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09/07/2010

n°135 - Dossiers du Liban - 07-07 : Fin :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

n°135 - Dossiers du Liban -  07-07 : Fin :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°135 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-8 Émile Khoury : Le problème de l’armement, un casse-tête libanais.

1-9 Meir Ben-Hayoun : Muraille au Liban.

1-10  Al-Manar : Israël envisage de voler ... le gaz libanais!

1-11 Guerre du gaz entre "Israël" et le Liban?

1-12 Myriam Abraham : En Méditerranée Israël S’apprête A Voler Le Gaz Du Liban Avec L’Aide D’Une Cie Américaine.

1-13 Le Liban rejette les menaces israéliennes autour des gisements pétroliers.

1-14 Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre des champs gaziers.

1-15 Les « bruits de bottes » au Sud, de simples rumeurs, estime Paris…

1-16 Armes à sous–munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

1-17 De plus en plus de mises en garde contre « une implantation qui ne dit pas son nom »



1-8 Émile Khoury : Le problème de l’armement, un casse-tête libanais.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le commentaire Quarante-quatre jours pour résoudre le problème de l'armement du Hezbollah : le 19 août, le comité du dialogue national se réunit pour en traiter. Plus exactement, pour avaliser une solution découlant des tractations qui battent déjà leur plein, ou pour se séparer sur un nouveau constat d'impasse. Avec risque de crise majeure à la clé. Car tout le monde convient que l'enjeu est tout à fait crucial. Les uns en soutenant que le maintien de l'armement est vital, les autres qu'il est mortel. Du moins depuis ce sinistre 7 mai, où l'on a vu la Résistance se dégrader en milice pour attaquer l'intérieur, Beyrouth, la Montagne et la région de Chtaura dans la Békaa.
Sur ce sujet grave, les Libanais sont donc divisés. Le 8 Mars affirme que le potentiel militaire du Hezbollah raffermit considérablement les capacités nationales, canalisées par l'armée, de faire front à Israël. Il a prouvé son efficacité durant la guerre de juillet 2006. Son abandon affaiblirait le Liban et le laisserait à découvert, à la merci des agressions israéliennes.
Le 14 Mars réplique que seule une logique d'État de droit, disposant seul des armes, et qui n'aurait pas deux armées mais une seule, peut protéger le pays de l'anarchie intérieure. De même que cette logique reste seule valable aux yeux de la légalité internationale, autorité présente pour prévenir ou condamner et stopper les agressions, comme on l'a vu en 2006. Il faut donc coller à cette légalité, en complétant l'application de Taëf qu'elle cautionne, ainsi que ses propres résolutions, la 1559 et la 1701 en tête.
Mais comme moins par plus donne moins, le négatif l'emporte sur le positif. Du fait même de la menace qu'il représente, l'armement du Hezbollah reste intouchable : qui s'y frotte s'y pique, dit l'adage, et nul ne s'y risquerait. À supposer que les forces régulières décidaient de désarmer le Hezbollah de force, ce qui est impensable, dès qu'elles se mettraient en mouvement, le pays se retrouverait plongé dans la guerre civile.
En fait, comme l'ONU et l'Occident en ont eux-mêmes convenu, après l'essai israélien de 2006, il ne peut y avoir de désarmement du Hezbollah qu'à l'amiable. À ce propos, l'ONU et l'Occident s'en remettent aux Libanais. En faisant erreur sur la personne. Car seul le tandem irano-syrien a suffisamment d'influence sur le Hezbollah pour le persuader de remettre ses armes à l'État libanais, ou d'intégrer ses unités combattantes à l'armée libanaise. Or on ne voit pas pourquoi l'Iran et la Syrie, pour qui l'armement du Hezbollah et le front toujours semi-ouvert du Liban-Sud sont des cartes maîtresses face aux USA, serviraient la cause de l'État libanais. En allant plus loin, on peut estimer que la Syrie ferait pression pour le désarmement, si elle récupérait le Golan. Mais il n'est pas du tout certain que l'Iran, qui a besoin d'une fenêtre sur la Méditerranée, suivrait son exemple. Et l'on sait combien le parti de Dieu est sensible aux vœux des ayatollahs de Téhéran.
Retour au pays. Comme il est évident que l'armement du Hezbollah est une question essentiellement liée à la lutte des axes extérieurs, le réalisme force les loyalistes à ne plus en exiger l'abolition pure et simple. Ce qu'ils demandent, désormais, c'est qu'il soit placé sous le contrôle de l'État. Le Hezbollah continuerait à le détenir, mais ne pourrait en faire usage que sur feu vert, ou instructions, de Yarzé. Autrement dit, la décision de guerre et de paix resterait exclusivement du ressort des autorités légales du pays.
Ce qui est d'autant plus sensé que le Hezbollah et ses alliés font eux-mêmes partie du pouvoir. Il ne cessent, de plus, d'exprimer la pleine confiance que leur inspire le chef de l'État, le président Michel Sleiman, partisan de l'équation « l'armée, le peuple, la Résistance ». Il se trouve être, constitutionnellement, le chef suprême des forces armées nationales. Il n'y a donc pas de raison qu'il ne puisse pas superviser tout armement militaire, légal ou non
.

