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31/05/2010

n°529 'Spécial' Journal de Palestine : 31-05 : - Début - Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque .

n°529   'Spécial' Journal de Palestine : 31-05 : - Début -   Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque .



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



‘Spécial’ Journal de Palestine

n°529                                                                                              31-05

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Départ des Bateaux de la Liberté pour GAZA

L’armée israélienne attaque la flotte humanitaire : 16 tués et des dizaines de blessés.

Réactions internationales après l'attaque israélienne contre les navires de paix.

Heures après heures

Dernière nouvelle minute de Kenza:

Les 6 bateaux de la flottille de la liberté ont été attaqués.

Des commandos israéliens abordent la flottille.

Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque le Mavi Marmara.

Au moins 10  morts dans l'abordage de la flottille en route vers Gaza.

16 martyrs.

Fin

3 Médias/Vidéos 

3-1 Freedom Flotilla

3-2 vidéo  free gaza

3-3 vidéo Bateaux pour Gaza

3-4 vidéo 20 Killed in israeli Attack on Gaza Aid convoy Freedom Flotilla

3-5 Bulletin d'Information, on peut suivre en direct leur progression sur

3-6 Voir aussi les photos et films sur  

3-7 vidéo : Le reportage de Press-TV à Istanbul, ce matin, devant l'ambassade israélienne. 

4 Les brèves
4-1  Avec la « Flottille de la liberté » pour Gaza !

5 Dossier

5-1 Une dizaine de bateaux et six cents militants tentent de convoyer 10.000 tonnes d’aide. 

5-2 Neuf navires sous la bannière de « la Flotte de la liberté », ont entamé leur voyage à Gaza.

5-3 Raid israélien meurtrier contre la flottille en route vers Gaza.

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

6-1 Le combat non-violent est une nouvelle donne pour les Israéliens.  Combat, qui sur le long terme, est plus fort que les canons.

6-2 Un acte de Barbarie Ignoble !!

7 Analyse - Géopolitique et stratégie

7-1 Ce racisme toléré, tranquille, bien entretenu et omniprésent...

 



Tiré à part

Départ des Bateaux de la Liberté pour GAZA

Bien sûr, les médias français ne sont pas au courant !

Malgré les menaces d’Israël, les neuf Bateaux qui composent la Flottille de la Liberté vont lâcher leurs amarres en direction du port de Gaza (ce dimanche 30 mai 2010). Huit cents (800) personnes seront du voyage dont des députés nationaux venant de plusieurs pays et des député de l’UE ; mais aussi des journalistes venant de pays différents ainsi que des militants et humanitaires de sensibilités et couches sociales diverses, dont beaucoup de juifs qui refusent qu’Israël pratique des crimes contre l’humanité en leur nom.

Et la piraterie israélienne brande sa menace : déjà un camp d’internement a été spécialement dressé dans un port où l’armée israélienne prévoit le kidnapping des participants au voyage. Le terroriste Barak (ministre de la guerre et des crimes) leur a même promis un séjour dans la plus terrible des prisons israéliennes de Bir-Es-Sbaâ « Beer Sheva » au désert du Naqab « Néguev », où des milliers de Palestiniens moisissent depuis des années.

Les agents d’Israël en poste dans différents pays européens n’ont pas hésité à saboter deux bateaux membres de la Flottille, en Irlande et à Chypre, pour les empêcher de se rendre à Gaza. Une piraterie sur laquelle « la démocratie occidentale » et ses médias éhontés ferment les yeux et bouchent les oreilles en se rendant complice des crimes d’Israël. Les bateaux de guerre israéliens, déjà à pied d’œuvre en mer, brouillent les moyens de communications (téléphone, radio et télévision) qui se trouvent à bord des Bateaux de Liberté avant leur départ ; et l’armée promet des jours difficiles aux héros qui composent les délégations de la Flottille.

Voici ci-après la correspondance de l’un des membres de la Flottille composée de 9 bateaux, qui se prépare pour se rendre à Gaza, Thomas Sommer-Houdeville. Il nous dresse le bilan de la pression d’Israël sur les autorités Grecques et Chypriotes pour empêcher les bateaux de quitter les ports, et les délégations d’embarquer. Ceci montre bien la soumission des Etats membres de LUE à la politique criminelle d’Israël. Mais il nous a assuré de leur détermination de briser le blocus et d’aller jusqu’à Gaza, où les populations gazaouies leur préparent un accueil chaleureux.

Chérif BOUDELAL– 30 mai 2010)

 

L’armée israélienne attaque la flotte humanitaire : 16 tués et des dizaines de blessés.

 [Dans un acte de piraterie qualifié, barbare... sous l’œil complice des puissances occidentales et des états arabes, l’état sioniste a violemment arraisonné le convoi maritime humanitaire qui tentait de briser le blocus de Gaza, provoquant la mort de 16 militants internationaux pro-palestiniens, et en blessant plusieurs dizaines.]

Image transmise par l’organisation turque IHH

Les forces israéliennes ont attaqué les navires composant une flottille d’aide qui veut briser le blocus sur la bande de Gaza, selon une organisation d’aide turque citée par les médias turcs.

Au moins 16 personnes ont été tuées et plus de 30 blessés, selon le communiqué de ce lundi matin.

La flottille a été attaquée alors qu’elle se trouvait à 65 kilomètres des côtes Gaza.

Attaque israélienne

Des images en provenance d’un des navires de la flottille, le Mavi Marmara , montrent des soldats israéliens armés à bord du navire et des hélicoptères le survolant.

Jamal Elshayyal d’Al Jazeera, à bord du navire Mavi Marmara, a déclaré que les troupes israéliennes avaient tiré à balles réelles lors de l’opération.

Les responsables du Free Gaza Movement, qui font partie des organisateurs de la flottille, ont également fait savoir que les troupes israéliennes ont ouvert le feu dès qu’ils ont pris d’assaut les navires.

Ils ont également dit que les navires sont actuellement remorqué vers la ville israélienne de Haïfa, au lieu d’Ashdod, afin d’éviter les journalistes à l’arrivée.

Peu de temps après, deux navires de guerre israéliens ont entouré la flottille de chaque côté, mais à distance.

Les organisateurs de la tentative de briser le siège, appelée la « Flottille la liberté », ont alors au cours de la nuit changé la direction de leurs navires et ralenti leur marche pour éviter une confrontation.

Ils ont également distribué les vestes de survie aux des passagers et leur ont demandé de rester sous le pont.

Des centaines de militants pro-palestiniens, dont un lauréat du prix Nobel et plusieurs députés européens, accompagnent a flottille, voulant atteindre la bande de Gaza en dépit du blocus israélien.

Mais Israël a déclaré qu’il ne permettra pas à la flottille de parvenir jusqu’à la bande de Gaza et a promis d’empêcher les six navires d’atteindre le territoire côtier palestinien.

Ayman Mohyeldin d’Al Jazeera, rapporte depuis Jérusalem, que l’action israélienne était choquante.

« Toutes les images qui sont montrées prouvent que les militants à bord de ces navires montraient clairement qu’ils étaient des civils et de nature pacifiques, avec des fournitures médicales à bord. Aussi beaucoup de monde au niveau international sera surpris de voir ce qui a conduit à ce type de la confrontation », a-t-il dit.

La flottille avait appareillé d’un port à Chypre ce dimanche et escomptait atteindre la bande de Gaza lundi matin.

 31 mai

Al Jazeera 

 

9h30. L'Autorité palestinienne réclame la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après le raid meurtrier israélien contre la flottille internationale en route vers Gaza, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat.

31/5 10h08.

http://fr.news.yahoo.com/76/20100531/twl-la-grce-et-l-espagne-convoquent-les-1a8f422.html


Réactions internationales après l'attaque israélienne contre les navires de paix.

 

11:14

 

Une députée arabe à la Knesset avait appelé par haut-parleurs les bateaux israéliens de ne pas attaquer des activistes pacifistes

 

11:10

 

Amr Moussa: l'abordage sanglant de la flottille est un nouveau message très fort d'Israël signifiant qu'il ne veut pas la paix

 

11:08

 

La Ligue arabe tiendra une réunion extraordinaire mardi pour décider des mesures à prendre après le raid

 

11:07

 

Saad Hariri: Le raid israélien est un pas fou et dangereux qui attisera le conflit dans la région

 

11:05

 

L'Autorité palestinienne demande à l'administration américaine une intervention d'urgence pour mettre un terme à ces crimes israéliens

 

11:04

 

Mahmoud Abbas réclame de l'ONU la tenue d'une réunion d'urgence pour discuter de la piraterie, du crime et du massacre israéliens

 

11:02

 

La Grèce réclame "une information immédiate" sur la sécurité des citoyens grecs à bord de la flottille

 

11:01

 

Le chef du Parlement koweïtien condamne "l'odieux crime israélien" contre la flottille de la Liberté

 

11:00

 

16 militants koweïtiens dont un député se trouvent à bord d'un des six bateaux de la flotille

 

10:59

 

Le Conseil des ministres koweïtien tient une réunion extraordinaire pour discuter du raid meurtrier israélien

 

10:57

 

L'Union européenne demande une enquête complète sur le raid et appelle Israël à l'ouverture "inconditionnelle" de Gaza à l'aide humanitaire et au commerce

 

10:56

 

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Libermann appelle les Israéliens à quitter immédiatement la Turquie

 

10:55

 

Madrid convoque l'ambassadeur d'Israël pour explications

 

10:53

 

Mahmoud Abbas: "Nous prendrons des décisions difficiles ce soir"

 

10:53

 

Le président Mahmoud Abbas qualifie le raid israélien de "massacre", et décrète trois jours de deuil

 

10:51

 

Manifestation à 12h00 à Beyrouth à l'appel d'organisations libanaises et palestiniennes

 

10:50

 

Les Organisations de la Conférence Islamique appellent à une réunion d'urgence

 

10:49

 

Le Premier ministre à Gaza Ismaïl Haniyeh dénonce l'attaque barbare et appelle l'ONU à protéger les activistes

 

10:47

 

Le Hamas appelle au "soulèvement" devant les ambassades israéliennes dans le monde entier

 

10:42

 

La Grèce convoque l'ambassadeur israélien à Athènes

 

10:38

 

La Turquie prévient Israël de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales

 

10:36

 

Des milliers de Jordaniens manifestent dans les rues et appellent à la rupture des relations avec Israël

 

10:35

 

La police israélienne élève son niveau d'alerte dans les territoires de 1948 de peur de réaction arabe

 

10:32

 

Depuis Qatar, le ministre israélien Binyamin Ben Eliezer exprime ses "regrets pour tous les morts"

 

10:30

 

Des milliers de Turcs manifestent devant le consulat israélien d'Istanbul et agitent des drapeaux palestiniens

 

 

10:29

 

Plusieurs dizaines de manifestants turcs protestent devant la résidence de l'ambassadeur israélien à Ankara

 

10:26

 

Diplomate turc: "Nous allons transmettre notre réaction dans les termes les plus fermes"

 

10:23

 

La Turquie convoque l'ambassadeur israélien à Ankara après le raid israélien

 

10:22

 

Radio publique israélienne: la censure militaire interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés transférés vers des hôpitaux israéliens

 

10:20

 

16 activistes tués et des dizaines de blessés après l'attaque israélienne contre le navire turc

 

10:19

 

TV israélienne: Le commando israélien a ouvert le feu après avoir subi des coups de hache et de couteaux par certains passagers!

 

10:16

 

Trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port de Haïfa dimanche soir pour intercepter la flotille

 

10:15

 

La TV du Hamas montre des membres d'un commando israélien descendus d'un hélicoptère à bord du navire turc

 

10:13

 

La télévision du Hamas montre des images sur l'attaque israélienne contre le bateau turc: plusieurs blessés

 

10:12

 

Attaque israélienne contre la flottille internationale d'activistes pro-palestiniens en route vers Gaza

La voix des opprimés http://news.stcom.net/



Heures après heures

Dernière nouvelle minute de Kenza:

ils sont à 140 km de Gaza,

Israël a envoyé des bateau 

Ils pensent qu'ils vont intervenir cette nuit

 

Les 6 bateaux de la flottille de la liberté ont été attaqués.

Les 6 bateaux de la flottille de la liberté ont été attaqués par les Israéliens vers 5 H du matin et l’on annonce plusieurs morts et des dizaines de blessés parmi les passagers.

Des escadrons de la mort ont bombardé ce matin les bateaux qui étaient à 90 miles (150 km) des côtes et sont montés sur plusieurs bateaux, qui seraient dirigés de force vers Haïfa, afin que les journalistes qui attendent à Ashdod ne les voient pas.

Aucun des passagers de cette flotte humanitaire n’était armé.

Israel assassin. Gouvernements occidentaux complices.

Publié le 31-05-2010

CAPJPO-EuroPalestine

 

Des commandos israéliens abordent la flottille.

31 mai 2010 06h00)

Plusieurs personnes ont été blessées lorsque des commandos israéliens ont arraisonné au moins un bateau de la flottille internationale d'activistes pro-palestiniens en route vers Gaza, a annoncé la télévision palestinienne du Hamas, montrant des images des blessés.

La chaîne de télévision du mouvement islamiste a montré des membres d'un commando descendus d'un hélicoptère et affrontant des militants à bord d'un navire, ainsi que plusieurs blessés allongés sur le pont.

Selon la télévision, deux activistes auraient été tués.

L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire.

La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.

Dans la soirée, peu après 21H00 locales (18H00 GMT), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict --sauf pour les produits de première nécessité-- depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

(AFP / 31 mai 2010 06h00)

http://www.romandie.com/infos/News2/100531040014.phs6fdhx.asp

 

Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque le Mavi Marmara.
Selon une association d’aide turque citée par les médias turcs, les forces sionistes ont attaqué la flottille en route pour Gaza ce matin. Selon la télévision de l'Etat pirate, au moins dix personnes ont été tuées et plus de 30 ont été blessées.
La flottille a été attaquée alors qu’elle était à 65km au large de la côte de Gaza.
Grâce à la vidéo embarquée sur le vaisseau de tête, le Mavi Marmara, on voit les soldats israéliens prendre le bateau d’assaut et des hélicoptères le survolant.

Les derniers informations mises en ligne sur WitnessGaza.com :

- Il y a 7 mn (par rapport à 7h ce matin) :
La TV israélienne dit que dix personnes ont été tuées par les tirs israéliens.

- Il y a 10 mn : La radio israélienne dit que les blessés ont été transportés à l'hôpital, mais il est interdit de révéler quel hôpital.

- Il y a 13 mn : La radio israélienne dit que les bateaux sont dirigés sur Haifa. Ce n'était pas une confrontation. C'était un massacre.

- Il y a 29 mn : Les bateaux sont dirigés sur Haifa, et non Ashdod, et il n'y a donc pas de journalistes présents.

- Il y a 33 mn : Notre avocat israélien à Haifa a dit que 10 personnes ont été assassinées.

- Il y a 1h : Nous ne connaissons pas le sort des autres bateaux.

- Il y a environ 1h : A 4h30, des commandos israéliens largués par hélicoptères se sont emparés du bateau turc, et ont immédiatement ouvert le feu sur les civils non armés.

Source : Al Jazeera

Traduction : MR pour ISM

31-05-2010

Par ISM

 

Au moins 10  morts dans l'abordage de la flottille en route vers Gaza.

Au moins dix passagers de la flottille internationale d'activistes pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d'affrontements avec un commando israélien, a annoncé une chaîne de télévision privée israélienne, qui n'a pas précisé si des militaires israéliens avaient été tués ou blessés durant l'assaut. (AFP) et Vidéo

La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.

Au moins dix passagers de la flottille internationale d'activisites pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d'affrontements avec un commando israélien, a annoncé la "10", une chaîne de télévision privée israélienne.

La chaîne de télévision du mouvement islamiste Hamas avait annoncé peu avant plusieurs blessés et a montré des images des membres d'un commando descendus d'un hélicoptère et affrontant des militants à bord d'un navire, ainsi que plusieurs blessés allongés sur le pont. Selon la télévision palestinienne, deux activistes auraient été tués. Au moins deux personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées lors de l'abordage, a affirmé à l'AFP un porte-parole d'une organisation caritative turque impliquée dans la campagne.

La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment.

La marine israélienne avait annoncé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict : sauf pour les produits de première nécessité..

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/05/31/assaut-israelien-contre-la-flottille-en-route-vers-gaza_1365247_3218.html

 

16 martyrs.

Au moins seize personnes, neuf Turques et sept de nationalités arabes, sont tombées en martyre et des dizaines d'autres ont été blessées par un raid commis par des commandos israéliens contre la flottille "Liberté pour gaza", qui se rendait à Gaza dans le but de briser le blocus exercé contre elle.
Cheikh Raëd Salah, dirigeant du Mouvement islamique en territoire occupé en 1948, qui se trouvait à bord du convoi, figure parmi les blessés.
Serkan Nergis, de la Fondation pour l'aide humanitaire (IHH), ONG basée à Istanbul a affirmé que les contacts avec le navire ont été coupés après la prise d'assaut.
 Avant l'interruption de la communication, le correspondant d'al-Jazira à bord d'un des bateaux en route pour Gaza, a raconté que "des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé". 
 "Je vous appelle en cachette, des centaines de soldats israéliens ont attaqué la flottille de la liberté et les passagers du bateau à bord duquel je me trouve se comportent avec beaucoup de courage", a affirmé Abbas Nasser dans son dernier appel à la chaîne qatariote. 
 "Le capitaine de notre bateau est grièvement blessé, et il y a deux autres blessés parmi les passagers", a ajouté le journaliste, avant l'interruption brutale de la communication.
Justifiant cette agression, l'armée israélienne, a prétendu que "durant la prise d'assaut du navire turque, des soldats israéliens ont été confrontés à de dures violences physiques". Selon la version israélienne, "certains des passagers ont utilisé des armes blanches et des armes de poing". 
31/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139778&language=fr



3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Haniyeh: l'agression israélienne contre la flotte de la liberté est un crime international.

Le chef du gouvernement palestinien limogé, M. Ismaïl Haniyeh, a qualifié de "crime international et scandale politique" l'agression israélienne barbare contre la flotte de la liberté, qui avait essayé d'atteindre les littéraux de Gaza.
Dans une allocution prononcée aujourd'hui à cette occasion, M. Haniyeh a affirmé que les martyrs de la flotte sont les martyrs du peuple palestinien et les victimes de la piraterie israélienne qui se contredise avec la légalité internationale.

Il a appelé, à cet effet, à traduire les dirigeants israéliens devant la justice internationale en tant que criminels de guerre.
Il a appelé, en outre, à la tenue d'une réunion urgente de la ligue arabe et de l'Organisation de la Conférence Islamique pour examiner les moyens de riposter au crime israélien.
M. Haniyeh a incité, enfin, les libres du monde à organiser des manifestations de colère et de protestation contre les crimes de l'occupant israélien.

31 Mai 2010

http://www.sana.sy/fra/55/2010/05/31/290830.htm



b) Politique Israélienne

 

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

CENSURE ISRAELIENNE ET RENFORTS DANS LES REGIONS ARABES 
 La radio publique israélienne a annoncé, lundi matin, que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés tombés après la prise d'assaut par des commandos israéliens de la flottille internationale en route vers Gaza.
La police israélienne a par ailleurs élevé, ce lundi, son niveau d'alerte en territoire occupé. Le porte-parole de la police d'occupation, Micky Rosenfeld, a justifié cette mesure, pour soi-disant "faire face à d'éventuels désordres".
 Rosenfeld a ajouté que la police d'occupation a commencé à déployer des renforts à Jérusalem occupée, et à Jaffa. Il s'agit des régions où la population palestinienne est particulièrement nombreuse. 

31/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139778&language=fr



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Ahmadinejad dénonce "l'acte inhumain du régime sioniste"

 Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé lundi "l'acte inhumain du régime sioniste" contre la flottille d'aide humanitaire en route vers Gaza, qui a fait plus de dix morts, a rapporté l'agence officielle Irna.

"L'acte inhumain du régime sioniste contre le peuple palestinien et le fait d'empêcher l'aide humanitaire destinée à la population d'arriver à Gaza n'est pas un signe de la force mais de la faiblesse de ce régime", a déclaré M. Ahmadinejad.

"Tout cela montre que la fin de ce régime sinistre et fantoche est plus proche que jamais", a-t-il ajouté.

( 31 mai 2010 10h39)

http://www.romandie.com/ats/news/100531083914.12d5j14f.asp


6 Turquie

Protestations

Les condamnations n’ont pas tardé à se produire après l’action d’Israël.

Des milliers de manifestants turcs ont essayé de prendre d’assaut le consulat d’Israël à Istanbul peu de temps après les nouvelles de l’opération. Les manifestants ont crié « qu’Israël soitdamné » alors que la police leur bloquait l’accès.

La Turquie aurait convoqué l’ambassadeur israélien afin de protester.« (L’interception du convoi) est inacceptable ... I

sraël devra subir les conséquences de son comportement », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

smaïl Haniyeh, le premier ministre du gouvernement [élu] du Hamas à Gaza, a également qualifié l’action d’Israël de « barbare ».

pour visionner la vidéo cliquez sur le lien de l'article ci en bas

31 mai 2010 –

Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

 

La Turquie a prévenu "Israël" de "conséquences irréparables.
Aussitôt après cette agression, la Turquie a prévenu "Israël" de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales, après le raid meurtrier israélien sur la flottille d'aide internationale.
"Nous condamnons fortement ces pratiques inhumaines d'Israël", a déclaré le ministère israélien des Affaires Etrangères dans un communiqué.
"Cet incident déplorable, qui a eu lieu en pleine mer et constitue une violation claire de la loi internationale, peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales", ajoute le communiqué.
La Turquie a également convoqué l'ambassadeur israélien à Ankara. "L'ambassadeur (Gabby Levy) a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. Nous allons transmettre notre réaction dans les termes les plus fermes", a déclaré un diplomate turque requérant l'anonymat.
Le vice Premier ministre Bulent Arinc a pour sa part tenu une réunion d'urgence avec de hauts responsables, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la marine et le chef des opérations militaires. 
M. Arinc remplace le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, actuellement en visite au Chili. 
La flottille acheminant des centaines de militants de diverses nationalités et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien encerclé.
Dans la nuit de dimanche à lundi, peu après 21H00 locales (18H00 GMT), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flottille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment.

31/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139778&language=fr



2 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH),

La FIDH juge "scandaleux" l'assaut meurtrier contre la flottille pour Gaza

31/5

Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), a dénoncé "un nouvel épisode (...) scandaleux et désespérant" après la mort d'au moins dix militants pro-palestiniens dans l'assaut donné lundi par la marine israélienne contre la flottille humanitaire qui voulait forcer le blocus de la Bande de Gaza.

Il a jugé cet épisode "scandaleux parce que la population de Gaza", à laquelle l'aide était destinée, "souffre depuis maintenant depuis de nombreuses années". "Et puis c'est désespérant parce que je crois que c'est totalement contre-productif (...) Ca ne peut que renforcer le camp extrémiste opposé, en l'occurrence le Hamas", au pouvoir à Gaza depuis 2007, qui "voit son pouvoir conforté par ce comportement des autorités israéliennes", a estimé Patrick Baudouin sur France-Info.

"On continue d'aller dans un engrenage de violence dont on ne sait pas où il s'arrêtera", a-t-il déploré. "Le seul espoir qu'on puisse avoir, c'est que peut-être il y ait un sursaut en Israël même, et que quelques voix de ce qu'on a appelé le camp de la paix se réveillent et mettent en difficulté le gouvernement israélien, dont l'attitude au regard tant de Gaza que de la poursuite de la colonisation est pleinement inadmissible au regard du droit international en particulier", a ajouté Patrick Baudouin. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20100531/twl-israel-palestiniens-gaza-fidh-951b410_1.html)



 Ue

La nouvelle ministre des affaires étrangères de l'Europe a fait une nouvelle déclaration!
Écrit par Free Gaza Team

| 29 Mai 2010
http://www.freegaza.org/



Europe

La Grèce et l'Espagne convoquent les ambassadeurs israéliens

Le mouvement islamiste palestinien Hamas appelle les Arabes et les musulmans à un «soulèvement» devant les ambassades d'Israël et à la grève dans les territoires palestiniens.

«Nous appelons tous les Arabes et les musulmans à se soulever devant les ambassades sionistes dans le monde entier», déclare un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.

De son côté, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a dénoncé dans une déclaration télévisée «un crime et un scandale politique et médiatique qui aura des conséquences sur l'occupation».

9h50. La Grèce et l'Espagne, qui exerce la présidence tournante de l'UE, ont convoqué l'ambassadeur d'Israël pour demander des explications après l'assaut de l'armée israélienne.

9h34. La Ligue arabe va tenir une réunion extraordinaire mardi pour décider des mesures à prendre après le raid meurtrier israélien contre la flottille internationale en route vers Gaza. Le secrétaire général de l'organisation panarabe Amr Moussa a estimé que l'abordage sanglant de la "Flottille de la liberté" constituait «un nouveau message, un message très fort, d'Israël signifiant qu'il ne veut pas la paix».

31/5 10h08.

 

http://fr.news.yahoo.com/76/20100531/twl-la-grce-et-l-espagne-convoquent-les-1a8f422.html


2 France

Honte aux medias français !

Alors qu’on parle de 16 morts et de dizaines de blessés parmi les civils à bord de la flotte de la liberté et qu’Israël a imposé la censure sur son attaque, tout ce que trouve à dire France Info est que "les militants pro-palestiniens ont ignoré les avertissements israéliens" !

Des femmes, des enfants, des personnes âgées, des parlementaires sont à bord des bateaux humanitaires qui ont été attaqués par Israël en violation de toutes les lois de la navigation internationale.

Violations qu’aucun media grand public français ne relève ce matin, cherchant quasiment à inverser les rôles. Une véritable honte !

Nous espèrons que l’ensemble du mouvement de solidarité avec la Palestine appellera aujourd’hui à des manifestations de grande ampleur dans tout le pays. Merci de rester informés pour connaître les appels dans ce sens.

Publié le 31-05-2010

 

Gaza: "rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence

PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est dit lundi "profondément choqué" par l'assaut israélien sur la flottille pro-palestinienne en route vers Gaza, en estimant que "rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence".

"Je suis profondément choqué par les conséquences tragiques de l'opération militaire israélienne contre la Flottille de la paix à destination de Gaza", a déclaré dans un communiqué M. Kouchner.

Plus de dix passagers ont été tués lundi matin lorsque des commandos israéliens ont pris d'assaut la flottille internationale, selon l'armée israélienne.

"Rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence que nous condamnons. Nous ne comprenons pas le bilan humain, encore provisoire, d'une telle opération contre une initiative humanitaire connue depuis plusieurs jours", a-t-il observé.

Le ministre français a appelé à "faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame" et souhaité qu'"une enquête approfondie soit mise en placesans délai".

"La situation actuelle à Gaza n'est pas tenable", a souligné le ministre, alors que son ministère, vendredi, dès avant le départ de la flottille, avait rappelé sa position en faveur de la levée du blocus de Gaza.

"Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires pour éviter que cette tragédie ne donne lieu à de nouvelles escalades de violence", a-t-il ajouté.

(©AFP / 31 mai 2010 10h33)

 

Communiqué CCIPPP – flottille de la liberté.

La responsabilité de la vie de nos camarades est sur le dos de notre gouvernement français.

La barbarie n'a pas de limite. Nous avons appris avec consternation que l'armée israélienne d'occupation (en besoin de gloire) a attaqué ce matin à 4h la flottille de la liberté formée de militants totalement pacifistes dans les eaux internationales. Les dernières informations dont nous disposons venant de nos camarades à bord parlent de deux morts et plusieurs blessés. Des sources de presse israéliennes parlent de 10 morts et plusieurs blessés. Nos pensées vont tout d'abord vers les familles de nos camarades. Nous rappelons au gouvernement français sa responsabilité non seulement envers ses propres citoyens mais aussi envers celle de tous les militants de la liberté. Notre gouvernement porte une responsabilité morale pour avoir été inactif et inconséquent face au blocus de Gaza qualifié de crime de guerre par la commission du juge Goldstone notamment.

L'identité de nos camarades à bord:

Thomas George Sommer-Houdeville pass 09pk61732

Salah Berguabi pass: 01ba54952 

Mounia Fatah Ezzehour Sherif pass : 031ca5097 

Miloud Zenasni  pass: 06a139932

Mouloud Bouzidi pass: 09pp28023

Youssef Benderbal pass: 07ct84435

Ahmed Oumimoun pass 06kp74959

 

Paris, Montpellier, Lyon, Marseille....premiers rassemblements

Il faut bombarder l'ambassade d'Israel à Paris de mails.

L'adresse est : information@paris.mfa.gov.il

Suite aux meurtres de militants de la flottille de la liberté par l’armée israélienne, rassemblement à l’ambassade israélienne (Métro Franklin Roosevelt )Ce lundi 31 mai, 18h30

 Premiers signataires à 8h30h : AFPS, Génération Palestine, CCIPPP, UJFP, NPA, les Verts, Les Alternatifs, AMF, FNMF, AJPF

premières images http://www.google.com/search?q=israel&hl=en&prmd=nibml&source=univ&tbs=nws:1

 

 

RASSEMBLEMENT MONTPELLIER 

LUNDI  31 MAI 

18H PLACE DE LA COMEDIE 

Israël attaque la flottille de la liberté, 16 morts et 50 bléssés...

Les réseaux de communication sont brouillés par Israël nous n'avons pu établir le contact avec la délégation de France....

- Pour protester contre l'acte de barbarie israélien contre la flottille humanitaire non violente qui se rendait à Gaza !

- Pour exiger la libération de tous les emprisonnés et l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza !

- Pour exiger l'intervention immédiate du gouvernement français et la protection de nos camarades embarqués sur le bateau grec !

- Pour exiger une protection internationale de toute la flottille !

- Pour exiger la levée totale du blocus de Gaza !!

- Pour exiger des sanctions contre Israël !!

premiers signataires à Montpellier...

CCIPPP, APLR, UJFP, PARASOL, NPA, ATTAC Cévénnes Sud...

Les médias israéliens et les pro israéliens en France tentent de discréditer la flottille en usant des arguments habituels : 

- C'est Israël qui est menacé et attaqué  : alors ils disent : des coups de feu ont été tirés par la flottille. 

- C'est un problème religieux : alors ils disent que les passagers sont des islamistes radicaux!...

Mobilisation générale !!

Israël attaque le flottille humanitaire de la liberté

Un acte de Barbarie Ignoble !!

 Au moins dix morts dans l’abordage de la flottille en route vers Gaza

publié le lundi 31 mai 2010.

n°529 'Spécial' Journal de Palestine : 31-05 : - Fin - Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque .


n°529   'Spécial' Journal de Palestine : 31-05 : - Fin  -   Dans un acte de piraterie ignoble, l'armée sioniste attaque .



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



‘Spécial’ Journal de Palestine

n°529                                                                                              31-05

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Médias/Vidéos 

3-1 Freedom Flotilla

3-2 vidéo  free gaza

3-3 vidéo Bateaux pour Gaza

3-4 vidéo 20 Killed in israeli Attack on Gaza Aid convoy Freedom Flotilla

3-5 Bulletin d'Information, on peut suivre en direct leur progression sur

3-6 Voir aussi les photos et films sur  

3-7 vidéo : Le reportage de Press-TV à Istanbul, ce matin, devant l'ambassade israélienne. 

4 Les brèves
4-1  Avec la « Flottille de la liberté » pour Gaza !

5 Dossier

5-1 Une dizaine de bateaux et six cents militants tentent de convoyer 10.000 tonnes d’aide. 

5-2 Neuf navires sous la bannière de « la Flotte de la liberté », ont entamé leur voyage à Gaza.

5-3 Raid israélien meurtrier contre la flottille en route vers Gaza.

6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

6-1 Le combat non-violent est une nouvelle donne pour les Israéliens.  Combat, qui sur le long terme, est plus fort que les canons.

6-2 Un acte de Barbarie Ignoble !!

7 Analyse - Géopolitique et stratégie

7-1 Ce racisme toléré, tranquille, bien entretenu et omniprésent...

 



3 Médias/Vidéos 

3-1 Freedom Flotilla

 

3-2 vidéo  free gaza

http://www.youtube.com/watch?v=RrqYRlEDKZQ

 

3-3 vidéo Bateaux pour Gaza

 http://www.youtube.com/watch?v=MtlwpIEM9qI&feature=player_embedded#!

 

3-4 vidéo 20 Killed in israeli Attack on Gaza Aid convoy Freedom Flotilla

http://www.youtube.com/watch?v=O2hvNdzgcsQ&feature=player_embedded#!

 

3-5 Bulletin d'Information, on peut suivre en direct leur progression sur

http://witnessgaza.com/


3-6 Voir aussi les photos et films sur

www.freegaza.org et
http://www.flickr.com/photos/freegaza

 

3-7 vidéo : Le reportage de Press-TV à Istanbul, ce matin, devant l'ambassade israélienne. 

http://www.youtube.com/watch?v=mJKvTwuZ3gQ&feature=player_embedded#!



4 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
4-1  Avec la « Flottille de la liberté » pour Gaza !

Depuis maintenant plus de 3 ans, la bande de Gaza connaît un blocus israélien totalement insupportable, un blocus qui est constitutif d’une « punition collective » parfaitement illégale selon le droit international et totalement condamnable d’un point de vue humain et politique.
Ce blocus est devenu encore plus lourd de conséquences dramatiques depuis la guerre lancée par l’armée israélienne en décembre 2009. Aux 1.400 morts gazaouïs s’est ajoutée, notamment, la destruction des infrastructures que le blocus maintenu empêche de reconstruire. Ce blocus illégal est terrestre, maritime et aérien.
Aussi bien l’Union européenne que l’ONU et ses divers organismes spécialisés alertent depuis des mois sur cette situation et demandent qu’il y soit mis un terme.
Mais ces déclarations ne sont suivies, encore une fois, d’aucun effet concret. Gaza reste une prison à ciel ouvert et un mouroir dans un champ de ruines pour sa population. Nulle part sur la planète pareille situation atroce n’existe et pourtant aucun acte concret décisif n’est mis en œuvre pour qu’il y soit mis un terme.
C’est dans ces conditions, après
la Marche pour la Liberté qui a été bloquée en Egypte le 1er janvier dernier, qu’une série d’associations européennes diverses ont mis en place une « Flottille pour la liberté » composée de plusieurs bateaux chargés de matériaux vitaux pour la population gazaouie et emportant à leur bord plusieurs centaines de personnes, dont des parlementaires nationaux et européens.
Accusées de « crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité », les autorités israéliennes entendent bloquer militairement cette flottille et ses passagers et les empêcher de briser ce blocus tandis que les eaux empruntées sont territoires palestiniens.
Nous nous élevons à nouveau contre les agissements israéliens qui s’accomplissent, une fois de plus, en toute impunité. Et d’un même mouvement nous en appelons aux autorités françaises pour qu’elles permettent le passage de cette « Flottille de
la Liberté » attendue avec espoir par la population de Gaza en cette fin de mois.
Nous sommes à un moment crucial pour
la Communauté internationale.
Elle doit, sans attendre, signifier aux autorités israéliennes qu’elle prendra toute mesure conforme au chapitre VII de
la Charte des Nations unies pour permettre le passage de cette flottille pacifique et humanitaire. La levée du blocus de Gaza est impérative.

Le blocus de Gaza n’a que trop duré. Mettons y fin maintenant, avec la « Flottille de la liberté » pour Gaza !

Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

AFPS, 26 mai 2010



5 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Une dizaine de bateaux et six cents militants tentent de convoyer 10.000 tonnes d’aide. 
Israël veut empêcher une flottille d’arriver à Gaza

Une dizaine de bateaux transportant 600 militants de 52 nationalités et 10.000 tonnes de matériels d’aide pourront-ils accoster à Gaza prochainement ? La flottille de solidarité avec la population gazaouie sous blocus israélien devrait se réunir à Chypre ce mardi au plus tôt, avant de tenter la traversée jusqu’à la misérable bande de terre.
"Les nouvelles sont peu rassurantes nous dit par téléphone depuis le port turc d’Antalya Julie Jaroszewski, l’une des trois Belges qui participent à l’action. Les Israéliens auraient mobilisé une bonne partie de leur marine militaire et un centre de détention spécial serait préparé à notre intention. Mais je dois dire que la détermination des organisateurs ne semble pas affectée". Le mouvement international " Free Gaza " avait déjà réussi à faire arriver dans la bande de Gaza séparément cinq bateaux d’aide en 2008. Mais deux autres, partis l’un pendant l’offensive israélienne sur Gaza, l’autre cinq mois plus tard, en 2009, avaient été interceptés. C’est bien la politique que, en Israël, l’on entend poursuivre. L’état-major de la marine a ainsi commencé à appliquer un plan destiné à empêcher la flottille d’approcher de la bande de Gaza. Son dispositif comprend plusieurs navires de guerre ainsi que le "Shayetet 13 ", une unité de spéciale chargée du combat marin. "Nous envisageons toutes les possibilités", a déclaré le ministre de
la Défense Ehoud Barak. Les autorités israéliennes sont embarrassées par l’ampleur du convoi maritime à destination de Gaza. Ces dernières semaines, la diplomatie de l’Etat hébreu a d’ailleurs déployé beaucoup d’efforts pour convaincre plusieurs pays d’empêcher leurs ressortissants de participer à l’opération. Des interventions ont notamment été effectuées à Ankara mais elles se sont soldées par un échec. Entre autres parce qu’un militant turc des droits de l’homme qui tentait de se rendre dans la bande de Gaza en passant par Israël a été arrêté par le Shabak (la Sûreté générale) et placé au secret. Les diplomates israéliens n’ont pas eu plus de chance en Suède dont est originaire Dror Feiler (59 ans), l’un des organisateurs du convoi. Ancien membre du kibboutz Yad Hana, ce musicologue s’est installé en Suède il y a trente ans et il y mène une action en faveur des droits des Palestiniens. "Connaissant les autorités de mon pays d’origine, déclare-t-il, nous avons veillé à ce que la flotte ne transporte aucun produit suspect et surtout pas d’argent. Si la marine israélienne nous intercepte, elle ne pourra pas nous accuser de financer le Hamas.Jusqu’à vendredi dernier, les médias de l’Etat hébreu ne traitaient quasiment pas de la tentative de forcer le blocus de Gaza. L’importance du convoi et l’écho international rencontré par l’opération ont cependant changé la donne. Cela a en tout cas poussé plusieurs dizaines de marins israéliens civils à appareiller du port de plaisance d’Herzilya pour se porter à la rencontre de la flottille humanitaire et tenter de l’intercepter. ¦

BAUDOUIN LOOS et, à Tel-Aviv,

SERGE DUMONT


5-2 Neuf navires sous la bannière de « la Flotte de la liberté », ont entamé leur voyage à Gaza.

 « Ce n'est pas un désastre naturel. C'est un désastre d'origine humaine créé par des politiques qui ne sont pas humaines ». John Ging, directeur des opérations de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Gaza

Concerne : LA MARINE ISRAELIENNE MENACE LA FLOTTE DE LA LIBERTE

Madame, Monsieur,  
Neuf navires sous la bannière de «
la Flotte de la liberté », ont entamé leur voyage à Gaza ce samedi, en dépit des menaces israéliennes.
Les personnes à bord de ces bateaux comprennent des membres de différents parlements à travers le monde, du personnel des Nations Unies, des militants des droits de l’homme et des milieux syndicaux, ainsi que des journalistes.
L’Irlande, l’Angleterre,
la Belgique, la Malaisie, l’Indonésie, l’Algérie, le Koweit et l’Espagne ont répondu présent à cette mobilisation.  
Trois citoyennes belge engagée membres du comité de soutien “Gaza Freedom Flotilla”, en font partie.
 Cette  Flottille est le plus grand contingent de navires à tenter d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza depuis qu’Israël a commencé son siège meurtrier du territoire palestinien occupé en 2007. Ces navires transportent des matériaux de construction, ainsi que des fournitures médicales et scolaires. D’autres tentatives d’acheminement de l’aide humanitaire par bateau à Gaza avaient déjà été déployées mais s’étaient butées à la résistance de la marine israélienne. Des bateaux ont été éperonnés et ont essuyé les tirs de la marine israélienne. Israël a clairement fait savoir que la présente flottille ne serait pas traitée différemment. On rapporte dans des médias israéliens que l’actuelle Flottille de la liberté rencontrera le même genre de résistance et sera empêchée de parvenir à Gaza.

Madame, Monsieur,

Le rapport Goldstone a noté «que la réaction de la communauté internationale a été en grande partie le silence (...) Ils n'ont à ce jour pas réussi à agir pour assurer la protection de la population civile dans la bande de Gaza et en général, le territoire palestinien occupé. Il suffit de constater le manque de réaction adéquate au blocus et ses conséquences, pour les opérations militaires à Gaza et, dans leur sillage, des obstacles continuent de reconstruction ».

Pour le texte du rapport Goldstone, http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/specialsession/9/docs/UNFFMGC_ Report.pdf
Ce rapport contient plus de 570 pages, fruit du travail de plusieurs mois mené par la commission présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone.
Cette enquête internationale corrobore les conclusions de nombreuses ONG sur les crimes de guerre et éventuellement les crimes contre l’humanité qu’a constituée l’attaque militaire israélienne contre le territoire de Gaza. Le rapport est minutieux et précis sur un certain nombre de points : les responsabilités de la chaîne de commandement de Tsahal, l’utilisation d’armes prohibées par le droit international (bombes au phosphore blanc), la non-discrimination des civils des combattants, les conséquences humanitaires du blocus du territoire, etc.

 

Madame, Monsieur,

Voici le témoignage du Pr. Christophe Oberlin, chirurgien, spécialiste réputé pour ses techniques innovantes de réparation des lésions nerveuses, effectue régulièrement des missions de chirurgie et d’enseignement dans la Bande de Gaza. En janvier 2010, il s’est rendu sur place à l’occasion de sa 28ème mission chirurgicale, en compagnie d’une équipe de médecins européens.

http://vimeo.com/11973019

 

Madame, Monsieur,

La responsabilité de l'Europe et de la Belgique, dans le siège de Gaza, est importante. Notre silence et notre inaction relève de la complicité.

Madame, Monsieur,

Nous exigeons de notre gouvernement d'entreprendre toutes les initiatives nécessaires en vue de briser le siège de Gaza.

Nordine Saïdi

Mouvement Citoyen Palestine


5-3 Raid israélien meurtrier contre la flottille en route vers Gaza.

Plusieurs personnes ont été tuées pendant l'assaut par l'armée israélienne des navires de militants et sympathisants propalestiniens qui tentaient de forcer le blocus pour apporter de l'aide.

Des bateaux de pêche palestiniens attendent le 30 mai 2010 dans le port de Gaza la "Flotille de la Liberté".

La marine israélienne a attaqué lundi matin au moins un des six bateaux transportant des militants pro-palestiniens et de l'aide humanitaire vers la bande de Gaza, soumise à un blocus. Le bilan est incertain. Au moins dix personnes ont été tuées dans l'opération, rapporte une chaîne de télévision israélienne, affirmant que le bilan définitif pourrait être bien plus élevé. Deux personnes ont été tuées et environ 30 blessées, indique un représentant d'une ONG turque impliquée dans l'opération.

La flottille internationale, qui transportait 700 militants et sympathisants de la cause palestinienne, dont des parlementaires européens et de l'aide pour Gaza a appareillé dimanche pour le territoire palestinien, au risque d'une confrontation avec la marine israélienne, déterminée à l'intercepter.

"Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé": c'est ce qu'a raconté le correspondant d'al-Jazira à bord d'un des bateaux en route pour Gaza avant l'interruption de la communication.

"Je vous appelle en cachette, des centaines de soldats israéliens ont attaqué la flottille de la liberté et les passagers du bateau à bord duquel je me trouve se comportent avec beaucoup de courage", a affirmé Abbas Nasser dans son dernier appel à la chaîne basée au Qatar.

"Le capitaine de notre bateau est grièvement blessé, et il y a deux autres blessés parmi les passagers", a ajouté le journaliste, avant l'interruption brutale de la communication.

La radio publique israélienne a annoncé lundi matin que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés transférés vers des hôpitaux en Israël.

Tensions

Le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce Binyamin Ben Eliezer a exprimé lundi à la radio militaire ses "regrets pour tous les morts" après l'intervention de commandos israéliens. "Les images ne sont pas sympathiques, je ne peux qu'exprimer mon regret pour tous les morts", a déclaré, dans une première réaction officielle israélienne, M. Ben Eliezer, qui se trouve au Qatar pour une réunion du Forum Economique Mondial (WEF).

