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01/06/2010

n°530 - Dossier ‘La Flottille de la Liberté’ - 01-06 - Fin - : Un nouveau massacre israélien s’est ajouté au répertoire de l’entité sioniste

n°530 - Dossier ‘La Flottille de la Liberté’ - 01-06 -  Fin  - : Un nouveau massacre israélien s’est ajouté au répertoire de l’entité sioniste



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier La Flottille de la Liberté

                       n°530                                                    01-06

                     C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis            :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Dossiers

4-1 Un nouveau massacre israélien s’est ajouté au répertoire de l’entité sioniste, pourtant bien lourd  depuis l’usurpation de la Palestine.
4-2 Thierry Meyssan : Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ?

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

5-1 Le massacre des civils est une politique fondamentale d'Israël.

5-2 Un nouveau crime contre l’Humanité vient d’être exécuté par le terrorisme d’Etat israélien.

5-3 Un nouvel acte fasciste du gouvernement israélien.

5-4 Déclaration de Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.

5-5 Attaque de la flotte Free Gaza par les criminels sionistes.

5-6 Un État criminel et voyou.

6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

6-1 Nabil El-Haggar : Permis de tuer - Cela dure depuis plus de soixante-deux ans !

6-2 Ziad Medoukh : Un pas de plus dans l’escalade des crimes israéliens !

6-3 Koffi Cadjehoun : De l'eau dans Gaza.

6-4 Alain Gresh : Israël, l’impunité jusqu’à quand ?

6-5 Aluf Benn : Questions après un fiasco.

6-6 Michel Collon : Israël est devenu fasciste, c'est à nous de l'arrêter maintenant !

7 Annexe

7-1 Pour info : Bradley Burston : Ce n'est plus Israël que nous défendons mais le siège, devenu en lui-même le Vietnam d'Israël.



4 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

4-1 Un nouveau massacre israélien s’est ajouté au répertoire de l’entité sioniste, pourtant bien lourd  depuis l’usurpation de la Palestine.
Le
s victimes, cette fois-ci, ne sont autres que les activistes pacifistes de la flottille « Liberté pour Gaza » qui comptaient six bateaux transportant une aide humanitaire pour la bande de Gaza, laquelle subit un blocus israélien et égyptien depuis plus de quatre années.
Durant la nuit de dimanche à lundi, les bateaux à bord desquels se trouvaient quelques 800 volontaires ont fait l’objet d’une attaque terroriste israélienne, réalisée par la marine israélienne escortée par des hélicoptères de combats.  
Selon la télévision du Hamas AlAqsa, qui a montré des images, des soldats israéliens héliportés sont descendus à bord des bateaux, ouvrant le feu contre leurs passagers. Un bilan encore provisoire fait état de plus de dix-neuf personnes tuées et de dizaines d’autres blessées. Quinze Turcs comptent parmi les martyrs.
Une ONG grecque engagée dans la flottille a également affirmé qu'un bateau grec de la flottille internationale, le Sfendoni, a essuyé des tirs à "balles réelles" dans la nuit à partir d'hélicoptères et de canots gonflables israéliens.
Selon ces Grecs, contactés à l'aube, "il y a eu une attaque à balles réelles contre le bateau grec Sfentoni et le bateau turc Mavi Marmara, (lancée) à partir d'hélicoptères et de canots gonflables" et "les bateaux ont été pris d'assaut". L'attaque, selon ce communiqué, a eu lieu "dans les eaux internationales à 80 milles des côtes". 
Parmi les victimes blessées figure cheikh Raëd Salah, le célèbre dirigeant du Mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948. Il se trouvait à bord d'un des six bateaux du convoi, lorsqu’il a été grièvement atteint. Il se trouve actuellement dans un état critique, et ses jours pourraient être en danger.
Selon notre correspondant à Gaza, une troisième intifada pourrait éclater au cas où il décède.
A bord du convoi se trouvaient également l'écrivain suédois Hennin Mankel âgé de 62 ans, et dont les livres ont été vendus de par le monde à des millions d'exemplaires, ainsi que le prix Nobel de la paix 1976, le nord-irlandais Mairead Corrigan Maguire, une ancienne victime de l'holocauste, des députés européens et des journalistes.   
Dans les détails de cette attaque terroriste, selon des journalistes à bord d'un navire, dans la nuit de dimanche à lundi, peu après 21H00 locales (18H00 GMT), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens ont quitté le port septentrional de Haïfa pour intercepter la flottille.
Serkan Nergis, de
la Fondation pour l'aide humanitaire (IHH), ONG basée à Istanbul a affirmé que les contacts avec le navire turc ont été coupés après la prise d'assaut.
Avant l'interruption de la communication, le correspondant d'al-Jazira à bord d'un des bateaux en route pour Gaza, a raconté que "des centaines de soldats israéliens, assistés par des avions militaires, ont attaqué la flottille, blessant le capitaine du bateau ».  
"Je vous appelle en cachette, des centaines de soldats israéliens ouvrent le feu et lancent des bombes lacrymogènes, et les passagers du bateau à bord duquel je me trouve se comportent avec beaucoup de courage", a affirmé Abbas Nasser dans son dernier appel à la chaîne qatarie.
"Le capitaine de notre bateau est grièvement blessé, et il y a deux autres blessés parmi les passagers", a ajouté le journaliste, avant l'interruption brutale de la communication.
Côté israélien, la justification  est de mise, avec une version préparée à la lettre : "durant la prise d'assaut du navire turc, des soldats israéliens ont été confrontés à de dures violences physiques", a indiqué un porte parole de l’armée israélienne. Et de prétendre : "certains des passagers ont utilisé des armes blanches et des armes de poing".
 Ce qu’a catégoriquement démenti la députée arabe à
la Knesset, Hahine Zoghbi. Faisant également partie des passagers de la flottille, elle a (selon des médias israéliens rapportés par Arabs 48) déclaré qu’elle s’était adressée en hébreu et par hauts parleurs  au commando israélien, lui demandant de ne pas attaquer les navires, et lui assurant que les activistes ne sont pas armés.  
 Pour sa part, la radio publique israélienne a annoncé, lundi matin, que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés tombés après la prise d'assaut par des commandos israéliens de la flottille internationale en route vers Gaza.
La police israélienne a par ailleurs élevé, ce lundi, son niveau d'alerte en territoires occupés, pour faire face selon le porte-parole de la police d'occupation, « à d'éventuels désordres.

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=139778&language=fr


4-2 Thierry Meyssan : Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ?

Israël a pesé à l’avance les conséquences de l’attaque qu’il a lancé contre un convoi humanitaire maritime. Quels sont ses objectifs en déclenchant une crise diplomatique mondiale, pourquoi a t-il défié son allié turc et son protecteur états-unien ?

L’attaque conduite par trois patrouilleurs lance-missiles israéliens de classe Saar, le 31 mai 20101, contre la flottille de la liberté, dans les eaux internationales de Méditerranée illustre la fuite en avant de Tel-Aviv.

La flottille de la liberté est une initiative de militants des droits de l’homme [1] [2], soutenue par le gouvernement turc. Son objectif est à la fois de véhiculer de l’aide humanitaire jusqu’à Gaza et, ce faisant, de briser le blocus mis en place illégalement par l’armée israélienne à l’encontre d’1,5 million de Gazaouites.

La décision d’aborder des navires civils dans les eaux internationales constitue un « acte de guerre » au regard du droit international. Juridiquement parlant, il y a eu vol des navires et de leurs cargaison, enlèvement et séquestration de leurs passagers, meurtres ; voire assassinats, si l’on admet les informations de la télévision turque selon laquelle les commandos avaient une liste des personnalités à liquider au cours de l’assaut.

Cet acte de guerre, à l’encontre des pavillons grecs et turcs de ces navires, a été perpétré afin de consolider le blocus, lequel constitue en lui-même une violation du droit international.

