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30/04/2010

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Début :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Début  :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°131 du 28-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Alain Gresh : Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri.

1-2 khaled Asmar : La cendre volcanique n’y est pour rien : les horizons noircissent au Liban.

1-3 Gilles Munier : Affaire Hariri: faux passeport, made in France.

1-4 Affaire Hariri: l'interview fabriquée.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Nasrallah est le seul qui fait peur à Israël, c'est notre leader.  

2-2 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés !

2-3 Leila Mazboudi : Réseaux d’agents : « Israël » espionne les finances libanaises.

2-4 David Hury : Le camp laïc tente une sortie au Liban.

2-5 Manifestation à Beyrouth en faveur de la laïcité.

Fin  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?

3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.

3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

4 Annexe

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.

1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Alain Gresh : Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a donné un long entretien à la télévision Al-Manar le 31 mars sur les rumeurs rapportées par la presse libanaise concernant l’interrogatoire d’un certain nombre de membres du parti par le tribunal pénal international créé par les Nations unies à la suite de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005 (une partie de l’entretien est consacrée à d’autres questions, les armes de la résistance, les élections municipales, les relations avec la Syrie – nous les laisserons de côté – le texte intégral de l’entretien a été traduit sur le site d’Al Manar ; les citations reproduites ici ont été établies à partir d’une version anglaise de la BBC).

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs rattachent le Hezbollah à l’assassinat de Hariri. Nous l’avions évoqué ici-même en mai 2009, « Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri », notamment avec les informations données par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (comme nous le rappelions à l’époque, elles n’avaient rien de nouveau, et à plusieurs reprises depuis 2006, tel ou tel journaliste les avaient relayées).

Cette fois-ci, toutefois, les choses sont plus sérieuses, puisque que, comme l’a reconnu Nasrallah dans l’entretien, « le bureau du procureur général du Tribunal pénal international de Beyrouth a contacté un certain nombre de frères, certains d’entre eux sont affiliés avec le Hezbollah et d’autres sont de nos amis ou sont proches du Hezbollah ; il les a convoqués pour interrogatoire.

Cela est vrai ». Et il a ajouté que ces personnes étaient au nombre d’une douzaine et qu’une demi-douzaine d’autres allaient être également convoquées.

Il a précisé aussi que certaines avaient été contactées à la fin de 2008 ou, plus précisément, après les événements de mai 2008 qui avaient vu les milices du Hezbollah et d’Amal s’emparer de Beyrouth-Ouest

(Lire « Une semaine qui a ébranlé le Liban », Le Monde diplomatique, juin 2009).

D’autres avaient été convoqués en 2009, mais cela n’avait pas alors été rendu public. Nasrallah a refusé de répondre à la question de l’identité des personnes interrogées, notamment sur l’éventuelle présence parmi eux des dirigeants : il a invoqué la nécessaire confidentialité de l’enquête, se réservant le droit de revenir là-dessus plus tard. Il a aussi précisé qu’ils avaient été convoqués à titre de témoins et non de suspects.

Deux noms importants ont toutefois été révélés par la presse libanaise et étrangère.

Un article publié sur le site du lobby pro-israélien Washington Institute for Near East Policy, « Beirut Spring : The Hariri Tribunal Goes Hunting for Hizballah » de David Schenker (30 mars 2010) donne deux noms : al-Hajj Salim et Mustafa Badreddine ; le premier serait le chef d’une des unités spéciales de l’organisation qui était dirigée par Imad Moughniye, assassiné en février 2008, sans doute par le Mossad ; l’autre est le beau-frère de Moughniyeh et dirigerait les services de contre-espionnage du Hezbollah.

Rappelons que le contexte libanais a profondément changé depuis 2005, comme l’a confirmé la visite du premier ministre Saad Hariri en Syrie au mois de décembre 2009 et la réconciliation spectaculaire entre Walid Joumblatt, qui s’était déjà distancié des forces dites du 14-Mars, et le président Assad le 31 mars. Joumblatt a donné un entretien à Isabelle Dellerba Libération (3 avril), « Bachar al-Assad m’a dit : “Parlons, oublions le passé” ».

« Sur quoi vous êtes-vous mis d’accord lors de cette rencontre ? », lui demande la journaliste.

« Respecter les constantes suivantes : protéger la résistance libanaise – c’est-à-dire le Hezbollah – contre toute possibilité d’agression israélienne, continué à œuvrer pour la stabilité, la sécurité, le dialogue.

Enfin, les Syriens sont prêts à délimiter les frontières entre nos deux pays en commençant par le Nord. Quant à la zone des fermes de Chebaa, étant donné que c’est un territoire occupé par Israël, il est impossible de tracer les frontières là-bas maintenant. Ce sera plus logique après la libération. »

Joumblatt a aussi répondu à des questions sur les convocations de membres du Hezbollah par le tribunal.

« Des membres du Hezbollah ont été convoqués par le bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). Comment réagiriez-vous si le Hezbollah était accusé par le Tribunal d’être impliqué dans l’attentat contre Rafic Hariri ? »

« Nous voulons la justice et la stabilité. Nous ne voulons pas d’accusations politiques et je vous rappelle que ceux qui ont été convoqués l’ont été en tant que témoins, pas plus. »

« Une accusation visant le Hezbollah serait politique selon vous ? »

« Oui. »

Dans son entretien à Al-Manar, Nasrallah rappelle que la première mise en cause de son organisation est venue du Figaro en août 2006, juste après la guerre israélienne contre le Liban et le Hezbollah, et il y voit une relation de cause à effet.

Le secrétaire général du Hezbollah rappelle ensuite les diverses accusations lancées contre son mouvement, notamment par Israël, à propos du 11-Septembre et d’une soi-disant collaboration entre le Hezbollah et Al-Qaida, ou son implication dans le trafic de drogue ou la fabrication de fausse monnaie.

« Je dis que la dernière carte, la dernière arme, et le dernier point – à condition de comprendre la question dans ce contexte – pour cibler la résistance, les symboles de la résistance, et le mouvement de la résistance au Liban, est ce dossier qui a été ouvert et qui continue d’être utilisé après la guerre de juillet 2006 avec l’article du Figaro. Je crois que ni le Tribunal pénal international, ni l’enquête internationale, ni certaines forces politiques régionales ne sont étrangers à ce qui a été divulgué à l’époque.

C’est notre analyse politique. »

Nasrallah revient à plusieurs reprises sur la question des fuites et des informations relayées par la presse et qui se sont révélées sans fondement.

« L’histoire de la commission internationale indépendante d’enquête et du tribunal est pleine de fuites. (...) Ce n’est pas un cadre harmonieux. Il est mélangé. Il comprend des membres en provenance du Canada, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’Australie. Bien sûr, il comprend aussi des Libanais, des Arabes, et des représentants de diverses nationalités. Il y a probablement des conflits et des différends au sein du tribunal. Sinon, comment expliquer que, durant ces quelques années il y ait eu de nombreuses démissions. Un fonctionnaire rejoint le tribunal et il ne reste pas un an, un greffier en chef s’y joint mais termine après à peine une courte période. Ainsi, le tribunal est un patchwork. Tout le monde y participe, sauf les forces du 8 Mars [l’opposition composée par le Hezbollah et le Courant patriotique libre] ; l’autre côté (la coalition du 14 mars) a aussi des employés dans le tribunal. Eh bien, avec un tribunal de ce genre, qui manque de cohésion et de discipline, il est naturel qu’il y ait des fuites, indépendamment du fait de savoir si elles sont bien intentionnées ou mal intentionnées, je ne veux pas discuter des intentions. »

Le but de ces campagnes est-il de détruire le Hezbollah ?

« Non, répond son secrétaire général, un tel but n’est pas réaliste. Le but est de déformer l’image du Hezbollah, car il jouit d’un grand respect et d’une grande crédibilité au Liban et dans le monde arabe et musulman. Toutes les tentatives de déformer son image au cours des dernières années n’ont abouti à rien. Même le discours confessionnel, qui a été utilisé au Liban n’a pas donné de résultats. »

Nasrallah revient ensuite sur les critiques qu’il fait à la commission internationale d’enquête et au tribunal. Il aurait fallut, dès le départ, qu’elle prenne en compte toutes les hypothèses, les probables et les moins probables.

« Or, dès le premier jour, la commission d’enquête n’a émis qu’une hypothèse. Cela signifie la politisation de l’enquête. Elle a désigné la Syrie et les quatre [officiers] libanais (libérés depuis). Elle n’a pas défini d’autres hypothèses, même pas l’implication du Hezbollah.

Je vais être méthodique et objectif. Ils n’ont pas envisagé Al-Qaida comme une hypothèse. Israël n’était pas non plus considéré comme une hypothèse. Tout service de sécurité dans le monde qui veut détruire le Liban et la région n’était pas une hypothèse. Il n’y a eu qu’une seule hypothèse : la Syrie et les officiers. Tous les efforts ont été consacrés à la collecte de faux témoins pour étayer cette hypothèse. Quand ils ont commencé à amener des témoins et interroger les gens, tous les interrogatoires étaient fondés sur cette hypothèse. Ils n’ont pas travaillé sur d’autres hypothèses. »

« Dès le premier jour, ils ont exclu Israël. (...) Je ne veux pas accuser Israël, parce que je n’ai aucune preuve. Je fais des analyses comme d’autres font d’autres analyses. Mon analyse de la responsabilité d’Israël est solide comme analyse politique, mais je n’ai pas de faits. Mais je dis et je le répète ce soir que ceux qui rejettent cette hypothèse insultent le Premier ministre martyr Rafic Hariri. Que disent-ils ? Qu’Israël n’aurait jamais tué le Premier ministre Al-Hariri ? C’est une insulte pour lui ».

(...) « Même quand l’hypothèse d’un groupe salafiste a surgi (avec l’arrestation d’un groupe dit des 13) – je ne les accuse pas car je n’ai pas pu les interroger –, la commission d’enquête n’a pas pris cette hypothèse avec le sérieux requis. Le dossier a été fermé, bien que politiques et responsables de la sécurité au Liban et le procès-verbal des interrogatoires mentionnent les aveux de certains de ces salafistes sur tout : l’accident de camion, Abou-Adas [qui a été arrêté et impliqué dans les enquêtes] l’assassinat, le kamikaze ; mais il a été dit plus tard qu’ils sont revenus sur leurs aveux. Personne ne sait comment ce dossier des 13 a été fermé ou comment ils ont fini. »

« Malgré toutes nos réserves, poursuit Nasrallah, nous voulons coopérer avec l’enquête. Comme tous les Libanais, nous voulons connaître la vérité. Nous avons condamné l’assassinat du ministre Al-Hariri depuis le début et estimé que c’était un tremblement de terre. Peut-être que j’ai été le premier à utiliser le terme de tremblement de terre, terme qui a ensuite été utilisé plus largement. »

Mais, ajoute-t-il, « nous ne coopérerons pas jusqu’au bout » si « la commission continue à encourager les fuites destinées à tromper l’opinion, si les faux témoins continuent à être protégés sans qu’il leur soit demandé des comptes. »
Alain Gresh

5 avril

http://blog.mondediplo.net/2010-04-05-Nasrallah-le-Hezbol...


1-2 khaled Asmar  : La cendre volcanique n’y est pour rien : les horizons noircissent au Liban.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le président Sleimane milite-t-il contre le Tribunal international pour le Liban ?

Le sérieux quotidien "Al Hayat" a lancé un pavé dans la mare, en révélant, samedi 17 avril, que des milieux proches du président libanais ont demandé à Paris de suspendre le financement du Tribunal pénal international, qui doit juger les assassins de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

La présidence libanaise a démenti, mais sans convaincre.

Randa Takieddine, du quotidien « Al Hayat », affirmait samedi 17 avril que des personnalités libanaises proches du président Michel Sleimane ont souligné la nécessité de saboter le Tribunal international, pour éviter la déstabilisation du Liban. Les auteurs de cette demande, qui aurait été formulée devant une délégation officielle française, lors d’un récent séjour au Liban, invitaient indirectement la France à suspendre sa participation au financement du Tribunal, institué par le Conseil de sécurité de l’ONU. A défaut de financements, le Tribunal abandonnera sa mission, croit-on à Beyrouth.

Au Liban, ces révélations ont suscité une vive réaction, mêlant dégoût et déception. C

ertains médias à Beyrouth ont parlé de « scandale politique », accusant le président Michel Sleimane de défendre le Hezbollah, principal accusé après la Syrie [Lire ici notre analyse du 31 mars : Par conviction, sous la contrainte ou l’intimidation, le résultat est le même. Le président libanais embrasse le Hezbollah et Bachar Al-Assad]. Ce qui a nécessité la publication d’un démenti officiel de la Présidence. Mais le quotidien « Al Hayat » persiste et affirme que « des sources françaises ont même désigné le secrétaire général de la présidence libanaise, l’ancien ambassadeur du Liban à Paris, Naji Abou Assi, comme étant la personne qui a transmis cette demande ».

Rencontré à Paris, où il attend la reprise des vols aériens vers le Liban - le nuage volcanique venu d’Islande oblige - un proche du président Sleimane nous a affirmé que ces développements ne l’étonnent pas : « Il n’y a pas de fumée sans feu », a-t-il affirmé, non sans amertume et désolation. « Il faut savoir que nous sommes dans une sale situation. Le Hezbollah menace de réagir violemment si l’enquête s’approche de lui. Par l’intimidation, le parti de Hassan Nasrallah compte étouffer le Tribunal et le Président n’y peut rien », nous a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « personne au Liban ne peut assumer les conséquences de la vérité ». Mais si les assassins de Hariri et de tant d’autres libanais, avant et après lui, réussissent ainsi à échapper à la justice, à narguer la communauté internationale, et à l’intimider pour bénéficier d’une immunité totale, rien ne les empêchera, à l’avenir, de récidiver. Les candidats à la liquidation sont nombreux au Liban. Il en va de tous ceux qui revendiquent la souveraineté et l’indépendance du pays, et qui réclament le désarmement des milices.

Bien que le nuage de cendre volcanique, venu d’Islande, n’est pas encore parvenu au Liban, les Libanais constatent que leurs horizons s’assombrissent. Ils craignent d’être « vendus » une nouvelle fois à la Syrie, réhabilitée par un Occident aussi lâche que maladroit et aveugle. Le journal américain « World Tribune » n’avait-il affirmé, la semaine dernière, qu’un conseiller du président Obama a suggéré un rapprochement entre Washington et le Hezbollah ? Le site israélien « Debka file » n’a-t-il pas souligné, ce week-end, que Washington et Téhéran négocient sous la table ? S’agit-il d’une capitulation occidentale devant l’axe syro-iranien ? Ou d’une volonté délibérée à renforcer cet « axe chiite » face à « l’axe sunnite », et préparer une nouvelle guerre de cent ans entre les deux branches de l’islam ?

Khaled Asma

19 avril 2010r

Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

http://mediarabe.info:80/spip.php?article1825


1-3 Gilles Munier : Affaire Hariri: faux passeport, made in France.
Dans une interview au quotidien koweitien Al-Seyassah, Zouheir Siddiq, qui se présentait il y a quelques années comme un membre important des services secrets syriens au Liban, et prétendait tout savoir sur l'implication de la Syrie dans l'assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri, refait parler de lui.

Réfugié de nombreux mois en France, sous haute protection, il vient de révéler que le Cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lui avait remis, « pour le protéger », un faux passeport tchèque (1) lui permettant de quitter le territoire français alors que le Liban réclamait son extradition.

Condamné en 2009 à Abou Dhabi à 6 mois de prison et expulsé pour être entré dans les Emirats Arabes Unis avec de faux papiers d'identité, il dit qu'il « ne savait pas que ce passeport était faux ».
On attend la réaction du président français, et de savoir par la même occasion où en est l'enquête sur les faux vrais passeports français utilisés à Dubaï par le Mossad pour assassiner Mahmoud al-Mabhouh, dirigeant du Hamas. Le représentant des services secrets israéliens à Paris n'a toujours pas été expulsé - ne serait-ce que pour la forme - comme cela a été le cas à Londres.
Comme nous l'écrivions en juillet 2006 (2), Zouheir Siddiq était en fait un escroc protégé par Rifaat al- Assad, ancien dirigeant syrien réfugié en Espagne qui rêvait de renverser son neveu, le Président Bachar al-Assad. Selon Der Spiegel (22/10/05) Siddiq avait avoué à son frère être devenu « millionnaire » en récitant ce qu'« on » lui avait demandé de dire, notamment les noms de sept officiers du renseignement syrien et de quatre généraux libanais soi-disant impliqués dans l'assassinat.
(1) Siddiq: Forged Passport Given to Me by then Interior Minister Sarkozy's Office
http://www.naharnet.com/domino/tn/NewsDesk.nsf/Lebanon/BFDC994C7E4E53F6C2257703001BB738?OpenDocument
(2) Assassinat de Rafic Hariri : la piste interdite
Par Gilles Munier

12 avril

http://www.france-irak-actualite.com/pages/liban-assassinat-de-rafic-hariri-la-piste-interdite-16-7-06--1982672.html


1-4 Affaire Hariri: l'interview fabriquée.

Lors de sa libération, le général Jamil Sayyed, ancien directeur de la Sûreté générale libanaise, incarcéré pendant 4 ans – avec trois autres officiers – à la suite des déclarations de Zouhair Siddiq l’accusant d’être impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri, avait demandé à la justice libanaise l’extradition de l’escroc « pour qu’il soit jugé au Liban avec ses complices, notamment le procureur général près la cour de cassation Saïd Mirza, le commandant Wissam Hassan, le journalistes Farès Khachan, le conseiller Hani Mahmoud et d’autres qui ont participé au crime de fabrication de faux témoins ». Il aurait pu ajouter le nom du juge Detlev Mehlis, connu pour étouffer les coups tordus des services secrets occidentaux ou israéliens (1).

Selon le général Sayyed, Siddiq serait toujours dans les Emirats Arabes Unis (EAU).

L’interview accordée au quotidien koweitien As-Siyassa aurait pour but d’empêcher son extradition vers la Syrie (où on lui poserait les bonnes questions). Ce rebondissement lui permettrait d’être convoqué à La Haye par le Tribunal Spécial Libanais (TSL) et de le protéger, ainsi que ses complices. Ceux qui ont fabriqué ce faux témoin, dit le général Sayyed, « ont préparé l’interview en y ajoutant l’élément nouveau désormais à la mode, de l’accusation contre le Hezbollah ». On va voir si le TSL va tomber dans le panneau, alors que son porte-parole avait déclaré, en 2009, l’individu pas crédible et ses déclarations sans intérêt.

Arrêté en France en 2005,  Zuhair Siddiq avait été libéré en 2006 et logé aux frais de l’Etat à Chatou (Yvelines) jusqu’en mars 2008, puis « disparu ». Le député socialiste Gérard Bapt – président du groupe d’amitié France-Syrie – s’en était étonné. Il avait interrogé Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Rachida Dati, ministre de la Justice, pour leur demander comment un « témoin clé », faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international et d’une demande d’extradition de la part du gouvernement libanais, avait pu aussi facilement disparaître. La France, disait-on, n’avait pas assumé ses engagements internationaux « au motif qu’il n’était pas possible d’extrader un prévenu vers un pays qui applique encore la peine de mort ». Un peu court, comme justification…

Le général Sayyed fait également remarquer que la remise par le Cabinet de Nicolas Sarkozy – alors ministre le l’Intérieur - du faux passeport tchèque ayant permis à Siddiq de quitter la France, est également un élément nouveau. Jusque là, c’est Jacques Chirac qui faisait figure d’accusé.

* Lire : Affaire Hariri : faux passeport, made in France

21 avril  



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Nasrallah est le seul qui fait peur à Israël, c'est notre leader.  

En Israël, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah n’a jamais cessé d’être une véritable source de préoccupation.

Une fois de plus, une nouvelle affaire est venue le confirmer.

La date est certes bien symbolique: « Journée de la terre » fêtée pour commémorer l’usurpation de la Palestine. Lors de la marche organisée par les Palestiniens des territoires de 1948 à cette occasion,  des jeunes ont brandi les portraits du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah et de son dirigeant militaire le martyr Imad Moughniyé.
Interrogés par le quotidien israélien Maariv, ces jeunes originaires de la ville Soukhnine, ont qualifié Sayed Nasrallah de leur «  leader, le seul qui s’occupe d’eux, le seul qui fait peur à Israël ».
Selon l’un d’entre eux, «  ce portrait veut dire que je n’aime pas Israël, que Nasrallah est notre seul leader,  qu’il est le seul qui avance sur le bon chemin ». Il a assuré que « la majeure partie des Palestiniens des territoires de1948  partagent son point de vue, mais ont peur de l’exprimer », ce que ses camarades ont acquiescé, rapporte le correspondant du journal israélien.  Ce dernier ajoute que les jeunes palestiniens lui ont confié qu’Israël n’est pas leur état, qu’ils sont musulmans et rêvent d’un dirigeant musulman fort qui les commande, et qui s’illustre par Sayed Nasrallah. Le journaliste du Maariv rapporte également des propos comme : Sayed Nasrallah nous parle de Musulman à Musulman, il nous rappelle les citations du prophète Mohammad, il s’intéresse à nous, tous les Arabes le soutiennent, il a beaucoup d’impact sur nous.
Certains jeunes ont expliqué leur amour pour le numéro un du Hezbollah par le fait qu’il leur a offert sa dernière victoire contre Israël,  qu’il combat pour eux,  pour que l’on puisse prier dans la mosquée d’AlAqsa, il combat pour un réel changement, c’est vrai homme qui n’a peur de rien , c’est le seul qui a fait peur à tout Israël.
Depuis cette affaire, elle a été particulièrement évoquée par les médias israéliens. Alors que certains l’ont minimisée, d’autres ont considéré qu’elle est la preuve irréfutable du grand écart qui sépare Israël en tant qu’entité des Palestiniens des territoires palestiniens de 1948.

10/04

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133004&language=fr


2-2 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés !
Une fois de plus les services de  renseignement de l'armée libanaise ont réussi un coup de filet à ajouter dans les annales des services de renseignements militaires libanais: en effet quatre réseaux d’espionnage travaillant pour le compte du Mossad ont été dévoilés, leurs chefs ont été arrêtés et sont soumis à des interrogatoires.
Selon le quotidien libanais ad-Diar, ces agents ont reconnu que le Mossad  les a recrutés en Europe et les a chargés de missions d’espionnage dans diverses régions du Liban notamment concernant tous les postes militaires situés dans le nord, ceux de Beyrouth, de la banlieue sud et de la région frontalière avec la Syrie connu sous le nom d’al-Masnaa.  
Ils ont reconnu que le Mossad les a équipés d’un matériel électronique très sophistiqué, comme un téléviseur LCD relié à un satellite.
Toujours selon, le quotidien ad-Diar, d'autres réseaux d’espionnage ont été démantelés par les services de renseignements militaires libanais mais leur dossier reste top secret  jusqu'à ce que les enquêtes soient terminées, et ce dans le but de réunir de plus amples informations sur leurs missions et leurs rôles qui leur étaient confiées.
A noter que parmi les agents arrêtés seul l’agent Jawdat Khoja a contacté le Mossad et ce en l’an 2000 : ce dernier lui a garanti une couverture à travers une société étrangère qui vend des pièces détachées de voitures et ce pour justifier ses voyages permanents !
Ainsi, il s’est rendu dans plusieurs pays européens où il s'est entretenu avec des officiers du Mossad, qui l’ont entrainés à manipuler du matériel de surveillance électronique sophistiqué.. Parmi ses missions celui de rendre un aperçu complet de toutes les positions militaires dans le nord, la banlieue sud de Beyrouth et la région d’al-Masnaa.
Les autres agents ont été recrutés ou contactés par le Mossad à l’étranger !
La majorité de ces agents arrêtés ont été assignés à détruire tout leur data après la guerre de juillet 2006 y compris leur matériel d’espionnage !
Parmi ces agents, certains étaient chargés de recueillir des informations sur les camps palestiniens de Beyrouth, et plus particulièrement de Bourj al barajné alors que d’autres avaient pour mission d'installer des caméras sur les points de contrôle frontaliers avec la Syrie pour surveiller les entrées et les sorties vers la Syrie et le Liban !
Par ailleurs, quatre personnes ont été inculpées d'espionnage au profit de l’ennemi israélien par un juge militaire, a indiqué une source judiciaire libanaise. "Les quatre suspects, tous Libanais, ont été inculpés d'espionnage au profit d' « Israël » et pour avoir fourni des informations sur des postes civils et militaires ainsi que sur le Hezbollah", a précisé cette source qui a requis l'anonymat.
Deux des accusés sont en détention, les autres sont en fuite, a-t-elle ajouté.
"L'un des suspects en détention a avoué avoir été en contact avec les deux autres (en fuite), qui sont selon lui sont en Israël", a dit cette source. Les autorités libanaises ont lancé en avril 2009 une vaste opération contre les réseaux d'espionnage israéliens présumés. Plus de 70 personnes ont été arrêtées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité équipés de matériels de surveillance et de communication dernier cri.
Le crime d'espionnage pour l’ennemi israélien est passible d'une peine de travaux forcés à perpétuité ou de la peine de mort s'il est prouvé qu'il a provoqué la mort de citoyens libanais.
Bien sûr… l’ennemi israélien n'a fait aucun commentaire au sujet de ces arrestations.
G. Houbballah

20 mars -

http://www.almanar.com.lb/...


2-3 Leila Mazboudi : Réseaux d’agents : « Israël » espionne les finances libanaises.

Nouvelle arrestation dans le cadre  du feuilleton des réseaux d’espionnage travaillant au Liban pour la solde de l’ennemi sioniste.
Selon le quotidien libanais arabophone Al-Akhbar,  l’agent Mounir S. (originaire du casa de Jbeïl) a été arrêté il y a deux semaines et s’avère travailler pour le compte d’Israël depuis 2005.    
 Or, cette fois-ci, le coupable est  très différent de ses compères. Alors que ces derniers étaient chargés de missions sécuritaires, de surveillance, de collecte d’informations sur les militants de la Résistance, voire d’assassinats, Mounir qui est un employé haut placé dans la Banque libano-canadienne était chargé de missions dans le monde des finances.
Sachant qu’il dirige un  département consacré au blanchiment de fonds, ce qui lui permet d’avoir accès à tous les transferts de fonds opérés, ainsi qu’à tous les comptes bancaires de tous les détenteurs de comptes. Il peut également enquêter sur des transferts et des comptes bancaires qui semblent douteux, tout en obtenant toutes les informations nécessaires.
 A la foi des proches de l’inculpé, interrogés par le correspondant d’Al-Akhbar, Mounir aurait été recruté par son frère, Michel, ancien membre des Forces Libanaises puis membre de la milice collaboratrice d’Antoine Lahad, ALS, et qui a fui en Palestine occupée depuis le retrait israélien du Liban en 2000. Mounir aurait effectué dernièrement de nombreux voyages à l’étranger.  
Selon une source informée sur l’enquête en cours au Liban, les détails techniques sollicités par le Département des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), dont entre autre sur la personnalité de l’inculpé, laissent présager qu’il avait fourni un travail énorme à l’entité sioniste.
Il semble également qu’Israël ait voulu s’infiltrer dans tout le système bancaire libanais, aussi bien pour s’informer des sources de financement de la résistance que pour collecter des informations liées aux domaines sécuritaire, militaire, économique et financier.
Certains observateurs ont opéré un lien entre cette affaire et une affaire qui remonte à 2006, lorsque des Israéliens disposant de la nationalité canadienne ont porté plainte contre la banque en question, réclamant des indemnisations de millions de dollars, sous prétexte qu’ils ont été blessés durant la guerre de juillet 2006 par les roquettes de la résistance libanaise.
Les plaignants israéliens avaient également prétendu que la banque qui possède une branche dans le Québec facilitait le financement de la Résistance par le biais de deux fondations, « Yousr » et «  Ash-Shahid », et qui figurent dans la liste américaine des organisations terroristes. Cette plainte et d’autres portées aux États-Unis avaient été perçues par les gens du milieu comme étant un chantage qui vise le secteur banquier libanais dans le monde et qui voudraient lui soustraire des indemnités. L’une d’entre elles a d’ailleurs été rejetée depuis deux mois, rapporte Al-Akhbar.

3 Avril

http://www.almanar.com.lb/


2-4 David Hury : Le camp laïc tente une sortie au Liban.

Dans un pays où les dix-huit communautés se partagent tout l’espace public, quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche pour « desserrer l’étreinte ».

Sans illusions.
« Ma confession ne te regarde pas. » C’est l’un des slogans de la Laïque Pride qui a réuni quelques milliers de personnes dimanche au Liban, pays aux 18 communautés qui « étouffent » leurs membres, selon l’expression d’un des manifestants.
L’appartenance communautaire est un marqueur indélébile pour les Libanais. Elle les empêche de se marier civilement, obligeant les couples mixtes à convoler à l’étranger à grands frais, à moins que l’un des deux époux ne se convertisse. Au moment du décès, les règles de succession diffèrent suivant les rites, instaurant de fait une inégalité de traitement entre, par exemple, une femme chiite, une sunnite, une Druze ou une chrétienne.
Des quotas limitent l’accès aux hauts postes administratifs dont l’attribution répond en conséquence rarement à des critères de compétence. Les mandats politiques, du sommet de l’État aux conseils municipaux, sont également partagés à l’unité près.
À l’Assemblée nationale, la norme fixe l’égalité des sièges entre chrétiens et musulmans, et la répartition de chaque moitié entre les différentes confessions.
Le projet de la marche des laïques est né sur Facebook de l’indignation d’un petit groupe de jeunes libanais vivant entre Paris et Beyrouth, à la suite d’une tentative d’interdiction d’un festival de rock par des instances catholiques. « Une énième interférence du religieux dans la vie sociale », estime Nasri Sayegh, l’un des organisateurs. L’idée d’une « Laïque Pride » a fait mouche : « En quelques heures plus de 2 000 personnes avaient virtuellement annoncé leur participation à la marche, nous incitant à la transposer dans le monde réel. »
Mission réussie : les manifestants, surtout des jeunes, étaient plus nombreux que prévu et heureux de s’en apercevoir car, dans le fond, « on sait bien que notre revendication est utopique dans le contexte libanais », dit Grégory, un professeur d’université.
« L’important c’est de maintenir la flamme, d’entretenir la perspective d’une alternative au système politique actuel, incontestablement en panne », fait valoir le sociologue Ahmad Beydoun, pour qui les chances de succès sont infimes, car la dynamique n’est absolument pas relayée au niveau politique. « Les Libanais sont sortis de la guerre de 1975-1990 avec l’angoisse qu’elle éclate à nouveau un jour, ou que telle ou telle communauté tente par des moyens politiques d’opprimer telle autre, de lui ôter ses droits. »
La tension reste vive, pas seulement au niveau interreligieux - entres musulmans et chrétiens - mais aussi au niveau intercommunautaire, notamment entre chiites et sunnites.

Levée de boucliers générale
Les questions relevant en apparence du statut personnel remettent en cause le système politique tout entier, souligne Ahmad Beydoun. Ainsi justifie-t-on qu’une Libanaise mariée à un étranger ne puisse transmettre sa nationalité à ses enfants. « Chaque réforme entraîne les chefs communautaires dans des calculs pour mesurer son impact sur les équilibres démographiques. Chaque décision en mesure de desserrer le pouvoir des religieux apparaît comme une menace pour la cohésion communautaire. »
D’où la levée de boucliers générale. Côté musulman, la laïcité bute sur le fait que les règles du statut personnel sont parties intégrantes de la charia, la loi coranique ; côté chrétien, les réticences se situent davantage au niveau politique, car les quotas confessionnels font rempart contre le recul démographique de la communauté.

(Par Sibylle Rizk - Lundi, 26 avril 2010)


2-5 Manifestation à Beyrouth en faveur de la laïcité.

Quelque 3.000 personnes ont participé dimanche à Beyrouth à une "Laïque Pride", réclamant l’instauration du mariage civil et l’abolition du confessionnalisme politique dans ce pays de cinq millions d’habitants où cohabitent pas moins de 18 confessions religieuses.
"Le mariage civil, pas la guerre civile", proclamait une banderole, allusion au fait que lorsque deux personnes de confessions différentes veulent s’unir, elles doivent aller se marier à l’étranger, le plus souvent à Chypre, si aucun des conjoints ne souhaite se convertir à la religion de l’autre.
Le Liban a mis en place en 1943 un système de partage du pouvoir qui accordait aux chrétiens la majorité au Parlement et stipulait que le président doit être maronite, le Premier ministre un sunnite et le président du Parlement, un chiite.
L’accord de Taëf qui a mis fin à la guerre civile de 1975-1990 a donné aux musulmans la parité au Parlement et prévu l’abolition du confessionnalisme, mais le système persiste et des quotas basés sur la religion sont observés dans l’administration, l’armée et l’éducation. "Nous ne pouvons vivre dans un pays où les professeurs d’université libanais ne peuvent être embauchés à plein temps que s’ils ne dépassent pas les quotas de l’année", explique Kinda Hassan, l’une des organisatrices de la manifestation.
"Nous ne pouvons vivre dans un pays où ils répartissent les postes de ministres en fonction de leur confession, non de leurs mérites".
Les hommes politiques se sont jusqu’ici opposés aux tentatives de réformer le système électoral libanais, par exemple en introduisant la représentation proportionnelle pour diluer le pouvoir des factions basées sur le confessionnalisme.
"Le confessionnalisme affecte pratiquement tout le monde au Liban, que ce soit pour le mariage, l’emploi, la vie sociale", déplore Aman Makouk, une enseignante retraitée de 62 ans.
"Même au gouvernement pourquoi faut-il que le président soit un maronite ? Ce pourrait être un musulman, un druze, ou quelqu’un d’autre".
"Au lieu de se débarrasser de cette mentalité, les gens s’y enferment de plus en plus".
"Le système libanais accorde une part du pouvoir à chaque communauté, ce qui n’est pas un petit acquis pour un pays aussi divisé dans une région violente et explosive", fait valoir Paul Salem, directeur pour le Proche-Orient du Carnegie Endowment for International Peace. "Mais le système devrait permettre davantage de concurrence, de progrès et d’évolution", nuance-t-il en prônant une réforme électorale, la décentralisation et la fin des quotas au Parlement.
Mais des telles réformes seraient difficiles à faire adopter en raison de l’opposition de l’oligarchie au pouvoir.
"Dans tout pays où vous avez quatre ou cinq hommes politiques tenant le haut du pavé, ils ne vont pas partager volontiers leur pouvoir ou changer le système d’une manière qui les affaiblirait".
La peur est un autre obstacle à changer, ajoute Salem.
"Une personne peureuse s’accroche à ce qu’elle connaît. Et toute les communautés au Liban ont peur. Tout le monde a peur, tout le monde est une victime, de sorte qu’il est difficile de les convaincre de changer".

« C’est mon cœur qui m’a dit d’être ici, s’enthousiasme Rajah, un graphiste de 40 ans. C’est impensable que nous soyons, nous Libanais, encore à l’âge de pierre concernant les droits humains ! » Perdu dans la foule sur le front de mer de Beyrouth, il regarde avec émotion les banderoles de toutes les couleurs réclamer l’égalité homme-femme, l’instauration du mariage civil, l’abolition du confessionnalisme politique et plus généralement la laïcité pour ce pays où 18 communautés religieuses cohabitent.
A 11h30, le cortège quitte la Corniche d’Aïn el-Mreisseh, direction le Parlement libanais, dans le centre-ville. Alexandre Paulikevitch, danseur, chorégraphe et co-organisateur de cette marche citoyenne, s’étonne de la mobilisation. Lancée il y a moins de 6 mois par cinq amis sur une page Facebook, cette Laïque Pride s’est répandue comme une traînée de poudre sur tous les réseaux sociaux libanais. Paulikevitch attendait à peine 1.000 personnes, le quadruple a répondu à l’appel : « C’est juste incroyable de voir tout ce monde ici ! Il y a des gens de tous âges, de tous horizons ! Je ne sais pas si cette marche changera quelque chose, mais c’était important de faire entendre notre voix. »
Dans la manifestation, les slogans scandés au mégaphone et repris par ces partisans de la laïcité, sont clairs : « Quelle est ta confession ? De quoi je me mêle ! », « On veut le mariage civil, pas la guerre civil », « La laïcité est la solution » ou encore « Ni française, ni turque, vive la laïcité à la libanaise ! ».
Ces Libanais sont venus en famille, avec leurs enfants, ou simplement en couple comme Ghada et Fadi. Ces derniers, de religions différentes, ne peuvent pas se marier sans que l’un ne se convertisse à la religion de l’autre. Victimes du système confessionnel censé protéger les minorités, Ghada et Fadi n’ont qu’une solution : s’envoler pour Chypre ou ailleurs pour contracter un mariage civil. Un choix que de nombreux jeunes Libanais sont acculés à faire. « Ça n’a pas de sens de devoir quitter notre pays pour nous marier ! Nous, nous voulons vivre ensemble malgré nos différences ! », poursuit Fadi.
Arrivée à 200m du Parlement, la manifestation se fige : un cordon policier empêche le passage. Intraitables, les forces de l’ordre ne bougent pas d’un centimètre. Dans la foule, musiciens et chanteurs prennent le relais, dans la foulée de l’hymne de cette marche écrit par le rappeur Rayess Bek. « Les hommes politiques ont peur de nous et de notre projet, assure Joseph Younès, membre du collectif d’organisation. Nous représentons la fin de leur système politique. Ce n’est pas étonnant si on nous barre la route du Parlement. » A midi, alors que la foule continue de chanter en chœur devant des policiers amusés, le muezzin de l’une des nombreuses mosquées du centre-ville de la capitale libanaise lance son prêche. Une image ne manquant pas de sel.
Finalement, les manifestants se dispersent rapidement, toujours en chantant. En repartant du centre-ville par où elle était arrivée, Tania se pose une question : « Je me demande si les Libanais étaient nombreux au Trocadéro à Paris, ce midi, pour leur Laïque Pride... »

( Par David Hury, dimanche 25 avril 2010 )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1778


n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Fin :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Fin  :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°131 du 28-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?

3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.

3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

4 Annexe

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

Le secrétaire général du Hezbollah Nasrallah, a affirmé qu'Israël se trouve aujourd'hui dans une impasse stratégique, car il est incapable de parvenir à la paix, comme il est incapable d'enclencher une guerre quand il veut.

Dans l'immédiat et dans un proche avenir, il n'y a aucune garantie pour qu'Israël réalise une victoire dans une éventuelle confrontation.

Dans une interview accordée ce soir à la chaine satellitaire libanaise al-Manar, Nasrallah a indiqué qu'Israël quand il s'assure qu'il existe une position solide entre le Liban, la Syrie et la Palestine, et se convainc des potentiels de la résistance, il reconsidère beaucoup de choses avant de prendre un pas en avant, soulignant que la résistance est plus puissante, plus prête qu'avant du point de vue, préparation, culture, foi, matériel, et effectif pour affronter toute agression israélienne.

Sur la visite aujourd'hui du député libanais, Walid Joumblatt, à Damas, Nasrallah a estimé que cette visite est un intérêt pour les Libanais, pour la conjoncture politique au Liban et pour les relations libano-syriennes, ajoutant "Nous aspirons toujours à aller en avant pour bénéficier des expériences du passé, cependant le grand souci pour le Liban à l'avenir reste les défis sur plusieurs plans.

"Ce qui est arrivé aujourd'hui est un bon résultat, ce qui représente pour nous une occasion afin de remercier le président Bachar al-Assad s'est comporté envers cette donne avec beaucoup de neutralité sans trop insister sur les considérations personnelles ou les observations et les polémiques qu'a suscitées cette affaires à plusieurs niveaux, cela a été constaté même lors de son entretien télévisuel à la chaine al-Manar dernièrement", a-t-il ,ajouté.

"Le président al-Assad s'est comporté en tant que grand chef arabe ayant un diagnostic stratégique sur la nature du conflit dans la région et des priorités de ce conflit qui déterminent les relations actuelles et celles de l'avenir", a-t-il expliqué. Evoquant l'entretien du président al-Assad accordée dernièrement à al-Manar, Nasrallah a déclaré qu'il a suivi de près cet entretien pour sortir avec le constat suivant: La Syrie dispose de normes à savoir, Israël est l'ennemi, par conséquent le Liban doit être un Etat fort est immunisé pour repousser toute agression israélienne et cela fait parti de son engagement patriotique et national, en partant de l'idée ce qui peut nuire au Liban nuira certainement à la Syrie et vis-versa.

"Nous trouvons toujours la Syrie aux côtés de la résistance et dans ses pires circonstances et n'a jamais accepté de marchander ou de comploter contre elle. Je me souviens, en /2004/ en pleine crise syro-libanaise, au moment de la multiplication des pressions sur la Syrie pour sortir du Liban, de grands dirigeants sont allés jusqu'à proposer à la Syrie de mettre fin à l'existence de la résistance libanaise en contrepartie, ils garantissent un engagement international pour que le Liban restera sous le pouvoir syrien mais al-Assad a rejeté cette transaction", a-t-il assuré.

En ce qui concerne les accusations lancées contre Hezbollah au sujet de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, Rafic al-Hariri, Sayyed Nasrallah a affirmé que ces accusations sont médiatiques et politiques et visent à nuire à la résistance et à son rôle dans l'affrontement d'Israël, précisant que le procureur général de la Cour Internationale de Justice a qualifié les accusations de "politiques et médiatiques" et qu'il n'a lancé aucune accusations jusqu'à présent à n'importe qui au Hezbollah.

Il a souligné, à cet effet, que l'échec d'Israël de réaliser un changement démographique au Liban, notamment au sud, l'a poussé à œuvrer pour impliquer la résistance dans des conflits intérieurs et des émeutes confessionnelles au Liban pour déformer son image dans le cadre d'une campagne internationale en l'accusant une fois de terrorisme et une autre de trafic de stupéfiants, de blanchissement de l'argent et de la falsification de monnaie.
Il a affirmé, à cet effet, que le Hezbollah ne restera pas silencieux devant aucune accusation politique ou médiatique, vu qu'il est une force politique qui existe au sein du gouvernement et de la chambre des députés libanaise.

"Nous voulons coopérer avec la Cour Internationale pour faire face à toute tromperie, et toute accusation contre la résistance aura de grands effets à tous les niveaux au Liban", a dit Sayyed Nasrallah.
Abordant la question de l'accord sécuritaire libano-américain, Sayyed Nasrallah a souligné qu'il porte de graves contenus car les classements qu'il offre sont dangereux aussi que le fait qu'il ouvre la porte devant les Américains pour s'ingérer dans tout au Liban.

T. Slimani

01 Avril

L.A. http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/01/280791.htm


3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

Le chef du PSP le député Walid Joumblatt a estimé que le Liban se situe aujourd'hui dans l'axe Syrie-Iran pour préserver son unité nationale.

Dans un entretien au quotidien libanais francophone l'Orient le Jour, il a affirmé: "Nous faisons partie de l'axe irano-syrien en vue de protéger l'unité nationale du pays, et nous ne pouvons que rester dans cet axe".
  "Nous ne pouvons pas parler de relations d'égal à égal entre le Liban et la Syrie. La moitié du Liban est en Syrie, de quelles relations d'égal à égal parlons-nous alors?
  Joumblatt a appelé à se concentrer sur la stratégie défensive au lieu de mettre en cause les armes du Hezbollah, ajoutant "je n'ai pas oublié les leçons du 7 mai".  
"Personne ne peut obliger le Hezbollah à livrer ses armes, en tous cas, pourquoi doit-il le faire? L'armée libanaise ne possède pas les munitions indispensables pour faire face à Israël, alors que le danger et les menaces israéliennes n'ont pas changé depuis des décennies", a-t-il indiqué.  
Abordant les évènements du 7 mai 2008, Joumblatt a reconnu avoir commis une erreur stratégique en décrétant deux décisions gouvernementales qui stipulent l'ouverture d'une enquête liée au réseau de communications du Hezbollah et au changement du service de sécurité de l'aéroport.  
Par ailleurs, le chef du PSP a indiqué dans une interview au quotidien Al Akhbar s'être retourné au choix arabe qui ne sabote pas l'indépendance du pays et qui ne s'oppose pas à son identité arabe.
"J'ai réalisé mon erreur, mais d'autres ne l'ont pas fait. Ils ont cru au soutien américain au sujet de l'ancien gouvernement pour élire le président", a-t-il reconnu.  
Commentant les positions du chef des Forces Libanaises Samir Geagea, Joumblatt a déclaré: "Geagea nous ramène aux années 1982 et 1983 lorsqu'on débattait de la légitimité des armes palestiniennes. Aujourd'hui ils mettent en cause l'arme de la résistance, et demain la doctrine arabe de combat chez l'armée, et l'accord de la trêve avec Israël comme prélude à signer un accord de paix avec l'ennemi. Ils veulent une armée sans aucune doctrine de combat arabe pour s'y infiltrer, comme ce fut le cas avec l'accord sécuritaire. Tout ceci m'inquiète".  
Et de poursuivre, "Cet homme (Geagea), je ne sais pas ce qu'il recherche. Dans son rapport sur la stratégie défensive, il a appelé à envoyer 4000 soldats libanais pour combattre Israël. C'est sûr que nous allons les perdre tous, au moment où nous les entrainons pour protéger la stabilité interne et prévenir le chaos.  Au lieu de coordonner entre l'armée et la résistance, nous allons perdre l'une des deux".
"Geagea dévoile jour après jour sa pensée, adopte un discours inquiétant, et ne veut pas tirer de leçons du passé. Je ne peux plus le comprendre. Je ne sais pas comment pourrons-nous protéger le reste de la présence chrétienne au Liban. En cas de chaos, ces derniers chrétiens quitteront le pays. Que feront alors les autres?", s'est interrogé le chef du PSP Walid Joumblatt.

23/04   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134641&language=fr


3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?
Liban-Syrie-Israël. Les accusations israéliennes, selon lesquelles Damas aurait fourni des missiles Scud au Hezbollah, font monter la tension dans la région.

Et pourraient servir de prétexte pour une nouvelle agression israélienne.
Tous les ingrédients d’une nouvelle confrontation entre le Hezbollah et l’Etat hébreu sont aujourd’hui réunis. La tension est en effet montée d’un cran dans la région, notamment entre Damas et Tel-Aviv. A l’origine, les accusations formulées par le président israélien, Shimon Pérès, reprochent à Damas de fournir des missiles Scud pouvant atteindre le territoire israélien au Hezbollah libanais. Les accusations ont certes été niées par le régime syrien ; cependant, de nombreux observateurs craignent que la confrontation soit quasi certaine, d’autant plus que la tension est vive depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et que l’éventualité d’une nouvelle guerre entre le Hezbollah et Israël est de plus en plus évoquée. Pour eux, la situation actuelle s’apparente étrangement à celle qui prévalait dans la zone à la veille du conflit de juillet 2006 entre Israël et les combattants du Hezbollah. Cette guerre, se rappelle-t-on, avait fait d’importants dégâts matériels et des centaines de morts au Liban, dans les bombardements aveugles de l’aviation israélienne.
La crise a pris de plus grandes proportions cette semaine avec le feu vert qu’aurait donné l’administration américaine à Israël pour frapper le Liban. Suite aux accusations lancées par le président israélien à Damas, les Etats-Unis ont réagi en se déclarant « de plus en plus inquiets » de l’éventuel transfert de missiles Scud, qui, selon eux, ferait peser « un risque important » sur le Liban. « Par cette position, (les Américains) encouragent Israël à mener une agression contre le Liban qu’ils tentent de cautionner au niveau international », a déclaré samedi dernier le député chiite Ali Fayyad. « Ainsi, les Etats-Unis se placeraient en position de complice en cas d’agression », a prévenu le député. Ces déclarations « exacerbent la tension et menacent directement la stabilité de la région », a-t-il ajouté, accusant Washington de tenter « de camoufler ses échecs ainsi que ceux d’Israël » au Proche-Orient.
M. Fayyad a qualifié les accusations israéliennes de « suppositions », précisant que « le Hezbollah n’(avait) pas coutume de commenter les fabulations israéliennes concernant l’arsenal qu’il possède ». Quant à la Syrie, dont les relations avec les Etats-Unis se sont améliorées après plusieurs années de tensions, elle a nié les allégations israéliennes, accusant l’Etat hébreu de préparer le terrain « à une éventuelle attaque dans la région ». Le gouvernement du président Bachar Al-Assad, qui a qualifié ces accusations d’« infondées », voit à travers ces gesticulations israéliennes une volonté de nuire aux nouvelles relations entre la Syrie et les Etats-Unis.

Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/marab1.htm


3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

Beyrouth risque d'être entraîné dans un conflit entre Jérusalem et Téhéran.

Les envolées belliqueuses sont coutumières au Moyen-Orient, mais le Liban est bien payé pour savoir que les gestes peuvent aussi y être joints à la parole. A tel point qu'au pays du Cèdre, on ne se demande pas si il y aura une nouvelle guerre, mais quand.

Prévoir la date des prochains combats est d'ailleurs devenu un sport national, à coups d'arguments plus ou moins crédibles: au printemps, lorsqu'il y aura moins de nuages et donc une meilleure visibilité pour les avions israéliens?

A l'été, pour torpiller la saison touristique?

Les analystes de tout poil s'en donnent à cœur joie.

Une autre certitude se greffe à l'inéluctabilité d'une nouvelle guerre: celle de savoir que le conflit de Juillet 2006 - qui a fait 1.300 morts et plus d'un million de réfugiés - ressemblera probablement à une promenade de santé en comparaison de ce qui se prépare.

Cela fait des mois que les officiels israéliens le martèlent: le Liban tout entier sera tenu responsable et puni en conséquence, en cas de nouvelle escalade avec le Hezbollah.

