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18/05/2010

n°41 - Dossier d'Iran - 17-05 -: Suite - : La campagne contre l'Iran et le droit international.

n°41 - Dossier  d'Iran - 17-05 -: Suite  - : La campagne contre l'Iran et le droit international.



Dossier d'Iran   n°41 du 17-05

                             C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1 Le discours du président iranien à la Conférence de l’examen du TNP.

1 Ahmadinejad : La quête d'une paix durable est naturelle et historique.

2 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  »,  

3Richard Drew : Le discours du président iranien boycotté à l'ONU.

4 Réplique confuse de la Maison Blanche au discours du président iranien à New York. 

5 L'immense répercussion médiatique du discours du Président.

6 Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid : Le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de  l’influence de l’Etat hébreu.

2-2 Pacynthe Sabri : Un danger instrumentalisé.

2-3 Aliaa Al-Korachi : L’atome, mais pas au service de la paix.

 



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

2-1 Le discours du président iranien à la Conférence de l’examen du TNP.

1 Ahmadinejad : La quête d'une paix durable est naturelle et historique.

Monsieur le président, mesdames, messieurs
Je remercie Dieu qui nous a donné l'occasion de discuter d'un des sujets mondiaux les plus importants. Sans aucun doute les réunions sur la réforme et la parachèvement du TNP sont les réunions les plus importantes.
Chers amis,
La quête d'une paix durable est naturelle et historique.
Aucun pays n'est dispensé de ce besoin. Les prophètes divins et les gens de vertu, dans la foi en Dieu et les enseignements divins, étaient à la recherche de formules qui garantissent une vie calme et sereine dans les deux mondes.
Selon eux, une société idéale est une société fondée sur le Monothéisme et la justice, remplie d'amour et de sécurité, et dirigée par la meilleure créature de Dieu en compagnie de Jésus (AS) et d'autres gens de grande vertu.
Sans sécurité, il est impossible de programmer pour le progrès et le bien être.
Bien qu'une grande partie des richesses des peuples soit consacrée à la sécurité, nous ne voyons pas beaucoup de progrès dans ce domaine ni dans la diminution des menaces. Malheureusement, à cause de la distance qu'ont prise certains gouvernements avec les enseignements des prophètes, la menace des bombes atomiques s'est étendue sur le monde entier et personne ne se sent en sécurité.
Certains gouvernements présentent la bombe atomique comme l’assurance et la defense de leur sécurité et c'est une grande erreur
La bombe atomique quelle que soit la raison de sa création et de son stockage, est un grand danger qui menace avant tout les pays producteurs.
Vous vous souvenez sans doute, des inquiétudes lors du transfert d'un missile doté d'une ogive nucléaire, d'une base militaire à une autre, aux Etats-Unis.
De plus, une explosion atomique détruit tous les êtres vivants et l'environnement, et laisse des traces dans les futures générations pendant des centaines d'années.
L'arme atomique est un danger qui menace l'Humanité et non une arme de defense. Posséder la bombe non seulement n'est pas une fierté, mais c’est aussi une honte.
Pire encore le fait de menacer les autres, cela est pire que tous les crimes dans l'Histoire. Ceux qui ont utilisé cette arme pour la première fois, sont les gens les plus détestables de l'Histoire.
Les Nations Unies et le Conseil de sécurité en plus de soixante ans, n'ont pas réussi à instaurer ce sentiment de sécurité dans les relations internationales, et la situation actuelle est pire qu'il y a quelques dizaine d'années.
Les guerres, les occupations, pire encore, l'ombre des menaces et des arsenaux nucléaires, et la politique de quelques pays expansionnistes, rendent encore plus improbable l'instauration d'une sécurité internationale. La communauté internationale se sent en danger et a peur pour sa sécurité. Le désarmement et la non prolifération n'ont pas été réalisés, et l'Agence internationale de l'énergie atomique n'a pas réussi à remplir ses responsabilités. Ces quarante dernières années, d'autres pays comme le régime sioniste ont réussi à se doter de l'arme atomique.
Quelle en est la raison ?
La raison est la politique et les activités de plusieurs pays, et l'incapacité et la dissymétrie qui existe dans l'application des clauses du TNP.
Je ferais allusion à quelques cas
1- La recherche de la supériorité : Dans la vision des Prophètes, des gens vertueux et de tous les gens, la supériorité, la perfection viennent de la morale, de la pureté, de la modestie, et du service des autres. Malheureusement certains gouvernement, s'appuyant sur la thèse de la lutte pour la survie de l’espèce, considèrent que leur pouvoir réside dans la menace et le mépris des autres, et développent les hostilités, les rancunes et la course aux armements, dans le monde. Leur plus grande erreur est de croire que leur pouvoir leur donne raison.

