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08/06/2010

n°435 - dossiers de l'Afghanistan - 06-06 -: Fin : - Les Empires viennent mourir aux pieds des montagnes afghanes.

n°435 - dossiers de l'Afghanistan - 06-06 -: Fin : - Les Empires viennent mourir aux pieds des montagnes afghanes.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan 

n°435 du 06-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (Fin)

3-5 David Rothscum : Cinq mythes sur la guerre en Afghanistan.

3-6 Obama marche dans les pas de Bush.

3-7 Anne Applebaum : Les Etats-Unis gaspillent des milliards dans des projets de sécurité.

4 Annexe

4-1 Hiram Lee : Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale.

4-2 Le Moyen Orient entre  le mémorandum de Robert Gates et les manœuvres iraniennes.

4-3 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

4-4 Le sud du Kirghizistan sous le contrôle du gouvernement.


3-5 David Rothscum : Cinq mythes sur la guerre en Afghanistan

    Les pseudo-intellectuels et les autres lâches qui se sentent investis dans la guerre en Afghanistan ont répandu un certain nombre de mythes qui contredisent la réalité toute nue : la Zunie et ses alliés ont envahi une nation innocente du fait de leurs propres objectifs. Quelques-uns des mythes les plus courants qu’ils ont propagé sont déboulonnés ici.

David Rothscum- 16 Mai 

      1er mythe : La Zunie et ses alliés de l'OTAN ont envahi l'Afghanistan pour traquer les auteurs des attentats du 11/9.

      La réalité : L'invasion était planifiée bien avant le 11/9.

C’était l'ordre du jour de la Zunie et d’Israël depuis des lustres. L'Institute for Advanced Strategic & Political Studies Institut (IASPS) basé en Israël, qui a un bureau affilié à Washington, discutait de l’invasion de l’Afghanistan des années avant les attaques terroristes. Dans un document intitulé « Le Vortex afghan, » écrit pour l'IASPS par Elie Krakowski, il plaide pour que la Zunie installe un nouveau gouvernement en Afghanistan. L'éminent Néo-conservateur Richard Perle, qui a aussi travaillé pour l’IASPS, a présenté à Benjamin Netanyahu le document sur sa « nouvelle stratégie » (clean break), qui se trouve aussi sur leur site Internet.

      Sous Bush, Richard Perle fut le président du Comité du conseil consultatif sur la politique de défense du Pentagone, qui comporte d'autres stratèges de premier plan, comme Henry Kissinger.

      Un autre groupe de réflexion de Richard Perle a travaillé sur le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC). Dans son plus fameux document du PNAC, Reconstruire les défenses de l'Amérique, il plaide en faveur d’une politique étrangère agressive, ayant pour objectif de maintenir la Zunie à sa place actuelle de seule superpuissance du monde. Le PNAC mentionne la nécessité de « combattre et de gagner de multiples façons décisives, simultanément sur les principaux théâtre de guerres. » Il mentionne en outre les préoccupations des Néo-conservateurs sur l'Iran. Comme le montre le passage suivant, ils cherchent à contenir l'Iran grâce à une présence militaire entourant ce pays :

      « Avec le temps, l'Iran pourrait bien se révéler être un aussi grand danger pour les intérêts zuniens dans le Golfe que l’était l'Irak. Et même si les relations zuno-iraniennes s’améliorent, avoir des forces basées en avant dans la région serait toujours un élément essentiel pour la stratégie de sécurité de la Zunie, compte tenu de ses intérêts de longue date dans la région. »

      Les Néo-conservateurs ont pris beaucoup de leurs idées dans Le Grand Echiquier, un livre de Zbigniew Brzezinski, un conseiller d'Obama. Du fait de leurs ressources naturelles, Brzezinski considérait essentiel le contrôle des républiques d'Asie centrale sorties de l'Union soviétique. Il appelle ces pays les Balkans eurasiens :

      « De plus, elles [les républiques d'Asie centrale] sont importantes du point de vue de la sécurité et des ambitions historiques pour au moins trois de leurs voisins les plus immédiats et les plus puissant, à savoir la Russie, la Turquie et l'Iran, avec la Chine signalant aussi un intérêt politique croissant dans la région. Mais les Balkans eurasiens sont infiniment plus importants comme enjeu économique potentiel : une énorme concentration de gaz naturel et de pétrole gît dans la région, en plus de minéraux importants, dont l'or. »

      Brzezinski inclut l’Afghanistan dans les « Balkans eurasiens « :

      « Fragmenté par l'occupation soviétique et la guérilla prolongée menée contre elle, l'Afghanistan n’est un État-nation que de nom. Ses 22 millions d’habitants sont fortement partagés en lignées ethniques, avec des divisions croissantes dans le pays entre Pachtounes, Tadjiks et Hazaras. Dans le même temps, le jihad contre l’occupant russe a fait de la religion une dimension dominante de la vie politique du pays, infusant une ferveur dogmatique dans des différences politiques déjà profondes. L’Afghanistan doit donc être considéré non seulement comme une partie de l'énigme ethnique de l'Asie centrale, mais aussi comme une très grande partie politique des Balkans eurasiens. »

      Les raisons d'envahir ce pays sont donc claires, et elles diffèrent de celles qui nous ont été données après les attentats terroristes. Quelques jours avant ceux-ci, les plans étaient parvenus à leur finalisation. Un article de la presse indienne du 26 juin 2001 montre que l'Inde participait avec l'Iran à une alliance contre les Résistants. Selon cet article, la Zunie entameraient des hostilités militaires limitées contre les Résistants :

      « Les autorités indiennes disent que l'Inde et l'Iran joueront seulement le rôle d’auxiliaires, tandis que la Zunie et la Russie combattront les Résistants de front avec l'aide de deux pays d'Asie centrale, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, pour repousser les lignes talibanes à leur position de 1998, à 50 km de la ville de Mazar-e-Sharief, dans le Nord de l'Afghanistan. »

      Ceci est confirmé par différentes sources. The Guardian a écrit que : « Des sources militaires occidentales fiables disent qu’un plan d'urgence zunien était sur le papier à la fin de l'été pour attaquer le Nord de l'Afghanistan. » Un diplomate pakistanais a affirmé que des responsables zuniens ont dit en juillet 2001 que l'Afghanistan serait envahi en octobre.

