Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

01/07/2010

n°47- Géopolitique & stratégie d'Iran - 28-06 - : Début :- : Clinton-la dominatrix et l’accord de la Turquie et le Brésil.

°47- Géopolitique & stratégie d'Iran - 28-06 - : Début :- : Clinton-la dominatrix et l’accord de la Turquie et le Brésil.



Géopolitique & stratégie d'Iran

                                                         n°47 du 28-06                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Clinton-la dominatrix et l’accord de la Turquie et le Brésil.

1-2 Le plan B de la Maison-Blanche.

1-3 Nada Raad : Le virus de la liberté américaine en route vers l'Iran ?!

1-4 Chérif Boudelal : Les USA et Israël menacent l'Iran !

1-5 Robert Bibeau : Une attaque imminente contre le Pakistan et l'Afghanistan.

Suite

1-6 L'Iran est capable de lancer des "centaines" de missiles contre l'Europe, selon les Etats-Unis.

1-7 Nada Raad : Bouclier américain en Europe: se défendre pour attaquer Téhéran??

1-8 Marc Brzustowski : Convoi de navires de guerre à travers le Canal de Suez, pour protéger contre elle-même une Europe vindicative,... mais sans défense patente contre les missiles iraniens.

1-9 Chems Eddine Chitour : Mossadegh, Ahmadinejad : 60 ans après, l’histoire se répète...

2 Annexe

2-1 La Turquie s’éloigne de l’Occident, comme le reste du monde.

2-2 « Le monde post-américain et l’essor du reste du monde. »



Tiré à Part



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Clinton-la dominatrix et l’accord de la Turquie et le Brésil.

Les élites de Washington sont extrêmement préoccupées ...

Entretien de Salvador López Arnal avec Pepe Escobar sur l’Iran,

Pepe Escobar est un très grand analyste géopolitique déjà interviewé à plusieurs reprises par Rebelión.

Il est l’auteur de Globalistan: How the Globalizad World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) y Red Zone Blues: a shapshot of Baghdad during the surge. Plus récemment il a publié Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), un livre qui mérite d’être traduit d’urgence en castillan.

Dans un article récent publié dans Asia Times Online[1], traduit par Sinfo Fernández pour Rebelión, vous parliez de la dominatrix. Permettez-moi de vous féliciter pour votre trouvaille terminologique.

Pourquoi pensez-vous que ce terme convient si bien à la Secrétaire d’État états-unienne ? Dans l’ère Obama les méthodes de la politique extérieure des États-Unis ne se sont-elles pas améliorées ?Hillary est une dominatrix au sens où, au lieu d’admettre l’échec de sa diplomatie, elle est capable de soumettre à ses fins l’ensemble du Conseil de Sécurité de l’ONU. Elle a peut-être appris cela de Bill … Ou peut-être seraient-ils tous des masochistes.Non, ce n’est pas le cas. La raison principale est que la Chine et la Russie se sont laissées "dominer". Elles sont arrivées à la conclusion qu’il serait mieux de permettre à la bruyante Hillary de dominer la scène pendant quelques jours et œuvrer en silence afin d’atteindre leur objectif : des sanctions du plus léger des parfums sur Téhéran.

En ce qui concerne l’Iran, les États-Unis sont aveugles, ils voient tout en rouge. On peut dire la même chose d’Israël, ils voient tout en blanc céleste.

Le noyau central de votre récent article — "Iran, Sun Tzu et la dominatrix"[2] — est l’accord entre les diplomaties du Brésil et de la Turquie et l’Iran sur l’affaire du développement nucléaire de ce dernier. En quoi cet accord a-t-il consisté ?

Pour l'essentiel c’est le même accord que celui proposé par les États-Unis en octobre 2009. La différence vient de ce que selon la proposition de 2009 l’enrichissement d’uranium s’effectuerait en France et en Russie alors que dans ce nouvel accord il aura lieu en Turquie.

La principale différence réside dans la méthode. La Turquie et le Brésil ont agi avec diplomatie, sans confrontation, en respectant les arguments iraniens. Un autre détail fondamental : tout ce qu’ils ont accompli avait déjà été discuté à Washington. Mais lorsqu’ils ont présenté un résultat concret, lorsqu’ils sont parvenus à un accord avec l’Iran, permettez-moi une métaphore guerrière, Washington leur a tiré une balle dans les côtes.

N'est ce pas une nouveauté en diplomatie internationale si le Brésil et la Turquie, deux pays qui ne s’opposent pas aux États-Unis, jouent leurs propres cartes dans cette affaire ? Pourquoi ont-ils misé sur cette stratégie autonome ? Qu’est-ce qu’ils gagnent avec cela ? L’Iran n’est-il pas éloigné, très éloigné du Brésil ?

Chaque pays a ses propres motivations pour accroître son rôle géopolitique. La Turquie veut se projeter comme un acteur de premier plan, qui compte vraiment au Moyen-Orient. Elle poursuit une politique disons, post-ottomane, élaborée par le Ministre des Affaires Étrangères, le professeur Ahmet Davutoglu.

