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28/05/2010

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Début - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Début  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.

Brèves

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne.

1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages.

1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

2  Dossiers

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.

2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome.

2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Bruit de bottes à l’Otan.

4-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

4-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

4-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale. 

5 Annexe

5-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

5-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

5-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 



Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Le 17 mai 2010

S.E. M. Anders Fogh Rasmussen

Secrétaire général

Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

Monsieur le Secrétaire général,

En notre qualité de présidente et de vice-président du Groupe d'experts, nous avons l’honneur de vous faire parvenir le rapport final établi par ce groupe.

Au sommet de Strasbourg-Kehl, tenu en avril 2009, les chefs d’État et de gouvernement des pays del’Alliance vous ont chargé d’élaborer un nouveau concept stratégique et ils vous ont demandé dedésigner un groupe d’experts qualifiés devant mener une vaste série de consultations et vous remettre des avis. Nous vous soumettons dès lors notre analyse et nos recommandations aux fins de l'établissement de ce nouveau concept stratégique, qui sera présenté aux chefs d’État et de gouvernement, pour approbation, en novembre prochain à Lisbonne.

Au nom de nos collègues, nous tenons tout d’abord à vous faire savoir que notre participation à ce groupe fut à la fois un défi et un encouragement. Nous sommes parvenus à la conclusion que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a de bonnes raisons d’aborder la deuxième décennie du XXIe siècle avec confiance. L’OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde et promeut les valeurs démocratiques de ses pays membres. Elle incarne le lien crucial qui unit

l’Amérique du Nord et l’Europe.

Le monde a évolué depuis l’adoption du dernier concept stratégique, en 1999, et l'Alliance a évolué avec lui : elle a dû invoquer, pour la première fois de son histoire, sa garantie de sécurité fondamentale, au lendemain des attentats ayant frappé les États-Unis le 11 septembre 2001 ; elle assume aujourd'hui une mission importante loin de son territoire, opérant aux côtés de partenaires civils et militaires venant de partout dans le monde ; elle a vu le nombre de ses pays membres passer à vingt-huit ; elle a lancé des initiatives importantes afin d'améliorer son aptitude à déployer et à soutenir des forces ; et elle a tiré des enseignements de ses missions d'après-conflit dans les Balkans etles a adaptées. Un nouveau concept stratégique doit être établi afin de définir, en puisant dans ces expériences, les doctrines qui guideront l’Alliance dans les dix prochaines années et au-delà.

Notre Groupe est d’avis que l’OTAN doit être suffisamment polyvalente et efficace pour mener des opérations loin de son territoire, généralement dans le cadre de solides partenariats, en allant bien au-delà de ce qui était envisagé en 1999. Il pourra s’agir d’opérations militaires, mais aussi d’unengagement actif, sous la forme, notamment, de consultations, de programmes concrets decoopération, de dispositifs de gestion de crises, ou d’un soutien aux efforts entrepris dans des domaines tels que la non-prolifération et la maîtrise des armements. Afin de préserver la volonté politique de mener des opérations hors de ses frontières, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses pays

membres soient bien certains que la sécurité de leur territoire est assurée. Nous considérons ces

missions comme complémentaires et étroitement liées.

En résumé, l’OTAN doit être prête à garantir la sécurité de tous ses pays membres face à la gamme complète des menaces pouvant peser sur eux, qu’elles proviennent de régions lointaines ou qu’elles soient dues à des circonstances défavorables se présentant dans la zone euro-atlantique. Conjuguer une sécurité assurée dans nos pays et un engagement dynamique à l’extérieur sera la clef de l’action de l’OTAN pour les décennies à venir.

À cet égard, le Groupe souligne l’importance que revêt le soutien de l’opinion publique en faveur des opérations de l’OTAN, en particulier lorsque l’Alliance engage des ressources et des vies humaines loin du territoire de ses États membres.

Les conclusions du Groupe sont le fruit d'un programme de travail intensif, qui s’est voulu transparent et inclusif. Le Groupe d’experts a participé à quatre séminaires formels, qui se sont tenus au Luxembourg, en Slovénie, en Norvège et aux États-Unis, et il a assisté collectivement à des réunions

spéciales en République tchèque et en Russie. À chaque fois, des experts extérieurs – plusieurs centaines au total – étaient invités à faire des exposés et à dialoguer avec le Groupe sur des sujets occupant l'Alliance. Les membres du Groupe ont, avant d'achever le rapport, mené dans l’ensemble de l'Alliance des consultations avec les gouvernements, les parlements et d’autres institutions concernées. Ils ont pu bénéficier en outre des précieuses contributions des autorités militaires de

l’OTAN. Ils ont également consulté des pays partenaires de l’OTAN – d’Europe, de Méditerranée, du Golfe et du reste du monde – ainsi que d’autres organisations internationales, et notamment

l’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le Secrétariat a, pour sa part, recueilli d’autres points de vue lors de réunions ou de débats sur le web organisés par des groupes de réflexion ou des universités, et le site internet de l'OTAN a permis à d'autres encore de s’exprimer. Il est difficile d’évaluer précisément le nombre final d’intervenants, mais selon les estimations du Secrétariat, ce sont des milliers de personnes, issues de

tous les pays de l'Alliance et du reste du monde, qui ont été invitées à prendre part aux activités du Groupe. Par ailleurs, grâce aux efforts d'ouverture et au recours à l'internet, cette possibilité a pu être offerte à tous.