Émile Khoury

26/06/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/662411/Le_probleme_de_l'armement%2C_un_casse-tete_libanais.html


1-9 Meir Ben-Hayoun : Muraille au Liban.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Syrie et le Hezbollah érigent un mur de protection depuis les flancs du Hermon jusqu’à la Beqaa libanaise. Cette muraille est destinée à protéger Damas.
Le Hezbollah et la Syrie ont entamé les travaux de construction de cette muraille militaire qui s’étendra sur une distance de 22 kilomètres depuis la ville chrétienne-druze de Rashaya Al Wadi se trouvant sur les flancs Ouest du Hermon dans la direction Nord jusqu’à la ville de Aïta El Foukhar dans la Beqaa libanaise.
Cette muraille qui est un obstacle anti blindés est destinée à stopper les colonnes de tanks israéliens qui tenteront de faire une percée sur Damas. Lorsque cette muraille sera achevée, elle deviendra la plus grande ligne de fortification au Moyen-Orient et une zone militaire dont la largeur atteindra jusqu’à 14 kilomètres par endroit.

Elle sera sous le contrôle militaire exclusif du Hezbollah et de la Syrie.

Comment la construction de cette ligne est-elle possible dans une zone libanaise à dominance druze? La réponse est le rapprochement récent du dirigeant druze libanais Walid Joumblatt avec Assad et avec Nasrallah.
On rapporte d’autre part que le leader druze est également disposé à un rapprochement avec l’Iran, ceci dans le cadre de stratégie de survie druze libanaise qui avait fait rapprocher ce dernier très intimement avec les Israéliens suite à l’assassinat de son père par les Syriens au début des années 80.
D’autre part, comme des forces libanaises dont les systèmes d’armement sont peints aux couleurs du Hezbollah s’entrainent déjà en Syrie, il va devenir difficile de distinguer quels armements passent la frontière syro-libanaise et quand.
Comme la Syrie est parvenue à subtiliser la vigilance israélienne et à introduire des missiles de type Scud au Liban, Damas est passée à la seconde phase de son plan qui est de créer une zone tampon sous contrôle militaire syrien à l’intérieur du Liban par le truchement du Hezbollah.
Cette zone tampon permettra à l’armée syrienne d’y disperser des entrepôts d’armes prêtes à l’utilisation et gérés par du personnel syrien à 55 kilomètres de Beyrouth et à seulement 35 kilomètres de la zone du Sud Liban.
La prise de contrôle syrienne et du Hezbollah sur la ville de Rashaya Al Wadi offrira aux Syriens le contrôle de Wadi A Tamim où se trouvent des sources d’eau du Jourdain.

C’est la première fois depuis 1967 que les Syriens reprennent contrôle sur les sources du Jourdain et du Lac de Tibériade.
Quotidiennement sur les sites d’édification de la muraille, arrivent des convois de dizaines de camions fournissant les matériaux de construction, surtout du ciment. Dans de telles quantités que cela indique l’empressement syrien à terminer cette muraille au plus vite. A tel point que les usines produisant du ciment en Syrie ne peuvent fournir à leurs autres clients et que les projets de construction en Syrie sont gelés.
Meir Ben-Hayoun

16/05
http://www.israel7.com/2010/05/muraille-syrienne-au-liban/


1-10  Al-Manar : Israël envisage de voler ... le gaz libanais!
La compagnie d'énergie américaine "Nopel" a récemment annoncé qu'à la suite de tests sismiques tridimensionnels, il pourrait y avoir un champ de gaz immense dans une zone de la Méditerranée de capacité de 16 trillions de pieds carré. Immédiatement, les Israéliens ont jubilé, rêvant de transformer leur "Etat" en un Emirat pétrolier, ignorant que le champ en question se situe au-delà de leurs eaux régionales supposées, et s'étend à l'intérieur des eaux libanaises.
Donc, une nouvelle face du conflit s'amorce. La région où l'étude a été effectuée est située en face de la côte libanaise dans une zone maritime internationale, et plus précisément entre les frontières maritimes palestiniennes et chypriotes.
Mais "Israël" a autorisé à une compagnie américaine affiliée au Consortium avec d'autres compagnies israéliennes de perforer la zone en face de la côte libanaise à la recherche du pétrole.
La carte des prérogatives et la position des champs publiées en détails dans la presse israélienne, prouvent une fois de plus l'ampleur des transgressions des droits internationaux du Liban.