"On attendait nos soldats avec des haches et des couteaux et quand en plus quelqu'un tente de vous prendre votre arme, dans ces cas-là on commence à perdre le contrôle de la situation, l'incident commence ainsi et on ne sait pas comment il finit", a-t-il ajouté.

"Je sais que ça va devenir une grosse affaire et j'espère que les Arabes israéliens réagiront de façon raisonnable", a ajouté le ministre, en faisant allusion à de possibles manifestations de la minorité des Arabes israéliens, une communauté qui regroupe 1,2 million de personnes.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a appelé lundi les Arabes et les musulmans à un "soulèvement" devant les ambassades d'Israël après le raid meurtrier.

La Turquie a prévenu Israël de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales, après le raid meurtrier israélien sur la flottille d'aide pro-palestinienne, dont des bateaux turcs, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. "Nous condamnons fortement ces pratiques inhumaines d'Israël", a déclaré le ministère dans un communiqué.

"Cet incident déplorable, qui a eu lieu en pleine mer et constitue une violation claire de la loi internationale, peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales", ajoute le communiqué.

Blocus

Les bateaux, au nombre de six, selon les organisateurs, qui veulent briser le blocus de la bande de Gaza par Israël, sont partis dimanche en milieu d'après-midi pour leur destination finale, a déclaré à l'AFP Houwayda Arraf, présidente du mouvement Free Gaza.

Dans la soirée, peu après 21H00 (18H00 GMT), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens ont quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flottille. Plusieurs navires de guerre israéliens étaient également déployés au large de la bande de Gaza. "Il s'agit d'une provocation visant à délégitimer Israël", a accusé le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon.
La marine israélienne avait ré-affirmé son intention d'empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s'approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict --sauf pour les produits de première nécessité-- depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.

10.000 tonnes d'aide
Malgré cette menace d'intervention, Gaza s'était préparé à accueillir la "flottille de la liberté".
Des barques de pêche gazaouies, ornées de drapeaux palestiniens, grecs, irlandais, suédois et turcs --les pays représentés dans la flottille-- avaient pris la mer pour aller à la rencontre du convoi.
Des manifestants ont lâché de dizaines de ballons auxquels étaient attachés des photos d'enfants tués au cours l'offensive israélienne dévastatrice contre la bande de Gaza pendant l'hiver 2008-2009.
L'aide de 10.000 tonnes consiste notamment en 100 maisons préfabriquées, 500 fauteuils roulants électriques ainsi que de l'équipement médical, selon les organisateurs.
Cinq débarquements similaires ont réussi et trois ont échoué depuis la première opération de ce type en août 2008, selon le mouvement Free Gaza, qui n'en avait jamais organisé jusqu'à présent d'une telle ampleur.
Israël, qui a évacué unilatéralement la bande de Gaza en 2005, se réserve le droit d'en contrôler les frontières terrestres, aériennes et maritimes, à l'exclusion de Rafah, dans le sud du territoire, limitrophe de l'Egypte.

(source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101638627-abordage-israelien-de-la-flottille-en-route-vers-gaza?xtor=EPR-450206



6 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Le combat non-violent est une nouvelle donne pour les Israéliens.  Combat, qui sur le long terme, est plus fort que les canons. 

Bonjour à toutes et tous,
Dans la ligne de notre journée d'hier.       
Ce texte m'a touché et il exprime l'importance de ce qui se passe à  Chypre
.............

Le combat non-violent est une nouvelle donne pour les Israéliens.  Combat, qui sur le long terme, est plus fort que les canons. 
Les prochaines heures sont cruciales.

Geneviève

Bonjour,

Voici le texte que Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur des missions civiles, avait écrit hier soir  depuis le cargo grec faisant partie de la flottille de la liberté. Thomas a participé depuis 3 mois en Grèce à la préparation de la flottille et était venu en France pour élargir la participation, il est intervenu entre autre dans une réunion du collectif national pour présenter l'initiative.

L'occasion ici de rendre un fervent hommage à la petite délégation française composée de 7 personnes (cbsp,  cvpr et ccippp). 

Le dernier set

29 mai 2010 - de Thomas Sommer-Houdeville*, depuis l'un des bateaux de la flottille de Gaza

Un jour ou l'autre peut-être, quelqu'un écrira l'histoire complète de cette aventure. Il y aura beaucoup de rires, de véritables cris et quelques larmes. Mais ce que je peux dire maintenant, c'est que nous n'avions jamais imaginé que nous ferions flipper Israël comme ça. Enfin, peut-être dans certains de nos plus beaux rêves.... Tout d'abord, ils ont créé une équipe spéciale d'urgence réunissant le ministère israélien des Affaires étrangères, le commando de marine israélien et les autorités pénitentiaires pour contrer la menace existentielle que nous et nos quelques bateaux remplis d'aide humanitaire représentent. Puis, Ehud Barak lui-même a pris le temps, malgré son agenda chargé, de nous mettre en garde à travers les médias israéliens. Ils nous annoncent maintenant qu'ils nous enverront dans la pire des prisons israéliens, dans le désert près de Beersheva. 

Ce sont des annonces pour nous faire peur. Et d'une certaine façon nous avons peur. Nous avons peur de leurs navires de guerre, peur de leurs Apaches et de leur commando tout noir. Qui n'en aurait pas peur ? Nous avons peur qu'ils saisissent notre cargaison et toute l'aide médicale, les matériaux de construction, les maisons préfabriquées, les kits scolaires, et qu'ils les détruisentToute cette solidarité patiemment rassemblée dans de si nombreux pays pendant plus d'un an. Tous ces efforts et cette vague d'amour et d'espoir envoyés par des gens normaux, d'humbles citoyens de Grèce, Suède, Turquie, Irlande, France, Italie, Algérie, Malaisie. Tout ceci pris comme un trophée par un État agissant comme un vulgaire pirate des îles. Qui ne sentirait pas un certain sentiment de responsabilité et de peur de ne pas être capable d'accomplir notre mission et livrer nos marchandises à la population emprisonnée de Gaza ? 

Mais nous savons que la peur est aussi de l'autre côté. Parce que depuis le début de notre coalition, l'Etat d'Israël fait tout ce qu'il peut pour éviter la confrontation avec nous. Depuis le début ils ont essayé de nous empêcher de partir, de regrouper nos forces et de prendre le large tous ensemble vers Gaza. Ils ont essayé de nous briser. Leur scénario idéal était de nous diviser, les Irlandais d'un côté, les Grecs et Suédois d'un autre, les Américains d'un autre encore et les Turcs tout seuls. Bien sûr, ils savaient qu'ils ne pourraient pas mettre la pression sur la Turquie, ni agir directement là-bas. Alors ils ont concentré leurs attaques sur les parties irlandaises et grecques de notre coalition.

Le premier set a commencé il y a deux semaines quand ils ont saboté le cargo irlandais, l'obligeant à retarder son départ pour près d'une semaine. Mais, les Irlandais ont réparé aussi vite qu'ils le pouvaient et maintenant ils sont à un ou deux jours derrière nous. Puis ils ont mis une pression énorme sur le gouvernement grec, affaibli par la crise économique, pour l'obliger à ne pas laisser partir le cargo grec et le bateau de passagers greco-suédois. A cause de ces pressions, nous avons dû retarder notre voyage deux fois et demander aux Turcs, à leurs 500 passagers et aux amis américains qui étaient prêts à partir de nous attendre. C'est ce qu'ils ont fait heureusement ! Jusqu'à la dernière minute avant leur départ de Grèce, nous ne savions pas si les deux bateaux auraient l'autorisation du gouvernement grec, mais finalement le gouvernement grec a décidé de prendre ses responsabilités en agissant comme un Etat souverain et a laissé le cargo et le bateau de passagers quitter le port du Pirée à Athènes. 

Le deuxième set a eu lieu hier, dans la partie grecque de Chypre, là où nous avions négocié avec le gouvernement d'embarquer une délégation VIP deparlementaires européens et nationaux de Suède, d'Angleterre, de Grèce et de Chypre. Alors que les deux bateaux de Grèce, le bateau américain venant de Crète et les 4 bateaux turcs étaient déjà au point de rendez-vous attendant que la délégation VIP arrive et embarque à notre bord, nous avons reçu la nouvelle que notre délégation était encerclée par la police chypriote dans le port de Larnaka et interdite de bouger où que ce soit. Chypre, un pays européen, était en train d'interdire a des parlementaires européens de se déplacer librement sur son sol, en rupture complète de toute législation et réglementations européennes ! Alors que nous commencions à négocier avec le gouvernement chypriote, nous avons clairement compris que ce changement soudain d'attitude envers nous était dicté directement par Israël. De sept heures du matin jusqu'au soir, le gouvernement de Chypre nous mentait, disant que c'était un malentendu que les VIP aient été autorisés à embarquer pour n'importe quelle direction qu'ils souhaitaient, que c'était juste une question bureaucratique à résoudre. Mais rien ne s'est passé et nos parlementaires ont été pris au piège. Le gouvernement chypriote agissait comme un auxiliaire d'Israël et nous a fait perdre un temps crucial. Ce matin, la délégation VIP a décidé que le seul choix qui restait était d'aller au port de Formogossa dans le Nord de Chypre sous contrôle turc, et de là prendre un bateau rapide pour nous rejoindre au point de rendez-vous. Bien sûr, parce que notre coalition est formée de Turcs et de Grecs et de Chypriotes, la Chypre du Nord qui est sous occupation turque, est une question politique très importante. Et envoyer notre délégation prendre un bateau dans le port de Formogossa, encore sous embargo des Nations Unies, est une question politique encore plus importante. Cela aurait pu briser le dos de nos amis grecs et chypriotes de la coalition. Ce fut presque le cas. Mais c'est le contraire qui s'est révélé. Notre coalition tient toujours. C'est le parti chypriote au pouvoir qui est sur le point de se briser, et les 7 parlementaires grecs et chypriotes qui faisaient partie de la délégation et ne pouvaient pas aller au nord de Chypre sont furieux contre le gouvernement chypriote. Un immense débat a toujours lieu en ce moment en Grèce et à Chypre sur ce qui s'est passé et sur notre flottille pour Gaza. Dans une heure ou deux, 80% de notre délégation VIP embarquera sur nos bateaux et nous partirons pour Gaza comme prévu. Donc nous pouvons dire qu'Israël a perdu les deux sets qu'il a joués. 

 

Dans quelques heures, le dernier set, crucial, commencera quand nous entrerons dans les eaux de GazaBien sûr, matériellement, il serait très facile pour Israël de nous stopper et nous arrêter, mais le coût politique qu'ils auront à payer sera énorme. Vraiment énorme, à tel point que toutes les ruses et les pièges qu'ils ont tenté de mettre sur notre route ont réussi à faire une seule chose : sensibiliser de plus en plus de gens partout dans le monde sur notreflottille et sur la situation de Gaza. Et de tout ça, nous apprenons quelque chose : la peur n'est pas de notre côté, mais du côté d'Israël. Ils ont peur de nous parce que nous représentons la colère des gens tout autour du monde. Les gens qui sont mécontents de ce que l'Etat criminel d'Israël fait aux Palestiniens et à chaque amoureux de la paix qui ose prendre le parti des opprimés. Ils ont peur de nous parce qu'ils savent que, dans un proche avenir il y aura encore plus de bateaux à venir à Gaza comme il y a de plus en plus de personnes à décider de boycotter Israël chaque jour.

Thomas Sommer-Houdeville, depuis l'un des bateaux de la flottille de Gaza

coordinateur de la campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (ccippp)

30 mai 2010 07:54

http://www.protection-palestine.org


6-2 Un acte de Barbarie Ignoble !!

Au moins dix morts dans l'abordage de la flottille en route vers Gaza

Suite aux meurtres de militants de la flottille de la liberté par l'armée israélienne, rassemblement à l'ambassade israélienne (Métro Franklin Roosevelt )

Ce lundi 31 mai, 18h30 Premiers signataires à 8h : AFPS, Génération Palestine, CCIPPP, UJFP, NPA, les Verts... Un communiqué suivra
 Communiqué CCIPPP : "La responsabilité de la vie de nos camarades est sur le dos de notre gouvernement français.

La barbarie n'a pas de limite. Nous avons appris avec consternation que l'armée israélienne d'occupation (en besoin de gloire) a attaqué ce matin à 4h la flottille de la liberté formée de militants totalement pacifistes dans les eaux internationales.

Les dernières informations dont nous disposons venant de nos camarades à bord parlent de deux morts et plusieurs blessés. Des sources de presse israéliennes parlent de 10 morts et plusieurs blessés. Nos pensées vont tout d'abord vers les familles de nos camarades. Nous rappelons au gouvernement français sa responsabilité non seulement envers ses propres citoyens mais aussi envers celle de tous les militants de la liberté. Notre gouvernement porte une responsabilité morale pour avoir été inactif et inconséquent face au blocus de Gaza qualifié de crime de guerre par la commission du juge Goldstone notamment."

L'identité de nos camarades à bord :

Thomas George Sommer-Houdeville pass 09pk61732

Salah Berguabi pass : 01ba54952

Mounia Fatah Ezzehour Sherif pass : 031ca5097

Miloud Zenasni pass : 06a139932

Mouloud Bouzidi pass : 09pp28023

Youssef Benderbal pass : 07ct84435

Ahmed Oumimoun pass 06kp74959

la CCIPPP

Contacts presse France

Adnane Ben Youssef, +336 67 00 04 32

Gulay Erdogan, +336 36 98 85 66
publié le lundi 31 mai 2010.

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8902



7 Analyse - Géopolitique et stratégie

7-1 Ce racisme toléré, tranquille, bien entretenu et omniprésent...

 Question : comment peut-on lire, voir et entendre ces dernières heures, dans les médias, qu’un État – « démocratique », paraît-il – s’apprête à interdire, y compris par la force, tout accès aux côtes palestiniennes de Gaza – qu’il claironne à tous vents avoir pourtant quitté – à une flottille de plusieurs bâtiments internationaux chargés d’aide humanitaire, de petites maisons préfabriquées, de médicaments et de produits de première nécessité du fait de l’embargo exercé d’une main de fer – quand ce n’est pas de « plomb durci » – par ce même État, sans que les autres États – tout aussi « démocratiques » – ne réagissent avec la fermeté qui convient ?

Réponse : parce que ces autres États, dits « démocratiques », ont depuis longtemps perdu le sens même de ce que le mot « démocratie » recouvre, et qu’à bien y regarder, ils ont pratiqué la même politique odieuse, barbare et assassine que celle pratiquée par l’État israélien aujourd’hui. Comment dès lors reprocher à l’un, ce que tous ont fait, et pour certains, font encore ? Difficile ! A moins de se renier soi-même… La duplicité de ces États les déforce donc et il leur est bien compliqué de rappeler Israël à l’ordre quand ils se sont tous compromis d’aussi flagrante manière ! Ainsi donc, il est bien vrai que nos actes nous suivent… tôt ou tard.

La « démocratie » qui est paraît-il le moins mauvais des systèmes, s’est accommodée depuis bien longtemps de pratiques inavouables, comme le racisme. Et tant que nous ne dénoncerons pas et ne condamnerons pas avec la force et la détermination voulues ce type de dérive, tant que nous accepterons implicitement ce fléau voir même le soutiendrons, le racisme aura encore de beaux jours devant lui. Or, une « démocratie » qui se respecte ne peut tolérer ce genre de comportement. Elle doit tout au contraire le pourchasser, sans relâche. Le traquer sous toutes les formes qu’il revêt. Et doit tout, absolument tout faire pour l’éradiquer et ne pas permettre qu’il se tapisse, louvoie, se travestisse de mille façons pour empoisonner lentement mais sûrement les rapports entre les individus. Ne pas en avoir conscience, minimiser son impact, ne pas réagir au quart de tour en sa présence, déclarée ou larvée, est la porte ouverte à des dérives qui deviendront plus graves avec le temps. Et risquent dans certains cas, de devenir alors incontrôlables. Parce que ce qui n’est pas fait à l’échelle des individus, ne pourra l’être à l’échelle de groupes plus larges, plus vastes, de communautés, de villes, de régions, de pays.

Ces jours-là sont arrivés. Cette époque où certains se permettent de dénigrer, d’insulter, de dénoncer, d’exclure, de détruire leurs voisins, leurs semblables, sans réaction de la part de l’entourage et des institutions est arrivée. Elle est la nôtre. Il ne se passe pas un jour où des gens, de par leur couleur de peau ou l’appartenance à une autre culture, ne soient pointés du doigt, mis au ban de nos sociétés si « démocratiques ». L’accès au travail, à l’école, au logement, aux aides sociales, à certains lieux publics leur devient de plus en plus souvent inaccessibles, voire carrément interdits. Et le silence qui entoure tout cela est devenu plus qu’inquiétant. Il fait de ceux qui devraient réagir et ne réagissent pas, des complices de ces situations. Qui ne dit mot consent, dit l’adage. C’est grave. Très grave. Et met à terme, nos propres sociétés en péril. Aujourd’hui nous sommes peu nombreux à réagir. Au point que des responsables politiques n’hésitent même plus à s’avancer à visage découvert pour balancer à qui veut l’entendre leur haine de tout ce qui leur est étranger. Et non seulement c’est toléré, mais ce n’est pas puni. Comme s’il s’agissait d’une opinion parmi tant d’autres. Au nom de la liberté d’expression, des tribunes leur sont offertes. Et des médias leur font la part belle, amplifient leurs déclarations, s’en font l’écho quand il faudrait les verbaliser sèchement et sans hésitation…

Recevoir officiellement des ministres dont les propos et les pratiques sont assurément racistes, est grave. Autoriser la pose de plaques de rue mettant à l’honneur des noms de racistes, est grave. Soutenir la libération d’un otage et en ignorer un autre du fait de leurs origines, est grave. Permettre que des produits issus de la colonisation inondent nos marchés, est grave. Encourager le rehaussement des rapports avec l’UE d’un pays qui bafoue les Droits de l’homme et les Résolutions de l’ONU, est grave. Se réjouir de l’accès à l’OCDE d’un pays qui pratique l’apartheid, est grave. Ramper devant les dictats d’un pays dont le sionisme est l’idéologie d’État, est grave. Et cette longue liste prend des pages et des pages, est contenue dans de multiples rapports, établis depuis des années par quantité d’organisations internationales au-dessus de tout soupçon. Sans que cela ne change rien à rien ! Sinon pour seul résultat, ce que nous voyons aujourd’hui : un État qui s’arroge le droit de perpétuer des pratiques racistes et criminelles des plus immondes, sans que personne ne puisse plus l’arrêter, semble-t-il. Un régime d’apartheid, le sionisme, s’étale en long et en large sous nos yeux, depuis des décennies, et personne ne bouge, hormis une poignée de résistants eux-mêmes dénigrés dans cette dérive inacceptable, dans cette impunité intolérable, dans ce reniement des valeurs mêmes qui fondent une vraie « démocratie ».

Dès lors, et devant l’absence évidente de courage politique de nos « démocraties » bien peu éclairées et incapables de faire appliquer le Droit international depuis plus de 60 ans, la seule issue est de nous en remettre aux décisions souveraines des Palestiniens. C’est à eux et à eux seuls que reviennent le choix de leur résistance et de la politique qu’il leur faut mener pour recouvrer leur indépendance et leur auto-détermination. S’ils choisissent de refuser les dictats israéliens, nous devons les soutenir. S’ils choisissent le boycott des produits israéliens, nous devons les soutenir. S’ils choisissent la résistance armée, nous devons les soutenir. Et s’ils devaient en arriver à choisir de remettre en question le partage de leur territoire opéré dans leur dos et sans leur consentement pour régler notre racisme européen à l’encontre des juifs après la deuxième guerre mondiale par l’établissement d’un État qui s’est révélé lui-même raciste, nous devrons les soutenir aussi. Au nom de la « démocratie », précisément. Nous n’avons aucune raison de soutenir ou de laisser faire un occupant qui viole le Droit international et se moque des rappels à l’ordre qui lui ont été adressés avec beaucoup de mansuétude et de patience, tout en condamnant l’occupé pour les méthodes de sa résistance, puisque par nos lâchetés répétées et par le renoncement à appliquer nos propres lois, décrets et résolutions, nous ne lui laissons d’autre choix !

Daniel Vanhove

Observateur civil
Auteur de La Démocratie Mensonge
2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire

30.05.10

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Ce-racisme-tolere-tranquille-...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Début : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel.

n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Début  : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 485                                                           29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


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Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Et Oussama Ben Laden ?

1-2 Retour des explosions qui tuent et blessent des centaines de civils. 

1-3 Sara Daniel : Profession chiens de guerre.

1-4 L'alcool plus nocif que le stress pour l'armée britannique.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 D. Finkel : "De bons petits soldats".  

2-2 Dominique Lagarde : Afghanistan, Irak: des guerres très privées.

2-3 Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban.

2-4 Osman Sardasht : Chronique d’une mort annoncée.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 eva R-sistons : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

3-2 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine.

3-3 Le Kurdistan irakien, futur membre de l'OCDE ?

Fin

4 Histoire de l'Irak

4-1 « Mesdames et Messieurs, nous l’avons eu!

4-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».

4-3 Guerre du Golfe – janvier 1991

5 Annexe

5-1 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

 



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Et Oussama Ben Laden ?
Ben Laden souffrirait d'insuffisance rénale chronique nécessitant des traitements et serait sous dialyse. Selon d'autres sources, il n'est pas sous dialyse et ne souffre pas de problèmes de reins.
Le chef d'Al-Qaida a de nombreuses fois été annoncé mort.

En janvier 2002, le président du Pakistan, Pervez Musharraf estimait que l'islamiste serait mort de déficience rénale.

En juillet 2002 le chef du FBI Dale Watson pensait qu'il n'était « probablement plus de ce monde ».

En décembre 2002, c'est le chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, qui affirme que Ben Laden avait succombé à la suite d'opérations militaires américaines.
Le 23 septembre 2006, le quotidien français L'Est républicain révèle l'existence d'une note classée confidentiel défense de la DGSE qui indique que les services secrets saoudiens seraient convaincus qu'Oussama Ben Laden serait mort le 23 août 2006 d'une crise de fièvre typhoïde.

Le président Jacques Chirac, surpris de la divulgation de l'information, a déclaré que « cette information n'est en rien confirmée ».
Le 2 novembre 2007, Benazir Bhutto, candidate à la présidence du Pakistan, mentionne dans une entrevue avec David Frost sur les ondes d'Al Jazeera English, le nom d'un homme « qui a tué Oussama ben Laden ».
Le 21 décembre 2008, Dick Cheney, vice-président américain sortant a indiqué ne pas être sûr qu’Oussama ben Laden soit encore vivant, dans une interview à la chaîne de télévision américaine Fox News Channel.
Saad Ben Laden, 3e fils de Ben Laden né en 1979 aurait quitté l'Iran pour les zones tribales du Pakistan rejoindre son père et aurait été tué lors d'une attaque d'un drone durant l'été 2009.

Plusieurs autres membres de sa famille sont en 2009 toujours en Iran.

Une liste de 85 suspects relié à al-Quaida a été publiée par Interpol le 10 février 2009 à la demande de l'Arabie saoudite qui les considèrent comme une menace majeure pour le pays.

On compte parmi eux un beau-frère de Ben Laden et onze anciens détenus de la prison de Guantanamo
Les personnes clés impliquées dans la TF 121:
• Craig Edward Ennis, conseiller spécial pour les opérations secrètes, est l'auteur de la Task Force 121, Task Force 20, et Task Force 120
• John Abizaid, qui seraient responsables pour former la TF121
• Donald Rumsfeld et George Tenet a approuvé sa création.
• Stephen Cambone, assistant de Rumsfeld.
• Le vice-amiral Lowell E. Jacoby, DIA tête
• Contre-amiral Bill McRaven
• Air Force brigadier général Lyle Koenig
• Le major-général Stanley Mc Chrystal
• Le colonel Stuart A. Herrington
• Le major-général Barbara Fast
• Brig Gen Richard P. Formica
• Le lieutenant-général Ricardo S. Sanchez
• Gen Bryan D. Brown
• Le major-général Michael E. Ennis
• Gen Gregory L. Trebon
• Le major Dennis S. Berry Jr.

http://11septembre2001.blogspot.com/


1-2 Retour des explosions qui tuent et blessent des centaines de civils. 

L’Irak, quant à lui, est toujours sans gouvernement, à cause de l’équilibre nouveau né des dernières élections législatives et de l’arrêt des pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran, ce qui a eu des répercussions négatives sur une réconciliation possible entre le président du Conseil sortant Maliki et son adversaire Allaoui.

Voilà pourquoi, nous assistons au retour de la tension et des explosions qui tuent et blessent des centaines de civils.

De plus, et tandis que l’on fait un nouveau décompte des voix, des rumeurs circulent sur un possible changements d’alliances, notamment entre la Syrie et l’Arabie saoudite, notamment à propos de la présence de Allaoui à la tête du futur gouvernement.

Entre-temps, les analyses parlant de changements en ce qui concerne le retrait étasunien prévu en 2011 s’avèrent vraies. Barak Obama s’est rétracté, là aussi, sur les promesses faites dans son discours d’investiture, puisque ses dernières déclarations insistent sur les deux points suivants :

-Le retrait des troupes étasuniennes du centre et du sud de l’Irak permettrait de déployer de nouveaux contingents dans le nord de ce pays ainsi que dans d’autres parties du Moyen Orient.

-Le redéploiement de ces troupes pourrait réaliser trois objectifs en même temps : la consolidation des « succès » enregistrés dans la partie nord de l’Irak (à savoir l’influence grandissante de Washington parmi les Kurdes), la garantie pour les « amis » de Washington dans le Golfe que les Etats-Unis sont toujours là pour les aider face à l’Iran et, enfin, la poursuite de la guerre contre les groupes d’Al Qaeda, surtout à la suite du succès, partiel, de la dernière campagne qui avait visé certains dirigeants de cette organisation.

SI nous ajoutons à cette tendance politique ce qui a été dit dans la « Stratégie de défense nationale » étasunienne en ce qui concerne l’Irak (2008), surtout à propos de la nécessité pour Washington d’avoir de nouvelles bases militaires en Asie, surtout près des sources d’énergie et des routes de transport, nous ne manquons pas de conclure que les Etats-Unis ont l’intention (si leurs troupes peuvent résister) de rester en Irak bien au-delà de 2011, surtout que le traité militaire signé avec ce pays le permet.

LE 30 AVRIL 2010

 Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais


1-3 Sara Daniel : Profession chiens de guerre.

Quel sens a une guerre quand elle est conduite non plus par des États, mais par des sociétés privées ? Pour quels intérêts se battent-elles exactement ? Cet article du Nouvel Observateur nous plonge dans les arcanes de la désormais célèbre société de mercenaires Blackwater, rebaptisée Xe Service , et de son fondateur Erik Prince. Malgré les nombreux signaux d’alarme parvenus jusqu’au Congrès américain sur les exactions de ces "mercenaires", comme en mars dernier où le contrat d’1 milliard de Dollars pour la formation de la police afghane par Blackwater a été questionné par les Sénateurs américains – les services de "la plus grande armée privée du monde" sont encore largement utilisés par l’Administration Obama, notamment sur les terrains afghans et irakiens.

Les mercenaires de Blackwater constituent la plus grande armée privée au monde. Ils sont devenus, sous Bush, une pièce maîtresse de la machine militaire américaine. Qui sont ces nouveaux prétoriens qui multiplient les coups tordus et se pensent au-dessus des lois ? Une enquête de Sara Daniel

Ils sont armés de M4 automatiques capables de tirer 900 balles par minute, portent des lunettes noires Oakley et des pistolets. Ils ont des couteaux fixés aux jambes par des Velcro et des écouteurs vissés aux oreilles. Arrogants, brutaux, ils exhibent leurs biceps de 50 centimètres de circonférence dans les rues de Bagdad, Kaboul ou Peshawar, où ils veulent en découdre avec les musulmans, qu’ils appellent « hadjis ». Ils sont précédés par ce parfum de testostérone et de bavures qui soulève la haine sur leur passage. Ce sont les mercenaires de Black water, la plus grande armée privée au monde. Leur chef s’appelle Erik Prince.

Tout a commencé en 1997, quand ce milliardaire chrétien fondamentaliste de 28 ans se sent investi d’une mission divine et crée une entreprise militaire privée pour former les soldats américains. Après les attentats du 11 septembre 2001, elle va devenir l’une des pièces maîtresses du dispositif de guerre américain déployé par George W. Bush. Et l’administration Obama, engagée sur deux fronts, ne sait plus très bien aujourd’hui comment se passer de cette garde prétorienne. Car l’armée de Prince s’est rendue indispensable en se chargeant discrètement des basses besognes de la lutte contre le terrorisme.

Ses hommes sont au-dessus des lois et regardent avec mépris leurs camarades soldats qui doivent rendre des comptes à leur état-major. «Nous, nous sommes intouchables : si on est mis en cause, notre hiérarchie nous exfiltrera en douce dans le coffre d’une voiture… », racontait un employé de Blackwater, croisé en Irak. Car un décret établi par l’autorité provisoire de la coalition en 2004 protégeait les privés : selon « l’ordre 1 7», véritable permis de tuer, « les contractuels sont immunisés contre toute poursuite judiciaire émanant de l’Etat irakien » … Depuis, le décret a été aboli. Le jeudi 16 avril 2010, deux anciens employés de Blackwater ont été arrêtés aux Etats-Unis pour avoir tué deux Afghans et blessé un troisième, en mai 2009, à Kaboul.

Les deux mercenaires, âgés de 27 et 29 ans, sont poursuivis pour « meurtres sans préméditation » et « tentative de meurtre ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Ce serait une première : contrairement à plus de 300 militaires, aucun employé de Blackwater, en neuf ans de guerre, n’a encore été condamné pour des exactions commises en Irak ou en Afghanistan.

La tuerie de la place Nissour

Et pourtant… le 16 septembre 2007, un convoi de gardes du corps de Blackwater ouvre le feu sur les automobilistes de la place Nissour à Bagdad. Bilan : 17 civils tués et une vingtaine de blessés. C’est une terrible bavure, l’action mercenaire la plus sanglante de l’occupation irakienne. Un mois après le massacre, le fondateur de Blackwater est convoqué devant le Congrès pour s’expliquer. Erik Prince a troqué son treillis contre un beau costume bleu. Entouré d’une nuée d’avocats qui le coachent comme un sportif, il se drape dans son patriotisme. Comment ose-t-on lui demander des comptes, à lui qui défend son pays contre les « méchants » ? Les démocrates espèrent alors que le carnage de Bagdad, qui, selon un militaire américain, a eu des conséquences aussi graves que le scandale des tortures à la prison d’Abou Graib, va enfin avoir raison de la première armée privée du monde. La tuerie de la place Nissour n’est-elle pas le 168e crime que la société se voit reprocher par le gouvernement irakien ? Hillary Clinton exige une loi qui interdirait tout simplement Blackwater en Irak.

Deux ans et demi ont passé et les démocrates, désormais au pouvoir, se montrent nettement moins sourcilleux. Hillary Clinton, devenue secrétaire d’Etat, a fait plusieurs fois appel à Blackwater pour assurer sa sécurité lorsqu’elle s’est rendue en Irak. En décembre 2009, un juge fédéral américain, alléguant des «irrégularités dans la procédure criminelle », a rejeté toutes les charges contre les mercenaires mis en cause dans la tuerie de la place Nissour. Aujourd’hui, les hommes de Prince assurent toujours la sécurité de l’ambassade américaine à Kaboul, et Blackwater pèse 1,2 milliard de dollars.

La privatisation de la guerre serait-elle devenue un phénomène irréversible ? L’armée américaine, exténuée par deux guerres, n’arrive plus à se passer de ses « employés privés», et même des pires d’entre eux. Il y a aujourd’hui autant de chiens de guerre que de soldats réguliers en Irak. En Afghanistan, on compte 104 000 mercenaires pour 68 000 soldats américains. Fin 2010, ils seront environ 130 000 pour 120 000 militaires réguliers. Plus inquiétant : 50% des agents clandestins de la CIA sont des privés. Selon Michael Ratner, président du Centre pour les Droits constitutionnels, qui tente de traduire en justice les responsables de bavures, ce système est une subversion de la démocratie : « L’utilisation croissante de contractuels rend les guerres plus faciles à mener. Il faut juste de l’argent, pas l’accord des citoyens. » ?

L’entreprise de Prince, qui a décroché plus de 1,5 milliard de dollars de contrats publics entre 2001 et 2009 (dont plus de la moitié sans appel d’offres), est « une armée capable de renverser la plupart des gouvernements de ce monde », selon un membre du Congrès. Elle dispose de l’un des plus importants stocks privés d’armes lourdes, d’une flotte d’avions, d’hélicoptères Blackhawk, de navires, de véhicules blindés, de stands de tir, et ses bases américaines forment 30 000 policiers et militaires par an.

Son inquiétante puissance doit beaucoup aux liens qui unissent la famille Prince à la frange la plus religieuse du Parti républicain. Né en 1969 à Holland dans le Michigan, Erik Prince appartient à une riche et puissante dynastie d’équipementiers automobiles, qui contribue au financement de la droite religieuse. En 1992, le jeune homme, qui vient de soutenir la candidature de Pat Buchanan, leader de l’extrême-droite chrétienne, s’engage dans les Navy Seals, le corps d’élite des marines. Il servira en Haïti, au Moyen-Orient et en Bosnie. Lorsque son père meurt d’une crise cardiaque, Prince quitte à contrecoeur l’armée pour gérer la fortune familiale. Avec son héritage, qui s’élève à plusieurs centaines de millions de dollars, il décide de créer un centre d’entraînement privé pour les militaires américains. Il y a un marché à prendre : depuis les réductions budgétaires décidées par Dick Cheney, lorsqu’il était le secrétaire à la Défense de Bush père, l’armée a rogné sur ses budgets formation.

En 1997, donc, Prince crée Blackwater sur un terrain marécageux situé à Moyock, en Caroline du Nord. Il a compris le parti à tirer de la volonté du ministre de la Défense de sous-traiter à des entreprises privées une partie des tâches de l’armée. En 1999, à la suite du massacre du lycée de Columbine, dans le Colorado, au cours duquel 12 élèves sont assassinés par un de leurs camarades, Blackwater se voit confier le soin de former la police pour ses interventions en milieu scolaire. Mais c’est grâce à Ben Laden que l’entreprise va voir sa puissance décupler.

Après l’attaque suicide lancée contre le destroyer « USS Cole » en octobre 2000 dans le port d’Aden, Blackwater obtient un contrat de 37 millions de dollars avec la marine. Surviennent les attentats du 11-Septembre. Pour l’administration Bush, le recours au privé devient une des clés de la victoire dans la «guerre contre la terreur». «Private is beautiful, explique Prince. Quand vous êtes pressé, avez-vous recours à la poste ou à Federal Express ?»

A l’époque, Rumsfeld vient de lancer sa campagne contre les prétendues armes de destruction massive irakiennes. Il cherche à réduire le pouvoir de la CIA, dont les démentis exaspèrent les conservateurs. «Notre ennemi est bien plus proche de nous. C’est la bureaucratie du Pentagone », déclare le ministre de la Défense. Selon lui, le recours à une garde prétorienne permettra de dissimuler certaines opérations sensibles à la vigilance du Congrès. C’est à ce moment que Prince ressent le besoin impérieux de reprendre le service actif. Le suprématiste chrétien, qui se sent investi d’une mission divine, ne veut pas se contenter d’engranger des contrats publics. Il contacte la CIA, qui l’éconduit dans un premier temps au motif qu’il n’a pas assez d’expérience de terrain… Ce n’est que partie remise.

Privatiser les casques bleus

En 2004, selon des sources proches des services de renseignement américains, la CIA finit par intégrer Prince dans un réseau de citoyens-espions. Il prend du galon et coordonne des agents qui travaillent dans les pays de l’« axe du mal ». Il assure financer ses missions sur sa cassette personnelle : « Le Congrès me dépeint sous les traits d’un profiteur de guerre, alors que je paie de ma poche toutes sortes d’activités de renseignement pour renforcer la sécurité nationale des Etats-Unis», confie-t-il au magazine américain « Vanity Fair ». Blackwater se met à décrocher des contrats de plus en plus « sensibles ». L’entreprise avec sa filiale « renseignement » – Total Intelligence Solutions ressemble à une unité d’élite de la CIA. A ceci près que ses employés sont payés dix fois plus que les agents fédéraux. L’hémorragie des as du renseignement vers les officines privées est si importante que le directeur de la CIA, Porter Gross, demande aux sociétés privées d’arrêter de recruter dans la cafétéria de Langley (le siège de la CIA). Même Rob Richer, numéro deux du service des opérations clandestines de la CIA, a rejoint Blackwater…

L’entreprise s’est peu à peu rendue indispensable au dispositif militaire américain. L’assurance et l’ambition de Prince ne connaissent plus de limites. Il rêve de se substituer aux armées défaillantes du monde entier. Et d’abord à la plus vulnérable d’entre elles, celle des casques bleus : «Faites-moi la liste, si vous en êtes capable, des opérations de maintien de la paix que l’ONU aura vraiment menées à bien…», persifle le barbouze milliardaire en janvier 2006. Pour optimiser l’efficacité de l’organisation internationale, il a une idée : « Nous pourrions organiser une brigade internationale de professionnels. » Privatiser les casques bleus, l’idée est aussi irréaliste que choquante, mais elle séduit certains cercles influents de républicains évangélistes qui s’indignent des massacres au Darfour. Et aussi des experts plus indépendants, comme Max Boot, membre éminent du cercle de réflexion Council on Foreign Relations, qui publie dans le «Los Angeles Times » un article titré : « La solution pour le Darfour : envoyer des mercenaires ». C’est un véritable plaidoyer pour les guerriers privés : «Les géants moralisateurs qui dirigent l’ONU prétendent qu’employer des mercenaires est inacceptable. Plus inacceptable, semble-t-il, que de voter de vaines résolutions, d’envoyer des forces de maintien de la paix inefficaces et de laisser se poursuivre le génocide » (1).

Assassinats ciblés

Si Erik Prince, malgré le soutien de ses lobbyistes, ne réussit pas à convaincre « les géants moralisateurs » de privatiser les forces d’interposition de l’ONU, il collabore de 2004 à 2009 à la mission la plus secrète de l’histoire de l’administration Bush : les assassinats ciblés. Depuis le 11-Septembre, George Bush a en effet autorisé la CIA à supprimer des membres d’al-Qaida sans laisser de traces. C’est dans la propriété personnelle de Prince, entre la piscine et le tennis, sur le stand de tir du domaine, que le commando va s’entraîner loin des curieux. Selon une gorge profonde de la CIA, ses cibles auraient été Mamoun Darkazanli (un financier d’Al-Qaida résidant à Hambourg) ou encore Abdul Qadeer Khan, le scientifique pakistanais qui a transmis son savoir-faire nucléaire à l’Iran et à la Corée du Nord. Washington décide finalement de renoncer à l’opération. Mais les Etats-Unis et Prince n’en ont pas encore fini avec le « business » des assassinats…

En juin 2009, Leon Panetta, nouveau directeur de la CIA, réunit les commissions du renseignement du Congrès. Il vient de découvrir que l’Agence a dissimulé un vaste programme d’opérations clandestines au centre duquel se trouvent Blackwater et Erik Prince. Le 20 août, le « New York Times » révèle que Blackwater se chargeait entre autres d’armer les bombes sur les drones, ainsi que de pourchasser, voire de tuer, des membres d’Al-Qaida. Erik Prince, le sous-traitant de la CIA, disposait d’un « permis de tuer » sur la terre et dans les airs. Comment ce programme secret a-t-il pu ainsi fuiter dans la presse ? L’homme aux influences occultes est amer. Pour la première fois depuis des années, il consent à s’exprimer dans la presse.

C’est Adam Ciralsky, un ex-avocat de la CIA devenu journaliste, qui dresse son portrait dans « Vanity Fair » au mois de janvier dernier. Le Darth Vader de la croisade contre le terrorisme y donne sa version des faits et laisse entendre qu’il détient des informations compromettantes pour le système de renseignement américain. Il se présente comme un homme bien mal récompensé de son engagement au service des Etats-Unis. Il prétend qu’il veut se mettre au vert et, pourquoi pas, enseigner dans un collège !

Faut-il croire sur parole Prince, le barbouze mercenaire mégalomane qui est aujourd’hui à la tête de l’armée privée la plus puissante au monde ? Il sait bien que l’Amérique ne peut plus s’en passer. La créature de la droite religieuse, hydre à plusieurs têtes, est présente sous différents noms (elle en compte des dizaines) en Irak, mais aussi au Japon, dans les zones tribales pakistanaises ou en Azerbaïdjan. Elle prend en charge la sécurité intérieure, la technologie de surveillance, la guerre contre la drogue ou les opérations de maintien de la paix. Elle a ses fans et ses lobbies dans cette Amérique des milices et des « tea parties », ces rassemblements populistes de la droite anti-Obama qui se développent à la faveur de la crise, vomissent l’Etat fédéral et voudraient tout privatiser, même la conduite de la guerre.

L’émergence d’armées privées autonomes pourrait-elle conduire à « envisager l’avènement d’intérêts oligarchiques transnationaux ? », se demandait Georges-Henri Bricet des Vallons, dans un livre très informé sur les armées privées en Irak (2). Ce serait bien dans l’esprit du dernier projet d’Erik Prince : la création d’une brigade à déploiement rapide qui, moyennant finances, pourrait se mettre au service de gouvernements étrangers. Une manière de s’affranchir un peu de la tutelle d’une administration américaine qui a publiquement pris des distances envers son « Prince de l’ombre », sans jamais cesser, pourtant, de l’utiliser en coulisse.

Sara daniel,  

Références

Cité dans «Blackwater. L’ascension de l’armée privée la plus puissante du monde », de Jeremy Scahill, Actes Sud

«Irak, terre mercenaire », Favre

 Sara daniel,

Le Nouvels Obs,

 6 mai 2010

Published on mai 8, 2010 par GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2010/05/08/profession-chiens-de-guerre/


1-4 L'alcool plus nocif que le stress pour l'armée britannique.

L'abus d'alcool est un problème plus important que les troubles mentaux dus au stress post-traumatique chez les militaires britanniques déployés dans les zones de guerre qui rentrent d'opération, conclut une étude à laquelle le journal The Times consacre un article sur son site internet.
Les forces militaires britanniques déployées en Afghanistan et en Irak sont 22% plus susceptibles de boire à des niveaux dangereux de l'alcool que les troupes qui restent au pays, selon des chercheurs du King's College de Londres.
Les résultats de cette étude, publiés dans le journal médical
The Lancet, montrent que les taux de troubles dus au stress post-traumatique et d'autres problèmes mentaux sont restés généralement stables depuis 2003.
Plus d'un répondant sur dix (13%) déclare qu'il boit de l'alcool dans des quantités jugées dangereuses par les chercheurs, en accord avec les définitions de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 
D'après l'étude, les réservistes déployés en retrait dans les zones de guerre sont davantage sujets à des problèmes de santé mentale, tandis que les troupes postées en première ligne sont plus exposées à des abus d'alcool. 
Près d'un membre des forces armées britanniques sur cinq (19,7%) est victime d'un trouble de santé mentale banal, comme une dépression, de l'anxiété ou des insomnies, selon cette enquête menée auprès de 10.000 militaires.
 
Les troubles dus au stress post-traumatiques touchent 3 à 4% des militaires britanniques. (belga)

14/05

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/Sante/article/detail/1105658/2010/05/14/L-alcool-plus-nocif-que-le-stress-pour-l-armee-britannique.dhtml


n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Suite : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».

n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Suite : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 485                                                           29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

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Sommaire :  

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 D. Finkel : "De bons petits soldats".  

2-2 Dominique Lagarde : Afghanistan, Irak: des guerres très privées.

2-3 Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban.

2-4 Osman Sardasht : Chronique d’une mort annoncée.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 eva R-sistons : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

3-2 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine.

3-3 Le Kurdistan irakien, futur membre de l'OCDE ?

 

 


2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 D. Finkel : "De bons petits soldats".  

Le grand reporter du « Washington Post » et prix Pulitzer a vécu un an avec un bataillon de soldats américains en Irak. Il en publie le récit saisissant.