Pour conclure, nous souhaitons vous remercier, Monsieur le Secrétaire général, de l’esprit de concertation et de la cordialité que vous avez manifestés depuis l’été 2009 dans votre collaboration avec le Groupe. Celui-ci a travaillé de manière indépendante, mais le soutien que lui a fourni le Secrétariat, et plus particulièrement Jamie Shea et l’Unité Analyse de politique générale, ainsi que vous-même, lui a été très précieux.

La remise de ce rapport met fin aux travaux formels du Groupe d'experts. Toutefois, nous tenons à vous assurer que nos collègues et nous-mêmes entendons rester présents et actifs tout au long du processus qui verra l'élaboration, l'examen et enfin l'adoption du concept stratégique par les États membres. Alors que vous entamez la tâche qui consiste à établir un projet de concept, sachez que vous pouvez compter sur notre assistance et notre soutien.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’assurance de notre très haute considération.

Madeleine K. Albright Jeroen Van der Veer

Présidente Vice-président

http://www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf
www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf

 

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.
Alors qu'ils continuent de battre tous les records de budgets militaires, et l'augmentent sensiblement d'une année sur l'autre, les Etats-Unis s'en prennent cette semaine à l'augmentation du budget militaire de
la Chine.
A l'occasion de la présentation du rapport "2009 National Intelligence Strategy" le 16 septembre, le directeur du Renseignement national l'ex-amiral Dennis Blair a accusé Pékin de menacer le monde en modernisant son armée et en recherchant des matières premières sur d'autres continents.
Moscou inquiète aussi Washington.
La Russie est considérée comme un Etat qui rétablit activement son influence globale et régionale. Moscou et Pékin figurent parmi les menaces potentielles pour les Etats-Unis dans le cyber-espace.
Dès lors, cela donne le droit aux Etats-Unis, selon Blair, de renforcer leur activité de renseignement. Andreï Fediachine sur Ria Novosi rapporte que "Dennis Blair a l'intention de doter le renseignement américain (toutes ses agences) de fonctions de contre-espionnage. Auparavant, cela signifiait le dépistage d'agents des services de renseignements étrangers. A présent, à en croire la nouvelle directive, le contre-espionnage devient l'une des tâches primordiales de l'ensemble du renseignement américain, il doit viser (pour reprendre les paroles de Dennis Blair), "en tant qu'objectifs, non seulement les gouvernements étrangers, mais aussi les agents non gouvernementaux, les groupements extrémistes, les hackers et les organisations criminelles qui sapent de plus en plus les intérêts des Etats-Unis par des myriades de moyens". Selon Dennis Blair, la communauté du renseignement devra lutter désormais contre les tentatives de manipuler la
politique des Etats-Unis et les efforts diplomatiques, de torpiller nos plans militaires et nos systèmes d'armements, de détruire nos avantages économiques et technologiques". "
Ces déclarations interviennent à l'heure où l'extrême-droite états-unienne attaque Obama sur les questions de défense nationale.Une conférence spéciale sur le système de défense antimissile en Europe s'est tenue le 15 septembre à Washington, dans la fondation conservatrice Heritage, pour demander qu'Obama ne transige pas avec
la Russie sur le projet de bouclier anti-missile (ce qu'Obama a cependant fait trois jours plus tard).



Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

L'Otan va coopérer avec Israël

JDD, 05/05/2010

Un responsable de l'Alliance atlantique a indiqué mercredi qu'Israël avait eu des discussions techniques préliminaires avec l'Otan. Un échange qui pourrait préparer le terrain à la mise en place de défenses antimissiles conjointes. "Nous sommes contents de discuter avec Israël de nos capacités et nous attendons avec impatience d'autres discussions dans ce domaine", a ajouté le responsable Alan Berry. Lors de son sommet de Lisbonne en novembre dernier, les 28 pays membres de l'Otan ont convenu de développer un système antimissile conjoint pour protéger l'Europe contre la menace présumée de pays comme l'Iran.

Source : Asia Times Online, le 09 mai 2010


1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne. 

 Des dizaines de soldats américains et une batterie de missiles Patriot se trouvent désormais en Pologne, où ils resteront stationnés pendant deux ans pour former l'armée polonaise à ce système sophistiqué de missiles téléguidés sur une base située à quelques kilomètres de la frontière russe.

 Cette mission donne lieu au plus important déploiement de soldats américains jamais observé en Pologne, jadis situé derrière le Rideau de fer et aujourd'hui devenu membre de l'OTAN. 

Andrew Paul, porte-parole de l'ambassade américaine à Varsovie, a confirmé que la batterie de missiles était arrivée dimanche sur la base de Morag (nord-està, à quelque 60km de l'enclave russe de Kaliningrad.

Ce déploiement implique pour Washington un engagement de plus longue durée que tous les projets précédents entre les armées américaine et polonaise et marque "la première présence continue" de soldats et d'équipements américains en Pologne, a ajouté M. Paul. 

