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16/04/2010

n° 64 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. -: Début - : - 14-04 - Pour la paix, Non à l’OTAN !

n° 64 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. -: Début  - : - 14-04 - Pour la paix, Non à l’OTAN !


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 64- 14-04

C.De Broeder & M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

« Un dispositif de sécurité » de Vancouver à Vladivostok.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Manlio Dinucci et Tommaso di Francesco : La stratégie nucléaire d’Obama.

1-2 La Suède doit-elle rejoindre l'OTAN ? "Définitivement non!".

1-3 L’OTAN & « L’ange miséricordieux“.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Atelier scientifique sur les méthodes d’identification des comportements ‘terroristes.’

2-2 Pour la paix, Non à l’OTAN !

3 Annexe

3-1 Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco : Nouveau START et vieille politique de puissance.

3-2 Manlio Dinucci et Tommaso di Francesco : Le bouclier antimissile et la première frappe.

3-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

3-4 Daniel Vernet : Quand Poutine lorgne sur le modèle chinois.

Fin

3-5 Les relations OTAN-Russie.

 



Tiré à part :

 « Un dispositif de sécurité » de Vancouver à Vladivostok.

Le 27 mars, le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen et Mme Madeleine Albright, qui préside le groupe d’experts chargé du nouveau concept stratégique de l’OTAN, ont participé aux débats d’un groupe de personnalités de haut niveau qui réfléchissaient à l’avenir de l’Alliance face aux menaces nouvelles et imprévisibles.

Cette réunion s’est tenue dans le cadre du Forum de Bruxelles, qui était organisé par le German Marshall Fund of the United States et a duré trois jours. Le groupe, qui a consacré ses débats à « L’avenir de l’OTAN dans le contexte imprévisible de la mondialisation », comptait aussi parmi ses participants le ministre canadien de la Défense, M. Peter MacKay, et le ministre bulgare des Affaires étrangères, M. Nikolaï Mladenov.

Les membres du groupe ont examiné le rôle de l’OTAN dans la défense antimissile, l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord sur la défense collective et l’importance que revêtent respectivement la réassurance stratégique et le dialogue avec la Russie. S’exprimant sur la défense antimissile, le secrétaire général a déclaré qu’un nouveau système devrait permettre de rapprocher l’OTAN et la Russie : « Il nous faut un système de défense antimissile qui n’intègre pas uniquement tous les pays de l’OTAN, mais aussi la Russie. Un dispositif de sécurité à construire ensemble, à financer  ensemble et à exploiter ensemble. Un dispositif de sécurité qui nous protège tous. »

Ils ont également réfléchi à l’avenir de l’OTAN, qui doit évoluer pour garder sa pertinence dans un monde où les menaces ne cessent d’évoluer.

Début mai, Mme Albright remettra au secrétaire général les recommandations du groupe d’experts concernant le nouveau concept stratégique de l’OTAN, qui – lorsqu’il aura été approuvé par tous les pays de l’Alliance en novembre – orientera les activités de l’organisation au cours des prochaines années.

Le Forum de Bruxelles rassemble chaque année de hauts responsables politiques, des dirigeants de grandes entreprises et des intellectuels réunis pour traiter les grands problèmes auxquels est confrontée la communauté transatlantique

27 mars 2010

http://www.nato.int/cps/fr/SID-B0B044D8-FA7CFFA2/natolive/news_62391.htm?

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Manlio Dinucci et Tommaso di Francesco : La stratégie nucléaire d’Obama.

Le projet de bouclier antimissile états-unien pose de nombreuses questions en terme de faisabilité, de coût et de positionnement. Cependant, la principale interrogation porte sur la philosophie même de cette arme. La dénomination de « bouclier » lui donne une allure exclusivement défensive, mais lorsqu’on considère « l’équilibre de la terreur », la defense signifie l’impunité. Et l’impunité de l’un est une menace pour tous.

Les missiles RIM-161 SM-3 sont fabriqués par Raytheon et équipent d’ores et déjà l’US Navy, et les marines du Japon et des Pays-Bas. Ils sont conçus pour être tirés depuis des navires de guerres positionnés à proximité des cibles. Ils sont destinés à intercepter des missiles balistiques. En 2008, un SM-3 a été utilisé avec succès pour détruire un satellite espion US en perdition à 247 km d’altitude. En situation de guerre, les SM-3 doivent être combinés avec un système de combat capable de détecter, rechercher et poursuivre une grande quantité de missiles à la fois, tel que l’Aegis développé par Lockheed-Martin.

