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25/05/2010

N°526- Dossier de Palestine - 24-05 - : Fin :- : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.

N°526- Dossier de Palestine - 24-05 - : Fin :- : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

      N°526                                                     24-05

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

3 Dossier

Fin

3-7 Jean-Paul Le Marec : A quoi servent les déclarations et les résolutions?

3-8 Ce que les Israéliens refusent de voir ...

3-9 Danielle Bleitrach : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.

3-10 Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

3-11 L’ambigüité nucléaire israélienne sur la sellette.

3-12 Pendant ce temps là ....

3-13 Quand on voit "Israël" allant contre la paix, nous redoutons la guerre!  

3-14 Carlo Strenger : Juifs de gauche du monde entier, unissez-vous.

3-15 Vers un mouvement juif européen pour la paix.


 


3-7 Jean-Paul Le Marec : A quoi servent les déclarations et les résolutions?

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a pu se rendre à Gaza. Il a pris la mesure des dégâts humains et matériels causés par l'agression israélienne de l'hiver 2008-2009 et des conséquences du blocus qui continue d'asphyxier le territoire: " J'ai dit clairement aux dirigeants israéliens que leur politique de bouclage n'est pas tenable et qu'elle est mauvaise (...) Elle inflige des souffrances inacceptables à la population de Gaza".

Après son retour à Washington, quelles ont été les suites de cette ferme déclaration: rien, aucune décision ne concrète pour empêcher Israël de continuer à bafouer le droit international!

Pas la moindre résolution, qui serait de toute façon restée lettre morte, puisqu'Israël n'applique aucune des nombreuses résolutions des Nations unies. Il en est malheureusement de même pour les dirigeants des Etats-Unis et des pays européens. Barack Obama, qui mettait comme condition à la reprise des négociations le gel total de la colonisation, a reculé et essaie aujourd'hui de convaincre les autorités palestiniennes de mener des "négociations indirectes" avec Israël.

Même la provocation de l'annonce par le gouvernement israélien de construire 1600 nouveaux logements dans la partie arabe de Jérusalem lors de la visite du vice-président des Etats-Unis, Joseph Biden, à Tel Aviv, n'a suscité que quelques réprobations verbales, vite oubliées. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a récidivé en rejetant officiellement l'appel des Etats-Unis à la suspension des constructions à Jérusalem-Est juste au moment où l'émissaire spécial étasunien pour le Proche-Orient, George Mitchell, arrivait en Israël le 27 avril pour essayer de  relancer les négociations par des "discussions de proximité". Barack Obama essaie de sauver la face en cherchant à contourner  l'intransigeance israélienne et à montrer que le processus de négociation n'est pas bloqué. Comme l'écrit le récent bulletin de l'association de juristes démocrates "Droit Solidarité": " L'insolence du gouvernement israélien défie même maintenant son principal soutien. Sans doute ne s'y risque-t-il que parce qu'il sait que les Etats-Unis et l'Union européenne, la main sur le cœur, s'en diront offusqués mais que cela n'ira pas plus loin".

Effectivement, l'Union européenne, membre du Quartet avec l'ONU, les Etats-Unis et la Russie, fait preuve de la même complaisance à l'égard d'Israël. C'est ainsi, qu'à l'initiative de la France, elle a pris la décision de "rehausser" ses relations avec Israël avec un statut spécial fondé sur l'association plus étroite d'Israël au marché européen et à certaines politiques communautaires. Ce geste a été reçu par Israël comme un encouragement à poursuivre sa politique de colonisation et de répression. Les responsables des institutions européennes, que ce soit au Conseil ou à la Commission, se contentent de beaux discours et de grandes déclarations pour "exprimer leur préoccupation", "condamner", "exhorter"," protester", "dénoncer" Israël (leur principal travail est de consulter le dictionnaire des synonymes pour rédiger leurs textes). Auditionné par la commission du développement du Parlement européen, Tony Blair, représentant du Quartet, est même allé jusqu'à dresser un tableau optimiste des progrès réalisés dans les territoires palestiniens en jugeant la "situation équilibrée"

Sur le plan français, c'est la même mollesse des réactions allant jusqu'à l'inaction, masquée là aussi par de belles déclarations.  C'est ainsi que Bernard Kouchner a reconnu l'impuissance de son gouvernement et de l'Union européenne en répondant à une interpellation du député Hervé de Charette, ancien ministre des affaires étrangères:" Qu'est-ce qu'on peut faire? Qu'est-ce qu'on peut faire alors que tout le temps, tous les jours, toutes les semaines, toutes les réunions, nous sommes en train non seulement de dénoncer mais de proposer (...) Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre? Est-ce que vous avez une idée sur ce que l'on pourrait opposer pour être efficace? Nous n'en avons pas beaucoup, alors nous faisons, et l'Europe avec nous, beaucoup de choses".

