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13/05/2010

n° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Début - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

n° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Début - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 329 - du -21-04 au 12/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes.

 

Il faut rejeter cette triple stratégie.

Il faut rejeter toute augmentation des troupes, il faut s’opposer à la stratégie, qui a réussi en Irak, de déclencher une guerre civile entre Afghans, il faut dire que la Résistance n’est pas terroriste et n’est pas faite seulement par les Résistants.

Il s’agit d’une lutte légitime de libération nationale et elle est animée par des dizaines de milliers de partisans qui peuvent tenir tête aux occupants justement parce qu’ils ont un soutien solide et ramifié en de nombreux secteurs de la population, indépendamment de leur nationalité ou foi religieuse.



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Comment la guerre porte atteinte au droit.

L’ONU devrait enquêter sur le massacre de civils à Khataba et les mensonges de l’ISAF.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manifestation après la mort du beau-frère de la parlementaire.

L’armée française reconnaît avoir tué quatre civils afghans.

L’Otan ouvre le feu sur une voiture et tue trois civils…

Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama et Hamid Karzaï peuvent-ils travailler ensemble ?

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 La bataille à laquelle les médias ont cru.

4-2 Gareth Porter : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

4-3 Trop peu d'Afghans peuvent assurer le contrôle de Marjah, selon des responsables américains.

4-4 Afghanistan : Bavures de presse.

Afghanistan : regrets de l'Otan après la mort de 27 civils

Nouvelle bavure de l’Otan en Afghanistan.

Mortelle bavure de l'Otan

Bavure meurtrière en Afghanistan

 



Tiré à part :

20/4

"Tout personne est suspecte ou membre des taliban aux yeux de l'Otan. Ils ne sont pas ici pour nous protéger mais pour nous tuer (...) Je veux que les meurtriers soient jugés en cour martiale", a confié Mansoor.

http://french.cri.cn/781/2010/04/20/402s217015.htm

http://fr.news.yahoo.com/4/20100420/twl-afghanistan-civils-41953f5_2.html

 

Comment la guerre porte atteinte au droit.

Rappeler les fondements éthiques et en tirer les conséquences politiques

Le 19 avril, le procureur général près la Cour suprême fédérale a fait savoir qu’elle mettait un terme à l’enquête contre le colonel de la Bundeswehr Klein relative au raid aérien près de la ville afghane de Kunduz au cours duquel de nombreux civils avaient péri au début de septembre 2009.
Contrairement au mandat du Bundestag en vigueur au moment de l’attaque, la Cour suprême a jugé que l’intervention de la Bundeswehr en Afghanistan était «un conflit armé non international au sens du droit pénal international»1 – donc une sorte de guerre.

