux, eux aussi inscrits à la Charte de l’ONU. 

Le moins qu’on puisse dire c’est que le représentant de HRW efface du catalogue des droits le droit à l’indépendance et à la sécurité nationale, à la « liberté de la peur », de même que les droits économiques et sociaux.

La gauche doit évidemment prendre au sérieux les droits de l’homme, mais c’est justement pour cela qu’elle doit savoir démasquer des organisations comme Human Rights Watch, complices de la contre-révolution néo-libérale et impérialiste, et en dernière analyse, ennemies de ces droits de l’homme qu’elles prétendent, de façon grotesque, vouloir défendre.

 Domenico Losurdo

Texte original publié sur le blog de l’auteur le 18 février 2010, rubrique Cronache dell’Impero. : http://domenicolosurdo.blogspot.com/
Traduit de l’italien par M-A Patrizio


3-7 Eberhard Hamer : La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

Depuis que le nouveau directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukia Amano, largement soutenu par les puissances occidentales, a affirmé dans son rapport sur l’Iran présenté mi-février – sans toutefois ap­porter de réelles preuves – que ce pays travaillerait probablement au développement d’une ogive nucléaire, les gouvernements des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne font entendre leur voix pour exiger des sanctions plus appuyées.
Pour l’instant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas encore en possession d’un texte de résolution contre l’Iran. Il est uniquement question d’éventuels projets de sanctions de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ainsi, le «New York Times» du 3 mars laissait entendre qu’il y aurait un projet de résolution en route, fruit d’une entente entre le gouvernement américain et les gouvernements engagés de l’Union européenne. Selon ce projet, les sanctions devraient toucher brutalement les échanges bancaires, la circulation maritime et le secteur des assurances, ainsi que les fortunes à l’étranger et les possibilités de déplacements d’Iranien «suspects». Seraient visés tout particulièrement les gardes révolutionnaires qui détiendraient une part essentielle de l’économie iranienne. L’industrie pétrolière iranienne ne serait pas touchée directement.
Il est intéressant de constater que, selon un article de «Spiegel Online» du 23 février, les projets de l’UE iraient plus loin, comme cela ressort d’un rapport secret de 13 pages, intitulé «Non-Paper on political and economic context of sanctions against Iran». Il est proposé dans ce rapport de s’en prendre énergiquement au secteur financier, aux assurances d’investissements en Iran ainsi qu’au secteur de l’énergie. Si ces projets étaient exécutés, la population iranienne aurait à en souffrir gravement dans sa vie quotidienne.
Le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas encore produit de texte de résolution viendrait du fait que
la Russie et la Chine s’y opposent. D’autres pays, membres actuels du Conseil de sécurité, tels que la Turquie, le Brésil et le Liban, préfèrent miser sur des négociations plutôt que sur des sanctions.
Il est vrai que le gouvernement des Etats-Unis, de même que la chancelière alle­mande, Angela Merkel, ont déclaré vouloir appliquer des sanctions plus contraignantes, même sans l’aval du Conseil de sécurité. Le gouvernement allemand renforce son influence sur les autres gouvernements de l’Union européenne pour qu’ils acceptent des sanctions plus dures, cela surtout depuis la visite du gouvernement et du président israéliens à Berlin.
Les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés se heurtent à la résistance du Mouvement des non-alignés (NAM) qui regroupe 118 pays. Le 25 février, il a protesté auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre le rapport du nouveau directeur sur l’Iran et assuré ce pays de leur soutien de sa position en ma­tière nucléaire.
Toutefois, on ne trouve pas ce document sur le site Internet de l’AIEA, mais seulement sur des sites iraniens, notamment www.presstv.ir/pop/Print/?id=120019 ou english.farsnews.com/printable.php.
Dans sa déclaration le Mouvement des non-alignés met l’accent sur le droit sans réserve de tous les Etats d’utiliser l’énergie nucléaire dans des projets pacifiques. Ces pays font savoir leur refus de sanctions renforcées par leur volonté de mettre en avant la diplomatie et le dialogue, considérés comme la seule voie menant à une solution durable. De plus, ils mettent en garde «envers toute attaque, voire simplement la menace d’une attaque, contre des installations nucléaires pacifiques qui présenteraient un grave danger pour les populations et l’environnement et seraient une grave violation du droit international». Ce groupe d’Etats vise la conclusion sur une base internationale d’une interdiction de toute attaque ou menace d’attaque.
Il apparaît donc que ce sont uniquement les gouvernements américain, d’une partie de l’Union européenne et surtout d’Israël qui menacent gravement l’Iran. On ne peut cependant pas désigner qui, au-delà des sanctions, envisagerait le déclenchement d’une guerre. Le gouvernement américain ne se prononce pas en la matière, les gouvernements de l’Union européenne se positionnent en ordre dispersé – le gouvernement allemand a jusqu’à présent déclaré fermement qu’il s’oppose au déclenchement d’une guerre. Le gouvernement israélien envisage, lui, l’éventualité d’une attaque.
Mais les gouvernements américain, de l’Union européenne et israélien ne représentent nullement la «communauté internationale». La grande majorité des pays de ce monde sait très bien où l’accentuation du conflit mènerait la planète et veut s’engager sur une autre voie.