2- La politique de production et d’utilisation des armes atomiques : La première bombe atomique a été fabriquée et utilisée par le gouvernement américain. Cette attaque en apparence, a conféré une supériorité aux Etats-Unis et à leurs alliés, dans la seconde guerre mondiale, et a été la raison principale du développement de ces armements dans les autres pays, et de la course aux armements. La production et le stockage de ces armes dans un pays, sont le meilleur prétexte pour leur développement dans les autres pays, comme cela s’est malheureusement produit ces quarante dernières années.
3- Le pouvoir dissuasif des armes atomiques : Cette idée a été le prétexte à un développement de la concurrence dans les armements atomiques, car la dissuasion implique une supériorité au niveau qualitatif et quantitatif, qui a contribué à cette course aux armes nucléaires. Selon certains rapports, il existerait plus de 20000 ogives nucléaires dans le monde, dont la moitié se trouve aux Etats-Unis. Cette course dans ce contexte de dissuasion, existe aussi et se poursuit chez leurs concurrents, représentant tous deux une entorse aux règlements du TNP.
4- Les menaces nucléaires : Malheureusement, le gouvernement américain a utilisé ces armes et menace certains pays dont l’Iran. Il y a quelques temps un pays européen avait aussi lancé de telles menaces et le régime sioniste en menace sans arrêt, les pays du Moyen Orient.
5- L’utilisation politique et unilatérale de l’Agence internationale de l’énergie atomique : Certains pays qui possèdent ces armes nucléaires, ont des privilèges et occupent les plus hautes places dans les instances de décisions internationales, et à l’Agence internationale de l’énergie atomique, et profitent largement de leur statut pour nuire à l’esprit du TNP et aux membres, qui ne possèdent pas cette arme et qui sont signataires du TNP. Cette pratique injuste est devenue une habitude. Jusqu’à présent, aucun pays signataire du TNP n’a pu sans subir des pressions, profiter des droits que lui confère son adhésion à l’Agence alors qu’il n’existe, malgré l’article 6 du TNP, aucun rapport de contrôleurs de l’Agence, sur les installations de production d’armes nucléaires aux Etats-Unis ou chez leurs alliés. Il n’existe pas non plus de programme sur le désarmement de ces pays. Par contre, suite aux pressions de ces mêmes gouvernements et sur divers prétextes de leur part, des décrets consécutifs ont été signés contre les membres de l’Agence qui ne possèdent aucune arme nucléaire, pour les empêcher de profiter de leurs droits légitimes et légaux.
6- Des critères diffèrent selon les pays : Le régime sioniste qui a stocké des centaines d’ogives nucléaires, est responsable de nombreux conflits armés, et menace sans cesse les pays et les populations de la région d’attaques militaires et d’assassinats, qui reçoit le soutien inconditionnel des Etats-Unis et de leurs alliés, et les aides nécessaires pour étendre encore son programme nucléaire militaire, se permet, sans présenter aucune preuve et aucun document sérieux, de faire pression et d’accuser les membres de l’Agence « de dérapages » dans leur programme nucléaire civil.
7- L’amalgame entre énergie nucléaire et arme nucléaire : L’énergie nucléaire est une des énergies les plus propres et les plus abordables. Les changements climatiques et la pollution qui découlent de la combustion fossile nous contraignent à opter pour l’énergie nucléaire. La production continue de 1000 mégawatts par an, exige environ sept millions de réseaux pétroliers soit plus de 500 millions de dollars alors que le même travail avec l’énergie nucléaire, exige environ 60 millions de dollars soit moins de la moitié des frais des centrales qui marchent au pétrole. La technologie nucléaire est aussi utilisable en pharmacologie et le traitement des maladies graves, dans l’industrie, l’agriculture et d’autres nombreux domaines. Une des grandes injustices des pays qui possèdent l’arme nucléaire est de faire un amalgame entre l’énergie nucléaire militaire et civile. Leur but est de se réserver, en plus de l’arme nucléaire, les avantages de l’énergie nucléaire civile, et de pouvoir ainsi imposer leurs volontés à la communauté internationale. Tout cela va à l’encontre du TNP et est une violation flagrante de ses clauses.
8- La dissymétrie règne dans les clauses du TNP et les missions de l’Agence : Bien que le TNP serve à empêcher la course aux armements nucléaires, à encourager le désarmement, à empêcher la prolifération, et à empêcher une utilisation inconditionnée de l’énergie civile par ses membres, les conditions les plus difficiles ont été prévues pour les membres qui désirent utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Aucun programme n’a été défini par contre, au sein de l’Agence, pour lutter contre le danger éventuel des armements nucléaires. De simples discussions ont été organisées à ce sujet, sans que des décisions concrètes ne soient prises alors que cela devrait être le contraire. Les pressions les plus grandes de l’Agence, sous prétexte de non prolifération, touchent les pays qui ne possèdent aucune arme atomique et les pays qui possèdent ces armes, jouissent de la plus grande impunité et même de droits spéciaux.

Monsieur le président et chers amis,
Il est clair que la production et le stockage de ces armes, la politique de certains pays nucléaires et les faiblesses et les injustices qui existent dans le TNP, sont les plus grandes raisons d’insécurité et de développement de ces armements.
Le désarmement nucléaire, la suppression des menaces nucléaires, et la lutte contre la prolifération de ces armes, sont les meilleurs services qu’on puisse rendre, pour la sécurité, une paix durable et l’amitié entre les peuples.
Mais est-il juste que l’Agence confie la responsabilité du désarmement et octroie des droits spéciaux à des pays qui possèdent ces armements ?
Attendre que ces pays acceptent volontairement un désarmement et l’arrêt de la prolifération, est impossible et illogique car ces pays considèrent que l’arme nucléaire est la raison de leur supériorité. Un dicton iranien dit qu’un couteau ne se coupe pas lui même, comment attendre l’instauration de la sécurité par le plus grand exportateur d’armements dans le monde ?
Le gouvernement américain qui est le principal accusé, dans la production, le stockage, l’utilisation et la prolifération des armes et des menaces nucléaires, veut à tout prix, se charger de la réforme du TNP ! Ce gouvernement, dans sa nouvelle politique, avait prétendu qu’il ne fabriquerait pas d’autres armes nucléaires et qu’il n’attaquerait pas les pays qui n’en possèdent pas.
Dans quelle mesure les peuples peuvent-ils faire confiance au gouvernement américain dans le respect de ses promesses ?
Quelles garanties avons-nous sur le respect de ces engagements et leurs motivations ?
Je me permets de rappeler que ces dix dernières années, une grande partie des guerres et des conflits qui concernent le gouvernement américain, sont des conflits avec d’anciens amis et alliés.
Dans cette nouvelle politique du gouvernement américain, certains pays, membres de l’Agence et signataires du TNP, ont été menacés d’attaques nucléaires.
Ce gouvernement a toujours cherché à détourner l’attention de la communauté internationale, par divers moyens, des violations de ses accords et de ses manœuvres illégales.
Récemment, avec le lancement de la phobie du terrorisme nucléaire, il cherche à légitimer le développement et le stockage de ses arsenaux nucléaires, et à détourner l’opinion internationale du désarmement pour l’occuper à d’autres affaires sans importance, alors que le terrorisme nucléaire est un phénomène propre aux gouvernements qui fabriquent ces armes, qui les ont utilisées et qui ont une longue expérience de soutien aux groupes terroristes.
Les Etats-Unis ont passé sous silence les possibilités d’une attaque contre les pays qui possèdent des armes nucléaires, pour cibler leur propagande sur les pays indépendants alors que certains réseaux terroristes sont directement soutenus par services de renseignements des Etats-Unis et du régime sioniste. Nous avons des documents que nous présenterons si cela est nécessaire, lors de
la Conférence internationale contre le terrorisme qui se déroulera à Téhéran.
Dans leur nouvelle politique, ils ont aussi déclaré qu’ils ne développeraient pas ces armements mais qu’ils les perfectionneraient. Le perfectionnement de ces armes signifie un plus grand nombre de tués et de destructions.
C’est exactement le sens de la prolifération.
Rien ne permet de croire à l’application de ces politiques car il n’existe aucun contrôle indépendant sur le programme nucléaire des Etats-Unis et de leurs alliés.
Alors que la réunion de Washington était un effort pour défendre leurs privilèges de l’arme nucléaire et leur supériorité sur les autres, lors de la réunion de Téhéran dont le slogan était « L’énergie nucléaire pour tous, les armes nucléaires pour personne », tout le monde était à la recherche d’un monde sans armes nucléaires.
Monsieur le président, chers collègues
Pour réaliser cet objectif humanitaire et le désarmement, empêcher la prolifération des armes nucléaires, et permettre à tous de profiter des avantages de l’énergie nucléaire, je ferai quelques propositions :
1- Réforme et suivi du TNP : Ce traité doit devenir le DNPT c'est-à-dire un traité pour le désarmement et la non prolifération des armes nucléaires, et le désarmement doit venir en tête de ses préoccupations, avec des décisions claires et concrètes, obligatoires et efficaces, jouissant de garanties internationales.
2- Création d’un groupe international indépendant pour une application concrète de l’article 6 du TNP, une programmation et un contrôle total sur les activités de désarmement nucléaire, et pour lutter contre la prolifération grâce à des pouvoirs précis octroyés par l’Agence. Tous les pays indépendants devront participer activement aux activités de ce groupe et aux prises de décision, et fixer une date butoir pour le désarmement général et total des pays qui possèdent des armes nucléaires
3- Proposer des législations obligatoires sans distinction et sans conditions, pour un désarmement complet des pays nucléaires.
4- L’arrêt immédiat dans le domaine des armes nucléaire, de la production, de la restauration et des activités de recherches et expérimentales, sous le contrôle du groupe prévue dans le n° 2.
5- Création d’une législation applicable pour l’interdiction totale de la production, du stockage, de la vente et du perfectionnement de ces armes.
6- Les pays qui utilisent ces armes ou qui menacent de les utiliser n’auront pas le droit d’être membres de l’Agence. Jusqu’à présent leur présence, leurs pressions et leur contrôle politique de l’Agence l’ont empêchée de remplir ses responsabilités, spécialement dans l’application des articles 4 et 6 du TNP, et ont conduit l’Agence à ignorer ses responsabilités et ses devoirs. Comment le gouvernement américain qui, en plus de son attaque atomique contre le Japon, a aussi utilisé des armes à uranium affaibli, dans la guerre contre l’Irak, peut-il exiger de devenir membre de cette agence ?
7- La rupture de la coopération nucléaire avec les pays qui ne sont pas signataires du TNP, et des sanctions contre les pays qui poursuivent leur coopération avec des pays non membres de l’Agence.
8- Toute menace nucléaire ou contre des sites nucléaires, doit être considérée comme une atteinte à la sécurité internationale et un danger pour la paix, et exige une réaction rapide des Nations-unies, et la rupture de la coopération des membres de l’Agence avec un pays qui profère ces menaces ou attaque un autre pays.
9- L’application rapide et sans condition, des décisions de la conférence de 1995, sur un Moyen Orient débarrassé des armes atomiques.

