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20/05/2010

n° 47- Journal de PAKISTAN - 26-04 au 19-04 : Fin :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .

n° 47- Journal de PAKISTAN  -  26-04 au 19-04  : Fin  :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                             n° 47- 26-04 au 19-04

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Vidéo : la stratégie du choc

http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_la-strategie-du-c...


5-2 17 chaînes de télévision du Moyen-Orient interdites aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis envisagent une forme de censure médiatique anti-arabe, en interdisant plus de 17 chaînes de télévision moyen-orientales de « broadcaster » sur leur territoire.
Selon l'hebdomadaire American Free Press,  « alors que les Etats-Unis soutiennent financièrement partout dans le monde les médias qui sont actifs dans le sens du tapage propagandiste du régime sioniste et de l'Amérique, les congressistes US essaient de faire passer un projet de loi permettant de censurer les informations qui seraient aux antipodes des politiques américaines. 
 "Les décideurs américains sont d'avis que le public ne devrait pas connaître tous les aspects d'une information pour ne jamais mettre en question l'Amérique et Israël.", toujours d'après Americain Free Press.
 Le nouveau projet de loi en cours d'adoption au Congrès, concerne plus de 17 chaînes de télévision aux Etats-Unis.

 almanar 

13/05/2010 



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1Cinquante otages libérés dans le nord-ouest du Pakistan 

Cinquante otages enlevés samedi dans le nord-ouest du Pakistan ont été libérés, annoncent les autorités locales.

Au total, 60 personnes ont été enlevées dans la zone tribale de Kurram, majoritairement pachtoune.

Des négociations menées par des dignitaires tribaux sont en cours pour obtenir la libération des dix derniers otages, qui seraient membres du personnel d'une compagnie d'énergie publique, selon un membre des autorités locales.

16/5-  AP

Reuters.


6-2 Les plans de la Chine sont soigneusement examinés...

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les États-Unis a déclaré qu'il a examiné soigneusement examinés les plans de la Chine à construire deux réacteurs nucléaires civils au Pakistan, appelant toutes les nations à respecter les engagements de non-prolifération.                
La China National Nuclear Corporation a accepté de financer deux réacteurs civils plus sur le site de Chashma, au Pakistan, en dépit des craintes à l'étranger sur la sécurité des matières nucléaires dans la nation islamique.                
La Chine a construit deux réacteurs plus tôt pour le Pakistan. Mais Pékin en 2004, et entré le Groupe des fournisseurs nucléaires, une entente des Etats de l'énergie nucléaire qui interdit les exportations vers les pays manquent des garanties strictes par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).                
Sous-secrétaire d'État James Steinberg a déclaré que des discussions étaient en cours sur la question et les États-Unis n'a pas «parvenu à une conclusion finale."                
"Mais c'est quelque chose que nous sommes évidemment regarder très attentivement», Steinberg a déclaré en réponse à une question lors d'un forum à
la Brookings Institution.               
"Je pense qu'il est important de respecter scrupuleusement ces engagements de non-prolifération, at-il dit. "Nous voulons continuer à s'engager sur la question, à savoir si cela est autorisé en vertu de la compréhension de l'AIEA."             
Certains analystes estiment que
la Chine a encouragé à aller de l'avant avec la transaction, après les États-Unis en 2008 a signé un accord historique nucléaire avec l'Inde rival du Pakistan.            
L'Inde, comme le Pakistan, refuse de signer le Traité de non-prolifération des armes nucléaires. Mais l'ancien président américain George W. Bush pour parvenir à l'accord fait l'éloge de la voie de l'Inde sur la non-prolifération.                
En revanche, le père de la bombe nucléaire pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, a avoué en 2004 à l'envoi de secrets nucléaires à l'Iran,
la Libye et la Corée du Nord, bien plus tard, il est revenu sur ses propos.            
Les dirigeants de
la Chine, l'Inde et le Pakistan ont assisté à un grand sommet à Washington le mois dernier convoquée par le président Barack Obama a promis d'œuvrer pour préserver la sécurité nucléaire.             
Pakistan, la ligne de front contre l'extrémisme islamique, a pressé les Etats-Unis pour un accord sur le nucléaire semblable à l'Inde. Les autorités américaines ont promis d'écouter, mais l'affaire est largement considérée comme une politique vouée à l'échec, à Washington.