Le même Kouchner a récidivé le 7 avril en répondant au député Jean-Paul Lecoq à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale:" Nous condamnons très fermement la colonisation et la façon dont elle se poursuit (...) Toutefois, nous ne pouvons empêcher que ces décisions soient prises. Il convient de tenir compte de cette réalité, non pas pour l'accepter mais pour remettre en cause nos analyses: comment faire, maintenant? Si la solution était évidente, elle aurait été trouvée". Constat d'impuissance qui s'apparente à de la complicité! Le gouvernement français n'a même pas protesté quand des diplomates français ont été agressés à plusieurs reprises par les forces de sécurité israéliennes. Il laisse des entreprises françaises s'implanter à Jérusalem-Est et contribue ainsi à renforcer la colonisation israélienne

L'inaction coupable des dirigeants des pays occidentaux rend le gouvernement israélien encore plus intransigeant et arrogant. Il balaie d'un revers de main la demande du Parlement européen de mettre en œuvre les recommandations du rapport Goldstone qui reconnait les violations du droit humanitaire international commises par Israël. Il maintient le blocus de Gaza, garde en prison plus de 10 000 Palestiniens (dont des femmes, des enfants et des membres élus du Parlement) et poursuit la répression contre les Palestiniens. Les prisonniers libérés ne peuvent même pas retrouver leur village et leur famille; à l'instar de Ahmad Saïd Sabbah, ils sont déportés vers Gaza. Non seulement, l'Etat hébreu   refuse le gel de la colonisation mais annonce au contraire  que le processus va se poursuivre alors que déjà plus de 200 000 Israélien se sont installés dans des quartiers juifs à Jérusalem-Est depuis son annexion en 1967.

Le 24 mars, un conseiller municipal de Jérusalem, M. Peleg, a ouvertement déclaré que Jérusalem était "une ville unie sous souveraineté israélienne" et qu'il fallait "continuer d'y délivrer des permis de construire". Déclaration que la municipalité de Jérusalem et le gouvernement appliquent à la lettre avec l'implantation de nouvelles colonies accompagnée d'expulsions de Palestiniens. Le 27 avril, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a nié tout gel officiel ou officieux de la construction de colonies dans la partie orientale de la ville. En violation du droit international et des résolutions des Nations unies, le gouvernement israélien ne veut pas entendre parler des frontières de 1967 et  prétend que Jérusalem est la capitale "éternelle" d'Israël.

L'expérience de ces dernières années le prouve, les exhortations, les recommandations, les condamnations verbales, Israël s'en moque complètement! Si l'on veut qu'Israël respecte le droit international, il faut l'y contraindre par des actes, par exemple en imposant des sanctions économiques, commerciales et financières. Sur le plan européen, la suspension de l'accord d'association UE-Israël, comme l'avait demandé le Parlement européen en avril 2002, serait sans nul doute un des meilleurs moyens pour mettre un terme à l'impunité d'Israël qui se considère au-dessus des lois et normes internationales. Pour faire  appliquer ces sanctions, il faut développer la mobilisation internationale et  renforcer le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) qui "est aujourd'hui la principale arme qui nous reste pour mettre fin à destruction de la Palestine", comme le soulignait récemment Pierre Stambul.  Le règlement du conflit et la paix ne pourront passer que par la fin de l'occupation et de la colonisation, le démantèlement de toutes les colonies, la destruction du mur de séparation et d'annexion, la libération de tous les prisonniers politiques, le retour des réfugiés (qui est un droit inaliénable et imprescriptible) et la reconnaissance des droits du peuple palestinien à un Etat indépendant et viable avec Jérusalem-Est comme capitale.

Source : Investig'Action

Jean-Paul Le Marec

11 Mai

http://www.michelcollon.info:80/index.php?view=article&catid=6&id=2747&option=com_content&Itemid=11

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1828


3-8 Ce que les Israéliens refusent de voir ...

Tous les sujets tabous intéressent l’opinion publique israélienne, sauf la répression contre les Palestiniens. Ces derniers vivent pourtant à quelques kilomètres de chez eux, constate le poète Yitzhak Laor.

Les Israéliens raffolent des secrets militaires. Leurs best-sellers sont des livres écrits par d’anciens militaires, espions ou responsables du Shabak [service de la sûreté] et du Mossad [service de renseignement]. Toute une culture s’est bâtie autour de “ce dont il est interdit de parler mais qu’il faut savoir à tout prix”. Mais il y a une chose que les Israéliens (ou du moins la plupart d’entre eux) ne veulent pas savoir et qui n’a rien à voir avec le secret militaire. La dernière enquête d’opinion réalisée par le Centre Tami Steinmetz de recherches sur la paix indique que, s’il y a un sujet dont l’opinion israélienne ne veut rien savoir, c’est la répression contre les Palestiniens. Ici, il ne s’agit pas de secret mais de déni.

Une enquête n’était sans doute pas nécessaire. Il suffit de regarder les informations sur une chaîne privée pour comprendre que ce qui se passe dans les Territoires palestiniens n’est pas “vendeur”. Non seulement les gens ne veulent rien savoir parce qu’ils savent pertinemment qu’il y a quelque chose à savoir (sinon ils ne refuseraient pas de savoir), mais l’armée israélienne est désormais considérée comme l’unique source légitime d’information sur les Territoires. Or l’armée ment – et c’est une litote. Le vocabulaire dont elle use pour, par exemple, évoquer les tirs contre des manifestants palestiniens non violents est truffé d’euphémismes, et le devoir d’explication ne se fait sentir que lorsque des ONG israéliennes comme B’Tselem diffusent des photos montrant, par exemple, des colons ouvrir le feu sans que l’armée ne bouge le petit doigt. Voilà le genre de choses que les Israéliens ne veulent pas savoir.