C’est désormais certain : les Etats-Unis installeront en Europe un nouveau « bouclier » antimissile. On clarifie ainsi l’équivoque savamment diffusée par les médias, selon laquelle le président Obama avait renoncé au plan, lancé par le Président Bush et auquel la Russie s’est fortement opposée. Comment se sont passées les choses, c’est ce qu’a expliqué au New York Times le secrétaire à la Defense Robert Gates, passé de l’administration Bush à celle d’Obama. C’est lui qui, en décembre 2006, recommande aux USA d’installer 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République Tchèque. Lui encore qui, en septembre 2009, recommande au président Obama de mettre ce plan de côté pour le remplacer par un autre « plus adapté ». Et conclut donc : « Nous sommes en train de renforcer, pas d’effacer, la defense balistique en Europe ».

Dans la première phase, qui sera complétée en 2011, les Etats-Unis installeront en Europe des missiles intercepteurs SM-3 embarqués sur des navires de guerre. Dans la deuxième, qui deviendra opérationnelle vers 2015, ils installeront une version plus puissante de ces missiles, avec des bases terrestres, en Europe centrale et méridionale. La Roumanie et la Bulgarie ont déjà mis à disposition leur territoire. En Pologne, l’installation d’une batterie de missiles Patriot est déjà en cours. Elle est servie par un escadron de 100 GI’s, dans la ville baltique de Morag, à 50 km environ de la frontière russe. Arriveront alors les SM-3 à bord de navires US, déployés en Mer baltique et, ensuite, les missiles plus puissants installé sur terre. Le radar fixe, qui aurait du être installé en République tchèque, sera remplacé par un système plus performant combinant des avions, des satellites et des senseurs terrestres. L’Italie aussi, selon toute probabilité, accueillera des missiles et autres composantes du « bouclier » états-unien. C’est ce que confirme directement Gates lui-même, quand il parle de leur installation en Europe méridionale. Il faut rappeler ici que l’Italie a déjà adhéré au plan du « bouclier », à travers un accord signé par le gouvernement Prodi en février 2007.

Le « bouclier » antimissile, que les Etats-Unis veulent installer en Europe, est-il un système défensif ou offensif ? Pour le comprendre, il suffit de penser à deux guerriers antiques qui s’affrontent : l’un est armé d’une épée, l’autre d’une épée et d’un bouclier. Le second est avantagé parce qu’il peut attaquer et frapper, en se protégeant des coups de l’adversaire avec son bouclier. Si un jour les Etats-Unis réussissaient à réaliser un « bouclier » antimissile fiable, ils disposeraient d’un système non pas de defense mais d’offensive : ils seraient en mesure de lancer la première frappe contre un pays doté lui aussi d’armes nucléaires, en se fiant à la capacité du « bouclier » de parer d’éventuelles représailles. C’est justement pour ça que les USA et l’URSS avaient stipulé en 1972 le Traité ABM qui interdisait de tels systèmes ; mais l’administration Bush l’enterra en 2002. Le président Obama a annoncé son intention de réduire l’arsenal nucléaire états-unien en négociant un nouveau traité START avec la Russie ; mais il a réaffirmé que les Etats-Unis conserveront une « dissuasion nucléaire sûre et efficace ». Il ignore ainsi la requête avancée par six pays européens (parmi lesquels la Belgique et l’Allemagne), que Washington retire les armes nucléaires disposées en Europe. Ce n’est pas tout : selon les analystes du New York Times, la stratégie qui sera annoncée dans la prochaine Nuclear Posture Review prévoit le recours à la première frappe même contre des pays non dotés d’armes nucléaires mais qui détiendraient des armes chimiques ou biologiques.