Le Brésil, grâce à une politique très intelligente de la part de Lula et de son Ministre Celso Amorim, veut également se positionner comme un médiateur crédible au Moyen-Orient. Le Brésil fait partie des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), groupe qui à mon avis constitue le véritable contrepouvoir actuel face à l'hégémonie unilatérale des États-Unis. La Turquie, dont l’adhésion a été formellement discutée à Brasilia il y a environ deux semaines, en ferait partie et le groupe serait alors nommé BRICT. Voilà la nouvelle réalité en géopolitique globale. Et à Washington, les élites de toujours en sont sans doute livides.

Comme vous le remarquiez, il semble que l'accord n’ait pas suscité d'enthousiasme auprès du Secrétariat d'État états-unien ni des gouvernements européens.

Pourquoi donc ? Désirent-ils faire échouer la voie diplomatique afin de poursuivre avec leurs sanctions et nous conduire à un scénario de guerre ? Si tel est le cas, qu'y gagneraient-ils ? N’y aurait-il pas beaucoup trop de fronts ouverts en même temps ?

Du point de vue de la politique interne des États-Unis, Washington n’est intéressé que par le changement de régime. Il y a au moins trois tendances en lice. Les "réalistes" et la gauche du Parti Démocrate, qui sont pour le dialogue, une partie du Pentagone et les services de renseignements, qui veulent au minimum des sanctions, et les républicains, néo-cons, le lobby d'Israël et la section Full Spectrum Dominance [Spectre de Domination Totale] du Pentagone voulant à tout prix un changement de régime, y compris par la voie militaire si cela s’avérait nécessaire.

Les gouvernements européens suivent Bush ou Obama comme des toutous. Ils ne sont d’aucune aide. Des voix raisonnables s’élèvent dans certaines capitales européennes et à Bruxelles. Elles savent que l'Europe a besoin du pétrole et du gaz iranien afin de ne pas être prise en otage par Gazprom. Mais elles sont minoritaires.

Outre ses déclarations, croyez-vous que le Gouvernement iranien aspire à posséder de l’armement nucléaire ? Afin de se faire respecter ? Afin de faire plier Israël ? Pour l'attaquer ? Le Pakistan nucléaire, l'Inde nucléaire, Israël nucléaire, l'Iran nucléaire. Toute cette région ne constituerait-elle pas une véritable poudrière ?

Je me suis rendu à plusieurs reprises en Iran et je suis convaincu que le régime iranien peut irriter mais ce n'est pas un système politique suicidaire. Le Guide Suprême a annoncé une fatwa à plusieurs occasions en affirmant que l'arme nucléaire est "non islamique". Bien sûr, les Gardes Révolutionnaires supervisent le programme nucléaire iranien mais ils sont parfaitement conscients du sérieux des inspections et du contrôle de l'AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique. S'ils décidaient de fabriquer une bombe atomique rudimentaire, ils seraient immédiatement démasqués et dénoncés.

En fait, l'Iran n'a nul besoin d’une bombe atomique comme moyen de dissuasion. Un arsenal militaire high-tech, de plus en plus de haute technologie, lui suffit. La seule solution juste consisterait en une dénucléarisation totale du Moyen-Orient, ce que bien sûr Israël, avec au moins deux cents ogives nucléaires, n’acceptera pas et ne respecterait jamais.

Quel rôle joue la Russie dans cette situation ? Vous rappeliez que la centrale nucléaire de Bushehr a été construite par la Russie et que l’on est en train d’effectuer les dernières vérifications avant son inauguration qui aura probablement lieu cet été.

Après que l’on ait repoussé maintes fois l’inauguration de Bushehr, elle devrait avoir lieu en août. Pour la Russie, l'Iran constitue un client privilégié en matière de nucléaire et d’armement. Dans l’intérêt des Russes, l’Iran doit continuer sur la même voie, la situation ne doit pas changer. Ils ne veulent pas d’un Iran qui serait une puissance militaire nucléaire. Il s’agit d’une relation qui est constituée de beaucoup de liens, mais elle est essentiellement de type commercial.

Dans votre article vous citez l’ancien général [chinois], stratège et philosophe Sun Tzu qui a dit : "Permets à ton ennemi de commettre ses propres erreurs et ne les corrige pas". Vous affirmez que la Chine et la Russie, des maîtres stratèges, appliquent cette maxime en ce qui concerne les États-Unis. Quelles erreurs les États-Unis commettent-ils ? Leurs stratèges sont-ils si maladroits ? Peut-être n'ont-ils pas lu Sun Tzu ?

Tout américain ayant fait ses études dans les universités d'élite a lu Sun Tzu. En revanche, savoir l’appliquer c’est une autre chose.

La Chine et la Russie, dans le cadre d'une stratégie commune aux BRIC, se sont mis d’accord pour faire en sorte que les États-Unis aient l'illusion d’être ceux qui déterminent les sanctions, tout en travaillant pour les alléger au maximum et, en dernière instance, approuver une série de sanctions très "light". La Russie et la Chine veulent qu’il y ait de la stabilité en Iran, pour le bénéfice de leurs importantes relations commerciales. Dans le cas de la Chine, il ne faudrait pas oublier que l'Iran est un grand fournisseur de gaz, ce qui représente un sujet de sécurité nationale maximum.