Eberhard Hamer

19 Mars

www.mittelstandsinstitut-niedersachsen.de

http://www.horizons-et-debats.ch


3-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : Le Mouvement Des Non Alignés Critique Le Nouveau Directeur De l’AIEA. Le Mouvement des Non Alignés (MNA) a critiqué le nouveau directeur Général de l’AIEA, Yukiya Amano, pour son dernier rapport sur le programme nucléaire iranien lui reprochant d’avoir abandonné « le langage standard de vérification » habituellement utilisé par ses prédécesseurs.

Récemment, le nouveau directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano - dont la nomination à ce poste a été vivement soutenue et saluée par les pays occidentaux dont les USA, La France, L’Allemagne, La Grande Bretagne, et Israël - a publié un rapport dans lequel il formulait des critiques et des accusations sans précédent contre l’Iran sur ce qu’il appelle « la non coopération du pays avec l’agence ».
Selon le site d’information iranien PressTV qui a obtenu la déclaration faite par les pays membres du Mouvement des Non Alignés (MNA) ces pays y expriment leur inquiétude sur les mots utilisés dans ce rapport disant que cela aurait des conséquences « plausibles » qui pourraient malencontreusement endommager la crédibilité de l’agence nucléaire de l’ONU.
En conséquence ils ont demandé à Amano de s’expliquer sur la raison pour laquelle il a eu recours à un tel vocabulaire contre l’Iran alors même que les inspecteurs de l’agence ont jusqu’à ce jour constamment vérifié sur place le non détournement de combustible nucléaire et l’ont rapporté dans chaque compte rendu de mission fait.
« NAM (MNA en français) note avec inquiétude les implications plausibles de la non utilisation du langage de vérification habituel dans le résumé du rapport du directeur général, quand il déclare que « l’Iran n’avait pas fourni la coopération nécessaire pour permettre à l’agence de confirmer que tout le combustible nucléaire en Iran était pour des activités pacifiques », et aimerait une clarification de l’agence sur ceci » est-il noté dans la déclaration lue aujourd’hui lors de la rencontre entre les états membres du NAM.
Le Mouvement comprenant 118 nations a dit que le rapport avait au lieu de cela inclus des questions soulevées il y a longtemps et auxquelles l’Iran avait répondu.
Le NAM explique que le rapport de l’AIEA, le premier rédigé par Amano depuis sa nomination en Juillet 2009 à la tête de l’AIEA, avait de toute évidence ignoré les efforts de coopération faits par l’Iran pour répondre aux inquiétudes et aux ambiguïtés sur son programme nucléaire.
« Le NAM prend note que le dernier rapport du directeur général inclue de nombreuses références à des évènements qui ont transpiré avant la publication du précédent rapport dans le document GOV/2009/74 en date du 16 novembre 2009, et contrairement aux attentes du NAM, ne mentionne pas les réponses fournies par l’Iran à l’Agence sur plusieurs questions » était-il ajouté dans cette déclaration faite aujourd’hui.
Les états membres du NAM sont même allés jusqu’à suggérer que le rapport d’Amano était quelque peu influencé par « des pressions politiques malvenues » de la part d’un certain nombre de pays ce qui va à l’encontre du rôle de l’agence nucléaire de l’ONU seule autorité compétente pour juger les états membres sur leurs obligations de sauvegarde.
C’est la première fois que le NAM critique directement le directeur de l’Agence de l’ONU sur le nucléaire.
Le NAM a également pressé -référence à peine voilée à l’arsenal nucléaire israélien - pour la création d’une zone sans arme nucléaire au Moyen Orient (Nuclear Weapons Free Zone NWFZ) comme premier pas positif dans l’objectif de désarmement nucléaire mondial.
Le NAM a également mis en garde contre une attaque des infrastructures nucléaires iraniennes, comme a menacé de le faire à plusieurs reprises Israël ces derniers mois. Le NAM a précisé que tout acte d’agression contre les sites nucléaires iraniens opérationnels ou en construction poserait un danger sérieux aux êtres humains et constituerait par conséquent une grave violation du droit international.
En conséquence, le NAM a appelé à des mesures raisonnables et négociées pour interdire de telles attaques ou menaces d’attaques sur des installations d’enrichissement ayant pour but l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.
Hier, lors d’une interview sur CNN, le ministre de la defense  israélien, Ehud Barak, a réitéré de telles menaces disant que si ses alliés n’arrivaient pas à faire cesser le programme d’enrichissement de l’Iran, Israël s’occuperait directement de cette affaire. Israël n’a pas renoncé à attaquer les sites nucléaires iraniens malgré les sérieuses mises en garde des plus hauts responsables de l’armée US dont celles du Général Mullen chef d’état major de toutes les forces armées US qui a prévenu des conséquences imprévisibles d'une telle attaque.