10- Retrait des armements nucléaires des Etats-Unis et de leurs alliés, des bases militaires à l’étranger, en Allemagne, en Italie, au Japon et en Hollande. 

11- Démarrer une action concertée pour la réforme du Conseil de sécurité dont le système actuel est très injuste et très inefficace, et qui est un des principaux soutiens aux pays qui possèdent des armements nucléaires. Ces deux actions, la réforme du Conseil de sécurité et du TNP, sont complémentaires et nécessaires pour la réalisation des objectifs de l’Agence.

Monsieur le président, chers amis
En tant que représentant du grand peuple iranien, un peuple civilisé et d’une grande culture, qui a toujours défendu le monothéisme, la justice et la paix dans le monde, je tiens à annoncer que
la République islamique d’Iran est prête à coopérer pour la réalisation de ces objectifs, à un programme juste de désarmement et de non prolifération, et à profiter de l’énergie civile nucléaire.
J’annonce à haute voix, que ce pays qui a donné à l’Humanité, des gens comme Firdûsî, Hafez, Avicenne, Abou Rayan, Shahriar, des guides spirituels et sages, et des defenseurs de la liberté, comme l’imam Khomeiny, qui a toujours défendu l’amitié et la paix, et qui a un poète comme Saadi qui a dit cette phrase qui brille au fronton des Nations-Unies :

« Les être humains sont les membres d’un même corps et des joyaux identiques de la création »,
qui a annoncé, il y a 2500 ans, l’interdiction de l’esclavage, n’a pas besoin pour progresser, de se munir d’armes atomiques qu’ils ne considèrent pas comme une fierté ou un signe de force.
Les revendications et la logique du peuple iranien sont celles de tous les peuples
Tous les peuples aiment la paix, la fraternité et le monothéisme, et souffrent de l’injustice.
Beaucoup de mes collègues, parmi les chefs de gouvernement, et des gens soucieux de la justice, ont dans des entretiens, déclaré leur accord et la nécessité d’un désarmement mondial, de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire qui ne doit pas être le privilège de certains pays, comme je l’ai demandé.
Tous les peuples et tous les gouvernements indépendants souhaitent une énergie nucléaire pour tous et l’interdiction pour tous des armes nucléaires.
Ma présence et mes paroles sont par conséquent, leur présence et leurs paroles.
Chers collègues
Je tiens à adresser quelques mots à ceux qui produisent et stockent encore ces armes, et qui pensent qu’elles font leur force et sont la garantie de leur pouvoir.
Qu’ils sachent que l’époque où un pays s’appuyait sur ses bombes atomiques, est dépassée.
La production, le stockage de ces armes et les menaces nucléaires sont le fait de gens qui sont dépourvus de toute réflexion et d’humanité.
Utiliser la menace face à une pensée forte et logique, est dépassé et inutile.
Le temps est celui des peuples, des idées et des cultures, et l’utilisation de ces armes dans les relations internationales, est un signe de retard par rapport à l’Histoire, et d’absence de raisonnement.
La politique de contrôle du monde a échoué et les rêves du nouvel impérialisme sont tombés à l’eau.
Il vaut mieux, au lieu de poursuivre la voie de leurs prédécesseurs, qu’ils rejoignent cet océan humain, des peuples et des gouvernements indépendants, et optent pour une logique et une culture plus humaine.
Ces sera mieux pour eux et plus utile.
L’avenir appartient aux peuples, et la paix, la sécurité et la justice se réaliseront grâce aux vertueux et l’Etre parfait, dans le monde entier.
La puissance de la raison s’imposera à la raison du plus fort, et les oppresseurs n’auront plus aucune place dans l’avenir.
Le mouvement des peuples pour une réforme de base, fondée sur le monothéisme et la justice, dans les relations internationales, est en marche.
Je demande à Monsieur Obama, le Président des Etats-Unis, s’il croit encore à ses slogans de changement, de se rallier aujourd’hui, à ce mouvement, car demain ce sera peut être trop tard.
Je tiens à remercier le président de la conférence, les participants et tous ceux qui font des efforts pour l’instauration de la justice et de la paix dans le monde.
Chers amis et chers collègues
Dans la coopération et l’union, il est possible de créer un monde de justice et de paix. Le slogan « l’énergie nucléaire pour tous l’arme nucléaire pour personne » sera la base des échanges entre les humains, et entre les humains et la nature.
Dans l’espoir du jour où l’instauration de la justice ne provoquera plus de colère et où la colère n’aura plus d’armes pour se calmer
Vive la justice et la liberté
Vive l’amour et l’entraide
Vive les adeptes du Miséricordieux, vive l’être humain amoureux d’autrui !
Je vous souhaite la réussite et la victoire

Ahmadinejad speech at UN nuclear conference (discours d'ahmadinejad à l'Onu) +vidéo et traduction.