 (AFP) -

http://miilka.wordpress.com/2010/05/11/etats-unis-etudient-la-chine-et-le-pakistan-accord-sur-le-nucleaire/



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Attentat manqué à Times Square...

1 La voiture piégée avait été découverte samedi soir dans le quartier de Times Square, célèbre notamment pour les théâtres de Broadway. Le quartier avait été évacué pendant dix heures. Il n'y a pas eu de blessé. La police a estimé que la bombe aurait pu produire une "boule de feu significative" et projeté des éclats pouvant tuer des piétons et souffler les fenêtres.

Le véhicule piégé était garé près des bureaux de la société Viacom, propriétaire de la chaîne câblée américaine Comedy Central. La chaîne a récemment diffusé un épisode de "South Park" où le prophète Mahomet était dessiné dans une peau d'ours, ce qui a valu à ses auteurs d'être menacés de représailles par le site web RevolutioMuslim.com….

Le suspect d'origine pakistanaise Faisal Shahzad, interpellé lundi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué à la voiture piégée de Times Square à New York, devrait comparaître mardi devant le tribunal, ont annoncé les autorités fédérales américaines.

Citoyen américain, Faisal Shahzad s'apprêtait à embarquer sur un avion de la compagnie Emirates à destination de Dubaï. L'homme était récemment revenu d'un voyage de cinq mois au Pakistan, où vit son épouse, ont déclaré à l'Associated Press des responsables des forces de l'ordre, qui ont requis l'anonymat.

L'homme avait acheté le 4x4 piégé, un Nissan Pathfinder de 1993, en liquide il y a trois semaines à un habitant du Connecticut, a précisé un responsable des forces de l'ordre. La police avait pu identifier l'ancien propriétaire du véhicule grâce au numéro d'immatriculation gravé sur le moteur. Des responsables ont précisé que le propriétaire déclaré n'était pas considéré suspect dans l'affaire.

"Il est clair que l'intention derrière cet acte terroriste était de tuer des Américains", a ajouté le ministre de la Justice. "Il est important que les citoyens américains restent vigilants".

Les motifs de cet attentat restaient à éclaircir.

Revendication :

Les premiers éléments de l'enquête montrent que le suspect travaillait pour le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des résistants pakistanais, soupçonné de cacher des militants d'Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden(…) , selon John Brennan, le conseiller antiterroriste du président américain Barack Obama.

Les résistants pakistanais semblent revendiquer la tentative d'attentat dans trois vidéos ayant fait surface depuis l'incident. Dans l'une des vidéos, qui serait datée du 4 avril, leur leader Hakimullah Mehsud promet des attaques contre des villes américaines, "dans les jours ou le mois qui vient", selon un groupe spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes.(…)

La police n'a pas de preuve confirmant ces revendications, et le même groupe de résistants avait revendiqué à tort de précédents attentats sur le sol américain, ont souligné des responsables de la ville de New York.

Selon des responsables new-yorkais, la police ne dispose actuellement d'aucun élément permettant de confirmer ces revendications.

 Par ailleurs, aucun lien n'a pour le moment été établi entre Faisal Shahzad et le groupe à l'origine de la revendication.

4/5

AP

2 L'armée pakistanaise sceptique.

Pour le général Athar Abbas, cette revendication doit être prise "avec des pincettes". "N'importe qui peut prétendre n'importe quoi, mais la capacité de cette organisation est discutable. Je ne pense pas qu'ils aient les moyens de faire plus".

Par contre, le militaire a refusé de confirmer que le principal suspect, Faisal Shahzad, avait été dans un camp d'entraînement au Waziristan.

AP 5/5

3 USA et Pakistan "travaillent étroitement" …
"Nous travaillons étroitement avec le gouvernement du Pakistan en ce qui concerne l'enquête en cours sur l'attentat de Times Square", a déclaré devant la presse le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. "Nous sommes satisfaits que le Pakistan ait promis son entière coopération".
A Islamabad, un responsable gouvernemental pakistanais avait indiqué auparavant que son pays avait promis de collaborer avec les Etats-Unis.
"Le Pakistan et les Etats-Unis entretiennent une solide coopération dans le domaine de l'antiterrorisme. Si cela est nécessaire, nous collaborerons de façon encore plus étendue avec les Etats-Unis", a indiqué ce responsable.