Ce faisant, non seulement il s’écarte nettement de la politique officielle poursuivie ces dernières années en Allemagne mais ouvre en même temps la voie à davantage d’emploi de la force et moins de respect de la population civile.
Or maintenant, on applique le droit pénal international allemand beaucoup moins strict: non seulement le fait de tuer des innocents n’est plus fondamentalement punissable mais, d’après la Cour suprême, seulement si «l’attaque tue ou blesse des civils ou cause des dommages à des biens civils d’une ampleur sans rapport avec les avantages militaires concrets et directs que l’on en attend.» Cela veut dire que la Cour suprême part de l’idée que désormais, lors des interventions de la Bundeswehr, on devra accepter des victimes civiles si cela permet de remporter des succès militaires. «Même si l’on doit s’at­tendre à des victimes civiles lors d’une opération militaire, un bombardement n’est inadmissible selon le droit international que s’il s’agit d’une attaque «indiscriminée» au cours de laquelle les dommages civils sont sans rapport avec le succès militaire concret et direct qu’on en attend.»
La décision de la Cour suprême a été très bien accueillie par le gouvernement allemand. Spiegel Online titrait le 20 avril 2010: «La Bundeswehr fête la disculpation du colonel.» Et le magazine donne une raison justifiant cette «fête»: «Les soldats peuvent maintenant faire des choses interdites en temps de paix. Les obstacles à la pénalisation sont nettement plus importants.»
La décision a cependant aussi été critiquée. Ainsi, l’ancien juge auprès de la Cour pé­nale fédérale Wolfgang Neskovic a déclaré lors d’une interview accordée au même maga­zine le 21 avril que l’abandon des poursuites était, à l’heure actuelle, «une grave erreur». Toutefois son avantage politique pour le gouvernement est évident. Si le colonel avait été accusé, cela aurait pratiquement signifié la fin de l’engagement en Afghanistan.» L’organisation de juristes Ialana a ajouté, pour expliquer la décision de la Cour suprême qu’elle a à sa tête un fonctionnaire politique «qui dépend de l’exécutif».
On sait que jusqu’ici, la Cour suprême avait empêché toutes les tentatives de mettre fin à la politique allemande de guerre par la voie juridique. Ainsi, la décision récente est conforme à la ligne suivie jusqu’ici.
Mais ce qui est nouveau, c’est le fait que l’ordre juridique cède à ce point à la poli­tique de guerre. Nombreux sont ceux qui, au cours de l’histoire de l’humanité, ont insisté sur le fait que la guerre renverse la morale: on ne respecte plus la vie, la liberté et la pro­priété et l’on récompense le vol, la violence et le meurtre.
Un article du New York Times du 26 mars intitulé «Tighter Rules Fail to Stem Deaths of Innocent Afghans at Checkpoints» nous in­forme sur le quotidien de la guerre dans laquelle la Bundeswehr s’engage de plus en plus. L’ar­ticle renvoie à des déclarations, au cours d’une interview,2 du Commandant de l’OTAN en Afghanistan le général McChrystal que nous citons ici plus complètement «Nous exigeons beaucoup de nos jeunes gens qui font leur service aux points de contrôle. Comme il existe des dangers, ils doivent prendre des décisions rapides dans des situations compliquées. Mais depuis les quelque neuf mois que je suis ici, parmi les nombreuses situations où nous avons réagi par une escalade de la violence et blessé quelqu’un, je ne connais aucun cas où il s’est avéré qu’il y avait des bombes ou des armes dans les véhicules. Dans bien des cas, il y avait des familles. […] Nous avons tiré sur un nombre incroyable de personnes innocentes et nous en avons tué beaucoup et, autant que je sache, il n’y a jamais eu de danger réel pour nos troupes.»
Mais au lieu de s’intéresser à cette réalité de la guerre, au lieu de porter sur elle un jugement éthique fondé qui repose sur les droits naturels des hommes selon lesquels per­sonne ne devrait être «un moyen pour atteindre une fin», au lieu de tirer les consé­quences politiques et de formuler des exigences, on assiste à une campagne polémique contre tous ceux qui s’expriment en faveur du droit et de la paix.
En même temps émergent des «éthiciens réputés» comme Ludger Honnefelder dans une interview accordée au Deutschlandfunk le 18 avril, qui tiennent des propos abstraits et relativisants qui ne font qu’obscurcir les choses.
Est-ce que, comme il y a d’autres projets de guerre, on doit remplacer les droits humains, les efforts de paix et l’éthique par une idéologie de la puissance et de la violence?
Au début d’octobre 1943, le Reichsführer SS Heinrich Himmler a prononcé deux discours devant des officiers SS de la pro­vince de Posnanie dans lesquels il a dit, entre autres, à propos de l’assassinat des Juifs: «La plupart d’entre vous savent sans doute ce que cela veut dire quand il y a 100 cadavres jonchant le sol, quand il y en a 500, ou 1000. Ce qui nous a endurcis, c’est d’avoir supporté cela et d’être restés des hommes convenables, mis à part des cas exceptionnels de faiblesse humaine. C’est une page honorable de notre histoire qui ne sera jamais écrite. […] Nous avons le droit moral, nous avons le devoir envers notre peuple de faire cela, d’abattre ce peuple qui voulait nous assassiner.»
N’est-ce pas un avertissement suffisant contre les tentatives de créer une idéologie qui ne peut aboutir qu’à la barbarie? Et n’est-il pas urgent de nous souvenir de l’éthique qui repose sur la dignité inviolable et inaliénable de l’homme et qui fonde les droits humains de tous les individus?
Ne devons-nous pas en conséquence nous demander de quoi a l’air la «chaîne de commandement» des guerres et comment nous pouvons soit stopper ceux qui se trouvent au bout de la chaîne soit limiter leur pouvoir et leur influence afin de redonner une chance à la paix?    •

