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30/06/2010

n°46- journal d'Iran - 08-06 au 28-06 : Début -: Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran !

n°46- journal d'Iran -  08-06 au 28-06 : Début -: Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran !  .



journal d'Iran   n°46 du 08-06 au 28-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à Part

Ahmadinejad à Obama: la plus violente des dictatures est infligée au peuple US 

Une nouvelle organisation des nations unies.

12 navires de guerre américains et israéliens ont franchi le canal de Suez.

Navires de guerre américains et israélien en route vers la mer rouge.

La suprématie iranienne dans la guerre "douce". 

Wahidi répond à Gates : Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran !  

 

1 Politique

1) Iran

Fin

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : AHMADINAJAD DENONCE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

2-2 Vidéo : Ahmadinejad sur TF1

2-3 La flotte de guerre US/Israël.

3 Les brèves

3-1 Ambassadeurs étrangers, en poste en Iran : espions ? 

3-2 Créer des dissensions entre Téhéran et Riyad ?

3-3 Désormais, la Turquie est capable de dire non

 

 



Tiré à Part

Ahmadinejad à Obama: la plus violente des dictatures est infligée au peuple US 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'en est vivement pris contre le président américain Barack Obama, qui avait prétendu que la présidentielle de 2009 restera comme celle où "le gouvernement iranien a brutalement réprimé les dissidents et assassiné des innocents".
"Il (Obama) avait rendu public un message à la veille du 1er anniversaire de l'élection (présidentielle). Ceci constitue une ingérence dans les affaires iraniennes", a dit M.Ahmadinejad, dans un discours télévisé prononcé devant des habitants de la ville de Shahrekord (centre), où il effectue une visite.
 "Cette nation ne vous reconnaît pas du tout et vous hait", a-t-il lancé à l'adresse de la foule.

M.Ahmadinejad a souligné qu'"aujourd'hui la plus violente des dictatures est infligée au peuple américain".  
Les Américains "ne sont pas libres d'exprimer leurs opinions, ne sont pas libres de manifester et nombre d'entre eux vivent dans la pauvreté", a-t-il insisté.  
"M. le président, si vous vous inquiétez pour les nations, il faudrait que vous pensiez en premier lieu à votre propre peuple. Désormais, l'une des exigences du peuple iranien est de libérer la nation américaine du gouvernement américain oppressif et non démocratique", a poursuivi le président iranien.  
Rappelons que la doyenne des correspondants à la Maison Blanche, Helen Thomas, a été obligé de démissionner pour avoir critiqué "Israël". 

16/06/2010

 http://www.almanar.com.lb

 

Une nouvelle organisation des nations unies.

Le dignitaire Khatemi a appelé à la formation d'une nouvelle organisation des nations unies, à la suite de l'adoption de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran pour son programme nucléaire.
Khatemi a déclaré: "ces Nations unies ne représentent pas les nations unies des pays indépendants, mais elles sont les nations unies pour les forces impérialistes qui cherchent la domination du monde".
"Pour nous, ces sanctions ne constituent pas de crise, mais c'est une nouvelle occasion pour que nous soyons plus satisfaits de nous-mêmes et pour que nous ne comptions plus que sur nous-mêmes".
 Estimant que les Etats-Unis ont aussi perdu leur crédibilité internationale parce qu’Obama avait lui-même demandé aux présidents brésilien et turc de trouver une solution nucléaire avec l'Iran.
L'Iran, un des pays signataires du Traité de la non-prolifération d'armes de destruction massive et membre de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, à le droit de se doter de la technologie nucléaire civile.  
12/06 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...

 

12 navires de guerre américains et israéliens ont franchi le canal de Suez.   

Selon des sources maritimes de la ville de Suez en Egypte, citées par le quotidien al-Quds al-Arabi, 12 navires de guerre américains, y compris un navire de guerre  israélien ont  franchi le canal de Suez à l'aube de  vendredi, se dirigeant vers le Golfe arabo-persique, soulignant que de nombreux militaires américains ont été aperçu !
Ces sources ont précisé que le trafic du Canal de Suez a été perturbé pendant des heures à cause du passage de la flotte militaire américaine, qui comprend un porte-avion, plusieurs navires de guerre transportant des soldats, des blindés et des munitions, en provenance de la mer Méditerranée se dirigeant vers  la mer Rouge.
Les sources ont révélé que de nombreux navires commerciaux ont dû arrêté leur activité quotidienne et sont restés stationnés aux côtés du canal,  le temps que la flotte américaine militaire parachève sa route, soulignant qu’il s’agit de la plus longue flotte militaire américaine jamais vu depuis des années !
Les sources ont ajouté que la  pêche dans les lacs, sans compter le transport des personnes et des véhicules via les ferries  entre les deux rives du canal de Suez sur le pont de la paix ont été arrêté.
Selon des témoins, un important dispositif de sécurité égyptien a été mis en place pour assurer le passage de la flotte américaine ! Et que parmi les navires de guerre américains, un navire de guerre israélien a été aperçu, mais aucune source officielle n’a confirmé cette information !
Par ailleurs, dans ses déclarations à «Al Quds Al Arabi», le général Amin Radi, Secrétaire de
la Commission de la sécurité nationale a déclaré que «la décision de déclarer la guerre à l'Iran n'est pas facile, sauf qu’Israël est réputé pour sa débauche et sa crapulerie, il déclenchera une guerre afin de maintenir son leadership dans la région en tant que seul et unique force de dissuasion nucléaire ".
Et de prévenir « Il faut déraciner le fléau israélien :  ne pas laisser Israël  les mains libres il faut que la communauté internationale le force à démanteler son arsenal nucléaire avant de frapper l'Iran."

19/06/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...

 

 

 

Navires de guerre américain et israélien en route vers la mer rouge.

Une armada d'une douzaine navires de guerre américains, dont un porte avion, ainsi qu'un bâtiment israélien, ont franchi le Canal de Suez en route vers la Mer rouge.

L'information a été dévoilée par le quotidien pan-arabe Al Quds Al Arabi, et reprise par le site en anglais du quotidien israélien Haaretz. Selon le quotidien, c'est le plus grand déploiement de force américain dans cette région depuis des années, relançant les spéculations internationales sur une possible action militaire contre l'Iran.
http://www.rue89.com/2010/06/20/navires-de-guerre-americains-et-israelien-en-route-vers-la-mer-rouge-155673

 

La suprématie iranienne dans la guerre "douce".  

Lors de la réunion du Conseil de la démocratie, tenue, récemment, au Congrès américain, les participants se sont exprimés sur les relations Iran/Etats-Unis, un an après la présidentielle iranienne, et ont, dans la foulée, reconnu la supériorité de l'Iran, dans le domaine de la guerre "douce", par rapport aux Etats-Unis. "L'Iran apparaît comme une puissance émergente, un pays qui ne séduit pas ses alliés avec de l'argent ou des dons, mais qui sait comment pénétrer dans les cœurs et les esprits des nations arabes.", a indiqué le directeur du bureau politique du Mouvement pour la justice et le développement de la Syrie.

15/06/2010

IRIB -

 http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96664...

 

Wahidi répond à Gates : Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran !  

Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l'Iran contre une éventuelle agression et "ne menacent aucun pays", a affirmé samedi le ministre iranien de la Defense, Ahmad Wahidi, en réponse aux accusations jeudi de son homologue américain Robert Gates, selon lesquelles l'Iran pourrait lancer "des dizaines et même des centaines de missiles" en Europe.
 Wahidi a déclaré à l’agence iranienne IRNA: «Washington a lancé une campagne de propagande contre l’Iran dans le but d’étendre son hégémonie sur l'Europe et aussi pour trouver une excuse à toute politique de démantèlement des armes nucléaires, enfin pour mettre la pression sur
la Russie."
Il a ajouté: "Les Etats-Unis cherchent à saper la position de
la Russie par la création de divisions régionales et rendre les relations tendues entre les pays de la région."
Et de noter: «
La Russie ne doit pas se laisser duper et ni succomber à la guerre psychologique menée par les États-Unis."
Le ministre de
la Defense iranien a conclu : «L'expérience nous a enseigné que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par la paix et la sécurité, ce n'est pas la defense des intérêts des autres pays qui les préoccupent. Les Américains sont prêts à sacrifier leurs alliés les plus proches pour servir  leurs intérêts et  leurs ambitions expansionnistes, assurant, que  la politique étrangère américaine insensée ne fera qu’engendrer plus de haine de par le monde à l’égard des  Etats-Unis et l'affaiblir.

19/06/2010  

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/96983-blocus-de-la-bande-de-gaza-isra%C3%ABl-na-pas-respect%C3%A9-sa-promesse



1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Son pays ne discutera plus.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prévenu mardi depuis Istanbul que son pays ne discutera plus de son programme nucléaire s'il est de nouveau sanctionné, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit le même jour pour discuter d'un quatrième train de sanctions.
"J'ai déjà dit que l'administration américaine et ses alliés se trompent s'ils pensent qu'ils peuvent brandir le bâton d'une résolution et ensuite s'asseoir pour discuter avec nous. Une telle chose ne se produira pas", a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse.
"Nous discuterons avec tout le monde", a-t-il souligné, demandant "respect et justice". Mais, a-t-il averti, "si l'on essaye de nous parler de manière brutale, sur un ton dominateur, notre réponse est déjà connue".
Le président iranien a aussi exhorté les puissances occidentales à accepter un accord conclu en mai entre l'Iran,
la Turquie et le Brésil sur un échange du combustible nucléaire de son pays, affirmant qu'une telle occasion ne se "répétera" pas.
Cet accord "était une opportunité pour le gouvernement américain et ses alliés. J'espère qu'ils en feront bon usage. Les opportunités ne se répéteront pas" a-t-il souligné.

08/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141122&language=fr

 

La conférence de presse  à Istanbul

Comment ruiner une belle et bonne cause ?

Dans quelques décennies, quand les souffles de l’actualité seront retombés, les historiens auront, pour répondre à cette question, un cas d’école, une référence emblématique, celle du Conseil de sécurité des Nations unies, car voici une instance, à vocation internationale, et définie, à l’origine, comme étant garante du maintien de la sécurité planétaire, qui se transforme, au fil des ans, en caisse de résonance des velléités dominatrices des grandes puissances, et qui, plus est, semble en être fière.

Mardi 8 Juin 2010

A Istanbul, où se tenait, aujourd’hui, la première journée de la Conférence de la CICA, Ahmadinejad n’a pas eu de mots assez durs, pour dénoncer ce caractère pervers, qui fait du Conseil de sécurité, « l’institution la moins démocratique au monde ».

Une institution aux mille et un détours, qui « se croit au-dessus de toute autre instance internationale, y compris, l’Assemblée générale » ; car, comment expliquer, sinon par une indéfectible tendance à institutionnaliser la "discrimination", le fait qu’une entité composée de 15 membres, dont cinq trainent un passé et un présent lourds d’ingérences, de lutte d’influence, puisse décider du sort du reste de la planète. Le cas du Traité de non prolifération et des mesures destinées à son recadrage demeure, à cet égard, fort éloquent. On se rappelle, en effet, avec quelle insistance, les Américains ont cherché, tout au long de la Conférence sur la révision du TNP, à en tourner, sous le vernis de prétendues réformes, le contenu à leur propre avantage et à celui des détenteurs de l’arme suprême. Mais on se rappelle, aussi, comment cet accès de fièvre hégémonique a été stoppé net, à la faveur d’un élan indépendantiste engageant tous les Etats et nations, pour qui, il est insensé que l’Amérique mène le monde, à sa guise. La question du nucléaire iranien s’inscrit, elle-aussi, dans ce même cadre. Cette fausse crise montée de toutes pièces en vient à connaître un début de solution, à travers un texte baptisé "Déclaration de Téhéran". Cette déclaration, qui met l’accent sur le droit égalitaire de tous les pays à avoir accès au nucléaire civil, a reçu, ainsi que l’a indiqué Ahmadinejad, "l’accueil enthousiaste de dizaines de gouvernements". En d’autres termes, c’est une majorité d’Etats qui en a souhaité la mise en application. Mais ce caractère majoritaire a-t-il suffi pour que l’Amérique et ses acolytes acceptent de s’y incliner ? Bien sûr que non. Peu importe si ce "refus" complique davantage la donne et s’il conduit le monde et la région vers une période de crise, à l’issue incertaine. Les choses vont à peu près de la même manière, dès qu’il s’agit de mettre le doigt sur la politique de la Maison Blanche, à l’égard d’Israël. L’assaut de lundi dernier de la marine sioniste contre une flottille civile d’aides humanitaires pour Gaza a bouleversé les consciences. D’Asie à l’Afrique, en passant par l’Amérique latine, nul n’a pu dénier la férocité de cet acte, sa perversité, son atrocité primaire, à l’exception notable, des Etats-Unis, qui se sont très "protocolairement" contentés d’exprimer "leurs regrets". Mais la duplicité latente de ces pseudo-regrets ne peut rien changer à la réalité, et la réalité est telle que l’a décrite Ahmadinejad: "L’incident tragique de lundi dernier vient de sonner le glas d’un régime, dont le tissu est tramé d’injustices, un régime qui n’a plus aucune place dans la région et qui va droit au déclin."

http://french.irib.ir/index.php/analyses/commentaires/item/96233-la-conference-de-presse-dahmadinejad-a-istanbul

11 juin

 

«La résolution n'a pas de valeur légale et elle n'aura aucun effet»,  «C'est un bout de papier sans valeur».

nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi un quatrième train de sanctions -- financières et militaires

Le président Ahmadinejad a fustigé vendredi le président américain pour sa «grave erreur» et assuré qu'Israël était «condamné», deux jours après le vote à l'ONU de sanctions contre son pays qui n'auront «aucun effet».

«La résolution n'a pas de valeur légale et elle n'aura aucun effet», a lancé le président venu à Shanghai visiter le site de l'Exposition universelle pour «la Journée de l'Iran». «C'est un bout de papier sans valeur».

Le président Obama a «fait une grave erreur» et «va très bientôt comprendre qu'il n'a pas fait le bon choix et a bloqué la voie des relations amicales avec le peuple iranien», a-t-il dit. Les États-Unis se sont activés pendant des mois pour faire voter la résolution en obtenant finalement le soutien des deux pays les plus rétifs à des sanctions: Chine et Russie.

«Le gouvernement des États-Unis veut avaler tout le Proche-Orient», a-t-il poursuivi. «Les États-Unis ont un régime sioniste avec des bombes nucléaires dans la région (...) ils essaient de sauver le régime sioniste».

Mais Israël «ne survivra pas, il est condamné», a-t-il lancé.

«La période d'intimidation et de coercition est révolue», a ajouté Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse. «Nous avons toujours dit que le Conseil de sécurité de l'ONU est un instrument entre les mains des États-Unis. Ce n'est pas démocratique, c'est un instrument dictatorial», a-t-il poursuivi.

Ces sanctions avaient déjà été jugées «bonnes pour la poubelle» par M. Ahmadinejad.

«Cinq puissances ont le droit de veto ainsi que les bombes nucléaires et elles veulent monopoliser l'énergie nucléaire», a-t-il dit, en référence aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité: États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie.

Après avoir visité le pavillon de l'Iran en matinée sur le vaste site de l'Expo, il avait accusé les puissances nucléaires de «monopoliser la technologie» et d'empêcher les autres pays d'«utiliser le nucléaire pacifiquement».

M. Ahmadinejad, à qui l'on demandait s'il en voulait à la Chine de s'être associée aux sanctions, a répondu que l'Iran «n'a pas de problème avec les (pays) autres» que les États-Unis et souligné que Pékin prônait encore «la diplomatie».

Le président iranien effectuait une visite de 24 heures à Shanghai, qu'il devait quitter en fin de journée, et n'a apparemment pas eu d'entretiens avec les dirigeants chinois, à un moment rendu délicat par la défection de la Chine à l'ONU.

Jeudi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi avait critiqué Pékin sur un ton inhabituel à l'égard de cet allié qui est son premier partenaire commercial et économique.

«Je suis surpris par la Chine» qui «accepte la domination» américaine, a déclaré M. Salehi, avertissant que cette «attitude aura certainement des conséquences dans le monde musulman».

Mais la Chine a immédiatement répondu, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang, qu'elle «attache une grande importance à ses relations avec l'Iran».

À son arrivée au pavillon iranien, un édifice à arcades de style traditionnel, voisin de celui de la Corée du Nord -- autre pays dont le programme nucléaire suscite des polémiques --, le président a été assailli par une foule de sympathisants iraniens, contenue par des gardes de sécurité chinois qui faisaient un cordon autour de lui en se tenant par les bras.

Après avoir regardé plusieurs expositions, dont l'une sur le tissage de tapis, il a signé en farsi le livre d'or du pavillon iranien, écrivant notamment: «Paix entre les peuples».

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201006/11/01-4288962-ahmadinejad-fustige-les-sanctions-les-etats-unis-et-israel.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

Les Européens doivent prendre leur distance avec les USA  

 "Les Etats européens devraient prendre leur distance avec les politiques suivies par les Etats-Unis, dont la puissance est en perte de vitesse." a déclaré le Président de la RII, Mahmoud Ahmadinejad, dans un entretien avec la chaîne de TV émiratie. "Il serait dans l’intérêt des Européens d’agir de manière indépendante, notamment, en établissant des relations amicales, dans le cadre du respect mutuel avec la grande nation indépendante d’Iran, qui est doté d’un gouvernement, également, indépendant.", a-t-il ajouté, avant de rappeler que les Iraniens entretenaient de bonnes relations culturelles, économiques et politiques, avec toutes les nations du monde, sauf le gouvernement américain et le régime de Tel-Aviv. Au sujet des relations de l’Iran avec la France et l’Allemagne, Mahmoud Ahmadinejad a indiqué que Paris et Berlin était les principaux partenaires commerciaux de Téhéran, mais qu’actuellement, les liens entre la RII avec les autres pays du monde vont bien au-delà de ses relations avec l’Europe. "L’Iran n’a pas besoin de l’Europe.", a-t-il conclu.

12/06

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96488-les-europeens-doivent-prendre-leur-distance-avec-les-usa-ahmadinejad

 

l'Iran et la Turquie jouent des rôles privilégiés et sans équivoque dans les équations mondiales

Pour le Président iranien, l'Iran et la Turquie jouent des rôles privilégiés et sans équivoque dans les équations mondiales, et seront dans l'avenir les deux puissances justes du monde.  Le président iranien l'a rappelé lundi lors de sa rencontre avec le président du parlement turc.

Rappelant que Téhéran et Ankara partagent des intérêts et des missions communs, le président Ahmadinejad a évoqué la promotion des coopérations bilatérales, sur fond de fraternité et de confiance. Le Président iranien s'est ensuite exprimé sur la Déclaration de Téhéran qui ne porte pas seulement sur le nucléaire iranien, mais qui s'avère plutôt un nouveau modèle de gestion du monde sur la base du dialogue, de la logique et de l'équité.

Pour sa part, le président du parlement turc a rappelé l'essor satisfaisant des relations entre l'Iran et la Turquie pour rendre hommage au rôle de la RII, tout au long de ces quelques dernières années, dans cette affaire.

15/06

http://french.irib.ir/


Les grandes manœuvres 

Deux attentats déjoués à Téhéran.

 "Deux équipes composées d'éléments armés liés aux Monafeghin ont été identifiées et arrêtées, à Téhéran, alors qu'ils projetaient d'y commettre des attentats.", a affirmé, mercredi, le ministre iranien des Renseignements, Heydar Moslehi. "Ces éléments cherchaient à déposer des bombes, sur deux places publiques de la capitale (Pounak –Dampezechki), avant d'être identifiés, puis, arrêtés, par les agents du ministère des Renseignements.", a poursuivi le ministre. Interrogé, par les journalistes, sur les récentes activités des Monafeghin,

Heydari a affirmé que ces derniers opéraient, depuis 2004, sous couverture de prétendues organisations non gouvernementales de Defense des Droits de l'Homme, des droits civiques.

La TV d'Etat a diffusé, mardi soir, les aveux de deux des personnes arrêtées, qui ont reconnu avoir cherché à faire exploser deux bombes, les 10 et 12 juin derniers, dans l'ouest et le sud-ouest de la capitale. Ces individus ont, également, avoué être entrés en contact avec deux femmes résidant en Grande Bretagne et en Suède, qui leur fournissaient les instructions nécessaires à leur démarche.

16/06/2010

FarsNews -

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96700-deux-attentats-dejoues-a-teheran-ministere-des-renseignements


Politique extérieure

L'Iran convoque l'ambassadeur de Grande-Bretagne

16/6

L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Iran a été convoqué par le ministère iranien des Affaires étrangères au sujet des possibles liens entre son pays et un projet d'attentat à la bombe déjoué en Iran, a rapporté mercredi l'agence semi-officielle Mehr. L'agence a affirmé que cette convocation faisait suite à l'arrestation de deux groupes militants qui cherchaient à commettre des attaques terroristes.

Mehr a ajouté que le gouvernement réclamait des investigations sérieuses de la part du gouvernement britannique sur tout lien avec le groupe, identifié comme le mouvement en exil, l'Organisation des Moudjahidine du peuple.

AP

L'Iran proteste contre les positions de la responsable des Affaires étrangères européenne.  

La RII a fait part à l'ambassadeur espagnol, à Téhéran, de ses protestations officielles contre un communiqué, récemment, publié, par la responsable des Affaires étrangères de l'Union européenne, au sujet de la situation des Droits de l'Homme, en Iran. Lors d'une rencontre, ce lundi, à Téhéran, avec l'ambasasdeur espagnol, dont le pays assume la présidence, par exercice, de l'Europe, le directeur général du département politique et international du Ministère des Affaires étrangères iranien lui a fait part des vives protestations de la RII, vis-à-vis du communiqué de Catherine Ashton, la ministre européenne des Affaires étrangères, un communiqué qu'il a, d'ailleurs, qualifié de "politique, irréaliste, non constructif et relevant du préjugé". Ce responsable de la diplomatie iranienne a, également, reproché, aux Européens, leurs votes négatifs ou d'abstention, à une résolution du Conseil de sécurité condamnant l'assaut israélien contre le convoi d'aide humanitaire, à destination de Gaza; ce qui, selon lui, est un exemple manifeste de l'attitude ambivalente de l'Union européenne et qui encourage le régime sioniste à poursuivre ses actes criminels. A son tour, l'Ambassadeur espagnol, à Téhéran, Leopoldo Stampa Piñeiro, a promis de transmettre aux responsables de l'Union europénne, les protestations officielles de l'Iran.

14/06/2010

IRIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96606-liran-proteste-contre-les-positions-de-la-responsable-des-affaires-etrangeres-europeenne


Préparation à la guerre

Vahidi: l'Iran est autosuffisant pour la construction d'artillerie, de chars, d'hélicoptères et de navires de guerre".  
"Les pays oppresseurs ont décidé d'imposer des sanctions sur les ventes d'armes à l'Iran: non seulement nous ne voulons pas acheter de telles armes mais de plus nous pouvons les exporter", c'est par ces mots, que le ministre iranien de
la Defense, le général Ahmad Vahidi, a réagi aux sanctions onusiennes sur les ventes d'armes.
Le général Vahidi a même ajouté que "l'Iran est autosuffisant pour la construction d'artillerie, de chars, d'hélicoptères et de navires de guerre".  
Rappelons que le général Vahidi est lui-même visé par les sanctions supplémentaires annoncées mercredi par les Etats-Unis contre une série d'organismes, entreprises ou responsables iraniens liés au programme nucléaire et balistique de l'Iran ou au Corps des gardiens de la révolution.

17/06/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...

 

Téhéran reproche à Moscou d'avoir gelé les livraisons de S-300.
Le ministre iranien de la Defense, le général Ahmad Wahidi, a déclaré mardi que la livraison de missiles antiaériens russes S-300 à Téhéran n'allait à l'encontre ni des lois russes ni de la législation internationale et a accusé Moscou d'avoir manqué à ses engagements, indique un communiqué mis en ligne sur le site de la chaîne de télévision iranienne Press TV.
"
La Russie est responsable du préjudice causé par le non-respect de ses engagements", a-t-il indiqué.
Le général a fait cette déclaration en réponse à la décision de Moscou de geler la livraison de missiles sol-air S-300 tombant sous le coup des nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre l'Iran le 9 juin 2010.
Après avoir analysé la résolution du Conseil de sécurité contenant ces sanctions, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique a conclu que les mesures restrictives interdisaient la vente des S-300. Cette conclusion a par la suite été confirmée par le ministère russe Affaires étrangères.
En décembre 2005, Téhéran et Moscou ont signé un contrat de livraison de cinq systèmes de missiles S-300. Ce contrat n'a pas été complètement exécuté en raison de la protestation des Etats-Unis et d'Israël contre la vente d'armes à l'Iran. D'après les médias,
la Russie a fourni à la partie iranienne des rampes de lancement, mais pas de missiles.
Le système S-300 est destiné à la protection des ouvrages industriels, des centres administratifs, des bases militaires et des postes de commandement.

Les S-300 sont capables de détruire les missiles balistiques, d'abattre les avions à une distance de 150 km et à une altitude allant jusqu'à 27 km et d'anéantir des cibles terrestres s'il y a lieu.

23/06)
http://fr.rian.ru/world/20100622/186944761.html


n°46- journal d'Iran - 08-06 au 28-06 : Fin -: Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran ! .

n°46- journal d'Iran -  08-06 au 28-06 : Fin -: Les missiles iraniens ne visent qu'à défendre l’Iran !  .



journal d'Iran   n°46 du 08-06 au 28-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : AHMADINAJAD DENONCE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

2-2 Vidéo : Ahmadinejad sur TF1

2-3 La flotte de guerre US/Israël.

3 Les brèves

3-1 Ambassadeurs étrangers, en poste en Iran : espions ? 

3-2 Créer des dissensions entre Téhéran et Riyad ?

3-3 Désormais, la Turquie est capable de dire non

 

 


 


2) Politique des Usa

Préparation à la guerre

Des élus du Congrès américain mettent en garde la Turquie  

"Si la Turquie reste sur sa position présente de rapprochement avec l'Iran et d'hostilité accrue envers l'Etat d'Israël, il y aura un coût".

 Des élus du Congrès américain ont mis en garde la Turquie hier soir, estimant que ses relations avec les Etats-Unis risquaient de se ressentir de son attitude, jugée anti-israélienne.

Lors d'une conférence de presse, des républicains et des démocrates ont critiqué la Turquie, membre de l'Otan, pour avoir soutenu la flottille humanitaire qui avait tenté de s'opposer au blocus israélien de Gaza le mois dernier.

Les élus ont aussi critiqué l'opposition de la Turquie à la dernière résolution du Conseil de sécurité renforçant les sanctions à l'encontre de l'Iran en raison de son programme nucléaire soupçonné d'avoir des fins militaires.

 Le représentant démocrate Eliot Engel a qualifié les prises de position de la Turquie de "scandaleuses". Bien qu'étant membre de l'Otan, Ankara a cessé de regarder vers l'Ouest, a-t-il lancé.

"Si la Turquie reste sur sa position présente de rapprochement avec l'Iran et d'hostilité accrue envers l'Etat d'Israël, il y aura un coût", a pour sa part déclaré le numéro trois des républicains à la Chambre des représentants, Mike Pence.

Les élus de la Chambre ont indiqué mercredi que 126 d'entre eux avaient signé une lettre demandant au président Barack Obama de s'opposer à la condamnation internationale d'Israël pour son rôle dans l'arraisonnement des navires de la flottille, opération lors de laquelle neuf personnes ont trouvé la mort, suscitant un tollé international. Israël a invoqué la légitime défense.

Le représentant Mike Pence s'est dit prêt à reconsidérer sa position par rapport à une résolution du Congrès qualifiant de génocide les massacres d'Arméniens par les forces ottomanes pendant la Première Guerre mondiale. Le représentant républicain était jusqu'ici réticent à soutenir ce texte.

Cette résolution est passée en commission au mois de mars, mais, face aux protestations d'Ankara, elle n'a jamais été mise à l'ordre du jour de la Chambre pour un vote.

 Israël: Turquie critiquée par des élus US
Reuters ,


Dans les coulisses et au sénat

08-06

Le porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley, avait indiqué lundi que le projet de résolution sur de nouvelles sanctions devrait être soumis au vote "cette semaine".
Le projet prévoit notamment que l'Iran ne pourra investir à l'étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d'uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer. Il interdit aussi la vente à l'Iran de huit nouveaux types d'armements lourds, notamment des chars.
Il doit également allonger les listes des particuliers, des entités et des banques de nationalité iranienne qui sont sous le coup de sanctions individuelles (gel des avoirs financiers à l'étranger et interdiction de voyager). 

08-06

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir mardi à New York pour discuter du projet de résolution de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...



2) Politique d'Israël

Netanyahou

Netanyahou : Stopper le commerce avec Téhéran.
Une loi qui exige que les institutions financières israéliennes retirent leurs investissements des compagnies qui font commerce avec l'Iran était passée, à grands bruits, le 3 avril 2008.

Elle n'a cependant jamais été mise en application.
Le supporter de cette loi : Binyamin Netanyahou, alors leader de l'opposition. Le député Kadima Ronnie Bar-On, ministre des Finances jusqu'en mars 2009, n'avait rien fait pour faire appliquer la loi. Son successeur, Youval Steinitz, tente de rétablir la situation depuis plusieurs semaines.
La loi devait empêcher les banques, les compagnies d'assurance, les institutions financières et les fonds israéliens d'investir dans des compagnies qui commercent avec l'Iran. Un comité devait être créé afin de lister ces compagnies et mettre en place des directives et des punitions.
Le texte était passé avec succès après que Netanyahou ait persuadé la coalition de son bien-fondé. Netanyahou avait également convaincu les législatures américaines de prendre des mesures similaires. A l'époque, il affirmait que le désinvestissement pourrait "stopper net l'Iran", qui constituait un "danger pour la paix mondiale et pour l'existence de l'Etat d'Israël du fait de son programme nucléaire".
Le président du comité parlementaire économique, Ophir Akunis, a appelé à une mise en application immédiate de la loi, et s'est entretenu dimanche avec le ministre de
la Justice, Yaacov Neeman.
Shaï Baaton, stratège financier israélien, a lancé dimanche une campagne visant à persuader les Juifs du monde entier de boycotter certaines compagnies qui continuent à faire commerce avec l'Iran. Il a demandé au président Shimon Peres d'être président d'honneur de son entreprise.

GIL Hoffman
14.06.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1275377899377&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


Préparation à la Guerre.

Shabtai Shavit (ex-Mossad) préconise une frappe préventive contre l’Iran.  

Un ancien chef des services de renseignements externes israéliens (Mossad), Shabtai Shavit a appelé, hier lundi 21/6, l’occupation israélienne à préconiser une frappe préventive contre la république de l’Iran.

Shabtai Shavit a estimé qu’Israël devrait empêcher l'Iran de devenir une puissance nucléaire, ce qui nécessite une frappe israélienne préventive, a-t-il insisté.

«Tant que nous sommes en guerre avec l'Iran et puisque sa menace est permanente, j’insiste que la meilleure solution est de réagir et non d'attendre la riposte», a évoqué Shabtai Shavit la frappe préventive israélienne, lors d'une conférence à l'université de Bar Ilan, près de Tel-Aviv.

22/06

http://www.palestine-info.cc/fr/

http://www.voltairenet.org:80/article164071.html



Les organisations mondiales

1  Onu)

09-06

La résolution 1929 adoptée le 9 juin interdit notamment la vente à l'Iran de huit nouveaux types d'armements lourds comme les chars de combat, les véhicules de combat, les artilleries lourdes, les avions de combat, les hélicoptères, les navires de guerre ainsi que les missiles et les systèmes de missile. 

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142558&language=fr


2 Nations unies

Ahmadinejad : La structure du Conseil de sécurité est discriminatoire.  

Le Président de la RII, Mahmoud Ahmadinejad, a fustigé, dimanche, la structure du Conseil de sécurité des Nations unies, qu'il a qualifié de discriminatoire, au cours de son intervention devant les éditeurs du monde musulman réunis, à Téhéran, pour leur première conférence internationale.
"On attaque, au vu et au su de tout le monde, et dans les eaux internationales, la « Flottille de la liberté » chargée d'aides humanitaires pour Gaza, un acte qui est contraire à toutes les valeurs humaines, sans que le Conseil de sécurité ne manifeste la moindre réaction. Mais si des pays, tels que l'Iran,
la Turquie, l'Egypte, l'Indonésie, la Jordanie, la Syrie ou d'autres pays, souhaitaient agir de manière indépendante ou encore réaliser de réels progrès, ils feraient, dès lors, l’objet de pressions, de la part du Conseil de sécurité. ", a regretté M. Ahmadinejad, lequel a ajouté que des questions, telles que les Droits de l’Homme, le 11 septembre, la bombe atomique, sont des jeux politiciens, pour dévier les attentions d'une autre scène qui n'est autre que la guerre culturelle.

20/06/2010

IRIB-

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96990-la-structure-du-conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-est-discriminatoire-ahmadinejad


3C CICA

08-06

Ahmadinejad est à Istanbul pour assister à un forum asiatique de sécurité, la Conférence sur les mesures pour bâtir la confiance et l'action conjointe en Asie (CICA). 
Le Brésil et
la Turquie, membres non permanents du Conseil de sécurité, s'opposent à de nouvelles sanctions.
Ces deux pays avaient conclu à la mi-mai un accord avec l'Iran prévoyant d'échanger en Turquie de l'uranium iranien faiblement enrichi contre du combustible hautement enrichi fourni par les Occidentaux pour un réacteur de recherche nucléaire situé à Téhéran.
Cette proposition a été accueillie froidement par les grandes puissances.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...



Les Voisins

Arabie Saoudite

Riad dément le Times: jamais Israël n'utilisera son ciel contre l'Iran.  

L’Arabie Saoudite a catégoriquement démenti les informations véhiculées par le journal britannique Times, selon lesquelles Riad aurait signé un accord secret avec l’entité sioniste permettant à ses avions de combats de traverser son espace aérien, en vue d’attaquer des sites nucléaires iraniens.  
Selon une source du ministère de
la Defense saoudienne, dans une déclaration accordée à l’agence de presse allemande, (DBA) «  il n’est nullement question pour Riad de permettre à l’aviation israélienne de traverser son espace aérien » réitérant une fois de plus que la position du royaume ne changera jamais : «  l’Arabie saoudite ne sera jamais une arrière base servant d’attaque contre l’Iran ».
Le Times avait dans son dernier numéro laissé entendre qu’à la base de ce présumé  accord, soi-disant coordonné avec la diplomatie américaine, le système de Defense aérien saoudien sera suspendu pour un certain moment afin de laisser passer les avions israéliens.
«  Notre pays ne fait pas partie du conflit qui oppose l’Iran à Israël et les États-Unis et ne permettra jamais que son sol soit utilisé pour mener des opérations militaires, sécuritaires  ou d’espionnage contre l’Iran » a ajouté le responsable saoudien ayant requis l’anonymat. Rappelant à cet égard que Riad avait également refusé en 2003 que l’aviation américaine puisse bombarder l’Irak à partir des bases militaires américaines ».
Evoquant les divergences entre Téhéran et Riad, cette même source a toutefois réaffirmé que son pays « ne permettra jamais l’utilisation de son sol pour bombarder un pays musulman ».
Ce n’est pas la première fois qu’une telle information est véhiculée par la presse britannique. Le Sunday Times l’a déjà fait le mois de juillet de l’an dernier, arguant les mêmes explications: celles que « les Saoudiens craignent plus le nucléaire iranien que les Israéliens eux-mêmes », rapportées par la voix d’un ancien chef des services de renseignements israélien.
( voir http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=93224&language=fr).
Le Times, quant à lui, l’a cité nommément : Aharone Zaevi Farkash, ex-président du comité de renseignement de Tsahal, lequel lui aurait confié que « l'Arabie Saoudite craint que l'Iran se dote de la capacité nucléaire plus que ne le fait Israël! ».
Auparavant, en mars 2009, Farkash avait lui-même déclaré qu’Israël devrait tout faire « pour inciter les pays sunnites contre l’Iran » car Israël est faible face à ce pays.

12/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141869&language=fr


Liban

 Vague de protestations libanaise à l’abstention du Liban à la résolution anti-iranienne.  

Nombre de partis et personnalités libanaises ont exprimé leur protestation contre le vote d'abstention de leur pays à la résolution 1929 du Conseil de sécurité, adoptée contre l’Iran.

Ils ont condamné le suivisme du Liban des Etats-Unis. L'association des oulémas de Jabal Amel a dénoncé la résolution et regretté le vote d’abstention du Liban à son encontre. « Est-ce qu’obtenir la satisfaction des instances internationales valait la dignité du Liban ? »

Les partis libanais entre autres, le Hezbollah ont exprimé leur solidarité avec l’Iran et condamné la prise de position du Liban en faveur du durcissement des sanctions contre l’Iran.

11/06/2010

IRNA -

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/96421-la-vague-de-protestations-libanaise-a-labstention-du-liban-a-la-resolution-anti-iranienne


Turquie

Erdogan: la Déclaration de Téhéran est d'une grande importance pour la Turquie

 "La Déclaration de Téhéran, en tant que pas positif franchi vers la paix, revêt, toujours, une grande importance pour la Turquie. ", a déclaré le Premier ministre turc.

Recep Tayyip Erdogan s'est exprimé, mardi, devant les députés du parti au pouvoir, en ces termes: "Le texte de la Déclaration de Téhéran ne va pas à rebours des exigences que le Président Obama avait évoqué dans les lettres séparées qu'il avait envoyées à moi et au président brésilien." Dans une autre partie de ses propos, Erdogan a dénoncé les politiques, à deux vitesses, de l'Occident, pour ajouter: "L'Occident exprime ses sympathies, à l'égard de régimes dictatoriaux, et parle de "démocratie", lorsque ses intérêts l'exigent."

15/06

 http://french.irib.ir/index.php/info/nucleaire/item/96667-erdogan-la-declaration-de-teheran-est-dune-grande-importance-pour-la-turquie


Russie

Medvedev critique les sanctions, Gates dénonce la schizophrénie de Moscou…

Le numéro un russe Dimitri Medvedev a affirmé dans un entretien accordé au Wall Street Journal que « les États-Unis n’avaient rien à perdre en imposant des sanctions contre l’Iran, car ils n’entretiennent pas de relations avec lui, contrairement à la Russie et à la Chine ».  
Réitérant la position de son pays, exprimé la veille par le vice-ministre des affaires étrangères Sergueï Riabkov,  lequel a dénoncé contre ces sanctions unilatérales supplémentaires imposées contre l’Iran, plus axées sur le pétrole et l’essence, et sur le secteur bancaire iranien et les Gardiens de la révolution, et prévenu que cela pourrait affecter la coopération sur la crise du nucléaire.
«  Nous n’étions pas favorable à de telles mesures, lorsque nous avons discuté la résolution au Conseil de sécurité ; nous devons agir ensemble pour parvenir aux résultats escomptés » a-t-il conclu.
Pour sa part le secrétaire d’état américain Robert Gates a qualifié la position russe sur l’Iran de "schizophrénique".
  "Ils reconnaissent la menace pour la sécurité que représente l'Iran, mais il y a aussi ces possibilités commerciales, et franchement, ils ne sont pas les
seuls en Europe", a-t-il commenté devant une commission du Sénat américain, pointant les relations commerciales entre l'Iran et l'Union européenne.    
Interrogé sur cette apparente contradiction par un sénateur, Gates a répondu: "Vous venez de mettre le doigt sur une espèce d'approche schizophrénique de
la Russie"   
Le président russe, Dimitri Medvedev, est attendu la semaine prochaine à Washington pour une réunion avec son homologue américain Barack Obama.

La question du nucléaire iranien devrait figurer au sommet de leur ordre du jour.

 18/06/2010

http://www.almanar.com.lb



Dans le monde

Australie

L'Australie a annoncé, ce mardi, de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire.
Selon le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, "ces nouvelles mesures vont faire de l'Australie le fer de lance des efforts pour persuader l'Iran de renoncer à sa démarche de confrontation avec la communauté internationale".
Il a précisé que ces nouvelles sanctions visaient la banque Mellat, qui a facilité des transactions avec les établissements du secteur nucléaire iranien et la compagnie iranienne de fret maritime (IRISL), qui a transporté du matériel destiné au programme nucléaire iranien.
 Les sanctions visent aussi le général Rostam Qasemi, qui, selon M. Smith, était à la tête de la société de construction Khatem ol-Anbiya détenue par les les Gardiens de la révolution.
 L'Australie, qui a déjà imposé ses propres sanctions à l'encontre de 40 autres individus ou organisations d'Iran, soutient toutes les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre Téhéran.

15-06
.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142198&language=fr


France

Bernard Valero critique la décision iranienne de remplacer des inspecteurs de l'AIEA.

La requête de l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de remplacer deux de ses inspecteurs jugés partiaux "va à l'encontre des demandes du Conseil de sécurité (de l'ONU) et du Conseil des gouverneurs" de l'AIEA, a estimé lundi la France.
 "A l'instar des précédentes résolutions sur l'Iran, la résolution 1929 du Conseil de sécurité adoptée le 9 juin a demandé à ce pays de coopérer pleinement avec l'AIEA", a rappelé Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris, interrogé lors d'un point-presse régulier sur la décision de l'Iran de déclarer deux inspecteurs persona non grata. 
Cette annonce "va à l'encontre des demandes du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA", a-t-il ajouté, soulignant que Paris attend de l'Iran qu'il coopère pleinement avec l'AIEA".  
Téhéran a révélé lundi avoir donné à l'AIEA le nom de deux inspecteurs qui n'ont plus le droit de venir en Iran. Il les a accusés d'avoir divulgué le contenu du rapport de l'Agence et d'avoir fourni de fausses informations sur le programme nucléaire iranien.
 Leurs noms et leurs nationalités n'ont pas été révélés.
Selon des sources proches de l'AIEA à Vienne, les Etats sont en droit de  refuser des inspecteurs et lui demander d'en présenter d'autres.
  

21/06/2010    

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143161&language=fr



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

2-1 Vidéo : AHMADINAJAD DENONCE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

http://www.youtube.com/watch?v=BxBR7o1QVac&feature=player_embedded#!

 

2-2 Vidéo : Ahmadinejad sur TF1

http://www.dailymotion.com/video/xdla1r_ahmadinejad-sur-tf1_news#from=embed?start=1

 

2-3 La flotte de guerre US/Israël.

Voici ci-après articles et images donnés par diverses sources médiatiques, montrant la traversée du Canal de Suez par la flotte de guerre US/Israël.

Robert Bibeau :

Jeudi 24 juin 2010

Cliquer sur ce lien pour lire les articles de presse et voir les images de la flotte traversant le canal de Suez en direction du Golfe persique :

Une armada de navires américains et israéliens se dirigent vers l’Iran



3 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Ambassadeurs étrangers, en poste en Iran : espions ? 

Selon PressTv, qui citait l’ancien ambassadeur d’Autriche, à Téhéran, les représentations occidentales, dans la capitale iranienne, ont joué un rôle significatif, dans la collecte illégale d’informations, pendant les troubles, qui ont suivi les élections présidentielles de 2009, en Iran.
Michael Poustel, qui s’exprimait devant le centre international « Woodrow Wilson », à Washington, a reconnu que certaines de ces représentations avaient communiqué, via Twitter ou Facebook, des informations, reprises, par la suite, par les médias étrangers. "Notre mission, a reconnu Poustel, faisait écho, en réalité, à la politique iranienne de l’UE, une politique qui vise à contrer l’opposition de l’Iran à l’Occident et à Israël.", a-t-il, encore, ajouté. Poustel a prétendu que l’immixtion des ambassades étrangères, dans les affaires intérieures de l’Iran, était, en réalité, une voie destinée à contourner la prétendue censure des médias et de l’Internet, en Iran.

13/06

 http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/96551...-?


3-2 Créer des dissensions entre Téhéran et Riyad ?

Le président iranien a déclaré que, sans nul doute, les Etats-Unis et le régime sioniste sont les ennemis de l’Iran et de l'Arabie saoudite et qu’ils cherchent à semer la discorde entre ces deux pays.
Selon l'IRNA, citant le site de la présidence iranienne, lors d'une rencontre avec le nouvel Ambassadeur saoudien, Mohammad Ben Abbas Al-Kallabi, à Téhéran, le président iranien a déclaré que l'Iran et l'Arabie saoudite, en raison de leur religion commune, de leur place éminente, des intérêts qu’ils partagent, et des défis que leur posent des ennemis communs, doivent se serrer les coudes. Le nouvel ambassadeur saoudien, après la remise de ses lettres de créance a souligné, pour sa part : "L'Arabie saoudite souhaite coopérer sur une vaste échelle avec
la RII et estime qu'il existe nombre de questions que les deux pays doivent pouvoir résoudre, grâce à leur coopération mutuelle." Mohammad Ben Abbas Al-Kallabi a précisé que, sans nul doute, aujourd'hui, avec la réelle volonté des responsables des deux pays, pour élever le niveau de leurs relations et des coopérations régionales et internationales, personne ne pourra influer sur ces relations.

14/06

http://french.irib.ir/


3-3 Désormais, la Turquie est capable de dire non

Le 9 juin, les Turcs ont été les seuls avec les Brésiliens à voter non à de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Les Occidentaux vont devoir accepter le rôle géopolitique croissant d'Ankara, prévient le commentateur d'un quotidien populaire turc.

Les Turcs et les Brésiliens avaient réussi à forcer l'Iran à accepter les conditions posées par les Etats-Unis dans le dossier nucléaire. En effet, les clauses reprises dans l'accord de Téhéran signé en mai entre l'Iran, la Turquie et le Brésil correspondaient mot pour mot aux conditions réclamées par Barack Obama dans la lettre qu'il avait écrite aux dirigeants turcs et brésiliens. Malgré cela, dès que l'accord a été signé, les Etats-Unis ont fait le choix de renier leur parole. Dans ces conditions, le vote onusien en faveur de sanctions contre l'Iran apparaît de la part de l'alliance occidentale, et en particulier des Etats-Unis, comme un rejet des initiatives favorables à l'établissement d'une paix globale et à l'instauration d'une justice universelle émanant de pays émergents tels que la Turquie et le Brésil.
La politique étrangère américaine semble déterminée non pas à résoudre les problèmes, mais à faire des démonstrations de force. L'esprit belliqueux qui régnait sous l'administration Bush fils ne donne pas l'impression d'avoir disparu. Obama a du mal à engranger des réformes du fait d'équilibres fragiles sur le plan interne. Sa liberté d'action est en effet entravée par le département d'Etat qu'il a dû laisser à son ex-rivale Hillary Clinton, qui puise sa force auprès des lobbies juifs. Pour l'Amérique, laisser à des puissances moyennes telles que
la Turquie et le Brésil la résolution de problèmes qu'elle estime devoir résoudre par elle-même est donc inacceptable.
Le même complexe s'observe aussi chez les Européens. De toute façon, il est peu probable que les sanctions débouchent sur des changements sur le front iranien. Toutefois, pour
la Turquie, un point de non-retour vient d'être franchi. Dorénavant, nos amis occidentaux vont être confrontés à une Turquie "capable de dire non". Dès lors que la Turquie n'entend pas modifier ses choix diplomatiques, qui résultent de nouvelles conditions liées à l'importance géopolitique, historique, démographique et économique croissante de notre pays, et dès lors que nous ne sommes plus en période de guerre froide, nos amis vont devoir changer la vision qu'ils avaient jusque-là de notre rôle.

