Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

07/05/2010

n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.


n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                  n° 5                  15-04 au 06-05

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

2 Politique

a) Yémen du nord

b) Yémen du sud

3  Politique internationale

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

Fin

5  Dossier

5-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

5-2 Al-Qaeda est «en perte de vitesse, voire à l'agonie».

5-3 Philip Giralda : Les États-Unis sont devenus l'empire du mal.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

6-2 La route sera longue pour les fermiers de Saada.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle

7-2 Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

8 Annexe

8 -1 Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

8-2 Comment obtenir l’attention à Copenhague ? 

 



Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

 Des centaines d’enfants ont été tués ou utilisés comme enfants soldats dans les affrontements entre les forces du gouvernement yéménite et les indépendantistes dirigés par Abdul-Malik al-Houthi, qui font rage dans le nord du pays depuis août 2009, d’après un nouveau rapport publié par l’Association Seyaj pour la protection de l’enfance (SOCP), une organisation non gouvernementale locale de defense des droits de l’enfant.
D’après ce rapport, daté du 22 février dernier, quelque 89 000 enfants ont été forcés de fuir leurs maisons avec leurs familles, tandis que « 187 enfants ont été tués, 402 exploités comme soldats par les Houthis, et 282 autres recrutés par des milices locales progouvernementales. »
Ces résultats s’appuient sur une étude réalisée par SOCP en décembre 2009 – avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) – auprès d’enfants vivant dans des camps de déplacés dans les gouvernorats de Hajja, Saada et Amran, ainsi que dans certains des districts de Saada touchés par les conflits : la ville de Saada, Razeh, Alb, Baqem, Ghamr et Qataber.
D’après le rapport, 42 pour cent des enfants des camps (dont le nombre est estimé à 35 000) sont affectés par la malnutrition, 19 pour cent souffrent de diarrhée, 25 pour cent d’infections respiratoires et trois pour cent sont atteints de paludisme.
Dans le cadre de l’étude, SOCP a interrogé 684 anciens enfants soldats et a collecté des informations sur 73 926 enfants au total.
Selon les organisations humanitaires, plus de 70 pour cent des personnes déplacées par le conflit depuis 2004, dont le nombre est estimé à 250 000, vivent à l’extérieur des camps de déplacés, et les enfants représentent plus de la moitié de la population déplacée.
Le 11 février, les deux parties au conflit ont conclu un accord de cessez-le-feu. Cette trêve est fragile, et des affrontements sporadiques ont été rapportés.
D’après le rapport de SOCP, à Saada, 383 332 enfants (environ 97 pour cent des enfants en âge d’être scolarisés dans le gouvernorat) n’ont pas pu aller à l’école pendant cette période.
Ahmad al-Qurashi, directeur de SOCP, a dit à IRIN que cette situation était principalement due aux déplacements, à l’insécurité, à la destruction des écoles ou à leur utilisation à des fins militaires.
Sur les 701 écoles du gouvernorat de Saada, 17 ont été détruites dans les combats et 16 autres ont été occupées par l’une ou l’autre des parties belligérantes. La plupart des écoles restantes ont été désertées, a-t-il dit.
Enfants soldats
« Le nombre d’enfants exploités comme soldats pourrait être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, parce que nous avons eu du mal à détecter qui avait encore moins de 18 ans, en raison de l’absence [d’actes] de naissance », a dit à IRIN Fahd al-Sabri, chercheur principal de SOCP. D’après lui, seulement huit pour cent des citoyens yéménites possèdent un certificat de naissance.
« Le nombre d’enfants tués lors des combats pourrait aussi être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, car de nombreuses zones touchées par les avions de combat des armées saoudienne et yéménite étaient encore inaccessibles », a dit M. al-Sabri
Depuis août 2009, les organisations humanitaires ont du mal à obtenir des informations complètes sur l’impact de la guerre sur les enfants, selon George Abu al-Zulof, spécialiste de la protection de l’enfance auprès de l’UNICEF. Cependant, a-t-il dit à IRIN, il semble que la plupart des lois portant sur les droits de l’enfant n’aient pas été respectées durant les affrontements.
M. Abu al-Zulof a appelé les parties au conflit à libérer les enfants soldats pour qu’ils puissent retourner à l’école, et a appelé de ses vœux « une enquête impartiale » sur l’impact de la guerre sur les enfants.
M. al-Qurashi, président de SOCP, a appelé le Yémen à réviser sa loi n° 45 sur les droits de l’enfant – qui date de 2002 –, afin de prévoir des sanctions claires contre les individus qui exploitent des enfants en situation de conflit armé.