Entretien. 

Le Nouvel Observateur. - Dans «De bons petits soldats », qui raconte le quotidien des soldats américains en Irak, vous débutez chaque chapitre par un extrait d'un discours de Bush justifiant la guerre. La réalité des soldats avec qui vous avez passé un an sur le terrain paraît en complet décalage avec les déclarations présidentielles.
David Finkel. - Comme dans toutes les guerres, il y a deux conflits dans la guerre d'Irak.

Le premier est celui que mènent les hommes politiques et les stratèges à Washington.

L'autre, c'est la guerre qui résulte de cette politique et qui est celle des soldats qui se battent sur le terrain.

Pendant que j'étais en reportage, c'est la journée du 4 septembre 2007 qui illustre le mieux cette dichotomie. D'un côté, George W Bush commentait l'évolution du conflit en déclarant que les Etats-Unis étaient en train de « botter le cul de l'ennemi».

C'était sa manière de répondre et sa vision des choses. Mais pour les militaires avec qui j'étais en reportage, le 4 septembre, c'est le jour où une mine a explosé au passage de leur convoi. Trois soldats sont morts sur le coup. Un quatrième a perdu ses deux jambes. Et un cinquième a perdu ses jambes, son bras droit, la majeure partie de son bras gauche, ses oreilles, son nez, et ses sourcils, a subi trente interventions chirurgicales pour finalement mourir cinq mois après. « Duncan aurait eu 20 ans demain : il aura à jamais 19 ans et il nous manquera toujours », a écrit sa mère à propos de la mort de son fils. C'est sa manière à elle de répondre, et sa vision des choses.

N. O. - Le retrait américain d'Irak est prévu pour 2011. En fonction de votre connaissance du terrain, est-ce que cela vous semble possible et plausible ?
D. Finkel. - Les amis, les militaires et les collègues avec qui j'en parle pensent tous que c'est effectivement possible. Les plus optimistes disent même que c'est probable. Mais d'autres font remarquer quelques vérités désagréables : la guerre n'est pas terminée, la situation politique demeure très instable, et la plupart des 2 millions d'Irakiens en exil ne sont toujours pas rentrés au pays.

A l'intérieur, des millions de personnes déplacées ne peuvent pas revenir chez elles.

Chaque jour apporte son lot de violences incessantes. Dans de telles circonstances, il serait présomptueux d'annoncer un terme définitif ou même probable des hostilités : 2011 est encore loin.

N. O. - Dans votre livre, on prend conscience des blessures et traumatismes des vétérans de la guerre d'Irak. Les Etats-Unis les accueillent-ils mieux que ceux du Vietnam ?
D. Finkel. - Je répondrai d'abord en termes de soins médicaux. A n'en pas douter, ceux qui rentrent au pays avec des blessures physiques comptent parmi les gens les mieux soignés au monde.

Par contre, en matière de traitement des blessures psychologiques, les choses sont moins simples. Certains sont bien suivis, d'autres non. Il y a un certain sentiment de honte associé à la demande d'un traitement psychiatrique. Au sein du bataillon que je décris dans mon livre, un des tout meilleurs soldats de l'unité a été renvoyé au pays pour cause de troubles du comportement post-traumatiques. A l'évidence, il s'agit d'un excellent soldat qui avait atteint son point de rupture au terme de mille jours particulièrement éprouvants en Irak. Et pourtant il est revenu aux Etats-Unis hanté par un sentiment de culpabilité : il ne se sentait pas fier d'être un patriote. Quant à la manière dont le public américain accueille les vétérans, elle est sans commune mesure avec ce qui s'est passé au moment du Vietnam. Ces jours-ci, les critiques et la colère de ceux qui condamnent le conflit visent les dirigeants et non les soldats eux-mêmes. Cela changera peut-être à l'avenir lorsque la guerre cessera d'être un événement lointain et commencera à contaminer le tissu social américain. Mais pour le moment, c'est la guerre qui maltraite les soldats et non l'opinion publique.

N. O. - Vous avez couvert l'Irak, l'Afghanistan, le Kosovo, et vos sujets sur le Yémen vous ont valu le prix Pulitzer. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
D. Finkel. - Je pense que ce que j'ai vu en Irak restera à jamais en moi et que cela m'a plus marqué que tout ce que j'avais pu voir jusque-là. Au départ, je ne cherchais pas à écrire sur la guerre proprement dite, mais plutôt à me servir d'elle pour cerner la personnalité des jeunes soldats.

Au début, ils étaient naïfs et impatients d'aller au combat.

Sur la fin, ils avaient compris ce qu'est la guerre. Tous en ont été transformés, et ils porteront ce conflit en eux jusqu'à la fin de leurs jours.

Gilles Anquetil, François Armanet

David Finkel

Grand reporter au «Washington Post», David Finkel a reçu de nombreuses récompenses, dont le prix Pulitzer pour une série sur le Yémen. Il publie chez Robert Laffont « De bons petits soldats », salué aux Etats-Unis.

http://guerreenirak.canalblog.com/

Source : http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/les-debats/097986/ira...


2-2 Dominique Lagarde : Afghanistan, Irak: des guerres très privées.

La société DynCorp, qui entraîne l'armée afghane, assure aussi avec ses contractors la garde rapprochée du président Karzaï.

Logistique, sécurité, surveillance aérienne... des salariés de sociétés militaires appuient de plus en plus sur le terrain les armées américaine et britannique. Sur le sol afghan, ils sont presque deux fois plus nombreux que les soldats déployés par le Pentagone.

En Afghanistan comme en Irak, les armées américaine et britannique sous-traitent une part de plus en plus importante de leurs activités à des sociétés militaires privées (SMP). A l'échelle de la planète, celles-ci emploieraient près de 1 million de personnes: réunies, elles représenteraient, sur le papier, la deuxième armée du monde. Amorcée il y a une vingtaine d'années, guère plus, la privatisation de la guerre, sous toutes ses formes, est une entreprise juteuse: elle constitue un énorme marché estimé à 170 milliards d'euros par an.

Des opérations de contre-insurrection "clefs en main"

La première société militaire privée est apparue en 1989. Créée par d'anciens commandos sud-africains, installée en Angola sur une base abandonnée par les Soviétiques, Executive Outcomes proposait aux Etats africains menacés par la rébellion des opérations de contre-insurrection "clefs en main". Elle reste à ce jour la seule vraie tentative de privatisation de l'activité combattante.

Apparaît ensuite aux Etats-Unis, dans les années 1990, la Military Professional Resources Inc. (MPRI). Société de droit privé, elle n'en est pas moins étroitement liée au Pentagone. A ses débuts, elle vend surtout ses services aux pays de l'ex-bloc soviétique qui mettent leurs armées aux normes de l'Otan avant d'intégrer l'Alliance atlantique.

A cette époque, les tâches confiées à des contractors privés relèvent pour l'essentiel de la logistique. Lors de la première guerre du Golfe, en 1991, on ne compte qu'un civil sous contrat pour 100 militaires américains. Mais tout change avec la guerre d'Irak. En 2003, lors de l'invasion, le rapport est déjà de 1 à 10. En 2007, pour la première fois, il y a autant de contractors employés par l'US Army que d'hommes en uniforme. Du jamais-vu!

Le 16 septembre de cette année-là, des employés de Blackwater, l'une des plus grosses sociétés militaires privées (aujourd'hui rebaptisée Xe Services LLC), tirent sur un véhicule en plein centre de Bagdad. La fusillade fait 17 morts. La justice américaine est saisie. Blackwater sera finalement écartée du marché irakien.

La société Blackwater a été écartée du marché irakien après que ses employés ont déclenché une fusillade à Bagdad faisant 17 morts.

Ce qui ne l'empêche pas de continuer à travailler aujourd'hui encore pour le gouvernement américain, notamment pour la CIA, en Afghanistan. Deux de ses employés figuraient parmi les victimes de l'attentat du 30 décembre 2009 contre une base américaine à Khost, dans le sud-est du pays.

La société possède une base secrète, près de la frontière avec le Pakistan, d'où elle fait décoller ses propres drones en direction des zones tribales pakistanaises. En principe, la tâche de ces avions sans pilote ultrasophistiqués consiste à identifier des cibles qui seront ensuite "traitées" par d'autres appareils, équipés de missiles et appartenant, eux, à l'armée américaine.

Mais est-ce si sûr? Les bombardements des zones tribales pakistanaises sont devenus une pièce centrale de la nouvelle stratégie de Washington. Entre 2008 et 2009, leur nombre a augmenté de 50%, passant de 36 à 53, et le rythme s'est encore accéléré depuis le début de l'année...

Plus de 100 000 civils travaillent pour le Pentagone

Un rapport du service d'étude du Congrès américain, publié en décembre 2009, estimait à 104 100 le nombre de civils travaillant en Afghanistan pour le seul Pentagone. Les effectifs militaires, à la même époque, étaient de 63 950 soldats. En clair, 62% des hommes qui oeuvraient sur le terrain pour le ministère américain de la Défense étaient des privés - un pourcentage jamais atteint dans l'histoire des Etats-Unis. Le déploiement des renforts (30 000 hommes) annoncés par Barack Obama devrait se traduire par l'embauche de 56 000 contractors supplémentaires.

"En Afghanistan, analyse Olivier Hubac, spécialiste de l'intelligence stratégique et coauteur d'un ouvrage sur la guerre afghane (1), le recours aux contractors fait partie intégrante de la stratégie de l'Otan. Tout ce qui ne constitue pas le coeur du métier de soldat est externalisé afin de permettre aux militaires de se consacrer au combat et aux actions de sécurisation."

3 questions à Doug Brooks*

Pourquoi le Pentagone fait-il aussi massivement appel à vos services?

Parce que nous coûtons moins cher. Environ 80 % de nos effectifs sont des employés locaux, payés au prix du marché local, quelques centaines de dollars. Et même si certains de nos salariés occidentaux touchent aux alentours de 1 000 dollars par jour, cela reste moins cher.

Combien gagnent les sociétés?

Pour les contrats au forfait, leur marge bénéficiaire est d'environ 10%.

Plusieurs affaires ont récemment défrayé la chronique, mettant en cause la qualité des services rendus par les contractors...

C'est aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités. L'Etat accorde systématiquement les appels d'offres aux moins chers des postulants, ce qui n'est pas forcément la meilleure façon de procéder.

*Président de l'International Peace Operations Associations, qui rassemble une soixantaine de SMP américaines.

Philippe Coste

Quelles sont les tâches confiées au privé? Il y a d'abord tout ce qui relève du "soutien de l'homme" et de la logistique: hébergement, maintenance, ravitaillement, connexions Internet, gardiennage, etc. La sécurité de tous les "camp-vie" de l'Otan en Afghanistan est ainsi assurée par des sociétés privées.

D'autres services rendus par les contractors relèvent peu ou prou de la délégation de service public: déminage, surveillance aérienne, lutte antidrogue, formation des forces gouvernementales afghanes. Ce dernier marché semble promis à une croissance exponentielle si l'Otan veut atteindre ses objectifs affichés : porter l'armée afghane de 9 000 à 134 000 hommes à la fin 2010, puis à 240 000 hommes en 2013.

L'armée est entraînée principalement par Kellogg Brown and Root (KBR) et par DynCorp. Première SMP en Afghanistan aujourd'hui, cette dernière assure aussi la garde rapprochée du président Hamid Karzaï. La MPRI, elle, spécialisée dans le conseil, est chargée d'élaborer la doctrine militaire de l'Armée nationale afghane - un contrat de 200 millions de dollars - et de former ses chefs de corps. Enfin, l'instruction de la police afghane, dont les effectifs pourraient atteindre 160 000 hommes, est assurée pour l'essentiel par la société Paravant, filiale de Blackwater.

Les SMP font souvent appel à d'anciens militaires anglo-saxons pour les postes les plus qualifiés et recrutent sur place pour les tâches d'exécution. Mais leur présence croissante pose des problèmes de fond.

Auteur d'un ouvrage consacré à la privatisation de la guerre en Irak (2), Georges-Henri Bricet des Vallons estime que cette pratique d'externalisation a atteint aujourd'hui "un point de non-retour". Il n'hésite pas à parler d'une situation de "dépendance", voire d'une "addiction" de l'armée américaine à l'égard des SMP, seules à même de leur fournir une expertise qui leur fait défaut.

En Afghanistan, les mercenaires assurent notamment les tâches de déminage, de surveillance aérienne, de lutte antidrogue...

En Afghanistan, sur les 104 100 contractors employés par le Pentagone en septembre 2009, 9 % étaient américains, 16% étaient des expatriés d'autres nationalités et 75%, afghans. Les SMP assurent aussi la sécurité de nombreuses institutions civiles, qu'il s'agisse de l'ONU, des ONG, de certaines entreprises, voire des maisons d'hôte où séjournent les étrangers de passage.

Mais, sur ce marché plus classique du gardiennage et de la sécurité rapprochée, elles sont de plus en plus concurrencées par des sociétés locales, souvent créées par d'anciens seigneurs de la guerre. L'une des plus importantes est l'Asia Security Group, qui appartient à un cousin du président Hamid Karzaï. Très active également, selon Georges-Henri Bricet des Vallons, la société Sherzai, fondée par un ancien gouverneur de la province de Kandahar, Gul Agha Sherzai.

Des morts non comptabilisés

La privatisation de tâches qui autrefois incombaient aux armées permet de faire la guerre en limitant l'envoi de troupes sur place et en minimisant les chiffres officiels des pertes humaines : les morts des SMP ne figurent dans aucune comptabilité. C'est un sacré avantage pour un gouvernement confronté à une opinion publique fragile et à un Parlement pointilleux... Reste à savoir quelles sont les conséquences sur le terrain de cette pratique.

Docteure en droit public, chargée d'étude à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (Irsem), le lieutenant-colonel Marie-Dominique Charlier a été pendant six mois, en 2008, l'un des conseillers politiques auprès du général commandant les forces de l'Otan en Afghanistan. Elle est en France l'un des rares experts à avoir réfléchi à ces questions.

Comprendre l'Afghanistan

Venus éradiquer Al-Qaeda, les Occidentaux ont-ils commis la même erreur qu'Alexandre le Grand et l'Armée rouge? Dominique Lagarde, grand reporter à L'Express, présente la mosaïque de peuples totalisant 27 millions d'habitants, détaille la rivalité fondamentale entre les Durrani et les Ghilzai au sein des Pachtouns, explique l'imprévisible tradition de la volte-face tribale et du retournement d'alliance.

Deux sentiments en ressortent. D'abord, la certitude qu'une part de la sécurité du monde se joue, toujours, dans ces vallées périlleuses - et au Pakistan. Ensuite, l'angoisse de voir les Occidentaux, qui ont déjà abandonné leur rêve d'une démocratie afghane, rater leur sortie de scène, si la "réconciliation afghane" escomptée virait à la guerre civile.

Et elle est convaincue que les SMP pèsent directement sur la conduite de la guerre: "Certaines des tâches confiées aux contractors, souligne-t-elle, les mettent au coeur du système. Ils connaissent les opérations, les acteurs, les points de contact. Ils ont, en outre, une expérience d'ensemble du terrain que n'ont pas les militaires. Eux restent sur place entre quatre et cinq ans, alors que nos rotations ne sont que de six mois en moyenne. Cela leur donne une grande légitimité auprès des Afghans et une vraie mémoire."

L'armée française est jusqu'ici restée, pour l'essentiel, à l'écart de cette tendance à l'externalisation. Faut-il en finir avec cette exception culturelle?

Marie-Dominique Charlier est de ceux qui estiment que l'évolution est "sans doute inéluctable" car "les guerres modernes sont devenues hybrides" et parce que les SMP sont aussi devenues, pour les Etats qui font appel à elles, des "vecteurs d'influences".

La généralisation de ce néo mercenariat pose pourtant un problème de fond qui touche à la finalité même de la guerre. En Afghanistan comme en Irak, les Etats qui ont engagé des troupes sur le terrain ont pour objectif de stabiliser la situation, dans les meilleurs délais possible, afin de pouvoir amorcer un désengagement.

Or les SMP sont, elles, dans une logique économique de retour sur investissement: leurs intérêts financiers sont aux antipodes des intérêts militaires et politiques de l'Otan.

(1)     L'Enjeu afghan, André Versaille éditeur, 2010

(2)     (2) Irak, terre mercenaire, Ed. Favre, 2010.

Dominique Lagarde,

Publié le 24/05

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afghanistan-irak-des-guerres-tres-privees_894324.html 


2-3 Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban 
Depuis 2007, les Etats-Unis ont procédé la confiscation des biens de personnes qui s’opposent à leur politique en Irak et au Liban. Cette mesure a été appliquée aussi bien à des nationaux qu’à des étrangers ; que leur opposition ait pris une forme violente ou non. Ces dispositions, prises par l’administration Bush, ont été prorogées par l’administration Obama.

Elles violent aussi bien la Constitution des Etats-Unis que le Pacte des droits civils et politique de l’ONU, dont Washington est pourtant signataire.

Le président Bush a signé deux décrets permettant au département du Trésor des Etats-Unis de confisquer les biens de toute personne perçue comme une menace directe ou indirecte pour les opérations des Etats-Unis au Proche-Orient. Le premier, intitulé « Saisie des propriétés de certaines personnes qui menacent les efforts de stabilisation en Irak », signé par Bush le 17 juillet 2007 [1], autorise le secrétaire au Trésor à confisquer, après consultation avec le secrétaire d’Etat et le secrétaire à la Défense, les biens des citoyens ou des organisations qui, « directement ou indirectement », font courir des risques aux opérations menées par les Etats-Unis en Irak.

Les décrets de Bush

« J’ai émis un ordre de saisie des propriétés des personnes dont il est établi

1) qu’elles ont commis ou risquent de commettre un acte ou des actes de violence dont l’intention ou l’effet serait de menacer la paix et la stabilité de l’Irak ou le gouvernement de l’Irak, ou de miner les efforts de reconstruction économique et de réforme politique en Irak ;

2) qu’elles ont aidé sensiblement, ou fourni un appui financier, matériel, logistique ou technique, ou encore des biens et des services, pour soutenir de tels actes de violence ou toute autre personne dont les propriétés ou les intérêts auraient été saisis en vertu de cet ordre… »

Le Titre V de ce décret annonce qu’« en raison de l’existence de moyens permettant de transférer instantanément des fonds ou d’autres biens, tout préavis adressé à ces personnes sur les mesures à prendre contre elles en vertu de ce décret rendrait celles-ci inutiles. Je décide par conséquent (…) qu’il n’est pas nécessaire d’émettre de préavis concernant la programmation ou l’ordre (de saisie des biens)… »

Le 1er août, Bush publiait un décret similaire, intitulé « Saisie des propriétés des personnes qui minent la souveraineté du Liban ou ses processus et institutions démocratiques » [2]. Le texte de ce deuxième décret est en grande partie identique à celui du premier, avec toutefois des dispositions plus sévères :

Dans les deux cas, ces décrets ignorent l’ordre constitutionnel en conférant au département du Trésor l’autorité de confisquer les biens des personnes qui représentent un risque de violence ou qui contribuent de manière non précisée à contrer la politique des Etats-Unis. Par contre le décret du 1er août est dirigé contre toute personne ayant réalisé un acte ou représentant une menace significative d’action, violente ou non violente, conspirant contre les opérations au Liban. La loi autorise aussi à confisquer les biens « d’un conjoint ou d’un enfant dépendant » de toute personne dont les propriétés auraient été saisies. Le décret concernant le Liban interdit aussi de fournir aliments, toit, médicaments ou toute autre forme d’aide humanitaire aux personnes dont les biens ont été confisqués et à leurs « enfants dépendants ».

Les termes vagues de ce décret anticonstitutionnel, dangereusement ouverts à toute interprétation, permettent de choisir arbitrairement un citoyen états-unien et de le dépouiller de tous ses biens en le soumettant de surcroît à l’ostracisme. Bruce Fein, avocat constitutionnaliste et ex-fonctionnaire du département de Justice sous l’administration Reagan, ne cache pas son étonnement : « Le texte est si général qu’il vous plonge dans la stupéfaction. Je n’ai jamais rien vu d’aussi vague. Cela va au-delà du terrorisme, du recours à la violence ou de la menace de violence pour faire peur à la population ou l’intimider. »

Dans un éditorial pour le Washington Times, Fein signale : « La personne dont les biens sont saisis est traitée plus ou moins comme un lépreux. Les sentences de mort financière sont imposées par le département du Trésor sans préavis, ni possibilité de contestation, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de place pour le recours en justice. Cette mesure frappe comme la foudre. Quarantaine immédiate et absolue pour toute personne dont les biens sont confisqués. La victime ne peut recevoir d’aide, ni ses bienfaiteurs lui envoyer de fonds, de marchandises, de services d’aucune sorte. Un avocat ne peut pas lui offrir ses services sans défier le décret. Un médecin ne peut pas non plus prodiguer de soins en cas d’arrêt cardiaque (…)

Le département de la Justice a habituellement pour mission d’examiner les décrets émanant de l’exécutif pour vérifier qu’ils sont compatibles avec la Constitution. Le Procureur général a-t-il sombré dans le sommeil ? » [3]

Mise à jour de Matt Rothschild

Cette nouvelle a été, que je sache, pratiquement ignorée des principaux médias. Lorsque je suis parti en tournée dans le pays pour donner des conférences, l’été dernier et que j’ai évoqué la question de ces décrets émanant de l’exécutif, les gens avaient du mal à y croire et se demandaient pourquoi ils n’en avaient jamais entendu parler. Je me pose encore la même question.

Voici deux sites où trouver de l’information sur ce sujet : The American Civil Liberties Union et The Center for Constitutional Rights.

Sources
• 
Global Research, juillet 2007 
Titre : “
Bush Executive Order : Criminalizing the Antiwar Movement
Auteur : Prof. Michel Chossudovsky 
• The Progressive, août 2007 
Titre : “
Bush’s Executive Order on Lebanon Even Worse Than the One on Iraq” 
Auteur : Matthew Rothschild 
• Etudiants chercheurs : Chris Navarre et Jennifer Routh 
• Tuteur : Amy Kittlestrom, Ph.D
.

Précision du Réseau Voltaire
Plusieurs collaborateurs du Réseau Voltaire ont été frappés par les décrets présidentiels 13438 et 13441 en raison de leur soutien intellectuel ou matériel aux mouvements de résistance au Proche-Orient. 
C’est également à ce titre que Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire, a perdu la possibilité d’engager un recours contre son premier éditeur qui a volé la rémunération de ses ouvrages en les transférant dans une filiale aux Etats-Unis. Et c’est toujours à ce titre que Washington a sollicité l’aide des Etats membres de l’OTAN à l’encontre de Thierry Meyssan (cf.« Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir »).

 

[1] « U.S. Presidential Executive Order 13438 : Blocking Property of Certain Persons Who Threaten Stabilization Efforts in Iraq », Voltaire Network, 17 juillet 2007.

[2] « U.S. Presidential Executive Order 13441 : Blocking Property of Persons Undermining the Sovereignty of Lebanon or Its Democratic Processes and Institutions », Voltaire Network, 1er août 2007.

[3] « Our Orphaned Constitution », par Bruce Fein, Washington Times, 7 août 2007.

 

Michel Chossudovsky*, Matthew Rothschild*

Michel Chossudovsky

Directeur du Centre de recherche sur la mondialisation à l’université d’Ottawa (Canada). Editeur du site multilingueMondialisation. Dernier ouvrage publié en français :Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial.
Matthew Rothschild

Rédacteur en chef du mensuel The Progressive (USA).

20 MAI 2010

Enquête primée par Project Censored

http://www.voltairenet.org/article165465.html


2-4 Osman Sardasht : Chronique d’une mort annoncée.

Un jeune journaliste irakien avait prédit son assassinat par un escadron de la mort dans l’Irak occupé

L’article ci-dessous est l’un des derniers qu’ Osman Sardasht a écrit au mois de janvier 2010 juste après avoir reçu des menaces de mort. Osman, âgé de 23 ans, a été assassiné le 6 mai 2010 à Mossoul, après avoir été kidnappé deux jours plus tôt par des hommes armés dans la ville d’Irbil sous contrôle du GRK (Gouvernement régional du Kurdistan). Il savait que cela arriverait.

C’est derniers jours Ils m’ont dit que les occasions de respirer l’air seront rares, donc mes jours sont comptés. Mais peu m’importe de mourir ou d’être torturé ; j’attendrai ma fin, le dernier rendez-vous avec mes assassins. J’espère qu’ils m’offriront une mort tragique à l’image de ma vie tragique. Je dis cela pour que vous sachiez que dans ce pays la souffrance des jeunes est si grande que la mort est une de leurs options la plus probable. Pour que vous sachiez aussi que ce qui nous terrifie le plus, c’est de continuer à vivre et non pas de mourir. C’est le sort de mes petits frères qui reste mon plus grand souci, pas le mien. Face à ces menaces, ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il y a encore beaucoup à dire avant de disparaître. Le problème de ce régime, c’est que la mort de ses enfants ne le dérange pas.

Hier, j’avais averti le doyen de ma faculté que quelques jours auparavant, ils m’avaient humilié et menacé de mort. Il m’a répondu que ces faits étaient du ressort de la police. Tout de même ! Existe-t-il un pays au monde où une Université choisisse d’ignorer les menaces de mort adressées à l’un de ses étudiants et de ne pas se préoccuper du danger qu’il court ? Il était du devoir du doyen de ma faculté de prendre en charge ce problème ; la responsabilité lui en incombait, ou incombait à l’université, puisque j’en suis membre. Cependant, je n’ai pas été étonné car depuis déjà pas mal de temps je sais que les universités de ce pays ne sont pas des havres de paix.

J’ai donc pris contact avec le commissaire Abdeljalek, directeur de la police d’Erbil. Celui-ci m’a dit : «  Les menaces que vous avez reçues par téléphone peuvent aussi bien provenir de l’étranger, ou peut-être s’agit-il d’un problème personnel. Ces menaces se répèteront probablement mais la ville d’Erbil est sécurisée et il ne peut y avoir de suites à des problèmes de ce type ». J’imaginais alors, en souriant ironiquement, qu’en effet, c’était certainement Nicolas Sarkozy qui me menaçait. J’ai également réfléchi aux moyens de protéger ma vie, car l’un de mes amis, qui avait été frappé et humilié à cause de divers articles qu’il avait récemment publiés, avait finalement été amené à fuir la ville.

Arrive que pourra, car je ne vais pas quitter cette ville, j’attendrai ma mort. Je sais que l’heure de ma mort va sonner, et qu’en fin de compte, le glas qui sonnera pour moi sonnera pour les jeunes de ce pays. Mais cette fois-ci, je ne me plaindrai pas, je n’informerai pas non plus les autorités compétentes. C’est une décision personnelle et j’en assume les conséquences. À partir de maintenant chaque mot que j’écris, je l’écris comme étant le dernier de ma vie. Comme Jésus-Christ, je serai la vérité même. Je suis heureux car j’ai toujours quelque chose à dire bien qu’il existe toujours des gens qui ne veulent pas écouter. Mais plus nous faisons de révélations, plus ces gens s’inquiètent. Il ne nous reste donc plus qu’à continuer à dire la vérité tant que nous sommes encore vivants et, là où ma vie s’arrêtera, mes collègues mettront un point et passeront à la ligne suivante.

Source : My first death-bell rings
AUTEUR:  Osman SARDASHT ÓÇÑÏÔÊ ÚËãÇä

Traduit par  Esteban G., révisé par Michèle Mialane.

Édité par Fausto Giudice
Article original publié le 10/5/2010
Tlaxcala est le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, la réviseuse, l'éditeur et la source.
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Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 eva R-sistons : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

Par eva R-sistons à l'intolérable

Tout va très bien, Mme la Marquise !

Le monde se porte à merveille. La preuve, c'est qu'on nous le dit dans les Médias.

Elle est pas belle, la vie ?

Et les Médias sont dignes de confiance, naturellement !

La preuve, nous arrivons en 43 e position en matière de liberté d'information. Il y a pire ! Donc, soyons heureux. De gré ou de force !

Et en Europe, tout va très bien Mme la marquise, comme ailleurs: Les monnaies plongent, les Etats sont surendettés, ils sont même au bord de la faillite.

Toutes les protections sautent, et les citoyens perdent leurs emplois, leurs activités, leurs foyers, leurs familles. Tous sdf ? Et alors, c'est la liberté !

A nous le toit du monde ! Le bonheur est dans la rue. Certains lanceront les pavés de la colère ? 

Le Traité de Lisbonne, imposé aux bonnes gens, a prévu leur cas: Peine de mort pour les émeutiers. Le bonheur est dans le cimetière !

Comme je l'ai écrit récemment, en actualisant un peu : Le Pouvoir en Allemagne tangue, l'Anglais est divisé, la Belgique est au bord de la scission, la Grèce est sur le point d'exploser, la France de Sarkozy est contestée, la Pologne est décimée, et le tout est incapable de faire front commun à l'heure des périls, sauf pour s'enchaîner à l'OTAN et donc aux guerres impériales.

La boucle est bouclée ! En Europe, tout va très bien Mme la Marquise.

Et ailleurs ?

Les marées sont noires, le climat se réchauffe et on grelotte comme jamais, les peuples premiers sont chassés de leurs terres par les employés des Compagnies pétrolières, les eaux des rivières sont polluées, et les récalcitrants sont parqués, enfermés, torturés ou exterminés, comme au bon vieux temps des Peaux-Rouges. Le bonheur est dans ce qui reste des forêts tropicales... 

Aux Etats-Unis, l'American Way Of Life se résume au document que je viens de voir sur les Chaînes Parlementaires: Les retraités travaillent jusqu'à la mort. Une dame de 93 ans est filmée en train de travailler, le document lui est dédié; elle est morte pendant le tournage, en pleine activité. Le travail ne tue pas, le ridicule, oui. La première valeur moderne, aujourd'hui, c'est le travail (quand il y en a, ce qui est un autre débat). 

Cotisez pour votre retraite, bonnes gens, vous ferez la fortune des Caisses de Retraite.

Au moins ! Donc, soyons heureux. Au fait, les gangs ne se sont jamais portés aussi bien. Les jeunes peuvent, s'ils préfèrent, s'enrôler pour l'Armée, premier employeur aux USA. On a les emplois que l'on peut ! Vous ne pouvez pas payer les frais d'inscription à l'Université (quelques milliers d'euros ) ? Direction l'Armée. Même chose pour les candidats à l'intégration. C'est le moyen le plus sûr, si vous revenez du champ de bataille, si vous ne devenez pas fou au retour, si vous n'êtes pas handicapé pour toujours. Vous êtes passés au travers des gangs, de l'Armée, des guerres, de l'Hôpital, du cercueil, de l'Asile ? Soyez heureux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est ce que doivent penser, aussi, tous les Américains qui dorment aujourd'hui à la belle étoile, au mieux dans leur voiture ou sous tente. Le bonheur est dans les prés !  

En Inde, les OGM se répandent, progrès oblige. La plus grande démocratie du monde, américaine bien entendu, les impose aux paysans. Ils les goûtent, puisqu'on les y a contraints, et ils se suicident après avoir été ruinés. Tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles ! Anglo-saxon, cela va sans dire.

A Gaza, la prison est à ciel ouvert. Oui, à l'air libre, et tout le monde y a droit. 

De quoi vous plaignez-vous, bonnes gens ? Vous pouvez vous baigner et même pêcher, à condition de ne pas vous éloigner de quelques mètres.  Le bonheur pour tous !  Et vos enfants n'ont pas besoin de billes. Ils jouent à lancer des pierres sur les soldats qui stationnent dans leurs villes, et reçoivent des balles. Et puis, ils n'ont pas besoin de s'amuser à la guerre, elle est partout. La surpopulation ? Pas chez eux, bientôt ! Gaza est le champ d'expérimentation favori des nouvelles armes du peuple élu. Avec à la clef des malformations pour tous les nouveaux nés.

L'eau ? Détournée. Et retournée au fournisseur malgré lui polluée, usée. Inutile de construire une maison, une fac, une usine, un aéroport , ils sont aussitôt bombardés. Les enfants jouent dans les ruines, pas besoin de parcs d'attractions. Vous êtes écologiste ou cultivateur ? Regardez les oliveraies ou les champs, ils franchissent la frontière. A moins que les frontières ne franchissent les lois internationales... Vous avez dit flexibilité ?

C'est ça, la modernité, sans doute. Votre conjoint fait un voyage à l'étranger ? Adieu le conjoint.

La loi du retour est pour le peuple si bien élu. De qui, au fait ? Ah, de Yahvé. Ya bon Yahvé !

Allez, la vie est belle, à Gaza, puisque les Médias ne nous disent pas qu'elle ne l'est pas.

En Afrique, les âmes charitables de France, ont partagé leurs réserves de sang contaminé avec les descendants des esclaves.  30 % d'Africains malades du Sida ! Au moins. Ceux qui ne le sont pas sont priés d'accueillir les décharges nucléaires, ou les VIP d'Areva, ou les spécialistes du pillage des ressources. Et de bien les accueillir, s'il vous plaît !  S'ils s'avisent de choisir un Lunumba, pas de quartier ! Et s'ils ne sont pas contents de leur sort, s'ils rêvent de goûter aux bienfaits de l'Occident, voici les requins, le désert ou les camps de transit ou d'internement. Tout est décidément pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

Les guerres ne sont plus locales, défensives, exceptionnelles, elles deviennent

planétaires, préventives, permanentes, nucléaires même, en tous cas avec les armes de destruction massive les plus modernes.

On peut même se mettre devant un écran et viser, de chez soi, confortablement installé, les petites créatures humaines. Et nouveauté suprême, les guerres sont silencieuses; pas de publicité, surtout ! Le coup de l'Irak, très médiatisé, très spectaculaire, c'est fini. Le progrès, là encore ! L'American way of life happy.

L'Irak ? Oui, un million et demi de morts, sans compter toutes les victimes de l'embargo.

Et les blessés, les handicapés, les réfugiés (quatre millions, dit-on)...

Le bonheur complet, apporté par les missionnaires anglo-saxons, grands amateurs de liberté, disent-ils, et pourvoyeurs de démocratie devant l'Eternel, chargés par ce Dernier, cela va sans dire, mais en le disant cela va mieux, de répandre le Bien sur la planète, en implantant partout des bases militaires pour permettre aux autochtones de goûter leurs bienfaits, et en bombardant les récalcitrants à leurs Révolutions permettant à chacun d'en voir de toutes les couleurs...

Après la Yougoslavie, en Europe même - mais en Europe slave ! - , voici les bombardements en Irak ou en Afghanistan, au Yemen, au Pakistan, au Soudan, etc etc, ils sont partout, ces bons soldats Américains ! Même à Haïti, où ils font de l'aide humanitaire à la pointe des fusils. Pour les remercier, on les reçoit en déroulant des tapis bien rouges. Oui, très rouges... Le rouge est la couleur du bonheur ! Couleur sang, pas couleur pouvoir populaire.  Chavez porte une chemise rouge... pour combien de temps encore ? Au Honduras, le rouge est celui du sang des martyrs. Ils ont osé soutenir leur Président ! Les Américains ont imposé leur vision du bonheur. Allons, tout va pour le mieux dans le monde du Nouvel Ordre, imaginé par les Anglo-Saxons !

Encore une marque de leur sollicitude ?

Des murs partout. Entre les hommes, entre les groupes religieux, entre les ethnies, entre les riches et les pauvres, entre les militaires et les civils, entre les autochtones et les étrangers...

Choisissez votre mur, Msieur-Dame ! Pas de bonheur sans mur. On a célébré la chute du Mur de Berlin ?

Celui de l'argent l'a remplacé.

Et celui-là est coriace !

Allons, bonnes gens, réjouissez-vous ! Les Décideurs, les vrais, pas ceux qu'on met en avant, les vrais, donc, s'amusent à programmer des conflits militaires, des pandémies, des crises, des guerres économiques... Ils ne savent plus quoi inventer pour faire notre bonheur: Les pesticides,  Haarp, le Codex Alimentarius, les boucliers fiscaux ou anti-missiles, etc, etc !  Et le bonheur passe évidemment par la compétition. Citoyens, battons-nous les uns contre les autres ! C'est l'ultime forme de la félicité moderne. Aimons notre prochain à condition qu'il soit terrassé, par terre, et aimons surtout l'argent. L'Argent ! L'Argent-Dieu. Dieu-Mâmon, bien sûr ! C'est la foi d'aujourd'hui. Elle nous promet le bonheur sur terre, et une éternité de délices avec le Bon Dieu... ou le diable. On n'arrête pas le progrès ! 

Réjouissez-vous, bonnes gens. Tout est pour le mieux dans le meilleur des nouveaux mondes.

Et décidément, plus que jamais, tout va très bien, Mme la Marquise ! 

Eva R-sistons à la barbarie de cette civilisation 

http://r-sistons.over-blog.com/


3-2 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine.

L’alliance stratégique est l’axe autour duquel s’est développée et se développe toujours  la politique américaine à l’égard d’Israël depuis des décennies, et qu’Obama, même si, personnellement, il y était opposé , ne pourrait ignorer.

D’autant moins que, lors de la prétendue crise entre Israël et les Etats-Unis sur la poursuite de l’extension des colonies dans Jérusalem-Est, plus des trois-quarts des Sénateurs dont 33 démocrates et 333 Représentants de la Chambre, principalement Républicains, ont signé une lettre adressée à Hillary Clinton lui demandant « de réaffirmer les liens intangibles qui unissent les Etats-Unis et Israël » car « Israël a été un allié et un ami consistant et sûr qui a aidé les Américains à promouvoir leurs intérêts. ». Sentiment d’ailleurs réaffirmé par Joe Biden au cours de sa dernière visite en Israël : « Des progrès sont faits au Moyen-Orient lorsque il n’y a simplement aucun espace entre les Etats-Unis et Israël ». Sans commentaire, sauf à citer les propos de Barack Obama dans Haaretz du 25.04.2010 : «… la relation spéciale entre les Etats-Unis et Israël nous oblige à les aider à trouver les partenaires crédibles avec lesquels ils pourront faire la paix tout en soutenant Israël à se défendre… ». Aussi déterminé que Bill Clinton, aussi  solide que George W. Bush et aussi amical que Rudolph Giuliani, ancien maire de New- York.

Quels sont ces intérêts qu’Israël a si ardemment protégés que la grande puissance américaine ne pouvait protéger elle-même et qui a donné carte blanche à l’Etat juif pour passer outre à toutes les résolutions du Conseil de sécurité, ayant reçu à 32 reprises le veto US, pour, dernièrement, rejeter d’une chiquenaude ses protestations sur la poursuite de la colonisation des territoires occupés, pour s’abstenir de participer à la réunion sur le Traité de Non Prolifération, qu’il avait à plusieurs reprises promis de signer, traité qui vient à renouvellement en juin prochain ?

Si la guerre de 2003  en Irak avait pour finalité le contrôle du pétrole irakien par les Etats-Unis, - et donc le renversement de Saddam Hussein -, il est un fait certain qu’Israël a beaucoup œuvré à leur ouvrir les champs pétrolifères du Kurdistan avec pour avantage collatéral la réouverture de l’oléoduc entre Kirkouk et Haifa, sur la Méditerranée, fermé depuis la création de l’Etat hébreu. Et ce, grâce à la collaboration intéressée du clan kurde de Barzani tout au long de ses affrontements avec les différents régimes irakiens, ce qui conduit, à l’heure actuelle, à une quasi partition de l’Irak.

Une aide financière de plus de 114 milliards de dollars

Mais le jeu politique d’Israël a été considérablement plus important dès la guerre de Suez en 1956 qui a permis d’éliminer du Moyen-Orient la puissance en déclin qu’était la Grande –Bretagne au profit des Etats-Unis, promus champions de la paix.

La guerre de juin 1967 a été le tournant de l’aide américaine à Israël : « Agissant pour le compte des Etats-UnisIsraël a aidé à contenir l’expansion de l’Union Soviétique dans la région et infligé d’humiliantes défaites aux clients de cette dernière, l’Egypte et la Syrie, et… a occasionnellement protégé d’autres alliés des Etats-Unis (comme la Jordanie du roi Hussein) Ses prouesses militaires ont obligé Moscou à dépenser plus pour soutenir les perdants de sa clientèle. Israël a aussi fourni aux Etats-Unis du renseignement utile sur les capacités soviétiques » (1).

Cette aide américaine directe que certaines estimations conservatrices évaluent à 114 milliards de dollars (données de 2008) depuis la création de cet Etat était, jusqu’à Obama, une aide militaire et financière. Elle n’est plus que militaire depuis, par incorporation des fonds réservés au secteur économique. Ce chiffre d’ailleurs n’est qu’approximatif car certaines aides sont enfouies dans les divers budgets des agences américaines, dont notamment celui du Département de la Défense ou du Trésor sous des formes variées, notamment en termes de garanties d’emprunt. Ce qui permet à Israël d’emprunter à des conditions spéciales et à des taux d’intérêt préférentiels. S’ajoute à cette manne, le Mémorandum of  Understanding (MOU) de 1975 signé par Kissinger et renouvelé tous les cinq ans qui prévoit que les Etats-Unis maintiendront une réserve stratégique de pétrole pour Israël en cas de crise d’une valeur de 3 milliards de dollars (2002) et ce, même au détriment de l’approvisionnement national. Notons qu’au cours de la guerre froide, les Etats-Unis finançaient l’écart de prix payé par Israël pour le pétrole qu’il importait d’Union soviétique.

Obama n’a pas coupé le flot d’armes livrées à Israël

Israël a toute liberté pour dépenser 26,3% de cette aide à des opérations en tous genres sur son territoire -  extension de colonies par exemple - sans aucun contrôle, et développer une industrie militaire très sophistiquée. Israël est ainsi devenu un des principaux marchand et exportateur d’armes (le 9ème, selon le Congrès) et, en cas de nécessité, vers des pays interdits par le Congrès. On se souvient des remous de l’Irangate dans les années 1980, sous Reagan, quand Israël avait, en pleine guerre Iran-Irak, fourni des armes américaines à Khomeiny en totale violation de son accord de non-réexportation qui ne fut absolument pas sanctionnée par le gouvernement US.

Cependant, les Etats-Unis trouvent dans cette architecture un bénéfice indéniable car Israël est contraint d’investir 75% des fonds ainsi alloués à produire, sur le sol américain, des composants militaires afin de maintenir l’emploi dans l’industrie de l’armement américain.

Lors du budget 2010, Obama et le Congrès ont approuvé des fonds additionnels, 25% de plus par rapport à l’administration Bush, - une enveloppe de 30 milliards de dollars sur 10 ans depuis 2007 - pour les industries de défense de l’Etat juif notamment, pour le développement de technologies dans le domaine des missiles de défense : le projet Arrow 2 déjà utilisé par l’aviation israélienne et le projet Arrow 3, système d’interception de missiles balistiques du système de défense Iranair, en cours de production, sont le fruit de la coopération de Boeing avec l’IAI (Industrie aéronautique israélienne), financé par les Etats-Unis à hauteur de 80%.

Devant cette prodigalité américaine, des stocks d’armes à libre disposition d’Israël, l’accès à des renseignements, refusés aux alliés de l’Otan, ou à de la haute technologie, on est surpris de « l’apathie affichée » des gouvernements US face à la politique d’apartheid d’Israël en Palestine et à son occupation illégale de la Cisjordanie, de Jérusalem Est depuis plus de 42 ans et au  boycott de Gaza. Et pourtant, le Arms Export Control Act (la loi sur le Contrôle de l’Exportation des Armes) de  1976 passé par le Congrès prévoit que les armes américaines ne doivent servir qu’à des fins de sécurité intérieure ou de légitime défense et ne peuvent conduire à la fabrication d’armes de destruction massive ou au terrorisme!! Bombes à fragmentation, F-16 ou missiles ont servi à tuer des civils ou à assassiner à l’intérieur des frontières de la Palestine ou de Gaza des leaders des mouvements de libération, Cheikh Salah Shahada ou Cheikh Yassine, etc… Obama n’est pas en reste qui n’a pas coupé le flot d’armes en direction d’Israël même après le rapport d’Amnesty International sur les crimes de guerre de ce pays lors de l’agression contre la bande de Gaza en 2007-2008.

150 têtes nucléaires

Fermer les yeux semble être le moteur de cette alliance stratégique pour laisser à Israël le champ libre en matière nucléaire afin de préserver l’hégémonie israélienne en ce domaine au Moyen-Orient  ou le droit de les utiliser en premier. D’où le bombardement du réacteur Osirak en Irak en 1982.