04/05

AFP

4 Pepe Escobar : Et maintenant apparaissent les résistants étasuniens.

Un intrigant spectacle d’ombres chinoises entoure Faisal Shahzad, l’attaquant (raté) du terrain fumant de times Square.

Par avance, en 2010, l’Agence Centrale d’Intelligence avait souligné que Al-Qaida pourrait tenter une attaque à l’intérieur des EE.UU. “dans les six mois proches.” Ainsi en a-t-il été – cela a marché comme une horloge – avec l’avantage en plus que les assaillants  présumés sont encore plus adéquats que Al-Qaida.

Le Procureur Général [le Ministre de la Justice] des EE.UU. Eric Holder se montre plein d’assurance : “Les résistants pakistanais étaient derrière l’attaque. Nous savons qu’ils ont aidé à la monter.

Nous savons qu’ils ont probablement aidé à la financer et qu’ils [Shahzad] oeuvraient à sa direction.” Le conseiller du président Barack Obama pour la sûreté intérieure et le contre-terrorisme, John Brennan, a fondamentalement dit la même chose.

Le 3 mai, les procureurs fédéraux des EE.UU. ont accusé Faisal Shahzad, 30 ans, de cinq charges criminelles, y compris de la réalisation d’un acte de terrorisme et la tentative d’usage d’une arme de destruction massive. La pièce du dossier d’accusation déposée dans un tribunal de Manhattan dit que Shahzad a admis avoir reçu un entraînement pour la confection  de bombes dans Waziristán, au Pakistan, avant de provoquer le 1 mai l’explosion d’une voiture pleine d’explosifs dans Times Square. La voiture avait des bidons de l’essence, des ballons de propane, de mise à feu artificielle et de détonateurs.

Malgré ce, il n’a pas été  présenté une preuve concluante.

L’idée que des gens des zones tribales, d’origine pastún, Tehrik-e Taliban Pakistan ( résistants pakistanais, TTP) puissent réaliser un attentat avec voiture piégée dans le style d’Al-Qaida à New York est aussi fallacieuse que Goldman Sachs en train de jongler avec des instruments financiers extravagants. L’armée pakistanaise, pour commencer, ne l’accepte pas. Selon son porte-parole au niveau le plus élevé, le général Athar Abbas : “je ne pense pas qu’ils aient la capacité d’arriver à un tel niveau.”

 Le ministre de l’intérieur pakistanais Rehman Malik a dit qu’il était “prématuré” d’associer New York à Waziristán – et il a ajouté que ce seront seulement les services pakistanais d’intelligence qui enquêteront sur l’affaire (des Américains ne seront pas inclus dans la dite enquête). Cependant, les médias britanniques ont témoigné de la présence  des équipes d’investigation des EE.UU. qui sont à l’oeuvre au Pakistan, y compris à Rawalpindi où sont basées l’armée et les agences d’intelligence.

Par le truchement de son porte-parole, Azam Tariq, le  TTP lui-même s’est dégagé de l’affaire, bien qu’il en  eût initialement revendiqué la responsabilité.  Tariq a dit : “C’est un acte noble et nous prions pour que tous les jeunes  musulmans suivent Faisal Shahzad. Mais il ne fait pas de partie de notre réseau.” Ensuite, le TTP a dit que ce qui est visible est “une conspiration tramée par les EE.UU. et ses alliés pour impliquer des jeunes hommes musulmans et pukhtun [pastunes] dans des activités terroristes.”

 Ce pourrait être un bluff, mais il n’est pas dénué de vraisemblance. La “bombe” de Shahzad a misérablement échoué. Le TTP entraîne réellement à yihadistas à la fabrication de bombes en quelques jours seulement ; leurs instructeurs eux-mêmes ont été entraînés par yihadistas d’Al-Qaida. Si Shahzad a été réellement entraîné dansd un camp de Waziristán – l’information qui a filtré tente de le faire accroire à l’opinion publique- on aurait pu s’attendre à ce que la bombe au moins fonctionne.