A Washington, on continue à répéter que le « bouclier » en Europe n’est pas dirigé contre la Russie, mais qu’il servira à faire face à la menace de missiles iraniens. A Moscou on considère cela au contraire comme une tentative d’acquérir un avantage stratégique décisif sur la Russie. Il est clair en effet que le nouveau plan, par rapport au précédent, prévoit un nombre plus important de missiles déployés encore plus près du territoire russe. En outre, comme ils seront contrôlés par les USA, personne ne pourra savoir s’ils sont intercepteurs ou si ce sont des missiles pour une attaque nucléaire. Et, avec les nouveaux systèmes aérotransportés et satellitaires, le Pentagone pourra surveiller le territoire russe plus efficacement que ce qu’il peut le faire aujourd’hui. Le « bouclier », contre lequel la Russie entend lutter avec des « méthodes adaptées et asymétriques », ne servira donc pas — comme le déclare Gates — à protéger le territoire européen, où sont déployés 80 000 GI’s, en créant une « Europe plus sûre ». Il servira à créer de nouvelles tensions, en justifiant ainsi un renforcement ultérieur de la présence militaire US en Europe.

Manlio Dinucci et Tommaso di Francesco

Le 12 mars

Le Réseau Voltaire
Article original en italien.
Traduction : Marie-Ange Patrizio.

Manlio Dinucci : Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).

Une interview (16’) de Manlio Dinucci sur le même thème est disponible en italien sur :
http://www.radiondadurto.org/agenzia/2010-03-10-18-55_int_mov-dinucci-scudo-stellare.htm

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18076

www.Mondialisation.ca

 


1-2 La Suède doit-elle rejoindre l'OTAN ? "Définitivement non!".

Des experts ayant une large expérience de la CIA, l'armée suédoise et le corps diplomatique du Canada recommandent fortement à la Suède de rester hors de l'alliance militaire.

 Plus de 30 experts issus de 8 pays constituent un nouveau comité de conseil pour un projet suédois intitulé "Stop à l'accession furtive à l'OTAN!", dont le but est d'enquêter et de mettre en lumière "la tyrannie des petits pas" par laquelle la Suède est poussée de plus en plus profondément dans l'alliance.

Les 33 membres du conseil soutiendront le projet de leurs connaissances et avis, basés sur une large expérience incluant le service au sein de la CIA, l'armée suédoise, le corps diplomatique du Canada, les centres de recherche, les parlements suédois et européens, etc. 

La composition internationale du comité reflète le fait que la question de l'adhésion à l'OTAN n'est pas cruciale uniquement pour la Suède; elle a aussi des implications importantes dans un contexte géopolitique plus large. Les conseilllers indépendants voient le problème avec des points de vues divers, mais ils sont clairement d'accord pour un point : la Suède ne doit pas rejoindre l'OTAN.

"Non définitivement" dit James Bissett, ancien diplomate canadien ayant servi pendant 36 ans le gouvernement comme ambassadeur, directeur du service de l'immigration, et autres postes. Il n'y a même de raison de discuter de l'adhésion suédoise, commente Bisset "à moins que l'OTAN ne réaffirme son adhésion à l'article premier de sa charte, qui interdit l'usage ou la menace de la force dans la résolution des litiges internationaux, et requiert que l'Alliance acte toujours en concordance avec les principes de la charte des Nations Unies. Telle qu'elle est maintenant, l'OTAN est devenue un instrument de la politique étrangère américaine et a abandonné les principes fondamentaux de l'articel 1."

Selon David MacMichael, ancien analyste de la CIA et membre fondateur de la Veteran Intelligence Professionals for Sanity, l'OTAN ne devrait même plus exister.  Il affirme : "Avec la fin de la guerre froide et la dissolution du pacte de Varsovie, la raison de l'existence de l'OTAN a été éliminée".

"J'étais de ceux aux Etats-Unis qui pensaient qu'il était dans l'intérêt de toutes les parties - USA, Europe de l'Ouest et de l'Est, et la Russie - que l'organisation soit dissoute. Cela aurait signifié que les USA auraient pu éviter d'être entraînés dans des querelles essentiellement européeenes telles que par exemple le Kosovo, ou Chypre. De même, les nations européeennes auraient pu éviter d'être entraînées dans des actions militaires de par le monde qui pourraient bien être inappropriées ou même contraire à leurs propres intérêts - comme l'illustre tristement la tragédie en cours en Afghanistan."

C'est précisément pour permettre la participation aux actions militaires USA/OTAN que la defense nationale suédoise a été convertie en une armée professionnelle extrêmement réduite dirigée de l'extérieur vers les pays étrangers. Cela a pris place sans débat public digne de son nom,  et c'est un développement qui inquiète profondément le conseiller Per Blomquist, membre de l'académie royale suédoise de la science militaire et un ex-colonel de l'armée suédoise dont les tâches incluaient le commandement de la région militaire à l'ouest de la Suède.