Les Territoires sont loin. Les Palestiniens sont loin. Le “mur”, les routes de séparation, l’armée et les journaux télévisés sont responsables de cette hallucination. La “Judée” et la “Samarie” [appellations bibliques de la Cisjordanie] sont pourtant tout près de nous. Les colons vivent parmi nous. Nous les voyons tous les jours, eux et leurs maisons. Ils sont dans l’armée. Ils sont l’armée. Mais la séparation entre, d’une part, ceux qui sont près de nous, qui ont le droit de vote, les armes, les droits et l’appui financier de l’Etat, et, d’autre part, ceux qui vivent à égale distance physique mais qui sont tenus en respect loin de nous, de l’autre côté du mur, des clôtures et des barrages, cette séparation est entretenue par notre refus de savoir, par notre déni.

Les ONG israéliennes défendant les droits de l’homme sont harcelées tout simplement au nom de notre refus de savoir. Il nous est interdit de nous forger librement une opinion sur des faits, des scènes, des voix et des options, toutes choses censées participer à la prise de conscience par l’Israélien – qui vit à cinq minutes – de cette réalité incroyable que représentent quarante-trois ans de dictature militaire exercée sur un autre peuple. Nos arguments sécuritaires sont contredits par un argumentaire diamétralement opposé, selon lequel notre insécurité résulte de la dépossession des Palestiniens, du contrôle que nous exerçons sur leurs ressources naturelles et des entraves infinies que nous imposons à leur vie quotidienne. Mais ce dernier argumentaire ne fait pas le poids face à la perception israélienne du “Nous sommes ici, eux ne sont pas ici”.

Lorsque le principal du lycée Ironi, à Tel-Aviv, a demandé que l’on emmène ses enseignants voir les barrages [israéliens dans les Territoires palestiniens], il s’est fait violemment rappeler à l’ordre par sa hiérarchie. C’est la réalisation d’une prophétie de Karl Marx : “Un peuple qui en opprime un autre forge ses propres chaînes.” On ne saurait mieux décrire notre réalité historique actuelle.

Source : Yitzhak Laor dans Association France Palestine Solidarité, 20 mai 2010, http://www.france-palestine.org/article14712.html

Ecrit par Association France Palestine Solidarité

21/05/2010    


3-9 Danielle Bleitrach : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.

Norman Finkestein et la carte de l’holocauste

Norman Finkelstein répond à une jeune étudiante qui n’accepte pas des critiques à l’encontre de l’Etat israélien à cause de la souffrance de l’holocauste.”AMERICAN RADICAL”

Je voudrais ajouter que moi Danielle Bleitrach qui ai vécu des choses comparables à Norman Finkelstein et qui ai prononcé face à des proches, à peu près les mêmes mots que lui, j’ai pourtant hésité à placer cette video. Pourquoi parce qu’elle correspondait à une autre,, celle d’un type que je considère comme une ordure antisémite, le sieur Dieudonné.

Dernièrement il a commencé une critique (légitime) d’une autre ordure de son accabit, le sieur Zemmour. Il a dit en commençant une chose juste, à savoir que c’était vrai que la petite délinquance était noire et arabe, mais que la grande délinquance qui n’était pas inquiétée, celle des banquiers était juive. le début de la phrase sur la vraie délinquance des banquiers était juste mais transformer le capital et l’impérialisme en ploutocratie juive est aussi nazie que le discours de Zemmour.

D’abord c’est faux, et utiliser un faux pour inciter au racisme doit être puni, les deux protagonistes Zemmour et Dieudonné relèvent des tribunaux et personnellement la mort de leurs auteurs ne m’aurait pas gênée du temps des guillotines révolutionnaires. Parce que de tels discours sont corrupteurs, trompent les peuples sur l’origine de leurs malheurs, cherchent des boucs émissaires.

Et parce que j’ai eu envie de répondre à cette grosse pute raciste: “tu, oublies qu’un des pires salopards de la planète, le fauteur de guerre, celui qui soutient les massacres de Palestiniens est un nègre.”  

Et que donc le racisme c’est contagieux. L’imbécile ignominie vous rend ignoble et c’est pour cela qu’il faut être intolérant… Comme on doit l’être aux larmes de crocodile, à tous ceux qui utilisent les crimes contre l’humanité pour accomplir leurs propres crimes…

Oui la seule solution c’est de refuser ce genre de référence et de dénoncer le crime et l’injustice comme le fait Finkelstein ici, et l’urgence est bien dans ce que subissent les Palestiniens, la référence au passé doit seulement être une aide pour mieux agir dans le présent et l’avenir. donc j’ai placé ce texte malgré la présence en fond d’une video où l’on voit cette ordure raciste de Dieudonné tentant d’empêcher que l’on raisonne comme le fait Finkelstein, d’abord au nom de l’humanité.

Danielle Bleitrach

1 mai

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3-10 Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

La hausse de toutes sortes de cancer et d’insuffisance rénale, dans la bande de Gaza, est de plus en plus remarquable, confirme Dr. Youssef Ibrahim, président du bureau de l’environnement de la Bande. Ces hausses sont les conséquences de ce phosphore blanc et de cet uranium utilisés par les forces israéliennes d'occupation au cours de leur guerre criminelle menée contre Gaza l’année dernière.

Dans une interview exclusive donnée à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Ibrahim souligne que ces forces avaient utilisé des produits dangereusement toxiques. Ces produits se sont infiltrés dans le sol palestinien et l’ont par conséquent contaminé. L’uranium, le zinc, le mercure, le cobalt et d’autres produits cancérigènes ont été trouvés dans les corps des victimes de cette guerre israélienne criminelle.