C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse, en février 2008, Obama, à une question sur l’existence au Moyen-Orient d’un pays nucléarisé, avait évité de répondre alors que l’ancien Président Jimmy Carter avait confirmé, le 25 mai 2008, qu’Israël détenait 150 têtes nucléaires. Le stock doit certainement inclure des têtes pour les missiles Jéricho 1 et 2 ainsi que des bombes pour l’aviation et d’autres armes tactiques nucléaires. Tous les documents américains sont encore classés top-secrets alors que  cette qualification d’Etat nucléaire n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Kissinger était le fervent partisan et défenseur de la détention par Israël d’armes nucléaires dès 1969. Les Américains avaient, en 1958, opéré des vols de reconnaissance sur Dimona et savaient ce qui s’y tramait. La visite de la CIA de Dimona, à la veille de la guerre dite des Six Jours, en 1967, confirmait qu’il ne fallait que six semaines à Israël pour assembler une bombe. Mais, ce rapport présenté par le Directeur de la CIA, Richard Helms, fut tenu secret par le Président Johnson pour permettre la signature du Traité de Non-Prolifération en juillet 1968 par 65 nations, et plus dans les deux années qui suivirent. Or, Israël n’a pas signé le Traité de Non-Prolifération et pour cause. « (Il) n’est plus un problème de prolifération ; il est déjà proliféré » avant même le Traité, concluait Seymour Hersh dans son livre « L’Option Samson ».

L’idée selon laquelle Israël ne recourrait pas à l’option nucléaire en cas de conflit est balayée par la réalité : en 1967, Eshkol, Premier ministre, avait ordonné à l’armée israélienne d’armer les deux bombes disponibles et en 1973, craignant la défaite, les Israéliens avaient assemblé treize bombes atomiques de 20 kilotonnes.

Non seulement rien en n’a été fait pour interrompre le programme nucléaire israélien, mais l’ambassadeur US en Israël de 1961 à 1973, Walford Barbour  pensait que sa mission était de protéger le Président des Etats-Unis de constatations qui l’obligeraient à agir sur cette question du programme nucléaire d’Israël. « Il ne veut pas qu’on lui apprenne de mauvaises nouvelles ». Et pourtant, des moyens existaient en la forme de l’Amendement Symongton de 1976 : cet amendement interdit de fournir toute  aide militaire et financière à un pays dont il est prouvé qu’il s’équipe en technologies ou équipements pour l’enrichissement de l’uranium en dehors d’un cadre international. La loi permet, cependant, au Président de passer outre à cette interdiction s’il estime que l’arrêt de ces aides mettrait en danger la sécurité nationale des Etats-Unis. C’est ainsi que le Pakistan, avait, par deux fois, essuyé des sanctions de la part des Etats-Unis pour ne pas avoir respecté ces obligations et lancé son programme nucléaire.

Ceci exposé, on est en droit de s’interroger sur l’absence de réactions des gouvernements US face aux continuelles violations du droit américain et du droit international par Israël, indépendamment de l’existence du puissant lobby pro-israélien, AIPAC, aux Etats-Unis. Faut-il chercher ailleurs, dans d’autres champs, l’origine de la puissance d’Israël sur l’establishment US ?

On ne peut alors que protester avec  véhémence des « accusations » portées contre  à la Syrie de vouloir fournir des missiles au Hezbollah pour sa défense et celle du Liban, quand Israël ploie sous le poids des armes et de la technologie américaines mises à sa portée.

(1) Le lobby israélien et la politique étrangère américaine, par J. J. Mearsheimer et S. M. Walt, mars 2006.  http://www.huffingtonpost.com/josh-ruebner

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez 


3-3 Le Kurdistan irakien, futur membre de l'OCDE ?

Dans une interview accordée au site kurde Rudaw.net (18-05-2010)*, Mahir Kaynak, ancien directeur du MIT (Milli İstihbarat Teşkilat), service de renseignement turc, a déclaré qu’après le retrait des forces américaines d’Irak (et de sa région autonome), les Kurdes irakiens devront choisir entre se rapprocher de la Turquie et le statu quo, c'est-à-dire vivre avec les Arabes qui les haïssent du fait de leur collaboration avec l’ennemi.

   Mahir Kaynak pense qu’en cas de sécession du Kurdistan irakien, les Américains reconnaîtront le nouvel Etat, leur but étant, depuis la guerre de 2003, de partitionner l’Irak.

Les Kurdes, dit-il, devront alors choisir parmi leurs voisins – Turcs, Perses, Arabes - celui qui correspond le mieux à leur intérêt.

Selon lui, un Kurdistan indépendant pourrait - s'il le souhaite - fusionner avec la Turquie. Si c’était le cas, un statut de région fédérale lui serait accordé.

   Pour Kaynak, l’existence de cette région fédérale kurde ne modifierait pas le statut des Kurdes de Turquie, population ayant, dit-il, la même origine raciale que les Turcs et ne vivant pas seulement dans le sud-est du pays, mais dans toute l’Anatolie.

   La fusion du Kurdistan irakien avec la Turquie déboucherait sur l’entrée du Kurdistan (irakien) dans l’OCDE et un jour, peut être, dans l’Union européenne. Les pays de l’OTAN auraient alors le haute main sur les réserves de pétrole du nord de l’Irak et, surtout, sur le plus important château d’eau du Proche-Orient…

 * Exclusive interview with ex-MIT Director on Kurds and KRG, par Bawr Cham

http://www.rudaw.net/details.aspx?lang=English&page=articles&c=Exclusive%20Interviews%20&id=22112

Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 15:43

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-le-kurdis...

n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Fin : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».

n° 485 - Les Dossiers d'Irak - 29/05/10 - : - Fin : - : James Baker : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 485                                                           29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

4 Histoire de l'Irak

4-1 « Mesdames et Messieurs, nous l’avons eu!

4-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».

4-3 Guerre du Golfe – janvier 1991

5 Annexe

5-1 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

 

4 Histoire de l'Irak

L’histoire officielle et médiatique:

4-1 « Mesdames et Messieurs, nous l’avons eu!

Le tyran est prisonnier. » C’est en ces termes que l’administrateur civil américain Paul Bremer annonce, le 14 décembre 2003, à Bagdad, lors d’une conférence de presse triomphale, la capture de Saddam Hussein. Pour les Américains, cette prise a des allures de cadeau de Noël. Depuis deux cent quarante-cinq jours, ils traquaient sans relâche l’ancien dictateur dont la tête avait été mise à prix pour 25 millions de dollars. L’acharnement mis à localiser Dark List One (le nom de code de Saddam) finit par payer le vendredi 12 décembre. Lors d’une énième opération de recherche à Bagdad, la Task Force 121 arrête un commerçant de Tikrit proche du fugitif et qui disposerait d’informations décisives. Longuement interrogé, l’homme finit par révéler que le raïs déchu se cache dans une ferme à quelques kilomètres de Tikrit, dans la bourgade d’Al-Daour.
Le samedi 13, en fin de matinée, est lancée l’opération Aube rouge. À 18 heures, 600 hommes de la 4e division d’infanterie américaine, épaulés par des peshmerga kurdes, prennent position.

Deux heures plus tard, ils donnent l’assaut à une ferme appartenant à Qays al-Nameq, l’un des anciens gardes du corps de Saddam. Ils découvrent par hasard l’entrée d’un bunker souterrain, recouverte de briques et d’ordures. Selon le récit des Américains, le raïs déchu sort alors les mains de

son « trou à rat » et, dans un anglais approximatif, déclare: « Je suis Saddam Hussein, je suis le président de l’Irak. Je veux négocier. » À 20h26, c’est un homme brisé, vêtu d’un pyjama informe, la barbe broussailleuse, qui se rend à ses assaillants. « L’arrestation s’est déroulée sans qu’un seul coup de feu n’ait été tiré », annonce le général Ricardo Sanchez, qui dirige les forces américaines en Irak.
Le monde découvre alors la cachette où l’ex-dictateur s’était muré pendant huit mois. Une petite pièce avec pour seul mobilier un vieux lit, une cuisinière à gaz, un générateur et un réfrigérateur. En cas d’alerte, Saddam se repliait dans un trou profond de 2,5 mètres. Lors de l’arrestation, les soldats découvrent une valise contenant 750
000 dollars, un pistolet et deux kalachnikovs. À l’extérieur, un taxi orange et blanc attendait Saddam en permanence, pour lui permettre de fuir si nécessaire. George W. Bush est prévenu à 23h15, mais l’armée doit encore procéder à des tests ADN pour s’assurer de l’identité de l’ex-raïs, qui s’était toute sa vie entouré de sosies. Le 14 décembre, à 9 heures, le président américain reçoit la confirmation. Le clochard hirsute que l’on voit, dans une vidéo tournée par l’armée américaine, se faire examiner de façon humiliante par un médecin est bien Saddam Hussein. Après la diffusion de ces images, le général Sanchez annonce à la presse que l’ex-raïs s’est « montré coopératif pendant son arrestation et son examen médical. Il est détenu dans un lieu non précisé, où [les Américains ont] pris des dispositions pour qu’il soit en bonne santé ».
Dès l’annonce de la capture, les habitants de Bagdad laissent exploser leur joie.

Jusque tard dans la nuit, les coups de feu se mêlent aux coups de klaxons et les enfants dansent dans les rues. Mais les images de l’ex-raïs exhibé avec fierté par les autorités américaines ont aussi profondément choqué les sunnites, qui les ont perçues comme une insulte. En juillet 2004, le Tribunal spécial irakien jugera l’ancien dictateur pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Condamné à mort, il sera exécuté le 30 décembre 2006. Les images de sa pendaison, volées par des témoins à l’aide de leurs portables, feront le tour du monde.
La réalité
Le Pentagone a mis en scène la prétendue arrestation de Saddam Hussein par le commando 121 du général Boykin (le président irakien a été arrêté par les forces kurdes et vendu à la Coalition).
Le 9 juin 2004, la TF121 est liée au scandale d’Abu Ghraïb.

L’inquiétude de nombreux responsables américains pensent que la TF121 a le potentiel pour devenir un autre programme Phoenix.

Phoenix est le nom de code d'un programme contre-insurrection qui a adopté aux États-Unis pendant la guerre du Vietnam, dans laquelle des équipes des forces spéciales ont été envoyés pour capturer ou assassiner des Vietnamiens présumés de collaborer avec ou sympathie pour le Vietcong.

En choisissant les cibles, les Américains comptent sur l'information fournie par des officiers de forces armées sud-vietnamiennes et chefs de village. L'opération est devenue incontrôlable. Selon les statistiques officielles sud-vietnamien, Phoenix ont entraîné près de quarante et un mille victimes entre 1968 et 1972, les États-Unis comptant plus de vingt mille dans le même laps de temps.

Certains de ces assassiné n'avait rien à voir avec la guerre contre l'Amérique mais ont été ciblés en raison de griefs particuliers. William E. Colby est l’officier de la C.I.A. qui s'est chargé du Programme Phoenix en 1968 (il devint directeur de la CIA), il a reconnu plus tard au Congrès que «beaucoup de choses ont été faites qui n’auraient pas dû être faites", mais ne regrette rien et referait de même si on lui en donnait l’ordre..
La Task Force 121 a été officiellement dissoute en 2008 !

 

Task Force 121 / Commando 121 / TF121 ?

.EXTRAIT
Une force opérationnelle, appelée task force en anglais, est une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou activité donnée. Initialement créée dans la marine de guerre des États-Unis, le concept a fait florès et est à présent utilisé dans beaucoup d'organisations, telles des entreprises, qui créent des task forces pour exécuter des missions temporaires.

 

La TF121 est une combinaison de l'Équipe spéciale de la défunte TF5 (Afghanistan) et la TF20 (Iraq). Le général John Abizaid a décidé de combiner les deux équipes en une force unique, formant la TF121 de l’US SOCOM (Special Operations Command).

La TF121 est une force multi-service commandé par l'US Air Force brigadier-général Gregory L. Trebon. Le fer de lance de cette force est formé d’une quarantaine d’équipes composées d'opérateurs de la Force Delta de l'US Army / Bérets verts, US Army's INSCOM cellule de renseignement, DEVGRU de l'US Navy / Navy Seals, US Army Rangers, la CIA 's Special Activities Division, du FBI, de la DIA et le US Army's 160th Special Operations Aviation Regiment (alias SOAR, Nightstalkers.) Des contributions spéciales aux opérations comprendront L’AFSOC, et US Air Force sauveteurs parachutistes. Quelquefois, les opérateurs des pays de la coalition (en particulier la Colombie, Israël, la Norvège avec ses Marinejegerkommandoen, la FOI 2 du Canada et les opérateurs GROM polonais) viennent augmenter la TF121 et fournissent une assistance directe ou indirecte opérationnelle.
Réalisations
Le 21 Juillet 2003, les fils de Saddam, Uday et Qusay ont été tués dans une fusillade avec les opérateurs TF20 et des soldats de la 101st Airborne.
Le 13 Décembre 2003, l’ Opération Red Dawn a permis de capturer Saddam Hussein lui-même.

En quelques heures les renseignements ont circonscrit la cible avec deux emplacements possibles, la TF121 a été en mesure de coordonner le raid de 600 soldats de la 4e division d'infanterie 's 1st Brigade Combat Team et l'ouragan Troupe du 1 / 1 Cavalry Regiment, 4th Brigade, 1st Armored Division. 


4-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ».

Entretien n°12 - FBI-Saddam Hussein

Jeudi 6 mai 2010                                                            

Baghdad Operation Center

Entretien conduit par George L. Piro
Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez
Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

Guerre du Golfe - janvier1991

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 5 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

Avant le début de l’entretien, Hussein a été informé que cette session serait la suite des discussions  précédentes sur le Koweït.

Hussein a reconnu que le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarik Aziz, avait rencontré le Secrétaire d’Etat américain, James Baker, à Genève, Suisse, en janvier 1991. Du point de vue de la direction irakienne, le but de cette réunion était d’exploiter les chances de paix à propos du Koweït. Quand une occasion s’est présentée de discuter de ce problème avec un représentant américain, l’Irak l’a saisie. Tout résultat obtenu au cours de cette réunion aurait « du poids » face à la communauté internationale.

Selon Hussein, Baker n’a offert aucune solution. Au contraire, il a dicté à Tarik Aziz certaines mesures que les Etats-Unis voulaient que l’Irak prenne en priorité. Baker a ajouté : « Autrement, nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel ». Aziz a dit à Baker que ces mesures étaient impossibles à exécuter (1).

« Nous désirions la paix ».

Hussein a exposé que la question koweitienne aurait dû être replacée dans le contexte du droit international. Elle n’aurait pas dû  être réduite de telle sorte que la partie la plus forte (les Etats-Unis) dictait au plus faible (l’Irak) les termes de l’accord. L’Irak cherchait une présentation qui ne le décrive pas comme ayant été battu, mais plutôt qui manifestait du respect pour l’armée et le peuple irakiens.

Hussein a déclaré : « Nous désirions la paix ». Dans un document daté d’août 1990, l’Irak exprimait ce désir à travers sa première proposition. Comme mentionné lors d’un précédent entretien, aucun membre de la communauté internationale ne l’avait acceptée. L’Irak demandait des garanties confirmant qu’aucune agression future ne soit dirigée contre lui  et que l’embargo prenne fin.  

Sans référence au cadre du droit international, l’Irak aurait été vu comme ayant été vaincu dans le conflit irako-koweitien. Hussein a considéré cette proposition irakienne pour une solution pacifique comme légitime. Comme toute proposition, tous les articles pouvaient ne pas être adoptés.  Elle ne fut, cependant, jamais discutée. Hussein a demandé si la question koweitienne était plus importante que la question palestinienne. Il a considéré que le Koweït était jugé, par les Etats-Unis et la communauté internationale, plus important parce que l’Irak était l’adversaire et que le pétrole se trouvait au Koweït. Comme déjà dit au cours d’un entretien précédent, le Koweït a « été pris » à l’Irak. Il a ajouté que le monde ne s’est pas « assemblé pour stopper » le Yémen quand il a été réunifié, après des années de séparation (2).

Poursuivant la discussion sur la proposition irakienne du 12 août 1990, Hussein s’est étonné qu’il ait semblé étrange que l’Irak ait demandé que les résolutions des Nations unies sur les territoires saisis par Israël et la Syrie soient appliquées. Si elles l’avaient été, les Irakiens auraient été convaincus que le droit international  avait été mis en œuvre, en toute équité,  s’agissant de l’Irak, en 1991. Hussein  a déclaré que personne n’a jamais notifié à l’Irak que certains paragraphes ou sections de la proposition irakienne devaient être modifiés ou supprimés. Il a déclaré que l’Irak avait sérieusement exploré toutes les pistes pouvant conduire à la paix.

La guerre a ses fortunes et déboires, telle est la volonté de Dieu

A la question de savoir si les dirigeants irakiens avaient été surpris du nombre de prisonniers de guerre irakiens, estimés à 86 743, capturés par la coalition, au cours de la guerre de 1991, Hussein a répondu : « Non. C’est la guerre ». Selon Hussein, ils n’ont pas été faits prisonniers au sens propre du terme. De nombreux facteurs expliquent leur capture : la perte de leurs lignes de communication et de transport, la pénurie de rations alimentaires et une perte d’orientation. C’est pour cela que beaucoup de soldats irakiens ont pris la route de l’Arabie saoudite, pour s’y réfugier, où ils ont été pris. Hussein a démenti que la direction irakienne  eut été contrariée par ce grand nombre de prisonniers de guerre irakiens. Hussein a dit : « Rien ne pouvait ébranler notre détermination ». Il a remarqué que la guerre a ses fortunes et déboires et que telle est la volonté de Dieu. Il a démenti que le grand nombre de prisonniers ait joué sur la capacité de l’Irak à poursuivre les combats.  Hussein a soutenu que le nombre de prisonniers n’indique ni la situation ni l’issue d’une guerre. Il a déclaré que l’Irak avait gagné la guerre contre l’Iran alors que ce dernier avait capturé un plus grand nombre de prisonniers. Selon Hussein, le nombre de prisonniers capturés n’affecte pas nécessairement la volonté de combattre, ni ne l’oblige à prendre certaines décisions militaires. Hussein a reconnu que ces prisonniers irakiens ont été libérés par les forces de la coalition en 1991 et sont retournés chez eux après la signature du cessez-le-feu.

On a questionné Hussein sur les 45 prisonniers de guerre de la coalition et sur l’apparition, apparemment forcée, de  deux pilotes britanniques à la télévision irakienne. L’interviewer a noté que les pilotes semblaient avoir été maltraités physiquement et que leur présentation à la télévision était contraire à la Convention de Genève. Hussein a dit que les prisonniers de guerre, notamment les pilotes, devaient certainement avoir fourni des détails divergents sur leur capture.

Certains disaient avoir été capturés par des paysans ou des villageois, d’autres par un « groupe de gens ».

Ces Irakiens ont dû célébrer la capture de ces combattants de la coalition en les frappant et les bousculant. L’armée irakienne n’avait pas toujours le contrôle ou n’était pas au fait des circonstances de leur capture puisque les lignes de communication entre les unités militaires avaient été détruites par les forces de la coalition.

Saddam dit qu’il souscrivait à un document plus ancien que la Convention de Genève : le Coran

Sur les prisonniers de guerre (POW) de 1991, Hussein a dit ne pas savoir si des mauvais traitements avaient été infligés par des hommes servant dans les forces militaires ou par le gouvernement. Cependant, il a clarifié cette déclaration en disant qu’il admettait que d’autres pouvaient s’être « mal comportés ». Il fournirait cette information s’il était personnellement au courant. Il a ajouté qu’il souscrivait à un document plus ancien que la Convention de Genève, à savoir  le Coran. Le Coran et la tradition arabe croient qu’il est « noble » de bien traiter un prisonnier (3). Il croit que les principes énoncés dans la Convention de Genève devraient être respectés par le monde entier quelles que soient les circonstances ou la nationalité.

Hussein n’a ni confirmé ni nié les rapports faisant état de tortures des prisonniers de guerre alors qu’ils étaient sous la garde de l’Irak. En revanche, il a déclaré que cette information « est sur la conscience » de ceux qui l’ont rapportée et ont mené l’enquête. Hussein a expliqué que les chefs dirigent au moyen « d’instruments de communication ». Les chefs d’un niveau inférieur dirigent « par le regard ou la voix ». Sans moyens de communication appropriés, chaque entité se comporte selon la manière « dont elle voit les choses ». Hussein a répété que les systèmes de communication étaient inopérants au cours de la guerre de 1991. Il a ainsi spéculé que certains des actes de violence physique rapportés, comme les cheveux brûlés d’un prisonnier de guerre, avaient dû être le geste d’ « un simple d’esprit ». Quand on lui a fait remarquer que les violences infligées aux forces de la coalition pouvaient raisonnablement conduire à penser qu’elles étaient une pratique courante de l’armée irakienne dans son ensemble, Hussein a dit : « J’ai répondu ».

Hussein maintient qu’il ne met pas en doute les récits des mauvais traitements des prisonniers de guerre, mais qu’il n’a pas d’information pour les confirmer ou les infirmer. Cependant,  d’un point de vue pratique, il ne doute pas que le peuple, après avoir été bombardé par les pilotes de la coalition, a pu les maltraiter, particulièrement, s’ils ont pris part à leur capture.

Notes :

(1) Au cours de la réunion, qui s’est tenue à l’hôtel Intercontinental le 9 janvier 1991, James Baker a remis à Tarek Aziz une lettre personnelle adressée par George Bush (père) à Saddam Hussein. Après y avoir jeté un coup d’œil, Tarek Aziz refusa de transmettre la missive, estimant son ton menaçant, voire insultant. Bush lui écrivait : « Si vous ne vous retirez pas du Koweït et sans condition, nous perdrez bien plus que le Koweït ».

 (2)  Le Yémen venait de se réunifier. La République du Yémen est née, le 22 mai 1990, de la réunion du Yémen du Sud (République démocratique et populaire du Yémen) avec le Yémen du Nord  (République arabe du Yémen).

(3) Plusieurs versets du Coran abordent la question du traitement des prisonniers de guerre, telle la sourate 8, Al-Anfal (Le Butin), verset 71 :

 « Ô prophète! Dites aux prisonniers qui sont entre vos mains : Si Dieu voit de la droiture dans vos cœurs, il vous donnera des richesses plus précieuses que celles qu’on vous a enlevées, et il vous pardonnera, parce qu’il est clément et miséricordieux ».

En 662, le calife Abou Bakr rappela aux armées musulmanes s’apprêtant à conquérir la Syrie qu’il fallait respecter les « commandements de Dieu ». Extraits: « Lorsque vous envahissez un pays, ne tuez ni les vieillards, ni les enfants, ni les femmes. Ne forcez pas le stylite à déserter sa tour et ne tourmentez pas le solitaire : ils sont au service de Dieu. Ne coupez pas les arbres fruitiers, n’endommagez pas les récoltes et ne mutilez pas les animaux domestiques, peu importe leur taille. Si une ville ou un peuple vous accueille à bras ouverts, engagez-vous solennellement à les gouverner selon les lois et les pratiques qui étaient leurs avant votre arrivée… Mais faites la guerre à ceux qui ne vous font pas bon accueil. Ce faisant, assurez-vous de respecter toutes les lois et les commandements de Dieu qui vous seront dictés par la bouche de nos prophètes, faute de quoi vous risquez d’attirer la colère de Dieu ».

G. Munier/X.Jardez - Traduction en français et notes
Publié le 7 mai 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_M...


4-3 Guerre du Golfe – janvier 1991

La révolte dans le sud de l’Irak  

Entretien n°14                                                       

Baghdad Operation Center

13  mars 2004

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 13 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :  

Après le cessez-le-feu en 1991, Hussein a déclaré que le but de la direction irakienne était de reconstruire les infrastructures de l’Irak détruites pendant la guerre. Cela comprenait la relance des programmes agricoles et économiques. Il a affirmé que l’Irak a reconstruit « presque tout » et avait mis en oeuvre de nouveaux programmes dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et de la santé. Mais, leur réalisation était compromise en raison de  l’embargo, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Mettre la bonne personne à la bonne place

Quand on a fait remarquer à Hussein que des changements avaient eu lieu au sein du gouvernement irakien,  à peu près à cette époque, avec les nominations de responsables à de nouvelles fonctions, Hussein a répondu : « cela est naturel ». A son avis, ces changements arrivent couramment,  pas seulement en Irak, mais aussi aux Etats-Unis et ailleurs. Hamid Mahmoud (1), nouvellement nommé, devint secrétaire personnel de Hussein  remplaçant ainsi l’ancien secrétaire devenu Ministre de l’Education. Hussein a parlé de Mahmoud comme « d’un des ses anciens compagnons » qui avait été membre de la protection du Président dans la Himaya et les Mourafiqin. Un autre personnage, Tarik Aziz, fut nommé Vice-Premier Ministre. Hussein a décrit Aziz comme l’un des premiers membres du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR). De l’avis de Hussein, Tarik Aziz « n’avait rien gagné » avec cette nomination. Hussein a déclaré qu’il avait fait observer à la direction irakienne qu’au cas où il (Hussein) deviendrait Premier ministre irakien, il aurait besoin d’être assisté par d’autres. C’est la raison pour laquelle Aziz et Ramadan ont été nommés vice-premier ministres.  

Hussein a expliqué que les fonctions d’un secrétaire personnel comprend l’organisation de l’emploi du temps de la personne avec qui il travaille. Il doit être précis dans l’exécution de ses devoirs.  Il avait donc choisi Mahmoud parce qu’il « convenait au poste » ; c’était son choix et cela n’avait pas de signification historique.  Hussein a redit que Mahmoud avait été membre de l’Himaya (2) et des Mourafiqin (3), organisations composées de membres de sa famille. Au début de la Révolution, il n’y avait qu’un seul de ses parents ayant une responsabilité politique dans le gouvernement. A cette époque, les autres avaient peu d’éducation et servaient dans l’armée irakienne ou les autres services de l’armée.

Hussein a souligné que les membres de sa sécurité ne lui imposaient pas nécessairement  ses déplacements. Il a affirmé qu’il leur avait parfois enseigné, lui-même, comment améliorer leur performance et leurs résultats. Il s’est souvenu de les avoir taquinés en disant qu’il pourrait accomplir leur travail mieux qu’eux. Il pensait qu’il était important que son personnel de sécurité ne soit pas "brutal" quand il se « mêlait » au peuple. A son avis, la sécurité aurait failli à sa mission si elle l’avait « isolé » des masses. Il était aussi important qu’elle soit capable de modifier ses obligations et sa conduite pour se plier à la nature de Hussein. Comme preuve de ses compétences pédagogiques, Hussein a déclaré qu’il pourrait fournir à l’interviewer des conseils sur ses tâches. Quand on lui a demandé d’expliciter, il a déclaré : « Un docteur ne court pas après le gens pour leur demander ce qui ne va pas. Ils viennent à lui ».

« Un être humain n’est pas une marchandise »

Hussein a observé que le plus important est de s’interroger sur sa position, quand on exécute ou élabore, afin de déterminer comment remplir ses obligations. Un exécutant doit être rapide et précis. Celui qui supervise doit laisser à ses subordonnés une certaine initiative. La « marge d’initiative » diffère selon la situation, militaire ou civile, car, dit Hussein, « les yeux sur le terrain sont différents de ceux dans les postes de commandement ». Souvent, « les yeux sur le terrain » comprennent une situation particulière avec plus d’exactitude que les éléments de commandement.    

Sur les traits de caractère qu’il recherche dans ses subordonnés, Hussein a dit : « qu’un être humain n’est pas une marchandise ». On peut penser qu’un individu convient à un poste pour découvrir, plus tard, qu’il ne possède pas les qualités nécessaires. Pour Hussein, une situation particulière peut requérir le choix d’un individu précis, même si, dans d’autres circonstances, il n’aurait pas  été considéré comme le meilleur choix. Cela est particulièrement vrai dans le contexte d’opérations militaires où la bonne personne doit être trouvée.

Hussein a expliqué que le choix d’individus pour des postes militaires ou gouvernementaux, ou leur renvoi, implique souvent de prendre en considération la perception de la famille ou de la tribu. Un autre facteur est d’évaluer la force de la psyché irakienne et du sens de « l’identité ». Même si une situation particulière demande le renvoi d’un Irakien de son poste, un chef doit analyser comment ce renvoi sera perçu. Par exemple, les proches de cet individu pourront remettre en question son caractère. Certains demanderont « encore et toujours » pourquoi il avait été renvoyé ? D’autres demanderont : « Etait-il un lâche ? ». Ces questions pourront même se poser si l’individu décide de démissionner dans des circonstances normales. Les familles peuvent se sentir « salies ». Dans d’autres cas, ces actions peuvent les conduire à haïr le gouvernement. Hussein a expliqué qu’obligés de tenir compte de ces attitudes et sentiments, les dirigeants militaires ou civils n’étaient pas souvent libres d’effectuer les changements de personnel, même quand ils s’avéraient nécessaires.

Un mélange de voleurs, de rebelles

Quand on a évoqué devant Hussein les révoltes du sud de l’Irak après la guerre de 1991, dont on a souvent parlé, Hussein a prétendu ne pas en avoir entendu parler. Quand on lui a démontré que de nombreux interviews et reportages ont documenté ces révoltes, Hussein a demandé : « N’avons-nous pas déjà discuté de cette question ? ». Il a, cependant, déclaré que dès le lendemain du cessez-le-feu de 1991, « des éléments » ont initié des opérations de sabotage dans les villes du sud irakien, Bassora, Nasiriya, et Amara. Plus tard, cette activité s’est étendue aux villes  du nord du pays, Soulimaniya, Erbil et Kirkouk. Hussein a déclaré que les groupes conduisant ces opérations étaient « poussés » par l’Iran et que l’Irak avait capturé 68 officiers des services secrets iraniens qui avaient été échangés, plus tard, contre des prisonniers irakiens.

A l’époque de ces révoltes, la plupart des ponts avaient été détruits, l’électricité n’existait plus. Le service de l’eau était sporadique et les réserves de nourriture minimales. Dans cet après-guerre, ces facteurs contribuaient à un soulèvement général dans le pays. Les éléments participant à ces révoltes étaient un mélange de voleurs, de rebelles et de « ceux en provenance d’Iran ». Ce dernier groupe comprenait des individus des services du gouvernement iranien, des Irakiens d’origine iranienne, des Irakiens qui avaient « fui » en Iran. Il était difficile de déterminer leurs nationalités avec certitude, car beaucoup avaient détruit, intentionnellement, leurs papiers d’identité.

Suite à un accord avec l’Iran, les opérations hostiles ont cessé

Hussein a déclaré qu’après avoir décidé de reprendre le contrôle du pays, la direction irakienne considéra que le sud du  pays était une haute priorité. C’était dans cette région que les forces irakiennes ont combattu principalement des Iraniens.  Après avoir restauré l’ordre dans le sud du pays,  les forces gouvernementales se sont tournées vers le nord où elles ont rencontré peu ou pas de résistance. Les combats dans le sud et le nord du pays ont duré approximativement deux mois… Hussein a dit : « Dieu nous a donné la victoire ». A partir de là, selon Hussein, l’Iran a continué à introduire des groupes de dix à quinze personnes pour  lancer des opérations contre le gouvernement… Cependant, ces personnes ont vu, pour la plupart, leurs plans contrecarrés. A la fin, suite à un accord entre l’Irak et l’Iran, ces opérations hostiles ont cessé.  

Hussein a qualifié les soulèvements de 1991 d’activité d’insurgés conduite par des « hors-la-loi et des voleurs ». Il ne considérait pas les insurgés comme des révolutionnaires. Quand on lui a demandé quels facteurs avaient sous-tendu ces troubles, Hussein a répondu, le soutien de l’Iran, la faiblesse du gouvernement irakien après la guerre et peut-être une assistance des forces de la coalition. Il a noté que toutes les institutions gouvernementales, y compris la police et l’armée, avaient été affaiblies par la guerre. Peu à peu, cependant, les forces armées reconstituèrent leurs capacités et furent en mesure de réduire ces rebelles… Selon Hussein, la « lame (des forces armées) s’allongea de plus en plus ». Il a reconnu que l’état de faiblesse de l’armée irakienne a été le facteur principal qui a permis, en premier lieu, cet état de non-droit.  

Hussein croyait que le but de l’insurrection était de prendre le contrôle de l’Irak. A son avis, cette tactique a été utilisée en 1991, mais comme lors de sa précédente guerre avec l’Irak, l’Iran s’est montré incapable d’atteindre son objectif. L’Iran avait voulu contrôler tout ou partie de l’Irak, notamment le sud. C’est l’opinion de Hussein que l’Iran voulait étendre son pouvoir à la partie orientale de l’Arabie saoudite, et à l’ensemble du Golfe.

« On leur avait donné l’autorité, ils en firent usage »

Le CCR avait confié aux gouverneurs des provinces irakiennes le contrôle de l’armée durant les soulèvements afin de protéger le peuple et l’Etat et de rétablir la sécurité et « une vie normale ». Le peuple et la nation étaient menacés par des tueries en nombre, des vols, des incendies et une destruction générale, ce qui fut maitrisé. Hussein a nié connaître les méthodes utilisées par les gouverneurs et les militaires pour rétablir l’ordre. Hussein a affirmé : « On leur avait donné l’autorité et ils en firent usage ». Il n’avait pas, à l’époque, demandé le détail des opérations mais avait demandé et reçu des rapports sur les progrès effectués.   

Sur les restrictions imposées aux forces militaires par la direction au cours de cette période, Hussein a demandé : « Qu’entendez-vous par restrictions ? ».  Il  a objecté que la Convention de Genève s’applique à une telle situation, disant qu’elle ne s’applique que pour les guerres. Hussein a expliqué que, s’agissant de conflits internes, la Convention de Genève s’appliquait à des situations où une puissance occupante est un pays étranger. Il a dit qu’elle s’appliquait à des tentatives de coups ou des soulèvements internes où ont lieu des crimes, comme les incendies et les pillages.

« Je suis responsable de ce que je décide »

L’interviewer a fait remarquer  à Hussein que le droit international ne permet pas de cibler les civils ni même un objectif militaire quand  des civils s’y trouvent, et que certaines lois humanitaires s’appliquent toujours. A la question de  nouveau posée sur les limites imposées aux forces militaires au cours des soulèvements de 1991, Hussein a répliqué qu’un Irakien, civil ou militaire, connait quel comportement humain est acceptable et il n’ a pas besoin  qu’on lui dise comment se conduire. 

Hussein a dit : « Je suis responsable de ce que je décide », mais qu’il n’est pas responsable de la conduite d’un Irakien. Il a allégué que si un Irakien voulait se servir de lui (Hussein) pour justifier ses actions, il accepterait aussi longtemps que cette affirmation ne faisait pas de tort à sa réputation. Pour Hussein, un dirigeant est responsable des actes d’un subordonné, s’il se rend compte des transgressions de cet individu et le confronte à ses manquements. Il a déclaré que tout individu est jugé selon sa loi et sa constitution.

Notes :

(1) Abid Hamid Mahmoud al-Tikriti, n°4 sur la liste des 55 dirigeants baasistes les plus recherchés, ancien officier, secrétaire particulier du Président Saddam Hussein, a été arrêté le 16 juin 2003 près de Tikrit, dans le cadre de l’Opération Scorpions du Désert. Il supervisait les activités de l’Organisation spéciale de sécurité (Al-Amn al-Khas), service assurant la protection du Président et des principaux dirigeants. Après la défection de Hussein Kamel (août 95), qui le secondait, Qusaï, un des fils de Saddam Hussein, prit la suite.

(2) Au sein de d’ Al-Amn al-Khas, l ’Himaya al-Ra'is était chargé de la protection des principaux dirigeants baasistes.

(3) Les Murafiqin (les Compagnons) était la garde spéciale du Président Saddam Hussein (une quarantaine de membres). Ils dépendaient de l’Himaya.

Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.over-blog.org/article-entretien-n-14-fbi-saddam-hussein-13-mars-2004-51076224.html

 

Entretiens FBI-Saddam Hussein

sur France-Irak Actualité  - Traduction : Xavière Jardez – Notes : Gilles Munier

Les 11 premiers entretiens sont en ligne… - Cliquez sur: http://www.france-irak-actualite.com



5 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

La crise financière de 2008 et l’effarant niveau d’endettement des USA n’ont pas eu de réel impact sur le budget militaire des USA. Ou s’ils en ont eu, ça a plutôt été dans le sens de la hausse. De fait, les Etats-Unis accroissent années après années le budget de la "Défense" qui inclut celui des guerres en Afghanistan et en Irak. Qu’y a-t-il au bout de cette logique ? Voici une analyse du journaliste Eric Margolis que nous avions pu entendre à propos de l’Irak lors de son passage chez Frédéric Taddeï en avril 2008.

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit. Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu [NdlR. lire infra], entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Le président Obama a qualifié d’étape importante dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique le budget de 3 800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès.

En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette.

Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars.

Le déficit budgétaire de Washington (la différence entre les dépenses et les revenus provenant des impôts) atteindra le montant vertigineux de 1 600 milliards de dollars US cette année. Cette somme énorme sera empruntée, principalement auprès de la Chine et du Japon, auxquels les États-Unis doivent déjà 1 500 milliards de dollars. A lui seul, le service de cette dette coûtera 250 milliards de dollars.

Dépenser 1000 milliards de dollars revient à avoir dépensé 1 million par jour, depuis le temps de la fondation de Rome, et durant les 2738 années écoulées jusqu’à aujourd’hui.

Le budget total de la défense approche les 1000 milliards de dollars. Cela inclut les dépenses du Pentagone, soit 880 milliards de dollars, auxquelles il faut ajouter les « blacks programs » secrets (environ 70 milliards de dollars), l’aide militaire à des pays étrangers comme l’Egypte, Israël et le Pakistan, le coût des 225.000 « contractuels » (mercenaires et salariés) et les dépenses pour les anciens combattants. Il faut encore ajouter 75 milliards de dollars (près de quatre fois le budget total de défense du Canada) pour les 16 agences de renseignement, qui comptent 200 000 employés.

Les guerres d’Afghanistan et d’Irak (1000 milliards de dollars à ce jour), coûteront 200-250 milliards de dollars supplémentaires cette année, y compris les coûts cachés et indirects. La décision d’Obama de renforcer de 30 000 hommes le contingent Afghan coûtera une somme supplémentaire de 33 milliards – supérieure au budget total de défense de l’Allemagne.

Le cours des actions des entreprises du secteur de la défense a évidemment augmenté après l’annonce du programme d’ « austérité » du Nobel de la paix Obama.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunis ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255 000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116 000 en Europe et près de 100 000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 $ à chaque famille américaine.

Comme Bush, Obama finance les guerres américaines par le biais d’autorisations supplémentaires d’endettement – en les empilant sur la carte de crédit de la nation qui a déjà atteint son maximum autorisé. Les générations futures payeront la facture.

Ce poker menteur joué par la présidence et les parlementaires est un comble de malhonnêteté publique.

Les guerres de l’Amérique doivent être financées par les impôts, pas par la fraude comptable.

Si les contribuables américains avaient dû payer les guerres en Afghanistan et en Irak, ces conflits s’arrêteraient à brève échéance.

Ce dont l’Amérique a besoin c’est d’un impôt pour la guerre, honnête et transparent.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également de plus en plus à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

Il est de plus en plus évident que le président ne contrôle pas la fuite en avant du mastodonte militaire américain. Il ya soixante ans, le grand président Dwight Eisenhower, dont je garde le portrait dans mon bureau, avait averti les Américains de se méfier du complexe militaro-industriel. Six décennies plus tard, les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont unis aux prêteurs de Wall Street pour réduire l’Amérique en esclavage.

Un nombre croissant d’Américains redoutent les déficits incontrôlables et s’en indignent à juste titre. Mais la plupart ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques ruinent également leur nation dans des guerres étrangères inutiles, en une vaine et orgueilleuse tentative de contrôler une grande partie de la planète – ce que les néo-conservateurs appellent la « Full spectrum dominance ».

Si Obama voulait réellement rétablir la santé économique de l’Amérique, il exigerait que les dépenses militaires soient réduites, mettrait rapidement fin aux guerres en Irak et en Afghanistan et démantèlerait les « Frankenbanks » géantes du pays.

Eric Margolis,

ContreInfo, le 10 février 2010 

Published on mai 19, 2010 par GeantVert



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/05/2010

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Début : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Début  : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°484                 du 07/05                   au 29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Paroles & action du bientôt président...

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : la stratégie du choc.

5-2 Gilles Munier : L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

5-3 Gilles Munier : Un crime au Kurdistan irakien.

5-2 Livres

1 La chute - Interrogatoires de Saddam Hussein par le FBI : Une traduction française tendancieuse

2 Khalil al-Douleïmi * Saddam – Les secrets d’une mise à mort.

5-4 Pascual Serrano : Mensonges et falsifications sont les nouvelles formes de censure dans les pays "démocratiques".

6 Les brèves

6-1 Irak: Maliki échoue à ravir la première place des législatives.

6-2 Les entreprises françaises, cibles de la résistance ?

6-3 L'armée turque bombarde des positions kurdes en Irak.

6-4 Irak: accord pour l'exploitation de trois champs pétroliers.

6-5 Le Kurdistan irakien, futur membre de l’OCDE ?

6-5 Les brèves signé Gilles Munier  

 



Tiré à part :

24 mai,

Irakia, une coalition multiconfessionnelle emmenée par Iyad Allaoui, a remporté les législatives du 7 mars dernier avec 91 sièges contre 89 à l'Etat de droit, le mouvement du Premier ministre sortant Nouri al Maliki.

Les tensions sont fortes depuis le scrutin dont le résultat n'a pas donné de majorité claire.

Les deux alliances arrivées en tête mènent de difficiles tractations pour tenter de nouer des coalitions de gouvernement.

AP

 

Irak : la crainte d'une "guerre civile"

"Tout semble indiquer que nous nous dirigeons vers une escalade de la violence", a déclaré l'ancien Premier ministre, Iyad Allawi.

Iyad Allawi a insisté sur la nécessité de "former un gouvernement le plus rapidement possible" (AFP)

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a fait, samedi 15 mai, un pas important vers sa reconduction en obtenant la levée du veto à sa candidature par les radicaux chiites, au moment où le laïc Iyad Allawi, son rival, dit craindre une "guerre civile".

"Le mouvement sadriste ne s'oppose pas à ce que Nouri al-Maliki soit reconduit pour un second mandat mais nous avons des réserves", a affirmé le porte-parole du mouvement de Moqtada Sadr, Salah al-Obeidi. "S'il nous donne des garanties suffisantes notamment sur les arrestations de sadristes alors nous ne bloquerons pas sa candidature pour un deuxième mandat", a-t-il dit.

Ce virage du mouvement sadriste, qui affichait jusqu'alors son opposition à une reconduction de Nouri al-Maliki, est intervenu après des discussions entre les deux formations il y a 48 heures, a confié le conseiller du Premier ministre, Ali al-Moussawi. "Nous saluons", a-t-il dit, "la position du mouvement sadriste qui est en droite ligne avec les aspirations de nombreux Irakiens, notamment ceux qui ont voté en faveur de l'Alliance pour l'Etat de droit (AED)", conduite par le chef du gouvernement.

Le conseiller de Nouri al-Maliki a indiqué qu'une commission officielle "allait accélérer la libération des personnes détenues sans jugement car le gouvernement n'est pas satisfait des lenteurs de la justice sur ce dossier". Les Sadristes reprochent au Premier ministre, qui avait lancé en 2008 une campagne militaire contre l'armée du Mahdi, de maintenir en prison plus de 2.000 de leurs partisans.

Des alliances en vue d'un futur gouvernement

Les sadristes avaient enregistré un bon score aux législatives du 7 mars: ils avaient obtenu 39 sièges sur les 325 du nouveau Parlement, devenant alors des acteurs incontournables pour la formation d'un gouvernement.

Ce tournant survient après un accord signé le 4 mai, pour unir les deux listes chiites, l'AED et l'Alliance Nationale Irakienne (ANI), qui regroupe les partis religieux chiites, dont le mouvement de Moqtaba al-Sadr. Selon Ali al-Moussawi, le compromis avec les Sadristes "ouvre la voie à un accord avec d'autres partis et permet de progresser vers l'ébauche du futur gouvernement".