      Il a dit que, même si les Résistants remettaient Ben Laden à la Zunie, celle-ci envahirait malgré tout le pays. Dès le 9 septembre 2001, Bush avait les plans de guerre contre Al-Qaïda prêts sur son bureau, deux jours avant les attentats terroristes. Ces plans concernaient la guerre contre Al-Qaida et incluaient l’invasion de l'Afghanistan. Ils ne s’appliquaient pas à une situation hypothétique (comme une invasion conjointe de la Zunie par le Mexique et le Canada), mais étaient destinés à être mis en œuvre quasiment tout de suite :

      « Miklaszewski a signalé que la rédaction des plans, sous forme de directive officielle sur la sécurité, est importante, car ça indique que la Zunie projetait une agression à grande échelle contre Al-Qaida, bien que les attentats du 11 septembre n'avaient pas encore eu lieu

      Ces directives sont des documents top-secrets, rédigés officiellement après approbation au plus haut niveau de la Maison Blanche, et représentent des décisions qui doivent être exécutés de manière imminente. 

      Au début, deux jours après les attentats, les Résistants ont refusé d'extrader Ben Laden, sauf si la preuve de son implication dans les attentats leur était fournie. Mais, plus tard, les Résistants ont convenu d'extrader Ben Laden devant un tribunal islamique, sans que cette preuve leur soit fournie au préalable. Les Résistants ont tenté de négocier à différentes reprises pour envoyer Ben Laden devant la Cour pénale mondiale de La Haye

      Cela nous amène au mythe suivant, selon lequel des gens en Afghanistan auraient comploté pour commettre les attentats.

 

      2ème mythe : Des gens en Afghanistan ont comploté pour commettre les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

      La réalité : Il n'existe aucune preuve concrète reliant Ben Laden au 11/9.

Ce fut confirmé par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Ben Laden lui-même a nié toute implication dans ces attentats lors d’une déclaration sur Al Jazeera. Il l’a encore confirmé lors d’une autre interview avec un journal islamique. Pour ce journal, Ben Laden a encore démenti être responsable de ces attentats. En fait, il a suggéré une autre explication possible à ces attentats :

      « La Zunie devrait essayer de retrouver les auteurs de ces attentats chez elle ; des gens faisant partie du système zunien, mais en dissidence avec lui. Ou ceux qui travaillent pour un autre système ; des gens qui veulent faire du siècle actuel un siècle de conflit entre l'Islam et le Christianisme, de sorte que leur propre civilisation, pays, nation, ou idéologie, ne puisse survivre. Cela peut être n'importe qui, de la Russie à Israël et de l'Inde à la Serbie. En Zunie elle-même, il existe des dizaines de groupes bien organisés et bien équipés, capables de faire des destructions à grande échelle. Vous ne pouvez pas non plus oublier les Zuno-Juifs, qui sont ennuyés avec le président Bush depuis les élections en Floride et veulent le venger.

      Il y a aussi les agences de renseignement zuniennes, qui exigent chaque année des milliards de dollars de financement du Congrès et du gouvernement. Ce n’était pas un gros problème tant que l’Union soviétique existait, mais après le budget de ces agences a été compromis. Elles avaient besoin d'un ennemi. C’est pourquoi elles ont commencé leur propagande contre Oussama et les Résistants, et puis cet incident s'est produit. Vous voyez, le régime Bush a approuvé un budget de 40 milliards de dollars. Où ira cette énorme somme ? Elle sera donnée à ces mêmes organismes qui ont besoin d’un énorme financement et veulent se donner de l’importance. Ils vont maintenant dépenser l'argent à leur expansion et pour accroître leur importance. Je vais vous donner un exemple. Des trafiquants de drogue des quatre coins du monde sont en contact avec les agences secrètes zuniennes. Ces organismes ne veulent pas éradiquer la culture et le trafic des stupéfiants car leur importance en serait diminuée. Les gens du ministère de la Répression des drogues encouragent le commerce des stupéfiants afin de pouvoir montrer leur efficacité et obtenir des millions de dollars de budget. Le général Noriega a été fait baron de la drogue par la CIA et, dans le besoin, il est devenu un bouc émissaire. De la même manière, que ce soit le président Bush ou tout autre président zunien, ils ne peuvent pas amener Israël devant les tribunaux pour ses violations des droits de l'homme, ni le tenir responsable de ses crimes. Qu'est ce que cela ? N'y a-t-il pas un gouvernement au sein du régime zunien ? C’est à ce gouvernement secret qu’il faut demander qui a perpétré les attentats. »

      Considérons un instant ce que dit Ben Laden, selon qui certains Juifs ou éléments au sein de la Zunie sont responsables du 11/9, lui-même niant toute responsabilité. Naturellement, suggérer que certains Juifs sont responsables suscite des allégations d'antisémitisme.

      C’est pourquoi je soutiendrai que, tout comme prétendre que certains Musulmans ou Arabes sont responsables des attentats n'est pas une forme de discrimination, alléguer que certains Juifs sont responsables n'en est pas une non plus. On ne peut pourtant pas nier que rejeter la faute sur des « Juifs » aboutirait à de l'antisémitisme, et c’est pourquoi je n'ai jamais présenté personnellement les véritables auteurs comme des Juifs. Il est aussi important de distinguer entre les Israéliens, souvent décrits comme des Sionistes, et les Juifs. Beaucoup de gens font passer les intérêts d'Israël au-dessus tout le reste. Outre des Juifs, il se peut que ce soit des Protestants fondamentalistes, des Néo-conservateurs laïques, et aussi divers autres groupes. Il existe aussi de nombreux Juifs opposés à l'État d'Israël pour diverses raisons, qui ne veulent rien à voir avec ces gens.