Bien que la Russie ait exprimé une ferme opposition à toute installation militaire américaine aussi près de sa frontière, elle n'a exprimé aucune réaction à l'arrivée des missiles Patriot, signe probable de sa résignation après son échec à empêcher ce déploiement.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait dit en janvier, lorsque la localisation avait été annoncée, qu'il ne pouvait pas comprendre le besoin "de donner l'impression que la Pologne s'arc-boute contre la Russie".

Les missiles Patriot ont été transportés par voie ferrée depuis la base américaine située près de Kaiserslautern en Allemagne et vont tourner à l'intérieur et hors des frontières polonaises avec 100 à 150 soldats américains au cours des deux prochaines années. La Pologne a exprimé son souhait éventuel d'acquérir certains des missiles américains à l'avenir

voir http://fr.rian.ru/photolents/20100525/186759587.html "Une base US à 80 km de la frontière russe"

AP

24/05/2010


1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages

 Rectificatif à la nouvelle du journal du Dimanche: le sommet de l'Otan à Lisbonne n'a pas eu lieu en novembre passé, mais se tiendra en novembre prochain.

Il n'a donc pas encore adopté le bouclier anti-missiles!

Nous craignons effectivement que le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages entres les 28 Eytats membres, et que l'Otan pourrait l'adopter et, en plus, demander une contribution financière aux membres, seulement (!) de 130 millions de dollars, nous dit Rasmussen le secrétaire général en fonction.

Nous comptons bien faire démentir cette nouvelle! Jusqu'à novembre 2010, les mouvements qui s'élèvent contre cette soumission de leur pays à l'Otan, que ce soit  en Belgique, en Europe et aux Etats-Unis, ont à mener un grand combat.

En Belgique particulièrement, la nouvelle crise gouvernementale ne peut en aucun cas servir de prétexte pour éluder le débat public et des prises de positions très nettes des partis démocratiques.

 (CP)

May 13, 2010


1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

La repointage des missiles nucléaires américains des villes à population importante sur des sites industriels russes prendrait quelques minutes, mais cette démarche serait impossible à contrôler depuis la Russie, a confié à RIA Novosti le général Viktor Iessine, ancien chef d'état-major des Troupes de missiles stratégiques russes (RVSN).

La Fédération des scientifiques américains (organisation influente comprenant 68 Prix Nobel) propose au Pentagone de rediriger ses missiles des grandes villes russes vers les 12 principaux ouvrages économiques du pays, dont des entreprises de Gazprom, de Rosneft et de Rusal.  

La liste des cibles comprend même des usines appartenant à l'allemand E.ON et à l'italien Enel sur le territoire russe, écrit mardi le quotidien Kommersant.

"Le repointage des missiles demanderait quelques minutes", a affirmé M. Iessine, soulignant qu'il jugeait purement scholastique la proposition des scientifiques américains.  

"Nous ignorons en outre quelles cibles en Russie sont actuellement visées par ces missiles", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

http://fr.rian.ru/defense/20090415/121127705.html

15 avril



1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

Le site des forces armées Norvégiennes vient d'annoncer le début des exercices COLD RESPONSE 2010 .[ 1 ]
Ceux ci vont regrouper plus de 9000 militaires de 14 nations membres de l'Alliance et de 1000 militaires Suédois de la région de Kiruna ou sont situées des mines de fer .
Cette présence militaire Suédoise , un état qui ne fait parti de l'OTAN mais du " partenariat pour la paix " , s'expliquerait par l'intérêt des forces armées Suèdoises pour un des scénari des exercices COLD RESPONSE 2009 qui consistait en une mission de rétablissement de la paix et de " hard security " ( maintien de l'ordre par des moyens militaires ) dans une cité arctique disposant de ressources minières .
Le minerai de fer de Kiruna est toujours exporté en partie  via
la Norvège ( Narvik ) comme en 1940 .Une partie de ces exercices , des opérations amphibies , se dérouleront dans la région de Bjerkvik ou ont débarquées les troupes du général BETHOUARD en avril 1940 .[ 7 ]
Les " constantes"  historiques , géopolitiques et stratègiques sont une réalité dans la région . 
COLD RESPONSE 2010 déploie 1500 militaires de plus que les exercices COLD RESPONSE 2009 .
Les exercices COLD RESPONSE 2010 vont être marqués par la présence de US Marines [ 2 ] , une première depuis 2005 et par une Task-Force amphibie  Britannique regroupée autour du navire d'assaut amphibie  HMS Albion et comprenant le HMS Ocean  et  le RFA Mounts Bay  . [ 3 ] - [ 4 ] - [ 8
Des unités du 45 Commando Royal Marines  [ 3 Cdo Bde RM]  participeront aussi à ces exercices [ 9 ]
Des éleveurs de rennes Sames se sont courageusement opposés au bellicisme de l'Alliance dans l'arctique en dénonçant la tenue de ces exercices .[ 5 ]
Les exercices Otaniens COLD RESPONSE  et LOYAL ARROW ont toujours marqué le plus profond mépris pour les populations autochtones de l'arctique Scandinave et particulièrement les Sames et l'édition 2010 ne déroge pas à cette régle .[ 6 ]
Liens :
[ 1 ] Cold Response 2010 sur le site des Forces Armées Norvègiennes .
[ 4 ]
HMS Ocean Conducts Cold Weather Amphibious Warfare Training Under the Shimmering Gaze of the 'Northern Lights'
[ 8 ] HMS Albion Sails North
[ 9 ]3 Commando Brigade Royal Marines Norway Deployment 2010
Articles associés :
[ 2 ]
COLD RESPONSE 2010 :Des US Marines aux portes de la péninsule de Kola
[ 3 ]Cold Response 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique et les Anglais au Pôle-Nord !
[ 5 ] Militärövning i fjällen kritiseras
20 février 2010