"Tout semble indiquer que nous nous dirigeons vers une escalade de la violence", a déclaré au journal espagnol El Mundo, l'ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, alors que Nouri al-Maliki a des chances de prendre la tête du troisième gouvernement élu depuis Saddam Hussein en 2003. "Nous n'en sommes qu'au début, mais si la violence continue, nous nous dirigeons vers la guerre civile", a-t-il ajouté, en référence aux derniers épisodes de violences.

 "Plus de violences et une guerre civile potentielle"

Le 10 mai, plus de 100 personnes ont été tuées dans près de 60 attentats à travers le pays. Vendredi, 25 personnes ont encore trouvé la mort dans un double attentat à Tal Afar (nord).

La dernière attaque est survenue après un communiqué du nouveau "ministre de la Guerre" de l'Etat islamique en Irak, ombrelle de plusieurs organisations chapeautée par Al-Qaïda.

Il annonçait le lancement d'une campagne militaire, après la mort des deux chefs du réseau tués fin avril dans un raid irako-américain.

Face à cela, Iyad Allawi a affirmé qu'"il faut former un gouvernement le plus rapidement possible parce qu'on ne peut pas permettre que cette situation se prolonge".

La liste laïque de l'ancien Premier ministre est arrivée en tête des législatives du 7 mars avec 91 sièges, contre 89 pour celle du Premier ministre Nouri al-Maliki et 70 à l'ANI.

Dans le même temps à Ryad, le prince Turki al-Fayçal, l'une des personnalités en vue en Arabie saoudite même s'il n'occupe pas de poste officiel, a accusé Nouri al-Maliki, d'avoir "usurpé" le résultat des élections législatives.

"En conséquence, nous avons plus de violences et une guerre civile potentielle", a-t-il ajouté.

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20100515.OBS4008/irak-la-crainte-d-une-guerre-civile.html

 

"Les gens que nous tuons ne méritent pas de vivre." (Président de "Blackwater")  1

5/05

Le président de la tristement célèbre compagnie privée américaine de sécurité "Blackwater", Eric Prince, a déclaré que les gens tués par les agents de sa compagnie, "ne méritaient pas de vivre", lors d'un discours, à l'Université du Michigan, dont une partie a été publiée par le magazine "The Nation". Il a qualifié les Irakiens, les Pakistanais et les Afghans de reptiles qui vivent dans des égouts!

 http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/94977-qles-gens-que-nous-tuons-ne-meritent-pas-de-vivreq-president-de-qblackwaterq

 

Un mur de sécurité (...) autour de Bagdad d'ici 2011.

04/05/

Les autorités irakiennes ont commencé à entourer Bagdad d'un mur de sécurité qui séparera la ville des provinces voisines, a déclaré lundi soir le porte-parole du commandement opérationnel de Bagdad, le général Atta Kasim à la chaîne de télévision Al Iraqiya.
Le mur devrait être construit d'ici 2011 et l'accès à la capitale ne sera possible que par huit points de contrôle.
Cette enceinte équipée de systèmes de surveillance sophistiqués "permettra de barrer l'entrée dans la ville aux terroristes", selon le porte-parole.
Les autorités de Bagdad enlèveront les barrières de béton et les points de contrôle à l'intérieur de la ville après la construction de l'enceinte de sécurité.
Le commandement de Bagdad avait installé dans les quartiers des barrières de bétons et plusieurs points de contrôle afin de prévenir les affrontements interconfessionnels, mais ces mesures n'ont pas protégé la capitale irakienne des attentats et des explosions qui ont fait en ces derniers mois des centaines de morts. 

http://fr.rian.ru/world/20100504/186618042.html



Paroles & action du président...

Des acteurs et des intellectuels s'attaquent à Obama.

Des acteurs et des intellectuels de la gauche américaine ont signé un manifeste, à paraître vendredi dans la New York Review of Books, qui accuse Barack Obama de perpétuer l'approche de son prédécesseur en matière de politique sécuritaire aux Etats-Unis et de droits de l'homme, en Irak et en Afghanistan.

Le texte dénonce notamment le feu vert donné par Barack Obama - qui a été élu en 2008 avec le soutien enthousiaste des intellectuels de gauche - à «l'assasinat» du citoyen américain Anwar al-Aulaqi, soupçonné de comploter avec Al-Qaïda au Yémen. «D'une certaine façon, c'est pire que Bush», dit le texte, «parce qu'Obama a revendiqué le droit d'éliminer des citoyens américains qu'il soupçonne d'être des terroristes, simplement sur la foi de ses propres doutes ou de ceux de la CIA», alors que «Bush n'a jamais revendiqué» ce genre de pratique «publiquement».

Parmi les signataires du manifeste, on retrouve le philosophe Noam Chomsky ou l'acteur de LA Confidential, James Cromwell.

Près de 2 000 personnes avaient par ailleurs signé l'appel sur Internet, jeudi.

14 mai 2010

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Des-acteurs-et-des-intellectuels-s-attaquent-a-Obama_6346-1372921-fils-tous-Une_filDMA.Htm


 


L'Irak en chiffre: du 07-05 au 29-05-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

3 + x

33 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

5 + x

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

58

77

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki  - Talabani

Jalal Talabani appelle la Ligue arabe pour régler les problèmes de l'Irak  

10/05 
Le Président Talabani a demandé à la Ligue arabe d'aider au règlement des problèmes de l'Irak.
Cette demande intervient alors que les problèmes en Irak se sont multipliés depuis les élections du début mars.
Lors d'une rencontre, au Caire, avec le Secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, le Président irakien Jalal Talabani a affirmé que son pays saluerait l'aide de la Ligue arabe qu'il ne considérerait pas, d'ailleurs, comme une ingérence dans ses affaires internes; car "l'Irak est un cofondateur de la Ligue arabe", a argué M. Talabani.  
Dans un autre rencontre, dimanche, Jalal Talabani s'est entretenu, avec le Président égyptien Hosni Moubarak, des derniers développements en Irak.  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136922&language=fr


a) Confection d'un gouvernement fantoche

Un Hezbollah irakien ?

Moqtada a profité, intelligemment, du mode de scrutin en choisissant des candidats connus localement, placés en position éligible, mais sa victoire est toute relative. Selon le blog  Talisman gate qui a décortiqué les résultats des onze provinces ayant élu des députés se réclamant de lui, son mouvement plafonnerait autour de 10% des suffrages au niveau national (8,7% dans les quartiers « chiites » de Bagdad, considérés comme leur bastion, 18,8% dans la province de Maysan).

A Bagdad, les pressions exercées par les nervis malikistes sur les habitants de Sadr City n’expliquent pas tout. La question est maintenant de savoir si le futur ayatollah Moqtada al-Sadr sera en mesure de transformer l’infrastructure militante du Bloc libreTayyar al-Ahrar, nom officiel de son mouvement -  en réplique irakienne du Hezbollah libanais.

 

Pas de fraude décelée après un recomptage de votes à Bagdad

L'Irak est plongé dans l'incertitude depuis le scrutin qui n'a pas dégagé de majorité claire.

Le recomptage des deux millions et demi de suffrages déposés à Bagdad aux élections législatives du 7 mars est terminé et n'a permis de déceler aucune fraude, annonce la commission électorale irakienne. Outre les bulletins à recompter dans la capitale, où cinq sièges parlementaires étaient en jeu, le nouveau dépouillement portait sur les suffrages exprimés à l'étranger et sur le vote des militaires, des policiers, des détenus et des malades.

Les résultats du recomptage seront publiés lundi, a précisé le porte-parole de la commission, Kassim al Aboudi.

"Il n'existe aucune preuve de fraude ou de manipulation ou de grossières erreurs", a-t-il déclaré.

La coalition de l'Etat de droit (EDD) du Premier ministre Nouri al Maliki, avait demandé ce nouveau dépouillement dans la capitale en dénonçant des fraudes.

L'EDD est arrivé en seconde position au niveau national, avec deux sièges de moins que l'alliance laïque Irakia de l'ancien chef de gouvernement Iyad Allaoui.

La liste d'Allaoui a remporté 91 des 325 sièges.

14/5

AP

 

Moqtada Sadr et la « démocratie participative »

Dans l’attente des résultats officiels des élections législatives irakiennes du 7 mars 2010, délégitimées par l’interdiction faite à des candidats décrétés « baasistes » de se présenter, et à des partis politiques de faire campagne, les tractations entre les différents blocs pour élire un Premier ministre, vont bon train.

Pendant ce temps, Moqtada al-Sadr, fort de ses 39 députés, fait la pluie et le beau temps dans les milieux chiites pro-iraniens. Pour signaler les noms des Premiers ministres dont il ne veut pas  - et mettre en avant un de ses proches collaborateurs -  il a organisé un referendum. La consultation, ouverte à tous, s’est déroulée sans contrôle sérieux. Bien qu’imparfaite, elle demeurera dans l’histoire du Proche-Orient la première expérience de « démocratie participative ». Un million et demi d’Irakiens y auraient participé.

 

Turki al-Fayçal : Maliki a "usurpé" les résultats des élections.

L'ancien patron des renseignements saoudiens, le prince Turki al-Fayçal, a accusé samedi le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, d'avoir "usurpé" le résultat des élections législatives du 7 mars, donnant gagnant son rival Iyad Allawi. 
 "En plus de la profonde pagaille (en Irak), nous sommes en train d'assister à une action délibérée de la part du Premier ministre sortant, M. Maliki, pour usurper le résultat des élections et dénier au peuple irakien un gouvernement légitimement élu", a déclaré le prince, dans un discours devant des diplomates, des journalistes et des hommes d'affaires. 
"En conséquence nous avons plus de violences et une guerre civile potentielle", a ajouté l'ex-ambassadeur saoudien aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le prince Turki est l'une des personnalités en vue en Arabie saoudite même s'il n'occupe pas de poste officiel. 

15/05

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137714&language=fr
24 mai,

Irakia, une coalition multiconfessionnelle emmenée par Iyad Allaoui, a remporté les législatives du 7 mars dernier avec 91 sièges contre 89 à l'Etat de droit, le mouvement du Premier ministre sortant Nouri al Maliki.

Les tensions sont fortes depuis le scrutin dont le résultat n'a pas donné de majorité claire.

Les deux alliances arrivées en tête mènent de difficiles tractations pour tenter de nouer des coalitions de gouvernement.

AP


b) Les grandes manœuvres

Tirs d’artillerie iraniens contre des zones du Kurdistan irakien.
L'artillerie iranienne a bombardé dans la nuit de samedi à dimanche plusieurs zones agricoles du Kurdistan irakien que Téhéran soupçonne d'abriter des indépendantistes kurdes iraniens, a indiqué un responsable local.

Ces tirs interviennent trois jours après des heurts entre les forces irakiennes et iraniennes dans une zone frontalière et la capture d'un officier irakien qui a été depuis relâché.
Selon l'Iran, le PJAK, le « parti pour une vie libre au Kurdistan », est un mouvement séparatiste kurde iranien qui opère en Iran à partir de bases établies dans les montagnes du Kurdistan irakien.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/657457/Tirs_d%27artillerie_iraniens_contre_des_zones_du_Kurdistan_irakien.html


c) Sur le terrain

Referendum sadriste : Ibrahim al-Jaafari vainqueur !

Les résultats du referendum sont les suivants : Ibrahim al-Jaafari : 24% - Jaafar al-Sadr (n°5 sur la liste d’Al-Maliki à Bagdad) : 23% - Qusay al-Suhayl (sadriste originaire de Bassora) : 17% - Nouri al-Maliki : 10% - Iyad Allaoui : 9% - Baha al-Araji (sadriste originaire de la province de Dhi Qar) : 5% - Ahmed Chalabi : 3% - Adil Abdel Mahdi : 2% - Rafi al-Eisawi (tête de liste d’Iraqiya dans la province d’Al-Anbar) : 2% - divers : 5%.

Ibrahim al-Jaafari, arrivé en tête du referendum, ancien représentant d’Al-Dawa à Londres sous Saddam Hussein, a été Premier ministre du 7 avril 2005 au 22 avril 2006. Il est le seul élu d’Islah (Réforme), groupuscule qu’il a créé après son éviction du secrétariat général d’Al-Dawa. Il s’est présenté aux législatives sous la bannière INA (Alliance nationale irakienne), le bloc d’Ammar al-Hakim. En très mauvais termes avec Nouri al-Maliki, on voit mal ce dernier voter pour lui.

   Avec ses « 23% » d’avis sadristes favorables, Jaafar al-Sadr, fils de l’ayatollah Baqer al-Sadr - fondateur d’Al-Dawa  - perçu comme le « joker de Maliki », aurait des chances de l’emporter. Mais, il faudrait que les querelles de famille – et surtout de prééminence - l’opposant à son cousin et beau-frère Moqtada, soient dépassées.

C’est loin d’être le cas.

Leaders sadristes émergeants

 Les calculs de Moqtada al-Sadr risquent d’être balayés en cas d’ « alliance des contraires », une entente Maliki-Allaoui, possible si les grands marionnettistes – Etats-Unis et Iran -  l’exigent.

Pour l’heure, il est important de retenir les noms des deux parlementaires sadristes, émergeant d’autant plus de la consultation qu’ils ont été ajoutés à la main sur la partie du bulletin laissée au libre choix des votants :

- Qusay al-Suhayl, peu connu du grand public, est premier ministrable. Pour lui, le mouvement sadriste n’est pas un parti politique. C’est une organisation socio-religieuse qui se réclame des enseignements du Grand ayatollah Muhammad al-Sadr, père de Moqtada. Depuis le « gel » des activités de l’Armée du Mahdi, transformée -  selon lui -  en organisation culturelle, la résistance à l’occupation est du ressort de la Brigade du Jour Promis. Des fonctionnaires de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, et la CIA, ont tenté de l’approcher, sans succès. Il refuse tout dialogue avec les représentants des forces d’occupation américaines. Interrogé sur l’avenir de Kirkouk, il estime que la ville à droit à un statut spécial correspondant à ce que souhaitent ses habitants, car – dit-il – c’est « un Irak en miniature ». Il ne pense pas que la question puisse être résolue dans un cadre fédéral, du moins pour l’instant.

 

- Baha al-Araji (n°2 sur la liste INA à Nassiriya), élu député en 2005, assure que l’Armée du Mahdi n’était pas une milice, mais une organisation de résistance populaire islamique à l’occupation. Il est hostile à la partition de l’Irak. Dans une interview accordée au quotidien Asharq Al-Awsat (26/10/06), il accusait les forces d’occupation du meurtre de l’ayatollah Abdel Majid al-Khoï à Nadjaf, en 2003, insistant sur la concomitance de l’événement avec la naissance du mouvement sadriste. Selon lui, en accusant Moqtada de l’avoir fait assassiner, les occupants voulaient « tuer deux oiseaux avec la même pierre ». Le 16 février dernier, Baha al-Araji a provoqué une manifestation de protestation à Fallouja, après avoir déclaré sur la chaîne télévisée Al- Baghdadiya que « la majorité en Irak » conspire (contre l’islam, c'est-à-dire - pour lui - contre Ali et ses descendants) depuis Abou Bakr, compagnon du Prophète Muhammad et premier calife, jusqu’à Ahmed Hassan al-Bakr, chef du parti Baas, Président de la République après la Révolution de 1968. Il accuse, par ailleurs, les Moudjahidine du peuple iranien d’être des terroristes à la solde des Etats-Unis. Baha al-Araji possède la citoyenneté irlandaise.


d) Prisons, exactions & torture

23-05

Un tribunal irakien a condamné à mort un homme reconnu coupable d'avoir enlevé et tué cinq fonctionnaires de l'ambassade de Russie, annonce le gouvernement irakien.

Il précise dans un communiqué que les Russes ont été enlevés en 2004 alors qu'ils projetaient de remettre en service une centrale électrique mais la description semble faire référence à un incident au cours duquel des individus armés ont abattu un employé de l'ambassade de Russie, en 2006, et en ont enlevé quatre autres.

Les quatre autres Russes ont aussi été tués par la suite, dont un par décapitation.

AP



b) Les occupants 

1) Usa

(nihil)


b) Les alliés (des Usa)

1 Onu

La population des camps de déplacés a augmenté de 25% depuis 2009

11/05 
Le nombre d'Irakiens vivant dans des camps de déplacés dans leur propre pays a cru de 25% depuis 2009, a affirmé mardi à l'AFP un haut responsable des Nations unies à Bagdad.   
Selon Daniel Endres, le représentant du Haut Comité pour les réfugiés
(UNHCR) en Irak, il y a officiellement 1,5 million d'Irakiens déplacés, tout en reconnaissant que ce chiffre n'est pas à jour et pourrait s'avérer inférieur car beaucoup d'entre eux sont rentrés chez eux ces deux dernières années.  
Selon lui, la population dans ces camps misérables est passée de 400.000 en 2009 à 500.000 aujourd'hui, dont 260.000 se trouvent à Bagdad.  
Le nombre de déplacés avancé par l'UNHCR est similaire à celui publié en
Mars par l'ONG américaine "Refugees International".
  Dans son rapport, elle affirme que le gouvernement irakien fait peu, ou presque rien, pour aider les déplacés et demande aux Etats-Unis d'intervenir car ils ont "une responsabilité spéciale" dans la crise humanitaire actuelle.
   M. Endres a indiqué que le gouvernement irakien n'a fourni qu'une seule fois en deux ans, "une aide financière de six mois" aux déplacés des camps. 
 Il a estimé que le montant cette allocation mensuelle varie entre 150.000
et 300.000 dinars (130 à 260 dollars) par famille.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137091&language=fr



3 Dans le monde

Grande-Bretagne

Deux des candidats à la direction du Labour renient la guerre en Irak

Deux des candidats à la direction du Parti travailliste renient la guerre en Irak dans laquelle leur ancien leader, l'ex-Premier ministre Tony Blair, a engagé la Grande-Bretagne.

Le parlementaire Ed Balls se prononce contre l'intervention militaire en Irak de 2003 tandis que son adversaire Ed Miliband observe que le conflit a détruit la confiance de l'opinion dans le Parti travailliste.

"Saddam Hussein était un homme horrible et je suis heureux qu'il ne dirige plus l'Irak. Mais la guerre était une erreur", souligne ainsi Ed Balls dans le "Daily Telegraph" de samedi.

Quant à Ed Miliband, il a déclaré au "Guardian" que le fait qu'aucune arme de destruction massive n'avait été découverte en Irak avait "conduit à une perte catastrophique de confiance" dans le Labour.

Après la défaite des travaillistes aux législatives du 6 mai dernier, Gordon Brown a démissionné de son poste de Premier ministre et de chef du Labour.

Six parlementaires ont jusqu'à présent annoncé leur candidature à sa succession. Le nom du prochain dirigeant du Parti travailliste est attendu pour septembre.

22/5

 AP





Géographie de l'Irak

L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):

  • Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)

L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):

  •  
    • Al Anbar
    • Al Basrah
    • Al Muthanna
    • Al Qadisiyah
    • An Najaf
    • Arbil
    • As Sulaymaniyah
    • At Ta'mim
    • Babil
    • Bagdad
    • Dahuk
    • Dhi Qar
    • Diyala
    • Kerbala
    • Maysan
    • Ninawa
    • Salah ad Din
    • Wasit

VILLES importantes

  •  
    • Bagdad
    • Bassorah
    • Duhok
    • Falloujah
    • Mossoul
    • Arbil
    • Kirkouk
    • Souleymaniah

Frontières : 3 650 km

  •  
    •  
      • Iran (1 458 km)
      • Jordanie (181 km)
      • Koweït (240 km)
      • Arabie saoudite (814 km)
      • Syrie (605 km)
      • Turquie (352 km)


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Fin : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Fin  : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°484                 du 07/05                   au 29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Opérations signalées par le Front du Djihad et du Changement en avril 2010

1 avril

11h12 : Explosion d’un  IED (Engin explosif improvisé) au passage d’une patrouille américaine à Diwaniya (sud de l’Irak).

11h26 : Tir d’un missile C5K sur une base américaine à l’ouest de Bagdad par Jaish al Tabi’in (Armée des Croyants).

16h33 : Attaque d’une patrouille américaine près de la mosquée al-Kabeer, à Tikrit.

2 avril 

16h09 : Explosion d’un IED au passage d’une patrouille américaine à Tikrit.

16h33 : Deux mercenaires étrangers (contractors) tués à l’ouest de Bagdad, lors de l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi.

3 avril

23h42 : Tirs de mortiers sur la Zone verte à Bagdad.

5 avril

18h06 : Mort d’un soldat américain à Bagdad, répertoriée comme « accident ».

7 avril

10h04 : Destruction d’un véhicule blindé, au centre de Kirkouk.

11 avril

10h32 : Attaque d’une base américaine à la roquette Katyusha, à Al Musayyeh (nord de Babylone)

10h38 : L’Armée Rashedeen attaque un véhicule blindé à Abou Graib, tuant ou blessant des membres de son équipage.

10h43 : Explosion d’un IED au passage d’une patrouille américaine à l’est de Baquba.

10h49 : L’Armée Rashedeen diffuse la vidéo du tir de deux missiles Grad sur une base américaine située près de l’aéroport de Bagdad.

11h18 : Attaque d’une patrouille américaine à Mossoul, alors que les troupes d’occupation ont soi-disant quitté les villes : un Hummer endommagé, des militaires tués ou blessés.

11h22 : Attaque de base aérienne américaine Al-Huriya à Kirkouk avec des roquettes Katyusha.

11h56 : Attaque de plusieurs patrouilles américaines à Al Dabs (ouest de Kirkouk), à l’occasion du 7ème anniversaire de l’occupation de l’Irak : tirs d’obus de mortiers et de missiles C5K, explosions d’IED.

12 avril 

12h49 : Explosion, à  Bagdad, d’une bombe au passage d’une patrouille américaine et de militaires gouvernementaux.

14 avril

7h31 : Explosion d’un IED au nord de Ramadi au passage d’un véhicule de police.

15 avril

7h36 : Un policier irakien tué à Mossoul par un tireur qui parvient à s’échapper.

7h41 : Cinq soldats du régime de Bagdad blessés par une bombe, à Jalawlaa (sud-ouest de Qanaqin).

20 avril

9h03 : Tir de 2 rochets sur Camp Echo, à l’ouest de Diwaniya.

21 avril

7h58 : Explosion d’un IED au passage d’un convoi américain, à Wassit.

8h06 : Destruction d’un Hummer de l’armée irakienne, au nord de Hilla (province de Babylone).

22 avril

7h35 : Cinq policiers gouvernementaux blessés par l’explosion d’IED, au sud-est de Baquba.

26 avril

19h38 : Explosion d’une bombe au passage d’une patrouille de policiers gouvernementaux, au sud-ouest de Kirkouk.

19h52 : Explosion d’un IED lors du passage d’une patrouille, à Diwaniya.

 

16/05

Une base militaire américaine située dans la province irakienne de Babylone a fait l’objet de tirs de roquettes. "Cinq roquettes ont été tirées sur la base militaire américaine de ‘Calso’ située au nord de la province de Babylone.", a déclaré à l’IRIB une source bien informée, lors d’un contact téléphonique, depuis la ville irakienne de Nadjaf.

 http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/95031-irakn-attaque-contre-une-base-militaire-americaine-a-babylone

22/5

Deux militaires américains sont morts dans des incidents séparés dans le nord de l'Irak, a annoncé samedi l'armée américaine. Selon un communiqué, un soldat de la Division-Nord a été tué vendredi près de Mossoul.

Un second communiqué fait état de la mort jeudi d'un autre soldat de la Division-Nord des suites de blessures qui n'étaient pas liées à des combats.

AP



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

10-05

Bagdad et plusieurs communes autour de la capitale irakienne ont été la cible lundi d'une série d'attaques.

A l'aube dans la capitale, six barrages de sécurité ont été attaqués par des groupes armés qui ont tué sept membres des forces de l'ordre irakiennes, a-t-on appris de source proche du ministère de l'Intérieur.

Des bombes ont en outre explosé à proximité de trois autres "checkpoints", faisant plusieurs blessés, a-t-on précisé de même source.

AP

10-05

Une bombe mise à feu au passage d'une patrouille de police a par ailleurs coûté la vie à deux civils dans le sud de Bagdad, l'explosion d'une voiture piégée à Tarmia, dans la banlieue nord de la capitale, a fait trois morts et 16 blessés.

AP

10-05

Dans la capitale irakienne, des tirs et des attentats à la bombe ont visé des points de contrôle militaires faisant neuf morts et 24 blessés, en majorité des membres des forces de sécurité, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur.
http://www.almanar.com.lb/

11/5

Cinq policiers irakiens ont été tués et 14 autres blessés dans l'explosion d'une bombe placée en bord de route près d'un marché de Bagdad, apprend-on au ministère de l'Intérieur. Des policiers s'étaient rendus dans le quartier de Doura, dans le sud de la capitale irakienne, après l'explosion d'un premier engin et ont été piégés par le déclenchement d'une seconde bombe, a-t-on dit de source ministérielle.

De source policière, on parle de six morts et 15 blessés.

AP

11-05

Une série d'attaques apparemment coordonnées contre la police et l'armée ont fait au moins dix morts tôt lundi matin à Bagdad, selon la police.

AP

12-05

Sept personnes ont aussi été blessées par l'explosion d'une bombe dans le centre de Bagdad matin au passage d'un véhicule de la police.

AFP

13/5

Jeudi, une bombe a explosé en bordure de route près d'une patrouille de police sur la place al-Nahda dans le centre de Bagdad, faisant un mort et huit blessés, dont cinq policiers, selon les services de sécurité et des sources médicales.

AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

10-05

Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans des attentats contre des maisons appartenant à des membres des forces de sécurité.
http://www.almanar.com.lb/

 

Mahmoudiya,

12-05

Deux soldats ont été tués et sept blessés alors qu'ils tentaient de désarmorcer une bombe sur une route menant à Mahmoudiya, à 30 km au sud de Bagdad,

AFP

 

Suwayrah

10-05

Un double attentat a été perpétré lundi matin à Suwayrah, à 40km au sud de Bagdad.

Une première bombe avait été installée dans une voiture stationnée et la seconde en bordure de route.

Un responsable du ministère de l'Intérieur a fait état d'un bilan de huit morts et 28 blessés, tandis qu'un policier basé dans la ville voisine de Kut parlait d'au moins de 71 blessés.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100510/twl-irak-violences-1def439.html

AP

 

Tarmiya (45 km au nord de Bagdad),

10-05

Parmi les victimes, figurent  un civil et trois gardes du corps du maire de la ville de Tarmiya (45 km au nord de Bagdad), Mohammed Jassem al Mashhadani, dont le convoi a été visé par une bombe. Le maire a été blessé dans l'attaque avec 15 autres personnes.
http://www.almanar.com.lb/


1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

10-05

Près de Mossoul (nord), au moins deux personnes ont été tuées lorsqu'un kamikaze a déclenché sa voiture piégée près d'un point de contrôle, selon le colonel irakien Rebwar Younis. Le barrage était contrôlé de façon conjointe par les forces de sécurité irakiennes et kurdes. http://fr.news.yahoo.com/3/20100510/twl-irak-violences-1def439.html

AP

10-05

Deux peshmergas (combattants kurdes) ont péri dans un attentat  près de Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad.

http://www.almanar.com.lb/

20-05

Cinq Irakiens, dont trois policiers, ont été tués dans la ville, un foyer encore important de l'insurrection irakienne, a indiqué la police.
Trois personnes, dont un policier, ont été tuées dans un attentat suicide visant un point de contrôle dans le quartier de Chifa, dans le centre de Mossoul.
Deux autres policiers ont été tués dans des tirs, là encore ayant visé un point de contrôle.
Mossoul est l'une des villes où les attentats et les attaques contre les forces de sécurité sont quotidiens.

AFP

24-05

Des hommes armés ont abattu lundi à Mossoul, dans le nord de l'Irak, un député élu le 7 mars sur la liste du bloc laïque Irakia de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, rapporte la police.

Le député Bashar Mohammed Hamid al Akidi a été blessé à la poitrine lors d'une attaque devant son domicile, dans l'ouest de Mossoul, et a succombé peu après à ses blessures, précise la police. Son chauffeur a été blessé dans l'attaque.

De nombreux employés du gouvernement et responsables de la police ont été visés par des attaques avant et depuis les élections, mais Adiki est le premier député assassiné.

Deux candidats du bloc, a-t-il ajouté, avaient été tués avant les élections.

Adiki était un homme d'affaires de 33 ans.

AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003l



Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 366 647 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.120 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.121 ( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.888   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.705

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hôpital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.224

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27176 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5718

Autres blessés (collaborateur)

9.770

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++



Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

725.142.028.728

28-05 - 11.33

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : la stratégie du choc.

http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_la-strategie-du-c...

 

 


5-2 Gilles Munier : L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

Le 7 mars, les bureaux de vote à peine ouverts, les agences de presse annonçaient que les Irakiens bravaient le terrorisme pour mettre leur bulletin dans l’urne.

Depuis deux mois, le bilan de Nouri al-Maliki en matière de sécurité était présenté comme positif. Autrement dit, on avait l’impression que ne restait dans la clandestinité que l’ « Etat islamique d’Irak », dont fait partie Al-Qaïda au Pays des deux fleuves, accusé des attentats aveugles à Bagdad (25 janvier - 37 morts), à Baqouba (3 mars - 33 morts) et à Nadjaf (6 mars - 3 morts) ; et soupçonné de ceux du 26 janvier, du 1 février et du 6 mars à Bagdad (respectivement 54, 22 et 36 morts).

Telle n’était évidemment pas la situation.

Entre le 1 janvier et le 7 mars, Heyetnet.org, l’agence de presse du Front du Djihad et du Changement, un des principaux regroupement résistant, a rendu compte d’une trentaine d’opérations conduites par les Brigades de la Révolution de 1920, Ansar al-Sunna, l’Armée des moudjahidine, l’Armée al-Rashidin, l’Armée Tabi’in et la Ligue al’Iraq al-Jihadiya, à Bagdad, Bassora, Tikrit, Taji, Kirkouk, Baqouba… c'est-à-dire pratiquement dans tout le pays.

Qui en a entendu parler ?

Il s’agissait d’attaques au mortier de la Zone verte, de quartiers généraux des forces américaines, des ambassades américaine et britannique, d’aéroports.

Des véhicules blindés ont été détruits, des G.I’s et des auxiliaires irakiens tués.

Qui en a entendu parler ?

Pas de solution sans la résistance

Les journalistes occidentaux n’ont aucune excuse pour expliquer ce silence.

A la différence des autres fronts de la résistance, tous aussi actifs, mais qui méprisent les médias ou communiquent mal, le Front du Djihad et du Changement alimente régulièrement son site d’information en anglais sur Internet. Harith al-Dari, son porte parole, secrétaire général de l’Association des Oulémas musulmans, réagit rapidement aux événements.

Par exemple, il n’a pas hésité à condamner en janvier l’assassinat d’un cheikh de la tribu Obeid à Abou Ghraib, puis l’attentat visant des pèlerins chiites à Kerbala le 4 février (40 morts).

Il a commenté les résultats des élections législatives, mais ses analyses ne retiennent pas l’attention de la presse occidentale.

Pourtant, tout le monde sait qu’aucune solution n’est possible en Irak sans un dialogue avec la résistance.

En revanche, la moindre déclaration de Omar al-Baghdadi, improbable dirigeant de l’Etat islamique d’Irak, tué pour la énième fois mi-avril, était rapportée avec célérité.

Question d’attaché de presse, sans doute ! C’est, en effet, SITE Intelligence Group qui transmet ses communiqués aux médias. Cette société basée à Houston (Texas), dirigée par Rita Katz, juive d’origine irakienne, diplômée de l’université de Tel-Aviv, surveille les activités des organisations islamiques radicales sur Internet pour le compte de Pentagone et du FBI.

Pour que l’omerta sur les activités de la résistance irakienne cesse, les médias devront attendre le feu vert du Pentagone. Cela n’en prend pas le chemin. Depuis le 7 avril, parallèlement aux attentats attribués à grand bruit à Al-Qaïda - alors que Téhéran serait impliqué - la résistance a revendiqué une à deux opérations par jour sans que la presse en rende compte. Tant que 50 000 GI’s seront basés en Irak et que l’Iran manipulera ses agents locaux, la résistance ne déposera pas les armes. Eric Olson, commandant l’U.S. Special Operations Command, le sait. Au lendemain des législatives, il a annoncé que le « retrait » d’Irak ne concernerait pas 4 500 membres des Forces spéciales.

Gilles Munier

(Afrique Asie – mai 2010)


5-3 Gilles Munier : Un crime au Kurdistan irakien.

L’Agence de sécurité de la Région kurde (SAKR), service de renseignement plus connu sous le nom de Parastin, accuse le parti d’opposition kurde Gorran d'avoir attisé les tensions au Kurdistan irakien en la rendant responsable de l'assassinat du journaliste Sardasht Osman. Le jeune homme (23 ans) a été enlevé en plein jour, le 4 mai, devant l’université Salah Eddine (Saladin) à Erbil, où il étudiait. Les gardiens de l’établissement dépendant de l’Unité Zerevani, du PDK (Parti démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, président de la Région autonome), ne sont pas intervenus. Sardasht Osman dénonçait la corruption et le népotisme au Kurdistan. Il avait publié un article satirique titré : « Je suis amoureux de la fille de Massoud Barzani » où il énumérait les avantages – exorbitants - dont bénéficient les membres de la famille Barzani, et – surtout -  brisé un tabou en signalant que les palais du président kurde sont protégés par des Israéliens.

Deux balles dans la tête

   Ayant fait l’objet de menaces de mort, Sardasht Osman avait écrit en janvier dernier : « Ces derniers jours, pour la première fois, on me dit que ma vie touche à sa fin, et, comme ils disent, que ma permission de respirer ne sera bientôt plus valable, mais je ne crains ni la mort ni la torture, j'attends ce rendez-vous pour voir mes meurtriers, et je prie pour recevoir une mort tragique digne de ma vie qui fut tragique… J'ai contacté ensuite le brigadier de la police d'Erbil qui m'a dit : "Le portable qui vous menace est extérieur à ce pays!"; il m'a dit aussi qu'à Erbil rien ne se passe, et il m'a répété que je devais avoir un problème personnel. J'ai alors pensé, avec un sourire, qu'il avait peut-être raison et que Nicolas Sarkozy* pouvait m'avoir téléphoné et menacé ! » (1).

   La camionnette où l’ont jeté ses ravisseurs a passé sans difficulté plusieurs postes de contrôle tenus par le PDK. Son corps, portant des traces de torture et deux balles dans la tête, a été retrouvé, le 6 mai, sur une autoroute près de Mossoul. Le Parastin, dirigé par Masrour Barzani (fils de Massoud Barzani), a été aussitôt accusé du meurtre. A l’annonce de la mort de Sardasht Osman, plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté devant le siège du PDK à Erbil et à Soulimaniya, 74 journalistes kurdes ont demandé à Hillary Clinton que les Etats-Unis « réagissent de façon appropriée à l’incident ».

Masrour Barzani sur la sellette

   Ce n’est pas la première fois que Masrour Barzani s’en prend violemment à des journalistes.

En février 2006, il avait ordonné à ses gardes du corps de tirer - en plein Vienne – sur l’écrivain Kamal Saïd Qadir. Cet intellectuel kurde – citoyen autrichien – connu pour ses articles fustigeant la nomenklatura d’Erbil, avait eu la mauvaise idée d’aller en 2005 au Kurdistan pour se rendre compte de la situation. Arrêté, il avait été condamné à … 30 ans de prison, puis libéré quelques mois plus tard grâce aux pressions exercées par l’Autriche.

   Au Kurdistan irakien, le Parastin et le Dazgay Zaniyari (son alter ego dans le camp de Jalal Talabani) sont régulièrement accusés de détentions arbitraires, de torture, d’exécutions sommaires, et de nettoyage ethnique à Kirkouk et dans les régions limitrophes.

(1) La mort de Serdest Osman et les jeunes Kurdes en colère – Lire dans cet article, la traduction de sa lettre à Massoud Barzani.

http://sohrawardi.blogspot.com/2010/05/la-mort-de-serdest-osman-et-les-jeunes.html

* Nicolas Sarkozy est présenté au Kurdistan irakien comme un des grands supporters du clan Barzani. Lors d’une conférence organisée le 29 janvier dernier, au Sénat français, Masrour Barzani, chef du Parastin, s’est fait le chantre des droits de l’homme. Boris Boillon, ambassadeur de France à Bagdad, qui intervenait à la tribune, ne tarissait pas d’éloges sur la façon dont le Kurdistan irakien est gouverné !

Lire : Les entreprises françaises, cibles de la résistance (AFI-Flash n°103)

 http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-les-entreprises-fran-aises-cibles-de-la-resistance-49188479.html

Gilles Munier

Mardi 18 mai


5-2 Livres

1 La chute - Interrogatoires de Saddam Hussein par le FBI : Une traduction française tendancieuse

On est en tout cas en droit de se demander si le but de cette version orientée n’est pas de justifier la diabolisation de Saddam Hussein et, a posteriori, l’agression américaine.

La chute - Interrogatoires de Saddam Hussein par le FBI

Une traduction française tendancieuse

Pour ceux qui ont lu, en anglais, le rapport de George Piro sur ses entretiens avec Saddam Hussein, de février à mars 2004, la version française publiée par les Editions Inculte pose le problème de la fidélité due à un document historique.

En effet, l’étonnement du lecteur bilingue va grandissant à mesure qu’il découvre les modifications apportées au témoignage, les passages tronqués…

Pourquoi, par exemple, avoir sauté le paragraphe sur l’opération militaire simulée informatiquement, organisée début 1990 par le général Norman Schwarzkopf, qui annonçait la Première guerre du Golfe ?

Présenter l’ouvrage comme des «Interrogatoires » plutôt que des « Entretiens » annonce la couleur. Pour le FBI et pour Saddam Hussein qui en avait fait une condition, il s’agissait d’un dialogue.

Certes, la traductrice rend plus fluide la lecture d’un texte original austère. Les lourdeurs et les répétitions inhérentes à tout rapport de police - le contenu primant sur la forme - il allait de soi de les gommer. Mais, elle met sa probité intellectuelle en question en plaçant dans la bouche de Saddam des expressions comme « guerre du Kippour» », au lieu de « guerre d’Octobre ou du Ramadan », et « Golfe persique » au lieu de « Golfe arabe ». Là, on ne peut plus parler de traduction, mais d’adaptation tendancieuse…

Jean-Pierre Luizard, chercheur au CNRS, n’a sans doute pas lu le texte qu’il a préfacé, à moins qu'il ne faille mettre son aveuglement sur le compte de son tropisme pro-iranien !

On est en tout cas en droit de se demander si le but de cette version orientée n’est pas de justifier la diabolisation de Saddam Hussein et, a posteriori, l’agression américaine.

Titrer le livre : « La chute », référence au film sur les derniers jours de Hitler, n’est évidemment pas innocent.

Gilles Munier


2 Khalil al-Douleïmi * Saddam – Les secrets d’une mise à mort.

Khalil al-Doulaïmi avait promis à Saddam Hussein, dont il était le principal avocat, de rendre public ce qu’il lui révélait, notamment sur ses derniers combats : prise de Bagdad, débuts de la résistance, clandestinité, arrestation, rôle de l’Iran dans le guerre, détention, procès, plan d’évasion.

L’auteur n’ayant pas assisté au face à face courageux du Président irakien avec la mort, a recueilli la relation faite par un témoin. En annexe, des documents apportent des éclairages inédits dont la presse internationale s’est bien gardée de rendre compte, comme la lettre de Moqtada al-Sadr remerciant Saddam pour les condoléances qu’il lui avait présenté après l’assassinat de son père, attribué aux Iraniens. De quoi s’interroger sur les mystères de Bagdad, quand on sait que le chef de l’Armée du Mahdi l’aurait accueilli d’un « Comment vas-tu tyran ! » le jour de l’exécution, et sans doute fait partie de ses bourreaux.

Saddam – Les secrets d’une mise à mort est le témoignage d’un patriote passionné, pour qui « les faits sont têtus » et toute vérité bonne à dire. C’est un document historique de première main, qu’il faut lire - et faire lire -  pour contrebalancer, ne serait-ce qu’un peu, la propagande véhiculée par les centaines de livres et les milliers d’articles diabolisant le président irakien et noircissant le régime baasiste. Comme l’écrit Geneviève Moll, ancienne rédactrice en chef des « Quatre vérités » sur Antenne 2, dans sa préface, l’ouvrage «explique la rancœur de la rue arabe à l’égard de l’Occident et pourquoi Saddam Hussein, depuis son exécution montrée d’une manière indécente sur toutes les télévision du monde, est devenu un martyr musulman ». 

* Saddam, les secrets d’une mise à mort, par Khalil al-Doulaïmi - éditions Sand, 288 p.- 14 euros.


5-4 Pascual Serrano : Mensonges et falsifications sont les nouvelles formes de censure dans les pays "démocratiques".
Entretien de Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir »
par Manola Romalo 

En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». 

En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.
Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ».  Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? 
À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé.  Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploie des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?
La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. 
Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D`autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité

Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?

Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …

Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?
Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peut (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?
Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays.

Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs.

De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens.

D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas.  
1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/ 
Source: hintergrund 

Publications récentes de Pascual Serrano : 
« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2). 
« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007). 
« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).   

Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir »
Manola Romalo 

http://www.mleray.info/article-les-nouvelle-formes-de-censures-des-pays-dits-democratiques-50048615.html  



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 Irak: Maliki échoue à ravir la première place des législatives.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a échoué dimanche à ravir la première place du scrutin législatif à son rival laïc Iyad Allawi après un nouveau décompte qui a confirmé l'absence de fraudes à Bagdad contrairement à ses allégations.

La commission électorale a maintenu les résultats annoncés il y a six semaines, ouvrant désormais la voie à la formation du prochain gouvernement, que pourrait néanmoins diriger M. Maliki après un accord avec les formations chiites rivales.

"Il n'y a pas de changement dans la répartition des sièges pour les différentes listes à Bagdad et en Irak et les plaintes déposées par les différents groupes politiques ont été étudiées et réglées", a affirmé à l'AFP Saad al-Rawi, un membre de la commission électorale.

"Il y a eu des changements minimes de 3.000 voix sur 2,5 millions de suffrages par rapport au premier décompte", dus à des erreurs techniques des assesseurs, a de son côté indiqué lors d'une conférence de presse le porte-parole de la commission Qassem al-Obeidi.

"Les accusation de fraudes et de manipulations n'étaient absolument pas fondées", a-t-il insisté.

Il a confirmé que comme, lors du premier décompte, la liste de M. Maliki avait obtenu 26 sièges et le Bloc irakien de l'ancien Premier ministre laïc Iyad Allawi 24. L'Alliance nationale irakienne (ANI), qui regroupe deux formations chiites conservatrices, a recueilli 17 sièges et un autre est revenu au Front de la Concorde (sunnite).

Les deux derniers sièges reviennent aux minorités religieuses.

Fin avril, la commission électorale, sur l'insistance de la liste de l'Etat de droit (AED) de M. Maliki, avait accepté un nouveau décompte manuel uniquement dans la province de Bagdad, la plus importante du pays puisqu'elle doit répartir 70 sièges.

Elle doit désormais transmettre ce nouveau décompte pour ratification à la Cour suprême, qui a déjà entre ses mains les résultats des 17 autres provinces.

Au niveau national, M. Allawi était arrivé en tête des législatives avec 91 sièges, contre 89 à Nouri al-Maliki, 70 à l'ANI et 43 à l'Alliance kurde.

L'ancien Premier ministre laïc considère qu'il lui revient, selon la Constitution, de former le nouveau gouvernement car sa liste est arrivée en tête alors que les deux coalitions chiites, qui ont décidé de former un seul groupe parlementaire, sont d'un avis opposé.

Les résultats de Bagdad sont confirmés alors que M. Maliki a accru ses chances d'être reconduit dans ses fonctions en obtenant la levée du veto à sa candidature de la part des partisans du chef chiite Moqtada Sadr en échange de la libération de leurs prisonniers.

Reste une inconnue qui pourrait encore modifiée la répartition des sièges: "Aucune décision finale n'a encore été prise sur neuf candidats", a affirmé le porte-parole de la commission électorale.

L'instance juridique de la commission électorale doit se prononcer sur le cas de neuf députés élus qui sont menacés de perdre leur siège en raison de leurs liens présumés avec l'ancien parti Baas de Saddam Hussein.