Vous dites en résumant que nous sommes dans une situation où il y a, sur la table de négociations de l’Agence internationale de l’énergie atomique, un véritable accord d’échange approuvé par l'Iran tandis qu’aux Nations Unies un arsenal de sanctions contre l'Iran est mis en place. Vous posez la question suivante : à qui la véritable "communauté internationale" fera-t-elle confiance ? Je vous demande à mon tour : à qui fera-t-elle confiance ?

La véritable "communauté internationale", les BRIC, les pays du G-20, les 118 nations en voie de développement du Mouvement des non-alignés, en somme, l’ensemble du monde en développement, est du côté du Brésil, de la Turquie et de leur diplomatie de non confrontation. Seuls les États-Unis et ses pathétiques toutous idéologiques européens réclament des sanctions.

Vous affirmez également que l'architecture de la sécurité globale, "assurée par une bande d’affreux gardiens occidentaux autoproclamés", est dans le coma. L'occident "Atlantiste" coule façon Titanic. N’exagérez-vous pas ? Ne prenez-vous pas vos désirs pour des réalités ? N'existe-t-il pas un réel danger qu’avec ce naufrage on entraîne presque tout avec soi avant de toucher le fond ?

J’ai déjà été confronté à beaucoup d’horreurs partout dans le monde pour pouvoir croire à présent, au moins, en la possibilité d'un nouvel ordre, dessiné surtout par le G-20 et, à l'intérieur de celui-ci, par les pays du BRICT. Je l’écris avec un T à la fin.

L'avenir économique est en Asie et l'avenir politique est en Asie ainsi que dans les grandes nations en développement. Évidemment, les élites Atlantistes ne vont abdiquer leur pouvoir qu’après avoir vu leurs cadavres gisant au sol. Le Pentagone poursuivra avec sa doctrine de guerre perpétuelle. Mais il n'aura pas de quoi la payer, et ce sera plus tôt que tard. Je ne nie pas que, dans un avenir proche, il existe la possibilité que les États-Unis, sous l’administration d'un républicain fou, d’extrême droite, s’engagent dans une période de guerre hallucinée, effrénée. Si tel était le cas, cela provoquera sans aucun doute leur chute, la chute du nouvel Empire Romain.

Et quel est le puissant lobby états-unien qui est en faveur de la guerre perpétuelle à laquelle vous faites référence ? Qui sont ceux qui soutiennent et financent ce lobby ?

La guerre perpétuelle relève de la logique du Full Spectral Dominance, la doctrine officielle du Pentagone qui comprend : l'encirclement de la Chine et de la Russie, la conviction que ces deux pays ne doivent pas devenir des concurrents narquois des États-Unis et en outre, le déploiement de tous les efforts afin de contrôler l'Eurasie ou du moins, la surveiller. Il s’agit de la doctrine du Dr. Strangelove [Dr. Folamour] [3], mais également du positionnement des dirigeants militaires américains et de la majorité de l’establishment. Le complexe militaro-industriel ne dépend pas de l’économie civile pour subsister. Il emploie un grand nombre de politiciens et compte avec l’étroite collaboration de toutes les grandes corporations.

Dans votre article, vous parlez de sa sommité le Dr. Zbigniew-conquérons l'Eurasie-Brzezinski. Encore une trouvaille, permettez-moi de vous féliciter de nouveau. Vous dites que l’ancien conseiller de la sécurité nationale a souligné le fait que "pour la première fois dans toute l'histoire de l'humanité les gens sont politiquement éveillés - c'est une réalité totalement nouvelle – il n’en a pas été ainsi auparavant". Êtes-vous véritablement de cet avis ? Quelle partie endormie de l’humanité est-elle à présent éveillée ?

Pour les élites états-uniennes la donnée essentielle est que l'Asie, l'Amérique latine et l'Afrique sont en train d’intervenir politiquement dans le monde d'une manière qui aurait été impensable à l’époque coloniale, et pour ces élites, la décolonisation est un cauchemar sans fin. Comment faire pour dominer ceux qui savent à présent comment agir pour ne pas se laisser dominer à nouveau ? Voici leur question fondamentale.

Vous dites que Washington, unilatéral jusqu’au bout, n’hésite guère à faire un bras d’honneur même à ses amis les plus proches. Pourquoi ? Peut-être incarnent-ils l'axe du mal ? Peut-on produire de l’hégémonie avec des procédés si peu affables ? Jusqu'à quand ?

On ne peut sous-estimer la crise états-unienne. Elle est totale : économique, morale, culturelle et politique. Mais également militaire puisqu’ils ont été battus en Iraq et ils sont sur le point de subir un échec d'une ignominie totale en Afghanistan. Le nouveau siècle américain a déjà rendu l’âme en 2001. À présent on peut interpréter le 11 septembre, comme le signe apocalyptique de la fin.