 10.06.

http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/10/desormais-la-turquie-est-capable-de-dire-non



4 Dossier & Point de vue

4-1 L'Iran est capable de lancer des "centaines" de missiles contre l'Europe, selon les Etats-Unis.

L'Iran est capable de lancer une attaque contre l'Europe au moyen de "dizaines ou même de centaines" de missiles, ce qui a conduit les Etats-Unis a revoir son système de défense antimissile, a assuré jeudi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

La Maison Blanche avait décidé en septembre de troquer un projet de bouclier antimissile en Europe centré sur une menace de tirs de missiles iraniens de longue portée, pour un système protégeant plutôt les alliés de l'Otan de tirs balistiques de courte et moyenne portée. 

"Un des éléments (fourni par) les renseignements qui a contribué à la décision (de changer de système de défense antimissile) a été de prendre conscience que si l'Iran devait lancer une attaque de missiles contre l'Europe, il ne s'agirait pas de seulement un ou deux missiles ou même d'une poignée", a dit M. Gates lors d'une audition au Sénat.

"Il s'agirait plutôt d'une salve, dans laquelle on aurait potentiellement affaire à des dizaines ou même des centaines de missiles", a-t-il assuré, ajoutant qu'il soutenait le nouveau projet "capable de protéger nos troupes, nos bases, nos installations et nos alliés en Europe". 

M. Gates et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, ont tenté jeudi de convaincre le Sénat que le nouveau traité START de désarmement nucléaire n'affaiblirait pas les plans de défense antimissile des Etats-Unis.

Le nouveau traité START prévoit d'importantes réductions des arsenaux nucléaires des Etats-Unis et de la Russie. Mais cette dernière a dit se réserver le droit de se retirer du traité si Washington poursuit le déploiement de systèmes antimissile en Europe de l'Est d'une manière qui ne conviendrait pas à Moscou.

AFP

17 juin


4-2 Manlio Dinucci : Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations guerrières en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (Ussocom), qui dispose d’environ 57 mille spécialistes des quatre secteurs des forces armées. Leur mission officielle comprend : recueil  d’informations sur l’ennemi ; action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; opération psychologique pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an.  Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison Blanche de ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement  se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaques préventives ou de représailles dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence Upi, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigue ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’Ussocom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui  s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’Ussocom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci –rapporte le New York Times- est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Manlio Dinucci 

Edition de jeudi 10 juin de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/06/2010

n°45 - Dossier d'Iran - 28-06 - : Début : - la guerre est là mais elle ne se voit pas.

n°45 - Dossier d'Iran - 28-06  - : Début  : - la guerre est là mais elle ne se voit pas.



Dossier d'Iran  - spécial Sanctions

  n°45 -  28-06

            C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail,une seule adresse :fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Dossier & Point de vue

1-1 L'Iran est capable de lancer des "centaines" de missiles contre l'Europe, selon les Etats-Unis.

1-2 Manlio Dinucci : Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

1-3 Sanctions

1-4 Danielle Bleitrach : Le vote des sanctions, un nouveau ‘Munich’.

Fin

1-5 Manlio Dinucci : Des États-Unis, les bombes anti-bunkers arrivent pour l’attaque contre l’Iran.

1-6 Mireille Delamare : Comment les US ont acheté le vote sanction russe

1-7 Michel Chossudovsky : « Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran?

1-8 Manlio Dinucci : Des États-Unis, les bombes anti-bunkers arrivent pour l’attaque contre l’Iran.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Yahia Gouasmi : Golfe Persique: hostilités ouvertes.

2-2 Abdel-Moneim Saïd : Une guerre contre l’Iran.

2-3 Georges Moustaki I et Renaud...chansons contre la guerre et pour la paix...

2-4 Fidel Castro Ruz : Que j’aimerais me tromper !

2-5 Reza Rahimi: le monde d'aujourd'hui a besoin de gouvernance islamique.  

 



1  Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

1-1 Sanctions

"Ce vote de sanctions en tant que tel ne mène à rien si ce n’est à permettre un pas en avant vers la guerre."

On peut penser aussi que l'objectif pour les Etats-Unis n'est pas nécessairement la guerre, qui pourrait s'averrer difficile à supporter actuellement pour eux, mais certainement de 'casser' l'Iran en tant que puissance régionale, et là les sanctions 'en tant que telles' sont bien sûr tout à fait utiles, au même titre que la subversion 'démocratique' et le soutien aux groupes terroristes iraniens.

RM


1 Résolution 1929.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 Le Conseil a adopté la résolution 1929, rédigée par les Etats-Unis et co-parrainée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne,

Ce document, dont le texte reprend et élargit le champ des sanctions décrétées auparavant, a été rédigé par les Etats-Unis et amendé par les Six médiateurs pour le dossier nucléaire iranien (Russie, USA, Grande-Bretagne, France, Chine et Allemagne) par 12 voix contre 2 et une abstention.
Le texte, prévoit que l'Iran ne pourra investir à l'étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d'uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer.

Le projet interdit aussi la vente à l'Iran de huit nouveaux types d'armements lourds, notamment des chars. 
Il s'accompagne de trois annexes contenant des listes de particuliers, d'entités et de banques de nationalité iranienne qui s'ajouteront à ceux qui sont déjà frappés de sanctions individuelles -- gel des avoirs financiers et interdiction de voyager à l'étranger. 

Les annexes ne contiennent qu'un nom de particulier, Javad Rahiqi, chef du Centre de technologie nucléaire d'Ispahan de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (AEOI), mais 40 noms d'entités et banques.

La résolution élargit également l'embargo décrété par l'ONU sur les fournitures d'armes à l'Iran et met en place un régime d'inspection des cargaisons, analogue à celui déjà en vigueur à l'encontre de la Corée du Nord.

C'est la quatrième fois depuis 2006 que l'ONU sanctionne Téhéran pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

AFP- Ap – & autres médias


2 Chavez critique les sanctions.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a manifesté hier soir son soutien à son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, estimant comme lui que les nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU contre l'Iran "ne valent pas un sou".
"Bien dit, caramba! Elles ne valent pas un sou", a lancé Hugo Chavez, principal allié de Téhéran en Amérique latine, dans un discours retransmis à la télévision. "Et pourquoi ne sanctionnent-ils pas Israël?", a demandé le président vénézuélien, dénonçant "le cynisme de l'empire américain et de ses alliés".
Le Conseil de sécurité a pris hier de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, aussitôt saluées par le président américain Barack Obama mais rejetées par Mahmoud Ahmadinejad qui a jugé qu'elles "ne valent pas un sou" et sont "bonnes pour la poubelle".
Le Brésil et
la Turquie ont voté contre, pour protester contre la prise en compte, insuffisante à leurs yeux, de l'accord d'échange de combustible nucléaire conclu par eux avec l'Iran à la mi-mai.

 

10-08

Le Liban s'est abstenu, pour des raisons de politique intérieure, le Hezbollah pro-iranien faisant partie de son gouvernement.

AFP 10/06


3 Le Brésil critique les sanctions.

Le Brésil a voté contre de nouvelles sanctions contre Téhéran au Conseil de sécurité de l'ONU, car il estime qu'elles ne font que renforcer ceux qui sont hostiles au dialogue dans le dossier du nucléaire iranien, a expliqué son ambassadrice aux Nations unies. "Nous ne voyons pas les sanctions comme un instrument efficace. Il est fort probable que les sanctions fassent souffrir le peuple iranien et favorisent ceux qui, de tous les côtés, ne souhaitent pas que le dialogue prédomine", a déclaré Maria Luiza Ribeiro Viotti lors des débats précédant le vote.
"Les expériences passées à l'ONU, en particulier dans le cas de l'Irak, montrent que la spirales des sanctions, des menaces et de l'isolement peut avoir pour résultat des conséquences tragiques", a ajouté la diplomate dans son discours, diffusé par le ministère brésilien des Affaires étrangères.

Elle a également défendu l'accord tripartite Iran-Brésil-Turquie, prévoyant l'enrichissement d'uranium iranien en Turquie afin d'alimenter le réacteur de recherche de Téhéran et regretté "profondément", que les autres pays ne lui aient "pas laissé le temps de porter ses fruits".
AFP 09/06


4 Poutine dénonce l'absurdité des sanctions.

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a déclaré que les sanctions sont "inefficaces" pour résoudre les crises nucléaires, alors que l’ONU a voté pour la quatrième fois contre le programme nucléaire pacifique. 
 "Vous connaissez un seul exemple de sanctions efficaces? (...)

Dans l'ensemble, elles sont inefficaces", a déclaré M. Poutine dans une interview à l'AFP réalisée lundi à Sotchi (sud) et diffusée mercredi, à la veille d'un voyage de deux jours en France.
"Contre
la Corée du Nord, des sanctions ont été appliquées. Le programme se développe, de plus c'est sous le coup de sanctions que les dirigeants nord-coréens ont annoncé posséder l'arme nucléaire. Que valent-elles ces sanctions?", a poursuivi Vladimir Poutine.

Insistant sur la "prudence" de son pays en matière de sanctions, le chef du gouvernement russe a par ailleurs exhorté la communauté internationale à ne pas engager de "gestes brusques, irréfléchis" envers l'Iran. 
 "Imaginez-vous le jour où il n'y aura plus aucun contrôle de la communauté internationale et de l'AIEA! Ce serait mieux? Et on fera quoi alors?", a-t-il averti.
 Il s'est aussi à nouveau positionné contre des menaces militaires. 
 "L'usage de la force d'une façon ou d'une autre, il me semble qu'il ne faut même pas en parler. Selon moi, cela conduirait à une énorme tragédie sans le moindre résultat positif", a martelé M. Poutine, évoquant les "conséquences catastrophiques" en matière de déstabilisation régionale et de "radicalisation du monde islamique". 
Rappelons que
la Russie construit actuellement à Bouchehr la première centrale nucléaire iranienne, qui doit entrer en service d'ici à août.

09 juin 2010

EDT par admin

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5226


5 Hezbollah: les sanctions aggraveront la situation dans la région.

Le Hezbollah a condamné jeudi les nouvelles sanctions contre l'Iran adoptées mercredi par le Conseil de sécurité de l'ONU et a assuré que cette mesure aggraverait la situation dans la région, lit-on dans un communiqué du mouvement.

La décision d'introduire de nouvelles sanctions contre Téhéran est "injuste et néfaste et contredit les principales normes de la justice et de la légitimité (…) "Ces sanctions n'aboutiront à rien, mais compliqueront davantage la situation au Proche-Orient", est-il indiqué.

Le Hezbollah, parti bénéficiant du soutien de l'Iran, craint qu'Israël, qui perçoit le programme nucléaire iranien comme une menace pour son existence, "ne profite de cette résolution pour continuer de mener une politique agressive".

Cette décision témoigne de l'"hégémonie des pays influents sur les pays du monde musulman qui rejettent tout principe de soumission et de dépendance", stipule le communiqué.

L'application de sanctions injustes à l'encontre de Téhéran renforcera davantage "l'esprit rebelle" de ce pays et poussera leurs peuples à "accroître leur propre potentiel afin de défendre leur indépendance et leur souveraineté", a prévenu le Hezbollah.

11/6 AFP


6 Russie et Iran discutent des relations bilatérales sur fond de sanctions contre l’Iran.

Des diplomates russe et iranien procèdent à des consultations portant sur la coopération bilatérale dans le contexte des nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU à l'encontre de Téhéran.
Selon un communiqué mis en ligne vendredi sur le site de la diplomatie russe, le vice-ministre des Affaires étrangères Alexeï Borodavkine a rencontré l'ambassadeur d'Iran à Moscou Mahmoud-Reza Sajjadi.
"Les parties ont évoqué le développement de la coopération, en premier lieu économique, entre les deux pays, ainsi que la création d'un contexte médiatique propice à ce développement", indique le communiqué.

21:06

http://fr.rian.ru/world/20100611/186888098.html


1-2 Danielle Bleitrach : Le vote des sanctions, un nouveau ‘Munich’.
Soyons clair sur la question des sanctions contre l’Iran. C’est un mauvais coup.

Les votes au Conseil de Sécurité se divisent en trois catégories. D’abord ceux des États-Unis et de leur complices de toujours, La France et la Grande Bretagne. Ce qui est recherché c’est non seulement comme l’a dit Fidel faire oublier les meurtres israéliens contre le convoi humanitaire, mais selon moi faire avancer comme cela a déjà eu lieu en Irak jadis les pays vers l’acceptation d’une intervention du « fou », c’est-à-dire Israël. La seconde catégorie est celle qui non seulement a sauvé l’honneur mais a témoigné de lucidité sur le processus engagé: le Brésil et la Turquie qui ont voté contre, et à une degré moindre le Liban qui s’est abstenu. Il y a deux votes qui méritent d’être étudiés de près, ceux de la Russie et de la Chine. Ces deux pays ont voté les sanctions tout en expliquant plus ou moins qu’ils n’accepteraient pas que l’on aille plus loin. Disons-le clairement il s’agit d’une sorte de réaction de type de celle de Munich en 1938, où l’honneur perdu n’a pas empêché la guerre mondiale mais a ouvert les vannes.

En disant NON, ils ont cassé la stratégie des États-Unis

Le vote contre du Brésil et de la Turquie peuvent manifester la mauvaise humeur de deux pays qui sont mécontents  que la négociation qu’ils avaient nouée avec l’Iran n’ait pas été prise en compte. En effet, avec ce vote on aboutit à plusieurs résultats, d’abord l’Iran peut retirer la promesse faite au Brésil et à la Turquie et Téhéran a fait la preuve que ce sont les occidentaux et les israéliens qui sont des fauteurs de guerre. Le deuxième résultat est que la belle unanimité que les États-Unis voulaient autour des sanctions a volé en éclat. Enfin, non seulement l’allié traditionnel des USA et Israël dans le monde musulman a dénoncé l’alliance, mais tout le monde mesure bien que derrière ce vote il y a la majorité de l’Assemblée générale des nations Unies. Donc un vote qui devait isoler Iran en fait est en train d’isoler le Conseil de sécurité, en montrer le caractère injuste et impérialiste. 

C’est ce que Lula a exprimé clairement par son expression vote à la Pyrrhus. 

Les Deux « Munichois », la Chine et la Russie 

La Chine, le vote sitôt acquis a fait machine arrière toute en expliquant que son appui aux nouvelles sanctions en Irak ne signifiait en aucun cas que la porte était fermée à la négociation. Le new York Times laisse entendre que le vote chinois a été obtenu parce que les israéliens après leur acte de piraterie montrant jusqu’où ils étaient prêts à aller ont expliqué aux Chinois leurs projets d’intervention contre Iran et leur capacité de nuisance à bloquer tout le système d’approvisionnement énergétique dont la Chine dépend (et pas seulement la Chine). Après les deux affaires simultanées de la corvette Coréenne et de l’attaque de la flottille humanitaire – qui sont donc dans les deux cas des provocations calculées non seulement d’Israël mais des États-Unis- le doigt était sur la gâchette et la Chine semble avoir cédé. 

Il y a là sans doute une limite de la politique pacifique et de non intervention de la Chine, comme de son refus de s’impliquer dans l’affaire palestinienne… Elle témoigne d’un choix d’influence régionale prioritaire que les États-Unis tentent d’utiliser avec un certain résultat dans ce cas pour déconsidérer la Chine dans les rapports sud-sud. 

Le président iranien qui est d’une grande subtilité sous ses allures rugueuses a refusé de considérer que Chinois et Russes étaient passés dans le camp adverse. Il est allé visiter comme prévu l’exposition de Shanghai, a manifesté son mécontentement par la non rencontre avec des officiels, a laissé parler d’autres voix en Iran mais a pour sa part lors d’une conférence de presse fait porter tous ses coups contre les États-Unis, en expliquant qu’il n’avait aucun problème avec les autres pays,  et réitéré qu’il ne céderait pas. 

La Russie qui a voté pour les sanctions initiées par les États-Unis a perdu comme la Chine une part de sa crédibilité.

Surtout que comme la Chine elle s’est aussitôt employée à souligner qu’il n’y avait pas rupture de la coopération avec l’Iran dans le secteur énergétique. Le caractère dérisoire de l’affaire a été illustré aussitôt par la question de la fourniture de missiles S-300 à l’Iran », par la Russie. Selon les experts, russes le montant du contrat de livraison de ces armes s’élève à environ 800 millions de dollars et celui du dédit à environ 400 millions. Mais aussitôt les États-Unis ont rassuré les Russes : « La fourniture de systèmes antiaériens S-300 russes ne tombent pas sous le coup des sanctions de l’ONU, notamment de la nouvelle résolution 1929 du Conseil de sécurité, a déclaré le porte-parole officiel du département d’Etat américain Philip Crowley. »La résolution 1929 interdit de vendre à l’Iran des armes mentionnés dans la liste des armements conventionnels de l’ONU, mais les missiles de DCA n’y figurent pas », a souligné M.Crowley. On voit à quel point l’affaire est limpide. Alors tout va bien puisque le principal fournisseur d’armes qu’est la Russie peut poursuivre avec la bénédiction US ?

Il serait erroné pourtant de penser que les sanctions n’auront aucune influence sur les Iraniens.

La Russie et la Chine les ont acceptées à condition que les sanctions n’entravent pas le commerce et le secteur pétrolier (énergétique). Sur le thème qu’ils ne voulaient pas pénaliser le peuple iranien.

De qui se moque-t-on ?

Les sanctions sont officiellement dirigées contre le Corps des Gardiens de la révolution islamique, les GRI. Ceux-ci ne sont en rien susceptibles de provoquer la sympathie surtout après qu’une campagne de presse en occident nous explique depuis des mois qu’ils font régner la terreur en Iran, et ceci à tort ou à raison, mais avec un objectif bien précis que ces sanctions éclairent: il leur est interdit d’effectuer des opérations bancaires, leur  financement, est organisé le boycott de leurs entreprises et de toutes les institutions financières contrôlées par les GRI. Mais tout le monde sait bien que quoiqu’on pense de ce corps paramilitaire il est profondément imbriqué au système financier des mollahs, il tient la vie économique de l’Iran et contrôle ou détient des entreprises commerciales, maritimes, financières, industrielles, pétrolières et gazières (jusqu’à 80% des ressources pétrolières et jusqu’à 50% de toute l’économie du pays).

Donc les sanctions portées sur ce système vont avoir des incidences sur la vie déjà dramatique des iraniens, dont 10 millions d’habitants (sur 70 millions) vivent au-dessous du seuil de pauvreté et 30 millions sont pauvres. Par contre cela n’entamera sans doute pas la richesse des mollahs et de la grande bourgeoisie iranienne qui trouveront dans des circuits de contrebande de quoi prospérer.

Cela n’entamera pas plus le développement du secteur énergétique, celui-ci est financé par le pétrole, mais le pétrole est contrôlé par les GRI, donc cela va déboucher nécessairement par plus de contrebande, de transactions occultes avec des prête-noms et moins pour le peuple. Mieux Iran menacé poursuivra et amplifiera.

C’est bien là-dessus que comptent les USA et leur avorton israélien, ils n’ont pas obtenu l’unanimité, le Conseil de Sécurité est apparu pour ce qu’il est l’instrument de leur conception injuste de la domination US. La Chine et la Russie ont fait la preuve que ces deux pays ne voulaient ou ne pouvaient pas résister, ils n’ont pas nécessairement changé de camp mais leur attitude munichoise leur a fait perdre une part de crédibilité.

L’ensemble des peuples sait désormais qu’il n’a plus rien à attendre d’une institution comme le Conseil de sécurité, les seuls pays qui sont sortis renforcés sont l’Iran, le brésil et la Turquie. 

Et combien de temps durera cette résolution? Six mois? Un an? Et ensuite, une nouvelle résolution, un ultimatum, une frappe militaire? Rien de tout cela n’est précisé, c’est dire si le doigt s’est rapproché de la gâchette…

Et maintenant ?

La Chine déjà, dans le cadre de l’organisation de Coopération de Shanghai, ne cesse de confirmer sa stratégie: avoir voté les sanctions pour ouvrir les négociations avec Iran, comme le répète le porte-parole du ministère des affaires étrangères Qin Gang. Il y a en effet ce jeudi, un sommet de l’organisation de Coopération de Shanghai auquel assiste le président chinois Hu Jintao. Si les Russes ont fait savoir que les sanctions empêchaient d’intégrer comme membre à part entière l’Iran (thème de la réunion l’admission de nouveaux membres) cela n’excluait en rien l’admission comme observateur. 

Passer en revue tous ces faits montre bien que ce vote de sanctions en tant que tel ne mène à rien si ce n’est à permettre un pas en avant vers la guerre et l’intervention israélienne. 

Il y aurait un autre possible. Certains en particulier les Russes avancent que  sanctions pourraient contribuer au règlement d’un autre problème de non-prolifération. Les pays arabes, l’Inde, le Pakistan, la Turquie et le Brésil insistent depuis longtemps sur l’ajustement du régime de non-prolifération, pour que les États-Unis poussent Israël à signer le traité de non prolifération et à ouvrir son propre programme nucléaire. Ils disent qu’à  la lumière de nouvelles sanctions, Washington aurait du mal à s’opposer à de telles exigences.
Il en serait effectivement ainsi si ce pays avait une quelconque logique internationale autre que la loi du plus fort, mais après avoir fait voter des sanctions contre l’Iran pour ce qui demeure un programme civil nucléaire alors même que les mêmes États-unis ont empêché la condamnation Israël pour son acte de piraterie meurtrier dans les eaux internationales la semaine précédente, démontrent que les États-Unis se moquent complètement de toute légalité internationale et qu’ils préparent sûrs de l’impunité un autre mauvais coup.

On peut comprendre que la Chine qui sait depuis longtemps, sans doute depuis le bombardement de son ambassade à Belgrade, et à qui a été renouvelé le message avec l’affaire de la corvette coréenne, refuse l’affrontement et craigne la menace d’intervention Israël mais la situation est désormais telle que c’est reculer pour mieux sauter. 

C’est pour cela que le choix russe et chinois est comme celui de Munich en 1938 devant Hitler, on livre l’Iran pour ne pas affronter le monstre mais celui-ci en prend de la force. 

Danielle Bleitrach

Publié 12 juin 2010


1-3 Mireille Delamare : Comment les US ont acheté le vote sanction russe -

Le consentement de la Russie pour une nouvelle résolution avec amplification des sanctions contre l’Iran au CSONU a été acheté par Washington. Explications.

Le revirement de Moscou concernant de nouvelles sanctions au CSONU contre l’Iran, qui refuse de stopper son programme d’enrichissement d’uranium sous contrôle de l’AIEA alors que signataire du TNP l’Iran a tout à fait le droit de le faire, a été obtenu suite à un savant marchandage Washington/Moscou.

Selon le Washington Post du 22/05/2010, l‘explication de cet accord de dernière minute pour obtenir le soutien de la Russie à ces nouvelles sanctions onusiennes contre l’Iran a été révélée vendredi quand l’administration Obama a déclaré avoir levé les sanctions contre quatre entités russes impliquées dans le commerce « illégal » d’armes avec l’Iran et la Syrie depuis 1999.

La levée des sanctions a été enregistrée vendredi dans le Registre Fédéral, cela juste trois jours après l’annonce par la secrétaire d’état US, Hillary Clinton, que la Russie avait donné son accord pour de nouvelles sanctions au CSONU contre l’Iran.

La Russie s’était plainte depuis longtemps de ces sanctions américaines touchant notamment Rosoboronexport, une entreprise d’état exportatrice d’ armes et qui avait été sanctionnée pour des ventes à l’Iran en 2006 et 2008. Mais Moscou a marchandé la levée des sanctions ces derniers jours bien que les Américains aient affirmé avoir le OK de la Russie pour les sanctions depuis un certain temps déjà.

Les sanctions ont également été levées contre le Moscou Aviation Institute, sanctionné depuis 1999 pour avoir aidé l’Iran à développer ses missiles balistiques. La D.Mendeleyev University of Chemical Technology of Russia avait également été sanctionnée depuis 1999 pour avoir aidé l’Iran dans son programme de missiles de même que le Tula Instrument Design Bureau, sanctionné la même année pour avoir fourni des équipements anti tanks à la Syrie.

Depuis le début de l’année, l’administration Obama a également levé les sanctions contre deux autres entités russes Glavkosmos et Baltic State Technological University pour avoir travaillé avec l’Iran.

Pour faire échec à l’accord entre la Turquie, le Brésil et l’Iran sur l’échange de LEU à 3.5% contre du LEU enrichi à environ 20% en Turquie sous contrôle de l’AIEA pour son réacteur de recherche nucléaire de Téhéran fabricant des isotopes pour traiter les malades iraniens contre le cancer, échange réclamé par le P5+1 mais en fait prétexte à vouloir confisquer l’uranium enrichi à 3.5% par l’Iran, les US ont lancé toute une série de négociations marathon avec la Russie et la Chine deux pays récalcitrants avec un droit de veto au CSONU.

Selon certains responsables américains l’administration Obama a fait en sorte qu’il y ait dans la formulation de la proposition de résolution de sanctions une lacune concernant l’interdiction de vente d’armes qui permettrait aux Russes d’honorer la vente de missiles anti missiles S300 à l’Iran, vente conclue en 2005 d’un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, déjà payés, retardée depuis 2007 sous la pression des américains et des israéliens.

Ces systèmes de missiles anti missiles S300 que Moscou affirme vouloir livrer à Téhéran mais dont la livraison aurait été retardée selon les Russes pour des « problèmes techniques » sont capables d’intercepter des missiles balistiques et d’abattre des avions de combat, et rendraient les sites d’installations nucléaires iraniens inattaquables notamment par les Israéliens.

Selon la proposition de résolution qui doit encore être discutée au CSONU celle -ci interdirait la vente de 8 catégories d’armes conventionnelles, dont des « missiles et systèmes de missiles comme définis selon le critère du Registre des Armes Conventionnelles de l’ONU ». Ce Registre inclus les missiles sol sol et les systèmes de missiles air sol mais pas les systèmes défensifs de missiles sol air.

Malgré l’offensive américaine pour faire passer cette nouvelle résolution amplifiant les sanctions contre l’Iran, Téhéran a décidé d’aller de l’avant dans son accord d’échange de LEU conclu avec le Brésil et la Turquie. L’Iran va transmettre une lettre officielle lundi au secrétaire général de l’AIEA comprenant les détails de cet accord d’échange. Les représentants du Brésil et de la Turquie auprès de l’AIEA vont accompagner leur homologue iranien pour remettre ce document. La première livraison de LEU à 3.5% devrait arriver en Turquie d’ici un mois.

L’administration Obama a réaffirmé son objectif de faire cesser le programme d’enrichissement d’uranium iranien et même avoué publiquement que cette proposition d’échange avait en fait pour objectif caché la suspension de ce programme.

La malhonnêteté de l’administration Obama et de ses acolytes français britannique allemand et probablement chinois et russe - ces deux derniers utilisant le nucléaire iranien pour marchander des concessions auprès de Washington, les Russes la levée des sanctions, les Chinois la fin des pressions économiques américaines pour une réévaluation de la monnaie chinoise -ne fait que confirmer ce qu’on savait depuis longtemps qu’Obama n’a jamais sérieusement cherché à dialoguer avec l’Iran et que derrière sa belle rhétorique se cache un va t-en guerre froid calculateur menteur pire que G.W Bush.

Mireille Delamare :

mercredi 26 mai 2010,

Comité Valmy 

Source : Planète non violence

http://www.planetenonviolence.org/...

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article668


1-4 Michel Chossudovsky : « Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran?
La résolution du Conseil de sécurité transforme l'Iran en proie facile 

 « Une proie facile est une victime sans defense, une cible facile, vulnérable à l'attaque. »

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances.

La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. « Un tigre de papier [V (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace tel un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire.

La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

Le Conseil de sécurité a voté le 9 juin à l'imposition d'une quatrième série de très larges sanctions contre de la République islamique d'Iran, qui comprennent un embargo sur les armes ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ».

Par une amère ironie, cette résolution a été adoptée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité des Nations Unies d'adopter une motion condamnant Israël pour son attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza dans les eaux internationales.

Elle a également suivi la tenue d’une conférence sur le traité de non prolifération nucléaire (TNP) tenue à Washington sous les auspices de l'ONU, qui appelle à la création, dans sa résolution finale, d'un Moyen-Orient sans nucléaire, ainsi qu’au démantèlement de l'arsenal nucléaire d’Israël. Israël est considéré la sixième puissance nucléaire au monde, avec, selon Jane Defense, entre 100 et 300 ogives nucléaires. (Analysts: Israel viewed as world's 6th nuclear power, Israel News, Ynetnews, 10 avril 2010). En revanche, l’Iran n’a pas de capacité connue en matière d'armes nucléaires.

La Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU est basée sur un mensonge fondamental.

Elle défend l'idée que l'Iran est une puissance nucléaire à venir et une menace à la sécurité mondiale. Elle fournit également le feu vert à l'alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l'Iran d'une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Conseil de sécurité exerce deux poids deux mesures dans l'application des sanctions: Considérant que l'Iran est la cible de menaces punitives, l’arsenal nucléaire considérable d’Israël est soit ignoré, soit tacitement accepté par la « communauté internationale ». Pour Washington, les bombes nucléaires d'Israël sont un instrument de paix au Moyen-Orient.

En outre, alors que tous les doigts sont pointés vers l'Iran qui ne possèdent pas d'armes nucléaires, cinq soi-disant États européens « non nucléaires » dont la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, l'Italie et la Turquie possèdent non seulement des armes nucléaires stratégiques sous commandement national, mais ces ogives sont déployées et dirigées sur l'Iran.

Résolution 1929 (9 juin 2010):

« 7.    Décide que l’Iran ne doit pouvoir acquérir dans un autre État aucune participation dans une activité commerciale quelconque qui serait liée à l’extraction d’uranium ou à la production ou l’utilisation de matières et de technologies nucléaires dont la liste est donnée dans la circulaire INFCIRC/254/Rev.9/Part 1, en particulier les activités liées à l’enrichissement et au retraitement de l’uranium, toutes les activités liées à l’eau lourde et les technologies liées aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, et décide également que tous les États doivent empêcher l’Iran, ses nationaux et les sociétés constituées en Iran ou relevant de sa juridiction, les personnes ou entités agissant en leur nom ou sous leurs instructions, ou les entités qui sont leur propriété ou sont sous leur contrôle, de réaliser de tels investissements dans les territoires qui relèvent de leur juridiction; »

« 8. Décide que tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à l’Iran, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux ou des personnes relevant de leur juridiction, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils aient ou non leur origine dans leur territoire, de chars de combat, véhicules blindés de combat, systèmes d’artillerie de gros calibre, avions de combat, hélicoptères d’attaque, navires de guerre, missiles et lanceurs de missiles … décide également que tous les États doivent empêcher la fourniture à l’Iran par leurs nationaux ou à partir de leur territoire ou à travers leur territoire de toute formation technique, ressources financières ou services financiers, conseils, autres services ou aide liés à la fourniture, à la vente, au transfert, à la livraison, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de telles armes et de matériel connexe, et invite tous les États à faire preuve de vigilance et de retenue concernant la fourniture, la vente, le transfert, la livraison, la fabrication et l’utilisation de toutes autres armes et du matériel connexe; » (Le Conseil de sécurité impose des sanctions additionnelles à l’Iran, Vote divisé : 12 en faveur et 2 contre, une abstention. Incluant le texte complet de la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU, Département de l’information de l’ONU, le 9 juin 2010)

L’embargo sur les armes. Les implications pour la Russie et la Chine

La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont cédé aux pressions américaines et elles ont voté en faveur d'une résolution, qui n'est pas seulement préjudiciable à la sécurité de l'Iran, mais qui affaiblit sérieusement et sape leur rôle stratégique en tant que potentielles puissances mondiales rivales sur l’échiquier géopolitique eurasien.

La résolution attaque directement au cœur même de la structure des alliances militaires. Elle empêche la Russie et la Chine de vendre des armes stratégique et conventionnelles de même que des technologies militaires à leur allié de facto: l'Iran. En fait, c’était l'un des principaux objectifs de la résolution 1929 que Washington a l'intention de faire respecter.

Parallèlement, en empêchant l'Iran d'acheter des équipements militaires conventionnels, la résolution empêche l'Iran de se défendre contre une attaque États-Unis-OTAN-Israël.

Si elle était pleinement appliquée, non seulement la résolution invaliderait les accords bilatéraux de coopération militaire avec l'Iran, mais elle créerait une brèche dans l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Cela signifierait également l’affaiblissement considérable des relations commerciales et d'investissements entre l'Iran et ses partenaires russes et chinois. Les dispositions financières et bancaires prévues dans la résolution indiquent également que Washington est non seulement résolu à isoler l'Iran mais aussi à déstabiliser son système financier.

Washington est résolu à mettre en application cette résolution. La Secrétaire d'État Hillary Clinton a nommé Robert Einhorn, conseiller spécial pour la non-prolifération et le contrôle des armes, en tant que coordinateur américain pour la mise en œuvre du régime de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord:.

« Le président américain Barack Obama a salué la résolution, estimant qu'elle permet d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement iranien n’a jamais été confronté et qu’elle va envoyer un message « sans équivoque » à Téhéran sur l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires. » (Clinton appoints coordinator for sanctions against Iran, DPRK, Xinhua, le 10 juin 2010

« Nous nous attendons à ce que chaque pays mette en œuvre de manière agressive la résolution 1929 » a déclaré le porte-parole du département d'État P.J. Crowley. Si la Chine et la Russie décidaient de ne pas respecter les dispositions de la résolution, en particulier celles relatives aux ventes d'armes à l'Iran (art. 8), Washington s’en servira comme une opportunité pour s'engager dans une confrontation diplomatique toujours plus conflictuelle face à Pékin et Moscou.

La résolution vise également à établir une hégémonie dirigée par les États-Unis dans la production et l'exportation de systèmes d'armements. C’est un rude coup, pratiquement une « condamnation à mort », pour le commerce international lucratif des armes de la Chine et de la Russie, qui entre en compétition avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et Israël. Dans l'ère post-soviétique, le commerce des armes est devenu un élément central dans l’économie fragile de la Russie. Les répercussions possibles sur la balance des paiements de la Russie sont considérables.

La mise hors de combat du système de Defense antimissile de l’Iran

Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sont une partie intégrante de la politique étrangère américaine. Elles sont sur la planche à dessin des think tanks (groupes de réflexion) de Washington, dont le Conseil des relations internationales (CFR), l'American Enterprise Institute (AEI) et l’Heritage Foundation. À cet égard, il convient de noter que la substance de l'article 8 de la résolution 1929 (9 juin 2010) était contenue dans un rapport de janvier 2010 de l’Heritage Foundation, qui en appelait à « bloquer les ventes d'armes à l'Iran », y compris les missiles russes S-300:

«Washington et ses alliés doivent faire tous les efforts pour empêcher l'Iran de recevoir des armes étrangères, notamment la vente imminente des missiles sol-air S-300 russes, qui pourrait provoquer Israël à attaquer le plus tôt possible. Des efforts multinationaux plus musclés doivent également être pris pour empêcher l'Iran de transférer des armes au Hezbollah et aux groupes terroristes palestiniens, qui constituent une menace non seulement pour Israël, mais à la stabilité du Liban, de l'Égypte et de la Jordanie. Le 3 novembre, la marine israélienne a intercepté le Francop, un cargo battant pavillon d'Antigua, qui transportait environ 500 tonnes d'armes de l'Iran destinées au Hezbollah via la Syrie.[22] Les États-Unis devraient pousser d'autres alliés à se joindre afin de donner une plus grande aide aux efforts israéliens d'interception des flux d'armes iraniens, en particulier au Hezbollah et au Hamas. » (James Phillips,  An Israeli Preventive Attack on Iran's Nuclear Sites: Implications for the U.S,  The Heritage Foundation, Washington, DC, Janvier 2010)

Est-ce que Moscou évalue les conséquences de l'embargo proposé sur les armes?

Immédiatement après l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité le 9 juin, plusieurs reportages de la presse russe ont indiqué que la vente des missiles russes S-300 à l'Iran serait gelée, en dépit des assurances données par le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov à l’effet que la résolution du Conseil de sécurité n'affecterait pas le traité de Defense aérienne. ..(Russia says in talks with Iran on new nuclear plants, Haaretz, 10 juin 2010) Ces déclarations contradictoires laisse entendre qu'il y a d’importantes divisions au sein des dirigeants russes, sans lesquelles la Russie aurait dûment exercé son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies.

Missiles sol-air S-300 russes

Sans l'aide militaire russe, l'Iran est une proie facile. Son système de Defense aérienne dépend de la continuité de la coopération militaire russe. En outre, sans l'Iran, la Russie serait contrainte de vendre du matériel militaire à des pays dans l'orbite US-OTAN. (VoirRussia to offset loss of Iran arms sales with Iraqi, Afghan deals, Russia, RIA Novosti, 11 juin 2010)

Une attaque nucléaire préventive contre l'Iran

Le monde vit un moment décisif. La véritable menace à la sécurité mondiale provient de l'alliance États-Unis-OTAN-Israël. Le Conseil de sécurité sert directement les intérêts de l'alliance militaire occidentale. La résolution du Conseil de sécurité accorde de facto un « feu vert » pour mener une guerre préventive contre l'Iran, laquelle est sur la planche à dessin du Pentagone depuis 2004.

« Un plan opérationnel pour mener des attaques aériennes sur l'Iran est en état de préparation depuis juin 2005. L’essentiel du matériel militaire pour mener cette opération a été déployée. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, janvier 2006). En 2005, le vice-président Dick Cheney a ordonné à l’USSTRATCOM d'élaborer un « plan d'urgence », qui comporterait « une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran utilisant à la fois des armes nucléaires tactiques et conventionnelles. » (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War , The American Conservative, 2 août 2005).

Sous l'administration Obama, les menaces sont devenues de plus en plus courantes et beaucoup plus explicites qu’elles ne l’étaient sous les néo-conservateurs. En octobre 2009, l'American Enterprise Institute (AEI) a organisé une conférence au Wohlstetter Conference Center de Washington dont le sujet était « Israël doit-il attaquer l'Iran? »:

« Le développement d'armes nucléaires en Iran se poursuit, menaçant la sécurité de ses voisins et la communauté internationale. Selon une récente enquête menée par Pew Research Center, plus de 60 pour cent de la population des États-Unis estime qu’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires justifie une action militaire. Le ministre adjoint israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a souligné le 21 septembre qu'Israël « n'a rejeté aucune option sur la table » lorsqu’il s'agit de lutter contre la menace iranienne. Le même jour, le général en chef d’Israël, le chef d'état major lieutenant général Gabi Ashkenazi, a été clair en indiquant qu'il n’excluait pas une attaque militaire sur les installations nucléaires de l'Iran, en répétant que « Israël a le droit de se défendre et que toutes les options sont sur la table. » Alors que le débat s'intensifie sur la façon de répondre plus efficacement aux provocations de l'Iran, il est temps d'explorer les paramètres stratégiques et juridiques d'une potentielle attaque israélienne contre la République islamique et de fournir une analyse approfondie sur ses implications pour les États-Unis.(American Enterprise Institute, Should Israel Attack Iran? , Octobre 2009, C’est nous qui surlignons)

Du point de vue militaire, Israël ne pouvait pas procéder à une attaque unilatérale contre l'Iran sans la coordination soutenue par le Pentagone:

« Alors que le président Obama tend « une main ouverte » en recherchant des pourparlers directs avec Téhéran dans sa tentative de stopper son programme nucléaire, Mme Clinton semblait prête [Juin 2009] à dérouter les dirigeants iraniens avec des propos de frappes préventives « de la façon dont nous avons attaqué l'Irak ». Elle a dit qu'elle cherchait à se mettre dans la peau des dirigeants iraniens, mais elle a ajouté que Téhéran « pourrait avoir des d’autres ennemis qui voudraient le faire [une attaque préventive] pour eux. » Il s’agissait d’une référence claire à Israël, où Benyamin Netanyahou, le premier ministre, a parlé de la possibilité d'une action militaire pour stopper le programme nucléaire iranien - quelque chose qu'il considère comme une menace pour l'État juif.» ( Don’t discount Israel pre-emptive strike, Hillary Clinton warns Iran, Times Online, 8 juin 2009, c’est nous qui soulignons)

En avril 2010, le message était clair: Washington « utiliserait des armes atomiques seulement dans des « circonstances exceptionnelles » et n’attaquerait pas des États non dotés d'armes nucléaires, tout en distinguant des « cas particuliers » tels l'Iran et la Corée du Nord comme des exceptions. » (Iran to Take US to UN Over Obama's Threat to Use Nuclear Weapons against Iran, AlJazeera, 11 avril 2010). Le secrétaire à la Defense Robert Gates a expliqué dans une interview télévisée « que Washington faisait exception de Téhéran et de Pyongyang, car ils avaient défié plusieurs fois les ultimatums du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’égard de leurs programmes nucléaires. » (Ibid).

« Feu vert » des Nations Unies à un scénario de Troisième Guerre mondiale?

Est-ce que cette dernière résolution du Conseil de sécurité donne le « feu vert » tant recherché par Washington?

La substance de la résolution du Conseil de sécurité est également dirigée contre les alliés de l'Iran: la Chine et la Russie.

Paradoxalement, alors que la Chine et la Russie n'ont pas exercé leur droit de veto, ils sont néanmoins l'objet de menaces voilées des États-Unis. La Chine est entourée d’installations militaires américaines. Les missiles américains en Pologne et dans le Caucase sont pointés vers des villes de la Russie. Plus récemment, l'administration Obama a appelé à l'élargissement du régime des sanctions à l'encontre d’un allié de la Russie, le Belarus.

Washington a également annoncé que « Le Pentagone se prépare à s’engager dans un mini boom immobilier en Asie centrale, lequel comprendrait la construction d'installations militaires stratégiques américaines » dans chacun des cinq États de l'Asie centrale, y compris le Turkménistan et l'Ouzbékistan. (Voir  Defense Dollars Building Boom: Pentagon Looks to Construct New Military Bases in Central Asia, Eurasianet, 6 juin 2010). Ces divers accords de coopération militaire avec les anciennes républiques soviétiques tentent non seulement de fragiliser l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et de l'OTSC, ils font partie de l'encerclement stratégique US-OTAN de la Russie et la Chine.

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. « Un tigre de papier [V (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace telle un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

Michel Chossudovsky

Le 14 juin 2010

Mondialisation.ca,
Article original en anglais : UN "Green Light" for a Pre-emptive US-Israel Attack on Iran?
Security Council Resolution Transforms Iran into a "Sitting Duck", publié le 11 juin 2010.

Traduction de Dany Quirion pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa.

Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).    

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl......

 

n°45 - Dossier d'Iran - 28-06 - : Fin: - La guerre est là mais elle ne se voit pas.

n°45 - Dossier d'Iran - 28-06  - : Fin: -  La guerre est là mais elle ne se voit pas.



Dossier d'Iran  - spécial Sanctions

  n°45 -  28-06

            C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail,une seule adresse :fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-5 Manlio Dinucci : Des États-Unis, les bombes anti-bunkers arrivent pour l’attaque contre l’Iran.

1-6 Mireille Delamare : Comment les US ont acheté le vote sanction russe

1-7 Michel Chossudovsky : « Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran?

1-8 Manlio Dinucci : Des États-Unis, les bombes anti-bunkers arrivent pour l’attaque contre l’Iran.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Yahia Gouasmi : Golfe Persique: hostilités ouvertes.

2-2 Abdel-Moneim Saïd : Une guerre contre l’Iran.

2-3 Georges Moustaki I et Renaud...chansons contre la guerre et pour la paix...

2-4 Fidel Castro Ruz : Que j’aimerais me tromper !

2-5 Reza Rahimi: le monde d'aujourd'hui a besoin de gouvernance islamique.  

 



1-5 Manlio Dinucci : Des États-Unis, les bombes anti-bunkers arrivent pour l’attaque contre l’Iran.

L’Arabie Saoudite ne permettrait pas aux bombardiers israéliens de traverser leur espace aérien pour frapper les sites nucléaires iraniens : c’est ce qu’a déclaré le prince Mohammed Bin Nawaf, envoyé de Riyadh à Londres, démentant la nouvelle donnée par le Times. L’alarme est donc stoppée ? Rien n’est moins sûr. Personne à Washington n’a démenti l’information, venant du Pentagone, que l’attaque israélienne contre les sites nucléaires iraniens a été « planifiée en accord avec le Département d’état états-unien », et qu’un autre corridor aérien est prévu, surtout pour l’attaque contre Bushehr, à travers la Jordanie, l’Irak et le Kuweit.  Mais au-delà des mots ce sont les faits qui démontrent que les préparatifs d’une attaque contre l’Iran s’intensifient.

Le ministre de la défense (si on peut dire, NdT) Ehud Barak, en visite à Washington, a obtenu d’autres grosses fournitures militaires, en particulier des  bombes Jdam de la société états-unienne Boeing. Ce sont des bombes à forte potentialité qui, avec l’ajout d’une nouvelle section de queue à guide GPS, peuvent être lancées à plus de 60 Kms de l’objectif sur lequel elles se dirigent automatiquement.  Récemment elles ont aussi été dotées d’un système à direction laser, qui les rend encore plus précises. Elles ont été utilisées, écrit le journal israélien Haaretz, dans la deuxième guerre du Liban, en 2006, et dans l’opération Plomb durci à Gaza en 2008.

Barak a en outre demandé à Washington d’augmenter de 50% les « dépôts d’urgence » que l’armée états-unienne a constitués en Israël en décembre dernier,  sur décision de l’administration Obama. Comme le rapporte Haaretz, ces dépôts  contiennent des missiles, bombes, munitions pour l’aviation, véhicules blindés et autres armements, qui sont catalogués au moment de leur arriver pour assurer un « accès facile et rapide du côté israélien ». A coup sûr, même si ça n’est pas dit, une partie des armements destinés aux « dépôts d’urgence » arrive de Camp Darby, la base logistique de la US Army, (en Italie, entre Pise -aéroport civil et militaire, personnel exclusivement militaire dans la tour de contrôle- et Livourne, port marchand, NdT) :  depuis longtemps déjà, d‘après le Global Security, la 31ème Escadre d’approvisionnement de la base est responsable aussi des dépôts situés en Israël, sorte de succursale de Camp Darby qui a approvisionné les forces israéliennes pour ses attaques contre le Liban et Gaza.

Parmi ce que les États-Unis fournissent à Israël, se trouvent les « ogives lourdes pénétrantes », comme les Blu-117 d’une tonne, adaptées à l‘attaque contre les bunkers iraniens. Ces armes mêmes qui depuis des mois se sont accumulées dans la base états-unienne de Diego Garcia, dans l’Océan Indien, où ont été transférés les bombardiers B-2 capables de franchir les défenses anti-aériennes. Selon Dan Plesh, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers états-uniens sont déjà prêts à détruire 10 mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et, derrière ses déclarations lénifiantes, l’Arabie Saoudite est en train de potentialiser ses 150 chasseurs-bombardiers F-15 fournis par Boeing, avec les technologies les plus avancées qui les rendent plus efficaces dans les attaques nocturnes et pleinement inter opérationnelles avec les forces aériennes états-uniennes.

 Manlio Dinucci

Il manifesto

Le 21 juin 2010

Edition de jeudi 17 juin de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20100617/pagina/08/pezzo/280617/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Yahia Gouasmi : Golfe Persique: hostilités ouvertes.

