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07/07/2010

n° 52 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Début :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

n° 52 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Début  :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 52- 05-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

1-2  Eva Golinger   : Les secrets des mercenaires Blackwater.

1-3 Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

2 Annexe

2-1 La république bananière a son "bouclier juridique" (mais :jusqu'à quand ??)

2-2 John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique.

Fin

2-3 Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

2-4 William Blum : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)



Avant propos

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


Tiré à part :


1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

Basée sur les témoignages de plusieurs chefs talibans, une étude révèle que les services de renseignements pakistanais fourniraient fonds, entrainement et protection aux talibans en Afghanistan.

Les services de renseignement pakistanais (ISI) fourniraient des fonds, un entraînement et une protection aux talibans en Afghanistan, selon une étude publiée par la London School of Economics dimanche 13 juin.

Cette étude, basée sur des entretiens avec neuf commandants talibans réalisés en Afghanistan au début de l’année, indique avoir les éléments les plus probants à ce jour démontrant une étroite collaboration entre l’ISI et les insurgés.

"L’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement"

"Même si (les talibans) bénéficient d’un fort soutien interne, selon les commandants talibans, l’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement", écrit l’auteur du rapport, Matt Waldman, un chercheur de l’université de Harvard.

Les responsables talibans "disent que (l’ISI) offre une protection à la fois aux talibans et au réseau Haqqani (aile radicale des talibans afghans, ndlr) et fournit un important soutien en termes d’entraînement, de munitions et d’alimentation et autres nécessités", poursuit-il.

Certains des talibans interviewés ont indiqué que des membres de l’ISI ont assisté, en tant que participants ou observateurs, à des rencontres avec le conseil suprême des talibans (la Choura de Quetta), selon le rapport.

Double-jeu

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, lui-même, aurait assuré à des responsables talibans emprisonnés qu’ils étaient "des siens" et pouvaient compter sur son soutien, selon ces sources. Il aurait apparemment autorisé la libération de ces responsables, indique l’étude.

Cette dernière conclut que, sans un changement significatif dans l’approche des autorités pakistanaises, il sera impossible, aussi bien pour le gouvernement afghan que pour les forces de l’Otan de mettre fin à l’insurrection en Afghanistan.

"L’engagement apparent du Pakistan dans un double-jeu à cette échelle pourrait avoir des implications géopolitiques majeures et pourrait même provoquer des contre-mesures de la part des Etats-Unis", souligne l’auteur.

Démenti pakistanais

Cependant, tout progrès contre les insurgés en Afghanistan nécessitant le soutien de l’armée pakistanaise et de l’ISI, "la seule façon de s’assurer d’une telle coopération est de prendre en considération les causes fondamentales de l’insécurité du Pakistan, notamment son conflit latent et persistant avec l’Inde", souligne-t-il.

Cette étude a provoqué un ferme démenti de la part de l’armée pakistanaise.

"Cela fait partie d’une campagne malveillante visant l’armée pakistanaise et l’ISI", a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Athar Abbas.

"Tout cela est sans fondement. Les sacrifices de l’armée pakistanaise et de l’ISI et les victimes de la guerre contre le terrorisme parlent d’elles même". "Nous avons plusieurs questions sur la crédibilité du rapport", a-t-il ajouté.

Nouvelobs.com avec AFP

lundi 14 juin 2010

http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article12187


1-2  Eva Golinger   : Les secrets des mercenaires Blackwater.

Blackwater est une société militaire privée US fondée en 1997. Ses activités ont débuté dans la sous-traitance de l'entraînement militaire. Après les attaques contre le destroyer USS Cole en 2000,

Blackwater signe un contrat avec la Marine pour l'entraînement d'une force de protection, mais les grands contrats viendront après les attentats du 11 septembre. Depuis, ils ont travaillé notamment en Irak et en Afghanistan, au Pakistan.

Leur terrain d'action s'élargit de plus en plus.

Dans des enregistrements secrets obtenus par l’enquêteur étasunien Jeremy Scahill, le président de l’entreprise de mercenaires bien connue Blackwater, a révélé les plans pour réaliser des guerres clandestines dans plusieurs pays du monde.

Dans ces enregistrements, Erik Prince, fondateur et président de Blackwater (actuellement connu sous le nom de « Xe »), expliquait que Blackwater enverrait des mercenaires armés, embauchés par le gouvernement des USA, pour lutter contre des « terroristes » au Nigeria, en Somalie et en Arabie Saoudite.

Plus spécifiquement, l’objectif de ces missions serait de combattre l’influence de l’Iran dans la région, a confirmé Prince dans ses déclarations.