Dès 2008, Gadi Eisenkot, le commandant israélien des opérations de la zone Nord, a théorisé la «doctrine Dahiyé», du nom de la banlieue sud de Beyrouth presque rasée en 2006, et qui serait étendue à l'ensemble du Liban. Voire plus loin.

Car en sus de ce déjà sinistre tableau, le conflit pourrait s'élargir à d'autres pays de la région, en particulier la Syrie. Le fait est surprenant compte-tenu de l'histoire de la région: en dépit de sa rhétorique guerrière soutenue, la Syrie a toujours réussi à maintenir une sorte de «paix chaude» avec Israël; sa frontière avec l'état hébreu n'a pas connu de troubles depuis 1973, les contentieux entre les deux pays se réglant le plus souvent par Liban interposé.

La Syrie avait d'ailleurs négocié secrètement avec son voisin du Sud un règlement pour le Golan avant qu'une nouvelle série de négociations ne soit entreprise ouvertement par l'intermédiaire de la Turquie en 2008.

Double jeu

Mais le ton monte désormais entre Syriens et Israéliens. En janvier, Daniel Ayalon, ministre des Affaire étrangères adjoint en Israël, avait accusé le régime syrien de former, sur son territoire, des combattants à l'utilisation de batteries sol-air sophistiquées dont bénéficierait le Hezbollah.

Les officiels israéliens multipliaient déjà les menaces: «En cas de nouvelle confrontation au Nord, nous tiendrons le Liban et la Syrie également responsables», déclarait il y a quatre mois le ministre Yossi Peled tandis qu'Avidgor Lieberman prévenait carrément le chef d'Etat syrien Bachar al Assad qu'une guerre lui coûterait le pouvoir.

Naturellement, les responsables syriens avaient vertement répliqué,  Assad déclarant que Damas avait pris la «décision stratégique» d'apporter tout son support au Hezbollah en cas de nouveau conflit. Les Israéliens avaient alors fait le gros dos, contenu par un pouvoir américain soucieux d'éviter tout embrasement.

Mais la stratégie d'«apprivoisement» des Syriens menée par les Etats-Unis depuis l'élection de Barack Obama se heurte à un mur et reçoit plus de camouflets que de signes de bonne volonté.

Le plus flagrant fut sans doute le sommet tripartite de Damas, réunissant Assad, Ahmadinejad et Hassan Nasrallah le 25 février dernier.

Alors que depuis des mois, les Américains tentent d'éloigner Damas du giron iranien et que la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton venait de l'y encourager publiquement, la réponse est tombée comme une fin de non-recevoir: avec un discours d'une extrême virulence, le trio de Damas a répondu à ces appels du pied en réaffirmant la force des liens unissant Syrie, Iran et «résistance» contre les «colonialistes», s'engageant à débarrasser la région des « sionistes » à une brève échéance.

Cette rencontre, mais plus encore sa date - moins d'une semaine après la nomination par Washington d'un ambassadeur en Syrie en clair signe d'apaisement, son prédécesseur ayant été retiré du pays avec fracas en 2005- a surpris plus d'un observateur, y compris les proches du régime tel que David Lesch, historien de Assad, qui s'interroge sur l'envie - et la capacité - du régime syrien de vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La Syrie a longtemps su jouer simultanément sur plusieurs tableaux, mais Bachar jouerait-il avec le feu ?

Et a-t-il vraiment le choix, compte-tenu des rapports presque incestueux qui le lient à l'Iran ?

Du coup, les menaces se précisent de part et d'autres. Aujourd'hui, c'est de l'envoi de missiles balistiques Scud de fabrication russe et rendus célèbre lors de la guerre du Golfe, qu'Etats-Unis, France et Israël bien sur, s'alarment, car non seulement ils mettraient en péril la suprématie aérienne israélienne mais ils pourraient aussi porter des armes chimiques susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire israélien. Les rapports selon lesquels ces missiles auraient ou non passés la frontière syro-libanaise, sont contradictoire et de leur coté, Syriens et Hezbollah démentent catégoriquement ces informations. Mais ces dénégations tombent dans l'oreille de sourds quelque peu échaudés par l'ambiguïté de la politique syrienne. Reprenant la rhétorique qui avait marqué le conflit de Juillet 2006 contre le Hezbollah, les Israéliens menacent de renvoyer la Syrie «à l'âge de pierre.» Une opération israélienne au Liban contre un convoi d'armes aurait même été évitée de justesse, sur intervention américaine.

Du coté du parti de Hassan Nasrallah, et alors qu'Ahmadinejad s'attendrait à ce qu'une guerre éclate «quelque part» «entre le printemps et l'été», la cool attitude est de mise, du moins officiellement: Israël chercherait purement et simplement - et en vain, cela va de soi - à intimider les Libanais, à susciter des divisions arabes et à saper la popularité du Hezbollah; il ne faut donc pas y prêter le flan. Ce discours s'adresse probablement plus aux masses libanaises, pour lesquelles le conflit de 2010 est encore trop frais et qu'il faut rassurer, ainsi qu'à tout ceux au Liban qui seraient tentés d'espérer une nouvelle guerre avec Israël, susceptible de les débarrasser d'un parti tenant de plus en plus les rênes du pays. Le message est clair: il ne faut pas y compter, sans quoi le Liban tout entier en paiera le prix. Le Premier ministre Saad Hariri, autrefois opposé au Hezbollah mais ramené dans le rang en mai 2008, a d'ailleurs retenu la leçon: «Nous nous tiendrons unis face à Israël. Il n'y aura pas de division.», a-t-il déclaré.

Bras de fer discret. Ou pas.

Difficile dans ces conditions de ne pas être alarmiste alors que les bruits de botte se font de plus en plus sonores. D'autant que ceux à chausser les bottes en question sont de plus en plus nombreux. Sur fond de débat autour de la dureté des sanctions que le Conseil de Sécurité pourrait prendre à l'encontre du régime iranien en cas de poursuite de son programme nucléaire, soupçonné d'avoir des fins militaires, Téhéran cherche à gagner du temps. D'abord en tentant de mettre en œuvre un équilibre de la terreur, digne des plus belles heures de la guerre froide. Ensuite en déplaçant les tensions et les regards sur d'autres fronts dans la région, le Liban en premier lieu et, si nécessaire, la Syrie. Le 20 mars, le numéro 2 du Hezbollah Naim Qassem prévenait clairement: «Une attaque contre l'Iran provoquera l'explosion de la région.»

L'Iran tire bien des ficelles à travers toute la région, d'autant plus motivée que les Etats-Unis font encore monter les enchères avec le lancement d'un nouveau système anti-missiles Patriot déployé dans quatre pays du Golfe Persique. Le 10 février, au cours d'un échange téléphonique, le président iranien a d'ailleurs réitéré à Assad le soutien total de son pays à la Syrie, la Palestine et le Liban en cas d'attaque israélienne.

Plus inquiétant encore, en dehors des opérations iraniennes «officielles» comme le lancement d'une fusée Kavoshgar-3 dans l'espace début février, la région est depuis plusieurs mois témoin d'une recrudescence impressionnante du trafic d'armes via le golfe Persique, la mer Rouge et l'est de la Méditerranée. La coopération militaire entre Syrie, Iran et Corée du Nord bat son plein, y compris en termes d'armement dit «sensible» et en dépit de la destruction en 2007 d'un possible réacteur nucléaire clandestin à Al-Kibar en Syrie par l'aviation israélienne. L'enquête menée par l'AIEA qui aurait dû suivre est tombée aux oubliettes, alors que quelques mois plus tôt, toujours en Syrie, à Alep, les corps de scientifiques nord-coréens et iraniens avaient été retrouvés après l'explosion d'un mystérieux dépôt. Et en décembre dernier, les autorités portuaires thaïlandaises ont saisi une cargaison d'armes Nord-Coréennes apparemment en partance pour l'Iran.

Que ce soit à destination du Hezbollah au Liban, du Hamas à Gaza, des rebelles houthis au Yémen ou du Soudan (avec lequel l'Iran a signé un accord de coopération militaire en 2008), le régime de Khamenei est sur tous les fronts et les incidents se multiplient: on se souvient de l'affaire du Karin-A en 2002, et de son «deuxième volet» l'année dernière avec le Francop. En mars dernier, un convoi militaire transportant apparemment des missiles iraniens Fajr était bombardé par l'aviation israélienne entre le Soudan et l'Egypte. Les missiles devaient probablement être livrés au Hamas via les tunnels de Rafah. Courant 2009, une cellule du Hezbollah a été démantelée en Egypte toujours alors que de l'aveu de Hassan Nasrallah même, elle avait pour vocation d'apporter un soutien militaire au Hamas. En décembre dernier, un navire australien transportant une lourde cargaison d'armement Nord-Coréen à destination de l'Iran avait été intercepté à la dernière minute par les services douaniers de Dubaï. L'Emirat tente, vainement, de se débarrasser de son statut de plaque tournante du trafic d'armes dans la région: c'est le cinquième navire en un an seulement que ses services arrêtent de la sorte!

Qui plus est, le 20 janvier dernier, Mahmoud al-Mabhouh - membre du Hamas et trafiquant d'armes notoire - était assassiné dans sa chambre d'hôtel à Dubaï toujours, où il tentait a priori de négocier une livraison d' «armes spéciales» vers Gaza. Les autorités de l'émirat n'ont guère de doutes quant à l'implication du Mossad dans l'assassinat et Israël est plus que jamais pointé d'un doigt accusateur. Quant au Yémen, où la situation est explosive, le chef du Conseil de Sécurité nationale Ali Muhammad al-Anisi a ouvertement accusé l'Iran de soutenir et armer les rebelles. La carte yéménite permet à l'Iran d'exercer une pression accrue sur sa rivale de toujours, l'Arabie Saoudite.

La liste des «incidents» n'est pas exhaustive, mais cette prolifération offre un sérieux indicateur du regain de tension dans la région, le nucléaire iranien n'étant qu'une des parties visibles de l'iceberg.

De manière générale, la République islamique, dans un jeu de billard à multiples bandes, parvient ainsi à faire monter la pression sur «l'ennemi sioniste» et ses traditionnels rivaux arabes, tout en accroissant la dépendance de ses propres alliés à son égard et en se posant comme partenaire incontournable pour tout règlement dans la région.

Israël et Iran se livrent donc un bras de fer de moins en moins discret. Pour les optimistes, plus on parle de guerre et moins on la fait; cela vaudra toujours mieux qu'un conflit ouvert et pourrait finalement conduire à un statu quo basé sur l'équilibre de la terreur. Pour les pessimistes, tout ceci ne doit être perçu que comme un prélude, certain arguant que ce n'est en fin de compte qu'une question de temps, comme l'avait asséné Yossi Peled.

Nathalie Bontems

23 Avril

 http://www.slate.fr/story/20279/liban-guerre-israel-hezbo...


3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.
nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Walid Joumblatt accélère son virage, à gauche toute, vers Damas et le 8 Mars.

Il prie le comité de dialogue national de rayer de son ordre du jour la question de l'armement de la Résistance.

Ce qui vide pratiquement de son contenu le processus de débat. Quand il s'affichait comme fer de lance du 14 Mars, il qualifiait le potentiel militaire du Hezbollah d'instrument « de traîtrise », pas moins. Et il précisait que cet arsenal, « qui affaiblit l'État, doit nécessairement, progressivement, fusionner avec l'armement de l'armée, pour édifier une stratégie de défense sur cette base ».

Mais, bien entendu, sa nouvelle proposition divise les participants au dialogue.
Joumblatt fait ainsi d'une pierre deux coups. Il surprotège le Hezbollah, qui n'en a pas vraiment besoin, ainsi que la ligne syrienne.

Et il compromet le devenir du comité de dialogue qui, une fois de plus, se trouverait forcé de mettre un terme à ses réunions. Pour le même motif, l'armement du Hezbollah, qui l'avait contraint à arrêter ses travaux en 2006.
On voit mal, du reste, comment la dissolution du comité pourrait être évitée, du moment qu'il est clair, désormais, qu'il ne peut se réunir sans querelle explosive sur l'ordre du jour. Car le 14 Mars, et certains indépendants, ne peuvent en aucun cas accepter qu'un problème aussi crucial que l'armement du Hezbollah, et le pouvoir de décider de la guerre et de la paix que cela induit, soit mis de côté.
Plus avant, le heurt risque d'entraîner l'éclatement du gouvernement dit d'union et, partant, une crise aiguë de pouvoir et de système. À la grande satisfaction des opposants et de l'axe syro-iranien, qui ne veut pas d'un État libanais digne de ce nom, indépendant et souverain. Il faut rappeler, de plus, que les prosyriens ont poussé les hauts cris à l'annonce de la composition du nouveau comité de dialogue, parce que certaines figures de proue de leur bord en ont été écartées.
Il convient de souligner, en outre, que le plus grave des dangers, pour la paix civile, réside, comme toujours, dans le fait que la césure, une fois confirmée, prendrait vite une vilaine coloration confessionnelle. Tout comme cela s'était produit au sujet de l'armement des Palestiniens, au début des années soixante-dix, puis à propos de l'occupation militaire syrienne. La confrontation entre la majorité de la composante chrétienne et la majorité de la composante musulmane avait causé une série de guerres intestines, meurtrières et dévastatrices, ainsi que l'entrée du loup dans la bergerie. On sait en effet qu'au bout du premier round, 1975-1976, le Front libanais chrétien avait dû faire appel aux Syriens. Pour neutraliser les Palestiniens, qui avaient fondé un État dans l'État. Puis pour donner, en 1982, après les Israéliens, le deuxième coup de pouce chassant Arafat de Tripoli et le forçant à se réfugier en Tunisie.
La logique des armes veut, fatalement, qu'aucune partie ne peut admettre de s'en priver indéfiniment quand une autre en dispose. Une fois les milices reformées, le choc pourrait survenir à tout moment. Et il ne serait pas exclu que, comme jadis, le tout finisse par une rentrée en jeu syrienne d'ordre militaire, sur base d'un accord incluant les Saoudiens et même les Américains.
Pour le moment, la plupart des observateurs estiment qu'un tel scénario reste hautement improbable. Dans la mesure, surtout, où la Syrie peut gagner la mise, sans se mettre martel en tête, à travers une nette victoire politique de ses alliés du cru. Et avant que les souverainistes aient eu le temps, ou même l'envie, de s'armer. Car, englués dans leurs contradictions internes, affaiblis par la défection de Joumblatt, et d'autres, ils ne voudraient certainement pas prêter le flanc à une frappe préventive du Hezbollah, une réédition en plus large du 7 mai. Cependant, au rythme où va l'offensive politique des prosyriens, et de leurs nouveaux supporters, la majorité risque de basculer du côté du 8 Mars. Et le président de la République se trouverait dans l'obligation d'en tenir compte et de confier les rênes de l'Exécutif à ce camp.
Émile Khoury

13 avril
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/653492/Armement+%3A_le_torpillage_du_dialogue_est_en_bonne_voie%2C_via_la_proposition_Joumblatt.html


3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

Parlons du gauchisme petit bourgeois occidental maladie infantile de la résistance anti-impérialiste. J'aimerais clarifier la question des alliances au sein du Front Uni Anti-impérialiste. 

On nous propose ci-dessous (Annexe 1) un texte de « réflexion » sur les rapports que devraient entretenir  « La gauche » et le mouvement ouvrier avec les mouvements révolutionnaires et les mouvements de libération nationale populaires dans les pays colonisés ou néo-colonisés (Afghanistan, Palestine, Irak, Iran, etc.).

Contrairement à ce que laisse entendre l'opuscule (Annexe 1) le sujet n'est absolument pas nouveau, ni inconnu du  mouvement révolutionnaire. 

Ce thème a été traité abondamment dans le passé au moment de chacune des grandes luttes de libération nationale (Cuba, Chine, Algérie, Viet Nam, Cambodge, Afrique du Sud, Angola,  Timor Oriental, etc. etc. etc.  Aujourd'hui, ce débat est repris à propos des luttes en Irak, Liban, Iran, Népal,  Afghanistan, Palestine, etc.

Ces organisations que l'on nous cite dans l'article ci-dessous ne sont pas « La gauche » comme ou voudrait le laisser croire,  l’auteur fait brièvement mention de quelques organisations occidentales, il n’y a d’organisation de gauche d’un pays en guerre que le Parti Communiste du Liban qui est cité et qui se trouve justement le seul à adopter une position juste et conséquente à propos de l’importante question de FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE. 

Certaines organisations  ont un rôle et une tâche toute particulière à jouer dans le mouvement révolutionnaire, ce rôle s'appelle « semer la zizanie ». 

Il consiste à  frapper le mouvement révolutionnaire afin de le diviser sur n'importe quel sujet, à propos de tout et de rien et sous n'importe quel angle, tantôt en adoptant une position ultra gauchiste, ultra-radicale, et tantôt en faisant alliance et compromis avec n'importe qui, n'importe quelle organisation bourgeoise exceptée bien entendu avec les organisations révolutionnaires.

 À titre d'exemple, certaines organisations de la gauche canadiennes font de l'entrisme et font alliance avec les sociaux démocrates du NPD et avec le Parti Québécois dirigé par une multimillionnaire. Par contre, ces organisations ne peuvent pas accepter  un militant révolutionnaire musulman appuyant le  Hezbollah et portant la barbe surtout s’il est accompagné d’une femme portant le voile.              

 En terme clair ces gauchistes se sentent plus proches et davantage en confiance avec une arrogante multimillionnaire qui vend le peuple québécois aux américains, mais  ils ne peuvent s'approcher d'un pauvre gueux qui veut prendre les armes contre le pouvoir capitaliste canadien parce que ce dernier  porte la barbe et lit le Coran et que sa femme porte un foulard pendant qu'elle recharge le fusil mitrailleur de notre musulman pro-Hezbollah.  

Voilà, à peine caricaturer, la position de principe de ces organisations dites de gauche.  Tous et n'importe qui sauf les révolutionnaires.  Avec les musulmans le prétexte pour diviser est tout trouvé, ils  lisent le Coran et ils oppriment leurs femmes  (évidemment les Catholiques et les Anglicans et les Juifs et les  Hindouistes et les Mormons et les Baptistes n'oppriment pas leurs femmes dans les revues pornos et les films XXX, et ils ne lisent aucun missel et ne font aucune incantation à aucun Dieu, quel qu'il soit ?!...). 

 Citons maintenant un extrait de l'analyse (Annexe 1) qui nous est offerte : « La LCR signera même avec la section France du Parti communiste libanais, allié du Hezbollah, une déclaration commune de refus de déploiement des forces internationales et de refus de l’application de la résolution 1559 sur le désarmement du Hezbollah. L’affaire du voile « féministe et laïque » que Besancenot semble presque décrire comme un accessoire de mode, n’est que le reflet de la confusion idéologique qui règne aujourd’hui dans les rangs du NPA. Une clarification est nécessaire. »

Notez la façon dont l'auteur  regrette la signature d'une entente entre la LCR et le PCL qui dit-il est allié au Hezbollah que l’on devrait désarmer selon lui  (c’est exactement la position des sionistes et des américains). L'auteur préfère s'allier aux forces impérialistes. En effet, l'alliance du PCL et du Hezbollah s'oppose à qui ?  Au déploiement des troupes des pays impérialistes  (que l’auteur de l’extrait qualifie scrupuleusement, tel un journaliste  occidental,  "de forces internationales" ) sur le sol  libanais, troupe de la FINUL venue porter main forte à leurs amis sionistes mis en déroute par les dits révolutionnaires anti-impérialistes ( PCL et Hezbollah et autres forces dont des Chrétiens et des Druzes). 

Pour l'auteur  vaut-il  mieux l'occupation impérialiste du Liban et de GAZA que de lui imposer la vue d’un barbu le Coran à la main et d’une femme voilée ?

Compter sur d'autres organisations de gauche  comme il le souligne pour prendre la position la plus extrémiste qui soit au nom de l’antitotalitarisme et de la l’anti autoritarisme.  « A l’extrême gauche, seuls les anarchistes et Lutte ouvrière (revoilà nos trotskystes anarcho-syndicalistes. NDLR)  refusent de jouer les idiots utiles de l’islamisme en troquant leurs convictions anti totalitaires au nom de leurs sympathies palestinienne et antilibérale ». 

Les petits bourgeois de gauche sont tellement heureux de vivre et de prospérer au milieu de la « démocratie » libérale bourgeoise.  Ils ne ressentent nullement la dictature totalitaire des riches.  Ils peuvent fumés ce qu’ils veulent et consommé tout ce qu’ils aiment…voilà la liberté. L’aliénation ouvrière, la pauvreté des masses, l’esclavage des travailleurs et l’obligation totalitaire de mourir de faim dans les bidonvilles et les banlieues ne sont pas des privations de liberté pour ces derneirs, ce sont des contraintes qu’amènent au peuple la jouissance de la liberté et de la démocratie. Malheureusement, la démocratie permet de renflouer les banquiers mais elle ne laisse rien aux pauvres ce ne sont là que des malversations collatérales de la liberté et de la démocratie bourgeoise.

Évidemment, notre analyste  ne veut pas savoir pourquoi le Hezbollah et le Hamas sont si populaires parmi leurs peuples respectifs.   C'est parce qu'il connait déjà la réponse, sa réponse est celle des médias  impérialistes  américains; le Hezbollah et le Hamas sont des organisations étrangères venues d'Iran et former d'iraniens pour opprimer le peuple Libanais et le peuple Palestinien. Ce ne sont pas les sionistes ni les impérialistes qui sèment la guerre et oppriment et colonisent le Liban, la Syrie et la Palestine ce sont les islamistes dit-il !

  Le Parti Communiste du Liban a eu tout à fait raison de garder son autonomie organisationnelle, sa ligne politique et de faire alliance avec le Hezbollah révolutionnaire pour s'opposer au désarmement de la résistance et aussi à l'installation des troupes impérialistes  étrangères sur le sol libanais. C'est ce que l'on appel le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE qui répond à la contradiction principale de notre époque. Le PCL a raison de faire alliance concrète,  les armes à la main,  avec tous ceux qui prennent les armes et qui tirent sur l'ennemi impérialiste et de faire alliance avec tous ceux qui sacrifient leur vie pour chasser les sionistes et les américains et les français du sol libanais et aussi avec tous ceux qui forgent le même FRONT-UNI en  Palestine.

 La contradiction PRINCIPALE de notre temps, la CONTRADICTION qui fait avancer l'histoire n'est pas la contradiction entre athée et islamiste ou entre juif et chrétien, c'est la CONTRADICTION entre les peuples et les puissances impérialistes mondiales.  Cette contradiction est partie de la plus vaste contradiction entre le capital et le travail, entre la classe ouvrière et la classe capitaliste, les deux seules classes internationalistes de notre période historique. D’autres classes ou section de classes cherchent à prendre position dans ce titanesque conflit global et les impérialistes font tout en leur pouvoir pour entrainer chaque classe secondaire  (paysan, petit bourgeois, intellectuel, professionnel, petits commerçants, artisans) de leur côté et pour leur  faire servir la contre révolution et les séparer de la classe ouvrière sous toute sorte de prétexte ou de contradictions secondaires (la religion par exemple, la langue, le racisme, l'immigration, le sexisme, conflit de génération, le sous-emploi, la paupérisation et les charges sociales, l'éducation, les services de santé, etc.). 

Le prolétariat à travers ses organisations de classe doit tout faire pour entrainer ces classes secondaires, fragments de classes, ou classes déchues ou en voie de disparition et de désintégration du côté de la révolution et en opposition à l'impérialisme.  De toute façon le développement impérialiste entraine inéluctablement la paupérisation de ces fractions de classe qui se retrouvent à "travailler plus pour gagner toujours moins".   

 Voilà pourquoi nous répétons depuis des années que la question religieuse (nous dirions de même à propos de la question linguistique au Québec) est une contradiction au sein du peuple que nous ne devons pas laisser s'envenimer, ni ériger en contradiction antagoniste entre fractions de classe ou entre la classe ouvrière et la petite bourgeoisie et les intellectuels, afin de ne pas diviser les forces révolutionnaires anti-impérialistes. On doit traiter de ces contradictions secondaires au sein du peuple, loin des yeux et des oreilles des capitalistes, avec patience et longue, très longue durée et sans jamais mettre en péril le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE.

C'est ce que fait le  Parti Communiste Libanais et nous l'en félicitons.

Robert Bibeau

Marxiste-Léniniste.

18 mars 2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

Ce qui en réalité détermine la politique extérieure de l’Etat syrien c’est précisément une politique d’alliance avec l’ensemble des forces autochtones et allogènes présentes dans la région et la conservation de ses atouts stratégiques que sont le Liban et la Palestine afin d’annuler l’action des forces hostiles tout en tentant de développer des forces militaires de dissuasion.

Partenaire circonstanciel de l’Otan, alliée privilégié de la Russie et de la Chine dans la région, de l’Arabie Saoudite et l’Iran pourtant en concurrence intense pour le leadership, alliée des mouvements de résistance populaire armés du Hamas et du Hezbollah, la Syrie protège habilement ses intérêts d’Etat. Une autonomie relative construite à partir d’un système d’alliance équilibré entre les pôles antagonistes structurant les rapports de forces régionaux.

Si l’on considère l’axe palestinien-syrien-iranien-libanais, on peut penser que celui-ci s’inscrit dans une dynamique de renforcement compte tenu des antagonismes régionaux mais plus particulièrement de l’antagonisme fondamental que génèrent les intérêts vitaux de l’entité coloniale sioniste. Il faut en effet rappeler une donnée essentielle. L’existence durable d’Israël n’est possible que si l’Etat juif parvient à maintenir son hégémonie et sa supériorité militaire au Moyen-Orient. Ce qui suppose de sa part et de ses alliés impérialistes de pouvoir modifier la cartographie sociale et géopolitique de la région. C’est-à-dire de réaliser le projet historique colonial non-abouti définit par les accords de Sykes-Picot signés entre anglais et français en 1916 prévoyant le démembrement du Moyen-Orient en quantités de provinces et d’Etats faibles soumis et rivaux. La Palestine, l’Iran, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Afghanistan sont des zones échappant relativement au contrôle impérialiste.

En Irak, l’attaque de la coalition bien qu’ayant provoqué la destruction de l’Etat et de la menace qu’il représentait aux yeux des occidentaux et de l’entité sioniste a néanmoins permis le renforcement de l’Iran comme nous le soulignions plus haut. Mais l’invasion de l’Irak a engendré une instabilité politique libérant des forces hostiles que les agresseurs sont incapables de maîtriser.

Au Liban, la puissance du Hezbollah, sa supériorité militaire par rapport aux factions rivales, ses capacités organisationnelles et son pouvoir de mobilisation se sont traduits par les victoires remportées contre Israël et les organisations libanaises qu’il instrumentalise. L’émergence de ce mouvement ouvre un front de résistance dans une zone limitrophe de l’Etat sioniste auquel s’articule le front de résistance interne palestinien. Soumis au blocus, confronté à l’expansion sioniste, le mouvement de résistance palestinien s’est en retour significativement renforcé en parvenant à libérer Gaza et la défendre, et en mobilisant le peuple palestinien sur un projet d’indépendance nationale. Au reste, la constitution d’un front reliant objectivement les forces étatiques iranienne et syrienne aux forces de la résistance populaire palestinienne et libanaise marque l’essor d’un rapport de force défavorable au camp impérialiste-sioniste et ses agents locaux.

De même, si l’occupation de l’Afghanistan par l’armée américaine a eu pour effet dans un premier temps de repousser l’ascension et la prise de pouvoir du mouvement taliban, celui-ci est parvenu à se réorganiser et à rétablir une influence prépondérante sur les tribus et les communautés familiales locales au point de se développer significativement au Pakistan et de déstabiliser le régime pakistanais allié de Washington.

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8214


4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.

La proposition d’une “Cinquième Internationale” a provoqué assez de débat sur la nature et la forme qu’une initiative de ce genre pourrait avoir. Un groupe d’écrivains et d’activistes au Nicaragua, nous avons tenté de contribuer à ce débat au moyen d’apports en espagnole et en anglais. Nous étions préoccupés par le fait que cette possibilité d’échange nécessaire sur l’idée d’une “5ème Internationale” - ou comme le Président Daniel Ortega a appelé, une Internationale des Peuples - allait souffrir d’une vision trop étroite.

Nous voulions nous assurer que les points de vue d’autres régions du monde soient inclus - particulièrement les perspectives des pays et peuples arabes et islamiques qui affrontent l’impérialisme dans sa forme la plus virulente. Aussi, nous avions voulu nous assurer que nos apports à ce débat seraient basés sur des expériences très concrètes pour éviter ainsi les prises de positions idéalistes qui évadent les réalités, les difficultés et vérités pratiques. Nous espérons que cette entrevue avec une dirigeante du Parti Communiste Libanais aidera à élargir les termes des discussions vers un contenu opérationnel et efficace fidèlement enraciné dans les diverses luttes des peuples contre la barbarie de l’impérialisme.

TS/SA : Dans les difficiles condition de la réalité Libanaise, les différentes composantes confessionnelles et politiques, les douloureuses expériences du passé, les manipulations des puissances impérialistes, que pouvez-vous nous dire sur l’expérience et l’orientation unitaire de la Résistance Nationale Libanaise ?

MND : La Résistance nationale libanaise a fait ses premières preuves en 1969, quand les agressions israéliennes se faisaient quotidiennes au Sud du pays et, même, à Beyrouth, profitant de la théorie lancée par la bourgeoisie pro-étasunienne au pouvoir sous le mot d’ordre “ La force du Liban réside dans sa faiblesse”.

Cette Résistance commença avec “ La Garde patriotique” (Al-Haras Al-Cha’bi) que les Communistes libanais avaient formée afin de préserver les villageois des attaques-surprises des commandos de Tel Aviv. Puis, ce fut, un an plus tard, le tour des “ Forces des partisans” (Qouat Al-Ansar) qui, sous l’égide du Parti Communiste libanais, une fois de plus, rassembla des militants de plusieurs partis communistes arabes, y compris des Palestiniens.

Mais, l’expérience la plus glorieuse fut celle du “ Front de Résistance nationale libanaise”, plus connue sous le nom de “ JAMOUL” et dont les militants, appartenant au PCL et à d’autres petits groupes de la Gauche libanaise, furent à la base de la libération de la majeure partie du territoire national occupé, en 1978 puis, surtout, en 1982 par les armées israéliennes.

Ce que nous devrions dire de tous ces groupes de Résistance, c’est que, même s’ils furent formés par les Communistes, il n’en reste pas moins qu’ils étaient ouverts à tous ceux qui voulaient participer à la libération de leur pays ; c’est ce qui, d’ailleurs, a fait, pendant de longues années, la force de ces mouvements.

Par rapport à la dernière décennie du XX° siècle et à la décennie passée, il faut dire que nos Camarades, malgré des tensions et des attaques armées, n’ont pas manqué à la tradition d’ouverture : ils furent présents lors de la riposte contre l’opération dite des “ Raisins de la colère” (1996), puis en 2000, lors de la Libération. Et, là, je dois ouvrir une parenthèse pour dire que notre Camarade Souleiman Ramadan fut le dernier à quitter le camp de concentration de Khiam, après avoir soutenu, avec notre Camarade Ghassan Saïd, tous les prisonniers qui s’y trouvaient… Nous ne devrions pas oublier la lutte glorieuse qui nous avait unie à la Résistance islamique et à tous ceux qui se sont opposés, en 2006, à l’agression israélo-étasunienne la plus barbare et la plus meurtrière.

Si j’évoque ces faits, ce n’est pas parce que je veux vanter le rôle de notre Parti (Le Parti Communiste libanais) et de la Gauche libanaise dans la Résistance, mais pour dire que nous avions toujours voulu une orientation unitaire entre les forces de la Résistance au Liban ; malheureusement, ce ne fut pas toujours le cas et nos appels sont restés sans réponse, la plupart du temps. Mais nous continuerons dans la même voie, parce que nous pensons que le complot impérialiste et sioniste contre notre peuple et les peuples arabes se poursuit et qu’il est de notre devoir de faire la jonction avec ceux qui veulent contrer ce complot ; comme nous pensons, aussi, que la Résistance d’un peuple dépasse tous les clivages confessionnels et autres…

TS/SA : Vu depuis la gauche et les secteurs démocratiques, est-ce que vous pouvez nous faire un résumé sur les expériences unitaires des forces politiques et sociales durant les dernières décennies dans le monde arabe ? Existerait-il une expression ou une structure de ce genre d’expérience dans l’actualité ?

MND : Dans les dernières décennies, les expériences unitaires dans le monde arabe ont presque disparu. Les causes, nombreuses, peuvent se résumer dans les deux suivantes : d’abord, la chute de l’Union soviétique et du Mouvement communiste international ; ensuite, la crise qui a abouti à l’implosion du Mouvement de libération nationale arabe, à la suite d’une série de déboires des armées arabes face à Israël et des dissensions aigues entre certains pôles de ce mouvement, notamment la Syrie et l’OLP.

Cependant, il y eut des alliances entre des forces progressistes dans certains pays, dont le Liban, qui avaient pour but de préserver les acquis sociaux et de promouvoir la lutte pour le changement. Il y eut, aussi, des alliances entre des forces politiques et sociales disparates à propos de l’appui qui doit être accordé à la Résistance ; mais ces formes d’alliance ne sont pas très stables, vu qu’elles se basent sur des forces qui n’ont pas une vision commune minimum de la situation, d’une part, et, d’autre part, vu la faiblesse de la gauche en tant que noyau dur.

Il est vrai que notre Parti a fait, en mai 2007, appel à une réunion des Communistes et de la gauche dans le monde arabe, afin de mettre au point une structure nouvelle, en alternative à celle qui venait d’imploser ; il n’en reste pas moins que, jusqu’à ce jour, rien de concret ne fut  créé, bien que des luttes communes furent mises au point en ce qui concerne les problèmes arabes essentiels, à savoir : la cause palestinienne (Gaza, le droit au retour…), les territoires arabes occupés, le conflit arabo-israélien, la résistance à l’occupation des sources d’énergie en Irak et ailleurs. Nous œuvrons également pour transformer les réunions des Partis Communistes et de gauche arabes en une structure plus stable, à la manière de la Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers. Et, si nous rendons vers des structures unitaires, dépassant les simples alliances, c’est parce que, depuis la disparition du Mouvement communiste, la lutte anti impérialiste n’avance pas très rapidement. Bien au contraire : l’offensive impérialiste a fait des percées, tant sur le plan socio politique que sur le plan militaire. Nous devrions noter que les forces impérialistes (les Etats-Unis, l’OTAN et les autres alliances, dont Israël) ont enregistré des victoires un peu partout et le Mouvement altermondialiste, malgré son expansion, n’est pas à même d’y faire obstacle.

TS/SA : Comment est perçue la proposition du Président Chávez pour une internationale des peuples ou une “ cinquième internationale” actuellement depuis la perspective de la gauche en affrontement direct à l’entité sioniste et aux gouvernements alliés de l’impérialisme dans la région comme l’Egypte et l’Arabie Saoudite ?

MND : Le projet lancé, le 20 novembre, par le Président du  Venezuela Hugo Chavez répond, en grande partie, à nos attentes.
Je dis bien “ en grande partie”, parce que la littérature qui concerne cette “ Cinquième Internationale” n’est pas, encore, bien précise.

Il est vrai que de par la définition que le président Chavez lui donne (un espace où les partis, les mouvements, les courants à orientation socialiste pourront coordonner une stratégie commune contre l’impérialisme et pour le renversement du capitalisme par le socialisme), elle semble être un très grand pas très en avant dans la lutte menée contre le nouveau projet impérialiste ; il est vrai aussi que l’appel à une forme d’organisation dite “ sans manuel et sans obligation où les différences seront les bienvenues” est de nature à élargir le rassemblement des forces anti impérialistes ; cependant, il est nécessaire d’attendre la rencontre du mois prochain et, surtout, le contenu d’une telle initiative. Parce que, selon notre humble expérience, il ne suffit plus, avec les putschs, les complots et les guerres étasuniens, d’élargir et d’ouvrir une perspective, il faut aussi tenter de mettre au point un projet alternatif. De même, s’il n’est pas nécessaire de créer une organisation très centralisée, à l’exemple des Internationales précédentes, il ne faut pas négliger l’importance d’une sorte de front commun à caractère  permanent, qui regrouperait les forces et les mouvements sociaux, tant régionaux qu’internationaux, et les mobiliserait, dans un élan commun de solidarité internationale, dans le sens de trouver, ensemble, des solutions aux défis auxquels nous faisons face.

TS/SA : Certains sont de l’opinion qu’une “ cinquième internationale”, du moins pour le nom qui lui est désigné, peut perpétuer le prolongement du sectarisme au sein de la gauche, quel est votre avis à ce sujet ?

MND : Il est vrai que certains ont peur des impacts laissés par les expériences précédentes, et ils ont raison en quelque sorte, vu que ces expériences se sont soldées par un échec retentissant dont nous sommes tous responsables, à des degrés différents. Mais, ce dont je suis sûre, c’est que nous avons beaucoup appris de ces expériences ; et ceux qui ont lancé le projet ont montré qu’ils ne tentent pas de remplacer un sectarisme par un autre. De même, les partis de gauche, de par le monde, ont analysé, depuis 1990, leur expériences précédentes : au Liban par exemple, et malgré la douleur laissée par les assassinats des années quatre-vingts du siècle passé, le PCL a œuvré dans le sens d’une alliance des deux Résistances, nationale et islamique ; et, si nous n’y avons pas parvenu, c’est peut-être parce que le Hezbollah n’est pas encore prêt à s’ouvrir dans le sens d’une ouverture en dehors des forces “ religieuses” et, surtout, vers un parti communiste. Et, même maintenant, au moment où nous voyons le Hezbollah s’enfoncer dans les projets d’un gouvernement de classe, nous l’appelons, ainsi que d’autres forces se disant anti impérialistes, à un programme commun du mouvement qui voudrait résister contre le projet impérialiste dit “ le Nouveau Moyen-Orient”.

Il nous est possible de lutter contre le sectarisme qui avait prévalu jadis, mais nous devons aussi prendre en considération la base idéologique de certaines forces et agir en connaissance de cause pour ne pas avoir de grandes désillusions à l’avenir. Pour nous, l’ouverture est très nécessaire, mais non suffisante.

TS/SA : Existeraient-ils dans votre région les conditions pour une initiative efficace et pratique de ce genre ?

MND : Oui. Déjà, d’ailleurs, il y a des regroupements qui ont fait leur preuve : il y a, d’abord, le bureau arabe des Partis communistes et ouvriers ; il y a, ensuite, les mouvements ouvriers et de masse, mais aussi des partis de résistance qui partent d’une idéologie religieuse.
Mais, le problème avec ces regroupements, c’est que leur action ne fut pas continue. Ils font des réunion ou des conférence, ou encore quelques rassemblements…

TS/SA : Quels sont les critères qui doivent être adoptés pour qu’une initiative de ce genre aie un impact positif, - y aurait-il une place pour des mouvements d’inspiration religieuse comme le Hezbollah et Hamas ?

MND : Tout dépend des objectifs du projet alternatif que nous voulons ; parce que c’est sur la base d’un projet que nous déciderons des forces que nous voulons rassembler.

Si notre projet se limite à la lutte contre la présence (militaire) de l’impérialisme dans nos régions, l’éventail pourra être très large. Mais, si nous voulons poser, en même temps, la lutte socio-économique (la lutte de classe), alors, le front des forces sera plus restreint.
Bien sûr, chaque rassemblement a son importance. Il est très vital pour la classe ouvrière et les peuples de lutter contre la cause première des guerres, des maladies et, surtout, de l’exploitation qu’est l’impérialisme ; Cependant, pour moi, il faut que cela soit lié à un projet d’avenir. Non pas le socialisme, parce qu’il limite les forces auxquelles nous voudrions nous unir, mais, au moins, les lignes générales d’une société non basée sur l’exploitation ou, même, une société où il y aurait une certaine justice sociale.

Je ne suis pas très d’accord avec ceux qui disent : faisons le rassemblement sans bases ; l’avenir décidera. Je crois que nous devrions, au moins, laisser à nos peuples la possibilité d’entrevoir de quel avenir nous parlons, non de les entraîner à l’aveuglette. D’ailleurs, je suis sûre que le Président Hugo Chavez et ceux qui ont formé le projet de la Cinquième Internationale savent ce qu’ils font et où ils vont.

Dans une telle perspective, toutes les forces de résistances, y compris le Hezbollah, auraient leur mot à dire et leur place au sein du groupe.

TS/SA : De votre point de vue, comment pourrait-on concilier l’idée d’un Front Mondial anti-impérialiste, une proposition de toujours d’un grand secteur de la gauche dans le monde, avec l’idée qui nous intéresse dans ce cas d’une “ internationale des peuples” ?

MND : Comme je viens de le dire, nous devrions appeler au rassemblement sur des bases claires, en précisant les objectifs, à partir de la “ contradiction principale”. Ainsi, l’Internationale des peuples ne pourra pas entrer en contradiction avec les formations déjà existantes, parce qu’elle ne vise pas à les remplacer toutes. D’ailleurs, elle n’appelle pas, vu son point de départ et le projet qu’elle présente, à éliminer les autres formations qui pourraient, si elles le voulaient, continuer à fonctionner.

TS/SA : Si les conditions existent, jusqu’à quels objectifs concrets devrait-on travailler ?

MND : Je l’ai déjà mentionné : jusqu’à un projet social alternatif. Le capitalisme a assez prouvé qu’il est générateur de misère, de guerres et d’exploitation. Nous devons en finir avec la capitalisme, si nous voulons préserver les acquis sociaux, mais aussi la Planète et, surtout, le genre humain menacé de disparaître.

13/3/2010
Toni Solo et Salah Ahmine

Parti Communiste libanais
Section des relations internationales

http://test1.lcparty.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/interview.Marie_Nassif-Debs.200310.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


29/04/2010

n° 130 - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Début :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

n° 130  - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Début :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



   Journal du Liban

               n° 103                                   22-03 au 13-04

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  & http://boycottisraelinternational.com  



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…

Une guerre "imminente"?

Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

Walid Joumblatt renoue officiellement avec Damas.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

Fin

Les brèves

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.

5  Dossier

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...

5-9 Scud : Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !

5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.

 



Tiré à part :

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

23/04

Scud, pas de Scud, (de la Syrie au Hezbollah).

Bombe nucléaire, pas de bombe nucléaire iranienne.

Guerre, pas de guerre.  

Américains et Israéliens s’alternent à  souffler le chaud et froid sur le Proche Orient.

Propageant des informations, puis les conteste, proférant des accusations, puis se rétracter.
Il en fut ainsi dernièrement avec l’affaire des Scud.  Après avoir causé tout un tapage sur la livraison par
la Syrie de ces missiles à longue portée au Hezbollah, la présentant comme un fait sûr et certain,

(jusqu’à l’évoquer lors d’une séance au Congrè), les deux alliés indéfectibles ont feint une marche arrière.
Les Israéliens, en procédant par la voix d’experts (rapportés par le Haaretz) à minimiser l’importance des Scud dans l’arsenal du Hezbollah, arguant  que celui-ci détient un armement beaucoup plus nuisible. Tandis que des responsables américains, (rapportés par
la Reuters) ont reproché à cette information l’absence d’indices.
 Avant cette affaire, une autre avait fait l’objet d’une campagne similaire : celle des systèmes anti aériens soupçonnés d’avoir été livrés à la résistance libanaise par Damas ou Téhéran, et qui a fait couler beaucoup d’encre sur la fin de la supériorité militaire aérienne israélienne, principal atout de force israélienne.
A l’instar de l’affaire des Scud, les menaces à
la Syrie et à l’Iran n’ont pas tardé à venir et avec, les spéculations sur l’éclatement d’une guerre à dimension régionale.  Puis, tout comme, petit à petit, elles se sont estompées alors que les informations premières étaient écartées ou négligées.
La récurrence de ces scénarios non fondés ne peut laisser impassible et posent des interrogations quant à leurs véritables visées.
Sachant que leur thème touche particulièrement aux livraisons d’armement entre les quatre parties du camp de la résistance (Téhéran, Damas, Hezbollah et Hamas).  Ce qui laisse croire que c’est bien là que le mat blesse, au moment où la menace contre l’entité sioniste est plus bien réelle.
Concernant le mouvement de résistance palestinien, l’ont constate que les rumeurs se font de plus en plus rares, depuis que les égyptiens ont été ralliés à un durcissement des mesures de contrôle tout au long de la frontière avec la bande de Gaza, par le biais de la barrière de fer en cours de construction.
En revanche, elles sont propulsées avec une assiduité persistante sur les autres fronts où les tentatives de contrôle ont échoué.
Régulières, sans jamais être étayées, les informations relayées parfois par des médias sérieux suggèrent des armements dont leur obtention ferait  bouleverser la donne en faveur des parties de
la Résistance. (Souvent, elles surviennent après un discours virulent d’un dirigeant de cet axe.

Dont celui du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah).
Elles sont par la suite suivies par des mises en garde belliqueuses, qui semblent vouloir tenir en laisse la partie harcelée, (en l’occurrence au camp de la résistance), lui faisant croire qu’elle est sous haute surveillance, et donc sous haute pression. Question de la terroriser et d’encombrer son réel approvisionnement et se préparatifs. Jouant le jeu de la guerre.
Mais en laissant libre cours aux démentis et dénis, la tension est baissée, question d’apaiser le public interne (en l’occurrence israélien). C’est là le jeu de la paix.
 Entre guerre et paix, c’est là que se placent l’affaire des Scud, celle des systèmes antiaériens, voire même celle du nucléaire iranien et celle de toutes les autres affaires qui ont éclaté puis se sont estompées. Pour céder la place… Jusqu'à quand?? 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134719&language=fr

 

Une guerre "imminente"?
Au Congrès américain, le roi de Jordanie, Abdallah, a déclaré, en petit comité, qu'à son avis une guerre entre Israël et le Liban était "imminente".
Telle est, en tous cas, l'information rapportée, sur son blog, par Steve Clemons, un spécialiste de politique étrangère à
la New America Foundation très bien introduit au Sénat et la Chambre des Représentants.
http://www.thewashingtonnote.com/archives/2010/04/jordans_king_sa/
La nouvelle survient au moment où Israël affirme que
la Syrie alimenterait le Hezbollah en missiles Scud- engins d'une portée de 700 kilomètres qui permettraient au mouvement Hezbollah, d'atteindre presque toutes les villes israéliennes.
Jamais le Hezbollah n'a disposé de tels missiles.
Tel Aviv pourrait décider très vite de frapper les zones tenues par le Hezbollah, abritant les Scuds ou susceptibles de les abriter, ainsi que la Syrie….
Une telle opération pourrait être une phase préparatoire à une attaque contre les sites nucléaires iraniens.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZEZEkkkVNCQMfHBY.shtml

 

Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

17.04.

Derrière une trompeuse immobilité de surface, une partie diplomatique et stratégique lourde de menaces continue de se jouer au Proche-Orient. Trois semaines après la rencontre, présentée comme très difficile par les deux parties, entre Benjamin Netanyahou et Barack Obama, la Maison Blanche n'a toujours pas obtenu les engagements qu'elle attendait du gouvernement Israélien pour « rétablir la confiance » avec les Palestiniens. Or cette étape indispensable conditionne l'ouverture des négociations indirectes que devait conduire l'émissaire George Mitchell entre Ramallah et Jérusalem.

D'abord demandées au premier ministre israélien, dans des termes très fermes, par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, après l'esclandre provoqué par l'annonce de la construction de 1600 logements dans une colonie de la périphérie de Jérusalem, au moment même où le vice président américain Joseph Biden se trouvait en Israël, ces engagements ont été réclamés, non moins fermement, à Benjamin Netanyahou par les collaborateurs de Barack Obama puis par le président en personne. Le premier ministre israélien avait demandé un délai pour consulter ses conseillers et son gouvernement. Délai qui a été étendu en raison des célébrations de la Pâque juive. Les célébrations sont maintenant terminées depuis près de deux semaines mais la réponse israélienne se fait toujours attendre. 

Les mesures attendues de Netanyahou

La Maison Blanche n'a pas rendu publique la liste des engagements attendus du premier ministre israélien, mais par recoupement de fuites et de confidences de part et d'autre, on estime qu'elle comprenait notamment les mesures suivantes : gel des constructions dans les colonies à Jérusalem-est et respect strict du moratoire sur l'arrêt des constructions en Cisjordanie;  levée de certains barrages et check-points en Cisjordanie, pour faciliter la circulation et stimuler l'activité économique ; libération de plusieurs centaines (voire de 2000) de prisonniers du Fatah, détenus en Israël, pour restaurer la crédibilité du président palestinien ; passage sous contrôle de l'Autorité palestinienne de certaines zones de Cisjordanie - dont la localité d'Abou Dis, à l'est de Jérusalem - actuellement sous contrôle israélien ;  allègement du blocus de la bande de Gaza, et autorisation d'y faire entrer des matériaux de construction destinés à réparer les dégâts de l'opération «plomb durci» ; engagement à aborder dès le début des négociations indirectes les questions liées au statut final des négociations (frontières, colonies, Jérusalem, réfugiés, eau, sécurité...), au lieu de consacrer ces pourparlers aux questions de calendrier et de procédures, comme le souhaitait la partie israélienne.

La majeure partie, de ces mesures, on le voit, étaient très difficiles à faire accepter par la coalition de droite et d'extrême droite qui soutient Benjamin Netanyahou. Peut-être grisé par l'accueil enthousiaste qu'il avait reçu à Washington lors du congrès de l'Aipac, le principal lobby pro-israélien des Etats-Unis, très favorable au Likoud, le premier ministre israélien a semblé réagir comme si le rapport de forces politique aux Etats-Unis ne lui était pas défavorable et, surtout, comme s'il avait tout son temps. Ce qui n'était pas exactement le cas.   