Source traduction: http://www.al-imane.org/showthread.php?t=9878

http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-speech-at-UN-nuclear-conference-discours-d-ahmadinejad-a-l-Onu-video-et-traduction_a45803.html


2 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  »,    

 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  », a rappelé le président iranien, lors de la Conférence de l’examen du TNP, à New York. « Les réunions de l’Assemblée sur la révision et l’examen du TNP comptent, indubitablement, parmi les plus importantes réunions de cette organe depuis sa fondation. », d’après Mahmoud Ahmadinejad. « L’une des plus essentielles préoccupations de toute l’Histoire de l’Humanité a été, sans aucun doute, l’établissement d’une sécurité stable, car sans la sécurité, aucun des objectifs et des idéaux matériels et spirituels de l’Humanité ne peut être réalisé. Sans la sécurité stable, aucun progrès, ni développement, n’est envisageable. », a-t-il rappelé. « Aucun pays, ni peuple ou gouvernement ne peut se passer de la sécurité. » a ponctué Ahmadinejad. « Bien qu’une grande partie des ressources des nations ait été dépensée pour la prétendue sauvegarde de la sécurité nationale, aucune signe témoignant de l’amélioration de la situation ou d’une diminution de l’ambiance de menace n’a été constaté. », a-t-il ajouté, rappelant que le stockage des bombes nucléaires, même sous le prétexte de la dissuasion, est une démarche très dangereuse qui déstabilise, en premier lieu, le pays qui abrite ces armes. Le président iranien a, ensuite, évoqué l’usage de deux bombes atomiques, à Hiroshima et Nagasaki, et de bombes atomiques affaiblies, dans le sud de l’Irak. « La bombe atomique est donc, indique-t-il, un incendie qui ravage l’Humanité, non pas une arme de defense. » « Se doter de la bombe nucléaire n’est, donc, pas une gloire ; c’est une action dégradante. », a dit Ahmadinejad, pour lequel, l’usage de bombes atomiques n’a aucun équivalent parmi les crimes commis, tout au long de l’Histoire de l’Humanité. « Ceux qui ont massacré des centaines de milliers de civils avec des bombes atomiques et qui ont incendié deux villes entières, sont considérés, aujourd’hui, comme les hommes les plus méprisables. Le Conseil de sécurité et l’ONU n’ont pas encore su établir une sécurité stable dans les relations internationales. », a-t-il rappelé. Le président iranien a évoqué la politique qui aboutit à la suprématie de quelques gouvernements maximalistes et arrogants, ainsi que l’incompétence et le déséquilibre du TNP. « Les premières armes nucléaires ont été fabriquées et utilisées par les Etats-Unis ; ce qui a placé ce pays au premier rang des puissances mondiales. Cela a, pourtant, encouragé les autres à la course aux armements. Ahmadinejad a fait, ensuite, allusion à la politique de dissuasion, prétexte pour inciter les détenteurs d’armes nucléaires à proliférer et à stocker davantage d’armes atomiques. « D’après des rapports non officiels, plus de 20.000 ogives nucléaires existent dans le monde, dont la moitié est stockée dans les arsenaux des Etats-Unis. Parmi toutes ces armes, environ, 2.500 ogives sont stratégiques et visent des objectifs vitaux du monde. », a dit Ahmadinejad qui n’a pas manqué de rappeler l’instrumentalisation unilatérale par le Conseil de sécurité et l’AIEA. « Les détenteurs d’armes nucléaires, qui bénéficient de privilèges spéciaux, figurent parmi les plus hautes instances de décision de la sécurité du monde et de l’AIEA. » «  Tous les membres de l’AIEA qui ne détiennent pas d’armes nucléaires, n’ont jamais pu profiter de l’énergie nucléaire, à fins civiles, alors qu’ils ont le droit, dans le cadre de l’article 6 du TNP, d’en bénéficier et d’en profiter. Et cela, alors que le régime sioniste, qui n’est pas membre du TNP, dispose de 200 ogives nucléaires, et se trouve à l’origine de plusieurs guerres d’envergure, menaçant les autres peuples et nations de la région, et qu’il bénéficie, en outre, du soutien absolu des Etats-Unis, pour proliférer ses armes nucléaires.

03/05

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34541


3 Richard Drew : Le discours du président iranien boycotté à l'ONU.

nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Cette conférence sur la non-prolifération nucléraire vise à progresser en matière de désarmement et à renforcer la surveillance des programmes nucléaires dans le monde.

Premier acte d'une journée qui pourrait tourner au bras de fer entre la chef de la diplomatie américaine et Mahmoud Ahmadinejad, plusieurs délégations occidentales, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont boycotté le discours du président iranien, lundi 3 mai, en quittant la salle lorsqu'il est arrivé à la tribune, à l'ouverture de la conférence de suivi du traité de non-prolifération (TNP) à l'ONU.

Cette conférence quinquennale sur le TNP, qui vise à progresser en matière de désarmement et à renforcer la surveillance des programmes nucléaires dans le monde, survient alors que le Conseil de sécurité débat d'un projet occidental de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé.

Les Occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter secrètement de l'arme atomique, alors que Téhéran assure que son programme d'enrichissement d'uranium est uniquement civil. M. Ahmadinejad devrait à nouveau marteler ce thème à la tribune de l'ONU, malgré les doutes croissants de la communauté internationale.

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a ainsi appelé l'Iran à se conformer pleinement aux résolutions du Conseil, qui exigent la suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium et une coopération totale avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour rassurer le monde sur la nature pacifique de son programme nucléaire. Il a exhorté Téhéran à accepter l'échange de combustible nucléaire proposé par l'AIEA en octobre dernier, affirmant que "ce serait une importante mesure de rétablissement de la confiance".

Cette solution est dans l'impasse, l'Iran insistant pour que l'échange de matériels s'effectue en une seule fois et sur son sol, ce qui est rejeté par les autres puissances. Le chef de l'AIEA, Yukiya Amano, a affirmé lundi devant la conférence que son agence était incapable de confirmer que toutes les activités nucléaires iraniennes étaient pacifiques.