      Est-ce que Ben Laden avait un motif raisonnable de croire que soit les agences de renseignement, soit des groupes en Zunie, certains Juifs, ou une combinaison de cela, sont responsables des attentats ? On ne peut guère nier non plus qu'il y avait un précédent historique à cela. Des agents du renseignement israélien ont commis auparavant des attentats terroristes contre la Zunie, et même contre des citoyens israéliens, et tenté d’en faire porter le chapeau aux Musulmans. L’Opération Susannah, aussi connue sous le nom d'Affaire Lavon, en est un exemple. L’attaque contre l’USS Liberty, bien que ce soit toujours officiellement décrit comme un accident, en est un autre. Des politiciens israéliens eux-mêmes ont aussi exprimé leurs sentiments sur le 11/9 en disant que les attentats étaient bons pour Israël. Parmi eux se trouve un personnage aussi éminent que Benjamin Netanyahu.

      Le document du PNAC, mentionné ci-dessus, Reconstruire les défenses de l'Amérique, relève aussi la nécessité d'une crise soudaine, afin de pouvoir entreprendre son ordre du jour. En voici la formulation exacte : « De plus, même s’il apporte des changements révolutionnaires, le processus de transformation risque d'être long, sauf événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. » Brzezinski a lui aussi mentionné le besoin d’un événement terrible de ce genre dans son livre mentionné ci-dessus : « En outre, comme la Zunie devient une société de plus en plus multiculturelle, il peut se trouver qu'il est plus difficile de former un consensus sur les questions de politique étrangère, sauf dans les circonstances d'une menace directe de l’extérieur, vraiment énorme et largement perçue. »

      Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz étaient membres du groupe de réflexion du PNAC. Cheney lui-même partage la responsabilité des attentats. L'espace aérien zunien est censé être protégé par un organisme appelé NORAD. Le NORAD aurait pu empêcher les avions de s'écraser sur leurs objectifs. Seulement, le 11/9, directement informé de l'évolution du détournement des avions, Cheney a ordonné de ne pas intervenir.

      Les mêmes noms ont tendance à apparaître partout. Henry Kissinger, dont j’ai indiqué plus tôt qu’il servait au Comité du conseil consultatif sur la politique de défense du Pentagone avec le membre du PNAC Richard Perle, a aussi dirigé la Commission sur le 11/9 jusqu'à ce qu'il soit contraint de démissionner.

      John F. Lehman Jr, un autre membre de la Commission sur le 11/9, se trouvait être aussi un membre du groupe de réflexion du PNAC. Je soutiendrais qu'il y avait quelque conflit d'intérêt dans pareil cas. Les gens qui écrivent vouloir conquérir le Moyen-Orient et éprouvent le besoin d'un événement catastrophique pour permettre que cela se produise, ne devraient pas être ceux qui enquêtent sur des attentats terroristes, attribués à des gens vivant au Moyen-Orient, et utilisés pour envahir des pays dans cette région.

 Et par-dessus tout ça, pour empêcher les membres de la Commission sur le 11/9 de dénicher quelque information n’étant pas censée sortir, la Maison Blanche l’a mise en garde de ne pas creuser trop profondément.

 

      3ème mythe : Contrairement à l'Irak, il n’y avait rien à gagner en Afghanistan qui justifiait qu’une armée l’envahisse. 

      La réalité : l'Afghanistan occupe une position stratégique. Il est bordé par l'Iran, et les États d'Asie centrale dont Brzezinski se préoccupait tant. Ceux qui désirent contrôler l'Iran peuvent utiliser l’Afghanistan pour construire leurs bases là-bas. L'Afghanistan est aussi important pour les pipelines. Unocal et d'autres compagnies ont essayé de construire un pipeline travers ce pays, mais cela n’a pas été autorisé par les Résistants. Après l'invasion, Unocal était le principal postulant en faveur d’un accord de gazoduc traversant le pays. Selon un journal britannique, le président afghan, Hamid Karzaï, a aussi travaillé pour Unocal.

      Avoir le contrôle de l'Afghanistan peut servir à entraîner là-bas des militants capables de menacer l'Iran. C'est ce qui se passe actuellement, car la Zunie finance les séparatistes Baloutches qui cherchent à semer la dévastation en Iran. Un million de Baloutches vivent en Afghanistan.

      L’Afghanistan lui-même est riche en ressources naturelles. Mais sa principale source de richesse éventuelle réside dans les affaire de drogues. Le pays fournit au monde 90% de l’opium, qui sert à produire de l'héroïne. Tout porte à croire que la Zunie soutient le trafic d'opium, et joue très probablement un rôle dans le trafic lui-même. Avant qu’elle les envahisse, la Zunie a financé les Résistants pour qu’ils détruisent tout l'opium, ce qui a naturellement pu faire monter les prix en flèche. Les Résistants ont réussi à éliminer l'opium, mais après l'invasion zunienne, la production est remontée en flèche. Pour quelque raison, les Résistants ont pu faire ce dont est incapable l’énorme présence militaire de l'OTAN. Tout ça paraît extrêmement peu probable. Tel que l'a confirmé le New York Times, le frère d’Hamid Karzaï, un dealer de haut rang, figure sur la liste du personnel de la CIA. La Russie compte actuellement des millions d'héroïnomanes, et l'espérance de vie moyenne après avoir commencé à utiliser cette drogue est d’à peine 7 ans. En plus de rapporter de l’argent, l’opium a l'avantage de faire du mal à celui à qui vous le donnez. C'est une arme qui vous rend riche au lieu de vous coûter de l'argent. Des preuves d'implication zunienne dans la production d'opium en Afghanistan peuvent être trouvées à profusion sur le forum de Prison Planet.