1 Mars

Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Nucleaire-Iranien-Le-Mouvement-Des-Non-Alignes-Critique-Le-Nouveau-Directeur-De-l-AIEA_a2131.html



3-9 Les nouvelles sanctions anti-iraniennes, inexorablement vouées à l'échec. 

Les Etats-Unis sont maintenant le dos au mur et l'on peut qualifier d'inutiles les tentatives des caciques de la Maison Blanche consistant à persuader d'autres pays de se ranger à leurs côtés, face à l'Iran.
Les différences de point de vue s'accentuent, à présent, entre les pays du monde, à propos de nouvelles mesures coercitives contre
la RII. Même, les responsables britanniques ont reconnu l'échec de la politique des sanctions, à l'encontre de l'Iran. Miliband, qui se trouvait, lundi dernier, en Chine, a dit, dans une interview avec le China Daily, publié à Pékin, que les sanctions anti-iraniennes n'étaient en rien efficientes. En effet, le patron de la diplomatie britannique croit, comme l'allié américain de Londres, à l'efficacité de la politique de la carotte et du bâton, face à l'Iran. Dans ce sens, il s'est prononcé en ces termes: "Nous sommes tous d'accord sur une stratégie en deux temps, qui est, à la fois, de tendre la main à l'Iran et de le mettre, en même temps, sous pression". Miliband tient ces propos, alors que la Chine a, à maintes reprises, déclaré que le climat est favorable à une solution diplomatique du dossier nucléaire iranien. Pour Pékin, le dialogue est considéré comme la meilleure issue à l'affaire du nucléaire iranien. On pourra, donc, tirer la même conclusion de la visite de Miliband, en Chine, que de la tournée de son homologue américain, Hillary Clinton, en Amérique latine, à savoir, l'échec flagrant de la politique punitive prise par l'Occident envers l'Iran.
Dans sa récente version électronique, l'hebdomadaire français, Nouvel Observateur, en faisant allusion à l'opposition accrue de la communauté internationale à l'adoption d'un nouveau train de sanctions contre l'Iran, écrit que la plupart des grands pays émergents tentent de prendre leurs distances vis-à-vis des politiques anti-iraniennes des Etats-Unis, car les desiderata des décideurs de
la Maison Blanche sont, pour eux, des plus cyniques. Ils croient, par ailleurs, que les Etats-Unis ont adopté une attitude néo-colonialiste envers l'Iran. Dans leur dernier périple, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et le secrétaire à la Defense , Robert Gates, ont demandé à leurs alliés arabes, dans le golfe Persique, de contenter, d'une manière ou d'une autre, la Chine, afin qu'elle change de cap envers l'Iran. De leur côté, la France et les Etats-Unis ont tenté de persuader la Russie de les rejoindre, face à l'Iran. Pour ce faire, ils ont procédé à des modifications, dans le projet de leur résolution anti-iranienne, pour retenir l'attention de la Russie, dans ce domaine. Ceci dit, le NON du Brésil, en tant que membre permanent de l'ONU, aux sanctions contre l'Iran, a bouleversé les calculs des Etats-Unis. La Turquie, un autre membre non permanent de l'ONU, a, pour sa part, dit NON à l'intensification des sanctions contre l'Iran. De son côté, le Premier ministre turc, Recep Tayipp Erdogan, s'est, toujours, dit mécontent de la politique de deux poids, deux mesures, de l'Occident, envers les pays possesseurs de la technologie nucléaire. Depuis longtemps, les responsables occidentaux réitèrent des allégations sans fondement contre la RII, et s'efforcent de contraindre d'autres pays à s'aligner sur leur approche anti-iranienne.