Richard Drew

AP

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/05/03/non-proliferation-nucleaire-la-france-les-etats-unis-et-la-grande-bretagne-boycottent-le-discours-du-president-iranien_1346127_3210.html


4 Réplique confuse de la Maison Blanche au discours du président iranien à New York.  

Le discours du Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, devant les participants à la Conférence de l'examen du TNP, au siège des Nations unies, à New York, semble avoir irrité les responsables de la Maison Blanche.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré, lundi soir, que le Président Ahmadinejad n'avait fait que répéter ses anciennes accusations contre les Etats-Unis, en prétendant qu'elles étaient "non fondées". Elle a conseillé, alors, au gouvernement iranien de respecter ses engagements internationaux. En effet, ce que Mme Clinton voulait cacher par ses répliques, c'est que le président iranien a proposé à New York la formation d'un groupe international indépendant, afin d'élaborer une instruction portant sur l'application à la lettre de l'article 6 du Traité de Non-prolifération nucléaire. M. Ahmadinejad a demandé la fixation d'un délai réaliste, pour le démantèlement des arsenaux nucléaires dans le monde, en estimant que le TNP devrait devenir, selon lui, un traité de désarmement et de non prolifération nucléaire (TDNP). L'article 4 du TNP confirme le droit de tous les pays signataires à profiter de l'énergie nucléaire civile, tandis que l'article 6 demande aux détenteurs d'armes atomiques de détruire leurs arsenaux. Le délai du démantèlement des armes atomiques, à l'échelle planétaire, a expiré, en 1995. Les Etats-Unis et leurs alliés prétendent vouloir réduire le nombre de leurs ogives nucléaires, mais, en réalité, ils remplacent les anciennes ogives qu'ils démantèlent par une nouvelle génération d'armes atomiques tactiques. Le Président Ahmadinejad a proposé que la présence des pays détenteurs d'armes atomiques soit suspendue au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, pour empêcher leur ingérence dans le processus de désarmement atomique. En réaction aux propositions constructives du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, n'a rien eu à dire, et elle a essayé de détourner l'attention de l'opinion publique mondiale de la réalité des choses.

A rappeler que, pendant le discours du Président Ahmadinejad, à New York, les représentants des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France ont quitté la salle, alors qu'ils prétendent, pourtant, être en négociation avec l'Iran, sur le dossier de ses activités nucléaires civiles.

04/05

 http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34578


5 L'immense répercussion médiatique du discours du Président.

Ahmadinejad, à la Conférence de suivi du TNP

Un discours à vaste répercussion médiatique.

L'intervention du Président Ahmadinejad, à la tribune de la Conférence de suivi du TNP, le Traité de Non-prolifération nucléaire, a eu une large répercussion, dans la presse mondiale, écrite ou orale, qui l'a largement couverte. Al-Manar, la chaîne arabophone, Russia Al-Youm, Al-Jazeera, CNN comptent parmi les chaînes satellitaires à avoir diffusé, dans son intégralité, le discours présidentiel.

Une intervention, essentiellement, axée sur cette arme prohibée, "révoltante et honteuse" qu'est l'arme atomique, cette arme qui, selon le Président Ahmadinejad, menace l'Humanité entière et détruit l'environnement.

Et ce sont, uniquement, les Etats-Unis qui l'ont employée et qui la brandissent, pour menacer d'autres pays, dont l'Iran, un Iran qui utilise, seulement, l'atome, dans sa vocation pacifique et civile. Toujours d'après le président, l'époque où les puissances s'appuyaient sur leurs arsenaux nucléaires est bel et bien révolue.

Ces thèmes ont, largement, été repris par les agences de presse mondiales, notamment, Reuters, l'AFP, la DPA, Xinhua, l'AP, le site web Al-Mohit, Novosti, qui ont, aussi, évoqué les 11 propositions du Président Ahmadinejad, à la Conférence de suivi du TNP, pour assurer la sécurité mondiale et réaliser le rêve d'un monde sans arme nucléaire. La presse écrite, quotidiens et hebdomadaires, ne s'est pas laissée devancer par ses confrères oraux, et elle a divulgué les propos importants du président iranien qui ont pesé de tout leur poids sur la Conférence de suivi du TNP. M. Ahmadinejad a tenu à souligner que le Traité de Non-prolifération nucléaire devait changer d'appellation, et de TNP devenir TNDP, Traité de désarmement et de non-prolifération nucléaire. Il a, aussi, demandé qu'une équipe internationale indépendante soit formée, pour élaborer la formule exécutive de la clause 6 du TNP. Le Président Ahmadinejad a, également, exigé qu'un ultimatum soit lancé, dans le sens du démantèlement de toutes les armes nucléaires, dans le monde. Dans son discours, le Président Ahmadinejad a proposé que des garanties sécuritaires contraignantes, sur le plan juridique et sans discrimination, ni préalable, soient données, jusqu'au désarmement des tenants de la bombe H. Mahmoud Ahmadinejad a, aussi, plaidé pour l'élaboration d'une formule juridiquement contraignante, dans le sens de l'interdiction totale de la prolifération du stockage, de l'optimisation et de l'emploi de l'arme atomique.

Le Président Ahmadinejad a, aussi, proposé que le membership de ceux qui emploient l'arme nucléaire et qui menacent les autres de cette arme soit suspendu, au sein du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
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6 Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid : Le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de  l’influence de l’Etat hébreu.
Braqué surtout sur l’Iran en dépit d’un ordre du jour différent, le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu dont les armes échappent à tout contrôle.
Israël dans le rôle du souffleur

La sécurité nucléaire est-elle entre les mains des grandes puissances uniquement ?

Elles étaient toutes réunies lors du sommet de Washington qui vient de prendre fin et qui fut marqué par l’annonce d’une nouvelle doctrine nucléaire du président américain Barack Obama, s’ajoutant à ses succès politiques de ces dernières semaines.

Prélude à cette conférence de Washington, l’accord entre l’Amérique et la Russie pour la réduction de leurs armes stratégiques. Il s’agit finalement de réduire le rôle des armes nucléaires dans les stratégies de defense nationale.
Certes, le nucléaire est loin d’être totalement domestiqué. Malgré certaines avancées, cette nouvelle doctrine américaine reste très en retrait et ne renonce pas à utiliser en premier l’arme atomique, y compris contre un pays qui n’en dispose pas.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lors de la conférence, Obama n’a pas manqué, ainsi que les différents participants, mais à de degrés divers, de montrer du doigt l’Iran en tant que principale source de terreur nucléaire bien plus que la Corée du Nord.

Toute une liste d’accusations contre Téhéran avec en filigrane des menaces à peine voilées d’un possible usage de la force si les sanctions n’aboutissent pas.

Et aussi on a vu désigné, comme source de danger plus récent, le terrorisme nucléaire que pratiqueraient certaines organisations, notamment Al-Qaëda (lire page 5).

Ainsi, c’est quasiment dans le cercle moyen-oriental que cette notion d’un danger nucléaire trouve son terrain.

Mais l’acteur principal, lui, veut rester dans les coulisses ou même jouer le rôle de souffleur. Pas besoin de tenter d’aller chercher trop loin pour deviner de qui il s’agit. C’est Israël, cette puissance nucléaire avérée. La sixième du monde à avoir acquis l’arme nucléaire.

