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28/05/2010

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Fin - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Fin  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Sommaire.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Bruit de bottes à l’Otan.

4-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

4-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

4-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale. 

5 Annexe

5-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

5-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

5-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

Le coup le plus magistral de l’OTAN fut sans doute de survivre à la fin de la guerre froide pour s’imposer comme garant de la stabilité mondiale. Les guerres d’ex-Yougoslavie ont joué un rôle-clé dans cette mutation.


Jusqu’à la fin de la guerre froide, l’OTAN a été une alliance essentiellement défensive, confinée à la défense extérieure, mais aussi intérieure, de ses États membres (16 en 1989).
Le fameux article 5 de la charte de l'OTAN fixait des balises précises :

    « Les parties conviennent qu'une attaque  armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en  Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une  attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles  conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles (...)  assistera la partie ou les parties ainsi attaquées (...)  y compris [par] l'emploi de la force armée, pour rétablir et  assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique  Nord ».

Son adversaire désigné était l’URSS et les États adhérant au Traité de Varsovie.
Après la « chute du mur » et la dissolution du Traité de Varsovie, puis de l’URSS, la question de l’existence même de l’OTAN était posée, y compris dans les milieux traditionnellement atlantistes. On parlait alors de « dividendes de la paix », de réduction des armées et des dépenses militaires, certains parlaient même de « fin de l’histoire ». Mais la « fin de l’histoire » n’allait pas durer.
En effet, dès 1991, éclataient les guerres de Yougoslavie : après la courte guerre de Slovénie, le conflit en Croatie s’avérait beaucoup plus corsé à résoudre et occasionnait un déploiement de Casques bleus entre forces serbes et croates ; et surtout, la guerre se prolongeait en Bosnie, où elle prenait un tour encore plus complexe et sanglant, en raison de l’enchevêtrement des populations.
Les grandes puissances allaient vite choisir leur camp et tendaient à réduire les motivations complexes d’une guerre civile à un affrontement manichéen entre des « bons » et un « méchant ». Il faut reconnaître que la supériorité militaire serbe, indéniable au début des hostilités, et de multiples exactions, allaient faciliter la tâche des grandes puissances et des médias à leurs ordres, et convaincre l’opinion publique que les Serbes étaient naturellement le « méchant ».
L’Allemagne s’avéra être un soutien diplomatique-clé aux premières républiques faisant sécession,
la Slovénie et la Croatie, en obtenant la reconnaissance de leur indépendance par la Communauté européenne, en échange de quelques concessions dans le cadre de la négociation du Traité de Maastricht. Il faut aussi préciser que, depuis des années, Bonn encourageait et organisait les milieux indépendantistes croates et n’avait pas attendu le début des hostilités pour leur fournir formations et matériel militaires.

Les USA font monter les enchères

A la suite de l’Allemagne, ont couru les États-Unis. Ayant d’abord hésité sur l’opportunité de soutenir l’intégrité de la Yougoslavie, allié utile pendant la guerre froide, l’administration Bush a exigé des Européens que la Bosnie-Herzégovine ait droit au même « traitement de faveur » que la Croatie et la Slovénie, c’est-à-dire la reconnaissance de son indépendance, et s’est appuyée sur le gouvernement musulman d’Izetbegovic pour développer son influence dans la région. Sous Clinton, l’implication des États-Unis dans la région n’a cessé de croître pour finir par supplanter l’Allemagne comme soutien militaire principal du gouvernement croate à la fin de la guerre. Un scénario similaire s’est déroulé quelques années plus tard dans le soutien aux indépendantistes kosovars.
Une caractéristique de l’action des États-Unis en Bosnie a été de pousser leur protégé à adopter une ligne dure dans les négociations, tant qu’elles étaient organisées par les Européens ou l’ONU, ou, avant la guerre, entre Bosniaques eux-mêmes. A plusieurs reprises, avant et pendant la guerre, Izetbegovic a refusé de signer des accords de paix, ou a même renié sa signature, apparemment à chaque fois avec les encouragements des États-Unis.
Ainsi, deux des principales puissances de l’OTAN ont choisi d’intervenir activement dans les Balkans, par un savant dosage de diplomatie et d’action militaire, clandestine, puisqu’un embargo sur les armes a été promulgué dès la fin 1991 par l’ONU. Mais d’autres pays ne sont pas restés de simples spectateurs, tel
la France qui, loin de s’être alliée aux Serbes comme on l’a souvent raconté, a conseillé militairement les forces spéciales croates d’un bout à l’autre du conflit en Croatie. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le rôle des guerres yougoslaves dans la réintégration de la France dans le giron de l’OTAN, une réintégration parachevée en mars 2009 par Sarkozy.
En complément du jeu pyromane des grandes puissances, l’OTAN a usé des conflits croate et bosniaque, de 1991 à 1995, pour s’imposer comme bras armé de l’ONU, d’abord pour assurer la surveillance de l’embargo sur les armes, puis pour contrôler l’interdiction de survol du territoire bosniaque promulguée par le Conseil de sécurité.