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-debut-des-exercices-cold-response-2010-l-otan-repart-en-guerre-dans-l-arctique-en-meprisant-les-sames-45345680.html



2  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

L'OTAN doit gagner la guerre en Afghanistan, renforcer ses liens avec la Russie, contrecarrer la menace posée par les missiles ballistiques iraniens et assurer la sécurité de ses 28 membres. Tels sont les principaux objectifs de l'Organisation de l'Alliance nord-atlantique pour la décennie à venir, selon l'avant-projet de concept stratégique dévoilé lundi. Par cette nouvelle doctrine, l'OTAN espère combler un fossé croissant entre les Etats-Unis, favorables à un rôle international accru de l'Alliance, et les pays européens qui préfèrent qu'il conserve son orientation défensive traditionnelle.

"L'OTAN doit être assez polyvalent et efficace pour agir loin de chez lui", mais "afin de conserver la volonté politique pour des opérations hors de la région, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses membres sont rassurés sur la sécurité de leurs territoires nationaux", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, qui dirige le groupe d'experts chargés d'élaborer la nouvelle stratégie.

Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, soumettra un projet de concept stratégique lors du prochain sommet de l'organisation en novembre à Lisbonne, au Portugal. "Dans le monde d'aujourd'hui, il nous arrive de devoir aller au-delà de nos frontières pour défendre nos frontières", a déclaré M. Rasmussen, citant l'Afghanistan.

Fondée en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'alliance de 28 membres connaît aujourd'hui une crise de fonctionnement, se cherchant de nouveaux objectifs près de 20 ans après l'effondrement du bloc communiste.

La précédente doctrine stratégique de l'OTAN s'attachait surtout à son rôle de maintien de la paix, en Bosnie ou au Kosovo. Elle avait été adoptée en 1999, après la fin de la Guerre froide et avant les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. L'OTAN a par la suite été amenée à assumer des missions telles que la guerre contre l'insurrection en Afghanistan. Cette mission qui mobilise plus de 100.000 soldats sur le terrain, des Américains pour les deux tiers, est la plus vaste qu'ait entreprise l'organisation.

L'avant-projet spécifie par ailleurs que l'OTAN doit s'efforcer d'améliorer les relations avec Moscou, qui a aidé l'OTAN en Afghanistan en ouvrant un corridor terrestre entre l'Europe et ce pays. L'OTAN et la Russie doivent travailler ensemble plus étroitement dans des domaines d'intérêt commun comme la défense anti-missile, le contre-terrorisme, le trafic de drogues et la sécurité maritime, précise le document.

L'avant-projet se prononce aussi en faveur du maintien des armes nucléaires américaines en Europe, autre héritage de la Guerre froide dont plusieurs gouvernements européens avaient demandé le retrait. "Tant que les armes nucléaires existent, l'OTAN devrait maintenir des forces nucléaires sécurisées et fiables (...) au niveau minimum requis par l'environnement sécuritaire qui prévaut", arguent les experts.

Lundi 17 mai

AP


2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.  

Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan à l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles le 26 avril 2010

Devant 200 personnes, essentiellement militaires en uniformes et galons, le secrétaire général de l'Otan a parlé hier de "transformation et réforme de l'Otan".

Ses considérations devraient faire partie de l'élaboration du "nouveau concept stratégique".

Pour commencer, il cite James Jones: "une vision sans ressources est une hallucination". Donc il développe six pistes nécessaires à ses yeux

pour une transformation et réforme efficaces de l'Otan.

Constatation qu'il est exclu de demander une augmentation des budgets militaires des pays membres en cette période de crise  et au vu

de l'opposition qu'on rencontrerait dans les opinions publiques. Mais pas question non plus de réduire ces budgets.

Donc, il faut harmoniser et rationaliser les moyens des différents pays, savoir choisir les priorités, rechercher des solutions collectives (exemple de l'intégration de la marine belge à la marine hollandaise);

établir des financements communs : proposition d'augmenter fortement le "pot commun" de l'Otan, par une sorte de cotisation des Etats membres, qui va remplacer les contributions "à la carte" (exemple: Afghanistan ou autre "opération": si un pays ne veut pas participer c'est OK, mais il contribue quand même financièrement).

partager les connaissances des différentes armées et augmenter les spécialisations et partager les risques des opérations (exemple: les démineurs en Belgique)

éviter les doubles emplois et les incompatibilités des matériels "nationaux" (exemple: hélicoptères: avoir tous les mêmes; radios communications: un seul système en Afghanistan ou autre opération au lieu de 4 actuellement; vaincre les réticences à libérer des capacités nationales)

surmonter les protectionnismes: renforcer nos industries européennes, et protéger nos marchés d'armement, mais s'ouvrir aux "autres", exemple des chantiezrs navals en surplus)

réformer l'organisation du QG à Bruxelles, réduire le nombre des comités décisionnels.