La nécessité pour le premier ministre israélien d'avoir à s'expliquer, devant le président américain, sur son absence de réponse, a sans doute été, autant que le risque de s'exposer à une offensive diplomatique turco-arabe contre l'armement  nucléaire israélien, à l'origine du refus de Netanyahou de se rendre comme prévu, la semaine dernière, à Washington, pour la conférence internationale sur la sécurité nucléaire.

Et cela même si cette réunion offrait à Israël une tribune providentielle pour défendre sa thèse stratégique favorite : la possession par le régime de Téhéran d'une arme nucléaire constitue pour Israël une menace majeure, qui devrait être traitée en priorité par les Etats-Unis et leurs alliés, au contraire de la question israélo-palestinienne qui peut attendre.   

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/

 

Walid Joumblatt renoue officiellement avec Damas.

Le président syrien Bachar al Assad a reçu le dirigeant libanais Walid Joumblatt mercredi à Damas, se réconciliant ainsi avec son ancien allié local, devenu depuis cinq ans l’un de ses plus féroces contempteurs.
La rencontre, organisée grâce à une médiation du Hezbollah, conforte l’influence retrouvée de
la Syrie chez son voisin, d’où elle avait dû retirer hâtivement ses troupes sous la pression internationale en 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri.
Joumblatt avait traité Assad de "singe, serpent et boucher" lors d’un meeting marquant le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, imputé par beaucoup de Libanais à
la Syrie, qui nie toute implication.
Mais, dans une interview à la chaîne de télévision qatarie Al Djazira, Walid Joumblatt est revenu ce mois-ci sur ses propos au nom de la stabilité du Liban et de la protection de sa minorité druze.
Joumblatt avait aussi tempéré ses critiques à l’encontre du Hezbollah après des affrontements défavorables à ses partisans et à ses alliés, qui avaient failli faire basculer le Liban dans une nouvelle guerre civile, en 2008.
L’entrevue Assad-Joumblatt a "porté sur l’importance du rôle de la résistance comme garantie contre les projets israéliens", rapporte l’agence de presse syrienne Sana, faisant référence au hezbollah soutenu par Damas.
Selon l’éditorialiste syrien Thabet Salem, la rencontre de mercredi pourrait contribuer à la cohésion interne du Liban à un moment où la commission d’enquête des Nations unies sur la mort de Hariri cherche à entendre six membres du Hezbollah.
Le Hezbollah a démenti tout rôle dans son assassinat. Mais, selon Salem, "il pourrait y avoir de fortes pressions sur le Hezbollah au sujet de l’affaire Hariri et consolider le front intérieur est crucial pour parer à tout problème".
Selon Walid Joumblatt lui-même, les suites de l’assassinat de l’ancien Premier ministre sunnite seraient susceptibles de déclencher des affrontements sanglants entre sunnites et chiites libanais.
Bien que d’autres hommes politiques libanais, y compris l’actuel Premier ministre Saad Hariri, fils de Rafic, aient ces derniers temps changé de ton au sujet de Damas, la démarche de Walid Joumblatt est loin de faire l’unanimité au Liban.
L’éditeur Ghassan Tueini a estimé que, si l’assassinat de Hariri avait "révélé un être humain" chez Joumblatt, son rapprochement avec
la Syrie le "ravale au rang de politicien ordinaire".

La Rédaction Avec les agences de presse

(Mercredi, 31 mars 2010 -)

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1653



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Agression israélienne au Sud, réaction ferme des habitants  

17/04

Dix véhicules militaires, dont des chars Mirkava et plusieurs dizaines de soldats israéliens se sont déployés de l'autre côté de la frontière et ont pris des positions de combats.

L'armée libanaise et les forces de la FINUL étaient à leur tour sur le qui-vive.  

Les habitants du village du sud du Liban Abbassiyeh ont démantelé vendredi des barbelés installés par l'armée de l'occupation israélienne en début de semaine dans une zone située dans la soi-disant la ligne bleue, et ont hissé le drapeau libanais sur la porte électronique.
En parallèle, la tension est montée d'un cran entre les forces de l'occupation et l'armée libanaise.
Présent sur les lieux, le député Kassem Hachem a tenu un point de presse dans lequel il a affirmé que cette terre est libanaise. "Nous ne reconnaissons ni les lignes bleues, ni rouges sur le front du village de Ghajar-Abbassiyeh-hameaux de Chebaa et les collines de Kfarchouba. Toute nouvelle tentative israélienne de répéter cette agression provoquera la même réaction de notre part, parce que ni la communauté internationale ni les résolutions onusiennes restituent nos droits", a-t-il indiqué. 
Mardi, le Liban avait déjà déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, après que des soldats de l'occupation eurent pénétré le week-end dernier sur son territoire, près de la rivière Wazzani, à côté d'Abassiyeh.
Selon l'armée libanaise, 11 soldats israéliens ont pénétré en territoire libanais et démonté un bulldozer sur un chantier près de la rivière.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133789&language=fr

 

b) Israël

29/03
Le Commandement de l'armée - Direction de l'Orientation a publié lundi le communiqué suivant: "un avion israélien de reconnaissance a violé l'espace aérien libanais, hier à 10h35, au-dessus de la région de Aalma El-Chaeb et a survolé les régions du Sud et de
la Békaa, avant de quitter vers les territoires occupés".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131340&language=fr



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane & Nasralah

Sleimane

"Nous tenons à la résistance comme à la prunelle de nos yeux"

Le chef de la République libanaise le général Michel Souleimane a réitéré l'attachement du Liban à sa résistance face à "Israël".
"Nous tenons à la résistance comme à la prunelle de nos yeux, nous en avons besoin, et notre besoin reste urgent. Tout propos qui néglige l'importance de la résistance est vide de sens", a déclaré le Président numéro 1 libanais au quotidien libanais As Safir.
Souleimane a par ailleurs qualifié la relation avec
la Syrie de distinguée et de stratégique, saluant le rôle du Président syrien Bachar ElAssad "l'homme de haute crédibilité".
"J'ai senti qu'Al Assad est un homme très gentil et très moral. C'est quelqu'un de sincère et tout à fait loin du népotisme", a-t-il estimé, ajoutant qu'il est en contact permanent avec lui, et qu'il n'est pas obligé de recevoir les recommandations de personne.  
Il a par ailleurs qualifié de "plus que positive" la dernière interview de Bachar El Assad sur Al Manar, une interview qui reflète clairement la position stratégique syrienne face à la cause arabe, notamment la cause palestinienne et la résistance. Sur ce point, le chef de l'Etat a indiqué qu'il est en accord avec toutes les positions du président syrien.
Le général Souleimane a par ailleurs assuré qu'il est le président de tous les Libanais, ajoutant que malgré le bruit, l'année 2010 sera meilleure que l'année précédente, notamment dans le domaine économique. 

30/03.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131456&language=fr

 

"Israël ne peut pas déclencher une guerre contre le Liban car c'est un pays fort!

Le président Michel Souleiman a déclaré devant les journalistes qu’ '"Israël" ne peut pas déclencher une   guerre contre le Liban, car il sait pertinemment qu’il fera face à un Liban fort, ajoutant que les menaces israéliennes sont routinières car c’est la façon pour  "Israël" de fuir les pressions internes et le processus de paix. 
Le Président Souleiman a prévu  la continuité de la stabilité actuelle en 2010, ajoutant que "l'année
2009 a connu une croissance économique de pourcentage très élevé !
Par ailleurs le président libanais a  promis de s'atteler à la reforme et en particulier aux dossiers des nominations administratives et de la décentralisation administrative, juste après les élections.
D'autre part, Souleimane a déclaré que la rencontre avec le patriarche, comme à l'accoutumée, est positive. 
Enfin, le président présente ses vœux à tous les Libanais et aux chrétiens en particulier à l'occasion de la fête de Pâques, et promet d'oeuvrer pour la stabilité, la sécurité et le développement politique et économique.

04/04

Almanar


2a-3 Sur le terrain

Le Hezbollah stigmatise le rapport sur la 1559 et critique Roed-Larsen.

Dans un communiqué qu'il a publié en début de soirée, le Hezbollah a stigmatisé « la logique » de M. Roed-Larsen, dans laquelle il a vu « une tutelle flagrante sur le Liban », et a accusé ce dernier d'« avancer des idées susceptibles d'attiser les conflits internes ».
Le Hezbollah condamne le rapport trimestriel de l'ONU sur l'application de la résolution 1559, ainsi que sur son auteur, Terjé Roed-Larsen, qu'il a à nouveau accusé de parti pris en faveur d'Israël.
Il a affirmé ne pas être surpris par le rapport « qui ne dénonce pas les violations israéliennes quotidiennes de la souveraineté libanaise, mais qui multiplie les accusations à l'encontre de la résistance, dans la mesure où son auteur est organiquement lié aux centres internationaux de décision ayant des intérêts communs avec Israël ».
Accusant Israël d'être la source d'informations de M. Roed-Larsen, le Hezbollah a indiqué que le rapport publié hier « soulève des questions quant à la crédibilité des organisations internationales qui fondent leurs communiqués officiels sur des informations trompeuses et montées de toutes pièces, provenant de sources obscures ».
« Le Hezbollah n'est pas une milice telle que la décrivent les Nations unies, mais représente la résistance libanaise qui défend son territoire », affirme le parti de Dieu.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65452...

 

Michel Aoun accuse son secrétaire général, Ban Ki-moon, de « se mêler des affaires internes libanaises.

Aoun descend Ban en flammes
De Madrid, le chef du CPL, le général Michel Aoun, s'en est également pris à l'ONU, accusant son secrétaire général, Ban Ki-moon, de « se mêler des affaires internes libanaises et de questions en rapport avec les droits du Liban, pour couvrir les agressions contre les pays voisins d'Israël ». Il lui a demandé de ne pas se mêler aussi de l'affaire de la délimitation de la frontière avec
la Syrie et de laisser au Liban le soin de réclamer cette délimitation. « Lorsque nous avions des problèmes avec Damas, l'ONU a agi en spectateur », a-t-il déploré, en affirmant que « chacun a le droit de se défendre là où il veut et par le moyen qu'il juge bon, tant qu'Israël maintient ses plans agressifs ».
En ironisant, il a estimé que M. Ban devrait faire partie des douanes libanaises, avant d'inviter le secrétaire général de l'ONU à changer de tactique « parce qu'il ne réussira pas à exercer des pressions sur nous ».

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65452...


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

 Le « Développement et la Libération » demande à l’ONU de régler les violations israéliennes

26 avril 2010

Le bloc du Développement et de la Libération a salué lundi l’initiative prise par le député Kassem Hachem pour contrer les tentatives israéliennes d’élargir l’espace occupé et établir des barbelés au village Abbassieh. Le bloc a demandé au Conseil de Sécurité de régler l’affaire des violations israéliennes quotidiennes terrestres, aériennes et maritime.

iloubnan.info -

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45212/liban/Le-«-Développement-et-la-Libération-»-demande-à-l-ONU-de-régler-les-violations-israéliennes


2a-5 Les grandes manœuvres

31 Mars

Le président de la Chambre libanaise des députés, M. Nabih Berry, a examiné avec l'ambassadeur de Syrie à Beyrouth, M. Ali Abdel Karim Ali, les moyens de consolider les relations syro-libanaises de la sorte qui sert les intérêts des deux pays frères.

Le recevant hier, M. Berry a également passé en revue avec le diplomate syrien la situation prévalant dans la région.
Gh.H http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/31/280679.htm.



b) Israélienne

 

2b-4 Les grandes manœuvres

Les survols israéliens ne cesseront pas tant que les missiles du Hezbollah seront là...
Le ministre israélien de la Defense, Ehud Barak, a affirmé hier que « les survols quotidiens par l'aviation israélienne de l'espace aérien libanais sont nécessaires et importants », précisant qu'ils « ne cesseront pas tant que le Hezbollah n'a pas démantelé les missiles qu'il possède ».
Ehud Barak, qui s'exprimait dans le cadre d'une rencontre avec les soldats de l'unité Golani à la base militaire de Kissovim, a par ailleurs indiqué que « l'armée israélienne déploie tous ses efforts pour défendre les frontières d'Israël ».

30 mars http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65198...



3 Politique internationale 

 b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

21-04

Rapport sur l'application de la 1559, 

Washington a mis un bémol à ses accusations en affirmant qu'il enquête toujours sur « les allégations » israéliennes au sujet de la livraison de Scud au Hezbollah, par la Syrie.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65451...


3 Des Canons ... pas du beurre

Transfert de missiles au Hezbollah: les USA convoquent un diplomate syrien.

Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué lundi au département d'Etat pour répondre des "actes de provocation" de son pays liés à un éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.
Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué lundi au département d'Etat pour répondre des "actes de provocation" de son pays liés à un éventuel transfert par
la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.

"Le plus haut diplomate syrien présent à Washington aujourd'hui, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, a été convoqué au département d'Etat pour répondre des actes de provocations de la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah", a indiqué dans un communiqué ce porte-parole, Gordon Duguid.

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de la Syrie au Hezbollah", a-t-il ajouté.

Le président israélien Shimon Peres a accusé Damas de fournir des missiles Scud à la milice libanaise. Damas a démenti de son côté les accusations d'Israël.
AFP | 20.04.2010 | 01:41

http://www.tdg.ch/depeches/monde/transfert-missiles-hezbollah-usa-convoquent-diplomate-syrien-departement-etat



a) Pays Arabes & voisins

Syrie

al-Assad insiste sur les constantes dont en tête le soutien et la protection de la résistance.

Hier à Damas avec le président Bachar al-Assad avait insisté sur les constantes avec en tête la protection de la résistance nationale libanaise et son soutien pour parachever la libération de la terre occupée par Israël, ainsi que sur l'établissement de meilleures relations politiques, économiques et sécuritaires avec la Syrie.

Dans une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui à Beyrouth, retransmise par la chaîne de télévision satellitaire al-Manar, le député libanais a qualifié cette rencontre de station historique positive caractérisée par la franchise, indiquant que le point sur lequel le président al-Assad avait insisté était la construction de la confiance entre les deux Etats.

"La Syrie est soucieuse de la stabilité du Liban et respecte sa diversité", a-t-il fait noter, insistant la profondeur des relations syro-libanaises "consolidées par les sacrifices communs" et sur l'importance de la communication nationale naturelle entre les deux pays.

Il a enfin remercié tous ceux qui avaient aidé à parvenir à cette rencontre, en particulier le secrétaire général du Hezbollah, M. Hassan Nasrallah. A.A. / Gh.H. Le député libanais Walid Joumblatt, chef du

Parti Progressiste Socialiste, a indiqué que sa rencontre.

01 Avril

http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/01/280889.htm

 

Des accusations "ridicules".

Les allégations israéliennes selon lesquelles la Syrie fournirait des missiles Scud au Hezbollah visent à mettre en péril l'amélioration des relations américano-syriennes. C'est ce qu'a déclaré, lundi, une haute-représentante syrienne, Buthaina Shaaban. Elle qualifie ces allégations de "ridicules".

Shaaban, conseillère du président syrien Bashar el-Assad, souligne que la taille des missiles est trop importante pour être transférés dans un petit pays comme le Liban sans être détectés par les avions de reconnaissance israéliens survolant quotidiennement le pays.

Damas a officiellement démenti les charges, de même que le Premier ministre libanais Saad Hariri.

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a confirmé la volonté de l'administration Obama d'améliorer ses relations avec la Syrie, malgré des manœuvres "profondément troublantes" de Damas pour aider le Hezbollah. (…)

AP ET JPOST.FR
26.04.10

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1271934542501&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Les institutions

ONU

Ban incite le Liban à régler la question des armes palestiniennes

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a envoyé hier soir au Conseil de Sécurité, son rapport bi-annuel sur l’application de la résolution 1559 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Selon le journal An-Nahar, le rapport, conçu par l’envoyé spécial de Ban pour l’application de la résolution 1559 Terje Rod Larsen, a signalé que la présence de groupes militaires palestiniens à la Bekaa forme un vrai défi au contrôle des frontières libanaises.
Ban a décrit de « dangereux »les groupes militaires palestiniens situés à la Békaa, incitant le gouvernement libanais à régler la question sérieusement, a ajouté le journal. Il a par ailleurs demandé du Hezbollah de devenir un parti purement politique, ajoutant, “tous les états devraient limiter le transfert d’armes à l’armée libanaise. Le fait d’empêcher les factions au Liban d’avoir accés aux armes, joue en faveur de la souveraineté du pays, et assure la sécurité des citoyens”.
Le chef des Nations Unies a par ailleurs souligné l’importance de la démarcation des frontières libano-syriennes, appelant ainsi tous les états à se conformer aux résolutions 1559, 1680 et 1701, du Conseil de Sécurité des Nations Unies

iloubnan.info -

Le 20 avril 2010

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/44952/titre/Ban-incite-le-Liban-%C3%A0-r%C3%A9gler-la-question-des-armes-palestiniennes



c) Europe

1 UK

Galloway :"Nasrallah a promis de vaincre Israël, il tient toujours ses promesses".

27/03
Le député britannique George Galloway assure que
la Résistance libanaise est une résistance nationale, quel que soit le nom qu'on lui donne.
"Son commandant est le Sayyed Hassane Nasrallah, le leader arabe le plus important dans le siècle moderne", indique-t-il, dans une interview accordée au quotidien "Albinaa". 
 Selon lui, la guerre aura lieu au Moyen-Orient, connaissant la faiblesse d' « Israël ». Il sourit en ajoutant : "Nasrallah a promis de vaincre Tel Aviv, Nasrallah tient toujours ses promesses."

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131116&language=fr 


n° 130 - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Fin :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

n° 130  - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Fin :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



   Journal du Liban

               n° 103                                   22-03 au 13-04

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

http://.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  & http://boycottisraelinternational.com  



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Les brèves

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.

5  Dossier

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...

5-9 Scud : Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !

5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.

 


Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

Mardi, à Beyrouth, le Président de l’Assemblée nationale française s’est entretenu avec une délégation du mouvement du Hezbollah.
Lors de cette rencontre avec Bernard Accoyer, le Président du parlement français, la délégation du Hezbollah a, surtout, évoqué le danger de l’arsenal atomique d’Israël dans la région.
 "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

La Communauté internationale et la France doivent se sentir concernées, en exerçant des pressions sur Israël, afin de le contraindre à abandonner ses politiques belliqueuses et expansionnistes.", ont affirmé les représentants du Hezbollah.
Ils ont, également, évoqué, avec le Président du parlement français, les multiples cas de violations, par le régime sioniste, de l’espace aérien, terrestre et maritime libanais.

14/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133591&language=fr


4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

Le ministre des Affaires étrangères Ali Chami s’est rendu hier à Téhéran pour participer à un congrès sur « la sécurité internationale et la non-prolifération des armes nucléaires » qui doit se tenir les 17 et 18 avril.

Chami est accompagné du directeur des affaires administratives par intérim Ali al-Habhab, de son conseiller juridique Wassim Wehbé et de la directrice de l’information au ministère Magida Karaki.

Avant son départ, le ministre Chami a déclaré à l’aéroport : « Nous nous rendons à Téhéran pour participer à ce congrès très important sur le désarmement nucléaire dans le monde.

En tant que Libanais et qu’Arabes, nous appelons les États-Unis et tout pays occidental à ne pas ignorer l’arsenal nucléaire israélien. » Chami a rappelé que tous les sommets arabes ont proposé de faire du Moyen-Orient une zone sans armes nucléaires, mais non dépourvu de potentiel nucléaire civil.

Il a ajouté que l’Iran, à l’instar des pays arabes, cherche à se doter de l’énergie nucléaire à des fins civiles alors qu’Israël possède tout un arsenal de missiles à tête nucléaire. Selon lui, il faut donc chercher à pousser la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il accepte de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.

En réponse à une question, il a affirmé que le fait pour la communauté internationale de cibler l’Iran en ignorant Israël a des répercussions négatives sur la paix dans la région. Chami a ajouté qu’avec ou sans armes nucléaires, Israël a une politique agressive envers les pays arabes et ses violations de la résolution 1701 ont atteint 6 500 violations depuis l’adoption de cette résolution.

Le ministre des AE a évité de répondre directement à une question sur la possession par le Hezbollah de missiles Scud, rappelant que c’est Israël qui occupe un territoire libanais et qui multiplie les agressions et les violations des résolutions internationales. Dans ces conditions, le peuple libanais, l’armée et la résistance ont le droit d’utiliser tous les moyens légitimes, y compris les armes, pour défendre leur pays.

17 avril –

L’Orient-le-Jour


4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est prononcé hier en faveur d'un réexamen tranquille de l'accord de sécurité libano-US qui fait actuellement l'objet d'une polémique suscitée par le Hezbollah.
« En cas de besoin, la révision de l'accord de sécurité avec les États-Unis et les accords similaires avec d'autres pays qui ne font pas de distinction entre résistance et terrorisme paraît nécessaire aujourd'hui », écrit M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire à l'organe du PSP, al-Anba'.
« Cet accord a soulevé de nombreuses critiques et interrogations sur plusieurs points, ce qui devrait amener le Conseil des ministres à l'examiner sous l'angle de la souveraineté libanaise et de la protection de la sécurité nationale », ajoute-t-il.
Citant le cas de l'assassinat du responsable palestinien Mahmoud el-Mabhouh, à Dubaï, par des agents du Mossad munis de faux passeports européens, M. Joumblatt souligne que « les États les plus développés sont tombés dans le piège lorsqu'Israël a volé chez eux les documents nécessaires et les a falsifiés ».
13 avril

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65348...



5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-1 Damas "fournit un éventail élargi de missiles".

La Syrie fournit un éventail élargi de missiles au Hezbollah, a affirmé vendredi un diplomate américain, en soulignant que l'éventuelle fourniture de Scud restait "à étudier de près".
"Nous sommes préoccupés par l'élargissement de la coopération entre la Syrie et le Hezbollah", a indiqué cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat.(…)
Le régime de Damas "fournit un éventail élargi de missiles" à la milice chiite libanaise, a-t-il poursuivi.
"La Syrie est classée par les Etats-Unis comme un Etat parrainant le terrorisme", a rappelé ce responsable de haut niveau, en raison "d'informations abondantes recueillies depuis plusieurs années sur le soutien syrien au Hezbollah".
"Quant à la question de savoir si des Scud ont franchi la frontière du Liban", a-t-il ajouté, il faut continuer à l'"étudier de près"
Les Etats-Unis ont accusé la Syrie la semaine dernière de fournir des missiles Scud au Hezbollah, à la suite de propos du président israélien Shimon Peres sur ce sujet.

Israéliens et Américains ont ensuite affirmé ne pas détenir de preuves sur cette livraison.   
 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait "regretté" mercredi matin que le département d'Etat ait adopté les accusations israéliennes.

24/04

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...

 

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
Les missiles Scud auraient une portée de 700 km, ce qui leur permettrait d’atteindre Jérusalem, Tel-Aviv ou les installations nucléaires de l’État hébreu, selon le « Wall Street Journal ».
En l'absence de l'ambassadeur de Syrie aux États-Unis, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, avait été convoqué lundi au département d'État « pour répondre des actes de provocation de
la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah », avait indiqué la diplomatie américaine dans un communiqué.
Questionné sur la raison de cette convocation alors que les États-Unis ignorent si un transfert a eu lieu, M. Crowley a invoqué « le contexte ».
« Il y a eu une déclaration récente de l'ambassadeur disant que nous n'avions pas soulevé ce problème avec eux », a-t-il affirmé : « En fait, nous l'avons soulevé de nombreuses fois depuis février ». Il a été convoqué « pour s'assurer qu'il comprend que nous prenons le problème très au sérieux. »
Il y a quelques jours, le président israélien Shimon Peres avait accusé Damas de fournir des missiles Scud au Hezbollah.
La Syrie avait nié les allégations israéliennes, accusant l'État hébreu de préparer le terrain « à une éventuelle attaque dans la région ».
Lundi, un porte-parole de la diplomatie américaine, Gordon Duguid, avait affirmé que « les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de
la Syrie au Hezbollah ».
« Le transfert de ces armes ne peut qu'avoir un impact déstabilisant sur la région et poser une menace immédiate pour la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban », tout en constituant une « entrave » au processus de paix, avait-il précisé dans un communiqué.
Pour sa part, le Premier ministre, Saad Hariri, a fait le rapprochement entre ces accusations et celles qui avaient été lancées par l'administration Bush contre l'Irak de Saddam Hussein, pour justifier l'invasion de ce pays. À l'époque, l'Irak avait été accusé mensongèrement de cacher des armes de destruction massive.
On rappelle que durant la guerre de l'été 2006, le Hezbollah avait tiré plus de 4 000 roquettes contre le nord d'Israël, tandis que l'aviation israélienne se déchaînait sur le Liban-Sud et l'infrastructure routière libanaise.

Le bilan du conflit parle de lui-même : plus de 1 200 morts côté libanais en majorité des civils, et 160 côté israélien.
Depuis, selon Israël, le Hezbollah s'est doté de plus de 40 000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à
300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes israéliennes.

Or il n'est pas question, pour Israël, de permettre à une force paramilitaire comme le Hezbollah de modifier l'équilibre des forces régional. 


5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

Face à ces projets, qui témoignent au moins d'une volonté d'agir sur le dossier israélo-palestinien - c'est-à-dire d'une claire rupture avec l'ère Bush (junior) - les soutiens américains de l'actuel gouvernement israélien, qui soupçonnent Barack Obama d'aborder la situation au Proche-Orient avec une approche « biaisée » (lire : anti-israélienne) ont commencé à se mobiliser.

L'Aipac a publié des lettres à Hillary Clinton, signées par 76 sénateurs( sur 100) et 333 représentants(sur 435) demandant à l'administration Obama de tout faire pour apaiser la tension actuelle entre les Etats-Unis et Israël.

De son côté, Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial a adressé à Barack Obama une lettre ouverte dans laquelle il lui demande pourquoi le discours sur le Proche-Orient de l'administration américaine donne tellement l'impression de rendre Israël responsable du blocage des négociations de paix.

En Israël, pendant ce temps, se multiplient les déclarations officielles et les rumeurs sur la livraison par la Syrie de missiles Scud-D au Hezbollah libanais.

Peu avant de prendre l'avion pour Paris, où il a assisté à l'inauguration de la controversée promenade Ben Gourion, le président israélien Shimon Peres a ajouté son crédit à ces bruits dénonçant, devant des journalistes, la duplicité de Damas qui « parle de paix tout en livrant des Scud au Hezbollah ».

L'éventuelle possession de Scud par le mouvement chiite libanais est considérée comme une menace sérieuse par les militaires israéliens car ces missiles balistiques de longue portée mettraient toutes les agglomérations israéliennes à portée de tir du sud-Liban.

Washington comme Paris ont pour l'instant pris note des déclarations israéliennes sans confirmer leur véracité. « Si ces livraisons avaient vraiment eu lieu, il est clair qu'elles exposeraient le Liban à des risques réels » a commenté le porte-parole du département d'Etat,  Philip Crowley. Il est clair aussi sans doute que la confirmation de ces livraisons mettrait en péril l'approbation par le Sénat de la désignation de Robert Ford comme ambassadeur américain à Damas ou Washington n'avait plus de chef de mission diplomatique depuis cinq ans.

Parce que les responsables militaires israéliens rêvent de rétablir la capacité dissuasive de leur armée, mise à mal lors de l'offensive au sud-Liban en 2006, face au Hezbollah, parce qu'ils répètent, depuis des mois que le Hezbollah a reconstitué un stock de 40 000 roquettes dans des bunkers du sud-Liban, parce qu'une opération militaire au sud-Liban détournerait au moins un temps l'attention du dossier israélo-palestinien, le risque d'une opération israélienne au pays du cèdre est désormais considéré par les diplomates et les experts de la région comme réel à moyen voire à court terme. C'est aussi le message que le roi Abdallah II de Jordanie a transmis à Barack Obama, lors de sa visite à Washington lundi dernier.            

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/17/un-plan-de-paix-americain-et-une-guerre-israelienne-contre-l.html


5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

Le président israélien Shimon Peres a accusé, ce mardi, la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah peu avant son départ pour une visite en France.
"La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des Scud au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'Etat d'Israël", a prétendu Peres à la radio publique.  
"
La Syrie pense qu'elle n'a rien à faire d'autre que de laisser le monde la courtiser tout en pratiquant le double langage qui consiste à dire une chose et à faire le contraire, tout cela ne marchera pas", selon ses propres termes.     
Les médias israéliens ont fait état mardi d'une "très vive tension" entre
la Syrie et "Israël" en citant des sources arabes.   
Le quotidien Maariv a ainsi fait son titre de une en affirmant qu'"Israël menace d'attaquer
la Syrie" à la suite de la fourniture de missiles Scud capables d'atteindre pratiquement tout "le territoire israélien" au Hezbollah. 
Les capacités de tirs du Hezbollah se sont beaucoup améliorées
De son côté, le vice-ministre de la guerre, Matan Vilnaï  a affirmé qu'il ne préfère pas entrer dans les détails. "Mais tout cela ne fait qu'illustrer la réalité qui nous entoure avec des ennemis, qui font tout pour se renforcer et Israël qui doit se préparer", a ajouté cet ancien général de réserve.
Selon lui, "les capacités de tirs du Hezbollah se sont beaucoup améliorées et leur objectif principal reste de frapper l'arrière israélien".  
"Nous allons effectuer à la fin du mois prochain un exercice militaire pour faire face à cette réalité, comme nous l'avons fait l'an dernier", a-t-il poursuivi.
  

13/04

http://www.almanar.com.lb


5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

20/04

Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué au département d'Etat pour répondre des soi-disant "actes de provocation" de son pays liés à des prétextes sur un "éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah", a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.
"Le plus haut diplomate syrien présent à Washington aujourd'hui, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, a été convoqué au département d'Etat pour répondre des actes de provocation de la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah", a indiqué dans un communiqué ce porte-parole, Gordon Duguid.
"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de la Syrie au Hezbollah", a-t-il ajouté.
 "Le transfert de ces armes ne peut qu'avoir un impact déstabilisant sur la région et poser une menace immédiate pour la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban", tout en constituant une "entrave" au processus de paix, poursuit le communiqué.
"Nous appelons à un arrêt immédiat de tout transfert d'armes au Hezbollah et à d'autres organisations terroristes dans la région. La présence de la Syrie sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme est directement liée à son soutien aux groupes terroristes comme le Hezbollah", ajoute le département d'Etat.
Damas avait démenti les accusations israélo-américaines considérant qu' "Israël pourrait profiter de ce prétexte pour mener une offensive militaire contre des cibles syriennes".
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...


5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

L'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo, a estimé que les accusations israéliennes sur la livraison de Scud au Hezbollah, par Damas, devraient être assorties de preuves.
M. Gafo a tenu ces propos au terme d'un entretien hier avec le président supérieur des Kataëb, Amine Gemayel, au siège central du parti à Saïfi. « À ma connaissance, il n'existe pas de preuves sur la livraison de Scud au Hezbollah », a affirmé le diplomate, après avoir souligné que l'État hébreu aurait dû fournir des preuves à ce sujet, et qu'il appartiendra à ce moment-là à
la Finul de mener les investigations nécessaires.
Interrogé sur la visite de responsables libanais en Espagne - qui accueille en ce moment le chef du CPL, le général Michel Aoun -, M. Gafo a indiqué que « son pays est soucieux de connaître le point de vue de toutes les parties libanaises ». « D'autres responsables politiques sont attendus à Madrid qui assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne. Nous accueillerons aussi au mois de juin la conférence de l'Union pour
la Méditerranée. Il nous importe de trouver des points communs et des positions fondées sur la stabilité et la paix, non seulement au Liban, mais dans la région », a-t-il expliqué, avant de préciser que l'Espagne accueille également, dans le même objectif, des responsables des différents pays de la région.

21/04
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65453...


5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

Le point de vue de Guysen International News (sioniste)

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Ce soir, de nombreux éditorialistes se posent hypocritement cette question, tout en sachant parfaitement la réponse. Nul n’est besoin d’être un fin analyste géopolitique du Moyen-Orient pour savoir que le Hezbollah est déjà en possession d’un tel armement.
Afin de mieux comprendre les enjeux autour de cet inquiétant missile scud, il nous faut rappeler, qu’il s’agit d’une fusée capable d’atteindre une cible distante de plusieurs centaines de kilomètres.
Tous les Scud dérivent du V2 allemand. De par leur construction, ils sont peu précis. À cet égard, les Scud peuvent être considérés comme des armes à large zone d'impact. L’avantage militaire des Scud consiste dans leur facilité de transport par des véhicules équipés de rampe de lancement. Cette mobilité augmente la capacité de survie d'un tel système d'armes.
A l’échelle de la région, Eilat devient une cible potentielle du Hezbollah, donc n’importe quelle ville d’Israël.
C’est par des rapports secrets américains, confirmant ceux de l’Etat juif que l’inquiétude est allée en grandissant au sein de l’Etat-major israélien. D’ailleurs, le président israélien Shimon Peres a accusé mardi
la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah peu avant son départ pour sa visite en France. "La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des Scud au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'Etat d'Israël", a affirmé le président Peres à la radio publique d’Israël.
D’autre part, un porte-parole du Département américain a indiqué, ce mercredi, devant un parterre de journalistes que le Liban se trouve ''considérablement en danger'' si les informations concernant le transfert de missiles au Hezbollah est avéré. Il a ajouté que les États-Unis continuaient ''d'examiner la question, mais il est clair que Liban court un danger si ces missiles ont bien été transférés'' a-t-il conclu.
Même
la France jugerait « préoccupant », un projet de transfert par la Syrie de missiles de longue portée Scud au Hezbollah, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. « La confirmation des informations auxquelles vous faites référence serait en effet préoccupante », a déclaré la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages, interrogée lors d'un point-presse sur des déclarations en ce sens d'officiels israéliens et américains.
Déjà il y a quelques jours, Le journal koweïtien al-Raï affirmait que : « Des rapports américains sur des missiles de type Scud-D étaient infiltrés au Hezbollah par le biais de
la Syrie, alors même que les déclarations des responsables américains continuent de se limiter à des généralités ». Toujours selon ce média koweïtien, le responsable du commandement central dans l'armée américaine, le général David Petraeus, a mis en garde contre l'approvisionnement en missiles du Hezbollah et du Hamas par l'Iran. Durant une conférence de presse, il avait relevé l'inquiétude israélienne concernant les missiles « de plus en plus sophistiqués » donnés au Hezbollah et au Hamas par Téhéran. Selon les sources américaines citées, « ces missiles Scud-D sont fabriqués suivant la technologie nord-coréenne ou russe ».
Pourquoi tant de retenues dans toutes ces déclarations ? Il nous paraît évident que Barack Obama parfaitement conscient de s’être fait duper, par son homologue Syrien Bachar Al Assad , continue contre vents et marées à essayer de sauver sa politique de ‘’la main tendue’’ , plus pour éviter un nouvel affrontement entre Israël et l’Iran par Hezbollah et Hamas interposés…dans un premier temps, que par réelle conviction.
Le comité de rédaction de Guysen est convaincu que désormais la guerre est inévitable.

La seule question restant encore en suspens consiste en un mot : quand !
Malheureusement depuis ces dix dernières années nous ne nous sommes jamais trompés.
Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, otage du Hamas, soldat de Tsahal et citoyen français, privé de l'amour de ses parents depuis 1384 jours
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZEZEkkkVNCQMfHBY.shtml


5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...
C'est par une rencontre avec le corps diplomatique arabe accrédité à Rome et emmené par son doyen, l'ambassadeur libanais Melhem Misto, que le Premier ministre Saad Hariri a entamé hier en soirée sa visite dans la capitale italienne. Une rencontre suivie d'une autre : celle avec la diaspora libanaise installée dans la péninsule, toujours en présence de l'ambassadeur Misto, mais aussi, entre autres, du représentant du Liban au Vatican, Georges Khoury, et du vicaire patriarcal à Rome, le père Tony Gebrane, représentant Mgr Nasrallah Sfeir.
Saad Hariri a profité de cette occasion pour s'exprimer sur plusieurs sujets brûlants, à commencer par la situation au Liban et toutes les rumeurs que les émigrés reçoivent amplifiées et souvent déformées. « Si nous regardons en arrière, si nous nous arrêtons sur ce que le Liban était il y a quelques années, nous nous rendrons immédiatement compte des progrès qui ont été réalisés, malgré les difficultés et les défis.
Le Liban progresse jour après jour », a-t-il ainsi martelé après avoir insisté sur l'incontournable coexistence entre tous les Libanais. «
Malgré tout ce qu'ils essaient de véhiculer, nous sommes un seul peuple, un peuple uni, et qui défend les mêmes intérêts », a-t-il ajouté, rappelant que la parité islamo-chrétienne au Liban doit rester intouchable et indiscutable, et louant à cet égard les vertus de la modération.
Évoquant les dernières accusations israéliennes relatives à l'envoi de missiles Scud par
la Syrie au Hezbollah et relevant qu'à chaque début de saison touristique, l'État hébreu multiplie ses menaces, Saad Hariri a comparé ces rumeurs aux allégations qui ont précédé l'invasion de l'Irak : « Ils cherchent toujours les armes de destruction massive prétendument en possession de l'ancien régime » irakien, a-t-il dit. Réaffirmant ensuite que la coexistence et la convivialité libano-libanaises constituent « la plus grande des menaces » contre Israël, il a demandé aux Libanais de « ne pas avoir peur : notre pays est en pleine forme », a-t-il assuré.

20 avril

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65439...


5-9 Scud: Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

Les allégations d'Israël concernant un transfert présumé par Damas de missiles Scud au Hezbollah libanais visent à détourner l'attention du processus de paix au Proche-Orient, au point mort, a affirmé lundi à l'AFP un haut responsable libanais.

Israël "tente de bloquer (les efforts de paix) tantôt à travers la question de la colonisation (à Jérusalem-Est), tantôt en évoquant les missiles Scud", a indiqué ce responsable proche du Premier ministre Saad Hariri qui a requis l'anonymat. Ces allégations "sont une tentative de détourner l'attention (de la communauté internationale) de la question principale, qui est celle de faire avancer le processus de paix", a-t-il précisé. 
Selon lui, la communauté internationale et notamment les pays de l'Union européenne soucieux d'éviter une nouvelle guerre dans la région doivent déployer davantage d'efforts en faveur de la paix. Saad Hariri a récemment contacté plusieurs responsables européens concernant les récentes accusations israéliennes, dont son homologue espagnol José Luis Rodriguez Zapatero au cours d'un entretien téléphonique lundi. Il a également rencontré lundi à Beyrouth John Brennan, le conseiller adjoint américain à la sécurité nationale. 
Le chef du gouvernement libanais s'était également entretenu dimanche au téléphone avec le président français Nicolas Sarkozy qui a exprimé sa "préoccupation" concernant le développement des "tensions" dans la région. 
Le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie de fournir au mouvement chiite des missiles Scud, susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire d'Israël. Les Etats-Unis, emboîtant le pas, ont demandé des explications sans pouvoir confirmer l'existence de ces livraisons. 
Washington, qui considère le Hezbollah comme un mouvement terroriste, a averti contre le "risque important" qu'un transfert de missiles et d'armements sophistiqués pourrait faire peser sur le Liban.

 AFP -

Le 26 avril 2010

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45213/liban/Scud:-Israël-veut-détourner-l'attention-des-efforts-de-paix-selon-un-haut-responsable-libanais


5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

Les Etats-Unis, qui se sont inquiétés d'un éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, "encouragent" Israël à attaquer le Liban, a affirmé samedi à l'AFP un député du parti chiite.

Mardi, le président israélien Shimon Peres a accusé Damas de fournir des missiles Scud au Hezbollah et les Etats-Unis ont réagi en se déclarant "de plus en plus inquiets" de cet éventuel transfert, qui, selon eux, ferait peser "un risque important" sur le Liban.

"Par cette position, (les Américains) encouragent Israël à mener une agression contre le Liban qu'ils tentent de cautionner au niveau international", a indiqué le député Ali Fayyad à l'AFP.

"Ainsi, les Etats-Unis se placeraient en position de complice en cas d'agression", a prévenu le député.

Ces déclarations "exacerbent la tension et menacent directement la stabilité de la région", a-t-il ajouté, accusant Washington de tenter "de camoufler ses échecs ainsi que ceux d'Israël" au Proche-Orient.

Selon lui, "la situation est plus tendue actuellement".

M. Fayyad a qualifié les accusations israéliennes de "suppositions", précisant que "le Hezbollah n'(avait) pas coutume de commenter les fabulations israéliennes concernant l'arsenal qu'il possède".

La Syrie, dont les relations avec les Etats-Unis se sont améliorées après plusieurs années de tensions, a nié jeudi les allégations israéliennes, accusant l'Etat hébreu de préparer le terrain "à une éventuelle attaque dans la région".

En février dernier, Israël et Damas, qui soutient le Hezbollah, se sont livrés à une surenchère verbale se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit militaire.

Durant la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah, le mouvement libanais avait tiré plus de 4.000 roquettes contre le nord d'Israël, contraignant un million d'habitants à se terrer dans des abris ou à fuir vers le sud du pays. Le conflit a fait plus de 1.200 morts côté libanais en majorité des civils, et 160 côté israélien.

Selon Israël, le Hezbollah s'est doté de plus de 40.000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à 300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes israéliennes.(…)

/ 17 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100417125716.qzobsif0.asp


5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !
Dans toutes les conventions et les règles internationales la résistance contre l’occupation est légitime !
Sauf  dans le dictionnaire de Terry Read Larsen, auteur du 11e  rapport de l’ONU sur l'application de la 1559 cette légitimité n’existe pas ou plutôt elle existe mais elle est à sens unique !
En effet, Larsen a non seulement défendu les violations quotidiennes israéliennes de la souveraineté libanaise, en affirmant que  les survols des avions de chasse ou des drones israéliens  au-dessus du territoire libanais sont liés à des raisons de sécurités telles que de prétendues brèches de l'embargo sur les armes appliqué conformément à la 1701.
Pis encore, Larsen a estimé que ces allégations constituent une menace de danger d'un nouveau conflit justifiant ainsi une nouvelle agression israélienne.
Pour ce qui est du désarmement des milices libanaises et non libanaises au Liban, Larsen n’hésite pas à estimer  "La composante armée du Hezbollah comme la plus importante milice libanaise dans le pays", ajoute l'ONU. Selon le rapport, l'arsenal du Hezbollah est "un défi clé pour la sécurité des civils libanais et l'autorité du gouvernement". Dans ce document, le Hezbollah  est invité à devenir "uniquement un parti politique".

Or la réponse du Hezbollah n’a pas tardé à venir ! Dans son communiqué, le Hezbollah a  estimé que les idées prônées par ce rapport servent les intérêts israéliens et attisent les tensions internes.

"Le Hezbollah n'est pas une milice telle que le décrivent les Nations unies, mais la résistance libanaise qui défend son territoire", affirme le mouvement, qualifiant le rapport de "tentative de déclencher des tensions confessionnelles".
Le texte poursuit : « le Hezbollah tient à assurer à Larsen que la résistance n'est pas une milice, elle est la résistance du peuple libanais elle lui défend sa terre et repousse toute agression, que  ça lui plaise ou pas ».
Le communiqué ajoute: "Il n'est pas étonnant que le contenu du rapport soit à connotation israélienne, notamment en évitant de condamner les violations israéliennes quotidiennes de la souveraineté du Liban et ce parce que  l’auteur de ce rapport est lié organiquement avec les centres de décisions internationaux qui ont des  intérêts unis avec les Israéliens (..) !

Enfin, pour ce qui est de l’affaires des missiles Scud,  le secrétaire général a indiqué : « Je continue de recevoir des rapports affirmant que le Hezbollah a substantiellement modernisé et augmenté son arsenal et ses capacités militaires, notamment à travers des armements sophistiqués de longue portée. Le Hezbollah lui-même ne nie pas ces assertions et ses leaders ont affirmé en public à plusieurs reprises que l'organisation possède des capacités militaires significatives qui servent, selon eux, des objectifs défensifs. L'ONU n'est pas en position de pouvoir vérifier d'une manière indépendante les rapports au sujet des capacités militaires du Hezbollah. Il reste que je prends ces rapports très au sérieux. »

De leur côté, les Etats-Unis ont baissé le ton concernant leurs accusations au sujet de la livraison de missiles Scud au Hezbollah par Damas.

Le Département d’Etat américain a affirmé ne pas encore prononcer un jugement sur la possibilité d’une livraison d’armes de type de Scud au Hezbollah par la Syrie, faisant état de la poursuite de l’examen des déclarations israéliennes sur ce transfert d’armes.

Rappelons que depuis quelques jours, le président israélien Shimon Peres avait accusé la Syrie d’avoir procédé à la livraison de missiles Scud au Hezbollah, accusation immédiatement démentie par Damas qui à son tour, a dénoncé les plans israéliens visant un éventuel conflit au Moyen-Orient.

Les analyses de G. Houbballah
Les dernières mises à jour

 G. Houbballah

Mercredi 21 avril 2010

Al Manar

Droits d'auteur© 2006 Al-Manar. Tous droits Droits réservés

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.210410.htm


5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

NB nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Un responsable américain a indiqué au magazine américain Foreign Policy que le Hezbollah tente de provoquer Israël pour le pousser à déclencher la guerre.
«  Les Israéliens sont au courant de ces provocations et tentent de leur résister, tout en mettant en garde Washington contre le moment où la violence sera irréversible » a signalé ce responsable qui a requis l’anonymat.  Estimant que le Hezbollah qui d’après lui œuvre sans répit pour venger l’assassinat de son dirigeant militaire Imad Moughniyé perçoit une attaque surprise contre Israël comme le meilleur moyen de le faire.
Concernant l’armement du Hezbollah, le responsable américain l’a placé dans le cadre du «  jeu de dissuasion », assurant que les deux antagonistes se préparent pour la guerre. «  L’aspect négatif de l’accumulation des armements réside dans une sous-évaluation ( de la situation) qui risque d’entrainer un conflit ouvert  pouvant dégénérer en une guerre de grande envergure aux retombées imprévisibles » a-t-il appréhendé.
Selon lui,
la Syrie joue un rôle pas assez collaborateur : «  vu que l’administration américain ne comprend pas très bien ses intentions, trois hypothèses peuvent expliquer les raisons pour lesquelles le président Bachar ElAssad poursuit l’acheminement des armements au Hezbollah, malgré les mises en garde américaines ».
La première étant qu’il se prépare à des négociations avec Israël, et voudrait les entamer en position de force, précise-t-il. La seconde explication possible qu’il évoque est que Damas n’a aucun intérêt à négocier avec Israël, ni à contrarier les Américains pour le moment, mais s’apprête à un conflit contre Israël. La troisième est que le dirigeant syrien se trouve dans l’impasse, du fait de ses liens avec l’Iran et
la Syrie, dont il ne peut se défaire aussi facilement que le souhaite l’Occident. Ou peut-être est-il  pris dans l’engrenage d’accords aux intérêts imbriqués, explique le responsable américain.
Par ailleurs, le magazine américain a rapporté le démenti du ministère américain des affaires étrangères d’avoir empêché à la dernière minute le bombardement d’un camion transportant des armements de
la Syrie au Hezbollah au Liban. Le tabloïd a également démenti des informations véhiculées par des médias arabes, selon lesquels  l’ambassadrice des États-Unis au Liban Michèle Sisson a montré aux chefs du gouvernement et du parlement libanais, Saad Hariri et Nabih Berri les photos de camions transportant des armements de la Syrie au Hezbollah. Assurant que la mission de Sisson se limitait à exhorter les Libanais de faire de leur mieux pour éviter la guerre et leur demander de prendre au sérieux les appréhensions américaines et israéliennes sur ces armements sois disant acheminés de la Syrie au Hezbollah.

26/04/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135070&language=fr


5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.
nb
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les accusations de l’Etat hébreu embarrassent donc la Maison Blanche, dont les stratèges craignent de voir la politique de main tendue de Barak Obama à la Syrie annihilée par la perspective d’une nouvelle guerre au Liban.

Contrairement à ses prédécesseurs, Barak Obama mène, depuis son élection à la présidence des Etats-unis en novembre 2008, une politique de main tendue aux pays de la région, y compris la Syrie. Mais les résultats sont encore en deçà des espérances.

Les stratèges de Washington cherchent, à travers cette nouvelle politique moyen-orientale, à mettre la Syrie dans la liste des pays devenus fréquentables pour la pousser à tourner le dos au régime iranien et aux groupes islamiques hostiles à l’Etat hébreu, dont le Hezbollah au Liban et le Hamas qui règne en maître absolu dans la bande de Gaza. C’est dire combien ces accusations israéliennes contre Damas embrassent les Etats-Unis.
La thèse de machination est aujourd’hui d’autant plus plausible que les autorités israéliennes n’ont pas apporté jusqu’à ce jour les preuves de leurs allégations. D’autre part, déjà en février dernier, Israël et Damas, qui soutient le Hezbollah, se sont livrés à une surenchère verbale, se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit militaire.
Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/marab1.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


28/04/2010

n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – début - Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.

n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – début -  Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales. 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                  n° 46- 26-04

                                                  C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Pierre ROUSSET : Pakistan : la faillite historique de l’État.

1 Dossier & Point de vue

1-1 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique"…

1-2 Le Pakistan refuse d'expulser les talibans afghans de son territoire.

1-3 Drones de guerre au Pakistan.

1-4  Le Pakistan, maillon faible du cercle des Etats nucléaires?

1-5 Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.  