Une douzaine de navires de guerre israéliens et américains ont franchi le Canal de Suez en direction du Golfe Persique, avec la collaboration totale du gouvernement Moubarak.
L’opposition politique en Egypte a fait connaître son indignation, qui est partagée par une grande partie de l’opinion publique.

Nous notons au passage le silence des grands médias, notamment français, alors que la presse israélienne (le quotidien Yedioth  Ahronoth) a repris cette information dans ses colonnes.

Il est clair que ce déploiement naval s’inscrit dans le cadre d’une agression contre l’Iran. Après le vote de sanctions par l’ONU – à la demande des USA et d’Israël, et avec la complicité servile de la Russie et de la Chine – un nouveau pas est franchi par l’USraël.

Une fois de plus, la formule « toutes les options sont sur la table » de l’administration américaine est appliquée, que ce soit sous la présidence de Bush ou d’Obama.
A plusieurs reprises, l’Iran a démontré sa bonne foi, et tout le monde sait que le nucléaire iranien est à vocation civile et pacifique. On ne peut pas en dire autant du nucléaire  israélien : militaire et en dehors de tout droit international. C’est pourtant l’Iran qui est sanctionné aujourd’hui, et qui sera peut-être agressé demain. C’est le fameux « deux poids, deux mesures » qui illustre si bien la mainmise sioniste sur les principaux gouvernements de la planète.
Le gouvernement et le peuple iranien ont déjà fait savoir qu’ils sauront faire face à toute agression. Notre solidarité avec
la République islamique d’Iran est totale : non seulement parce que cette guerre serait une ignominie et un crime contre une nation souveraine, mais aussi parce que la France, complice d’Israël, perdrait alors le peu de crédit qui lui reste encore dans le monde. C’est, sans doute, un des buts du lobby sioniste : entraîner  les autres peuples dans la guerre, afin de mieux les dominer.
Depuis l’agression contre la flottille humanitaire destinée à Gaza, et qui a montré la totale impunité dont bénéficie Israël grâce aux USA, un pas de plus semble franchi. Nous assistons à une fuite en avant d’Israël et du sionisme, qui pressentent leur prochaine disparition.
Tout un système de domination est entré en crise, et peut voir son issue dans une guerre. Les semaines à venir pourraient être décisives…

Le Président,
Yahia Gouasmi

 23 juin

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Yahia_Gouasmi.230610.htm


2-2 Abdel-Moneim Saïd : Une guerre contre l’Iran.

Le Moyen-Orient ne peut rester longtemps calme.

Depuis la fin de la guerre froide au début des années 1990 et depuis le 11 septembre, notre région, qui s’étend désormais de l’Atlantique aux frontières de la Chine, est devenue un territoire chaud de conflit et de violence dans le monde.
Notre situation au cœur du Moyen-Orient ne signifie pas seulement un certain rôle régional de l’Egypte, mais également un rôle régional en Egypte.

Lorsque la guerre ou plutôt les guerres contre l’Iraq se sont déclenchées, leurs flammes ont atteint Le Caire. Chaque tournée du conflit arabo-israélien enflammait toute l’Egypte.
Lors de la guerre Iraq-Iran, du conflit en Afghanistan entre les Afghans eux-mêmes ou entre certaines parties afghanes et des parties extérieures alliées avec des parties internes, il y avait toujours des Egyptiens.

Alors que les pirates sévissaient dans la Corne africaine, ils attaquaient les navires égyptiens et menaçaient tous les navires traversant le Canal de Suez.

Si la guerre se déclenche contre l’Iran, elle ne sera pas loin de nous. Nous serons certainement exposés à des positions fort embarrassantes. Nous souffrirons certainement des répercussions d’un jeu sanglant dont on n’a jamais fait partie.
Notre inquiétude émane de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité le 9 juin d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran. Malgré l’opposition de
la Turquie et du Brésil et l’abstention du Liban, les cinq grands se sont mis d’accord, ce qui est fort rare. C’est ainsi que Washington, Moscou et Pékin se sont mis d’accord sur une politique de pression sur Téhéran qui va crescendo sur des périodes déterminées, dans le cadre du chapitre 7 des pouvoirs de l’Onu qui permet à la fin le recours à la force militaire.
De plus, de nombreux indices montrent que le scénario de la guerre contre l’Iran n’est plus un scénario écarté ou le dernier choix des Etats-Unis pour faire face à la crise du dossier nucléaire iranien qui a atteint un stade critique. Le premier indice est lié au facteur temps. En effet, le temps passe et la crise persiste sans que l’Iran ne réponde aux exigences de la communauté internationale. Depuis son accession à
la Maison Blanche, Barack Obama a opté pour une invitation au dialogue avec l’Iran et a élaboré de nombreux calendriers dans ce contexte sans qu’aucun ne réalise un règlement pacifique de la crise.
L’invitation américaine au dialogue avec Téhéran survient dans le cadre de la politique de réconciliation adoptée par la nouvelle administration américaine dans le but de corriger les erreurs commises par l’administration républicaine précédente, d’améliorer l’image des Etats-Unis dans le monde et de se défaire du fardeau des guerres en Afghanistan et en Iraq. Cette nouvelle administration a réalisé que la politique du bâton n’a réalisé aucun succès dans le règlement de la crise iranienne. Elle a alors décidé de prendre la voie opposée en ouvrant un dialogue avec l’Iran, espérant que ceci mènera à un accord accepté de tous, réduira les craintes internationales du programme nucléaire iranien et aidera à la réalisation d’une entente américano-iranienne autour de nombreux dossiers régionaux épineux au Moyen-Orient.
Le second indice est que l’administration d’Obama est exposée à de nombreuses pressions de la part d’Israël, du lobby juif aux Etats-Unis et de certains courants américains pour adopter une position sérieuse contre l’Iran. Israël a accepté avec difficulté l’idée du dialogue avec Téhéran. Il a demandé de lui imposer un calendrier fixe tout en confirmant qu’il ne mènerait pas à des résultats positifs sur la voie du règlement de la crise du dossier nucléaire iranien. Tel-Aviv a également souligné qu’il commençait à perdre patience vis-à-vis de ce dialogue qui, à son avis, donne plus de temps à Téhéran pour développer son projet nucléaire.
C’est ainsi qu’Israël a demandé à Washington des clarifications sur les alternatives qu’il adopterait en cas d’échec de cette politique avec l’Iran exprimant sa déception du peu de cas que fait l’Iran des pressions internationales et des demandes de la communauté internationale.
D’autre part, les organisations pro-israéliennes aux Etats-Unis ont exercé des pressions sur l’administration américaine pour adopter une politique plus sévère contre l’Iran. C’est ainsi que l’Ipac a adressé un message au Congrès en mars 2010 réclamant l’imposition de « sanctions sévères contre l’Iran » à cause de ses activités nucléaires.
De plus, le courant pro-israélien aux Etats-Unis a exercé de fortes pressions sur l’administration afin de la pousser à abandonner l’idée du dialogue avec l’Iran et à adopter d’autres choix plus sévères y compris l’imposition d’un embargo maritime empêchant l’arrivée de l’essence à l’Iran. Ce courant a également critiqué l’abstention de l’administration américaine d’exploiter la crise politique que connaît l’Iran à cause des élections présidentielles pour faire pression sur le régime iranien et l’obliger à répondre aux demandes de la communauté internationale. Pour consolider son opinion, ce courant se base sur le fait que l’Iran croit que l’invitation américaine au dialogue est une preuve de la faiblesse de Washington. Ce qui la pousse à prolonger son défi de la communauté internationale.
Bref, la formulation de la résolution des nouvelles sanctions de cette sorte signifie que Washington a réussi à créer une unanimité internationale contre les ambitions nucléaires de l’Iran. Pour réaliser ceci, il a adopté certaines mesures tactiques.
Par exemple, il ne s’est pas beaucoup attardé sur le communiqué adopté par la conférence de New York pour la révision du traité de non-prolifération des armes nucléaires tenue du 3 au 28 mai dernier.
En effet, ce communiqué a invité Israël à signer le traité de non-prolifération nucléaire et à soumettre ses institutions nucléaires à l’inspection internationale. Il a également appelé à la tenue d’une conférence internationale en 2012 pour rendre la région du Moyen-Orient exempte des armes nucléaires. Ce, afin de préparer l’idée de la guerre contre l’Iran et de former une unanimité internationale autour de cette question. L’activité américaine intense en ce qui concerne le règlement de la cause palestinienne n’est pas loin de la préparation de la région à des évolutions importantes.

Abdel-Moneim Saïd

Vendredi 18 Juin 2010
Al-Ahram/hebdo - Semaine du 16 au 22 juin 2010, numéro 823 - Opinion


2-3 Georges Moustaki I et Renaud...chansons contre la guerre et pour la paix...

chères amies,
Salam à vous tous et toutes! 
- Dans le contexte d'une autre crise ( inhérente à la barbarie capitaliste)  généralisée d'un système économique et financier en faillite, d'un système  fondé et bâti sur le mensonge, l'hypocrisie, la fraude, l'exploitation et la destruction de vivant et de non-vivant, de
la Nature et de la culture,
- Dans le contexte de la "nécessite vitale" d'une guerre d'envergure afin de "remettre en marche" l'économie en dérive des USAméricans et des européens, de "sauver" leur Dollar et  leur Euro, de "re-bricoler" leur système financier et banquier  du Casino et de spéculation,
- Dans le contexte de la remonté à la surface du racisme, de la  xénophobie, de l' islamophobie et de la peur de l'étranger, de l'Autre, (des réalités inhérentes à un système, une organisation et structure sociale, économique, culturelle et mentale "intolérante et inhumaine par sa nature", des réalités qu'on les "camoufles", on les "maquille" en période de "prospérités" - pour qui?- et qu'elles font allégrement  surface lors de ses   crises périodiques et dévoilent ainsi l'hypocrisie et le vrai visages de ce système ),
- Dans le contexte de l'échec  totale de mise en œuvre du "Plan pour un  grand Moyen-Orient", initié  par des "nouveaux conservateurs et de  leur homme de mains Bush, compagnies"... le plan commandé par  leurs patrons industrielles ( souvent celle de industrie de guerre), financiers et ces sionistes puissants... dans  le but d'assurer pour et le 21em siècle, le contrôle maximisé du Moyen-Orient,  ce "cœur symbolique, historique, stratégique et énergétique du monde" ,
- Dans le contexte des préparatifs sérieux et de longue date d'une attaque contre l'Iran et son peuple  avec les même manipulation d'opinion public, les mêmes mensonges  grossiers, les mêmes intentions criminelles, destructrices et impériales,
- Dans le contexte d'un  gouvernement d'extrême droite, fasciste, guerrier, raciste et voyou ( l'expression sans hypocrisie ni retenu de la nature même du sionisme et de ses intention, son véritable "état d'esprit") en Palestine occupée appelé abusivement "l'État d,Israël", cet entité occupante et illégitime dés sa conception et de sa "Création artificielle et illégale", cet "État garnison qui constitue la base militaire avancée du colonialisme occidentale en Moyen-Orient",
- Dans le contexte de l'encerclement et bouclage militaire complet de l'Iran, de la présence de plus d'un tire de la totalité des forces militaires occidentales uniquement dans le Golf Persique,
- Dans le contexte entre autre, de la présence de trois  sous-marins israéliens (Cadeaux   du gouvernement de l'allemand!!), porteurs des ogives  nucléaires  au large des eaux territoriales iraniennes,
- Dans le contexte de la volonté affirmée et maintes fois répétées de ne pas hésiter d'attaquer l'Iran et son peuple même avec des bombes nucléaires ( Déclaration explicite de Jacques Chirac l'ex-président de
la France, de Hillary Clinton devant le Lobby sioniste New-yorkais, et lors de sa campagne présidentielle: "de ne pas hésiter de détruire entièrement ce pays" ( Ce Pays et sa population et non pas son régime en occurrence!!)avec tous les moyennes possibles, des dirigeants sionistes et de leurs abominables vassales ...... ),
- Et dans le contexte d'un formidable "résistance" globale de la part de tous les peuples et de toutes les consciences vives de ce  monde contre ces criminelles barbares et de ces plans et projets diaboliques et  apocalyptiques...  je vous invites très humblement, d'écouter ces belles chansons en hommage à la paix et à la fraternité, à la solidarité humaine et à la justice, au  respect de la dignité et de droit à la vie de tous.....Et cela, dans l'espoir d'un monde dénué de la domination de ces barbares détractés, ces "héritiers" des bandits  criminels  que les Amérindiens à défaut de pouvoir  comprendre "l'intensité et virulence" de leur sauvageries, de  leur haine, de leur  violence, de leur volonté de destruction et de  la domination... les appelait: "Ces malades dans l'âme"!
Mes amitiés.
Amir M. Maasoumi  

http://www.lepost.fr/article/2009/01/06/1376085_georges-moustaki-et-renaud-chansons-contre-la-guerre-et-pour-la-paix-pour-vous-peuple-de-gaza.html


2-4 Fidel Castro Ruz : Que j’aimerais me tromper !
Agence Cubaine de Nouvelles, Fidel Castro Ruz

Pour Fidel Castro, l’envoi au large de l’Iran d’une flotte de guerre états-unienne et iranienne constitue un danger pour la paix internationale. Dans l’actuelle période de surenchère, le passage à l’acte, c’est-à-dire la guerre, est toujours possible. 

Quand Granma publiera ces lignes demain vendredi, le 26 juillet, cette date à laquelle nous nous rappelons toujours avec fierté l’honneur d’avoir résisté aux coups de boutoir de l’Empire, sera fort lointaine, même si à peine trente-deux jours nous en séparent.

 Ceux qui décident de chaque pas du pire ennemi de l’humanité — l’impérialisme étasunien, ce mélange de sordides intérêts matériels, de mépris et de sous-estimation des autres habitants de la planète — ont tout calculé avec une précision mathématique. 

J’ai écrit dans mes Réflexions du 16 juin : « On nous glisse diaboliquement les nouvelles entre deux matchs de la Coupe du monde de football, de sorte que personne ne s’en soucie… » 

La fameuse compétition sportive est entrée dans ses moments les plus passionnants. Pendant quatorze jours, les équipes formées par les meilleurs joueurs de trente-deux pays se sont battus pour accéder aux huitièmes de finale ; viendront ensuite les quarts de finale, les demi-finales et la finale.

Le fanatisme sportif ne cesse de croître, envoûtant des centaines de millions, voire des milliards de personnes dans le monde. 

Je me pose une question : combien savent, en revanche, que des bâtiments de guerre étasuniens, dont le porte-avions Harry S. Truman, escorté d’un ou de plusieurs sous-marins atomiques et d’autres navires de guerre dotés de missiles et de canons plus puissants que ceux des vieux cuirassés de la dernière guerre mondiale (1939-1945), ont franchi le canal de Suez en direction des côtes iraniennes ? 

Les forces navales yankees sont accompagnées de navires de guerre israéliens équipés eux aussi d’armements de pointe, pour inspecter n’importe quel bateau chargé des exportations et des importations des produits commerciaux dont l’économie iranienne a besoin pour fonctionner.

Le Conseil de sécurité des Nations Unis a, sur proposition des USA soutenus par la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, voté une dure résolution à laquelle aucun des cinq pays titulaires n’a opposé son droit de veto.

Le Sénat étasunien a voté une résolution plus dure. 

Plus tard, l’Union européenne en a voté une autre encore plus dure. Tout ceci a eu lieu avant le 20 juin, ce qui explique pourquoi le président français, Nicolas Sarkozy, s’est rendu d’urgence en Russie pour s’entretenir avec le chef d’État de ce puissant pays, Dmitri Medvedev, dans l’espoir de négocier avec l’Iran et d’éviter le pire.

Il s’agit maintenant de calculer quand les forces navales étasuniennes et israéliennes se déploieront devant les côtes iraniennes afin de s’unir aux porte-avions et autres bâtiments des USA qui montent déjà la garde dans cette région.

Le pire, c’est que, à l’instar des USA, Israël, leur gendarme du Moyen-Orient, possède des avions d’attaque dernier cri et des armes atomiques très modernes que ceux-ci lui ont fournies, ce qui en fait, par sa force de frappe, la sixième puissance nucléaire des huit reconnues à ce titre, dont l’Inde et le Pakistan.

En 1979, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny avait renversé le shah d’Iran sans employer une seule arme. Plus tard, les USA imposèrent à ce pays une guerre au cours de laquelle l’Irak employa des armes chimiques — dont ils lui avaient fourni les composants en même temps que les renseignements dont avaient besoin ses unités de combat — contre les Gardiens de la Révolution iranienne. Cuba le sait parce que, comme je l’ai expliqué d’autres fois, elle présidait le Mouvement des pays non alignés. Nous savons bien les ravages causés à la population iranienne. Mahmud Ahmadineyad, le chef d’État iranien actuel, commandait la sixième armée des Gardiens de la Révolution et les Corps des Gardiens dans les provinces occidentales du pays qui supportèrent le gros de cette guerre.

 Aujourd’hui, comme voilà trente et un ans, les États-Unis et Israël sous-estiment le million de soldats des forces armées iraniennes, leur capacité de combat terrestre, ainsi que les forces aériennes, maritimes et terrestres des Gardiens de la Révolution.

À quoi il faut ajouter les vingt millions d’hommes et de femmes âgés de douze à soixante ans, choisis et entraînés systématiquement par les diverses institutions militaires, parmi les soixante-dix millions d’habitants du pays.

L’administration étasunienne avait tracé un plan pour déclencher un mouvement politique qui, se fondant sur la soif de consommation capitaliste, aurait divisé les Iraniens et renversé leur gouvernement.

Cet espoir n’est plus qu’une lubie. Il est risible de penser que les bâtiments de guerre étasuniens et israéliens puissent éveiller les sympathies d’un seul Iranien ! 

J’avais cru au départ, après avoir analysé la situation, que la deuxième guerre coréenne serait le détonateur de la seconde guerre imposée à l’Iran par les USA.

La réalité s’est inversée : la guerre d’Iran déclenchera aussitôt la guerre de Corée.

Les dirigeants nord-coréens, accusés d’avoir coulé le Cheonan, mais qui savent pertinemment que cette corvette a été coulée par une mine que les services de renseignement yankees ont collée à sa coque, ne perdront pas une seconde et agiront dès que l’attaque sera déclenchée contre l’Iran. 

Il est tout à fait juste que les supporteurs se passionnent pour la Coupe du monde de football. Moi, je fais mon devoir de mettre notre peuple en garde, en pensant surtout à notre jeunesse pleine de vie et d’espoirs, en particulier nos merveilleux enfants, pour que les faits ne nous prennent pas à l’improviste.

Je souffre de penser à tant de rêves conçus par les être humains et aux créations étonnantes qu’ils ont été capables d’engendrer en seulement quelques milliers d’années.

Quand les rêves les plus révolutionnaires sont en train de se concrétiser et que la patrie se redresse fermement, que j’aimerais me tromper !_._,_.___

Fidel Castro Ruz 

25 juin 2010

http://www.voltairenet.org/article166056.html


2-5 Reza Rahimi: le monde d'aujourd'hui a besoin de gouvernance islamique.  

Le 1er vice-président de la République Islamique d’Iran, Mohammad-Reza Rahimi a déclaré lundi que « le monde d'aujourd'hui a besoin d'une gouvernance islamique pour débarrasser l'humanité de ses nombreuses difficultés ».
Mohammad-Reza Rahimi qui s’exprimait lors de la cérémonie de clôture de
la Conférence nationale sur la gestion de l'enseignement islamique au Centre des Conférences Internationales de l’IRIB a ajouté: «les conditions actuelles qui prévalent dans le monde constituent une preuve suffisante de la nécessité de faire progresser l'ordre mondial dominant vers la voie d’une gouvernance islamique. "
«Aujourd'hui, le monde a un besoin urgent d'un ordre mondial dont le système de contrôle serait entre les mains de l'Islam", a-t-il poursuivi.
Selon Mohammad-Reza Rahimi, la gouvernance islamique dont les racines reposent sur le saint Coran est un système divin, capable certainement de résoudre ensemble les problèmes de l'humanité.
Le 1er vice-président de
la République Islamique d’Iran a souligné que la mafia qui dirige l’ ordre mondial actuel est opposée au succès d'une gouvernance islamique, affirmant: « une gouvernance basée sur une rationalisée pure est rejetée par l'ordre mondial actuel et c'est la raison pour laquelle chaque fois qu'ils sentent qu’un un bon gouvernement gestionnaire travaille dans un coin du monde , ils font de leur mieux pour lever des obstacles sur le chemin de sa gouvernance. "
Soulignant que le système de gestion islamique est tout à fait capable de gouverner le monde, il a estimé que «la gouvernance fondée sur l'islam peut facilement résoudre les problèmes, les difficultés et les conflits de l'humanité à travers le monde."
Le 1er vice-président de
la République Islamique d’Iran a souligné qu’une gestion islamique et les systèmes éducatifs qui en découlent sont aujourd'hui confrontés à un éventail scientifique pauvre, ajoutant que la plupart des auteurs du monde islamique dans ces domaines se sont alignés sur les préceptes de l'Occident dans leurs œuvres."
« L'histoire de la civilisation islamique a de grands penseurs comme l’imam Mohammad Qazali, l’Imam Fakhr Razi, et l'imam Khomeiny, qui ont contribué à de précieuses œuvres dans le domaine de la gestion et de la gouvernance islamique.
Mohammad-Reza Rahimi a conclu son intervention en faisant valoir que "le défunt fondateur de
la République Islamique d'Iran, l'Imam Khomeiny a présenté des théories pratiques en matière de gouvernance islamique à l’échelle de l’Iran mais aussi du monde."

15/06/2010

http://www2.irna.ir/fr/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/06/2010

n°439 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 26/06 - : Début :- : Du cuivre, du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....

n°439  - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 26/06 - : Début  :- : Du cuivre, du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....


 


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°439                                                                                                                             26/06/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Dossier : Du cuivre, du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....

2 L'Afghanistan, futur roi du minerai ?

 Frédéric Koller : Les Etats-Unis ont chiffré la valeur de l’Afghanistan

4 Schetter : «Les richesses du sol ne changeront rien» 

5 L'Afghanistan confronté à de gros obstacles pour exploiter ses richesses minérales.

6 Le lithium complique l’échiquier afghan

7 Karzaï appelle le Japon à investir dans les minerais

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Henry Allen : L’agonie du siècle américain.

1-2 Igor Edilaghine: Les dépenses militaires mondiales ne connaissent ni crise ni effet Obama.

1-3 Allenby : Les insectes cyborgs attaquent!

Suite et Fin

1-4 Fred Kaplan : Les équipements hi-tech ont peut-être changé le visage de la guerre, mais pas sa nature.

1-5 P.W. Singer : Laisser les drones faire la guerre à notre place.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L’Afghanistan « est sur la bonne voie », déclare le secrétaire général aux parlementaires de l’OTAN

3 Annexe

3-1John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique

 


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part : 

Dossier :  du cuivre,du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....

Quelle "découverte"! ... ainsi les 150.OOO militaires de l'Otan et des USA ne seraient pas en Afghanistan pour défendre les droits des femmes et lutter contre la drogue et Al Qaida?

On comprend mieux pourquoi l'Otan ne quittera pas l'Afghanistan de si tôt. Espérons que le peuple afghan pourra faire comme la Bolivie d'Evo Morales: chasser les envahisseurs, nationaliser toutes ses richesses et les mettre au service du progrès de la population.

CP(Claudine Pôlet)

1 Le minerai afghan vaut des milliards.

Des géologues américains ont découvert de gigantesques réserves de minerais, dont du cuivre et du lithium, évalués à plusieurs milliards de dollars, indique le "New York Times". Ces gisements qui comprendraient également du fer, de l'or, du niobium et du cobalt, seraient suffisants pour faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux de minerais. Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient ainsi comparables à celles de la Bolivie, détentrice des premières réserves mondiales, selon le "New York Times". De même, les réserves de fer et de cuivre seraient susceptibles de faire de l'Afghanistan un des principaux producteurs mondiaux".

(Metro, 15.6.2010)


2 L'Afghanistan, futur roi du minerai ?

Du cuivre, du lithium, du cobalt, mais aussi de l'or... Le sous-sol de l'Afghanistan cacherait des réserves gigantesques de métal, selon des informations révélées ce lundi par le 'New York Times'. Le quotidien évoque des quantités plus importantes que toutes celles connues à ce jour, chiffrées à 1.000 milliards de dollars. De quoi faire dire aux autorités des Etats-Unis que grâce à ces réserves, l'Afghanistan pourrait "devenir le producteur de minerai le plus important dans le monde".

Le 'NYT' cite une note interne au Pentagone, qui dit notamment que l'Afghanistan pourrait devenir "l'Arabie Saoudite du lithium", tant les réserves sont importantes. Et de préciser que le lithium est essentiel dans la création des batteries d'ordinateurs ou de téléphones portables. Les richesses de l'Afghanistan auraient été "décelées par une petite équipe d'officiels du Pentagone et de géologues américains". Le quotidien précise que le gouvernement afghan et le président Hamid Karzai ont été mis au courant il y a peu de temps.

15/6

http://www.boursier.com/vals/all/l-afghanistan-futur-roi-du-minerai-eco-2663.htm


 Frédéric Koller : Les Etats-Unis ont chiffré la valeur de l’Afghanistan

[...] Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007.

 Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».

MR

On considérait l’Afghanistan comme l’un des pays les plus pauvres de la planète, on découvre qu’il est richissime.

C’est un mémo du Pentagone opportunément rendu public par le New York Times lundi qui l’affirme: ses montagnes regorgent de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de bien d’autres métaux rares. Le pays de l’opium pourrait se transformer en «Arabie saoudite du lithium» et sa fortune s’élever à «mille milliards de dollars».

En quelques heures, l’information a fait le tour de la planète. Une opération de communication rondement menée. Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007. Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».

D’où cette question: pourquoi cet effet d’annonce? Deux hypothèses se dégagent. Alors que l’OTAN piétine et que les résistantss ne cessent de gagner du terrain, les Américains, à la suite des Européens, s’interrogent sur leur présence dans l’Hindu Kuch. Il faut redonner du sens à cette «guerre choisie», comme la qualifie Barack Obama, dont l’objectif initial, rappelons-le, était de punir Al-Qaida et chasser ses protecteurs de Kaboul. Au risque de brouiller le message comme ce fut le cas avec le pétrole en Irak.

Seconde piste: la course au trésor a déjà commencé et les Chinois ont pris une longueur d’avance. Ils ont aligné 4 milliards de dollars pour une mine de cuivre, le plus gros investissement jamais vu à Kaboul, mais ne déboursent pas un sou pour sécuriser le pays, une tâche qui commence à coûter cher aux Américains. Il s’agirait donc pour le Pentagone de faire monter les enchères et de contrer cette influence. Et nous voilà replongés dans le «Grand Jeu», comme au XIXe siècle, lorsque la Grande-Bretagne et la Russie se disputaient la domination de l’Afghanistan. Les joueurs ont changé, mais leur convoitise est immuable. Tant pis pour la paix afghane, car ce pauvre pays riche, dont la valeur marchande est désormais connue, semble condamné à rester un terrain d’affrontement pour les grandes puissances du moment

Frédéric Koller (le Temps)
17.06.2010
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0f191b26-7987-11df-82f9-e...
 

17.06.2010

http://regardsdefemmesmusulmanes.blog.tdg.ch/archive/2010/06/17/les-etats-unis-ont-chiffre-la-valeur-de-l-afghanistan.html


Schetter :  «Les richesses du sol ne changeront rien» 

Conrad Schetter, chercheur au Centre de Bonn sur l’Asie (Bonner Asienzentrum) revient sur les révélations lundi du New York Times sur l’existence de considérables ressources en minerais rares, enfouies sous le sol afghan. Leur valeur est estimée à 1000 milliards de dollars.

Le Temps: Comment expliquer que l’information du NYT, que détenaient semble-t-il déjà les Russes du temps où ils occupaient l’Afghanistan, sorte aujourd’hui au grand jour?

 Conrad Schetter: Le NYT a, semble-t-il, des relations privilégiées avec la Maison-Blanche. Le quotidien est parvenu à plusieurs reprises ces derniers temps à publier des informations confidentielles. En l’occurrence, il est bien sûr difficile de juger dans quelle mesure la Maison-Blanche avait intérêt à ce que ces informations soient publiées maintenant. Ce qui est sûr, c’est qu’on assiste depuis six mois à un regain d’activité diplomatique autour de l’Afghanistan: rencontres du président Karzaï avec le président chinois [Hu Jintao], avec [Mahmoud] Ahmadinejad, visite de [secrétaire d’Etat Robert] Gates à Kaboul… Pourquoi les Américains sont-ils tout à coup nerveux de voir Karzaï rencontrer les dirigeants chinois ou iraniens? Et pourquoi tout à coup cette assurance tranquille du président afghan, qui semble très sûr de lui? Avec l’existence de telles ressources, Karzaï se trouve bien sûr dans un autre rapport de forces. Il n’est plus le président d’un pays pauvre, ce qu’il était encore au début de l’année.

– Hamid Karzaï lui-même viendrait de découvrir l’ampleur de ces richesses? 

– En Afghanistan, de telles rumeurs existent depuis le début de la guerre. Mais on ne connaissait aucun détail. Je pense que le président lui-même a appris très tard l’existence et l’ampleur de ces richesses. 

– Hamid Karzaï estime que c’est «la meilleure nouvelle qu’ait apprise» son pays depuis des années? Une bonne nouvelle pour l’Afghanistan? 

– Pour Karzaï lui-même, c’est certainement une bonne nouvelle. En jouant les alliances avec les grandes puissances les unes contre les autres, il peut renforcer son pouvoir. Il pourra utiliser ces ressources pour lier davantage à lui sa clientèle, pour s’enrichir, enrichir son clan. Il ne faut pas oublier que le gouvernement afghan est l’un des plus corrompus du monde! L’an passé, le ministre des Mines a dû démissionner après qu’on eut appris que la Chine lui avait promis 30 millions d’euros s’il cédait aux Chinois les droits d’exploitation d’une mine de cuivre à proximité de Kaboul! L’exploitation de ces richesses ne changera en revanche rien pour l’essentiel de la population. Même l’effet sur l’emploi risque d’être minime. Lorsque les Chinois construisent une route en Afghanistan, ils amènent leurs ouvriers avec eux! L’exploitation des ressources minières créera peut-être 10 000 à 30 000 emplois. Alors que le taux de chômage est proche de 50% !

Je crains plutôt une nouvelle déstabilisation. Pour un pays entouré comme l’Afghanistan de grandes puissances, dont beaucoup comme la Chine ou l’Inde possèdent l’arme nucléaire, les conditions de départ sont défavorables. Regardez des pays tels que la République démocratique du Congo, l’Angola, la Sierra Leone ou le Liberia: l’existence ou la découverte de vastes ressources sont devenues la source de conflits supplémentaires. Il est intéressant de voir que, alors que les infrastructures dans le pays sont catastrophiques, l’Iran et la Chine ont construit ces derniers temps des voies de chemin de fer et des routes vers l’Afghanistan. Le pays n’est même pas prêt à exploiter ses ressources. Ses voisins le seront bientôt. 

Il serait naïf de croire que l’Afghanistan, un des pays les plus pauvres du monde, puisse devenir une sorte de Suisse d’Asie centrale. Je m’attends plutôt à une course contre la montre entre grandes puissances et entreprises internationales pour s’assurer l’accès à ces richesses. Ce sont eux qui ont le know how pour exploiter ces ressources. 

– Quelles seront les conséquences de ces ressources sur les résistantss? 

– Une grande partie de ces ressources serait située dans le sud-est du pays, là où les résistantss sont le plus fort. Cela risque de les renforcer. Les résistantss possèdent en Afghanistan un pouvoir géostratégique. Le Pakistan les utilise pour agir dans la région. Les Pakistanais chercheront à utiliser les résistantss pour renforcer leur possibilité d’accéder à ces nouvelles ressources. 

– Le président Horst Köhler a démissionné fin mai après des déclarations maladroites pouvant laisser entendre que la Bundeswehr était engagée en Afghanistan pour des raisons économiques. L’article du NYT jette un regard nouveau sur cette démission? 

– Je ne crois pas. Il est vrai que l’Allemagne s’intéresse depuis plusieurs années à la région, mais plus particulièrement à l’Asie centrale (Turkménistan, Ouzbékistan et Kazakhstan), pour ses réserves en gaz et en pétrole. A Berlin, on a toujours pensé qu’en Afghanistan il n’y avait rien à aller chercher. Je n’ai jamais eu un seul instant, au cours de mes conversations avec des politiciens allemands, le sentiment que l’engagement militaire en Afghanistan pouvait être motivé par des raisons économiques. Je pense que Horst Köhler a été maladroit.

Cette grande nouvelle tombe juste au moment où l'aventure militaire US en Afghanistan tourne mal et où il faut trouver des arguments pour rameuter les gouvernements amis qui rechignent à payer plus en leur annonçant un grand partage de dépouilles après la victoire !
 L'information est fortement relayée par le général PETRAEUS chef d'Etat-Major US  
Il faut faire saliver les hyènes !


5 L'Afghanistan confronté à de gros obstacles pour exploiter ses richesses minérales.

 L'Afghanistan serait assis sur près de 1.000 milliards de dollars (819 milliards d'euros) de ressources minérales, selon des géologues américains. Mais plusieurs années, et probablement un accord de paix, seront sans doute nécessaires avant que le pays, en proie à l'insurrection talibane, puisse exploiter cette richesse.

Les vastes ressources minérales de l'Aghanistan (fer, cuivre, cobalt, or...) viennent d'être estimées à au moins 908 milliards de dollars (743 milliards d'euros) par un groupe de travail américain. L'existence d'un tel potentiel économique pourrait être une source d'espoir pour les Afghans, selon les autorités américaines.

"Les Afghans prennent conscience qu'ils ont une source de richesse indigène qui si elle est exploitée correctement leur permettra d'être souverains", explique Paul Brinkley, un haut responsable de la défense qui a dirigé l'étude.

Mais sans une amélioration de la sécurité et des investissements massifs dans l'exploitation minière, cette manne n'est pas près d'être exploitée. Sans parler des effets indésirables qu'elle pourrait générer, comme la corruption ou la guerre civile.

Les obstacles pour exploiter ces richesses sont nombreux. Par exemple, le manque d'infrastructures de base comme les chemins de fer et le réseau électrique. L'Afghanistan devrait achever cette année sa première ligne ferroviaire, qui reliera Mazar-e-Sharif (nord) à l'Ouzbékistan voisin.

Une grande partie des minéraux sont en outre situés dans ou près des bastions résistants, ce qui pourrait encourager les combats pour le contrôle de ces gisements, selon Stephanie Sanok, du Centre pour les études internationales et stratégiques (CSIS) à Washington.

Le groupe de travail de M. Brinkley est arrivé au chiffre de 1.000 milliards de dollars après examen d'une étude réalisée en 2007 par l'Institut géologique américain. Une estimation supérieure est envisageable si l'on prend en compte les réserves non déterminées de lithium qui pourraient se trouver sous des lacs asséchés dans le pays.

Selon le Pentagone, le fer est la première richesse minérale du pays, avec une valeur estimée à 420 milliards de dollars (344 milliards d'euros), devant le cuivre, au deuxième rang avec 273 milliards de dollars (223 milliards d'euros). Mais nombre de sites de gisements potentiels se trouvent dans des zones où la guérilla talibane est active.

Le président afghan Hamid Karzaï a déclaré le mois dernier que selon certaines estimations, les ressources minérales du pays pourraient représenter entre 1.000 et 3.000 milliards de dollars (819 et 2.450 milliards d'euros). Elles constituent une "opportunité énorme", a-t-il déclaré le 13 mai à Washington.

Les géologues estiment que la province de Ghazni (est) renferme de grandes quantités de lithium, ingrédient-clé des batteries de téléphones portables et d'autres produits. Mais de gros gisements ne généreront pas forcément une pluie de dollars étant donné la concurrence internationale et les fluctuations du marché.

Charles Kernot, analyste du cabinet Evolution Securities, à Londres, souligne qu'il faut en général trois à cinq ans avant de commencer l'exploitation d'une mine de lithium. Et il faut prendre en compte la présence ou non d'infrastructures et l'importance du gisement. "La Bolivie veut développer fortement l'exploitation de son lithium au cours des prochaines années, il y a donc un risque d'offre surabondante", précise-t-il.

AP

16-06


6 Le lithium complique l’échiquier afghan

Depuis les révélations que le sous-sol de l’Afghanistan regorge de ce métal précieux, le pays suscite toutes les convoitises.

La Chine, l’Inde et le Japon viennent compliquer la donne dans la région.

Environ 3 000 milliards de dollars (plus de 2 400 milliards d’euros) : c’est la valeur des réserves de minerais de l’Afghanistan, selon les estimations du gouvernement de Kaboul. Celles du Pentagone font état de plus de 1 000 milliards, ce qui est aussi considérable. L’une de ces réserves fait particulièrement rêver : le lithium, un métal rare, composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables. Selon des experts américains, les gisements de lithium afghans sont comparables à ceux de la Bolivie, qui jouit des premières réserves mondiales. «L’Arabie Saoudite est la capitale mondiale du pétrole et l’Afghanistan va devenir la capitale mondiale du lithium», commentait il y a quelques jours le président Hamid Karzaï, en visite au Japon. Les autres gisements comprendraient du cuivre, du fer, de l’or, de l’argent, du niobium, du cobalt, du béryllium, du gaz et du pétrole, ce qui pourrait faire de ce pays laminé par trente ans de guerres un des premiers exportateurs mondiaux de minerais.

Pions. Que l’Afghanistan soit riche en minerais de toute sorte est un secret de polichinelle. Avant et pendant leur longue occupation du pays (de 1980 à 1989), les Soviétiques avaient déjà établi la carte de nombreux gisements qu’ils n’avaient pu exploiter en raison des attaques de la guérilla. En 2007, une enquête des géologues de l’US Geological Survey (USGS), sur laquelle s’est fondé le Pentagone, les confirmait. Selon un document de celui-ci, les réserves de fer et de cuivre sont estimées à respectivement 340 milliards et 200 milliards d’euros. Il a suffi que, la semaine dernière, le New York Times évoque ces richesses pour que les convoitises percent de toutes parts. Ce qui se dessine dès lors, c’est une nouvelle partie de ce que les historiens appellent le «Grand Jeu», où l’enjeu stratégique cette fois ne sera pas seulement la position géographique du pays mais aussi la conquête de ses richesses.

On compare souvent l’Afghanistan à un grand échiquier. Les joueurs y sont étrangers, souvent des grandes puissances ou d’influents voisins. Les pièces, elles, sont bien afghanes : chefs de tribus, de clans, seigneurs de guerre, émirs, dont les combattants sont autant de pions. Et, au centre, un roi ou un président sans grand pouvoir. Cela fait des siècles que la partie a commencé. Du temps de l’empire des Indes, elle opposait la Grande-Bretagne à la Russie ; lors de la guerre froide, Washington à Moscou, avec en coulisses Islamabad et Téhéran. Après le 11 Septembre, l’échiquier a été bouleversé et la partie a intégré les forces de l’Otan. A présent, risquent de se joindre au Grand Jeu : la Chine, l’Inde, le Japon… «Les ressources afghanes vont provoquer des rivalités, surtout depuis que le monde entier connaît l’ampleur des ressources afghanes», a reconnu le président Karzaï. «J’espère que nous serons capables de gérer à la fois les rivalités de ceux qui pourvoient une aide à l’Afghanistan etaussi à l’intérieur de l’Afghanistan.»

«Rivalités». D’ores et déjà, le «Grand Jeu» pour le minerai afghan a commencé. Il est significatif que les premières informations sur le fabuleux potentiel des gisements afghans soient venues du Pentagone et même le chef du Strategic Command, le général David Petraeus, s’est exprimé. Sans doute ont-elles été divulguées dans la perspective du débat qui se tiendra en décembre sur la conduite de la guerre en Afghanistan.

«Cette réalité [le potentiel minier, ndlr] fait partie intégrante de la stratégie de contre-insurrection du général McChrystal [le chef des forces américaines et alliées en Afghanistan]», reconnaissait récemment le porte-parole du Pentagone, le colonel David Lapan. Pour Washington, toutes ces richesses, une fois exploitées, vont donner des moyens considérables au gouvernement afghan dans sa lutte contre les résistants, notamment en réduisant la misère - qui profite aux islamistes. La Maison Blanche a aussi une autre idée en tête : montrer que ces gisements sont capitaux pour les intérêts économiques américains «En les rendant public, [Washington] dit que l’Afghanistan est importante au-delà de la question du terrorisme. Mais, en fait, cela pourrait raviver les rivalités régionales qui ont été au cœur des problèmes afghans pendant deux siècles», analyse Bruce Riedel, de la Brooks Institution, cité par Reuters.

La bataille est donc loin d’être gagnée. Les gisements sont éparpillés sur l’ensemble du pays, où il n’existe aucune infrastructure permettant de les exploiter. Beaucoup se trouvent dans des régions contrôlées par les résistants. La Chine, en corrompant le ministre afghan des Mines, a déjà réussi à prendre le contrôle de l’immense gisement de cuivre de Mes Ainak, en plein pays taliban, et projette d’y construire un site industriel. Et Karzaï, allié indocile de Washington, est capable de jouer ses partenaires les uns contre les autres. L’éternel retour du «Grand Jeu».

22/06

http://www.liberation.fr/monde/0101642734-le-lithium-complique-l-echiquier-afghan


7 Karzaï appelle le Japon à investir dans les minerais

Le président afghan Hamid Karzaï a appelé vendredi le Japon à investir dans les réserves colossales de minerais découvertes en Afghanistan, qui pourraient faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux.

Le gouvernement afghan a estimé jeudi à trois mille milliards de dollars la valeur de ces gisements, soit trois plus que les estimations des géologues américains révélées en début de semaine.

Selon un responsable du Pentagone, l'Afghanistan disposerait de réserves énormes de lithium, de fer, de cuivre, d'or, de niobium et de cobalt.

"Les perspectives de l'Afghanistan sont donc très bonnes", a dit le président Karzaï. "L'Arabie saoudite est la capitale mondiale du pétrole et l'Afghanistan va devenir la capitale mondiale du lithium."

Le lithium est un composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que pour les automobiles électriques.

Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient comparables à celles de la Bolivie, qui jouit des premières réserves mondiales, selon les experts américains.

"Le Japon est le bienvenu pour participer à l'exploration de lithium", a souligné le président afghan.

"L'Afghanistan doit donner en priorité l'accès aux pays qui l'ont aidé massivement au cours des dernières années", a-t-il ajouté à l'adresse du deuxième pourvoyeur d'aide à son pays après les Etats-Unis.

Le Japon a promis l'an dernier de verser d'ici 2013 jusqu'à cinq milliards de dollars pour la ‘reconstruction’ de l'Afghanistan.

Le président afghan a remercié jeudi le nouveau Premier ministre japonais Naoto Kan pour le soutien solide du Japon.

Mais Tokyo a insisté sur la nécessité d'une meilleure gouvernance de l'Afghanistan miné par la corruption.

20/6

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-le-president-karzai-appelle-le-japon-a-investir-dans-les-minerais-18-06-2010-468045_24.php



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Henry Allen : L’agonie du siècle américain.

Le rêve américain se meurt, et avec lui le siècle de magistère sur le monde que l’Amérique s’était promise à elle-même, au nom d’une destinée manifeste qui n’est plus qu’une illusion dont il convient de se défaire, écrit Henry Allen, qui collabore au Washington Post depuis 39 ans et a obtenu en 2000 un prix Pulitzer pour son œuvre critique.

 Le rêve se meurt.

Voici ce qu’il était : une croyance que le monde avait un amour particulier pour les Américains, pour notre ardente innocence, notre spontanéité un peu gauche, pour notre volonté de partager l’évidente et véritable lumière de la démocratie avec ceux qui se battent encore dans les ténèbres de l’histoire, pour notre énergie imprévisible, notre musique syncopée et nos sourires de joueurs de baseball. Ajoutez à cela la majesté de montagnes violettes et les frissons parcourant des blés couleur d’ambre, et vous voyez de quoi il s’agit [1].

Il est difficile de dire à quel moment précisément est né ce rêve.

Est-ce avec le tour du monde de la Grande Escadre Blanche [2] de Teddy Roosevelt ?

Avec la guerre menée par Woodrow Wilson afin de rendre le monde plus sûr pour la démocratie ?

En 1940, Henry Luce, qui disait aux Américains chaque semaine dans « Time and Life » qui ils étaient, a proclamé « le siècle américain. »

La Seconde Guerre mondiale l’a réalisé.

Ce rêve est devenu le mien avec les bobines d’actualités et les pages du magazine Life, après la Seconde Guerre mondiale, lorsque j’ai vu les images des Français et des Italiens jetant des fleurs à nos troupes qui les libéraient des nazis, de GI rentant à la maison avec leurs fiancées européennes, d’enfants allemands au milieu de décombres, regardant le ciel et encourageant les avions américains qui leur apportaient de la nourriture durant le pont aérien de Berlin.

Né en 1941, j’étais encore très jeune, mais assez grand pour considérer que ces vérités allaient de soi : Nous n’avions pas conquis ; nous avions libéré.

Nous étions toujours les bons, placés du bon côté Malgré les récriminations à propos des Yankees incultes et grossiers, tout le monde, en secret, voulait vivre comme les Américains.

Lorsque ces gens nous jetaient des fleurs, c’étaient nos amis, et non pas des collaborateurs, comme ces femmes françaises dont les villageois ont rasé la tête lorsque leurs petits amis allemands sont partis avant l’arrivée des Américains. Ces femmes sont restées sur place, bien sûr - personne ne voulait être une épouse de guerre de nazis dans l’Allemagne de l’après-guerre.

Ils ont perdu, nous avons gagné. Rien ne permet de se faire autant d’amis qu’une victoire totale, du genre de celles que nous n’espérons même plus. C’est ainsi qu’au Japon, frappé deux fois par la bombe, les jeunes gens ont adopté le baseball

L’Amérique allait diriger le monde, non pas à son profit, mais - pour la première fois dans l’histoire - pour le bien de la planète.

Rêve merveilleux !

Il a subi quelques déconvenues, mais a survécu à notre échec en Corée, notre défaite totale au Vietnam, à notre retrait du Liban, à la catastrophe Somalienne du « Blackhawk Down ».

Il nous a survécus, alors que nous nous ridiculisions, quand notre sauvetage des otages en Iran a sombré dans le chaos la poussière du désert, sans un coup de feu de l’ennemi. Nous ne pûmes même pas ramener tous nos morts pour les enterrer.

Nous avons bombardé un hôpital psychiatrique à la Grenade, pendant que nous libérions le monde de quelque vague menace communiste.

Nous avons bombardé une usine produisant de l’ibuprofène en Afrique, en représailles à une attaque contre notre ambassade à Nairobi. Nous avons bombardé l’ambassade de Chine durant notre guerre aérienne pour libérer le Kosovo.

Le rêve a même survécu à George W. Bush, qui a déclenché une guerre pour débarrasser l’Irak des armes de destruction massive.

Il n’y avait pas d’armes, mais nous avons continué le combat pour sécuriser la démocratie en Irak et avons fini par des séances de torture de masse à Abou Ghraib, qui ont donné ces photos souvenirs si colorées de nos GI Joes et Janes.