 

      4ème mythe : L'invasion de l'OTAN a amélioré la vie afghane. 

      La réalité : Les Afghans n’ont pas eu une vie meilleure. Le taux des malformations congénitales a doublé en moins de deux ans. En 2008, 30% de la population était au bord de la famine.

La Zunie a bombardé les entrepôts de la Croix-Rouge qui contenaient les réserves alimentaires, et elle a fait cela à dessein. Destiné au président Bush, un exposé de son armée incluait la suggestion d’empoisonner les réserves alimentaires afghanes. La Zunie a procédé au largage de colis de nourriture, soi-disant pour aider la population. Seulement, ces colis identiques aux bombes à fragmentation qu’elle avait aussi larguées, a fait que les gens ont ramassé des engins n’ayant pas explosé.

      Les Afghane portent encore la burqa volontairement. La burqa n'est pas une invention des Résistants, mais un genre de vêtements porté par les femmes de la région depuis des lustres. Les raisons de la porter varient. Quelques femmes ne veulent pas que leur visage soit vu en public, et d'autres la portent pour se protéger de la poussière. Différents types de burqas existent, certaines faites d'un seul morceau de tissu, et d’autres de deux pièces, révélant les contours du corps.

      Les Résistants forçaient les jeunes étudiants à porter la barbe. Ce fut volontiers présenté par la propagande occidentale comme l’une des nombreuses barbaries que soi-disant les Résistants infligeaient aux pauvres Afghans. Quelque éclaircissement sur la culture afghane aidera à comprendre cette affaire. L'Afghanistan a hélas une tradition de jeunes garçons abusés par des hommes plus âgés. Ils sont forcés de danser pour les hommes, et ceux qui n'excellent pas dans la danse servent à la place d’esclaves sexuels. Les garçons sont appelés « bacha bereesh, » ou « garçons imberbes. »

      Les Résistants avaient interdit cette pratique, mais elle est désormais de retour. Il est bien sûr difficile de garder continuellement un œil sur tout le monde. C’est pourquoi les Résistants avaient leur propre solution pratique. Forcer les jeunes garçons à se laisser pousser la barbe, pour faire disparaître cette tradition. Si les garçons ont tous une barbe, cette pratique devient bien moins attractive pour les pédophiles. Et, quand un garçon n’arrive pas à avoir de barbe, cela constitue une raison pour que les Résistants examinent s’il est possible qu’il soit abusé par des pédophiles.

 

      5ème mythe : l'Afghanistan est maintenant un pays démocratique, avec un gouvernement appuyé par son peuple

      La réalité : L'Afghanistan est maintenant gouverné par un régime fantoche de la Zunie. Son dirigeant, Karzai, est un ancien porte-parole d'Unocal. Son frère travaille pour la CIA. Quand Karzaï ne fera plus ce qu’exige la Zunie, un nouveau clown sera nommé pour faire appliquer l'ordre du jour zunien. Karzaï admet avoir été élu grâce à la fraude électorale. Karzaï a demandé la fin des frappes aériennes en mai 2009. Les frappes aériennes se poursuivent évidemment sans relâche. Sa demande a eu presque autant d'effet que la demande d’un professeur du secondaire a ses étudiants, pour qu’ils cessent de jeter sur lui des crayons en classe de charpenterie.

 Avec un peu de chance, j’écrirai un article similaire à celui-ci sur l’Irak et l’occupation sioniste de la Palestine. Restez branché.

David Rothscum

16 Mai

David Rothscum Report, 13 mai 2010

Original : davidrothscum.blogspot.com/2010/05/5-myths-on-war-in-afghanistan.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://www.alterinfo.net/Cinq-mythes-sur-la-guerre-en-Afghanistan_a46196.html 


3-6 Obama marche dans les pas de Bush.

Aussi contre-intuitive soit cette idée, la rupture entre Obama et Bush n’est pas toujours des plus évidentes. L’administration Obama en a donné un vibrant exemple, hier, en des circonstances qui sont tout sauf anodines.

Le président a dévoilé hier sa Stratégie de sécurité nationale (National Security Strategy ou NSS), un document que doit publier chaque administration afin de jeter les fondations de sa politique de sécurité nationale (sécurité intérieure, politique de défense, politique étrangère). C’est, en quelque sorte, la « doctrine Obama ».

Évidemment, les flèches décochées contre Bush sont légion dans les 52 pages. Obama cherche clairement à se distancer de son prédécesseur. Mais lorsqu’on dépoussière le document de sa rhétorique anti-Bush, on découvre des vestiges que l’on aurait cru enterrés.

Vous vous rappelez le concept d’attaque préventive, invoqué par Bush pour renverser le régime de Saddam Hussein ? La NSS le suggère à demi-mot. Ou, du moins, elle se réserve le droit d’utiliser la force militaire avant que ce ne soit un dernier recours : « Bien que l’usage de la force soit parfois nécessaire, nous allons épuiser les autres options avant la guerre lorsque nous le pourrons. »

Et l’unilatéralisme ?

Encore plus clair : « Les États-Unis se réservent le droit d’agir unilatéralement si nécessaire pour défendre notre nation et nos intérêts. »

Ou encore, peut-être pensiez-vous que le nouveau président serait plus enclin à partager également le sort de monde avec les autres nations. Encore une fois, pas tout à fait. Les modalités changeront peut-être, mais l’idée de rester l’ultime leader reste intacte : « Nous devons adopter une stratégie de renouveau national et de leadership mondial — une stratégie qui reconstruit les fondations de la force et de l’influence américaines. »

Et la supériorité militaire des États-Unis ?

Rien ne bouge : « La supériorité militaire restera la pierre angulaire de notre défense nationale et une assise de la sécurité mondiale ».