1-6 Philip Giralda : Les États-Unis "Etat voyou & sans scrupules".

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Rassemblement ‘Contre La Guerre’.

2-2 Frédéric Bobin : ‘’Moment de gloire"…

2-3 L'Inde propose au Pakistan un dialogue sous condition. 

2-4 irinnews : De nouveaux déplacements de population pèsent sur les maigres ressources.

2-5 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise.

Fin  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Le général McChrystal a décidé un retrait tactique près de la frontière du Pakistan.

3-2 Nicolas Chatal : Les talibans du Pakistan : entre insurrection et prise de pouvoir.

3-3 Pas de bons et mauvais talibans.

3-4 Mychkine : Qui possède les médias ?

4 Annexe

4-1 Sommet sur la sécurité nucléaire ou sur le commerce nucléaire ?

4-2 Le Pakistan sous influence.

Pakistan. - Généralités.

 



Tiré à Part

Pierre ROUSSET : Pakistan : la faillite historique de l’État.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

La guerre d’Afghanistan plonge l’État pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité. Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan ? Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle. Les fondements mêmes de l’État pakistanais, créé en 1947, s’avèrent inconsistants.

Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des « deux nations », identifiées à deux religions : islam et hindouisme. La partition a eu lieu au prix de terribles massacres et de gigantesques déplacements de populations. Le nouvel État indien a refusé la logique religieuse, se définissant laïque et continuant à abriter une importante minorité musulmane. À l’inverse, l’État pakistanais – construction géographique artificielle – a recherché dans l’identité religieuse le ciment de son unité. Ce projet a radicalement échoué.

Premier échec historique : la guerre de 1971. Le Pakistan des origines était composé de deux parties séparées par toute la largeur de l’Inde. L’État était sous le contrôle des élites penjâbis à l’ouest qui ont refusé tout partage du pouvoir, provoquant la révolte des bengalis à l’est. Le pays s’est brisé dans un sanglant conflit, donnant naissance au Pakistan actuel et au Bengladesh.

Deuxième échec historique : les conséquences de l’islamisation. De musulman, l’État pakistanais est progressivement devenu islamiste, les lois étant soumises aux exigences des autorités religieuses, de la sharia. Les minorités, notamment chrétiennes, vivent dans une grande insécurité, et les laïques subissent des pressions croissantes.

Au sein même de la référence musulmane, l’islamisation a ouvert une véritable guerre de religion opposant des sectes armées sunnites et chiites, nourrissant la montée de l’intolérance fondamentaliste, le tout conforté par l’Arabie saoudite et le wahhabisme.

Troisième échec historique : l’appel à l’unité des musulmans n’a pas amoindri les tensions nationales et régionales. Le Pakistan est un puzzle où les élites penjâbis occupent une position de force (administration, armée). Aucune fraction des classes dominantes n’a présenté de projet fédéral commun au Nord-Ouest pachtoun, au Baloutchistan, au Sind, au Pendjab… Le pays reste une poudrière.

Quatrième échec historique : la guerre d’Afghanistan. Pendant plusieurs décennies, la question irrésolue du Cachemire aidant, l’Inde a joué le rôle d’ennemi héréditaire. Aujourd’hui, la frontière « chaude » se trouve à l’ouest et oppose d’anciens alliés (les talibans sont une création des services spéciaux pakistanais).

À nouveau, musulmans contre musulmans. Autant le conflit avec l’Inde offrait une légitimité nationaliste à l’État pakistanais, autant la guerre afghane le mine. L’identification « nation » et « religion » a été un facteur de division et non d’unification.

Ainsi, l’État pakistanais apparaît aujourd’hui comme un maillon faible alors qu’il occupe une place décisive dans des tensions géopolitiques qui vont de l’Asie centrale au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud. Washington s’en inquiète. Cependant, l’impérialisme états-unien, par son intervention en Afghanistan et son rapprochement avec l’Inde, contribue lui-même à déstabiliser le Pakistan.

Dans une partie du monde marquée par le face-à-face nucléaire indo-pakistanais, les États-Unis jouent le rôle de l’apprenti-sorcier.

Pierre Rousset

2 mars 2010

http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/pakistan-la-faillite-historique-de



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

1-1 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique"…

Pakistanais et Américains ont ouvert mercredi à Washington deux jours de discussions stratégiques portant notamment sur la coopération dans la lutte contre les insurgés islamistes.

Les tensions persistent entre les Etats-Unis et le Pakistan sur de nombreux sujets, allant de la coopération nucléaire aux questions de sécurité.

"C'est le début de quelque chose de nouveau", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à l'ouverture des discussions, avant d'ajouter cependant: "Nos pays ont eu leurs désaccords et leurs malentendus dans le passé et il est sûr qu'ils en auront encore dans l'avenir".

Pour le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, "le partenariat (entre Washington et Islamabad) est bon pour le Pakistan, bon pour l'Amérique, bon pour la paix, la sécurité et la prospérité dans le monde".

Il s'est dit "un homme heureux" à l'issue de la première journée de discussions qui a porté sur des sujets comme la sécurité, l'énergie ou l'eau.

Les Etats-Unis ont promis d'accélérer le versement d'une aide militaire de deux milliards de dollars due au Pakistan dans le cadre d'un programme baptisé fonds de soutien de coalition.

Qureshi a précisé qu'une partie "substantielle" de ce montant serait versée d'ici la fin avril, et que Washington avait promis de payer le solde d'ici la fin juin.

TENSION SUR LE NUCLÉAIRE

Le chef de la diplomatie pakistanaise a également déclaré que les deux pays avaient convenu d'accélérer l'examen de demandes pakistanaises en équipement militaire et Clinton a ajouté qu'ils travailleraient à la mise au point d'un ensemble pluriannuel de mesures portant sur la sécurité.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a salué la coopération accrue du Pakistan dans la guerre en Afghanistan, dont la récente arrestation du numéro deux des taliban Abdul Ghani Baradar.

En public, les deux parties cherchent à présenter un front uni mais les discussions à huis clos s'annoncent délicates sur plusieurs sujets, notamment sur la poursuite des offensives contre les taliban et la coopération nucléaire civile.

Islamabad recherche dans ce dernier domaine un accord comparable à celui que son grand rival indien a finalement passé avec Washington, ce à quoi les Américains sont très réticents.

"Ce qui est bon pour l'Inde devrait être bon pour le Pakistan", a souligné Salman Bashir, secrétaire d'Etat pakistanais chargé des Affaires étrangères.

Si la délégation pakistanaise est officiellement menée par le ministre des Affaires étrangères, les entretiens devraient souligner le rôle prépondérant de l'armée et de son chef d'état-major, Ashfaq Kayani, qui a, selon des analystes, fixé lui-même l'agenda des sujets à aborder.

Bien que le Pakistan soit retourné à un régime civil avec la démission en 2008 du président Pervez Musharraf, l'armée n'a pas renoncé à son contrôle sur les questions de sécurité, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Inde ou l'Afghanistan et les liens militaires avec les Etats-Unis.

Pour préparer la rencontre, Kayani a multiplié les entretiens avec des responsables américains, parmi lesquels Robert Gates, le chef d'état-major interarmées, le général Mike Mullen, et le chef du Commandement central américain, le général David Petraeus.

Avant la rencontre le Pakistan a soumis une "liste de souhaits" avec pour objectif d'étendre la coopération militaire et économique entre Washington et Islamabad, a-t-on indiqué de sources autorisées américaine et pakistanaise.

Dans ce document de 56 pages, le Pakistan réclame un meilleur partage des renseignements et l'obtention d'hélicoptères de combat et de drones afin d'intensifier la lutte contre les résistants. Islamabad souhaite également une augmentation de l'aide économique.

Sue Pleming

(Reuters)

Avec Deborah Charles, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français,

édité par Gilles Trequesser

http://www.challenges.fr/actualites/asie/20100324.REU9892/washington_et_islamabad_ouvrent_un_dialogue_strategique.html?xtor=RSS-25


1-2 Le Pakistan refuse d'expulser les talibans afghans de son territoire.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est rendu au Pakistan hier pour une visite inopinée durant laquelle il espérait convaincre cet allié des États-Unis d'éliminer tous les islamistes présents sur son sol, dont les talibans afghans. Islamabad a cependant exclu cette perspective, l'armée devant consolider les positions reprises aux résistants ces derniers mois.
Ces derniers mois, l'armée a lancé de vastes offensives contre les résistants talibans actifs sur son sol. Islamabad refuse en revanche de combattre les islamistes afghans basés dans des enclaves frontalières d'où ils lancent leurs attaques contre les troupes occidentales en Afghanistan.

Le Pakistan explique avoir déjà suffisamment à faire avec ses propres activistes et ne pas être en mesure d'opérer sur trop de fronts à la fois.
Mais les analystes estiment qu'Islamabad cherche à utiliser les talibans comme rempart à une montée de l'influence indienne en Afghanistan et à préserver de potentiels alliés si les forces américaines quittaient le pays et le laissaient, ce que de nombreux Pakistanais craignent, dans une situation de chaos.
Robert Gates a tenté de dissiper le «déficit de confiance» qui s'est instillé entre les deux pays et a expliqué à la presse pakistanaise que les États-Unis souhaitent faire table rase des griefs du passé. Selon des propos qui lui sont attribués, Gates a assuré Islamabad de la constance de l'engagement de Washington dans un partenariat stratégique avec le Pakistan, dont les États-Unis sont le premier bailleur de fonds.
Ils lui ont apporté 15 milliards d'aide, y compris pour la sécurité, depuis qu'Islamabad s'est engagé dans la «guerre mondiale contre le terrorisme» décrétée par l'ancien président George Bush après les attentats du 11 septembre 2001.
Aux responsables politiques et militaires qu'il doit rencontrer durant sa visite de deux jours, Robert Gates devrait expliquer la stratégie adoptée par Washington dans la région.
Barack Obama a décidé d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan et ce déploiement fait redouter aux Pakistanais que le conflit ne s'étende sur leur territoire, où les frappes de drones américains contre des activistes provoquent déjà la colère des populations.
«Le principal objet de ma visite consiste à discuter de la stratégie afghane et à donner de nouvelles assurances aux Pakistanais sur le fait que nous sommes là pour longtemps et entendons continuer à être leur partenaire dans un avenir lointain», a-t-il dit.
Mais il a également évoqué des questions plus épineuses, notamment les démonstrations d'anti-américanisme se traduisant par «des problèmes avec nos visas et le harcèlement de notre population». Des responsables américains ont déploré le mois dernier des retards dans la délivrance de visas pour des centaines de personnes, mais l'ambassadeur des États-Unis au Pakistan a affirmé qu'il n'y avait rien d'intentionnel.

Agence France-Presse  

22 janvier 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/281531/pakistan-islamabad-refuse-d-expulser-les-talibans-afghans-de-son-territoire


1-3 Drones de guerre au Pakistan.

Dans la foulée du renforcement de la présence américaine en Afghanistan, Washington a décidé d’étendre les frappes des avions téléguidés sur le territoire pakistanais.

Une décision qui passe mal sur place

24-12-09

Puis, une fois le travail accompli au Waziristan, les agents ont pu rentrer chez eux, en quittant le quartier général de la CIA, à Langley, dans la banlieue de Washington. Leur seul risque était de se retrouver pris dans les embouteillages qui engorgent la région. C’est la dernière opération en date menée par la CIA dans le cadre d’un programme clandestin d’élimination des membres d’Al-Qaida, des talibans et de leurs alliés, à l’aide de missiles Hellfire tirés par des drones de combat Predator, lesquels sont téléguidés depuis des bureaux situés à l’autre bout de la planète.

La Maison-Blanche a autorisé la CIA à développer son programme et à déployer davantage de drones armés dans les Zones tribales, au Pakistan, tout décidant d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Les autorités américaines négocient avec leurs homologues pakistanais quant à la possibilité de procéder pour la première fois à des frappes au Baloutchistan. Une intervention qui pourrait susciter la controverse, car elle concerne une région située hors des Zones tribales. Les drones sont sans doute l’un des secrets les moins bien gardés du Pentagone. Toutefois, dans le milieu de la lutte antiterroriste, on se félicite discrètement du succès retentissant de leur utilisation. Reste qu’en dépit d’une coopération étroite avec les services de renseignements pakistanais, le programme suscite la colère de l’opinion publique au Pakistan.

L’ire de la population pakistanaise est liée essentiellement à des articles fragmentaires parus dans la presse. Ceux-ci parlent de plusieurs centaines de victimes civiles. Des chiffres très éloignés de la réalité, estime un responsable du gouvernement qui a accepté de s’exprimer sous couvert d’anonymat.

En moins de deux ans, “plus de 400” combattants ennemis ont été tués par le tir d’environ 80 missiles à partir de drones, affirme-t-il. En revanche, les dommages collatéraux sont, selon lui, nettement moins importants. “Les pertes civiles dépassent à peine la vingtaine de morts. Il s’agit de personnes qui, soit se trouvaient aux côtés de terroristes de haut rang, soit étaient présentes dans les installations utilisées par les terroristes.” Tom Parker, chargé des questions de lutte antiterroriste à Amnesty International, considère cette estimation “peu probable”, et rappelle que les pertes civiles lors de guerres précédentes se sont toujours avérées sous-évaluées.

Mais le programme des drones bénéficie du soutien des deux grands partis au Congrès et a déjà été renforcé par le gouvernement Obama en janvier. Il y a eu plus d’attaques de drones sous la présidence d’Obama que sous celle de George W. Bush. Le programme fait l’objet d’un consensus au sein de la classe politique, pour son côté antiseptique, high-tech et secret, ce qui fait oublier son caractère radical. Pour la première fois dans l’Histoire, un service de renseignement civil utilise des robots pour mener à bien une mission militaire et tuer des gens dans un pays où, officiellement, les Etats-Unis ne sont pas en guerre. La CIA fait figure de pionnière de la guerre des drones au Pakistan, tout comme l’armée de l’air américaine en Irak et en Afghanistan. Cela devrait amener la communauté internationale à se poser des questions d’ordre légal, moral et politique, estime le spécialiste P. W. Singer, expert à la Brookings Institution. Sur les 44 pays qui disposent d’avions sans pilote, seuls les Etats-Unis et Israël s’en sont servis pour des frappes, mais ce nombre devrait augmenter.

http://www.courrierinternational.com/article/2009/12/04/drones-de-guerre-au-pakistan


1-4  Le Pakistan, maillon faible du cercle des Etats nucléaires ?

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis craignent que du matériel nucléaire puisse tomber entre de mauvaises mains, (…) notamment au Pakistan.

Avant d'ouvrir le sommet sur la sécurité nucléaire, ce lundi à Washington, Barack Obama a donné le ton. "Ce sommet a pour but principal de mettre la communauté internationale sur la voie d'une maîtrise du matériel nucléaire" alors que "nous savons que des organisations comme Al-Qaeda sont en train d'essayer d'obtenir une arme nucléaire, une arme de destruction massive qu'elles n'auront aucun scrupule à utiliser".

Un responsable ‘anti-terroriste américain’, sous couvert d'anonymat, estime cependant qu' "à ce stade, ces organisations ne semblent pas avoir fait beaucoup de progrès.

Développer une bombe nucléaire requiert un processus sophistiqué que Al-Qaeda ne maîtrise visiblement pas". "Il serait beaucoup plus probable qu'un groupe terroriste cherche à acheter ou voler des armes nucléaires", estime Dan Byman, expert à l'institut Brookings.

Il existe quelque 1600 tonnes d'uranium hautement enrichi et 500 tonnes de plutonium dans le monde, soit suffisamment pour fabriquer 120.000 bombes nucléaires.

Or leur accès n'est pas toujours suffisamment sécurisé. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a recensé une quinzaine de cas de trafic d'uranium enrichi ou de plutonium entre 1993 et 2008, notamment dans l'ex-bloc soviétique.

Les Etats-Unis craignent que cette prolifération de matériel nucléaire passe en particulier par des Etats comme la Corée du Nord ou le Pakistan, dont les services secrets sont soupçonnés de soutenir les Talibans et Al-Qaeda. Le Pakistan est aujourd'hui l'une des plus grandes sources d'inquiétude pour la sûreté nucléaire, selon une étude menée par la Kennedy School of Government de l'Université de Harvard.

Le Pakistan a vendu des technologies à l'Iran, la Corée du Nord, la Libye...

Il était déjà le plus important proliférateur de la planète...

En 2004, le père de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, considéré comme un héros national dans son pays, avait expliqué à la télévision avoir vendu de la technologie, des équipements et du savoir-faire à l'Iran, la Corée du Nord et la Libye dans les années 1990.

Mais l'arme pakistanaise, conçue comme une force de dissuasion face à l'Inde, son rival historique, également nucléaire, pourrait-elle cette fois tomber aux mains des taliban et d'Al-Qaeda?

Les Etats-Unis s'inquiètent de la course à l'armement menée par les deux géants voisins, et du flou qui entoure les infrastructures pakistanaises. Infrastructures qui feraient d'ailleurs l'objet d'attaques: d'après un article publié en 2009 par l'Académie militaire américaine de West Point, des militants islamistes proches d'Al-Qaeda ont attaqué ces dernières années trois de ces installations.

Quel dispositif de sécurité?

Les autorités d'Islamabad se veulent rassurantes. Le Premier ministre Yousuf Raza Gilani a qualifié son pays de "puissance nucléaire responsable". Le dirigeant du seul pays musulman au monde qui soit une puissance atomique déclarée, pays sur lequel comptent les Etats-Unis pour combattre l'islamisme radical dans la région, participe au sommet nucléaire de Washington.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi a par ailleurs affirmé que le Pakistan avait donné des précisions aux Etats-Unis sur les dispositifs de sécurité "de première classe" qui protègent l'arsenal nucléaire d'Islamabad.

Notre envoyée spéciale, en 2009, décrivait les précautions prises par Islamabad: "Non seulement les armes sont réparties sur une dizaine de sites secrets et ultra protégés, mais elles sont conçues en kit. Les engins sont entreposés à l'écart de leurs vecteurs, et les cœurs de matière fissile sont séparés des armes.

Toute manipulation suppose l'accord d'au moins deux personnes tout au long de la chaîne de commandement. Et la procédure d'activation comprend un double système de codage permettant, d'une part, d'authentifier le donneur d'ordre, d'autre part, d'activer l'arme."

Méfiants, les Etats-Unis auraient discrètement mis en place un commando d'élite susceptible de se rendre rapidement au Pakistan pour tenter de sécuriser l'arsenal nucléaire d'Islamabad si le gouvernement venait à se désintégrer ou à être affaibli.(…)

LExpress.fr

13 avril 2010 à 15h22

http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/international/le-pakistan-maillon-faible-du-cercle-des-etats-nucleaires/article-1194714262917.htm


1-5 Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.  

Extrait

Dans une lettre, à l'adresse du président du conseil de sécurité, du secrétaire général de l'ONU et du président de l'Assemblée générale, l'ambassadeur permanent de la RII, à l'ONU, a considéré les Etats-Unis comme une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales qui portent atteinte à la crédibilité du TNP. …

L'ambassadeur iranien, auprès de l'ONU, a présenté, dans sa lettre, les cas de violations des Conventions internationales et des principes régissant la non prolifération, avant de demander au Conseil de sécurité et aux autres organes onusiens de déclarer leur opposition sérieuse à de telles politiques nucléaires contradictoires et à la menace d'attaque nucléaire d'un pays qui est dépourvu d'arme nucléaire et qui est signataire du TNP.

Dans une partie de cette lettre remise, mardi, au Conseil de sécurité et publiée comme document officiel, il est écrit: "Le gouvernement américain a publié, le 6 avril 2010, son rapport sur l'examen de ses positions nucléaires dit "NPR Nuclear Posture Review." Ce document qui est la base de la stratégie et de la politique nucléaire des Etats-Unis contient divers points, comme les allégations sans fondement contre le programme nucléaire de l'Iran. …

Washington a menacé d'attaque nucléaire un pays qui en est dépourvu et qui est signataire du TNP. Et de telles prises de positions prouvent, une nouvelle fois, l'approche militaire des autorités américaines, dans différentes questions, et la menace nucléaire ne peut certainement pas être une bonne solution pour le règlement de ces questions. Khazai ajoute, dans sa lettre, que la RII, en tant que victime des armes de destruction massive, s'est engagé, sérieusement,  au cours de ces dernières années, à  oeuvrer à l'instauration d'un monde dénucléarisé. Cet engagement ne se limite pas à la parole, mais s'attache, en pratique, à appliquer, totalement, le TNP, la Convention des armes biologiques et les Conventions des armes chimiques. En outre, la RII rejette le développement, le stockage et l'usage des armes nucléaires, conformément à son éthique et à ses principes religieux, et ses activités nucléaires sont et resteront toujours pacifiques. 40 après l'application du TNP et alors que les autorités américaines prétendent déployer des efforts, dans la voie de la non prolifération des armes nucléaires, nous devons rappeler que les Etats-Unis  sont le seul pays à avoir utilisé l'arme nucléaire, à Hiroshima et Nagasaki,  tuant 200.000 êtres humains, et  ont, dans un acte illicite, menacé un pays signataire du TNP et dépourvu d'arme nucléaire d'attaque nucléaire,  élaborant leurs plans militaires sur cette base. Khazai a précisé que les membres du TNP, non seulement, ne doivent pas ignorer de tels chantages nucléaires, au 21ème siècle, et les tolérer, mais encore, ils doivent prendre des mesures drastiques pour l'anéantissement totale des armes nucléaires, en tant que seule garantie contre l'usage ou la menace de l'usage de ces armes. A ce propos, l'ONU et les organes concernés doivent faire front à la menace de l'usage de l'arme nucléaire.

15/04

http://french.irib.ir/


1-6  Philip Giralda : Les États-Unis "Etat voyou & sans scrupules".

Bien que nulle part dans le monde les États-Unis ne soient face à un ennemi capable de s'opposer à eux sur le champ de bataille, le budget de la Defense de 2011 sera augmenté de 7,1 pour cent par rapport au niveau actuel. Une grande partie des nouvelles dépenses iront dans des drones, la dernière contribution des USA à la civilisation occidentale, capable de surveiller de grandes surfaces de terrain et de délivrer la mort depuis le ciel. C'est une vision de la guerre typiquement zunienne, avec un « pilote » assis à un bureau à l’autre bout du monde, capable de détruire une cible tout en bas en appuyant sur un bouton. Hygiénique et automatique, c'est un peu comme un jeu vidéo, sans nettoyage salissant après. Diffusé récemment, le Bilan Quadriennal de la Defense des États-Unis fait état de la manière dont le Pentagone développera une nouvelle génération de supers drones pouvant rester très longtemps en l'air pour frapper n'importe où et à tout moment dans le monde, afin de tuer ses ennemis. Certains supers drones pourront voler à des vitesses supersoniques et d'autres seront assez grands pour transporter des armes nucléaires. Conçus pour la Marine, quelques-uns de ces nouveaux drones seront capables de décoller des porte-avions pour étendre la puissance zunienne même aux points chauds les plus lointains. Les drones sont particulièrement estimés par les décideurs car ils n’ont pas d’équipage, peuvent voler au ras du sol et violer « accidentellement » l'espace aérien de quelqu'un sans que ça n’aboutisse nécessairement à un incident diplomatique.

      L'une des raisons majeures pour lesquelles les États-Unis sont devenus l'empire du mal est dans l’adoption des drones comme arme de choix de Washington pour ses assassinats internationaux. Les drones constituent le poing déployé de ce qui se référait d’habitude à la Doctrine Bush. En vertu de la Doctrine Bush, Washington prétend avoir le droit d'user de sa force militaire préventive à tout moment contre quiconque dans le monde, à partir du moment où la Maison Blanche détermine que cette action peut être interprétée comme une defense des États-Unis. Le vice président Dick Cheney a défini la politique en termes de pourcentage, affirmant que, si une évolution quelque part dans le monde avait 1% de chance de mettre les Zuniens en danger, le gouvernement des États-Unis était tenu d'agir. Il convient de noter que le président Barack Obama n'a renié ni la Doctrine Bush, ni la résolution du 1% de Dick Cheney, et a même été jusqu'à prétendre que les États-Unis font des « guerres justes, » approuvées par le christianisme, une position contestée entre autres par le pape Benoît XVI. Loin d’éviter la guerre et le massacre, le nombre et l'intensité des attaques de drones ont augmenté sous Obama, tout comme le nombre de victimes civiles, auquel fait allusion le splendide euphémisme non ensanglanté de « dommages collatéraux. »

 

      Des drones tuent en ce moment des gens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Il convient de noter que les États-Unis ne sont pas en guerre contre tous ces pays. Dans un monde sain d'esprit cela devrait impliquer l’illégalité de ces meurtres en vertu tant du droit international que de la Constitution zunienne. Pour rendre difficile aux Zuniens de partir en guerre, les pères fondateurs des États-Unis se sont servis de contraintes constitutionnelles qui exigent du Congrès une déclaration de guerre. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Les États-Unis sont embringués dans une guerre quasi continue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais la plus récente déclaration de guerre véritable fut celle du 8 décembre 1941. Et puis il y a les opérations spéciales et clandestines qui couvrent le monde. À part Israël, aucun autre pays du monde n'a une politique avouée ouvertement d’agissements meurtriers contre des gens. On pourrait penser qu’en conséquence la communauté internationale regarderait en parias à la fois Tel Aviv et Washington, mais la peur de froisser la seule superpuissance du monde et son principal État satellite fait avorter la plupart des critiques. Les nations se sont en majorité résignées à laisser agir comme ils leur plaisent les équipes d'assassins et les drones armés des feux de l’enfer. Si l'Iran utilisait des drones et faisait la peau de ses ennemis en des lieux comme Dubaï, vous pourriez être sûr que la réaction serait vraiment différente.

      Et ça ne s'arrête pas là. Eric Holder, l’Attorney Général (ministre de la Justice) d’Obama a en réalité bloqué toute enquête sur le recours à la torture des fonctionnaires zuniens, majoritairement de la CIA. L'administration prétend avoir cessé la pratique, mais a déclaré que personne ne sera puni pour avoir obéi à l’ordre de soumettre des prisonniers à la torture de la noyade, un argument qui était inacceptable au procès de Nuremberg en 1946 et qui ne devrait pas être acceptable maintenant. Les États-Unis sont signataires de l'accord international sur la torture et il y a aussi des lois fédérales et locales qui interdisent soit de la pratiquer, soit de la permettre. C’est pourquoi la décision du pouvoir consiste essentiellement à ignorer les crimes graves qui ont été commis contre des individus qui, dans de nombreux cas, étaient à la fois sans defense et totalement innocent. Ça ignore aussi la participation des juristes du ministère de la Justice et des médecins de la CIA dans le processus, une participation que beaucoup auraient considéré à la fois immorale et contraire à l'éthique. Pire que tout, ça permet de laisser s’échapper de vrais criminels de guerre, des gens comme George Tenet et ceux de la Maison Blanche qui ont approuvé cette pratique. Tenet, on s'en souvient, a reçu la Médaille présidentielle de la liberté et un contrat d’avocat de 4 millions de dollars. Il enseigne toujours à l’université Georgetown. Les juristes du ministère de la Justice, John Yoo et Jay Bybee, qui ont fabriqué l'argumentation juridique de la torture, sont maintenant respectivement professeur titulaire à Berkeley et juge à la Cour d'appel fédérale. On suppose que les véritables tortionnaires de la CIA seront toujours employés par le gouvernement fédéral ou bénéficieront d'une retraite confortable. Voilà pour le devoir de rendre des comptes pour les crimes de guerre sous le président Obama.

      Enfin, il y a l'assassinat. Le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement intérieur, a fait remarquer lors d'un briefing au Congrès que les États-Unis se réservent le droit de tuer leurs citoyens à l'étranger quand ils sont « impliqués » activement dans des groupes considérés comme terroristes. L’implication est naturellement une expression très mouvante procurant une liberté maximum à ceux qui cherchent à faire un cas de l'exécution sommaire. Une liste de cibles implique une sorte de processus propre dans lequel un fonctionnaire du gouvernement prend une décision qui doit être basée sur des directives, mais elle ne permet pas à l'accusé de rejeter ou de contester la preuve contre lui. Il convient de noter également que personne au Congrès n’a objecté devant la déclaration de Blair, et que les médias n’ont guère signalé l'affaire. Ce qui suggère que la tolérance envers l’activité illégale et immorale imprègne désormais l’establishment. Comme l’a commenté Bruce Fein, l’ancien procureur général adjoint de Reagan, le pouvoir de suspendre les droits constitutionnels de quelqu’un à l'étranger peut être étendu à quiconque aux États-Unis. Il suffit de le déclarer combattant ennemi en vertu des clauses de la loi sur les commissions militaires. Bien que c’était un citoyen zunien, Jose Padilla a été démis de son droit constitutionnel en un procès équitable, et a été arrêté à Chicago, pas à l'étranger. Pouvons-nous anticiper les exécutions extrajudiciaires de citoyens zuniens aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ? Bien sûr que nous le pouvons.

      Trois chances et vous êtes fini, M. Obama. Votre régime tolère le meurtre préventif et le tir de missiles contre des habitants de pays qui ne sont pas en guerre avec lui, laisse en liberté les tortionnaires et ceux qui permettent la torture, et prétend avoir le droit d'assassiner ses propres citoyens partout dans le monde sur la base de preuves secrètes. Ronald Reagan a autrefois décrit sa vision des États-Unis comme une ville brillante sur une colline. Ces dix dernières années, la ville brillante est devenue l’États Voyou absolu, glorifié par la puissance et l'orgueil en dépit des signes visibles de déclin et de l’avancée inexorable vers une chute catastrophique.

Philip Giralda,

Philip Giralda, Ancien officier de la CIA, Philip Giraldi est aujourd’hui conseiller de rédaction à l’American Conservative et associé à l’American Conservative Defense Alliance.

Antiwar.com.

11 mars 2010

Original : original.antiwar.com/giraldi/2010/03/10/the-rogue-nation/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-voyou-par-...



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Rassemblement ‘Contre La Guerre’.

Troupes étasuniennes en tête, les forces de l' OTAN sont actuellement engagées dans des guerres offensives contre les peuples d'Afghanistan, d'Irak et du Pakistan.

En février 2010 quinze mille soldats USA/OTAN se sont engagés dans une offensive majeure contre les Résistants en Afghanistan.

Le bilan: 15 000 soldats, principalement US, pour venir à bout de 30 Résistants et 12 civils tués par erreur. (sic!). Ces chiffres sont là preuve que le vrai but des USA/OTAN est de contrôler le pays où de gros intérêts énergétiques et financiers sont en jeux.

Les États Unis comptent actuellement 700 bases militaires répandues dans le monde et 6000 bases sur le sol USA et ses territoires d’outre-mer.

Les dépenses militaires USA s'élèvent à $700 milliards par an, la moitié des dépenses militaires du globe et beaucoup plus que les dépenses combinées de l'Europe, la China, la Russie, l'Iran, le Pakistan, la Corée du Nord et le Venezuela.

Cette année le gouvernement Obama a dépensé des milliards pour envoyer les Marines s'emparer d'Haïti tout en empêchant l'arrivée des premiers secours aux victimes du tremblement de terre y compris l'arrivage des tentes de survie destinées à une population totalement dépourvue de vivres et d'abris.

Même avant son investiture, Barak Obama par son silence, s'est rendu complice d'Israël - gendarme nucléarisé des intérêts USA au moyen orient - quand celle-ci à envahi Gaza en se livrant à des crimes contre l'humanité. Ce silence est peut être le plus flagrant exemple du vrai rôle de Barak Obama: sauver, avec le sourire, un capitalisme mis à mal par les méthodes impopulaires de G.W.Bush.

Aux États Unis, tandis que des milliards sont dépensés pour sauver les banques et que la guerre se chiffre aux environs de 730.000.000.000€ (http://www.costofwar.com), le tout venant de l'argent de contribuables:

Plus de 2,8 millions de personnes ont perdu leurs maisons,

Il y plus de 17 millions de personnes privées d'emploi,

Une assurance maladie universelle est toujours inexistante,

Et les jeunes femmes et hommes qui s'inscrivent au service militaire pour échapper aux ghettos, pour gagner de quoi faire des études ou, tout simplement, pour obtenir une assurance maladie, finissent trop souvent par se faire tuer ou reviennent handicapés des guerres faites par et contre les peuples pour les intérêts d'une infime minorité de profiteurs.

Le Révérend Martin Luther King a dit: "le temps arrive où rester silencieux est une trahison". Ce après quoi il a condamné la guerre du Vietnam et le système qui l'a perpétrée. Aujourd'hui les Américains Contre la Guerre - France, suivent l'exemple du Pasteur en disant Non à la guerre, Non à l'Otan. Paris, Avril, 2010.


Les Américains Contre la Guerre-France.

Les Américains Contre la Guerre organisent un rassemblement pour dire non à la guerre le samedi 24 avril 2010 de 15h à 17h,

Place St. Michel, metro / RER St. Michel.

aawfrance.org


Cout de la guerre contre les peuples d'Afghanistan, d'Irak:
~730.000.000.000€(
http://www.costofwar.com)

 aawfrance@gmaol.com aawfrance.org

Source : message reçu des organisateurs le 20 avril 20h
Source : liste de diffusion
Anticolonial, reçu le 20 avril 19h
Source :
http://www.aawfrance.org/

http://www.demosphere.eu/node/18643


2-2 Frédéric Bobin : ‘’Moment de gloire"…
nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Moment de gloire", s'est réjoui l'éditorial du quotidien The News. "Un jour historique dans l'histoire parlementaire du Pakistan", a applaudi The Dawn.

La presse pakistanaise a rivalisé d'emphase, vendredi 9 avril, au lendemain de l'adoption par l'Assemblée nationale d'une révision constitutionnelle réintroduisant le régime parlementaire au Pakistan.

Cette réforme de la Constitution, qui vise à abroger les éléments de présidentialisme introduits par l'ex-président Pervez Musharraf après son coup d'Etat de 1999, a été entérinée à l'unanimité des députés - un moment politique exceptionnel dans l'histoire de la jeune démocratie pakistanaise.

Les deux principaux mouvements du pays, le Parti du peuple pakistanais (PPP) - le parti du clan Bhutto au pouvoir - et la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) ont su surmonter leur antagonisme rituel pour mener de conserve cette refonte institutionnelle. Le président Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto (assassinée fin 2007), aura toutefois essayé de résister aussi longtemps que possible à la pression exercée par l'opposition afin de revenir à la Constitution parlementaire de 1973. Il a finalement cédé, après dix-huit mois de manoeuvres dilatoires.

Hantés par la mémoire des régimes militaires, qui ont dirigé le pays plus de la moitié de l'histoire du Pakistan indépendant, les députés ont tenu à réduire les pouvoirs du président au profit du premier ministre.

En vertu de la réforme, le chef de l'Etat ne pourra dissoudre le Parlement que sur l'avis du premier ministre ou, à défaut, si une motion de censure est votée contre le gouvernement. D'autre part, il ne pourra nommer les chefs des corps d'armée qu'après avoir consulté le premier ministre. Enfin, il ne maîtrisera plus seul la nomination des juges à la Cour suprême, désormais du ressort d'une commission où les magistrats seront présents en force.

Cette réécriture de la Loi fondamentale consacre l'affaiblissement de la stature du président Zardari. Déjà mis à mal par les accusations de corruption lancées contre lui et ses proches, le chef de l'Etat voit désormais ses prérogatives constitutionnelles sévèrement corsetées.

A l'inverse, le premier ministre Yousouf Gilani, une personnalité consensuelle respectée par l'armée et l'opposition, tend à s'imposer comme l'homme fort du régime.

Redistribution des rôles

Les analystes demeurent toutefois prudents sur cette redistribution des rôles.

En sa qualité de patron du PPP et titulaire du sceptre de la dynastie des Bhutto, le président Zardari continuera d'exercer une influence considérable. Et il disposera des moyens pour éviter que M. Gilani, issu du même parti, ne s'affranchisse trop de sa tutelle. "Celui qui commande le PPP continuera de contrôler le gouvernement", souligne Imtiaz Gul, le directeur du Center for Research and Security Studies (CRSS), basé à Islamabad.

Ce recadrage en cours du système politique s'opère sous l'oeil vigilant des Etats-Unis, dont la principale préoccupation est qu'il ne nuise pas à l'efficacité de la lutte contre les résistants pakistanais et afghans. Washington s'est fait une raison de l'affaiblissement de M. Zardari après avoir tenté de le pousser à rétablir l'ascendant du pouvoir civil sur une armée suspectée de soutenir en sous-main les groupes résistants opérant à la frontière avec l'Afghanistan.

Cette opération a échoué. Le général Ashraf Kayani, le chef d'état-major, a même réussi à redorer le blason d'une institution éclaboussée par la fin de règne calamiteuse de l'ex-président Musharraf (1999-2008). L'armée demeure le principal acteur dictant la politique étrangère et de sécurité du pays, notamment sur les trois dossiers stratégiques du nucléaire, de l'Inde et de l'Afghanistan.

Frédéric Bobin

Article paru dans l'édition du 11.04.10

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/04/10/pakistan-pouvoirs-accrus-pour-le-premier-ministre_1331625_3210.html#xtor=AL-32280184


2-3 L'Inde propose au Pakistan un dialogue sous condition. 

L'Inde relancera le dialogue avec le Pakistan si Islamabad met en œuvre des mesures réelles pour punir les terroristes ayant organisé les attentats de Bombay, a annoncé mardi le chef du gouvernement indien Manmohan Singh lors d'une conférence de presse à Washington. 
"Nous attendons que le Pakistan entreprenne au minimum des démarches réelles pour traduire en justice les responsables des crimes horribles perpétrés le 26 novembre 2008. S'il le fait, nous serons heureux de relancer le dialogue et de discuter de tout", a-t-il indiqué aux journalistes.
Les rapports indo-pakistanais sont tendus depuis l'attaque terroriste contre Bombay, capitale économique de l'Inde. D'après l'enquête indienne, cette attaque a été préparée par le groupement Lashkar-e-Taïba, basé au Pakistan.
En décembre 2008, New-Delhi avait remis aux Pakistanais une liste comportant les noms de 40 personnes soupçonnées de terrorisme, exigeant de mettre un terme aux activités des groupes terroristes opérant depuis le territoire pakistanais. Islamabad a refusé de les extrader, promettant en revanche de mener sa propre enquête.
En février dernier, la secrétaire indienne aux Affaires étrangères Nirupama Rao et son homologue pakistanais Salman Bashir se sont réunis dans la capitale indienne afin de renouer des relations officielles entre les deux pays. New Delhi avait de nouveau exhorté Islamabad à punir les terroristes et a posé cette demande comme préalable à la reprise du dialogue.
Le chef du gouvernement indien Manmohan Singh s'est rendu aux Etats-Unis afin d'assister au sommet sur la sécurité nucléaire qui s'est ténu les 12 et 13 avril à Washington.

14/04

http://fr.rian.ru


2-4 irinnews : De nouveaux déplacements de population pèsent sur les maigres ressources.

Dans le nord-ouest du Pakistan, de nouveaux déplacements de population civile dus aux affrontements qui opposent les Talibans aux soldats du gouvernement soutenus par les Usa risquent d’aggraver la situation des populations déjà déplacées et de grever davantage les ressources humanitaires disponibles, selon les travailleurs humanitaires.
Il a été rapporté que les habitants de Kala Dhaka, une région située à Mansehra, dans la Province de la frontière du Nord-Ouest (PFNO), fuyaient pour gagner la ville de Mansehra ; en outre, les affrontements se seraient intensifiés dans l’agence d’Orakzai, dans les Régions tribales sous administration fédérale (FATA), également dans le nord-ouest du Pakistan.
« C’est mieux pour nous de partir maintenant, pendant que nous sommes encore en sécurité. Ici, les routes sont difficilement praticables et j’ai entendu d’horribles histoires de gens coincés à Swat après le début des affrontements », a raconté Afsar Khan, 40 ans, qui a quitté Kala Dhaka pour emmener sa famille de huit personnes chez son frère, à Mansehra.
« La situation est devenue très tendue chez nous et les gens disent que les Talibans ont installé leurs repaires à plusieurs endroits », a dit M. Khan.
« On nous a rapporté que Kala Dhaka était devenue la nouvelle base d’opérations des Talibans de Swat », a confirmé Malik Naveed Khan, chef des forces de police de la PFNO.
Si le ministre pakistanais de l’Intérieur a déclaré que les civils ne seraient pas touchés par les opérations menées dans la région, sur place, les populations ne sont pas convaincues.
« Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait ce genre de promesses. S’il y a des bombardements, comment les gens peuvent-ils être en sécurité ? », a demandé Ashfaque Yusufzai à IRIN. Venu à Mansehra pour s’enquérir des loyers qui y sont pratiqués, a-t-il dit, il envisage d’y installer sa famille « pour que les enfants soient au moins en sécurité ».
« Il y a une véritable panique. Les gens savent que les Talibans sont parmi nous et qu’à cause de cela, nous allons être la cible de tirs et de grenades », a indiqué M. Yusufzai. M. Yusufzai s’estime chanceux, a-t-il expliqué, de pouvoir faire partir sa famille : « Les personnes très pauvres sont plus mal loties : elles ne peuvent même pas envisager de partir », a-t-il ajouté.
Des craintes concernant les financements

Selon le bulletin humanitaire du 2 avril, publié par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Pakistan, 35 185 familles (soit près de 200 000 personnes) sont inscrites en tant que personnes déplacées dans les régions d’Hangu et de Kohat, dans la PFNO ; 71 pour cent d’entre elles viennent d’Orakzai et 29 pour cent, de l’agence de Kurram, dans les FATA.
La menace de nouveaux déplacements de population est au cœur de préoccupations concernant les financements humanitaires. Martin Mogwanja, Coordinateur humanitaire des Nations Unies au Pakistan, a ainsi déclaré à la presse, à Islamabad, le 12 avril, que certains projets humanitaires risquaient d’être suspendus.
Un appel de fonds a en effet été lancé en février pour obtenir 537 millions de dollars, destinés à nourrir et aider plus d’un million de personnes déplacées par le conflit dans le nord-ouest du Pakistan, mais à ce jour, seuls 106 millions ont été versés par les bailleurs.
« La réaction de la communauté internationale à cet appel est insuffisante », a dit M. Mogwanja. « Les acteurs humanitaires qui répondent aux besoins des populations s’inquiètent à la perspective que certains projets soient suspendus faute de fonds ».
Si la plupart des déplacés ont été hébergés par des familles d’accueil, dans bien des cas, leur situation est extrêmement préoccupante. « Nous dépendons de la charité ; les gens qui nous accueillent chez eux souffrent également parce qu’ils ont des difficultés à nous nourrir et à nous garder chez eux, mais où pouvons-nous aller ? », a dit Mobeen Khan, de Bajaur, dans les FATA. Sa maison y a été « entièrement détruite » et M. Khan vit actuellement chez un cousin, à Mansehra.
« Nos hôtes se montrent bons et généreux envers nous », a dit M. Khan, ajoutant que l’afflux de nouvelles personnes déplacées posera de nouvelles difficultés pour tout le monde.

14 avril 2010 (IRIN) -

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=88812


2-5 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise.

Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise Abdul Qadeer Khan, soupçonné d'avoir transmis des secrets nucléaires à l'Irak et l'Iran, déclare un avocat du gouvernement.

La requête déposée par le gouvernement devant la Haute Cour de Lahore survient à deux jours de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre Etats-Unis et Pakistan, à l'occasion duquel Islamabad pourrait demander un accord sur le nucléaire civil similaire à celui conclu entre Washington et l'Inde.

"Nous demandons l'autorisation de voir le Dr (Abdul) Qadeer Khan et d'enquêter sur ce dossier, et aussi de l'empêcher de s'exprimer publiquement et de prendre contact avec quiconque", a déclaré l'avocat du gouvernement, Naveed Inayat Malik.

La Cour, après une audience préliminaire lundi, a ajourné ses débats à mercredi prochain.

Selon l'avocat de Khan, Ali Zafar, l'initiative du gouvernement n'est qu'une riposte à une requête judiciaire de son client, qui conteste les restrictions imposées par les autorités à ses déplacements. Pour Islamabad, ces restrictions visent uniquement à assurer la sécurité du savant atomiste.

Selon deux articles parus dans le Washington Post les 10 et 14 mars, l'expert nucléaire pakistanais a essayé d'aider l'Irak et l'Iran à produire des armes nucléaires, a précisé Malik. Ces contacts auraient été connus du gouvernement pakistanais. Khan comme Islamabad ont démenti les allégations contenues dans ces articles.

Khan a avoué lui-même, en février 2004, avoir transmis des informations et du matériel nucléaires à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Il avait été alors pardonné par le président d'alors, Pervez Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

Il a été libéré de cette assignation à résidence sur décision de la Haute Cour en février 2009.

A l'époque, le gouvernement pakistanais avait tenté d'apaiser les inquiétudes de Washington et de la communauté internationale en déclarant que le réseau de Khan avait été totalement démantelé et que le chercheur n'avait aucun accès au programme nucléaire du Pakistan.

Le Pakistan, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, a procédé à plusieurs essais nucléaires en 1998 mais on suppose qu'il disposait dès 1986 de la capacité de fabriquer des bombes atomiques.

Islamabad espère aborder la question d'un accord sur le nucléaire civil lors de son dialogue stratégique avec Washington qui doit débuter mercredi.

22 mars,



n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – Fin - Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.

n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – Fin  -  Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales. 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                  n° 46- 26-04

                                                  C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Le général McChrystal a décidé un retrait tactique près de la frontière du Pakistan.

3-2 Nicolas Chatal : Les talibans du Pakistan : entre insurrection et prise de pouvoir.

3-3 Pas de bons et mauvais talibans.

3-4 Mychkine : Qui possède les médias ?

4 Annexe

4-1 Sommet sur la sécurité nucléaire ou sur le commerce nucléaire ?

4-2 Le Pakistan sous influence.

Pakistan. - Généralités.

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Le général McChrystal a décidé un retrait tactique près de la frontière du Pakistan.

Le général McChrystal, commandant en chef des troupes de l'Otan et des forces américaines en Afghanistan, a décidé de retirer la compagnie qui contrôlait la vallée de Korengal, dans la province montagneuse de Kunar (nord-est du pays). Cette vallée perdue, au relief difficile, longue de 15 kilomètres, est peuplée de 4 500 Pachtouns pratiquant un islam ascétique. Située au nord de l'axe routier Kaboul-Djalalabad-Peshawar, elle a souvent servi de point de transit pour les résistants, venus des zones tribales pakistanaises, afin de combattre l'ennemi «infidèle» américain.

Les forces américaines s'y sont implantées à partir de l'année 2005, dans l'espoir d'y interrompre le flux de combattants et d'armes en provenance du Pakistan. Mais elles n'ont jamais réussi à se faire adopter par la population. Le magazine Time qualifia récemment Korengal de «vallée de la mort», parce que 42 soldats américains y ont été tués en l'espace de moins de cinq ans. «Il faut le reconnaître, notre présence dans la vallée a toujours irrité la population. Dans ces conditions, il était inutile d'insister», a confié Stanley McChrystal.

Le «retrait tactique» de Korengal s'inscrit dans la nouvelle stratégie de l'Otan, que son commandant en chef avait exposée à l'été 2009, deux mois après son arrivée dans le pays. Stratégie dont les deux piliers sont la «protection des populations» et la «reconquête du pays utile». L'état-major américain a estimé que les farouches tribus pachtounes de la vallée de Korengal ne voulaient ni des «bienfaits» de l'administration du gouvernement Karzaï, ni de la protection américaine qui allait avec. Comme cette région reculée ne fait pas partie du «pays utile» - à la différence des cultures vivrières de la riche vallée de la rivière Helmand (sud du pays) reconquises récemment par les troupes américaines et britanniques -, le général McChrystal a pensé que le jeu n'en valait plus la chandelle. «Cela ne me sert à rien d'aller faire la chasse aux résistants dans les déserts et les montagnes, nous avait confié le général en septembre dernier. Si je repère un groupe de dix résistants en vadrouille sur une crête, et que j'arrive à en tuer deux, quel sera mon résultat final? Je ne me retrouverai pas avec un groupe de huit résistants, mais bien plutôt de seize, car quatre cousins de chacune des victimes auront décidé, “par honneur”, de rejoindre la rébellion.»

Double stratégie

Les stratèges américains pensent désormais qu'il vaut mieux «tenir à 100% 60% du territoire afghan, que tenir à 60% 100% de la superficie du pays». En Afghanistan, seul le «croissant pachtoun» est en état d'insurrection, car les Tadjiks, les Ouzbeks et les Hazaras (chiites concentrés dans les régions ouest de Kaboul et très présents dans la capitale depuis la chute des résistants en novembre 2001) n'ont strictement rien contre les Américains. 

Le plan de McChrystal pour réduire la virulence de l'insurrection pachtoune repose sur une double stratégie, interne et externe. À l'intérieur du pays, il organise la reconquête des zones très peuplées et des grands axes de communication, pour ensuite en confier le contrôle à l'armée et à la police afghane - lesquelles n'ont toujours pas le niveau de professionnalisme et d'intégrité requis, au grand désespoir des formateurs de l'Otan. À l'extérieur, McChrystal s'appuie sur le chef de l'armée pakistanaise, le général Kayani, avec lequel il a réussi à nouer des liens de grande confiance.

Prochain test à Kandahar  

De fait, l'armée pakistanaise a considérablement accru ses efforts pour mater les résistants présents dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan et pour mieux contrôler la «ligne Durand», frontière dessinée par un gouverneur britannique à la fin du XIXe siècle, que les Pachtouns n'ont jamais acceptée, car elle divisait en deux cette vieille ethnie guerrière.