Cependant, ils semblent avoir beaucoup de mal à parvenir à leurs objectifs, dans ce domaine, et leurs complots contre l'Iran ne pourront en aucune façon dissuader la nation iranienne de continuer à défendre ses droits légitimes et inaliénables.

16/03

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/32360-les-nouvelles-sanctions-anti-iraniennes-inexorablement-vouees-a-lechec


3-9 Israël-Iran: Veto américain à l'aventure militaire.

Nb 2X Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Une arme nucléaire iranienne renforcerait paradoxalement la puissance américaine au Moyen-Orient.

Les régimes arabes auraient encore plus besoin de la protection des Etats-Unis.

A l'occasion de la présentation, le 7 mars, d'une promotion de combattants volontaires «Golani» au président de l'Etat Shimon Pérès, le chef d'état-major de l'armée israélienne a réuni des journalistes au quartier général de la région centre, quelques heures avant son départ pour les Etats-Unis.

Un moyen de tendre l'oreille vers les apartés et les chuchotements entre journalistes et officiers supérieurs.

De l'avis général, le vice-président américain Joe Biden, qui est arrivé dans la région le 8 mars pour tenter de relancer le processus de paix moribond, est chargé d'une autre mission autrement plus délicate: s'opposer fermement à toute attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes.

Il a d'ailleurs prévenu qu'il n'aura aucune réunion avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, confirmant ainsi sa mise à l'écart.

Il est persuadé que sa mission n'aurait en effet reçu aucun imprimatur de la part du chef de l'aile nationaliste du gouvernement.

«N'attaquez pas les premiers»

Selon les officiers généraux, le vice-président n'est certainement pas venu apporter le feu vert pour une action israélienne contre l'Iran, encore moins un feu orange, mais certainement un feu rouge.

Il va réitérer les conseils du général de Gaulle aux Israéliens en 1967: «N'attaquez pas les premiers.»

Il semble ainsi renforcer la crainte des militaires sur la nouvelle stratégie américaine qui s'oppose dorénavant à l'usage de la force contre l'Iran et qui tend à démontrer que Barack Obama et, avant lui, George Bush, avaient une attitude ambiguë et contradictoire dans cette affaire.

Ainsi, le gouvernement américain a octroyé, au cours des dix dernières années, plus de 107 milliards de dollars en paiement de contrats et de subventions à des multinationales américaines et étrangères commerçant avec l'Iran alors qu'officiellement l'embargo est en vigueur.

Cela expliquerait pour partie la rhétorique d'Ahmadinejad qui se sentait couvert par les hésitations américaines.

L'aréopage d'officiers supérieurs israéliens est même convaincu que les Américains ne s'opposent plus à l'existence d'une arme nucléaire iranienne parce qu'elle leur permet de résoudre leurs propres problèmes, tant en Irak qu'en Afghanistan. Cette arme suscite un soutien généralisé contre leur ennemi principal, al Qaida, tout en permettant de mettre les pays arabes sous tutelle américaine.