Plus intéressant: ses réponses aux questions, bien que celles-ci étaient bien préparées, et n'avaient rien de spontané.

- Sur l'Afghanistan: insiste sur l'importance de l'augmentation des troupes (125.000 soldats  de 46 pays) et sur tâches d'assistance au gouvernement Karzai, par la formation efficiente de 300.000 militaires afghans. On ne peut quitter Afghanistan SANS "créer une nouvelle société stable, c'est à dire développer l'économie, une agriculture alternative à l'opium, des institutions fortes". Afghanistan doit être un exemple de réalisation du Nouveau Concept Stratégique, capacité d'intégrer les capacités civiles et militaires. Propose un engagement "humanitaire" plus important de l'Union Européenne pour concrétiser ces plans.

- Sur le nucléaire: OK avec la "grande vision" de Obama, mais impossible de rien faire sans armement nucléaire en Europe. D'où nécessité de maintenir une forte capacité nucléaire otanienne "tant qu'existeront des Etats , des non-Etats (sic) et des groupes terroristes" (sans citer aucun). Insiste sur conclusion de la réunion récente des ministres otan à Talinn: aucun allié ne peut prendre de mesure unilatérale de retrait des bombes atomiques. Un des moyens pour dissuader ces terroristes, c'est le nouveau bouclier anti-missiles qui doit être mis en place, en collaboration tous pays de l'Otan, le bouclier Otan déjà prévu pour la protection des militaires, peut être étendu à la protection des populations, le système US peut se connecter aux systèmes déjà existants en Europe. Le coût ne serait pas si terrible: 139 millions d'euros (je ne suis pas sûre du chiffre: par an? ou sur 10 ans?). Chercher la collaboration des Russes pour qu'ils comprennent que ce bouclier leur sera aussi utile. Grand espoir que cette décision sera prise au sommet Otan de novembre.

- Question sur la sécurité énergétique: l'Otan ne doit pas avoir le premier rôle dans cette question. C'est plus le rôle de l'UE de diversifier les sources d'énergie de chaque pays. Mais en cas de besoin, on devra activer l'article 4 de l'Otan, qui donne les possibilités de solidarité pour aider un pays membre en difficultés.

- question sur les finances: le pot commun de l'Otan est actuellement de 1 milliard d'euros/an. Il y a un déficit de 600 millions. Avec réformes en vue, on bouchera le trou.

- Partenariats restent importants. Même avec l'Ukraine, continuer les accords malgré nouveau gouvernement et même si pas d'adhésion en vue.  Partenariat avec Israel est essentiel, idem avec pays musulmans voisins de l'Iran.

- question sur les "programmes industriels": pas compris (??)

- sur Chypre et la Turquie: propose un contrat de sécurité avec la Turquie (??) et une plus grande ouverture vis-à-vis de la Turquie et possibilités de décision par exemple en Bosnie, où Turquie est 2e contributeur et n'a rien à dire sur les décisions à prendre.

- sur le Grand Nord: il n'y a pas de stratégie claire de l'Otan pour le moment. Probablement question sera réglée au sommet Otan de novembre.

Je retiens surtout:

-l'insistance sur le principe de la "cotisation", même quand un pays ne participe pas à une "opération":  le système de décisions au consensus se réduit comme une peau de chagrin? 

- aucun retrait d'Afghanistan à court, moyen ou long terme

- les interventions civilo-militaires deviendront un principe du nouveau concept avec un "partage du travail" entre UE et OTAN

- la centralisation croissante de tous les moyens militaires

- le bouclier anti-missiles contre "l'ennemi" invisible est maintenu et même renforcé

- aucune avance vers désarmement nucléaire, maintien de la stratégie nucléaire et des bombes atomiques en Europe. 


2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

Ce dimanche à Moscou, une parade militaire sans précédent, alors que des soldats des principaux pays de l’OTAN défileront aux côtés de soldats russes, sera l’événement commémoratif marquant le 65ème anniversaire du jour de la victoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce ne sera sans doute pas une parade des troupes de l’OTAN, mais plutôt des alliés de jadis de la Russie dans la coalition contre Adolf Hitler.

Les parades militaires ne sont pas nécessairement le truc de la real politique ou le signe annonciateur d’alliances militaires. Pourtant, on ne peut pas complètement manquer le symbolisme politique lorsque les remparts du Kremlin résonnent sous le défilé des troupes américaines et que le mausolée de Vladimir Lénine en est le témoin silencieux. Le fait est que les 50ème et 60ème anniversaires du jour de la victoire, pourtant dans les années de l’après guerre froide, n’ont pas connu de telles parades militaires « alliées ». En fait, les Etats-Unis ont plutôt joué le rôle du « saboteur » en remuant les controverses de l’histoire soviétique, lorsque le Kremlin célébrait ce jour en grand apparat, il y a cinq ans.