Évidemment, le «retrait tactique» américain de Korengal a été immédiatement instrumentalisé par les résistants, dans la guerre médiatique qu'ils mènent contre l'Otan et le gouvernement Karzaï. «C'est une grande victoire pour nous», a déclaré à l'AFP, par téléphone, un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid. En octobre dernier, après que le président Obama lui eut accordé un renfort de 30 000 soldats américains, le général McChrystal avait réclamé un «délai d'un an avant d'être jugé». L'opération de ratissage de la région de Kandahar, prévue pour le mois de juin, constituera le prochain «test-match» du commandant en chef.

Commentaire :

Petit article comique malgré lui par sa propagande naïve, j'imagine qu'il y a dû en avoir quelques uns de la même eau à la veille du retrait stratégique d'Algérie, et du Vietnam....

"Il faut le reconnaître, notre présence dans la vallée a toujours irrité la population." : joli euphémisme. La population adore être occupée, c'est bien connu.

"Protection des populations" ! Des bavures de l'Otan?

Reconquête du pays utile = la route du pipe-line ? Les bases militaires US?

Les Tadjiks, les Ouzbeks et les Hazaras n'ont strictement rien contre les Américains", évidemment, eux raffolent de l''occupation, sondage exclusif du Figaro, qui semble considérer les chefs de guerre criminels effectivement maintenu au pouvoir par la "coallition" occidentale comme représentant légitiùe de toute l'ethnie.

Pour le criminels reconnu Dostum (Ouzbek), actuel chef des armées afghanes, on peut relire avec intérêt l'appreciation de Human Right Watch en 2001 : cf http://www.rawa.org/na_fr.htm. Quant aux Hazaras, ils ont été "traditionnellement" persécutés par les autres communautés, pas uniquement les Taliban Pachtounes. A la chute du gouvernement socialiste en 1992, les troupes de Massoud faisaient bombarder les quartiers Hazaras de Kaboul.

"Évidemment, le «retrait tactique» américain a été immédiatement instrumentalisé par les résistants, dans la guerre médiatique qu'ils mènent contre l'Otan " : évidemment.

Nous ne ferions jamais ce genre de chose..

Do

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/15/01003-20100415ARTFIG00822-les-americains-evacuent-une-vallee-afghane-.php 


3-2 Nicolas Chatal : Les talibans du Pakistan : entre insurrection et prise de pouvoir.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

La République Islamique du Pakistan d’Asif Ali Zardari connaît depuis 2007 une crise sécuritaire d’envergure. Régulièrement, les forces de sécurité et les civils sont la cible d’attentats. Derrière ces tristes événements se trouve le mouvement des talibans du Pakistan. Nombre de journalistes et d’experts en sécurité débattent sur le réel pouvoir de ces talibans dont au final, nous ne connaissons pas grand-chose. Qu’en est-il de leur réel pouvoir? Entre déstabilisation sécuritaire et tentative de prise de pouvoir, tentons de synthétiser certains éléments tangibles susceptibles de nous forger une opinion raisonnée de la situation actuelle.

          Les talibans du Pakistan est un mouvement récent qui tire ses origines d’une politique sécuritaire de complaisance voire de complicité de la part de l’armée et de l’Inter-Services Intelligence (ISI). Pour reprendre les propos d’Ahmed Rashid dans Le retour des talibans, l’armée a longtemps considéré que les islamistes étaient les seuls alliés patriotes qui pouvaient aider à neutraliser l’Inde voisine et à contrôler les démocrates libéraux. D’ailleurs, au moment du 11 septembre 2001, le Pakistan renfermait 40 groupes extrémistes, tous avaient des liens avec les services secrets du pays, et certains avaient même été créés par leurs soins. Après avoir bénéficiés d’une aide étatique, solidement organisés et structurés, beaucoup de ces groupes en contact direct avec Al-Qaida ont préféré l’alternative d’un djihad global plutôt que la lutte contre l’Inde sous « le commandement » de l’ISI.

 En 2007, est apparut un mouvement nouveau : le Tehrik-e-Taliban, riche de l’agrégation de plusieurs de ces mouvements fondamentalistes antérieurs. Leur puissance de nuisance se mesura tout au long de l’année. Le pays avait connu 6 attentats suicides en 2006 contre 54 en 2007 causant la mort de 419 membres des forces de sécurité et de 217 civils. Rappelons symboliquement l’attentat suicide du 27 décembre 2007 qui tua Benazir Bhutto alors candidate à la présidence. Le mouvement unifié, les attentats se firent de plus en plus sophistiqués, dans des villes et contre des cibles militaires jusque-là épargnées; rappelons la prise d’otages  du quartier général de l’armée à Rawalpindi le 10 octobre 2009 ou l’attentat suicide du 23 octobre 2009 contre la base militaire de Kamra. Politiquement, on assista début 2009 à un accord avec le gouvernement légalisant la Charia dans la province de Malakan.

Que pouvons-nous tirer de ce rapide tableau synthétique ? A l’heure actuelle, les talibans pakistanais demeurent davantage une force de nuisance qu’une force politique. Karim Pakzad, chercheur associé à l’IRIS, nous rappelle que les pachtounes représentent une partie minoritaire de la population avec 21 à 25 millions d’individus pour une population totale pakistanaise d’environ 180 millions d’habitants. Quant aux talibans leurs effectifs sont de quelques dizaines de milliers. On ne peut donc pas réduire l’avenir du pays aux seules FATA (Federally Administred Tribal Areas). En réalité, bien loin de ce que nous percevons à travers nos médias, l’islamisme fondamentaliste n’est pas partagé par l’ensemble de la population y compris dans les zones pachtounes. D’ailleurs, nous pouvons illustrer ceci par un documentaire de France24 qui nous présente la création de milices anti-taliban dans la vallée de Buner bastion des ces derniers. Sur le plan militaire,  l’armée s’est enfin décidée à contrer la menace de façon déterminante et à cibler ses attaques ; rappelons l’assaut sur la Mosquée Rouge d’Islamabad en juillet 2007, la mort de Baitullah Meshud en août 2009 et l’offensive militaire d’envergure dans la vallée de Swat en octobre 2009. Enfin, dernier élément de taille ;  la communauté internationale. Le Pakistan est le seul pays musulman à posséder l’arme nucléaire et revêt de fait un intérêt stratégique important. Jamais les occidentaux et l’Inde pour ne citer qu’eux, ne laisseront une telle arme « entre de mauvaises mains ».

En définitive, les desseins talibans ne visent pas le pouvoir central dont la gestion leur poserait plus de soucis qu’autre chose. Il est objectivement impossible pour le moment qu’ils renversent l’Etat et supplantent le pouvoir militaire. Toutefois, même s’il s’agit davantage d’une « insurrection », l’interrogation subsiste quant à la résolution de ces dissidences. Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire Challenges citait George Nathaniel (1859-1925), qui parlait déjà des régions pachtounes de la façon suivante : « Tant que l’armée ne l’aura pas passé au rouleau compresseur, le Warizistan ne connaîtra pas la paix ». On ne peut s’empêcher de se demander ; à quand un travail plus politique que militaire dans ces régions « insoumises » ? Pourrions-nous approfondir l’idée d’innovation politique avancée par Georges Lefeuvre dans une interview publiée le 5 janvier dernier.  

Source : Le retour des Talibans d’Ahmed Rashid

Le Monde Diplomatique

LeMonde.fr

La revue Moyen-Orient

France24

Nicolas Chatal

4 février 2010

http://politikus.eu/?p=161


3-3 Pas de bons et mauvais talibans.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les responsables pakistanais se refusent aux approximations.

Une réponse à to “Les talibans du Pakistan : entre insurrection et prise de pouvoir par Nicolas Chatal”

Le Premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, a dit ne pas faire de distinction entre talibans modérés et extrémistes, assurant que le Pakistan combattait «tous les terroristes», dans une interview au quotidien français Le Figaro paru lundi. «Qu'il s'agisse des talibans, des militants et des extrémistes de tout poil, il n'y a pas, pour nous, de différence entre un ‘bon taliban' et un ‘mauvais taliban'. Les terroristes sont les terroristes», déclare-t-il. «Je ne suis pas d'accord lorsqu'on dit que le Pakistan ménage certains talibans», ajoute-t-il démentant que l'arrestation en février à Karachi (sud) de mollah Abdul Ghani Baradar, N2 des talibans afghans, ait marqué un tournant dans la politique d'Islamabad, parfois accusé de complicité avec les extrémistes islamistes.
M. Gilani dit du coup sa réserve sur la stratégie du président afghan Hamid Karzaï, qui a appelé à la réconciliation avec les talibans qui renonceraient à la violence, une proposition rejetée à plusieurs reprises par les rebelles. Il «nous a fait part de sa stratégie de réconciliation avec les talibans et les autres insurgés. Nous devons examiner de plus près ce qu'il propose, en concertation avec les Etats-Unis». Il ajoute que le Pakistan faisait «partie intégrante de la résolution du conflit afghan» et pouvait «jouer un rôle central dans la stabilité» de ce pays tout en se disant favorable en dernier ressort «à une solution ‘made in Afghanistan'«. M. Gilani affirme qu'Islamabad et Washington partagent «le même objectif: la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme» et répète que le Pakistan souhaite «travailler en coopération avec les Etats-Unis». Mais il s'inquiète de l'effet dans l'opinion pakistanaise des frappes de drones (avions sans pilote) américains dans les zones tribales pakistanaises, à la frontière afghane.
Les Etats-Unis «examinent la question de manière à trouver une nouvelle stratégie pouvant servir les intérêts de nos deux pays. Il est sûr que si les frappes étaient le fait de drones pakistanais, elles seraient plus efficaces, mieux comprises par l'opinion», dit-il à propos d'une demande de transfert de technologie pour permettre au Pakistan de posséder ses propres appareils sans pilotes.

Les terroristes sont les terroristes», déclare-t-il. «Je ne suis pas d'accord lorsqu'on dit que le Pakistan ménage certains talibans», ajoute-t-il démentant que l'arrestation en février à Karachi (sud) de mollah Abdul Ghani Baradar, N2 des talibans afghans, ait marqué un tournant dans la politique d'Islamabad, parfois accusé de complicité avec les extrémistes islamistes.
M. Gilani dit du coup sa réserve sur la stratégie du président afghan Hamid Karzaï, qui a appelé à la réconciliation avec les talibans qui renonceraient à la violence, une proposition rejetée à plusieurs reprises par les rebelles. Il «nous a fait part de sa stratégie de réconciliation avec les talibans et les autres insurgés. Nous devons examiner de plus près ce qu'il propose, en concertation avec les Etats-Unis». Il ajoute que le Pakistan faisait «partie intégrante de la résolution du conflit afghan» et pouvait «jouer un rôle central dans la stabilité» de ce pays tout en se disant favorable en dernier ressort «à une solution ‘made in Afghanistan'«. M. Gilani affirme qu'Islamabad et Washington partagent «le même objectif: la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme» et répète que le Pakistan souhaite «travailler en coopération avec les Etats-Unis». Mais il s'inquiète de l'effet dans l'opinion pakistanaise des frappes de drones (avions sans pilote) américains dans les zones tribales pakistanaises, à la frontière afghane.
Les Etats-Unis «examinent la question de manière à trouver une nouvelle stratégie pouvant servir les intérêts de nos deux pays. Il est sûr que si les frappes étaient le fait de drones pakistanais, elles seraient plus efficaces, mieux comprises par l'opinion», dit-il à propos d'une demande de transfert de technologie pour permettre au Pakistan de posséder ses propres appareils sans pilotes.

Publié le : 19.04.2010

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=111&id=131783


3-4 Mychkine : Qui possède les médias ?

Extrait

 » La presse libre n’existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d’autre que des intellectuels prostitués « .
John Swaiton, l’éditeur du New York Times, lors de son discours d’adieu. 
1. Droit à l’information

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ».

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation.

Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ?

Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.

2. Qui possède les médias ?

Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !

Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que vous êtes minoritaires.

Qui possède les instituts ?

 CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

 IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.

 IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.

 Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. Problème de la concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.

Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.

Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.

Comment les médias servent la politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous. » Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé – directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l’état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz ».

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la République

30 mars

http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/qui-possede-les-m...



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Sommet sur la sécurité nucléaire ou sur le commerce nucléaire ?
Le président Obama a convoqué un sommet de chefs d’Etat pour les mettre en garde(...)  contre un possible vol de matières nucléaires par des "terroristes"  qui voudraient fabriquer une bombe atomique.

Bien sûr, vu le prix de ces matériaux personne n’entend se les faire voler et n’a besoin des conseils de l’Oncle Sam.
Autre chose se joue au sommet de Washington : la régulation et le partage d’un gigantesque marché…

La veille du sommet sur la sécurité nucléaire, le Premier ministre indien Manmohan Singh et le président états-unien Barack Obama ont conclu un important contrat de transfert de matériaux nucléaires.

Ce qui a commencé hier à Washington, et se termine aujourd’hui, est le plus grand sommet convoqué ces 65 dernières années par un président des Etats-Unis : y participent, à Washington, les chefs d’Etat et de gouvernement de 47 pays.

Thème central, la « sécurité nucléaire ». Le président Obama a de fait tiré la sonnette d’alarme : « Le danger le plus immédiat, et extrême, est aujourd’hui le terrorisme nucléaire ».

A cette menace, poursuit-on à Washington, s’ajoute celle de la prolifération nucléaire : on accuse ainsi l’Iran, et dans la foulée la Corée du Nord, de poursuivre des ambitions nucléaires, en violant le Traité de non-prolifération (TNP). La proposition de base, faite par Obama au Sommet, est de renforcer le contrôle de tous les quantitatifs d’uranium hautement enrichi et de plutonium.

Mais paradoxalement ce sont justement les Etats-Unis et les autres puissances nucléaires, protagonistes du sommet de Washington, qui favorisent la prolifération de ces armes. Dans une situation où un petit groupe d’Etat prétend garder la possession des armes nucléaires, et continue à les moderniser, il est de plus en plus probable que d’autres essaient de se les procurer. En plus des neuf pays qui les possèdent, il y en a au moins 40 en mesure de les fabriquer.

Il n’existe de fait pas une séparation nette entre usage civil et usage militaire de l’énergie nucléaire et, par les réacteurs, on extrait de l’uranium hautement enrichi et du plutonium adaptés à la fabrication d’armes nucléaires. On calcule que la quantité disponible dans le monde permettrait de fabriquer plus de 100 000 armes nucléaires, et on continue à en produire des quantités croissantes : plus de 130 réacteurs nucléaires « civils » produisent de l’uranium hautement enrichi, adapté à la fabrication d’armes nucléaires.

Ce que font les Etats-Unis, promoteurs du sommet, pour garantir la « sécurité nucléaire », est démontré par les faits. Le 29 mars, ils ont conclu avec New Delhi un accord sur la base duquel ils fourniront à l’Inde du combustible nucléaire « éteint » à recycler, en en extrayant de l’uranium et du plutonium. Se trouve ainsi opérationnalisé l’accord stipulé en 2008 par l’administration Bush, qui prévoit la fourniture à l’Inde de matériel fissile et de technologie nucléaire.

En échange, l’Inde s’engage à adhérer « en partie » au TNP, en soumettant à des inspections 14 sites nucléaires civils mais en conservant 8 militaires non sujets à des inspections.

Les programmes de New Delhi prévoient un développement exponentiel de l’industrie nucléaire qui ouvre un marché de plus de 150 milliards de dollars, auxquels les USA veulent accéder avec la vente de réacteurs et de technologies de fait à double usage, civil et militaire. Ces derniers se trouvent cependant en concurrence avec la Russie, qui a signé un gros accord pour la fourniture de technologies nucléaires à l’Inde.

A cette même table du sommet, avec le Premier ministre indien (qu’Obama a rencontré la veille, pour officialiser l’accord), siège celui du Pakistan, allié des USA qui n’a jamais adhéré au TNP.

Comme l’Inde, celui-ci possède un arsenal estimé à 70-90 armes nucléaires. A présent, confirme le New York Times (12 avril), face à l’accord Washington-New Delhi, le Pakistan est en train de construire trois nouveaux sites pour réaliser « une seconde génération d’armes nucléaires ».

Et à cette même table siège aussi l’autre allié des USA, Israël (représenté par le ministre du Renseignement et de l’Energie atomique, Dan Meridor), qui n’adhère pas au TNP et n’admet pas officiellement posséder des armes nucléaires, tout en en possédant des centaines. Hors de tout contrôle, Israël a accumulé une quantité de plutonium pour armes nucléaires estimée à environ un demi quintal, et continue à en produire des dizaines de kilos par an. L’Iran par contre n’a pas été invité, lequel adhère pourtant au TNP et ne possède pas d’armes nucléaires. Et, à côté d’Israël, siègent la France qui a fourni à Israël son premier réacteur pour la fabrication d’armes nucléaires, et l’Allemagne qui, avec les Etats-Unis, a contribué à la potentialisation des forces nucléaires israéliennes en lui fournissant trois sous- marins Dolphin en capacité de lancer des missiles nucléaires.

Mais, pour ne pas faire de tort aux pays arabes, les Etats-Unis ont signé une série d’accords pour la fourniture de technologies nucléaires et de matériel fissile aux Emirats arabes unis, à l’Arabie saoudite, à Bahreïn, à l’Egypte, au Maroc et à l’Algérie.

Une grande campagne promotionnelle s’est ainsi ouverte —à laquelle participent aussi la France, le Japon, la Russie et la Chine— pour vendre des centrales nucléaires clé en main au Moyen Orient et à l’Afrique du nord. On diffuse ainsi les technologies « civiles » qui mettent d’autres pays en mesure de construire des armes nucléaires. Tout cela à l’enseigne de la « sécurité nucléaire ».

Manlio Dinucci*,

Tommaso di Francesco.

13 avril

http://www.voltairenet.org/article164928.html


4-2 Le Pakistan sous influence.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Comment réintégrer le Pakistan sur l’échiquier afghan sans heurter les alliances traditionnelles ?

Signes du dilemme, deux rapports rendus publics cette semaine contribuent à offrir des clés de lecture.

Remis à Ban Ki-moon le 15 avril 2010, le rapport (1) sur l’assassinat en 2007 de Benazir Bhutto pointe les incuries du gouvernement à anticiper et à organiser en décembre 2007 la protection de l’ex-Premier ministre, mais aussi les freins mis ces derniers mois à l’enquête nécessaire à la réalisation du rapport – son mandat ayant dû être prolongé de 50 % de sa durée.

Le principal effet de ce rapport est d’affirmer dans un document officiel remis au secrétaire général des Nations Unies le manque d’empressement du régime actuel à mener l’enquête sur l’assassinat : « The Commission believes that the failure of the police to investigate effectively Ms »Bhutto’s assassination was deliberate. », comme à faciliter la réalisation du rapport lui même : « The Commission was mystified by the efforts of certain high-ranking Pakistani government authorities to obstruct access to military and intelligence sources, as revealed in their public declarations. » Les services de renseignement pakistanais sont notamment fortement pointés du doigt. La conséquence prévisible est une pression accrue sur le régime de Pervez Musharraf, notamment pour lui faire accepter les conseils et interventions de la communauté internationale et des États-Unis.

Autre signe d’un resserrement de l’étau autour d’Islamabad, le rapport de Gilles Darronsoro (2) Afghanistan : en quête d’un accord politique rendu public le 13 avril estime que seule une négociation avec les Résistants pakistanais offrirait une résolution du bourbier afghan. Cela constituerait la solution la moins coûteuse pour la coalition. Mais « L’ouverture de négociations directes avec les Résistants et la reconnaissance de fait de l’influence pakistanaise dans le jeu est une modification importante de la situation régionale et les États perdants, principalement l’Inde, s’y opposeront. »

Notes :
(1) « Report of the United Nations Commission of Inquiry into the facts and circumstances of the assassination of former Pakistani Prime Minister Mohtarma Benazir Bhutto. »
Rapport disponible à : http://www.un.org/News/dh/infocus/Pakistan/UN_Bhutto_Report_15April2010.pdf
(2) Politologue, spécialiste de l’Afghanistan et du monde turc, auteur du rapport réalisé pour la Carnegie endowment for peace.
17/04/2010

Rapport disponible à : http://www.carnegieendowment.org/files/Afghanistan%5Fpolit%5Fstrategy%5Ffrench%2Epdf

http://diplomatie-presse.com/?p=799


Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/04/2010

n° 45 - Journal de PAKISTAN - 27-03 au 26-04 – Début - Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.

n° 45 -  Journal de PAKISTAN - 27-03 au 26-04 – Début  - Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 45 - du 27-03 au 26-04

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Les banques continuent d’investir dans les armes à sous-munitions.

La résistance s'adapte aux drones.

The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars.

Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.

Agata Kovacs :  Les Pakistanais ne croient plus aux « versions officielles » des attentats.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Tueries

1 Au jour le jour

2 Positions

Fin

3 Politique

a) locale

b) Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1"The Power of Nightmares" : Le pouvoir US comme fabrique à cauchemars.

3-2 Fabrice Aubert : Obama bon pour l'image. 

3-3 Médias au Pakistan : propagande  américaine.

4 Brèves

4-1 Ron Paul, a tiré la sonnette d'alarme sur les politiques erronées de l'administration US. 

4-2 Le quartier du consulat américain à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a été la cible des résistants.

5  Dossiers

5-1 Françoise Chipaux : Le retour en grâce du Pakistan.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 «Le Pakistan ne peut pas perdre la bataille».

 



Tiré à part :

19-04

Les attaques visant les convois de la force de l'Otan (Isaf) en Afghanistan sont régulièrement revendiqués par le Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP), comme ils l'ont fait pour neuf camions-citernes dynamités et incendiés les 6 et 7 avril dans la passe de Khyber, la principale voie d'accès terrestre à l'Afghanistan.
Les zones tribales sont les fiefs des résistants pakistanais. Elles sont considérées par Washington comme "la région la plus dangereuse du monde", sanctuaire du réseau d'Oussama ben Laden(...)  et importante base-arrière des résistants afghans.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/19/97001-201004...

 

Les banques continuent d’investir dans les armes à sous-munitions.

146 institutions financières, originaires de 15 pays ont investi 31,5 milliards d’euros dans la production de sous-munitions annoncent les ONG Netwerk Vlaanderen et IKV Pax Christi, dans un rapport actualisé sorti ce mercredi. La majorité de ces investissements proviennent de pays qui ont signé un accord de non prolifération des sous-munitions en 2008 à Oslo.

Différentes institutions financières, banques, fonds d’investissements ou de pensions, ont investi à hauteur de 43 milliards de dollars dans des entreprises produisant des armes à sous-munitions. Ces armes, roquettes et mines anti-personnelles par exemple, ont la particularité de contenir plusieurs bombes en une.
Elles permettent d’occuper une zone importante tout en limitant le nombre de munitions utilisées. Une des principales critiques formulées à leur encontre relève de leur capacité à s’activer, même longtemps après la fin d’un conflit, notamment les mines.

Ces munitions, pas toujours mortelles causent généralement de graves mutilations.
Ce chiffre provient du rapport détaillé, « worldwide investments in cluster munitions: a shared responsibility”, proposé par les ONG Netwerk Vlaanderen et IKV Pax Christil. Il choque d’autant plus qu’une convention, signée par 94 Etats - dont les principaux pays européens - à Oslo en 2008, interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert d’armes à sous-munitions. Les pays acheteurs subissent souvent un embargo sur les armes comme le Soudan, ce qui n’empêche nullement les entreprises de vendre, et les investisseurs de financer.
Dans le nouveau classement des banques pratiquant des investissements nuisibles,
BNP-Paribas-Fortis, Axa – 730 millions d’euros -, Citybank – 417 millions d’euros– et Deutsche Bank – 293 millions d’euros– occupent le haut du pavé avec un risque très élevé selon Netwerk Vlaanderen. Les banques belges ne sont pas en reste. KBC et Dexia occupent l’échelon inférieur où les risques sont considérés élevés.
Ces différentes institutions ont financé une huitaine d’entreprises notamment les américaines Alliant Techsystems ATK, L-3 Communicaitons, Lockheed Martin et Textron ; et les sud-coréennes Poongsan et Hanwha. Les investissements financiers s’élèvent à 3,3 milliards d’euros, l’octroi de crédit à 3,6 milliards et au moins 8,6 milliards pour la détention ou la gestion d’actions et d’obligations.
De nombreuses associations militent depuis des années pour l’arrêt des investissements dans la production des sous-munitions. "C'est inacceptable que ces institutions continuent d'investir dans ces armes qui tombent sous la législation internationale et qui tuent ou blessent des gens depuis des dizaines d'années", a insisté Esther Vandenbroucke de Netwerk Vlaanderen.

Guillaume Bur.

20/4

belga.

 

La résistance s'adapte aux drones.

La multiplication des attaques de drones américains en Irak ou au  Pakistan force les résistants à adapter ses tactiques mais ne semble pas l'empêcher d'agir, estiment témoins et analystes.
Les raids meurtriers de ces avions sans pilotes, armés de missiles et télécommandés depuis les Etats-Unis, sont devenus la hantise des résistants cachés dans les déserts irakiens ou dans les régions montagneuses aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan.

Dans les zones tribales pakistanaises, une centaine d'attaques en un an et demi (dont plus de 20 depuis début 2010) ont tué des centaines de résistants, mais surtout, selon des responsables militaires pakistanais, de nombreux civils.
Ces attaques "représentent l'opération la plus agressive dans laquelle
la CIA a été impliquée de toute son histoire", a assuré mercredi dans le Washington Post le directeur de la centrale américaine, Leon Panetta. "Ces opérations empêchent sérieusement Al Qaïda de fonctionner".
Sur internet et lors d'interrogatoires devant des juges occidentaux, des résistants ont évoqué la peur que leur inspire cet ennemi invisible et implacable. "Ils peuvent suivre nos mouvements et prendre des photos de jour comme de nuit", avertissait récemment, dans une vidéo mise en ligne, un membre d'Al Qaïda en Irak.
L'expert américain Peter Bergen, qui étudie au sein de
la New America Foundation l'impact de la "guerre des drones" (www.newamerica.net/drones), estime "qu'il faut être idiot, si vous êtes un membre d'Al Qaïda, pour rester à attendre dans les zones tribales d'être rattrapé par un missile Hellfire".  "Ces zones sûres ne le sont plus. Nous pouvons raisonnablement penser qu'il y a eu (pour les membres d'al-Qaida) un mouvement de retour vers les grandes villes", ajoute-t-il, .

Mais, même s’ils subissent des pertes, les hommes d'al-Qaida et les résistants pakistanais ont prouvé qu'ils savaient s'adapter.
"La campagne des drones a tué un nombre important de chefs et de soldats jihadistes", écrivent Peter Bergen et Katherine Tiedermann dans un rapport de février, intitulé "L'année des drones", "mais ces pertes ont clairement été absorbées".

"Et l'extension de ce programme n'a pas empêché Al Qaïda et ses alliés de continuer à entraîner des recrues occidentales".

19/03

http://www.lefigaro.fr/f & ‘Le Parisien’

 

The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars.

Comment les puissants de ce monde génèrent la peur pour imposer leur politique.

Al-Qaida serait un leurre créé de toutes pièces, un cauchemar soigneusement élaboré et nourri par l’élite qui prétend nous protéger d’une terreur qu’elle fabrique.

Quelle meilleure méthode pour imposer de nouveaux pouvoirs au monde et justifier les visées expansionnistes des faucons de Washington ?

A la suite de l’article paru dans Le Monde, nous vous proposons de regarder les meilleurs extraits du long métrage  "The Power of Nightmares" du réalisateur britannique Adam Curtis. Ce documentaire, produit en 2004, a été présenté au Festival de Cannes.

Pour étayer son sujet, A. Curtis se réfère à deux "théoriciens" qui, dans les années 50, ont stigmatisé une dépravation générale des comportements à travers le monde, une véritable plaie à combattre. Il s’agit de l’Américain Leo Strauss, professeur de philosophie politique dont s’inspireront les néoconservateurs de la Maison Blanche, et de Sayyid Qutb, membre des Frères Musulmans dont la pensée influera sur l’idéologie de ben Laden.

Mélangeons le tout, et nous avons là une parfaite recette pour fabriquer la peur.

Le film que nous vous présentons a été traduit et sous-titré par l’équipe ReOpen911.

Published on

mars 22, 2010

 apetimedia

 

Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.

Bonjour à toutes et à tous,

La CIA vient encore de tuer une cinquantaine de personnes à l’aveugle au Pakistan, en faisant croire que ce sont les prétendus "Résistants" venus des zones tribales qui ont fait le coup, afin de pousser les Pakistanais à accepter de faire la guerre contre ces fameuses zones tribales qui sont à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan.

Cette zone est tenue par la résistance pachtoune, la même qui combat avec succès contre l’armée américaine en Afghanistan.

Le problème des americains, c’est que l’approvisionnement de leur armée en Afghanistan doit passer par ces zones tribales très montagneuses et très favorables à la guérilla.

Or les Américains ne parviennent pas à contrôler ces montagnes.

Donc, ils veulent leur faire la guerre depuis le Pakistan, avec l’aide de l’armée pakistanaise.

Mais, pour cela, il faut une bonne excuse. C’est pourquoi la CIA commandite régulièrement des attentats terroristes au Pakistan en prétendant que ce sont des "Résistants" venus des zones tribales qui ont commis ces crimes.

Mais, seuls des Américains sont capables, dans cette région, de commettre de telles ignominies. J’espère que les Pakistanais de base l’ont bien compris. sinon, traduisez ce message, et faites-le leur passer.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

25.03.2010

 

Agata Kovacs : Les Pakistanais ne croient plus aux « versions officielles » des attentats.

Une moyenne de sept attentats par jour, plus de 3.000 morts, 7.334 blessés…

2009 a été l’année la plus meurtrière jamais connue au Pakistan. Le nombre de morts par attentat y est le plus élevé au monde après l’Irak.

La plupart de ces attaques ont été revendiquées par le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), une coalition de Résistants et de groupes jihadistes locaux.

Mais, pour la majorité des Pakistanais, ces groupes sont infiltrés et manipulés par l’Occident.

« Beaucoup de Pakistanais se rendent compte que ces terroristes sont soutenus par l’Occident », constate Khadim Hussain, un universitaire d’Islamabad.

Les partis islamistes et certains intellectuels accusent l’Inde, Israël et les Etats-Unis de commanditer les attentats. Le plus virulent est le général Hamid Gul qui a dirigé l’ISI, les services secrets pakistanais, entre1987 et1989. «Ce sont les Américains qui nous ont forcés à nous engager dans la guerre contre le terrorisme et les Résistants qui nous attaquent en représailles car ils haïssent les Etats-Unis», explique t-il. Il affirme également que certains groupes Résistants se sont alliés aux services secrets occidentaux: «Ces Résistants qui commettent les attentats sont financés et armés par des espions présents au Pakistan qui travaillent pour les services secrets indiens, afghans et israéliens. Ces pays agissent sur ordre des Etats-Unis qui cherchent à déstabiliser le Pakistan pour mieux le contrôler. En effet, notre territoire est une voie d’accès à l’Asie Centrale, riche en gaz et en pétrole.»

Des journalistes étrangers accusés d’espionnage

Le 5 novembre 2009, The Nation, un quotidien anglophone, publiait un article accusant un journaliste du Wall Street Journal de travailler pour la CIA et le Mossad.

Quinze jours plus tard, le quotidien démontrait comment deux journalistes espagnols étaient en fait des agents de la CIA.

Même les artistes ne croient plus à ces histoires de terrorisme qu’on leur ressasse sans arrêt, comme pour les rendre crédibles. Ali Azmat est un chanteur de rock très populaire. Désormais, il dénonce l’impérialisme occidental et les intérêts américano-sionistes qui n’ont pour but que de diaboliser l’Islam et maintenir au pouvoir les dirigeants corrompu des pays musulmans, qui sont soutenu par les « démocraties occidentales ». «Des entreprises comme Haliburton et Blackwater, qui sont des sous-traitantes de l’armée américaine, ne poursuivent qu’un but : créer le chaos pour ensuite légitimer leur présence». Pour lui, les Résistants pakistanais sont armés et équipés par l’Occident. « Tout démontre que ces attentats ne sont pas organisé par des gens d’ici, mais planifié et exécuté par des groupes clandestins qui veulent assoir leur puissance dans la région et discréditer les véritables forces de la résistance musulmane qui luttent contre l’occupant.»

Agata Kovacs,

 Mecanopolis

16 jan 2010

Avec les infos des quotidien The Nation et La Tribune de Genève (Suisse)

http://www.mecanopolis.org/?p=12613


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Tueries

27.03.

Une frappe présumée américaine a tué au moins quatre personnes au Nord-Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, ont annoncé les services de renseignements pakistanais.

Selon deux responsables des services de renseignement pakistanais ayant requis l'anonymat, les missiles ont touché deux maisons du village de Hurmaz dans la région du Nord-Waziristan, frontalière de l'Afghanistan.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20100327.FAP6785/pakistan_quatre_morts_dans_des_tirs_de_missile_americai.html

 

Une tuerie a fait 45 morts 

10 avril

Quarante-cinq personnes ont été tuées samedi dans un raid de l'aviation pakistanaise dans la zone tribale de Khyber, à la frontière afghane, annoncent les résistants. "Ils ont d'abord touché une maison où se trouvaient des gens et, quelques minutes plus tard, quand d'autres sont venus extraire les corps des décombres, les avions ont attaqué à nouveau", a déclaré à Reuters l'un des dirigeants locaux de la guérilla.

Le raid a été confirmé par un porte-parole militaire qui a dit tout ignorer du bilan.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100410/twl-pakistan-raid-41953f5_1.html

17-04

Le chef d'état-major pakistanais, le général Ashfaq Kayani, a présenté samedi de rares excuses pour la mort "malheureuse" de civils au cours d'une offensive la semaine dernière dans la zone tribale de Khyber.

Selon l'armée, au moins 42 résistants avait été tués lors d'échanges de tirs et de deux raids aériens samedi dernier dans la vallée de Tirah mais des membres des tribus locales ont ensuite affirmé que des douzaines de civils avaient été tués.

http://www.romandie.com/ats/news/100417123849.wvnk0qsb.asp

 

13-04

Au moins 71 civils ont été tués lors d'une frappe aérienne menée par l'armée le week-end dernier, à proximité de la frontière afghane, ont affirmé mardi des rescapés et un responsable pakistanais. Ce responsable a précisé que les autorités avaient donné l'équivalent de 125.000 dollars (92.025 euros) aux familles en compensation de la mort de leurs proches tués dans un village isolé de la zone tribale de Khyber.

Deux rescapés interrogés à l'hôpital de Peshawar mardi ont donné des détails sur l'attaque de samedi, expliquant que des civils avaient été tués en tentant d'aider des habitants piégés dans une maison détruite par une première frappe.

"Cette maison a été bombardée sur une fausse information", a déploré Khanan Gul Khan, habitant du village qui rendait visite à un proche. "Cette zone n'a rien à voir avec les résistants". Il a souligné que de nombreuses familles du village de Sara Walla avaient des fils servant dans l'armée pakistanaise et que les habitants coopéraient avec l'armée.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100413/twl-pakistan-violences-2f4e741_4.html



Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

31-03

L'armée pakistanaise a annoncé mercredi que six soldats ont été tués dans des combats déclenchés par une attaque des résistants, contre un point de contrôle près de la frontière afghane. Les affrontements se sont déroulés dans le district de Khyber près de la plus grande ville du nord-ouest du pays Peshawar.

Dans son communiqué, l'armée explique que les soldats ont repoussé les assaillants et que plusieurs voitures piégées ont été détruites.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100331/twl-pakistan-résistants-attaque-2f4e741_2.html

03-04

La ceinture souvent montagneuse des régions tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan est devenue un bastion des résistants car les résistants qui s'y sont regroupés après avoir fui le pays à la suite de la chute en 2001 du régime des Taliban.

Les résistants repassent régulièrement la frontière pour mener des attaques ponctuelles contre les troupes sous commandement américain stationnées en Afghanistan.

http://www.romandie.com/

05-04

Un kamikaze s’est fait exploser au milieu d’un meeting du Parti national Awami, un parti séculier allié au gouvernement. Le bilan est très lourd, plus de 40 morts et près de cent blessés.

06 avril 2010

http://www.rfi.fr/contenu/20100405-le-pakistan-fortement-touche-attaques-talibanes

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=132155&language=fr

05-04

Peshawar : Cette fois-ci, c’est le consulat américain qui a été visé et des assaillants lourdement armés ont essayé de franchir l’entrée du bâtiment. Ils ont fait sauter les voitures chargées d’explosifs et les explosions ont ensuite été suivies d’échanges de tirs.

Cette tentative d’assaut du consulat américain s’est soldée par un échec parce que le lieu est extrêmement protégé, mais les Résistants ont fait passer un message fort. Ils s’en sont pris directement aux Etats-Unis dont ils réclament le départ d’Afghanistan et qu’ils condamnent également pour leurs attaques aériennes contre les zones tribales pakistanaises.

06 avril 2010

http://www.rfi.fr/contenu/20100405-le-pakistan-fortement-touche-attaques-talibanes

Images choc de l’attaque, lundi, visant le consulat américain à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. Une voiture piégée et des grenades ont été utilisées. Au moins deux gardes de sécurité pakistanais employés par les Etats-Unis ont été tués.

http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/les-etats-unis-attaques-au-25859

12/4

Des résistants ont attaqué samedi à l'aube un poste des forces de sécurité dans la localité de Sararogha, où un soldat pakistanais et six résistants ont été tués dans la fusillade qui a suivi l'attaque, selon un communiqué de l'armée.

La passe de Khyber est la principale route empruntée par les convois de ravitaillement des forces occidentales qui combattent les résistants en Afghanistan. Ces convois y sont régulièrement attaqués par des résistants

AFP

12-04

Une centaine de résistants ont attaqué lundi matin deux points de contrôle dans le nord-ouest de l'Afghanistan, entraînant de violents combats ayant causé la mort d'au moins deux soldats, ont annoncé des responsables.

Les forces de sécurité ont repoussé les résistants contre les villages de Shireen Dara et Sangrana, dans la zone tribale d'Orakzai, a précisé un administrateur local Samiullah Khan. Trois soldats ont été blessés.

AP

16/4

Un kamikaze( ?)  a fait exploser sa bombe vendredi dans un hôpital du sud-ouest du Pakistan, à Quetta, faisant au moins huit morts dont un journaliste et deux policiers, a annoncé la police.

Selon des images de la télévision, des secouristes évacuaient les personnes blessées de l'établissement. Le kamikaze s'est fait exploser à l'entrée des urgences, alors que des civils s'étaient rassemblés pour pleurer un responsable bancaire assassiné.

Une fusillade a éclaté après l'explosion. Le directeur de banque avait été tué par balle vendredi matin. Sa famille et ses amis se trouvaient aux urgences lorsque le kamikaze a déclenché ses explosifs, a expliqué un responsable de la police Mohammad Sabir.

Parmi les victimes figurent un cameraman travaillant pour la chaîne de télévision pakistanaise Samaa TV, a précisé Saifuddin Khan, un responsable hospitalier. Deux policiers ont également été tués, tandis que 35 personnes étaient blessées, a précisé un enquêteur, Qazi Abdul Wahid.

Des journalistes se trouvaient aux urgences pour enquêter sur la mort du banquier au moment de l'attaque.

Quetta est la capitale de la province du Baluchistan.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100416/twl-pakistan-attentat-2f4e741_6.html

18-04

Une attaque kamikaze a fait sept morts et 26 blessés dimanche dans le nord-ouest du Pakistan, selon la police.

Un kamikaze a projeté un camion rempli d'explosifs contre un poste de police dans le district de Kohat, près de la frontière avec l'Afghanistan, selon la police.

AP

19-04

Une bombe a détruit ce matin deux camions-citernes d'essence destinés à l'Otan en Afghanistan, dans le nord-ouest du Pakistan où les résistants attaquent régulièrement les biens acheminés aux forces internationales de l'autre côté de la frontière, ont indiqué les autorités locales.
Six personnes ont été blessées dans les explosions, selon les mêmes sources.
Un engin artisanal plaqué sur la citerne d'un des camions a explosé près du village de Takhtabeg, dans le district tribal de Khyber, transformant le véhicule en une véritable boule de feu, a déclaré Rehan Gul Khattak, un responsable de l'administration locale.
A proximité du premier, le second camion-citerne, qui appartient également à une compagnie pakistanaise privée livrant pour l'Otan, s'est enflammé et a été détruit aussi, a précisé le fonctionnaire.
L'attaque a été confirmée par Shafeerullah Wazir, le chef de l'administration du district.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/19/97001-201004...

20/4

Un kamikaze (?) s'est fait sauter lundi au" Bazar des conteurs" du vieux quartier de Peshawar, entraînant dans la mort 23 personnes, a annoncé la police pakistanaise. L'attentat visait des policiers qui surveillaient un meeting de protestation organisé par un parti religieux contre les coupures d'électricité dans cette ville pakistanaise qui fait office de verrou sur la route vers l'Afghanistan.

Plusieurs responsables du Jamaat-i-Islami (JI), parti proche des résistants (?) qui organisait le meeting, figurent parmi les morts.

Une trentaine de personnes ont en outre été blessées, dont des policiers.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100419/twl-pakistan-violence-41953f5_1.html

AFP

23-04

Huit  soldats pakistanais ont été tués dans une embuscade menée par des résistants présumés près de la frontière afghane, annonce vendredi l'armée. Seize militaires ont également été blessés au moment de l'attaque qui s'est produite jeudi dans la région du Nord-Waziristan.

Par ailleurs, quatre hommes (deux Pakistanais et deux Afghans.) accusés d'espionner pour le compte des Etats-Unis ont été exécutés.

AP

23/4

Huit soldats pakistanais ont été tués dans une embuscade menée par des résistants présumés près de la frontière afghane, a annoncé vendredi l'armée. Seize militaires ont également été blessés au moment de l'attaque qui s'est produite jeudi dans la région du Nord-Waziristan.

A



Au jour le jour

26-04

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques dans les zones tribales pakistanaises frontalières.

Des responsables militaires et des habitants affirment régulièrement que ces frappes américaines tuent de nombreux civils.

AFP /

Civil

03-04

Les bombardements dans la région d'Orazkai, où vivent normalement 450.000 habitants, ont fait fuir au moins 10.000 civils qui ont rejoint un camp installé par le gouvernement dans le secteur voisin de Kohat.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100403/twl-pakistan-violences-2f4e741_4.html

 

Plus de 209.000 personnes ont fui la récente offensive dans le nord-ouest du Pakistan, selon l'ONU

 12 avril

Pres de 210.000 personnes ont fui l'offensive lancée il y a quelques semaines par les forces pakistanaises contre des résistants dans la région tribale d'Orakzaï (nord-ouest du Pakistan), ont annoncé lundi les Nations unies.

L'armée a intensifié ses opérations dans le secteur, théâtre de bombardements constants.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100412/twl-pakistan-offensive-onu-2f4e741_1.html



Au jour le jour

Armée Pakistanaise

27/3

Neuf résistants présumés ont été tués au Pakistan, dans une région tribale près de la frontière afghane, dans des frappes aériennes de l'armée qui visaient plusieurs caches de l'insurrection, a rapporté samedi un responsable du gouvernement.

Sami Ullah a précisé que des troupes au sol opéraient dans la région tribale d'Orakzai, où les autorités ont récemment lancé une intervention.

Les frappes aériennes ont été menées vendredi par des hélicoptères de l'armée.

Orakzai est considérée comme une base importante des résistants pakistanais.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100327/twl-pakistan-violences-2f4e741_2.html

29-03

Deux kamikazes ont pris pour cible lundi des collaborateurs dans le nord-ouest du Pakistan, tuant trois membres de tribus et en blessant dix, ont annoncé des responsables locaux de la police et de l'administration.

L'auteur du première attaque a pénétré dans les locaux d'une force paramilitaire composée de volontaires à Tank, localité de la province de la Frontière du Nord-Ouest, et a actionné sa charge peu après la fin d'une réunion de collaborateurs.

La deuxième attaque a eu lieu à Mamoond, une localité du district de Bajaur dans une zone tribale semi-autonome, où une milice privée collaborateurs était visée.

Son chef, Malik Taj Mohammad, et un autre membre de tribu ont été tués par la charge explosive du kamikaze, qui a aussi fait huit blessés, a déclaré à l'AFP au téléphone un responsable local, Iqbal Khatok.

http://www.romandie.com/infos/news2/100329163859.4dhde0jx.asp

03-04

Les troupes pakistanaises ont bombardé des positions présumées des résistants et se sont battues avec des résistants samedi dans une région tribale du nord-ouest du pays, près de la frontière avec l'Afghanistan. Ces affrontements ont tué au moins six soldats et 30 résistants, selon les autorités.

Deux responsables militaires ayant requis l'anonymat ont en outre de dix soldats blessés.

Ces informations n'ont pu être confirmées dans l'immédiat de source indépendante.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100403/twl-pakistan-violence...

04-04

Les forces de sécurité pakistanaises ont investi des caches d'activistes, tuant 12 résistants.

AP

05-04

Une démonstration de force

L’armée pakistanaise a lancé des opérations dans le nord-ouest du pays et en particulier sur la zone tribale du Sud-Waziristan en octobre dernier pour s’en prendre au bastion des Résistants.

Les résistants ont été déstabilisés par ces offensives de l’armée, l’armée qui affirme d’ailleurs qu’aujourd’hui les résistants sont très affaiblis.

Pourtant les combattants continuent à mener des opérations comme celle qui a eu lieu aujourd’hui contre le consulat américain. Une opération commando très organisée et qui suppose une logistique importante.

Ce lundi, les Résistants ont certainement voulu prouver aux autorités qu’ils avaient toujours une force de frappe beaucoup plus importante que celle que leur prête Islamabad.

06 avril 2010

http://www.rfi.fr/contenu/20100405-le-pakistan-fortement-touche-attaques-talibanes



Au jour le jour

Otan, Usa, Cia

26-04

Les missiles tirés par les drones Predator ou Reaper américains ont fait, en plus de 100 attaques recensées, près de 900 morts depuis août 2008, selon les responsables militaires pakistanais.

Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme l'"endroit le plus dangereux du monde".

(©AFP /

 26 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100426072228.9teq4zt4.asp

30-03

Trois missiles américains tirés par un drone contre un camp ont tué au moins six résistants cette nuit dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières de l'Afghanistan, selon des responsables pakistanais.

"Une attaque de drones américains a visé un camp appartenant au chef tribal Samir Khan et utilisé par des résistants" dans le village de Napi, situé à une vingtaine de km à l'est de Miranshah, la principale ville du district, a déclaré à l'AFP un responsable de sécurité pakistanais sous couvert d'anonymat.

"Deux missiles ont été tirés. Quatre personnes ont été tuées", selon lui.

Un autre responsable de sécurité pakistanais a confirmé ces deux tirs en ajoutant qu'un troisième visant la même cible avait tué deux autres résistants présumés, portant le bilan de l'attaque à six morts.

Ce chiffre ne pouvait être confirmé de source indépendante, et il était impossible de connaître l'identité ou la nationalité des morts.

Plus de 90 frappes américaines ont été menées surtout avec des avions sans pilote (drones) au Pakistan depuis août 2008, faisant plus de 830 morts.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/30/97001-20100330FILWWW00830-pakistan-6-morts-dans-des-tirs-us.php

01-04

Au moins 18 victimes sont mortes au cours d'affrontements, a précisé Sami Ullah, membre du gouvernement.

Et des hélicoptères militaires ont touché trois véhicules entre les régions d'Orakzai et de Kurram, tuant 10 passagers,(civil ???)  a ajouté le lieutenant-colonel Akbar Butt, à la tête de l'armée.

La région d'Orakzai était le bastion du commandant pakistanais Hakimullah Mehsud.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100401/twl-pakistan-violence...

03-04

La CIA a également tué des résistants, en tirant de nombreux missiles près de la frontière afghane pour tenter de mettre fin aux attaques contre ses troupes en Afghanistan.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100403/twl-pakistan-violences-2f4e741_4.html

26-04

Quatre résistants ont été tués lundi par des missiles tirés par un drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, selon des sources militaires.

En milieu de matinée, un de ces avions sans pilote a tiré trois missiles sur un bâtiment dans la zone montagneuse de Khushali Toorkhel, dans le district tribal du Waziristan du Nord, bastion des talibans pakistanais, a assuré au téléphone à l'AFP un haut responsable des forces de sécurité.

L'attaque et le bilan ont été confirmés par un autre responsable militaire pakistanais, également sous couvert de l'anonymat, mais les bilans livrés régulièrement par les officiers ne sont pas vérifiables de sources indépendantes, ces zones étant interdites d'accès ou aux mains des talibans.

AFP /



    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Bombing Victims

Dead = 2770, Injured = 6996, Total = 12314 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 904, Injured = 305, Total = 1558 and Counting…

 

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda = 2.5%  

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



 

n° 45 - Journal de PAKISTAN - 27-03 au 26-04 – Fin - Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.


n° 45 -  Journal de PAKISTAN - 27-03 au 26-04 – Fin - Terrorisme manipulé au Pakistan pour justifier leur guerre au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 45 - du 27-03 au 26-04

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

3 Politique

a) locale

b) Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1"The Power of Nightmares" : Le pouvoir US comme fabrique à cauchemars.

3-2 Fabrice Aubert : Obama bon pour l'image. 

3-3 Médias au Pakistan : propagande  américaine.

4 Brèves

4-1 Ron Paul, a tiré la sonnette d'alarme sur les politiques erronées de l'administration US. 

4-2 Le quartier du consulat américain à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a été la cible des résistants.