En choisissant l’argument de la « légitime défense », les autorités israéliennes ont explicitement revendiqué leur souveraineté sur les eaux internationales à 69 miles nautiques au large de la Palestine ; cette annexion —temporaire ou durable— étant nécessaire à la poursuite du blocus, lequel serait nécessaire à la sécurité de l’Etat d’Israël.

En abordant un navire turc et en en tuant des passagers, Tel-Aviv a d’abord choisi de répondre militairement à la crise diplomatique qui l’oppose depuis janvier 2009 à Ankara. Cette initiative est censée provoquer une crise au sein de l’état-major turc et entre celui-ci et le gouvernement turc. Cependant, elle pourrait aboutir à une rupture complète des relations militaires entre les deux pays, alors même que la Turquie aura été pendant un demi-siècle le meilleur allié d’Israël dans la région. D’ores et déjà, les manœuvres conjointes turco-israéliennes ont été annulées sine die. En outre, cette crise pourrait aussi avoir des conséquences sur les relations commerciales entre les deux pays, alors même que la Turquie est un partenaire vital pour l’économie israélienne.

Cependant, Tel-Aviv se devait de casser la crédibilité de la Turquie au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l’Iran, et ambitionne d’exercer avec ses nouveaux partenaires une autorité régionale [3]. Dans l’immédiat, Israël devait sanctionner le rôle d’Ankara dans la négociation du Protocole de Téhéran sur l’industrie nucléaire iranienne.

Côté turc, où l’on s’attendait à une intervention israélienne musclée mais pas létale, le moment est venu de se poser en protecteur des populations palestiniennes, selon la doctrine néo-ottomane théorisée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoğlu. Sans attendre le retour du Premier ministre Recep Erdoğan, en voyage en Amérique latine, l’ambassadeur Turc à Tel-Aviv a été rappelé à Ankara et une cellule de crise a été mise en place autour du vice-Premier ministre, Bülent Arınç. Elle est immédiatement entrée en contact avec les 32 gouvernements des Etats dont les passagers du convoi sont ressortissants. Tout le personnel diplomatique turc a été mobilisé pour saisir du problème le maximum d’Etats et d’organisations internationales. Dans une conférence de presse, M. Arınç a exigé la restitution immédiate des trois bateaux turcs volés et de leur cargaison, ainsi et surtout que la libération des centaines de citoyens turcs enlevés et séquestrés. Il a choisi de qualifier l’attaque d’acte de « piraterie » (et non de guerre), de manière à offrir au gouvernement Netanyahu la possibilité de présenter l’affaire comme une « bavure » et non comme une politique. Dans cette logique, le président Abdullah Gül, quant à lui, a exigé que les tribunaux israéliens jugent les responsables de cette tuerie.

Depuis le Chili, M. Erdoğan a déclaré : « Cette action est totalement contraire aux principes du droit international, c’est le terrorisme d’un Etat inhumain. Je m’adresse à ceux qui ont appuyé cette opération, vous appuyez le sang, nous soutenons le droit humanitaire et la paix ».

Dans l’après-midi, Ankara a saisi la Conseil atlantique. La Turquie est membre de l’OTAN. Si elle ne trouve pas la réponse qu’elle attend du gouvernement israélien, elle pourrait qualifier l’attaque d’acte de guerre et requérir l’aide militaire des Etats membres de l’Alliance en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.

Le gouvernement Netanyahu a invité ses ressortissants à quitter la Turquie, tandis que des manifestations spontanées se multiplient devant les consulats israéliens où la foule réclame vengeance.

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Côté états-unien, cette affaire rappelle celle de l’USS Liberty (8 juin 1967). Durant la guerre des Six jours, les Israéliens attaquèrent un bâtiment de surveillance électronique de l’US Navy, faisant 34 morts et 171blessés. Tel-Aviv présenta ses excuses pour cette méprise sur le champ de bataille tandis que, tout en les acceptant officiellement, Washington y vu un outrage délibéré. Les Israéliens auraient voulu à l’époque sanctionner les critiques états-uniennes.

Cette fois, l’attaque de la flottille de la liberté pourrait être une sanction après le vote par Washington d’une résolution des Etats signataires du Traité de non-prolifération enjoignant Israël à déclarer ses armes nucléaires et à accepter les contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La décision israélienne d’attaquer des navires civils dans les eaux internationales intervient après l’assassinat aux Emirats d’un dirigeant palestinien par une unité du Mossad ; la découverte d’un vaste système de copie falsifiées de passeports au détriment d’Etats occidentaux ; et le refus d’assister à la conférence internationale de suivi du Traité de non-prolifération. Cet ensemble de faits peut être interprété comme une succession de coups perpétrés par un Etat sûr de son impunité —et dans ce cas, il pourrait s’agir cette fois d’un coup de plus ou de trop—, ou comme une escalade après une courte friction publique avec l’administration US —il s’agirait alors de revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine—.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en voyage en Amérique du Nord, a décidé de terminer sa visite canadienne et d’annuler son rendez-vous à la Maison-Blanche. Il a été joint par téléphone par le président Obama qui lui a demandé des explications.

La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré que l’opération israélienne ne pouvait avoir aucune justification juridique. Le Rapporteur spécial sur les Droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens, Richard Falk, a tenu à souligner qu’au delà de l’atteinte à la liberté de circulation sur les mers, le problème central reste le blocus. « À moins que des actions promptes et décisives soient prises pour mettre au défi l’approche israélienne sur Gaza, nous serons tous complices d’une politique criminelle qui menace la survie d’une communauté assiégée », a t-il affirmé. Le Conseil de sécurité a été convoqué en urgence, ce jour, à 18h TU. Le ministre turc des Affaires étrangères est parti à New York

[1] « Dr. Arafat Shoukri : "Les conditions sont réunies pour faire de cette flottille un point de rupture" », entretien avec Silvia Cattori, silviacattori.net, 23 avril 2010.

[2] Les principaux organisateurs de la flottille de la liberté sont : Mouvement Free Gaza, Campagne Européenne pour Arrêter le Siège de Gaza (ECESG), Fondation turque d’Aide Humanitaire (IHH), Fondation malaisienne Perdana et Comité International pour Lever le Siège de Gaza.

[3] « Basculement stratégique au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 mai 2010.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007)

http://www.voltairenet.org/article165580.html



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Le massacre des civils est une politique fondamentale d'Israël.

Le Hezbollah a qualifié "de crime terroriste" le massacre perpétré par l'armée d'occupation israélienne contre les activistes pacifistes de la flottille " Liberté pour Gaza".
Dans un communiqué publié par son bureau des relations médiatiques, le parti de la résistance islamique au Liban a estimé que ce crime de plus perpétré contre des civils innocents est une preuve supplémentaire sur l'instinct maléfique qui souille l'esprit des sionistes et qui se manifeste contre tous les humains, quelque soient leurs appartenances religieuses ou leurs nationalités.
"Ce crime est l'incarnation de l'arrogance de puissance qui ancre les dirigeants sionistes, et qui ne cesse de s'amplifier au fil des ans, grâce au soutien occidental sans limite au projet sioniste, et grâce aux choix erronés des régimes arabes quant à la politique à adopter face aux agressions israéliennes qui s'aggravent de jour en jour", figure dans le communiqué
Selon le Hezbollah, "le massacre des civils fait partie intégrante d'une ancienne politique israélienne. il puise sa source dans les principes fondamentaux de la pensée des dirigeants sionistes pionniers, fondateurs de l'entité sioniste".
" Elle perdure avant même la création de l'entité d'occupation en Palestine, ainsi que dans certaines étapes historiques" poursuit-t-il.