Le président du bureau de l’environnement a saisi l’occasion de cette interview pour lancer un appel de détresse à tous les pays du monde et aux organisations et institutions internationales comme régionales pour intervenir de façon urgente afin d’éviter les effets désastreux de l’agression sioniste sur l’environnement palestinien de la bande de Gaza.

Dr. Youssef Ibrahim, président du bureau de l’environnement de la Bande, nous fait part de son point de vue, dans l'interview exclusive ci-après, traduite de l'arabe et résumée par nos soins.

Des munitions et des déchets

CPI : Les autorités de l’occupation israélienne, au cours de leur guerre menée contre la bande de Gaza l’année dernière, ont frappé l’environnement de la Bande de manière très dangereuse. Voulez-vous nous donner un peu plus d’explication ?

Dr. Youssef Ibrahim : Tout d’abord, nous voulons remercier votre Centre Palestinien d’Information (CPI) pour l’attention qu’il donne à cette question sensible et tellement dangereuse. Nous demandons par ailleurs à tous les médias d’en faire de même et de mettre sous la lumière les pratiques de l’occupation israélienne. Et nous, pour notre part, nous confirmons que les forces israéliennes d'occupation ont eu recours à pas moins de 35 sortes de métaux toxiques. Et naturellement, ces produits laissent leurs effets néfastes sur l’environnement palestinien au moins sur deux niveaux : les armes et les munitions utilisées au cours de l’agression, puis leurs déchets.

Et en passant en revue les échantillons et les conséquences par le ministère de la santé, lors d’une conférence donnée à son siège de Gaza, il s’est avéré que ces produits s’étaient infiltrés dans le sol palestinien et les corps des martyrs. Le climat de la bande de Gaza ne fait que confirmer la dangerosité de cette nouvelle donne. Un grand niveau d’uranium, de zinc, de mercure, de cobalt et d’autres produits très toxiques et très dangereux et cancérigènes pour la santé y a été trouvé. Il faut alors une réaction internationale sérieuse et efficace pour sauver la bande de Gaza. Une catastrophe menace effectivement et directement la bande de Gaza.

Les effets des éléments toxiques

CPI : Ces produits toxiques et dangereux, comment pourront-ils réagir sur l’environnement de la bande de Gaza ?

Dr. Youssef Ibrahim : Si ces produits se sont infiltrés dans les corps des martyrs, ils touchent nécessairement les corps des vivants. On s’attend malheureusement à l’apparition de toutes sortes de cancer et à des naissances malformées. Et l’infiltration de produits toxiques dans le sol et dans l’air affectera la faune et la flore de la Bande.

J’ai peur que beaucoup d’arbres de la Bande trouvent la mort et que ces produits toxiques aient pénétré les légumes et les fruits mangés par l’homme. Ces produits se sont infiltrés dans la nappe aquifère… Ainsi, la pollution touche l’homme, la pierre, l’arbre, le sol, le climat, tout l’environnement de la bande de Gaza. Les conséquences néfastes de tout cela apparaîtront dans les petites années à venir et à long terme.

Les terres agricoles

CPI : Cette dangereuse pollution a-t-elle touché une grande superficie de la bande de Gaza ? Avez-vous des chiffres à nous donner ?

Dr. Youssef Ibrahim : Une hausse d’une pollution dangereuse a été remarquée dans le sol, dans l’air et surtout sur les bâtiments bombardés par les forces israéliennes d'occupation. Le sol et les terres agricoles ont directement été touchés. En fait, les forces israéliennes d'occupation ont délibérément bombardé de vastes terrains agricoles et y ont fait des fosses profondes. De vastes surfaces sont donc polluées par ces produits toxiques ; les tests aux laboratoires l’ont prouvé.

Et parlons de chiffres. Environ deux mille hectares de terrains ont été rasés au cours de la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, ainsi que 410 mille arbres. Toutes les zones frontalières sont vidées de leurs habitants, un désastre démographique supplémentaire. En effet, pas moins de cinq mille unités résidentielles ont été totalement détruites et plus de cinquante mille partiellement. Les bombardements de maisons, d’usines, de sièges du gouvernement, de mosquées, d’écoles et d’autres bâtiments ont laissé un million et demi de tonnes de décombres… Cette guerre a laissé entre 8 et 9 mille tonnes de toutes sortes de déchets. A remarquer que les décombres polluent et que les restes des munitions dont l’uranium constituent un réel danger sur l’environnement.

La terre brûlée !

CPI : La politique de la terre brûlée, que signifie-t-elle ? Les produits toxiques représentent-ils un réel danger sur les plantes, les plantes qui sont un élément essentiel de l’environnement ?

Dr. Youssef Ibrahim : Pour ce qui est de la politique de la terre brûlée pratiquée par l’armée israélienne dans sa guerre criminelle israélienne contre Gaza, cette armée détruisait tout sur son passage : pierres, plantes, réseaux d’eau et d’égouts. Ainsi, de grandes surfaces de terrains agricoles ont été polluées, sans parler de l’entassement de la terre par le passage de leurs lourds engins…

Je vous confirme que les bombes au phosphore blanc ont brûlé la couverture verte, une destruction immense de l’environnement palestinien. Puis la propagation du phosphore blanc a détruit l’environnement et a pollué les produits agricoles. Elle a aussi laissé ses effets négatifs sur tous les éléments de l’environnement : eau, air, sol, créatures…

Le message à envoyer

CPI : Quel message voulez-vous envoyer concernant ce sujet ?