En effet, on ne peut pas ne pas lier la parade militaire de ce dimanche à la « tendance de convergence » qui est apparu dans région Euro-Atlantique – pour citer le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Celui-ci est entré dans les détails :

Cette tendance se manifeste par une meilleure atmosphère dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis, y compris l’élaboration d’un nouveau traité remplaçant « START 1 » [Traité de Réduction des Armes Stratégiques], la poursuite de l’établissement du partenariat stratégique avec l’Union Européenne et la normalisation en cours au Conseil Russie-Otan. Des conditions se forment dans l’architecture européenne pour dépasser la mentalité de bloc de la guerre froide et les craintes indirectes concernant les sphères d’influence. Les choses s’éclaircissent. Washington n’a pas ricané lorsqu’il est devenu évident que Viktor Yanoukovitch, le président ukrainien, avait commencé à parler de façon équivoque avec le Kremlin et que les partisans de la guerre froide avaient émis des critiques sur le fait que l’administration de Barack Obama abandonnait son influence et son pouvoir dans l’espace post-soviétique.

L’accord entre Moscou et Kiev pour prolonger le maintien en Crimée de la flotte de la Mer Noire va sans aucun doute au-delà du cadre des relations russo-ukrainiennes. Le kaléidoscope s’est déplacé et la situation a changé simultanément dans plusieurs domaines – l’Eurasie, la sécurité de l’Europe de l’Est et le bassin de la Mer Noire. Que l’Ukraine ait renoncé à placer des chausses-trappes devient en soi un changement géopolitique d’importance et la sécurité de la Russie est inévitablement une question pan-européenne – voire même une question globale !

Pourtant, l’administration Obama s’est comportée comme si Yanoukovitch avait agit le plus naturellement du monde. Il est vrai, comme l’a récemment écrit Nicolaï Petrov, le plus grand spécialiste de la Russie dans l’administration de George H W Bush, dans les premières années de l’ère post-soviétique :

Nous prenions toujours nos désirs pour des réalités en pensant qu’il serait très facile d’arracher l’Ukraine à la Russie, alors que presque tous les sondages effectués ces dix dernières années ont montré que 90% des Ukrainiens ont une bonne opinion des Russes et que près d’un Ukrainien sur cinq garde toujours l’espoir que les deux pays ne fassent qu’un seul Etat. Au contraire, les efforts de [l’ancien président Viktor Iouchtchenko] d’assimiler « pro-occidental » à « anti-russe » a probablement fait plus pour saper la popularité de la Révolution Orange que tout autre facteur.

"Non" à une "sphère d’influence" ...

Ce que Petrov a écrit est également applicable en ce qui concerne le Kirghizstan, cet Etat d’Asie Centrale. Toutefois, les Etats-Unis ont pris clairement position à Bichkek. Le haut directeur aux affaires russes et d’Asie centrale au Conseil National de Sécurité des Etats-Unis, Michael McFaul, a souligné cette semaine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, que l’administration Obama avait une approche entièrement nouvelle vis-à-vis de l’Asie Centrale.

McFaul a insisté sur le fait qu’à travers la puissance de l’exemple du Kirghizstan, « il pourrait également être un modèle pour d’autres pays sur la manière d’établir des institutions démocratiques ». Il a dit ouvertement :

Nous [l’administration Obama] avons pour priorité stratégique de soutenir le développement d’institutions démocratiques et nous avons une diversité de programmes, nous avons une variété d’organisations américaines qui travaillent au Kirghizstan pour le faire. Elles sont financées par le contribuable américain […] leurs sources de financement sont soutenues par le gouvernement américain […] avec cette philosophie d’engagement à deux niveaux, nous continuerons à travailler avec le gouvernement […] mais, en parallèle, nous nous engagerons aussi avec la société civile, avec les médias indépendants, avec les organisations légales, pour aider aussi à faire avancer le processus démocratique, ici au Kirghizstan. Cela doit se faire à deux niveaux ; ce ne peut être l’un ou l’autre. L’avenir de la base militaire américaine à Manas est-il par conséquent menacé par la Russie ? Non, McFaul ne le pense pas puisque les Etats-Unis et la Russie ont « un intérêt commun » à combattre les extrémistes en Afghanistan et, dans tous les cas, « le Président Obama a été très clair, il a rejeté catégoriquement les notions de ’sphères d’influence’ et de ’‘Grande Partie d’Echecs’. »

Si McFaul rejète l’assertion de Moscou selon laquelle la Russie a des « intérêts spéciaux » dans l’espace post-soviétique, il reconnaît qu’elle pourrait avoir des « intérêts communs » avec Washington. Cela donne une perspective complètement différente à la position des Etats-Unis concernant l’Ukraine et le Kirghizstan.

Il est vraisemblable que les Etats-Unis n’ont pas réellement concédé que l’Ukraine fait partie de la « sphère d’influence » russe, mais ils ont reconnu que Washington et Moscou « partagent un intérêt » dans la stabilité de ce pays. La dure réalité est que l’économie ukrainienne est à deux doigts du défaut de paiement et que ce pays se trouve à proximité du cœur de l’Europe, qu’il est plus grand que la Grèce, mais qu’il n’est pas un membre de l’Union Européenne.