À propos, qu’en est-il de l'un des acteurs principaux de la politique états-unienne au Proche-Orient ? Israël est-elle donc endormie ? Quels sont les plans des caïds qui menacent Gaza ? [4]

Israël est devenue ce que j’appelle une Sparte paranoïaque hors-la-loi, ethno raciste, qui porte la profonde souillure de l'apartheid. Israël sera de plus en plus isolée du monde réel, elle ne sera protégée que par les États-Unis, dont elle est un État-client. Et le retour du refoulé sera son cauchemar, comme s'il s'agissait d'un film d'horreur hollywoodien : l'Histoire les fera payer pour toute l'horreur qu’ils ont commise et commettent encore contre les palestiniens.

Quelle est votre opinion au sujet de l'action israélienne du dimanche 30 mai dernier ? Quel sens peut avoir leur attaque contre quelques pacifistes solidaires avec les citoyens de Gaza ?

Cela participe de la même éternelle logique : nous avons toujours raison, ceux qui s’opposent à notre politique sont des terroristes ou des antisémites. À présent Israël est au stade où elle défend l'indéfendable : le blocus de Gaza.

Mais à présent il est évident que tout le monde en est conscient et elle ne pourra plus tromper par ses mensonges. La Palestine sera l’éternel Vietnam d'Israël. Mais je doute qu’un jour, comme dans le cas des États-Unis, ils soient capables de retenir la leçon.

Traduit par Marina Almeida et révisé par Gérard Delbreil

Notes :

[1] http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LE22Ak01.html

2] Traduction en espagnol de Sinfo Fernández :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=106649&titular=ir%E1n-sun-tzu-y-la-%3Ci%3Edominatrix%3C/i%3E-, 27 mai 2010.

(NdT) Deux traductions en français du même article :

http://www.alterinfo.net/L-Iran-Sun-Tzu-et-la-dominatrice_a46473.html

http://www.planetenonviolence.org/L-Iran-Le-Sun-Tzu-Et-La-Dominatrice-Pepe-Escobar_a2195.html

[3] Film de S. Kubrick, l'un des films préférés de Manuel Sacristán [philosophe espagnol].

[4] Cette question a été posée avant l'attaque à la Flottille de la liberté et de la solidarité. L’entretien prend fin avec une question sur l'attaque. "La Palestine sera l’éternel Vietnam d'Israël", affirme Escobar.

13/6

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&...


1-2 Le plan B de la Maison-Blanche.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Outre les nouvelles sanctions votées le 9 juin, les Etats-Unis explorent d'autres voies pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Personne à la Maison-Blanche ne pense qu’à elles seules les nouvelles sanctions contre l’Iran [votées au Conseil de sécurité de l’ONU le 9 juin] forceront Téhéran à mettre un terme à vingt ans d’aspirations à se doter d’une capacité nucléaire.

Qu’envisage donc de faire le président Obama si, comme tout le monde s’y attend, ces sanctions se montrent aussi inefficaces que les précédentes ?
La Maison-Blanche dispose d’un plan B – en fait, d’un plan B, C et D –, dont certaines parties sont déjà en train de se mettre en place dans le golfe Persique.

Le gouvernement ne s’étend guère sur le sujet, du moins publiquement, mais la stratégie américaine comprend notamment un programme d’endiguement militaire classique et une opération officieusement baptisée par la CIA "Fuite des cerveaux" et destinée à priver l’Iran de ses ingénieurs nucléaires.