Dr. Youssef Ibrahim : Nous envoyons un message urgent à toutes les organisations et institutions s’intéressant à l’environnement, en particulier les ministères arabes et islamiques de l’environnement. Nous les appelons à rendre visite à la bande de Gaza pour travailler afin d’éliminer les conséquences toxiques, ou du moins les alléger. Je voudrais également appeler le bureau de l’environnement de la Ligue Arabe et ses institutions, les centres arabes et islamiques de recherches concernant la pollution de l’environnement à collaborer avec le bureau de l’environnement de la bande de Gaza afin d’éviter la catastrophe humaine et environnementale qui est sur le point de frapper la Bande. Nous appelons aussi les institutions internationales travaillant dans les domaines des droits de l’homme et de la santé à venir dans la bande de Gaza pour voir la réalité du terrain et les conséquences dangereuses de ces produits toxiques. Leurs effets néfastes commencent à affecter les habitants de la Bande. La propagation des tumeurs de toutes sortes, de la déficience rénale, des malformations de naissance sont des preuves irréfutables

17 avril 2010

EDT par SOULEIMAN

http://news.stcom.net:80/modules.php?name=News&file=a...


3-11 L’ambigüité nucléaire israélienne sur la sellette.

L’entité sioniste est préoccupée plus que jamais pour sa politique d’ambigüité nucléaire, nourrie depuis qu’elle a développé un programme nucléaire dans les années cinquante.
Dernièrement, plusieurs états  arabes et islamiques, en particulier des alliés de l’Occident, sollicités par lui de s’élever contre le programme nucléaire iranien, ont élevé la voix contre le programme israélien.
Ils ont exigé  que soit suspendu ce traitement de faveur dont bénéficie Israël à leur détriment, dans le cadre de l’appel du président américain en faveur d’un Proche-Orient exempt d’armes nucléaires.
Disposant de quelques 200 ogives (selon des chiffres estimés par des experts militaires sans jamais être vérifiés) Tel Aviv qui se prononce rarement sur son programme refuse d’adhérer au Traité de non prolifération, et rejette tous les propositions de contrôle de la part de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est abstenu le mois dernier de se rendre au sommet nucléaire de Washington pour ne pas avoir à être interrogé sur ce programme.  

En vain, le Caire a persisté pour rédiger un projet de résolution préconisant des sanctions contre Israël s’il refuse toujours d’adhérer au TNP.
La Turquie qui met aussi du sien sans relâche, a condamné le double poids et mesure de la Communauté internationale qui harcèle Téhéran, pour des bombes qui n’existent toujours pas, (selon l’aveu des hauts dirigeants militaires américains), alors que le seul pays nucléaire de la région n’est nullement interrogé.
Appels entendus ? Rien de sûr : toujours est-il que pour le moment, il est prévu que les capacités nucléaires israéliennes soient à l’ordre du jour des discussions de la prochaine réunion de l'AIEA, le mois de juin prochain,  rapporte le Jérusalem Post.  

A ce stade, selon le journal, les Israéliens craignent une baisse de soutien américain envers cette politique d’ambigüité israélienne, accordé depuis 1969. Car, au lieu de rejeter la proposition égyptienne tout court, comme l’avait fait le précédent président américain Bill Clinton en 1995, lors d’une première tentative de la part de l’Égypte, le président actuel Barak Obama a dépêché son émissaire au Caire pour négocier les procédures à suivre pour organiser une conférence pour un Proche-Orient sans armes nucléaires. Soulevant les inquiétudes israéliennes.
Ce lundi, le ministre de la guerre israélien Ehud Barak est monté au créneau pour rassurer : «   Il n'y a aucun risque que cette politique soit menacée » a-t-il indiqué mettant néanmoins en garde contre « le risque de subir une érosion à long-terme de la réputation israélienne sur la scène internationale".
Sans plus de détails, le responsable israélien est tout de suite passé au nucléaire iranien. Il a affiché un optimiste concernant le changement de ton de l'administration américaine au sujet du programme nucléaire iranien. "Dans le passé, les Américains disaient « ne pas être prêts à accepter » un Iran nucléaire. Mais, maintenant, ils emploient d'autres termes : ils sont « déterminés à empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire », a-t-il prétendu.
Pirouette devenue courante chez les dirigeants israéliens.

10/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136936&language=fr


3-12 Pendant ce temps là ....
Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.
Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie.

A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay.

Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats.
Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Netanyahou.

Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.
Miette.

D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires.

Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.
Excréments.

Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier.

En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, sonordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait.

Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français.

Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français.

Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer».

C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t»en trop - qui a choqué l’enseignante.
26/04
http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal


3-13 Quand on voit "Israël" allant contre la paix, nous redoutons la guerre!  