5  Dossiers

5-1 Françoise Chipaux : Le retour en grâce du Pakistan.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 «Le Pakistan ne peut pas perdre la bataille».

 

2 Politique

a) Locale

Sur le terrain

Le Pakistan réfute les accusations du manque de sécurité de ses stocks d'armes nucléaires

13/4

Le Premier ministre Youssef Raza Gilani a affirmé lundi que les armes nucléaires pakistanaises étaient bien gardées, réfutant ainsi les conclusions d'un rapport américain pointant du doigt le manque de sécurité de ses stocks. Un rapport émanant d'un expert d'Havard, publié lundi, révélait que les stocks d'armes pakistanais laissaient planer une menace "immense" et pourraient être une cible pour une attaque ou un vol.

"Islamabad a pris des mesures efficaces pour la sécurité nucléaire et la non-prolifération, à travers un cadre législatif et administratif", a déclaré Gilani, présent au sommet sur la sécurité nucléaire à Washington, qui réunit lundi et mardi 45 chefs d'Etat et de gouvernement, ainsi que l'Union européenne et les Nations unies.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100413/twl-pakistan-nucleaire-securite-gilani-2f4e741_2.html


Dans les coulisses et au sénat

Le Parlement en passe de limiter les pouvoirs présidentiels.

La commission parlementaire pakistanaise a finalisé un amendement constitutionnel visant à retirer au président pakistanais certains pouvoirs, hérités de l'ancien président Musharraf, a annoncé mercredi son président.

Cet amendement devrait satisfaire les demandes de l'opposition et apaiser le climat politique sur la scène intérieure, au moment où Washington souhaite que le gouvernement pakistanais se concentre sur la lutte contre les Résistants et les résistants liés à al-Qaïda, tenus pour responsables des attaques transfrontalières contre les forces américaines et les forces de l'OTAN en Afghanistan.

"C'est un travail difficile qui a été mené amicalement et dans le consensus", a déclaré le sénateur Raza Rabbani, président de la commission parlementaire, lors d'une conférence de presse.

Cet avant-projet d'amendement prévoit de transférer certains pouvoirs présidentiels au Premier ministre, à l'instar du droit à limoger un gouvernement élu et à nommer les chefs militaires, a annoncé le sénateur Hasil Baloch, un autre membre de la commission.

L'opposition politique a reproché au président Asif Ali Zardari de traîner des pieds pour laisser le pouvoir, ce qu'il avait promis de faire quand il a été élu en 2008.

Les analystes politiques estiment que ce changement devrait faire de la fonction présidentielle une fonction largement honorifique. Toutefois, le président Zardari, qui tient la majeure partie de son pouvoir de son poste de co-dirigeant du parti majoritaire, devrait conserver une grande influence sur le gouvernement. Le Premier ministre Youssef Raza Gilani est en outre un membre loyal de son parti et l'un de ses principaux soutiens.

Le chef de l'opposition Nawaz Sharif a appelé à de nombreuses reprises le président Zardari à renoncer aux pouvoirs qu'il a hérité de l'ancien président, le général Pervez Musharraf. L'accord du président Zardari à cet amendement pourrait améliorer leurs relations et atténuer les luttes politiques entre les deux principaux partis.

"C'est un formidable cadeau pour la démocratie et le peuple pakistanais", a salué la porte-parole du président, Farahnaz Ispahani.

L'amendement constitutionnel, qui a été rédigé par une commission composée de représentants de tous les partis, devra être approuvé à la majorité qualifiée du Parlement afin d'être ratifié.

Le président Zardari a également été inquiété par une décision de la Cour Suprême en décembre dernier de révoquer une amnistie totale qui le protégeait, ainsi que d'autres hommes politiques, membres de parti et technocrates contre des plaintes pour corruption déposées dans les années 90.

La pression entre le président pakistanais et les tribunaux est également retombée mercredi, après que la Suisse ait annoncée qu'elle ne rouvrirait pas le procès pour blanchiment d'argent contre Ali Zardari aussi longtemps qu'il détenait l'immunité présidentielle.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100331/twl-pakistan-constitu...



b) Les alliés

2 G8

"initiative" économique pour la frontière pakistano-afghane

Les ministres des affaires étrangères du G8 se sont mis d'accord lundi sur une "initiative" économique applicable aux régions frontalières entre l'Afghanistan et le Pakistan, a annoncé le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon.

"La stabilité dans la région est décisive pour la sécurité mondiale," a déclaré à la presse le ministre canadien au début des deux jours de discussions de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du G8, à Gatineau (au nord d'Ottawa) au Canada.

L'objectif de cette initiative est de soutenir la construction d'infrastructures de commerce et frontalières afin de favoriser le développement économique et l'emploi local dans la région frontalière, indique un communiqué.

Le G8 annonce avoir développé cette initiative en consultation avec les gouvernements afghan et pakistanais, ainsi que la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement.

Ces chefs de la diplomatie sont réunis pour préparer le sommet des chefs d'Etat des pays du G8 à Muskoka, en Ontario, les 25 et 26 juin.

Ils devaient se pencher sur plusieurs dossiers de la sécurité mondiale: l'Iran et la Corée du Nord pour le nucléaire, l'Afghanistan, le Pakistan et le Yémen pour le terrorisme.

Cette réunion regroupait les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, du Canada, d'Allemagne, de France, d'Italie, du Japon, de la Russie et des Etats-Unis, et du chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hzvVjYYXT84qdPSbtPvk8n3Na-3g

30/3



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1"The Power of Nightmares" : Le pouvoir US comme fabrique à cauchemars.

Autres temps, autres moeurs. En 2004, on se serait battu pour assister à la projection du film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11.

Cette année, c’est dans la plus petite salle du festival que l’on a visionné The Power of Nightmares ("Le Pouvoir des cauchemars"), documentaire du Britannique Adam Curtis, produit par la BBC.

Ou comment des hommes politiques manipulent l’opinion au gré de cyniques numéros d’illusionnisme.

"Depuis que les gens ne croient plus aux rêves, et donc aux idéologues, dit Adam Curtis, nos gouvernants reprennent du pouvoir en nous assurant qu’ils nous protègent des cauchemars. Le pire d’entre eux serait le terrorisme international, censé opérer par un réseau de cellules éparpillées de par le monde. On veut nous protéger d’une terreur totalement virtuelle."

Il appartiendra aux spécialistes de se prononcer sur la démonstration d’Adam Curtis ­ délivrée par une voix off. Elle brocarde les Etats-Unis et l’Angleterre de Tony Blair. Elle mêle, sur fond de musique d’Ennio Morricone, des interviews de responsables politiques, spécialistes en stratégie ou membres de services de renseignements, à des archives d’actualités filmées. Nous sommes dans le droit fil de Michael Moore, mais de façon plus ironique que guignolesque, plus documentée aussi. Adam Curtis donne un fracassant cours d’histoire, appuyé par un montage dynamique d’images.

LES FORCES DU MAL

Deux hommes, sous la présidence d’Harry Truman, au début des années 1950, seraient à la source des manipulations de l’opinion. L’Egyptien 
Sayyid Qutb, membre des Frères musulmans et adversaire du président 
égyptien Gamal Abdel Nasser, dont les idées auraient été reprises par 
Ayman Zawahiri, le mentor d’Oussama Ben Laden. Et le philosophe Leo 
Strauss, dont s’inspirent les néoconservateurs qui dominent aujourd’hui 
la Maison Blanche. Le premier a dénoncé la décadence des moeurs 
occidentales. Le second a élaboré le mythe d’une Amérique destinée à 
combattre les forces du Mal.

Les djihads islamiques n’ont cessé depuis de vouloir éliminer ceux 
qu’ils considéraient comme corrompus par l’Occident (dont le président 
égyptien Anouar Al-Sadate). Les républicains américains, de leur côté, 
se sont appuyés sur les activistes religieux pour mener leurs croisades 
morales, et sur une surévaluation de la menace soviétique assénée par 
Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz (anciens conseillers de Ronald Reagan) 
pour justifier leur propagande impérialiste.

C’est le moment fort du film. Adam Curtis veut démontrer comment les 
Américains, inlassables inventeurs de mythes, ont porté des accusations 
sans preuve à l’encontre de l’URSS (monstre qui aurait dirigé tous les 
mouvements terroristes de la planète, y compris l’IRA), puis de Saddam 
Hussein, et enfin d’un Ben Laden, qui ne serait, selon le film, qu’un 
banquier des djihads, n’aurait pas conçu les attentats du 11 Septembre, 
et dont la forteresse souterraine dans les montagnes de Tora Bora, en 
Afghanistan, serait une mystification.

Al-Qaida, nous explique Adam Curtis, n’a jamais existé. C’est une 
invention du ministère américain de la defense, tout comme les "cellules 
dormantes" implantées un peu partout dans le monde. Une cassette, que 
des prétendus terroristes arrêtés dans le cadre du Terrorism Act 
auraient tournée à Disneyland, est le prétexte à une discrète mise en 
boîte des services secrets.

Nous devrions voir en salles, à la rentrée, ce cours cinglant ­ textes 
et images ­ sur la façon dont des hommes sans foi ni loi "imaginent le 
pire au sujet d’une organisation -Al-Qaida- qui n’existe pas" . 
Film britannique d’Adam Curtis (2 h 37.)

Jean-Luc Douin

Article de Jean-Luc Douin paru dans Le Monde à l’occasion du Festival de Cannes 2005

Article paru dans l’édition du 15.05.05 

vidéo http://www.dailymotion.com/video/k2Iphzj8F7sEHE1r6Tq?star...

http://www.reopen911.info/News/2010/03/22/the-power-of-ni... 


3-2 Fabrice Aubert : Obama bon pour l'image. 

NbNdlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

Effet direct de la politique étrangère du président américain ?

Toujours est-il que, selon le sondage annuel de la BBC, les Etats-Unis sont désormais mieux perçus à l'étranger que sous George W. Bush.

Si la "main tendue" de Barack Obama aux pays "ennemis" des Etats-Unis n'a pas encore eu de réelles répercussions positives sur le plan diplomatique, elle en a une auprès des populations du monde entier : l'image de l'Amérique dans le monde s'est améliorée.

Obama le préféré et le plus influent... pour les Occidentaux

Selon un sondage réalisé pour France 24-RFI dans six pays occidentaux, le président américain est le leader mondial préféré avec 77% d'opinions positives.

Avec 37%, Nicolas Sarkozy pointe à la cinquième place.
Selon le sondage annuel de la
BBC réalisé fin 2009-début 2010 auprès de 29 977 personnes dans 28 pays sur l'influence positive ou négative des principales nations ou institutions de la planète, les Etats-Unis, perçus positivement dans 19 pays, atteignent désormais le ratio 46% positif (+4) -34% négatif (-9). Et dans les quinze pays présents dans l'enquête depuis ses débuts en 2005, leur score est aujourd'hui de 40%, contre à peine 28% en 2007. "Jamais la cote des Etats-Unis n'a été aussi haute depuis la seconde guerre d'Irak. Même si elle en reste en deçà que certains autre pays, elle est de nouveau sur une pente ascendante. Au bout d'un an, il y un réel effet Obama" affirme l'institut qui a réalisé le sondage pour la BBC. "Cet effet Obama gomme essentiellement les aspects négatifs plus qu'il ne met en avant les positifs", précise-t-il.

Les Turcs les plus "américanophobes"
Dans le détail, les pays les plus "américanophiles" sont le
Kenya, d'où est originaire le père du locataire de la Maison-Blanche, avec 85% d'opinions positives, et les Philippines (82%). A l'opposé, les plus "américanophobes" sont la Turquie et le Pakistan, avec respectivement 70% et 52% d'opinions négatives. Ce résultat montre bien la dichotomie entre les gouvernements et la population, puisque Ankara et Islamabad sont des alliés de Washington. La Russie est à 50% d'opinions négatives, la Chine à 44% -à noter que le sondage n'a pas été réalisé en Iran et au Venezuela, pays "ennemis" des Etats-Unis.

Et en France ? Le sentiment est partagé. Il va en partie à l'encontre de l'image d'anti-américanisme associée à l'Hexagone : 45% Français jugent en effet que l'influence américaine est positive, contre 39% pour le contraire.

L'Allemagne en tête
Le grand vainqueur du sondage est l'Allemagne, dont l'influence est jugée positive à 59%.
La France se situe dans le haut du tableau, avec 49% d'influence positive et 19% négative. 

En queue de peloton, quatre pays effectuent un tir groupé pas forcément glorieux : Israël (19% positif-50% négatif), la Corée du Nord (17-48), le Pakistan (16-51) et enfin l'Iran (15-56).  

* Les pays où le sondage a été réalisé : Canada, Etats-Unis, Mexique, Guatemala, Salvador, Nicaragua, Panama, Honduras, Brésil, Chili, Ghana, Nigeria, Kenya, Egypte, Italie, Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Allemagne, Turquie, Azerbaïdjan, Pakistan, Inde, Thaïlande, Indonésie, Australie, Philippines, Corée du Sud, Chine, Japon, Russie.
* Les pays ou institutions dont l'influence a été testée : Allemagne, Canada,
Union européenne, Japon, Royaume-Uni, France, Brésil, Etats-Unis, Afrique du Sud, Inde, Chine, Corée du Sud, Russie, Israël, Corée du Nord, Pakistan, Iran.

L'intégralité du sondage en cliquant ici (en anglais)

Fabrice Aubert,

19 avril 2010

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-04/avec-obama-l-image-des-etats-unis-est-en-hausse-5822183.html


3-3 Médias au Pakistan : propagande  américaine.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

Deux journalistes pakistanais ont été tués la semaine dernière dans le nord-ouest du Pakistan, selon ce que rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (PPF) et d’autres groupes membres de l’IFEX..
Le 16 avril, le caméraman Malik Arif, de Samaa TV, a été tué et cinq autres journalistes ont été blessés dans un attentat contre un hôpital de Quetta, la capitale du turbulent Baluchistan.
Les journalistes couvraient une manifestation chiite après la tentative d’assassinat d’un gérant de banque local chiite bien en vue, qui avait été transporté à l’hôpital un peu plus tôt le même jour. « Lorsque tous les amis de l’homme d’affaires et tous les journalistes se furent rassemblés à l’hôpital, un kamikaze est arrivé, a ouvert le feu et s’est fait exploser au milieu de la foule », a déclaré à
Reporters sans frontières (RSF) ndlr : (la voix des USA) le journaliste Malik Siraj, basé à Quetta.

Quelques-uns des journalistes blessés ont continué à couvrir la situation à partir de la région.
Et le 17 avril, le reporter Azmat Ali Bangash a été tué, en même temps qu’au moins 41 autres personnes, lorsque deux kamikazes se sont fait exploser dans une foule de personnes déplacées
Bangash travaillait pour
la Télévision pakistanaise (PTV), Samaa TV et l’agence de nouvelles Associated Press of Pakistan (APP).

D’après un reporter local, Bangash avait reçu récemment des menaces de mort de la part de militants parce qu’il avait couvert la mort du chef taliban Hakimullah Mehsud, qui a péri dans un tir de drone.
Plusieurs journalistes ont quitté récemment la région de Bajaur après avoir reçu des menaces de mort des résistants, rapporte RSF.

En février, des résistants ont forcé Radio Pakistan, qui appartient à l’État, à cesser de retransmettre des émissions en langue pachtoune produites par la station de radio « La Voix de l’Amérique », qui appartient au gouvernement des États-Unis, en menaçant de faire sauter les installations de Radio Pakistan parce qu’elle diffusait de la  propagande  américaine.

21 avril 2010

http://www.ifex.org/pakistan/2010/04/21/camerman_reporter/fr/



4 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

4-1 Ron Paul, a tiré la sonnette d'alarme sur les politiques erronées de l'administration US. 

" Si les Etats-Unis continuent ses stratégies précédentes, ils subiront le même sort que l'ex Union Soviétique", a averti un député républicain. Dans son entretien avec la chaîne de télévision Russia Today, Ron Paul, ex candidat à la présidentielle américaine, s'est opposé aux guerres avec lesquelles les Etats-Unis sont à présent aux prises, pour ajouter qu'avant de donner son aval à n'importe quelle guerre à l'étranger, le Congrès devait prévoir les conséquences de telles guerres.

Selon ce congressman américain, les guerres des Etats-Unis à l'extérieur du pays, ne visent qu'à étendre son emprise partout dans le monde et de faire la main basse sur les gisements pétroliers d'autres pays. " Les politiques de l'ex URSS ont abouti à la faillite économique de ce pays et le régime stalinien a fini par s'effondre", a-t-il ponctué. " Le projet de loi sur la réforme du système de santé en Amérique qu'Obama a tenté de le promulguer, n'est pas le droit dont l'administration américaine soit chargé de payer les frais, projet qui finira par à la faillite économique des Etats-Unis. Il a en fin de compte prévu que la récession économique en Amérique s'intensifierait et que les politiques inappropriées de l'administration US attiseraient la crise économique du pays au lieu d'y mettre un terme.

29/03

http://french.irib.ir


4-2 Le quartier du consulat américain à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a été la cible des résistants.

Le quartier du consulat américain à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a été la cible des résistants lundi matin. Un commando lourdement armé a attaqué les forces de l'ordre pakistanaises stationnées à proximité de la représentation diplomatique américaine. Huit personnes, dont trois assaillants, ont été tuées.

Attaque revendiquée par les Résistants

Quelques minutes plus tard, cinq explosions ont retenti à Peshawar, la grande ville de la région. Des coups de feu ont également été entendus. Des activistes s'en sont pris à un point de contrôle tenu par les forces de sécurité pakistanaises, à proximité du consulat des Etats-Unis. "J'ai vu deux véhicules d'assaillants. Certains étaient porteurs de lance-roquettes. Ils ont d'abord ouvert le feu sur le personnel de sécurité du poste, puis des explosions ont eu lieu", a précisé à l'agence de presse Reuters un témoin des faits. Huit personnes ont été tuées, dont trois assaillants.

Selon les autorités américaines, leur représentation diplomatique était clairement la cible de ces attaques. Un responsable du renseignement pakistanais a parlé d'"attaque coordonnée impliquant un véhicule piégé et des terroristes qui ont tenté de pénétrer dans le bâtiment en tirant des coups de feu et en lançant des grenades".

Les Résistants ont revendiqué l'attaque du poste de contrôle. "Les Américains sont nos ennemis. C'est nous qui avons lancé l'attaque contre leur consulat à Peshawar. Nous projetons d'autres attaques de ce genre", a déclaré à l'agence de presse Reuters Azam Tariq, porte-parole des Résistants pakistanais. Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a fermement condamné cet attentat et souligné a nécessité de renforcer la lutte contre les insurgés pakistanais.

05-04

http://www.lejdd.fr/International/Asie/Actualite/Pakistan-Les-Etats-Unis-vises-184128/ 



5  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Françoise Chipaux : Le retour en grâce du Pakistan.

Nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Washington a peur (…) d'échouer en Afghanistan et Kaboul se méfie de plus en plus de ses alliés occidentaux. Ce dont profite Islamabad.

Accusé il y a encore quelques mois d'être responsable de tous les maux de l'Afghanistan, le Pakistan est aujourd'hui courtisé pour aider à ramener la paix. Plus qu'à une évolution stratégique de la politique pakistanaise, ce changement de fortune est dû principalement à la crainte de Washington d'une défaite en Afghanistan et à la méfiance de plus en plus grande du président afghan Hamid Karzai vis à vis de ses alliés occidentaux.

En quête désespérée de tout ce qui peut améliorer la situation en Afghanistan pour pouvoir en sortir «honorablement», les Etats-Unis ont apprécié les opérations militaires entreprises par l'armée pakistanaise contre les Résistants dans la vallée de Swat et dans plusieurs zones tribales frontalières de l'Afghanistan. Washington prête donc une oreille plus complaisante aux préoccupations d'Islamabad, ce qui a permis au chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Pervez Kayani, de souligner avec force les intérêts stratégiques du Pakistan.

Limiter le rôle de l'ennemi, l'Inde

En ce qui concerne l'Afghanistan, ceux-ci ont été clairement énoncés par le général Kayani. «Nous voulons que l'Afghanistan soit notre profondeur stratégique, cela n'implique pas que nous contrôlions le pays», déclarait-il récemment. Deuxièmement, l'Inde restant l'ennemi principal, le rôle de New Delhi en Afghanistan doit se limiter au mieux à une aide au développement. Pas question donc que l'Inde participe à l'entraînement de l'armée afghane. «Je ne peux pas me permettre d'avoir sur ma frontière ouest des soldats afghans entraînés par des Indiens qui auront la même façon qu'eux de voir les choses», a souligné il y a quelques semaines le général Kayani. Enfin, le Pakistan veut être associé d'une manière ou d'une autre au processus de réintégration et de réconciliation avec les Résistants afghans.

De son côté, le président Karzai a développé une profonde méfiance vis à vis de ses alliés occidentaux depuis les ratés de sa réélection. Persuadé que ceux-ci favorisaient son opposant (le Docteur Abdullah Abdullah), le chef de l'état afghan cherche à consolider ses alliances régionales. Il sait également que sa politique de réconciliation avec les Résistants (dont il a fait l'objectif de son deuxième mandat) ne peut réussir sans un minimum de coopération d'Islamabad. L'aggravation des différends ethniques en Afghanistan encore soulignée lors de l'élection présidentielle a de son côté fait prendre conscience à l'establishment pakistanais qu'après tout, le pashtoun Hamid Karzai –les pashtouns qui vivent essentiellement de chaque côté de la frontière entre les deux pays sont environ 14 millions en Afghanistan et 24 millions au Pakistan– mérite d'être soutenu face à une opposition essentiellement tadjik qui a des rapports étroits et historiques avec l'Inde.

Rupture de confiance

Le rapprochement entre Kaboul et Islamabad d'une part et Islamabad et Washington d'autre part est toutefois mis à mal par les divergences grandissantes entre le président Karzai et ses alliés occidentaux. Recevant mercredi dans son palais à Kaboul le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, le chef de l'Etat afghan n'a pas bronché quand celui-ci a dénoncé la présence américaine comme cause des malheurs de l'Afghanistan. En visite la semaine dernière à Islamabad, il n'a pas caché non plus son exaspération devant ce qu'il a appelé «le manque de coordination» de ses alliés. Hamid Karzai faisait allusion aux inquiétudes et à la prudence de Washington face au processus de réconciliation avec les Résistants que la Grande-Bretagne lui réclame de son côté d'accélérer.

Depuis sa réélection contestée, le président afghan a pris plusieurs mesures visant à montrer que c'était lui le patron, bien que son gouvernement ne survive que sous perfusion de la communauté internationale. Cette rupture de la confiance de nature peut-être à offrir une plus grande marge de manœuvre aux voisins de l'Afghanistan ne peut que nuire à la situation afghane et contrarier la stratégie du président américain Barack Obama. Une stratégie qui suppose un partenaire afghan alors que celui-ci, déjà largement déficien,t devient de plus en plus rétif.

Françoise Chipaux

16 Mars 2010

LIRE EGALEMENT SUR LE PAKISTAN:

Pakistan: l'armée lâche les Américains  

http://www.slate.fr/story/18621/pakistan-Résistants-al-qaida-afghanistan-terrorisme


5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Islamabad demande à Washington de jouer un rôle « constructif » concernant le Cachemire.

Le premier « dialogue stratégique » entre les États-Unis et le Pakistan s'est ouvert hier, l'occasion pour Islamabad de demander à Washington de jouer un rôle « constructif » concernant le Cachemire ou l'énergie en échange de son aide pour lutter contre les résistants.
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ouvert dans la capitale américaine les discussions, auxquelles participent côté pakistanais son homologue Shah Mehmood Qureshi et le général Ashfaq Kayani, chef d'état-major, en assurant qu'un « jour nouveau » se levait sur les relations souvent tendues entre les deux pays.

Elle a notamment souligné l'effort de plus en plus net des autorités pakistanaises pour combattre les groupes islamistes extrémistes et leur a promis le soutien plein et entier des États-Unis. « Votre lutte est la nôtre », a-t-elle dit.
« Il est certain qu'il y aura encore des désaccords à l'avenir », a-t-elle ajouté, mais « il y en a toujours entre amis ou entre membres
d'une même famille ».
M. Qureshi, de son côté, a promis le soutien du Pakistan à la lutte ‘antiterroriste’, mais a ajouté que son pays avait aussi des demandes à formuler. « Le Pakistan est déterminé à faire sa part pour aider à l'effort de la communauté internationale en vue d'obtenir la paix et la stabilité en Afghanistan, a-t-il dit. Nous espérons que la communauté internationale répondra de la même façon à nos préoccupations légitimes. »
« Le Pakistan continuera de rechercher une résolution pacifique de tous les conflits en cours en Asie du Sud, y compris au Cachemire. Nous espérons que les États-Unis maintiendront leur approche constructive pour encourager ce processus », a-t-il notamment déclaré.

Islamabad réclame depuis longtemps une intervention internationale au Cachemire, territoire himalayen à majorité musulmane divisé entre l'Inde et le Pakistan.
Par ailleurs, « nous espérons qu'un accès non discriminant aux ressources énergétiques vitales nous sera accordé pour que nous puissions poursuivre notre plan de développement économique et industriel », a déclaré M. Qureshi.
Ces demandes risquent d'être accueillies froidement par les États-Unis, qui ont refusé jusqu'ici de jouer un rôle de médiateur sur le Cachemire, que l'Inde considère comme un problème de politique intérieure.
Concernant le dossier énergétique, le Pakistan souhaite obtenir un accord nucléaire civil avec les États-Unis, similaire à celui signé entre Washington et New Delhi. Mais l'idée est accueillie avec prudence par les responsables américains, notamment en raison du passif du Pakistan : le « père » de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, avait reconnu en 2004 des activités de prolifération en Iran, Corée du Nord et Libye.
Interrogée par la chaîne pakistanaise Express TV pour savoir si une coopération nucléaire permettrait d'éviter les pénuries chroniques d'énergie que connaît le Pakistan, Mme Clinton a déclaré qu'il y avait « des mesures plus urgentes à prendre », notamment la modernisation des centrales.
Mais les demandes de coopération du Pakistan ne s'arrêtent pas là, et concernent aussi les secteurs de l'eau et de l'éducation. Islamabad voudrait également que Washington lui fournisse des drones de combat.
Les États-Unis ont mené plus de 90 attaques de drones au Pakistan depuis août 2008, tuant plus de 830 personnes, selon des sources locales. Ces opérations ont été dénoncées au sein du gouvernement pakistanais comme empiétant sur la souveraineté du pays. (…)

25/3

http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/651486/Le_Pakistan_promet_son_aide_aux_USA%2C_mais_veut_quelque_chose_en_echange_.html


5-3 «Le Pakistan ne peut pas perdre la bataille».

Ps Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Attendu à Paris, le premier ministre pakistanais insiste sur le rôle «central» que doit jouer Islamabad, et sur ses objectifs, dans la résolution du conflit afghan. 

En prélude à une tournée européenne qui le mènera mercredi à Bruxelles pour le sommet Union européenne-Pakistan, puis ensuite à Madrid, le premier ministre pakistanais, attendu ce lundi après-midi à Paris pour une visite officielle, a accordé une interview exclusive au Figaro. La première à un média occidental depuis qu'une modification constitutionnelle lui accorde des pouvoirs accrus. 

LE FIGARO. - Qu'attendez-vous plus spécifiquement de la France ?

Syed Yusuf Raza GILANI. - J'ai rencontré le président Sarkozy à Washington il y a quelques jours. Je souhaitais le revoir avant sa visite au Pakistan (prévue pour la fin juillet, NDLR). Nous souhaitons améliorer et renforcer les relations bilatérales entre nos deux pays. Nous avons déjà une très bonne coopération en matière de defense, il est temps, maintenant, de développer les échanges économiques, aussi bien avec la France qu'avec l'Union européenne dans son ensemble. Nous voulons davantage de commerce et moins d'aide. Et surtout, un meilleur accès aux marchés européens.

Avez-vous l'intention de reparler du nucléaire à Paris ?

J'ai participé au sommet de Washington aux côtés de plus de 47 chefs d'État et de gouvernement. Des discussions sont en cours avec plusieurs pays sur une coopération nucléaire, mais il n'y a rien de concret pour le moment. Nous en reparlerons sûrement à Paris.

Le Pakistan est en proie à une crise énergétique très grave. Il y a de plus en plus de manifestations, d'émeutes contre les coupures de courant qui sont de plus en plus longues. Nous avons vraiment besoin d'installations nucléaires à des fins civiles ; elles sont cruciales pour la production d'énergie à des fins domestiques.

Accusé de prolifération nucléaire, le Pakistan a-t-il réussi à améliorer son image désastreuse sur la scène internationale ?

Grandement ! La sécurité et la sûreté de notre programme nucléaire sont aujourd'hui reconnues par la communauté internationale. Le président Obama a même déclaré officiellement que le programme nucléaire pakistanais était entre de bonnes mains.

Quel rôle le Pakistan veut-il et peut-il jouer dans la résolution du conflit afghan ?

Le Pakistan fait partie intégrante de la résolution du conflit afghan. Nous avons beaucoup de points communs avec l'Afghanistan, que ce soit au plan historique, culturel ou géographique. Le Pakistan peut donc jouer un rôle central dans la stabilité de l'Afghanistan ; et il est de notre intérêt d'avoir un Afghanistan stable.

Le président afghan Hamid Karzaï nous a fait part de sa stratégie de réconciliation avec les résistants et les autres résistants. Nous devons examiner de plus près ce qu'il propose, en concertation avec les États-Unis. Quoi qu'il en soit, nous sommes favorables à une solution « made in Afghanistan », car, en dernier ressort, c'est aux Afghans qu'il revient de décider de la manière dont ils veulent ramener la stabilité dans leur pays.

Êtes-vous d'accord avec Hamid Karzaï sur les groupes avec lesquels il convient de négocier ?

Nous ne souhaitons pas nous ingérer dans les affaires de l'Afghanistan. Même lors de la dernière présidentielle, nous ne l'avons pas fait. Mais nous sommes fermement décidés à aider ce pays.

Le Pakistan a souvent été accusé de ne pas en faire assez pour lutter contre les résistants qui trouvent refuge dans les Zones tribales et attaquent les troupes de l'Otan en Afghanistan…

Je ne suis pas d'accord. Nous avons mené des opérations militaires dans la vallée de Swat, à Malakand, au Waziristan du Sud et dans d'autres Zones tribales. Nous continuons et nous avons enregistré de nombreux succès. Cela a entraîné un déplacement de population sans précédent. Mais nous sommes parvenus à rapatrier les quelque 2,5 millions de réfugiés qui avaient fui leurs régions en guerre. Je crois que cela est unique dans l'histoire de l'humanité et je suis sûr que la communauté internationale est consciente des sacrifices et des succès du Pakistan dans le nord-ouest du pays.

Le Pakistan a payé un lourd tribut dans la guerre contre le terrorisme. Il y a eu des milliers de morts, de blessés. Tous les pans de la société ont été affectés : les soldats courageux qui ont perdu leur vie au combat, la société civile, les citoyens ordinaires, les hommes et femmes politiques… Si l'on compare avec les pertes des troupes de l'Otan et des forces américaines en Afghanistan, le Pakistan a eu considérablement plus de victimes.

Pensez-vous que les États-Unis et le Pakistan ont les mêmes intérêts dans la région ?

Nous partageons le même objectif : la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, et nous voulons travailler en coopération avec les États-Unis à cause de cet objectif commun. Car nous ne pouvons pas nous permettre de perdre cette bataille.

L'arrestation, en février à Karachi, de Mollah Baradar, le numéro deux des résistants afghans considéré comme le bras droit de Mollah Omar, a-t-il marqué un tournant dans la politique du Pakistan sur les «bons» et les «mauvais» résistants ?

Qu'il s'agisse des résistants, des résistants et des extrémistes de tout poil, il n'y a pas, pour nous, de différence entre un «bon taliban» et un «mauvais taliban». Les terroristes sont les terroristes : ils ne respectent aucune religion, aucune frontière, ils n'épargnent personne. Je ne suis donc pas d'accord lorsqu'on dit que le Pakistan ménage certains résistants. Nous sommes contre tous les terroristes. L'arrestation de Mollah Baradar n'a pas été un tournant pour le Pakistan ; nous avions déjà ciblé et arrêté des résistants de haut niveau.

Vous avez à plusieurs reprises dénoncé les attaques de drones par les Américains dans les Zones tribales. Dans le même temps, vous avez demandé aux États-Unis un transfert de technologie qui vous permettrait de faire la même chose. Est-ce parce que votre opinion publique ne pourrait plus vous accuser de «mener la guerre des Américains» ?

Nous voulons isoler les tribus locales des résistants afin d'éviter au maximum les dommages collatéraux. Voilà pourquoi nous sommes inquiets des frappes américaines et nous l'avons dit à Washington. Ils examinent la question de manière à trouver une nouvelle stratégie pouvant servir les intérêts de nos deux pays. Il est sûr que si les frappes étaient le fait de drones pakistanais, elles seraient plus efficaces, mieux comprises par l'opinion.

Avec l'adoption du 18e amendement de la Constitution, le Pakistan vient de se réconcilier pleinement avec la démocratie. Mais il reste bien des défis…

Les défis ne manquent pas, mais il sera plus facile de travailler avec des institutions démocratiques renforcées. Les amendements adoptés sous plusieurs régimes dictatoriaux viennent d'être démantelés. Déjà, la communauté internationale accueille très favorablement ce renforcement des forces démocratiques au Pakistan.

Que comptez-vous faire pour améliorer les relations avec l'Inde qui sont au plus bas depuis les attentats de Bombay, fin novembre 2008 ?

J'ai rencontré plusieurs fois le premier ministre Manmohan Singh. Nous voulons vraiment reprendre le dialogue et je veux rassurer les Indiens sur un point : les coupables, ceux qui ont perpétré les attentats de Bombay, auront à répondre devant la justice. Nous sommes sur la même longueur d'onde, mais nous devons compter avec l'activisme de l'appareil judiciaire et des médias. Notre marge de manœuvre est très limitée.

18/04

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/18/01003-20100418ARTFIG00234-terrorisme-le-pakistan-ne-peut-pas-perdre-la-bataille-.php


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/04/2010

n°39 - Dossier d'Iran - 25-04 -:Début :- La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


n°39 - Dossier d'Iran  - 25-04  -:Début :-  La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


 Dossier d'Iran   n°39 du 25-04

                                C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.  

2 Les brèves.

2-1 Armes nucléaires contre l’Iran : Des chercheurs US ont affiché leur scepticisme.

2-2 Israël "engagé sur la voie menant à sa chute", affirme M. Ahmadinejad.

2-3 L''Iran et la Turquie signeront bientôt un nouveau contrat gazier. 

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Yahia Gouasmi : Bruit de guerre à Washington, vent de paix à Téhéran

3-2 Leila Mazboudi : Bombe électromagnétique contre l'Iran : nouveau scénario d'une guerre de nerfs.

3-3 Le monde non contrôlé par les USA continue de soutenir le programme nucléaire iranien.  

3-4 La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

3-5 Les relations sino-américaines subissent un "coup de froid de printemps".

3-6 Arno J. Mayer : Wiesel et le « problème iranien » : La trahison des Nobels.

3-7 Mireille Delamarre :  Budapest survolée par deux avions israéliens.

3-8 Manœuvres iraniennes dans le Golfe et le détroit d’Ormuz.

3-9 Les manoeuvres iranniene dans le Golfe, une réponse aux "menaces américaines".

Suite

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !).

4-2 Qui êtes vous Noam Chomsky?.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Juan Cole : " 10 Fausses croyance sur l'Iran.'

5-2 Robert Bibeau : Une puissance en déclin est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

5-3 Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri : «La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie».

5-4 Emrah Kaynak: Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

5-5 L'Iran trahi par la Russie ?

5-6 La Conference  internationale sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération des armes atomiques, a eu de vastes répercussions.

Fin

6 Annexe

6-1 Eva R-sistons : Les dernières trouvailles de l'Occident assassin : Urbicide, sociocide, mnémocide.

6-2 L’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah,

1 L’Iran saisit l’ONU à propos du 11-Septembre .

2 Le président qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Rappel

René Naba : Iran, Israël: Les enjeux sous-jacents de la confrontation.

 



Tiré à part

24-04

L'Iran, déjà sous le coup notamment d'un embargo financier et bancaire occidental, est menacé de nouvelles sanctions économiques par la communauté internationale, inquiète de la politique nucléaire de Téhéran.

Ces sanctions, dont discutent actuellement les grandes puissances, devraient notamment viser le secteur pétrolier et gazier, ainsi que le corps de Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien qui a pris ces dernières une importance croissante dans la vie économique de l'Iran.

(AFP / 24 avril 2010 11h35)

 

http://www.romandie.com/ats/news/100424093552.2ern6f6z.asp

Iran: les Pasdaran affirment pouvoir remplacer Shell ou Total

Les Gardiens de la Révolution ont la capacité de remplacer les compagnies comme Shell ou Total sur les grands projets pétroliers ou gaziers en Iran, a affirmé samedi un haut responsable des Pasdaran en estimant que de nouvelles sanctions seraient sans effet sur eux.

"Aujourd'hui, les Gardiens de la Révolution sont fiers de dire qu'ils ont la compétence et la capacité de se substituer aisément aux grandes compagnies internationales" opérant en Iran, a déclaré le général Yadollah Javani, chef du bureau politique des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, dans une interview à l'agence Ilna.

"Par exemple, nous pouvons reprendre des grands projets à Assalouyeh (ndlr: le gisement offshore de gaz géant de South Pars, dans le Golfe) et y remplacer Shell ou Total", a-t-il affirmé.

"Parler de sanctionner les Gardiens de la Révolution est quelque peu amusant", a estimé le général Javani.

Les Pasdaran "sont aujourd'hui inséparables du régime et du peuple" iraniens, a-t-il affirmé, et ceux qui veulent les sanctionner "ne parviendront pas à leur fins".

http://www.romandie.com/ats/news/100424093552.2ern6f6z.asp



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.  

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).

Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information.

La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.

Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : « Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; l’anéantir n’est qu’un pis aller ». « Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées ». « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ».

L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.

Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L’action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ».

Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :

- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

- Discréditer l’autorité, ses defenseurs.

- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.

Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.

Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?

Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.

Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.

Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.

Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.

La dissidence est-elle un processus endogène ?

Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection.

Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.

La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d’une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.

Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.

Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.

La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux « agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba » via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre. L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : « L’ennemi reste aussi actif qu’auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d’un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d’État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l’approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».

Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

Emrah Kaynak 

Source: Legrandsoir

Tiré d'investig'action



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Armes nucléaires contre l’Iran : Des chercheurs US ont affiché leur scepticisme.

Des chercheurs américains ont affiché leur scepticisme quant au recours à des armes nucléaires tactiques pour éradiquer le programme nucléaire iranien.
« A fortiori, il est exclu que le président des États-Unis acceptent de recourir à des armements nucléaires (…) ou de permettre à un fort allié à l’instar d’Israël de le faire, si le pays ( visé) ne l’utilise pas contre les États-Unis ou un de leur allié » ont conclu les deux analystes au Centre  des études stratégiques et internationales, qui siège à Washington, Abdallah Toughane, et Antony Cordsmann.
L’éventualité d’une frappe nucléaire est abordée depuis l’échec des efforts diplomatiques déployés en vue d’un durcissement des sanctions, et en raison des difficultés que pourraient rencontrer les bombardiers israéliens pour arriver en Iran et mener à bien leur mission. Sachant que tous les pays voisins de l’Iran refusent l’utilisation de leur espace aérien par les avions israéliens pour une telle agression.  
Quoique les chercheurs assurent que les bombes nucléaires tactiques ont l’avantage d’échapper aux radars et aux avions de chasses iraniens et de détruire les sites souterrains,  ils estiment toutefois que les résultats espérés sur le cours du programme nucléaire iranien demeurent très limités.     
« Si Israël prend la décision de recourir à des armements non traditionnels contre l’Iran, ceci ne ferait qu’attarder ce programme d’une période allant de trois à cinq années, estimant que ceci peut très bien être réalisé sans armements nucléaires tactiques », explique le colonel à la retraite de l’armée de l’air américaine, Sam Gradener,
Selon un autre chercheur du centre, Robert Nelson, le fait d’assurer que les séquelles de l’utilisation d’un bombardement nucléaire souterrain sont très limitées sur l’environnement et l’homme n’est « qu’un mythe dangereux » : «  Les bombardements nucléaires dans des profondeurs proches de la surface de la terre provoquent des séquelles bien plus graves que celles dues à une bombardement  aérien ou sur la surface de la terre », assure-t-il

28/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131171&language=fr


2-2 Israël "engagé sur la voie menant à sa chute", affirme M. Ahmadinejad.

Israël est "engagé sur la voie menant à sa chute", a réaffirmé dimanche le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours à l'occasion de la Journée de l'armée.

M. Ahmadinejad, qui s'exprimait devant les principaux chefs militaires du pays réunis pour assister à un défilé au mausolée de l'Imam Khomeiny, dans le sud de Téhéran, a également appelé les pays occidentaux à "mettre leur militarisme de côté et cesser de soutenir ce régime meurtrier".

"Le régime sioniste est engagé sur la voie menant à sa chute. Les nations de la région, après quelque 60 ans (d'existence d'Israël), veulent déraciner ce microbe corrompu, qui est la principale cause d'insécurité dans la région", a déclaré le président iranien.

L'Etat hébreu fête mardi le 62e anniversaire de sa création, le 14 mai 1948 selon le calendrier hébraïque.

Il a de nouveau réclamé "le départ des grandes puissances" du Moyen-Orient, afin de "permettre aux pays de la région et aux Palestiniens de régler le problème" avec les Israéliens, sans préciser ce qu'il entendait par "régler le problème".

Les dirigeants iraniens affirment régulièrement qu'Israël est voué à la destruction, et M. Ahmadinejad a suscité l'indignation des Occidentaux en affirmant en 2006 que l'holocauste des juifs par l'Allemagne nazie durant la seconde Guerre mondiale était un "mythe".

"La présence de forces étrangères est à l'origine des conflits dans notre région. Elles doivent quitter la région", a ajouté M. Ahmadinejad.

Téhéran dénonce la présence des forces américaines et occidentales en Irak et en Afghanistan comme le principal facteur d'instabilité dans la région.

Il a également mis en garde contre toute agression militaire contre l'Iran: "l'armée iranienne est puissante, et joue un rôle important pour assurer la sécurité et l'équilibre dans la région. Elle a un pouvoir de dissuasion contre les ennemis" de la République islamique, a-t-il estimé.

Israël a avancé à plusieurs reprises l'éventualité d'une action militaire contre les installations nucléaires de l'Iran, que les Occidentaux soupçonnent de chercher à se doter de l'arme atomique.

M. Ahmadinejad n'a pas évoqué directement les Etats-Unis durant son discours, prononcé entre deux grandes banderoles proclamant "Les Etats-Unis ne peuvent rien faire" et "Nous pouvons et nous serons là jusqu'au bout".

Lors du défilé qui a suivi, une douzaine de drones (avions sans pilote) capables de mener des activités de surveillance et d'attaque, selon Téhéran, ont été présentés.

Des missiles Ghadr 1 (Puissance), d'une portée de 2.000 km, Shahab-3 (météore), d'une portée de 1.800 km, Sejil 2 (pierre tueuse), Fateh (conquérant), Raad (tonnerre) et Nasr 1 (victoire) ont également été exposés.

Les premiers missiles peuvent atteindre le territoire de l'Etat hébreu qui n'a pas exclu de mener des actions militaires contre les installations nucléaires iraniennes.

Des responsables militaires iraniens ont également affirmé qu'en cas d'attaque, l'Iran pourrait viser les "intérêts" américains dans la région.

18 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100418075454.bbmliqy6.asp


2-3 L''Iran et la Turquie signeront bientôt un nouveau contrat gazier  

Le ministre turc de l'Energie Taner Yildiz a fait état du soutien total du gouvernement d'Ankara à la signature d'un nouveau contrat gazier par la Turquie et la RII

pour un montant de 5,5 milliards de dollars, a rapporté mercredi la chaîne Press TV.
M. Yildiz a déclaré à l'agence Reuters que la partie turque prendra sa décision finale dans deux semaines concernant l'investissement de la Turquie dans le projet du champ gazier de Pars Sud en Iran. Selon le ministre turc de l'Energie, les sociétés turques sont en train d'étudier le texte de l'accord final. Il a ajouté que ce contrat aurait besoin du soutien politique du gouvernement d'Ankara pour être finaliser. Les réserves confirmées des champs gaziers Pars-Sud en Iran sont réévaluées à 14 trillions de mètres cubes et représentent 8% des réserves mondiales confirmées de gaz naturel. La Turquie soutient l'idée de l'usage du gaz naturel iranien pour alimenter le gazoduc Nabucco qui devra réduire la dépendance de l'Europe du gaz russe. A présent, l'Iran exporte 25 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour à la Turquie, et les deux pays envisagent augmenter bientôt ce chiffre à 30 millions. L'Iran est le deuxième grand détenteur mondial du gaz naturel derrière la Russie. Selon les experts, l'Iran est capable de fournir une grande partie de l'énergie du continent européen.

Press TV –

24/03

 http://french.irib.ir/index.php/info/32676-liran-et-la-turquie-signeront-bientot-un-nouveau-contrat-gazier



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Yahia Gouasmi : Bruit de guerre à Washington, vent de paix à Téhéran.

La Conference sur le nucléaire organisée par l’Iran s’est tenue à Téhéran, les 17 et 18 avril 2010.

Elle a réuni une soixantaine de participants (dont 14 Ministres des Affaires Etrangères, 10 Vice-ministres, des représentants de l’AIEA et des Nations Unies, ainsi que le Président de l’Organisation de la Conference   Islamique - OCI -Ekmeleddin Ihsanoglu). Parmi les nations participantes, on peut citer la Russie et la Chine (ayant droit de véto au Conseil de Sécurité), mais également l’Irak, la Syrie, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l’Algérie, le Venezuela, la Turquie… Le thème de la Conference   était « L’énergie nucléaire oui, l’arme nucléaire non ». Juste avant l’allocution de M. le Président Mahmoud Ahmadinejad, le guide suprême Ali Khamenei a réaffirmé dans un message que « l’utilisation des armes nucléaires est interdite par l’Islam », ajoutant : « seul le gouvernement américain a commis un crime nucléaire; le seul criminel atomique du monde ment en se présentant lui-même comme opposé à la prolifération, alors qu’il n’a pris aucune mesure sérieuse dans ce domaine ».
Pour sa part, le Président Mahmoud Ahmadinejad a proposé la création d’un « organe international indépendant disposant de pleins pouvoirs donnés par l’Assemblée Générale de l’ONU, afin de superviser le désarmement nucléaire et d’empêcher la prolifération ». Il a demandé également que les Etats ayant l’arme nucléaire, ceux l‘ayant utilisée ou ceux ayant menacé de l’utiliser, et particulièrement les Etats-Unis, soient suspendus de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Enfin, la nouvelle politique d’Obama, qui menace l’Iran et la Corée du Nord (y compris de frappes nucléaires), a été dénoncée. Cette Conference   a été boycottée par les pays occidentaux, c’est-à-dire ceux dont les gouvernements sont sous la coupe du lobby sioniste.
Quels enseignements peut-on, d’ores et déjà, tirer de cette Conference   ?
Il s’agit d’une victoire morale et diplomatique de la République Islamique d’Iran.
En affirmant l’interdiction de l’usage du nucléaire par l’Islam, le guide suprême,  Ali Khamenei, non seulement affirme un principe religieux et moral, mais il met également au défi d’autres chefs d’Etat qui se disent Chrétiens, Judaïques, adeptes des « Droits de l’Homme », d’affirmer un tel principe. Bien au contraire, Obama (après Bush) et les dirigeants sionistes ont affirmé leur volonté d’utiliser l’arme nucléaire. Quel est d’ailleurs le seul pays à s’en être servi ?  Celui-là même qui depuis 1945 s’est érigé en gendarme du monde au nom de Dieu, des Droits de l’Homme et de la defense de l’entité sioniste.
Il
s’agit également d’une victoire diplomatique.

Le nombre et la qualité des pays participants indiquent clairement que l’Iran n’est pas isolé.

La présence de nombreux pays dits émergents, et parmi les plus peuplés de la planète, montre également a contrario ce qu’a été le sommet de Washington autour d’Obama, à savoir une réunion au cours de laquelle l’USraël et l’Union européenne sionisée ont tenté de parler au nom d’une opinion publique mondiale qu’ils ne représentent en aucun cas. Ainsi, se trouve bien illustrée la coupure entre les pays dits émergents, qui n’acceptent plus de subir le diktat américano-sioniste, et les vieilles nations impérialistes dont le lobby sioniste s’est emparé. Cette coupure est encore confirmée par les réticences, pour ne pas dire le refus, des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) réunis le 15 avril à Brasilia. Là encore on peut constater que ces pays se réunissent en dehors de toute ingérence de l’Usraël, échappant ainsi à sa mainmise.
La Conference   de Téhéran contribue aussi à démasquer la politique de guerre d’Obama. Ce dernier, en refusant de placer le nucléaire israélien au centre des vrais dangers pour la Paix mondiale, et en menaçant l’Iran et la Corée du Nord, se démasque chaque jour un peu plus. Comme l’a écrit le Journal de Téhéran, Resalat, « le phénomène Obama est une fabrication politique pour restaurer le crédit des Etats-Unis ». Se cachant derrière de grands discours humanistes, Obama prépare politiquement et psychologiquement l’agression contre l’Iran. La fameuse menace « d’attentat nucléaire » brandie par Obama en est une illustration. Avec ou sans « attentat nucléaire », la menace mise en avant joue exactement le même rôle que les « armes de destruction massive » de son prédécesseur Bush.
La Conference   sur le nucléaire tenue à Téhéran a un mérite immense.