D'après le parti de la résistance, ce massacre devrait constituer une étape charnière dans les relations entre toutes les forces du monde et l'entité sioniste, estimant que les institutions internationales sont devant une nouvelle épreuve historique pour réaffirmer leur crédibilité ébranlée. " Elles se doivent d'accomplir leur devoir évident de faire face aux crimes israéliens, qui se succèdent sans répit, pour les dissuader de poursuivre leurs crimes (…) et sanctionner ceux qui ont donné l'ordre de s'en prendre à la flottille, et de les juger en tant que criminels de guerre et de criminels contre l'humanité.
Le Hezbollah a estimé que tous les états du monde, se devraient de sortir de leur silence face aux crimes israéliens, et de prendre des initiatives conformes à leurs slogans sur les droits de l'homme, dont entre autre en coupant toutes leurs relations avec l'entité sioniste, et en lui imputant la responsabilité de s'en être pris aux civils.
S'adressant aux dirigeants des pays arabes et islamiques, le Hezbollah leur a demandé d'adopter pour une fois seulement les positions que leur exigent leurs peuples. " Les expressions de condamnations et de dénonciations sont désormais insuffisantes devant les scènes sanguinaires" a insisté le communiqué, les appelant à rompre leurs relations avec Israël et à adopter une stratégie opérationnelle et tangible, en vue de lever le blocus imposé contre la Bande de Gaza et la Cisjordanie et pour soutenir le peuple palestinien et lui offrir tout ce dont il a besoin pour l'aider à libérer sa terre et mettre fin au cauchemar sioniste".
Pour conclure, le Hezbollah a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes de ce crime odieux. 
S'adressant particulièrement au peuple turc, il a tenu à le saluer pour son soutien indéfectible au peuple palestinien dans sa lutte contre l'ennemi sioniste et à rendre hommage aux positions officielles de la direction turque "hostile à l'arrogance sioniste galopante".   

31/05/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139877&language=fr


5-2 Un nouveau crime contre l’Humanité vient d’être exécuté par le terrorisme d’Etat israélien.

Beyrouth, le 31 Mai 2010

Aux Partis Communistes et Ouvriers,

Chers Camarades,

Un nouveau crime contre l’Humanité vient d’être exécuté par le terrorisme d’Etat israélien. Ce crime, qui vient s’ajouter à tous ceux perpétrés depuis 1948 contre les peuples arabes, et en premier lieu contre le peuple palestinien, eut lieu dans les eaux territoriales de la Palestine.

Le gouvernement Netanyahu-Liebermann, appuyé par les Etats-Unis et l’OTAN, ainsi que par des gouvernements de l’Union européenne, profite de ces appuis et de la faiblesse de l’ONU pour poursuivre ses violations de toutes les conventions internationales, surtout que la majorité des gouvernements arabes sont sous la coupe de Washington et font, depuis longtemps, la sourde oreille sur tout ce qui se passe dans les territoires arabes occupés.

Chers Camarades,

Nous sommes sûrs que vous avez déjà commencé vos actions de solidarité ; cependant, nous voudrions vous demander de faire en sorte que ces actions ciblées aillent dans deux sens :

Le premier, dans le sens des ambassades d’Israël et des Etats-Unis, responsables du terrorisme d’Etat qui se pratique contre nos peuples et tous ceux qui sont solidaires avec leur juste lutte pour le droit du peuple palestinien au retour sur la terre de ses ancêtres et à y ériger son Etat indépendant, ayant Al-Qods pour capitale.

Le second, dans le sens de vos gouvernements, afin de les pousser, non seulement à condamner ce terrorisme d’Etat, mais aussi à voter des sanctions contre le gouvernement israélien, dont le gel des relations diplomatiques et des conventions bilatérales passées avec cet Etat. Nous appelons, dans ce sens, les Camarades européens à œuvrer pour mettre fin aux traités favorisant la coopération politique, économique et militaire avec le gouvernement de Tel Aviv, surtout l’utilisation de leurs territoires comme point de départ des agressions contre nos peuples arabes.

Le Bureau politique

Du Parti Communiste libanais


5-3 Un nouvel acte fasciste du gouvernement israélien.

Communiqué du PRCF, le 31 mai 2010

Affichant une nouvelle fois leur nature fasciste et exterminatrice, les meneurs d’extrême droite qui dirigent le gouvernement de Tel Aviv viennent d’assassiner de sang-froid seize militants courageux en blessant de nombreuses personnes de toutes nationalités dont des Français, qui tentaient pacifiquement de secourir la population de Gaza, cette prison de masse à ciel ouvert. Le "crime" de ces ambassadeurs de la solidarité internationale était de prétendre apporter aux malheureux Palestiniens des vivres, des médicaments et des biens d’équipement élémentaires dont la population civile de Gaza, enfants compris, est privée de manière scandaleuse par le gouvernement israélien et par son armée, en violation grossière des lois de la guerre.

Notons également que ce crime d’Etat a été perpétré dans les eaux internationales.

Rappelons aussi qu’il y a peu, le sinistre service secret israélien, le Mossad, a froidement assassiné à l’étranger un dirigeant élu des Palestiniens. Il n’a pas hésité pour accomplir sa besogne de mort à se servir de faux passeports français, sans que Kouchner et Sarkozy, si prompts à appeler aux sanctions et à la guerre contre l’Iran, aient levé le petit doigt. Il est scandaleux de voir que cette action meurtrière et provocatrice, directement tournée contre le droit international, trouve une nouvelle fois des avocats dans les milieux dirigeants des Etats-Unis, de l’Union européenne et de l’Etat français. Il est scandaleux de voir que notre pays a renoncé à sa politique traditionnelle au Proche-Orient et que sous l’impulsion de "Sarko l’Américain", il est actuellement tout acquis aux agissements de l’Etat sioniste malgré des réserves de forme qui ne trompent personne.

Une fois de plus éclate le "deux poids deux mesures" des grandes puissances impérialistes et de l’UE : celles-ci ne cessent de bloquer des pays et des peuples entiers inlassablement accusés de crimes imaginaires (notamment le noble peuple cubain), ils menacent d’intervention militaire l’Iran parce qu’il a le front, toutes tendances politiques confondues, de vouloir se doter d’un équipement nucléaire civil, alors que les terroristes d’Etat de Tel Aviv qui possèdent notoirement et illégalement la bombe atomique, sont l’objet de toutes les indulgences quand ils commettent des crimes grossiers et bien réels, parce qu’ils sont considérés comme des piliers de la domination impérialiste et capitaliste au Proche-Orient...

Dans ces conditions, le PRCF appelle le peuple de France à exiger la rupture des relations diplomatiques entre notre pays et l’Etat de plus en plus criminel de Tel Aviv, qui prend sans cesse en otage la paix mondiale en ridiculisant ouvertement l’Organisation des Nations Unies.

Le PRCF appelle ses amis à participer partout dès aujourd’hui aux manifestations unitaires qui se tiendront sur notre territoire, notamment à Paris devant l’ambassade israélienne, pour condamner ce crime odieux, pour saluer la mémoire des citoyens courageux assassinés lâchement par l’odieuse "Tsahal", et pour soutenir à fond la juste cause du peuple palestinien martyrisé.

Le secrétariat national et international du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Source : http://encyclopedie-marxiste.over-blog.com/article-un-nouvel-acte-fasciste-du-gouvernement-israelien-51399679.html

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article102824


5-4 Déclaration de Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF.

Gaza : après le massacre, la France et les Européens doivent contraindre Israël à lever immédiatement le blocus

Je tiens à exprimer ma condamnation et mon indignation devant l’attaque meurtrière de l’armée israélienne contre la flottille de 6 navires de matériels humanitaire destiné à Gaza. Il est intolérable que le gouvernement israélien puisse ainsi utiliser la force armée au prix d’un véritable massacre avec pour seul objectif de faire respecter quoiqu’il en coûte un blocus illégal et illégitime. En ces heures dramatiques la solidarité avec le peuple palestinien doit se marquer avec force.

Une fois encore Israël se met en dehors des règles les plus communément admises dans les relations internationales. Cette attaque injustifiable et consternante suscite une forte émotion. Elle doit conduire les autorités françaises et leurs partenaires européens à rappeler fermement Israël au respect du droit international et à prendre les initiatives qui s’imposent. Le blocus de Gaza doit être immédiatement levé, à défaut des sanctions internationales lourdes devraient être prises, notamment la suspension de l’accord UE/Israël. La France doit exiger la réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’ examiner la grave situation ainsi créée et pour décider collectivement des mesures nécessaires pour contraindre Israël à appliquer les résolutions de l’ONU.

http://www.aloufok.net/spip.php?article1964


5-5 Attaque de la flotte Free Gaza par les criminels sionistes.