Un dernier point, sur la lutte contre le terrorisme. Voici les mots prononcés hier par le conseiller au contre-terrorisme de la Maison-Blanche : « Nous allons combattre les extrémistes partout où ils manigancent et s’entraînent en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie et au-delà. »

Toutes ces paroles auraient pu être prononcées par Bush dans la foulée du 11 septembre 2001. Et ce ne sont pas des éléments de sécurité nationale secondaires. Ils sont fondamentaux.

Pas tout à fait des jumeaux…

Mais tout de même. Obama n’est pas exactement Bush. Même si le Bush de la deuxième NSS, publiée en 2006, était déjà moins unilatéraliste et moins guerrier que le Bush de la première NSS, publiée en 2002 dans la foulée du 11 septembre 2001.

Toujours est-il qu’au-delà de ses accents très bushiens, Obama adopte somme toute une approche plus multilatéraliste et donne une place plus importante à la diplomatie.

« Le fardeau d’un siècle encore jeune ne peut pas reposer sur les épaules de l’Amérique uniquement », dit-il en introduction, avant d’affirmer plus loin que les États-Unis chercheront à obtenir l’appui d’organisations internationales comme l’OTAN ou le Conseil de sécurité de l’ONU avant d’agir dans le monde.

Il se dit aussi prêt à bâtir de « nouveaux partenariats avec des centres d’influence émergeants » à travers le monde.

La nouvelle stratégie élargit également les éléments qui définissent la sécurité nationale. Alors que Bush avait tendance à définir la sécurité nationale en termes plutôt militaires, Obama insiste un peu plus sur l’impact des changements climatiques et des crises économiques sur la sécurité des Américains.

Il y a donc un certain changement par rapport à Bush, mais on est loin de la rupture nette que le président et son entourage laissent entendre.

http://www2.lactualite.com/blogue-monde/2010/05/28/securite-nationale-obama-marche-dans-les-pas-de-bush/


3-7 Anne Applebaum : Les Etats-Unis gaspillent des milliards dans des projets de sécurité.

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

L’emploi des groupes anti-islamique par les USA

Le grand gaspillage de la sécurité américaine

Ceux qui prennent souvent l'avion connaissent la chanson.

Il faut se déchausser à cause de Richard Reid, qui avait caché des explosifs dans ses souliers.

Pas de gel pour les cheveux dans le bagage à main, à cause des résistantss qui avaient échafaudé un attentat avec de l'eau oxygénée à Heathrow.

Une fois à bord, grâce à l'homme qui a caché des explosifs dans son slip le jour de Noël, vous devrez à partir de maintenant enlever votre couverture avant l'atterrissage.

Vous dormiez?

Tant pis pour vous!

Quand quelqu'un aura trouvé le moyen de cacher une poudre explosive à l'intérieur d'un étui à brosse à dent, préparez-vous à ce qu'on vous demande de vous en séparer.

Et pendant que vous y êtes, jetez une pincée de sel par-dessus votre épaule gauche en montant dans l'avion. Mais surtout, n'allez pas imaginer que le cirque de la sécurité aux aéroports vous mettra à l'abri du danger, car personne ne sait laquelle de ces mesures est nécessaire, ni même si aucune d'entre elles ne l'est.

Encore pire, aucune motivation financière ou politique ne pousse quiconque à chercher à le savoir.

Depuis leur création, aussi précipitée que lourdement politisée, il se trouve que ni les priorités, ni l'organisation des dépenses du Département de la sécurité intérieure (Homeland Security ou DHS) et de son plus petit partenaire, l'administration pour la sécurité des transports (Transportation security administration ou TSA), n'ont fait l'objet d'un examen sérieux. Aucun n'a jamais été obligé de faire de choix douloureux. Au contraire, tous deux ont été encouragés par leurs bailleurs de fonds du Congrès à investir dans des équipements toujours plus élaborés, en réaction à chaque nouvelle menace réelle ou supposée.

Par conséquent, les scanners corporels, encore inacceptables l'été dernier, vont être mis en service dès que possible. En quelques années à peine-sous une administration républicaine et des Congrès en majorité républicains-ces institutions se sont transformées en vastes administrations incontrôlées, dont certaines activités n'ont que des relations très lointaines avec la sécurité publique.

Il est devenu si banal de ressasser la liste des projets publics ridicules que les lecteurs qui ne peuvent supporter l'idée d'en lire une fois de plus la litanie sont autorisés à se rendre directement au paragraphe suivant. Car oui, c'est vrai: après avoir démarré avec 13 salariés en janvier 2002, la TSA en emploie aujourd'hui 60.000, et en procédant à sa généreuse expansion, elle a découvert qu'elle avait les moyens de s'offrir tout un tas d'extras. Comme je l'ai écrit en 2005, quelque 350.000 dollars de son budget de 6 milliards ont été consacrés à l'édification d'une salle de sport; 500.000 dollars à des œuvres d'art et des plantes artificielles, et on ne sait combien de millions de dollars sont dépensés chaque année pour recruter des employés inutiles, étant donné que déterminer à quel moment il devra y avoir de longues files d'attente à la sécurité d'un aéroport n'a jamais été le fort du gouvernement fédéral. Quant au département de la sécurité intérieure, son budget 2010 se monte à 55 milliards de dollars, dont une partie (selon le rapport de 2006 de l'économiste Veronique de Rugy) sera invariablement affectée à des postes tels l'unité de décontamination à 63.000 dollars de la zone rurale de Washington, où personne n'a été formé pour l'utiliser; à plus de combinaisons de protection biochimique pour Grand Forks County, dans le Dakota du Nord, que la ville n'a de policiers pour les porter; et à des équipements de secours et de communication d'une valeur de 557.400 dollars, apparemment indispensables aux quelque 1.500 habitants de la ville de North Pole, en Alaska. Sans parler de ce qui est dépensé pour répondre aux «besoins» des élus d'autres importants membres du Congrès.

Les employés du DHS et de la TSA ne sont pourtant pas responsables de ce genre de décisions.