Elle ose poser la vraie question : qui affirmera solennellement, comme l’Iran, que ses valeurs morales ou religieuses l’empêchent d’utiliser l’arme nucléaire ? 

 Certainement pas les Etats-Unis, qui l’ont déjà utilisée et qui menacent de l’utiliser à nouveau, ni Israël, état voyou nucléaire, se déclarant lui-même au-dessus et en dehors de tout droit international et menaçant de l’utiliser contre ses voisins.
Devant l’hypocrisie et le bellicisme des Etats-Unis et d’Israël, il est normal que les nations soucieuses de Paix et d’indépendance souhaitent les écarter des instances internationales (comme l’AIEA) ou en créent d’autres, comme le Groupe de Shanghai (Russie, Chine, Républiques d’Asie Centrale, Iran au titre d’observateur) et le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), autant de structures de concertation qui contournent la domination américano-sioniste. Et cette Conference   qui vient de se terminer à Téhéran est un nouveau pas dans cette direction. La République Islamique d’Iran, par sa rigueur morale et sa fermeté politique, démontre que l’on peut tenir tête à l’Usraël et à tous les gouvernements sionisés. Depuis cette Conference  , les nations surarmées et belliqueuses, aussi humanistes qu’hypocrites, n’ont plus le monopole de la parole. Il est triste de constater que la Vieille Europe est absente de ce vaste mouvement qui, déjà, englobe la majorité de la population de la planète.
Seul un combat déterminé contre le lobby sioniste qui nous gouverne, en France et dans l’Union Européenne, peut nous libérer de Tel-Aviv et de Washington, afin de rejoindre le camp de la Paix et de la Justice.

Le Président,
Yahia Gouasmi

19 avril


3-2 Leila Mazboudi : Bombe électromagnétique contre l'Iran : nouveau scénario d'une guerre de nerfs.

C’est le dernier cri lancé dans le monde des rumeurs et des contre rumeurs aux sources ambigues qui grouillent au Proche Orient.

Au départ, les menaces de frappes contre l’Iran évoquaient une attaque aérienne, impliquant des missiles air-sol lancés à partir d’appareils de chasse. Il fut question d'une banque de cibles élaborée par les Américains et les Israéliens.
Il fut ultérieurement question d’attaques de missiles mer-sol, à partir des navires de guerre israéliens ou américains qui traversaient l’entourage maritime de la République islamique, escortés d’une large couverture médiatique.
Plus tard, les bombes anti bunkers sont rentrées dans l’arène médiatique  destinées à viser particulièrement des installations souterraines nucléaires.
Alors que ces dernier temps, l’on a constaté que c’est la bombe atomique qui a été particulièrement arborée, dans des articles de presse et des centres de recherches.

Or, tout récemment le scénario du recours à la e-bombe, connue également sous l’appellation de bombe EMP ou IEM (bombe à impulsion électromagnétique)  est tout à coup évoqué.
Les produits médiatiques précisent que c’est l’entité sioniste qui l’envisage pour entraver le programme nucléaire iranien.
En principe, ce projectile classifié parmi les armes de destructions massives et qui n’a jamais été utilisé, ne tue personne, et ne détruit rien. Largué pour exploser dans l’air, il sature l’environnement de toutes longueurs d’ondes et neutralise tous les systèmes électroniques et éclectiques qui se trouvent sur son chemin : y compris les téléphones portables. Bien entendu, devrait être concerné par ce bombardement  tout le système électronique qui revient aux installations nucléaires, notamment celles situés dans les bunkers souterrains, pour soi-disant paralyser  tout éventuel recours à un armement nucléaire, selon les assertions israéliennes.

Sachant que le recours à l’e-bombe n’est pas sans inconvénient majeur : son champ d’action, pour être efficace est néanmoins beaucoup trop large. Si l’Iran est frappé, le champ électromagnétique qu’il propulsera gagnera toute la région : la Turquie, l’Irak, le Golfe, le Pakistan, le Caucase, l’Asie mineure et tout le Moyen Orient. Voire même l’entité sioniste. En passant par toutes les bases américaines disséminées autour de l’Iran. Les rendant également inopérantes.
A quoi bon évoquer  ce scénario?
Question de faire parler sans cesse de l’Iran, de brandir sa soi-disant menace nucléaire, de semer la hantise de frappes militaires imminentes, de leur mettre en scène des scénarios apocalyptiques.
Le tout pour récolter par le harcèlement les fruits politiques escomptés. Dont, pour le moment, un durcissement des sanctions au sein du Conseil de sécurité.
 Si ça ne marche pas, il faut s’attendre à une nouvelle mise en scène avec un autre armement médiatisé dans des films américains, propulsée au devant de la scène…
Vendredi 16 avril 2010
 Al-Manar. Tous droits Droits réservés
Publié le 18 avril 2010


3-3 Le monde non contrôlé par les USA continue de soutenir le programme nucléaire iranien.  

Alors que les Etats-Unis déploient tous leurs efforts pour obtenir un consensus parmi ses alliés et les pays membres permanents de l’OTAN, pour ainsi intensifier les pressions internationales sur l’Iran et faire arrêter ses activités nucléaires pacifiques, les soutiens mondiaux se multiplient en faveur du programme nucléaire iranien.

En Asie, le vice-Premier ministre malaisien chargé des affaires parlementaires a réitéré que son pays continue de soutenir le programme nucléaire civil iranien et qu’il n’accepte jamais fouler aux pieds ses propres principes pour le développement des relations avec les Etats-Unis. La Malaisie

, qui est un des membres importants du MNA, a annoncé, a-t-il rappelé, qu’elle n’entendait pas se soumettre aux Etats-Unis et qu’elle défendrait totalement et explicitement les activités nucléaires iraniennes. Entre temps, le chef de la diplomatie turque a affirmé que les pays importants s’opposaient toujours aux sanctions contre l’Iran. Davutoqlu a dit, devant les journalistes, que les Etats-Unis se trouvaient à l’origine de l’instabilité de la région et que le Président américain s’est vu confronté à grand problème sérieux. N’oublions pas que le ministère chinois des Affaires étrangères a, dans un communiqué, qualifié de mensonge, l’accord avec les Etats-Unis sur l’intensification des sanctions anti-iraniennes. Le communiqué a indiqué que la diffusion de telles informations est l’œuvre de certains médias américains. « Aucun accord n’a eu lieu entre la Chine et les Etats-Unis sur l’intensification des sanctions contre l’Iran. », a indiqué le communiqué. De même, le porte-parole de la diplomatie chinoise a rappelé que les démarches entreprises par le Conseil de sécurité devraient être censées aplanir le terrain à la poursuite du dialogue et de négociations diplomatiques. Quant au Pakistan, pays atomique du sud de l’Asie, ses responsables et experts ont toujours soutenu les activités nucléaires civiles iraniennes. Et en Inde dont les autorités américaines espèrent le soutien aux sanctions anti-iraniennes, des rapports font étant de la poursuite du soutien du gouvernement et des milieux politiques au nucléaire iranien.

Ceci dit, comme les experts de l'Asie du Sud l’estiment, les Etats-Unis ont avancé l’affaire du nucléaire iranien pour ainsi détourner l’opinion publique mondiale au lieu de répondre de ses crimes, en soutenant le groupuscule terroriste de Rigi, et en procédant au massacre des civils en Afghanistan et au Pakistan.

Et n’oublions pas que c’est en effet le silence des milieux mondiaux et des instances soi-disant defenseurs des droits de l’Homme devant les crimes américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, qui a encouragé les forces américaines et de l’OTAN à poursuivre ses crimes, exhortant aussi Barack Obama à menacer les autres pays d’attaque atomique, ce qui est d’ailleurs une violation flagrante des règles internationales et de la charte des Nations unies.

15/04

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33604-le-monde-continue-de-soutenir-le-programme-nucleaire-iranien


3-4 La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

Depuis que le nouveau directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukia Amano, largement soutenu par les puissances occidentales, a affirmé dans son rapport sur l’Iran présenté mi-février – sans toutefois apporter de réelles preuves – que ce pays travaillerait probablement au développement d’une ogive nucléaire, les gouvernements des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne font entendre leur voix pour exiger des sanctions plus appuyées.
Pour l’instant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas encore en possession d’un texte de résolution contre l’Iran. Il est uniquement question d’éventuels projets de sanctions de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ainsi, le «New York Times» du 3 mars laissait entendre qu’il y aurait un projet de résolution en route, fruit d’une entente entre le gouvernement américain et les gouvernements engagés de l’Union européenne. Selon ce projet, les sanctions devraient toucher brutalement les échanges bancaires, la circulation maritime et le secteur des assurances, ainsi que les fortunes à l’étranger et les possibilités de déplacements d’Iranien «suspects». Seraient visés tout particulièrement les gardes révolutionnaires qui détiendraient une part essentielle de l’économie iranienne. L’industrie pétrolière iranienne ne serait pas touchée directement.
Il est intéressant de constater que, selon un article de «Spiegel Online» du 23 février, les projets de l’UE iraient plus loin, comme cela ressort d’un rapport secret de 13 pages, intitulé «Non-Paper on political and economic context of sanctions against Iran». Il est proposé dans ce rapport de s’en prendre énergiquement au secteur financier, aux assurances d’investissements en Iran ainsi qu’au secteur de l’énergie. Si ces projets étaient exécutés, la population iranienne aurait à en souffrir gravement dans sa vie quotidienne.
Le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas encore produit de texte de résolution viendrait du fait que la Russie et la Chine s’y opposent. D’autres pays, membres actuels du Conseil de sécurité, tels que la Turquie, le Brésil et le Liban, préfèrent miser sur des négociations plutôt que sur des sanctions.
Il est vrai que le gouvernement des Etats-Unis, de même que la chancelière alle­mande, Angela Merkel, ont déclaré vouloir appliquer des sanctions plus contraignantes, même sans l’aval du Conseil de sécurité. Le gouvernement allemand renforce son influence sur les autres gouvernements de l’Union européenne pour qu’ils acceptent des sanctions plus dures, cela surtout depuis la visite du gouvernement et du président israéliens à Berlin.
Les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés se heurtent à la résistance du Mouvement des non-alignés (NAM) qui regroupe 118 pays. Le 25 février, il a protesté auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre le rapport du nouveau directeur sur l’Iran et assuré ce pays de leur soutien de sa position en ma­tière nucléaire.
Toutefois, on ne trouve pas ce document sur le site Internet de l’AIEA, mais seulement sur des sites iraniens, notamment www.presstv.ir/pop/Print/?id=120019 ou english.farsnews.com/printable.php.
Dans sa déclaration le Mouvement des non-alignés met l’accent sur le droit sans réserve de tous les Etats d’utiliser l’énergie nucléaire dans des projets pacifiques. Ces pays font savoir leur refus de sanctions renforcées par leur volonté de mettre en avant la diplomatie et le dialogue, considérés comme la seule voie menant à une solution durable. De plus, ils mettent en garde «envers toute attaque, voire simplement la menace d’une attaque, contre des installations nucléaires pacifiques qui présenteraient un grave danger pour les populations et l’environnement et seraient une grave violation du droit international». Ce groupe d’Etats vise la conclusion sur une base internationale d’une interdiction de toute attaque ou menace d’attaque.
Il apparaît donc que ce sont uniquement les gouvernements américain, d’une partie de l’Union européenne et surtout d’Israël qui menacent gravement l’Iran. On ne peut cependant pas désigner qui, au-delà des sanctions, envisagerait le déclenchement d’une guerre. Le gouvernement américain ne se prononce pas en la matière, les gouvernements de l’Union européenne se positionnent en ordre dispersé – le gouvernement allemand a jusqu’à présent déclaré fermement qu’il s’oppose au déclenchement d’une guerre. Le gouvernement israélien envisage, lui, l’éventualité d’une attaque.
Mais les gouvernements américain, de l’Union européenne et israélien ne représentent nullement la «communauté internationale». La grande majorité des pays de ce monde sait très bien où l’accentuation du conflit mènerait la planète et veut s’engager sur une autre voie.
http://www.horizons-et-debats.ch


3-5 Les relations sino-américaines subissent un "coup de froid de printemps"

Un responsable chinois a estimé mardi que les relations sino-américaines subissaient "un refroidissement de printemps", peu avant l'arrivée à Pékin du No2 du département d'Etat américain pour une visite destinée à apaiser les tensions.

 Un porte-parole de la Conference   consultative politique du peuple chinois, un organisme de conseil au parlement, a souligné lors d'une Conference   de presse que deux facteurs avaient contribué à ce refroidissement: la vente d'armes américaines à Taiwan et la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï lama.

"En vingt jours, (ces) deux événements ont comme apporté un sentiment de refroidissement de printemps", a affirmé Zhao Qizheng.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a de son côté imputé le même jour la responsabilité de la détérioration de la relation aux Etats-Unis.

"La responsabilité des difficultés actuelles dans les relations bilatérales repose entièrement sur la partie américaine", a dit Qin Gang lors d'un point presse, "nous espérons que la partie américaine prendra la position chinoise au sérieux".

Cette apparente intransigeance pourrait compliquer la tâche du secrétaire d'Etat-adjoint James Steinberg, arrivé dans l'après-midi en Chine pour une visite de deux jours.

L'ambassade des Etats-Unis en Chine qui a confirmé son arrivée, n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Le porte-parole de la diplomatie américaine Philip Crowley avait indiqué lundi que son pays espérait un retour rapide à la normale de ses relations avec la Chine.

"Nous avons eu quelques accrocs et je crois qu'il y a un désir, tant aux Etats-Unis qu'en Chine, de revenir le plus vite possible à la normale", a estimé M. Crowley.

Les relations des deux grandes puissances mondiales ont été secouées par plusieurs crises ces dernières semaines.

Outre celles évoquées par le porte-parole chinois, l'affaire d'espionnage contre Google ou encore la réticence de Pékin à imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran pèsent aussi dans la balance des différends.

A Pékin, James Steinberg devrait aussi parler des efforts actuels pour ramener la Corée du Nord à la table des négociations et relancer les discussions sur son désarmement nucléaire.

M. Steinberg, accompagné de Jeffrey Bader, le conseiller d'Obama pour l'Asie au Conseil de sécurité national, doit quitter la Chine jeudi pour le Japon.

 02.03.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41831080@7-60,0.html


3-6 Arno J. Mayer : Wiesel et le « problème iranien » : La trahison des Nobels.

Elie Wiesel appelle sobrement sa fondation humanitaire : « Fondation Elie Wiesel pour l’Humanité »… C’est sous cette bannière qu’il a réuni les signatures de quarante-trois lauréats du Prix Nobel en soutien à la résistance à l’intérieur de l’Iran (New York Times, 7 février 2010, p. 19).

Bien que Wiesel se soit vu décerner le Prix Nobel de la Paix en 1986, son appel est tout ce que l’on voudra, sauf une invitation à une solution pacifique et négociée du soi-disant « problème iranien » en Asie occidentale.

Arno J. Mayer

Vendredi 5 Mars

Puis-je rappeler aux récipiendaires du Nobel qui ont paraphé cet appel l’une des principales raisons qu’avait invoquées Jean-Paul Sartre pour expliquer sa renonciation volontaire au Prix Nobel de Littérature, en 1964 : « Pour moi, signer « Jean-Paul Sartre », ou signer « Jean-Paul Sartre, Prix Nobel », ça n’est pas la même chose. Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution, même si cette institutionnalisation adopte la forme la plus honorable qui soit ».
Mis à part son soutien aux dissidents iraniens, Wiesel est un super-faucon contre l’Iran depuis des lustres : il l’a d’ailleurs confirmé immédiatement après la publication de son appel. Dans un quasi-postscriptum ayant pris la forme d’une interview, il a avoué qu’il ne verserait pas une larme « s’il apprenait qu’Ahmadinejad venait d’être assassiné » et, le qualifiant de « danger pathologique pour la paix mondiale », il a ajouté foi au fait que le Président de l’Iran «
a l’intention de détruire Israël et d’apporter la désolation au monde entier ». Wiesel a par ailleurs profité de l’occasion pour fustiger le Rapport Goldstone, qu’il a qualifié de « crime contre le peuple juif ».
Concernant l’Iran, Wiesel est en harmonie patente avec Shimon Pérès, le Président extrémiste d’Israël, qui a partagé de la manière la plus incongrue qui fût un Prix Nobel de… la Paix avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat (en 1994).
Il ne nous reste plus qu’à espérer (contre tout espoir ?) que le Président Barack Obama, dernier récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en date, s’avérera à la hauteur de l’honneur qui lui fut ainsi prématurément décerné (un honneur dont Sartre aurait vraisemblablement considéré qu’il aurait dû le refuser). Le Président Impérial de l’Amérique pourrait contribuer à réhabiliter la lettre et l’esprit du testament d’Alfred Nobel, qui formait le vœu que ce prix annuel récompenserait «
la personne qui aura œuvré le plus ou de la meilleure manière à la fraternité entre les nations, à l’abolition ou à la réduction des armées existantes et à la tenue et la promotion de Conference  s de paix ».

Arno J. Mayer
Arno J Mayer est professeur émérite d’histoire à l’Université Princeton.

Il est l’auteur des ouvrages The Furies: Violence and Terror in the French and Russian Revolutions et Plowshares Into Swords: From Zionism to Israel (éditions Verso).

Source : CounterPunch

Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org VS


3-7 Mireille Delamarre :  Budapest survolée par deux avions israéliens.

Vols d’entraînement militaire israéliens dans l’espace aérien européen pour une attaque contre l’Iran ?

Deux avions de reconnaissance militaire israéliens survolant la Hongrie ont provoqué une cession extraordinaire du comite de defense du parlement questionnant cette intrusion dans l’espace aérien hongrois alors même que cette manœuvre s’est faite sous le patronage de l’OTAN et d’Eurocontrol.
Le 17 Mars deux avions de reconnaissance militaires israéliens se sont approchés de la piste d’atterrissage de l’aéroport international Ferihegy de Budapest sans atterrir pour reprendre ensuite de l’altitude dans ce qui semble être un exercice d’entraînement dit du « toucher partir» selon des experts militaires. En d’autres termes l’aviation militaire israélienne s’entraîne à des vols en basse altitude sur des zones urbaines ou péri urbaines avec simulacre d’atterrissage et de redécollage instantanés.

Pour quel genre d’attaque militaire future?

Le ministre du transport hongrois, Peter Honig, et les membres du comité ont exigé des explications du ministre de la defense Imre Szekeres, l’accusant de ne pas être maître de l’espace aérien national et insistant pour dire que cette manoeuvre israélienne était en violation des lois du pays et qu’ils en sauraient plus une fois que l’enquête sur ce vol serait terminée.

Le ministre hongrois de la defense a affirmé que l’armée avait eu connaissance de cet exercice à l’avance ainsi que de son itinéraire et de son horaire. Il a également ajouté que cet exercice avait été supervisé par l’OTAN et Eurocontrol, l’organisation de sécurité aérienne de l’Europe.

Cependant, les services nationaux de sécurité hongrois n’ont pas été mis au courant et l’un des membres du comité, le socialiste Gyorgy Keleti, a dit que ce vol posait un « risque national sécuritaire ».  

Le chef d’état major, Laszlo Tombo, a dit quant à lui devant le comité que les mouvements des avions israéliens étaient conformes au plan de vol annoncé et que les citoyens hongrois n’étaient pas en danger. Les avions étaient en possession d‘une autorisation diplomatique de survol et l’objectif était un exercice de long vol de routine.

L’enquête ouverte par le comité sur ces vols d’entraînement israéliens l’a été à l’initiative des membres de l’opposition accusant le gouvernement de négligence en matière de sécurité de l’espace aérien du pays.

Le plus inquiétant c’est que l’aviation militaire israélienne utilise semble t-il l’espace européen aérien pour s’entraîner à des vols de routine, avec « autorisation diplomatique » dont l’objectif est au final d’attaquer des pays considérés comme adversaires de l’état d’Israël.  

En clair, Israël qui ne possède aucune profondeur stratégique aérienne bénéficie maintenant pour ses entraînements d’attaque longue distance de l’aide de l’OTAN et d’Eurocontrol qui n’hésitent pas à violer la souveraineté de l’espace aérien de pays membres.

Dans le contexte géo stratégique actuel, les seuls vols longue distance pouvant être entrepris par l’avion militaire israélienne ont pour cible l’Iran. Sur la carte ci dessus on peut comparer la distance de vol Israël Hongrie et Israël Iran. C'est clair qu'il s'agit d'exercices aériens d'entraînement contre l'Iran.

Est-ce à dire que l’OTAN et Eurocontrol aident activement à la préparation d’une attaque israélienne contre l’Iran ?  

Il semblerait que oui et si cet incident hongrois n’avait pas été rapporté par la presse locale personne ne saurait que les avions de combat israéliens s’entraînent librement à une telle attaque dans l’espace aérien européen alors qu’Israël ne fait partie ni de l’OTAN ni de l’Union européenne.

En supervisant de tels vols d’entraînement, l’OTAN et Eurocontrol mettent la vie des citoyens européens en danger car si l’Iran est bombardé par l’aviation israélienne, Téhéran pourra en représailles s’attaquer à l’Europe complice.

Israël cherche à tout prix à impliquer d’autres pays dans sa confrontation avec l’Iran, l’Europe ne doit pas faire le jeu d’un gouvernement israélien devenu incontrôlable et qui constitue une menace sérieuse pour la paix mondiale.

Mireille Delamarre

- 25 mars 2010
http://www.planetenonviolence.org/Vols-D-entrainement-Militaire-Israelien-Dans-L-Espace-Aerien-Europeen-Pour-Une-Attaque-Contre-L-Iran_a2149.html
  


3-8 Manœuvres iraniennes dans le Golfe et le détroit d’Ormuz
Golfe Khamenei refuse l'idée d'une « domination diabolique » par les États-Unis sur son pays en dépit de leurs menaces atomiques.
Les gardiens de la révolution iraniens entameront aujourd'hui trois jours de manœuvres dans le Golfe arabo-persique et le détroit d'Ormuz, a rapporté hier l'agence de presse Fars. Ce secteur maritime est un passage vital pour le commerce pétrolier mondial et un enjeu dans le bras de fer entre l'Iran et les pays occidentaux autour du dossier nucléaire. « Préserver la sécurité dans le Golfe persique et le détroit d'Ormuz, voies primordiales pour l'économie et l'énergie mondiales, est
le principal objectif de ces manœuvres », a déclaré le général Hossein Salami, cité par Fars. « Cet exercice ne constitue une menace pour aucun
pays ami », a-t-il ajouté. Le général Salami a également affirmé le « rôle constructif et efficace » de l'Iran dans le maintien de la sécurité régionale. « Nous voulons que le monde soit conscient de l'importance de la sécurité dans cette région et du rôle indéniable de la République islamique à cet égard. La paix et l'amitié, la sécurité, la tranquillité et la confiance mutuelle sont les messages adressés par ces manœuvres aux pays voisins du golfe Persique », a-t-il ajouté. Les composantes
terrestre, navale et aérienne des gardiens de la révolution prendront part aux manœuvres. L'Iran organise fréquemment des exercices dans le golfe, dans le but apparent de montrer sa volonté de riposter à toute attaque américaine ou israélienne.
Réagissant aux récentes menaces américaines contre l'Iran, le chef suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a par ailleurs déclaré hier que la communauté internationale ne devait pas laisser le président Barack Obama « s'en tirer comme cela avec ses menaces nucléaires », rapporte Fars. « Nous ne tolérerons pas que l'Amérique établisse à nouveau sa domination diabolique en brandissant de telles menaces », a-t-il dit.
De son côté, le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a démenti hier que l'Iran veuille produire des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) capables d'atteindre les États-Unis. « Nous n'avons pas un tel programme. Cela fait partie de la guerre psychologique des ennemis », a affirmé M. Vahidi, qui était interrogé à propos d'un rapport du département américain de la Défense selon lequel l'Iran pourrait parvenir à fabriquer un missile de longue portée capable
d'atteindre les États-Unis en 2015.
Concernant les nouveaux sites d'enrichissement d'uranium récemment approuvés par le président Ahmadinejad, le chef du programme nucléaire iranien a affirmé hier que le chef de l'État n'avait pas encore approuvé leur emplacement, démentant des propos faits en ce sens par un conseiller du chef de l'État.
Sur un autre plan, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a estimé, dans des propos publiés hier, que des progrès ont
été réalisés lors de ses entretiens à Téhéran visant à trouver une solution à la crise du nucléaire iranien. « Le plus important est le fait que les Iraniens sont très réceptifs », a-t-il déclaré à la presse turque. « On peut aller plus loin. Je suis très optimiste », a-t-il ajouté. Tout en saluant les efforts turcs, la diplomatie américaine a toutefois fait part à nouveau mardi de son scepticisme quant aux chances de cette démarche. « Pour jouer un rôle de médiation, il faut avoir un pays, l'Iran, véritablement désireux de dialoguer sérieusement, et c'est ce qui manque depuis des mois », a commenté Philip Crowley, le
porte-parole du département d'État.

L’Orient-Le Jour  -
Le quotidien libanais d'expression française
Jeudi 22 avril 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/654595/Manoeuvres_iraniennes_dans_le_Golfe_et_le_detroit_d%27Ormuz.html


3-9 Les manœuvres iranienne dans le Golfe, une réponse aux "menaces américaines"

Les Gardiens de la révolution ont entamé jeudi des manoeuvres dans le Golfe, présentées par un responsable iranien comme une réponse aux menaces nucléaires des Etats-Unis.

"Le plus important message des manoeuvres face aux menaces nucléaires américaines est que nous résistons fermement pour montrer à tous ceux qui menacent la paix et la sécurité mondiales qu'ils n'ont pas la capacité de lancer une guerre, y compris nucléaire", a déclaré l'hodjatoleslam Ali Shirazi.

"Depuis 31 ans, les Etats-Unis ne cessent de nous menacer mais ils ont été incapables de faire quoi que ce soit", a ajouté l'ayatollah Ali Khamenei, au sein de la marine des Gardiens de la révolution, cité par l'agence de presse Irna.

Dans leur nouvelle doctrine nucléaire, les Etats-Unis n'ont pas exclu en cas de conflit une attaque nucléaire contre l'Iran, accusé par Washington de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil malgré les démentis iraniens.

L'ayatollah Khamenei a affirmé mercredi que les menaces américaines étaient "une tache honteuse dans l'histoire des Etats-Unis".

Lors de la première journée des manoeuvres qui doivent durer jusqu'à samedi, une nouvelle vedette rapide a été testée, selon le porte-parole des manoeuvres cité par l'agence de presse Isna.

"La vedette, appelée Ya Mehdi, a été fabriquée en Iran et possède une force de destruction très importante et ses missiles sont capables de creuser un trou de 7 mètres sur 7", a déclaré le commandant Alireza Tanghsiri, ajoutant que cette vedette échappait "au contrôle des radars".

Les Pasdaran avaient indiqué mercredi que ces manoeuvres leur permettraient notamment de mettre en oeuvre des missiles de construction locale et d'autres armes.

Ces exercices terrestres, aériens et navals ont pour objectif de tester les capacités des Gardiens de la révolution à "préserver la sécurité du Golfe persique, le détroit d'Ormuz et le Golfe d'Oman", selon le général Hossein Salami, chef adjoint de ces troupes d'élite.

"Garder ouvert le détroit d'Ormuz et assurer sa sécurité est très important pour nous. Le détroit d'Ormuz appartient aux peuples de la région et les étrangers ne doivent pas y intervenir", a affirmé le commandant Tanghsiri.

"Nous voulons assurer la sécurité du détroit d'Ormuz, le garder ouvert et en assurer le libre passage, ce sont les étrangers qui veulent que le détroit soit fermé et pas sûr", a-t-il ajouté.

Près de 40% de la production mondiale de pétrole provient de la région du Golfe et une grande proportion de cet or noir transite par le détroit d'Ormuz, selon des données du département américain de l'Energie.

L'Iran, qui a averti dans le passé qu'il pourrait paralyser le trafic pétrolier en bloquant le détroit d'Ormuz en cas d'attaque contre son territoire, conduit régulièrement des exercices militaires dans le Golfe.

AFP -

le 22 avril 2010, 14h04

http://www.lematin.ch/flash-info/economie/iran-manoeuvres-golfe-reponse-menaces-americaines

n°39 - Dossier d'Iran - 25-04 -: Suite:- La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

n°39 - Dossier d'Iran  - 25-04  -: Suite:-  La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


 Dossier d'Iran   n°39 du 25-04

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !).

4-2 Qui êtes vous Noam Chomsky?.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Juan Cole : " 10 Fausses croyance sur l'Iran.'

5-2 Robert Bibeau : Une puissance en déclin est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

5-3 Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri : «La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie».

5-4 Emrah Kaynak: Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

5-5 L'Iran trahi par la Russie ?

5-6 La Conference  internationale sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération des armes atomiques, a eu de vastes répercussions.

5-7 Téhéran contre Washington : le bras de fer nucléaire au plus fort.

 



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !)

 Interview par AMY GOODMAN 

Extrait

AMY GOODMAN : le ministre de la Defense Robert Gates a rencontré des dirigeants des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite la semaine dernière pour obtenir leur soutien à une nouvelle série de sanctions contre l’Iran et son programme d’enrichissement d’uranium. Tandis que l’administration Obama intensifie ses efforts pour obtenir l’appui de la Russie et de la Chine pour durcir les sanctions, la France et la Finlande on laissé entendre que l’Union Européenne pourrait prendre des mesures unilatérales contre l’Iran si aucune résolution n’était adoptée à l’ONU.

Tandis que les Etats-Unis, l’Union Européenne et Israël renforcent leurs pressions sur l’Iran, nous avons passé une heure en compagnie du linguiste et dissident mondialement connu, Noam Chomsky, dont la dernière Conference   commence par une analyse critique de la politique des Etats-Unis à l’égard de l’Iran. (…)

Nous commençons par un extrait de sa Conference   prononcée au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachussets.

NOAM CHOMSKY : Il y a quelques jours, mon quotidien préféré, le London Financial Times, a identifié l’Iran comme le principal problème actuel en matière de politique étrangère pour Obama. L’article a été publié à l’occasion de l’échec d’Hillary Clinton à convaincre le Brésil de se joindre aux appels des Etats-Unis pour un durcissement des sanctions et de l’insistance du Président Lula à promouvoir les relations avec l’Iran, des relations commerciales, etc, en déclarant que l’Iran avait le droit d’enrichir de l’uranium pour produire de l’énergie nucléaire, comme tous les signataires du Traité de Non Prolifération.

Bien entendu, l’article a aussi présenté la position de Lula comme une sorte d’anomalie. Pourquoi ne se joint-il pas à la communauté internationale, au reste monde ?

C’est une coutume intéressante, très caractéristique de l’emprise de la culture impérialiste, car que désigne le terme de « communauté internationale » ? Si on regarde les choses de près, on se rend compte que la « communauté internationale » désigne en fait les Etats-Unis et tous ceux qui sont d’accord avec eux.

Tous les autres ne font pas partie du reste du monde. Ils sont ailleurs.

Il se trouve que dans le cas présent, la position de Lula correspond à celle de la majorité de la planète. Vous pouvez être d’accord avec ou pas, mais c’est la position, par exemple, des anciens pays du mouvement des non-alignés, de la majorité de pays du monde et de la grande majorité de leurs populations. Ils ont vigoureusement répété et défendu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium pour des objectifs pacifiques, en rappelant que ce pays est signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui lui accorde ce droit. Mais ils ne font pas partie du reste monde.

Un autre groupe qui ne fait pas partie du reste monde est la population des Etats-Unis. Les derniers sondages que j’ai vus, publiés il y a deux ans, montraient qu’une grande majorité d’Américains pensaient que l’Iran avait le droit de développer une énergie nucléaire, mais pas une arme nucléaire, évidemment. En fait, selon ce sondage, sur tout un ensemble de sujets, les opinions exprimées par les Américains étaient pratiquement identiques à celles des Iraniens. Lorsque le sondage a été présenté à Washington lors d’une Conference   de presse, le présentateur a fait remarquer que si les peuples avaient la possibilité de décider de la politique, les tensions et les conflits seraient probablement résolus.

C’était il y a deux ans. Depuis, il y a eu une énorme masse de propagande autour de la menace iranienne, etc. Je suppose que si le sondage était effectué aujourd’hui, les chiffres seraient différents. Mais c’était en 2007, il y a trois ans. A un moment donné donc, les Américains ne faisaient pas partie du reste du monde. La majorité de la population mondiale n’en faisaient pas partie et Lula, en exprimant une opinion largement partagée, n’en faisait pas partie non plus. On pourrait rajouter aussi qu’il est probablement la personnalité politique la plus populaire de la planète, mais cela non plus n’a pas d’importance.

Alors, que dire du conflit avec l’Iran et de la menace iranienne ?

Une personne sain d’esprit ne voudrait pas voir l’Iran fabriquer des armes nucléaires. Personne, en fait. Sur cette question, l’accord est donc général. Et il y a effectivement un réel problème de prolifération d’armes nucléaires. C’est une affaire sérieuse.

Et le discours d’Obama mentionne et insiste sur la nécessité de stopper la prolifération d’armes nucléaires et de réduire, et éventuellement éradiquer, de telles armes. Voilà pour le discours. Maintenant, voyons les faits.

Tout est devenu clair il y a quelques mois.

Une fois de plus, le Conseil de Sécurité (des Nations Unies) a adopté une résolution, le numéro 1887 - je crois que c’était au mois d’Octobre – qui critiquait l’Iran pour n’avoir pas respecté les exigences du Conseil de Sécurité et qui appelait tous les états à signer le Traité de Non Prolifération et à résoudre leurs conflits sans proférer des menaces de recourir à la force. Cette dernière partie de la résolution n’a pas vraiment fait la une des journaux pour une raison bien simple : elle s’adressait à deux pays, les deux pays qui menacent régulièrement de recourir à la force, à savoir les Etats-Unis et Israël. La menace de recourir à la force est une violation de la Charte des Nations Unies, pour ceux qui lui accordent encore la moindre importance. On n’en parle jamais. Mais pratiquement tout le monde – et je parle là de toutes les tendances politiques – emploie la phrase rituelle de « toutes les options sont envisageables ». Ce qui constitue une menace.

Et la menace n’est pas une menace en l’air. Par exemple, Israël envoie ses sous-marins nucléaires, qui sont pratiquement indétectables, dans le Golfe, à distance de tir de leurs missiles nucléaires - Israël a beaucoup d’armes nucléaires – sur l’Iran.

Les Etats-Unis et leurs alliés effectuent des exercices militaires dans la région, des exercices clairement dirigés contre l’Iran. Mais il y a un petit grain sable, parce que la Turquie refuse d’y participer, mais ils essaient de la convaincre. Nous avons donc affaire à des menaces, verbales et politiques.

Israël envoie des sous-marins nucléaires et d’autres navires de guerre par le canal de Suez, avec l’accord tacite de l’Egypte, de la dictature égyptienne, un autre état de la région soumis aux Etats-Unis. Ce sont des menaces – répétées, verbales et concrètes.

Ces menaces ont pour effet d’encourager l’Iran à développer un moyen de dissuasion. Qu’ils soient en train de le faire ou pas, je n’en sais rien. Peut-être qu’ils le sont. Mais s’ils le sont, la raison, et je crois que tout analyste sérieux serait d’accord, ce n’est pas parce qu’ils auraient l’intention d’utiliser des armes nucléaires. S’ils s’avisaient à ne serait-ce qu’armer un missile avec une tête nucléaire, c’est une hypothèse, le pays serait vitrifié en cinq minutes. Et personne ne croit que les religieux au pouvoir, quelle que soit l’opinion qu’on peut en avoir, ont des tendances suicidaires et veulent voir tout le pays, la société entière et tout leurs biens avec, partir en fumée.

En fait, les hauts responsables des services de renseignement US, qui se sont exprimés, estiment que la probabilité de voir l’Iran utiliser un jour une arme nucléaire est d’un pour cent, c’est-à-dire si faible qu’on ne peut pas vraiment l’estimer.

Mais il est possible qu’ils développent de telles armes comme un moyen de dissuasion.

Un des historiens les plus importants en Israël, Martin van Creveld, il y a quelques années, après l’invasion de l’Irak, a écrit dans la presse internationale qu’il ne voulait bien sûr pas voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire, mais que s’ils ne le faisaient pas, a-t-il dit, ils seraient fous. Les Etats-Unis venaient d’envahir l’Irak en sachant que le pays était sans defense. C’est une des raisons pour lesquelles ils se sont sentis en position de le faire. C’est facile à comprendre. Les dirigeants iraniens aussi le comprennent. Alors, pour citer van Crevels, « s’ils ne sont pas en train de développer une arme de dissuasion nucléaire, ils sont fous ».

Qu’ils soient effectivement en train de le faire ou non est un autre débat. Mais il ne fait aucun doute que la position hostile et agressive des Etats-Unis et d’Israël constituent un facteur important pour les hauts dirigeants iraniens, pour décider ou non de développer une arme de dissuasion.

(fin de l’extrait de la Conference  )

AMY GOODMAN : Nous sommes avec le professeur Noam Chomsky que nous avons interviewé au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachusetts. Ma première question porte sur son analyse de la politique étrangère du Président Obama

NOAM CHOMSKY : Lorsqu’Obama a pris ses fonctions, ou lorsqu’il a été élu, un haut fonctionnaire de l’administration Bush – je crois qu’il s’agissait de Condoleezza Rice – a prédit que sa politique étrangère serait dans la continuation de celle du deuxième mandant de Bush. Le deuxième mandat de Bush était différent du premier. Le premier mandat était agressif, arrogant, envers le monde entier, y compris les alliés, et il a produit un effet assez négatif – à cause de sa politique mais aussi à cause de son style – sur le prestige des Etats-Unis, qui est tombé plus bas que jamais auparavant. Ce qui portait atteinte aux intérêts de ceux qui décident de la politique étrangère – les milieux d’affaires et les sociétés privées, les décideurs, etc. Il y a donc eu beaucoup de critiques de leur part au cours du premier mandat. Le deuxième mandant était quelque peu différent. D’abord, les personnages les plus extrémistes ont été débarqués. Rumsfeld, Wolfowitz, quelques autres, ont été envoyés se mettre au vert. Ils n’ont pas pu se débarrasser de Cheney, parce que Cheney était le gouvernement, et ils ne pouvaient pas se débarrasser du gouvernement. Mais beaucoup d’autres sont partis, et la politique est retournée à la norme, une norme plus ou moins centriste. C’est-à-dire qu’on parlait un peu plus de négociations, un peu moins d’agressions, ce genre de choses. Et on a adopté une attitude plus polie envers les alliés. Notre politique n’avait pas vraiment changé, mais elle était devenue plus présentable. C’était ça, la prédiction sur la politique d’Obama. Et c’est bien ce qui est arrivé.

En fait, il y a un exemple pour illustrer ce phénomène. Un peu anachronique, mais je crois qu’il s’applique. En 1962, au moment de la crise des missiles à Cuba, lorsque le monde a dangereusement frôlé le bord du précipice – le moment le plus dangereux de l’Histoire a dit Arthur Schlesinger, conseiller de Kennedy – au summum de la crise des missiles, les décideurs US envisageaient de prendre des mesures qui pouvaient détruire l’Europe, et la Grande-Bretagne en particulier, et ils le savaient. Ils étaient là, le plus sérieusement du monde, en train d’échafauder des scénarios qui se concluaient par la destruction de la Grande-Bretagne. En fait, non seulement ils prenaient ça au sérieux, mais ils prenaient même des mesures qui poussaient dans ce sens. Mais ils se sont bien gardés de le dire à la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne est censée entretenir une relation spéciale avec les Etats-Unis. Les Britanniques à l’époque étaient plutôt mécontents parce qu’ils n’arrivaient pas à savoir ce qui se tramait. Tout ce que le premier Ministre, MacMillan, arrivait à savoir, c’était ce que ses services de renseignement lui transmettaient. On en était donc là, avec l’élite parmi l’élite du pays qui dressait des plans qui pouvaient aboutir à la destruction de la Grande-Bretagne, sans les tenir informés.

C’est à ce stade qu’un haut conseiller de l’administration Kennedy – je crois qu’il s’agissait de Dean Acheson – est entré dans la discussion, et il a précisé la notion de « relation spéciale ». Il a dit que la relation spéciale avec la Grande-Bretagne signifiait que la Grande-Bretagne était notre lieutenant ; le terme de rigueur est « partenaire ». Et les Britanniques, bien sûr, aiment bien entendre ce mot. Eh bien, c’est ça la différence entre Bush et Obama. Bush leur disait simplement « vous êtes notre lieutenant. Si vous ne faites pas ce que l’on vous dit de faire, vous n’êtes plus utiles ». En fait, ce sont les termes que Colin Powell a employés à l’ONU, je crois. « Faites ce que nous vous disons de faire. Vous n’êtes que notre lieutenant, sinon oubliez... » C’est quelque chose de désagréable à entendre. On préfère entendre « vous êtes notre partenaire. » Vous savez, dans le genre « je vous aime ». Ensuite, discrètement, en coulisses, nous les traitons comme des lieutenants, mais ce n’est pas grave. Je pense que c’est là que réside la différence principale.

NOAM CHOMSKY
interviewé par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

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4-2 Qui êtes vous Noam Chomsky?

AMY GOODMAN : vous faisiez la grève de l’impôt ?

NOAM CHOMSKY : je n’ai pas payé mes impôts pendant des années. Dans mon cas, le fisc n’aurait eu aucun mal à se faire payer, il leur suffisait de le déduire de mon salaire. Mais les réactions du fisc étaient assez aléatoires pour ce que j’ai pu en juger. Certains pouvaient se voir confisquer leur maison. D’autres sont allés en prison. On peut donc dire qu’il y avait une sorte de risque liée à notre activité. Mais plus grave était le soutien direct à la résistance, soutenir les résistants, les déserteurs, etc. Cela a commencé en 1966 pour devenir public en 1967. Là, il y avait un véritable risque. Mon épouse et moi avions trois enfants. Elle est retournée à ses études, dix-sept ans après, parce que nous estimions que je pouvais finir en prison. Et je n’en suis pas passé bien loin. Le procès avait été programmé pour 1968 et j’étais le principal accusé. J’ai été sauvé, avec tous les autres, grâce à l’offensive du Têt. L’offensive du Têt a été déclenchée en janvier 1968 (offensive militaire décisive vietnamienne - NdT), et les milieux d’affaires US ont décidé que les Etats-Unis devaient se retirer, que la guerre devenait trop couteuse.

AMY GOODMAN : de quoi étiez-vous accusé ?

NOAM CHOMSKY : de conspiration pour échapper à la conscription, ou pour renverser le gouvernement ou quelque chose comme ça. Je pourrais vous parler de ces procès pour conspiration, c’est intéressant. Il m’arrivait d’en parler, mais cette fois-ci, c’était du concret, du réel. Si l’offensive du Têt n’avait pas été déclenchée, j’aurais probablement passé quelques années en prison.

AMY GOODMAN : vous êtes passé en procès ?

NOAM CHOMSKY : les procès ont été annulés au lendemain de l’offensive du Têt. Il y avait un procés qui avait déjà commencé, le procès Spock, où il n’y avait que des innocents sur le banc des accusés. Le jugement a été annulé en appel, mais surtout à cause de l’offensive du Têt. Les milieux d’affaires se sont contentés de dire « faites gaffe ». En fait, en 1968, ils ont envoyé un groupe de soi-disant « sages » - quelques hauts dirigeants de Wall Street – à Washington où ils ont remis au président ce qu’il faut bien appeler une liste de consignes. C’était un véritable jeu de pouvoirs. Ils ont dit au président Johnson « arrêtez les bombardements. N’essayez pas de vous faire réélire. Entamez les négociations et le retrait des troupes. » Et il a suivi les consignes au pied de la lettre. Puis Nixon est arrivé et a changé de méthode. La partie visible de l’escalade militaire a décliné. Je dis visible parce que les pires atrocités de la guerre ont été commises après, en 1969, puis la guerre s’est étendue au Cambodge et au Laos, où elle a empiré. Mais tous ces développements étaient plus ou moins cachés. Et ils le sont encore de nos jours. Mais la tension dans le pays est retombée et une de leurs décisions a été l’annulation des procès, parce que le gouvernement voulait faire la paix avec les étudiants. Ca aussi c’est une histoire intéressante. Toujours est-il que les procès ont été annulés.

Il y avait donc bien quelques risques. La désobéissance civile n’est pas une partie de plaisir. On peut se faire tabasser ou quelque chose dans ce genre, passer quelques jours en prison, ce qui n’est jamais agréable, mais ce n’est tout de même pas non plus le genre de risques que peuvent prendre des dissidents dans d’autres pays.

C’est une décision à prendre et qui vous appartient, parce qu’on ne peut pas y entrer qu’à moitié. Soit c’est sérieux et vous y allez carrément, soit vous participez à une manifestation, vous oubliez et vous retournez à votre travail et rien ne change. Les choses ne changent que par un travail dévoué et consciencieux.

Il parait qu’on n’a pas le droit de dire des choses gentilles sur le Parti Communiste, n’est-ce pas ? C’est comme une sorte de règle établie. Pourtant, une des raisons pour lesquelles le « New Deal » a fonctionné, qu’il a eu un impact, c’est parce qu’il y avait des gens qui étaient là, présents tous les jours, sur tous les fronts. Sur celui des droits civiques, du droit du travail, en train d’organiser, de faire ce qu’il y avait à faire, ils étaient là, prêts à faire tourner les machines à ronéotyper – il n’y avait pas d’internet à l’époque - et à organiser des manifestations. Ils avaient une mémoire. Le mouvement avait une mémoire, chose qu’elle n’a plus aujourd’hui. Aujourd’hui, tout le monde doit recommencer à partir de zéro. Mais à l’époque, le mouvement avait une mémoire, une sorte de tradition, et les gens étaient toujours présents. Et en examinant les choses de plus prés, vous constaterez que le mouvement était largement dirigé par le Parti Communiste. Ils ont fini par le détruire, et c’est ce qui manque aujourd’hui, ce genre d’individus dévoués qui comprennent qu’ils ne gagneront pas dés demain, qu’il va falloir travailler, qu’ils connaîtront de nombreuses défaites, qu’ils vivront des moments agités, et qu’il se passera beaucoup de choses désagréables, mais que s’ils persistent, ils arriveront à quelque chose. C’est grâce à ça que nous avons connu le mouvement pour les droits civiques et le mouvement ouvrier, et ainsi de suite.

Il y a une leçon à en tirer. Dans les années ’70, il y avait une coupure, très nette, très visible, entre l’opinion élitiste – les journaux, les universitaires d’Harvard, etc - et l’opinion publique. Je dis bien l’opinion publique et pas seulement le mouvement anti-guerre. Chez ces élites, celles qui ont le droit de s’exprimer – et que vous pouvez lire, c’est donc facile à vérifier – la condamnation la plus extrême de la guerre qu’on pouvait trouver était qu’il s’agissait d’une erreur qui s’est finalement révélée trop coûteuse. C’était la condamnation la plus ferme qu’on pouvait trouver chez ces gens-là. Quant à l’opinion publique, environ 70%, selon les sondages, disaient que ce n’était pas une « erreur », que la guerre était fondamentalement mauvaise et immorale. La coupure était donc très nette.

Je crois que la leçon à retenir, c’est par exemple, lorsqu’Obama était admiré pour son opposition à la guerre, parce qu’il trouvait que c’était une erreur. Là nous aurions du lui rappeler les généraux nazis, après la bataille de Stalingrad, qui, eux-aussi, trouvaient que c’était une erreur que de se battre sur deux fronts à la fois. Or, la question n’est pas de savoir si s’agit d’une erreur ; la question est de savoir si c’est fondamentalement mal et immoral. C’est ça la leçon que nous devons tirer. L’opinion publique le comprend déjà, mais il faut arriver à en faire quelque chose et à s’organiser.

AMY GOODMAN : je vais conclure avec une citation dont je n’arrive pas à retrouver l’auteur. « je revois ma vie et toutes les fois où je pensais avoir été trop loin, et à présent je réalise qu’en fait je n’avais pas été assez loin. »

NOAM CHOMSKY
interviewé par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

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5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Juan Cole : " 10 Fausses croyance sur l'Iran.'
Dans le dossier sur l’Iran publié par le Monde cette semaine, on pouvait lire que ce pays représentait une « menace stratégique majeure ».(…) 

De fait, le budget militaire de Téhéran est inférieur à celui de la Suède. Le président de la République ne manque pas de rappeler régulièrement qu’Amadinejad a menacé de « rayer de la carte » Israël.

Il n’a pourtant jamais prononcé cette phrase, mais uniquement émis le souhait que le « régime sioniste » quitte la scène de l’histoire. A l’image de ces deux affirmations largement reprises par les médias et certains politiques, le dossier iranien est l’objet de tous les fantasmes, de toutes les exagérations – et parfois de manipulations.

Pourtant, au moment où s’ouvrent enfin des négociations, il convient plus que jamais de savoir raison garder, et de ne pas tomber dans la caricature. L’universitaire Juan Cole passe au crible dix assertions sur l’Iran.

Ce jeudi est une journée historique, marquée par le début des rencontres à Genève entre L’Iran, les États-Unis, l’Allemagne et les autres membres du Conseil de Sécurité des Nations unies pour tenter de résoudre les questions en suspens.

Bien que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ait auparavant tenté d’exclure la question nucléaire de la table de négociation, cette posture était au plus une diversion, et les questions nucléaires vont certainement dominer les discussions. Comme l’a souligné Henry Kissinger, ces négociations ne font que commencer et il est très peu probable qu’elles connaissent des avancées avant longtemps. La diplomatie est un marathon, pas un sprint.