Communiqué du 31 mai 2010 – 12h30

Le PMF condamne l’attaque de la flotte humanitaire Free Gaza venue secourir une  population victime de la barbarie sioniste. L’opération menée par l’armée de l’entité qui se fait appeler « Israël » et qui occupe et spolie la Palestine depuis 1948, est un crime de plus du sionisme, véritable cancer de notre siècle. Ces assassinats perpétrés de sang froid, lors une opération de piraterie en mer, menée par une entité criminelle hors du droit, ne peuvent et ne doivent demeurer impunis.

La non reconnaissance de l’entité sioniste est désormais dépassée. Le véritable combat à mener est celui de son démantèlement, il en va de la sécurité dans la région du Proche-Orient et de la Paix dans le Monde !

La France, victime de la nébuleuse sioniste, n’a hélas plus rien à dire aux Palestiniens. Verrouillée au sommet de l’Etat, via le misérable couple Sarko-Kouchner - jusqu'à devenir le meilleur soutient des criminels de Tel-Aviv - elle ne mérite plus que l’inscription sur la liste des pays soutenant les régimes criminels.

En matière de libertés, notre pays reste l’otage de ses medias. Contrôlés par la nébuleuse sioniste de l’hexagone, ils ont tout fait pour étouffer la portée humanitaire de la flotte. De tels medias ne méritent que mépris. Si Bien qu’au pays des droits de l’homme, un journaliste qui résiste au sionisme est un journaliste qui lutte pour la libération de sa patrie.

Le PMF rend hommage aux participants de la flotte venue secourir les Gazaouis et présente ses condoléances aux familles des victimes. Leurs morts font désormais partie des martyrs de la Palestine. Pour les honorer et pour dénoncer les nazisraéliens,

le PMF organise une manifestation sous forme d’un grand cortège de véhicules

Samedi 5 juin 2010 à Strasbour


5-6 Un État criminel et voyou

La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël. [...] A nos camarades de la Flottille morts pour la liberté de Gaza, et pour soutenir la Palestine, à nos camarades blessés, à ceux et celles d’entre eux emprisonnés dans ce camp construit à la hâte à Eshdod : plus que jamais, nous continuons !

La coordination nationale de la CCIPPP

Un État criminel et voyou

Ce ne sont pas des mots de colère face au nouveau crime israélien. Pas uniquement, même si la colère est totalement justifiée. Mais ce sont les adjectifs qui caractérisent cet Etat. Israël n’arrive à vivre que par le crime : du crime originel de la Naqba, aux expropriations ininterrompues des terres, aux expulsions des palestiniens, aux massacres qui, chacun, porte un nom. Cette fois, la tuerie s’est produite dans les eaux internationales, visant des militants de 40 pays, dont des américains et des européens.

C’est un Etat raciste en plus : le plan israélien avait prévu d’attaquer avec une particulière violence le navire turc, et de tirer en plein sur ses voyageurs ! Ce sont finalement des sous-hommes puisque essentiellement des Turcs ! Exactement comme le sont les Palestiniens ou les libanais aux yeux d’Israël.

D’ailleurs, la justification israélienne de l’attaque est bien éloquente : ce ne sont pas des pacifiques, mais des soutiens à une organisation terroriste (le Hamas) !! Il est donc légitime de les traiter de la sorte.

Deuxième argument qui dit long sur le mode de pensée israélien : ils ont résisté à l’assaut !!Avec des bâtons, c’est vrai, mais les israéliens supposent que tout le monde doit se soumettre à leurs ordres.

Cependant, 3 points s’imposent aujourd’hui comme des évidences :

 La Turquie est désormais, et pour la première fois, partie prenante du conflit ! il est intéressant de comprendre le calcul israélien qui a mené à cette situation.

 La conduite politique de la communauté internationale a l’égard d’Israël est stérile et contreproductive. Soustraire Israël à toute obligation d’appliquer les résolutions des Nations unies, l’Inviter a devenir membre de l’ OCDE, destiner le rapport Goldstone aux oubliettes, essayer d’élever le degré de coopération entre l’UE et Israël, désigner une promenade a Paris au nom de Ben Gourion…Tout ceci protège les agissements israéliens , et les encourage.

 La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël.

Il est possible qu’Israël ait voulu, via son acte criminel de ce lundi 31 mai, intimider les militants internationaux et les dissuader de continuer à organiser ces initiatives. Il est par contre certain que son image a pris un nouveau coup. Face à la campagne BDS, Israël criait que c’était une tentative pour la « délégitimer » !

En fait, Israël veut être totalement libre : libre de tuer comme il l’entend, de nier l’existence du peuple palestinien comme il l’entend, ou de nier son humanité en en disposant comme bon lui semble.

Après l’attaque criminelle sur Gaza l’an dernier, nous avions dit que nous n’oublierons pas. Depuis, nous avions travaillé pour lancer la campagne BDS France, avions participé à la Marche de la liberté pour Gaza qui a été bloqué au Caire, avions continué à envoyer des missions en Palestine, et enfin avions participé à la Flottille.

A nos camarades de la Flottille morts pour la liberté de Gaza, et pour soutenir la Palestine, à nos camarades blessés, à ceux et celles d’entre eux emprisonnés dans ce camp construit à la hâte à Eshdod : plus que jamais, nous continuons !

publié le mardi 1er juin 2010.

La coordination nationale de la CCIPP 



6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

6-1 Nabil El-Haggar : Permis de tuer - Cela dure depuis plus de soixante-deux ans !

Depuis sa création, l’État d’Israël s’est octroyé un permis de tuer, un permis de démolir, de confisquer et d’expulser.

C’est un permis d’exception dans un siècle de démocratie où les anciens colonisés exigent et obtiennent des excuses des anciens colonisateurs. Il est d’exception dans un monde où l’humain se veut respectueux de l’autre.

Un permis d’exception pour un État d’exception bénéficiant de la bénédiction d’un Occident puissant et de la soumission d’un Orient arabe déchiré et rétrograde.

Le permis vient d’autoriser la tuerie d’une vingtaine (dit-on au moment de l’écriture de ce texte) d’humanitaires dans les eaux internationales.

Rien de nouveau sous le soleil d’Orient, me direz-vous ! En effet, des milliers de palestiniens ont été tués en direct sur les écrans de télévisions, il y a moins de deux ans. La question que se posent des millions d’êtres pensants est : pourquoi la communauté internationale, la France, l’Europe n’ont rien fait ?

Si on considère qu’un minimum d’éthique subsiste encore derrière les décisions politiques dans les palais des puissants de ce monde, il ne restera qu’une seule réponse possible à cette question : quand il s’agit d’Israël, le politique occidental perd la Raison ! Ce faisant, Israël constitue de facto un véritable danger pour les valeurs qui ont fondé la modernité occidentale.

Si l’Occident, créateur du monstre guerrier, ne le stoppe pas, il sera trop tard, non seulement pour les Palestiniens qui se savaient sacrifiés, mais aussi pour que la haine – déjà trop grande entre Orient et Occident – disparaisse.

Quand la démocratie vénère l’exception, elle acte sa propre régression !  

Nabil El-Haggar

Universitaire


6-2 Ziad Medoukh : Un pas de plus dans l’escalade des crimes israéliens !

Quels mots trouver dans ces moments tragiques ! Cette fois-ci, Israël tue délibérément des militants pacifistes internationaux.

Aujourd’hui, Gaza est en deuil avec tous les Palestiniens. Nous portons le deuil de tous ces hommes et de toutes ces femmes, courageux et solidaires de la détresse des Gazaouis soumis au blocus inhumain d’Israël.