1    La Cour suprême ne suit pas le mandat du Bundestag, mais le gouvernement qui a expliqué sa position publiquement pour la première fois en janvier. Cela a suscité un débat entre le gouvernement et les partis d’opposition.
2    On trouvera le texte complet de l’interview à l’adresse
http://tpmmuckraker.talkingpoints-memo.com/2010/04/gen_mcchrystal_weve_shot_an-amazing-number_of_peop.php

Karl Müller

3/5

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2156

 

L’ONU devrait enquêter sur le massacre de civils à Khataba et les mensonges de l’ISAF.

Le 12 février 2010, les soldats américains des forces spéciales ont tué cinq membres d’une famille réunie pour fêter une naissance.

Parmi les victimes se trouvaient trois femmes - dont deux futures mères - qui seraient mortes de leurs blessures faute de soin, selon les témoins.

Conscients de leur crime, les soldats ont ensuite essayé de le dissimuler. Sur place, un homme a vu un soldat tenter d’extraire les balles du cadavre de sa fille avec un couteau, pour faire disparaitre les preuves. Les porte-paroles de l’ISAF ont ensuite prétendu que deux résistants avaient ouvert le feu contre les soldats, et que les femmes, dont on avait découvert les cadavres « entravés et bâillonnés », avaient été victimes de « crimes d’honneur ».  

Plus tard, une deuxième version des faits les a présentées comme victimes des résistants.

Le 13 mars, le capitaine Jane Campbell, de l’US Navy, a publié un communiqué indiquant que « l’ISAF rejetait les accusations de dissimulation », affirmant à nouveau que les soldats avaient découvert les trois cadavres de femmes, mais indiquant cette fois que les liens étaient en fait une préparation pour leur enterrement.

Ce n’est que le 4 avril que le général Tremblay a admis que l’ISAF était responsable de la mort des cinq membres de la famille et qu’aucun coup de feu n’avait été tiré contre les soldats.  

« Les morts ont pu être accidentelles, mais la dissimulation a été préméditée, intentionnelle et criminelle, » écrit le journaliste Matthew Nasuti, pour Kabul Press, qui juge que « La crédibilité de l’armée américaine est en jeu dans cette affaire, » et que l’extrême gravité des faits pourrait justifier la nomination d’un procureur spécial de l’ONU chargé de l’enquête, comme cela avait été le cas après l’assassinat de Rafiq Harari, le premier ministre libanais. « Ces meurtres, leur dissimulation et le refus de poursuivre les responsables, renforcent l’insurrection, » avertit-il. De plus, « l’ISAF et l’armée américaine risquent de perdre toute crédibilité dans le futur. Il ne s’agit pas d’une affaire dans laquelle on trouve une exagération, ou bien une ou deux fausses déclarations.

Ce qui s’est passé après ces [...] meurtres, c’est une dissimulation soigneusement orchestrée. » « Si les militaires américains peuvent tuer des civils et tenter de faire porter le blâme sur autrui, alors ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes si leurs prochains communiqués sont jugés manquer de crédibilité. » En se comportant ainsi, la coalition « abandonne le terrain de la moralité aux résistants Taliban  et à Al Qaïda. » De tels évènements « peuvent changer le cours d’une guerre », conclut-il.

22 avril 2010

suite (en anglais) sur http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3042


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

25/04

Des centaines de membres d'une tribu ont manifesté dans les rues de Puli Alam, capitale du Logar, scandant des slogans anti-américains et affirmant que les personnes tuées et arrêtées lors du raid étaient des villageois ordinaires.