 Les deux présidents de Syrie Bachar al-Assad et de Turquie Abdullah Gül ont mené samedi à Istanbul des entretiens, au terme desquels ils ont tenu une conférence de presse soulignant les bases fermes sur lesquelles reposent les relations syro-turques .
  Le président Al-Assad a souligné avoir discuté avec le président Gül de la paix. "Il se peut qu'on demande de quel paix il 'agit? Il n'y a ni paix, ni processus de paix, ni partenaire pour la paix", a indiqué le président al-Assad qui tout en admettant ces faits, a affirmé avoir réitéré au président Gül l'attachement de la Syrie à la médiation turque "perçue comme étant un problème par l'Israélien qui n'est pas habitué à une médiation honnête et réussie qui signifie la réalisation de la paix qui n'est point requise par les Israéliens".
"Nous tenons à cette médiation tout en sachant qu'Israël n'est pas un partenaire à l'étape présente, ni même dans le passé; or personne n'oublie que le gouvernement d'Olmert avait répondu au Premier Ministre de la Turquie sur la paix par l'offensive contre Gaza et la tuerie des milliers, sans oublier le blocus de Gaza et ce qui se passe à al-Qods". 
 Interrogé sur les menaces israéliennes de guerre, le président AlAssad, a rappelé que personne ne désire la guerre, et a fait savoir que le fait de travailler avec la Turquie sur la question de la paix vise à ne pas voir arriver ce qu'on ne souhaite pas:  "Quand on voit un gouvernement allant dans le sens inverse de la paix, nous redoutons la guerre. Cette chose n'en demeure pas moins irréelle; mais même si son éventualité est faible, il faut travailler pour l'empêcher. La solution est d'agir pour la paix afin que la guerre n'éclate pas", a expliqué le président Al Assad.  
Prenant la parole, le président Gül a exprimé sa foi que la stabilité politique et la confiance entre les deux pays amèneraient la stabilité, la sécurité et le bien-être à la région.  
"Nous possédons de longues frontières communes et nous avons de grands projets conjoints servant les intérêts de nos peuples", a poursuivi le président Gül, se félicitant de l'évolution marquante des relations entre les deux pays, dont certains de ses aspects l'annulation des visas d'entrée et l'accord de libre commerce.  
Le président Gül a insisté d'autre part sur la solution par les voies diplomatiques du dossier nucléaire iranien et sur la nécessité de l'instauration en Irak d'un gouvernement exprimant la volonté du peuple irakien.  
Soulignant par ailleurs l'intérêt de son pays au processus de paix, le président Gül s'est dit sensible à la confiance que le président Al Assad a accordée à la Turquie dans ce sens.  
A la question de savoir si la Syrie redoute des facteurs intérieurs ou extérieurs visant à saboter les relations syro-turques, le président syrien a rappelé que la garantie et le soutien de ces relations sont la base populaire. "Si ces relations s'étaient centrées au niveau officiel, il se pourrait qu'on parvienne à les perturber; mais elles jouissent d'un soutien général des peuples des deux pays".  
En réponse à une question posée sur le dossier nucléaire iranien et la médiation turque à ce sujet, le président Al Assad a dit avoir demandé au président Gül de poursuivre son important rôle dans ce sens vu la confiance qui s'était établie entre les gouvernements turc et iranien. "Pourtant, toute action politique doit se faire sur une référence, donc, toute initiative dans ce sens doit reposer sur le Traité sur la non-prolifération des armes de destruction massive, lequel donne à n'importe quel pays de posséder l'énergie nucléaire civile et fixe les mécanismes de supervision des activités nucléaires de ces pays", a souligné le président Al Assad, déplorant que les pays qui avaient avancé des initiatives à ce sujet, occidentaux précisément, avaient dévié du TNP et fait passer la question de l'AIEA au Conseil de Sécurité.  
A une question adressé aux deux présidents sur les moyens de mobiliser les Arabes et les Musulmans pour faire face aux pratiques israéliennes à al-Qods, le président al-Assad, se demandant quel est le rôle international à ce sujet, a affirmé que sans qu' « Israël » paye pour ses actes, tout propos reste dans le domaine des condamnations qui n'aboutiraient pas. 
Le président al-Assad a affirmé qu'on n'est pas en mesure de parler pour les pays islamiques "ceci nécessite une action collective".  
De son côté, le président Gül a noté: "Al-Qods ne concerne pas uniquement les Palestiniens ou les Arabes, mais encore tout le monde islamique. Les fouilles sous al-Aqsa et les mesures prises contre al-Qods sont des mesures dangereuses dont nous avions discuté avec nos alliés avec en tête les Etats-Unis". Questionné sur les menaces de guerre dans la région, le président Gül a commence par dire: Nous ne voulons pas entendre le mot guerre, la région n'en supporte pas plus.
Questionné comment la Turquie entendait faire en vue de la reprise des négociations indirectes syro-israéliennes avec un gouvernement extrémiste, le président Gül a souligné que les faits avaient démontré qu'on ne parvenait pas à des résultats au moyen de la guerre, mais par la diplomatie et le dialogue; le problème du Moyen-Orient concerne le monde entier qui considère comme priorité l'instauration de la paix au Moyen-Orient, à commencer par l'établissement d'un Etat palestinien sur le sol palestinien; "mais il y a aussi la Syrie et le Liban, l'impact est une solution pour l'instauration de la paix durable".
Auparavant, et en présence des deux présidents, deux accords de coopération ont été signés l'un dans le domaine de l'information et de la presse, et l'autre sur l'utilisation commune des postes frontaliers terrestres de Qamechli et de Nassib.  
SANA 

09/05

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136706&language=fr


3-14 Carlo Strenger : Juifs de gauche du monde entier, unissez-vous.