De toute façon, un goutte à goutte incessant nouvelles filtrant d’en haut lieu a créé une histoire qui lie Shahzad avec le TTP, l’unit à  ses dirigeants, l’entraîne dans Waziristán – et même il est dit qu’il a été éduqué par l’imam né aux EE.UU. Anwar au-Awlaki, qui se cache maintenant au Yémen et, comme il convient, il avait fini de le convertir en étant la cible du gouvernement d’Obama pour l’assassiner. Quelle preuve ? Rien de concret.
Les journalistes du groupe McClatchy, dans un de leurs articles ont mentionné “six fonctionnaires américains” qui soulignent que “qu’il n’ya pas une preuve vraisemblable” que Shahzad “ait reçu un entraînement terroriste sérieux des résistants pakistanais ou d’un autre groupe islamiste radical.” Quant au père de Shahzad, le vicemaréchal de l’air Baharul Haq (il s’agit d’une famille de l’élite pastún), il a été proche des Etats-Unis avec un haut leader  taliban – mais personne n’a fait cette association même au Pakistan; il a été seulement interrogé par la police pakistanaise.

Un profil d’un taliban américain

Personne ne sait réellement si Shahzad a réellement vu des pashtounes civils à Waziristán mort assassinés par des drones [des avions sans pilotes des Etats-Unis.] – ce qui semble le motif principal de son acte djihadiste – Mais qu’il est été le témoin du fait en personne ou qu’il ait  lu ou ait entendu parler des faits,  n’a pas d’importance. Ce qu’il doit avoir senti a sûrement été que le nationalisme pastún et l’Islam subissaient une  attaque vile. Avec sa maison saisie aux Etats-Unis., à la suite d’un procès de sa banque contre son contrat et, face à la ruine de son mariage, il est difficile de penser qu’il a eu besoin d’une autre motivation pour “passer le miroir” et atterrir de l’autre côté.

D’avance  cette année, j’avais expliqué (le Yémen, le nouveau Waziristán) que nous étions entré dans l’ère du nomade djihadiste virtuel – des personnages qui en d’autre temps auraient pu figurer dans un roman de Fyodor Dostoyevsky ou d’Albert Camus.

Shahzad correspond au profil : un jeune, globalisé et fidèle à som imaginaire – à l’ummah (une communauté musulmane) – virtuel. À ce qu’il semble il a franchi le saut conceptuel d’idéaliser l’ummah à travers Internet et à sentir réellement une  irrésistible nécessité d’agir sur le terrain.   comme tout neo-djihadiste virtuel – de Dhiren Barot (qui a planifié l’attentat avec bombes dans le New York le Stock Exchange) au  timide assaillant Umar Farouk Abdulmutallab – il a brisé les relations avec sa famille. Comme  Pakistanais – Américain il était déjà un exercice vivant de deterritorialisation.

Et tout cela serait très individualiste – on n’aurait pas besoin de l’organisation par le biais d’un réseau terroriste. Ajoutez à sa description – si on prend au sérieux ce qui a filtré en matière d’informations  – que Shahzad semble avoir les symptômes d’une personnalité hautement narcissique  (à ce qu’il semble il est “en train de chanter comme un oiseau”). Comme l’expert Oliver Roy le remarque, en parlant des neo-djihadistes influencés par Al-Qaida, Shahzad, à sa manière, il s’est aussi converti en vengeur solitaire, une espèce de soi-disant héros “celui qui peut racheter une vie de laquelle il n’est pas satisfait en accédant à la renommée tout en échappant à un monde dans lequel il n’a pas sa place.” 
Après l’attentat (raté) de Times Square, il n’a été rien envisagé de tel. 

Il n’a même pas été relevé  que le chef du Commandement Central des Etats-Unis., le général David Petraeus – toujours en position pour 2012- ait considéré  que Shahzad ait agi comme un “loup solitaire.” L’histoire continue, depuis le sénateur Joe Lieberman qui veut dépouiller tous les suspects de “terrorisme” de la citoyenneté américaine (n’importe qui peut se convertir maintenant en suspect) aux érudits qui exigent l’envoi de ces suspects directement aux commissions dirigées par le Pentagone.

Une grande partie de l’opinion publique d’Etats-Unis se refuse à reconnaître les faits sur le terrain à ses risques et périls. À l’intérieur des Etats-Unis., maintenant même la contestation pacifique peut être criminalisée comme menace “terroriste”. Des citoyens ( américains comme l’Imam Al-Awlaki peuvent être assassinés “en secret” à l’étranger – alors que s’iltait aux Etats-Unis. ce serait un crime sanctionné par la peine de mort-; la nouvelle politique peut constituer un premier jalon pour que soient assassinés les citoyens étasuniens au pays même.