Les morts et les blessés de l’assaut barbare de la marine israélienne, nous touchent autant, sous un certain aspect, peut-être même davantage, que toutes les victimes palestiniennes de la guerre d’occupation israélienne. Peu importe leur nationalité, dans notre cœur ils sont deux fois Palestiniens !

Ils étaient tous des civils, des militants totalement pacifistes qui venaient de plusieurs pays. Ils voulaient venir à Gaza pour briser le blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation israélienne contre la population depuis plus de trois ans, ils voulaient apporter un peu d’aide à des gens pauvres, assiégés et sinistrés.

Dans les eaux internationales, ils ont été attaqués par une armée lâche, qui a l’habitude de massacrer des civils, sans aucun respect ni pitié pour les personnes âgées et les femmes à bord de ces bateaux de la liberté.

Cette attaque barbare et sans scrupules contre la flottille internationale, illustre une fois de plus, le visage hideux de cette occupation que rien n’arrête dans son œuvre de mort et de haine de la paix.

Le mouvement de la solidarité internationale porte aujourd’hui la couleur du sang de la dizaine des siens qui ont été tués et de la centaine des leurs blessés.

Maintenant, les choses sont très claires, et plus claires que jamais ; il faut oser les dire telles qu’elles sont : l’Etat d’Israël est criminel, c’est un état hors la loi, et la communauté internationale doit condamner et agir.

Le silence et l’inaction sont complicité et encouragement de crimes. L’impunité d’Israël doit cesser : plus encore qu’une question de justice et de morale internationale, il s’agit de la paix et de la stabilité dans notre région et dans le monde, sur lesquelles l’Etat d’Israël fait peser une menace permanente.

Comme je l’ai déjà dit en introduction, aujourd’hui Gaza sous blocus est triste, endeuillée comme toute la Palestine, endeuillée et solidaire - comment pourrait-il en être autrement ? – de tous ces frères et sœurs internationaux morts ou blessés, qui ont laissé leurs pays et leurs familles pour manifester leur solidarité et leur refus de l’hypocrisie internationale.

Nos pensées vont tout d’abord aux familles des morts et des blessés, qui ont donné leur sang pour que les valeurs humaines de justice, de liberté et de paix demeurent

Plus que jamais, tous unis, pour que ces valeurs triomphent !

Ziad Medoukh

le lundi 31 mai 2010

http://www.france-palestine.org/article14818.html 


6-3 Koffi Cadjehoun : De l'eau dans Gaza.

Au cours du réel

"Je crois d'une foi entière que le Créateur, que Son Nom soit béni, récompense ceux qui suivent Ses commandements, et punit ceux qui les transgressent."
Maïmonide, Onzième principes de la foi, Commentaire sur la Mishna.
J'apprends qu'un commando israélien a attaqué une flottille de ravitaillement du peuple palestinien de Gaza, causant des dizaines de blessés et provoquant une dizaine de morts.

Les réactions diplomatiques internationales sont légion pour signifier le caractère méprisable et abject d'un tel crime. Attaquer et tuer des militants pour la paix est une action clairement folle (comme l'a noté le Premier ministre libanais). Personne ne remarque assez la course folle qui s'est emparée d'Israël depuis l'assassinat de Rabin en 1995.
Nous nous trouvons en pleine désintégration systémique - en pleine désintégration du système financier international. Pour ceux qui oublient de resituer le contexte, Israël est la création postcoloniale de financiers influents de
la City de Londres. Depuis lors, Israël se conduit comme une satrapie de l'Empire britannique, perpétrant les pires crimes et étant utilisée par ses cercles protecteurs comme un Golem déstabilisateur. C'est encore le cas cette foi, avec ce nouveau crime sordide de psychopathe un rien arriéré.
Depuis que ses créateurs protecteurs s'effondrent, Israël est entré dans une spirale de violence où il obéirait seulement à la loi du plus fort. Fidèle à ces satrapies qui échappent au contrôle de l'Empire et décident de passer à l'action, Israël manifeste une virulence matinée de jusqu'au-boutisme dans sa conception des relations inter-étatiques.
Après l'opération Plomb durci ou la dernière campagne-carnage du Liban, le massacre de militants pro-palestiniens indique une gradation supplémentaire dans la stratégie du chaos qui se retourne contre Israël. Cette fois, Israël indique qu'il est au bord de la désintégration. Ce ne sont pas les nationalistes au pouvoir en Israël qui feront marche arrière. Ils se meuvent dans le déni et expliquent déjà, comme pour les précédentes opérations, qu'ils ont agi contraints et forcés (le fameux : ce n'est pas de ma faute, je me suis défendu, patati, patata). Qui les croira? Qui croira que ce sont les Israéliens qui ont été attaqués par des parlementaires ou des activistes favorables à la paix?
Il se trouve certainement une velléité d'émancipation de la satrapie israélienne face à l'effondrement du protecteur impérialiste. A côté de cette surenchère irresponsable et suicidaire, il est patent que les cercles financiers mondialistes utilisent Israël comme facteur de déstabilisation dans la région. Plus ils sont désespérés, plus ils sèment le chaos. Raison pour laquelle Israël s'engage dans des opérations de plus en plus irresponsables et inconsidérées. Après le fiasco retentissant et humiliant du Dubaïgate, le massacre de militants pro-palestiniens.
Certains analystes de
la CIA mettent en garde contre la disparition envisageable de l'État israélien vers 2020. D'autres ont cerné qu'Israël a vulgairement pété les plombs. Il serait temps d'analyser la structure bizarre de cet État, qui n'est ni un État-nation moderne, ni un État colonisé. C'est une satrapie de l'Empire monétariste britannique. Le problème est là : aider les Palestiniens opprimés (leur calvaire actuel est une infamie historique) n'est pas possible en ne considérant de manière réductrice que le simple cadre du problème israélo-palestinien.
En termes stratégiques, c'est se monter hors sujet que de réduire le sujet à sa partie visible ou émergée. Tant que l'on ne dénoncera pas les manipulateurs d'Israël, ces crimes recommenceront. Tant qu'on ne mettra pas en évidence le rôle satrapique d'Israël au service de la finance folle (selon l'expression de dirigeants socio-démocrates lucides quoique lâches depuis lors), la folie d'Israël demeurera cantonnée à la problématique régionale et le martyr des Palestiniens ne sera pas résolu.
Faut-il que le bourreau disparaisse dans des massacres, des vengeances et des effusions de sang pour que l'on s'avise que la vérité n'est ni dite ni admise?

Dans ce massacre révoltant et injustifiable (sauf pour les porte-paroles désaxés d'Israël), c'est comme pour le cas du Dubaïgate : les dénonciations réductrices de l'auteur Israël font plus que masquer le problème. Elles empêchent de le résoudre. Revenez aux accords de Sykes-Picot, démantelez les protecteurs financiers d'Israël et Israël passera pour un Frankenstein famélique et faible.
Il serait temps d'arrêter les massacres et les fausses problématiques. Enclenchez les choses sérieuses : pointez du doigt les vrais responsables. Aucun ne se trouve en Israël, où ne s'agitent que les pantins et les furieux. Signe des temps, les Goliath sont Israéliens.