24 février 2010

(IRIN) -

ilhttp://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88228

 


Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

Les organisations humanitaires avertissent qu’une crise alimentaire risque de toucher le Yémen si les fonds internationaux consacrés à l’aide alimentaire ne sont pas considérablement accrus d’ici à juin 2010.
N’ayant reçu qu’un quart de son budget annuel pour 2010 (25,6 millions de dollars sur 103,2 millions), le Programme alimentaire mondial (PAM) explique qu’il aura épuisé, d’ici à la fin du mois de juin, les réserves de vivres qui lui permettent d’aider 3,2 millions de bénéficiaires.
Selon plusieurs organisations humanitaires et organisations non gouvernementales (ONG), les 250 000 Yéménites déplacés dans le nord et les 19 000 réfugiés principalement somaliens du sud sont les plus exposés à la faim.
« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe », a déclaré Kamel Ben Abdallah, directeur du service pour la Survie et le développement des jeunes enfants du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) au Yémen. « Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim ».
Selon Pablo Marco Blanco, responsable de Médecins sans frontières (MSF), l’arrêt des distributions alimentaires dans les camps de personnes déplacées du nord accélèrera le retour des familles déplacées dans leurs régions d’origine, dans le gouvernorat de Saada, où leurs besoins fondamentaux, notamment alimentaires, sanitaires et éducatifs, ne peuvent encore être satisfaits.
« La majorité de la population des [trois] camps d’al-Mazraq [dans le gouvernorat de Hajjah] obtient ses vivres grâce aux distributions du PAM ; donc, l’arrêt potentiel des distributions risque d’avoir de lourdes répercussions », a-t-il dit, ajoutant que MSF était prêt à développer ses services nutritionnels dans les camps, et notamment à procéder à des distributions alimentaires ciblées pour les plus vulnérables. « Mais nous ne pourrons pas combler le vide laissé par le PAM ».
Andrew Moore, directeur national de Save the Children, a expliqué que son organisme ne pouvait pas prendre le relais du PAM, dans le domaine des distributions alimentaires. « Nous n’avons pas assez de fonds ; notre programme sanitaire et nutritionnel, financé par les Etats-Unis, est un complément du PAM », a-t-il indiqué.
En février, en raison d’un manque de financements, le PAM a réduit ses rations alimentaires à 72 pour cent des besoins quotidiens en kilocalories pour les personnes déplacées et à 90 pour cent pour les réfugiés ; en mars, les rations des personnes déplacées ont légèrement augmenté pour couvrir 85 pour cent des besoins, tandis que celles des réfugiés diminuaient pour passer à 75 pour cent.
Ce n’est qu’en ayant emprunté 4,8 millions de dollars, puisés dans son Compte d’intervention immédiate (sorte de caisse de prévoyance pour les catastrophes), que l’organisme peut aujourd’hui distribuer des vivres jusqu’à la fin du mois de juin.
Un tiers de la population en situation « d’insécurité alimentaire »
Outre les personnes déplacées et les réfugiés, un tiers des 23 millions d’habitants du Yémen souffrent « d’insécurité alimentaire », et parmi ceux-ci, 2,7 millions se trouvent en situation « d’insécurité alimentaire grave », selon un rapport publié récemment par le PAM et intitulé Comprehensive Food Security Survey 2010 édition 2010 de l’Enquête détaillée sur la sécurité alimentaire.
Dans les cas « d’insécurité alimentaire grave », les ménages consacrent jusque 30 pour cent de leurs revenus uniquement à l’achat de pain. Ils ne suivent pas de régime alimentaire équilibré et se trouvent souvent contraints de sauter des repas.

« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe. Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim »

Le Yémen affiche un des taux de malnutrition les plus élevés du monde. Environ 46 pour cent des enfants yéménites de moins de cinq ans sont en insuffisance pondérale, le quatrième taux le plus élevé du monde, selon le Rapport 2009 sur le développement humain publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
En outre, environ 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition ou présentent un retard de croissance, un taux extrêmement élevé, surpassé uniquement par l’Afghanistan, selon l’édition 2009 du rapport Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l'enfant et de la mère, publié par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).
« Sans le PAM, nous allons avoir davantage de cas de malnutrition sévère », a prévenu M. Ben Abdallah de l’UNICEF. « Cela signifie que la charge de l’UNICEF va augmenter, alors que nous ne sommes déjà pas en mesure de nous occuper de tous les cas de malnutrition sévère au Yémen. Sans le PAM, la situation serait dramatique ».
L’insécurité alimentaire est un fléau de longue date, au Yémen, mais plusieurs facteurs ont récemment aggravé la situation.
D’abord, le Yémen a été gravement touché par l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle internationale, ces deux dernières années. Ensuite, les revenus pétroliers du pays sont en diminution. Enfin, la crise financière a eu des répercussions négatives sur les transferts de fonds effectués par les Yéménites expatriés.
« C’est la crise des trois F », a ainsi résumé Giancarlo Cirri, directeur national du PAM au Yémen, en allusion aux vivres, à l’essence et aux finances (food, fuel et finance, en anglais).
Le taux de croissance démographique (trois pour cent, un des plus élevés du monde) et les graves pénuries d’eau qui ont frappé le pays comptent également parmi les facteurs.

8 avril 2010

(IRIN) -

http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88741



2  Politique

Les antagonistes

a) Yémen du Nord

1 Au jour le jour

23-04

Le ministère yéménite de l'Intérieur a mis en garde les indépendantistes contre le risque d'une reprise des combats dans le nord du pays où une trêve est en vigueur depuis le 12 février.

Le ministère s'est inquiété, dans un communiqué publié sur son site Internet (www.26sep.net), que des indépendantistes aient repris récemment leurs appels au jihad (guerre sainte) contre le gouvernement lors d'un rassemblement dans la province de Jouf, proche de leur fief de Saada (Nord).

L’Orient-Le Jour 


2  Politique

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-3 Les grandes manœuvres

Soutenir les pays en voie du développement pour renforcer les capacités.

Le représentant permanent du Yémen auprès de l'Organisation des Nations Unies, Abdullah Al-Saidi, a affirmé la nécessité de prendre des mesures urgentes pour supprimer les obstacles de la vie subis par les populations, sous l'occupation, ce qui nuisent au développement social et en contradiction avec la valeurs humaines.
L'Ambassadeur a souligné, dans un discours prononcé au nome du Groupe de 77 pays, lors de la séance d'ouverture de la 18ème session de la Commission du développement durable des Nations Unies, l'importance de soutenir les pays en voie du développement afin de renforcer leurs capacités.
Il a indiqué l'importance de réévaluer les réalisations en matière de transports, de gestion des déchets, d'exploitation minière, et d'autres, en conformité avec le plan d'action de la Conférence de Johannesburg en vertu avec l'agenda du 21ème siècle et celui de Marrakech pour la production et la consommation durable.
AM-RA
SABA

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213375.htm

 

Accords de 21 millions de dollars entre le FSD et des banques yéménites.

Trois accords de financement ont été signés ce lundi entre le Fonds saoudien pour le développement (FSD) et la Banque de la coopération agricole, la Banque commerciale du Yémen ainsi que la Banque du Yémen et du Kuweit d'un coût de 21 millions de dollars.
Suite à la signature, le président de l'association des banques yéménites, Ahmed Al-Khawi, a souligné l'importance de ces accords dans l'activation de la coopération et l'investissement entre le Yémen et l'Arabie saoudite.
Pour sa part, le directeur général du programme d'exportations au sein du FSD, Ahmed Al-Ghanam, a indiqué l'importance de profiter de cette opportunité afin de stimuler l'échange commercial entre les deux pays frères.
RA-RA
[Lundi 03 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213276.htm

 

Subvention de 13 millions de dollars au Yémen par la BM

Le vice-Premier ministre pour les Affaires économiques et ministre du Plan et de la Coopération internationale, Abdul Karim Al-Arhabi, a examiné ce lundi avec l'Assistante spéciale du Président américain, Gael Smith en compagnie de la grande directrice des affaires du développement international au sien de la Maison blanche.
M. Al-Arhabi a évoqué les défis auxquels le processus de reformes au Yémen fait face dont la lutte contre le terrorisme soulignant le profondeur des relations entre le Yémen et les donateurs, notamment la Banque mondiale.
Par ailleurs, la Banque mondiale a annoncé, en marge d'une réunion élargie entre M.Al-Arhabi et la vice-président de la Banque mondiale, son accord de fournir une subvention de financement du projet d'études supérieures d'un coût de 13 millions de dollars.
RA-RA

03 Mai 2010

http://www.sabanews.net/fr/news213290.htm



b) Yemen du Sud

2a-1 Sur le terrain

03-05

Un civil a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque armée contre un marché d'une localité du Yémen du sud où une grève de protestation contre les autorités nordistes a été observée lundi dans plusieurs villes, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon ces sources, des hommes armés non identifiés ont tiré sur des clients du marché du qat, une herbe euphorisante consommée à une grande échelle au Yémen, dans la ville de S'nah, à quelque 300 km au sud de Sanaa.