Les enfants irakiens jouent-ils déjà au baseball ?

Barack Obama a remporté l’élection présidentielle grâce à une campagne électorale promettant une meilleure guerre, encore plus grande, dans l’Afghanistan voisin. Comme toujours, obéissant au mandat du rêve américain, nous envahissons un pays sans aucune autre raison que son propre bien. C’est ce que les gens ne semblent pas comprendre.

Comme dans la vallée de Korengal, en Afghanistan, que les soldats américains ont abandonné mercredi dernier, cinq ans après l’avoir envahi pour y apporter la vérité, la justice et le modèle américain à des Afghans qui en retour nous ont haï.

Nous leur avons donné de l’argent, toutes sortes de friandises. Mais ils nous haïssaient.

Nous les avons suppliés de nous laisser construire une route qui les relierait au monde extérieur. Ils ont haï la route. Et puisque nous ne l’avions pas compris, ils ont fait exploser six ouvriers du chantier de construction de cette route.

Ils nous haïssaient à un point tel que nous avons du les acheter - 23 000 litres de carburant et une grue - pour nous laisser partir, sans qu’ils nous tuent pour le plaisir.

Nous étions des étrangers. En fait, beaucoup de gens détestent les étrangers. (C’est pourquoi on les appelle les « étrangers ».)

Les gens n’aiment les étrangers que lorsqu’ils viennent en petit nombre pour dépenser de l’argent puis repartir ; ou lorsqu’ils viennent en armées, pour chasser d’autres étrangers encore plus détestés, puis repartent. J’ai pris un jour le thé avec la femme d’un chef de village indonésien. Elle se rappelait comment les Japonais avaient été acclamés pour les avoir libérés des néerlandais, jusqu’à ce qu’ils déportent les hommes dans des camps de travail. Ensuite, les iliens ont applaudi les Américains qui avaient chassé les Japonais.

Nous ne faisons pas l’objet d’un amour particulier. Nous avons nos propres vertus, et nous nous sommes rapprochés plus que toute autre nation de la réalisation de ce commandement de Jésus enjoignant d’aimer nos ennemis. Mais nous nous éveillons de ce rêve.

Et pourtant, nous nous accrochons à lui. John Kennedy avait promis que nous accepterions de payer n’importe quel prix, supporterions n’importe quel fardeau, pour parvenir à le réaliser. Et Ronald Reagan nous a comparés à « une ville sur une colline », vers laquelle les regards du monde se tournaient. Obama électrise ses auditoires lorsque se déploie sa rhétorique messianique de sauveur du monde.

Désormais, tout se passe comme si, sans ce rêve, nous ne serions pas l’Amérique, et qu’un candidat à la présidence ne peut l’emporter sans y croire.

Pourtant, le capitaine Mark Moretti, le commandant de nos forces à Korengal, s’est exprimé ainsi : « Je pense que partir est la bonne chose à faire. »

Le rêve se meurt. Ne le réanimez pas, s’il vous plaît.

Henry Allen,

20 avril 2010


Publication originale Washington Post, traduction Contre Info


[1] Référence aux paroles de l’hymne patriotique America the Beautiful - ndlr

[2] Surnom donné à l’escadre de l’US Navy qui a accompli un tour du monde de 1907 à 1909 - ndlr

http://contreinfo.info:80/article.php3?id_article=3041



1-2 Igor Edilaghine: Les dépenses militaires mondiales ne connaissent ni crise ni effet Obama.

Les dépenses militaires mondiales ont atteint de nouveaux records en 2009 sans connaître l'effet de la crise économique, tirées par les Etats-Unis où le changement d'administration n'a pu renverser les tendances, selon un rapport publié mercredi par le Sipri.

Au cours de l'année écoulée, le monde a consacré 1.531 milliards de dollars (1.244 milliards d'euros) au secteur militaire, soit à prix constant une augmentation de 5,9% par rapport à 2008 et de 49% par rapport à 2000, écrit l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm.

"De nombreux pays ont augmenté leurs dépenses publiques globales en 2009 afin de soutenir la demande et combattre la récession. Même si les dépenses militaires ne faisaient généralement pas partie des stimuli économiques, elles n'ont pas été non plus coupées", commente le responsable au Sipri de la recherche sur les dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman.

L'Institut a constaté une hausse des dépenses militaires dans 65% des pays pour lesquels il a pu se procurer des chiffres. 

Les Etats-Unis, toujours largement les premiers en termes de dépenses militaires, ont investi 661 milliards dans ce secteur l'an dernier, soit 47 milliards de plus qu'en 2008. L'augmentation américaine représente plus de la moitié (54%) de la progression planétaire, souligne le Sipri.

Ne disposant pas du chiffre officiel pour la Chine, l'Institut avance une estimation de 100 milliards de dollars. La France est troisième de ce classement avec 63,9 milliards de dollars.

"Les chiffres démontrent aussi que les grandes ou moyennes puissances, comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde et le Brésil, les dépenses militaires constituent un choix stratégique à long terme auquel ils s'attachent même en période de difficultés économiques", selon M. Perlo-Freeman.

Une partie des dépenses militaires 2009 sont liées aux "opérations de maintien de la paix", notamment en Afghanistan, qui ont augmenté en termes de personnel et de coûts pour, elles aussi, atteindre de nouveaux records, selon le Sipri.

Au total, 54 de ces opérations de maintien de la paix (sic) se sont déroulées dans le monde au cours de l'année passée pour "un coût connu" et jamais atteint jusque-là de 9,1 milliards de dollars (7,4 milliards d'euros)".

En termes de personnel, les Etats auront déployé 219.278 personnes (89% de militaires et 11% de civils), en augmentation de 16% par rapport à 2008, souligne l'Institut.

"Cette augmentation est liée aux renforcements des troupes sur des théâtres d'opérations de maintien de la paix déjà existants, le plus significativement dans le cadre de la Force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf)", d'après le rapport.

Les Etats-Unis ont "plus que doublé" leur présence en Afghanistan l'année dernière et les dépenses américaines dans ce pays vont dépasser en 2010 celles prévues pour l'Irak avec respectivement 65 milliards de dollars et 61 milliards prévus dans la proposition de budget 2010, souligne le Sipri

Mais, malgré les efforts de la communauté internationale et du gouvernement afghan pour favoriser un dialogue avec les résistants, à moins que ces derniers "ne jugent que leur position se fragilise, il est peu probable qu'ils se joignent complètement à un processus de règlement politique", estime le chercheur Tim Foxley.

Les dépenses opérationnelles ont par ailleurs concerné la lutte contre le terrorisme et la drogue, note le rapport.

Enfin, le Sipri estime à 8.100 le nombre de têtes nucléaires opérationnelles détenues en 2009 par les huit puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Inde, Pakistan et Israël).

Sur ce nombre, "près de 2.000 étaient maintenues en état d'alerte avancé et pouvaient être lancées en quelques minutes".

 Igor Edilaghine:

AFP–

2 juin



1-3 Allenby : Les insectes cyborgs attaquent!

Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

Vendredi 11 Juin 2010

Cet article est le premier d'une série de trois sur la guerre technologique.

Il a été publié sur Slate.com à la suite d'une conférence organisée par Slate, la New America Foundation et Arizona University qui s'est tenue le 24 mai à Washington DC et dont le thème était: «Warring Futures: How Biotech and Robotics Are Transforming Today's Military—and How That Will Change the Rest of Us» («Les conflits du futur: Comment les biotechnologies et la robotique transforment l'armée d'aujourd'hui - et comment cela va changer les choses pour nous.»)

Des casques télépathiques.

Des essaims d'insectes cyborgs fonctionnant en réseau et équipés de détecteurs pour la surveillance ou de dards empoisonnés pour l'attaque.

De nouveaux médicaments promettant d'améliorer les performances cognitives. (Comment ça, l'Adderall et le Provigil ne vous suffisent pas?).

Des robots armés autonomes.

Une interface cerveau/machine permettant de contrôler des systèmes d'armes par la pensée. La recherche militaire américaine ouvre une multitude de nouvelles pistes et la plupart des technologies ainsi développées finiront par revenir dans le civil, avec des conséquences qu'il est pratiquement impossible de prédire aujourd'hui.

Face à l'inconnu, on pourrait être tenté d'essayer d'arrêter le développement et l'utilisation de ces nouvelles technologies. Mais ce genre d'attitude risque d'avoir aussi peu de succès que le slogan «Il suffit de dire non» dans la guerre contre la drogue, ou que le Luddisme au début de la révolution industrielle.

Quoi qu'il advienne, les États-Unis vont développer ces technologies étranges et inquiétantes, mais peut-être pas pour les raisons que l'on pourrait croire.

L'armée a pour tâche de projeter la puissance américaine dans le monde entier, ce qui est normale pour une superpuissance. Mais l'opinion américaine réagit de plus en plus mal aux pertes humaines, ce qui signifie que la projection de notre puissance doit engendrer le moins de morts possible dans les rangs américains. Dans ces conditions, il devient très difficile de s'opposer à des technologies promettant de sauver des vies américaines, d'autant que la démographie et la situation économique jouent à plein contre l'armée. La génération du baby-boom part à la retraite et des sociétés privées, capables de payer des salaires bien supérieurs à ceux que verse l'Etat, s'arrachent les meilleurs éléments. Les avantages proposés par ces sociétés, comme par exemple l'assurance de ne pas se faire déchiqueter par une bombe improvisée, leur donnent un avantage décisif.

Ces évolutions placent l'armée sous les mêmes contraintes d'efficacité, en terme de nombres de soldats nécessaires à l'accomplissement d'une mission, que le secteur privé. Et la seule véritable solution à long terme est la même que celle appliquée dans les entreprises depuis deux siècles: remplacer le travail par le capital, les soldats à la chair vulnérable par des robots faits de métal, les unités d'infanterie par les insectes cyborgs.

A cet égard, il est intéressant de remarquer que les Predators, capables de survoler l'Afghanistan alors que leur pilote se trouve dans une base près de Las Vegas, ne suffisent déjà plus.

Certes, les drones permettent de réduire les pertes américaines, mais ils mobilisent un soldat par appareil, ce qui est toujours trop cher. C'est précisément ce problème que les robots armés autonomes promettent de résoudre.

Il existe une autre raison tout aussi importante pour laquelle le développement de ces technologies semble inévitable: nous avons atteint les limites de nos capacités mentales. La meilleure preuve en est la généralisation de systèmes dits «d'amélioration cognitive», comme par exemple les systèmes optiques qui balaient le champ de bataille, identifient les dangers potentiels et les signalent au soldat en les classant par ordre de priorité. Mais on trouve la même chose dans le civil, où les constructeurs automobiles comme General Motors ou Ford souhaitent proposer des voitures que même des personnes âgées dont le système cognitif embarqué (leur cerveau) aurait perdu beaucoup de ses moyens, pourraient continuer à conduire. Ces innovations sont la conséquence d'une réalité indépassable. Dans les systèmes complexes, où le flot de données est important, comme sur un champ de bataille ou une autoroute, c'est la bande passante humaine qui est trop faible. Pour dire les choses simplement, nous ne sommes plus assez rapides, ou intelligents, pour faire face aux conditions d'opération que nous avons nous-mêmes créées. La solution? Transférer une partie des fonctions cognitives vers des plateformes technologiques externes. Les moteurs de recherche se substituent à la mémoire. Les systèmes automatisés (comme sur les croiseurs et les destroyers américains équipés du système de défense Aegis) se substituent à la décision humaine lors des phases d'engagement exigeant la plus grande rapidité de réaction. L'être humain individualisé de Descartes meurt et laisse place au moi décentré et omniscient du réseau. Non parce que nous l'avons décidé, mais parce que nous n'avons pas le choix.

Les civilisations tirent parti des technologies dont elles disposent, sinon, elles entrent dans des phases de déclin. Où en est le monde islamique, qui dominaient totalement les sciences et les mathématiques il y a mille ans? Où en est la Chine qui, jusqu'au 19éme siècle, était la plus puissante économie mondiale et était plus avancé que l'Europe sur le plan technologique? (Notons au passage que la Chine a très mal pris ce recul et est aujourd'hui bien décidée à inverser la tendance). Quels succès ont rencontré les grandes puissances dans leurs tentatives de faire disparaître les technologies que, pour une raison ou une autre, elles rejetaient? Les Européens, par exemple, ne sont pas parvenus à restreindre l'utilisation des organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture. La maîtrise des technologies de pointe n'est peut-être pas suffisante pour atteindre l'hégémonie mondiale, mais elle est indispensable. Et les principaux acteurs de la scène internationale (États-Unis, Chine, Inde, Brésil, Russie, et sûrement d'autres), le savent très bien.

Il est évident que nous n'avons pas encore développé les capacités individuelles et institutionnelles nous permettant de comprendre, et encore moins de maîtriser, les implications de ces évolutions technologiques. Face à ce constat, il faut se garder de tomber dans un pessimisme noir ou un optimisme béat. Il ne faut pas non plus se fourvoyer dans une attitude de déni en se prenant pour Lord Byron au sommet de sa falaise, les cheveux au vent, rejetant la technologie maléfique par le simple pouvoir de sa volonté. Non, pour réagir à ces évolutions de manière rationnelle et éthique, il faut se confronter sans relâche et avec une vigilance et une lucidité toujours renouvelées à un paysage technologique en constate évolution. L'armée américaine a montré la voie en établissant un solide programme d'analyse des conséquences, aussi bien juridiques qu'éthiques, de l'utilisation des nouvelles technologies sur les théâtres d'opération. C'est dans l'étude des implications de ces progrès pour la société civile que nous échouons pour l'instant. C'est donc là qu'il faut concentrer nos efforts, afin de construire les mécanismes institutionnels et politiques qui nous permettront d'encadrer l'innovation technologique.

 Brad Allenby

Traduit par Sylvestre Meininger

http://www.slate.fr/story/22881/guerre-technologique-insectes-cyborgs-attaquent

n°439 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 26/06 - : Suite et Fin :- : Du cuivre, du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....

n°439  - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 26/06 - : Suite et Fin :- : Du cuivre, du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt....


 


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°439                                                                                                                             26/06/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-4 Fred Kaplan : Les équipements hi-tech ont peut-être changé le visage de la guerre, mais pas sa nature.

1-5 P.W. Singer : Laisser les drones faire la guerre à notre place.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L’Afghanistan « est sur la bonne voie », déclare le secrétaire général aux parlementaires de l’OTAN

3 Annexe

3-1John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique

 


1-4 Fred Kaplan : Les équipements hi-tech ont peut-être changé le visage de la guerre, mais pas sa nature.

Sommes-nous entrés dans l'ère de la guerre robotisée?

Des insectes cyborgs équipés de dards mortels sont-ils sur le point d'envahir les champs de bataille? P.W. Singer et Brad Allenby, pour Slate, semblent de cet avis.

Eh bien, permettez-moi d'en douter.

Certes, des appareils téléguidés, que l'on appelle parfois «drones», survolent de plus en plus fréquemment l'Afghanistan et le Pakistan. Ils embarquent des caméras haute résolution et des missiles redoutablement précis, lancés et guidés par des pilotes assis devant des «consoles de contrôle au sol» installées dans une base de l'US Air Force, à Creech, Nevada.

L'année dernière, pour la première fois de son histoire, l'armée de l'air américaine a formé davantage de personnes au pilotage de ces appareils télécommandés plutôt qu'à celui d'avions conventionnels.

L'armée de terre n'est pas en reste et s'est équipée d'une multitude de mini-caméras montées sur des missiles, ou capables de regarder derrière un coin de rue ou à l'intérieur de bâtiments suspects. Sans parler des D2R2 qui savent détecter et désarmer les bombes improvisées.

Super.

Mais je maintiens que ces divers progrès n'ont pas modifié la nature profonde de la guerre. Ces machines sont des outils tactiques, mais ils n'annoncent pas de révolution stratégique. De plus, ils sont toujours totalement dépendants des humains. Et, dans la mesure où l'armée américaine va continuer à se concentrer sur la lutte anti-guérilla plutôt que sur la guerre conventionnelle, l'intervention humaine restera encore très longtemps indispensable.

Faisons un peu d'histoire.

Le concept fondateur de ces armes ultra-perfectionnées a été formulé dans les années 1970, quand l'armée et la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) étaient à la recherche de nouvelles technologies qui auraient pu aider l'OTAN à repousser une invasion soviétique en Europe occidentale. Albert Wohlstetter, un petit génie que la DARPA avait engagé en free-lance, trouve alors deux pistes prometteuses. Le «véhicule piloté à distance» (VPD), c'est-à-dire un modèle réduit d'avion équipé d'un moteur de tondeuse à gazon, qui avait deux heures d'autonomie et pouvait porter 12 kilos de munitions. Et de nouveaux systèmes de guidage fonctionnant avec des lasers, des ondes millimétriques et les signaux d'un système GPS encore embryonnaire, systèmes capables de guider un missile avec une précision de quelques mètres.

Wohlstetter eu alors l'intelligence de faire fusionner ces deux projets. Dans un rapport écrit en 1975 et depuis lors déclassifié, il proposait de monter sous le VPD une caméra qui aurait filmé le sol et retransmis les images à une base, d'où un pilote aurait contrôlé l'appareil. Le VPD pouvait également embarquer une bombe, elle aussi larguée par le pilote et dirigée par le nouveau système de guidage.

Cette idée sera transformée en un programme d'armement baptisé «Assault Breaker» qui, au cours des vingt cinq années suivantes, va permettre de développer des systèmes d'armes pour l'armée de terre, la marine et l'armée de l'air, dont les drones qui survolent aujourd'hui l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan.

La fin de la guerre froide, qui coïncide à peu près avec l'invasion du Koweït par Saddam Hussein, donne un nouvel élan au projet, dans lequel les stratège de l'armée de l'air voient la possibilité de réaliser leur vieux rêve d'une guerre entièrement menée, et gagnée, du ciel.

Deux colonels de l'Air Force, David Deptula et John Warden, établissent une liste de 84 cibles en Irak, principalement situées à Bagdad, des points névralgiques du commandement militaire irakien. Il suffirait de détruire ces cibles (ce qui était désormais possible grâce aux «munitions intelligentes», comme on appelait alors les munitions à systèmes de guidage avancés) pour que le régime de Saddam Hussein s'effondre tel un château de cartes.

Les cibles furent détruites mais le régime tint bon.

A l'époque, il est vrai que nous n'avions que peu de munitions intelligentes. Elles coûtaient très cher (250 000 dollars l'unité) et elles n'étaient pas si intelligentes que ça. En effet, elles étaient guidées par des lasers que la fumée et la poussière difractaient, ce qui leur faisait souvent manquer leur cible. Au cours des neuf mois que dura l'opération Desert Storm, seul 9% des bombes larguées étaient «intelligentes». Et à la fin de la campagne, l'Air Force dû utiliser les bons vieux B-52 pour raser les positions irakienne avec des bombes normales, comme à l'époque de la guerre du Vietnam. Et même après tout cela, il fallut encore envoyer plus de 500 000 hommes pour repousser l'armée irakienne hors du Koweït.

A la fin des années 1990 apparaissent des bombes vraiment intelligentes, les JDAM (Joint Direct Attack Munitions). Il s'agit en fait de modules adaptables sur n'importe quelle bombe conventionnelle de l'arsenal américain. Ces modules ne coûtent que 25 000 dollars et sont guidés par un GPS, dont le signal n'est pas brouillé par la fumée ou le mauvais temps. C'est également à ce moment que sont lancés de nouveaux VPD, les drones de type Predator.

Le grand projet de Wohlstetter se concrétise enfin.

Depuis, tout le monde a entendu l'histoire de cet officier des forces spéciales qui patrouillait de nuit aux abords de Mazar-i-Sharif, une petite ville d'Afghanistan, le 15 octobre 2001. Grâce à ses jumelles équipées pour la vision nocturne, il repère un groupe de combattants talibans. Il sort son ordinateur portable, entre les coordonnées de l'ennemi et appuie sur «envoyer». Un drone Predator, en attente à plus de 7 000 mètres d'altitude, reçoit le message et le retransmet à une base en Arabie Saoudite. Là, un officier américain renvoie un autre signal qui dirige le Predator au-dessus de la zone concernée. Une caméra embarquée filme les talibans et renvoie l'image à la base, où l'officier ordonne au pilote d'un B-52, qui patrouillait dans ce secteur, d'attaquer la cible. Le pilote entre les coordonnées de la cible dans le récepteur GPS d'une de ses JDAM. Il largue la bombe qui atteint son objectif, explose et tue les talibans.

Entre le moment où l'officier des forces spéciales a entré les coordonnées sur son portable et celui où le pilote a largué la bombe, il s'est écoulé 19 minutes. Dix ans auparavant, cet enchaînement aurait pris trois jours. Quelques années plus tôt, il n'aurait tout simplement pas pu avoir lieu.

Au cours des semaines suivantes, la même chose se reproduit dans tout l'Afghanistan: une frappe aérienne incroyablement précise, suivie d'une offensive au sol menée par des Afghans assistés par de petits groupes de soldats, de marines, de bérets verts ou de conseillers de la CIA.

Au bout de cinq semaines, les talibans désertent Kaboul et les alliés des Américains prennent leur place.

Avant la fin de l'année, un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzai, et bénéficiant d'un soutien international, est mis en place. Le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld peut claironner que cette victoire prouve le bien-fondé de la «révolution» qu'il a imposé dans la conduite de la guerre.

Mais il a parlé un peu vite. Tout d'abord, comme nous l'avons appris depuis, les talibans étaient loin d'être vaincus et dès que notre attention se tourna vers l'Irak, ils commencèrent à revenir. Ce n'est pas que nous avions gagné la bataille mais perdu la guerre. C'est plutôt que nous n'avions pas fini la guerre.

Ensuite, et c'est le sujet qui nous intéresse, nos armes extraordinaires n'ont pas remporté les batailles, et encore moins la guerre, toute seule. Après les premières frappes de JDAM, les talibans ont appris à se camoufler afin d'échapper aux caméras des drones. Et des combats particulièrement violents ont eu lieu au printemps 2002, des mois après les fanfaronnades de Rumsfeld.

Avec le recul, on constate que les JDAM ont en fait joué le même rôle que l'artillerie ou les frappes aériennes, avec certes une meilleure précision et une rapidité inégalable. Mais ce sont toujours les troupes au sol, des êtres humains avec des bottes et un fusil, qui doivent attaquer l'ennemi et le vaincre.

A ce titre, la révolution, si révolution il y a bien eu lieu, n'a pas concerné la conduite de la guerre, mais simplement l'armée de l'air américaine. Loin d'avoir réalisé le rêve d'une guerre menée exclusivement du ciel, l'arrivée des drones a ramené l'Air Force à sa mission première: soutenir les troupes au sol.

Il faut alors rappeler que ces armes ne sont en aucun cas des «robots autonomes», selon l'expression employée par Allenby. D'ailleurs, l'Air Force a fait machine arrière et les appelle désormais des «véhicules pilotés à distance», notamment parce qu'elle s'est aperçue que ces engins mobilisent beaucoup plus de personnel qu'on pourrait le croire.

Il n'y a pas de pilote dans l'avion, mais le cockpit est bien le seul endroit où il n'y a pas d'être humain. Aujourd'hui, 108 Predators, Reapers et Global Hawks, les principaux VPD dont dispose l'Air Force, effectuent en permanence 42 patrouilles aériennes. (Avant la fin de l'année, ils en feront 50 et en 2013, ce sera 65). Il faut 3 VPD pour chaque patrouille, un qui survole la zone en altitude, un qui s'en approche et un qui doit rentrer à la base pour entretien.

Au sol, à la base de Creech dans le Nevada, chaque patrouille mobilise 43 personnes qui tournent pour faire les trois huit. Il faut notamment sept pilotes, sept opérateurs système et cinq coordinateurs de mission. Chaque équipe est appuyée par une unité de renseignement basée au QG de la CIA, à Langley, en Virginie. Chaque unité de la CIA comprend, pour chaque patrouille, 66 personnes, dont 34 opérateurs caméra et 18 spécialistes du renseignement. (Tous ces chiffres sont fournis par les relations publiques de l'armée de l'air).

Un jour, peut-être, une machine analysera les images, fera la différence entre alliés, ennemis et civils, et décidera s'il faut faire feu ou non. Mais, même avec beaucoup d'imagination, ce jour n'est pas prêt d'arriver. De plus, les évolutions récentes de la doctrine militaire, dans l'armée de terre ou chez les marines, repoussent encore plus loin une telle éventualité.

Pour remporter la lutte contre la guérilla, comme en Afghanistan (et, depuis 2007, en Irak), il est bien sûr indispensable d'envoyer des troupes terrestres au combat, mais il faut surtout que ces troupes apprennent à connaître le terrain et les chefs locaux, afin de rassembler des informations tactiques utiles et de comprendre les besoins de la population pour pouvoir, du moins en théorie, satisfaire ces besoins en collaborant avec les autorités civiles.

Le général Stanley McChrystal, chef du commandement américain en Afghanistan, a établi de nouvelles règles d'engagement destinées à minimiser les pertes civiles, au point d'exposer nos troupes à un risque accru. Il s'agit bien sûr de stratégie et non d'éthique: plus nous tuons de civils, plus nous montons la population contre nous et plus les insurgés trouvent facilement de nouvelles recrues.

Mais une chose est sûre. Si nos soldats, au sol ou depuis les airs, prennent parfois des civils pour des combattants ennemis, un robot commettra bien plus souvent ce type d'erreur. Certes, Singer et Allenby sont conscients de ce risque. Mais ils exagèrent considérablement son imminence.

Fred Kaplan

Traduit par Sylvestre Meininger

Samedi 12 Juin 2010

http://www.slate.fr/story/22883/guerres-technologiques-gagnent-pas-avec-merveilles


1-5 P.W. Singer : Laisser les drones faire la guerre à notre place.

La robotique bouleversera en profondeur les conflits armés... et notre mode de vie.

Il y a quelques semaines, je discutais au téléphone avec un journaliste à propos des critiques du sénateur texan John Cornyn contre le Ministère de la sécurité intérieure (Homeland Security).

Il lui reproche de tarder à livrer des drones Predator que le Texas compte utiliser pour surveiller sa frontière avec le Mexique. En parlant, je jetais parfois un œil sur mon écran d'ordinateur pour voir ce qu'il arrivait à mes deux plus précieuses possessions, mon équipe de foot virtuelle et mes placements financiers. Si tout allait bien pour les «Raging Pundits», on ne pouvait pas en dire autant de Wall Street. Le cours de certaines sociétés d'envergure nationale et même internationale avait chuté de 60 % en quelques minutes, et l'action d'Accenture ou de Boston Beer allait tomber à un centime avant de remonter à 40 dollars quelques instants plus tard.

Rapprochons les deux évènements. Un homme politique peste parce que le gouvernement fédéral ne lui a pas envoyé de robot pour patrouiller le long de ses frontières. Au même moment, notre système financier part en vrille, échappant à tout contrôle parce que les algorithmes sur lesquels les grandes sociétés financières fondent leur activité se sont mis à se comporter de manière étrange et imprévisible. En pensant à tout cela, j'ai eu l'impression de me retrouver dans I, Robot (le roman d'Isaac Asimov, pas le navet avec Will Smith). A la fin du livre, l'humanité s'est habituée à vivre aux côtés des robots et une intelligence artificielle dirige une économie devenue bien trop complexe pour être laissée aux mains des traders.

Quand l'armée américaine a envahi l'Irak en 2003, elle ne possédait qu'une poignée d'avions télécommandés, couramment appelés «drones», mais dont la désignation précise est «systèmes aéromobiles sans pilote.» Aujourd'hui, nous en avons plus de 7.000, qui vont du Predator long de 15 mètres au micro-appareil qu'un soldat peut porter dans son sac à dos. Nos forces d'attaque n'utilisaient aucun «véhicule terrestre sans conducteur», mais nous en avons désormais plus de 12.000, comme le Packbot, qui fait la taille d'une tondeuse à gazon, ou le Talon, un peu plus petit, tous les deux capables de détecter et de désarmer les bombes artisanales cachées au bord des routes. Le Packbot est fabriqué par la même société qui produit le robot aspirateur Roomba. Cette société s'appelle iRobot.

Ces machines pourtant bien réelles peuvent nous sembler sorties tout droit d'un film de science-fiction, mais il ne faut pas oublier que nous n'en sommes qu'à la première génération, l'équivalent de ce que fut la Ford T pour l'automobile ou le Flyer des frères Wright pour l'aviation. A ce titre, l'Air Force et l'armée de terre viennent d'établir des feuilles de route qui prévoient d'utiliser toujours plus de robots autonomes et armés. Si, face à des évolutions si rapides et profondes, on peut facilement rester bouche bée, un peu comme les traders à Wall Street il y a quelques semaines, il faut se rappeler que nous avons déjà traversé des bouleversements semblables. De nombreux experts comparent nos systèmes «sans pilote» aux véhicules «sans chevaux» du début du 20ème siècle. Or l'automobile joue aujourd'hui un rôle central dans nos sociétés. Elle a permis de mécaniser l'industrie, le transport et la guerre, mais elle a aussi changé radicalement l'organisation des grandes villes, donné beaucoup de pouvoir à des nomades du Moyen-Orient qui vivaient sur des terres désertiques dont personne ne voulait, et contribué au réchauffement de la planète.

Comme l'automobile, la poudre à canon, l'imprimerie ou la bombe atomique, la robotique promet de bouleverser en profondeur nos modes de vie. Cette nouvelle technologie semble receler un potentiel extraordinaire, mais ce qui compte avant tout, c'est la manière dont elle va changer nos sociétés. Nous ne connaissons pour l'instant ni la nature ni l'étendue de ces changements, mais si nous voulons les contrôler, il faut commencer par poser les bonnes questions.

Comment l'armée va-t-elle absorber ces nouvelles technologies?

En l'espace de quelques années, malgré la lenteur d'une bureaucratie souvent rétive au changement, l'armée américaine est passée de zéro à des milliers de robots. Malheureusement, comme me l'a expliqué un capitaine de l'Air Force, l'attitude dominante n'est pas «Réfléchissons afin d'optimiser», mais plutôt «J'en veux plus!»

Il faudra donc que le Pentagone résiste à l'habituelle tentation d'acheter des systèmes compliqués, peu flexibles et hors de prix, équipés de microprocesseurs plaqués or fabriqués dans les circonscriptions des membres du Congrès chargés de choisir les fabricants de ces mêmes systèmes.

Il est également indispensable d'organiser un débat sur la façon dont il faut utiliser ces robots, ce que les militaires appellent une «doctrine». Car la doctrine peut décider de l'issue d'une guerre, selon qu'elle orientera les États-Unis vers la version moderne de la Ligne Maginot ou de la Blitzkrieg. Et un tel débat ne concerne pas uniquement les questions tactiques, mais également la formation des soldats et l'organisation de l'armée. Quel type d'aide et de soutien faudra-t-il apporter aux personnes qui utiliseront ces nouvelles technologies et qui, si elles ne sont pas engagées physiquement sur le champ de bataille, sont pourtant exposées à de nouveaux types de stress? Quelles évolutions de carrière pourrons-nous leur proposer afin que l'inertie d'une organisation aussi vaste que l'armée ne l'empêche pas de s'adapter à ces changements? Il faudra aussi repenser le rôle des combattants et des civils à l'intérieur de ce nouvel espace technologique. A ce titre, est-il normal que 75% du travail d'entretien et de chargement des munitions sur le Predator aient été sous-traités à des entreprises privées, dont l'une des plus controversées, Blackwater/Xe?

Dans une guerre, comment les robots sont-ils perçus ?

A la date du 3 mai 2010, les véhicules américains sans pilote avaient effectué 131 frappes en territoire pakistanais, soit trois fois plus que le nombre de sorties effectuées par des avions conventionnels au début de la guerre du Kosovo, il y a dix ans. Selon les critères qui prévalaient alors, nous sommes en guerre avec le Pakistan. Mais alors, pourquoi estimons-nous ne pas être en guerre avec ce pays? Serait-ce parce que ces attaques sont planifiées et décidées par la CIA et non par l'armée? Une chose est sûre, cet état de fait a considérablement réduit l'ampleur du débat concernant ces frappes. Mais sommes-nous retombés dans les mêmes ornières qu'en 1961, lorsque la CIA maquilla des bombardiers B-26, en violation des conventions internationales, pour les envoyer soutenir l'invasion de la baie des Cochons, avec le résultat que l'on sait?

Nous sommes dans une situation pour le moins curieuse: la seule véritable guerre aérienne dans laquelle les États-Unis sont engagés n'est pas dirigée par un général de l'Air Force, mais par un ancien élu de la Californie au Congrès. Cela signifie non seulement que des civils américains utilisent des armes de guerre contre d'autres pays, mais aussi que ce sont des civils, notamment des juristes, qui doivent trancher des questions complexes liées aux concepts et à la stratégie opérationnels ou aux règles d'engagement. Or ils n'ont été ni formés ni élus pour de telles missions.

La perception qu'a l'ennemi de ces questions est tout aussi importante. A environ 10.000 kilomètres des États-Unis, nos frappes «précises» et «efficaces» sont perçues comme «cruelles» et «lâches» par la presse du Moyen-Orient. «Drone» est devenu un terme péjoratif dans la langue urdu et des groupes de rock pakistanais chantent une Amérique qui a perdu tout sens de l'honneur.

Contrairement à ce que prétendent les médias des deux camps, les hommes et les femmes qui pilotent nos armes robotiques font des efforts surhumains pour minimiser les pertes civiles, et celles qu'ils occasionnent sont insignifiantes comparées à celles causées dans n'importe quelle autre guerre passée. Mais cela ne change rien au fait que ces efforts ne parviennent pas à redorer notre blason dans certaines régions du monde. Et si nous n'arrivons pas à reprendre le contrôle du récit qui est en train de s'écrire, les États-Unis risquent de se retrouver dans le rôle d'Israël à Gaza, où les attaques ciblées de Tsahal contre des chefs du Hamas ont pour effet collatéral de pousser de plus en plus de jeunes garçons à rejoindre les rangs de l'organisation islamiste.

Les lois peuvent-elles suivre?

Les systèmes sans pilote ne sont pas seulement utilisés en zone de combat. Le ministère de la sécurité intérieure va les employer pour surveiller les frontières et la police locale cherche aussi à en obtenir (le comté de Miami-Dade vient d'obtenir une autorisation). Mais si la plupart des robots sont utilisés pour lutter contre la criminalité, repérer les feux de forêt, retrouver des survivants du tremblement de terre à Haïti ou colmater les fuites de pétrole (pour reprendre quelques exemples d'utilisations concrètes), certains sont utilisés à des fins moins louables. A Taiwan, des voleurs en ont utilisé pour cambrioler des appartements, et, en Arizona, les «milices des frontières», qui opèrent à la limite de la légalité, ont envoyé des drones effectuer des patrouilles non autorisées par l'Etat.

Ce phénomène de prolifération va nous obliger à aborder des questions qu'on ne se pose pas habituellement à propos des robots, comme par exemple celles des autorisations légales et de la formation. Par ailleurs, les robots enregistrent et accumulent des informations de toutes sortes. Selon un juge fédéral à qui j'ai parlé, cela va poser des problèmes en terme de protection de la vie privée et de validité des preuves recueillies de cette manière, problèmes qui remonteront certainement jusqu'à la Cour suprême. Le deuxième amendement de la Constitution m'autorise-t-il à posséder et à utiliser des armes robotiques? Pour l'instant, on dirait une blague, mais où faut-il tracer la limite, et en se basant sur quoi? A Atlanta, un patron de bar a construit un «robot anti-clochard» équipé d'une caméra infrarouge, d'un projecteur, d'un haut-parleur et d'un canon à eau. Il s'en sert pour chasser les SDF et les dealers qui s'installent sur le parking de son établissement.

Le problème n'est pas tant que les robots prennent des décisions à notre place, mais plutôt que le rôle joué par les être humains dans le processus de décision est déplacé géographiquement et chronologiquement. De quelques mètres pour le robot anti-clochard, de milliers de kilomètres pour les Predators ou de plusieurs années dans le cas des concepteurs de ces machines. Or ces décisions humaines influent lourdement sur le comportement de ces systèmes. En 2007, en Afrique du Sud, suite à un «problème logiciel», un canon anti-aérien automatique a tué neuf soldats pendant un entraînement. Enquêter et rendre une décision de justice sur de tels accidents, qui font penser à la célèbre scène de RoboCop, n'a rien d'évident.

Le progrès technologique semble accélérer à un rythme exponentiel, mais nos institutions peinent à suivre. Ainsi, les lois de la guerre, telles que définies par la Convention de Genève, ont été écrites à l'époque où les gens écoutaient Al Jolson en 78 tours et où une maison coûtait en moyenne 7.400 dollars. Comment ces lois s'appliquent-elles lorsqu'une arme du 21éme siècle comme le MQ-9 Reaper est utilisée contre un insurgé qui viole ces mêmes lois en se cachant dans une maison habitée par des civils ?

Les États-Unis vont-ils prendre le chemin du Commodore 64?

La robotique est un secteur industriel en pleine expansion, où les volumes de ventes se comptent déjà en milliards de dollars et dont la courbe de croissance s'annonce exponentielle. Le rôle croissant qu'elle tient dans la conduite de la guerre la place dès aujourd'hui au centre des questions de sécurité nationale. Malgré cela, et à la différence de la Corée, ou même de la Thaïlande, les États-Unis n'ont pas de stratégie nationale dans ce domaine. Comment comptons-nous concurrencer les 43 pays qui fabriquent, achètent et utilisent des robots militaires, dont certains alliés comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, mais aussi des rivaux comme la Russie, la Chine ou l'Iran? Pourrons-nous garder une longueur d'avance, ou allons-nous rester sur le bord de la route, comme tant d'autres pionniers de l'innovation technologique?

A ce propos, l'état de notre secteur industriel et le niveau de nos écoles en mathématique ou en science ont de quoi nous inquiéter. Par exemple, les États-Unis forment aujourd'hui moins d'ingénieurs qu'en 1986. Mais pas d'inquiétude, l'offre de diplômes dans le domaine des « parcs, loisirs, bien-être et forme physique» a augmenté de 500%.

Que devons-nous attendre de la révolution «open source»?

En terme de complexité, les robots n'ont rien à voir avec les porte-avions ou les bombes atomiques. La plupart des pièces qui les composent peuvent être achetées, et même fabriquées, assez facilement. La Luftwaffe d'Hitler n'a jamais réussi à traverser l'Atlantique pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais un aveugle âgé de 77 ans vient de le faire avec un drone qu'il a construit lui-même. Il apparaît donc inévitable que ces technologies finissent par tomber en de mauvaises mains. Ainsi, le Hezbollah a utilisé quatre drones contre Israël au Liban et, selon la rumeur, Al-Quaeda aurait cherché à utiliser des drones pour attaquer un sommet du G-8.

Comme l'a rappelé la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, une telle tragédie a été rendue possible par notre «incapacité à imaginer l'inimaginable». Nous serons très probablement confrontés aux mêmes difficultés dans le domaine de la robotique. C'est pourquoi nous devons établir des stratégies militaires et de sécurité intérieure qui gouverneront l'utilisation de ces technologies sophistiquées, mais qui prendront aussi en compte la manière dont nos adversaires risquent de les utiliser contre nous. Cela signifie élargir le spectre des menaces contre lesquelles nos différentes agences doivent se préparer. Il faudra également établir un cadre légal définissant qui peut avoir accès à ces technologies, ou nous risquons fort de voir nos ennemis nous attaquer avec nos meilleures armes.

On peut bien sûr être tenté de ne pas prendre tout cela très au sérieux. Et il est vrai qu'un débat portant sur des lois applicables uniquement aux robots semble plus à sa place dans une convention de science-fiction que dans une conférence organisée par Slate à Washington. Mais souvenez-vous de ces vieilles chimères: le sous-marin de Jules Verne, «l'aéroplane militaire» de A. A. Milne, les «cuirassés terrestres» de H. G. Welles (rebaptisés «tanks» par Winston Churchill) et, bien sûr, la bombe atomique. Ce qui n'était qu'imaginaire il y a quelques décennies et devenu réalité à une vitesse incroyable.

Il est donc indispensable que des gens sérieux se penchent sur ces problèmes sérieux qui ne vont pas manquer de se poser bientôt. D'autant qu'avec les robots, on ne peut pas faire comme à la Bourse: annuler les opérations d'achat-vente qui nous dérangent et faire comme si rien ne s'était passé.

P.W. Singer

Dimanche 13 Juin 2010  

Traduit par Sylvestre Meininger

http://www.slate.fr/story/22883/guerres-technologiques-gagnent-pas-avec-merveilles



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L’Afghanistan « est sur la bonne voie », déclare le secrétaire général aux parlementaires de l’OTAN

Le 1er juin, le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a pris la parole à la session de printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, qui se tenait à Riga (Lettonie). Il a parlé de l'importance de la mission de l'Alliance en Afghanistan et de l'orientation stratégique à long terme de celle-ci.

Extraits
«[...] Je veux, en particulier, de parler avec vous de la priorité actuelle de l'Otan, l'Afghanistan, et comment vous pouvez aider à faire de notre engagement un succès.[...]
 

Neuf ans ont passé depuis que les premières forces internationales ont été déployées en Afghanistan.  Et il n'est pas surprenant qu'il y ait des doutes au sujet de cette mission aujourd'hui. Au fur et à mesure que nous nous éloignons du 9 / 11, de plus en plus de gens se demandent si notre sécurité est vraiment touché par ce qui se passe en Afghanistan. Ils se demandent si le prix que nous payons en vaut la peine. Et ils se demandent si ce combat peut réellement être gagné.  

Je comprends très bien ces questions. Mais comme la plupart des gens dans cette salle, je suis un homme politique. Je crois fermement qu'il est de notre responsabilité, en tant que politiciens, de diriger. Pour expliquer à nos populations ce que nous devons faire ensemble.

Et sur cette opération, mon avis est très clair. Cette mission doit réussir. Elle peut réussir. Et si nous sommes résolus, elle va réussir.  

Elle doit réussir parce que l'Afghanistan est toujours en première ligne dans la lutte contre le terrorisme international. Il y a moins dix ans, l'Afghanistan était le camp d'entraînement des terroristes internationaux de plus d'une douzaine de pays. Quand les résistantss ont été renversés, ils ont perdu ce havre de paix. Mais ils se battent maintenant pour le récupérer.

Est-ce important? Permettez-moi de vous poser cette question: combien de personnes auraient trouvé la mort il y a quelques semaines à Times Square si la voiture piégée avait explosé? [Eh? on a déjà quitté l'Afghanistan?? RM] Combien de citoyens de combien de pays à travers le monde en auraient été victimes? Nous avons tous eu beaucoup de chance que cette bombe n'ait pas explosé£. Mais il ne faudrait pas être aveugle sur ce que cela signifiait.

 Le fait est que si nous quittions prématurément l'Afghanistan, les Résistantss seraient de retour. Et avec eux Al-Qaïda. Le terrorisme se propagerait à travers l'Asie centrale et en Europe. L'instabilité se propagerait au Pakistan voisin [Ce Pakistan si stable actuellement-RM].  -  le Pakistan qui possède l'arme nucléaire - et à l'ensemble de la région Et nous serions une fois de plus face à des attaques dans nos aéroports, dans nos métros et dans nos rues. C'est un coût que nous ne pouvons tout simplement nous permettre. 

L'autre côté de la médaille, c'est ce à quoi ressemblera à l'Afghanistan, si nous maintenons le cap, et terminons le travail que nous avons commencé. Le terrorisme ne trouverait plus de havre, plus d'abri sûr, et plus d'inspiration en Afghanistan. Les Afghans - y compris les femmes et les filles - auraient plus de liberté politique, plus d'éducation et de meilleurs soins de santé que jamais auparavant. Et l'Afghanistan deviendrait un symbole puissant de la région, et au-delà, que le changement est possible. [Et tout le monde pourra enfin reprendre ses cutters et liquides explosifs - tel le dentifrice- en voyageant en avion. L'émotion nous étreint - RM] 

Certains d'entre vous sont peut-être en train de se dire : Jolie vision, Secrétaire général. Mais nous avons vu les titres des journaux ces dernières semaines, des attaques des résistantss sur nos troupes et nos bases. Est-ce que le succès est possible? Est-ce qu'on peut y arriver ?

Ma réponse est simple: oui. Cette mission peut réussir. Malgré la diffusion continue de mauvaises nouvelles, il y a des progrès réels accomplis vers la rencontre du véritable objectif de notre mission.

Cet objectif est politique. Changer les fondements politiques dans les principaux domaines stratégiques de l'Afghanistan. Marginaliser les éléments les plus extrêmes. Isoler du reste de la population ces terroristes qui ne déposeront jamais les armes. Renforcer le gouvernement élu. Cela donnera aux citoyens une vie meilleure. 

Notre stratégie pour atteindre cet objectif est actuellement déployée dans le centre de Helmand Central et à Kandahar. C'est le coeur du pays Résistants. Ils savent que s'ils perdent le soutien là-bas, ils le perdent là où cela les frappe le plus. Alors, ils se défendent - minant les routes pendant la nuit et terrorisant la population locale. Voilà pourquoi cela va lentement. 

Mais cela va dans la bonne direction. Pour la première fois, les dirigeants politiques locaux se réunissent pour choisir librement leur propre avenir. 3000 enfants, parmis lesquels de nombreuses filles, sont maintenant dans les écoles nouvellement construites. Les marchés sont en plein essor. Et les gens ont de plus en plus  confiance pour sortir et voyager sur les routes. 

Cela prendra plusieurs mois avant que nous ne sachions si ce progrès est irréversible. Cela dépendra pour beaucoup de savoir si le gouvernement afghan pourra s'acquitter de ses responsabilités envers son propre peuple, et nous les aidons à le faire. Mais les premiers signes sont que notre stratégie peut marcher, et qu'elle marche.

Ceci m'amène à mon dernier point: si nous gardons le cap, nous aqllons réussir. La feuille de route politique à venir est déjà claire.  [...]

Les choses bougent, et dans la bonne direction. C'est pourquoi ce n'est pas le moment de vaciller. Ce n'est pas le moment de donner aux Résistants l'idée fausse que nous pouvons être chassés. C'est le temps d'envoyer un signal clair - que nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra pour terminer le travail. 

Le récent déploiement de troupes envoie ce signal. Nous avons maintenant les forces combattantes dont nos commandants besoin. Mais il nous manque encore quelques centaines de formateurs. Et j'en appelle à vous tous pour, de retour dans vos capitales, voir ce que vous pouvez faire pour combler cette lacune.

C'est très simple. Le plus tôt nous former les forces afghanes [les farces armées afghanes...], le plus vite ils pourront prendre l'initiative. Nous avons besoin d'investir un peu plus maintenant, afin que nous puissions, dans un proche avenir, commencer à faire moins. [...]» 

Original et intégral sur http://www.nato.int/cps/en/natolive/opinions_63981.htm



3 Annexe

3-1John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique

Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants

La loi est un crime majeur, bien plus grand que les activités qu’elle proscrit, et vous n’avez aucun moyen de vous en protéger.

Les gouvernants se protègent eux-mêmes. 

La loi ne protège pas les gens.

Elle est simplement un outil de châtiment.

Elle peut tout juste être utilisée, souvent sans succès, pour se dédommager du malfaiteur. 