Il revient donc au Liban de défendre ses droits maritimes, au cas où cette nouvelle s'avère vraie.
De plus, l'Europe sera aussi intéressée par cette zone, parce qu'elle se situe à sa proximité!   
Selon le directeur général de la compagnie "Nopel" Tshak Davidson,  "nous avons de chances sérieuses pour de nouvelles découvertes, et ceci permettra à Israël de devenir un important exportateur de gaz sur l'échelle mondiale, dans les années à venir".  
Réagissant à cette nouvelle, des hommes d'affaires israéliens sont allés plus loin, estimant que les ressources en gaz seront quintuples par rapport aux estimations précédentes. Pour eux, le coût du gaz en cours de découverte remonte à 300 milliards de dollars au moins.    
Les travaux de recherches comme présentés sur les cartes, montrent que le forage pénètre dans des zones en face du littoral libanais ou dans des régions très éloignées du littoral "israélien".  
L'action de la compagnie "Nopel" atteint même les côtes chypriotes, et l'étude menée couvre le soi-disant "Block 12" situé dans les eaux régionales de Chypre!
Les companies israéliennes entameront leur action effective de forage vers le dernier quart de cette année en cours. A souligner que le bassin gazier en question se situe à 5 km de la terre et la profondeur de l'eau dans cette zone atteint les 1700 m. La compagnie "Nopel" et ses partenaires envisagent d'installer des plates-formes de forage dans la région pour ne pas tarder les travaux.

08/06/2010     

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141131&language=fr


1-11 Guerre du gaz entre "Israël" et le Liban?

Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a menacé de recourir à la force contre le Liban "pour protéger" des champs gaziers découverts dans la méditerranée.
 Landau a affirmé, lors d'une interview accordée,  jeudi, à "Bloomberg News", qu'"Israël n'hésitera pas à user la force, non pas pour défendre ses droits, mais pour défendre le droit maritime international", selon ses propres termes.
Il a également prétendu que le Liban n'a aucun quota dans les champs gaziers récemment découverts, estimant qu'ils se situent dans les eaux économiques d'"Israël".
Il a en outre ajouté qu'"Israël" discute avec Chypre du tracé des frontières maritimes, soulignant qu'il n'y a pas de désaccord entre les deux pays sur les travaux de forage.
 Ce que le quotidien Haaretz a démenti, révélant qu'une grande quantité du gaz découvert se situe dans les eaux chypriotes, faisant état d'un désaccord israélo-chypriote sur le tracé des frontières maritimes entre les deux parties.  
Côté libanais, le président du Parlement libanais Nabih Berri avait affirmé au début du mois de juin que le Liban devait exploiter le potentiel en gaz et en pétrole au large de ses côtes, tout en mettant en garde contre un monopole israélien des réserves énergétiques dans l'est de la Méditerranée.
M. Berri réagissait ainsi à une annonce faite par Nobel Energy, compagnie basée aux Etats-Unis, laquelle a fait état d'un potentiel de 453 mds m3 de gaz au "large d'Israël".

M.Berri a également appelé, "le Liban à immédiatement prendre des mesures pour défendre ses droits non seulement financiers, mais également économiques politiques et souverains".
"Israël s'est empressé de se présenter comme un Emirat pétrolier, ignorant le fait que, d'après les cartes, ce gisement s'étendait jusqu'aux eaux libanaises", a en outre souligné M. Berri.
Le groupe parlementaire présidé par Nabih Berri a soumis une proposition de loi en vue de l'exploitation de ces ressources, appelant le gouvernement libanais "à relever ce défi".
Dans ce contexte, l'analyste des affaires israéliennes, du quotidien as-Safir, Hilmi Moussa, -s'appuyant  sur des documents israéliens- a rapporté que "la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s'étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre."
Selon as-Safir, "Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne pour chercher du pétrole dans la région près des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d'affaires israéliens, montre l'étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises."

25/06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143732&language=fr


1-12 Myriam Abraham : En Méditerranée Israël S’apprête A Voler Le Gaz Du Liban Avec L’Aide D’Une Cie Américaine.

Circulez il n’y a rien à voir !

Israël ne veut pas de bateaux d’aide humanitaire dans les eaux internationales au large de «ses côtes» pour protéger des regards indiscrets ses forages illégaux de gaz et pétrole qu’il vole aux Palestiniens et aux Libanais.