"Un homme a été tué et deux ont été blessés", a indiqué l'une des sources de sécurité, sans pouvoir justifier l'attaque ou identifier les assaillants.

A Dhaleh, chef-lieu de la province de même nom, à 400 km au sud de Sanaa, des partisans armés du mouvement de contestation dans le sud ont tiré en direction du siège de la province, brisant les carreaux de fenêtre et forçant les employés à fuir le bâtiment, selon les mêmes sources.

Ces tirs ont eu lieu au moment où les commerces et les administrations ont fermé leurs portes à l'appel des dirigeants du mouvement sudiste qui ont appelé à une grève générale pour protester contre ce qu'ils considèrent comme un "siège militaire" de la ville.

La grève a été plus ou moins suivie dans d'autres villes du sud, selon diverses sources.

Les habitants du Yémen du sud, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990, s'estiment l'objet de discriminations et disent ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante du pouvoir central. Certains appellent à la sécession.

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100503/monde/y__men_sud_violences_1


2a-3 Les grandes manœuvres

L’ancien président du Yémen du Sud appelle l’Iran à soutenir le mouvement indépendantiste.

Ali Salem Al-Bayd, le dernier président du Yémen du Sud (marxiste), appelle depuis son exil (Allemagne) l’Iran et les pays arabes à soutenir le mouvement indépendantiste du Sud, alors que les affrontements menacent de se généraliser dans le pays. Des affrontements ont encore opposé les indépendantistes aux forces de l’ordre à Abyan, Ad-Dali et Lahj.

Aujourd’hui, des milliers de manifestants ont attaqué des bâtiments administratifs, symboles de l’Etat, et ont remplacé le drapeau national par l’ancien drapeau du Yémen du Sud.

Réuni en 1990, le pays a déjà connu une première guerre de scission en 1994, après les premières découvertes de pétrole dans le Sud.

Aujourd’hui, sous l’influence de l’Iran, Ali Salem Al-Bayd semble caresser le rêve séparatiste. Sous le poids de la pauvreté, il avait accepté la réunification en 1990. Mais aujourd’hui, l’essentiel du pétrole et du gaz étant localisé dans le Sud, les séparatistes surfent sur les enjeux stratégiques et les visées iraniennes pour effectuer un retour en arrière (lire à ce sujet nos informations ici).

Al-Bayd a en effet accusé le Nord de se comporter comme une force d’occupation dans le Sud, et de marginaliser la population, politiquement et économiquement. L’appel à l’aide ainsi lancé à Téhéran inquiète les autorités, d’autant plus que Ali Salem Al-Bayd est accusé d’avoir entretenu des relations étroites avec des dirigeants d’Al-Qaïda au Yémen.

« MediArabe.info »

Elaph.com :

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2135



3 Politique internationale

c) Europe

4 Grande- Bretagne

L'ambassadeur du Royaume-Uni échappe à un attentat au Yémen.

Nb :

L'ambassadeur britannique au Yémen est sorti indemne, lundi 26 avril, d'une attaque-suicide qui a visé son convoi à Sanaa.

Un kamikaze s'est lancé contre le convoi de l'ambassadeur alors qu'il se trouvait à 600 mètres de l'ambassade. Seul le kamikaze a été tué.

L'ambassadeur, Timothy Achille Torlot, s'en est sorti indemne et deux passants ont été légèrement blessés. L'attentat-suicide "porte les empreintes d'Al-Qaida", a affirmé le ministère de l'intérieur yéménite. Il a précisé que "le terroriste qui portait un survêtement de sport s'est fait exploser au passage du convoi de l'ambassadeur ", ajoutant que le corps du kamikaze a été déchiqueté et que les services de sécurité cherchaient à "déterminer son identité".