Dès le départ, des experts en sécurité et jusqu'à leurs propres inspecteurs ont signalé l'absurdité des dépenses de ces administrations, dont beaucoup sont motivées par la dernière histoire alarmiste en date. (J'aurais donné beaucoup pour assister à la fête de célébration du Nouvel An que n'auront pas manqué d'organiser les entreprises de fabrication de scanners corporels). Et depuis le début, le Congrès résiste aux critiques, continue d'allouer de l'argent à des projets locaux superflus, réagit aux histoires sensationnalistes des médias, ouvre son porte-monnaie selon le bon vouloir de ses membres, et ose se déclarer choqué-choqué !-de découvrir que notre dispositif de sécurité nationale, qui nous coûte plusieurs milliards de dollars, a été incapable d'empêcher qu'un Nigérian clairement dérangé ne monte à bord d'un avion à destination de Détroit.

Imaginons plutôt que le généreux budget de la TSA soit consacré à la création d'un réseau informatique à la pointe de la modernité, qui aurait permis aux responsables de la sécurité d'Amsterdam d'être informés instantanément de l'avertissement envoyé par le père du résistants aux sous-vêtements piégés. Imaginons qu'au lieu de nous faire passer intégralement aux rayons X ou de nous priver de couverture sur les longs courriers, on mette en place des agents consulaires très bien rémunérés et formés dans des pays comme le Nigeria. Même ainsi, la sécurité ne serait pas parfaite (je ne suis pas convaincue d'ailleurs que le terrorisme aérien soit le pire des dangers qui nous menacent). Mais il serait logique d'avoir un système plus réduit, moins onéreux, et moins gaspilleur. Il serait logique qu'il soit basé sur des priorités et des risques réels plutôt que sur des histoires relayées par les vingt heures. Il serait logique de livrer la prochaine bataille, pour une fois, plutôt que celle qui est déjà derrière nous. Hélas, la logique n'entre pas en ligne de compte dans les critères de dépense de l'argent public dans ce pays-et cela fait un moment que ça dure.

Anne Applebaum

8 Janvier

Anne Applebaum est chroniqueuse pour le Washington Post et Slate. Son dernier ouvrage s'intitule Goulag - une histoire.

http://www.slate.fr/story/15387/gaspillage-securite-americaine-terrorisme-lutte-homeland



4 Annexe

4-1 Hiram Lee : Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Un article à la une du New York Times de mardi révèle l'existence d'une directive secrète signée par le général David Petraeus, chef du commandement central américain, donnant l'ordre d'accroître les opérations militaires secrètes de par le Moyen-Orient, l'Asie centrale et la Corne de l'Afrique. Le document de 17 pages intitulé « Joint Unconventional Warfare Task Force Execute Order » fournit en essence à l'armée américaine carte blanche pour mener des actes d'agression contre quasiment n'importe quel pays.

Parue en septembre 2009, cette directive appelle à la création d'un réseau de corps expéditionnaires et d'unités de collecte de renseignement qui vont « pénétrer, perturber, vaincre ou détruire » n'importe quelle cible dans n'importe quel pays désigné par l'armée américaine. Ces forces vont mener des opérations clandestines qui « ne peuvent pas et ne seront pas accomplies » par d'autres moyens militaires.

Une fois entrées dans le pays ciblé, les forces américaines vont aussi « préparer l'environnement » à des attaques militaires de grande envergure. En plus du personnel militaire, dit le Times, la directive de Petraeus recrute « des hommes d'affaire étrangers, des universitaires ou autres » pour des efforts «de vigilance continue sur la situation », soit en d'autres termes pour l'espionnage.

Les Etats-Unis vont cibler des pays considérés comme hostiles ainsi que des pays avec lesquels ils entretiennent des relations amicales. Parmi les pays cités par le Times comme cibles potentielles on compte l'Iran, l'Arabie saoudite et la Somalie. Le Times rapporte aussi que le document « semble autoriser des opérations spécifiques en Iran, très probablement pour la collecte du renseignement sur le programme nucléaire du pays ou l'identification de groupes dissidents qui pourraient être utiles pour une offensive militaire à venir. »

Tandis que le gouvernement Obama indique publiquement qu'il va contrer la soi-disant menace nucléaire iranienne en faisant appel à des sanctions plus importantes des Nations Unies et des embargos commerciaux, la directive de Petraeus donne clairement à penser qu'Obama a en tête quelque chose de bien plus sinistre encore. Le Times cite des représentants américains disant que la directive «autorise aussi des missions de reconnaissance qui pourraient ouvrir la voie à de possibles frappes militaires en Iran si les tensions concernant ses ambitions nucléaires s'intensifient. »

On pense déjà que cette directive secrète a constitué le travail préparatoire de l'offensive de l'armée américaine au Yémen qui a débuté en décembre 2009. Des soldats des Forces spéciales américaines avaient pénétré dans ce pays pour entraîner son armée et se joindre à elle pour attaquer Al Qaïda dans la Péninsule arabique que l'on dit être membre affilié d'Al Qaïda au Yémen. En décembre, le.président Obama avait donné l'ordre de frappes aériennes sur des bâtiments abritant soi-disant des militants et qui avaient coûté la vie à des dizaines de civils. Des navires de l'armée américaines ont aussi envoyé des volées de missiles sur le pays.

Le Times reconnaît avoir accepté de ne pas révéler toutes les informations contenues dans le document de Petraeus, dont le journal dit avoir vu une copie. Citant des « inquiétudes soulevées par un représentant du Commandement central des Etats-Unis quant à la sécurité des troupes, » le journal rapporte qu'il a accepté de supprimer certains détails concernant les déploiements de troupes.