Tout porte également à croire que le président Obama a renforcé un programme secret datant de l’ère Bush pour saboter les infrastructures nucléaires iraniennes et qu’il fait aussi une utilisation diplomatique discrète de la menace israélienne d’intervenir militairement en cas d’échec de la diplomatie et des pressions.
Mais demandez leur avis aux concepteurs et aux exécutants de ces programmes et ils vous répondront tous la même chose : cela ne suffit pas. L’ensemble de ces mesures va peut-être retarder le moment où l’Iran va se doter de la bombe. Et, si la pression se fait plus forte, il pourrait finir par s’asseoir à la table des négociations, une situation que Téhéran cherche à éviter à tout prix depuis l’arrivée de M. Obama et de la politique de la main tendue.
"Nous savons que le gouvernement iranien ne va pas changer de comportement du jour au lendemain", a toutefois admis M. Obama le 9 juin, déplorant que la diplomatie n’ait donné jusqu’à présent aucun résultat et soulignant que les sanctions allaient entraîner des "coûts croissants".
Ces propos sont bien dans la ligne d’un président qui a fait du mélange de pragmatisme et de patience la marque de son approche diplomatique, mais dans le cas de l’Iran le temps presse.
Les sanctions sont un outil tentant pour un président. Elles font plus de mal que l’inaction ou l’expression de condamnations diplomatiques de rigueur et elles ne vont pas jusqu’à l’affrontement militaire. Malheureusement, quand il s’agit d’empêcher un pays de se doter de la bombe, l’Histoire montre que les sanctions sont rarement efficaces. Washington avait juré pendant des années de tout mettre en œuvre pour empêcher l’Inde et le Pakistan de rejoindre le club des puissances nucléaires. Aujourd’hui le gouvernement américain travaille en secret avec le Pakistan pour sécuriser son arsenal, et il a signé avec l’Inde un traité permettant à ce pays d’acheter du matériel nucléaire.
Il y a des années que
la Corée du Nord est sous le coup de sanctions et le pays est aujourd’hui exsangue ; cela ne l’a pas empêché de conduire deux essais nucléaires. Si certains pays ont été contraints de renoncer à leur arsenal ou à leurs ambitions nucléaires – l’Afrique du Sud, la Libye, la Corée du Sud entre autres –, le contexte était tout autre qu’il l’est aujourd’hui avec l’Iran.
Les collaborateurs de M. Obama ont conscience que les sanctions ont leurs limites et que l’option militaire est la dernière et la plus risquée des solutions, c’est pourquoi ils ont exploré d’autres pistes. Des systèmes antimissiles contrôlés par les Américains ont discrètement été installés dans les pays arabes du Golfe. Il s’agit là d’une mesure d’endiguement classique, mais qui n’a que peu d’effet contre le programme nucléaire iranien. Si l’Iran dispose d’un arsenal de missiles conventionnels de plus en plus développé, les experts du renseignement pensent qu’il lui faudra des années avant d’être en mesure de fabriquer des têtes nucléaires. Ce qu’ils redoutent surtout, c’est la possibilité qu’une arme soit livrée au Hamas ou au Hezbollah par camion, une menace contre laquelle les systèmes antimissiles ne sont d’aucune utilité.
Le programme Fuite des cerveaux a déjà donné quelques résultats, plusieurs ingénieurs ayant quitté l’Iran. Le dernier transfuge en date est apparu sur YouTube récemment, pour affirmer d’abord qu’il avait été kidnappé, puis qu’il était simplement un étudiant venu faire ses études aux Etats-Unis. Nul doute qu’il faisait partie du programme, mais reste à connaître les informations dont il disposait et à savoir si celles-ci peuvent avoir une utilité pour les Etats-Unis. "L’effet est avant tout psychologique", souligne un ancien du renseignement. "C’est une façon de dire aux Iraniens que nous avons pénétré leur programme."
La stratégie secrète de sabotage des équipements iraniens, qui aurait donné quelques résultats, a le même effet. Mais, comme les sanctions, cette opération ne fera sans doute guère plus que retarder le jour J, à moins qu’Obama ait de la chance.

11.06.2010

http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/11/le-plan-b-de-la-maison-blanche


1-3 Nada Raad : Le virus de la liberté américaine en route vers l'Iran ?!

Liberté, liberté, tel est le fameux slogan brandi par les Etats-Unis pour pouvoir gouverner le monde.
C'est par l'appel à la liberté et le soutien de la liberté que Washington a occupé l'Afghanistan, l'Irak, et tant d'autres pays, dont les peuples vivent dans une situation beaucoup plus pire que lors des anciennes dictatures. De quelle liberté parle-t-on alors sous les bottes américaines?! 
Cette fois-ci, le "virus" de la liberté américain se dirige vers l'Iran. En effet, dès que l'opposition politique iranienne a contesté la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, un fait normal dans tous les pays du monde, l'excès de zèle américain pour la situation dans ce pays n'a pas eu d'équivalent.
Voici donc le président américain Barack Obama qui répète jour et nuit son appui au peuple iranien, dans le but de le pousser à se soulever contre son régime, comme si ce régime était parachuté par la force!
Jeudi encore, Obama a exhorté la communauté internationale à soutenir les Iraniens qui se battent pour la "liberté".  
"Il va de la responsabilité de tous les peuples et pays libres d'exprimer de manière claire que nous sommes du côté de ceux qui se battent pour la liberté, la justice et la dignité", déclare Obama dans un  message lu par sa conseillère pour les droits de l'homme au cours d'une réunion organisée par une fondation privée,
la National Endowment for Democracy, "en hommage à ceux qui avaient protesté contre le scrutin en Iran".   
"Le courage des Iraniens est un exemple pour nous et nous met au défi de poursuivre nos efforts pour faire plier le cours de l'histoire dans le sens de la justice", ajoute Obama.  
 Obama confie également son "impatience de voir le jour où les Iraniens pourront parler librement, se réunir et exprimer leur point de vue sans peur des représailles, le jour où le gouvernement iranien représentera et encouragera les aspirations de son peuple plutôt que la crainte".  
Selon le président américain, la présidentielle de 2009 restera comme celle lors de laquelle "le gouvernement iranien a brutalement réprimé les dissidents et assassiné des innocents, dont une jeune femme laissée morte dans la rue".   
Obama, le "sauveur" des opprimés du monde, n'est pas le seul bienfaisant dans l'administration américaine. Mais sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton  rivalise avec lui!  
 A peine l'opposition iranienne eut renoncé à organiser des manifestations pour marquer le premier anniversaire de la réélection d'Ahmadinejad, Clinton a exprimé ses regrets.  
 "Cela montre très clairement pourquoi le régime iranien a semé autant d'inquiétude à travers le monde", a déclaré Clinton, lors d'un déplacement à
la Barbade.   
"Quand on voit à la fois la répression du peuple, la manipulation des élections, le fait qu'ils exportent et soutiennent le terrorisme partout dans le monde et qu'ils cherchent à se procurer l'arme nucléaire, on arrive au total à une combinaison très dangereuse", a martelé la chef de la diplomatie américaine devant la presse.
"Par conséquent, nous sommes solidaires du peuple iranien comme nous l'avons été depuis le début de notre administration", a ajouté la ministre. 
 Après les virus de la vache folle, de la grippe aviaire, et dernièrement de la grippe porcine, un nouveau virus plus meurtrier fraie de plus en plus son chemin dans le Proche-Orient: celui de la liberté américaine. Garde-à- vous alors! Les premiers vous font monter la température mais le virus expédié de l'Amérique vous fera couler le sang!