Nous pouvons confirmer qu'il y a eu un incident ce matin impliquant un membre du personnel de l'ambassade", a déclaré à Reuters une porte-parole de l'ambassade de Grande-Bretagne. "Nous travaillons étroitement avec les autorités yéménites pour enquêter sur ce qui s'est passé. Nous pouvons confirmer qu'aucun Britannique ou membre de l'ambassade n'a été blessé."

Un véhicule de la police yéménite qui escortait le convoi, formé de deux voitures diplomatiques, a été touché par l'explosion, et son pare-brise a volé en éclats, selon le correspondant de l'AFP sur place. La police a bouclé le secteur et interdit aux journalistes et aux photographes de s'en approcher. L'attentat s'est produit dans le quartier de Noqom, près de l'hôtel Mövenpick, fréquenté par des Occidentaux.

Début janvier, les ambassades des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France avaient fermé en raison de menaces.

26.04

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/26/l-ambassadeur-du-royaume-uni-echappe-a-un-attentat-au-yemen_1342472_3218.html#xtor=AL-32280184



d) Les institutions

Nations Unies

Yémen : Les retours des déplacés vers le nord se déroulent lentement

Plus de deux mois après le cessez-le-feu et un mois après la déclaration officielle de la fin du conflit dans le nord du Yémen, environ 7.000 civils déplacés yéménites hébergés dans les camps d'Al Mazraq se sont rendus dans leur village d'origine pour y évaluer la destruction et les dommages dans leurs fermes et concernant d'autres biens, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Nous estimons que seulement un quart des personnes revenues temporairement pour évaluer la situation dans leur village ou leur ville d'origine y sont finalement retournées définitivement. La majorité d'entre elles restent des déplacés du fait de préoccupations persistantes sur l'insécurité, les accrochages incessants, les mines antipersonnel, la pénurie de services essentiels et le manque d'abris, alors que de nombreuses maisons ont été soit détruites soit partiellement endommagées », a dit une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Un grand nombre des déplacés internes ont fait part au HCR de leur incertitude sur le fait que la paix soit effectivement durable. Ils sont également très inquiets des mines antipersonnel et des munitions non explosées jonchant le sol de leur village », a-t-elle ajouté.

Selon l'agence des Nations Unies, leur crainte est renforcée par des informations répétées faisant état d'accidents meurtriers dus aux mines antipersonnel. Pour ce seul mois, au moins deux enfants ont perdu la vie et neuf personnes (enfants et adultes) ont été gravement blessées.

« En plus de ces décès, ces tragédies entravent la sécurité des retours et l'assiduité à l'école dans les zones affectées par le conflit. Des campagnes de sensibilisation intensives sont menées dans toutes les zones accueillant des déplacés, y compris dans les camps, pour éviter d'autres pertes de civils », a dit Mme Fleming.

Parallèlement, les trois camps de déplacés à Al Mazraq continuent d'héberger plus de 27.000 personnes déplacées. La plupart des déplacés – parmi un total estimé à 280.000 personnes déplacées au Yémen – sont hébergés au sein de communautés hôtes chez des amis, des proches ou des voisins. La situation pour certains d'entre eux dans les gouvernorats de Hajjah et Amran devient intenable, alors que leur famille d'accueil et les déplacés eux-mêmes épuisent rapidement leurs ressources.

Du fait qu'ils ne disposent d'aucun document d'identité, certains déplacés ne peuvent être enregistrés par les autorités dans le gouvernorat de Hajjah, ce qui les empêche de bénéficier d'une assistance humanitaire. Les besoins urgents de leur famille les forcent à vendre les quelques possessions qu'il leur reste, y compris le bétail.

« Nous craignons que ce groupe ne devienne de plus en plus vulnérable aux abus et à l'exploitation. Le HCR exhorte les autorités yéménites à régler ce problème. Ces personnes doivent être enregistrées en tant que déplacés internes et elles doivent bénéficier d'une aide humanitaire, ce qui pourrait améliorer leur situation », a déclaré la porte-parole.

Le HCR observe désormais des difficultés croissantes pour satisfaire les besoins des déplacés yéménites, alors que son opération au Yémen est toujours confrontée à un sérieux manque de financement.

« Si une nouvelle contribution financière ne nous est pas versée d'urgence, le HCR ne pourra plus fournir ni protection, ni abris, ni assistance humanitaire à quelque 170.000 réfugiés et 280.000 déplacés au Yémen », a dit Mme Fleming.