Elle n’efface jamais le crime.  Exécuter le meurtrier ne ramène jamais sa victime à la vie.Mettre en prison les arnaqueurs de Ponzi ne vous rend pas votre argent perdu.  Et assigner BP en justice ne rendra pas les marais de Louisiane, ne ramènera pas la faune marine détruite, ou toute autre forme de vie sauvage, et ne rendra pas aux victimes ce qu’ils ont perdu.Suivez attentivement ce qui se produira dans les vingt prochaines années pendant que le gouvernement usera de la loi pour protéger BP, Transocean, et Halliburton tandis que les réclamations de tous ceux affectés par la marée noire disparaîtront dans les sables mouvants du système légal étasunien.

Jim Kouri, citant des études du FBI, écrit que « certains traits de caractères révélés par des tueurs en série ou des criminels peuvent être observés chez un grand nombre de membres de la sphère politique »; ils partagent les caractéristiques des psychopathes, qui sont hermétiques à l’altruisme, comme l’empathie envers leurs victimes ou le remords ou le sentiment de culpabilité vis-à-vis de leurs crimes. Ils possèdent les traits de personnalité du menteur, du narcissique, de l’égoïste et du vaniteux. Ce sont les personnes auxquelles nous avons confié notre destin. L’échec des États-Unis d’Amérique chez eux et dans le monde est-il si incroyable ?

Certains peuvent prétendre que tout ceci est une affirmation audacieuse, extrême.  J’étais moi-même surpris en lisant les données de Kouri. Mais pour les illustrer, il est facile de trouver des preuves anecdotiques. Lors de la dernière campagne présidentielle, John McCain a répondu ‘Bomb, bomb, bomb’ à la question portant sur l’Iran. Personne au gouvernement n’a exprimé le plus petit remords au sujet du meurtre de dizaines de milliers de gens à la fois en Irak et en Afghanistan, qui n’avaient absolument rien à voir avec les événements du 11 septembre, ni au sujet du ciblage prémédité de femmes et d’enfants par des drones sans pilote au Pakistan. Qu’est-ce qui distingue les tueurs en série de ces officiels du gouvernement ? La seule chose c’est qu’ils ne tuent pas eux-mêmes mais délèguent leurs crimes à d’autres. Mais c’est exactement ce que la plupart des parrains de Cosa Nostra faisaient.
Donc, certaines questions doivent être posées : le gouvernement des États-Unis est-il devenu une entreprise criminelle ?

La nation est-elle dirigée par des psychopathes ? Comment expliquer l’appauvrissement de la population, la promotion du complexe militaro-industriel et de guerres sans fin avec leurs massacres et génocides, la dégradation de l’environnement, le désintéressement de la détérioration infrastructurelle et le soutien, à l’étranger, de gouvernements autoritaires et corrompus (souvent appelés démocraties) ?  Pire que cela, pourquoi les entreprises peuvent-elles s’enrichir durant ces guerres pendant que les populations sont elles invitées à se sacrifier ? Pourquoi le gouvernement n’a-t-il jamais essayé d’empêcher de tels profits ? Ce n’est pas tant qu’il n’en soit pas capable.  Dans le langage commun, faire du mal au peuple est considéré comme un  crime.
Ce l’est encore bien plus lorsque ce mal est fait par les gouvernements, les systèmes légaux, ou les entreprises. Le gouvernement utilise la loi pour faire du mal au peuple ou protéger les dirigeants des conséquences du mal qu’ils font constamment au peuple. Il n’y a qu’à voir comment aucun responsable de la Massey Energy Company n’a jamais été poursuivi pour le désastre de la mine de charbon d’Upper Big Branch. Quand les entreprises sont accusées de malversation, elles répondent souvent que ce qu’elles ont fait était légal, mais légal n’est pas synonyme de juste.  Lorsque les criminels parviennent au pouvoir, ils légalisent la criminalité. 
A moins que le gouvernement des États-Unis ne modifie son comportement, la nation est condamnée. Aucun membre du gouvernement ne semble se rendre compte que la dissimulation encourage la méfiance, la méfiance la suspicion, et que la suspicion mène ensuite à la censure.  Le manque de prise de conscience de la part du gouvernement n’est-il pas une preuve de psychopathologie criminelle ?

John Kozy

John Kozy est professeur de philosophie et de logique à la retraite qui tient un blog sur des sujets politiques, économiques et sociaux. Après avoir servi dans l’armée US pendant la guerre de Corée, il passa vingt années comme professeur d’université et les vingt années suivantes comme écrivain. Il a publié un manuel en logique formelle commerciale, dans des revues académiques et quelques magazines commerciaux, et a signé des éditoriaux de journaux à titre d’invité.

Vous pouvez trouver ses travaux sur le net à l’adresse http://www.jkozy.com/  et vous pouvez lui écrire à partir de la page d’accueil du site web.
Article original en anglais : The Psychopathic Criminal Enterprise Called America, The Government uses the Law to Harm People and Shield the Establishment,

publié le 4 juin 2010. 
Traduction : Pascal Sacré pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19699



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/06/2010

n°438 - dossier de l'Afghanistan - 25-06 - : Début -:- Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron…

n°438 - dossier  de l'Afghanistan - 25-06 - : Début -:- Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron…




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°438 du 25-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Dossiers

1-1 Préparation de deux grandes offensives de chaque côté de la frontière.

1-2 Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron…

1-3 Gérard Chaliand : "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".

1-4 Le Japon confirme son 'aide' mais demande une gouvernance propre....

1-5 The Guardian : Les Etats-Unis financent des résistants, selon les Afghans eux-mêmes…

1-6 William Maclean : Objectifs US en Afghanistan "durs à atteindre".

1-7 Une «mentalité de Playstation»...

1-8 En Afghanistan, dialogué sans illusions naïves.

1-9 Guantanamo : Les dossiers

1 Brian May : ils ne parviennent pas à trouver refuge ailleurs …

Fin

2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Yahia Gouasmi : Afghanistan: stratégie et pillage.

2-2 Les raisons de la guerre menée par l'impérialisme en Afghanistan ?

2-3 Hocine Malti  : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan.

2-4 Eva Golinger : Les secrets des mercenaires Blackwater.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rapport : "Expérimentations dans la torture".

3-2 Rapport : "Expérimentations dans la torture".

USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

3-3 Les "Farces armées" afghanes, selon le magazine Time.

3-4  Les Français avancent avec précaution.

4 Annexe

4-1 Discours de Rasmussen à L'Otan : L’Afghanistan « est sur la bonne voie », …


Tiré à part :



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Préparation de deux grandes offensives de chaque côté de la frontière.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Pour affaiblir l’influence des résistants, les militaires américains et pakistanais préparent deux grandes offensives de chaque côté de la frontière. Mais ils auront bien du mal à atteindre leur objectif.

Décidé par Hamid Karzai après l’attaque menée sur la Jirga par des résistants le 2 juin, le remplacement d’Amrullah Saleh, qui était à la tête de la Direction nationale de la Sécurité depuis 2004, et de Hanif Atmar, ministre de l'Intérieur depuis 2008, agite les Américains. “Saleh et Atmar étaient les plus compétents du gouvernement.(…) 

Pour assurer sa propre survie, Karzai est prêt à prendre des décisions contre l’avis de ses alliés occidentaux et même contre ses propres intérêts”, s’inquiète le New York Times.

Depuis déjà un certain temps, on entend parler de deux grandes offensives contre les résistants et d’autres  résistants  à la frontière afghano-pakistanaise qui devraient être lancées dans les semaines à venir. L’une à Kandahar, dans le sud-est de l’Afghanistan, menée par les forces de l’OTAN sous commandement américain, l’autre dans le Nord-Waziristan, par l’armée pakistanaise. Officiellement, ces deux campagnes ne sont pas liées, mais de leur résultat pourrait dépendre l’issue du conflit régional.
Comme d’habitude, les responsables militaires américains préféreraient des offensives coordonnées entre les forces de l’OTAN et l’armée pakistanaise des deux côtés de la ligne Durand [longue de 2 640 kilomètres, elle a été tracée par les Britanniques en 1893 et tient lieu de frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan], afin de prendre les rebelles en étau et de leur interdire tout repli transfrontalier.

 Ni les forces de sécurité pakistanaises, ni les troupes afghanes et de l’OTAN n’ont réussi à rendre la frontière définitivement étanche aux infiltrations des groupes de résistants .

En réalité, les autorités militaires pakistanaises soulignent qu’elles ont établi beaucoup plus de postes de contrôle à la frontière que les unités de la coalition côté afghan, et que les Américains ont démantelé certains de leurs avant-postes sur le territoire afghan. Les Américains seraient satisfaits si l’armée pakistanaise acceptait enfin d’intervenir contre le réseau Haqqani [dirigé par Jalaluddin Haqqani, qui entretient des liens forts avec Al-Qaida et les résistants afghans et serait caché dans le Nord-Waziristan]. Washington serait encore plus heureux si cette offensive pouvait coïncider avec leur propre campagne militaire contre les résistants afghans à Kandahar. Or les Pakistanais pourraient ne ré­pondre que partiellement à cette attente, en décidant eux-mêmes du moment où lancer leurs opérations dans le Nord-Waziristan et en adoptant une approche sélective dans le choix de leurs objectifs dans cette région tribale [Islamabad entretiendrait des liens amicaux avec certains groupes  résistants . Le réseau Haqqani bénéficierait en outre de la protection des services secrets pakistanais].
Si elles ont lieu, ces deux batailles se livreront sur des terrains différents. Le relief de la région de Kandahar est plat pour l’essentiel, ses terres agricoles fertiles sont ponctuées de modestes collines et environnées d’un désert implacable ; le Nord-Waziristan est surtout montagneux. Dans les deux régions, la population est majoritairement pachtoune, groupe ethnique dont est issue l’écrasante majorité des résistants. On pourrait assister à des combats de rue dans Kandahar et à des attaques de guérilla classique dans les districts ruraux d’Arghandab, Zhari et Panjwal, au milieu des pommiers, des pamplemoussiers et des vignes. Dans le Nord-Waziristan, il faudrait s’assurer le contrôle des principaux centres urbains de Miranshah, Mir Ali et Dattakhel afin de défendre les avant-postes et les lignes de ravitaillement. L’offensive de Kandahar devrait avoir lieu au cours du mois de juin [les renforts militaires ont déjà été envoyés] et prendre fin en août, avant le début du ramadan. Mais le président afghan Hamid Karzai redoute les conséquences de cette opération dans sa province natale. N’importe quel homme politique sensé ne peut que s’inquiéter devant un tel plan militaire et ses conséquences : recours à la puissance aérienne, déplacement forcé des populations et pertes civiles massives.
La
campagnedeKandahar pourrait n’être qu’une répétition de la dernière opération militaire engagée dans la petite ville de Marjah [en février 2010], dans la province voisine du Helmand, où l’offensive, impliquant 15 000 hommes de l’OTAN et de l’armée afghane contre quelques centaines de résistants, a duré plus longtemps que prévu et n’a pas atteint ses objectifs. Passée maîtresse dans l’art de manipuler les médias, l’armée américaine prétendait que l’offensive de Marjah allait tout changer. Cela n’a pas été le cas, et même les journaux américains signalent que les résistants sont de retour à Marjah. Si cette bataille a été si difficile à gérer, on imagine sans peine le problème que risque de représenter Kandahar.
Le choix des mots, véritable stratégie de guerre
Aujourd’hui, c’est la prochaine bataille de Kandahar qui est décrite comme un affrontement décisif. Les généraux et les hommes politiques afghans et américains sont à court d’idées pour justifier ce qui se prépare à une opinion publique peu favorable au nouveau plan militaire. Fini les mots “offensive”, “opération militaire”, “action” et “bataille”. Le président Karzai préfère désormais la notion de “processus” pour décrire la future campagne. Les autorités américaines, elles, utilisent de plus en plus l’expression dari “hamkari baraye Kandahar”, qui signifie “coopération pour Kandahar”. Ce n’est pas la première fois que l’on a recours à une autre langue que le pachto dans le Sud afghan peuplé de Pachtounes. C’est faire preuve d’un manque total de sensibilité, mais il semble que les Américains n’aient toujours pas compris les subtilités culturelles de l’Afghanistan multiethnique, même après neuf ans d’occupation.
Les mots ont leur importance, mais il est surtout essentiel d’adopter une stratégie efficace dans le Nord-Waziristan et à Kandahar tout en limitant le plus possible les souffrances de la population. Les généraux américains et pakistanais vont tester leurs propres stratégies pour répondre aux défis de ces régions, bastions des résistants. Le sort de leurs campagnes dépendra avant tout du soutien de la population locale. A cet égard, l’armée pakistanaise sera dans une meilleure position, car elle opérera parmi ses compatriotes, contrairement aux forces de l’OTAN qui vont devoir se battre dans un pays étranger, parmi une population qui leur est globalement hostile.

08.06

http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/08/washington-et-islamabad-resserrent-l-etau


1-2 Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron…

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Le nouveau Premier ministre conservateur David Cameron a déclaré vendredi que les forces britanniques étaient en Afghanistan pour préserver la sécurité de la Grande-Bretagne et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".

A l'occasion de sa première visite au contingent britannique depuis son arrivée à la tête du gouvernement le mois dernier, David Cameron a souligné devant quelque 400 soldats réunis au Camp Bastion, dans le sud du pays, qu'ils étaient là avant tout pour répondre à la menace représentée par Al Qaïda. (…)

"Nous ne sommes pas ici pour bâtir la démocratie parfaite.

Nous ne sommes pas ici pour bâtir une quelconque société modèle.

Nous sommes ici pour aider les Afghans à prendre le contrôle de leur sécurité afin que nous puissions rentrer à la maison", a dit le Premier ministre, qui a quitté l'Afghanistan vendredi en fin de journée. 

Dans son discours, David Cameron a repris les thèmes qui avaient alimenté ses critiques de campagne contre l'attitude de son prédécesseur travailliste Gordon Brown: manque d'explication sur les véritables raisons de la mission britannique en Afghanistan, manque de soutien matériel aux troupes. 

Il s'est aussi nettement démarqué du discours travailliste basé sur la mission démocratique des Britanniques auprès des Afghans et sur l'aide à apporter aux jeunes filles afghanes pour qu'elles puissent accéder à l'éducation et au savoir.

"Je peux résumer cette mission en deux mots: il s'agit de sécurité nationale, de notre sécurité nationale en Grande-Bretagne", a-t-il dit. 

"Nous n'avons pas d'idées utopiques au sujet de la nature de cette mission. Dès que nous en aurons fini avec la formation de ces troupes de sécurité afghanes, nous pourrons rentrer à la maison la tête haute", a ajouté David Cameron.

HOURRAS 

Si les soldats de la coalition quittaient aujourd'hui l'Afghanistan, les camps d'entraînement d'Al Qaïda réapparaîtraient dans le pays, car les Afghans ne sont pas encore prêts à assurer leur sécurité, a-t-il affirmé. 

Il s'est engagé à fournir aux 9.500 soldats du contingent britannique - le deuxième après celui des Etats-Unis - l'équipement dont ils ont besoin, notamment en matière de protection contre les bombes artisanales déposées par les  résistants  sur le bord des routes.

Il a provoqué également les hourras des soldats en annonçant que l'indemnité journalière de mission serait doublée pour atteindre environ 29 livres (34 euros).

Jeudi, David Cameron avait exclu l'envoi de renforts en Afghanistan, tout en estimant que les soldats britanniques ne devraient pas rester "un jour de plus" que nécessaire. 

La Grande-Bretagne a perdu près de 300 hommes en près de neuf ans d'une guerre contre les taliban toujours plus impopulaire auprès de ses compatriotes qui exigent, selon lui, des progrès durant les six derniers mois de l'année en cours, qu'il a qualifiée de "vitale".

 Le coût croissant du conflit inquiète le gouvernement de Cameron, qui cherche désespérément les moyens de réduire les dépenses publiques pour endiguer un déficit budgétaire croissant et a entamé une réévaluation minutieuse de l'effort de guerre en Afghanistan.

 Les effectifs des forces de l'Otan en Afghanistan doivent en principe atteindre un "pic" de 150.000 hommes à la mi-2011, avant de décroître progressivement.

Mais les résistants qui ont tué 18 membres de la coalition cette semaine seulement, semblent aujourd'hui plus actifs que jamais depuis 2001, jetant un doute sur la possibilité d'un désengagement en douceur des forces internationales.

Reuters, 12 juin


1-3 Gérard Chaliand : "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".

Gérard Chaliand, géopolitologue, spécialiste des conflits armés, analyse la situation en Afghanistan et la future stratégie des forces de l'Otan.

Pourquoi les forces internationales en Afghanistan sont-elles désunies ?
Par désarroi. La situation s’est délitée : d’une part, le président Obama, qui doit tenir compte de son opinion publique et des prochaines élections, veut retirer ses troupes en 2011. De l’autre, on a chargé le général McCrystal, qui commande les forces de l’Otan dans le pays (Isaf), de créer un nouveau rapport de force plus favorable à la coalition, ce qui prend du temps. Et puis on a aussi Hamid Karzaï, le président afghan, qui joue sa propre carte : il se distancie des Américains pour se rapprocher des résistants, sentant bien qu’il a tout intérêt à négocier avec eux tant que les forces de la coalition ne l’ont pas encore lâché.

Karzaï, les Américains et l’Isaf sont donc en train de prendre des chemins opposés…
Oui, il n’y a plus de cohérence. Le problème de base vient du fait qu’au départ, l’Afghanistan est la victime collatérale de la guerre d’Irak. Entre 2002 et 2006, tout a été fait pour sécuriser Kaboul où des millions ont été dépensés et détournés. Mais dans les campagnes pachtounes, les gens se sont lassés d’attendre l’eau potable et l’électricité. En même temps, les résistants se sont réorganisés, ils ont créé une infrastructure politique clandestine dans les villages dont ils parlent la langue. Ce sont eux qui y rendent la justice, puisque l’Etat de M. Karzaï n’a jamais su contrôler la campagne.

Dans ce contexte, n’est-il pas vain de croire que les nombreuses actions civilo-militaires des forces de l’Otan pour s’allier la population ont un quelconque effet ?
Si. Cette stratégie du général McCrystal vient avec une demi-douzaine d’années de retard. La contre-insurrection, qui est sa stratégie, c’est agir, occuper le terrain, transformer les conditions de façon concrète en étant là avec la population. Mais il est trop tard pour ce type de stratégie ou il faudrait beaucoup de temps ou davantage d’hommes. McCrystal va essayer entre maintenant et l’été prochain de renverser le rapport des forces locales s’il le peut.

Peut-il réussir ?
Je pense que non parce que l’adversaire n’a pas intérêt à se confronter de façon directe aux forces occidentales, juste ce qu’il faut pour leur infliger les pertes qui découragent les opinions publiques sans risquer le tout pour le tout, puisqu'ils savent que dans le cas d'une confrontation directe, la coalition est très nettement supérieure. Ce qu’ils font, c'est qu'ils se fondent dans la population et attaquent par surprise. Car rien ne distingue un taliban qui a caché son arme d'un pachtoune .

C’est donc une guerre vouée à être perdue côté occidental ?
C’est une guerre vouée à n'être pas gagnée. Il s’agit de se créer une sortie honorable, une non victoire décente. C’est tout ce qu’il reste.

Pourquoi l’Otan reste-t-elle encore engagée ?
Pour essayer de renverser la vapeur de façon à ce que, dans le cadre de négociations à venir, ceux qui s’imaginent avoir déjà gagné aient un prix à payer beaucoup plus lourd, et soient moins gourmands. On négocie tout en se tapant dessus: classique.

 Gérard Chaliand

22-06-

Gérard Chalian est l'auteur de "Géopolitiques des empires", avec Jean-Pierre Rageau. Arthaud, 430 p., 29,90 euros.

http://www.metrofrance.com/info/gerard-chaliand-une-guerre-vouee-a-n-etre-pas-gagnee/pjfv!WbwCQssTkDHGOdlHs8PK3w/


1-4 Le Japon confirme son 'aide' mais demande une gouvernance propre....

Le Japon a confirmé jeudi son aide massive à l'Afghanistan, mais a demandé au président afghan Hamid Karzaï une meilleure gouvernance de son pays miné par la corruption.

La deuxième économie du monde a promis l'an dernier de verser d'ici 2013 jusqu'à 5 milliards de dollars d'aide pour reconstruire l'Afghanistan, ravagé par la guerre et la pauvreté.

M. Karzaï a remercié le nouveau Premier ministre japonais Naoto Kan pour le soutien solide du Japon, l'un des plus importants pourvoyeurs d'aide à l'Afghanistan.

"Je rends hommage aux efforts faits par le président Karzaï (...) J'ai dit que j'espérais que les cinq milliards de dollars seront utilisés au profit du peuple afghan et de la paix", a déclaré M. Kan lors d'une conférence de presse.

Selon un communiqué conjoint, "le Premier ministre (Naoto) Kan a demandé des efforts sérieux, y compris en faveur d'une bonne gouvernance, afin que les impôts des citoyens japonais soient utilisés à bon escient".

Dans son dernier rapport annuel, l'organisation anticorruption Transparency International affirme que l'Afghanistan est le deuxième pays le plus corrompu après la Somalie, qui ne possède pas de gouvernement en état de fonctionnement.

Le président Karzaï a promis que l'aide serait consacrée au développement et au retour à la stabilité, d'une façon telle que le Japon "se sentira comblé pour la générosité et les ressources qu'il a dépensées en Afghanistan".

Environ 980 millions de dollars ont déjà été versés, dont plus de 300 millions pour couvrir les salaires des quelque 80.000 policiers afghans.

L'aide japonaise a également permis de construire 650 km d'autoroutes et un nouveau terminal à l'aéroport de Kaboul. Plus d'une centaine d'autobus japonais sillonnent en outre les rues de la capitale afghane.

Le président Karzaï, qui restera jusqu'à dimanche au Japon, a été reçu en audience par l'empereur du Japon Akihito et s'est également entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Katsuya Okada.

17/06

AFP


1-5 The Guardian : Les Etats-Unis financent des résistants, selon les Afghans eux-mêmes…

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Alors que le millième soldat américain vient à peine de tomber sur le champ de bataille afghan, voici un article paru dans le quotidien anglais The Guardian qui remet les pendules à l’heure quant à l’opinion que se fait la population afghane de cette guerre et de ses véritables objectifs.

Pour la plupart des Afghans, il est clair que l’Occident utilise et laisse perdurer le conflit sous de faux prétextes, en alimentant – dans tous les sens du terme – la résistance taliban.

Et cette croyance semble d’autant plus répandue qu’on s’élève dans les milieux les plus éduqués de la société. De quoi faire réfléchir sur notre propre vision occidentale sur cette soi-disant "mission de paix", terme totalement usurpé. 

Car il s’agit bien d’une guerre, initiée au nom du 11-Septembre pour aller chasser ceux qui protégeaient les présumés pirates de l’air

Or nous savons depuis plusieurs années que les preuves liant Ben Laden aux attentats du 11/9 ne sont pas établies et que certains documents pourraient bien avoir été fabriqués.

De plus, les "preuves" ayant servi à convaincre l’ONU de voter la résolution 1378 du 14 novembre 2001 donnant le feu vert au conflit sont toujours classées "Secret défense" par les Américains.

Que contiennent-elles exactement ?

Pourquoi les populations des pays participant aux Forces d’occupation, comme la France, n’ont-elles pas le droit d’en connaître le contenu alors qu’on leur demande de se sacrifier et d’envoyer des soldats tuer et se faire tuer là-bas ?

L’Afghanistan subit une guerre totalement injustifiée, et où de surcroit la France n’a rien à faire.

Nous réitérons une fois de plus notre appel pour la fin de la guerre en Afghanistan et pour le rapatriement  immédiat des soldats français.

Paru dans The Guardian le 25 mai 2010 : Les Afghans pensent que les États-Unis financent les résistants

Des intellectuels et professionnels afghans respectés sont convaincus que l’Occident prolonge le conflit dans le but de préserver son influence dans la région.

Il est pratiquement impossible de trouver quelqu’un en Afghanistan qui ne soit pas persuadé que les États-Unis financent les résistants; ce sont des professionnels afghans hautement qualifiés, ceux qu’emploient l’ISAF, l’USAID, des organisations internationales de médias – et même des conseillers de diplomates américains – qui semblent les plus convaincus.

Un ami afghan parlant un anglais impeccable et qui aime à citer Charles Dickens, Bertolt Brecht ou Anton Chekhov, dit que la raison en est claire. "Les Etats-Unis ont intérêt à prolonger le conflit et à rester en Afghanistan sur le long terme."

La poursuite des batailles entre les forces de la coalition et les résistants en est la meilleure preuve.

"Dans ce pays, nous disons qu’il faut deux mains pour applaudir", dit-il, frappant dans ses mains en guise de démonstration.  "Une seule ne suffit pas."

Ses arguments sont raisonnés, bien qu’il en gâche légèrement l’effet en m’expliquant qu’"aucun juif n’est mort dans les Tours Jumelles".

Il ne s’agit pas seulement des ressources naturelles de l’Afghanistan, mais de sa position stratégique, en toute logique.

Dominer ce pays donnerait aux États-Unis un pouvoir sur l’Inde, la Russie, le Pakistan et la Chine, sans parler de tous les États d’Asie centrale.

"Les Etats-Unis se servent d’Israël pour menacer les Etats arabes, et ils veulent faire  la même chose avec l’Afghanistan, dit-il. Celui qui contrôlera l’Asie dans le futur contrôlera le monde entier."

"Même un enfant de cinq ans sait cela," me dit un journaliste de radio Kaboul plaçant sa  main à quelque distance du sol pour illustrer ses dires. "Regardez Helmand, dit-il, comment se fait-il que 15.000 soldats internationaux et afghans ne parviennent pas à écraser deux mille résistants mal équipés ?"

C’est pareil pour les Britanniques; apparemment, ils veulent rester en Afghanistan encore plus que les Américains. Et la raison pour laquelle ils veulent discuter avec les résistants est qu’ils pensent les faire entrer au gouvernement, consolidant ainsi l’influence du Royaume-Uni.

Ce n’est pas là simplement un vague préjugé ou de sauvages théories conspirationnistes  si répandues au Moyen-Orient. Il y a une analyse très structurée même si un brin alambiquée derrière tout cela. On me pose sans arrêt  la question suivante : si les États-Unis voulaient vraiment battre les résistants, alors pourquoi ne vont-ils pas les attaquer au Pakistan ? La raison en est simple, m’explique un ami "Tant que vous ne vous débarrasserez pas du nid, le problème persiste. S’ils éliminaient les résistants, les États-Unis n’auraient plus aucune raison de rester ici."

Les preuves sont multiples, disent-ils (même si cela tend à inclure la phrase imparable qui consterne tous les journalistes: "tout le monde sait bien que …").

Tout le monde sait bien, par exemple que l’armée nationale afghane dit qu’elle reprend les bases des résistants pour s’approvisionner en rations et en armes identiques à celles que leur  fournissent les États-Unis. Ces derniers financent les « madrasas »,  [ces écoles] produisant de jeunes résistants, aussi bien en Afghanistan qu’au Pakistan..

Les hélicoptères de l’armée des USA  livrent régulièrement des fournitures derrière les lignes des résistants. Les organisations d’aide ne sont rien d’autre que des agences liées à la collecte de renseignements, et elles se rendent dans des régions où l’armée ne peut pas facilement accéder, afin d’obtenir des informations sur le terrain. Même le plus humble des projets de formation de sage-femme est en réalité au service  de l’espionnage.

Un politologue qui travaille comme conseiller auprès d’agences US dans le nord du pays, raconte comment les gens craignent l’influence persistante des Seigneurs de guerre, illustrant ses propos par des descriptions sur la violence et la corruption qui s’étendent jusque dans les domaines de la banque, du gouvernement et du commerce.

Les Afghans détestent ces Seigneurs de guerre, dit-il, mais les États-Unis veulent qu’ils restent en place. "S’ils disparaissaient et étaient remplacés par des personnes compétentes et honnêtes, nous pourrions générer nos propres revenus. Nous pourrions avoir notre propre économie et  demander des investissements extérieurs en toute transparence. Nous aurions une véritable armée, pour nous protéger et servir l’Afghanistan".

Alors pourquoi ces professionnels afghans instruits travaillent-ils pour des gouvernements dont ils sont convaincus qu’ils veulent enfoncer leurs griffes dans leur pays ?

Leur patriotisme n’a rien d’artificiel – avec leurs compétences ils pourraient facilement étudier ou travailler à l’étranger, et pourtant ils choisissent de rester pour construire un avenir meilleur pour leur pays. Les Afghans éprouvent une suspicion  historique envers toute puissance étrangère impliquée dans leur pays, et peut-être qu’avec la résistance d’une nation qui a vu repartir les  occupants les uns après les autres, ils sont prêts à  attendre, convaincus que la volonté des États-Unis se brisera avant la leur.

De toute façon, ils ne veulent pas que l’OTAN parte avant 15, peut-être 20 ans. C’est le temps qu’il faudra pour que les institutions afghanes puissent survivre de façon indépendante. Entretemps, comme m’explique mon ami épris de littérature – qui travaille pour un certain nombre d’organismes américains -  il n’y a pas de contradiction à survivre. "J’aime le Benjamin Franklin qui est dans ma poche", sourit-il. Tant pour le cœur que pour l’esprit.

 Published on mai 31, 2010

GeantVert

Traduction Apetimedia & GV pour ReOpenNews

 http://www.reopen911.info/News/2010/05/31/the-guardian-les-etats-unis-financent-les-résistants-selon-les-afghans-eux-memes/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


1-6 William Maclean : Objectifs US en Afghanistan "durs à atteindre".

Nb La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Les objectifs que Washington s'est fixés en Afghanistan seront "incroyablement difficiles" à atteindre, estime le coordinateur du comité de sanctions des Nations unies contre les résistants et Al Qaïda, le Britannique Richard Barrett.

Rejoignant un nombre croissant de personnalités occidentales exprimant ouvertement leur pessimisme quant à l'évolution de la situation, il juge que la résistance des résistants et la faiblesse des efforts de réconciliation contrarient les objectifs des Etats-Unis.

Dans une interview à Reuters, Richard Barrett juge par ailleurs "discutable" de justifier la présence militaire britannique dans ce pays par des impératifs de sécurité nationale, comme vient de le faire le Premier ministre conservateur David Cameron.

Prédisant une résistance farouche des résistants à l'offensive de l'Otan pour leur reprendre leur fief de la province de Kandahar, le représentant de l'Onu se déclare en faveur d'un dialogue politique avec les  résistants  islamistes.

"Quel que soit le nombre qu'on en tue, il y en a toujours qui déboulent de la colline. On n'a pas affaire à des gens qui fuient quand on les frappe fort. Ils ne vont pas fuir", explique Richard Barrett.

La stratégie dévoilée l'an dernier par le président Barack Obama après réexamen de l'engagement américain consiste à envoyer des renforts militaires cette année en Afghanistan pour renverser le cours de la guerre avant d'envisager un début de retrait à la mi-2001.

"ON NE VA PAS RESTER LÀ-BAS ÉTERNELLEMENT"

Aux yeux de Richard Barrett, l'offensive dans la province de Kandahar aurait dû être complétée par une offensive politique. Mais les ressources fournies aux officiers américains sont "essentiellement militaires, pas politiques".

"Ce sont les Afghans qui sont chargés de l'aspect politique et, là, il y a une grande faiblesse", fait-il valoir.

Une "jirga" des notables et chefs tribaux convoquée début juin à Kaboul a donné mandat au président Hamid Karzaï d'ouvrir des négociations avec les taliban, mais ceux-ci ont dénoncé cette assemblée comme une farce inspirée par Washington.

"Je ne pense pas que la stratégie ou les objectifs soient mauvais. C'est juste que les objectifs sont incroyablement difficiles à réaliser", affirme Richard Barrett."

Ainsi, explique-t-il, si la coalition prétendait avoir évincé les taliban de la province de Kandahar, il suffirait d'un seul attentat suicide pour démontrer qu'ils sont toujours là. En outre, il sera difficile de définir qui était ou n'était pas un taliban, et qui ne sera plus taliban.

Au sujet du rôle de la Grande-Bretagne, Richard Barrett a estimé "très bonne" sa stratégie globale de lutte antiterroriste et juge atteint l'objectif de chasser Al Qaïda d'Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.

"Alors pourquoi sommes-nous encore en Afghanistan?" s'interroge-t-il. "On nous dit que, si nous partions, les taliban reviendraient, et Al Qaïda avec eux. Ceci, je crois, est contestable."

Les résistants assurent qu'ils ne permettront à personne, dans un scénario d'après-guerre, de venir en Afghanistan menacer d'autres pays.

Pour Richard Barrett, même si on peut "raisonnablement" douter de leur sincérité, il faut les prendre au mot au lieu de leur dire: "On ne vous croit pas et nous allons rester ici éternellement."

"Car nous n'allons pas rester là-bas éternellement."

William Maclean

(Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

17/06/2010 17:20:03

 (Reuters)

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11132030


1-7 Une «mentalité de Playstation»...

Dans la guerre qu'ils mènent depuis 2001 en Afghanistan, les Etats-Unis s'appuient chaque année un peu plus sur les drones, ces avions sans pilote chargés de reconnaître le terrain ou d'éliminer directement des cibles. Mais depuis quelques semaines, certains commencent à s'inquiéter de cette stratégie.

Début juin, l'ONU a demandé à la CIA de stopper ces opérations, et le rapporteur des Nations unies, Philip Alston, a mis en garde l'armée américaine contre une «mentalité de Playstation».

Alors que le débat sur la légalité de telles actions s'intensifie outre-Atlantique, l'état-major militaire préfère se recentrer sur l'aspect humain.

Un reporter du New York Times est ainsi parti visiter la base aérienne de Beale, en Californie, pour y rencontrer des officiers de renseignement issus de la génération Facebook:

Penchés sur des moniteurs qui diffusent en direct des images filmées par les drones, le lieutenant Christopher et une équipe d'analystes ont récemment fait irruption sur plusieurs forums de discussion militaires, se projetant à plus de 11.000 kilomètres pour prévenir les Marines contre les bombes artisanales et les tirs de résistants.

Installés devant quatre écrans d'ordinateurs à la fois, ces bataillons de soldats 2.0 rompus aux réseaux sociaux scrutent la moindre information pour avertir les troupes sur le terrain du moindre mouvement ennemi. Aujourd'hui, on recenserait 4.000 analystes, et l'armée envisagerait d'en enrôler 2.100 de plus dans un futur proche. Mais comme le rappelle le journaliste Christopher Drew, la plupart de ces engagés n'ont jamais été déployés sur le terrain. Aussi crucial soit leur rôle, cette méconnaissance des zones de guerre peut créer un «fossé culturel».

Mais cette mutation peut aussi mener à des bavures, liées à une chaîne de commandement fractionnée et déficiente. Le New York Times cite l'exemple d'une attaque d'hélicoptère au mois de février. Alors que les analystes avaient signalé la présence de plusieurs enfants, le pilote du drone, stationné dans une autre base américaine, n'avait pas reçu l'information, ouvrant le feu et tuant 23 personnes.

Au mois de février, préoccupé par sa stratégie «en ligne», le Département de la Défense avait publié un court mémo (PDF) pour tracer les contours d'un «usage responsable et efficace» des fonctionnalités du réseau.

Mardi 8 Juin 2010

http://www.slate.fr/story/22725/les-reseaux-sociaux-vont-ils-sauver-larmee-americaine


1-8 En Afghanistan, dialogué sans illusions naïves.

Nb  La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

L'Union soviétique avait tenu dix ans.

Combien de temps tiendront les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN ?

L'Afghanistan, ce "cimetière des empires", est en train de miner à la fois les ressources et le moral de l'Occident.

Plus de neuf ans après l'intervention américaine contre le régime taliban (au pouvoir de 1996-2001), précipitée par les attentats du 11 septembre 2001, les grands espoirs de reconstruction de l'Afghanistan ont fait long feu.

A mesure que l'insurrection des résistants se consolide, le découragement gagne. Le sentiment d'échec s'installe. Et les appels au dialogue, à la négociation avec la rébellion talibane se multiplient. Chacun admet que la solution ne sera pas militaire, mais politique.

Cette année 2010 est celle des premiers gestes significatifs. A Kaboul, une "Jirga de la paix" (assemblée de la paix), représentant la base du régime du président Hamid Karzaï, a achevé ses travaux le 4 juin en fixant le cadre d'un futur scénario de la paix. L'événement est important. Il clarifie la position de l'Etat afghan : amorcer une négociation avec les résistants. Il en fixe les principes : le dialogue ne peut s'engager qu'avec ceux des  résistants  ayant rompu avec "les réseaux terroristes internationaux". Il propose des mesures de confiance immédiates, comme la libération de prisonniers indûment arrêtés. Le processus n'en est qu'à l'état d'esquisse, fragile et balbutiante. Mais il faut bien commencer quelque part.

Cette initiative de la Jirga de la paix doit être encouragée.

Les Afghans ont assez souffert de cette interminable guerre.

Ils ont droit à une autre perspective que celle d'un renforcement des troupes de l'OTAN, aux effets incertains. La communauté internationale doit se mobiliser pour soutenir le processus qui s'amorce. Il lui faudra - une nouvelle fois - débourser de l'argent pour financer un programme de réintégration dans la vie civile des résistants qui acceptent de déposer les armes. Elle devra aider à la mise en place d'un environnement diplomatique favorable. Certains pays - la Turquie et l'Arabie saoudite - sont voués à jouer un rôle de médiateurs décisif.

Mais il faut se garder de toute illusion, de coupables naïvetés qui pourraient semer les graines de futures crises. En dépit de toutes ses imperfections et de sa corruption, le système politique mis en place à Kaboul depuis 2002 comporte des acquis qu'il serait catastrophique de brader au nom d'une recherche de la paix à tout prix. Une société civile a pris forme, riche en groupes défendant les droits de l'homme et ceux des femmes.

Déjà flotte une petite musique "culturaliste", selon laquelle ces apports "occidentaux" sont étrangers aux "traditions" afghanes. L'argument est classique. Mais nombre d'Afghans, si l'on veut bien prendre la peine de les interroger, sont inquiets du prix politique qu'il faudra payer pour accommoder les résistants.

Ces derniers ont-ils modéré leur idéologie islamiste radicale ? Rien ne vient l'indiquer. Aussi faudra-t-il être d'une vigilance exemplaire pour éviter que la quête d'une porte de sortie ne s'accompagne de cyniques abandons.

Une partie des fonds destinés à l'acheminement de vivres et de munitions aux troupes américaines en Afghanistan serait détournée vers les résistants par les seigneurs de guerre, affirme une sous-commission du Congrès américain dans un rapport publié mardi.

L'argent, des dizaines de milliers de dollars par semaine, serait remis aux résistants afin de s'assurer leur bienveillance, via un contrat de 2,16 milliards de dollars sous lequel 70% de l'eau, des vivres et des munitions sont acheminés sur 200 bases et postes de combats américains en Afghanistan.

«Beaucoup pensent que les seigneurs de guerre des routes qui protègent les camions font des paiements aux résistants pour se protéger, afin de s'assurer un passage sans encombre», lit-on dans le rapport, un document de 86 pages qui doit être débattu mardi devant la commission.

Le rapport cite aussi l'exemple de l'armée italienne qui aurait payé des pots-de-vins pour sa protection. L'armée française qui a pris la succession des Italiens n'aurait pas payé et a subi une violente attaque de résistants en 2008 perdant 10 hommes, indique le document.

Le rapport, qui parle de «corruption» ou «extorsion» de la part de résistants, met en exergue des documents étayant les transferts d'argent.

Il cite notamment des notes d'une réunion entre les sous-traitants afghans et les logisticiens de l'armée qui donnent une estimation du coût de pot-de-vins allant de 1,6 million à 2 millions de dollars par semaine.

Le rapport regrette une «attitude dédaigneuse» envers ce problème de corruption de la part des entités du Pentagone chargé du contrat de transport.

«Il y a un certain nombre de changements constructifs qui pourraient être apportés à l'effort américain» de logistique en Afghanistan, poursuit le texte.

Parmi ces changements, le rapport parlementaire recommande notamment aux autorités américaines d'assumer directement la responsabilité du transport afin d'exercer une surveillance sur les sous-traitants engagés. Il préconise également d'augmenter le rôle des forces de sécurité afghanes sur les routes empruntées par les convois.

| 07.06.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201006/22/01-4292390-des-fonds-americains-detournes-vers-les-résistants.php


1-9 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Brian May : ils ne parviennent pas à trouver refuge ailleurs …

De nombreux détenus restent à Guantánamo parce qu’ils ne savent pas où aller. Ils s’exposent à des persécutions s’ils repartent dans leur pays d’origine et ne parviennent pas à trouver refuge ailleurs. Amnesty International demande aux États de contribuer à la fermeture définitive de Guantánamo en accueillant ces détenus et en leur donnant la possibilité d’une vie nouvelle.

Le 3 février 2010, le Conseil fédéral suisse a accepté de fournir un nouveau lieu de vie à deux frères ouïghours qui ont été maintenus en détention à Guantánamo sans inculpation ni jugement pendant près de huit ans.

Arkin et Bahtiyar Mahmud, qui viennent de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en Chine, auraient couru le risque d’être torturés ou même exécutés s’ils avaient été renvoyés en Chine.

La Suisse a pris cette décision après des années d’action de la section suisse d’Amnesty International, qui s’est mobilisée dans le cadre du projet sur la protection internationale lancé par l’organisation de défense des droits humains. Participent à ce projet des militants d’Europe et d’ailleurs, qui demandent à leurs gouvernements d’accorder une protection aux détenus de Guantánamo quand ceux-ci risquent de subir des violations des droits humains en cas de renvoi dans leur pays d’origine.

Les autres pays ayant accueilli d’anciens détenus de Guantánamo incluent l’Albanie, la Belgique, la France, la Hongrie, l’Irlande, le Portugal et la Slovaquie.

Dans de nombreux cas, ces décisions ont été prises après un fort travail de pression, des démarches auprès des médias et une action associative menés par Amnesty International et d’autres. Dix autres Ouïghours se sont récemment vu offrir une nouvelle résidence provisoire aux Bermudes et aux Palaos.

Malgré ces initiatives positives, il reste à Guantánamo plus de 40 hommes ayant toujours besoin d’une protection humanitaire. Ils sont originaires de Chine, de Libye, de Russie, de Syrie et de Tunisie. Si aucun pays ne se propose pour les aider, certains d’entre eux pourraient être renvoyés chez eux et y subir des sévices, ou passer des mois, voire des années supplémentaires en détention illimitée sous la responsabilité des autorités américaines.

Il s’agit d’hommes que les autorités américaines n’ont, à la connaissance d’Amnesty International, aucune intention d’inculper ni de juger. La seule raison pour laquelle ils sont maintenus en détention tient au manque de lieux sûrs pour les accueillir. Certains d’entre eux sont libérables. Dans les faits, ces hommes ont été abandonnés à Guantánamo.

En janvier 2010, Amnesty International, le Centre for Constitutional Rights, Reprieve et Moazzam Begg, ancien détenu de Guantánamo qui dirige désormais l’organisation Cageprisoners, ont entamé une tournée européenne afin de demander à d’autres États d’accepter des détenus de Guantánamo. La tournée est notamment passée par l’Allemagne, le Luxembourg et la Suède.

Certains États, surtout en Europe, ont demandé avec insistance la fermeture de Guantánamo mais n’ont pas fait le nécessaire pour transformer cet objectif en réalité. Pourtant, dans l’accord conjoint sur la fermeture du centre de détention conclu par les États-Unis et l’Union européenne en juin 2009, certains États membres de l’UE s’étaient dits prêts à contribuer à l’accueil d’anciens détenus, la sélection se faisant au cas par cas.

Consciente que l’adaptation d’anciens détenus de Guantánamo à la vie dans un pays inconnu peut s’avérer difficile, Amnesty International demande aussi aux gouvernements de proposer à ces hommes des mécanismes de soutien pour qu’ils s’habituent mieux à ces conditions nouvelles. Cela suppose notamment de mettre à leur disposition une assistance médicale, juridique, psychologique et sociale. Les sections d’Amnesty International contribuent à ces efforts en contactant les ONG concernées dans leur pays, afin qu’elles prodiguent des conseils d’experts et une aide pratique à ces hommes.

Lakhdar Boumediene, ressortissant algérien, vivait en Bosnie-Herzégovine avant d’y être arrêté. Il a été incarcéré à Guantánamo pendant près de huit ans sans inculpation ni jugement. En mai 2009, il lui a été proposé de vivre avec sa famille en France. Près d’un an plus tard, s’il lui est encore difficile de s’adapter à une situation qui succède à des années de détention, il se fait à sa nouvelle vie avec l’aide d’Amnesty International France. Il a déclaré à Amnesty International : « Ça a été très dur pour moi […] J’ai essayé de me construire une vie. Et maintenant j’ai l’impression d’être comme tout le monde. Je me sens humain. »

Si d’autres pays acceptent de fournir une protection humanitaire à ceux qui se trouvent encore à Guantánamo, d’autres hommes tels que Lakhdar Boumediene auront la possibilité de se reconstruire une vie stable en toute sécurité, et nous nous rapprocherons de la fermeture définitive de Guantánamo.

Brian May

Amesty International,

20 mai 2010,

http://www.reopen911.info/News/2010/06/01/guantanamo-ou-en-sommes-nous/


n°438 - dossier de l'Afghanistan - 25-06 - : Fin -:- Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron

n°438 - dossier  de l'Afghanistan - 25-06 - : Fin -:- Le Royaume-Uni en Afghanistan pour sa sécurité, et non pour y bâtir une quelconque "démocratie modèle".dit Cameron…




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°438 du 25-06

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Yahia Gouasmi : Afghanistan: stratégie et pillage.

2-2 Les raisons de la guerre menée par l'impérialisme en Afghanistan ?

2-3 Hocine Malti  : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan.

2-4 Eva Golinger : Les secrets des mercenaires Blackwater.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rapport : "Expérimentations dans la torture".

3-2 Rapport : "Expérimentations dans la torture".

USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

3-3 Les "Farces armées" afghanes, selon le magazine Time.

3-4  Les Français avancent avec précaution.

4 Annexe

4-1 Discours de Rasmussen à L'Otan : L’Afghanistan « est sur la bonne voie », …

 

 



2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Yahia Gouasmi : Afghanistan: stratégie et pillage.

On connaissait déjà deux raisons pour expliquer l’agression de l’Usraël et ses alliés contre l’Afghanistan : le rôle stratégique de l’Afghanistan, situé au cœur du continent asiatique (avec comme voisins l’Iran, le Pakistan, la Chine et les Républiques d’Asie centrale) ; et la culture du pavot, qui (curieusement !) a augmenté depuis que les armées usraéliennes sont venues apporter la « démocratie » au peuple afghan.

Grâce à des géologues américains, on connaît maintenant une troisième raison : l’Afghanistan serait assis sur environ 1000 milliards de dollars.