Selon Scahill, Prince a aussi révélé des informations sur les opérations clandestines que Blackwater conduit actuellement au travers de quatre bases d’ « opérations d’avant-garde » contrôlées par la société en Afghanistan. « Nous construisons quatre bases militaires, nous les équipons et les conduisons », a déclaré Prince, expliquant qu’elles sont localisées dans les régions nord, sud, est et ouest de l’Afghanistan. Une des bases réalisées par Blackwater, FOB Lonestar, est justement à moins de 10 kilomètres de la frontière avec le Pakistan. « Qui d’autre a construit une base d’opérations d’avant-garde si près de la route d’infiltration des Talibans ? », a demandé Prince, très fier de ses opérations.
Permettre à une entreprise privée de réaliser des « bases militaires » dans un pays étranger dans le contexte d’une guerre est en pleine violation de la Convention de Genève et des lois internationales qui régulent les conflits armés. Nonobstant, Washington n’a pas suspendu les opérations. A ce jour, les agences de Washington ont réalisé des contrats pour plus de deux mille millions de dollars avec Blackwater, depuis 2002.
Le président de Blackwater a aussi fait mention de son travail au Pakistan, ce qui dément la version officielle de Washington sur sa supposée absence dans ce pays asiatique.

Prince a reconnu que Blackwater réalise actuellement des opérations secrètes à l’intérieur du Pakistan, financées par le Pentagone et la CIA, opérations faisant partie de la « guerre contre le terrorisme ».

Iran

Prince a révélé que Blackwater réalise activement un plan « maître » pour organiser une rébellion Shia dans la région. « Ils ne vont pas parvenir à résoudre le problème (de l’Iran) avec des soldats en uniforme. C’est beaucoup trop sensible. Le secteur privé peut opérer là-bas sans laisser quasi aucune trace », a affirmé Prince, ajoutant que l’utilisation de contractuels privés pour mener ces opérations serait beaucoup plus économique qu’une guerre traditionnelle.
Amérique latine

Depuis 2004, Washington a aussi maintenu un contrat avec Blackwater et d’autres entreprises sous contrat pour l’emploi de 500 mercenaires « latinos » (ou qui parlent espagnol) qui sont en permanence prêts à exécuter des actions clandestines en Amérique Latine.

Sur ces 500 mercenaires, une équipe est spécifiquement affectée à Cuba et fait partie des efforts de Washington pour promouvoir un « changement de régime » et une « transition » dans l’île des Caraïbes.

Traduit par Jean-Louis Sellier pour Investig'Action

08 Juin http://www.michelcollon.info:80/index.php?view=article&catid=6&id=2789&option=com_content&Itemid=11


1-3 Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

Des grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire les armes à sous-munitions mais il reste encore du chemin à parcourir, ont dit des activistes lors d’une conférence mondiale sur la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) à Santiago, au Chili.
« C’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam. Nous avons aussi été très satisfaits de la vivacité du débat », a dit Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), à IRIN.
La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.
La conférence cherchait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention, et elle a préparé le terrain pour la première réunion des Etats Signataires au Laos en novembre de cette année.
« Il reste beaucoup de travail à faire – il y a des pays qui n’ont pas encore signé la convention, et beaucoup d’autres qui l’ont signée mais pas ratifiée », a dit Branislav Kapetanovic, un activiste de la CMC, et ancien démineur venant de Serbie qui a perdu ses mains et ses pieds durant un accident de déminage dans l’ancienne Yougoslavie.
Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel, selon M. Nash.
Pourtant, des militants pour les droits humains disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger. Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.
De nombreuses petites bombes n’explosent pas – de par leur conception ou par défaut – et deviennent ainsi une menace pour la vie et les moyens de subsistance durant des années après la fin d’un conflit.

Dans certains cas, comme au Liban à la suite de la guerre de 2006 entre Israël et le Liban, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies.
Dans une certaine mesure, la réponse mondiale à l’emploi d’armes à sous-munitions au Liban a initié les efforts pour interdire ces armes une bonne fois pour toute.

Les pays dont les habitants souffrent depuis longtemps des armes à sous-munitions incluent l’Angola, le Kosovo, l’Irak et le Laos.
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes », a dit M. Kapetanovic.

 (IRIN)

14 juin 2010 

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=89478



2-2 John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique.

EXTRAIT

Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants

La loi est un crime majeur, bien plus grand que les activités qu’elle proscrit, et vous n’avez aucun moyen de vous en protéger. Les gouvernants se protègent eux-mêmes. 

La loi ne protège pas les gens.

Elle est simplement un outil de châtiment.

Elle peut tout juste être utilisée, souvent sans succès, pour se dédommager du malfaiteur. 

Elle n’efface jamais le crime.  Exécuter le meurtrier ne ramène jamais sa victime à la vie.

Mettre en prison les arnaqueurs de Ponzi ne vous rend pas votre argent perdu.  Et assigner BP en justice ne rendra pas les marais de Louisiane, ne ramènera pas la faune marine détruite, ou toute autre forme de vie sauvage, et ne rendra pas aux victimes ce qu’ils ont perdu.