L’Europe (ou les Etats-Unis) n’est pas en position de sauver l’économie ukrainienne par une aide [financière] massive. Et si Moscou (qui dispose de suffisamment d’excédent financier) montre sa volonté politique d’aider l’Ukraine sœur, au rythme de 4 milliards de dollars par an – en versement contre le maintien de sa base navale de Sébastopol pour sa flotte de la Mer Noire – cela ne nuit pas aux intérêts américains.

Ainsi que l’éminent politicien russe, Boris Nemtsov, l’a fait remarquer : « Personne au monde ne paye ce genre de montant pour des bases navales ». Les Etats-Unis, en comparaison, paient un loyer de misère de 800 millions de dollars par an pour leur énorme base navale à Okinawa, au Japon. La Flotte de la Mer Noire est constituée de navires construits il y a 30 à 40 ans et est incapable de menacer les Etats-Unis. Le vaisseau amiral de la flotte, le porte-missiles Moskva, a été armé en 1980. La flotte est en piètre état pour des activités de combat avec l’OTAN. Par ailleurs, selon Mentsov, « seul un incurable optimiste » insisterait pour dire que Sébastopol sera viable pour la Russie pour les 25 prochaines années. Etant donné la fluidité de la politique ukrainienne, Yanoukovitch pourrait toujours être remplacé et le nouveau dirigeant pourrait demander une référence exacte dans une constitution nationale qui interdise les bases militaires étrangères.

... mais "Oui" aux intérêts communs

Somme toute, l’administration Obama fait une proposition séduisante à Moscou : les républiques post-soviétiques peuvent « vous » avoir en même temps qu’elles « nous » ont. Si le lien stratégique de Moscou avec l’Ukraine contribue à forger la paix jusqu’à l’Oural et crée ainsi les conditions pour la Russie de se concentrer sur sa modernisation, l’administration Obama est prête à considérer cela comme un « intérêt commun ». De façon similaire, la base militaires des Etats-Unis à Manas ne pose aucune menace aux intérêts vitaux de la Russie, tandis qu’elle crée les conditions de la stabilité régionale, qui sont « d’intérêt commun » à la fois pour la Russie et pour les Etats-Unis.

Même l’apparition de la démocratie en Asie Centrale ne réduit pas les intérêts de la Russie. Les régimes autoritaires dans cette région sont de plus en plus experts dans l’art de monter Moscou contre Washington. D’un autre côté, les Etats-Unis sont prêts à reconnaître, comme McFaul l’a formulé extrêmement clairement lors de sa visite à Bichkek mardi dernier, « Nous [les Etats-Unis] ne soutenons pas une personne ou un point de vue politique en particulier et nous ne soutenons certainement pas une démocratie à l’américaine. Ce n’est pas du tout notre politique. Il y a une variété de démocraties dans le monde. Il n’y a pas une seule vérité, il n’y a pas un seul moyen de construire la démocratie. »

Pour l’essentiel, McFaul a pratiquement repris le processus de pensée du Kremlin et il espère convaincre la Russie qu’elle pourrait avoir un « intérêt commun » dans la démocratisation de l’espace post-soviétique. Ainsi que l’exemple de l’Ukraine le montre, les révolutions de couleur ne doivent pas invariablement avoir pour résultat des régimes anti-russes. Ensuite, il y a d’autres signaux.

L’administration Obama s’est délibérément éloignée du Géorgien Mikhaïl Saakashvili. L’ambassadeur américain en Russie, John Beyrle, a indiqué que les Etats-Unis voulaient prendre avec sérénité la proposition de vente de quatre navires de guerre français Mistral à la Russie. Il a déclaré au Moskovsky Komsomolets, le quotidien moscovite, « La seule question [à propos de la vente des Mistral] est la stabilité d’ensemble de la région. Et je crois qu’elle ne sera pas enfreinte en conséquence de cet accord. [De plus,] nous comprenons que c’est un accord entre deux pays souverains. »

Le traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE) est de nouveau à l’ordre du jour des négociations avec la Russie, et l’OTAN a proposé de travailler avec la Russie sur un bouclier anti-missiles. Le tsar américain de l’énergie, Richard Morningstar, s’est tenu coi, tandis que Moscou progresse de façon spectaculaire sur les perspectives du gazoduc South Stream, qui contribue à accélérer le quadrillage gazier Europe/Balkans vers les sources d’énergie russes. Il semble presque que l’élimination de l’influence russe sur les Balkans fût une erreur.

Une entente stratégique américano-russe sur l’espace post-soviétique est encore à quelque distance. Cela prendra du temps pour construire la confiance mutuelle, d’un côté qu’il serait vain pour Washington d’essayer de monter les anciennes républiques soviétiques contre la Russie, tandis que de l’autre, Moscou ne devrait pas insister sur le fait que les « stans » devraient passer par la capitale russe pour acheminer leur commerce avec les Etats-Unis. La question plus large est de savoir si le nouveau traité START est annonciateur d’une nouvelle relation américano-russe, laquelle, à son tour, rendrait possibles les progrès russo-ukrainiens.

Yanoukovitch s’est bien incliné devant l’administration Obama en renonçant aux armes ukrainiennes de qualité plutonium – et cela suggère un certain degré de politique coordonnée entre les Etats-Unis et la Russie vis-à-vis de l’Ukraine.