Premières guerres de l’OTAN

Passée totalement inaperçue, la date du 28 février 1994 marque un tournant capital dans l’histoire de l’OTAN, celle de sa première action offensive depuis sa création. Ce jour-là, quatre avions serbes ont été abattus par des F-16 au-dessus de la Bosnie dans le cadre de la no fly zone décrétée par l’ONU. Cette action s’était produite dans un contexte particulier : à Sarajevo, une charge avait provoqué trois semaines plus tôt un massacre au marché central ; bien que plusieurs enquêteurs y aient vu la main de l’armée locale, la culpabilité serbe s’imposa dans les médias qui exigeaient « que l’on fasse quelque chose ». De plus, le lendemain de l’action des F-16, a été signé l’accord de Washington, mettant fin à la guerre entre Croates et Musulmans – afin qu’ils consacrent leur énergie à se battre uniquement contre les Serbes – et consacrant le rôle déterminant des États-Unis dans le conflit bosniaque. Sur le plan diplomatique, l’ONU était renvoyée aux vestiaires et c’est un « Groupe de contact », dont cinq des six membres étaient membres de l’OTAN, qui força finalement les belligérants à s’entendre à Dayton, Ohio, en novembre 1995.
Avant d’en arriver à Dayton, avait eu lieu la première « vraie guerre de l’OTAN », l’opération « Force délibérée » déclenchée fin août 1995 contre les Serbes de Bosnie. Jusqu’alors, les attaques des avions de l’OTAN s’étaient limitées à des objectifs ponctuels et strictement militaires des forces serbes de Croatie ou Bosnie. L’opération « Force délibérée » a duré trois semaines et a mis à plat une bonne partie de l’appareil militaire du général Mladic, ainsi que des infrastructures de l’entité serbe, dont un tiers allait être conquis par les forces terrestres croates et musulmanes, avant d’être partiellement restitué après Dayton. Pour la première fois également, une force sous commandement ONU, la « Force de réaction rapide » franco-britannique, déployée autour de Sarajevo et dotée d’artillerie lourde, entrait en action pour soutenir les bombardiers de l’OTAN. Remarquons aussi que « Force délibérée » a débuté le surlendemain d’une autre explosion meurtrière au marché de Sarajevo, dont l’origine n’a jamais été clairement établie.
Concernant les accords conclus à la base militaire de Dayton, ils ont établi une sorte de confédération en Bosnie, dont les grandes lignes et la division territoriale ne différaient guère du plan concocté par les Européens et signé par les trois parties bosniaques en février 1992 à Lisbonne, un mois et demi avant le début de la guerre. Après l’avoir signé, Izetbegovic était rentré à Sarajevo et avait discuté par téléphone avec Warren Zimmerman, l’ambassadeur états-unien à Belgrade, qui l’avait convaincu de renier sa signature. Il fallut près de quatre ans et la mort de cent mille personnes pour revenir à un plan similaire, mais cette fois le messie, le faiseur de paix, était américain.
Et pour garantir la paix retrouvée, 20.000 GI’s et 40.000 soldats d’autres pays allaient être déployés en et autour de
la Bosnie, dans le cadre de la force IFOR qui se déployait en remplacement des forces de l’ONU. Cette opération de l’OTAN consacrait son rôle de « bras armé de l’ONU », entamé avec la surveillance – d’ailleurs fort sélective – de l’embargo sur les armes. Et, surtout, une organisation obsolète était devenue indispensable à la paix en Europe, voire même au-delà, et ceci alors que le prestige de l’ONU atteignait un « plus bas » historique.