Suivez attentivement ce qui se produira dans les vingt prochaines années pendant que le gouvernement usera de la loi pour protéger BP, Transocean, et Halliburton tandis que les réclamations de tous ceux affectés par la marée noire disparaîtront dans les sables mouvants du système légal étasunien.

Jim Kouri, citant des études du FBI, écrit que « certains traits de caractères révélés par des tueurs en série ou des criminels peuvent être observés chez un grand nombre de membres de la sphère politique »; ils partagent les caractéristiques des psychopathes, qui sont hermétiques à l’altruisme, comme l’empathie envers leurs victimes ou le remords ou le sentiment de culpabilité vis-à-vis de leurs crimes. Ils possèdent les traits de personnalité du menteur, du narcissique, de l’égoïste et du vaniteux. Ce sont les personnes auxquelles nous avons confié notre destin. L’échec des États-Unis d’Amérique chez eux et dans le monde est-il si incroyable ?

Certains peuvent prétendre que tout ceci est une affirmation audacieuse, extrême.  J’étais moi-même surpris en lisant les données de Kouri. Mais pour les illustrer, il est facile de trouver des preuves anecdotiques. Lors de la dernière campagne présidentielle, John McCain a répondu ‘Bomb, bomb, bomb’ à la question portant sur l’Iran. Personne au gouvernement n’a exprimé le plus petit remords au sujet du meurtre de dizaines de milliers de gens à la fois en Irak et en Afghanistan, qui n’avaient absolument rien à voir avec les événements du 11 septembre, ni au sujet du ciblage prémédité de femmes et d’enfants par des drones sans pilote au Pakistan.

Qu’est-ce qui distingue les tueurs en série de ces officiels du gouvernement ?

La seule chose c’est qu’ils ne tuent pas eux-mêmes mais délèguent leurs crimes à d’autres. Mais c’est exactement ce que la plupart des parrains de Cosa Nostra faisaient.
Donc, certaines questions doivent être posées : le gouvernement des États-Unis est-il devenu une entreprise criminelle ?

La nation est-elle dirigée par des psychopathes ?

Comment expliquer l’appauvrissement de la population, la promotion du complexe militaro-industriel et de guerres sans fin avec leurs massacres et génocides, la dégradation de l’environnement, le désintéressement de la détérioration infrastructurelle et le soutien, à l’étranger, de gouvernements autoritaires et corrompus (souvent appelés démocraties) ? 

Pire que cela, pourquoi les entreprises peuvent-elles s’enrichir durant ces guerres pendant que les populations sont elles invitées à se sacrifier ?

Pourquoi le gouvernement n’a-t-il jamais essayé d’empêcher de tels profits ?

Ce n’est pas tant qu’il n’en soit pas capable.  Dans le langage commun, faire du mal au peuple est considéré comme un  crime.
Ce l’est encore bien plus lorsque ce mal est fait par les gouvernements, les systèmes légaux, ou les entreprises. Le gouvernement utilise la loi pour faire du mal au peuple ou protéger les dirigeants des conséquences du mal qu’ils font constamment au peuple. Il n’y a qu’à voir comment aucun responsable de la Massey Energy Company n’a jamais été poursuivi pour le désastre de la mine de charbon d’Upper Big Branch. Quand les entreprises sont accusées de malversation, elles répondent souvent que ce qu’elles ont fait était légal, mais légal n’est pas synonyme de juste.  Lorsque les criminels parviennent au pouvoir, ils légalisent la criminalité. 
A moins que le gouvernement des États-Unis ne modifie son comportement, la nation est condamnée. Aucun membre du gouvernement ne semble se rendre compte que la dissimulation encourage la méfiance, la méfiance la suspicion, et que la suspicion mène ensuite à la censure.  Le manque de prise de conscience de la part du gouvernement n’est-il pas une preuve de psychopathologie criminelle ?
John Kozy est professeur de philosophie et de logique à la retraite qui tient un blog sur des sujets politiques, économiques et sociaux.

Après avoir servi dans l’armée US pendant la guerre de Corée, il passa vingt années comme professeur d’université et les vingt années suivantes comme écrivain.

Il a publié un manuel en logique formelle commerciale, dans des revues académiques et quelques magazines commerciaux, et a signé des éditoriaux de journaux à titre d’invité.

Vous pouvez trouver ses travaux sur le net à l’adresse http://www.jkozy.com/  et vous pouvez lui écrire à partir de la page d’accueil du site web.

Article original en anglais : The Psychopathic Criminal Enterprise Called America, The Government uses the Law to Harm People and Shield the Establishment, publié le 4 juin 2010. 

Traduction : Pascal Sacré pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19699




 

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