Les manifestants ont incendié 15 camions-citernes en protestation contre la mort de civils lors d'un raid militaire nocturne, ont indiqué des responsables locaux.
Le colonel Ghulam Mustafa, chef de la police du Logar, province agitée au sud de Kaboul, avait dit que des troupes américaines et afghanes avaient lancé un raid dans la nuit contre un groupe de bâtiments et que trois hommes, identifiés semble-t-il comme des résistants, avaient été tués pendant cette opération.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

27-04

Le ministère afghan de l'Intérieur a annoncé mardi qu'une attaque à la roquette avait provoqué la mort de trois civils dans une maison de la province de Kunduz, dans le nord du pays.

Trois autres personnes ont été blessées dans l'attaque dans son communiqué.

A Kaboul, le chef adjoint de la police a déclaré qu'une roquette est tombée mardi matin près du ministère du Développement urbain dans la capitale…

AP

28/4

Une bombe a explosé au passage d'un petit autocar et tué 12 civils, dans le sud-est de l'Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, rapporte un responsable local. Daoulat Khan Yakoubi, chef du district de Tani dans la province de Khost, a précisé que des femmes et des enfants figuraient parmi les morts.

Le véhicule a pris feu et les corps des victimes ont été brûlés.

AP

29-04

Des soldats de l'Otan sont intervenus en pleine nuit dans la maison d'une députée afghane et tué un de ses proches, ont indiqué aujourd'hui à l'AFP l'Otan et la parlementaire.
Selon Safia Sidiqi, une députée afghane représentant le district de Surkh Rod, près de Jalalabad (est), les militaires ont fait irruption chez elle en pleine nuit.
"Mes frères pensaient qu'il s'agissait de voleurs", a déclaré Mme Sidiqi, qui ne se trouvait pas chez elle au moment de l'opération.
"L'un de mes proches a pris une arme et est sorti de la maison. Les soldats l'ont tué", a-t-elle dit.
Dans un communiqué, le commandement de l'Otan a confirmé l'incident qui s'est déroulé dans la nuit d'hier à aujourd'hu dans la province du Nangarhar.
L'Otan ne dit pas dans son communiqué que la maison appartenait à Mme Sidiqi.
Selon cette dernière, les soldats ont attaché ses frères qui tentaient pourtant d'expliquer qui ils étaient.
"Mes frères leur ont dit en anglais +Savez vous à qui appartient cette maison ?

C'est la maison de Safia Sidiqi, membre du Parlement afghan+", a déclaré Mme Sidiqi.
"Ils ont répondu +nous savons+ mais ils leur ont interdit de parler", a assuré la députée.

AFP

 

Manifestation après la mort du beau-frère de la parlementaire.

Des centaines de personnes ont manifesté jeudi dans l'est de l'Afghanistan, après la mort du beau-frère d'une parlementaire dans un raid de l'OTAN. Safiya Sidiqi, députée et belle-soeur de la victime, a expliqué qu'une centaine de soldats de l'Alliance atlantique ont pris d'assaut leur maison, près de Jalalabad, vers 23h30 mercredi. Ils ont pénétré par les fenêtres et fait sortir 15 membres de sa famille de la maison, avant de prendre leur photo et leurs empreintes.

Ils ont ouvert le feu sur son beau-frère pour des raisons obscures.

Elle a qualifié ce raid de "barbare".

L'OTAN n'a pas commenté l'affaire …

29/4 AP

 

L’armée française reconnaît avoir tué quatre civils afghans.

29/4

L'armée française a reconnu jeudi avoir tué par erreur quatre civils afghans et en avoir blessé un cinquième le 6 avril lors d'un "accrochage" avec des résistants, a-t-on appris auprès du porte-parole de l'Etat-major des armées Christophe Prazuck. "On vient de clore l'enquête", a-t-il déclaré au téléphone à l'Associated Press, en expliquant que l'incident avait eu lieu dans la province de Kapisa, dans l'est de l'Afghanistan.