Ainsi, « le journal de référence »politiquement libéral joue son rôle dans la promotion des desseins agressifs de l'armée américaine et le maintien des Américains dans l'ignorance sur les détails les plus cruciaux de ces opérations secrètes. Bien que le Times n'en dise rien, cette directive d'opérations secrètes, qui va au-delà des directives similaires sous le gouvernement Bush, n'aurait pas pu paraître sans l'assentiment du président Obama. Ceci souligne le fait que le gouvernement Obama poursuit et amplifie la politique du militarisme et de la guerre menée sous Bush et se prépare à étendre les actes d'agression militaire américains bien au-delà des confins de l'Irak et de l'Afghanistan.

L'utilisation de forces d'opérations spéciales militaires comme agents du renseignement à travers le Moyen-Orient et l'Asie centrale permet au gouvernement de placer les opérations d'espionnage sous la juridiction du Commandement central des Etats-Unis et du général Petraeus. Contrairement aux activités de l'Agence centrale du renseignement (CIA), les opérations secrètes d'espionnage menées par l'armée ne nécessiteront pas légalement l'assentiment du président ni ne seront soumises au contrôle du Congrès.

Hiram Lee 
Article original, WSWS, paru le 26 mai 2010

 Articles de Hiram Lee publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca, Le 27 mai 2010

WSWS

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=LEE20100527&articleId=19370


4-2 Le Moyen Orient entre  le mémorandum de Robert Gates et les manœuvres iraniennes.

Quant à la situation au Moyen Orient, elle va de mal en pire.

En plus de l’escalade en Afghanistan et au Pakistan, le « problème iranien » a constitué un point très chaud durant les quelques dernières semaines. Les Etats-Unis, qui n’ont pas encore « avalé » l’échec cuisant de leur tentative de profiter du soulèvement populaire pour s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Iran, tentent, à nouveau, de prendre des sanctions économiques et politiques contre ce pays. Le but n’est nullement le nucléaire iranien mais, plutôt, l’Irak et l’Afghanistan, où Washington pensait pouvoir user de l’influence iranienne pour améliorer sa situation dans ces deux pays, ainsi que la région arabe du Golfe où l’influence iranienne grandit, faisant de l’ombre à la présence des troupes de Washington qui ne peut accepter aucune concurrence à proximité des gisements de pétrole et de gaz.

A la lumière de cette lecture de la situation, les positions des Etats-Unis deviennent plus claires, surtout celles contenues dans le mémorandum « secret »  de Robert Gates qui préconise, en plus des sanctions économiques, des mesures militaires pouvant, le cas échéant, faire face à la menace iranienne, si le gouvernement d’Ahmadi Nejjad persistait dans sa politique.

La même information fut reprise, quelques jours plus tard (le 19 avril), par la CNN qui cita « des sources bien informées » dans l’administration de Barak Obama. Selon ces sources, le haut commandement militaire œuvrait, de pair avec le Pentagone, à mettre au point des plans militaires nouveaux dont le but est de pouvoir asséner un coup aux positions stratégiques iraniennes, au cas où le président Obama décidait la guerre.

Ces « divulgations » sur une possible guerre en Irak furent accompagnées par une vaste campagne menée, conjointement, par Washington et Tel Aviv ; selon ces deux capitales, la situation au Liban serait « explosive », sous prétexte que la Syrie et l’Iran aurait pourvu le Hezbollah de missiles « Skud »… Et, n’oublions pas, dans ce sens, les positions déclarées du président étasunien lors du « Sommet sur le nucléaire » : il ne fut question que du danger iranien ; par contre, rien n’a été dit à propos de la possession par Israël  de la bombe atomique, ce qui constitue une menace constante pour toute la région arabe et moyen orientale.

Dans cette perspective, les manœuvres iraniennes dans le Golfe (troisième semaine d’avril) ne manquent pas d’attirer l’attention sur le sérieux des menaces faites par Washington, surtout si nous prenons en considération l’intérêt des leaders d’Israël de mettre le feu aux poudres sur plus d’un front. Cet intérêt exprimé dans l’escalade verbale qui marqua les discours politiques selon lesquels Israël est menacé de disparaître si le « monde libre » ne l’aide à liquider les dangers qui la menacent, dont, en premier lieu, l’Iran et la Résistance islamique.

30-04

Le Comité des relations internationales  - Du Parti Communiste libanais


4-3 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

La crise financière de 2008 et l’effarant niveau d’endettement des USA n’ont pas eu de réel impact sur le budget militaire des USA. Ou s’ils en ont eu, ça a plutôt été dans le sens de la hausse.

De fait, les Etats-Unis accroissent années après années le budget de la "Défense" qui inclut celui des guerres en Afghanistan et en Irak.

Qu’y a-t-il au bout de cette logique ?

Voici une analyse du journaliste Eric Margolis que nous avions pu entendre à propos de l’Irak lors de son passage chez Frédéric Taddeï en avril 2008.  

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit. Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu [NdlR. lire infra], entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Le président américain Barack Obama a qualifié d’étape importante dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique le budget de 3 800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès.

En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette.

Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars.

Le déficit budgétaire de Washington (la différence entre les dépenses et les revenus provenant des impôts) atteindra le montant vertigineux de 1 600 milliards de dollars US cette année. Cette somme énorme sera empruntée, principalement auprès de la Chine et du Japon, auxquels les États-Unis doivent déjà 1 500 milliards de dollars. A lui seul, le service de cette dette coûtera 250 milliards de dollars.

Dépenser 1000 milliards de dollars revient à avoir dépensé 1 million par jour, depuis le temps de la fondation de Rome, et durant les 2738 années écoulées jusqu’à aujourd’hui.

Le budget total de la défense approche les 1000 milliards de dollars. Cela inclut les dépenses du Pentagone, soit 880 milliards de dollars, auxquelles il faut ajouter les « blacks programs » secrets (environ 70 milliards de dollars), l’aide militaire à des pays étrangers comme l’Egypte, Israël et le Pakistan, le coût des 225.000 « contractuels » (mercenaires et salariés) et les dépenses pour les anciens combattants. Il faut encore ajouter 75 milliards de dollars (près de quatre fois le budget total de défense du Canada) pour les 16 agences de renseignement, qui comptent 200 000 employés.