Le gouvernement d’Obama, les machines d’intelligence des Etats-Unis et l’opinion publique américaine  se refusent à reconnaître aussi des faits  commis  par eux dans des terres lointaines.

La guerre des drones sur le Pakistan – clandestine, mercenaire et le mélange des deux choses – est considérée non seulement par les pastunes mais par la majorité de l’opinion publique pakistanaise pour ce qu’elle  est : une guerre conduite par les Etats-Unis. – un meurtre massif systématique de gens “inconnus”, “invisibles”.

Le gouvernement d’Obama ne reconnaît même pas qu’il doit revoir  cette stratégie.

Et parce qu’il ne le fait pas. L’opportunité de l’attentat raté de Times Square n’aurait pas plus être opportun – précisément quand le gouvernement d’Obama augmente la guerre de drones au Pakistan, après avoir permis “en secret” que l’Agence Centrale d’Intelligence s’attaquât la semaine dernière à de plus grands groupes de combattants pastunes “inconnus”, invisibles, aun niveau le plus bas (avec le dommage collatéral correspondant; plus
de 400 civils morts seulement en 2009). Même si le chef de l’armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kiani, un favori du Pentagone, n’ouvre pas la bouche, cela sera perçu par une grande partie de l’opinion publique pakistanaise pour ce que c’ est : une nouvelle déclaration de guerre.

L’âge du nomade djihadiste virtuel est une preuve.

Oubliez les Osama; l’heure des Shahzad a approche. Les illégales, frauduleuses,  guerres des drones vont nourrir – avec ou sans biais – une chaîne absurde et létale de contrecoups.

Prenez garde, les résistants américains apparaissent!

José Escobar

José Escobar l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Réseau Zone Blues : à snapshot of Baghdad during the surge.

Son nouveau livre, qui est en cours de publication est Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).
Pour le contacter écrire à: pepeasia@yahoo.com.

Publié 14 mai 2010

Asia Times Online,

Traduit pour changement de société par danielle Bleitrach

(Copyright 2010 Asia Times Online (Holdings) Ltd.

Fuente: http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/LE12Df01.html


5 Bill Van Auken : États-Unis : L’attentat à la bombe de Times Square

Une nouvelle justification pour accentuer les guerres à l’étranger et augmenter les mesures d’État policier

Faisal Shahzad, Américain de 30 ans d’origine pakistanaise, a été arrêté à l’aéroport international JFK tard lundi soir, en relation avec la tentative manquée d’attentat à la voiture piégée à Times Square dans la ville de New York. Il été forcé de descendre d’un avion à destination du Pakistan avec escale à Dubaï. Les autorités américaines déclarent qu’il a reconnu être responsable de l’attentat manqué.

Le Procureur américain Eric Holder a annoncé que Shahzad serait inculpé d’acte de terrorisme et de tentative d’utilisation d’« une arme de destruction massive ».

Tandis que l’on fait état d’arrestations au Pakistan, dont à plusieurs reprises de personnes faisant partie de la famille de Shahzad, et que des spéculations circulent dans les médias qu’il pourrait être lié à Tehrik-i-Taliban Pakistan, groupe taliban pakistanais, selon des sources policières le suspect insiste pour dire qu’il a agi seul.

En fait, en tout point de vue la bombe (qui comprenait une espèce d’engrais qui n’est pas explosif) ainsi que la méthode utilisée pour la faire exploser, portaient la marque de fabrique d’un amateurisme extrême, ce qui suggère fortement que l’individu responsable n’était pas quelqu’un ayant reçu un entraînement professionnel.

Comme c’est le cas dans toutes ces affaires, des questions demeurent sur la motivation réelle et les auteurs de cette tentative d’attentat terroriste. Des informations concernant le suspect et ses relations commencent seulement à émerger.

Père de deux enfants et naturalisé américain il y a un an après avoir épousé une Américaine, Shahzad a obtenu une licence en informatique et fini son Master, mais il était apparemment sans emploi et sans argent et la maison familiale avait été saisie. On ne peut que se demander si cette situation personnelle difficile, à laquelle sont confrontés des millions d’Américains, a poussé Shahzad à commettre cet acte désespéré.