L'armée française menait ce jour-là une opération franco-afghane lorsqu'elle a été prise à partie par sept résistants. "Il n'y avait aucun civil aux alentours, ils ont donc reçu l'autorisation de tirer", a décrit M. Prazuck, en ajoutant que les militaires français se trouvaient à 1.500 mètres des résistants et avaient utilisé un missile sol-sol de type Milan.

Mais selon le porte-parole de l'Etat-major des armées, cinq civils se trouvaient en fait à proximité. "L'analyse des témoignages indique qu'il s'agissait de civils accroupis derrière un arbre et que les observateurs n'avaient pas détectés", a-t-il expliqué en précisant que ces civils avaient été touchés par des éclats de l'explosion du missile.

Quatre de ces civils sont décédés des suites de leurs blessures, tandis que le cinquième, dont la vie n'est pas en danger, se trouve à l'hôpital de Kaboul. Selon M. Prazuck, les familles des victimes vont recevoir de l'argent et d'autres compensations,(…)  conformément à ce que pratique l'OTAN en Afghanistan dans pareille situation….

AP

L’Otan ouvre le feu sur une voiture et tue trois civils…

Des soldats de l'Otan ont ouvert le feu sur une voiture dans le sud de l'Afghanistan tuant par erreur deux femmes et une jeune fille, ont annoncé les autorités afghanes au lendemain de la reconnaissance par l'armée française d'une bavure à l'ouest de Kaboul.
La tuerie s'est produite dans la province de Zabul, dans le sud du pays. Une femme a également été blessée par les tirs.
Selon le général britannique Nick Carter, le chauffeur a également été sérieusement blessé.

 30.04.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde



Paroles & action du président...

Critiqué par le gouvernement afghan pour tuer sans discernement résistants et simples habitants, Washington avait assuré que la réduction du nombre de victimes civiles, notamment lors des bombardements de positions ‘rebelles’ dans des villages, était "une priorité" des troupes occidentales.(…)

30.04.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/



L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama et Hamid Karzaï peuvent-ils travailler ensemble ?

nbNdlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Hamid Karzaï, attendu la semaine prochaine à Washington, et Barack Obama sont alliés dans une guerre qui dure depuis neuf ans bientôt mais l'état des rapports personnels entre le président afghan et le président américain ne facilite pas les choses.

De Washington à Kaboul, le consensus est clair: les deux dirigeants n'ont d'autre choix que d'utiliser leur rencontre à la Maison blanche pour dépasser la guerre des mots qui a récemment opposé leurs administrations et tenter de réinsuffler de la confiance dans leurs relations.

Le degré de succès dans cette entreprise pourrait avoir des implications sur la stratégie afghane d'Obama, une stratégie en deux temps avec un renforcement de la présence militaire américaine en Afghanistan censé stabiliser le pays avant de permettre ensuite de commencer à rapatrier les soldats américains à la mi-2011.

"Nous ne pouvons nous permettre le luxe de relations bancales dans une guerre aussi importante. Il est temps que le sang froid prévale", estime Michael O'Hanlon de la Brookings Institution, à Washington.

Le sommet à la Maison blanche, prévu mercredi, pourrait pourtant prendre des allures étranges: Obama s'est rendu fin mars en Afghanistan pour y faire la leçon à Karzaï dans le domaine de la lutte contre la corruption. Cette visite à Kaboul, la première depuis l'investiture du président américain, a été suivie de vifs échanges entre responsables américains et afghans.

Nombre d'observateurs y ont vu le signe de difficultés rencontrées par l'administration Obama pour définir une stratégie cohérente dans ses rapports avec le président afghan. Mais Douglas Lute, conseiller d'Obama sur l'"AfPak" (l'Afghanistan et le Pakistan), affirme que "ces hauts et ces bas" sont tout à fait normaux.

DILEMME CLASSIQUE

Karzaï, comme l'écrit un éditorialiste du Washington Post, pose un dilemme classique aux Etats-Unis: on ne peut gagner avec lui, mais on ne peut pas non plus gagner sans lui.