Vendredi 11 Juin 2010

http://www.alterinfo.net/Le-virus-de-la-liberte-americaine-en-route-vers-l-Iran-_a47202.html


1-4 Chérif Boudelal : Les USA et Israël menacent l'Iran !

Israël veut provoquer une nouvelle guerre mondiale au lieu de se voir obligé de respecter les lois et conventions internationales ; et les USA suivent le maître tête baissée et sortent leurs canines en envoyant une armada de navires de guerres dont deux porte avions au Golfe persique pour intimider l’Iran. Les USA auront-ils la stupidité de mettre en exécution les ordres d’Israël en sachant qu’ils n’auront plus une seule goutte du pétrole de la région pour lequel ils maintiennent leur présence dans la région et soutiennent aveuglement Israël ? Ce qui reste mystérieux c’est de savoir si les dirigeants US commettront ou non cette folie, en sachant que s’ils la commettront, la foudre iranienne risque d’embraser toute la région du « Golfe arabique » où tous les cheikhs pétrodollars crameront avec leur pétrole, et les intérêts des USA avec eux.

Les esclaves d’Israël ne veulent pas lâcher le morceau

Voyant l’image d’Israël ternie dans le monde, des pressions fusant de partout pour réclamer la poursuite les criminels israéliens en justice pour crimes contre l’humanité, les lobbies sionistes s’affolent et se mobilisent pour faire diversion en vue d’empêcher toute sanction contre Israël et/ou contre ses dirigeants. Et pour ce faire, ils emploient les services de quelques marionnettes célèbres. Ainsi, José-Maria Aznar (ancien 1er ministre espagnol) a déclaré au journal britannique « Times », ceci : « Il faut soutenir Israël, car s’il tombe, nous tomberons tous » ! Et il ajoute : « Nous ne pouvons pas oublier qu’Israël est le meilleur allié de l’Occident dans une région turbulente. » Il affirme par ailleurs que « sans Israël serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide » ! Par son soutien à l’entité sioniste, monsieur Aznar revendique tous les crimes de « guerres »[1] et crimes contre l’humanité qu’Israël a commis contre les humanitaires de la flottille « Free Gaza » (le 31 juin 2010) et contre les Palestiniens depuis 63 ans.

Donc, monsieur Aznar lie son existence et celui de « nous tous » - qui sous-entendu le monde capitaliste auquel il appartient - à l’Etat d’Israël. Après que les dirigeants israéliens nous aient appris que leur armée est « La plus morale du monde », voici monsieur Aznar qui nous apprend qu’Israël est le centre de ce monde. Il considère cet Etat de l’apartheid comme le centre de l’univers dont l’écroulement sera la fin de l’existence de l’humanité entière !

Ceci est révélateur d’une crise morale dans ce monde qui se dit libre, et en même temps montre aux peuples dont les dirigeants ressemblent à monsieur Aznar, Bush et leurs acolytes, la vraie nature des malades qui les gouvernent.

Un danger latent

Les sionistes et leurs complices sont capables de mettre le monde entier à feu et à sang pour maintenir Israël dans son rôle de gendarme colonisateur, protecteur des intérêts capitalistes dans la région du Moyen-Orient. Et il ne faut pas croire qu’ils le fassent pour les « beaux yeux » des Israéliens. Ils le font pour leurs propres intérêts, parce qu’ils tirent des profits à la fois du pétrole et des guerres qu’ils provoquent et entretiennent, car ils sont eux-mêmes les fabricants d’armes qui alimentent ces guerres.

Monsieur Aznar n’est que l’expression de cette classe capitaliste vampire à laquelle appartient le sionisme, lequel a mis au monde cet enfant du viol nazi : Israël, devenu un virus dans le corps de l’humanité. Quant à Obama, à l’instar de ses prédécesseurs, il n’est qu’un exécutant d'un contrat dont il doit honorer  les engagements vis-à-vis de ses maîtres qui l’ont placé à la « Maison blanche ». Ceci montre clairement à quel point d'Israël et le sionisme représentent un danger planétaire.