Les colombes pro-palestiniennes sont dans leur expression influente incapables de cerner le problème en se contentant de dénoncer les crimes d'Israël. Sont-elles des complices involontaires ou des manipulées inconscientes?
Si vous voulez imiter David, l'intelligent qui utilise sa raison pour triompher de la force, identifiez -
la City de Londres. Vous agirez au nom de l'homme. Au nom des victimes premières que sont les Palestiniens, qui se font massacrer et affamer par des tortionnaires se prévalant de la morale et de la Shoah. Mais aussi au nom des victimes méconnues que sont les bourreaux, ces dirigeants israéliens qui ont eu la stupidité de choisir l'option de la brutalité et de la force. Enfin pour les juifs, dont la religion mérite mieux que ces trahisons. Les juifs ne sont ni sionistes, ni israéliens, c'est certain.
Encore convient-il de préciser que c'est au nom du judaïsme de Maïmonide et des Israéliens risquant le massacre que la paix doit être appliquée. Plus le temps passe, plus l'évidence se fait jour : la solution de l'État unique, laïque et multiconfessionnel. Sinon, la créature disparaîtra en même temps que le créateur. La créature meurt avec Frankenstein. La créature est un monstre qui a été conçu de manière inconséquente et non viable par son créateur inadapté et trop limité (un homme).
De même pour Israël. Israël n'est pas conçu pour incarner un État pérenne. Sans changement, Israël sera annihilé. Pour les nostalgiques du sionisme qui oublient que les idéologies sont finies, ils sont confrontés à deux possibilités : soit la radicalisation vers l'impasse et l'autodestruction; soit l'évolution vers la fondation (l'État unique Israël/Palestine). Si l'on se lamente que la pérennité se trouve dans le changement, la disparition d'Israël ne signe pas sa destruction. Elle signifie sa continuité.

La destruction réside plutôt dans le maintien d'Israël. Le massacre dément des militants pro-palestiniens est la projection du visage d'Israël. C'est aussi l'annonce de ce qui attend Israël - sous sa forme actuelle.
Koffi Cadjehoun

Publié le 31 mai 2010 avec l'aimable autorisation de l'auteur

Les analyses de Koffi Cadjehoun
Dossier flottille de la Liberté

Source : Au cours du réel
http://aucoursdureel.blogspot.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Koffi_Cadjehoun.310510.htm


6-4 Alain Gresh : Israël, l’impunité jusqu’à quand ?

L’assaut donné le 31 mai à l’aube par l’armée israélienne contre la flottille de bateaux transportant une aide humanitaire à Gaza aurait fait une vingtaine de morts. Cette attaque s’est déroulée dans les eaux internationales. Elle a suscité de nombreuses condamnations, y compris de pays européens et du gouvernement français. Bernard Kouchner a déclaré que « rien ne saurait justifier l’emploi d’une telle violence, que nous condamnons ». Plusieurs pays, dont la Suède, l’Espagne, la Turquie et la France ont convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a suspendu des manœuvres aériennes avec Israël et annulé une visite du chef de l’armée de l’air israélienne.

Bien sûr, ces condamnations sont les bienvenues. Même s’il reste quelques personnes qui osent trouver des justifications à l’action israélienne. Ainsi, le porte-parole de l’UMP, l’ineffable Frédéric Lefebvre, a fait savoir, selon l’AFP, que son parti« regrette » les morts, mais dénonce les « provocations » de « ceux qui se disent les amis des Palestiniens ».
La veille de cette action militaire, faisant preuve d’une préscience qui fait partie de ses innombrables qualités, Bernard-Henri Lévy, déclarait à Tel-Aviv : « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales. »(Haaretz.com, 31 mai). Il est vrai que, lors de la guerre de Gaza, notre philosophe s’était pavané sur un char israélien pour entrer dans le territoire. Réagissant à l’attaque aujourd’hui, Lévy l’a qualifiée, selon l’AFP, de « stupide » car risquant de ternir l’image d’Israël. Pas un mot de condamnation, pas un mot de regret pour les tués...
La seule question qui se pose maintenant est de savoir quel prix le gouvernement israélien devra payer pour ce crime. Car, depuis des années, les Nations unies ont adopté des dizaines de résolutions (« Résolutions de l’ONU non respectées par Israël »Le Monde diplomatique,février 2009), l’Union européenne a voté d’innombrables textes, qui demandent à Israël de se conformer au droit international ou, tout simplement au droit humanitaire, en levant, par exemple, le blocus de Gaza. Ces textes ne sont jamais suivi du moindre effet. Au contraire, l’Union européenne et les Etats-Unis récompensent Israël.
C’est ce qu’a prouvé l’admission d’Israël dans l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), la semaine dernière, et la visite en France du premier ministre israélien Nétanyahou pour assister à l’intronisation de son pays. Comme le précisait un communiqué de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) du 30 avril, « Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix ! », cette adhésion valait acceptation de l’inclusion de
la Cisjordanie et du Golan dans le « périmètre » israélien. Le fait qu’Israël se permette quelques jours plus tard d’attaquer la flottille de la paix confirme que cet Etat voit dans ces bonnes manières un feu vert pour toutes ses actions.
Cela avait déjà été le cas en décembre 2008. C’était alors l’Union européenne qui avait décidé le « rehaussement » des relations bilatérales avec Israël, donnant à cet Etat des privilèges dont ne disposaient jusque-là que quelques grandes puissances. Les chars israéliens pouvaient quelques jours plus tard partir à l’assaut du territoire de Gaza et commettre, en toute impunité, des « crimes de guerre », voire des « crimes contre l’humanité ».
Richard Falk, envoyé spécial des Nations unies pour les territoires occupés, écrivait, dans Le Monde diplomatique (mars 2009) un texte intitulé : « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza ». Quelques mois plus tard, la commission des Nations unies présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, remettait ses conclusions. Elles étaient accablantes pour Israël, même si elles n’épargnaient pas le Hamas. Le texte confirmait que c’était bien l’armée israélienne qui avait rompu le cessez-le-feu et mettait en lumière les crimes commis.

Ce texte confirmait de nombreux rapports déjà publiés Amnesty International et Human Rights Watch.
Ces textes n’ont débouché sur aucune sanction contre le gouvernement israélien.

Un des arguments avancé pour justifier cette passivité est que les faits incriminés seraient l’objet d’enquêtes sérieuses en Israël, ce que dément de manière argumentée la juriste Sharon Weill, dans Le Monde diplomatique (septembre 2009) : « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh ».
On assiste d’ailleurs en Israël à une offensive sans précédent contre les organisations de défense des droits humains, qu’elles soient internationales ou israéliennes, considérées désormais comme une menace stratégique pour l’Etat, juste après la menace de l’Iran, du Hamas et du Hezbollah. Une véritable entreprise de déligitimation se déploie contre ces organisation à travers des groupes soutenus par le gouvernement et l’extrême droite comme NGO Monitor, menée parallèlement à une guerre de propagande pour justifier l’injustifiable (lire Dominique Vidal, « Plus le mensonge est gros... », Le Monde diplomatique, février 2009). Est-il vraiment étonnant que des soldats israéliens considèrent les militants venus apporter du ravitaillement à Gaza comme des « terroristes » et les traitent comme tels ?
L’impunité durera-t-elle ou certains gouvernements oseront-ils prendre des mesures concrètes pour sanctionner Israël, pour faire comprendre à son gouvernement (et aussi à son peuple) que cette politique a un prix, que la répression a un prix, que l’occupation a un prix ?
Dans le cadre de l’Union européenne, Paris pourrait suggérer à ses partenaires de suspendre l’accord d’association en vertu de l’article 2, qui affirme explicitement qu’Israël doit protéger les droits humains (lire Isabelle Avran, « Atermoiements de l’Union européenne face à Israël », La valise diplomatique, 25 juin 2009).
La France pourrait déjà, seule, sans attendre l’accord de ses partenaires européens prendre trois mesures :
 D’abord, et ce serait seulement se conformer au droit et aux décisions de l’Union européenne, lancer une campagne pour tracer l’origine des produits israéliens exportés en France et interdire (pas seulement taxer) les produits des colonies ;
 ensuite, affirmer que l’installation de colons dans les territoires occupés n’est pas acceptable et que ceux-ci devraient donc être soumis à une demande de visa s’ils désirent se rendre en France, une mesure facile à mettre en œuvre à partir des adresses des individus désirant visiter notre pays ;
 enfin, proclamer que des citoyens français qui effectuent leur service militaire en Israël ne sont pas autorisés à servir dans les territoires occupés. Leur participation aux actions d’une armée d’occupation pourrait entraîner des poursuites judiciaires.
Bernard Kouchner a annoncé qu’il n’y avait pas de citoyens français parmi les personnes tuées sur les bateaux. Mais sait-il s’il y a des citoyens français parmi ceux qui sont responsables de ce crime ?

lundi 31 mai 2010, par Alain Gresh

source : http://blog.mondediplo.net/2010-05-31-Israel-l-impunite-jusqu-a-quand


6-5 Aluf Benn : Questions après un fiasco.