Kosovo : tout le pouvoir à l’OTAN !

En mars 1999, une étape supplémentaire a été franchie avec l’opération « Force alliée » : l’OTAN n’est plus le « bras armé de l’ONU », mais se passe de toute autorisation de l’ONU pour bombarder Belgrade et le Kosovo. Pendant la guerre de Bosnie, l’OTAN avait été autorisée à mener diverses missions par l’ONU, son Secrétaire général ou le Conseil de sécurité, bien que l’opération « Force délibérée » avait simplifié à l’extrême le processus d’autorisation (l’opération avait été décidée par un général français commandant les casques bleus locaux). Mais en 1999, craignant un veto chinois, les États membres de l’OTAN ont – semble-t-il – jugé qu’il était plus simple de bombarder l’ambassade chinoise de Belgrade que de risquer d’être désavoués au Conseil de sécurité.
En pleine guerre, est célébré le 50ème anniversaire de l’Alliance, à Washington, où est adopté un nouveau Concept stratégique, dont la principale nouveauté est la nécessité de faire face aux risques et menaces partout dans le monde, permettant dorénavant à l’OTAN d’intervenir « hors zone » atlantique, de
la Serbie à l’Afghanistan. Durant le même sommet, trois nouveaux membres adhèrent au club atlantique, dont la Hongrie, voisine de la Serbie bombardée.
Notons aussi que, un mois avant les bombardements, durant les fameuses « négociations de Rambouillet », Madeleine Albright et ses alliés occidentaux exigeaient, non seulement le déploiement d’une force de l’OTAN au Kosovo, mais également qu’elle ait un droit de passage illimité à travers le reste de
la Serbie, ce que peu de Serbes auraient pu accepter. L’OTAN a finalement renoncé à cette dernière exigence après les bombardements, déployant 50.000 hommes au Kosovo (KFOR) en les faisant passer essentiellement par la Macédoine.
Plu
s de dix ans plus tard, la KFOR est toujours là, bien qu’ayant réduit ses effectifs à 12.000 hommes. L’indépendance autoproclamée du Kosovo n’a rien changé au triste sort du pays, avec un taux de chômage de plus de 50 %, le nettoyage ethnique le plus implacable des Balkans et le crime organisé le plus dynamique d’Europe.
En Bosnie,
la SFOR a laissé la place à EUFOR Althea, une opération sous commandement européen, bien qu’utilisant les infrastructures de l’OTAN. L’OTAN est néanmoins restée dans le pays, active notamment dans la recherche d’individus accusés de crimes de guerre (Mladic…) et la formation de l’armée bosniaque. Elle dispose également d’une base importante dans la banlieue de Sarajevo, dans un pays miné par les querelles institutionnelles et une économie qui n’a pas redémarré 14 ans après la guerre et un taux de chômage qui n’est surpassé, en Europe, que par celui du Kosovo.
D’un autre côté, l’élargissement de l’OTAN s’est poursuivi, avec actuellement 28 membres, dont des pays impliqués directement dans les guerres yougoslaves. La candidature macédonienne est bloquée par
la Grèce, la Serbie n’est – officiellement – pas candidate et les États-Unis commencent à envisager celle de la Bosnie, sans évoquer encore celle du Kosovo, dont l’indépendance n’est pas reconnue par quatre membres de l’alliance.
Et, bien sûr, durant la dernière décennie, eurent lieu d’autres faits qui semblent avoir minimisé le rôle des événements des Balkans pour l’OTAN et les grandes puissances occidentales. Il y eut bien entendu les attentats du 11 septembre 2001, la guerre d’Afghanistan, celle d’Irak, bref, la « guerre au terrorisme » qui a permis aux États-Unis et à l’OTAN de se trouver d’autres ennemis et d’entamer de nouvelles croisades. Pourtant, le passage par les Balkans a été vital pour l’Alliance atlantique : non seulement il lui a permis de survivre à la disparition de son ennemi fondateur, d’exister pendant la décennie ’90, de déployer ses activités sur d’autres continents, mais aussi de s’affranchir de l’ONU et, dans une certaine mesure au moins, de la tutelle du droit dans les relations internationales.