On nous parle de fer, de cuivre, de cobalt, d’or… sans parler des réserves non déterminées de lithium.
Selon le Pentagone, le fer serait la 1ère richesse minérale du pays. On notera que c’est le Pentagone, à savoir l’état-major de l’armée américaine, qui s’intéresse  et commente ces recherches géologiques en Afghanistan. Pourtant, l’optimisme des géologues est tempéré : de nombreux sites de gisements potentiels se trouvent dans des zones où la guérilla talibane est active !  A présent tout s’éclaire : il n’y avait pas que les femmes afghanes à libérer de la burqa, il y a aussi – et surtout – les sites de matières premières ainsi que leurs voies d’acheminement à contrôler.
Le rapport des géologues américains n’étonnera que les naïfs. Dans sa volonté de domination mondiale, l’Usraël a déclaré une guerre au monde entier, notamment aux nations riches en matières premières (Moyen-Orient, République islamique d’Iran, Afghanistan, etc.), et surtout à celles qui refusent de se soumettre à sa domination (République islamique d’Iran, Syrie, Liban, Venezuela, Bolivie, etc.). Et ce n’est pas par hasard si à la tête des banques et multinationales nord-américaines et occidentales se trouvent des dirigeants dont le soutien ou la soumission au sionisme ne se sont jamais démentis. Il n’y a là aucun hasard non : sionisme et volonté de domination ne font qu’un.
La France de Sarkozy/Kouchner est engagée, aux côtés des USA, dans cette guerre en Afghanistan. Il est désormais clair que les militaires français tués en Afghanistan ne meurent que pour de gros intérêts économiques et financiers, qui ne concernent pas l’immense majorité de nos concitoyens.

Et les discours droit-de-l'hommistes et humanitaires ne sont là que pour cacher cette réalité.
Grâce à ces géologues américains, les choses sont dorénavant plus claires. Quant aux malheureux Afghans, ils risquent fort de subir une guerre interminable, à cause de richesses minérales dont ils ne profiteront jamais !

Yahia Gouasmi.

19 juin

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Yahia_Gouasmi.190610.ht


2-2 Les raisons de la guerre menée par l'impérialisme en Afghanistan ?:

Ses gigantesques réserves de minerais !!!

Selon le New York Times, des géologues américains ont découvert des gisements de cuivre et de lithium qui seraient suffisants pour faire du pays ravagé par la guerre l'un des premiers exportateurs mondiaux de minerais.

The US Army/Flickr

Des géologues américains ont découvert en Afghanistan de gigantesques réserves de minerais, dont du cuivre et du lithium, évaluées à plusieurs milliards de dollars, a rapporté lundi le New York Times.

Ces gisements, qui comprendraient également du fer, de l'or, du niobium et du cobalt, seraient suffisants pour faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux de minerais, ont estimé des responsables de l'administration américaine cités par le journal.

"L'Arabie saoudite du lithium"

Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient ainsi comparables à celles de la Bolivie, détenteur des premières réserves mondiales, selon le New York Times. Le lithium est un composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que pour les automobiles électriques.

L'Afghanistan pourrait ainsi devenir "l'Arabie saoudite du lithium", selon une note interne du Pentagone citée par le journal.

De même, les réserves de fer et de cuivre seraient susceptibles de faire de l'Afghanistan un des principaux producteurs mondiaux, selon les responsables cités par le journal

"Il y a là-bas un potentiel stupéfiant", a déclaré au journal le général David Petraeus, chef d'Etat-major général, selon qui toutefois "il y a bien sûr beaucoup de si". "Mais je pense que, potentiellement, c'est d'une immense portée", a-t-il ajouté. "Cela deviendra l'ossature de l'économie afghane", a estimé pour sa part Jalil Jumriany, conseiller du ministère afghan des Mines, cité par le journal.

La découverte a été faite par une petite équipe de géologues et responsables du Pentagone, en s'appuyant sur les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques durant l'occupation par l'URSS de ce pays durant les années 1980. Les géologues afghans avaient caché chez eux pour les mettre à l'abri ces documents après le retrait de l'URSS, avant de les ressortir en 2001 après la chute des résistants.

 "On avait les cartes, mais il n'y eu pas de suite, parce qu'on a eu 30 à 35 ans de guerre", a déclaré Ahmad Hujabre, un ingénieur afghan qui travaillait au ministère des Mines dans les années 1970.

Selon le journal, le président Hamid Karzai a été récemment informé de ces découvertes par un responsable américain.

14/06/2010  

L'Expansion.com -  


2-3 Hocine Malti  : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan.


Cette première partie traitant de la politique générale américaine en matière de ressources pétrolières, et plus particulièrement de l’Afghanistan.

Seconde partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Irak
Troisième partie :
Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Asie Centrale


Grande était la déception des participants du rallye Lisbonne - Dakar quand on leur a annoncé, en toute dernière minute, la veille du départ de la capitale portugaise, que l’épreuve était annulée !

Les rêves et les économies des uns, les ambitions et les contrats de sponsoring des autres s’étaient, tout d’un coup, envolés.

Le groupe Amaury, organisateur de la course, déclarait avoir pris cette décision à la demande expresse du ministère français des affaires étrangères, qui avait eu connaissance de menaces de l’organisation terroriste Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui projetait de s’attaquer à la caravane lors de la traversée de la Mauritanie. Il rajoutait qu’il n’avait pas obtenu de plus amples informations, car lui avait-on dit, c’était un secret d’Etat.

Il faut croire qu’il devait effectivement s’agir de très grosses menaces, couvertes d’un énorme secret d’Etat, du moment que les efforts et le travail fournis durant toute une année par les organisateurs étaient ainsi sacrifiés, que les millions d’euros engagés pour la préparation de l’épreuve partaient en fumée et que la soif d’aventures de plus de 500 concurrents s’évanouissaient.

Quel pouvait être cet énorme secret d’Etat qui avait fait que l’on avait permis à l’AQMI de remporter une victoire politico-médiatique sans précédent en obtenant l’annulation du plus grand rallye-raid au monde ? Une victoire qui a du certainement rehausser son prestige auprès de nombre de jeunes du monde arabo-musulman et lui valoir probablement des recrues qui ont rejoint ses rangs.

Une autre partie sortait incontestablement vainqueur de cet imbroglio sportif et politique : les Etats-Unis. La thèse qu’ils développent depuis quelques années déjà, selon laquelle le Sahel était devenu une zone de non droit, un nouvel Afghanistan dans lequel allait s’installer Al Qaïda, se trouvait ainsi renforcée ; de même, était confirmé le rôle de gendarme de la région qu’ils se sont attribués au lendemain des attentats du 11 septembre.

En annulant le Dakar, les organisateurs remettaient en lumière les deux partenaires de ce couple infernal, qui n’en demandaient peut être pas tant. Couple infernal, car là où se trouve Al Qaïda, on voit apparaître l’armée américaine, et à l’inverse quand celle-ci débarque quelque part, on voit immédiatement Al Qaïda se manifester. Et comme à chaque fois, pour peu que l’on fouille un petit peu, on retrouve derrière les “affrontements” George W. Bush - Oussama Ben Laden, les énormes intérêts des compagnies pétrolières américaines.

La politique pétrolière de George W. Bush

Moins de deux semaines après son installation, en février 2001, à la Maison Blanche, George W. Bush créait un comité de travail dénommé NEPD Group (National Energy Program Development). Sous la présidence du vice président Dick Cheyney, ce comité était chargé de faire le bilan de la politique et des besoins énergétiques du pays et de proposer un programme de développement du secteur de l’énergie pour les 20 années suivantes.

Aux yeux du pouvoir américain, le bilan fait par le groupe de travail était plus qu’alarmant ; jamais l’Amérique n’avait été autant déficitaire en énergie depuis la décennie 70, marquée par des embargos et par le premier choc pétrolier. Bien que la production nationale en pétrole ait augmenté de près de 40% par rapport à ce qu’elle était à l’époque, il n’en reste pas moins que les Etats-Unis avaient importé, en l’an 2000, 52% de leur consommation depuis l’étranger. Le NEPD prévoyait que si ce rythme de consommation se maintenait, les Américains importeraient deux barils sur trois 20 ans plus tard. Il se profilait donc, pour la première puissance mondiale, une dépendance de plus en plus grande de l’étranger en matière pétrolière.

Le NEPD group en concluait que ce déficit énergétique porterait inévitablement atteinte à l’économie nationale, au standard de vie américain et constituerait un très grave danger pour la sécurité du pays. Le mot était lâché : la sécurité du pays était menacée ! Les néo cons de la Maison Blanche décidèrent alors que tous les moyens, diplomatiques, politiques, économiques, militaires, toutes les voies, pacifiques, violentes, légales, illégales, la guerre, les alliances contre nature, tout devait être mis en œuvre pour remédier à la situation.

Le NEPD proposait de moduler les relations des Etats-Unis avec les pays producteurs de pétrole en fonction de l’état des lieux dans chacun d’entre eux ; il recommandait aussi les lignes générales de la politique à adopter vis-à-vis des grandes régions pétrolifères du monde, qui permettrait aux compagnies pétrolières américaines de s’y installer durablement. Il appartenait alors au Président et à son exécutif de programmer les voies et moyens nécessaires pour aider ces compagnies à pénétrer ces zones et à prévoir les moyens humains et matériels que l’Etat fédéral utiliserait pour protéger leurs intérêts.

Ainsi pour le Moyen Orient, il était prévu d’encourager et soutenir les tentatives d’ouverture à l’investissement étranger des secteurs pétroliers de l’Algérie, du Koweït, d’Oman, du Qatar, des Emirats Arabes Unis et du Yémen. Le résultat anticipé d’une telle démarche était d’aboutir à terme à la privatisation totale de l’industrie pétrolière de ces pays, que les multinationales prennent les choses en mains au détriment des compagnies nationales, ce qui signifiait la disparition de l’OPEP et le retour au système des concessions des années cinquante.

Cette même recommandation d’amélioration du climat pour l’investissement étranger était retenue pour une autre grande région pétrolifère du monde, celle de la mer Caspienne. Il y était programmé la réalisation de certaines infrastructures de transport, dont des oléoducs et des gazoducs nommément cités, qui traverseraient le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie.

L’Afrique est la troisième grande région pétrolifère traitée dans le rapport du group NEPD ; Il y constatait que de par sa qualité et de par sa proximité, le pétrole africain représentait pour les raffineries de la côte Est des Etats-Unis, le meilleur du marché. Le rapport insistait par ailleurs tout particulièrement sur l’importance de certains investissements réalisés par les compagnies pétrolières américaines au Tchad, au Nigeria, au Bénin, au Togo ou au Ghana. Ces deux constatations laissaient prévoir déjà à l’époque ce qui allait se passer plus tard dans la région du Sahel.

L’Afghanistan

Depuis la chute du mur de Berlin et le démantèlement de l’Union soviétique, les compagnies pétrolières américaines se sont ruées sur le nouvel Eldorado représenté par les pays d’Asie centrale, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, tous extrêmement riches en pétrole et gaz. Leur caractéristique principale est qu’ils sont enclavés ; aussi est-il nécessaire de construire des milliers de kilomètres de gazoducs et d’oléoducs pour transporter le pétrole et le gaz produits jusqu’à des ports d’évacuation en Méditerranée ou dans l’Océan Indien. Par ailleurs, ces pays sont entourés par la Russie au nord, la Chine à l’est et l’Iran à l’ouest, autant de pays considérés ennemis par les Américains et par lesquels ces pipelines ne doivent donc pas transiter ; ne restent plus alors que deux possibilités, l’Afghanistan au sud et la Géorgie à l’ouest.

C’est encore durant les années Clinton que la compagnie pétrolière Union Oil Of California (UNOCAL) avait lancé, en association avec les Saoudiens de Delta Oil, la construction d’un gazoduc destiné à évacuer le gaz produit au Turkménistan vers l’océan Indien à travers l’Afghanistan et le Pakistan. C’est ce que l’on a appelé le Cent Gas Project. A cette date - nous sommes au milieu des années 90 - la guerre civile faisait rage en Afghanistan ; ils étaient plusieurs chefs de guerre, de plusieurs ethnies différentes, à se battre pour la prise du pouvoir après la chute du pouvoir communiste hérité de l’occupation soviétique.

Chacun de ces chefs exigeait d’Unocal le paiement d’une dîme pour laisser le chantier de construction traverser sans encombre la portion de territoire qu’il contrôlait.

Unocal avait considéré que de toutes ces milices, seuls les Résistants constituaient une force disciplinée et en mesure d’imposer cette discipline à l’ensemble du pays. De concert avec la CIA, elle décida alors de soutenir l’effort de guerre des Résistants, en leur fournissant de l’argent, des armes et des renseignements ; leur allié, Oussama Ben Laden et son organisation Al Qaïda bénéficièrent de la même assistance. Les Résistants, qui étaient cantonnés jusque là dans une poche autour de Kandahar, lancèrent alors une offensive de grande envergure qui leur permit de battre à plates coutures les Burahuddin Rabbani, Shah Messaoud et autres et à prendre le pouvoir dans tout le pays.

La coopération entre Unocal et les Résistants s’intensifia jusqu’au mois de décembre 1998, quand l’entreprise annonça avoir renoncé à la réalisation du Cent Gas Project. Mais avant d’en arriver là, l’exploitation du gaz du Turkménistan avait eu pour résultat que les Américains avaient financé et renforcé le pouvoir de ceux qu’ils allaient considérer, peu de temps après, comme leurs pires ennemis et auxquels ils allaient faire la guerre. On comprit aussi plus tard, avec l’arrivée de George W. Bush et des pétroliers texans à la Maison Blanche, que le projet Cent Gas n’était nullement abandonné et qu’il ne s’agissait en réalité que d’un report, ce que les nominations à différents hauts postes de responsabilité auxquelles il a procédées et les nombreux évènements survenus après son accession au pouvoir nous ont amplement démontré.

Condoleezza Rice nommée conseillère à la sécurité avant d’accéder au poste de secrétaire d’Etat avait été membre du conseil d’administration d’Unocal. Hamid Karzai, futur chef de l’Etat afghan, chef d’une grande tribu pachtoun, était chargé, au sein d’Unocal des contacts et négociations avec les Résistants. Zalmay Khalilzad, afghan d’origine, qui fut nommé au poste d’ambassadeur à Kaboul, avant d’être transféré plus tard, au même poste, à Bagdad et aux Nations Unies, faisait également partie du staff d’Unocal, où il s’occupait lui aussi de contacts et de négociations avec les Résistants. James Baker qui a eu la responsabilité de nombreux dossiers sensibles sous l’administration de George W. Bush, dont celui du Sahara Occidental, a fait lui aussi partie des nombreuses personnalités ayant travaillé pour Unocal.

Par ailleurs, au sein du groupe de contact d’Unocal avec les Résistants, on trouvait aussi une proche de l’ex roi d’Afghanistan Zaher Shah, Leili Helms, épouse du neveu de Richard Helms, ex patron de la CIA. D’ailleurs, les Résistants avaient leur propre mission diplomatique aux Etats-Unis, dont les bureaux se trouvaient dans le Queens à New York.

Notons aussi que c’est la fameuse société Enron, très proche du clan Bush, qui a entrepris les études de faisabilité du projet Cent Gas et que parmi ses actionnaires, on trouvait celui qui a été six années durant ministre de la défense des Etats-Unis, Donald Rumsfeld, ainsi que le haut représentant d’Etat US au commerce et actuel président de la Banque mondiale, Robert Zoellick. De son côté, le vice président d’Enron, Thomas White a été nommé secrétaire d’état à l’armée par George W. Bush.

Enfin quelques autres menus détails nous démontrent que jusqu’au 11 septembre l’option Cent Gas n’avait pas disparu de l’agenda des affaires, puisque jusqu’à cette date, une liaison téléphonique permanente avec les Résistants avait été maintenue par la division Asie du sud du Bureau de l’intelligence et de la recherche du département d’Etat ; de même, l’assistante du secrétaire d’Etat pour l’Asie du sud et ex officier de la CIA, Christina Rocca, avait rendu plusieurs visites aux représentants diplomatiques des Résistants à Islamabad.

A l’heure qu’il est, le projet est entrain de revivre une seconde vie ; aux dernières nouvelles la Maison Blanche exercerait des pressions sur les Pakistanais pour les pousser à construire un terminal gazier marin d’où serait évacué le gaz du Turkménistan.

Qu’en est-il par ailleurs des relations avec Oussama Ben Laden ?

On sait que les relations de la CIA avec les services de renseignements pakistanais, l’Inter-Services-Intelligence (ISI) ont de tous temps été sulfureuses et que celles de l’administration américaine avec le régime de Pervez Musharraf n’ont jamais été non plus très claires.

L’ex-première dame du Pakistan, Benazir Bhutto a été assassinée le 27 décembre 2007, après avoir échappée à une première tentative d’assassinat, le jour de son retour d’exil le 18 octobre. Le 2 novembre 2007, elle donnait une interview à la chaine de télévision Al Jazeera, dans laquelle elle disait qu’elle avait informé par écrit le président Pervez Musharraf de ses doutes quant à ceux qui avaient commandité l’attentat raté contre sa personne. Parmi les pistes possibles, elle a cité ce “personnage très important dans la sécurité, un ancien officier militaire impliqué avec le Jaish-e-Mohammed, l’un des groupes de Maulana Azhar ... et impliqué aussi avec Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Oussama Ben Laden”.

Par cette phrase Benazir Bhutto nous remémore un certain nombre de choses que l’on avait quelque peu oubliées. Tout d’abord la mort d’Oussama Ben Laden. Mort assassiné, mort dans un bombardement, mort de sa maladie chronique des reins ? Toutes ces versions ont circulé. Celle de l’ex-première ministre vient s’ajouter à celles de George W. Bush lui-même, de Pervez Musharraf, de Hamid Karzai et du FBI ; certains journaux ont même écrit que ses funérailles sont intervenues le 26 décembre 2001. Cette déclaration nous remémore aussi que de très sérieuses sources avaient, en leur temps, rapporté qu’il avait subi des dialyses rénales dans un hôpital de Peshawar sous la protection de l’ISI et probablement avec l’accord du président pakistanais. Elle nous rappelle enfin qu’il avait effectué un séjour très médiatisé à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001 et qu’il avait reçu la visite du chef d’antenne locale de la CIA, Larry Mitchell.

En parallèle à toutes ces annonces de sa mort, Oussama Ben Laden s’est manifesté épisodiquement par des enregistrements audio ou vidéo, des manifestations qui ont eu lieu à des moments critiques pour George W. Bush ; on se souvient, entre autres, de son apparition dans un enregistrement vidéo à la veille des dernières élections présidentielles américaines, ce qui avait énormément aidé le président américain pour sa réélection. Benazir Bhutto était une personne respectable et probablement très bien informée ; alors Oussama Ben Laden est-il encore en vie ? Reconnaissons que, pour le moins, c’est un personnage très commode puisqu’on peut le déclarer mort ou le ressusciter selon les besoins et les intérêts du moment ! Quel extraordinaire personnage aussi, puisque les Etats-Unis d’Amérique le déclarent ennemi numéro 1 mais le traitent, tout comme le font d’ailleurs leurs alliés pakistanais, avec les égards dus à un chef d’Etat !

Quant à l’homme que Benazir Bhutto cite dans son interview, qui aurait assassiné Oussama Ben Laden, Ahmed Omar Sheikh, c’est le type même de l’agent de l’ISI, manipulateur et manipulé, qui a collaboré avec la CIA, avec les Résistants, avec Al Qaïda et avec Oussama Ben Laden lui-même.

Il est aujourd’hui prouvé que cet homme a viré, sur ordre du directeur de l’ISI de l’époque, le général Mahmoud Ahmed, la somme de 100 000 dollars sur le compte de Mohamed Atta, chef du commando qui a exécuté les attentats du 11 septembre.

Certaines sources affirment même que l’ISI seraient derrière ces attentats. Ces informations sont parfaitement connues des services secrets américains.

Tous ces éléments nous amènent à constater, qu’au nom de la recherche de pétrole et de gaz, les Etats-Unis sont disposés à accepter tous les compromis, à fermer les yeux sur tous les coups fourrés, à participer à toutes les manipulations, voire de les orchestrer. Il est tout aussi clair que c’est la position stratégique et géopolitique particulière de l’Afghanistan, entouré de zones riches en pétrole et gaz, qui constitue la véritable raison de la guerre dans ce pays et de son occupation.

Depuis 2001 l’Afghanistan n’est rien d’autre qu’un état satellite des Etats-Unis, un état pivot dans la politique d’accaparement des ressources pétrolières de la région, au seul bénéfice de l’Amérique.

Références :

 Where the quest for oil meets the war on terror, par Raffi Khatchadourian
  Afghanistan, the Résistants and the Bush oil team, par Wayne Wadsen
  Why did we invade Irak anyway ? Putting a country in your tank, par Michael Schwartz
  America at war in Macedonia, par Michel Chossudovsky
  Military bases, construction contracts and oil production in North Africa, par Jeremy Keenan
  Enregistrement vidéo de l’interview du 2 novembre 2007 de Benazir Bhutto au canal anglais d’Al Jazeera.

Hocine Malti - Algeria-Watch  

6 avril

Algeria-Watch –

Vous pouvez consulter l’intégralité de cet article à : http://www.algeria-watch.org/fr/art...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4110


2-4 Eva Golinger : Les secrets des mercenaires Blackwater.

Blackwater est une société militaire privée US fondée en 1997. Ses activités ont débuté dans la sous-traitance de l'entraînement militaire. Après les attaques terroristes contre le destroyer USS Cole en 2000, Blackwater signe un contrat avec la Marine pour l'entraînement d'une force de protection, mais les grands contrats viendront après les attentats du 11 septembre. Depuis, ils ont travaillé notamment en Irak et en Afghanistan. Leur terrain d'action s'élargit de plus en plus.
Dans des enregistrements secrets obtenus par l’enquêteur étasunien Jeremy Scahill, le président de l’entreprise de mercenaires bien connue Blackwater, a révélé les plans pour réaliser des guerres clandestines dans plusieurs pays du monde.
Dans ces enregistrements, Erik Prince, fondateur et président de Blackwater (actuellement connu sous le nom de « Xe »), expliquait que Blackwater enverrait des mercenaires armés, embauchés par le gouvernement des USA, pour lutter contre des « terroristes » au Nigeria, en Somalie et en Arabie Saoudite.
Plus spécifiquement, l’objectif de ces missions serait de combattre l’influence de l’Iran dans la région, a confirmé Prince dans ses déclarations.
Selon Scahill, Prince a aussi révélé des informations sur les opérations clandestines que Blackwater conduit actuellement au travers de quatre bases d’ « opérations d’avant-garde » contrôlées par la société en Afghanistan. « Nous construisons quatre bases militaires, nous les équipons et les conduisons », a déclaré Prince, expliquant qu’elles sont localisées dans les régions nord, sud, est et ouest de l’Afghanistan. Une des bases réalisées par Blackwater, FOB Lonestar, est justement à moins de 10 kilomètres de la frontière avec le Pakistan. « Qui d’autre a construit une base d’opérations d’avant-garde si près de la route d’infiltration des Talibans ? », a demandé Prince, très fier de ses opérations.
Permettre à une entreprise privée de réaliser des « bases militaires » dans un pays étranger dans le contexte d’une guerre est en pleine violation de la Convention de Genève et des lois internationales qui régulent les conflits armés. Nonobstant, Washington n’a pas suspendu les opérations. A ce jour, les agences de Washington ont réalisé des contrats pour plus de deux mille millions de dollars avec Blackwater, depuis 2002.
Le président de Blackwater a aussi fait mention de son travail au Pakistan, ce qui dément la version officielle de Washington sur sa supposée absence dans ce pays asiatique. Prince a reconnu que Blackwater réalise actuellement des opérations secrètes à l’intérieur du Pakistan, financées par le Pentagone et la CIA, opérations faisant partie de la « guerre contre le terrorisme ».

http://www.michelcollon.info:80/index.php?view=article&catid=6&id=2789&option=com_content&Itemid=11



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Rapport : "Expérimentations dans la torture".
Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d'affiner les méthodes de torture, une pratique qui s'apparente à de l'"expérimentation humaine", selon une organisation. 
"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d'interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d'une conférence de presse Nathaniel Raymond,  un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l'homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".
"Il ne s'agit de logique à la Jack Bauer (l'agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu'ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu'elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.  
Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l'administration Bush. Mais, comme d'autres organisations de défense des droits de l'homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l'administration de prendre en mains ces questions".
   Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l'amélioration de l'efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s'est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l'usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.  
Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d'interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifiées au plan légal en limitant l'appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d'un organe ou la mort".
Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade - qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l'eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.
La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d'expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l'intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.
   De même, dit l'organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d'interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.
Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l'exposition à des températures extrêmes.
   Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d'un médecin.
   "Ce rapport est la partie émergée de l'iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d'éviter qu'une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

07 juin 2010
SOURCE : WWW.ALMANAR.COM.LB

 


3-2 Rapport : "Expérimentations dans la torture".

USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA

Quand la médecine participe à l’amélioration des techniques de torture…

Ou quand l’horreur le dispute à l’abject. Les guerres ont toujours été l’occasion de grandes avancées dans le domaine médical, il suffit de revenir 60 ans en arrière pour s’en convaincre, avec par exemple les expériences de dépressurisation faites par les nazis sur les prisonniers. Est-il légitime de chercher à élever la torture au rang de science ? Qu’en est-il du respect de la personne humaine ? Qu’en est-il de la légalité et du droit international ?

Georges W. Bush a reconnu récemment ces cas de torture sur Khalid Sheik Mohammed à Guantanamo et explique qu’il "recommencerait, pour sauver des vies". Ses mémoires devraient paraitre à l’automne prochain.

 Paru sur  Romandie News  le 7 juin 2010

Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une organisation.

"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".

"Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions".

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d’interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l’appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort".

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.

De même, dit l’organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d’interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d’un médecin.

"Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

Published par GeantVert

on juin 9, 2010

07 juin 2010
SOURCE : WWW.ALMANAR.COM.LB


3-3 Les "Farces armées" afghanes, selon le magazine Time.

L'hebdomadaire américain Time Magazine publie cette semaine un article à la fois très critique et très informé sur l'Armée nationale afghane (ANA). Un ton qui change de ce que l'on peut entendre auprès des sources militaires françaises, dont le discours rappelle celui des Soviétiques, tendance Commissaire politique pré-Gorbatchev, parlant de leurs camarades afghans...

Sous le titre Armed Farces, Time décrit une réalité plus prosaïque. Attention, c'est du brutal !  Former une armée nationale ? "C'est presque mission impossible. Neuf recrues sur dix ne savent pas lire le manuel d'emploi de leur fusil ou conduire une voiture, selon des formateurs de l'Otan. Le corps des officiers est fracturé par les rivalités: les vétérans de l'ère soviétique vs les anciens rebelles moudjahidines qu'ils combattaient dans les années 80, Tadjikds vs Ouzbeks, Hazaras ou Pachtounes. Les commandants volent régulièrement les soldes de leurs hommes. Les soldats rackettent les civils aux check-points et revendent au bazar , et parfois aux Résistantss, les bottes, couvertures et armes fournies par les Américains. Sans surprise, les Afghans s'enfuient quand ils voient l'armée arriver. Les recrues désertent après leur première permission, alors qu'un quart de ceux qui restent sont sous l'emprise du haschish ou de l'héroïne, selon une enquête interne de l'ANA. Un officier letton de l'Otan raconte que trois officiers afghans se sont tirés des balles dans le pied pour être évacués lorsqu'ils ont appris que leur bataillon allait être réengagé".

En avril 2010, les effectifs de l'ANA étaient de 119.400 hommes, alors que l'objectif de l'Alliance est d'atteindre 171.600 en octobre 2011. L'homme responsable de cette montée en puissance est le général américain William Caldwell. Pour y arriver, il a déjà été décidé de raccourcir la durée de formation de base des soldats afghans, qui passe de dix à huit semaines (contre quatorze pour un militaire américain). Les soldes des militaires afghans ont été augmentées : elles sont aujourd'hui de 165 dollars par mois, plus une prime de combat de 45 dollars. Un revenu attractif qui se traduit par une augmentation du recrutement et une baisse des désertions (entre 20 et 25%).

Le coût de la mise en place de cette ANA s'élève déjà à 26 milliards de dollars ! Et la somme augmente d'un milliard tous les mois...  Sans compter le coût de l'entrainement, Time assure que le simple entretien (soldes, habillement, nourriture...) revient à six milliards de dollars par an. L'impôt sur le revenu rapporte à peine un milliard au gouvernement de Kaboul...

L'armée ne parvient pas à recruter chez les Pachtounes du sud : "3% de ses effectifs, se lamentent les officiers de l'Otan". Lors du reportage de Time, sur 125 hommes d'une compagnie, seuls deux étaient des Pachtounes du sud.

L'ambition de constituer une armée de 172.000 était-elle crédible ? Certains militaires alliés interrogés par Time en doutent. Le débat oppose deux écoles : privilégier la quantité ou la qualité ? Les bataillons commandos donnent satisfaction : ils se battent bien, sont mieux payés (300 dollars) et les désertions sont très rares (2%). De son côté, le théoricien de la contre-insurrection John Nagl estime qu'il faudrait un militaire ou policier pour cinquante habitants, si l'on veut obtenir un résultat sur le terrain. Soit près de 600.000 hommes !  

Enfin, Time décrit les violentes querelles qui opposent le ministre de la Défense Abdul Rahim Wardak et le chef d'état-major de l'armée Bismillah Khan et que l'actuelle ouverture de Karzaï vers les insurgés pourrait renforcer.

Reprenant les propos anonymes de plusieurs responsables de la coaltion, l'hebdomadaire américain estime que l'armée afghane pourrait "s'effondrer comme un chateau de cartes".

 

Time magazine

 04/06/2010

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/06/...


3-4  Les Français avancent avec précaution.

Les troupes françaises avancent méthodiquement et disputent peu à peu le contrôle de la vallée de Tagab aux résistants

La guerre d'Afghanistan est une guerre de postes fortifiés et de patrouilles, de longues attentes et d'embuscades violentes, d'engins explosifs dissimulés le long des routes et d'interminables palabres avec des villageois pris en étau entre une insurrection brutale et un gouvernement corrompu et inefficace, ou tout simplement absent. Dans la vallée de Tagab, qui traverse selon un axe nord-sud la province de Kapissa, à l'est de Kaboul, les troupes françaises disputent peu à peu le contrôle de cette zone densément peuplée aux résistants.

Le gros des forces françaises en Afghanistan est rassemblé dans la brigade La Fayette. Cette brigade est constituée par deux groupements tactiques interarmes, bataillons d'environ 800 hommes dotés de tous les appuis nécessaires, de l'artillerie aux blindés. Ils sont déployés dans de grosses bases opérationnelles avancées, baptisées FOB, selon le jargon d'origine américaine repris par les militaires français, au nord et au sud de la vallée de Tagab.

Mission fastidieuse 

Depuis le Nord et la FOB de Tagab, le 21e régiment d'infanterie de marine, qui vient de relever les chasseurs alpins du 13e BCA, progresse vers le sud. Depuis le Sud et la FOB de Tora, le 2e régiment étranger de parachutistes opère en direction du nord.

Les deux unités construisent à mesure qu'elles progressent dans la vallée des avant-postes fortifiés, ou COP (pour Combat Out Post). Ces COP permettent d'empêcher peu à peu la libre circulation des résistants dans les villages du centre de la vallée, zone irriguée où la densité de la végétation et des habitations rend la manœuvre difficile et où le terrain se prête à merveille aux coups de main, caches d'armes et embuscades.

Les patrouilles succèdent aux patrouilles, les opérations aux opérations, dans un terrain éprouvant pour les hommes et les matériels. De temps à autre, un accrochage éclate, comme celui dans lequel a été tué le sergent Rygiel du 2e REP ce mois-ci. Ou bien ce sont des tirs de mortier contre les COP, comme celui qui a coûté la vie au brigadier Cocol, du 1er régiment de hussards parachutistes la semaine dernière. Les résistants ne sont pas très nombreux, mais mobiles et peuvent se rassembler pour monter une opération avant de se disperser. «On tombe au maximum sur une quarantaine d'individus, souvent moins, explique le lieutenant-colonel Meunier, chef des opérations du REP.

Mais ils sont assez nombreux pour créer un cercle vicieux, si l'on riposte de façon disproportionnée.»

La méthode des troupes françaises, lente et frustrante, consiste à avancer progressivement, méthodiquement, en évitant de tirer sans discernement et de multiplier les victimes civiles, et à tenir le terrain pour permettre le déploiement de l'armée et, enfin, de la police afghane. Cette mission fastidieuse a jusqu'à présent plutôt bien réussi dans le secteur français. La doctrine du général McChrystal, consistant à cesser de faire la chasse aux résistants dans les montagnes pour se consacrer à l'Afghanistan «utile», les vallées où se concentre l'essentiel de la population, a été appliquée par les Français avec un certain succès. Mais elle se heurte aux difficultés propres à l'Afghanistan, où l'insurrection est multiforme, faite de vendettas locales et de rivalités de villages, de combattants locaux et de résistants venus des provinces voisines ou des zones tribales pakistanaises.

23/06

AP



4 Annexe

4-1 Discours de Rasmussen à L'Otan : L’Afghanistan « est sur la bonne voie », …

Le 1er juin, le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a pris la parole à la session de printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, qui se tenait à Riga (Lettonie). Il a parlé de l'importance de la mission de l'Alliance en Afghanistan et de l'orientation stratégique à long terme de celle-ci.  

Extraits
«[...] Je veux, en particulier, de parler avec vous de la priorité actuelle de l'Otan, l'Afghanistan, et comment vous pouvez aider à faire de notre engagement un succès.[...]

Neuf ans ont passé depuis que les premières forces internationales ont été déployées en Afghanistan.  Et il n'est pas surprenant qu'il y ait des doutes au sujet de cette mission aujourd'hui. Au fur et à mesure que nous nous éloignons du 9 / 11, de plus en plus de gens se demandent si notre sécurité est vraiment touché par ce qui se passe en Afghanistan. Ils se demandent si le prix que nous payons en vaut la peine. Et ils se demandent si ce combat peut réellement être gagné.  

Je comprends très bien ces questions. Mais comme la plupart des gens dans cette salle, je suis un homme politique. Je crois fermement qu'il est de notre responsabilité, en tant que politiciens, de diriger. Pour expliquer à nos populations ce que nous devons faire ensemble.

Et sur cette opération, mon avis est très clair. Cette mission doit réussir. Elle peut réussir. Et si nous sommes résolus, elle va réussir.

Elle doit réussir parce que l'Afghanistan est toujours en première ligne dans la lutte contre le terrorisme international. Il y a moins dix ans, l'Afghanistan était le camp d'entraînement des terroristes internationaux de plus d'une douzaine de pays. Quand les résistants ont été renversés, ils ont perdu ce havre de paix. Mais ils se battent maintenant pour le récupérer.

Est-ce important?

Permettez-moi de vous poser cette question: combien de personnes auraient trouvé la mort il y a quelques semaines à Times Square si la voiture piégée avait explosé? [Eh? on a déjà quitté l'Afghanistan?? RM] Combien de citoyens de combien de pays à travers le monde en auraient été victimes? Nous avons tous eu beaucoup de chance que cette bombe n'ait pas explosé£. Mais il ne faudrait pas être aveugle sur ce que cela signifiait.

 

Le fait est que si nous quittions prématurément l'Afghanistan, les Résistants seraient de retour. Et avec eux Al-Qaïda. Le terrorisme se propagerait à travers l'Asie centrale et en Europe. L'instabilité se propagerait au Pakistan voisin [Ce Pakistan si stable actuellement-RM].  -  le Pakistan qui possède l'arme nucléaire - et à l'ensemble de la région Et nous serions une fois de plus face à des attaques dans nos aéroports, dans nos métros et dans nos rues. C'est un coût que nous ne pouvons tout simplement nous permettre. 

L'autre côté de la médaille, c'est ce à quoi ressemblera à l'Afghanistan, si nous maintenons le cap, et terminons le travail que nous avons commencé. Le terrorisme ne trouverait plus de havre, plus d'abri sûr, et plus d'inspiration en Afghanistan. Les Afghans - y compris les femmes et les filles - auraient plus de liberté politique, plus d'éducation et de meilleurs soins de santé que jamais auparavant. Et l'Afghanistan deviendrait un symbole puissant de la région, et au-delà, que le changement est possible. [Et tout le monde pourra enfin reprendre ses cutters et liquides explosifs - tel le dentifrice- en voyageant en avion. L'émotion nous étreint - RM] 

Certains d'entre vous sont peut-être en train de se dire : Jolie vision, Secrétaire général. Mais nous avons vu les titres des journaux ces dernières semaines, des attaques des résistants sur nos troupes et nos bases.

Est-ce que le succès est possible? Est-ce qu'on peut y arriver ?

Ma réponse est simple: oui. Cette mission peut réussir. Malgré la diffusion continue de mauvaises nouvelles, il y a des progrès réels accomplis vers la rencontre du véritable objectif de notre mission.

Cet objectif est politique. Changer les fondements politiques dans les principaux domaines stratégiques de l'Afghanistan. Marginaliser les éléments les plus extrêmes. Isoler du reste de la population ces terroristes qui ne déposeront jamais les armes. Renforcer le gouvernement élu. Cela donnera aux citoyens une vie meilleure.

Notre stratégie pour atteindre cet objectif est actuellement déployée dans le centre de Helmand Central et à Kandahar. C'est le coeur du pays Taliban. Ils savent que s'ils perdent le soutien là-bas, ils le perdent là où cela les frappe le plus. Alors, ils se défendent - minant les routes pendant la nuit et terrorisant la population locale. Voilà pourquoi cela va lentement.

Mais cela va dans la bonne direction. Pour la première fois, les dirigeants politiques locaux se réunissent pour choisir librement leur propre avenir. 3000 enfants, parmis lesquels de nombreuses filles, sont maintenant dans les écoles nouvellement construites. Les marchés sont en plein essor. Et les gens ont de plus en plus  confiance pour sortir et voyager sur les routes.

Cela prendra plusieurs mois avant que nous ne sachions si ce progrès est irréversible. Cela dépendra pour beaucoup de savoir si le gouvernement afghan pourra s'acquitter de ses responsabilités envers son propre peuple, et nous les aidons à le faire. Mais les premiers signes sont que notre stratégie peut marcher, et qu'elle marche. 

Ceci m'amène à mon dernier point: si nous gardons le cap, nous aqllons réussir. La feuille de route politique à venir est déjà claire.  [...]

 Les choses bougent, et dans la bonne direction. C'est pourquoi ce n'est pas le moment de vaciller. Ce n'est pas le moment de donner aux Taliban l'idée fausse que nous pouvons être chassés. C'est le temps d'envoyer un signal clair - que nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra pour terminer le travail.

Le récent déploiement de troupes envoie ce signal. Nous avons maintenant les forces combattantes dont nos commandants besoin. Mais il nous manque encore quelques centaines de formateurs. Et j'en appelle à vous tous pour, de retour dans vos capitales, voir ce que vous pouvez faire pour combler cette lacune.

 C'est très simple. Le plus tôt nous former les forces afghanes [les farces armées afghanes...], le plus vite ils pourront prendre l'initiative. Nous avons besoin d'investir un peu plus maintenant, afin que nous puissions, dans un proche avenir, commencer à faire moins. [...]»

Original et intégral sur http://www.nato.int/cps/en/natolive/opinions_63981.htm




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/06/2010

n° 437 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Début -:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".

n° 437 - Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Début -:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 437 - du 05-06 au 25-06                                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1Vidéo : Les marines US ont passé à tabac les citoyens afghan

2-2 Vidéo  : "Torture made in USA" - docu d'investigation..

2-3 Vidéo  : Une Jirga pour légitimer Hamid Karzaï ?

2-4 Video : Torture made aux USA

2-5 Stephen Lendman. Révéler les méfaits des autorités peut s’avérer dangereux : les « lanceurs d’alerte » en ligne de mire 

Fin

3 Les Brèves

3-1 Blackwater sur les terrains afghan et pakistanais.

3-2 Soldats accusés de trafic de drogue: «Inacceptable», dit le chef de l'armée.

3-3 John Beyrle : Pas de destruction des plantations de pavot …

3-4 Les troublantes démissions de deux responsables afghans.  

3-5 Richard Werly : Le domino afghan.

3-6 Le premier ministre hongrois et l’Afghanistan, le Kosovo et l’avenir de l’OTAN

3-7 Entre Obama et Medvedev, l'heure est au rapprochement…

3-8 Guantanamo : Les Brèves

1 La Belgique complice de Guantanamo ? 

 



Tiré à part :

USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes.

Dans la droite ligne de ce qui avait été mis en place par l’administration Georges W. Bush au lendemain des attentats du 11-Septembre, le récent Prix Nobel de la Paix Barack Obama vient de demander et d’obtenir la validation par la Cour suprême des États-Unis des lois liberticides appelées USA PATRIOT ACT.

Cet acronyme baroque n’a rien à voir avec le patriotisme, il signifie en fait Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act (en français : Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme) et comprend une large palette d’outils à disposition de la Justice, de l’Administration et des agences de renseignement pour surveiller et condamner toutes sortes d’activités considérées comme pouvant cacher ou contribuer à des actions terroristes, le tout bien évidemment au détriment de la vie privée et des libertés civiles.

A titre d’exemple, ces lois permettent au gouvernement des USA de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.

Cette validation par la Cour suprême fournit une nouvelle preuve, si besoin était, que nous n’en avons pas encore fini avec la rhétorique de la "guerre au terrorisme" initiée voilà bientôt neuf ans sur les cendres de Ground Zero.

Published on juin 22, 2010 par GeantVert

Dépêche AFP, reprise par Romandie News le 21 juin 2010

La Cour suprême des Etats-Unis a validé lundi une large acception possible des réalités recouvertes par l’accusation de "soutien matériel au terrorisme", très utilisée aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre, comme le lui demandait l’administration Obama.

Dans une décision à six voix contre trois, la plus haute juridiction des Etats-Unis a donné raison au gouvernement américain qui conserve ainsi une marge de manœuvre très large pour poursuivre des personnes soupçonnées de terrorisme, même avec très peu d’éléments à charge.

La Cour a estimé que Humanitarian law Project (HLP), une association de défense des droits de l’homme pouvait être poursuivie pour soutien matériel au terrorisme quand elle formait des cadres du PKK (parti kurde en Turquie) ou des LTTE (Tigres tamouls au Sri Lanka), deux organisations identifiées comme terroristes par le département d’Etat américain, à la résolution pacifique de conflits ou au respect des droits de l’homme.

Le HLP argumentait que son intervention auprès de ces organisations relevait de la liberté d’expression et de la liberté d’association garanties par la Constitution.

"Il est hautement prévisible que le PKK utilise les compétences que (HLP) propose de lui transmettre afin d’élargir sa stratégie pour promouvoir le terrorisme", conteste la Cour. "Le PKK pourrait par exemple engager des discussions de paix afin, à court terme, de se rétablir après avoir enregistré des revers (…)", ajoute-t-elle.

Créée en 1996, la notion de "soutien matériel" a été renforcée dans le Patriot Act, batterie législative votée par le Congrès dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, puis encore remodelée par amendement en 2004.

Elle permet en général de poursuivre ceux qui ont par exemple participé à des repérages avant des attentats ou qui ont récolté des fonds pour les organiser. Ici, le HLP contestait l’ajout des notions de "formation", d’"expertise" ou de "service", qu’une cour d’appel a reconnu être "approximatives".

Devenue un outil crucial pour les procureurs, elle a permis depuis dix ans de juger environ 150 personnes aux Etats-Unis et d’obtenir une soixantaine de condamnations, allant jusqu’à la perpétuité.

Sur le fond, estime la Cour suprême, HLP "conteste le jugement du Congrès et de l’exécutif selon lequel fournir un soutien matériel à une organisation identifiée comme terroriste – même ce qui semble être un soutien inoffensif – encourage les activités terroristes de ces organisations". Mais il a tort, poursuit-elle, "étant donné les enjeux en termes de sécurité nationale et de politique étrangère".

De plus, les formations et conseils du HLP au PPK et au LTTE "aident à conférer une légitimité à ces groupes terroristes, légitimité qui facilite leur tâche pour poursuivre leurs activités, recruter et obtenir des financements afin d’organiser des attentats".

(©AFP / 21 juin 2010 19h38)

http://www.reopen911.info/News/2010/06/22/usa-la-cour-supreme-valide-une-large-acception-des-lois-anti-terroristes/



                                L'Afghanistan en chiffre du 05-06 au 25-06

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 75

 19 + ?

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 52

 32 + ?

 

 

 

Peuple Afghan

 90

 104 +?

 



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

Le bilan des pertes britanniques atteint officiellement les 300 morts…

Le bilan des pertes britanniques en Afghanistan depuis le début des opérations internationales dans ce pays en 2001 a atteint les 300 morts après le décès d'un soldat suite à une explosion dans le sud, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

Il s'agit du 55e militaire britannique tué en Afghanistan cette année, soit le deuxième bilan annuel le plus meurtrier (ps : nous ne sommes que le 6em mois) pour les troupes de Sa Majesté dans ce pays, après celui de 2009.

Sur les 300 décès, 266 soldats ont été tués au combat.

Depuis 2005 et, chaque année établit un nouveau record de pertes pour les troupes étrangères déployées en Afghanistan depuis fin 2001.

21-06

AFP

 

US & Isaf

06-06

Deux soldats espagnols ont été légèrement blessés dimanche dans une attaque dans le nord-ouest, a annoncé le ministère espagnol de la Défense.

AP

07-06

Le sergent Martin Goudreault, âgé de 35 ans, a été tué dimanche par un engin explosif improvisé, dans le district de Panjwaii.

Originaire de Sudbury, en Ontario, le militaire patrouillait à pied dans les environs du village de Nakhonay au moment de la déflagration.

http://www.cyberpresse.ca/

07-06

Un sous-officier français du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi (Corse) a été tué lundi 7 juin dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé l'Elysée.

L'Elysée n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat que ce décès était inclus dans les dix décès de soldats de l'ISAF annoncés par l'OTAN. Trois autres soldats français ont été blessés dans cette attaque. Selon l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris, "le pronostic est réservé pour l'un des blessés, les deux autres ayant été légèrement touchés".

LEMONDE.FR avec AFP

07-06

Pas moins de dix soldats de l'Otan ont trouvé la mort.

Parmi les victimes figure un sous-officier français du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, mortellement blessé par un éclat de roquette antichar tiré par des  résistants . Selon l'Elysée, trois de ses camarades ont été blessés au cours de la même «opération de reconnaissance», menée au sud de Tagab, une ville située à 50km à l'est de Kaboul.

http://www.lefigaro.fr/international/

08-06

Le ministère britannique de la Défense a annoncé mardi qu'un soldat britannique a été tué mardi dans un échange de tirs dans le sud de l'Afghanistan. Dans un communiqué, le ministère précise que le soldat participait à une opération à pied tenue conjointement avec la police afghane. Cette mort porte à 293 le nombre de soldats tués en Afghanistan

AP

8/6

Deux soldats américains ont été tués mardi en Afghanistan, a annoncé l'armée, au lendemain de la mort de dix hommes de l'OTAN

Les deux soldats de l'OTAN ont été tués par une bombe artisanale dans le sud du pays

AP

8/6

Deux Australiens figurent parmi les dix soldats de l'OTAN tués en Afghanistan lundi 7 juin, a annoncé mardi un responsable australien. Ils ont trouvé la mort dans l'explosion d'un engin artisanal dans le sud du pays.

Ces deux hommes dont c'était la première mission en Afghanistan, patrouillaient à pied dans la province d'Uruzgan province, a expliqué le chef des forces de défense, le général David Hurley devant la presse à Canberra. Ces morts portent à 13 le nombre de soldats australiens tués en Afghanistan depuis 2001.