[1] L’expression « crimes de guerre » est souvent utilisée à tort, car la définition du mot « guerre » signifie que des armées régulières s’affrontent ; ce qui n’est pas le cas ni avec les humanitaires attaqués au bord de Mavi Marmara de la flottille « Free Gaza », ni avec les Palestiniens. L’expression la plus appropriée est : crimes contre l’humanité.

Chérif BOUDELAL –

22 juin 2010 –

contact : immigrationstorys@yahoo.fr)

http://jijel-echo.com/htdocs/modules/news/article.php?storyid=5801&com_id=15113&com_rootid=15113&com_mode=thread&


1-5 Robert Bibeau : Une attaque imminente contre le Pakistan et l'Afghanistan.

Pourquoi crier « au loup » avec l’État major israélien ? 

On fait grand cas depuis quelques jours du fait qu’une escadre américaine a traversée le canal de Suez en direction de la Mer Rouge.

Le porte avion Truman et une douzaine de navires d’escortes, dont un lanceur de missiles israéliens, se dirigent vers le Golfe Persique selon le journal Haaretz lui-même alimentée de première main par l’État major israélien (1).

Pendant ce temps, des officiers de l’armée israélienne, encore eux, informaient le Sunday Times de Londres de l’accord de l’Arabie saoudite pour un usage offensif de son espace aérien en prévision d’une attaque israélienne imminente contre les centres de recherche nucléaires iraniens. Devant le démenti formel et précipité de l’Arabie saoudite, les colporteurs de rumeurs se sont fait soufflé une voie alternative soit la Jordanie, l’Irak puis le Kuweit sous occupation américaine (2) serait le nouveau couloir d’attaque imminente contre l’Iran. Des bombes de fort tonnage, anti-bunkers Blu-117, seraient acheminées vers la base américaine de Diego Garcia et vers les dépôts de sécurité américains en Israël. Les avions américains B-2, capables de percée les défenses anti-aériennes iraniennes, seraient prêts à décoller pour attaquer l’Iran, sans compter qu’un sous-marin nucléaire Dolphin, fournis par l’Allemagne à Israël, mouillerait dans le Golfe Persique.  

Comme si ce scénario d’apocalypse ne suffisait pas, le journal Il manifesto colporte une autre information très précise, émanant elle aussi de l’État major israélien; des troupes aéroportées et des marines feraient parties de l’escadre qui a traversée le canal de Suez. Le mystérieux officier d’État major israélien a toutefois refusé de dévoiler la date et l’heure précise de l’attaque contre le centre nucléaire iranien de Bushehr. On s’étonne d’un tel manque de courtoisie de la part d’un officier aussi prolixe. (3)  

Pour Michel Chossudovsky la dernière résolution du conseil de Sécurité de L’ONU autorisant des sanctions aggravées contre l’Iran ne serait rien de moins qu’un « Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran. Monsieur Chossudovsky de conclure que « La  résolution du Conseil de sécurité transforme l'Iran en proie facile » (4).

Aucune résolution de l’ONU ne peut transformer l’Iran en proie facile pour l’impérialisme américain.  Les États-Unis l’ont déjà prouvé lors de l’invasion de l’Irak, ils se passent très bien des résolutions de l’ONU quand ils décident d’agresser et d’envahir un État libre et indépendant. Les États-Unis n’ont absolument pas besoin des avions F-16 qu’ils ont fourni aux israéliens, non plus que du navire porte missiles ou encore moins du sous-marin nucléaire israélien de seconde main pour effectuer cette agression contre les centres de recherche nucléaires iraniens. Lors de l’attaque contre l’Afghanistan, de même lors de l’invasion de l’Irak, officiellement, les troupes israéliennes avaient été tenues à l’écart du théâtre des opérations. Si des avions B-2 sont basées à Diego Garcia elles peuvent effectuer le travail de destruction, il est inutile d’y impliquer les avions américains pilotés par des israéliens et il est totalement ridicule d’amener un porte avion américain dans le Golfe Persique pour en faire la proie de la contre-offensive iranienne et pour éventuellement le bloqué avec toute son escadre dans cette petite mer intérieure en cas de fermeture de l’étroit Détroit d’Ormuz.

Enfin, Les États-Unis en sont-ils réduits à envisager l’utilisation de l'arme atomique contre l’Iran ?  Non, pas encore assurément. Dernier argument, après  la déconfiture irakienne dont les américains ne sont toujours pas sortis, mais dont ils espèrent se sortir prochainement grâce à la collaboration de l’Iran Chiite et de son appel au calme en direction des résistants Chiites irakiens, il est absolument exclu que les États-Unis envisagent un débarquement et une invasion terrestre de l’Iran. Soyons sérieux, un million de soldats irakiens ont été tenu en échec par l’Iran Khoméniste. Combien de soldats américains seraient requis pour l’occupation du territoire iranien ?  