Cet article, écrit à l’occasion de la présentation de JCall à Bruxelles, est en réalité un véritable programme politique et même philosophique d’une "Nouvelle Gauche", pour la diaspora comme pour Israël

L’échec du sommet de Camp David en 2000 et le début de la deuxième Intifada ont, par étapes, fait basculer le balancier politique israélien vers la droite, jusqu’au gouvernement actuel qui comprend Avigdor Lieberman, l’un des ministres les plus anti-démocratiques qu’Israël ait jamais connus et qui est en train de mener Israël à un isolement total, et le parti Shas dont la préoccupation essentielle est de pousser à la construction dans Jérusalem-Est et dans les colonies.

Cela a eu pour résultat, au cours de cette dernière décennie, une étonnante distorsion de la voix juive de diaspora, principalement aux Etats-Unis. A en juger par les médias, on aurait pu croire que la plupart des juifs penchaient à droite et soutenaient la politique colonisatrice d’Israël et son attitude dialatoire face à la décision de mettre fin à l’occupation.

Or, cela n’a jamais été vrai : la plupart des juifs de la diaspora sont engagés à gauche, y compris la plus grande partie de la communauté juive américaine.

Aujourd’hui, le cours du pendule s’inverse. Des juifs de la diaspora commencent à se rendre compte qu’il est temps de refuser le diktat de la droite qui dit qu’être pro-israélien signifie soutenir la politique de tout gouvernement israélien, quoi qu’il fasse, et que la droite juive ne représente qu’une petite minorité du peuple juif.

Se soucier de ses amis et de sa famille, ce n’est pas ne pas les critiquer quand on pense qu’ils se font du mal. Car quand nous nous soucions du bien-être de quelqu’un, on nous demande souvent de lui dire qu’il va dans la mauvaise direction. Ainsi, les juifs de gauche de diaspora se tiennent fermement aux côtés d’Israël tout en critiquant avec véhémence l’occupation et les colonies.

Cette semaine, une délégation de représentants de J Street s’est rendue en Israël. Ils ont été reçus par le président Shimon Peres et entendu des politiques israéliens de premier plan, tels le député travailliste Matan Vilnaï et la leader de l’opposition Tzipi Livni dire que la fin de l’occupation représentait la tâche la plus urgente d’Israël pour le sauvegarder en tant qu’Etat démoratique du peuple juif. La tentative du gouvernement Netanyahou de présenter J Street comme se situant en-dehors du débat juif légitime a échoué. Finalement, après avoir refusé d’assister au premier congrès de J Street, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michael Oren, les a reçus il y a quelques semaines.

A ce mouvement, initié par J Street, se joint maintenant un JCall européen, qui comprend des intellectuels juifs comme Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut, et qui va présenter aujourd’hui son message au Parlement européen. JCall est l’abréviation de "Jewish European Call to Reason". Ce dernier développement est doublement important : d’abord parce qu’il donne une voix à la majorité des juifs européens qui, tout en se souciant d’Israël, sont de gauche ; et ensuite parce que ses leaders ont critiqué sévèrement la gauche européenne anti-israélienne, comme l’ont montré La Gauche Mélancolique de Bernard-Henri Lévy et La Défaite de la Pensée d’Alain Finkielkraut.

Il y a ceux, au sein de la gauche européenne (et parfois américaine), qui sont passés à une vision de monde simpliste, en noir et blanc, gouvernée par ce j’appelle le SLES, abréviation de "Standard Left Explanatory System" (système allant de so) standard de gauche). Le SLES est un vestige du sentiment de culpabilité de nombreux Européens vis-à-vis de leur passé colonial. Les principes : toujours soutenir l’opprimé, surtout s’il n’est pas occidental. Si l’opprimé se comporte de façon immorale (11 septembre, attentats du 7 juillet 2005 à Londres, le Hamas qui cache des armes et des combattants au milieu de la population civile), toujours accuser l’Occident, et si possible les juifs, de les avoir poussés à faire cela. Ne jamais demander à des groupes non-occidentaux d’assumer la responsabilité de leurs actes, mais plutôt, de façon masochiste, chercher des manières de rendre l’Occident responsable.

Or, si cette nouvelle voix juive de gauche refuse de céder aux pressions de la droite juive lui demandant de soutenir les actions d’Israël quand elles vont dans la mauvaise direction, qu’elles sont immorales et destructrices ; et si elle critique la poursuite de l’occupation de territoires palestiniens depuis 43 ans et condamne la construction dans les colonies ; elle refuse en même temps, véhémentement, de se laisser enfermer dans la tendance masochiste du SLES qui consiste à ne rechercher que les fautes occidentales tout en révélant, de façon systématique, des fondements antisémites sous une rhétorique anti-israélienne.

Elle soutient vigoureusement le droit des Palestiniens d’avoir leur propre Etat où ils pourront vivre dans la dignité et la liberté, mais ne leur pardonne pas leurs erreurs fatales, à commencer par le refus de la partition des Nations unies en 1947 jusqu’à l’élection en 2005 d’un Hamas explicitement antisémite. Car elle pense que le respect des Palestiniens, c’est aussi les tenir responsables de leurs actes. Et elle démasque avec constance la tendance, au sein du monde arabe, à blâmer Israël pour ses propres défauts ou retards. Enfin, elle ne perd jamais de vue les dangers de l’islam radical, tout en cherchant à coopérer avec les musulmans modérés et progressistes.