Si elles étaient invalidées, leurs voix seraient annulées et, comme il s'agit d'un système proportionnel, il faudrait donc redistribuer les sièges dans les provinces concernées.

Sept des neufs députés appartiennent à la liste de M. Allawi. Quatre ont été élus à Bagdad et les trois autres à Ninive (nord), Anbar (ouest) et Babylone (centre).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i7LC6U7JayhtLAWSP9RX0UGi4l8g


6-2 Les entreprises françaises, cibles de la résistance ?

Le 25 mars dernier, le Parti Baas irakien clandestin et le Front pour le Djihad, la Libération et le Salut national (JLNSF)présidés par Izzat Ibrahim al-Douri - ont averti les entreprises étrangères, et pétrolières en particulier, que les contrats signés avec le « gouvernement irakien fantoche » sont « nuls et non avenus ».

Assimilant les sociétés étrangères commerçant avec l’Irak à des forces occupantes, ils déclarent qu’elles sont, de ce fait, des « cibles légitimes » pour les organisations de la résistance.

En France, il faut espérer que le Medef ait fait circuler l’information car ce n’est pas sur le site Internet du Quai d’Orsay ou de l’ambassade de France en Irak que les cadres faisant l’aller-retour à Bagdad trouveront l’information. Au contraire…

A la tête de l’Etat et au gouvernement français, comme au Pentagone, la méthode Coué prévaut.

Le 29 janvier dernier, lors d’un colloque « Le Proche-Orient à l’heure nucléaire », organisé au Sénat par la Fondation Robert Schumann, Boris Boillon, ambassadeur de France à Bagdad, a dressé un tableau idyllique de la situation en Irak : sécurité maîtrisée, contrats mirifiques à la pelle. En 2008, la France n’avait qu’une infime partie du marché irakien, en 2009, elle allait « exploser les compteurs »… Les Américains, disait-il, « veulent laisser les clés d’une maison en bon état avant de partir ». L’Ambassadeur se montrait plus convaincant qu’un porte-parole de Nouri al-Maliki. Heureusement que Jean-François Poncet, ancien ministre des Affaires étrangères, qui présidait la conférence, l’a fait redescendre sur terre. Cela permit à l’assistance d’apprendre qu’il fallait quand même se déplacer avec des gardes du corps et en voiture blindée et si un chef d’entreprise était victime d’un attentat, c’est - selon les propres termes de Boillon - qu’il n’avait « pas d’bol » ! Question sécurité d’ailleurs, le représentant du ministère des Affaires étrangères irakien, qui intervint après lui, était moins optimiste. Il avoua qu’il avait récemment échappé à un attentat.

 

Mais, pour finir, quelle idée d’avoir invité Masrour Barzani à parler des « droits de l’homme » et de « démocratie ». C’était surréaliste ! Fils de Massoud Barzani, président de la Région autonome du Kurdistan, il dirige l’Asayish, le redoutable service secret kurde, accusé d’assassinats, d’enlèvements et de tortures. Heureusement qu’en préalable, Jean-François Poncet avait déclaré sur un ton interrogatif et malicieux, qu’au Kurdistan « si on n’est pas un Barzani, on n’est pas grand-chose ».

Lire :

Sarkozy et le commerce franco-irakien (AFI-Flash n°90 – 3/4/09)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html


6-3 L'armée turque bombarde des positions kurdes en Irak.

L'aviation turque a bombardé jeudi 20 mai plusieurs dizaines de positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak. Vingt avions de combat ont participé aux opérations, qui visaient des positions du PKK, une organisation armée kurde de Turquie, dans la région autonome kurde du nord de l'Irak. Près de cinquante cibles ont été visées au cours du raid, qui s'est poursuivi pendant toute la journée sur la base de renseignements transmis par les Etats-Unis, selon une chaîne d'information, NTV. L'agence de presse Anatolie a indiqué que les frappes avaient été organisées pour anéantir un groupe de rebelles s'approchant de la frontière turque à partir de leurs camps du nord de l'Irak.

NTV a ajouté que l'opération était jugée comme étant un succès, même si aucune perte n'était encore confirmée chez les rebelles. L'agence de presse kurde Firat News, considérée comme le porte-voix du PKK, a confirmé que l'aviation turque avait effectué deux bombardements sans faire de victimes parmi les rebelles. L'armée n'a pas pour le moment diffusé de communiqué.

Ce raid, le deuxième au cours de ce mois, fait suite à une série d'attaques du PKK contre des cibles militaires dans le sud-est de la Turquie, peuplé en majorité de Kurdes. Plusieurs soldats ont été tués dans ces attaques. Le précédent bombardement remonte au 7 mai. L'armée avait alors affirmé avoir détruit des positions à partir desquelles le PKK faisait feu sur ses hélicoptères.

Le PKK, qualifié d'organisation terroriste par la Turquie et de nombreux autres pays, a pris les armes en 1984 pour obtenir l'indépendance du Sud-Est anatolien. Il revendique aujourd'hui l'autonomie de la région. Le conflit a fait quarante-cinq mille morts. La reprise des affrontements entre le PKK et les forces de sécurité intervient chaque année au printemps, la fonte des neiges permettant aux rebelles de quitter leurs bases des montagnes turques et du nord de l'Irak.

20/5

AP


6-4 Irak: accord pour l'exploitation de trois champs pétroliers.

L'Irak a signé lundi un accord avec deux compagnies chinoise et turque pour l'exploitation de trois champs pétroliers, c'est ce qu'a annoncé à la presse le ministre du Pétrole Hussein Chahristani.
"C'est une très bonne journée dans l'histoire de la production pétrolière de l'Irak avec le développement des très importants champs à Missane. Il s'agit des champs de Bazargan, Fakka et Abou Gharb, près de la frontière avec l'Iran", a dit le ministre lors de cérémonie de signature.

"Ils avaient été offerts lors de la première séance d'enchères, mais sans résultat en raison du prix de la rémunération du contrat de service proposé par le ministère", refusé par les compagnies, a-t-il ajouté.
"Après plusieurs contacts avec les compagnies pétrolières chinoise CNOOC et turque TPAO, un accord a été trouvé sur le prix de la rémunération fixé à 2,3 dollars par baril", a-t-il précisé.
 La Chinese national offshore oil corporation et la Turkish petroleum corporation se sont engagées à produire d'ici six ans dans les trois champs situés dans la province de Missane, au sud-est de Bagdad, 450.000 barils/jour contre 100.000 b/j actuellement et à être rémunérées 2,3 dollars le baril comme le proposait le ministère.
Les réserves des champs de Baragan, de Fakka et d'Abou Gharb, sont estimées à 2,6 milliards de barils.
Dans ce cartel, CNOOC aura 63,75% des parts, TPAO 11,25% et la compagnie irakienne 25%.

17/05

ALMANAR


6-5 Le Kurdistan irakien, futur membre de l’OCDE ?

Dans une interview accordée au site kurde Rudaw.net (18-05-2010)*, Mahir Kaynak, ancien directeur du MIT (Milli İstihbarat Teşkilat), service de renseignement turc, a déclaré qu’après le retrait des forces américaines d’Irak (et de sa région autonome), les Kurdes irakiens devront choisir entre se rapprocher de la Turquie et le statu quo, c'est-à-dire vivre avec les Arabes qui les haïssent du fait de leur collaboration avec l’ennemi.
Mahir Kaynak pense qu’en cas de sécession du Kurdistan irakien, les Américains reconnaîtront le nouvel Etat, leur but étant, depuis la guerre de 2003, de partitionner l’Irak. Les Kurdes, dit-il, devront alors choisir parmi leurs voisins – Turcs, Perses, Arabes - celui qui correspond le mieux à leur intérêt. Selon lui, un Kurdistan indépendant pourrait - s'il le souhaite - fusionner avec la Turquie. Si c’était le cas, un statut de région fédérale lui serait accordé.
Pour Kaynak, l’existence de cette région fédérale kurde ne modifierait pas le statut des Kurdes de Turquie, population ayant, dit-il, la même origine raciale que les Turcs et ne vivant pas seulement dans le sud-est du pays, mais dans toute l’Anatolie.
La fusion du Kurdistan irakien avec la Turquie déboucherait sur l’entrée du Kurdistan (irakien) dans l’OCDE et un jour, peut être, dans l’Union européenne. Les pays de l’OTAN auraient alors le haute main sur les réserves de pétrole du nord de l’Irak et, surtout, sur le plus important château d’eau du Proche-Orient…

Exclusive interview with ex-MIT Director on Kurds and KRG, par Bawr Cham
http://www.rudaw.net/details.aspx?lang=English&page=articles&c=Exclusive Interviews &id=22112 *
http://www.france-irak-actualite.com/


6-5 Les brèves signé Gilles Munier  

1 La grande évasion

Le 2 avril, vingt-cinq prisonniers politiques se sont échappés du Centre de détention al-Ghazlani, à Mossoul, en creusant un trou dans le mur de leur cellule.

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=64755&s2=03

 

2 Sécurité –

Selon le Général Qassem Atta porte-parole du Commandement des opérations pour Bagdad, Bagdad compte 1 400 checkpoints. Si la situation sécuritaire le permet, il envisage de réduire ce nombre de 5%. 

(Azzaman- 27/3/10)

 

3 Registre électoral -

Le nombre des députés irakiens est passé de 275 à 325 en se basant sur une estimation approximative de l’augmentation de la population, le recensement prévu fin 2009 ayant été reporté pour des raisons de sécurité. Le registre électoral des électeurs résident en Irak se base sur le listing des cartes de rationnement datant de l’époque de Saddam Hussein. Celui des Irakiens résident à l’étranger (1 250 000 personnes)… n’existe pas, ce qui favorise la fraude.

 

Turcomans

Alors qu’ils n’étaient représentés que par un seul député au Parlement – notamment en raison du boycott des législatives de 2005 – les Turcomans (ou Tukmènes) ont 7 élus, dont 5 sur la liste Iraqiya de Iyad Allaoui. Pour Orhane Ketene, porte-parole du Front Turkmène irakien, cela leur permet de peser dans les négociation en cours pour former la prochaine majorité. Leur attitude dépendra de la position des principaux partis concernant l’unité de l’Irak - à laquelle ils sont attachés - et du sort réservé à Kirkouk. Un statut inspiré de celui de la ville de Bruxelles est à l’étude, mais ne convient pas aux Kurdes qui veulent l’annexer.

Les Turcomans sont environ 3 millions en Irak, répartis principalement dans les provinces de Mossoul, de Kirkouk et de Diyala. Ils sont nombreux à Bagdad. Orhane Ketene signale que les tribus Karagulis et Bayats, dans le centre du pays, sont d’origine turcomanes.

http://www.aina.org/news/20100401194220.htm

 

Résistance –

 Plusieurs membres de la résistance irakienne se sont réunis à Damas, le 29 avril, parmi lesquels des représentants du courant baasiste dirigé par Mohammad Younis al-Ahmad. Le n°2 de cette fraction, Ghazwan Qubaissi, a déclaré : « Il n’y a pas de différence entre les baasistes réunis ici et ceux en Irak… Tous contribuent à la libération du pays ».

 

« Madame CIA » -

 Des partis politiques irakiens ont accusé Sandra Mitchell (surnommée Madame CIA), conseillère technique en chef de la mission de l’ONU chargée de superviser les législatives, de diriger en sous-main la Haute Commission électorale indépendante, et d’avoir falsifié les résultats des élections.

 

Talabani, président ? –

Les partis kurdes (PDK-UPK-Komal) se concertent pour  proposer la réélection de Jalal Talabani à la présidence de la République. Le Gorran (Changement) ne votera pour lui que si les différends qui l’opposent à l’Union patriotique kurde (UPK - le parti de Talabani) sont résolus, à commencer par la libération de ses militants, arrêtés pendant de la campagne électorale.

 

Prisons secrètes de Maliki –

Le secrétariat de Maliki a admis que 431 citoyens iorakiens avaient été incarcérés dans des prisons secrètes, mais que 275 d’entre eux avaient été transférés dans des prisons officielles, et 75 autres libérés.

Questions : où sont passés les 81 prisonniers manquants ?

http://news.antiwar.com/2010/04/19/maliki-detained-hundreds-of-sunnis-in-secret-baghdad-prison

 

Novlangue –

Dans la langue des troupes d’occupation étasuniennes, on sait que les explosifs placés au bord des routes sont des IED (engins explosifs artisanaux), les voitures piégées des VBIED. Depuis l’explosion de plusieurs immeubles et magasins à Bagdad – attribuées à Al-Qaïda – il faut savoir que HBIED veut dire « maison piégée avec des engins explosifs ». 

 

Espérance de vie

Selon les Indicateurs du développement dans le monde 2009 de la Banque mondiale, l’espérance de vie en Irak était de 65 ans en 1990, et de 71 ans en 1996. Elle est redescendue à 67 ans en 2007.

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=88701

 

Pauvreté –

Selon Mahdi Muhsen, directeur de l’Organisation centrale des statistiques et de des technologies de l’information, ¼ des Irakiens vit au-dessous du seuil de pauvreté – estimé à 2 dollars par jour -  et dans certaines régions le taux de chômage avoisine les 30%. (Azzaman- 9/4/10)

 

Anciens manuscrits juifs –

Abdul-Zahra al-Taliqani, porte-parole du ministère irakien du Tourisme, accuse le Mossad d’être impliqué dans le vol d’anciens manuscrits juifs, sortis d’Irak avec l’aide de l’armée étatsunienne sous prétexte de restauration. Certains auraient été mis en vente en Israël.

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=64448&s2=24

 

Prisons koweitiennes –

Six Irakiens détenus depuis la Première guerre du Golfe ont pu rencontrer leur famille, pendant trois jours, sous l’égide de la Croix-Rouge Internationale. Il s’agit de la seconde autorisation accordée depuis 1991.

http://gulfnews.com/news/gulf/kuwait/families-visit-iraqis-jailed-in-kuwait-since-1991-war-1.602688

 

Mort et résurrection d’Al-Qaïda au Pays des deux fleuves

Abou al-Walid Abd al-Wahhab al-Mashadani, “ministre” de la Sharia de l’“Etat islamique d’Irak” (ISI) a confirmé, le 24 avril, la mort de deux des dirigeants de son organisation : l’Egyptien Abou Ayyoub al-Masri – chef d’Al-Qaïda au Pays des deux fleuves - et de Abou Omar al-Baghdadi, « calife » de l’ISI. Ils ont été tués le 18 avril, a-t-il précisé, au cours d’une attaque aérienne menées par les « forces ennemies », dans la région du lac Thar-Thar, au sud de Tikrit.

Les noms de leurs successeurs seront connus prochainement.

 

Izzat Ibrahim, toujours dans la clandestinité

Suite à l’opération lancée contre Al-Qaïda, le quotidien irakien Al-Sabah al-Jedid a annoncé la découverte d’une grotte, dans le Djebel Hamrin (près de Tikrit), qui aurait été occupée par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du Parti Baas irakien clandestin.

La nouvelle, transformée - par on ne sait qui - en « Izzat Ibrahim arrêté » a été diffusée sans vérification par les agences Agentur (Allemagne), Sify (Inde), puis par Novosti (Russie).

Evidemment, aucun démenti n’a ensuite été publié pour signaler que l’information était fausse.

Avis de recherche : Izzat Ibrahim al-Douri

     « 10  million de dollars, mort ou vif » !


29/05/2010

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Début - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Début - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 69- 27-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


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Sommaire.

Tiré à part 

La diversion du volcan islandais ! il est passé ou le nuage ?

1  Dossiers

1-1 Les Troupes US/OTAN Sous Commandement De L'Ex Commandant Des Escadrons De La Mort De Dick Cheney.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Bruit de bottes à l’Otan.

2-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

2-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

2-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale.

Fin  

3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 



Tiré à part 

La diversion du volcan islandais ! il est passé ou le nuage ?

Quelles furent les vraies raisons du blocage du trafic aérien en Europe occidentale? Notre ami et conseiller Robert synthétise les principales incohérences scientifiques de la thèse officielle et pointe sur les indices qui pourraient expliquer ce qui s’est vraiment passé pendant cette semaine très particulière.

Une grande manœuvre de l’OTAN, prévue depuis longtemps, a débuté le 12 avril, impliquant une soixantaine d’avions de combat. Officiellement, il s’agit d’un exercice de routine, mais l’on trouve dans un des documents publiés par l’OTAN cette petite phrase révélatrice : «Tester de nouvelles armes non conventionnelles liées au bouclier anti-missile.»

L’OTAN avait donc besoin d’une liberté maximum dans l’espace aérien pour pouvoir mener à bien ces expérimentations sans risques, ni observateurs indésirables. Et curieusement, un petit volcan islandais, l’Eyjafjöl, entre au même moment en éruption et se met à cracher des cendres qui imposent la fermeture de tout l’espace aérien des pays de l’OTAN au trafic civil, mais pas aux manœuvres militaires.

Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a d’ailleurs déclaré : «Je peux vous assurer que le volcan islandais n’a aucun effet sur nos opérations, ni sur la défense territoriale des États alliés»

La Russie et la Biélorussie n’ont fermé aucun de leurs aéroports bien que, selon l’organisme météorologique britannique, tout le territoire biélorusse et la moitié du territoire russe soient couverts par le nuage de cendres.

Les compagnies européennes ont rapidement mené des tests indépendants et ont conclu à l’absence de danger. Joachim Hunold, PDG d’Air Berlin, a ainsi déclaré : «Pas une seule sonde météo n’a été lancée en Allemagne pour mesurer si et dans quelles proportions il y a des cendres volcaniques dans l’air. La fermeture de l’espace aérien est entièrement basée sur les résultats de simulations par ordinateur du Volcanic Ash Advisory Center (VAAC)»

Guido Visconti, directeur du Centre des Phénomènes Extrêmes, a indiqué : «Les valeurs mesurées en France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Roumanie sont égales ou inférieures à celles des standards acceptés pour la pollution urbaine». Des poussières, des cendres volcaniques ou du sable du Sahara sont présents toute l’année dans l’atmosphère. Une vingtaine de volcans sont en éruption simultanément dans le monde.

D’autre part, très peu d’images convaincantes, exceptés les mêmes reportages qui passent en boucle (la vidéo d’un avion pris dans le nuage d’un volcan). Le nuage de cendres lui-même est quasiment invisible, excepté sur certaines photos d’un ciel rougeoyant parcouru par de longues traînées, typiquement liées à l’utilisation de certaines ondes (HAARP, ondes scalaires…)

Il ne faut pas oublier la troisième coïncidence : le crash de l’avion polonais et l’élimination de la structure dirigeante d’un Etat. Ce genre «d’accident-sacrifice» sert généralement à prévenir tous ceux qui ne seraient pas à la hauteur des exigences du Nouvel Ordre Mondial… La Pologne a été le seul pays à ne pas accepter le vaccin H1N1 et a toujours fait bande à part dans la stratégie européenne. (Note du CROM : le gouvernement polonais se rendait à la commémoration d’un massacre généralement attribué aux Nazis mais qui, aujourd’hui, semble avoir été le fruit des Soviétiques. Allaient-ils faire des déclarations gênantes?)

C’est aussi une façon de dire aux Européens qu’ils devront se plier à toutes les “ordonnances” qu’on projette de leur imposer…

En effet, dans la perspective d’une déstabilisation de l’économie mondiale, cette opération est extrêmement préjudiciable au commerce européen. Ce sont les compagnies européennes qui sont le plus gravement touchées et certaines pourraient se rapprocher rapidement de la faillite, au bénéfice des compagnies états-uniennes.

Il faut toujours se poser la même question : à qui profite un événement de ce genre ?
http://www.futurquantique.org/?p=5721#more-5721

09 mai 2010

Posted by Équipe Signes des Temps on May 5, 2010

CROM.be, 05 mai 2010

http://rustyjames.canalblog.com/tag/otan



1  Dossiers

1-1 Les Troupes US/OTAN Sous Commandement De L'Ex Commandant Des Escadrons De La Mort De Dick Cheney.

Le choix par l 'administration Obama du Lieutenant Général Stanley McChrystal comme nouveau commandant des troupes US/OTAN en AfPak n'est pas anodin et caractérise la nouvelle approche de cette guerre d'occupation par Washington. Les antécédents militaires de McChrystal, sa longue expérience des opérations de contre terrorisme durant les cinq dernières années à la tête du JSOC (Joint Spécial Opérations Command - commandement des opérations conjointes spéciales) parlent d'eux -mêmes. D'avril 2003 à Avril 2008, il a supervisé les opérations de contre terrorisme, pourchassant des cibles qualifiées de "haute valeur" tels des dirigeants locaux et nationaux des mouvements de résistance en Irak, Afghanistan et au Pakistan, la plupart du temps en menant des raids dit ciblés ainsi que des attaques aériennes dont on connaît le terrible coût payé par les populations civiles. Dernièrement, 140 civils dont plus de 90 enfants afghans ont été massacrés dans des villages pris pour cibles dans le cadre des opérations du JSOC. C'est sous le commandement de McChrystal que le JSOC a changé de mission et est passé de l'entraînement aux méthodes de contre insurrection des unités militaires des pays occupés, sa mission principale, a celle de mener des opérations de contre terrorisme.
McChrystal a passé 5 ans à la tête du JSOC, ce qui est inhabituel, et ce parce qu'il était un ami proche de Donald Rumsfeld alors secrétaire à la défense, qui considérait le JSOC comme "son organisation" capable de rivaliser sur le terrain avec les opérations clandestines menées par la CIA. Le JSOC a été utilisé pour capturer Saddam Hussein et le dirigeant d'Al Qaeda en Irak, Abu Musab al-Zarqawi. Le JSOC sous commandement de McChrystal a mené des raids et autres opérations contre des Talibans et ce sans coordination avec le commandant des autres forces US présentes en Afghanistan. Ces forces spéciales organisaient des raids dans des maisons suspectées d'abriter des dirigeants Talibans recherchés notamment dans des villages de la province du Herat provoquant la colère des habitants qui, alors qu'ils s'étaient tenus à l'écart des combats, ont pris les armes contre les forces régulières US, selon un article paru dans le New York Times de Mai 2007 écrit pas Carlotta Gall et David E. Sanger.
Alors que les médias américains encensent le choix du secrétaire à la Défense, Robert Gates, tel le Wall Street Journal qui écrit que McChrystal : "mènera cette sorte de guerre de contre insurrection" que Gates veut voir se développer en AfPak, parce que, sous son commandement en Irak, le JSOC avait impliqué " des unités spécialisées en guerre anti guérillas, incluant l'entraînement des armées étrangères", ils semblent confondre contre insurrection et contre terrorisme. Alors que les opérations de contre insurrection ont principalement pour but d'influencer la population pour " rallier les coeurs et les esprits" et sont non militaires, les opérations de contre terrorisme sont exclusivement militaires et se concentrent sur le ciblage de "l'ennemi" et sa destruction notamment par des raids aériens particulièrement meurtriers pour les civils vivant dans les zones de conflits. Aucun ne rappelle le lien étroit, direct, entre le criminel de guerre Dick Cheney, vice président de l'administration Bush qui encore tout récemment se vantait qu'en utilisant la torture Bush avait sauvé de nombreuses vies américaines, et McChrystal, qui en fait, à la tête du JSOC, recevait directement ses ordres de Cheney.
C'est Seymour Hersh, le journaliste d'investigation américain, qui le dévoile dans une interview accordée au www.gulfnews.com. le 12/05/09. Hersh y révèle que l'ancien vice président Dick Cheney a dirigé ces escadrons de la mort visant ceux considérés comme des "ennemis " de l'Amérique à l'étranger.
"... Ce que j'ai dit et ce que j'ai écrit à plusieurs reprises c'est qu'il y a une unité spéciale qui s'occupe de ciblage de personnes de haute valeur qu'on croit être impliqués dans des activités anti américaines, où qu'on croit planifier de telles activités. Du point de vue de Cheney ce n'est pas du meurtre mais mener la " guerre contre le terrorisme". Et de mon point de vue et de celui de mes amis, dont des personnes au sein du gouvernement, c'est fou. Le vice président commet un crime. vous ne pouvez autoriser l'assassinat de personnes et ce n'est pas simplement en Irak et en Afghanistan c'est dans un grand nombre d'autres pays, au Moyen Orient, en Asie du Sud, en Afrique du Nord et même en Amérique Centrale. Au début, un grand nombre de noms étaient désignés via le bureau de Cheney, l'un de ses aides, John Hanna, a révélé lors d'une émission de TV que ce programme existait et a dit que de tuer des gens ce n'est pas un meurtre mais un acte de guerre justifié légalement. L'ancien commandant du JSOC, (McChrystal ) vient juste d'être nommé nouveau commandant en charge de la guerre en Afghanistan, ce qui me paraît très intéressant".
L'interviewer, Abbas Al Lawati, lui demande par la suite de nommer les pays au Moyen Orient ou ces escadrons de la morts ont mené des opérations. Réponse de Hersh :
"Non, je ne peux pas, mais j'ai dit qu'il y avait 12 pays et je pense qu'il y en a beaucoup plus, mais vous n'avez pas besoin d'être spécialiste pour deviner. Je sais avec certitude qu'ils ont opéré en Irak, et en Afghanistan. IIs en ont parlé. Le fait est que les hommes qui font cela n'aiment pas ce qu'ils font. Certains sont des chasseurs de la Marine qui ont été entraînés à accomplir des trucs sous l'eau. Qu'est ce qu'ils font à travers les montagnes faisant du mal aux gens ? Je ne condamne pas les hommes mais la direction, le président qui pense que la "guerre contre le terrorisme" veut dire qu'il peut decider de la mort de quiconque sur la base de preuves souvent fausses...." Sur la relation JSOC Obama, Hersh dit : " Je pense vraiment que la relation avec le JSOC est entrain de changer sous Obama. Actuellement c'est plus sous contrôle".
Mais quelle différence ? La mission de ces escadrons de la mort reste la même, assassiner quiconque est considéré comme "ennemi" des Etats Unis quelqu' en soit les conséquences en zone de guerre pour les civils qui y vivent. Mais peut être, cette fois, est-ce le président, commandant en chef des forces armées US, et non plus le vice président , qui donnera directement ses ordres au JSOC via McChrystal notamment pour ce qui est d'AfPak.
En annonçant la nomination de McChrystal, le secrétaire à la défense US, Robert Gates, a fait l'éloge de ce dernier pour " son talent unique en matière de contre insurrection" et dit que la mission en Afghanistan "nécessitait un nouvel état d'esprit et de nouvelles approches par nos dirigeants militaires".
Depuis Mars, les raids du JSOC ont repris de plus belle, bien que sous le commandement de McKiernan le prédécesseur de McChrystal. La nomination de ce dernier a été retardée à cause d'accusations portées à son encontre sur sa responsabilité concernant des mauvais traitements subis par des prisonniers placés sous son autorité. L'armée US a semble-t-il couvert ces abus des droits des prisonniers, sous prétexte de la classification top secrètes des opérations du JSOC. En fait, McChrystal apprécie la torture des prisonniers. Il a fourni le personnel pour la Task Force 6-26, une unité d'élite composée de 1000 agents des forces spéciales qui torturaient déjà des prisonniers au camp Nama en 2003. Cinq officiers de l'armée ont été reconnus coupables de traitements dégradants. McChrystal n'a pas lui-même été directement impliqué dans ces abus, mais le slogan de l'unité en dit long sur la mentalité de ses "Boys" : " si vous faites en sorte qu'ils ne saignent pas, ils ne peuvent pas vous poursuivre pour ce que vous leur faites".
Le choix par l'administration Obama de McChrystal et par conséquent la priorité accordée aux opérations de contre terrorisme du JSOC - raids, attaques aériennes et leurs cortèges de victimes civiles et la colère des Afghans- augure mal de ce qui va se passer en AfPak. Certains, comme Lellouch Kouchner et consorts voudraient nous vendre une guerre "juste" pour assurer notre sécurité, apporter la démocratie, l'émancipation des femmes ect... en Afghanistan.
Cette guerre avec McChrystal à sa tête, n'est qu'une sale guerre d'occupation, à 100% la "Guerre d'Obama", où les vieilles méthodes utilisées en Algérie, en Indochine, en Amérique Latine refont surface cette fois avec l'appui d'une technologie aérienne de pointe (drones et leurs missiles tueurs dont Obama est friand...).
En donnant la primauté aux escadrons de la mort du JSOC en AfPak, Obama signale effectivement un changement de taille : il fait ouvertement ce que Bush/Cheney faisaient clandestinement.
Alors, encore combien d'enfants afghans massacrés vous faut-il pour réagir et cesser d'être hypnotisés par "l'effet diversité" d'Obama ?
Obama sera en France le 6 Juin. L'occasion de débarquer en Normandie pour dénoncer cette guerre stupide, exiger que la France retire ses troupes d'Afghanistan, et condamner Obama pour ce qu'il est : un criminel de guerre, et ce qu'il représente: un empire sur le déclin qui commet des massacres de civils sans défense méprisant le droit international humanitaire, pour dominer en Asie une région géostratégiquement importante, surtout parce que située sur la route des voies d'acheminement du pétrole et du gaz, ressources énergétiques convoitées par l'empire US.
Special Guignols De L'Info ObamaSarko Le 6 Juin

http://www.planetenonviolence.org/AfPak-Les-Troupes-US-OTAN-Sous-Commandement-De-L-Ex-Commandant-Des-Escadrons-De-La-Mort-De-Dick-Cheney_a1911.html



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Bruit de bottes à l’Otan.

Carte Blanche CNAPD à propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan - Le Soir du 19.5.2010

L’Otan lance cette année un chantier de refondation de son « concept stratégique » (1), qui sera entérinée au sommet de Lisbonne du mois de novembre. La première étape de cette refondation vient de s’achever avec la parution des recommandations du groupe de 12 experts dirigé par Madeleine Albright (2). Les enjeux et les conséquences qui en découlent sont immenses.

Le concept stratégique défini en 1999 avait déjà permis une transformation radicale de l’Otan. Alliance militaire défensive à sa création, elle était devenue une organisation de « gestion de crise ». S’en sont suivies des interventions offensives massives à « caractère exceptionnel » qui ont provoqué des milliers de morts en Serbie et en Irak, puis en Afghanistan et, plus récemment, au large de la Somalie.

Le « groupe des 12 » entend aller encore plus loin dans la transformation de l’Alliance.

Parce que l’identité intrinsèque de l’Otan serait, selon le rapport, « une organisation qui donne du muscle et du nerf aux idéaux démocratiques », les recommandations sont pléthores pour garantir à l’Alliance son rôle de moteur dans la stabilité et la paix internationales. Pour ce faire, l’Otan devrait renforcer les prérogatives qu’elle ne permettrait pas aux autres Etats, notamment sa capacité à intervenir en dehors de son territoire. Ce point se retrouvant dans chacun des paragraphes de la première partie du rapport.

D’exceptionnelle à partir de 1999, cette capacité deviendrait la règle. L’Otan pourrait ainsi s’arroger le droit d’intervenir aux quatre coins du globe et s’attribuer le rôle de gendarme au service de ceux qui la commandite.

Manifestement, l’Otan continue de concentrer son action sur un adage bien connu mais ô combien contre-productif : la meilleure des défenses, c’est l’attaque. La diplomatie du fusil n’a jamais fonctionné ; l’Histoire nous montre qu’elle finit toujours par se retourner contre ceux qui la développent.

La rhétorique agressive du rapport du groupe d’experts sape toute possibilité de dialogue et de règlement diplomatique des différends. L’Otan se pose ici en dominateur, alimentant nécessairement la rancœur de ceux qui sont implicitement visés par leur analyse.

Le « groupe des 12 », faisant d’ailleurs écho à l’analyse de M. Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, veut également profiter de l’occasion offerte par la refondation du concept stratégique pour réformer en profondeur le fonctionnement de l’Alliance pour « une organisation plus légère, réactive sur le plan décisionnel, plus efficace et efficiente ». Cette réforme passerait notamment, selon M. Rasmussen, par l’institutionnalisation d’un financement commun (en recommandant en outre une augmentation de 20 % du financement par chaque État-membre). Ainsi, la Belgique pourrait marquer son opposition à une éventuelle intervention, mais y participerait de facto financièrement.

Une Alliance « plus réactive sur le plan décisionnel » n’est donc bien évidemment pas souhaitable. Tout d’abord parce que le débat démocratique sur les décisions de l’Otan, déjà quasiment inexistant dans notre pays, n’y survivrait pas. Ensuite et surtout parce que les décisions que l’Alliance a à prendre concernent des milliers de vies humaines et les possibilités de développement économique et humain des différentes régions de la planète. Comment pourrions-nous « alléger » ce type de décisions ? Les décisions de l’Otan se prennent au consensus. Il ne pourrait en être autrement.

De quel droit et sur quelle base l’Otan pourrait s’arroger le rôle de défenseur de la paix internationale (paix qu’elle voit uniquement, d’ailleurs, comme le silence des canons) ? Il est désespérant de constater, continuellement, que l’agressivité reste le seul mode de discours. La paix ne peut s’installer durablement que par le rapprochement et le dialogue d’égal à égal. Le droit à la sécurité des membres de l’Alliance est aussi important que celui des autres membres de la planète. Il faut donc penser sérieusement et durablement l’institutionnalisation d’un droit international auquel chacun serait soumis et le développement sincère du forum des peuples que constitue l’ONU.

Cette dernière est d’ailleurs reléguée au rang de « partenaire ». Sans que plus aucune mention ne soit faite de la fonction institutionnelle supérieure de l’ONU, l’Otan se dit simplement « sensible » à l’« esprit » de la Charte.

Il est impératif que les Parlements belges et européen se saisissent de l’évolution de toutes ces discussions et que l’opinion publique en soit informée. Le processus est nécessaire mais les questions fondamentales qu’il engage ne peuvent se résoudre dans l’urgence. La démocratie ne peut être à ce point instrumentalisée.

(1) Le concept stratégique est un document officiel qui présente la nature et l’objectif immuables de l’Otan. Voir : www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_56626.htm

(2) Disponible à l’adresse suivante : www.nato.int/strategic-concept/index.html

La CNAPD (Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie)

19 mai 2010, 1)


2-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

Un conflit d'une ampleur comparable à la Seconde Guerre mondiale est toujours possible et la Russie doit s'y préparer en préservant ses possibilités stratégiques, a estimé le président Dmitri Medvedev dans un entretien accordé vendredi au journal russe Izvestia.
"Un tel conflit est malheureusement possible en raison de l'existence de pays très différents ayant des intérêts tout aussi différents", a-t-il indiqué.
"Il existe une immense quantité d’armes sur la planète et certains considèrent jusqu'à présent la guerre comme un moyen de régler leurs problèmes politiques (…). Nous devons y être prêts", a souligné le chef de l'Etat russe.
Selon lui, l'arme nucléaire stratégique est un "moyen très efficace de protéger nos intérêts nationaux".
"Nous devons perfectionner notre système de défense et nous entendre avec nos principaux partenaires, c'est que nous avons d'ailleurs fait ces derniers temps en signant avec les Américains un nouveau traité START (de limitation des armes stratégiques offensives)", a indiqué M.Medvedev.  
Le président a accordé cet entretien à l'occasion du 65e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie qui est célébré en Russie le 9 mai.

Vendredi 7 Mai 2010

 http://fr.rian.ru/
http://www.alterinfo.net/Une-nouvelle-guerre-d-ampleur-mondiale-est-possible-Medvedev_a45864.html


2-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !
Partie de la Grèce, franchissant l'Europe, la crise gagnera la City, enrôlant l'Otan... pour la "Der de der" du moment...

La crise de 1929 ?

Rien, à côté de l'actuelle !  
L'Europe est dans le collimateur des spéculateurs, de la City: Elle cherche à réguler les Marchés financiers mondiaux, au moins dans les intentions. Intolérable pour les libéraux, inacceptable pour les requins de la Finance !

Elle est donc attaquée, notamment via les Agence de notation. Grèce, puis Portugal, Espagne, Italie... on imagine l'effet de domino ! L'endettement des Etats est tel, que la situation est explosive. Je rappelle les propos de Jacques Attali: "L'endettement est source de guerres planétaires". Alors, guerre mondiale bientôt ? 
Le jour où le coeur de la Finance mondiale (la City, à Londres) sera touché, ainsi que les intérêts de la famille royale anglaise, l'Iran sera attaqué. Effet de domino là aussi: La guerre s'étendra dans le monde entier. Tragique fuite en avant ! L'Europe qui, via des dirigeants comme Sarkozy, a complètement lié son destin à celui des Anglo-Saxons (et donc par ricochet aussi à Israël, clone des USA) qui décident des guerres, sera au premier rang. Sa création avait été justifiée par le besoin de paix des peuples, c'était la raison officielle.

En réalité, les USA feront sur le continent leurs guerres par procuration, par le truchement de l'Europe enchaînée par l'article V du Traité de l'OTAN (prêter assistance à un pays en guerre), et en réalité aussi, l'Europe a été constituée comme tremplin du NOM, du Nouvel Ordre Mondial broyeur de paix, de nations, de libertés, d'emplois...

Seuls grains de sable: Le particularisme de deux grandes puissances, la Russie et  la Chine, et les Musulmans, guère friands de mercantilisme, de compétition, avec leur Charia, leur finance islamique, etc §.

C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre les violentes attaques dont ils sont l'objet, en France, mais aussi dans toute l'Europe, et même partout, via les médias aux ordres de l'occident impérial.  En polarisant l'attention sur la burqa ou sur les minarets (comme en Suisse), par exemple, on dresse les citoyens, indirectement, contre les Arabes, contre les Musulmans, contre... l'Iran, en définitive, désormais présenté comme l'ennemi incontournable, bien que les motifs soient fallacieux. La guerre est proche, avec l'assentiment des citoyens, vivement remontés contre les Musulmans. Vraiment, avec leur accord ? Seront-ils dupes ? C'est un autre débat. Mais la manipulation est totale, et permanente, via les Médias aux ordres du Grand capital apatride, prédateur et guerrier...

Citoyens, à vos jardins, à vos catamarans équipés pour le Pôle nord, à vos campings-cars, à vos grottes, à ce que vous voulez, mais en étant solidaires les uns des autres ! 
La guerre mondiale est inévitable.

L'endettement des nations est trop lourd, et la cupidité des financiers trop grande !

Les guerres, d'ailleurs, génèrent beaucoup de profits: Multinationales de l'Armement, de la Chimie, de la Reconstruction, du Pétrole... Et les Médias (ceux de France sont aux mains des industriels de l'armement) sont là pour les relayer, inciter les citoyens à partir en guerre: "Mourir pour la patrie", d'un Benoît Duquesne ou d'une Marie Drucker. Reportages sur les Armées, qui recrutent, ou sur la Légion étrangère. Mourir pour la Patrie ! Non, pour les multinationales apatrides. Nos jeunes, de la chair à canons ? Sans emploi, il faut leur en trouver un. Et cela rentre aussi dans le programme de dépopulation, on fait d'une pierre deux coups ! Pandémies, cancers provoqués par la consommation de pesticides, agriculteurs ruinés, désespoir lié à l'absence de perspectives, suicides liés au chômage, aux OGM (comme en Inde, par centaines de milliers), aux critères de rentabilité... les guerres ne dévorent pas assez de vies ! 
Les peuples sont destinés à faire les guerres dont ils ne veulent pas, et ceux qui les programment, à s'en protéger et à récolter, ensuite, les bénéfices engrangés.   
La guerre n'est jamais la solution. Elle est le problème majeur de l'humanité !  
Le regretté Abbé Pierre disait: Déclarons la guerre à la misère; certes. Mais notre devoir est aussi de déclarer la guerre à la guerre...  
eva R-sistons à l'intolérable
 
§ Ce que j'ai compris, c'est qu'un fossé sépare le monde musulman (attaché à l'Islam, à la Charia) du monde occidental : Celui de l'éthique (notamment en finance). Les Anglo-Saxons et leurs alliés en sont dépourvus...

http://www.alterinfo.net/Grece-UE-City-OTAN-et-guerre-mondiale-L-accaparement-des-terres_a45857.html


2-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale.

Un soulèvement au Kirghizistan a renversé le président Kourmanbek Bakiev, permettant à des forces d’opposition de prendre le pouvoir. Néanmoins, ces violents changements politiques sont en grande partie le résultat de pressions, d’influences et autres actions secrètes menées par les Etats-Unis dans la région, et dont l’objectif est de conserver leur base militaire dans la pays — comme base arrière nécessaire à leur opérations militaires en Afghanistan —, et représente une façon d’avoir un contrôle sur la Chine et la Russie.

Le président kirghiz Kourmanbek Bakiev a été démis cinq ans après et de la même façon qu’il était arrivé au pouvoir : par un soulèvement sanglant.

Élu président deux mois après la prétendue « Révolution des tulipes » en 2005, à laquelle il avait participé, il était depuis lors le chef d’État du principal pays de transit dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en Afghanistan.

Le Pentagone a établi la Base aérienne de Manas au Kirghizistan (renommée Centre de transit de Manas depuis l’année dernière), peu après avoir envahi l’Afghanistan en octobre 2001, et selon un rapport des forces armées US publié en juin dernier, durant toute cette période : « plus de 170 000 membres de la coalition ont transité par la base sur leur trajet à l’aller ou au retour d’Afghanistan ; Manas était également le point de relais pour 5 000 tonnes de fret, incluant des pièces de rechange et d’équipement, des uniformes et divers articles destinés à approvisionner le personnel et les besoins de la mission.
Actuellement, ce sont environ 1 000 GI’s, avec une centaine de soldats espagnols et français qui sont affectés à la base » [1].

Le représentant spécial de la Maison-Blanche en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, s’est rendu au Kirghizistan en février, à l’occasion de son premier voyage officiel — ainsi que dans les trois autres ex-républiques soviétiques d’Asie centrale voisines : le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — et a déclaré que : « 35 000 soldats passaient chaque mois à l’aller et au retour, en transit vers ou en provenance d’Afghanistan » [2]. Soit 420 000 soldats par an, selon la fréquence qu’il a indiquée.

Bien qu’à moindre échelle, les USA et l’OTAN ont également établi des bases militaires au Tadjikistan et en Ouzbékistan pour la guerre dans le sud de l’Asie. (Mais il a été ordonné aux forces armées états-uniennes de sortir du second pays lorsque le gouvernement ouzbek a annoncé qu’un soulèvement armé, de la même nature que la « Révolution des tulipes », avait eu lieu dans la province d’Andijan, moins de deux mois après le soulèvement kirghiz. L’Allemagne elle, conserve une base près de la ville ouzbeke de Termez, qui sert au passage des troupes et à l’acheminement d’équipement militaire vers la province afghane de Kondôz, où se trouve la majeure partie de ses 4 300 soldats en mission sur ce territoire).

En février 2009, le gouvernement kirghiz avait annoncé qu’il allait également expulser de son pays les forces US et de l’OTAN, mais avait fini par céder en juin lorsque Washington avait offert 60 millions de dollars pour qu’il revienne sur sa décision.

Le Kirghizistan est frontalier avec la Chine

Le pays est non seulement frontalier de la Chine, mais aussi du Kazakhstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Il n’est de plus séparé de la Russie que par un seul Etat, le Kazakhstan. Pour vous donner une idée des craintes que la Russie et la Chine éprouvent face au passage de centaines de milliers de GI’s et de soldats de l’OTAN par le Kirghizistan, imaginez le même nombre de soldats chinois et russes passant régulièrement par le Mexique et le Guatemala. Et ce durant neuf ans, à une fréquence élevée.

A travers le Kirghizistan, l’Occident peut exercer non seulement une contrainte (hard power), mais aussi une attraction (soft power).

Le pays fait partie de l’Organisation (post-soviétique) du Traité de Sécurité Collective (OTSC) formée par la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — considéré par beaucoup comme la seule structure homologue de l’OTAN — et de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) formée par la Chine, la Russie et les trois nations centre-asiatiques déjà citées.

Selon des sources officielles états-uniennes, avant et après la « Révolution des tulipes de 2005 », aucun vol des USA ni de l’OTAN n’a subi d’annulation ni même de retard. En revanche, des manoeuvres des six nations de l’OTSC qui devaient avoir lieu quelques jours plus tard, ont elles été annulées.

Le soulèvement et le renversement du président Askar Akaïev en mars 2005, a été ce qu’il nomme lui-même, la troisième « révolution colorée » dans l’ancienne Union Soviétique en 16 mois, après la « révolution des roses » en Géorgie, fin 2003, et la « révolution orange » en Ukraine, fin 2004 et début 2005.