Des reportages de presse indiquent que, alors qu’il avait indiqué être né à Karachi, il est en fait né dans le Cachemire, territoire que l’Inde et le Pakistan se disputent et où des milliers sont morts dans des violences sectaires ces dernières décennies.

Il est heureux que cet attentat terroriste ait échoué. Si les bidons d’essence et bombonnes de propane chargés dans le 4×4 garé à Times Square s’étaient enflammés, cela aurait provoqué une bombe explosive qui aurait pu tuer et mutiler des centaines de personnes.

Les victimes de ce dispositif auraient été des civils innocents n’ayant aucune responsabilité dans les actions criminelles perpétrées par le gouvernement américain au Moyen-Orient et en Asie centrale, ainsi qu’au Pakistan.

Ceux qui auraient été brûlés et asphyxiés dans une telle attaque auraient été des gens venus des quatre coins du monde, des touristes comme des immigrés, et il y aurait eu certainement un nombre significatif de personnes d’Asie du Sud. Etant donné la position de l’opinion publique américaine, et pour ne pas dire mondiale, il est quasiment certain que la majorité des victimes auraient été des opposants aux guerres américaines en cours.

Une telle attaque aurait un caractère totalement réactionnaire, infligeant la mort et la destruction à des gens qui n’ont aucun contrôle sur les actions du gouvernement et de l’armée américains.

Sa conséquence principale serait de fournir à Washington une nouvelle justification pour accentuer ses guerres à l’étranger, tout en augmentant les mesures d’Etat policier dans le pays. En propageant la peur et la confusion, amplifiées par les médias contrôlés par le patronat, cela servirait à désorienter politiquement de larges sections de la population.

Mardi, le maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg a continué son refrain entonné avant même qu’il n’y ait de suspect sûr pour l’attentat à la voiture piégée, accusant les islamistes pour cet attentat terroriste, et les appelant « ceux qui détestent les libertés qui font la grandeur de cette ville et de ce pays ».

C’est là, au sens le plus littéral du mot, une aberration. Derrière de tels attentats terroristes, il n’y a pas de la haine envers « les libertés », mais bien plutôt une rage très vive contre les actions concrètes perpétrées par le gouvernement américain et qui privent des millions de personnes en Irak, Afghanistan, Pakistan et ailleurs, non seulement de leur liberté, mais de leur vie.

Des citoyens d’Arabie saoudite, du Pakistan et d’Egypte, dont tous ont été impliqués dans tel ou tel acte ou tentative d’acte terroriste depuis le 11 septembre 2001 se sont vus systématiquement nier leurs libertés fondamentales par des dictatures d’Etat policier soutenues par Washington.

Ils ont vu de leurs propres yeux l’armée américaine, agissant au nom de « la guerre contre le terrorisme » et « libérant » les gens d’Afghanistan et d’Irak, tuer plus d’un million de personnes et faire de millions d’autres encore des réfugiés sans domicile. Au Pakistan, des millions se sont mis à haïr Washington pour le meurtre incessant de civils par des drones Predator sans pilote.

Et les musulmans du monde entier ont vu des gouvernements successifs, républicains comme démocrates, apporter leur soutien inconditionnel au régime israélien tandis que celui-ci prive les Palestiniens des territoires occupés de leurs libertés humaines les plus fondamentales, dont celle du droit à la vie même.

Rien de tout cela ne justifie le terrorisme, qui ne contribue en rien à changer cette situation et ne fait que renforcer le bras de l’impérialisme américain. Néanmoins, ce sont ces actes d’agression et de répression, et non quelque haine inexplicable des « libertés », qui ont produit une telle fureur qui peut faire commettre des actes rétrogrades de terrorisme individuel.

On ne peut trouver de réponse à de telles menaces terroristes que dans la lutte pour mettre fin aux guerres américaines d’agression à l’étranger et pour unifier les travailleurs et les jeunes pour un avenir meilleur, socialiste fondé sur les principes de l’internationalisme, de l’égalité sociale et d’un réel contrôle démocratique sur la vie économique et sociale.

Bill Van Auken,  

mondialisation.ca,

 5 mai 2010

Article original, WSWS, paru le 5 mai 2010, en français sur mondialisation.ca



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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