AP

09-06

"Quatre soldats de l'Otan ont été tués après que leur hélicoptère eut essuyé des tirs hostiles dans la province du Helmand", déclaré un porte-parole de l'Otan.

Le porte-parole militaire n'a pas précisé la nationalité des soldats.

Ces morts prolongent une série noire pour les forces internationales: 23 soldats étrangers ont péri en quatre jours dans des combats, explosions de mines artisanales et le crash de l'hélicoptère.

Les nouveaux décès sont intervenus alors que les forces de l'Otan sont engagées depuis plusieurs semaines dans une offensive à Kandahar, le berceau des résistants, qui doit culminer cet été.

AFP

11-06

Deux soldats étrangers de la force de l'Otan et deux civils afghans ont été tués vendredi dans la province de Zaboul.(le sud de l'Afghanistan )par l'explosion d'une bombe artisanale, ont annoncé l'Alliance atlantique et les autorités locales.

Dans un communiqué, la force internationale de l'Otan (Isaf) a indiqué qu'il s'agissait de l'explosion d'une bombe artisanale, qui a tué deux de ses soldats..

AFP )

 

11-06

Trois soldats de l'OTAN ont péri vendredi au cours de deux attentats dans le sud de l'Afghanistan,

http://www.cyberpresse.ca/international/

 

12-06

Un soldat polonais a été tué et huit autres blessés samedi dans un attaque à la bombe en Afghanistan.

Source: xinhua

13-06

Un soldat britannique a été tué aujourd'hui par une explosion dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé à Londres le ministère britannique de la Défense.

Le soldat a été tué alors qu'il effectuait une patrouille dans le district de Nahr-e Saraj, dans la province du Helmand.

13/6

http://french.irib.ir/

13-06

Un groupe de résistants a déclaré samedi après-midi avoir tué six soldats américains à Kunduz, une province du nord de l'Afghanistan, avec une bombe placée en bordure de route et visant un char américain.
Le porte-parole Zabihullah Mujahid, a affirmé au téléphone à un média que le char a été touché par la mine placée par les militants dans la région de Zakhil, en périphérie de la ville de Kunduz, la capitale de la province éponyme.
Aucun officiel de l'Afghanistan ni de l'OTAN n'a fait de commentaires sur l'incident.

xinhua

 

13/6

Un soldat polonais a péri dans l'explosion d'une mine artisanale, au passage de son véhicule, dans la province de Ghazni, dans l'est du pays.

AP

13-06

En début de soirée, un soldat étranger a été tué par une mine artisanale dans le nord de l'Afghanistan. L'incident s'est produit dans la province de Kunduz, selon le gouverneur local.

AP

13-06

L'alliance atlantique a ensuite annoncé la mort d'un 3e soldat, tué dans le sud.

AP

15-06

Un soldat britannique est décédé hier des suites de blessures reçues la veille en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui le ministère britannique de la Défense.
C
e soldat du 40e commando des Royal Marines avait été blessé dans un échange de coups de feu dimanche dans le district de Sangin, dans la province méridionale du Helmand.

AFP

15-06

Quatre soldats polonais ont été blessés lundi matin dans une attaque contre leur véhicule blindé en Afghanistan, a rapporté l'agence de presse polonaise PAP.

15-06

Cinq soldats de l'OTAN sont morts mardi dans la province de Kandahar (sud).

Trois des soldats de l'OTAN tués étaient britanniques, dont deux tués mardi dans des incidents séparés dans la province de Helmand (sud), et le troisième qui a succombé à ses blessures subies lors d'une fusillade dimanche dans la même province.

Un soldat américain a pour sa part été tué mardi dans l'est, ainsi qu'un Polonais dans une attaque au missile sur une base militaire, toujours dans l'est. Deux soldats polonais y ont en outre été blessés.

AP

16/6

Deux soldats américains ont été tués mercredi par l'explosion d'une bombe placée au bord d'une route dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé un porte-parole de l'armée américaine, le lieutenant-colonel Joseph Breasseale. Selon les autorités afghanes, l'explosion s'est produite dans la région de Baghi Shirkat, située à environ 30 kilomètres à l'ouest de la ville de Kunduz.

Un porte-parole du gouvernement provincial, Muhbobullah Sayedi, a précisé que les soldats se trouvaient dans un véhicule qui a heurté l'engin explosif.

AP

17/06

Un soldat de l'Otan a été tué hier dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui le commandement des forces internationales. La nationalité du soldat n'a pas été dévoilée.

AFP
17-06

L'Otan avait déjà annoncé la mort hier de deux autres soldats, tués dans les mêmes conditions, dans le nord du pays.
AFP

18/6

Quatre soldats, dont un Britannique, de la Force internationale de l'Otan en Afghanistan ont été tués vendredi dans des attaques des  résistants  dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Otan.

Deux soldats, dont les nationalités n'ont pas été révélées, ont été tués dans une attaque des  résistants.

Puis, deux autres soldats étrangers, dont un Britannique, ont péri dans les explosions de deux bombes artisanales.

Le soldat britannique a été tué dans une explosion dans le district de Nahr-e Saraj, dans la province méridionale du Helmand, a précisé le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.

AP

19-06

Un brigadier, originaire de Guadeloupe, du premier régiment des hussards parachutistes de Tarbes a été mortellement touché, vendredi, par un tir d'artillerie.

L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, est mort vendredi dans le sud de la Kapisa, victime d'un tir d'artillerie des résistants.

AP

21-06

Six soldats de l'Otan, dont trois Australiens et un Américain, ont péri lundi dans l'accident d'un hélicoptère et dans des explosions de bombes artisanales dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé l'Otan et l'armée australienne.

L'Otan avait d'abord annoncé la mort de quatre soldats dans le crash d'un hélicoptère dans le sud, précisant que l'une des quatre victimes était américaine.

L'armée australienne a indiqué de son côté que trois soldats d'unités d'élite avaient péri dans le crash.

Le commandement de l'Otan a ensuite annoncé la mort dans deux explosions de bombes artisanales, de deux soldats de l'Otan, sans préciser leur nationalité.

AP

21-06

Décès d'un soldat suite à une explosion dans le sud, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

"Le fusilier marin est mort à l'hôpital New Queen Elizabeth de Birmingham le 20 juin des suites de blessures reçues lors d'une explosion dans le district de Sangin, province du Helmand (sud de l'Afghanistan), le 12 juin", a précisé le ministère dans un communiqué.

AFP

22-06

Le ministère britannique de la Défense a annoncé mardi le décès de deux soldats dans le sud de l'Afghanistan, l'un victime d'une explosion lundi soir et l'autre d'un échange de tirs avec des insurgés mardi après-midi.

Le ministère avait annoncé dans la matinée qu'un fusilier marin, stationné à Sangin (province du Helmand, sud de l'Afghanistan), avait été tué dans une explosion survenue lundi soir.

Quelques heures plus tard, il a annoncé la mort d'un soldat du 40ème commando des Royal Marines dans la province de Sangin.

Il se trouvait dans un poste d'observation lorsqu'un échange de coups de feu a éclaté avec des résistants, et il a été touché par des tirs d'arme légère, a expliqué le ministère.

(AFP /

22 juin)
http://www.romandie.com/ats/news/100622154452.hysjln4e.asp

22-06

Le ministère britannique de la Défense a confirmé lundi la mort du 300ème militaire britannique tué en Afghanistan depuis 2001.
Le membre des forces navales, qui a été sérieusement blessé dans une explosion dans le district de Sangin de la province afghane du Helmand le 12 juin, est mort dimanche à l'hôpital New Queen Elizabeth.

Source: xinhua

 

22-06

Le ministère britannique de la Défense a annoncé mardi le décès de deux soldats dans le sud de l'Afghanistan, l'un victime d'une explosion lundi soir et l'autre d'un échange de tirs mardi après-midi.

Le ministère avait annoncé dans la matinée qu'un fusilier marin, stationné à Sangin (province du Helmand, sud de l'Afghanistan), avait été tué dans une explosion survenue lundi soir.

Quelques heures plus tard, il a annoncé la mort d'un soldat du 40ème commando des Royal Marines dans la province de Sangin.

22 juin
http://www.romandie.com/ats/news/100622154452.hysjln4e.asp

23-06

Deux membres de l'armée américaine ont été tués dans des attaques à la bombe dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui l'armée. Les deux Américains sont morts mardi dans des attaques distinctes, a précisé le lieutenant-colonel Joseph T. Breasseale, un porte-parole de l'armée.

AP

24-06

Dans la seule journée de mercredi, 10 soldats de la force de l'Otan (Isaf) ont péri. Six dans l'explosion de bombes artisanales, des échanges de tirs ou un accident et, comme l'a annoncé l'Isaf jeudi dans un communiqué, quatre de plus dans un accident de leur véhicule dans le sud.

La nationalité de ces derniers n'a pas encore été révélée.

http://www.romandie.com/ats/news/100624044614.ipp1ol3p.asp


Juin, déjà le mois le plus meurtrier pour les soldats étrangers.

Avec 79 morts en trois semaines, juin est déjà devenu le mois le plus meurtrier pour les forces internationales en huit ans et demi de guerre en Afghanistan, selon un décompte de l'AFP après l'annonce par l'Otan du décès de quatre autres de ses soldats mercredi.

Avec 79 morts au bout d'un peu plus de trois semaines seulement, juin est déjà le mois le plus meurtrier pour les forces internationales depuis le début de leur intervention en Afghanistan fin 2001. Les les plus sanglants pour l'Otan avaient jusqu'alors été --au terme d'un mois complet cependant -- juillet (76 morts), août (77), septembre (70) et octobre (74) 2009, selon les chiffres du site internet indépendant icasualties.org.

L'insurrection s'est considérablement intensifiée ces trois dernières années malgré la présence des forces internationales dont l'effectif actuel, 142.000 hommes, sera porté à plus de 150.000 d'ici au mois d'août, avec l'arrivée du reste des renforts de 30.000 soldats américains décidés par le président Barack Obama.

Avec déjà 299 soldats tués au cours des six premiers mois, ce rythme élevé laisse augurer une année 2010 la plus noire pour les troupes étrangères, après une année 2009 déjà de très loin la plus meurtrière (521 morts), selon icasualties.org.

(AFP /

24 juin 2010)

http://www.romandie.com/ats/news/100624044614.ipp1ol3p.asp

 

23-06

Avec 79 morts en trois semaines, juin est déjà devenu le mois le plus meurtrier pour les forces internationales en huit ans et demi de guerre en Afghanistan, selon un décompte de l'AFP après l'annonce par l'Otan du décès de quatre autres de ses soldats mercredi.

Dans la seule journée de mercredi, 10 soldats de la force de l'Otan (Isaf) ont péri. Six dans l'explosion de bombes artisanales, des échanges de tirs ou un accident et, comme l'a annoncé l'Isaf jeudi dans un communiqué, quatre de plus dans un accident de leur véhicule dans le sud.

La nationalité de ces derniers n'a pas encore été révélée.

Les plus sanglants pour l'Otan avaient jusqu'alors été --au terme d'un mois complet cependant -- juillet (76 morts), août (77), septembre (70) et octobre (74) 2009, selon les chiffres du site internet indépendant icasualties.org.

AFP  


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

06/06

Six personnes, dont quatre policiers, ont été tuées et 26 blessées, dont onze enfants, dimanche dans des violences en Afghanistan, a indiqué le ministère afghan de l'Intérieur.

AP

14/6

Les résistants ont tué 18 policiers lors de plusieurs attaques durant le week-end à travers le pays, a déclaré le ministère de l'Intérieur à Kaboul.

Dimanche, une attaque rcontre un poste de surveillance dans la province de Dai Kundi, dans le centre de l'Afghanistan, a fait dix morts dans les rangs des forces de sécurité.

Samedi, l'explosion d'une bombe a tué six policiers dans la province méridionale de Kandahar.

Deux autres policiers ont été tués dans une autre attaque dans le Sud.

AP

15-06

Cinq policiers afghans ont été tués et deux blessés aujourd'hui dans l'attaque d'un poste de police dans le sud-est de l'Afghanistan, a indiqué la police.
le numéro 2 précisant que les résistants avaient pu s'enfuir. …

AFP

 

Pertes des armées privées

07-06

Deux employés étrangers d'une société privée, (blackwater ?) dont un Américain, ont été tués aujourd'hui dans l'attaque de trois kamikazes contre un centre d'entraînement de la police à Kandahar, berceau des résistants. 

AFP


Détails

Province de Kandahar (sud)

07-06

Les troupes afghanes, américaines et de l'OTAN préparent leur plus importante offensive dans la province méridionale de Kandahar.

En février, l'opération "Mushtarak" (Ensemble) – la plus vaste offensive de l'OTAN et de l'armée afghane – près de Marjah, un bastion rural des résistants de la province du Helmand, a prouvé que la résistance avait conservé intacte sa capacité de frappe.

Cette opération avait été qualifiée de "fiasco" par une partie de la presse américaine,

Les forces américaines s'attendent une nouvelle fois à une résistance âpre à Kandahar.

LEMONDE.FR avec AFP |

11-06

Les forces internationales, troupes américaines en tête, sont engagées dans une longue offensive dans la province de Kandahar dont l'apogée, annoncée initialement pour juillet ou août, sera repoussée de deux ou trois mois selon les généraux américains.

«Je pense que (l'opération) sera menée plus lentement que nous ne l'avions prévu au départ», a déclaré jeudi le général américain, Stanley McChrystal, commandant en chef des forces internationales en Afghanistan.

http://www.cyberpresse.ca/international/

13-06

Six policiers ont été tués par les résistants lors de deux attaques dans la province de Kandahar, berceau des  résistants  islamistes.

Un véhicule de la police afghane a explosé sur une mine artisanale dans le district de Khakrez, tuant trois policiers sur le coup. Deux autres policiers blessés ont succombé à leurs blessures, selon le chef de la police de Kandahar, le général Sardar Mohammad Zazaï.

AP

13-06

Des résistants se déplaçant en moto ont abattu un policier en pleine rue dans la ville de Kandahar, selon la police locale.

AP

13-06

Dans la soirée, sept civils et trois policiers ont été blessés dans l'explosion d'une voiture piégée, selon les autorités locales.

AP

15-06

Un responsable de district, a été exécuté avec son fils et un garde du corps dans la province de Kandahar (sud). Abdul Jabar Murghani, chef du district d'Arghandab, a été tué dans l'explosion d'une bombe télécommandée sur le passage de son véhicule.

Dans tout le pays, 12 policiers afghans et six civils ont été tués depuis lundi matin, selon le ministère de l'Intérieur.

AP

06-06

Plus au sud, à Kandahar, une bombe artisanale visant également la police a fait trois morts et onze blessés. Deux civils et un policier ont été tués, selon le gouvernorat de la province.

AP  


Province de Koundouz

06-06

Trois policiers ont été tués dans la matinée par l'explosion d'une mine artisanale - l'arme de prédilection des résistants - dans la province de Kunduz (nord). L'explosion s'est produite au passage de leur véhicule.

AP


Province de Nangarhar (orientale)

20/6

Des  résistants  ont tiré une roquette dimanche matin dans l'est de l'Afghanistan, tuant deux enfants et blessant quatre personnes, dont une femme, a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur dans un communiqué.

Un aéroport situé dans le district de Behsud, dans la province de Nangarhar était apparemment la cible du tir, qui a touché une maison.

AP

20/6

Samedi, des affrontements avaient éclaté entre résistants et forces afghanes dans un autre secteur de la province de Nangarhar. D'après Ahmad Zia Abdulzai, porte-parole du gouverneur de la province, 10  résistants  ont été tués et huit autres blessés dans ces combats qui ont duré une trentaine de minutes dans le district de Sherzad. Un policier afghan a également été blessé, a-t-il rapporté.

AP


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

24-06

Le gouvernement afghan a indiqué que sept employés d'une entreprise privée de construction ont été tués à la suite de l'explosion d'un engin explosif dans la province de Uruzgan.

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/AL...


Province de Paktiâ (sud-est) 

23-06

Vingt-cinq résistants ont été tués lundi soir au cours d'un raid aérien mené dans la province afghane de Paktika (est), ont déclaré mardi les forces dirigées par l'Otan dans un communiqué.

Source: xinhua

23-06-06

6 résistants ont été tués lundi soir, au cours d'une opération lancée par la police dans le district de Jani Khil de la même province, a indiqué un responsable de la police, sous le couvert de l'anonymat.
Un policier a également été blessé, a-t-il ajouté.

Source: xinhua



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée "


Civils tués                                                               15.659 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3065 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5023

Résistant blessés                                               : ?  +  1.851 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  2365

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 13.947


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :         11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.712

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6017 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.790

Collabo   blessés                                               :?   272 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


The War in Afghanistan Costs

relève le 25-06 à 11.44


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                          

                                                  $279,677,975,900

24.07http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.


n° 437 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Fin-:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".

n° 437 - Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Fin-:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 437 - du 05-06 au 25-06                                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Les Brèves

3-1 Blackwater sur les terrains afghan et pakistanais.

3-2 Soldats accusés de trafic de drogue: «Inacceptable», dit le chef de l'armée.

3-3 John Beyrle : Pas de destruction des plantations de pavot …

3-4 Les troublantes démissions de deux responsables afghans.  

3-5 Richard Werly : Le domino afghan.

3-6 Le premier ministre hongrois et l’Afghanistan, le Kosovo et l’avenir de l’OTAN

3-7 Entre Obama et Medvedev, l'heure est au rapprochement…

3-8 Guantanamo : Les Brèves

1 La Belgique complice de Guantanamo ? 

 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1Vidéo : Les marines US ont passé à tabac les citoyens afghan

http://french.irib.ir/index.php/component/k2/item/96574-zarbo-shatm-afghanha-tavasote-sarbasane-amricaie

 

2-2 Vidéo  : "Torture made in USA" - docu d'investigation..

http://www.dailymotion.com/video/xd9mxz_torture-made-in-u...

 

2-3 Vidéo  : Une Jirga pour légitimer Hamid Karzaï ?

http://www.dailymotion.com/video/xdlyug_une-jirga-pour-legitimer-hamid-karz_news#from=embed?start=1

 

2-4 Video : Torture made aux USA

http://www.dailymotion.com/video/xd9mxz_torture-made-in-u...


2-5 Stephen Lendman. Révéler les méfaits des autorités peut s’avérer dangereux : les « lanceurs d’alerte » en ligne de mire 

Les « Whistleblowers » ("lanceurs d’alerte" ou ceux qui dénoncent les abus en tous genres ou organisent des fuites à la presse) sont-ils désormais une espèce menacée ?

L’administration Obama leur livre une guerre qu’aucune autre administration n’a osé livrer.

Où il apparaît que les lanceurs d’alerte sont poursuivis avec plus de célérité que les criminels qu’ils dénoncent.

Où il apparaît que les gouvernements, celui des Etats-Unis en tête, comptent de plus en plus sur le secret de leurs activités et supportent de moins en moins la transparence.

Où il apparaît que le Pentagon a lancé une chasse à l’homme contre le fondateur de Wikileaks, le site qui a publié, entre autres, la vidéo de l’hélicoptère américain à Baghdad qui a tué 12 personnes, dont deux employés de l’agence de presse Reuters ».

Jusqu’où nous entraîneront-ils vers le côté obscur de la gouvernance ? - Le Grand Soir

Le 16 avril, le journaliste John Cole écrivait : « Le message est clair – si vous torturez des gens et détruisez les preuves, vous vous en tirez sans même une remontrance. Mais si vous dénoncez une activité criminelle du gouvernement, vous êtes poursuivis. »

En fait, c’est encore pire que ça.

Sous l’administration Bush, la torture était une politique officielle.

Elle l’est toujours sous Obama qui a absout les tortionnaires de la CIA, malgré les preuves incontestables de leur culpabilité. Mais en révélant cette information vous risquez d’être poursuivis pour diffusion de secrets d’état et mise en danger de la sécurité nationale.

Le 7 juin, Elisabeth Bumiller écrivait dans le New York Times, en titre, « Un ex-hacker (pirate informatique – NdT) dénonce celui qui a livré des données de l’Armée à la presse », en expliquant que l’analyste des services de renseignement de l’armée, Bradley Manning, a raconté à Adrian Lamo qu’il avait transmis les informations suivantes à Wikileaks (site spécialisé dans la publication de documents « dérangeants » - NdT) :

- 260.000 télégrammes diplomatiques US classifiés et la vidéo d’une frappe aérienne (US) en Afghanistan qui a tué 97 civils l’année dernière, » et

- une « vidéo explosive (39 minutes) sur l’attaque par un hélicoptère américain à Bagdad qui a tué 12 personnes, dont deux employés de l’agence de presse Reuters ». Manning l’a qualifié de « meurtre collatéral », un crime qu’il s’est senti obligé de révéler.

Lamo a déclaré aux autorités militaires, « j’ai dénoncé Brad Manning parce qu’il a révélé des documents. Je n’aurais jamais (et je n’ai jamais) dénoncé un Criminel Ordinaire Honorable. Ce n’est pas la même chose. » Il n’a pas expliqué en quoi un criminel pouvait être honorable.

Le 7 juin, le commandement militaire en Irak a arrêté Manning, en déclarant dans la langue de bois du Pentagone : « Le Département de la Défense prend la gestion des documents classifiés très au sérieux parce que cela touche à notre sécurité nationale, à la vie de nos soldats, et à nos opérations à l’étranger. »

A ce jour, Manning n’a pas encore été inculpé et se trouve en détention au Koweit en attendant qu’il soit décidé de son sort.

Le 6 juin, sur le site wired.com, Kevin Poulson et Kim Zetter ont publié un article intitulé « Un analyste du renseignement militaire US arrêté dans le cadre de l’enquête sur la fuite d’une vidéo à Wikileaks », en expliquant : « la division d’enquête criminelle de l’armée a arrêté Manning après que Lamo l’ait dénoncé. Le Département d’Etat a déclaré ne pas être au courant de l’arrestation. Le FBI n’a pas fait de commentaire. Plus tard, le Département de la Défense a confirmé son arrestation pour avoir livré des informations classifiées. Selon un porte-parole de l’armée, Gary Tallman : « Si vous avez une habilitation en matière de sécurité et que vous fournissez volontairement ou involontairement des informations classifiées à quelqu’un qui n’a pas d’habilitation ou qui n’a pas besoin de connaître ces informations, vous violez les règles de sécurité et éventuellement la loi. »

Manning a déclaré : « Partout où il y a un site états-unien, il y a un scandale diplomatique qui éclate. C’est de la diplomatie à l’air libre. Une anarchie mondiale sous format CSV (format de stockage de données des programmes d’analyste/présentation tels que Excel – NdT) . C’est un Climategate à l’échelle de la planète, et époustouflant par son ampleur. C’est à la fois magnifique et terrifiant. (Les documents décrivent) des activités politiques clandestines quasi-criminelles. (Ils appartiennent) au domaine public et ne sont pas stockés quelque part sur un serveur casé dans un coin obscur à Washington, DC. (Notre gouvernement est impliqué dans) des choses incroyables, des choses horribles. »

Manning a révélé le meurtre de sang froid de civils innocents et de journalistes, tandis que les auteurs riaient sur la vidéo comme s’il s’agissait d’un jeu – le public ignore que les règles d’engagement au combat du Pentagone appliqués en Irak et en Afghanistan visent aussi bien les civils que ceux soupçonnés d’être des combattants.

Le 11 juin, Scott Shane, dans le New York Times, titrait : « Obama Choisit la répression contre ceux qui livrent des informations à la presse. » et écrivait : « Au cours de ses 17 mois de mandat, le Président Obama a déjà dépassé tous ses prédécesseurs en matière de poursuites engagées contre les auteurs de fuites à la presse, » et citait des poursuites lancées contre Thomas A. Drake (voir ci-dessous), et contre James Risen, du Times, qui a reçu un assignation (délivrée par Bush et Obama) pour l’obliger à révéler les sources de son livre « State of War : The Secret History of the CIA and the Bush Administration » (Etat de Guerre : l’histoire secrète de la CIA et de l’administration Bush – NdT)

Lucy Dalglish, directeur exécutif de Reporters Committee for Freedom, explique : « le message envoyé est clair, si vous êtes l’auteur de fuites à la presse, nous vous attraperons. Selon moi, il n’y a absolument aucune différence (entre Bush et Obama) et (il) semble y accorder plus d’attention. Tout ça n’annonce rien de bon. »

Le procureur général Eric Holder a signé l’assignation et son porte-parole au Ministère de la Justice, Mattew Miller, a dit : « D’une manière générale, nous avons toujours dit que nous prenions très au sérieux la fuite d’informations classifiées »

L’avocat de Risen, Joel Kurtzberg, a expliqué que l’assignation était en rapport avec un article sur les mesures clandestines entreprises par la CIA pour subvertir le supposé programme iranien de développement d’armes nucléaires. « Nous allons nous battre pour la repousser, » a-t-il dit. « Jim est un journaliste chevronné et adhère aux plus hauts principes de la profession. Et il a l’intention de tenir parole quant à la confidentialité de sa ou ses sources. »

La maison d’édition de Risen, Simon et Schuster, s’occupe de l’affaire mais selon une déclaration de Time : « Cependant, notre opinion est que la confidentialité des sources est vitale pour livrer l’information au public, et une assignation émise plus de quatre ans après la publication du livre ne parait pas faire le poids devant la nécessité de protéger un auteur. »

Une session de « grand jury » convoquée une première fois en 2006 par le ministre de la justice de Bush, Michael Mukasey, n’avait pas pris de décision dans les délais. Holder va convoquer une nouvelle commission. Risen risque un procès et une peine de prison pour refus de révéler ses sources, chose qu’aucun journaliste ne devrait faire.

Wikileaks : qu’est-ce que c’est ?

Wikileaks se qualifie de « service de renseignement du peuple » et se décrit comme « un service public pluri juridictionnel ayant pour objectif de protéger les « lanceurs d’alerte », les journalistes et les militants qui auraient des informations sensibles à communiquer au public », un public qui a le droit de savoir.

Ce n’est que lorsqu’ils connaissent « les véritables plans et comportements de leurs gouvernements » qu’ils peuvent décider s’ils leur accordent ou non leur confiance, ou comme l’a déclaré Jack Kennedy le 27 avril 1961 : « Le terme même de secret est répugnant dans une société libre et ouverte ; et en tant que peuple nous sommes intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux actions secrètes. Il y a longtemps, nous avons décidé que les dangers d’une dissimulation excessive et injustifiée de faits importants sont nettement plus grands que les dangers avancés pour les justifier. »

Wikileaks croit que « les fuites fondées sur des principes ont favorablement influencé le cours de l’histoire ; elles peuvent changer le cours de l’histoire présente, elles peuvent nous mener vers un avenir meilleur. » Elles peuvent révéler les abus de pouvoir en « comptant sur le pouvoir de l’information ouverte qui permet aux citoyens de traîner en justice des gouvernements et des entreprises répressifs et corrompus, » et aider à transformer des démocraties formelles en véritables démocraties.

Le Secret et la répression des lanceurs d’alerte et des journalistes sous Obama

Sous Obama, plus que jamais, nous vivons dans une société secrète, où les lanceurs d’alerte et les journalistes sont visés pour avoir fait leur travail – Helen Thomas (doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche qui a récemment pris sa retraite après avoir fait des commentaires sur le lobby sioniste aux Etats-Unis – NdT), injustement pilonnée par le lobby pro israélien, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d’une conférence de presse de Robert Gibbs à la Maison Blanche, que l’administration « contrôlait la presse, », puis a ajouté « C’est choquant, vraiment choquant... Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ? Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C’est nous qui les payons. »

Dans une interview à CNCNews.com du 1er juillet 2009, elle a dit que même Nixon n’avait jamais exercé un tel contrôle sur la presse. Elle a dit : « Nixon n’a pas essayé. Ils ne pouvaient pas contrôler (les médias). Ils n’essayaient pas... Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’informations contrôlées, mais cela atteint des niveaux jamais vus. Ils ne s’en cachent même plus. Ils s’en fichent que vous en soyez conscients ou pas. Ils devraient avoir honte. »

Au mois de février 2009, une loi Free Flow of Information Act (loi sur la liberté de circulation de l’information) a été présentée devant la chambre des Représentants et le Sénat. Au mois de mars, la chambre des Représentants l’a voté à une écrasante majorité. Depuis, elle est bloquée dans une commission du Sénat.

A l’époque, l’administration Obama a réduit la portée du texte malgré un fort soutien du congrès – sous prétexte que la sécurité nationale primait sur le droit du public de savoir, que les procureurs devaient pouvoir obliger les journalistes et les lanceurs d’alerte à révéler leurs sources. La loi n’a jamais été définitivement adoptée mais l’administration actuelle l’invoque pour tenter d’empêcher la divulgation d’informations qu’elle veut censurer, et avec plus d’agressivité qu’aucune autre administration précédente. Encore une mesure de l’homme qui avait promis le changement.

Thomas Drake fait partie des cibles de l’administration Obama, ancien « cadre supérieur » de l’ancienne Agence de Sécurité Nationale, inculpé le 15 avril 2010, sous plusieurs accusations de « détention volontaire d’information classifiée, obstruction de justice et fausses déclarations, » selon le Procureur Lanny A. Breuer, de la Division Criminelle.

Selon l’inculpation en dix points, il aurait fourni à un journaliste du Baltimore Sun, Sibohan Gorman, des documents classifiés de la NSA relatifs à l’agence. En fait, elle a écrit sur le gâchis et les erreurs de gestions du projet « Trailblazer » (un programme déstiné à analyser les données sur les réseaux informatiques), et sur des activités d’espionnage illégales. Le 18 mai 2006, elle a écrit un article intitulé « la NSA abandonne un système légal de récupération de données sur les communications téléphoniques » où elle a écrit : « Une fois le feu vert donné par le Président Bush à la NSA pour recueillir secrètement et analyser les données téléphonique locales – une autorisation qui ne faisait aucune mention de la protection des identités – les agents officiels ont considéré que le cryptage des données était inutile et l’a abandonné ».

Cela dit, son article parlait surtout de Trailblazer, un projet de 1,2 milliards de dollars qu’un participant a qualifié de « plus gros gâchis actuellement en cours dans le monde du renseignement, » chose que le public avait le droit de savoir.

Les fuites de Drake ont révélé des activités d’espionnage illégales de la part de la NSA, une énorme quantité de gâchis et de fraudes, ainsi que la formation d’un état de sécurité/surveillance nationale public/privé, ce qui avait pour résultat d’inciter les profiteurs à entretenir la peur pour le plus grand bien de leur chiffre d’affaires.

En tant que candidat, Obama avait promis la transparence, la responsabilité et la réforme des politiques extrémistes de Bush. En tant que président, il a usurpé de pouvoirs de surveillance non contrôlés, dont les écoutes téléphoniques sans mandat, l’accès aux données personnelles, le suivi des transactions financières, le suivi des courriers électroniques, l’usage de l’Internet et des téléphones portables pour recueillir des données secrètes pour d’éventuelles inculpations. Il réclame aussi l’immunité du Ministère de la Justice pour les procès intentés pour espionnage illégal, une exigence qu’aucun membre du Congrès ou de l’administration n’avait formulée, pas même Bush et ses alliés Républicains.

Le résultat est que son état de sécurité nationale s’en prend désormais aux militants, aux dissidents politiques, aux manifestants anti-guerre, aux musulmans, aux immigrés latinos, aux avocats qui les défendent, aux lanceurs d’alerte, aux journalistes qui révèlent les crimes fédéraux, la corruption, ceux qui refusent de dévoiler leurs sources, et Wikileaks, cité dans un rapport du Pentagone de 2008 comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis qu’il serait important de fermer en identifiant ses sources, en les décourageant et en les poursuivant. Nous allons y revenir.

A une époque ou le gouvernement agit de plus en plus en s’entourant de secret, en versant dans l’illégalité et en trahissant la confiance du public, les révélations et le débat ouvert sont indispensables. Sans les lanceurs d’alerte, Wikileaks et les journalistes courageux, c’est la transparence de la société qui est mise en cause.

WIKILEAKS, 15 mars 2010, a publié : « les services secrets US veulent détruire Wikileaks »

Le fondateur du groupe, Julian Assange, a décrit un rapport de 32 pages de février 2008 des services de contre-espionnage « pour marginaliser définitivement l’organisation. » Deux ans plus tard, l’objectif n’as pas (encore) été atteint.

Le rapport qualifie Wikileaks de « menace potentielle à la protection des forces, au contre-espionnage, à la sécurité opérationnelle (OPSEC), à la sécurité de l’information (INFOSEC), une menace pour l’Armée des Etats-Unis, (mettant en danger) le personnel du Ministère de la Défense, les sites et les installations. De telles informations (pourraient aider) les services de renseignement et de sécurité étrangers, des forces militaires étrangères, des résistants étrangers, et des groupes terroristes étrangers (en leur fournissant) de l’information (qu’ils pourraient utiliser pour attaquer) les forces US, à la fois à l’intérieur des Etats-Unis qu’à l’extérieur » - une langue de bois typique du Pentagone pour exagérer les menaces et décourager les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes et des méfaits du gouvernement, choses que le public a le droit de connaître.

En réponse, Wikileaks a dit que la protection des sources était une haute priorité. Il agit « pour dénoncer les pratiques douteuses, les comportements illégaux et les méfaits des agences gouvernementales, des entreprises ainsi que des régimes répressifs » à l’étranger, dont certains agissent ainsi avec la complicité de Washington.

Ces objectifs – dénonciation des méfaits, exigence de responsabilité, soutien aux principes démocratiques d’une société libre et ouverte – sont autant de choses pour lesquelles les gouvernements sont censés oeuvrer. Mais lorsque ce n’est pas le cas, ce sont des organisations comme WikiLeaks qui représentent le plus haut degré de patriotisme et méritent nos louanges au lieu d’être espionnées, attaquées et détruites.

Parmi ses nombreuses accusations du Département de la Défense contre Wikileaks :

- Wikileaks a peut-être des taupes au sein du Département de la Défense qui fourniraient des données sensibles ou classifiées

- utilise son site pour fabriquer et manipuler l’information

- possède 2000 pages de documents de l’armée sur les forces US et les forces de la Coalition en Irak et Afghanistan

- possède des informations sur le type et la quantité d’équipements affectés à la Commande Centrale US

- Julian Assange a rédigé et co-signé des articles, basés sur des fuites, « pour faciliter les initiatives au Congrès US qui visent à retirer les troupes US en coupant les financements de(s) la guerre(s) »

- des fuites qui « pourraient aider les forces ennemies à planifier des attaques terroristes, (choisir) le type et l’emplacement le plus efficace pour placer des bombes » et employer d’autres méthodes pour attaquer les troupes et convois US, ainsi que les bases militaires.

- les données publiées sont des données mal interprétées, manipulées qui constituent de la désinformation et de la propagande.

- le 9 novembre 2007, un rapport a indiqué que les forces US « avaient très probablement violé la Convention sur les Armes Chimiques, » et possède 2.386 armes chimiques de première catégorie en Irak et Afghanistan.

- le même rapport accuse le Département de la Défense d’avoir illégalement employé du phosphore blanc lors de l’attaque en 2004 de la ville (irakienne) de Falloujah

- l’administration Bush a été accusée de tortures et d’avoir refusé à la Croix Rouge internationale l’accès aux détenus de Guantanamo.

- des détails ont été fournis sur le recours par l’armée aux tactiques de guerre asymétrique, techniques et procédures lors de l’assaut d’avril 2004 contre Falloujah et

- de nombreuses autres accusations et préoccupations mentionnées dont la crainte que « des organisations étrangères... des services militaires étrangers, des résistants étrangers ou des groupes terroristes financent ou soutiennent matériellement WikiLeaks.org »

Le Département de la Défense conclut que réussir à identifier, poursuivre, et mettre fin aux activités des lanceurs d’alerte « porterait un coup et pourrait détruire » les opérations de Wikileaks et décourager d’autres à fournir des informations. Il a aussi insisté sur « la nécessité d’un gros programme auprès du contre-espionnage, de l’antiterrorisme, de la protection des forces, de la collecte d’informations, d’INFOSEC, et d’OPSEC pour former le personnel militaire » sur comment éviter les fuites et dénoncer les « activités suspectes ».

Julian Assange se sent investi d’une mission : la transparence totale. Wikileaks est une ressource vitale pour fournir des informations importantes sur comment les gouvernements et les entreprises trahissent les intérêts du public. Eu égard à la tradition américaine de crimes de guerre, de corruption et autres abus de pouvoir, il n’est pas étonnant que le Département de la Défense s’en préoccupe, heureusement sans succès jusqu’à présent. Selon WikiLeaks : ses activités sont « le meilleur moyen à notre disposition pour générer une véritable démocratie et une bonne gouvernance auxquelles aspire toute l’humanité » et pourraient réussir, avec d’autres et avec force et détermination, à faire passer l’idée que le changement vient toujours du bas vers le haut, jamais du haut vers le bas. Une leçon qu’il faut assimiler pour agir en conséquence.

Une dernière remarque

Le 10 juin, Philip Shenon, de Daily Beast, écrivait en titre « La chasse à l’homme du Pentagone ». Il écrivait : « Préoccupés par le fait que Wikileaks serait sur le point de publier un lot de télégrammes secrets du Département d’Etat, les enquêteurs recherchent désespéramment son fondateur, Julian Assange. »

Au début du mois de juin, Julian Assange devait prendre la parole à un forum organisé à New York (New York’s Personal Democracy Forum), mais on lui a conseillé de ne pas s’y rendre pour raisons de sécurité. A la place, il est intervenu via Internet (Skype) depuis l’Australie.

Interviewé par Ellsberg (*) au sujet d’Assange, le célèbre lanceur d’alerte Daniel croit que ce dernier pourrait être en danger : « j’ai moi-même été la cible d’un escadron de la Maison Blanche. Le 3 mai 1972, une dizaine d’agents de la CIA, des anciens de la Baie des Cochons, des émigrés cubains, ont été acheminés de Miami avec l’ordre de « m’infliger une incapacité totale ». Ellsberg a demandé si cela voulait dire le tuer. La réponse fut « Cela signifie vous infliger une incapacité totale. Il faut comprendre que ce types n’emploient jamais le mot « tuer » ». Assange est-il en danger ? « Absolument. Pour les mêmes raisons que je l’ai été... Obama prétend à présent avoir un droit de vie et de mort, d’être le juge, le jury et le bourreau des citoyens américains, sans procès » qu’ils soient résidents ou à l’étranger, sans parler des non-américains, n’importe où dans le monde. L’état de droit peut aller se faire voir. « Aucun président n’a jamais eu de telles prétentions et peut-être personne depuis Jean 1er. »

Le conseil d’Ellsberg à Assange : « Restez hors des Etats-Unis. Pour le reste, continuez de faire ce que vous faites. Ce que vous faites est important. Assange oeuvre pour la démocratie et l’état de droit précisément en défiant les régulations sur le secret de l’information, des régulations qui ne sont pas des lois, dans la plupart des cas. Il fait du très bon boulot pour notre démocratie, » chose qu’Obama, comme ses prédécesseurs, tente de corrompre tous les jours.

Stephen Lendman
http://www.sjlendman.blogspot.com/

Traduction VD pour le Grand Soir

(*) Note du Grand Soir : Daniel Ellsberg est à l’origine de la fuite en 1971 des célèbres "Pentagon Papers" qui dénonçaient les mensonges du Pentagon pendant la guerre du Vietnam. Dans un article (en anglais) publié par http://www.consortiumnews.com/2010/061510.html, Robert Parry souligne la différence de traitement par la "grande" presse de l’époque - qui s’est montrée solidaire d’Ellsberg en publiant à tour de rôle les "papiers" - et la presse d’aujourd’hui qui dénigre Manning pour avoir diffusé la vidéo de l’hélicoptère américain à Bagdad.

7 juin 2010

Stephen Lendman.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Reveler-les-mefaits-des-autor...



3 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

3-1 Blackwater sur les terrains afghan et pakistanais.

Les activités catastrophiques de la société militaire privée de Blackwater en Afghanistan, en Irak et au Pakistan ont fait déferler une vague de répugnance dans ces  pays. En raison  des scandales  commis par Blackwater en Afghanistan Carl Levin, sénateur du Michigan et le chef de la commission des forces armées au Sénat américain  a  demandé à Robert Gates secrétaire à la Défense de ne pas signer un contrat d’un milliard de dollars avec cette société pour la formation de la police afghane. Selon l’agence Fars, Jeremy Scahill, auteur, chercheur et journaliste américain a déclaré pour sa part que la présence renforcée des effectifs de Blackwater dans 24 provinces de l’Afghanistan a fait que le département d’Etat dépense depuis 2006,  110 millions de dollars pour cette société militaire privée. Les cellules terroristes de Blackwater se répandent en Afghanistan déguisée en Xe, et entaché d'innombrables scandales, dans des circonstances où cette société militaire privée a eu une présence active au sein du Moyen-Orient, dans la foulée de l’occupation de l’Irak en 2003. Après les crimes commis par Blackwater en Irak, le gouvernement de Bagdad lui a demandé de quitter l’Irak, et il a ensuite annulé en septembre 2007 son mandat dans ce pays. Ce bilan lourd de crimes ne lui suffisant pas, Blackwater est maintenant accusé d’être impliquée dans l’assassinat de Rafiq Hariri et Benazir Bhutto, respectivement anciens premier ministre libanais et pakistanais. L’ancien chef des services de renseignements pakistanais, Hamid Gol a déclaré que Blackwater  a assassiné Benazir Bhutto sur un ordre de George W. Bush. En même temps, New York Times révèle comment Blackwater équipe les drones américains de bombes, pour attaquer ce que les Américains appellent les positions d’Al-Qaïda et des Résistants. Assad Dorani un des anciens chefs de l’ISI a déclaré à l’antenne de Press TV  que cette société militaire privée était impliquée dans les attaques contre les zones tribales pakistanaises. Selon les sources bien informées, Blackwater est le bras de la CIA dans la région et elle est à l'origine de l'insécurité et des massacres en Afghanistan, en Irak et au Pakistan à travers les cellules terroristes qu'il a mises sur pied : une démarche qui a exacerbé les sentiments anti-américains chez l'opinion publique de ces pays, réclamant le départ de cette société.

 http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/Blackwater-sur-les-terrains-afghan-et-pakistanais_a45284.html


3-2 Soldats accusés de trafic de drogue: «Inacceptable», dit le chef de l'armée.

Le général Walter Natynczyk, numéro un de l'armée canadienne, était de passage à la base de Valcartier, hier.

(Québec) De passage à Valcartier, hier, le numéro un de la Défense nationale, le général Walter Natynczyk, a déploré la mise en accusation mardi de 12 soldats de la base de Wainwright, en Alberta, pour trafic de drogue.

Visiblement, le chef d'état-major aurait préféré parler uniquement de la raison première de sa visite en sol québécois. À l'approche de leur dernier déploiement prévu en octobre en Afghanistan, les soldats s'entraînaient sous l'œil avisé du grand patron, venu les encourager.

«Ce n'est pas acceptable du tout», a-t-il laissé brièvement entendre à propos du démantèlement du réseau, ajoutant qu'il ne fallait pas que cela ternisse l'image des Forces canadiennes.

Sans vouloir banaliser l'affaire, il a précisé que ce n'était pas la première fois que l'armée était confrontée à pareille situation. Après trois questions posées sur le sujet, les responsables des relations publiques ont fait comprendre aux journalistes qu'il était temps de revenir au but premier de la rencontre.

Il faut dire que la présente histoire est particulière. Des 12 soldats accusés, 9 sont toujours membres des Forces, les trois autres ayant obtenu leur libération avant même la tenue de l'enquête. Ils sont originaires de l'Ouest canadien.

Les pires accusations concernent deux militaires qui avaient conçu un laboratoire clandestin dans lequel ils fabriquaient du diméthyltryptamine (DMT), un type d'hallucinogène. Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada ont aussi saisi de l'ecstasy, de la marijuana, de la cocaïne et des narcotiques accessibles sur ordonnance, laisse savoir la Défense nationale par voie de communiqué.

Dans une moindre mesure, Valcartier a aussi connu au moins un épisode où la consommation de drogue par certains de ses membres avait mis l'armée dans l'embarras.

En 2004, la délation avait permis d'identifier 19 militaires qui avaient consommé de la drogue, dont 17 devaient partir en Afghanistan. On ne parlait pas alors d'un réseau organisé.

À l'époque, le colonel à la retraite Michel Drapeau estimait qu'il faudrait soumettre les soldats à des tests de dépistage sur une base régulière. Encore aujourd'hui, chaque nouveau soldat n'est pas soumis à un tel test. Toutefois, il doit remplir une fiche d'information sur laquelle il atteste ne pas consommer de drogue. S'il faisait une fausse déclaration, il pourrait subir une sanction sévère, allant jusqu'à l'expulsion.

17-06


3-3 John Beyrle : Pas de destruction des plantations de pavot …
Les Etats-Unis n'ont pas l'intention de démanteler les plantations de pavot somnifère en Afghanistan, a déclaré mercredi à RIA Novosti l'ambassadeur des Etats-Unis à Moscou John Beyrle.
"Nous avons vu ces dernières années que la destruction à grande échelle des plantation de pavot ne donnait pas le résultat voulu. Notre expérience atteste que non seulement cette pratique s'avère inefficace, mais qu'elle produit un effet contraire à celui qui est recherché",
a-t-il affirmé.
Selon le diplomate, cette démarche prive les paysans afghans de revenus et les contraint à rejoindre les résistants.
"Ni l'Amérique, ni
la Russie, ni l'OTAN n'y sont intéressés", a-t-il conclu.
La position de M.Beyrle tranche avec celle de Patrick Ward, chef adjoint de l'administration du président américain en charge du contrôle des stupéfiants, qui a souligné lors du forum antidrogue de Moscou la "ferme intention" des Etats-Unis de "réduire les plantations de pavot en
Afghanistan".
D'après les experts, ces dix dernières années, la drogue afghane a tué plus d'un million de personnes. Chaque année, elle emporte la vie d'environ 100.000 personnes, dont 30.000 en Russie. Le pavot somnifère est cultivé en Afghanistan par environ 3,5 millions de paysans. Depuis l'intervention des Etats-Unis dans ce pays en 2001, sa production a été multipliée par 40.
Un forum international appelé à mettre en place une plate-forme commune de lutte contre la drogue se déroule les 9 et 10 juin à Moscou. Placé sous la devise "La production de stupéfiants afghans, un défi pour la communauté internationale", il réunit les experts les plus réputés et les chefs des services chargés de la lutte antidrogue, des responsables politiques et des journalistes, ainsi que les représentants de nombreuses organisations internationales, dont l'ONU et l'OTAN.
Convoqué à l'initiative de RIA Novosti, le forum se tient sous le patronage du Comité antidrogue russe, du Conseil pour la politique extérieure et de défense et de l'Institut de démographie et de développement régional.

09/06
http://fr.rian.ru/world/20100609/186867835.html


3-4 Les troublantes démissions de deux responsables afghans.  

nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information.
Hamid Karzaï vient à nouveau de prendre Washington de court.

Mais cette fois, les Américains, qui ont déroulé le tapis rouge au président afghan à la mi-mai, semblent bien décidés à s'abstenir de toute critique ouverte à son égard. La priorité n'est-elle pas de gagner la guerre? Or, les forces de l'Otan en Afghanistan sont sur le fil du rasoir.