"Il me semble", dit-il "que les leaders politiques et militaires suédois ont été dévoyés par la pensée militaire des USA/OTAN, qui est basée sur une stratégie pour satisfaire les intérêts globaux des Etats-Unis( et dans une certaine mesure de ses alliés) au moyen de force d'attaques écrasantes et de technologie avancée".

"Même durant la guerre froide, je sentais qu'il était faux et dangereux pour la Suède de se rattacher au concept d'attaque des USA/OTAN basé sur un déploiement rapide des forces, ce qui a amené au démantèlement de l'armée suédoise de circonscription qui est une précondition fondamentale pour une défence nationale efficace et économique.", explique-t-il.

"On 'a pas besoin d'être un pacifiste pour se sentir profondément préoccupé par une politique de defense qui est dirigée par les USA/OTAN et qui investit tout dans une force de déploiement rapide incapable de défendre notre propre pays. L'accession à l'Otan furtive qui est en cours expose la nation suédoise à un grand péril, et je ne lui trouve aucune bonne raison. De plus, cela augmente clairement le risque que nous devenions complices de graves crimes contre l'humanité et le droit international". 

Il n'y a aucun doute qu'il s'agisse de contribuer à, et de faire partie de l'hégémonie globale des Etats-Unis, selon le conseiller Rick Rozoff de Chicago, qui a pendant deux décennies surveillé, analysé et rapporté sur l'alliance militaire en tant que modérateur du service d'information Stop OTAN qu'il a fondé.

"L'OTAN est dominé par les Etats-Unis et est en train d'établir une structure militaire globale. La participation croissante de la Suède à ses activités est une menace pour sa souveraineté et contribue à l'augmentation des tensions internationales", explique Rick Rozoff. "Si la Suède et la Finlande deviennent membres, cela fermera les deux chainons ouverts le long de la frontière russe de l'Arctique au Caucase, et complètera la militarisation de l'Europe sous commandement USA/OTAN". 

Tout ceci et les enjeux s'y rattachant alimentent le contexte pour le projet Stop à l'accession furtive de l'OTAN! Avec la mise en place du comité de conseil, il est temps de lancer l'enquête auprès des citoyens réclamé dans la proposition du projet.

Dans ce but, une tentative initiale a été faite pour décrire la tyrannie des petits pas comme elle a été mise en œuvre depuis la fin de la seconde guerre jusqu'à présent. Le document qui en est issu s'intitule De la neutralité de l'OTAN et essaye de fournir un cadre initial de référence pour le travail de cette enquête. 

C'est un enjeu extrêmement urgent pour l'historien-intellectuel-auteur suédois Sven-Eric Liedman.

Il note : "Nous avons longtemps été trompés à propos de la politique suédoise en terme de neutralité. Maintenant, le gouvernement nous trompe à nouveau, et cette fois-ci dans les bras de l'OTAN. Il est donc important de faire prendre conscience de cette accession furtive, en cours qui nous obligera à participer à des guerres qui sont aussi indésirables que répugnantes."

http://www.stoppanato.se/english/advisors.htm


1-3 L’OTAN & « L’ange miséricordieux“.
A travers la Serbie est marqué 11 ans depuis le début de bombardement de l’ex-République fédérale de Yougoslavie par l’Alliance militaire de l’OTAN sous prétexte qu’en raison des positions de Belgrade avaient échoué les négociations sur le futur statut du Kosovo-Metochie. Dans les villes qui étaient les cibles de l’aviation de l’OTAN le 24 mars 1999 ont eu lieu des rassemblements commémoratifs et l’hommage est rendu aux victimes. Pendant les 78 jours de l’opération aérienne, intitulée „L’ange miséricordieux“, exécutée pour la première fois sans approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, sont morts plus de 1 000 éléments de l’Armée de Yougoslavie et de la police serbe et environ 2 500 civils.

Un aperçu de la plume de Mirjana Nikolic.