Une commission d’enquête nationale est nécessaire. Il n’existe pas d’autre moyen de clarifier les circonstances de cet événement, qui a commencé par un acte de protestation pour se terminer par la mort de manifestants et une grave crise internationale]

Benjamin Netanyahou doit immédiatement retourner d’Amérique du Nord et réunir une commission d’enquête nationale sur l’assaut donné au convoi naval, au cours duquel au moins neuf militants ont été tués. Il n’existe pas d’autre moyen de clarifier les circonstances de cet événement, qui a commencé par un acte de protestation pour se terminer par la mort de manifestants et une grave crise internationale.

Le gouvernement a échoué. Accuser les organisateurs de la flottille d’avoir causé ces morts en ne tenant pas compte des ordres d’Israël de faire marche arrière est inadéquat. Il faut enquêter sur les décisions prises par les responsables.

On ne peut pas non plus évacuer ce bain de sang en disant que les manifestants ont attaqué les commandos de Tsahal avec des armes à feu et d’autres types d’armes. Car cette sorte d’excuse fait passer la responsabilité de l’échelon des décisionnaires politiques et militaires à celui des soldats, qui ont agi au combat et défendu leur vie. Cela convient peut-être à Netanyahou et à ses partenaires au gouvernement de présenter la bataille comme un incident local qui a dégénéré, mais ils ne peuvent pas ne pas être tenus responsables de la crise.

Cette fois, personne ne peut non plus mettre la débâcle sur le dos de l’inexpérience. Ehoud Olmert, le prédécesseur de Netanyahou, et son ministre de la défense Amir Peretz (tous deux novices en chose militaire) s’étaient prévalus de cette excuse au Liban en 2006.

Or, Moshe Yaalon et Ehoud Barak sont tous deux d’anciens chefs d’état-major. A eux deux, ils ont une expérience presque sans égale de la planification et du combat. Netanyahou a pu être leur subordonné dans la Sayeret Matkal, le commando d’élite, mais il a un passé formidable concernant le traitement du renseignement et des opérations. Ils auraient pu, s’ils l’avaient voulu, prévoir les consquences de l’opération de lundi dernier. Une commission d’enquête aurait à répondre à plusieurs questions essentielles :

1. Tactique. Qu’a déclenché la décision de stopper la flottille par la force et quelle action a été présentée à l’échelon politique qui a pris la décision ? Quelle analyse a-t-elle été faite des conséquences d’utiliser le feu en cas de confrontation ?

Y a-t-il eu des opinions divergentes, quelqu’un a-t-il pointé du doigt les dommages inévitables pour Israël de l’échec d’une opératon ? Quelles mesures ont-elles été prises pour éviter l’escalade ?

2. Alternatives. Y a-t-il eu un effort de fait pour stopper la flottille par la diplomatie, la négociation et le compromis avec ses organisateurs ? Ou bien le gouvernement s’est-il précipité dans la confrontation, sans penser aux alternatives ? Quelqu’un a-t-il défendu l’idée de laisser passer les bateaux vers Gaza, plutôt que d’en faire un test de souveraineté et de puissance ?

3. Turquie. Qu’a fait ce gouvernement l’année passée pour améliorer les relations avec un voisin crucial sur le plan stratégique ? Comment le Premier ministre a-t-il œuvré pour réparer les dommages causés aux relations avec Ankara ?

4. Le siège de Gaza. Quel est l’objectif du siège ? Est-ce simplement une extension de la politique du gouvernement précédent, ou bien a-t-il un objectif stratégique ? Dans quelle mesure l’utilité de cette politique a-t-elle été discutée sous l’actuel gouvernement ?

Il est clair que l’opinion publique est pour une punition de Gaza, à cause de la poursuite de la captivité de Gilad Shalit. Mais le gouvernement doit penser aux avantages de cette punition en temes d’intérêt national, et non simplement en termes de sondages hebdomadaires. Quelqu’un l’a-t-il fait ?

5. La minorité arabe en Israël. La campagne de "loyauté" du parti Israel Beitenou, tentative par le parti de droite du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman de faire passer des lois destinées à faire taire les expressions de nationalisme par les Arabes israéliens, a été suivie par l’arrestation de militants arabes accusés d’espionnage pour le Hezbollah. Quel effet cela aura-t-il sur l’agressivite des manifestations ? Le gouvernement a-t-il envisagé d’approfondir ses liens avec la minoroé arabe ? Agira-t-il aujoud’hui, après qu’un Arabe israélien de premier plan a participé à la flottille et que Raed Salah, le dirigeant de la branche Nord du Mouvement islamique, à bord de l’un des bateaux, a apparemment été blessé ? Y a-t-il eu des contacts avec les leaders de la communauté aabe pour éviter les conflits ?

Toutes ces questions pèsent d’un poids très lourd et exigent d’être examinées par un organisme indépendant, qui devra présenter ses conclusions devant la communauté internationale. Seule une commission d’enquête nationale peut répondre à ces exigences et faire baisser les critiques auxquelles Israël fait face pour avoir tué des manifestants.

Aluf Benn

1er juin 2010

Ha’aretz, 1er juin 2010

Sur le site de Ha’aretz

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant

http://www.lapaixmaintenant.org:80/article2056


6-6 Michel Collon : Israël est devenu fasciste, c'est à nous de l'arrêter maintenant !
APPEL DE MICHEL COLLON,

 31 mai 2010
Où s'arrêtera Israël ? Seulement là où nous l'arrêterons. Après avoir massacré les femmes et les enfants de Gaza, après avoir bombardé des écoles et des hôpitaux, après avoir tiré sur des ambulances et employé des armes chimiques, à présent Israël massacre les humanitaires européens et internationaux.
Et, une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges. A la radio que j'écoutais ce matin, on ne donnait pas la parole aux victimes mais seulement à l'agresseur qui balançait ses excuses habituelles...
1.
La Flottille de la Paix n'aurait pas obéi aux injonctions de l'armée israélienne. Mais depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d'un Etat qui occupe ou bloque illégalement des territoires ne lui appartenant pas ?!
2. Les navires n'auraient pas eu le droit de venir au secours des habitants de Gaza affamés et privés de médicaments ? Mais le blocus israélien viole entièrement le droit international !
3. Les soldats israéliens auraient été agressés. Evidemment ! Comment n'y avait-on pas pensé ! Les crimes israéliens sont toujours de la légitime défense !
Tous ces médiamensonges ne font qu'appliquer les « principes de la propagande de guerre » tels que je les ai exposés dans mon livre Israël, parlons-en ! Je me trouve actuellement en France, ce soir à Montpellier, pour une tournée de débats à ce sujet. Partout, chaque soir, c'est la même lancinante question : que pouvons-nous faire, nous simples citoyens, pour combattre la désinformation, ouvrir les yeux des gens autour de nous et faire cesser les massacres ?
La réponse est simple : en tout premier lieu, gagner la bataille de l'information en discutant le plus possible autour de soi (entreprise, école, quartier, amis...) et le mieux possible : c'est-à-dire en ayant les connaissances concrètes pour réfuter tous les mythes et les médiamensonges et avec une méthode intelligente et efficace pour combattre les préjugés, lever les tabous, instaurer un véritable débat démocratique et citoyen. C'est possible : après nos discussions et nos ateliers de formation, beaucoup nous disent qu'ils ont réussi à débloquer la discussion et à ouvrir les yeux...
Les crimes commis par Israël montrent-ils qu'il serait tout puissant ? Au contraire, Israël se sent de plus en plus en position de faiblesse, même ses partisans se divisent. Et s'il bénéfice encore de l'impunité, c'est à cause du soutien des Etats-Unis et de l'Europe. A nous donc, citoyens européens, d'agir sur nos dirigeants politiques qui sont complices.
Disons partout que c'est l'Europe qui vient d'accueillir Israël comme son 28ème membre dans les faits. Disons partout que Sarkozy s'est vanté d'aller chercher tous les prisonniers français à l'étranger mais n'a pas levé le petit doigt pour défendre Salah Hamouri, jeune franco-palestinien prisonnier politique en Israël ! Disons partout que l'Europe aide Israël à importer ses produits illégaux ! Et qu'il est légitime de les boycotter contrairement à ce que prétend Madame Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur qui viole le droit international ! Disons partout qu'en refusant de reconnaître et de négocier avec le gouvernement élu par les Palestiniens, l'Europe a donné le feu vert à Israël pour bombarder Gaza. Disons partout que ce sont les marchands européens d'armements qui arment Israël avec l'aide de Sarkozy, Merkel et Cie ! Donc, quand Israël bombarde et massacre, ce sont aussi Sarkozy et Merkel et Cie qui bombardent et massacrent !
Si nous expliquons tout cela, de façon simple et concrète, en s'en tenant aux faits, les gens comprendront et feront pression pour arrêter ces crimes. Telle est notre responsabilité à tous.