Georges Berghezan 

Source: Alerte OTAN

21 Avril 2010

 tiré d'Investig'Action


3-2 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

La crise financière de 2008 et l’effarant niveau d’endettement des USA n’ont pas eu de réel impact sur le budget militaire des USA. Ou s’ils en ont eu, ça a plutôt été dans le sens de la hausse. De fait, les Etats-Unis accroissent années après années le budget de la "Défense" qui inclut celui des guerres en Afghanistan et en Irak. Qu’y a-t-il au bout de cette logique ?

Voici une analyse du journaliste Eric Margolis lors de son passage chez Frédéric Taddeï en avril 2008. 

F22 Raptors, basés à Langley, au Sud de Washington, et à Hawaï pour tenter de séduire les japonais.

187 seulement devraient être construits, à 150 Millions USD,plus du double avec le développement.

Le plus coûteux programme de l’US AIRFORCE, trés fragile, aux coûts de maintenance astronomiques, abandonné "pour l’exemple" par l’administration Obama,mais au profit d’un autre gouffre financier: le F35 JSF.

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu [NdlR. lire infra], entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Le président américain Barack Obama a qualifié d’étape importante dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique le budget de 3 800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès.

En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette.

Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars.

Le déficit budgétaire de Washington (la différence entre les dépenses et les revenus provenant des impôts) atteindra le montant vertigineux de 1 600 milliards de dollars US cette année. Cette somme énorme sera empruntée, principalement auprès de la Chine et du Japon, auxquels les États-Unis doivent déjà 1 500 milliards de dollars. A lui seul, le service de cette dette coûtera 250 milliards de dollars.

Dépenser 1000 milliards de dollars revient à avoir dépensé 1 million par jour, depuis le temps de la fondation de Rome, et durant les 2738 années écoulées jusqu’à aujourd’hui.

Le budget total de la défense approche les 1000 milliards de dollars. Cela inclut les dépenses du Pentagone, soit 880 milliards de dollars, auxquelles il faut ajouter les « blacks programs » secrets (environ 70 milliards de dollars), l’aide militaire à des pays étrangers comme l’Egypte, Israël et le Pakistan, le coût des 225.000 « contractuels » (mercenaires et salariés) et les dépenses pour les anciens combattants. Il faut encore ajouter 75 milliards de dollars (près de quatre fois le budget total de défense du Canada) pour les 16 agences de renseignement, qui comptent 200 000 employés.

Les guerres d’Afghanistan et d’Irak (1000 milliards de dollars à ce jour), coûteront 200-250 milliards de dollars supplémentaires cette année, y compris les coûts cachés et indirects. La décision d’Obama de renforcer de 30 000 hommes le contingent Afghan coûtera une somme supplémentaire de 33 milliards – supérieure au budget total de défense de l’Allemagne.

Le cours des actions des entreprises du secteur de la défense a évidemment augmenté après l’annonce du programme d’ « austérité » du Nobel de la paix Obama.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunis ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255 000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116 000 en Europe et près de 100 000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 $ à chaque famille américaine.

Comme Bush, Obama finance les guerres américaines par le biais d’autorisations supplémentaires d’endettement – en les empilant sur la carte de crédit de la nation qui a déjà atteint son maximum autorisé. Les générations futures payeront la facture.

Ce poker menteur joué par la présidence et les parlementaires est un comble de malhonnêteté publique.

Les guerres de l’Amérique doivent être financées par les impôts, pas par la fraude comptable.