Les Etats-Unis considèrent l'organisation d'Oussama ben Laden, instigatrice de l'attentat du 11 septembre 2001 et profondément implantée en Afghanistan, comme leur principal ennemi.

La défaite américaine en Afghanistan sonnerait le glas de leur influence dans cette région et menacerait l'ensemble du monde arabe. Pour contrecarrer la mainmise des talibans, ils comptent se servir des chiites iraniens pour en finir avec les sunnites d'al Qaida.

La peur des pays arabes

La bombe iranienne fait peur aux voisins arabes non pas tant qu'ils craignent de la recevoir un jour sur leur tête, mais parce qu'elle aurait un pouvoir de nuisance capable d'ébranler les bases des régimes féodaux arabes. Selon l'opposition basée à Al-Ahwaz, les Gardiens de la Révolution ont installé des missiles munis de têtes chimiques sur la rive iranienne du Golfe pour intimider les pays arabes limitrophes. Le vice-ministre israélien et député druze Ayoub Kara vient de déclarer «qu'il avait reçu des messages de la part d'Etats musulmans indiquant qu'ils soutiendront toute action israélienne contre l'Iran». L'arme nucléaire iranienne rehausse le prestige d'un pays qui pourrait soulever des populations chiites dans des pays dirigés par des sunnites.

L'Iran appuie déjà la rébellion au Yémen, suscite l'activisme du Hamas, hypothèque l'indépendance du Liban et exacerbe les conflits entre communautés en Arabie saoudite, au Koweït et au Bahreïn. Ce dernier pays dirigé par une monarchie sunnite règne sur une population à 70% chiite tandis que les 10% de chiites habitant l'Arabie saoudite se concentrent autour des puits de pétrole leur donnant la possibilité, à tout moment, de bloquer les livraisons d'hydrocarbures. Cette crainte des pays arabes les met sous dépendance américaine.

Sous prétexte de leur offrir un parapluie nucléaire, les Etats-Unis s'implantent en force dans ces pays, comme à Manama, la capitale du Bahreïn, après en avoir été d'abord exclus en raison de leur soutien inconditionnel à Israël.

9/3

http://www.slate.fr/story/18311/israel-iran-nucleaire-bombardement-attaque-veto-americain



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 "Obama complote"

Extrait

 Ali Khamenei, "Vous ne pouvez pas exprimer votre de désir de paix et d'amitié et dans le même temps comploter".

Ali Khamenei, a déclaré, dimanche 21 mars, que "les ennemis" avaient cherché à provoquer une "guerre civile" en Iran après l'élection présidentielle de juin.
"Les ennemis voulaient diviser la nation iranienne et provoquer une guerre civile, mais le peuple iranien était vigilant", a déclaré le guide suprême, dans un discours à Machhad (nord-est) retransmis à la télévision.

Il a également accusé le président Obama de "comploter" contre l'Iran malgré son offre de dialogue.
"Vous ne pouvez pas exprimer votre de désir de paix et d'amitié et dans le même temps comploter (contre
la République islamique d'Iran, ndlr) et croire que vous pouvez porter atteinte à la nation iranienne", a déclaré le numéro iranien à l'adresse d’Obama.

"Vous avez adopté la pire des positions"
Il a ajouté que les autorités iraniennes surveillaient de près "l'attitude hostile" des Etats-Unis.
L'ayatollah Khamenei a notamment accusé le président américain d'avoir adopté "la pire des positions" après l'élection présidentielle du 12 juin, remportée officiellement par le président Mahmoud Ahmadinejad et dont les résultats sont contestés par l'opposition qui a dénoncé des fraudes massives.
"Lors des événements qui ont suivi la présidentielle, vous avez adopté la pire des positions en soutenant les fauteurs de troubles et en les présentant comme un mouvement civique", a-t-il dit.
"Vous parlez des droits de l'Homme et dans le même temps vous remettez en cause l'immense élan du peuple iranien lors de la présidentielle et vous soutenez un groupe de fauteurs de troubles. N'avez-vous pas honte ?" a-t-il demandé encore.