J'en parlerai ce soir avec vous à Montpellier, mercredi à Mulhouse, jeudi à Belfort, vendredi à Besançon.

Et le 10 juin à Bruxelles, avec Tariq Ramadan et Ilan Halévi (voir les détails sur l'agenda du site michelcollon.info)
Faites circuler ces infos autour de vous. Interpellez dirigeants politiques et médias. Mais surtout appelez vos proches à se mobiliser dès maintenant pour dénoncer les crimes, apporter les explications sur la véritable histoire du colonialisme israélien, sur les raisons économiques scandaleuses pour lesquelles USA et Europe le soutiennent, pour réfuter les mythes et médiamensonges qu'Israël répand dans les médias.
Avec une pression suffisante, nous pourrons imposer le respect du droit et la fin des crimes :
1. Les pays européens doivent renvoyer l'ambassadeur israélien sur le champ, et suspendre tous les accords économiques, politiques et militaires avec Israël.
2. Il faut boycotter tous les produits israéliens tant que le droit ne sera pas respecté.
3. Les médias doivent donner la parole aux victimes et entamer un débat public sur tous les médiamensonges de
la propagande israélienne.
Michel Collon



7 Annexe

7-1 Pour info : Bradley Burston : Ce n'est plus Israël que nous défendons mais le siège, devenu en lui-même le Vietnam d'Israël.
La deuxième guerre de Gaza : Israël a perdu en mer

Une guerre dit à un peuple de terribles vérités sur lui-même.

Voilà pourquoi il est si difficile de les entendre.
Nous étions déterminés à éviter un regard honnête sur la 1re guerre de Gaza.
Maintenant, dans des eaux internationales, après avoir ouvert le feu sur un groupe d'humanitaires, de travailleurs et de militants, nous sommes en train de perdre la deuxième.

Et, pour Israël, au bout du compte, cette 2e guerre pourrait bien se révéler encore plus coûteuse et cruelle que la 1e.
En entrant en guerre à Gaza, fin 2008, les dirigeants politiques et militaires israéliens pensaient donner une leçon au Hamas. Ils ont réussi. Le Hamas a appris que la meilleure manière de combattre Israël était de le laisser faire ce qu'il avait commencé naturellement : bourdes, bévues et exaspération.
Le Hamas, comme l'Iran et le Hezbollah, ont appris très tôt que l'embargo qu'Israël avait imposé à Gaza était l'arme la plus sophistiquée, la plus puissante, qu'ils auraient pu déployer contre l'Etat juif.
Ici, en Israël, la leçon n'a pas encore été apprise. Ce n'est plus Israël que nous défendons mais le siège, devenu en lui-même le Vietnam d'Israël.
Bien sûr, nous savions que cela pouvait arriver. Dimanche, quand le porte-parole de l'armée avait commencé à parler de Gaza et d'une flottille en termes d'attaque contre Israël, Nahman Shaï, porte-parole de l'armée en  1991, pendant la guerre du Golfe, avait évoqué publiquement le pire des cauchemars, une opération où des soldats israéliens, en  attaquant la flottille, pourraient ouvrir le feu sur des militants pacifistes, des travailleurs et des Prix Nobel. La députée (Likoud) Miri Regev, qui a dirigé elle aussi les services du porte-parole, a dit dès lundi matin que le plus important était de s'occuper très vite des informations négatives des médias, de façon à ce qu'elles disparaissent.
Mais elles ne vont pas disparaître. L'un des bateaux portait le nom de Rachel Corrie, tuée à Gaza il y a sept ans en tentant de barrer la route à un bulldozer  de l'armée. Son nom et son histoire résonnent depuis chez les militants pro-palestiniens.
Peut-être plus inquiétant encore : comme dans une marche folle de lemmings, dans nos relations avec Ankara, une puissance régionale d'une importance cruciale et qui, si  l'on avait fait attention, aurait pu aider à se sortir du guêpier de Gaza, nous nous sommes approchés dangereusement d'une déclaration effective d'état de guerre avec
la Turquie.

"Il y aura un très gros incident avec les Turcs", a dit Benjamin Ben-Eliezer, le ministre le plus sensible aux relations entre Israël et le monde musulman.
Nous expliquons, encore et toujours, que nous ne sommes pas en guerre contre le peuple de Gaza. Nous le répétons parce que nous-mêmes avons besoin d'y  croire, et parce que, au fond, nous n'y croyons pas.
Il fut un temps où l'on pouvait dire que nous ne nous connaissions qu'en temps d guerre. Ce n'est plus vrai. Aujourd'hui, nous ne connaissons plus rien. Encore un problème pour s'empêcher de parler avec le Hamas et l'Iran. Car ils nous connaissent tellement mieux que nous ne connaissons nous-mêmes. Ils savent, comme le disait la chanson sur la seconde guerre du Liban (("Lo Yakhol La'atzor Et Zeh" - "Impossible d'arrêter ça"), que nous sommes incapables de nous voir avec lucidité, et ne sommes plus capables de rien arrêter.

Le Hamas, comme l'Iran, en sont arrivés à connaître les bienfaits de la toxicité de la politique intérieure israélienne, tellement prête à hypothéquer l'avenir en échange d'un moment de calme apparent.
Ils savent que, dans notre désir désespéré de protéger l'image que nous avons de nous-mêmes, nous éviterons de modifier une politique qui a, littéralement, aidé et conforté nos ennemis, en particulier le Hamas, que le siège de Gaza a enrichi par les taxes qu'il prélève sur les tunnels et conforté à travers la colère envers Israël.
Il faut dire que pour beaucoup de monde, à droite, il y aura une sorte de joie silencieuse, On croassera : "Nous vous l'avions bien dit, le monde nous hait, quoi que nous fassions. Alors autant continuer de construire (en clair: dans les colonies et à Jérusalem Est) et de défendre nos frontières (en clair : renforçons le Hamas  et finalement, faisons-nous  du mal en refusant de lever l'embargo sur Gaza)."
Le Hamas, l'Iran et la droite dure, en Israël comme en diaspora, savent bien qu'il s'agit d'un test d'une extrême importance pour Benjamin Netanyahou.

Désireux de voir le monde se concentrer sur l'Iran et sur la menace qu'il pose aux habitants d'Israël, Netanyahou doit reconnaître qu'aujourd'hui, le monde a les yeux fixés sur Israël et sur la menace qu'il pose aux habitants de Gaza.

Bradley Burston du journal israélien Haaretz

Ha'aretz,

31 mai 2010

Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant

>http://www.haaretz.com/blogs/a-special-place-in-hell/a-special-place-in-hell
>-the-second-gaza-war-israel-lost-at-sea-1.293246

http://desirsdavenirparis5.over-blog.com/article-la-deuxieme-guerre-de-gaza-israel-a-perdu-en-mer-51419193.html



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