Si les contribuables américains avaient dû payer les guerres en Afghanistan et en Irak, ces conflits s’arrêteraient à brève échéance.

Ce dont l’Amérique a besoin c’est d’un impôt pour la guerre, honnête et transparent.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également de plus en plus à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

Il est de plus en plus évident que le président ne contrôle pas la fuite en avant du mastodonte militaire américain. Il ya soixante ans, le grand président Dwight Eisenhower, dont je garde le portrait dans mon bureau, avait averti les Américains de se méfier du complexe militaro-industriel. Six décennies plus tard, les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont unis aux prêteurs de Wall Street pour réduire l’Amérique en esclavage.

Un nombre croissant d’Américains redoutent les déficits incontrôlables et s’en indignent à juste titre. Mais la plupart ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques ruinent également leur nation dans des guerres étrangères inutiles, en une vaine et orgueilleuse tentative de contrôler une grande partie de la planète – ce que les néo-conservateurs appellent la « Full spectrum dominance ».

Si Obama voulait réellement rétablir la santé économique de l’Amérique, il exigerait que les dépenses militaires soient réduites, mettrait rapidement fin aux guerres en Irak et en Afghanistan et démantèlerait les « Frankenbanks » géantes du pays.

Eric Margolis, paru sur ContreInfo, le 10 février 2010

Published on mai 19, 2010 par GeantVert


3-3 "Le plus important budget de Défense de toute l'UE"

La Grèce et la Turquie, tous deux pays membres de l'OTAN, viennent de signer des accords économiques de coopération et déclarent que "la mer Egée doit devenir une mer de paix entre nous".

A noter que la Grèce a reçu une "aide" qui lui sert déjà à payer les grands constructeurs français et allemands d'avions et de navires de guerre"... (CP)

Les dernières escarmouches de la marine turque en Mer Egée, sont presque passées inaperçues par rapport au succès de la visite de Erdogan à Athènes.

Depuis mercredi, deux frégates turques ont importuné, selon la version grecque, des chasseurs grecs près des îles Andros, Limnos et Skiros.

Les navires Gaziantep et Gokoba, qui participaient à des exercices navals, ont intercepté 5 avions alors que ceux-ci se trouvaient dans leurs limites juridiques, pour "connaître leur identité et leurs intentions de vol".

    Le gouvernement et l'Etat-major grecs ont, pour cette fois, donné peu d'importance à l'affaire. Mais des opérations de ce genre sont fréquentes dans cette zone... Les incidents n'ont été relevés que dans la presse la plus nationaliste, qui dénonce l'arrogance de l'Armée turque dans la zone. "Business à Athènes, provocations en Mer Egée" titrait hier le journal de droite Eleutheros Typos.

    Il y a quelques années, pareil incident aurait mis sur pied de guerre l'Armée grecque. Il en fut ainsi en 1987, quand les deux pays ont quasi déclaré les hostilités ouvertes, après une incursion de chasseurs turcs dans la Grèce continentale. Ou en 1996, à propos de la possession d'une île déserte en Mer Egée.

    La Grèce, membre de l'UE qui a le budget de Défense le plus important, a déboursé au cours de ces dernières années, jusqu'à 5,6% de son PIB, soit 13.400 millions d'euros, en équipement militaire. Athènes s'est fixé comme objectif de baisser ces dépenses sous le seuil de 3% cette année.

    Bien que le gouvernement grec ait approuvé, en février 2010, une réduction de 547 millions d'euros sur le budget militaire, le Ministère de la Défense confirmait un accord pour l'achat de 6 frégates à la France et de 30 avions Eurofighters à l'Allemagne. Dans le Plan d'ajustements qu'Athènes a dû présenter en mai pour accéder à l'aide de l'UE et du FMI, il n'y a aucune mention de dépenses militaires, ni aucune réference au nombre élevé de militaires (fonctionnaires) qui intègrent les quatre corps d'armée, environ 170.000 sur une population de 11 millions....

Traduit de El Pais (Espagne)

15 mai 2010


3-4 Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire.

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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