Sans compter que les troupes de L’OTAN s’embourbent de plus en plus en Afghanistan où elles sont mises en échec par la résistance afghane qui ne bénéficie pas du tout du soutien iranien,  mais seulement du soutien de leurs frères d’armes du Pakistan où les attaques aériennes américaines font de nombreuses victimes civiles mais ne marquent  aucun progrès militaires. Imaginez quelques instants l’avenir des troupes de l’OTAN dans cette partie du monde si l’IRAN soutenait la résistance afghane, la résistance pakistanaise, et si elle lançait la résistance Chiite irakienne contre les collaborateurs kurdes et contre les collaborateurs irakiens !  Après tous ces désastres militaires américains, qui croira sérieusement que les États-Unis s’apprêtent à ouvrir un nouveau front militaire contre l’Iran ?

La Résolution 1929 de l’ONU

Que dit la Résolution 1929 présentant une nouvelle volée de sanctions adoptée par le Conseil de sécurité le l’ONU le 9 juin dernier ?  « Le Conseil de sécurité a voté l'imposition d'une quatrième série de très larges sanctions contre de la République islamique d'Iran, qui comprennent un embargo sur les armes ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ». Le président iranien Ahmadinejad a quand à lui qualifié la résolution du Conseil de papier souillé sans valeur (5).  Contrairement à M. Chossudovsky  nous ne croyons pas que cette résolution  fournisse « un feu vert à l'alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l'Iran d'une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU. » (6).

C’est d’ailleurs la raison qui explique que les alliés de l’Iran,  la Russie et la Chine, ont préféré voter en faveur de cette résolution injuste, inique mais en pratique inoffensive et que ces deux puissances n’ont pas l’intention de respecter comme le subodore monsieur Chossudovsky : « Si elle était pleinement appliquée, non seulement la résolution invaliderait les accords bilatéraux de coopération militaire avec l'Iran, mais elle créerait une brèche dans l'Organisation de coopération de Shanghai (l’OCS). » (7). Bonnes conclusions monsieur Chossudovsky. 

Il est dangereux pour les démocrates du monde et pour les peuples épris de paix et de justice de spéculer sur les alliances impérialistes et de proposer d’appuyer une alliance agressive (l’OCS) contre une autre alliance agressive (L’OTAN)  comme le suggère l’auteur de l’analyse :   « La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont cédé aux pressions américaines et elles ont voté en faveur d'une résolution, qui n'est pas seulement préjudiciable à la sécurité de l'Iran, mais qui affaiblit sérieusement et sape leur rôle stratégique en tant que potentielles puissances mondiales rivales sur l’échiquier géopolitique eurasien. ». (8) Qu’est-ce que les peuples du monde ont a gagné du renforcement des puissances mondiales rivales russe et chinoise ? La guerre inter puissances rivales ?

Pour preuve que personne ne compte respecter cette nouvelle volée de sanctions adoptée par le Conseil de sécurité,  quelques jours après l’adoption de la Résolution 1929 le Pakistan signait un accord d’approvisionnement en gaz avec l’Iran et ouvrait la porte à l’approvisionnement chinois par oléoduc évitant le Détroit d’Ormuz tant menacé. Ce dernier point est de nature à indisposer fortement les américains (9) qui perdent ainsi un puissant moyen de pression sur l’économie chinoise. Nous l’avons déjà écris, les américains ne font pas la guerre dans cette partie du monde pour construire des pipelines et assurés l’approvisionnement en hydrocarbure mais pour entraver la construction de pipelines et l’approvisionnement de leurs concurrents commerciaux en pétrole et en gaz peu dispendieux (10). 

Les américains souhaitent-ils à ce moment-ci de l’histoire perturber l’approvisionnement en pétrole et en gaz de leurs alliés européen et japonais ainsi que de leurs concurrents et fournisseurs indien et chinois ?  Nous ne le croyons pas. Une hausse drastique du prix des énergies fossiles entraînerait l’économie américaine et mondiale dans une crise indescriptible alors qu'elle ne s'est pas encore remise de la crise spéculative contre l'euro (11). 

Qui est menacé par le porte avion américain et ses complices israéliens ?

Il est vrai que le loup américain rode dans cette contrée et il prépare une agression à grande échelle mais ce n’est pas à l’Iran qu’il va s’en prendre cette fois-ci. Les peuples du nord du Pakistan et du sud de l’Afghanistan courent d’immenses dangers et l’on peut s’attendre à des bombardements massifs et à des massacres de masses dans ces deux régions. Ceux qui souhaitent comprendre les motifs de ce branle bas de combat au Proche-Orient doivent regarder du côté de l’éviction du général en chef des troupes d’occupation américaine en Afghanistan, le général McChrystal, « démissionné » pour avoir refusé de mener une nouvelle offensive meurtrière dans la province de Kandahar (12).  Il ne faut pas crier «  au loup » dès qu’un porte avion américain se déplace – il se déplace constamment – mais il est requis de bien analyser la situation, sans se laisser berner par les officiers d’État-major israéliens, sans cette élémentaire prudence l’analyste  devient leur porte voix et leur « papagaio » *.  

Il faut dès à présent dénoncer l’agression imminente des forces combinées de l’OTAN, d’Israël et des États-Unis contre la résistance et contre les peuples du nord du Pakistan et du sud de l’Afghanistan.

Robert Bibeau

Jeudi 24 juin 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Robert_Bibeau.240610.htm

Les commentaires sont fermés.