Lorsque la version kirghize etait en cours, les médias occidentaux se posaient déjà la question, à savoir : qui sera le prochain ? Parmi les candidats figuraient d’autres Etats ex-soviétiques comme l’Arménie, l’Azerbaijan, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Moldavie et l’Ouzbékistan. Ainsi que la Russie. Avec la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan, ces pays correspondaient à dix des douze membres de la Communauté des États Indépendants ex-soviétiques (CEI).

Comme l’Agence France Presse l’indiquait début avril 2005 : « La CEI a été fondée en 1991, le jour même de la disparition de l’Union Soviétique... Mais sur les dix-huits derniers mois, trois alliés fidèles du Kremlin ont été renversés par... des révolutions : Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine, et, la semaine dernière, Askar Akaïev au Kirghizistan... Bien que les nouveaux dirigeants par intérim du Kirghizistan aient opté pour poursuivre les relations politiques amicales de leur prédécesseur déchu avec Moscou, le rapide renversement de gouvernement a commencé à engendrer des doutes quant à la longévité de la CEI. [3]

Mikhail Saakachvili, de Géorgie, le dirigeant du prototype des « révolutions colorées », attribuant les « courageuses » actions d’opposition en Ukraine et au Kirghizistan au « facteur géorgien », s’était réjoui du « changement de régime » kirghiz, et avait ajouté : « nous n’allons pas attendre le déroulement des évènements, mais allons plutôt faire tout notre possible pour détruire l’empire de la CEI » [4] :

Peu de temps après le soulèvement, l’ex-diplomate et analyste politique indien, M. K. Bhadrakumar a écrit de ce qui semblait alors une inexorable vague de « révolutions colorées » au coeur de l’ex Union soviétique :
« Tous et chacun de ces pays [la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan] sont situés stratégiquement dans l’espace post-soviétique. Ils composent "le proche étranger" de la Russie. Ces dernières années, Washington a étendu son influence dans le cercle des anciennes républiques soviétiques — dans la région de la Baltique ... le Caucase et l’Asie centrale — avec une ténacité qui inquiète Moscou.
Lorsqu’en 2003, M. Akaïev a permis que la Russie établisse de plein droit une base militaire à Kant, il savait qu’il passait sur la "liste rouge" des Etats-uniens. La température politique au Kirghizistan a alors commencé à monter.
Les Etats-uniens ont, de diverses manières, manifesté clairement qu’ils souhaitaient un changement de régime à Bichkek… La "révolution" dans l’État centre-asiatique du Kirghizistan a dévoilé de nombreuses surprises. Pour un bon point de départ, il suffit de la comparer aux deux autres "révolutions colorées" antérieures, qui ont eu lieu en Géorgie et en Ukraine.
Tout d’abord, il est important de souligner les surprenantes similitudes entre les trois "révolutions". On veut nous faire croire qu’elles proviennent de l’imparable propagation de l’incendie de la Liberté allumé par les États-Unis en Afghanistan et en Irak après le 11-Septembre.
Mais derrière toute cette rhétorique, la vérité est que les USA voulaient ces changements de régime en Géorgie, en Ukraine, et au Kirghizistan, en raison des difficultés rencontrées avec les gouvernements en place. Les dirigeants des trois pays — Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine y Askar Akaïev au Kirghizistan- — ont toujours eu le soutient des USA durant la majeure partie de leur mandat.
Washington les avaient cités à maintes reprises comme exemples phares d’espoir pour la démocratie et la mondialisation dans les territoires de l’ex-Union soviétique.
Leurs problèmes ont débuté lorsqu’ils ont commencé à s’orienter progressivement vers une Russie renaissante sous Vladimir Poutine » [5].

Sept semaines après la parution de l’article de Bhadrakumar, son analyse allait être confirmé ni plus ni moins que par une autorité en la matière, c’est à dire le président états-unien George W. Bush. Lors de sa visite dans la capital de Géorgie, un an et demi après sa « révolution des roses », il fut accueilli par son homologue Mijail Saakashvili, ancien boursier du département d’État et ex-résident aux États-unis, qui déclara en outre : « La Géorgie deviendra le partenaire principal des États-Unis pour l’expansion de la démocratie et de la liberté dans l’espace post-soviétique. C’est là notre objectif. Nous serons toujours à vos côtés pour protéger la liberté et la démocratie ».

Et renvoyant l’estimation de soi surdimmensionnée qu’avait Bush sur Saakashvili, il ajouta : « Vous apportez d’importantes contributions à la cause de la liberté, mais l’apport le plus important est votre exemple. Des changements spectaculaires se succèdent de toutes parts, depuis Bagdad et Beyrouth jusqu’à Bichkek [Kirghizistan]. Mais avant qu’il n’y ait eu une "révolution pourpre" en Irak, ou une "révolution orange" en Ukraine, ou une "révolution du cédre" au Liban, il y a eu d’abord une "révolution des roses" en Géorgie » [6].

Quelques jours après le coup d’Etat kirghiz, Bush accueillait le président "orange" de l’Ukraine, Viktor Iouchtchenko — qui, en janvier n’avait obtenu que 5,45 % des votes pour sa réélection - et applaudissait son accès au pouvoir, avec l’aide US, disant que « l’on pourrait prendre en compte que bien que ce ne soit là qu’une partie de l’histoire d’Ukraine, la révolution orange représentait également toutes les révolutions de toutes part...Nous partageons le même objectif d’étendre la liberté à d’autres nations » [7].

Bien au delà de la menace de dissolution de la CEI et de la OTSC en avril 2005, le journal allemand Der Spiegel a publié un article intitulé : « Les révolutions accélèrent la désintégration de la Russie ». Il révélait en partie qui étaient les principales personnes influentes après les évènements au Kirghizistan. Selon Der Spiegel (4 avril 2005) : « Déjà en février, Roza Otounbaïeva [actuelle présidente du gouvernement provisoire] promettait loyauté à un petit groupe de partenaires et protecteurs de la révolution kirghize, à "nos amis états-uniens" de l’organisation Freedom House [8] (qui avaient fait don d’une imprimerie à l’opposition à Bichkek)…
Dans l’intention d’aider le processus démocratique, les Etats-uniens ont versé environ 12 millions de dollars au Kirghizistan, à travers des bourses et des dons, et ce, seulement sur l’année dernière. Le Département d’État a même financé l’équipement d’une chaîne de télévision de la province rebelle du Sud de Och » [9] [10].

Ce processus de transformation geo-stratégique, depuis les Balkans à l’ancienne Union soviétique et le Moyen Orient a également bénéficié du soutient de la Freedom House, de l’association para-gouvernementale National Endowment for Democracy [11], et de ses pseudopodes du National Democratic Institute, de l’International Republican Institute et d’autres organisations non-gouvernementales.

Une semaine après que les "tulipes" montent au pouvoir, le directeur du projet de Freedom House, Mike Stone, résuma le rôle de son organisation en deux mots : « Mission accomplie » [12].

Un journal britannique qui l’avait interviewé ajouta : « L’implication états-unienne dans ce petit pays de montagnes est proportionellement plus importante, que ne l’a été celle de la révolution "des roses" en Géorgie ou du soulèvement "orange" en Ukraine » [13].

Une aide fut également apportée à travers de « jeunes activistes » financés et formés par l’Occident, en suivant le modèles de ceux qui s’étaient organisé en Yougoslavie en 2009 pour renverser le gouvernement de Slobodan Milosevic.

Il suffit de comparer les noms :
En Yougoslavie : Otpor ! (Resistance)
En Ukraine : Pora ! (Enfin !)
En Géorgie : Kmara ! (Ça suffit !)
Au Kirghizistan : Kelkel ! (Lève toi et marche !)

Mais derrières tous ceux-là, le président kirghiz déchu, a identifié les vrais architectes de son expulsion. Et déclarait le 2 avril : « Il y a des organisations internationales qui ont soutenu et financé la révolution de roses au Kirghizistan. La semaine précédent ces évènements, j’ai vu une lettre sur internet, signée par l’ambassadeur états-unien au Kirghizistan. Elle contenait un plan détailé de la révolution » [14].

La révolution kirghize des tulipes (nommée auparavant « des citrons », « de la rose », et « du narcisse ») a été tout aussi inconstitutionnelle et nuisible pour le pays que l’on été les révolutions qui l’ont précédée, en Géorgie et en Ukraine, mais en beaucoup plus violente. Il y a eu des morts et des blessés dans les villes du Sud comme Och et Jalal-Abad et dans la capitale de Bichkek.

Cela a également été la première révolution colorée dans un pays frontalier de la Chine. Non seulement la Russie et la Chine, mais aussi l’Iran, ont manifesté de sérieuses inquiétudes concernant les évènements au Kirghizistan, en voyant comment se déployait la trajectoire du changement de régime.

Au cours des quatre décennies de la Guerre froide, les changements politiques par des élections ou de toute autre façon dans n’importe quel pays du monde — tout aussi petit, pauvre, isolé et insignifiant qu’il eût pu paraître — acquirent une importance qui dépassait de loin ses effets internes. Les analystes politiques et les responsables politiques mondiaux se posaient toujours la question clé : de quel côté allait se ranger le nouveau gouvernement, les USA ou l’Union soviétique ?

Dans la période de l’après-Guerre froide, la question n’est plus d’ordre philosophico-politique ou à tendance socio-économique, mais : Comment la nouvelle administration soutiendra-t-elle ou s’opposera-t-elle aux plans états-uniens de domination régionale ou globale ?

Tout porte à croire qu’avec Roza Otounbaïeva comme porte-parole en chef, si ce n’est à la tête du nouveau « gouvernement populaire » kirghiz, Washington ne sera pas vraiment contrarié par le renversement de son ancien partenaire « tulipe » Kourmanbek Bakiev. Elle a déjà confirmé que la base US de Manas ne sera pas fermée.

Moins de deux mois après le coup d’État de 2005, Otounbaïeva, qui était alors ministre d’Affaires étrangères, avait tenu une réunion avec son homologue états-unienne Condoleeza Rice à Washington, au cours de laquelle cette dernière avait déclaré que « l’administration US continuera d’aider le gouvernement kirghiz pour encourager tout processus démocratique dans le pays » [15].

Peu après la « transformation démocratique » du mois de mars, son saint patron, le Géorgien Mikhail Saakachvili, s’était vanté du fait que « Roza Otounbaïeva avait travaillé à Tbilissi quelques années auparavant en tant que directrice du bureau des Nations Unies en Abkhazie. Lors de la révolution des roses, elle était en Géorgie et savait tout ce qui se passait... le facteur géorgien a été le catalyseur de beaucoup de choses qui se déroulaient là-bas [au Kirghizistan] » [16].

Du point de vue des Etats-uniens, elle semble avoir des références bonnes et fiables.

La Russie a mis sa base du Kirghizistan en alerte maximale, même si les commentaires des principaux dirigeants du gouvernement russe — du Premier ministre Vladimir Poutine en particulier — annoncent une acceptation du soulèvement, qui a déjà causé 65 morts et des centaines de blessés.

Mais la Russie a tenté de faire bonne figure également lors de la révolte d’il y a cinq ans.

La direction que prendra le prochain gouvernement kirghiz, aura des répercussions bien au delà de ce petit pays et son peuple (qui dépasse à peine les cinq millions d’habitants). Elle pourrait affecter les plans des USA et de l’OTAN en vue de la plus grande offensive militaire de la guerre afghane, prévue dans deux mois dans la province de Kandahar. Elle pourrait déterminer le futur de l’Organisation du traité de sécurité collective, et de l’Organisation de coopération de Shanghai, les deux barrières principales à la potentielle pénétration militaire de l’Occident dans les vastes étendues d’Eurasie.

Les paris ne pourraient pas être plus élevés.

Extrait de

1] Stars and Stripes, 16 juin 2009.

[2] Agence France-Presse, 4 mars 2010.

[3] Agence France-Presse, 3 avril 2005

[4] The Messenger, 31 mars 2005.

[5] The Hindu, 28 mars 2005.

[6] Civil Georgia, 10 mai 2005.

[7] Associated Press, 4 avril 2005.

[8] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[9] Der Spiegel, 4 avril 2005.

[10] Ria-Novosti, 16 juin 2005.

[11] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.

[12] The Telegraph, 2 avril 2005.

[13] Ibid.

[14] Associated Press, 2 avril 2005.

[15] Interfax, 15 juin 2005.

[16] Civil Georgia, 30 mars 2005.

Rick Rozoff

2 mai 2010

Rick Rozoff : Diplômé de littérature européenne. Journaliste. Directeur de Stop NATO international.

Version française : Eliane N’Tsaï.

http://www.voltairenet.org/article165148.html

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Fin - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Fin  - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 69- 27-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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a) sur mes blog : 

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Sommaire.

3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 


3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

La petite Grèce menace d’entraîner l’économie mondiale à sa perte.

Si la Grèce a une telle importance économique pourquoi ne l’a-t-on surveillée étroitement pour l’empêcher de nous précipiter dans cette crise ? 

Saviez-vous que la Grèce était une puissance économique de cette importance ?  Évidemment non, parce qu’elle ne l’est pas.

De quoi parle-t-on au juste ?  D’un pays de 11 millions d’habitants (2,2 % de la population de la zone Euro), dont le PIB était de 222  Milliards de dollars en 2005, soit  1,2 % du PIB de L’Union européenne qui tourne autour de 18 285 Milliards par année.

Ce serait le déficit public de ce lilliputien qui ferait s’écrouler l’économie de l’Europe toute entière, l’Europe qui représente 30 % de l’économie mondiale contre 24 % pour les États-Unis.

Le père fouettard présente « l’énorme » dette de la Grèce comme étant un gouffre sans fond. La Grèce est  plombée d’une dette publique à long terme de 113 % de son PIB soit 235 Milliards de dollars au total contre une dette publique de  6 509 Milliards pour l’ensemble de l’Union européenne, la Grèce représente donc 3,6 % du total de la dette de la zone Euro.

La Grèce est grevé d’un déficit budgétaire courant (2010) de 28 Milliards de dollars contre  300 Milliards $ de déficit annuel pour l’ensemble de l’Union, la Grèce représente donc 9 % du total de l’Union.  Bref, pour chacun des indicateurs économiques la Grèce représente entre 9 et 1,2 % des valeurs globales en jeux.  

Le programme de sauvetage financier de la Grèce coûtera tout au plus 30 Milliards d’Euros échelonnés sur quelques années, l’équivalent d’une semaine du déficit américain (dette publique correspondant à 90 % de son PIB annuel).

Par contre, un plan de défense de L’Euros vient d’être annoncé par les chefs de gouvernement à hauteur de 750 Milliards d’euros, davantage que le plan de sauvetage des institutions financières après la fraude américaine l’an dernier.

Ces chiffres suffisent à faire comprendre que l’on ne parle plus de l’affaire grec depuis belle lurette.

Ce n’est pas la Grèce qui menace l’Euro, l’économie européenne et l’industrie mondiale, ce sont les spéculateurs boursiers qui jouent contre l’Euro (1). 

Pourquoi jouent-ils contre l’Euro ? Pour sauver le dollar et l’économie parasitaire américaine. L’économie américaine est une économie de consommation et d’importation alors que les économies japonaise, chinoise, allemande, suédoise et néerlandaise sont des économies de production et d’exportation.

Pouvez-vous imaginer un ménage qui ne ferait que consommer.

Pendant trente ans ce ménage consommerait deux à trois fois plus qu’il ne produirait (ou qu’il ne gagnerait).

Son déficit annuel courant serait chaque année plus important et cela depuis trente ans. De l’autre côté de la rue, le ménage d’en face approvisionnerait le déficitaire année après année. Un jour le ménage créancier risque de se présenter chez le débiteur et lui réclamer son dû. C’est ce qui risquait de se produire pour les américains.

Le dollar a servit de monnaie d’échange international depuis l’accord monétaire international de Bretton Woods (2). Les américains ont donc imprimé des dollars – émis des devises – non pas autant que leur économie en avait raisonnablement besoin, mais autant que l’économie mondiale en avait besoin. 

Depuis dix ans environ les États-Unis ont émis pour 29 000 milliards de dollars de devises au-delà de leur développement économique national. C’est ainsi que notre voisin consommateur réussit à vivre au-dessus de ses moyens depuis trente ans. C’est ainsi que la valeur du dollar diminue progressivement face à l’Euro et face au Yen. Malgré la force de leurs devises les japonais et les allemands parviennent tout de même à exporter largement grâce à une productivité supérieure et à la qualité de leurs produits. Par ailleurs, leur monnaie forte attire les investissements à la recherche de profits juteux. 

Tout cela mine le dollar qui perd peu à peu son titre de monnaie refuge au profit de l’or, de l’Euro et du Yen dont les valeurs n’ont cessé de croître…jusqu'à la crise spéculative du mois d’avril.

L’an dernier un groupe de pays producteur de pétrole et de pays émergent réuni autour de la Chine, de l’Iran, de la Russie et du Brésil ont décidé de convertir leurs dollars en un panier d’autres devises, l’Euro étant la première de ces devises, et de cesser de faire leur commerce, au premier chef  le commerce du pétrole, en se servant de l’étalon dollar. Cette décision doit entrer en vigueur progressivement à partir de 2012.

La spéculation boursière visant l’Euro est la première riposte des spéculateurs  américains contre cette décision qui les priverait de leur statut privilégié de banquier du monde. 

En ramenant l’Euro à parité avec le dollar (1) - l’avantage Euro - l’intérêt pour les détenteurs de devises de posséder des Euros plutôt que des dollars, s’amenuise. Évidemment, un Euro moins cher favorisera les exportations européennes sur les marchés mondiaux mais c’est le Japon et la Chine qui en pâtiront. Il y a déjà un certain temps que les États-Unis ont renoncé à défendre leur industrie et leur force productive contre la concurrence étrangère.

Les services représentent 78 % du PIB américain, alors que l’industrie ne représente plus que 16 % du PIB américain.

Jean-Michel Vernochet n’a pas tort d’affirmer que ce jeu spéculatif contre l’Euro  ce – chaos constructeur – présente un réel danger de voir s’effondrer l’ensemble de la structure monétaire mondiale.

L’Euro représente tout de même la première économie du monde (30 % du PIB mondial). Mais qu’importe, les spéculateurs ont confiance de briser les visées hégémoniques de l’Euro et de le remettre sous la coupe du dollar, l’instrument monétaire de leur domination sur l’économie mondiale. 

Avant d’attaquer l’Iran et de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation pétrolière et ainsi priver l’Europe et la Chine du pétrole du Moyen-Orient l’empire États-uniens possède quelques autres moyens de contraindre ses partenaires à se soumettre à ses diktats.

 (1)http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/des-grands-fonds-speculatifs-parient-contre-l-euro_227700.html

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods

(3) http://www.voltairenet.org/article165451.html

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
21.05.2010


3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

"Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix"

Selon Wikipedia, l’encyclopédie en ligne, : Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel.

Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté.

Ce prix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.

Au moment où le philosophe hindou Jiddu Krishnamurti rédigeait dans l’indifférence générale les premières pages de son Journal, Henry Kissinger recevait le prix Nobel de la paix en 1973 « pour l’accord de paix au Viêt-Nam ».

Al Gore décrocha le prix en 2007 en même temps que le GIEC, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, et son président, Rajendra Kumar Pachaudri, « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements » (1).

Barack Obama est le dernier lauréat connu, élu en 2009, « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » (2).

Dans l’imaginaire du public, le prix Nobel de la paix est censé récompenser des efforts déjà accomplis en faveur de la paix ou de valeurs apparentées (droits de l’Homme, coopération internationale, résolution de conflits, diffusion de connaissances pour le bien de l’Humanité).

Avec Barack Obama, le comité Nobel de la paix de Thorbjørn Jagland a introduit une nouvelle notion, selon eux, celle d’un encouragement, une façon de responsabiliser une personne dotée de moyens et de pouvoirs immenses, pour l’encourager à transformer le monde.

D’une récompense, une reconnaissance pour des efforts accomplis, le prix Nobel de la paix servirait également à encourager de tels efforts, sorte de chèque en blanc.

Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau de cette propagande.

Beaucoup de gens ne réalisent pas toute l’importance symbolique d’inverser à ce point nos valeurs, en attribuant à des meurtriers, des guerriers et des imposteurs, un blanc-seing, un prix de la paix doté de plus d’un million d’euros, à une époque où des gens pour lesquels ce prix devrait exister vivent avec moins d’un euro par jour.

Henry Kissinger

Le livre de Christopher Hitchens, « Les crimes de monsieur Kissinger », dévoile le vrai visage de l’ancien chef de la diplomatie américaine, pourtant auréolé du prix Nobel de la paix en 1973.

« Henry Kissinger doit-il être déféré devant le Tribunal international (TPI) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et pour conspiration impliquant le meurtre, l’enlèvement et la torture ? Oui, répond clairement l’écrivain, journaliste et essayiste anglais, Christopher Hitchens, à travers une enquête serrée, fondée sur des documents secrets, et récemment déclassifiés par les autorités américaines. On apprend comment le Prix Nobel de la paix de 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d’assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l’expérience d’un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d’une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l’échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d’Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... »

Au delà de sa politique qui a fait entre autres des milliers de morts au Vietnam, au Laos et au Cambodge, il y a la vénalité et l’impudence d’un homme milliardaire en dollars. C’est une des révélations, sans doute la plus stupéfiante, du livre de C. Hitchens. On découvre en effet qu’aujourd’hui, à travers sa société "Kissinger Associates", Henry Kissinger vend des armes en Lybie, occupe des dizaines de fauteuils dans des conseils d’administrations basés sur les cinq continents et conseille des régimes connus pour leur corruption. » (Eurasie.net) (3)

Cette histoire nous révèle qu’il y a le monde visible, celui auquel les grands médias écrits et télévisuels nous font croire comme étant la réalité : Henry Kissinger méritant le prix Nobel de la paix, d’ailleurs refusé par son homologue vietnamien, Lê Đức Thọ (4).

Et le monde tel qu’il est, Henry Kissinger méritant en réalité d’être déféré devant le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour rappel, en 2004, Henry Kissinger avait été pressenti par George W Bush pour diriger la commission d’enquête officielle sur le 11 septembre 2001. Cet homme sévit toujours.

Al Gore

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, est un menteur et un imposteur.

Beaucoup de personnes l’ont découvert à l’occasion de son film de science-fiction, écologiste et alarmiste, La Vérité qui dérange (An Inconvenient Truth).

Certains le connaissaient comme le Vice Président de Bill Clinton, et le perdant malheureux des élections étatsuniennes de 2000, face à un autre imposteur, George W Bush (5).

35 erreurs officielles ont été relevées dans son film La Vérité Qui Dérange transformant ce documentaire encensé, montré en exemple dans les écoles, en film de fiction au scénario déplorable (6).

La fiction, contre la réalité, une fois de plus.

Un professeur et la justice britannique ont obtenu que dans les écoles anglaises où le film d’Al Gore était diffusé, soient mis en évidence auprès des enseignants et des élèves, son partisanisme, son caractère endoctrinant, et, plus grave encore, ses plus grandes erreurs : 11 mensonges ("inaccuracies") sont ainsi portés à l’attention des enfants et des professeurs (7).

Al Gore s’est enrichi dans le secteur pétrolier (Occidental Petroleum) (8).

L’hormone de croissance bovine transgénique (rBGH) de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA, agence fédérale du médicament. Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre. En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques.

Margaret Miller, Michael R. Taylor, Mickey Kantor sont des exemples, sous Clinton-Gore, de ce qu’on appelle aux Etats-Unis des revolving doors, des portes tournantes, des personnes qui font des allers et retours entre des organismes publics (FDA, Agence de protection de l’environnement EPA, Secrétariat au Commerce) et des multinationales privées justement censées être contrôlées par ces organismes publics. (Source : OGM, semences de destruction, par William Engdahl, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 2008, pp. 27-33).

Aujourd’hui, Michael R. Taylor, autrefois juriste au service de Monsanto, est redevenu un responsable haut placé de la FDA, sous Barack Obama.

C’est le conflit d’intérêt à l’état brut, qui gangrène toutes les couches de notre société et dont l’existence, le danger, la toxicité, restent largement sous-estimés par les populations, malgré les nombreux documents qui l’attestent.

Sur le site http://www.corpwatch.org/article.ph..., le journaliste Bill Mesler, de Washington, nous dresse un tableau plus complet, et moins radieux, de la personne d’Al Gore, que celui propagé par l’image de son film et de son récent engouement pour l’environnement. Beaucoup de sites écologiques sont tombés dans le piège du bonimenteur Gore. Ces sites devraient lire Bill Mesler.

Erreurs, mensonges délibérés, alarmisme et démagogie (9).

Voilà ce que récompense le comité suédois en octroyant le prix Nobel de la paix à ce « héros » de la duplicité.

Barack Obama

Le sénateur de l’Illinois, devenu président de la plus grande superpuissance mondiale en janvier 2009, prix Nobel de la paix en décembre 2009, s’est dit surpris de cette nomination.

Il en a néanmoins profité, lors de la cérémonie de reprise du prix, pour justifier, glorifier même, la politique guerrière, impérialiste et agressive de son gouvernement et promettre que ce n’était que le début (10).

L’encouragement du mythe du fatalisme d’une humanité imparfaite et bestiale, congénitalement violente, situation désespérée et sans issue, ne pouvait être plus grand en récompensant d’un tel prix un homme tenant ce genre de discours, homme que des millions d’êtres humains ont pourtant investi, au lendemain de son élection, d’un espoir démesuré de changement.

Cela encourage, fige l’idée que l’humain ne peut changer, évoluer, condamné en quelque sorte à ne suivre que ses plus bas instincts.

A Oslo, Barack Obama s’est employé à justifier la guerre, à lui trouver des raisons nobles, des excuses universelles, une légitimité évidente, à en faire rougir Georges W Bush et Dick Cheney.

Pour Mr Obama, l’être humain a toujours été violent et le sera toujours. Il ne comprend que la dissuasion, n’obéit qu’au plus fort.

C’est un peu la fin, l’aboutissement d’un processus de légalisation de la guerre et de la torture dont l’obtention du prix Nobel représente en quelque sorte le point culminant. Quelle ironie que celui censé incarner justement l’espoir et le changement, soit en réalité, avec la complicité du comité Nobel, le fossoyeur de toute évolution potentielle, spirituelle, pour l’humanité.

Pour moi et beaucoup d’autres, cette étape conclut les multiples soubresauts nauséeux de la présidence Bush et transforme ceux-ci en un vomissement devenu impossible à réprimer.

Après les multiples discours hypnotiques du président noir, par sa nobelisation, la rhétorique guerrière voilée de bonnes intentions et de promesses perpétuelles est consacrée, et finit de convaincre les gens désinformés qu’on peut faire à la fois le bien et la guerre.

En arriver là valait bien la dépense des deux milliards de dollars pour son élection (11). Le puissant lobby militaro-industriel peut se frotter les mains, ils ont bien investi. Car c’est bien d’une transformation profonde de la société par une inversion de ses principales valeurs, les plus nobles, les plus humaines, qu’il s’agit.

Barack Obama, et son administration, se sont dits surpris d’un tel honneur (12) mais était-ce encore un mensonge, un de plus ?

Il est intéressant de se pencher sur l’article publié sur le site Voltaire, évoquant les dessous de la nomination Nobel et exposant les liens unissant le président du comité d’attribution, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama : Corruption, Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 (13).

Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).

Ce milieu est trouble (liens, connexions, financements, pratiques maffieuses), cette réalité dérangeante est inconnue des gens car non rendue publique, ni dans la grande presse écrite, ni dans les médias télévisuels.

Une série d’articles de journalistes et de chroniqueurs mondiaux, en majorité consultable sur internet, le dernier média encore libre, fait pourtant largement état de cette corruption au sein de gouvernements qui disent incarner le Bien dans la géopolitique mondiale (Axe du Bien), de cette corruption au sein des plus grandes institutions, et des ONG qui servent d’autant de paravents et de chevaux de Troie aux lobbys de la guerre et de la désolation *.

Conclusions.

Kissinger, Gore, Obama.

Criminel (14), menteur (15), guerrier au service de lobbys militaristes et belliqueux (16), prêt à mener une guerre nucléaire préventive (17).

Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix.

Vous ne le méritez pas, aucun de vous trois, et déshonorez ce prix que d’autres ont vraiment mérité.

C’est à La Haye que vous auriez dû atterrir.

Ou bien, Institut Nobel, supprimez cette célébration qui a perdu sa vocation primaire, récompenser « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ».

Il ne s’agit bien sûr pas des seuls trois millions d’euros, avec intérêts, bien que ce serait une solide première pierre aux 30 milliards de dollars annuels qui seraient nécessaires à l’éradication de la faim dans le monde (à comparer aux 1200 milliards de dollars en armements mondiaux en 2006, aux 100 milliards de dollars d’aliments gaspillés dans un seul pays bien portant d’Occident, aux 372 milliards de dollars de subventions agricoles dans les pays occidentaux, aux 100 millions de tonnes de céréales transformées en éthanol en 2006, aux 32,6 milliards de dollars versés en 2008 à leurs traders méritants, sous forme de primes bonus par neuf établissements de Wall Street qui, dans le même temps, avaient perçu 175 milliards d’aides publiques, etc) (18).

Comme l’écrivain britannique Orwell le démontre avec brio dans son livre 1984, comme les experts en propagande, Hitler et Goebbels, le savaient bien, le monde, la société humaine, sont avant tout contrôlés par des mots et par le sens commun donné à nos plus hautes valeurs.

La manipulation du langage et des valeurs est la première et la plus efficace des étapes de domination et de perversion de l’homme.

Dénaturer des mots nobles, et les valeurs qu’ils transmettent, en les associant à des menteurs, des guerriers et des imposteurs : tel est l’enjeu.

Faire du meurtrier, du manipulateur, de l’escroc, du corrompu, un héros, une figure emblématique récompensée, un modèle, est la première étape décisive dans le blanchiment d’une dictature et le travestissement de tyrans en exemples.

La perversion de toute la société suit inévitablement.

Référence :

Lire à ce sujet les édifiants livres, très documentés, de Jean Bricmont, Impérialisme Humanitaire, et de Maxime Vivas, La face cachée de Reporters sans Frontières, tous deux aux éditions aden.

Sources :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_N...

(2) http://nobelprize.org/nobel_prizes/...

(3) Les crimes de monsieur Kissinger, Christopher Hitchens, Ed Saint-Simon, http://www.bibliomonde.com/livre/cr...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A...

(5) Hacking Democracy, la démocratie piratée, http://www.reopen911.info/11-septem...

(6) 35 Inconvenient truths, (en anglais) http://scienceandpublicpolicy.org/m...

(7) Court finds truth inconvenient for Gore (en anglais) : http://planetgore.nationalreview.co...

(8) Albert Gore Jr. : Occidental and Oriental Connections (en anglais) : http://www.opinionjournal.com/extra...

(9) Al Gore l’imposteur, http://www.internationalnews.fr/art...

(10) La doctrine Obama : « Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise » http://www.mondialisation.ca/index....

(11) La victoire d’Obama : une élection présidentielle à 2 milliards de dollars, http://www.politique.net/2008110502...

(12) « Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” ». Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a racontée à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde. (« Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.)

(13) http://www.voltairenet.org/article1...

(14) Op.cit., Les crimes de monsieur Kissinger

(15) Op.cit., Al Gore l’imposteur

(16) Les deux visages de Barack Obama, par Bill Van Auken, 16 février 2008 http://www.wsws.org/francais/News/2...

(17) Les Etats-Unis, tandis qu’ils s’engagent à ne pas employer d’armes nucléaires contre les Etats qui ne les possèdent pas et se conforment au Tnp, laissent entendre qu’ils se réservent le droit du first strike (première frappe) pour empêcher qu’un pays comme l’Iran puisse les construire. http://www.mondialisation.ca/index....

(18) Mr Jacques Diouf, Directeur de la FAO, lors de son discours d’introduction au Sommet Mondial de l’Alimentation de novembre 1996, déclara : « Ce budget [celui de la FAO] est pourtant inférieur au coût de 6 jours de nourriture pour chiens et chats dans 9 pays développés et représente moins de 5% des dépenses annuelles en produits amaigrissants effectuées par les habitants d’un seul pays développé, pour combattre l’excès de nourriture ». http://www.enoch.over-blog.com/arti...

Pascal Sacre

6 mai 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Prix-Nobel-de-la-Paix-quand-O...


3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

Cette troisième partie traite de la politique américaine concernant les approvisionnements en pétrole (extraction et transport)en Asie Centrale.

Première partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan
Deuxième partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Irak

Plusieurs dizaines de milliers de partisans de l’opposition se sont rassemblés à Tbilissi, en Géorgie en novembre dernier. Le président pro-américain Mikhaïl Saakachvili a cependant été réélu en janvier de cette année, de façon probablement frauduleuse - Photo : Reuters

Les républiques d’Asie Centrale sont extrêmement riches en pétrole et gaz. Les compagnies pétrolières internationales se sont jetées en masse sur la région à la recherche de nouveaux gisements à exploiter, depuis l’éclatement de l’ex Union Soviétique. Les champs situés autour ou dans la mer Caspienne sont les plus prisés du fait de leur plus grande proximité de l’Europe et des marchés occidentaux ; des dizaines de milliers de kilomètres de gazoducs et d’oléoducs ont été construits ou sont en cours de construction depuis le début des années 2000.

L’impératif numéro 1 pour tous ces pipelines est qu’ils doivent traverser des régions sécurisées à défaut d’être sûres ; ils doivent aussi aboutir à des terminaux marins situés en pays ami. Or, de nombreux conflits ethniques et des guerres larvées (Nagorny Karabakh, Abkhazie, Tchétchénie, Ossétie ...) minent la paix dans toute la zone ; au sud, l’Afghanistan est loin d’être sécurisé, à l’est se trouve la Chine, au nord, la Russie et au sud ouest, on a l’Iran.

Il faut donc trouver le chemin le moins dangereux pour le passage des oléoducs et gazoducs, mais il faut aussi qu’il y ait un "gendarme" pour assurer la sécurité de ces installations. Qui va être ce gendarme, si ce n’est les Etats-Unis ? Quel meilleur motif invoquer pour permettre l’installation de l’armée américaine, si ce n’est le danger islamiste et la lutte contre le terrorisme international, incarné par l’organisation d’Oussama Ben Laden ? La tâche de l’administration américaine a été facilitée par l’animosité que cultivent tous les nouveaux pays indépendants de la région vis-à-vis de la Russie dont ils ont subi le joug durant près de 80 ans.

Ils étaient prêts à accepter "l’aide" de l’armée américaine, d’autant plus qu’elle est généralement accompagnée de quelques milliards de dollars, fournis sous forme de subventions ou de pots de vin. Dans le cas particulier de la Géorgie, on a assisté à une mise en scène semblable à celle orchestrée par le DRS algérien pour attirer les Américains dans le Sahel ; les autorités géorgiennes ont prétendu que des trafiquants, des terroristes internationaux - des tchétchènes et des djihadistes arabes en particulier - avaient envahi la vallée de Pankisi dans laquelle ils pénétraient depuis le nord, c’est-à-dire le territoire russe.

Elles ont alors sollicité l’assistance de l’armée américaine pour lutter contre ce danger. Washington a répondu à la demande en lançant une initiative spécifique intitulée GTEP (Georgia Train and Equip Program), qui a débuté en avril 2002, qui était dotée au départ d’un budget de 64 millions de dollars et qui avait une durée prévue de deux ans. Présentée officiellement comme un programme destiné à augmenter les capacités d’unités militaires géorgiennes sélectionnées qui fourniraient la stabilité et la sécurité aux citoyens de Géorgie et de la région du Caucase, le département de la défense la résumait ainsi : "Il s’agit de mettre en pratique la décision du président George W. Bush de répondre à la demande du gouvernement de Géorgie pour une assistance afin d’augmenter ses capacités de lutte contre le terrorisme et de remédier à la situation dans la vallée de Pankisi". Colin Powell, secrétaire d’Etat à l’époque rajoutait : "Nous essayons d’entraîner les troupes géorgiennes dans leur lutte contre les menaces qui existent dans les gorges de Pankisi." C’est donc bien dans ces gorges que se trouvait ce grand danger représenté par l’épouvantail Al Qaïda, tout comme au Sahel aujourd’hui.

Cependant sur le terrain les choses étaient autres. Richard Reeve, spécialiste de la Géorgie au sein du groupe Jane’s Intelligence, qui publie la fameuse revue du même nom écrivait : "Je ne pense pas que la vallée de Pankisi ait jamais constitué une menace. Maintenant que l’on ait voulu « tromper » les Américains pour les entraîner dans cette aventure, je n’en sais rien. A moins qu’ils n’aient voulu être trompés, ce qui est une autre affaire." Les réfugiés tchétchènes (plus de 200 000 sont installés dans la vallée) ont toujours affirmé qu’il n’y avait ni terroristes, ni bandes armées dans la vallée. Même les officiers géorgiens ont fini par admettre que ces gorges étaient sûres, même si elles ont abrité, à certains moments, quelques djihadistes venus aider les Tchétchènes.

Au plan officiel, le gouvernement géorgien tenait lui à démontrer qu’il "nettoyait" la vallée, car s’il avait admis que le "nettoyage" était terminé, il aurait fallu alors qu’il mette fin au programme GTEP et à la présence de l’armée américaine, ce qu’il ne voulait faire, pour des raisons de realpolitik. On a appris aussi bien plus tard, après la fin du programme, que l’armée américaine avait installé dans la zone, un centre d’écoute spécialisé avec des auditeurs arabisants qui ont travaillé 24h/24h pendant des mois, sans repérer une présence quelconque de combattants arabes. Ils ont finalement quitté la place.

Pourquoi les Américains se sont-ils néanmoins focalisés sur la vallée de Pankisi ? C’est dans cette vallée que se trouve la base aérienne de Vasiani, située à moins d’une heure de vol du territoire russe, dans laquelle se sont installées les troupes américaines pour ne plus la quitter, même après l’achèvement du programme GTEP. Cette base a aussi l’immense avantage d’être à moins d’une cinquantaine de kilomètres du tracé d’un très gros pipeline, le Bakou - Tbilissi - Ceyhan, dont nous parlerons un peu plus loin.

Le programme a démarré, sur le terrain, en mai 2002 avec la préparation de 6 bataillons de l’armée géorgienne pour la mission qui allait être officiellement la leur, celle de lutter contre le terrorisme international. Quelques mois plus tard, le commandant du corps d’armée US, le major Scott Campbell admettra publiquement devant les journalistes américains venus l’interviewer, que la formation dispensée par les marines sous ses ordres n’incluait, à vrai dire, aucune technique de lutte contre le terrorisme. Il déclarait froidement : "Il ne s’agit pas de les aider à pourchasser les commandos d’Al Qaïda dans les gorges de Pankisi."

Mais que faisaient alors les soldats américains dans cette région ? Comme à l’habitude, là où il y a du pétrole, on trouve l’armée américaine. Dans ce cas particulier, les Marines assuraient la sécurité des gisements pétroliers situés dans la mer Caspienne attribués à un consortium de multinationales et celle du pipeline Bakou - Tbilissi - Ceyhan par lequel est évacuée la production. C’est en septembre 1994, qu’a été signé avec le nouveau gouvernement azéri ce que BP a appelé le contrat du siècle. Ce contrat donne le droit à l’Azerbaïdjan International Operating Company (AIOC) d’exploiter le complexe des gisements offshore de Azéri - Chirag - Guneshli (ACG), situés en mer Caspienne et dont les réserves sont estimées à 5,3 milliards de barils.

L’AIOC est un consortium composé des compagnies suivantes : la britannique BP, les américaines Exxon et Unocal, la norvégienne Statoil, la compagnie nationale azéri Socar, la turque TPAO et d’autres encore avec de minuscules pourcentages de participation. Le consortium a ensuite lancé dans la foulée la construction de l’oléoduc destiné à évacuer le pétrole produit vers le port turc de Ceyhan sur la mer Méditerranée. Il a créé, pour ce faire, un autre groupement de sociétés, dénommé consortium du BTC, composé des mêmes entreprises plus quelques nouvelles américaines.

De tous les trajets possibles le consortium a retenu le plus cher ; le pipeline BTC est long de près de 1800 kilomètres, il a une capacité de 50 millions de tonnes par an en première phase (l’équivalent de la production totale de l’Algérie), il s’élève à trois reprises à plus de 2400 mètres d’altitude, franchit des régions connues pour leur instabilité, traverse un parc naturel, celui de Borjomi en Géorgie - une fuite y provoquerait une catastrophe écologique majeure ; son cheminement évite ainsi la Russie, l’Afghanistan, l’Iran ainsi que la traversée du Bosphore. Sa construction a coûté pas loin de 4 milliards de dollars US. Trois pays, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie sont concernés par le BTC qui constitue un cas unique dans les annales mondiales des relations entre les multinationales et les pays hôtes.

Le consortium a réussi à imposer aux trois pays traversés un cadre légal, composé de deux accords : un premier, l’IGA (Inter Governmental Agreement), qui est un accord passé entre les pays eux-mêmes et un second, le HGA (Host Governmental Agreement), qui représente l’accord passé entre chaque pays hôte et le consortium ; tous deux comportent des conditions inédites et absolument draconiennes. Ainsi le HGA, stipule dans une de ses dispositions : « ... Si quelque accord ou traité national ou international, si une quelconque législation, arrêté, promulgation, décret, accession ou autorisation, toute autre forme d’engagement, de politique, de déclaration ou de permission a pour effet de porter atteinte, d’entrer en conflit ou d’interférer avec la réalisation du projet ou d’en limiter, diminuer ou affecter négativement la valeur ou un quelconque droit, privilège, concession, indemnisation ou protection accordés par cet accord ou provenant de celui-ci, un changement de loi doit être envisagé ... Les autorités de l’Etat doivent prendre toute mesure à leur portée pour restaurer l’équilibre économique ... »

L’IGA, signé en novembre 1999, indique lui que : « Par le présent accord, chaque état déclare et certifie que le projet de pipeline ne comprendra aucun service destiné au public dans son ensemble sur son territoire qui aurait pour but de satisfaire les besoins courants de la population. Sur son territoire, le projet n’est pas conçu, ni ne requiert de fonctionner au service ou dans les intérêts du public. » Le HGA et l’IGA ont été ratifiés par les parlements des trois pays et resteront en vigueur 50 ans. Que dire de plus, si ce n’est que le consortium BTC est un état dans l’état et que sa volonté prévaut sur toutes les lois de chacun des trois pays, dans lesquels il est présent.

La voilà donc la véritable raison de la présence de l’armée américaine dans les gorges de Pankisi. C’est d’ailleurs déjà bien avant le 11 septembre que les néo cons se demandaient comment envoyer des "conseillers" militaires US dans la région. En février 2001, la Rand Corporation, un think tank privé mais financé par le gouvernement US, annonçait que la protection du pipeline nécessiterait d’améliorer les capacités militaires de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie. "L’Occident sera obligé de fournir la formation et les équipements militaires nécessaires aux armées de la région du Caucase qui ne sont pas préparées pour assurer la sécurité du pipeline" disait-elle dans un de ses rapports. Le ministre des affaires étrangères azéri disait la même chose.

Quant aux supporters du projet ils annonçaient que l’instabilité chronique de la Géorgie était le plus grand risque pour l’oléoduc, car le pays traînait, à leurs yeux, les séquelles de guerres passées, souffrait d’un très haut degré de corruption et avait une ligne politique imprévisible. Ils pensaient donc déjà, à cette époque, à évincer le jour venu le responsable de cette imprévisibilité, le président Edouard Chevardnadze. Pour répondre à toutes ces "sollicitations", le gouvernement américain a envoyé des milliers de soldats non seulement en Géorgie, mais aussi au Kirghizstan (base aérienne de Manas), en Ouzbékistan (base militaire de Karshi), au Tadjikistan, au Kazakhstan et en Azerbaïdjan. Comme de bien entendu, les Américains annonçaient à qui voulait les entendre que la mise à disposition de ces "conseillers" et de cette "assistance" n’avait rien à voir avec la protection de leurs intérêts pétroliers ; elle n’était destinée qu’à aider ces pays à se protéger contre les grands méchants d’Al Qaïda et à instaurer la démocratie, version américaine. Tout comme en Irak.