La politique du secret, un secret de polichinelle somme toute, qu’il pratique est en premier lieu une arme d’intimidation à l’égard des Arabes.
Ces dernières années d’ailleurs, les allusions concernant ce dossier se sont faites de plus en plus transparentes, notamment de la part de Shimon Pérès, l’actuel président, considéré comme le « père » du programme nucléaire israélien, lancé en très étroite coopération avec
la France à la fin des années 1950. En novembre 2001, Shimon Pérès a reconnu, dans un documentaire diffusé par la télévision publique israélienne, que la France avait accepté, en 1956, de doter Israël d’une « capacité nucléaire ». « Des quatre pays qui avaient à l’époque des capacités nucléaires, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande Bretagne, la France était seule susceptible de nous aider », avait admis Pérès.
La politique du flou
Aujourd’hui, selon les experts militaires, l’Etat hébreu dispose d’un arsenal nucléaire comprenant plus de deux cents bombes atomiques. « Nous continuons à dire qu’Israël ne sera pas le premier pays à dévoiler l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Cette politique va continuer et aucune pression d’un quelconque pays ne la fera changer », a déclaré la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Dany Ayalon.
La politique du « flou » constitue la position officielle israélienne depuis son adoption en 1965, date de l’inauguration de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev au sud d’Israël. Or, dans le contexte nouveau-né de cette conférence de Washington, si l’Amérique a tenté de faire pression sur Israël, elle a tout de suite fait marche arrière. « En ce qui concerne Israël, je ne vais pas m’exprimer sur leur programme. Nous avons encouragé tous les pays à devenir membres du TNP, donc, il n’y a pas de contradiction », a affirmé le président Obama, qui poursuit : « Que nous parlions d’Israël ou de tout autre pays, nous pensons que devenir un membre du TNP est important. Ce n’est pas une nouvelle prise de position, c’était l’avis du gouvernement américain, même avant mon administration ».
Des appels bien timides comme on le constate alors que pour l’Iran, ce sont quasiment des déclarations de guerre. On rappelle d’ailleurs que l’Etat hébreu a conclu une « entente » en 1969 avec les Etats-Unis aux termes de laquelle les dirigeants israéliens s’abstiennent de toute déclaration publique sur le potentiel nucléaire de leur pays et ne procèdent à aucun test nucléaire. En échange, Washington s’est engagé à s’abstenir d’exercer des pressions sur ce dossier.
De toute façon, Israël n’est pas signataire du TNP et ce ne sont les douces invitations d’Obama qui l’obligeront à le faire. 190 Etats ont adhéré à ce traité, en dépit de certaines réserves, y compris tous les Etats du Moyen-Orient. Dans ce contexte, on ne peut que constater que c’est Tel-Aviv qui est le gagnant. « On pourrait penser que le TNP a été doublement profitable à Israël : d’une part, parce que sa non-adhésion lui a permis de garder ses options ouvertes et d’autre part, et inversement, parce que l’adhésion des Etats voisins lui a permis de bénéficier des contraintes que le TNP impose à ces Etats », relève le politologue Camille Mansour, professeur à l’Université de Versailles.
Or, il est clair que, vu du Proche-Orient, c’est Israël qui représente donc le principal danger au Proche-Orient. En fait, il se sert du nucléaire pour asseoir sa suprématie militaire, et puis joue le jeu contraire, celui de la crainte d’un nucléaire qui viendrait de l’Iran, par exemple, pour continuer à jouer ce double rôle.

Oter un masque pour placer un autre, mais le visage réel est celui de Mars, le dieu de la guerre. Le bombardement de la centrale nucléaire iraqienne Osirak en 1981 est bien un exemple. Le danger vient donc d’Israël. Mais cet Etat parvient toujours à se dérober.
Selon le chercheur Mohamad Abdel-Salam, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « il ne faut pas ignorer que le sommet de Washington avait pour chapitre principal dans son agenda de traiter avec les matériaux nucléaires qui pourraient s’infiltrer vers l’extérieur, c’est-à-dire des organisations terroristes par exemple.

Contrôler les matières et non les armes était l’objectif du sommet. Mais il était entendu que cette question d’armes s’imposera, et c’est ce qui est arrivé. Certains ont fait campagne contre l’Iran tandis que les Arabes se sont mobilisés contre Israël ». Tout s’est déroulé selon les capacités de chaque partie. « Mais, ajoute-t-il, Israël arrive toujours à se dérober, parce que les pays occidentaux sont en majorité convaincus de ce que fait l’Etat hébreu. Obama n’a même pas commenté le programme nucléaire israélien. Ce sont les équilibres politiques qui ont prévalu et non l’ordre du jour ». Israël ne trouve pas de peine à se dérober. Ceci remonte à trois raisons, selon Mohamad Abdel-Salam. « Tout d’abord parce qu’il n’est pas signataire du TNP (Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires), donc aucune règle de ce traité ne s’applique à lui. Ensuite, Israël n’a pas jusqu’à présent déclaré officiellement qu’il détient des armes atomiques. Et enfin, les liens très solides qui existent avec les Etats-Unis. Il y a une compréhension américaine à l’égard de ce que fait Tel-Aviv concernant les armes nucléaires. Ceci d’autant plus qu’Israël a su promouvoir l’idée qu’il n’utilisera l’arme nucléaire que pour se défendre. D’ailleurs, l’Europe adopte la même attitude ».
Sources de menaces multiples
Par contre, les pays arabes n’ont pas, à ce jour, trouvé le moyen effectif de traiter cet état des choses. Comme le dit le politologue, les Arabes peuvent soulever un débat sur la question, mais pas la traiter. Or il semble qu’ils n’ont pas beaucoup de choix. Soit ils acceptent la réalité, et c’est ce qu’ils rejettent totalement. Soit ils tentent d’être à égalité avec Israël en se dotant d’armes nucléaires, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. La dernière option est l’élimination des armes nucléaires de toute la région. Mais là aussi, il s’agirait d’un discours plutôt médiatique. « Ce ne sont pas des propos négociables. Même le sommet arabe de Riyad
2007 a gelé un projet de résolution de la Ligue arabe pour l’élimination totale des armes de destruction massive, sous couvert de la nécessité de réviser le texte ». Or la question est d’autant plus complexe que pour les pays arabes en général, les sources de menaces sont considérées comme multiples. « Le danger provient d’Israël et de l’Iran. Tout est donc relatif. Le degré de danger est associé  pour chaque Etat à sa proximité avec la source et leurs intérêts communs », poursuit-il.
Mais un fait est sûr, le vrai risque provient d’Israël et cela ne date pas d’hier.
Camille Mansour rappelle que dès la fin des années 1950, l’Egypte n’ignorait pas que le réacteur de Dimona était susceptible de servir à un usage militaire et le président Nasser lui-même évoqua la question dans un discours en décembre 1960. Quand en 1963, les émissaires du président américain John Kennedy proposèrent que Washington œuvre en vue d’un contrôle du programme nucléaire israélien, en contrepartie du gel de l’effort égyptien visant à développer des missiles balistiques, Nasser répondit que la politique de l’Egypte à l’égard d’Israël était une politique défensive et que la production par Israël de matières fissiles à usage militaire conduirait l’Egypte à une anticipation par une guerre de protection. D’ailleurs, Mohamad Saïd Idriss relève qu’Israël agit dans le même esprit et cite même Nasser. Un écrivain israélien, Alof Ban, a aussi écrit dans le journal Haaretz que cette vision d’une guerre préventive, les Israéliens la tirent d’une déclaration de Nasser et qu’Israël se l’est appropriée en faisant sa vraie doctrine. En fait, Israël joue la même rengaine depuis toujours, celle de l’Etat en danger. Une vision que soutiennent les Occidentaux.
Sentiment d’avoir été « abusés »
Or, s’il en est ainsi, il faudrait que l’Etat hébreu et l’Occident s’attachent principalement à la recherche de la paix. Il est important de rompre le cercle vicieux concernant la relation entre la bombe et la prétendue situation spécifique d’Israël. Mais comme on le voit dans le contexte politique actuel, Israël ne fait pas le moindre effort pour résoudre la question du Proche-Orient, en plus de son rejet du TNP. De quoi rendre le rendez-vous de mai prochain à New York, du Congrès de révision du traité, très important. Il déterminera dans quelle mesure les participants adopteront leur attitude au sujet d’Israël. Les pays du Moyen-Orient ont eu le sentiment d’avoir été « abusés » par le TNP pour lequel les puissances nucléaires n’ont pas tenu leurs engagements. C’est ce que d’ailleurs avait mis en relief un diplomate égyptien. « Nous, pays du Moyen-Orient, avons le sentiment d’avoir été abusés en faisant des concessions pour des promesses qui ne se sont jamais concrétisées », a expliqué Hicham Badr, représentant de l’Egypte auprès de l’Onu à Genève, lors de
la Conférence du désarmement, organisée dans cette ville en mars dernier. « Il y a un ressentiment répandu dans la région contre le TNP, ses objectifs, sa partialité et son manque de volonté politique », a-t-il insisté. L’ambassadeur égyptien estime que les pays dotés de l’arme nucléaire n’ont pas tenu leurs engagements, alors que les tentatives de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires ont toujours été repoussées. Il a prévenu que les pays du Moyen-Orient pourraient jouer un rôle « central » dans le succès de la conférence de mai destinée à renforcer le traité. Les conférences de suivi du TNP se déroulent tous les cinq ans depuis l’adoption, en 1970, de l’accord. La dernière, en mai 2005, s’est terminée sur un échec. La prochaine sera-t-elle plus efficace ? Difficile à prévoir. Mais une chose est sûre : pour le Proche-Orient, les risques nucléaires et un Iran diabolisé sont les principaux alibis d’Israël.
Ahmed Loutfi
Chaïmaa Abdel-Hamid