Et Karzaï semble être redevenu incontournable pour ramener les «bons résistants», voire les autres, au bercail. Pour autant, l'annonce, dimanche soir, de la démission de deux personnages clefs à Kaboul, deux hommes appréciés des États-Unis et en qui ils avaient pleinement confiance, n'a rien de rassurant.

Hanif Atmar, le ministre de l'Intérieur, et Amrullah Saleh, le chef du NDS, les services secrets afghans, ont rendu leur maroquin après les attaques qui sont venues troubler l'ouverture de la «Jirga de la paix», la semaine dernière à Kaboul.

Des résistants bardés d'explosifs et armés de lance-roquettes ayant essayé de s'en prendre à l'assemblée réunie sous une tente au moment où le président afghan était en train de prononcer son discours inaugural. Il n'y aurais eu ni mort ni blessé, mais Karzaï a dû s'interrompre.(…)

Graves dissensions au sein du pouvoir 

Hamid Karzaï a aussitôt nommé Munir Mangal, le numéro deux du ministère de l'Intérieur, à la place de son chef, et Ibrahim Spinzada, à la tête des services secrets. «Nous travaillions en parfaite harmonie avec les deux ministres qui sont partis et il faudra du temps pour que leurs successeurs prennent le rythme, un temps précieux que nous n'avons pas», a confié un responsable américain au Los Angeles Times.

Mais le général Stanley McChrystal, le commandant des forces internationales en Afghanistan, a aussitôt minimisé l'incident. «Je reste confiant dans l'autorité du président Karzaï et sa capacité à nommer des remplaçants crédibles pour mener ces deux organisations cruciales (l'Intérieur et les services secrets) et protéger le peuple afghan», a-t-il déclaré.

Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, lui a emboîté le pas, affirmant lundi: «Je ne pense pas que cela pose de grands problèmes pour l'effort de réconciliation nationale. Et de plus, il s'agit d'une affaire intérieure pour les Afghans.» Gates a cependant espéré que «Karzaï nommerait à la place de ceux qui sont partis des personnes d'un aussi bon calibre».

Nombre d'analystes jugent toutefois que la passe d'armes entre le président afghan et ses ministres témoigne de graves dissensions au sein du pouvoir sur la manière de gérer la réconciliation avec les résistants. «Saleh était très hostile au programme de réconciliation de Karzaï», a indiqué à l'AFP un diplomate occidental à Kaboul.

Quant à Atmar, il aurait agacé le chef de l'État avec son obsession de lutter contre la corruption qui gangrène le pays.

Enfin, tous deux auraient très mal pris l'annonce de la création d'une commission chargée de départager les bons et les mauvais résistants parmi ceux qui sont détenus dans les geôles afghanes.

08/06

http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/07/01003-20100607ARTFIG00700-les-troublantes-demissions-de-deux-responsables-afghans.php


3-5 Richard Werly : Le domino afghan.

L’OTAN et le Pentagone redoutent le départ des soldats néerlandais envisagé pour le moi d’août prochain

L’OTAN, comme le Pentagone, espère encore un revirement de La Haye. Difficile, en effet, pour l’Alliance atlantique de voir les 1950 soldats néerlandais déployés en Afghanistan depuis août 2006 préparer pour de bon leurs bagages à partir du 1er août prochain. D’abord, parce que ce contingent est depuis des mois l’un des plus exposés, et l’un des plus engagés au combat, au côté des Américains dans la province méridionale pachtoune d’Uruzgan. Ensuite, parce que le refus des Pays-Bas de prolonger cette mission jusqu’en 2011 est assuré de relancer, au sein de l’Union européenne, le débat sur la nature et l’issue du conflit afghan.

La décision, dans tous les cas, sera politiquement lourde et symbolique, comme en témoigne la décision des travaillistes de rompre sur ce sujet, en février dernier, leur coalition avec l’alliance chrétienne-démocrate. Et pas seulement vis-à-vis de l’OTAN. Une partie de la colère aux Pays-Bas est dirigée contre les autres pays européens, comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, accusés de se tenir éloignés des combats en Afghanistan. Plus d’une vingtaine de soldats néerlandais y ont été tués en cinq ans.

A l’exception du premier ministre sortant Jan-Peter Balkenende, proche de Washington, la plupart des dirigeants politiques néerlandais refusent une poursuite de l’aventure afghane. Le leader populiste Geert Wilders a par exemple, lui, toujours plaidé pour un retrait.

Richard Werly

Le Temps,

5 juin
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5ed263de-7018-11df-8ead-49801438e0a8/Le_domino_afghan


3-6 Le premier ministre hongrois et l’Afghanistan, le Kosovo et l’avenir de l’OTAN

Le 3 juin, le premier ministre de la Hongrie, M. Viktor Orbán, est venu en visite au siège de l’OTAN, où il a rencontré le secrétaire général de l’Organisation, M. Anders Fogh Rasmussen. Ils se sont entretenus des efforts déployés par l’Alliance en Afghanistan et au Kosovo, ainsi que du sommet qui se tiendra prochainement au Portugal, à l’occasion duquel les Alliés adopteront le nouveau concept stratégique de l’OTAN.

S’adressant à la presse après leur rencontre, le secrétaire général a félicité le premier ministre pour sa victoire récente aux élections, et il a dit se réjouir à la perspective de coopérer avec lui et avec son gouvernement. Il a par ailleurs remercié la Hongrie pour sa contribution aux opérations de l'OTAN au Kosovo et en Afghanistan, où elle assume sa part du travail en dépit de la crise financière, a-t-il précisé.

M. Fogh Rasmussen a en outre souligné l’importance du stationnement des appareils de transport C17 de l’OTAN en Hongrie, qui constitue selon lui « un exemple concret de ce que les Alliés peuvent accomplir quand ils mettent en commun leurs ressources ». Ces appareils peuvent être utilisés, à la demande, dans des missions ainsi que dans des opérations de transport aérien humanitaire ou de secours en cas de catastrophe.

Le secrétaire général et le premier ministre ont également fait le point sur le Kosovo et les Balkans occidentaux, où « il y a de nombreux signes encourageants » et « le Kosovo est sur la bonne voie », a précisé le secrétaire général. « L’objectif doit être l'intégration euro-atlantique de tous les pays des Balkans ».

À propos de l’avenir de l’OTAN, M. Fogh Rasmussen a déclaré que la défense du territoire des pays membres demeurerait un élément essentiel du nouveau concept stratégique de l'OTAN. « Néanmoins, nous devons également comprendre que pour protéger efficacement nos populations, nous devons nous adapter aux nouveaux défis de sécurité du XXIe siècle, comme le terrorisme, les cyberattaques [et] les attaques par missiles. »

Le premier ministre Orbán a quant à lui déclaré que la Hongrie était un membre très déterminé de l’Alliance et que le lien transatlantique que l’OTAN incarne était un « fondement » de la sécurité de son pays.

En ce qui concerne l’Afghanistan, il a déclaré que la mission de l’Alliance devait y être menée à bonne fin, pour démontrer l’efficacité de l’OTAN en tant qu’organisation de premier plan dans le monde d'aujourd'hui.

Le premier ministre a enfin déclaré à propos de l’avenir de l’OTAN : «La Hongrie continuera à jouer son rôle dans la réflexion commune sur l’avenir de la sécurité et de la stratégie de défense collective de l’OTAN. 

03 juin 2010

http://www.nato.int/cps/fr/SID-4C840916-24BD87A2/natolive/news_64031.htm?  


3-7 Entre Obama et Medvedev, l'heure est au rapprochement…

Nb : Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Le président russe est reçu ce jeudi à la Maison Blanche. Depuis le début du mandat d'Obama, les deux chefs d'Etat agissent souvent de concert sur le plan diplomatique. Ils veulent concrétiser ce rapprochement sur le terrain économique.

Le président américain Barack Obama reçoit ce jeudi 24 juin son homologue russe Dmitri Medvedev après de spectaculaires progrès de leur coopération en politique étrangère et en désarmement. Les deux chefs d'Etat espèrent déplacer ce rapprochement sur le terrain économique.

Cette rencontre est déjà la septième entre les deux présidents depuis la prise de fonctions d'Obama début 2009. Ben Rhodes, conseiller adjoint pour la sécurité nationale de la présidence américaine, assure qu'elle "intervient lors d'une nouvelle phase des relations entre les Etats-Unis et la Russie", des relations qui "avaient dérivé ces dernières années".

Le dossier géorgien comme pierre d'achoppement

Les relations entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide s'étaient en particulier fortement détériorées lors de l'invasion de la Géorgie par la Russie, un dossier sur lequel Obama et Medvedev ne sont toujours pas d'accord. "Nous sommes en désaccord fondamental" sur les frontières de la Géorgie, reconnaît Mike McFaul, directeur des affaires russes et d'Europe centrale à la Maison Blanche, tout en remarquant que les Etats-Unis "ont intérêt à la stabilité de la région".

Mais au-delà de cette crise qui avait plombé la relation Washington-Moscou à la fin de la présidence de George W. Bush, la Maison Blanche veut insister sur les résultats et les perspectives de liens décrits comme prometteurs. Au début de sa présidence, le président Obama "pensait qu'en additionnant les priorités de sécurité nationale des Etats-Unis, la non-prolifération, l'Iran, la Corée du Nord, le terrorisme, l'Afghanistan, nous avions beaucoup à gagner à coopérer avec la Russie", explique Rhodes, en se félicitant de "résultats très importants". La Russie coopère avec les Etats-Unis pour l'acheminement de matériels militaires en Afghanistan et a apporté un "soutien très fort" aux Nations unies pour y faire adopter des sanctions tant contre la Corée du Nord en 2009 que récemment contre l'Iran en raison de leur programme nucléaire, dit-il.

Une relation personnelle forte

Medvedev et Obama ont aussi signé en avril un accord historique de désarmement nucléaire, dit "nouveau START". "C'est une relation qui fonctionne, qui est parvenue à de vrais résultats", insiste Rhodes.

Et au plan personnel, les deux chefs d'Etat sont parvenus à "tisser des liens exceptionnellement forts et proches", après avoir négocié personnellement et souvent pied à pied les différents accords conclus ces derniers mois entre leurs deux pays, selon lui.

A présent, les deux dirigeants veulent partir de ce socle pour intensifier leurs relations économiques et commerciales, en particulier dans les investissements et l'innovation, explique le conseiller. Medvedev a entamé sa visite aux Etats-Unis mardi par la Silicon Valley en Californie (ouest) et insiste auprès des investisseurs étrangers pour qu'ils s'intéressent à son pays. Il va, lors de sa visite jeudi à Washington, se rendre de concert avec Obama au siège de la Chambre de commerce américaine, à deux pas de la Maison Blanche. Auparavant, dans la demeure présidentielle américaine, les deux dirigeants vont s'entretenir en tête-à-tête puis avec une équipe élargie, et partager un déjeuner de travail suivi d'une conférence de presse commune.

LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 23/06


3-8 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1 La Belgique complice de Guantanamo ? 

L'ex-détenu belge de Guantanamo, Moussa Zemmouri, a chargé ses avocats d'introduire une action avec constitution de partie civile contre tous les Belges "qui se sont rendus complices de ces violations du droit international", peut-on lire samedi dans Le Soir et De Standaard.
Des complicités belges
Moussa Zemmouri, arrêté à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan fin 2001, est revenu de Guantanamo en 2005 et a bénéficié d'un non-lieu de la part des autorités judiciaires belges en 2009.
Il revient aujourd'hui sur les soupçons de terrorisme qui ont pesé sur lui et leurs conséquences et demande à la justice de faire la lumière sur les complicités belges qui seraient intervenues dans les mauvais traitements subis et dans l'élaboration des suspicions de terrorisme.
Traitements inhumains et dégradants
Dans sa plainte, le Belge dénonce les traitements inhumains et dégradants. Ses avocats vont également éplucher toutes les interventions belges car il semblerait que
la Belgique était au courant de son interpellation dès février 2002.
Ils évoquent également la visite de plusieurs responsables belges à Guantanamo, qui auraient participé "à la diffusion d'informations préjudiciables à leur client, avec, d'une part, des commentaires accablants sur lui et, d'autre part, des remarques apaisantes à leur retour sur l'attitude des militaires américains à Guantanamo."

19/06/10 13h31

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1121231/2010/06/19/La-Belgique-complice-de-Guantanamo.dhtml




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/06/2010

n° 436 - Journal de l'Afghanistan - 04-06 au 24-06 - : Début - : - La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis

n° 436 - Journal de l'Afghanistan - 04-06 au 24-06  - : Début  - : - La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 436 - du 04-06 au 24-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance.

Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis

Pires pertes pour l'Otan en Afghanistan depuis 2008.

Le plan de retrait des troupes américaines est sur les rails.

Les "Farces armées" afghanes, selon le magazine Time,

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

Un (seul)  soldat américain inculpé pour le meurtre de civils afghans.

Noce sanglante.

Un raid aérien de l'Otan.

Paroles & action du président...

Le général McChrystal s'en prend à Biden et à un diplomate en interview.  

Barack Obama écarte le général McChrystal.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Une priorité" des troupes occidentales?

 La guerre rend fou

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

Fin

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis

07.06.

Le 7 juin, la guerre en Afghanistan est officiellement devenue la guerre la plus longue jamais menée par les Etats-Unis, souligne le quotidien USA Today. Alors que la guerre du Vietnam avait duré 103 mois (d'août 1964 à mars 1973), la guerre en Afghanistan qui a débuté le 7 octobre 2001 vient d'entrer dans son 105ème mois.

Si ce conflit est le plus long, "c'est loin d'être le plus meurtrier", rappelle le quotidien.

(Officiellement) 1000 soldats américains sont morts en Afghanistan depuis le début des opérations militaires contre près de 4400 en Irak et 58 209 pendant la guerre du Vietnam.

AP

 

Pires pertes pour l'Otan en Afghanistan depuis 2008.

Un porte-parole du Pentagone a indiqué à Washington que sept des dix soldats tués étaient américains.

Les forces internationales en Afghanistan ont vécu une journée noire lundi en Afghanistan avec la mort de dix soldats de l'Otan --sept américains, deux Australiens et un Français-- dans le sud, fief des résistants, et l'est du pays, soit les pires pertes en une journée depuis août 2008.

"Aujourd'hui, dix soldats de l'Isaf ont été tués en Afghanistan", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Isaf, la Force internationale d'assistance à la sécurité.Un porte-parole du Pentagone a indiqué à Washington que sept des dix soldats tués étaient américains.

Deux militaires australiens, qui entraînaient les troupes afghanes, ont été tués par une bombe artisanale en bordure de route lors d'une patrouille dans la province de l'Oruzgan (sud), a-t-on appris mardi de sources officielles.A Paris, la présidence française a annoncé qu'un sous-officier français d'un régiment de parachutistes avait été tué dans l'est de l'Afghanistan mais sans pouvoir confirmer si ce décès faisait partie des pertes de l'Otan.Le sous-officier a été tué par un éclat de roquette antichar tiré par des  résistants  et trois de ses camarades ont été blessés.

Cinq des soldats américains ont été tués par l'explosion d'un engin explosif (IED) dans l'est de l'Afghanistan, un autre dans une attaque également à l'IED et le septième lors d'échanges de tirs dans le sud du pays, a précisé le Pentagone.

Plus tôt dans la journée, le commandement de l'Isaf avait annoncé que trois soldats de l'Otan, dont un américain, avaient trouvé la mort dans des incidents séparés dans le sud du pays. Deux soldats sont morts dans l'explosion d'une mine artisanale, et un autre a été tué par un tir d'armes légères.Selon un bilan établi par l'AFP à partir de chiffres du site internet indépendant icasualties.org et incluant les victimes de lundi, 245 soldats des forces internationales ont péri en Afghanistan depuis le 1er janvier 2010, dont près des deux tiers (154) étaient américains.Les pertes enregistrées lundi sont exceptionnelles et sont les pires depuis la mort de 11 soldats français tués en un seul jour en août 2008.

Dimanche, cinq soldats de l'Otan, dont quatre américains avaient péri dans deux attaques séparées et l'accident d'un véhicule.

En moyenne, depuis l'été 2009, un à deux soldats de l'Otan meurent chaque jour en Afghanistan.Cette hausse continue des violences intervient alors que les forces internationales injectent, conformément à la nouvelle stratégie de la Maison Blanche, de nouvelles troupes dans le pays. Le nombre des soldats étrangers doit ainsi passer à l'été de quelque 130.000 à environ 150.000, dont plus des deux tiers sont américains.

Or avec l'augmentation du nombre de troupes engagées, les pertes devaient augmenter, avaient prévenu plusieurs experts.

Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, avait estimé qu'il fallait s'attendre au retour d'un nombre croissant de cercueils aux Etats-Unis.

"J'ai dit à nos troupes de se préparer à plus de combats et à plus de pertes", car "l'insurrection est devenue plus violente, plus étendue, plus sophistiquée" et les résistants "plus efficaces", avait-il admis.

L'opération Mushtarak (Ensemble en dari) - la plus vaste offensive de l'Otan et de l'armée afghane depuis la chute des résistants - lancée en février à Marjah, dans un bastion rural des résistants de la province du Helmand, a prouvé que l'insurrection avait conservé intacte sa capacité de frappe.

Qualifiée de "fiasco" par une partie de la presse américaine, l'offensive a montré les limites de la stratégie de contre-insurrection et de conquête des "coeurs et des esprits" chères au patron des forces internationales, le général américain Stanley McChrystal.L'armée américaine, qui à elle seule a vu le nombre de ses soldats disparus doubler en 2009, s'attend à une résistance âpre des résistants à Kandahar, leur berceau, où elle est désormais engagée avec les Canadiens et les fores afghanes.

Le commandement des résistants afghans a annoncé récemment le lancement d'une série d'opérations de "jihad" - attaques, attentats et assassinats - visant les forces de l'Otan et plus généralement les étrangers présents en Afghanistan.

08/06

http://www.lalibre.be/actu/international/article/587932/pires-pertes-pour-l-otan-en-afghanistan-depuis-2008-dix-soldats-tues.html

 

Le plan de retrait des troupes américaines est sur les rails.

Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, a défendu mercredi au Sénat à Washington le plan de retrait des troupes américaines d'Afghanistan, fixé à juillet 2011, malgré les revers que connaissent les soldats sur le terrain."Mais il est important de voir cette date du mois de juillet 2011 pour ce qu'elle est: la date du début d'un processus entouré de conditions", a toutefois insisté le haut gradé.Face aux sénateurs, le général Petraeus a également réitéré son soutien au transfert des tâches de sécurité aux forces afghanes, prévu lui aussi au début du rapatriement des troupes américaines l'été prochain."De plus, le soutien que j'ai apporté aux décisions du président se basait sur les prévisions faites quant aux conditions qui prévaudront en juillet 2011. Il va sans dire que nous faisons tout ce qui est humainement possible pour que ces conditions soient réunies", a lancé le général Petraeus.Lui-même et Michele Flournoy, la N°3 du Pentagone, ont expliqué que l'offensive en cours sur le terrain connaissait une évolution "en yoyo", faite de progrès et d'échecs.

Selon le général Petraeus, les forces afghanes ont pris le dessus sur les  résistants  dans un certain nombre de régions dont celle qui ceint la capitale Kaboul.Toujours d'après lui, la sécurité s'est améliorée dans la ville de Marja, au sud du pays, théâtre d'une récente offensive très critiquée en Afghanistan.A l'image de la majorité démocrate, le sénateur démocrate Carl Levin a dit se réjouir d'entendre le général Petraeus soutenir les plans du président Obama concernant le retrait des Américains.A l'inverse, le sénateur républicain John McCain, a retiré de l'intervention du haut gradé que ce dernier conditionnait le départ des troupes aux conditions sur le terrain et s'en est félicité.

16/6


Les "Farces armées" afghanes, selon le magazine Time.

L'hebdomadaire américain Time Magazine publie cette semaine un article à la fois très critique et très informé sur l'Armée nationale afghane (ANA).

Un ton qui change de ce que l'on peut entendre auprès des sources militaires françaises, dont le discours rappelle celui des Soviétiques, tendance Commissaire politique pré-Gorbatchev, parlant de leurs camarades afghans...

Sous le titre Armed Farces, Time décrit une réalité plus prosaïque.

Attention, c'est du brutal ! 

Former une armée nationale ? "C'est presque mission impossible. Neuf recrues sur dix ne savent pas lire le manuel d'emploi de leur fusil ou conduire une voiture, selon des formateurs de l'Otan.

Le corps des officiers est fracturé par les rivalités: les vétérans de l'ère soviétique vs les anciens rebelles moudjahidines qu'ils combattaient dans les années 80, Tadjikds vs Ouzbeks, Hazaras ou Pachtounes.

Les commandants volent régulièrement les soldes de leurs hommes.

Les soldats rackettent les civils aux check-points et revendent au bazar, et parfois aux Résistants, les bottes, couvertures et armes fournies par les Américains.

Sans surprise, les Afghans s'enfuient quand ils voient l'armée arriver.

Les recrues désertent après leur première permission, alors qu'un quart de ceux qui restent sont sous l'emprise du haschish ou de l'héroïne, selon une enquête interne de l'ANA.

Un officier letton de l'Otan raconte que trois officiers afghans se sont tirés des balles dans le pied pour être évacués lorsqu'ils ont appris que leur bataillon allait être réengagé".

En avril 2010, les effectifs de l'ANA étaient de 119.400 hommes, alors que l'objectif de l'Alliance est d'atteindre 171.600 en octobre 2011.

L'homme responsable de cette montée en puissance est le général américain William Caldwell.

Pour y arriver, il a déjà été décidé de raccourcir la durée de formation de base des soldats afghans, qui passe de dix à huit semaines (contre quatorze pour un militaire américain). Les soldes des militaires afghans ont été augmentées : elles sont aujourd'hui de 165 dollars par mois, plus une prime de combat de 45 dollars. Un revenu attractif qui se traduit par une augmentation du recrutement et une baisse des désertions (entre 20 et 25%).

Le coût de la mise en place de cette ANA s'élève déjà à 26 milliards de dollars !

Et la somme augmente d'un milliard tous les mois...  Sans compter le coût de l'entrainement, Time assure que le simple entretien (soldes, habillement, nourriture...) revient à six milliards de dollars par an. L'impôt sur le revenu rapporte à peine un milliard au gouvernement de Kaboul...

L'armée ne parvient pas à recruter chez les Pachtounes du sud : "3% de ses effectifs, se lamentent les officiers de l'Otan". Lors du reportage de Time, sur 125 hommes d'une compagnie, seuls deux étaient des Pachtounes du sud.

L'ambition de constituer une armée de 172.000 était-elle crédible ? Certains militaires alliés interrogés par Time en doutent. Le débat oppose deux écoles : privilégier la quantité ou la qualité ? Les bataillons commandos donnent satisfaction : ils se battent bien, sont mieux payés (300 dollars) et les désertions sont très rares (2%). De son côté, le théoricien de la contre-insurrection John Nagl estime qu'il faudrait un militaire ou policier pour cinquante habitants, si l'on veut obtenir un résultat sur le terrain. Soit près de 600.000 hommes !

Enfin, Time décrit les violentes querelles qui opposent le ministre de la Défense Abdul Rahim Wardak et le chef d'état-major de l'armée Bismillah Khan et que l'actuelle ouverture de Karzaï vers les  résistants  pourrait renforcer.

Reprenant les propos anonymes de plusieurs responsables de la coaltion, l'hebdomadaire américain estime que l'armée afghane pourrait "s'effondrer comme un château de cartes". 

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/06/...

04/06/2010


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Un (seul)  soldat américain inculpé pour le meurtre de civils afghans.

8/6

Un soldat américain a été inculpé du meurtre de trois civils en Afghanistan dans le cadre d'une affaire qui a impliqué quatre autres militaires qui n'ont pas été inculpés, a annoncé lundi une porte-parole de l'armée américaine.

Le soldat Jeremy Morlock, 22 ans, a été inculpé vendredi d'assassinat et d'agression dans le cadre de trois affaires distinctes qui ont eu lieu entre janvier et mai 2010 près de la base avancée de Ramrod en Afghanistan, a indiqué le lieutenant colonel Tamara Parker.

"Cinq soldats ont été impliqués dans ces meurtres, mais un seul d'entre eux a été inculpé", a dit la porte-parole à l'AFP.

Les trois civils afghans ont été tués "au sein ou à proximité de la base avancée de Ramrod" à environ 130 kilomètres à l'ouest de Kandahar dans le sud du pays.

L'armée américaine a refusé de fournir des renseignements sur les victimes ou la façon dont elles ont été tuées.

Tamara Parker a indiqué que ces informations seraient tenues secrètes jusqu'à ce que l'enquête sur le rôle joué par les quatre autres soldats soit achevée.

Le soldat Morlock, membre de la brigade de combat "Stryker", a été rapatrié sur la base de l'unité à Fort Lewis dans l'Etat de Washington, où il a été inculpé.

Il avait rejoint les rangs de l'armée en juin 2006 et été déployé en Afghanistan en juin 2009.

Les quatre autres soldats impliqués sont restés en Afghanistan.

AFP.

16/6 

Cinq soldats américains sont désormais inculpés dans l'enquête sur la mort de trois civils tués cette année en Afghanistan

Quatre nouveaux militaires ont été accusés  de meurtre prémédité dans le cadre de cette affaire, dans laquelle un seul était pour l'heure inculpé, selon des responsables militaires.

Tous sont affectés à la 5e Stryker Brigade Combat Team (SBCT).

AP


Noce sanglante.

40 personnes tués et 74 blessé, lors d'un mariage dans un village du district d'Arghandab, à une vingtaine de kilomètres au nord de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan.

Des témoins ont décrit des scènes de chaos après l'explosion à la noce, qui avait attiré dans les 400 convives, dont des femmes et des enfants des villages avoisinants.  

Nombre de convives de la noce avaient des liens avec des responsables de la police régionale ou avec une milice locale, et c'est pourquoi cette noce-là a été prise pour cible, a affirmé un policier de Kandahar, même si les résistants se sont désolidarisés de cet attentat.

"Nous condamnons un tel acte brutal", a déclaré à Reuters un porte-parole des résistants, Qari Yousuf Ahmadi. "Les résistants mènent le djihad afin de libérer la population du joug des occupants. Comment pourrions-nous tuer (des habitants)?" a-t-il déclaré.

Le porte-parole impute la responsabilité de l'explosion à l'ISAF (Force internationale dominée par l'OTAN),

Un porte-parole de l'ISAF affirme que la force internationale n'a rien à voir avec l'explosion. "C'est une affaire entre Afghans", a-t-il dit.

(AFP / 09-11 juin 2010 10h18)

http://www.romandie.com/ats/news/100611081814.scxx4ad0.asp

 

Un raid aérien de l'Otan.

Au moins cinq civils, dont deux enfants, ont été tués samedi dans un raid aérien de l'Otan dans l'est de l'Afghanistan, ont indiqué à l'AFP le chef de la police locale et le représentant local du ministère de la Santé.

"Nous avons reçu cinq corps de civils dans notre hôpital public. Deux jeunes filles de sept et huit ans comptent parmi les morts. Un garçon de 14 ans a été blessé", a déclaré Amirbadshah Rahmatzai Mangal, le représentant local du ministère de la Santé..

Interrogé, le commandement de l'Otan a répondu qu'une enquête était en cours mais n'a ni démenti ni confirmé les propos des responsables afghans.

La population et le gouvernement afghan se plaignent régulièrement de frappes indiscriminées des forces internationales qui tuent des civils.

20/6

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-



Paroles & action du président...

Le général McChrystal s'en prend à Biden et à un diplomate en interview.  

Le général Stanley McChrystal, commandant des forces d'occupation en Afghanistan, se moque du vice-président américain Joe Biden et se dit "trahi" par l'ambassadeur à Kaboul, selon ses propos cités dans un portrait que lui consacre le magazine Rolling Stone.
   Les tensions entre le général McChrystal et
la Maison Blanche apparaissent en plein jour dans cet article paru lundi.
Selon les propos retranscrits dans l'article, le général s'y moque du vice-président américain Joe Biden, connu pour son scepticisme face à sa stratégie en Afghanistan. "Vous allez m'interroger sur Joe Biden?", demande-t-il en riant. "Qui est-ce?" "Biden", reprend un de ses conseillers. Le général s'appuie alors sur le nom du vice-président américain pour se fendre d'un jeu de mot, demandant: "vous avez dit: Bite Me ? (va te faire voir, en anglais)".  
Le général McChrystal dit aussi s'être senti "trahi" par l'ambassadeur américain à Kaboul, Karl Eikenberry, l'an dernier lors d'un débat à
la Maison Blanche sur la stratégie en Afghanistan.
   A propos d'une note interne de M. Eikenberry qui avait fait l'objet d'une fuite et qui remettait en cause la demande de renforts du général McChrystal, celui-ci commente: "voilà quelqu'un qui veut couvrir ses arrières pour les livres d'histoire. Comme cela, si nous échouons, il pourra dire: 'je vous l'avais bien dit'".
L'article revient aussi sur les frictions apparues entre l'armée et
la Maison Blanche à l'automne dernier au moment où le président Barack Obama mûrissait sa décision concernant l'envoi de renforts massifs en Afghanistan, comme le réclamait le général McChrystal.
Bien que le président américain lui ait finalement accordé une bonne partie de ce qu'il demandait, le général dit avoir trouvé cette période "pénible".
Un de ses conseillers ajoute sous le couvert de l'anonymat que le général n'a pas retiré une bonne impression d'une rencontre avec Obama à
la Maison Blanche juste après que celui-ci l'eut nommé à la tête des opérations en Afghanistan.
"C'était une rencontre de 10 minutes pour la photo", selon ce conseiller. "Obama ne savait rien de lui, de qui il était (...) il n'avait pas l'air très concerné", poursuit-il. "Le patron a été très déçu".  
Dans l'article, le général quatre étoiles dénigre aussi l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke. "Oh, un autre email de Holbrooke", dit-il en regardant son téléphone portable. "Je ne veux même pas l'ouvrir".  
Dans une chambre d'hôtel parisienne, il se plaint de devoir dîner avec un ministre français qui n'est pas nommé. "Comment est-ce que je me suis laissé baiser pour participer à ce dîner?", demande-t-il à son entourage. 
Son aide, le colonel Charlie Flynn, lui répond que cela fait partie des obligations "qui vont avec la fonction". Et le général McChrystal rétorque: "et ça, ça va avec la fonction ?" en faisant un doigt d'honneur.

22/06

http://www.almanar.com.lb

 

Barack Obama écarte le général McChrystal.

Le chef de troupes de l’OTAN en Afghanistan a donné sa démission après des propos explosifs tenus dans le magazine «Rolling Stone»

Un commandant rusé, un génie militaire peu à l’aise avec les politiques

Le général Stanley McChrystal a perdu la guerre, contre Washington. Le chef des troupes de l’OTAN en Afghanistan sera remplacé par un autre général, David Petraeus, qui a atteint le statut de superstar depuis qu’il a mené en Irak la stratégie conduisant au retrait américain. N’est pas superstar qui veut: en acceptant la publication de ses propos dans le magazine Rolling Stone, d’ordinaire plutôt réservé aux vedettes rock (lire ci-dessous), ­McChrystal semble avoir fait une sérieuse erreur de calcul. Il s’était mis à dos non seulement son chef, ­Barack Obama, mais aussi tous les responsables américains qui s’occupent de l’Afghanistan.

C’est avec «regret» que le président dit avoir accepté la démission du général. Mais dans la tourmente provoquée par les déclarations de McChrystal, il n’avait pas vraiment le choix. Après l’avoir reçu une petite demi-heure en tête-à-tête dans son bureau, Barack Obama a informé le conseil national de sécurité de sa décision. Dans la «Situation Room», parmi ceux qui assistaient en vidéoconférence à la réunion, à peu près tout le monde avait été égratigné par les propos de McChrystal ou de ses adjoints. Le conseiller de la Maison-Blanche à la sécurité, Jim Jones? «Un clown», avait assuré un proche du général. L’envoyé spécial du Département d’Etat, Richard Hoolbroke? Un «animal blessé» qui se sait proche du licenciement, lisait-on encore dans le texte de Rolling Stone. Le vice-président Joe Biden, qui s’était opposé l’année dernière à la stratégie prônée par McChrystal, était lui aussi tourné en dérision, tout comme le président lui-même, accusé de montrer «peu d’engagement» aux côtés des militaires et de ne rien connaître au métier des armes.

Visiblement, Stanley McChrystal semblait compter précisément sur le peu de fermeté qu’il mettait en avant de la part du président afin de sortir vainqueur de ce qui s’apparentait à un sérieux affront. L’année dernière, ses déclarations publiques dans lesquelles il réclamait l’envoi de 40000 soldats en Afghanistan avaient fait trembler Washington. Le président lui avait finalement donné raison (McChrystal avait obtenu 30000 hommes), à tel point que la guerre telle qu’elle se déroule actuellement correspond en grande partie à ses propres volontés. La rumeur veut pourtant que le général – face à un conflit qui est de plus en plus critiqué aux Etats-Unis et dont «le début de la fin» a été fixé par la Maison-Blanche à l’été prochain – comptait obtenir bientôt l’envoi de renforts supplémentaires. Loin d’être une «bourde», ses épanchements auprès du journaliste du Rolling Stone semblaient ainsi participer d’une volonté délibérée du général de tester sa capacité d’influence à Washington.

Luis Lema 

24 juin 2010

(AFP)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f335fda4-7f06-11df-b539-5...



L’Afghanistan au cœur des débats.

Une priorité" des troupes occidentales?

20-06

Critiqué par le gouvernement afghan pour tuer sans discernement résistants et simples habitants, Washington avait assuré que la réduction du nombre de victimes civiles, notamment lors des bombardements de positions rebelles dans des villages, était "une priorité" des troupes occidentales.

Le général américain Stanley McChrystal --commandant en chef de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et des forces américaines-- a aussi ordonné des conditions plus strictes pour les opérations nocturnes contre des habitations afghanes….

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-

 

La guerre rend fou

La prévalence des troubles mentaux augmente un an après le retour des combattants.

Un chiffre inquiète les militaires américains: 14 %. C'est la proportion de soldats revenus de mission en Irak ou en Afghanistan qui souffrent de stress post-traumatique ou de dépression. La moitié de ces traumatisés présentent également des problèmes d'alcool et de violence, précise l'étude de psychiatres du centre de recherches militaires de Silver Spring (Maryland).

Loin de s'atténuer, la prévalence des troubles mentaux augmente un an après le retour des combattants dans leur pays.

Pourtant, notent les chercheurs, certains repartent en mission, et leur état psychique "pourrait compromettre le succès des opérations et menacer la sécurité des unités".

 21/06

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/l-irak-rend-fou_900629.html



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

11-06

À Bruxelles, l'OTAN a par ailleurs reconnu n'enregistrer pour l'instant que des «progrès mesurés» face aux résistants, tandis que le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a appelé à la patience avant de dresser un bilan de la nouvelle stratégie anti-insurrectionnelle.

«Les opérations que nous menons en Afghanistan, enregistrent des progrès mesurés, s'agissant d'étendre l'influence du gouvernement afghan, de faire évoluer la situation politique et de marginaliser l'insurrection», ont estimé les ministres de la Défense de l'OTAN dans une déclaration à l'issue d'une réunion de deux jours à Bruxelles.

http://www.cyberpresse.ca/international/


USA & Coalition

04-06

L'OTAN lancera sous peu une offensive visant à faire fuir les résistants de leurs  bastions. D'importants combats sont donc à prévoir au cours de l'été.

Les 2800 soldats canadiens seront en Afghanistan jusqu'à l'automne.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201006/04/01-4287025-le-nouveau-commandant-des-forces-canadiennes-arrive-en-afghanistan.php

13-06

Il y a quelques jours, le général McChrystal a déclaré que la reprise en main de la province de Kandahar se ferait plus lentement et sur une durée plus longue que prévu. Annoncée de longue date comme une opération sans précédent depuis le début du conflit, l'offensive de Kandahar devait à l'origine débuter en juillet.

AP


Otan- Isaf 

Le domino afghan

L’OTAN et le Pentagone redoutent le départ des soldats néerlandais envisagé pour le moi d’août prochain

L’OTAN, comme le Pentagone, espère encore un revirement de La Haye. Difficile, en effet, pour l’Alliance atlantique de voir les 1950 soldats néerlandais déployés en Afghanistan depuis août 2006 préparer pour de bon leurs bagages à partir du 1er août prochain. D’abord, parce que ce contingent est depuis des mois l’un des plus exposés, et l’un des plus engagés au combat, au côté des Américains dans la province méridionale pachtoune d’Uruzgan.

Ensuite, parce que le refus des Pays-Bas de prolonger cette mission jusqu’en 2011 est assuré de relancer, au sein de l’Union européenne, le débat sur la nature et l’issue du conflit afghan.

La décision, dans tous les cas, sera politiquement lourde et symbolique, comme en témoigne la décision des travaillistes de rompre sur ce sujet, en février dernier, leur coalition avec l’alliance chrétienne-démocrate.

Et pas seulement vis-à-vis de l’OTAN.

Une partie de la colère aux Pays-Bas est dirigée contre les autres pays européens, comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, accusés de se tenir éloignés des combats en Afghanistan.

Plus d’une vingtaine de soldats néerlandais y ont été tués en cinq ans.

A l’exception du premier ministre sortant Jan-Peter Balkenende, proche de Washington, la plupart des dirigeants politiques néerlandais refusent une poursuite de l’aventure afghane.

Le leader populiste Geert Wilders a par exemple, lui, toujours plaidé pour un retrait.

5 juin 2010

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5ed263de-7018-11df-8ead-49801438e0a8/Le_domino_afghan


Australie

23-06

L'Australie pourrait retirer ses troupes d'Aghanistan dans trois ans après avoir achevé sa mission, a déclaré mercredi le ministre australien de la Défense, John Faulkner.

"L'Australie devrait achever sa mission d'entraînement de l'armée afghane d'ici deux à quatre ans", a déclaré M. Faulkner, ajoutant que des troupes pourraient rester 12 mois de plus pour une mission de surveillance.

Quelque 1.550 soldats australiens sont déployés en Afghanistan, essentiellement dans le sud du pays.

(AFP

http://www.romandie.com/ats/news/100623041555.qjsz42fp.asp


Bulgarie

23 Juin

La Bulgarie augmentera de 65 hommes son contingent au sein de la force internationale de l'Otan (Isaf) en Afghanistan, déjà fort de 535 hommes, a décidé le gouvernement mercredi. Le contingent bulgare en Afghanistan est chargé de la protection des aéroports de Kaboul et de Kandahar (sud) et comprend une équipe médicale à Herat. Au sein des renforts, prévus pour le 1er septembre, 55 hommes seront chargés de la formation de l'armée afghane et 10 autres travailleront dans les hôpitaux de Kaboul et Kandahar.

://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Le-contingent-bulgare-augmente-220914/


Grande Bretagne

22-06

Le Premier ministre David Cameron a justifié à cette occasion l'effort de guerre, tout en assurant que les troupes quitteraient le pays dès que la situation le permettra.

Formant le deuxième contingent après celui des Etats-Unis, environ 9.500 soldats britanniques sont déployés en Afghanistan, principalement dans la province méridionale du Helmand, l'un des bastions de la résistance afghane menée par les résistantss.

(AFP /

22-06

Le Premier ministre britannique David Cameron a indiqué que l'année 2010 était une année vitale et que les forces internationales devaient redoubler leurs efforts destinés à aller de l'avant.

Source: xinhua


Pologne

La Pologne veut se désengager d'Afghanistan.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a assuré samedi vouloir discuter, au sommet de l'Otan en novembre à Lisbonne, de sa stratégie de sortie d'Afghanistan où un soldat polonais vient d'être tué. "La Pologne tentera de poser cette question de façon très ferme au cours de la rencontre à Lisbonne avec d'autres alliés de l'Otan afin d'élaborer ensemble aussi rapidement et de façon aussi précise que possible un plan destiné à achever cette intervention", a-t-il indiqué.

Europe1.fr,

12 Juin 2010



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

20-06

Depuis trois ans, la résistance a gagné du terrain en dépit de l'augmentation régulière du nombre de soldats étrangers, qui atteint aujourd'hui 142.000 soldats.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-

12-06

Les effectifs des forces de l'Otan en Afghanistan doivent en principe atteindre un "pic" de 150.000 hommes à la mi-2011, avant de décroître progressivement.

Reuters, 12 juin

USA

11-06

Une partie des 30 000 soldats promis en renfort par le président Barack Obama "a commencé à arriver au cours des dernières semaines, et la majorité est destinée à Kandahar", selon le général Ben Hodges, responsable des opérations des forces armées américaines dans le Sud afghan.

http://www.romandie.com/

 

Otan-Isaf

18-06

Les effectifs de La Force internationale (Isaf), dont doivent être portés d'environ 142.000 hommes à 150.000 en août.

AP


Australie

08-06

Canberra a envoyé 1.550 hommes en Afghanistan, la plus importante contribution d'un pays non-membre de l'Alliance atlantique.

AP

11-06

Le premier ministre britannique a annoncé que la Grande-Bretagne n'enverrait pas de troupes supplémentaires en Afghanistan, M. Cameron a dû annuler une visite sur une base avancée des forces britanniques dans le sud du pays pour des raisons de sécurité.

http://www.cyberpresse.ca/international/


Canada

Le nouveau commandant des Forces canadiennes arrive en Afghanistan

4/6

Le brigadier-général Jon Vance a touché terre sans tambours ni trompettes à l'aéroport de Kandahar. C'est à lui qu'a été confiée la mission de remplacer M. Ménard au poste de commandant des troupes canadiennes en Afghanistan.

Le nouveau commandant des Forces canadiennes en Afghanistan, Jon Vance, est arrivé dans ce pays vendredi, une semaine après que son prédécesseur eut été démis de ses fonctions.

Le brigadier-général Daniel Ménard aurait entretenu une liaison avec une subordonnée, ce qui est contraire au code de conduite militaire. Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes se penche actuellement sur cette affaire.

Le brigadier-général Jon Vance a touché terre sans tambours ni trompettes à l'aéroport de Kandahar. C'est à lui qu'a été confiée la mission de remplacer M. Ménard au poste de commandant des troupes canadiennes en Afghanistan.

M. Vance est en terrain connu, puisqu'il a dirigé le contingent des soldats canadiens en terre afghane entre février et novembre 2009. En septembre, c'est le brigadier-général Dean Milner qui devrait prendre la relève.

Jon Vance fait son entrée à un moment crucial de la mission afghane.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201006/04/01-4287025-le-nouveau-commandant-des-forces-canadiennes-arrive-en-afghanistan.php


Grande Bretagne

15-06

Environ 10.000 soldats britanniques sont actuellement déployés en Afghanistan, principalement dans le Helmand, l'un des bastions de la résistance afghane menée par les résistants.

AFP

22-06

Quelque 9.500 militaires britanniques de la force dirigée par l'OTAN se trouvent actuellement en Afghanistan.

Source: xinhua


Pologne

12-06

2 600 militaires polonais sont déployés dans la province afghane de Ghazni, dans le cadre de la Force internationale (Isaf) sous commandement de l'Otan.

Source: xinhua


jn° 436 - Journal de l'Afghanistan - 04-06 au 24-06 - : Fin - : - La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis

n° 436 - Journal de l'Afghanistan - 04-06 au 24-06  - : Fin  - : - La guerre contre l'Afghanistan sera la plus longue jamais menée par les Etats-Unis



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 436 - du 04-06 au 24-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance.

Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Une Jirga pour légitimer Hamid Karzaï ?

Karim Pakzad, chercheur associé à l'IRIS, répond à nos questions :
- Quel bilan peut-on tirer de la Jirga de la paix ? Les décisions prises devraient-elles avoir un impact positif sur l'avenir du pays ?
- La démission du ministre de l'Interieur et du chef des services spéciaux se justifie-t-elle seulement par l'attaque contre la jirga ?
- Hamid Karzaï fait face à de plus en plus de critiques tant sur la scène afghane, que sur la scène internationale. Pourquoi ? Est-il légitime ?

http://www.dailymotion.com/video/xdlyug_une-jirga-pour-legitimer-hamid-karz_news#from=embed?start=1

Karzai

Une commission pour libérer les Afghans détenus sans preuves.

Le président Karzaï a ordonné dimanche la création d'une commission chargée d'examiner les dossiers des Afghans détenus sans preuves, conformément à une proposition de la jirga de la paix.

"Le président a ordonné le réexamen des dossiers des personnes en détention pour liens avec l'opposition armée. Le président a émis un décret qui désigne une commission chargée de conduire un réexamen des dossiers conformément à l'article 8 de la résolution adoptée à la fin des trois jours de jirga consultative nationale de la paix", indique la présidence dans un communiqué.

Cet article stipule que le gouvernement afghan "doit prendre des mesures immédiates pour libérer de prison ceux qui sont détenus sur la foi d'informations incorrectes".

(AFP /

 06 juin 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100606085610.hj2r1q8v.asp

26 Juin

Karzaï, qui était contre le renvoi de McChrystal, respecte la décision de Barack Obama de révoquer le général, a indiqué mercredi soir son porte-parole à l'AFP. Il s'est en outre félicité de l'arrivée de David Petraeus à la tête des forces internationales en Afghanistan et a salué un "général expérimenté".

Europe1.fr


Les grandes manœuvres

Hamid Karzaï ordonne de libérer les résistants emprisonnés avec des preuves insuffisantes.

 Le président Hamid Karzaï a ordonné dimanche que soit réexaminé le cas de tous les résistants actuellement en détention en Afghanistan. Ceux qui sont emprisonnés sur des preuves insuffisantes devront être libérés, précise-t-il dans son décret.

C'est la première mesure prise par le président Karzaï après la conférence ("jirga") organisée cette semaine dans l'espoir de mettre un terme à l'insurrection islamiste armée.

Cette conférence avait préconisé que tous les résistants emprisonnés dans des pénitenciers afghans et des centres de détention de l'armée américaine soient relâchés si les accusations pesant contre eux ne reposent pas sur des preuves.

Hamid Karzaï charge le ministère de la Justice d'identifier les détenus "qui sont en prison avec des preuves insuffisantes" et d'organiser leur libération.

Le décret présidentiel ne s'applique qu'aux prisons afghanes et ne mentionne pas les centres de détention de l'armée américaine.

AP

16-06

M. Karzaï a ordonné dimanche dernier le réexamen des dossiers de centaines de prisonniers soupçonnés de liens avec les  résistants, dans un geste de bonne volonté à l'égard des résistants en vue de mettre fin à la guerre.

Le président Karzaï a ainsi suivi une des propositions des représentants de tribus et de la société civile réunis au début du mois pour la jirga de la paix, une assemblée traditionnelle.

La jirga avait demandé le retrait des noms de plus de 70 résistants des listes noires internationales (ONU, Union européenne et Etats-Unis).

http://www.cyberpresse.ca/international/


Confection d'un gouvernement fantoche

Les soupçons antiaméricains de Karzaï.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

La démission surprise de deux responsables-clefs du gouvernement afghan, le 6 juin, est survenue quelques minutes seulement après que le président Hamid Karzaï eut évoqué devant eux la possibilité que les Américains soient responsables de l’attentat perpétré le 2 juin contre la conférence de paix qui a préconisé, à l’instigation de Karazaï, le dialogue avec les résistants.

Jouissant d’une réputation d’intégrité et de professionnalisme auprès de la communauté internationale, Hanif Atmar, ministre de l’Intérieur, et Amrullah Saleh, chef des services de renseignement, venaient de présenter au présid