En cette occasion, je crois qu’il est utile d’établir une liste de convictions répandues au sujet de l’Iran dont le bien fondé est discutable.

Conviction : l’Iran est un pays agressif qui a menacé d’attaquer Israël, ses voisins ou les Etats-Unis

Réalité : L’Iran n’a pas déclenché de guerre d’agression durant l’histoire contemporaine (contrairement aux États-Unis ou Israël), et ses dirigeants ont une doctrine de « non première frappe. » Cela est vrai pour le guide suprême Ali Khamenei, ainsi que pour les commandants des Gardiens de la Révolution.

Conviction : l’Iran est une société militarisée, bardée d’armes dangereuses, qui représentante une menace croissante pour la paix mondiale.

Réalité : Le budget militaire de l’Iran est d’un peu plus de 6 milliards de dollars par an. La Suède, Singapour et la Grèce ont tous des budgets militaires supérieurs. En outre, l’Iran est un pays de 70 millions d’habitants, de sorte que ses dépenses militaires par habitant sont infimes par rapport à ces exemples qui sont des pays dont la population est bien moins nombreuse. L’Iran dépense moins par habitant pour son armée que n’importe quel autre pays de la région du golfe Persique, à l’exception des Émirats Arabes Unis.

Conviction : l’Iran a menacé d’attaquer Israël militairement et de le « rayer de la carte. »

Réalité : Aucun dirigeant appartenant au gouvernement iranien n’à menacé Israël d’un acte de guerre. Cela serait en contradiction avec la doctrine de « non première frappe » à laquelle le pays adhère. Le président iranien a explicitement déclaré que l’Iran ne menace aucun pays, y compris Israël.

Conviction : Le président Mahmoud Ahmadinejad n’a-t-il pas menacé de « rayer Israël de la carte » ?

Réalité : Le président Mahmoud Ahmadinejad a cité l’ayatollah Khomeini en déclarant que « ce régime d’occupation à Jérusalem doit disparaître de la page du temps » (en rezhim-e eshghalgar-Qods i bayad comme safheh-e mahv Rüzgar shavad). Ce n’était pas la promesse d’une invasion de chars ou d’une frappe de missiles. C’est l’expression de l’espoir que le régime va s’effondrer, tout comme l’avait fait l’Union soviétique. Ce n’est pas du tout une menace de tuer quiconque.

Conviction : Les Iraniens ne sont-ils pas négationnistes ?

Faits : Certains le sont, d’autres non. L’ancien président Mohammad Khatami a fustigé Ahmadinejad pour s’être interrogé sur l’Holocauste, et l’a qualifié de « crime du nazisme ». Parmi les instances du régime, de nombreuses personnes cultivées ont parfaitement conscience des horreurs de l’Holocauste. En tout cas, malgré ce que les propagandistes indiquent, ni le déni de l’Holocauste (aussi pervers soit-il), ni les injures envers Israël ne sont la même chose que la volonté d’attaquer militairement.

Conviction : l’Iran ressemble à la Corée du Nord par son programme nucléaire militaire, et représente le même genre de menace pour le monde.

Faits : L’Iran dispose un site d’enrichissement d’uranium à Natanz près d’Ispahan, où il affirme vouloir produire du combustible pour les futurs réacteurs nucléaires civils destinés à la production d’électricité. Tous les dirigeants iraniens nient que ce site soit destiné à la production d’armes, et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique l’a inspecté à plusieurs reprises et n’a détecté aucun programme militaire. Le fait que l’Iran ne soit pas totalement transparent, donne naissance à quelques doutes, mais tous les éléments de preuve réunis par l’AIEA et la CIA indiquent une absence de programme militaire. L’édition 2007 du National Intelligence Estimate, rédigé par 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA et la Defense Intelligence Agency, a évalué en confiance que l’Iran n’avait pas de programme d’armement nucléaire. Cette évaluation était basée sur des entrevues avec des scientifiques du nucléaire ayant fait défection, ainsi que sur les documents qu’ils avaient emportés, et sur l’espionnage des communications en Iran. L’Allemagne, Israël et récemment les services Britanniques de renseignement sont plus soupçonneux quant aux intentions iraniennes. Mais l’ensemble de ces services se sont lourdement trompés sur les présumées armes irakiennes de destruction massive et l’Allemagne en particulier avait été abusée par les vantardises d’un ivrogne irakien dont le nom de code était « Curveball ».

Croyance : L’Occident a récemment découvert une usine secrète iranienne d’armement nucléaire située sous une montagne près de Qom.

Faits : L’Iran a annoncé lundi dernier à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique qu’elle avait commencé à construire une seconde installation civile d’enrichissement d’uranium à proximité de Qom. Il n’y a pas de matières nucléaires sur ce site et il n’est pas en service, l’Iran n’est donc pas techniquement en violation du Traité de non-prolifération nucléaire, bien qu’il ait rompu l’engagement pris avec l’AIEA d’informer immédiatement l’ONU de toute réalisation d’une nouvelle installation. L’Iran s’est engagé à autoriser que ce site soit inspecté régulièrement par l’AIEA, et s’il honore cette promesse, comme il l’a fait en grande partie à l’usine de Natanz, l’Iran ne pourra pas produire d’armes nucléaires sur ce site, car cela serait détecté par les inspecteurs. La Secrétaire d’État Hillary Clinton a admis dimanche que l’Iran ne pouvait pas produire d’armes nucléaires à Natanz, précisément parce que ce site est inspecté. Pourtant, les faucons américains ont demandé à plusieurs reprises une frappe sur Natanz.

Croyance : La communauté internationale devrait sanctionner l’Iran non seulement à cause de son programme d’enrichissement nucléaire, mais aussi parce que le régime actuel a volé l’élection présidentielle de juin et brutalement réprimé les manifestations qui ont suivi.

Actualité : Le mouvement réformateur en Iran est farouchement opposé à l’imposition de sanctions renforcées contre l’Iran, qui n’auraient probablement pas d’effet sur le régime, mais affecteraient les Iraniens ordinaires.

Croyance : Le régime iranien n’est-il pas irrationnel et dément, de sorte que la doctrine de la destruction mutuellement assurée ne pourrait pas s’appliquer dans ce cas ?

Actualité : les hommes politiques iraniens sont des acteurs rationnels. S’il s’agissait de fous, pourquoi n’ont-ils pas envahi l’un de leurs voisins ?

L’irakien Saddam Hussein a envahi l’Iran et le Koweït. Israël a envahi ses voisins plus d’une fois.

En revanche, l’Iran n’a jamais déclenché de guerre. Diaboliser ses adversaires en les qualifiant de déséquilibrés est un vieil artifice de propagande. Les élites américaines étaient autrefois totalement opposées à ce que la Chine accède au savoir nucléaire parce qu’elles croyaient que les Chinois sont intrinsèquement irrationnels. Ce type de discours est une forme de racisme.

Croyance : La communauté internationale n’aurait pas à imposer des sanctions contre l’Iran et ne serait pas si inquiète si ce pays ne posait pas une menace nucléaire grandissante.

Faits : La technologie de centrifugation que l’Iran utilise pour enrichir l’uranium n’est pas à usage unique. Auparavant, on pouvait déterminer quels étaient les pays qui pouvaient vouloir acquérir la bombe nucléaire selon qu’ils entreprenaient la construction de réacteurs à eau légère (impropre à la fabrication de bombes) ou de réacteurs à eau lourde (qui pouvaient être utilisés pour fabriquer une bombe). Mais avec les centrifugeuses, lorsque l’on parvient à enrichir l’uranium à 5% pour alimenter un réacteur civil, on peut théoriquement recycler le matériau de nombreuses fois et l’enrichir jusqu’aux 90% requis pour une bombe. Toutefois, aussi longtemps que des usines de centrifugation sont activement inspectées, elles ne peuvent pas être utilisées pour fabriquer une arme. Le danger proviendrait du fait que l’Iran expulse les inspecteurs ou qu’il parvienne à bâtir une installation secrète. Cette dernière tâche sera extrêmement difficile, toutefois, comme en témoigne la découverte par la CIA de la construction de l’installation Qom en 2006 grâce à des photos satellites. Les installations nucléaires, en particulier les centrifugeuses, consomment une grande quantité d’eau, de matériel de construction, et ainsi de suite, de sorte qu’en construire une en secret n’est pas chose aisée.

En tout cas, on ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. On doit disposer d’une forme de preuve. Par ailleurs, Israël, le Pakistan et l’Inde sont des membres de la communauté internationale plus condamnables que l’Iran, car ces pays ont refusé de signer le TNP et ont ensuite tout fait pour obtenir une bombe. Malgré cela, rien n’a été entrepris contre aucun d’entre eux par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Posted by libertesinternets

traduction ContreInfo]»

30 mars

http://libertesinternets.wordpress.com/2010/03/28/juan-cole-dix-fausses-croyances-sur-liran/

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2824

> http://elkhadra.over-blog.com/article-juan-cole-dix-fausses-croyances-sur-l-iran-47659633.html


5-2 Robert Bibeau : Une puissance en déclin est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

LES DESSOUS DE LA « CRISE » ÉTATS-UNIS-ISRAËL-IRAN

Qu'est-ce qui étonne dans ce « remake » États-Unis-Israël-Iran qui tourne depuis des années à l’écran du Proche-Orient ?

Laissez-nous vous en décrire le contexte.

Le bon flic (OBAMA)  déclare : " Je vais vous accorderez un beau bantoustan emmuré et je donnerai la clé aux israéliens à la condition que vous écrasiez le Hamas et que vous désarmiez totalement la résistance,  je ne veux plus entendre parler de résistance palestinienne".

Le mauvais flic  (Netanyahou)  rétorqua : " C'est déjà trop de leur donner le bantoustan emmuré.  Ces chiens ne seront jamais dociles et le jour ou vous leur desserrerez la corde autour du cou ils vous mordront sans scrupules. Il faut tous les déportés pour avoir la paix ou alors leur créer de telles conditions de vie qu'ils préféreront partir plutôt que de vivre comme des chiens (dixit  Moshe Dayan, feu ministre de l’armée sioniste)".

Le collabo  palestinien répond : " Monsieur, forcer la main  à ce mauvais flic Netanyahou. Dites-lui que vous nous faites confiance pour gérer le bantoustan sur ce  qui  reste des 18% de la Palestine historique. Nous serons soumis et dociles, nous le jurons. Tenez, nous venons d'abattre 6 résistants palestiniens et nous vous donnons les coordonnées de 10 autres pour que vous les abattiez.  Ah oui, en passant,  le contrat de ciment pour la construction du MUR d’apartheid…lequel d'entre nous en bénéficiera ? ".

Et l'émissaire américain s'en retourna avec les coordonnées des 10 résistants à abattre et avec la réclamation à propos du contrat de ciment pour la construction du MUR (Dalhan étant en meilleur position que Abou Mazen pour ce contrat, quoique Fayad  livre à temps depuis quelques temps...). 

Tous ces gens avaient oublié le peuple Palestinien qui pour sa part réclame  toute sa terre, pas seulement un restant de 18 % emmuré dans un bantoustan. 

Et les sionistes firent la leçon à Barak : «  TU VOIS CES COLLABOS NE CONTROLENT MÊME PAS LEUR PEUPLE ET NE PEUVENT EMPÊCHER LA RÉSISTANCE. 

L’autre jour deux  soldats israéliens ont été tués alors qu’ils allaient assassinés des résistants.

Pas de bantoustan pour ces incapables. ». Et Barak a du bien admettre que les sionistes avaient raison.

Extrait

La résistance se poursuivait.

OBAMA obtempéra puisqu’il avait besoin du gouverneur sioniste de sa base militaire permanente au Proche-Orient  (l’entité sioniste)  pour  menacer l'IRAN de bombardement afin que l'Iran continue de contenir la résistance Chiite en IRAK et nuise à la résistance Afghane (échange de bons procédés). De toute façon, il n'était pas question d'envahir l'Iran, quand tu es incapable de maîtriser l'Afghanistan tu n’occupes pas l'Iran, mais la menace avait son utilité comme nous le verrons bientôt, alors Obama  joua le bon flic contrit, incapable de faire entendre raison à cette petite entité hystérique (7, 5 millions d’habitants) à laquelle il signa aussitôt un chèque d’aide directe de 3 milliards de dollars pour l'année 2010. 

Peaufinons l’analyse.

Une puissance en déclin (ici les USA et son 51em État -  base militaire perdue au fond de la Méditerranée) est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

Rappelez-vous que la hargne de l'Allemagne NAZIE  fut à son paroxysme quand elle se voyait vaincue sur tous les fronts, particulièrement sur le Front Est  (Soviétique)  où elle fut effectivement battue à partir de Stalingrad et par la suite.

Il y aura attaque de l'IRAN à une condition et à une seule condition.

L'affaire du réacteur nucléaire iranien est un leurre pour justifier l'agression américaine, c'est de la frime.  La décision d'attaquer l'IRAN ne sera pas prise au commandement de la base de Tel-Aviv. Oublier les bouffonneries de  Netanyahou,  le premier ministre d’une entité qui quémande l'endossement de sa puissance de tutelle pour émettre des obligations sur les marchés boursiers internationaux.  

Si les européens s'allient aux chinois et aux russes ainsi qu’aux iraniens et aux pays du Golfe Persique pour faire de l'OR, de l'EURO, du YEN et de d’autres devises le panier de monnaies du commerce international, abandonnant le dollar US ce qui provoquera une crise financière puis économique sans précédent, alors les USA attaqueront l'IRAN, ils fermeront le détroit d'ORMUZ au commerce pétrolier vers ces pays dépendant du pétrole du Proche-Orient. 

Ils couleront quelques pétroliers dans le détroit et laisseront les iraniens installés des mines sous-marines dans le détroit d’Ormuz, puis ils décréteront ce secteur « zone militaire interdite à la navigation ».

L'occupation de l'IRAK et de l'Afghanistan ne visent pas à construire des pipelines pour acheminer le pétrole de l'ex-Union-Soviétique, d’Iran et d'Irak vers les marchés européens, chinois et japonais mais à empêcher la construction de ces pipelines ou, s'ils sont construits, à les dynamiter (ce sera alors la mission de leur filiale Al-Qaïda en Irak et en Afghanistan) de façon à ce que l'Europe, la Chine et le Japon ne puissent recevoir par  pipeline ce qui leur sera refusé par la mer.

C’est la raison pour laquelle les chinois construisent des pipelines au Kazakhstan qui contournent l’Afghanistan et voilà pourquoi ils cherchent du pétrole au Soudan…

Vous connaissez le contentieux à propos du Soudan, encore des terroristes qu’il faut empêcher de livrer leur pétrole aux chinois.

Voilà le véritable enjeu de la mascarade USA-Israël-Iran,  le dollar et la capacité pour les USA de demeurer  le banquier du monde, celui qui émet la monnaie du monde et parasite sur le développement de l’économie mondiale, 29 000 milliards de dollars US émis depuis quelques années dévoilait le Président Ahmadinejad dans une entrevue récente.

Les questions dont nous traitons ici sont les vrais enjeux de la politique mondiale.

Le peuple Palestinien sert de monnaie d’échange entre la puissance de tutelle et le gérant de la base militaire Méditerranéenne. Oubliez les jérémiades d'un petit pays hystérique incapable d'affronter la résistance libanaise ou palestinienne. Nous sommes ici dans une autre échelle géo- stratégique. Mais les peuples du Proche-Orient ne sont pas démunis et sauront résister à ces machinations.

30 mars
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 


5-3 Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri : «La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie». Extrait

Interview à l’ambassadeur iranien au Vatican, Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri.

Antonio Grego et le directeur Tiberio Graziani ont rencontré pour « Eurasia » (revue d'études géopolitiques, NdT) l’Ambassadeur d’Iran près le Saint Siège, Hojjatol Islam Ali Akbar  Naseri.

Dans cet entretien l’ambassadeur a parlé de l’imminente Conference   sur le désarmement nucléaire convoquée par l’Iran et, évidemment, du dossier atomique qui concerne la République islamique, en réaffirmant les intentions pacifiques de Téhéran et en attaquant la politique des USA et d’Israël.

L’ambassadeur Naseri a exprimé son appréciation pour l’entente trouvée par l’Iran avec divers pays, qui, à son avis, renforcera la paix dans le monde ; il a lancé un « appel » au Vatican pour qu’il défende les droits des peuples par rapport aux puissances néocoloniales.  

Il y a quelques jours Téhéran a annoncé qu’il allait organiser les 17 et 18 avril (2010) une Conference   sur le désarmement nucléaire à laquelle participeront des délégués de nombreux pays. La Conference   aura comme thème « l’énergie nucléaire pour tous, l’arme nucléaire pour personne ». Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont conduit l’Iran à organiser cette Conference   ?

Je vous remercie pour votre présence et je vous remercie aussi pour votre point de vue fondé sur le droit et sur la raison. En ce qui concerne votre question : l’accumulation d’armes nucléaires va à l’encontre de la paix dans le monde et crée une préoccupation dans la Communauté internationale. Malgré toute la propagande et tous les slogans faits jusqu’à présent, rien n’a été accompli de concret pour éliminer ces armes nucléaires. La République Islamique d’Iran, dans le but de gagner les défis actuels dans le monde sur ce thème et présenter des solutions pour avoir un monde privé d’armes nucléaires et de destruction de masse, organise cette Conference   à laquelle participeront les autorités de plus de 60 nations. Avec la Conference  de Téhéran sur le désarmement nous entendons affirmer le principe selon lequel « l’énergie nucléaire pacifique est à la disposition de tous les peuples et l’arme nucléaire de personne ».

La Chine a déjà annoncé qu’elle participera à la Conference  sur le nucléaire de Téhéran, et elle continue à affirmer qu’elle est contraire à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Mais les Etats-Unis et Israël sont en train de tout faire pour que la Chine revienne sur sa décision de soutenir la cause du nucléaire iranien. Seule l’importance stratégique que l’Iran a pour la Chine, surtout du point de vue de ses approvisionnements en ressources énergétiques, a jusqu’ici fait barrage à ces requêtes.

Mais quelle est a solidité des liens entre la Chine et l’Iran en ce moment ?

Les atlantistes réussiront-ils à entraîner la Chine de leur côté ou bien devront-ils renoncer à cette stratégie ?

L’activité nucléaire de l'Iran est une activité totalement pacifique. L’Iran est membre de l’AIEA et signataire du Traité de non-prolifération nucléaire. Toute activité relative au nucléaire est de ce fait sous la supervision des inspecteurs de l’agence. Appliquer les sanctions contre l‘Iran n’a aucun fondement juridique et légal et, surtout, est contraire aux protocoles du Traité. Les Etats-Unis et Israël, qui possèdent des têtes nucléaires et menacent d’attaques militaires, poursuivent une politique sans débouchés. Par rapport à la Chine, je rappelle que Téhéran et Beijing ont consolidé des relations amicales qui sont anciennes. La position indépendante de la Chine en défense de l’activité nucléaire pacifique de l’Iran est à admirer. Nous attendons que la Chine et la Russie ne se laissent pas influencer par les pressions politiques des Etats-Unis et conservent en cela leur positon indépendante sur cette question.

Outre la Chine, d’autres pays aussi ont exprimé leur proximité et leur amitié à l’Iran, parmi lesquels la Russie, la Turquie, le Brésil et le Venezuela. Croyez-vous qu’il soit possible pour l’Iran, ensemble avec ces autres pays, de créer un front compact d’opposition et de réaction à l’influence états-unienne dans le continent eurasiatique et dans l’Amérique indio-latine ?

Heureusement aujourd’hui l’époque de la domination colonialiste des puissances coloniales est finie. Les pays libres collaborent pour leurs intérêts bilatéraux. Avec cette unité et une plus grande collaboration, l’ordre colonialiste des Etats-Unis n’atteindra pas ses buts. Nous voyons de bon auspice ce front d’opposition qui obtiendra des résultats concrets pour la paix dans le monde, soit en Amérique Latine, soit en Afrique, en Asie, et même dans certains pays européens. Les pays nommés sont en train de construire une politique juste sur cette voie. Les Etats-Unis d’Amérique, avec un arsenal rempli d’armes nucléaires et de destruction de masse, et avec un passé très noir en ce qui concerne l’utilisation d’armes nucléaires, ont dernièrement menacé même d’une attaque nucléaire. Les USA qui soutiennent le régime illégitime d’Israël –qui est doté de bombes atomiques- n’ont aucune autorité pour porter des jugements sur l’activité nucléaire civile de l’Iran. Nous souhaitons que cette même agence pour l'énergie nucléaire atomique ne subisse pas de pressions de la part des Puissances, et que dans le cadre de ses règlements et de l’ordre juridique, elle contrôle les activités pacifiques nucléaires de tous les pays, et mette fin, de ce fait, à la production d’armes nucléaires et de destruction de masse. Nous souhaitons que l’AIEA joue son rôle dans ce sens.

Ces jours-ci justement Obama, en vue du congrès de Washington sur la sécurité nucléaire, a annoncé un changement radical de la stratégie sur l'utilisation des armes nucléaires. Les Etats-Unis annoncent vouloir utiliser les armes nucléaires seulement dans des cas extrêmes et jamais contre ces Etats qui respectent le Traité sur la non-prolifération nucléaire. Obama cependant a ajouté que ces nouvelles règles ne s’appliquent pas à la Coree du Nord et à l’Iran, lesquels resteront ainsi sous la menace d’une attaque, y compris avec des bombes nucléaires, bien que l’Iran soit signataire du traité. Quelle réponse l’Iran entend-il donner à cette décision d‘Obama ?

On peut s’étonner que l’Iran soit sous la menace de l’attaque nucléaire des Etats-Unis pour son activité relative au nucléaire exclusivement civil, comme d’ailleurs confirmé plusieurs fois par les inspections de l’AIEA. Les USA ont une attitude ambiguë : en fait ils menacent l’Iran pour son nucléaire pacifique, tandis qu’ils soutiennent le régime sioniste d’Israël –qui n’est pas signataire du Tnp et possède des têtes nucléaires- économiquement, politiquement et militairement. Sur cette question l’Iran n’a pas besoin de faire de la propagande en sa propre faveur. La Communauté internationale, qui est consciente de tout cela, et les opérateurs des médias indépendants et libres jugeront la question et en tireront les conclusions sur ce que font les Etats-Unis. L’Iran en tous cas continuera sur sa voie jusqu’à satisfaction de son droit au nucléaire pacifique. L’Iran considère que le nucléaire pacifique et la technologie nucléaire sont un droit pour tous les pays et tous les peuples du monde. Les sanctions et les menaces n’auront absolument pas d’incidence sur notre volonté, fondée sur les droits de l’Iran. Cela n’aura absolument pas d’incidence sur le peuple iranien souverain.

Vous avez parlé de Communauté internationale : que pourrait faire l’Union européenne pour faciliter les relation entre l’Iran et les Etats-Unis, considérant le fait que l’UE est une partie substantiellement constitutive du front atlantique ?

Concernant l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et l’Iran je pense qu’il n’y a pas besoin de médiateurs. Si les Etats-Unis réduisent leur position colonialiste et mettent de côté leurs positions hostiles à l’égard des peuples et aussi à l’égard de l’Iran, s’ils s’acheminent sur la voie du respect réciproque entre les pays, automatiquement les rapports entre les pays deviendront bons. Si Washington tend la main et s’il est sincère à ce sujet, les problèmes seront résolus ; mais comme dit le Guide Suprême, Obama "nous tend la main avec un gant de velours qui pourrait cacher un poing de fer ». A cause des actions hostiles et des menaces continues des Etats-Unis (qu’on voie en particulier le dernier discours d’Obama concernant la menace d’attaque nucléaire) nous sommes certains que les Etats-Unis ne veulent pas améliorer les relations. Cependant nous attendons que l’Union européenne –en tant que pole économique puissant – prenne une position indépendante sur les différents thèmes d’intérêt international, et qu’elle ne suive pas servilement les politiques états-uniennes.

Le Saint-Siège peut-il faciliter, en tant qu’autorité morale et religieuse, les rapports entre l’Iran et l’Union européenne et l’Iran et les Etats-Unis ?

Du Saint-Siège, pour sa mission religieuse et en tant que porteuse du message du Jésus Christ, nous attendons beaucoup plus que les seules suggestions morales et religieuses. Nous souhaitons qu’elle assume une position ferme, déterminée, emblématique, face aux menaces des puissances fauteuses de guerre et agressives. Avec ces prises de position contre les vexations que subissent les peuples de la part des puissances colonialistes, le Saint-Siège pourrait rendre les relations plus aisées. Le Saint-Siège pourrait pousser les puissances occidentales à revoir leur action dans la politique internationale.
Publié sur le site Eurasia,

17-04
Traduit de l’italien par
Marie-Ange Patrizio

Traduction : Marie-Ange Patrizio

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13728&type=analyse

Voir aussi au sujet de la Conference   : http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve311

et

http://fr.beta.rian.ru/world/20100412/186450969.html


5-4 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information.


La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.

Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : « Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; l’anéantir n’est qu’un pis aller ». « Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées ». « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ».

L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.

Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L’action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ». Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :

- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

- Discréditer l’autorité, ses défenseurs.

- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.

Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.

Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?

Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.

Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.

Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.

Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.

La dissidence est-elle un processus endogène ?

Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection. Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.

La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d’une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.

Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.

Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.

La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux « agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba » via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre. L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : « L’ennemi reste aussi actif qu’auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d’un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d’État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l’approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».

Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

01-04

Source: Legrandsoir


5-5 L'Iran trahi par la Russie ?

nb Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Les déclarations sévères faites par le président russe Dmitri Medvedev au sujet de l'Iran au cours de sa récente visite aux Etats-Unis ont étonné et réjoui la presse occidentale et israélienne.
Medvedev a reconnu que l'Iran posait des problèmes. Par conséquent, l'essentiel est de savoir ce qui représente son  programme.

Pour l'instant, a fait remarquer le président russe, "l'Iran ne répond pas aux questions qui lui sont adressées, ou bien il se borne à lancer des phrases grandiloquentes". Quelle autre réponse donner aux critiques qui affirment que la Russie se montre indulgente à l'égard des ambitions nucléaires de l'Iran?
Cependant, le problème est que certains partenaires occidentaux de la Russie attendent trop de l'influence russe sur l'Iran. Après la déclaration faite par Obama le 17 septembre 2009, selon laquelle le bouclier antimissile américain ne serait pas déployé en Pologne et en République tchèque, des rumeurs affirmant qu'en échange la Russie devrait persuader l'Iran de désarmer se sont répandues aux Etats-Unis et en Europe occidentale. Un journal polonais s'est exprimé encore plus laconiquement: Moscou a  promis de "livrer" son "allié proche-oriental". Dans la mesure où aucune percée n’a été enregistré après le 17 septembre, de nombreux médias occidentaux se sont mis à faire des reproches à la Russie: pourquoi Moscou ne rend-t-il pas la pareille après les concessions faites par Washington?
Hélas, tous ces espoirs et offenses sont infondés. L'Iran n'a jamais été un des "nôtres" et nous ne pouvons donc le "trahir". L'idéologie de la République islamique d'Iran reposait depuis sa fondation en 1979 sur le rejet de toute "sphère d'intérêts" des grandes puissances, en premier lieur, sur le territoire iranien.
En fait, les relations entre la Russie et l'Iran paraissent meilleures que les rapports entre ce pays et les Etats-Unis (où l'ambassade iranienne ne fonctionne pas et où les actifs iraniens sont bloqués dans des banques depuis plus de trente ans) ou certains pays d'Europe occidentale (qui ont de temps en temps des incidents diplomatiques avec l'Iran). Mais il est absurde de considérer l'Iran comme un "allié" de la Russie ou, à plus forte raison, une "marionnette". Seules les personnes qui ont subi l'influence d’une presse antirusse primaire, considérant la Russie comme la source de tous les maux de l'humanité, y compris le programme nucléaire iranien, peuvent y croire.
Naturellement, la Russie, de même que tous les autres pays du monde, n'est pas intéressée à la création de l'arme nucléaire par l'Iran. Mais elle n'est pas non plus intéressée à une "guerre préventive" contre l'Iran à l'instar de l'intervention de George W. Bush en Irak en 2003 qui, comme on le sait, invoquait aussi, pour se justifier, l'existence d'armes nucléaire dans l’Irak de Saddam Hussein, ce qui n'a toujours pas été confirmé.
N'importe quel conflit en Iran peut avoir pour la Russie des conséquences pires que la campagne irakienne. Premièrement, l'Iran, à la différence de l'Irak, est limitrophe de l'ancienne Union Soviétique, deuxièmement, une grande minorité azerbaïdjanaise réside en Iran. Il est inutile d'expliquer quelles conséquences pourraient avoir pour la Russie la transformation de l'Azerbaïdjan en Etat "de la ligne de front" et sa déstabilisation.
Mais la Russie a aussi un autre intérêt: donner à l'administration Obama la possibilité de garder la face, car elle manifeste ces derniers temps une approche saine et pragmatique à l'égard de la Russie en renonçant à considérer notre pays comme un ennemi. La Russie est l'une des rares orientations de la politique étrangère américaine dans lesquelles Obama peut se vanter d'avoir enregistré des progrès. Ailleurs, la situation est pire. Les tentatives faites par le président américain pour contribuer à la réconciliation entre les Israéliens et les Palestiniens au Proche-Orient ont conduit Obama à un conflit presque ouvert avec le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. L’arrivée de nouveaux contingents américains en Afghanistan n'a pu prévenir la querelle flagrante avec le président afghan Hamid Karzaï. Bien que le président afghan ait retiré ses critiques adressées aux Etats-Unis après un avertissement lancé par la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'idylle d'antan est désormais impossible dans les rapports entre Karzaï et Washington.
Contrairement à l'avis de nombreux "faucons" américains et est-européens, la Russie n'est pas intéressée à l'échec des tentatives d'Obama d'implanter la stabilité et la non-violence dans les relations internationales (ne pas confondre avec le "nouvel ordre mondial" de George W. Bush). C'est ainsi qu'il faut interpréter les paroles prononcées par Medvedev sur le problème iranien: "Certes, je ne voudrais pas que des sanctions soient prises, mais elles pourraient à un certain moment s'avérer inévitables".
Rappelons qu'Obama avait adressé l'année dernière un message semblable au peuple iranien: respectez vos engagements pris dans le cadre du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), autrement je serai obligé de prendre des mesures. Il s'avère que la Russie ne trahit personne et n'invente rien de nouveau. Tout simplement, elle aspire à agir conjointement avec la communauté mondiale.  
Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.

http://fr.rian.ru/discussion/20100416/186485546.html


5-6 La Conference  internationale sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération des armes atomiques, a eu de vastes répercussions.

La tenue, à Téhéran, de la Conference  internationale sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération des armes atomiques, a eu de vastes répercussions, dans les médias de la région, voire, du monde.
Sans oublier de porter haut et fort sa devise portant sur le désarmement du monde et sur la paix mondiale, la Conference   de Téhéran a bien su focaliser l'attention du monde entier sur les arsenaux nucléaires du régime sioniste. Dans son message à l'adresse de la Conference  , le Guide suprême de la Révolution islamique a rappelé que le peuple iranien, lui-même, victime des armes chimiques, pressentait, plus que toute autre nation, le danger du stockage et de la prolifération de telles armes. "L'Iran considère comme illicite l'usage de ces armes et estime comme le devoir de tout le monde, les efforts déployés, afin de protéger et de sauvegarder l'Humanité du danger de ce grand fléau.", a souligné le Guide suprême de la Révolution islamique, dont le message a été évoqué par la chaîne al-Jazira, dans son reportage, pour réaffirmer que la Conference   de Téhéran a apporté un message de paix au monde entier. De même, la chaîne al-Arabiya a couvert les évolutions du premier jour de la Conference  , notamment, les déclarations du président iranien. Aux Etats-Unis, le "Washington Post" s'est attardé sur les déclarations du président iranien qui a demandé au gouvernement américain de dénucléariser, en premier lieu, les Etats-Unis. Le quotidien américain a écrit que l'Iran a évoqué, lors de cette Conference  , les arsenaux nucléaires américains, en tant qu'instrument visant à terroriser et à intimider les autres pays. Par ailleurs, le journal émirati, "Al-Yaoum", a diffusé, dans son édition électronique de dimanche, que le président iranien a demandé, samedi, lors de la Conference   de Téhéran, la formation d'une organisation internationale indépendante, pour superviser le désarmement nucléaire et la non-prolifération. Quant à la chaîne BBC, elle a affirmé, dans un reportage, que la Conference   de Téhéran a apporté une réponse à ceux qui s'inquiètent de la dérive militaire, dans le programme nucléaire iranien. Le quotidien "Asharq Alawsat" a diffusé la nouvelle sur la Conference   de Téhéran qui s'est transformée, d'après ce quotidien, en un symposium, pour inviter le monde à inspecter les sites nucléaires du régime israélien. Reprenant les déclarations du président iranien, à l'ouverture de la Conference  , le quotidien a rappelé, dans son rapport, que le président iranien avait critiqué les Arrogants nucléaires qui cherchent à priver l'Iran de l'accès à la technologie nucléaire.

La Conference   de Téhéran, qui a commencé ses travaux, samedi, à Téhéran, avec pour devise "L'énergie nucléaire pour tous, l'arme nucléaire pour personne", a fermé ses portes, dimanche après-midi.

18/4

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33740-la-conference-de-teheran-et-son-retentissement-dans-les-medias-regionaux-et-mondiaux

 

5-7 Téhéran contre Washington : le bras de fer nucléaire au plus fort.

Une semaine à peine sépare la rencontre nucléaire de Washington de celle de Téhéran. Quoique la deuxième avait été prévue et déclarée bien avant la première, la liaison entre les deux est fortement  suggérée. Surtout, que le président américain a escorté la sienne en déclarant sa stratégie nucléaire, une sorte de message belliqueux envoyé aux Iraniens (et aux Nord-coréens), comme quoi la politique d’abstinence nucléaire appliquée depuis la seconde guerre mondiale pouvait très bien ne plus tenir.
Ce qui avait alors suscité une première réponse iranienne virulente, par la voix du guide suprême le grand ayatollah Sayed Ali Khamenei.  
La Conference   nucléaire de Téhéran n’en est pas moins une seconde réponse.
En présence de ministres des affaires étrangères et d’intellectuels venus de 70  pays pour le week end,( selon les organisateurs iraniens)  le message de la république islamique  était bien clair : pas question que les pays qui sont dotés d’arme atomique décident de la stratégie nucléaire mondiale, tout en se prétendant être les prédicateurs du désarmement nucléaire.
De par le slogan qui lui a été choisi, le ton est donné : « L’énergie nucléaire pour tous, l’armement nucléaire pour personne ». Et puis de par l’appel lancé par le guide suprême Sayed Khamenei : «  Le recours à l’armement nucléaire est une violation des droits de l’homme et constitue un crime contre l’humanité » a-t-il signalé dans son discours lu par son conseiller pour les questions internationale, l’ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Wilayati. Accusant les États-Unis d’être « le seul criminel atomique dans le monde ».
A ce stade, l’efficacité des organisations onusiennes et des traités de non prolifération nucléaire a été mise en doute, leur reprochant de ne pas être parvenus à démanteler l’arsenal nucléaire dans les pays qui le détiennent.
Pour y remédier, L’un des moyens proposés par les Iraniens durant la réunion consiste à créer des organisations  indépendantes qui ont pour mission de réviser ce traité et de planifier et superviser le désarmement nucléaire.
Dans son discours, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a insisté sur la nécessité d’en exclure les États-Unis, vu selon lui : «  qu’ils ont violé les accords internationaux à plusieurs reprises », et condamnant que «  la moitié des stocks mondiaux d’armements nucléaires » se trouvent chez eux.
Le président iranien a également critiqué le disfonctionnement au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), transformée en «  un moyen de pression politique », qui ne fait que «  rédiger des dizaines de rapports sur les pays qui ne possèdent pas d’armes nucléaires, sans rien évoquer sur l’arsenal nucléaire américain ». Lui suggérant de suspendre les pays qui détiennent l’armement nucléaire et menacent de l’utiliser. Ahmadinejad a imputé aux Américains la responsabilité de la prolifération nucléaire qui est advenu dans le monde depuis qu’ils ont utilisé la bombe atomique. Même rhétorique de la part  du responsable iranien du dossier nucléaire, Ali Akbar Soultaniyé lequel a ajouté un plus : la nécessité de fixer un calendrier de désarmement nucléaire mondial lors de la prochaine rencontre du TNP prévue à New York, dans cinq années. Le principal grief de ce traité réside selon lui à « s’être borné à une limitation de la prolifération militaire nucléaire, au lieu de procéder à un désarmement nucléaire ».    
À noter que le TNP reconnait le statut de puissance nucléaire à cinq pays seulement (qui sont, non pas par hasard, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité) sur les 9 qui déclarent détenir l’arme atomique, dont l’Inde, le Pakistan, la Corée du nord et l’entité sioniste.
Après réflexion, force est de constater que parmi les suggestions iraniennes  est promu un transfert des pouvoirs au sein de l’Organisation des Nations Unies: du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale. En matière nucléaire, comme ailleurs, c’est là que réside toute la question. 
18/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133936&language=fr


n°39 - Dossier d'Iran - 25-04 -: Fin :- La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

n°39 - Dossier d'Iran  - 25-04  -: Fin :-  La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


 Dossier d'Iran   n°39 du 25-04

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

6 Annexe

6-1 Eva R-sistons : Les dernières trouvailles de l'Occident assassin : Urbicide, sociocide, mnémocide.

6-2 L’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah,

1 L’Iran saisit l’ONU à propos du 11-Septembre .

2 Le président qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Rappel

René Naba : Iran, Israël: Les enjeux sous-jacents de la confrontation.

 



6 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Eva R-sistons : Les dernières trouvailles de l'Occident assassin : Urbicide, sociocide, mnémocide.    
 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire. 
 On nous parle tous les jours de la Shoah (passée) des Juifs, en oubliant d'ailleurs les Tsiganes les communistes, les soldats sovietiques, les résistants et les autres victimes de la barbarie des camps de la honte. Et on se tait scandaleusement sur les "Shoah" d'aujourd'hui.

Il y en a à la pelle, à commencer par celle du peuple Karens en Birmanie. Vous verrez le sort réservé aux Communautés indiennes en Colombie lorsqu'elles gênent les multinationales, ou aux paysans qui revendiquent l'application du Droit : Têtes coupées, fours crématoires, Indiens jetés vivants aux caïmans, etc, et cela par milliers !

Silence de nos médias, plus prompts à s'inquiéter de la popularité de Chavez auprès de son peuple... Et que dire du génocide en Irak, accompli par ceux-là mêmes qui se prétendent les dépositaires du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, peuple lui aussi "élu" pour être un modèle, mais aux USA cette fois ?  
 Bilan de l'opération irakienne :
 - Un million et demi de morts (essentiellement des civils)
 - Cinq millions de réfugiés
 - Enfants nés avec des malformations à cause du phosphore blanc et de l'uranium appauvri
 - Manque d'eau potable, d'électricité, de soins de santé
 - Destruction du Système d'Enseignement (génération perdue)
 - Intimidations, enlèvements, meurtres d'universitaires, de journalistes, de médecins, d'ingénieurs, de leaders spirituels... Assassinats ciblés. Aucune enquête sur les meurtres, pas de coupables, pas de jugements... Il s'agit d'
"éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement d'un nouvel Etat démocratique". Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ? Avons-nous perdu la tête ? Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?  
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout...

C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ?

Sommes-nous tombés sur la tête ?

Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
 Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !   
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ?

Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ?

Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?
 Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ? Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des Conference  s sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête ! L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris !

Sur http://r-sistons.over-blog.com/article-shoah-des-irakiens-nouveaux-concepts-sociocide-mnemocide-cancers-47540727.html


6-2 L’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah,

1 L’Iran saisit l’ONU à propos du 11-Septembre .
Des agences de presse ont fait mention d’une lettre adressée par le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, le 13 avril 2010.
Les premières dépêches indiquaient que l’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah, une organisation terroriste encadrée par l’OTAN.
Cependant, la revue Foreign Policy, éditée par la Brookings Institution, a diffusé sur son site internet ce qu’elle a présenté comme le texte intégral de la lettre iranienne, et qui ne contient pas de demande à propos du 11-Septembre. La presse a alors fait machine arrière.
Il s’agit d’une manipulation qui en dit long sur l’inquiétude des tenants de la version gouvernementale US des événements de 2001.
La lettre authentique, dont nous publions
la version anglaise intégrale telle qu’elle nous a été transmise par la présidence iranienne, indique : « Excellence, on attend au moins que vous désignez un groupe de recherche indépendant en qui les peuples de la région auraient confiance, pour lancer une enquête exhaustive sur les principaux criminels commanditaires des attentats du 11-Septembre en tant qu’excuse principale pour attaquer le Proche-Orient, sur les objectifs de la présence militaire de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, sur les méthodes utilisées, et sur les conséquences de leur présence et de leur engagement, dont les résultats seraient présentés à l’Assemblée générale. »
Après consultation avec d’autres Etats membres des Nations Unies, l’Iran a souhaité saisir le secrétaire général, et entend saisir directement l’Assemblée générale si cette première démarche s’avère infructueuse, comme on peut le craindre.
En 2002, Thierry Meyssan avait convaincu la Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe d’entreprendre une démarche à l’ONU pour faire toute la lumière sur le 11-Septembre, mais ceux-ci avaient finalement renoncé sous la pression des Etats-Unis.

Voltairenet

http://11septembre2001.blogspot.com/

 

2 Le président qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Lors d'un discours au ministère du Renseignement le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attaques du 11-Septembre de "grand mensonge", utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur ‘guerre contre le terrorisme', prélude à l'invasion de l'Afghanistan, d'après les médias locaux.

Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à "un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte".

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu'il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attaques.

Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n'avaient jamais donné leurs noms.

AP

07.03.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20100307.FAP2505/le_president_iranien_qualifie_le_11septembre_de_grand_m.html
http://www.ledauphine.com/index.jspz?chaine=14&article=262583

 

 

25/04/2010

N° 38 - journal d'Iran - 25-03 au 24-04 - :-Début - : Obama échoue à rallier des pays du "Sud" à un renforcement des sanctions contre l’Iran.

N° 38 - journal d'Iran -  25-03 au 24-04 - :-Début - : Obama échoue à rallier des pays du "Sud" à un renforcement des sanctions contre l’Iran.



journal d'Iran   n°28 du 25-03 au 24-04

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

Tiré à Part

Herald Scotland : Les USA se préparent à attaquer l’Iran.

Sommet sur la sécurité nucléaire ou sur le commerce nucléaire ?

Les Etats-Unis prétendent que l’Iran est une puissance nucléaire..!  

Obama échoue à rallier des pays du "Sud" à un renforcement des sanctions contre l’Iran.

Des universitaires critiquent les dernières déclarations d'Obama contre l'Iran.

1 Politique

1) Iran

(suite)

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Israël

Fin

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Les voisins

5 Le Monde

 



Tiré à Part

Herald Scotland : Les USA se préparent à attaquer l’Iran.

Selon le quotidien Herald Scotland, des centaines de bombes américaines dites "bunker busters" – capables de détruire des bunkers – sont en cours d’acheminement vers l’ile britannique Diego Garcia dans l’océan Indien, en vue d’une attaque contre l’Iran.

Selon ce même quotidien, un accord aurait été conclu en janvier pour le transport de ces armes à haut pouvoir de perforation, vers l’ile britannique utilisée comme base militaire par les USA. Voici la traduction de cet article du Herald Scotland. 

Destination finale l’Iran ?

Paru dans Herald Scotland le 14 mars 2010

Des centaines de bombes américaines “bunker-busters” sont en cours de transfert depuis la Californie vers l’ile britannique de Diego Garcia située dans l’océan Indien, et ce, en vue d’une possible attaque contre l’Iran.

Le Sunday Herald vous révéle que le gouvernement US a signé un contrat en janvier dernier pour le transport de dix containers de munitions vers cette ile. D’après le bon de livraison de l’US Navy, ils contenaient 387 bombes “Blu” utilisées pour détruire des structures renforcées ou souterraines.

Des experts pensent que ces armes sont mises en place en vue d’un assaut contre les installations nucléaires si controversées de l’Iran. Cela fait longtemps qu’une polémique existe sur de tels projets d’attaque de la part de l’armée américaine, dans le cas où la diplomatie ne parviendrait pas à convaincre l’Iran de ne pas construire la bombe nucléaire.

L’ile de Diego Garcia fait partie des territoires britanniques de l’océan Indien, mais elle est utilisée par les USA comme base selon un accord établi en 1971. Cet accord a conduit à expulser 2000 personnes natives de cette ile vers les Seychelles et l’Ile Maurice.

Le Sunday Herald rapportait en 2007 que des hangars métalliques devant abriter des bombardiers furtifs sur l’ile étaient en train d’être équipés pour abriter des bombes “bunker busters”.

Bien que cette information n’ait pas été confirmée à l’époque, ces nouvelles preuves indiquent qu’elle était vraie.

Des détails du contrat de transport vers Diego Garcia ont été postés sur un site Web d’appels d’offres international de la US Navy.

Une compagnie de transport basée en Foride, la Superior Marine Service, touchera 699.500 $ pour expédier plusieurs milliers d’armes depuis Concord en Californie jusqu’à l’ile de Diego Garcia.

Élément crucial : cette expédition comprend 195 bombes intelligentes et télécommandées “Blu-110” et 192 bombes “Blu-117” pesant chacune une tonne.

“Ils se préparent activement à détruire l’Iran” a affirmé Dan Plesch, le directeur du Centre for International Studies and Diplomacy de l’université de Londres, coauteur d’une récente étude sur les préparatifs US d’attaque contre l’Iran. “Des bombardiers US sont aujourd’hui prêts à détruire 10.0000 objectifs iraniens en quelques heures” a-t-il ajouté.

Les préparatifs ont été menés par les militaires US, mais ce sera au Président Obama de prendre la décision finale. Ce dernier pourrait décider qu’il vaut mieux que ce soient les USA qui passent à l’action plutôt qu’Israël, a renchéri Plesch.

“Les USA ne donnent aucune indication sur l’étendue de ces préparatifs pour dissuader l’Iran, rendant la confrontation encore plus probable” explique-t-il.
“Les USA… utilisent leur force comme partie intégrante de leur stratégie globale pour influer sur l’Iran.”

D’après Ian Davis, le directeur d’un nouveau “think tank ” indépendant, le Nato Watch, le transfert [d’armes] vers Diego Garcia constitue un souci majeur. "Nous demandons instamment aux États-Unis de clarifier leurs intentions concernant ces armes, et au Foreign Office (le ministère britannique des Affaires étrangères) d’expliquer sa position quant à l’utilisation de l’ile de Diego Garcia pour une attaque contre l’Iran” a-t-il dit.

Pour Alan Mackinnon, président du CND écossais, cette information est “extrêmement préoccupante”. Il explique qu’”il est clair que le gouvernement américain continue de battre les tambours de la guerre contre l’Iran, et ce, encore très récemment au travers des déclarations de la Secrétaire d’État [ministre des Affaires étrangères – Ndlr] Hillary Clinton."

“Tout ceci ressemble affreusement à la rhétorique utilisée avant la guerre d’Irak en 2003”

Le ministre britannique de la Defense avait dit par le passé que le gouvernement US devrait obtenir l’autorisation avant d’utiliser Diego Garcia pour une action offensive. Cette ile avait déjà été utilisée lors des frappes contre l’Irak pendant les guerres du Golfe de 1991 et 2003.

Environ 50 militaires britanniques sont positionnées sur l’ile, pour un peu plus de 3000 militaires américains. [L’ile] fait partie de l’archipel de Chagos situé à environ 1000 miles des côtes sud de l’Inde et du Sri Lanka, une position parfaite pour des missions contre l’Iran.

Le Département américain de la Defense n’a pas souhaité faire de commentaire.

Herald Scotland

Le 14 mars 2010

Traduction GeantVert pour ReOpenNews

Published on mars 18, 2010 par GeantVert

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.reopen911.info/News/2010/03/18/herald-scotland-les-usa-se-preparent-a-attaquer-liran/

 

Sommet sur la sécurité nucléaire ou sur le commerce nucléaire ?
Le président Obama a convoqué un sommet de chefs d’Etat pour les mettre en garde(...)  contre un possible vol de matières nucléaires par des "terroristes"  qui voudraient fabriquer une bombe atomique.

Bien sûr, vu le prix de ces matériaux personne n’entend se les faire voler et n’a besoin des conseils de l’Oncle Sam.
Autre chose se joue au sommet de Washington : la régulation et le partage d’un gigantesque marché…

La veille du sommet sur la sécurité nucléaire, le Premier ministre indien Manmohan Singh et le président états-unien Barack Obama ont conclu un important contrat de transfert de matériaux nucléaires.

Ce qui a commencé hier à Washington, et se termine aujourd’hui, est le plus grand sommet convoqué ces 65 dernières années par un président des Etats-Unis : y participent, à Washington, les chefs d’Etat et de gouvernement de 47 pays.

Thème central, la « sécurité nucléaire ». Le président Obama a de fait tiré la sonnette d’alarme : « Le danger le plus immédiat, et extrême, est aujourd’hui le terrorisme nucléaire ».

A cette menace, poursuit-on à Washington, s’ajoute celle de la prolifération nucléaire : on accuse ainsi l’Iran, et dans la foulée la Corée du Nord, de poursuivre des ambitions nucléaires, en violant le Traité de non-prolifération (TNP). La proposition de base, faite par Obama au Sommet, est de renforcer le contrôle de tous les quantitatifs d’uranium hautement enrichi et de plutonium.