Nul ne doute que les deux présidents multiplieront la semaine prochaine sourires, poignées de mains et amabilités en public. En privé, Obama devrait s'employer à maintenir la pression sur son hôte pour qu'il réprime la corruption et démontre qu'il est un partenaire fiable.

"Il faut en faire plus dans certains domaines", a déclaré à la presse Ben Rhodes, conseiller national adjoint à la sécurité. "Cette visite est une occasion d'aller de l'avant, de renforcer les mesures positives qui ont été prises mais aussi de pointer les mesures supplémentaires qui doivent être prises afin d'améliorer la gouvernance du peuple afghan."

L'administration Obama est particulièrement embarrassée par les agissements du demi-frère de Karzaï, Ahmad Wali Karzaï, incontournable président du conseil provincial de Kandahar accusé de liens avec les narcotrafiquants mais aussi avec la CIA.

Pour Karzaï, le contraste avec le prédécesseur d'Obama à la Maison blanche est sévère. George Bush entretenait avec le président afghan une relation suivie, amicale, avec force rencontres aux Etats-Unis ou par vidéoconférence interposée.

Dans l'entourage d'Obama, on estime que la précédente administration a trop souvent fermé les yeux sur les échecs de Karzaï.

Mais la relation développée par Obama est elle aussi remise en cause par des spécialistes du dossier qui jugent les pressions publiques exercées par Washington contraires à l'objectif recherché. Ils en veulent pour illustration la réception par Karzaï du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Kaboul.

Dans l'étalage public de ses différences avec Washington, le souci du président afghan de se démarquer de l'image de "pantin des Etats-Unis" ne doit pas être non plus sous-estimé, souligne Ahmad Shah Ahmadzai, un ancien Premier ministre afghan.

8 mai,

AP



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Les résistants, adversaire redoutable à Kandahar. 

Le représentant civil de l'OTAN en Afghanistan, Mark Sedwill, a reconnu le 4 mai que les résistants étaient un adversaire puissant dans la province du Kandahar pour les forces occidentales et l'armée afghane qui y mènent une offensive depuis des mois.
"Les résistants sont forts" dans cette province méridionale afghane et "ils dominent actuellement dans certaines parties des districts situés en dehors de (la capitale provinciale) Kandahar", a déclaré M. Sedwill à la presse à Islamabad, où il menait des discussions avec des responsables du gouvernement pakistanais sur le rôle de l'OTAN en Afghanistan.
Il a réaffirmé que l'offensive au Kandahar contre les résistants dans leurs fiefs serait renforcée graduellement pendant l'été.

06/05/2010

AFP/VNA/CVN

Large recours aux drones pour éviter de faire des prisonniers …

 

Confidence de fonctionnaires américains du « Bureau of detainees » du Pentagone à un parlementaire européen: « En Afghanistan, nous ne souhaitons pas être confrontés aux mêmes problèmes qu’à Guantanamo, où nous ne savons pas quoi faire de tous les prisonniers qui y sont encore détenus. C’est pourquoi en Afghanistan ordre a été donné de faire un large usage des drones ». Sous entendu, les tirs de ces avions sans pilote font peut-être des victimes civiles collatérales, mais ils ont au moins un avantages: ils ne laissent personne sur le carreau.

Cette indiscrétion, assez cynique, vient d’être confirmée par des officiers américains, dont les propos sont rapportés par l’agence Reuter. Selon eux, la Cia a reçu la consigne d’élargir ses cibles dans les zones tribales pakistano-afghanes, y compris contre des combattants de rang intermédiaire.

Déjà utilisé sous Bush, le recours aux drones a été intensifié par Obama. Il aurait permis d’éliminer de nombreux responsables taliban et d’al Qaida, selon ses partisans.