27 avril
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve1.htm


2-2 Pacynthe Sabri : Un danger instrumentalisé.

Les alertes au terrorisme nucléaire ont fait leur apparition à la suite de l’effondrement de l’URSS.

Cependant, aucun acte de ce genre n’a été commis jusqu’à ce jour.
Terrorisme. Un mot qui fait peur, mais qui devient d’autant plus troublant quand il est suivi du mot nucléaire.

Selon le président américain, Obama, il s’agirait de « la plus grande menace » pour les Etats-Unis et le reste du monde. Lors de la clôture du récent sommet à Washington, les participants sont tombés d’accord sur le même constat : le terrorisme nucléaire fait partie des plus grands dangers pour la sécurité de la planète. Une opinion qui fait donc l’unanimité parmi les représentants des 47 pays invités, soit 38 chefs d’Etat ou de gouvernement ainsi que les responsables de l’Onu, de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et de l’Union Européenne (UE). De quoi se poser de sérieuses questions sur cette nouvelle menace et la probabilité de sa mise en exécution non seulement par les différents groupuscules et mouvements terroristes, mais aussi par certains Etats concernés. Car, si Washington a déclaré en cette occasion que des « organisations comme Al-Qaëda sont en train d’essayer de mettre la main sur une arme nucléaire », faisant ici allusion à la nécessite de sécuriser au maximum les stocks d’uranium enrichi présents dans différentes régions du monde, cela n’empêche pas que cette forme de terrorisme puisse s’exercer de pays à pays. Dans le cas précis où le pays en question disposerait d’une capacité nucléaire dissuasive et d’une infrastructure de protection suffisante. Ceci prendrait alors la forme d’un chantage exercé par le pays possédant l’arme nucléaire afin d’atteindre ses objectifs. En conclusion, des Etats ou des organisations criminelles pourraient fabriquer des bombes atomiques et s’en servir.
En ce qui concerne les Etats, il faut savoir que, de nos jours, bon nombre de pays détiennent l’arme atomique : les Etats-Unis,
la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, soit neuf pays au total. (ndlr : + La Belgique )

D’autres pays comme l’Argentine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Allemagne ou le Japon possèdent, pour leur part, des centres de recherche ou des centrales nucléaires. Certains possèdent aussi des matériaux sensibles mais ont la réputation de faire obstruction au travail des inspecteurs de l’AIEA comme c’est le cas de l’Iran, de la Biélorussie ou encore de la Syrie.
D’un autre côté, si l’on considère que la menace d’appropriation d’arme nucléaire par des mouvements criminels et terroristes est bien réelle, il est nécessaire de méditer sur le profil potentiel de ce genre d’organisation, sur leurs motifs et la façon dont ils agissent ou comptent agir pour s’approprier de telles matières fissiles qui sont normalement supposées être bien gardées. Quelles seraient, théoriquement, les caractéristiques des mouvements pouvant être soupçonnés de trafic nucléaire ? Il faut commencer par exclure les mouvements terroristes à tendance révolutionnaire. En effet, ces groupes cherchent souvent à atteindre une certaine audience plutôt qu’à la détruire. En revanche, tout type de mouvement rêvant de créer une situation d’« apocalypse » ou suivant une idéologie religieuse ou sectaire de « purification » de l’humanité devrait être mis sous les projecteurs. Ceci dit, de façon plus concrète, on sait déjà que des groupes comme Al-Qaëda, des séparatistes tchétchènes ou des séparatistes du Lashkar-e-Taïba pakistanais, ont cherché, dans le passé, à se procurer des matières dans des laboratoires, instituts de recherches, entrepôts militaires ou autres sites répandus à travers le monde. Des tentatives s’appuyant en premier lieu sur la vulnérabilité de ces stocks, pas assez surveillés.
Si certains continuent de considérer que la menace est faible — peu de matières auraient été échangées, et celles qui l’ont été, sauf exception, n’étaient pas de qualité suffisante pour faire des bombes —, l’AIEA a déjà, pour sa part, recensé une quinzaine de cas de trafic d’uranium enrichi ou de plutonium entre 1993 et 2008, notamment dans l’ex-bloc soviétique. Raison qui pousse l’inquiétude de certains qui veulent agir en conséquence. C’est le cas de Washington, qui non seulement ne minimise pas ces trafics, mais va même jusqu’à considérer ces faits comme une urgence à traiter en toute priorité. Ainsi, la sécurisation des stocks de matériaux nucléaires tels que le plutonium et l’uranium hautement enrichi a été le mot d’ordre du sommet, reléguant au second plan les discussions sur la prolifération nucléaire. Sachant qu’il existe aujourd’hui environ 1 600 tonnes d’uranium hautement enrichi et 500 tonnes de plutonium dans le monde, répartis dans 40 pays (soit suffisamment pour fabriquer 120 000 bombes nucléaires), il y a de quoi craindre que ces larges stocks de matières fissiles deviennent de plus en plus sujets au « vol ». Vol de matières fissiles et utilisation de ces matières dans des buts destructeurs. Un scénario tragique qui, même s’il n’a pas encore eu lieu, fait redouter aux responsables le pire. Une menace qu’ils préfèrent considérer comme une réalité bien réelle.