La part du HCR dans l'appel de fonds consolidé des Nations Unies en 2010 pour le Yémen s'élève à 39 millions de dollars. A ce jour, l'agence a reçu 35% des fonds nécessaires.

23 avril 2010 –

News Tracker: autres dépêches sur la question : Yémen : Les déplacés menacés par le manque de financements humanitaires

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21764&Cr=Y%C3%A9men&Cr1



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Alors que le président Ali Abdallah Saleh venait d’ordonner la libération d’un journaliste et de deux responsables du quotidien Al-Ayyam, l’armée a pris d’assaut, le 21 avril au soir, le bâtiment de la société de presse 14 October, situé dans la province d’Aden, afin de confisquer le dernier numéro du quotidien Al-Tariq. Le siège de 14 Octobera été levé le 22 avril au matin.

« Ce qui se passe au Yémen est tout simplement hallucinant. Il n’y a pas un jour sans qu’un média soit attaqué, sans qu’un journaliste soit kidnappé, arrêté ou condamné », a dénoncé Reporters sans frontières.

Le 21 avril dans la soirée, les forces de la sécurité centrale ont pris d’assaut le bâtiment de la société de presse nationale 14 October, situé dans la ville d’Al-Ma’ala (ouest d’Aden). Ils ont fouillé l’ensemble des véhicules situés à l’extérieur des bureaux, notamment celui d’Ahmed Al-Hubaishi, directeur de publication et président du conseil d’administration de 14 October, dans le but de confisquer le numéro du journal Al-Tariqdaté du 22 avril, imprimé par 14 October.

Cet incident fait suite à la publication - par Al-Tariq- d’une information relative aux événements du 21 avril dans l’après-midi quand des soldats ont pris d’assaut le commissariat de police de la ville d’Al-Tawahi (à l’ouest d’Aden). D’après Al-Tariq, cette opération militaire constituerait une vengeance de la part de soldats en réponse à une altercation entre un policier d’Al-Tawahi et un des leurs au cours de l’opération de destruction des habitations illégales sur les hauteurs de Al-Tawahi. Une autre hypothèse avancée par le journal serait un différend entre un soldat et un policier dans le souk de Al-Tawahi (http://www.attariq-ye.com/).

Les bureaux du quotidien Al-Tariq, situés dans la ville d’Al-Tawahi, avaient déjà été pris d’assaut par l’armée le 21 février dernier, pour avoir utiliser le terme d’ « occupation » en parlant de la situation du Yémen du Sud.

Le journal avait dû interrompre ses activités pendant deux semaines.

Le 21 avril 2010, le président Ali Abdallah Saleh a ordonné la remise en liberté de Hani Bashraheel, rédacteur en chef de l’édition sportive du journal Al-Ayyam, de Mohamed Bashraheel, directeur du groupe Al-Ayyam et d’Arhab Hassan Yassine, secrétaire général du groupe, arrêtés début janvier dernier, à l’issue du siège du journal d’Al-Ayyam par l’armée (http://fr.rsf.org/yemen-arrestation-du-redacteur-en-chef-d-08-01-2010,35665.html). Hisham Bashraheel, fondateur et propriétaire du journal, avait été libéré le 24 mars dernier pour des raisons de santé (http://fr.rsf.org/yemen-liberation-de-deux-journalistes-25-03-2010,36834.html).

Publié le 23 avril 2010

http://fr.rsf.org/yemen-quand-les-militaires-assiegent-une-23-04-2010,37132.html


4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Centre d'Amman pour les études des droits de l'homme a salué lundi le projet de loi de l'information au Yémen, présentée actuellement au Parlement, disant que la loi est parfaite et en conformité avec les normes internationales et les meilleures pratiques.
Cela a été mentionné dans le 5ème rapport du Centre sur les libertés du journalisme qui se concentre sur la liberté d'obtenir des informations dans les Etats arabes.
Il est à noter que le Yémen a occupé la deuxième place de la liberté d'information dans les pays arabes, selon le 5ème rapport annuel sur les libertés de presse, publié, hier, par le Centre d'Amman, en conjonction avec la Journée mondiale de la liberté de presse.
La nouvelle loi sur les médias yéménites donne le droit à la liberté d'information, au peuple yéménite et aux étrangers, sur la base que c'est l'un des droits fondamentaux de l'homme. Il interdit également l'emprisonnement d'un journaliste pour ses opinions.
AS - SA 

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213300.htm


Les commentaires sont fermés.