Les nouveaux juifs de gauche se caractérisent par ce que la philosophe Susan Neiman, dans un merveilleux ouvrage [1], a nommé la "clarté morale" : une combinaison entre principes moraux intangibles et raison (plus que croyance religieuse ou dogmatisme idéologique) comme guide de la décision pour les questions factuelles.

Je prédis que cette nouvelle voix juive de gauche aura le dessus dans le discours et la politique du judaïsme en diaspora. Ayant souffert de l’irrationnel, de la persécution, du préjugé et de la haine, nous, juifs, connaissons l’importance de l’esprit des Lumières, et il est temps de les appliquer partout, et bien sûr, d’abord et avant tout en Israël.

Aujourd’hui, il est temps pour la gauche israélienne, qui a disparu politiquement et abandonné l’espace public à la droite, sauf quelques petites enclaves, d’emmener la diaspora et de faire entendre notre voix haut et clair. Tout en étant intransigeants dans l’opposition à l’occupation, l’expansion des colonies et pour les droits des Arabes israéliens, nous ne devons pas tomber dans le piège du SLES. Nous devons expliquer à notre électorat que nous ne considérons pas seulement les Palestiniens comme des victimes, mais comme des partenaires qui doivent être tenus responsables de leurs actes.

Nous ne devons plus laisser les Avigdor Lieberman et consorts, dont la vision du monde est contraire à l’esprit des Lumières, être le visage de notre pays aux yeux du monde. La mémoire de la Shoah est sacrée, mais nous devons refuser son exploitation politique par Lieberman et Benjamin Netanyahou. Tout en ne nous voilant pas la face devant les dangers de l’islam radical et des ambitions hégémoniques de l’Iran, nous devons refuser les jeux avec la peur que joue la droite, qui n’a ni message politique ni vision d’avenir pour Israël.

Netanyahou a dit que le parti Likoud était censé appartenir à la tradition des Lumières et à la démocratie. Prenons-le au mot et exigeons qu’il laisse tomber ses partenaires de la coalition qui ne sont pas sur ces principes, et forme un gouvernement réellement attaché à ces valeurs, avec Kadima et les travaillistes pour principaux partenaires. Enfin, nous devons exiger du Parti travailliste qu’il finisse par revenir à ses valeurs et faire pression sur Netanyahou pour faire avancer Israël vers la clarté morale qui se trouve au cœur de la vision juive de gauche.

[1] Moral Clarity : A Guide for Grown-Up Idealists, 2008, New York : Harcourt

Carlo Strenger est professeur de psychologie à l’université de Tel-Aviv

Carlo Strenger

5 mai 

Ha’aretz

sur le site de Ha’aretz

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

http://www.lapaixmaintenant.org:80/article2049


3-15 Vers un mouvement juif européen pour la paix.

« L'avenir d'Israël passe nécessairement par l'établissement d'une paix avec le peuple palestinien selon le principe deux peuples, deux Etats. Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un Etat où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile ». C'est ce qu'écrivent, dans un « Appel à la raison » qui sera rendu public demain, des « citoyens de pays européens, juifs », attachés à « l'avenir et la sécurité » d'Israël et convaincus que « l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jerusalem-Est sont une erreur politique et une faute morale ».

Plus de cent personnalités, parmi lesquelles, Daniel Cohn-Bendit, Boris Cyrulnik, Etienne Emile Beaulieu, Alain Finkielkraut, Georges Kiejman, Claude Lefort, Bernard-Henri Lévy, Olivier et Pierre Nora, Denis Peschanski, Henri Rousso, Henri Weber, ont déjà signé l'appel.

Les artisans de cette initiative, dont plusieurs sont membres du mouvement « La paix maintenant », estiment que l'Union européenne et les Etats-Unis doivent  faire pression sur les deux parties en conflit pour les aider à parvenir à « un règlement raisonnable » et considèrent que « l'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l'encontre des intérêts vitaux de l'Etat d'Israël ». Ils entendent, au-delà de leur appel, créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous.

« Pour nous, dit l'un des initiateurs, Daniel Rachline, il est clair que la solution négociée du problème  israélo-palestinien passe par la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël et doit reposer sur trois piliers : - le partage de Jerusalem ; - le retrait des territoires occupés ; - l'indemnisation des réfugiés palestiniens. »

Daniel Rachline, comme ses amis, admet avoir été inspiré par l'exemple de « J Street », l'organisation de soutien à Israël créée aux Etats-Unis en 2008, par des juifs progressistes favorables à une solution à deux Etats pour contrer l'American Israel public affairs committee (AIPAC), puissant lobby pro-israélien, aligné sur les positions du Likoud.

« Nous trouvons très encourageant de voir émerger un nouveau mouvement favorable à Israël et favorable à la paix, indique Amy Spitalnick de J Street. Pour notre part, nous sommes une organisation strictement américaine et nous n'avons pas l'intention de travailler au-delà des frontières des Etats-Unis mais nous sommes disposés à œuvrer avec tous ceux, à travers le monde qui veulent faire progresser une solution à deux Etats ainsi que la paix et la sécurité pour Israël et le Moyen-Orient ».

Pour confirmer la dimension européenne de cette initiative et en exposer les objectifs, une première manifestation, organisée par les promoteurs de l'appel aura lieu le 3 mai, au parlement européen à Bruxelles.

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/ 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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