"De la propagande pour soutenir les fauteurs de trouble"
Le numéro un iranien a également affirmé que "les ennemis voulaient diviser la nation iranienne (...) et provoquer une guerre civile, mais le peuple iranien était vigilant".
"S'ils avaient réussi, les Etats-Unis et le régime sioniste auraient envoyé leurs forces dans les rues de Téhéran (pour soutenir les manifestants de l'opposition), mais ils ont compris que cela leur porterait tort. Les dirigeants des pays oppresseurs (occidentaux) ont alors commencé à faire de la propagande pour soutenir les fauteurs de trouble", a dit Ali Khamenei.

"Proposition de dialogue et de contacts diplomatiques"
Cette déclaration intervient alors que le président Obama a affirmé samedi dans un message à l'occasion du nouvel an iranien (qui a commencé le 21 mars) que sa "proposition de dialogue et de contacts diplomatiques d'ensemble tient toujours" avec Téhéran. Mais le président américain a également ajouté que, durant l'année iranienne écoulée, le gouvernement iranien avait "choisi de s'isoler".
Nouvelobs.com

21.03.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...


4-2 Obama tente de rassurer le monde musulman.
À l'occasion du Forum Islam-États-Unis ce week-end à Doha, Barack Obama a adressé un message vidéo pour défendre sa politique à l'égard du monde musulman.

Le président a nommé un émissaire spécial auprès de l'OCI.

Huit mois après le discours du Caire, dans lequel il avait appelé à un «nouveau départ » dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama poursuit sa politique d'ouverture à un moment où les défis sont plus importants que jamais. Le président américain vient de nommer un émissaire à l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et défendu son action dans une vidéo retransmise à l'ouverture du septième Forum mondial Islam-États-Unis ce week-end à Doha. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, devait y prononcer dimanche un discours avant de se rendre lundi en Arabie saoudite pour chercher des appuis sur le dossier iranien.

Dans son message, Barack Obama a pris soin des détails. Il commence par un «Salam Aleikoum» et précise que son émissaire à l'OCI, Rashad Hussain, avocat et l'un de ses proches collaborateurs à la Maison-Blanche, est un «Hafiz» du Coran, terme arabe désignant ceux qui ont appris par cœur le texte saint.

Depuis le discours du Caire, force est cependant de constater que le monde n'a guère changé. L'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan et la menace de sanctions contre l'Iran sont mal perçus par une partie du monde musulman, qui y voit la poursuite de la politique de George Bush. Dans son message, Barack Obama a pris la mesure de ces inquiétudes. «Les États-Unis et les musulmans ont souvent été entraînés dans un cycle de méfiance et d'incompréhension qui peut mener au conflit plutôt qu'à la coopération», a-t-il reconnu, admettant que «beaucoup reste à faire». À propos de l'Afghanistan, parallèlement à une opération militaire d'envergure, le président a expliqué que les États-Unis essaient «d'établir des partenariats afin d'isoler les extrémistes violents».

Des sanctions contre l'Iran 

 Malgré l'absence de résultats concrets sur les grands dossiers diplomatiques, Barack Obama a défendu sa politique, affirmant avoir «jeté les bases en vue de traduire les engagements dans les faits». En Irak, a-t-il dit, les États-Unis «se sont attelés à mettre fin de manière responsable à la guerre». Il a réitéré l'engagement de la Maison-Blanche à résoudre le conflit israélo-palestinien, malgré l'absence totale de progrès depuis son arrivée au pouvoir.

Hillary Clinton doit d'ailleurs discuter des nouvelles initiatives américaines avec ses interlocuteurs arabes dans le Golfe. La secrétaire d'État doit rencontrer le roi Abdallah pour lui proposer d'augmenter les livraisons de pétrole à la Chine et convaincre ainsi Pékin de se rallier aux autres membres du Conseil de sécurité sur des sanctions contre l'Iran, soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Elle devait aussi rencontrer le premier ministre turc, dont le pays est membre non permanent du Conseil de sécurité et également opposé à des sanctions. Mme Clinton doit enfin s'entretenir sur la présence d'al-Qaida dans la région du Golfe, alors que la Maison-Blanche a choisi d'intensifier les attaques de drones contre des cibles précises, notamment au Yémen.

15/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/15/01003-20100215ARTFIG00409-barack-obama-tente-de-rassurer-le-monde-musulman-.php



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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