Pacynthe Sabri

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 21 au 27 avril

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve3.htm


2-3 Aliaa Al-Korachi : L’atome, mais pas au service de la paix.

Une agence « politisée malgré sa nature technologique », c’est l’avis de son ancien directeur Mohamad ElBaradei. Un état de fait qui confirme la domination occidentale sur l’AIEA

« Elle joue un rôle essentiel dans la sécurité nucléaire », ont admis dans un communiqué commun les participants au sommet sur la sécurité nucléaire qui a eu lieu la semaine dernière à Washington, s’agissant de l’AIEA. Ils ont réaffirmé aussi leur appui à cette agence et une promesse de lui apporter davantage de contributions pour mettre en œuvre ses programmes visant à fournir des informations et des conseils ainsi que d’autres aides à ses Etats membres. Siégeant au 5 Wagramer Strasse, à Vienne, en Autriche, quel est exactement le rôle de cette agence ? Et dépendant directement du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les travaux de cette agence sont-ils entravés et contrôlés par le veto américain quand il s’agit d’Israël ?
L’histoire de cette agence a commencé le 8 décembre 1953, quand le président Eisenhower a proposé, dans un discours intitulé « Atoms for peace » (l’atome au service de la paix), prononcé à l’Assemblée générale de l’Onu, la création d’une agence internationale de l’énergie atomique. Selon le Statut de l’AIEA, approuvé le 23 octobre 1956 par 81 pays, l’Agence a pour attributions « d’instituer et d’appliquer des mesures visant à garantir que les produits fissiles spéciaux et autres produits, les services, l’équipement, les installations et les renseignements fournis par l’Agence, à sa demande, sous sa direction ou sous son contrôle ne sont pas utilisés de manière à servir à des fins militaires ; et d’étendre l’application de ces garanties, à la demande des parties, à tout accord bilatéral ou multilatéral, ou à la demande d’un Etat, à telle ou telle des activités de cet Etat dans le domaine de l’énergie atomique ».
Elle entre officiellement en fonction le 29 juillet 1957. En 1968, avec la ratification du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), l’AIEA devient le responsable de la surveillance de la bonne application du traité. Ce traité empêche les Etats signataires d’augmenter leur nombre d’armes nucléaires et pour ceux qui n’en ont pas de chercher à en avoir. Le rôle de cette agence devient de plus en plus actif, notamment suite aux chocs pétroliers dans les années 1970, plusieurs pays envisagent d’utiliser massivement l’énergie nucléaire pour leurs besoins énergétique. La catastrophe de Three Mile Island en 1979, et principalement celle de Tchernobyl en 1986, viennent apporter des réserves momentanées sur ces demandes. Suite à ces catastrophes, l’AIEA augmente ses efforts dans le domaine de la sûreté nucléaire. En fait, l’AIEA poursuit cette mission avec diverses fonctions. Citons des inspections des installations existantes pour s’assurer d’un usage pacifique, informations et publications de standards pour la stabilité et la sûreté des installations nucléaires et le lien pour la recherche d’application et l’utilisation pacifique des technologies nucléaires.
L’AIEA en situation délicate
Malgré ce rôle, cette agence est fortement critiquée par les antinucléaires, accusant l’AIEA de favoriser la prolifération d’armes nucléaires via le développement du nucléaire civil. Ceux-ci voient que, si le but de cette agence est le développement de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité dans tous les pays membres, la production de combustible militaire peut être effectuée, ou en tout cas facilitée, à partir de certains types de centrales nucléaires civiles. De plus, les inspections menées par l’agence rencontrent souvent de nombreux obstacles, ce qui l’empêche de contrôler parfaitement les activités de certains Etats. Certains pays comme l’Inde, Israël et le Pakistan se sont invités parmi les puissances nucléaires sans que l’AIEA ne puisse contrôler les programmes clandestins de ces pays non
signataires du TNP.
Quant aux dossiers nucléaires de l’Iran et d’Israël, la partialité de cette agence est évidente. On remarque alors deux types d’AIEA : une AIEA sévère pour l’Iran, et une AIEA complaisant pour Israël. Mohamad ElBaradei, l’ancien président de l’agence, a récemment avoué que cette agence est « politisée malgré sa nature technologique ». Dans le dernier rapport de l’AIEA sur les activités iraniennes d’enrichissement, l’agence a fait, pour la première fois, état de ses inquiétudes concernant des activités en cours de l’Iran alors que dans les précédents rapports, il n’était question que d’activités passées. Selon le rapport, Téhéran a bien commencé à enrichir son uranium à un niveau élevé, soit 19,8 % dans son usine de Natanz, entre les 9 et 11 février. Et ce processus d’enrichissement a commencé sans attendre l’arrivée des inspecteurs de l’agence onusienne. Ce rapport a suscité la colère de Téhéran en dénonçant le « parti pris » du chef de l’AIEA, Yukiya Amano. « Il est évident qu’une partie de ce rapport répond à des recommandations et à l’influence d’éléments étrangers », dit Rafsandjan, ancien président iranien. Les Etats-Unis font déjà pression sur le Conseil de sécurité de l’Onu pour que celui-ci impose un quatrième train de sanctions à l’Iran, et ce rapport leur facilite bien cette affaire.
Une partialité évidente. Quand il s’agit d’Israël, l’agence croise les mains devant son arsenal atomique. En fait, le régime sioniste dispose d’un impressionnant arsenal nucléaire dans la région et développe, depuis un demi-siècle, un programme nucléaire militaire sans que l’Agence n’en ait le moindre contrôle. Une première dans l’Histoire, l’Assemblée générale de l’AIEA a voté, en septembre dernier, une résolution arabe appelant l’Etat hébreu à abandonner l’arme nucléaire. Depuis 1991, une telle résolution n’avait été adoptée à l’Agence internationale de l’énergie atomique contre Israël. Les pays occidentaux avaient toujours trouvé une majorité pour barrer la route à une résolution rappelant qu’Israël s’est doté de l’arme atomique. Mais toujours cette résolution n’est pas réactivée. Israël n’avait pas assisté à haut niveau à
la Conférence internationale dans la crainte que les Etats arabes profitent de cette rencontre pour l’obliger à ouvrir ses installations nucléaires aux inspections de l’AIEA.

Aliaa Al-Korachi

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 21 au 27 avril 2010, numéro 81
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve4.htm


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