Les guerres d’Afghanistan et d’Irak (1000 milliards de dollars à ce jour), coûteront 200-250 milliards de dollars supplémentaires cette année, y compris les coûts cachés et indirects. La décision d’Obama de renforcer de 30 000 hommes le contingent Afghan coûtera une somme supplémentaire de 33 milliards – supérieure au budget total de défense de l’Allemagne.

Le cours des actions des entreprises du secteur de la défense a évidemment augmenté après l’annonce du programme d’ « austérité » du Nobel de la paix Obama.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunis ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255 000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116 000 en Europe et près de 100 000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 $ à chaque famille américaine.

Comme Bush, Obama finance les guerres américaines par le biais d’autorisations supplémentaires d’endettement – en les empilant sur la carte de crédit de la nation qui a déjà atteint son maximum autorisé. Les générations futures payeront la facture.

Ce poker menteur joué par la présidence et les parlementaires est un comble de malhonnêteté publique.

Les guerres de l’Amérique doivent être financées par les impôts, pas par la fraude comptable.

Si les contribuables américains avaient dû payer les guerres en Afghanistan et en Irak, ces conflits s’arrêteraient à brève échéance.

Ce dont l’Amérique a besoin c’est d’un impôt pour la guerre, honnête et transparent.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également de plus en plus à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

Il est de plus en plus évident que le président ne contrôle pas la fuite en avant du mastodonte militaire américain. Il ya soixante ans, le grand président Dwight Eisenhower, dont je garde le portrait dans mon bureau, avait averti les Américains de se méfier du complexe militaro-industriel. Six décennies plus tard, les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont unis aux prêteurs de Wall Street pour réduire l’Amérique en esclavage.

Un nombre croissant d’Américains redoutent les déficits incontrôlables et s’en indignent à juste titre. Mais la plupart ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques ruinent également leur nation dans des guerres étrangères inutiles, en une vaine et orgueilleuse tentative de contrôler une grande partie de la planète – ce que les néo-conservateurs appellent la « Full spectrum dominance ».

Si Obama voulait réellement rétablir la santé économique de l’Amérique, il exigerait que les dépenses militaires soient réduites, mettrait rapidement fin aux guerres en Irak et en Afghanistan et démantèlerait les « Frankenbanks » géantes du pays.

Eric Margolis,

10 février 2010 

ContreInfo,

Published on mai 19, 2010 par GeantVert


4-4 Le sud du Kirghizistan sous le contrôle du gouvernement.

Le gouvernement provisoire du Kirghizistan a déclaré vendredi que ses partisans avaient repris le contrôle, au prix d'affrontements violents, des bâtiments officiels occupés depuis la veille dans le sud du pays par des fidèles du président déchu, Kourmanbek Bakiev.

Les combats ont fait au total deux morts et une quarantaine de blessés dans les trois provinces de la région - Osh, Djalalabad et Batken.

Les autorités de Bichkek ont accusé les émeutiers de tenter de renverser le nouveau pouvoir en place et accusé l'ancien chef de l'Etat, réfugié en Biélorussie, d'avoir organisé la révolte.

"Bakiev est derrière tout ça", a déclaré à la télévision nationale Omourbek Tekebaïev, un des vice-Premiers ministres du gouvernement arrivé au pouvoir à la faveur du soulèvement populaire qui a fait 85 morts les 7 et 8 avril.

Selon le gouvernement et des témoins, le calme est revenu à Batken dès jeudi soir. A Osh, les partisans du gouvernement ont repris le siège du gouvernorat de la province vendredi matin après quelques escarmouches avec des gardes à l'entrée. Il n'y a eu aucun blessé grave.

Les affrontements les plus sérieux ont eu lieu à Djalalabad. Après un premier assaut repoussé, les supporters du gouvernement intérimaire ont finalement réoccupé le gouvernorat à l'issue de combats ayant fait deux morts.

Une maison appartenant à un frère du président déchu dans le village natal familial de Teyyit près de Djalalabad a été incendiée par la foule, a indiqué un membre des nouvelles autorités. Une yourte richement décorée utilisée par l'ancien chef de l'Etat pour donner ses interviews a également été brûlée, selon l'agence Interfax.

QUERELLES ETHNIQUES

Bakiev continue de bénéficier de nombreux soutiens dans le sud du Kirghizistan, un pays miné par les querelles ethniques et qui constitue un enjeu stratégique important en raison de sa proximité avec l'Afghanistan.

Temir Sariyev, membre du gouvernement intérimaire, a déclaré que des groupes de miliciens allaient être mis en place dans tout le pays pour prévenir toute tentative de déstabilisation.

L'instabilité au Kirghizistan inquiète les Etats-Unis qui y disposent, à Manas, d'une base aérienne stratégique pour le déploiement et le ravitaillement des troupes en Afghanistan.

Washington a clairement pris le parti du nouveau pouvoir et condamné la tentative de soulèvement. "Nous n'apporterons pas notre soutien à ce qui est en train de se passer dans le Sud", a indiqué à Reuters une source américaine. "Bakiev est un homme corrompu et un meurtrier."

Après avoir été déposé, l'ancien président a trouvé refuge en Biélorussie. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, qui refuse d'extrader son hôte comme le réclament les autorités provisoires, a annoncé que ses diplomates avaient quitté Bichkek, la capitale, pour "raisons de sécurité".

La Russie, qui dispose également d'une base militaire dans le pays, soutient le nouveau gouvernement mais elle n'a pas donné de réponse claire aux événements de jeudi. Un émissaire venu de Moscou, Vladimir Rouchaïlo, est arrivé vendredi à Bichkek en déclarant que l'objectif de Moscou était "d'aider le Kirghizistan dans tous les domaines".

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé toutes les parties à la retenue tout comme Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne.

Reuters

14/05



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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