Moscou reste calme à propos de Manas et parfaitement zen face à l’augmentation de l’influence américaine à Bichkek. Les choses peuvent-elles se diriger vers une nature complètement différente des rapports américano-russes dans l’espace post-soviétique ? L’Ukraine et le Kirghizstan semblent en être des signes avant-coureurs.

M K Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

mardi 11 mai 2010,

Comité Valmy

Traduction : JFG-QuestionsCritiques.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article640



2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome. :

Une Escroquerie Financée Par Les US Vendue A l’OTAN.

Les Israéliens se servent généreusement dans les caisses des contribuables américains avec l’aide d’Obama pour financer un système de missiles anti roquettes qui selon des experts israéliens est onéreux et inefficace et en plus cherche à le vendre à certains pays européens membres de l’OTAN. Comme d’habitude les Palestiniens de Gaza serviront de cobayes pour le tester.

Ce nouveau système de défense de missiles anti roquettes construit par Rafael une entreprise étatique d’armement israélien est supposé fournir une protection aux villes israéliennes contre des attaques à la roquette venant de la Bande de Gaza et du Liban.
Israël reçoit chaque année 3 milliards de dollars d’aide militaire américaine mais Obama dans sa grande générosité vient d’allouer 205 millions de $ de plus à Israël pour la construction de cet « Iron Dome » car selon certains responsables de son administration ce système: « est une réponse à la menace existentielle immédiate pour chaque citoyen israélien ».
Pourtant les critiques les plus virulentes sur l’inefficacité de ce système de missiles anti roquettes émanent d’experts israéliens notamment de Reuven Pedatzur professeur à l’Université de Tel Aviv et réputé comme analyste militaire.
Pedatzur considére que malgré l’inefficacité de l’Iron Dome et d’autres systèmes de défense de missiles : « Pour les industries aéronautiques et de défense c’est une question d’argent ; et pour les politiques leur soutien à de tels projets leur permet de dire à l’opinion publique qu’ils font quelque chose, qu’ils essaient de trouver des réponses aux menaces auxquelles nous sommes confrontés.
« L’Iron Dome c’est une escroquerie totale, Le temps de vol d’une roquette Kassam jusqu’à Sderot est de 14s tandis que le temps nécessaire à l’Iron Dome pour identifier la cible et pour tirer dessus est de l’ordre de 15s. Cela veut dire qu’il ne peut assurer la défense contre quelque chose tiré de moins de
5 kilomètres ; mais il ne peut probablement pas non plus contre quelque chose tiré de 15 km. »
Chaque missile de l’Iron Dome coûte environ 100 000 $ ce qui veut dire si on fait confiance à l’expertise de Pedatzur dans ce domaine que c’est des centaines de milliers de dollars qui s’évanouiront dans les airs sans parler du coût de construction de ce systéme Iron Dome.
Pourtant, Israël s’est empressé de proposer de vendre l’Iron Dome à certains pays de l’OTAN.
En Mars dernier le ministère de la défense israélienne a entamé des discussions avec certains pays européens membres de l’OTAN pour vendre ce système de missiles courte portée de défense. Ce système est supposé faire barrage à des roquettes tirées de quelques kilomètres et aucun conflit armé entre pays européens membres de l’OTAN n’est en cours où prévu à terme.
En fait Israel compte vendre ce système pour qu’il soit utilisé en Afghanistan par les pays d’Europe membres de l’OTAN qui ont des troupes déployées sur le terrain.

L’Iron Dome est supposé faire barrage aux tirs de roquettes des résistants Talibans.
L’industrie de l’armement israélien tire déjà largement profit de la guerre en Afghanistan grâce aux drones vendus à certains pays européens membres de l’OTAN et déployés dans le ciel afghan. On sait que ces drones servent non seulement à espionner la résistance afghane mais également comme engin de mort tirant des missiles qui tuent souvent des civils afghans.
Ces drones ont été expérimentés dans les territoires occupés palestiniens et plus récemment lors de la guerre contre la population civile de GAZA en 2008-2009, l’Opération Plomb Durci. Des civils palestiniens ont été incinérés vivants par ces tirs de missiles tueurs
Les forces armées israéliennes ont crée un nouveau bataillon au sein de l’armée de l’air pour faire fonctionner l’Iron Dome et ont repéré des positions le long de la frontière avec
la Bande de Gaza pour le déployer (les lanceurs de missiles avec radar pour détecter les roquettes).
Une nouvelle offensive israélienne contre
la Bande de Gaza n’est pas exclue compte tenue de l'agressivité perpétuelle sioniste manifestée contre les Palestiniens. Cette offensive permettrait de tester live un nouveau système de missiles israéliens financé par les US.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël utilise
la Bande de Gaza et les Palestiniens qui y vivent respectivement comment terrain d’entraînement et comme cobayes humains pour le compte des profiteurs de guerre Israéliens mais aussi Américains et Européens.

Dimanche 16 Mai 2010

Myriam Abraham

http://www.planetenonviolence.org/Systeme-De-Missiles-De-Defense-Israelien-Iron-Dome-Une-Escroquerie-Financee-Par-Les-US-Vendue-A-l-OTAN_a2189.html


2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-l...


 

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