Les statistiques viennent pourtant en partie démentir ces affirmations. http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/05/afghanistan-large-recours-aux.html 


Otan- Isaf 

06-05

Les États-Unis et l'OTAN ont décidé d'envoyer en Afghanistan des milliers de renforts pour porter les effectifs des forces internationales déployés dans ce pays d'actuellement environ 130.000 soldats à 150.000 d'ici l'été, pour plus des deux tiers des Américains.
L'objectif de l'offensive est de remettre sous le contrôle du gouvernement afghan de Hamid Karzaï cette province-clé dans le bras de fer avec les résistants pour lesquels Kandahar était déjà leur quasi-capitale à l'époque où ils étaient au pouvoir à Kaboul (1996-2001).
L'offensive consistera "en une série d'efforts, pas vraiment des opérations militaires, mais des efforts pour renforcer et améliorer la sécurité de manière graduelle dans la ville et les districts des environs immédiats", a expliqué M. Sedwill.
L'OTAN veillera à ce que cette offensive ait le moins de répercussions traumatisantes possibles sur la population locale. Au contraire, "nous agissons beaucoup avec le consentement de la population", a-t-il assuré.
"Nous voudrions qu'elle se déroule de manière aussi pacifique que possible, afin que les gens, la population de ces zones, voient rapidement une amélioration de la sécurité"(…), a dit M. Sedwill

AFP/VNA/CVN



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Otan-Isaf

19-04

126 000 soldats américains et de l’OTAN sont actuellement engagés en Afghanistan. 
http://www.elwatan.com/Plus-de-120-personnes-tuees-en-une

29-04

Les effectifs des forces internationales, actuellement fortes de quelque 130.000 soldats, doivent passer à 150.000 d'ici l'été, à plus des deux tiers américains.

AFP & http://www.lefigaro.fr/


Australie

23-04

L'Australie a déployé, dans le cadre de l'ISAF, plus de 1.300 soldats en Afghanistan, dont la plupart sont stationnés dans la province d'Uruzugan, un ancien fief des résistants.
Les militants résistants n'ont pas encore fait de commentaire à ce sujet.

Source: xinhua  


Danemark

05-05

750 soldats danois sont déployés en Afghanistan au sein de la Force internationale (Isaf) dirigée par l'Otan. La plupart sont stationnés dans le Helmand, sous commandement britannique.
AFP


Grande Bretagne 

09-05

Environ 10.000 soldats britanniques sont en poste en Afghanistan.

AP


Nouvelle Zélande

4/5

La Nouvelle-Zélande a décidé (…)  de prolonger la présence de ses 140 soldats en Afghanistan pour une année supplémentaire, avant d'entamer leur retrait progressif, a annoncé mardi le Premier ministre John Key.

L'équipe déployée pour la reconstruction de Bamiyan devait quitter la région en septembre après sept ans de présence, mais John Key a précisé qu'elle resterait une année supplémentaire, avant d'être remplacée par des spécialistes civils.

Le chef du gouvernement néo-zélandais s'est exprimé à son retour d'Afghanistan, où il s'est entretenu avec le président Hamid Karzaï et le commandant des forces internationales, le général américain Stanley McChrystal.

AP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Libération du journaliste Ahmed Ghous Zalmai.

Reporters sans frontières salue la décision du président Hamid Karzai de gracier l’ancien journaliste Ahmed Ghous Zalmai qui avait été condamné en septembre 2008 à vingt ans de prison pour avoir fait publier une traduction en dari (persan) du Coran. ( ?)

Cette grâce prononcée quelques jours avant la fête persane de Noroz a également profité à l’imprimeur Mohammad Ateef Noori et au mollah Qari Mushtaq qui avait accordé son certificat à la traduction.

"Hamid Karzai répare une injustice commise à l’encontre de trois hommes qui avaient été lourdement punis alors que leur seule intention était de promouvoir le Coran dans les populations persanophones", a affirmé l’organisation.