Le patriarche serbe Irénée a servi, à l’église de Saint-Marc à Belgrade, le requiem pour toutes les victimes innocentes de l’agression par l’OTAN et les combattants morts en défendant leur patrie. Le ministre de l’Intérieur, Ivica Dacic a déposé la gerbe sur le monument aux éléments de l’Armée de Yougoslavie sur la colline Strazevica, près de Belgrade. Dacic a déclaré que le bombardement de 1999 ne devrait pas être oublié et qu’il faut tirer des leçons pour l’avenir de cet événement. Il a notamment mis en relief l’obligation de l’Etat de prendre soin des familles des éléments de l’armée et de la police qui sont morts, mais aussi des civils qui ont péri dans l’agression. Le ministre de la Defense, Dragan Sutanovac a déposé à Valjevo des gerbes sur le monument érigé au colonnel pilote Milenko Pavlovic et sur le monument des victimes de la région de Valjevo mortes pour la patrie entre 1990 et 1999. Le secrétaire d’Etat au Ministère du Travail et de la politique sociale, Zoran Martinovic a déposé la gerbe sur le monument dans le parc de Tasmajdan, à Belgrade, érigé en l’honneur des enfants morts pendant les bombardements de la Serbie par l’OTAN et il a rappelé que 89 enfants sont morts pendant l’agression. Le maire de Belgrade, Dragan Djilas et le directeur de Radio et télévision de Serbie, Aleksandar Tijanic ont déposé des fleurs devant le monument „Pourquoi?“ en signe de souvenir des 16 employés de la RTS morts dans le bombardement du bâtiment de ce média par l’OTAN.

 Le bombardement, qualifié d’agression par le gouvernement de la République fédérale de Yougoslavie et par de nombreux experts juridiques de Serbie et du monde, a suivi après des négociations échouées sur le règlement de la crise au Kosovo, qui ont eu lieu à Rambouillet et à Paris, en février et en mars 1999. Lors des négociations avec la délégation des Albanais du Kosovo, en France, en présence des médiateurs, les autorités serbes ont refusé d’accepter l’annexe militaire au contrat qui signifierait, selon les interprétations, l’occupation du pays. Le Parlement serbe a adopté le 24 mars 1999 la décision sur la non-acceptation des troupes étrangères, et le même soir, à 19 heures 45, les forces de l’OTAN ont entamé le bombardement, sur l’ordre du secrétaire général de l’OTAN de l’époque, Javier Solana. Le gouvernement yougoslave a proclamé la même nuit l’état de guerre. Un conflit de la police et des éléments de l’Armée libératrice du Kosovo terroriste dans le village Racak, le 15 janvier 1999, a servie de motif immédiat pour l’attaque de l’OTAN. Le chef de la mission d’observateurs de l’OSCE, William Walker a proclamé la mort de 45 Albanais de massacre de civils innocents, avant l’ouverture d’une enquête officielle. Les représentants officiels de la Serbie affirmaient cependant qu’à Racak avait eu lieu un conflit entre la police et les terroristes albanais.

Pendant l’opération ont eu lieu plus de 2 000 attaques aériennes. 45 ponts routiers et 28 ponts ferroviaires ont été démolis, de même que l’ambassade de Chine à Belgrade, environ 300 écoles, plusieurs dizaines d’hôpitaux et 176 monuments de culture serbes ont subi des dommages graves et légers. Selon les estimations d’experts, le dommage matériel causé par les bombardements est évalué à plus de 30 milliards de dollars. Presque tous les transmetteurs de Radio et télévision de Serbie ont été démolis, y compris la tour à Avala. 

Suite à plusieurs initiatives diplomatiques, l’intervention militaire a été achevée par la signature de l’Accord technico-militaire le 9 juin 1999 à Kumanovo, et trois jours plus tard a commencé le retrait de l’Armée de Yougoslavie et de la police serbe du Kosovo-Metochie.

Le secrétaire général de l’OTAN a issu l’ordre sur l’arrêt des bombardements le 10 juin, et le même jour le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 1244. Environ 37 000 soldats de 36 pays sont arrivés au Kosovo dans la composition de la Kfor. A l’entre-temps, le nombre d’effectifs est réduit à 10 000. Selon les données de l’UNHCR, environ 230 000 Serbes et autres non-albanais ont quitté le Kosovo depuis l’arrivée des forces de la paix, tandis que seulement environ 16 000 personnes déplacées sont revenues dans la Province.

Le 24 mars 2010
 http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&...


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