Dans le courant de l’année 2003, alors même que le programme GTEP tirait vers sa fin, intervenue en avril 2004, le président géorgien Edouard Chevardnadze avait tenté de rééquilibrer sa politique étrangère en se rapprochant à nouveau de la Russie. Il était donc devenu "imprévisible", il fallait s’en débarrasser. L’administration de George W. Bush actionna cette fois-ci le National Democratic Institute (NDI) qui a organisé, manipulé et téléguidé la "révolution" dite "Révolution des roses" au cours de laquelle des milliers de manifestants extrêmement bien organisés, bien dotés en matériels informatique et en moyens de télécommunications et audiovisuels, ont organisé le siège de la présidence durant des jours et des jours jusqu’à pousser Edouard Chevardnadze à la démission.

Le Wall Street Journal reconnaissait d’ailleurs dans son édition du 24 novembre 2003 que la chute du régime géorgien était l’œuvre des ONG américaines qui ont financé et entraîné des jeunes géorgiens à entamer un coup d’Etat pacifique. Le NDI est au plan officiel une organisation non gouvernementale américaine, présidée par l’ex secrétaire d’Etat de Bill Clinton, Madeleine Albright et financée par le milliardaire George Soros. En réalité, c’est une officine dont la véritable activité est de mener des actions subversives dans les pays de l’ex bloc de l’Est et de les déstabiliser jusqu’à les faire basculer définitivement dans le clan occidental, américain de préférence.

Le NDI avait fait auparavant ses preuves en Serbie en manipulant là aussi un groupe de jeunes rassemblés au sein du mouvement Otpor (Résistance), qui ont mené eux aussi leur coup d’Etat pacifique qui a abouti à l’éviction de Slobodan Milosevic du pouvoir. Après la Géorgie où le "mouvement de jeunes" prit le nom de Kmara (Assez), on retrouvait le NDI en Ukraine où la "révolution orange" était pilotée par le mouvement Pora (C’est le moment). Il n’échoua qu’en Biélorussie où le mouvement Zubr (Les aurochs) ne réussit pas à renverser le régime en place. Il est à signaler que tant à Belgrade qu’à Tbilissi les opérations de déstabilisation des pouvoirs en place ont été conduites sous la supervision directe de l’ambassadeur des Etats-Unis en poste au moment des faits qui se trouve avoir été le même dans les deux cas, Mr. Richard Miles.

Tout comme ils avaient fait avec Zoran Djindjic en Serbie, trois années auparavant, le NDI et l’ambassade américaine à Tbilissi ont propulsé Mikheil Saakashvili, un jeune politicien de 37 ans sur le devant de la scène et lui ont fourni l’assistance technique et financière nécessaire pour créer son propre parti, le Mouvement national démocrate, qui n’est que la vitrine légale du mouvement subversif Kmara ; ils financèrent aussi sa campagne électorale à l’élection présidentielle de janvier 2004. Il fut élu président de la république, grâce à l’armada de spécialistes en communication qu’ils mirent à sa disposition, aux moyens audiovisuels qu’ils lui fournirent et aux millions de dollars qu’ils injectèrent dans sa campagne.

La même opération a eu lieu au mois de janvier dernier quand Mikheil Saakashvili a été réélu, pour la seconde fois, président de la république. Des doutes sérieux ont cependant été émis par de nombreux observateurs quant à la sincérité de ce scrutin.

On ne sera pas surpris d’apprendre que Mikheil Saakashvili est farouchement pro occidental, qu’il a été boursier du Département d’Etat des Etats-Unis, qu’en tant que tel, il a fait des études à l’Ecole de droit de Columbia et qu’il est docteur en droit de l’Université George Washington. Il a également travaillé aux Etats-Unis, à New York, au cabinet d’avocats Patterson Balknap Webb & Tyler avant de rentrer au pays et de se lancer en politique.

Le GTEP était terminé, mais l’armée américaine n’a pas pour autant quitté le pays. C’est bien au contraire une coopération à plus long terme qui a été instaurée, à la demande de la partie géorgienne nous disent les sources américaines. Cette nouvelle collaboration a pour but de restructurer l’armée géorgienne, institutionnaliser les standards militaires, les systèmes et surtout la doctrine US au sein de l’armée.

 Avec cette dernière étape avant l’intégration à l’OTAN, la boucle était bouclée. La menace Al Qaïda a, en fin de compte, permis la prise de contrôle du pouvoir politique, puis celle de l’armée.

21 mars 2008 –

Algeria-Watch –

Vous pouvez consulter l’intégralité de cet article à :
http://www.algeria-watch.org/fr/art...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4140



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/05/2010

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Début - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Début  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.

Brèves

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne.

1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages.

1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

2  Dossiers

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.

2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome.

2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Bruit de bottes à l’Otan.

4-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

4-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

4-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale. 

5 Annexe

5-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

5-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

5-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 



Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Le 17 mai 2010

S.E. M. Anders Fogh Rasmussen

Secrétaire général

Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

Monsieur le Secrétaire général,

En notre qualité de présidente et de vice-président du Groupe d'experts, nous avons l’honneur de vous faire parvenir le rapport final établi par ce groupe.

Au sommet de Strasbourg-Kehl, tenu en avril 2009, les chefs d’État et de gouvernement des pays del’Alliance vous ont chargé d’élaborer un nouveau concept stratégique et ils vous ont demandé dedésigner un groupe d’experts qualifiés devant mener une vaste série de consultations et vous remettre des avis. Nous vous soumettons dès lors notre analyse et nos recommandations aux fins de l'établissement de ce nouveau concept stratégique, qui sera présenté aux chefs d’État et de gouvernement, pour approbation, en novembre prochain à Lisbonne.

Au nom de nos collègues, nous tenons tout d’abord à vous faire savoir que notre participation à ce groupe fut à la fois un défi et un encouragement. Nous sommes parvenus à la conclusion que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a de bonnes raisons d’aborder la deuxième décennie du XXIe siècle avec confiance. L’OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde et promeut les valeurs démocratiques de ses pays membres. Elle incarne le lien crucial qui unit

l’Amérique du Nord et l’Europe.

Le monde a évolué depuis l’adoption du dernier concept stratégique, en 1999, et l'Alliance a évolué avec lui : elle a dû invoquer, pour la première fois de son histoire, sa garantie de sécurité fondamentale, au lendemain des attentats ayant frappé les États-Unis le 11 septembre 2001 ; elle assume aujourd'hui une mission importante loin de son territoire, opérant aux côtés de partenaires civils et militaires venant de partout dans le monde ; elle a vu le nombre de ses pays membres passer à vingt-huit ; elle a lancé des initiatives importantes afin d'améliorer son aptitude à déployer et à soutenir des forces ; et elle a tiré des enseignements de ses missions d'après-conflit dans les Balkans etles a adaptées. Un nouveau concept stratégique doit être établi afin de définir, en puisant dans ces expériences, les doctrines qui guideront l’Alliance dans les dix prochaines années et au-delà.

Notre Groupe est d’avis que l’OTAN doit être suffisamment polyvalente et efficace pour mener des opérations loin de son territoire, généralement dans le cadre de solides partenariats, en allant bien au-delà de ce qui était envisagé en 1999. Il pourra s’agir d’opérations militaires, mais aussi d’unengagement actif, sous la forme, notamment, de consultations, de programmes concrets decoopération, de dispositifs de gestion de crises, ou d’un soutien aux efforts entrepris dans des domaines tels que la non-prolifération et la maîtrise des armements. Afin de préserver la volonté politique de mener des opérations hors de ses frontières, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses pays

membres soient bien certains que la sécurité de leur territoire est assurée. Nous considérons ces

missions comme complémentaires et étroitement liées.

En résumé, l’OTAN doit être prête à garantir la sécurité de tous ses pays membres face à la gamme complète des menaces pouvant peser sur eux, qu’elles proviennent de régions lointaines ou qu’elles soient dues à des circonstances défavorables se présentant dans la zone euro-atlantique. Conjuguer une sécurité assurée dans nos pays et un engagement dynamique à l’extérieur sera la clef de l’action de l’OTAN pour les décennies à venir.

À cet égard, le Groupe souligne l’importance que revêt le soutien de l’opinion publique en faveur des opérations de l’OTAN, en particulier lorsque l’Alliance engage des ressources et des vies humaines loin du territoire de ses États membres.

Les conclusions du Groupe sont le fruit d'un programme de travail intensif, qui s’est voulu transparent et inclusif. Le Groupe d’experts a participé à quatre séminaires formels, qui se sont tenus au Luxembourg, en Slovénie, en Norvège et aux États-Unis, et il a assisté collectivement à des réunions

spéciales en République tchèque et en Russie. À chaque fois, des experts extérieurs – plusieurs centaines au total – étaient invités à faire des exposés et à dialoguer avec le Groupe sur des sujets occupant l'Alliance. Les membres du Groupe ont, avant d'achever le rapport, mené dans l’ensemble de l'Alliance des consultations avec les gouvernements, les parlements et d’autres institutions concernées. Ils ont pu bénéficier en outre des précieuses contributions des autorités militaires de

l’OTAN. Ils ont également consulté des pays partenaires de l’OTAN – d’Europe, de Méditerranée, du Golfe et du reste du monde – ainsi que d’autres organisations internationales, et notamment

l’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le Secrétariat a, pour sa part, recueilli d’autres points de vue lors de réunions ou de débats sur le web organisés par des groupes de réflexion ou des universités, et le site internet de l'OTAN a permis à d'autres encore de s’exprimer. Il est difficile d’évaluer précisément le nombre final d’intervenants, mais selon les estimations du Secrétariat, ce sont des milliers de personnes, issues de

tous les pays de l'Alliance et du reste du monde, qui ont été invitées à prendre part aux activités du Groupe. Par ailleurs, grâce aux efforts d'ouverture et au recours à l'internet, cette possibilité a pu être offerte à tous.

Pour conclure, nous souhaitons vous remercier, Monsieur le Secrétaire général, de l’esprit de concertation et de la cordialité que vous avez manifestés depuis l’été 2009 dans votre collaboration avec le Groupe. Celui-ci a travaillé de manière indépendante, mais le soutien que lui a fourni le Secrétariat, et plus particulièrement Jamie Shea et l’Unité Analyse de politique générale, ainsi que vous-même, lui a été très précieux.

La remise de ce rapport met fin aux travaux formels du Groupe d'experts. Toutefois, nous tenons à vous assurer que nos collègues et nous-mêmes entendons rester présents et actifs tout au long du processus qui verra l'élaboration, l'examen et enfin l'adoption du concept stratégique par les États membres. Alors que vous entamez la tâche qui consiste à établir un projet de concept, sachez que vous pouvez compter sur notre assistance et notre soutien.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’assurance de notre très haute considération.

Madeleine K. Albright Jeroen Van der Veer

Présidente Vice-président

http://www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf
www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf

 

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.
Alors qu'ils continuent de battre tous les records de budgets militaires, et l'augmentent sensiblement d'une année sur l'autre, les Etats-Unis s'en prennent cette semaine à l'augmentation du budget militaire de
la Chine.
A l'occasion de la présentation du rapport "2009 National Intelligence Strategy" le 16 septembre, le directeur du Renseignement national l'ex-amiral Dennis Blair a accusé Pékin de menacer le monde en modernisant son armée et en recherchant des matières premières sur d'autres continents.
Moscou inquiète aussi Washington.
La Russie est considérée comme un Etat qui rétablit activement son influence globale et régionale. Moscou et Pékin figurent parmi les menaces potentielles pour les Etats-Unis dans le cyber-espace.
Dès lors, cela donne le droit aux Etats-Unis, selon Blair, de renforcer leur activité de renseignement. Andreï Fediachine sur Ria Novosi rapporte que "Dennis Blair a l'intention de doter le renseignement américain (toutes ses agences) de fonctions de contre-espionnage. Auparavant, cela signifiait le dépistage d'agents des services de renseignements étrangers. A présent, à en croire la nouvelle directive, le contre-espionnage devient l'une des tâches primordiales de l'ensemble du renseignement américain, il doit viser (pour reprendre les paroles de Dennis Blair), "en tant qu'objectifs, non seulement les gouvernements étrangers, mais aussi les agents non gouvernementaux, les groupements extrémistes, les hackers et les organisations criminelles qui sapent de plus en plus les intérêts des Etats-Unis par des myriades de moyens". Selon Dennis Blair, la communauté du renseignement devra lutter désormais contre les tentatives de manipuler la
politique des Etats-Unis et les efforts diplomatiques, de torpiller nos plans militaires et nos systèmes d'armements, de détruire nos avantages économiques et technologiques". "
Ces déclarations interviennent à l'heure où l'extrême-droite états-unienne attaque Obama sur les questions de défense nationale.Une conférence spéciale sur le système de défense antimissile en Europe s'est tenue le 15 septembre à Washington, dans la fondation conservatrice Heritage, pour demander qu'Obama ne transige pas avec
la Russie sur le projet de bouclier anti-missile (ce qu'Obama a cependant fait trois jours plus tard).



Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

L'Otan va coopérer avec Israël

JDD, 05/05/2010

Un responsable de l'Alliance atlantique a indiqué mercredi qu'Israël avait eu des discussions techniques préliminaires avec l'Otan. Un échange qui pourrait préparer le terrain à la mise en place de défenses antimissiles conjointes. "Nous sommes contents de discuter avec Israël de nos capacités et nous attendons avec impatience d'autres discussions dans ce domaine", a ajouté le responsable Alan Berry. Lors de son sommet de Lisbonne en novembre dernier, les 28 pays membres de l'Otan ont convenu de développer un système antimissile conjoint pour protéger l'Europe contre la menace présumée de pays comme l'Iran.

Source : Asia Times Online, le 09 mai 2010


1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne. 

 Des dizaines de soldats américains et une batterie de missiles Patriot se trouvent désormais en Pologne, où ils resteront stationnés pendant deux ans pour former l'armée polonaise à ce système sophistiqué de missiles téléguidés sur une base située à quelques kilomètres de la frontière russe.

 Cette mission donne lieu au plus important déploiement de soldats américains jamais observé en Pologne, jadis situé derrière le Rideau de fer et aujourd'hui devenu membre de l'OTAN. 

Andrew Paul, porte-parole de l'ambassade américaine à Varsovie, a confirmé que la batterie de missiles était arrivée dimanche sur la base de Morag (nord-està, à quelque 60km de l'enclave russe de Kaliningrad.

Ce déploiement implique pour Washington un engagement de plus longue durée que tous les projets précédents entre les armées américaine et polonaise et marque "la première présence continue" de soldats et d'équipements américains en Pologne, a ajouté M. Paul. 

Bien que la Russie ait exprimé une ferme opposition à toute installation militaire américaine aussi près de sa frontière, elle n'a exprimé aucune réaction à l'arrivée des missiles Patriot, signe probable de sa résignation après son échec à empêcher ce déploiement.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait dit en janvier, lorsque la localisation avait été annoncée, qu'il ne pouvait pas comprendre le besoin "de donner l'impression que la Pologne s'arc-boute contre la Russie".

Les missiles Patriot ont été transportés par voie ferrée depuis la base américaine située près de Kaiserslautern en Allemagne et vont tourner à l'intérieur et hors des frontières polonaises avec 100 à 150 soldats américains au cours des deux prochaines années. La Pologne a exprimé son souhait éventuel d'acquérir certains des missiles américains à l'avenir

voir http://fr.rian.ru/photolents/20100525/186759587.html "Une base US à 80 km de la frontière russe"

AP

24/05/2010


1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages

 Rectificatif à la nouvelle du journal du Dimanche: le sommet de l'Otan à Lisbonne n'a pas eu lieu en novembre passé, mais se tiendra en novembre prochain.

Il n'a donc pas encore adopté le bouclier anti-missiles!

Nous craignons effectivement que le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages entres les 28 Eytats membres, et que l'Otan pourrait l'adopter et, en plus, demander une contribution financière aux membres, seulement (!) de 130 millions de dollars, nous dit Rasmussen le secrétaire général en fonction.

Nous comptons bien faire démentir cette nouvelle! Jusqu'à novembre 2010, les mouvements qui s'élèvent contre cette soumission de leur pays à l'Otan, que ce soit  en Belgique, en Europe et aux Etats-Unis, ont à mener un grand combat.

En Belgique particulièrement, la nouvelle crise gouvernementale ne peut en aucun cas servir de prétexte pour éluder le débat public et des prises de positions très nettes des partis démocratiques.

 (CP)

May 13, 2010


1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

La repointage des missiles nucléaires américains des villes à population importante sur des sites industriels russes prendrait quelques minutes, mais cette démarche serait impossible à contrôler depuis la Russie, a confié à RIA Novosti le général Viktor Iessine, ancien chef d'état-major des Troupes de missiles stratégiques russes (RVSN).

La Fédération des scientifiques américains (organisation influente comprenant 68 Prix Nobel) propose au Pentagone de rediriger ses missiles des grandes villes russes vers les 12 principaux ouvrages économiques du pays, dont des entreprises de Gazprom, de Rosneft et de Rusal.  

La liste des cibles comprend même des usines appartenant à l'allemand E.ON et à l'italien Enel sur le territoire russe, écrit mardi le quotidien Kommersant.

"Le repointage des missiles demanderait quelques minutes", a affirmé M. Iessine, soulignant qu'il jugeait purement scholastique la proposition des scientifiques américains.  

"Nous ignorons en outre quelles cibles en Russie sont actuellement visées par ces missiles", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

http://fr.rian.ru/defense/20090415/121127705.html

15 avril



1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

Le site des forces armées Norvégiennes vient d'annoncer le début des exercices COLD RESPONSE 2010 .[ 1 ]
Ceux ci vont regrouper plus de 9000 militaires de 14 nations membres de l'Alliance et de 1000 militaires Suédois de la région de Kiruna ou sont situées des mines de fer .
Cette présence militaire Suédoise , un état qui ne fait parti de l'OTAN mais du " partenariat pour la paix " , s'expliquerait par l'intérêt des forces armées Suèdoises pour un des scénari des exercices COLD RESPONSE 2009 qui consistait en une mission de rétablissement de la paix et de " hard security " ( maintien de l'ordre par des moyens militaires ) dans une cité arctique disposant de ressources minières .
Le minerai de fer de Kiruna est toujours exporté en partie  via
la Norvège ( Narvik ) comme en 1940 .Une partie de ces exercices , des opérations amphibies , se dérouleront dans la région de Bjerkvik ou ont débarquées les troupes du général BETHOUARD en avril 1940 .[ 7 ]
Les " constantes"  historiques , géopolitiques et stratègiques sont une réalité dans la région . 
COLD RESPONSE 2010 déploie 1500 militaires de plus que les exercices COLD RESPONSE 2009 .
Les exercices COLD RESPONSE 2010 vont être marqués par la présence de US Marines [ 2 ] , une première depuis 2005 et par une Task-Force amphibie  Britannique regroupée autour du navire d'assaut amphibie  HMS Albion et comprenant le HMS Ocean  et  le RFA Mounts Bay  . [ 3 ] - [ 4 ] - [ 8
Des unités du 45 Commando Royal Marines  [ 3 Cdo Bde RM]  participeront aussi à ces exercices [ 9 ]
Des éleveurs de rennes Sames se sont courageusement opposés au bellicisme de l'Alliance dans l'arctique en dénonçant la tenue de ces exercices .[ 5 ]
Les exercices Otaniens COLD RESPONSE  et LOYAL ARROW ont toujours marqué le plus profond mépris pour les populations autochtones de l'arctique Scandinave et particulièrement les Sames et l'édition 2010 ne déroge pas à cette régle .[ 6 ]
Liens :
[ 1 ] Cold Response 2010 sur le site des Forces Armées Norvègiennes .
[ 4 ]
HMS Ocean Conducts Cold Weather Amphibious Warfare Training Under the Shimmering Gaze of the 'Northern Lights'
[ 8 ] HMS Albion Sails North
[ 9 ]3 Commando Brigade Royal Marines Norway Deployment 2010
Articles associés :
[ 2 ]
COLD RESPONSE 2010 :Des US Marines aux portes de la péninsule de Kola
[ 3 ]Cold Response 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique et les Anglais au Pôle-Nord !
[ 5 ] Militärövning i fjällen kritiseras
20 février 2010

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-debut-des-exercices-cold-response-2010-l-otan-repart-en-guerre-dans-l-arctique-en-meprisant-les-sames-45345680.html



2  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

L'OTAN doit gagner la guerre en Afghanistan, renforcer ses liens avec la Russie, contrecarrer la menace posée par les missiles ballistiques iraniens et assurer la sécurité de ses 28 membres. Tels sont les principaux objectifs de l'Organisation de l'Alliance nord-atlantique pour la décennie à venir, selon l'avant-projet de concept stratégique dévoilé lundi. Par cette nouvelle doctrine, l'OTAN espère combler un fossé croissant entre les Etats-Unis, favorables à un rôle international accru de l'Alliance, et les pays européens qui préfèrent qu'il conserve son orientation défensive traditionnelle.

"L'OTAN doit être assez polyvalent et efficace pour agir loin de chez lui", mais "afin de conserver la volonté politique pour des opérations hors de la région, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses membres sont rassurés sur la sécurité de leurs territoires nationaux", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, qui dirige le groupe d'experts chargés d'élaborer la nouvelle stratégie.

Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, soumettra un projet de concept stratégique lors du prochain sommet de l'organisation en novembre à Lisbonne, au Portugal. "Dans le monde d'aujourd'hui, il nous arrive de devoir aller au-delà de nos frontières pour défendre nos frontières", a déclaré M. Rasmussen, citant l'Afghanistan.

Fondée en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'alliance de 28 membres connaît aujourd'hui une crise de fonctionnement, se cherchant de nouveaux objectifs près de 20 ans après l'effondrement du bloc communiste.

La précédente doctrine stratégique de l'OTAN s'attachait surtout à son rôle de maintien de la paix, en Bosnie ou au Kosovo. Elle avait été adoptée en 1999, après la fin de la Guerre froide et avant les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. L'OTAN a par la suite été amenée à assumer des missions telles que la guerre contre l'insurrection en Afghanistan. Cette mission qui mobilise plus de 100.000 soldats sur le terrain, des Américains pour les deux tiers, est la plus vaste qu'ait entreprise l'organisation.

L'avant-projet spécifie par ailleurs que l'OTAN doit s'efforcer d'améliorer les relations avec Moscou, qui a aidé l'OTAN en Afghanistan en ouvrant un corridor terrestre entre l'Europe et ce pays. L'OTAN et la Russie doivent travailler ensemble plus étroitement dans des domaines d'intérêt commun comme la défense anti-missile, le contre-terrorisme, le trafic de drogues et la sécurité maritime, précise le document.

L'avant-projet se prononce aussi en faveur du maintien des armes nucléaires américaines en Europe, autre héritage de la Guerre froide dont plusieurs gouvernements européens avaient demandé le retrait. "Tant que les armes nucléaires existent, l'OTAN devrait maintenir des forces nucléaires sécurisées et fiables (...) au niveau minimum requis par l'environnement sécuritaire qui prévaut", arguent les experts.

Lundi 17 mai

AP


2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.  

Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan à l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles le 26 avril 2010

Devant 200 personnes, essentiellement militaires en uniformes et galons, le secrétaire général de l'Otan a parlé hier de "transformation et réforme de l'Otan".

Ses considérations devraient faire partie de l'élaboration du "nouveau concept stratégique".

Pour commencer, il cite James Jones: "une vision sans ressources est une hallucination". Donc il développe six pistes nécessaires à ses yeux

pour une transformation et réforme efficaces de l'Otan.

Constatation qu'il est exclu de demander une augmentation des budgets militaires des pays membres en cette période de crise  et au vu

de l'opposition qu'on rencontrerait dans les opinions publiques. Mais pas question non plus de réduire ces budgets.

Donc, il faut harmoniser et rationaliser les moyens des différents pays, savoir choisir les priorités, rechercher des solutions collectives (exemple de l'intégration de la marine belge à la marine hollandaise);

établir des financements communs : proposition d'augmenter fortement le "pot commun" de l'Otan, par une sorte de cotisation des Etats membres, qui va remplacer les contributions "à la carte" (exemple: Afghanistan ou autre "opération": si un pays ne veut pas participer c'est OK, mais il contribue quand même financièrement).

partager les connaissances des différentes armées et augmenter les spécialisations et partager les risques des opérations (exemple: les démineurs en Belgique)

éviter les doubles emplois et les incompatibilités des matériels "nationaux" (exemple: hélicoptères: avoir tous les mêmes; radios communications: un seul système en Afghanistan ou autre opération au lieu de 4 actuellement; vaincre les réticences à libérer des capacités nationales)

surmonter les protectionnismes: renforcer nos industries européennes, et protéger nos marchés d'armement, mais s'ouvrir aux "autres", exemple des chantiezrs navals en surplus)

réformer l'organisation du QG à Bruxelles, réduire le nombre des comités décisionnels.

Plus intéressant: ses réponses aux questions, bien que celles-ci étaient bien préparées, et n'avaient rien de spontané.

- Sur l'Afghanistan: insiste sur l'importance de l'augmentation des troupes (125.000 soldats  de 46 pays) et sur tâches d'assistance au gouvernement Karzai, par la formation efficiente de 300.000 militaires afghans. On ne peut quitter Afghanistan SANS "créer une nouvelle société stable, c'est à dire développer l'économie, une agriculture alternative à l'opium, des institutions fortes". Afghanistan doit être un exemple de réalisation du Nouveau Concept Stratégique, capacité d'intégrer les capacités civiles et militaires. Propose un engagement "humanitaire" plus important de l'Union Européenne pour concrétiser ces plans.

- Sur le nucléaire: OK avec la "grande vision" de Obama, mais impossible de rien faire sans armement nucléaire en Europe. D'où nécessité de maintenir une forte capacité nucléaire otanienne "tant qu'existeront des Etats , des non-Etats (sic) et des groupes terroristes" (sans citer aucun). Insiste sur conclusion de la réunion récente des ministres otan à Talinn: aucun allié ne peut prendre de mesure unilatérale de retrait des bombes atomiques. Un des moyens pour dissuader ces terroristes, c'est le nouveau bouclier anti-missiles qui doit être mis en place, en collaboration tous pays de l'Otan, le bouclier Otan déjà prévu pour la protection des militaires, peut être étendu à la protection des populations, le système US peut se connecter aux systèmes déjà existants en Europe. Le coût ne serait pas si terrible: 139 millions d'euros (je ne suis pas sûre du chiffre: par an? ou sur 10 ans?). Chercher la collaboration des Russes pour qu'ils comprennent que ce bouclier leur sera aussi utile. Grand espoir que cette décision sera prise au sommet Otan de novembre.

- Question sur la sécurité énergétique: l'Otan ne doit pas avoir le premier rôle dans cette question. C'est plus le rôle de l'UE de diversifier les sources d'énergie de chaque pays. Mais en cas de besoin, on devra activer l'article 4 de l'Otan, qui donne les possibilités de solidarité pour aider un pays membre en difficultés.

- question sur les finances: le pot commun de l'Otan est actuellement de 1 milliard d'euros/an. Il y a un déficit de 600 millions. Avec réformes en vue, on bouchera le trou.

- Partenariats restent importants. Même avec l'Ukraine, continuer les accords malgré nouveau gouvernement et même si pas d'adhésion en vue.  Partenariat avec Israel est essentiel, idem avec pays musulmans voisins de l'Iran.

- question sur les "programmes industriels": pas compris (??)

- sur Chypre et la Turquie: propose un contrat de sécurité avec la Turquie (??) et une plus grande ouverture vis-à-vis de la Turquie et possibilités de décision par exemple en Bosnie, où Turquie est 2e contributeur et n'a rien à dire sur les décisions à prendre.

- sur le Grand Nord: il n'y a pas de stratégie claire de l'Otan pour le moment. Probablement question sera réglée au sommet Otan de novembre.

Je retiens surtout:

-l'insistance sur le principe de la "cotisation", même quand un pays ne participe pas à une "opération":  le système de décisions au consensus se réduit comme une peau de chagrin? 

- aucun retrait d'Afghanistan à court, moyen ou long terme

- les interventions civilo-militaires deviendront un principe du nouveau concept avec un "partage du travail" entre UE et OTAN

- la centralisation croissante de tous les moyens militaires

- le bouclier anti-missiles contre "l'ennemi" invisible est maintenu et même renforcé

- aucune avance vers désarmement nucléaire, maintien de la stratégie nucléaire et des bombes atomiques en Europe. 


2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

Ce dimanche à Moscou, une parade militaire sans précédent, alors que des soldats des principaux pays de l’OTAN défileront aux côtés de soldats russes, sera l’événement commémoratif marquant le 65ème anniversaire du jour de la victoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce ne sera sans doute pas une parade des troupes de l’OTAN, mais plutôt des alliés de jadis de la Russie dans la coalition contre Adolf Hitler.

Les parades militaires ne sont pas nécessairement le truc de la real politique ou le signe annonciateur d’alliances militaires. Pourtant, on ne peut pas complètement manquer le symbolisme politique lorsque les remparts du Kremlin résonnent sous le défilé des troupes américaines et que le mausolée de Vladimir Lénine en est le témoin silencieux. Le fait est que les 50ème et 60ème anniversaires du jour de la victoire, pourtant dans les années de l’après guerre froide, n’ont pas connu de telles parades militaires « alliées ». En fait, les Etats-Unis ont plutôt joué le rôle du « saboteur » en remuant les controverses de l’histoire soviétique, lorsque le Kremlin célébrait ce jour en grand apparat, il y a cinq ans.

En effet, on ne peut pas ne pas lier la parade militaire de ce dimanche à la « tendance de convergence » qui est apparu dans région Euro-Atlantique – pour citer le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Celui-ci est entré dans les détails :

Cette tendance se manifeste par une meilleure atmosphère dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis, y compris l’élaboration d’un nouveau traité remplaçant « START 1 » [Traité de Réduction des Armes Stratégiques], la poursuite de l’établissement du partenariat stratégique avec l’Union Européenne et la normalisation en cours au Conseil Russie-Otan. Des conditions se forment dans l’architecture européenne pour dépasser la mentalité de bloc de la guerre froide et les craintes indirectes concernant les sphères d’influence. Les choses s’éclaircissent. Washington n’a pas ricané lorsqu’il est devenu évident que Viktor Yanoukovitch, le président ukrainien, avait commencé à parler de façon équivoque avec le Kremlin et que les partisans de la guerre froide avaient émis des critiques sur le fait que l’administration de Barack Obama abandonnait son influence et son pouvoir dans l’espace post-soviétique.

L’accord entre Moscou et Kiev pour prolonger le maintien en Crimée de la flotte de la Mer Noire va sans aucun doute au-delà du cadre des relations russo-ukrainiennes. Le kaléidoscope s’est déplacé et la situation a changé simultanément dans plusieurs domaines – l’Eurasie, la sécurité de l’Europe de l’Est et le bassin de la Mer Noire. Que l’Ukraine ait renoncé à placer des chausses-trappes devient en soi un changement géopolitique d’importance et la sécurité de la Russie est inévitablement une question pan-européenne – voire même une question globale !

Pourtant, l’administration Obama s’est comportée comme si Yanoukovitch avait agit le plus naturellement du monde. Il est vrai, comme l’a récemment écrit Nicolaï Petrov, le plus grand spécialiste de la Russie dans l’administration de George H W Bush, dans les premières années de l’ère post-soviétique :

Nous prenions toujours nos désirs pour des réalités en pensant qu’il serait très facile d’arracher l’Ukraine à la Russie, alors que presque tous les sondages effectués ces dix dernières années ont montré que 90% des Ukrainiens ont une bonne opinion des Russes et que près d’un Ukrainien sur cinq garde toujours l’espoir que les deux pays ne fassent qu’un seul Etat. Au contraire, les efforts de [l’ancien président Viktor Iouchtchenko] d’assimiler « pro-occidental » à « anti-russe » a probablement fait plus pour saper la popularité de la Révolution Orange que tout autre facteur.

"Non" à une "sphère d’influence" ...

Ce que Petrov a écrit est également applicable en ce qui concerne le Kirghizstan, cet Etat d’Asie Centrale. Toutefois, les Etats-Unis ont pris clairement position à Bichkek. Le haut directeur aux affaires russes et d’Asie centrale au Conseil National de Sécurité des Etats-Unis, Michael McFaul, a souligné cette semaine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, que l’administration Obama avait une approche entièrement nouvelle vis-à-vis de l’Asie Centrale.

McFaul a insisté sur le fait qu’à travers la puissance de l’exemple du Kirghizstan, « il pourrait également être un modèle pour d’autres pays sur la manière d’établir des institutions démocratiques ». Il a dit ouvertement :

Nous [l’administration Obama] avons pour priorité stratégique de soutenir le développement d’institutions démocratiques et nous avons une diversité de programmes, nous avons une variété d’organisations américaines qui travaillent au Kirghizstan pour le faire. Elles sont financées par le contribuable américain […] leurs sources de financement sont soutenues par le gouvernement américain […] avec cette philosophie d’engagement à deux niveaux, nous continuerons à travailler avec le gouvernement […] mais, en parallèle, nous nous engagerons aussi avec la société civile, avec les médias indépendants, avec les organisations légales, pour aider aussi à faire avancer le processus démocratique, ici au Kirghizstan. Cela doit se faire à deux niveaux ; ce ne peut être l’un ou l’autre. L’avenir de la base militaire américaine à Manas est-il par conséquent menacé par la Russie ? Non, McFaul ne le pense pas puisque les Etats-Unis et la Russie ont « un intérêt commun » à combattre les extrémistes en Afghanistan et, dans tous les cas, « le Président Obama a été très clair, il a rejeté catégoriquement les notions de ’sphères d’influence’ et de ’‘Grande Partie d’Echecs’. »

Si McFaul rejète l’assertion de Moscou selon laquelle la Russie a des « intérêts spéciaux » dans l’espace post-soviétique, il reconnaît qu’elle pourrait avoir des « intérêts communs » avec Washington. Cela donne une perspective complètement différente à la position des Etats-Unis concernant l’Ukraine et le Kirghizstan.

Il est vraisemblable que les Etats-Unis n’ont pas réellement concédé que l’Ukraine fait partie de la « sphère d’influence » russe, mais ils ont reconnu que Washington et Moscou « partagent un intérêt » dans la stabilité de ce pays. La dure réalité est que l’économie ukrainienne est à deux doigts du défaut de paiement et que ce pays se trouve à proximité du cœur de l’Europe, qu’il est plus grand que la Grèce, mais qu’il n’est pas un membre de l’Union Européenne.

L’Europe (ou les Etats-Unis) n’est pas en position de sauver l’économie ukrainienne par une aide [financière] massive. Et si Moscou (qui dispose de suffisamment d’excédent financier) montre sa volonté politique d’aider l’Ukraine sœur, au rythme de 4 milliards de dollars par an – en versement contre le maintien de sa base navale de Sébastopol pour sa flotte de la Mer Noire – cela ne nuit pas aux intérêts américains.

Ainsi que l’éminent politicien russe, Boris Nemtsov, l’a fait remarquer : « Personne au monde ne paye ce genre de montant pour des bases navales ». Les Etats-Unis, en comparaison, paient un loyer de misère de 800 millions de dollars par an pour leur énorme base navale à Okinawa, au Japon. La Flotte de la Mer Noire est constituée de navires construits il y a 30 à 40 ans et est incapable de menacer les Etats-Unis. Le vaisseau amiral de la flotte, le porte-missiles Moskva, a été armé en 1980. La flotte est en piètre état pour des activités de combat avec l’OTAN. Par ailleurs, selon Mentsov, « seul un incurable optimiste » insisterait pour dire que Sébastopol sera viable pour la Russie pour les 25 prochaines années. Etant donné la fluidité de la politique ukrainienne, Yanoukovitch pourrait toujours être remplacé et le nouveau dirigeant pourrait demander une référence exacte dans une constitution nationale qui interdise les bases militaires étrangères.

... mais "Oui" aux intérêts communs

Somme toute, l’administration Obama fait une proposition séduisante à Moscou : les républiques post-soviétiques peuvent « vous » avoir en même temps qu’elles « nous » ont. Si le lien stratégique de Moscou avec l’Ukraine contribue à forger la paix jusqu’à l’Oural et crée ainsi les conditions pour la Russie de se concentrer sur sa modernisation, l’administration Obama est prête à considérer cela comme un « intérêt commun ». De façon similaire, la base militaires des Etats-Unis à Manas ne pose aucune menace aux intérêts vitaux de la Russie, tandis qu’elle crée les conditions de la stabilité régionale, qui sont « d’intérêt commun » à la fois pour la Russie et pour les Etats-Unis.

Même l’apparition de la démocratie en Asie Centrale ne réduit pas les intérêts de la Russie. Les régimes autoritaires dans cette région sont de plus en plus experts dans l’art de monter Moscou contre Washington. D’un autre côté, les Etats-Unis sont prêts à reconnaître, comme McFaul l’a formulé extrêmement clairement lors de sa visite à Bichkek mardi dernier, « Nous [les Etats-Unis] ne soutenons pas une personne ou un point de vue politique en particulier et nous ne soutenons certainement pas une démocratie à l’américaine. Ce n’est pas du tout notre politique. Il y a une variété de démocraties dans le monde. Il n’y a pas une seule vérité, il n’y a pas un seul moyen de construire la démocratie. »

Pour l’essentiel, McFaul a pratiquement repris le processus de pensée du Kremlin et il espère convaincre la Russie qu’elle pourrait avoir un « intérêt commun » dans la démocratisation de l’espace post-soviétique. Ainsi que l’exemple de l’Ukraine le montre, les révolutions de couleur ne doivent pas invariablement avoir pour résultat des régimes anti-russes. Ensuite, il y a d’autres signaux.

L’administration Obama s’est délibérément éloignée du Géorgien Mikhaïl Saakashvili. L’ambassadeur américain en Russie, John Beyrle, a indiqué que les Etats-Unis voulaient prendre avec sérénité la proposition de vente de quatre navires de guerre français Mistral à la Russie. Il a déclaré au Moskovsky Komsomolets, le quotidien moscovite, « La seule question [à propos de la vente des Mistral] est la stabilité d’ensemble de la région. Et je crois qu’elle ne sera pas enfreinte en conséquence de cet accord. [De plus,] nous comprenons que c’est un accord entre deux pays souverains. »

Le traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE) est de nouveau à l’ordre du jour des négociations avec la Russie, et l’OTAN a proposé de travailler avec la Russie sur un bouclier anti-missiles. Le tsar américain de l’énergie, Richard Morningstar, s’est tenu coi, tandis que Moscou progresse de façon spectaculaire sur les perspectives du gazoduc South Stream, qui contribue à accélérer le quadrillage gazier Europe/Balkans vers les sources d’énergie russes. Il semble presque que l’élimination de l’influence russe sur les Balkans fût une erreur.

Une entente stratégique américano-russe sur l’espace post-soviétique est encore à quelque distance. Cela prendra du temps pour construire la confiance mutuelle, d’un côté qu’il serait vain pour Washington d’essayer de monter les anciennes républiques soviétiques contre la Russie, tandis que de l’autre, Moscou ne devrait pas insister sur le fait que les « stans » devraient passer par la capitale russe pour acheminer leur commerce avec les Etats-Unis. La question plus large est de savoir si le nouveau traité START est annonciateur d’une nouvelle relation américano-russe, laquelle, à son tour, rendrait possibles les progrès russo-ukrainiens.

Yanoukovitch s’est bien incliné devant l’administration Obama en renonçant aux armes ukrainiennes de qualité plutonium – et cela suggère un certain degré de politique coordonnée entre les Etats-Unis et la Russie vis-à-vis de l’Ukraine.

Moscou reste calme à propos de Manas et parfaitement zen face à l’augmentation de l’influence américaine à Bichkek. Les choses peuvent-elles se diriger vers une nature complètement différente des rapports américano-russes dans l’espace post-soviétique ? L’Ukraine et le Kirghizstan semblent en être des signes avant-coureurs.

M K Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

mardi 11 mai 2010,

Comité Valmy

Traduction : JFG-QuestionsCritiques.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article640



2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome. :

Une Escroquerie Financée Par Les US Vendue A l’OTAN.

Les Israéliens se servent généreusement dans les caisses des contribuables américains avec l’aide d’Obama pour financer un système de missiles anti roquettes qui selon des experts israéliens est onéreux et inefficace et en plus cherche à le vendre à certains pays européens membres de l’OTAN. Comme d’habitude les Palestiniens de Gaza serviront de cobayes pour le tester.

Ce nouveau système de défense de missiles anti roquettes construit par Rafael une entreprise étatique d’armement israélien est supposé fournir une protection aux villes israéliennes contre des attaques à la roquette venant de la Bande de Gaza et du Liban.
Israël reçoit chaque année 3 milliards de dollars d’aide militaire américaine mais Obama dans sa grande générosité vient d’allouer 205 millions de $ de plus à Israël pour la construction de cet « Iron Dome » car selon certains responsables de son administration ce système: « est une réponse à la menace existentielle immédiate pour chaque citoyen israélien ».
Pourtant les critiques les plus virulentes sur l’inefficacité de ce système de missiles anti roquettes émanent d’experts israéliens notamment de Reuven Pedatzur professeur à l’Université de Tel Aviv et réputé comme analyste militaire.
Pedatzur considére que malgré l’inefficacité de l’Iron Dome et d’autres systèmes de défense de missiles : « Pour les industries aéronautiques et de défense c’est une question d’argent ; et pour les politiques leur soutien à de tels projets leur permet de dire à l’opinion publique qu’ils font quelque chose, qu’ils essaient de trouver des réponses aux menaces auxquelles nous sommes confrontés.
« L’Iron Dome c’est une escroquerie totale, Le temps de vol d’une roquette Kassam jusqu’à Sderot est de 14s tandis que le temps nécessaire à l’Iron Dome pour identifier la cible et pour tirer dessus est de l’ordre de 15s. Cela veut dire qu’il ne peut assurer la défense contre quelque chose tiré de moins de
5 kilomètres ; mais il ne peut probablement pas non plus contre quelque chose tiré de 15 km. »
Chaque missile de l’Iron Dome coûte environ 100 000 $ ce qui veut dire si on fait confiance à l’expertise de Pedatzur dans ce domaine que c’est des centaines de milliers de dollars qui s’évanouiront dans les airs sans parler du coût de construction de ce systéme Iron Dome.
Pourtant, Israël s’est empressé de proposer de vendre l’Iron Dome à certains pays de l’OTAN.
En Mars dernier le ministère de la défense israélienne a entamé des discussions avec certains pays européens membres de l’OTAN pour vendre ce système de missiles courte portée de défense. Ce système est supposé faire barrage à des roquettes tirées de quelques kilomètres et aucun conflit armé entre pays européens membres de l’OTAN n’est en cours où prévu à terme.
En fait Israel compte vendre ce système pour qu’il soit utilisé en Afghanistan par les pays d’Europe membres de l’OTAN qui ont des troupes déployées sur le terrain.

L’Iron Dome est supposé faire barrage aux tirs de roquettes des résistants Talibans.
L’industrie de l’armement israélien tire déjà largement profit de la guerre en Afghanistan grâce aux drones vendus à certains pays européens membres de l’OTAN et déployés dans le ciel afghan. On sait que ces drones servent non seulement à espionner la résistance afghane mais également comme engin de mort tirant des missiles qui tuent souvent des civils afghans.
Ces drones ont été expérimentés dans les territoires occupés palestiniens et plus récemment lors de la guerre contre la population civile de GAZA en 2008-2009, l’Opération Plomb Durci. Des civils palestiniens ont été incinérés vivants par ces tirs de missiles tueurs
Les forces armées israéliennes ont crée un nouveau bataillon au sein de l’armée de l’air pour faire fonctionner l’Iron Dome et ont repéré des positions le long de la frontière avec
la Bande de Gaza pour le déployer (les lanceurs de missiles avec radar pour détecter les roquettes).
Une nouvelle offensive israélienne contre
la Bande de Gaza n’est pas exclue compte tenue de l'agressivité perpétuelle sioniste manifestée contre les Palestiniens. Cette offensive permettrait de tester live un nouveau système de missiles israéliens financé par les US.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël utilise
la Bande de Gaza et les Palestiniens qui y vivent respectivement comment terrain d’entraînement et comme cobayes humains pour le compte des profiteurs de guerre Israéliens mais aussi Américains et Européens.

Dimanche 16 Mai 2010

Myriam Abraham

http://www.planetenonviolence.org/Systeme-De-Missiles-De-Defense-Israelien-Iron-Dome-Une-Escroquerie-Financee-Par-Les-US-Vendue-A-l-OTAN_a2189.html


2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-l...


 

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Fin - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Fin  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be