21-04

Un responsable du ministère afghan de la Culture a confirmé à Reporters sans frontières que les trois hommes étaient libres. De son côté, International Pen a reçu le témoignage de la famille d’Ahmed Ghous Zalmai après sa libération.

http://www.afghana.org/1015/


Confection d'un gouvernement fantoche

Plus de 1.000 candidats inscrits pour les législatives afghanes 

Plus de 1.000 candidats, souhaitant entrer en lice dans la seconde édition des élections législatives prévues pour le 18 septembre 2010, se sont inscrits depuis le début du processus d'enregistrement des candidats le 20 avril dernier, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante afghane (CEI).
"Selon les informations recueillies par les centres d'enregistrement répartis dans 34 provinces du pays, 1.024 candidats, dont 150 femmes et 13 Kushis (un groupe ethnique de nomades pachtounes en Afghanistan) se sont officiellement inscrits pour la Wolesi Jirga, la chambre basse du Parlement", a confirmé Zakria Barikzaï, le responsable en chef par intérim de la CEI, lors d'une conférence de presse tenue à Kaboul.
La sécurité constitue un grand défi pour les prochaines élections législatives, a-t-il souligné, ajoutant que sa commission s'inquiète de la situation sécuritaire au cours du scrutin.
"Une réunion officielle entre la CEI et les responsables de la sécurité se tiendra samedi prochain, nous espérons que les forces afghanes et internationales nous assureront qu'elles garantiront la sécurité des quelque 6.800 bureaux de vote à travers le pays", a-t-il indiqué.
A cause de l'insécurité, M. Barikzaï a fait savoir que le processus électoral de la province de Kandahar, le lieu de naissance des résistants, dans le sud du pays, a été perturbé et que le bureau local de la CEI a été fermé lundi dernier.
Plus de 2.777 personnes, dont 328 femmes, s'étaient inscrites en 2005 aux élections législatives pour se disputer les 249 sièges de la Wolesi Jirga.
M. Barikzaï a souhaité que le nombre de candidats augmente avant le 5 mai, date marquant la fin du processus.

30.04.

Source: xinhua


Sur le terrain 

Les Afghans très méfiants vis-à-vis de leur gouvernement.

Seuls un quart des Afghans vivant dans des zones considérées «cruciales» par l'armée américaine font confiance au gouvernement du président afghan Hamid Karzaï, affirme un rapport du Pentagone publié mercredi.

«Selon nos évaluations, la population soutient le gouvernement afghan dans 29 des 121 districts jugés clés» pour l'effort de guerre en cours, selon ce rapport semestriel remis au Congrès, qui rappelle que «l'établissement d'une gouvernance effective est un vecteur essentiel pour améliorer le développement et la sécurité».

Porté à la tête de l'Etat fin 2001 par les pays de la coalition militaire emmenée par les Américains qui venait de chasser les résistants du pouvoir, M. Karzaï est aujourd'hui accusé par Washington de ne pas faire assez contre la corruption omniprésente.

Bénéficiant de ce mécontentement populaire, «les résistants perçoivent 2009 comme étant leur meilleure année», écrit le Pentagone.

«L'extension de la guerilla est vue comme une victoire pour eux, tout comme la faible participation à l'élection (présidentielle d'août dernier) et les constats de fraude», poursuit le rapport de 150 pages.

28 avril

 

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09-05

Deux sociétés privées de sécurité ont été sanctionnées, dimanche 9 mai, par les autorités afghanes après avoir tué deux civils. Cette annonce faite par le ministère afghan de l'Intérieur marque la fin d'une certaine impunité.

Ainsi, les sociétés Compass et Watan Risk Management ne sont plus autorisées à escorter des convois entre Kaboul et Kandahar, dans le sud du pays. Une activité qui était très lucrative pour ces deux compagnies. Elles vont également devoir verser de l'argent aux familles des victimes.

Samedi 8 mai, un agent de sécurité de Compass a abattu un civil après l'explosion d'un véhicule sur une mine artisanale, dix jours après seulement la mort, sur cette même route, d'un autre civil, lui aussi tué par un garde, mais de la Watan Risk Management cette fois.

"Les responsables des deux incidents ont été arrêtés et sont poursuivis", a indiqué Zemaray Bashary, porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur.


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