Selon un article publié dans le quotidien libanais As-Safir, un site de gaz nouvellement découvert, le Leviathan, s’étend dans les eaux territoriales libanaises obligeant le Liban à défendre ses intérêts économiques et pourrait devenir une nouvelle source de conflit avec le régime sioniste.
L’analyste des affaires israélienne du As -Safir, Hilmi Moussa, s’appuyant- sur des documents israéliens a rapporté que «la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s’étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre.»
On comprend maintenant pourquoi Israël n’a pas hésité il y a plus d’une semaine à massacrer des humanitaires sur le bateau turc le Mavi Marmara et menace toute embarcation naviguant dans ces eaux internationales et à proximité de la côte de Gaza. Israël ne veut pas qu’on voit ses activités offshores illégales de pillage des ressources en gaz mais aussi en pétrole appartenant aux Palestiniens et aux Libanais.
Selon As - Safir, «Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne, qui n’a aucun droit sur la Palestine, pour chercher du pétrole dans la région prés des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d’affaires israéliens, montre l’étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises.»
Moussa, dont l’article a été publié en première page du quotidien As- Safir, sous le titre : « Israel preparing to steal gas fields in Libanon waters » (Israël se prépare à voler des champs de gaz dans les eaux libanaises) a dit que «si ces préparations et études sont vraies - la région sera bientôt la proie d’un nouveau conflit entre Israël et le Liban qui défendra ses droits dans ses eaux.»
« Cela veut dire que l’intérêt international dans la région et ses aspects économiques vont augmenter par le simple fait de l’importance des ressources en gaz mais aussi à cause de la proximité de l’Europe et de ses côtes. » Israël prétend ainsi pouvoir devenir à long terme fournisseur en gaz de certains pays de l’UE.
L’analyste, Moussa a ajouté que « les sites de forage Rut, Tamar,Leviathan, et Alon, sont dans une zone qui englobe des sites au large des côtes libanaises ou dans des endroits situés très loin des côtes des territoires occupés « .
Tamar se trouve à 90 km au large du port de Haïfa posséde selon les estimations de Noble Energy une capacité de 238 milliards de M3 de gaz c’est le plus gros champ gazier mondial découvert ces trois dernières années. Il devrait être productif dés 2012. Selon les découvertes de Noble, Tamar représenterait environ 35 années des besoins d’Israël en gaz naturel. Tamar appartient pour 30% à Noble, 28.75% à Isramco Negev, et 31% à Delek Drilling.
A Leviathan l’estimation est de 16 mille milliards de M3. Tamar et Leviathan sont situés à proximité l’un de l’autre. D’autres sites qui se trouvent autour d’eux ont une capacité totale de 850 milliards de M3 (30 mille milliards de M3). Noble détient 40% de Leviathan, Delek et Avner 22.7% Ratio Oil Exploration 15%.
« Les données montrent que les compagnies Noble Energy et Delek ont reçu des privilèges d’Israël pour forer le site Alon A et Alon B qui s’étend jusqu’aux côtes de Chypre, et que Nobel Energy ne cache pas le fait que la recherche sur laquelle il base ses estimations couvre une zone nommée Block 12 dans les eaux de Chypre ».
Nobel Energy est une Cie américaine et a formé un consortium avec des Cies israéliennes. Delek Drilling appartient à la multinationale israélienne Tshuva qui appartient à Yitzhak Tshuva qui possède aussi la compagnie d’assurance Phoenix.
Noble Energy a conduit une étude sismique il y a de cela 6 mois pour Alon A et Alon B et a annoncé avoir trouvé d’importantes ressources naturelles sous marines en gaz. Noble Energy prévoit également de mener une étude sismique en 3D d’ici la fin de cette année. Le Petroleum Council israélien qui accorde les licences d’exploitation a donné l’autorisation pour 22 licences pour Delek et Noble, leur permettant de contrôler 60% de ce qu’Israël nomme illégalement ses « eaux territoriales » disponibles pour l’exploitation de pétrole et de gaz.
Les licences de Delek couvrent un territoire de 7750 KM2 et celles de Noble 6100 KM2.
Noble Energy, la compagnie américaine travaille en étroite collaboration avec le gouvernement israélien. C’est en tout cas ce qu’affirme Yaakov Mimran, Commissionnaire du Petroleum and Mining au sein du ministère israélien des infrastructures nationales.
« Nous avons discuté avec Noble Energy sur certaines questions stratégiques je ne peux pas donner de détails mais je dois faire remarquer que Noble a le même point de vue que nous en ce qui concerne les intérêts de l’état et a pleinement conscience des besoins de l’état. Je suis allé à Houston, j’y ai rencontré des équipes travaillant sur Tamar et on sent leur conscience et leurs bons sentiments à l’égard d’Israël. »
L’importance de ces découvertes en ressources énergétiques sous marines méditerranéennes pourrait aussi expliquer pourquoi, de mèche avec Israël pour les exploiter, Chypre avait refusé aux bateaux de la Freedom Flotilla l’autorisation d’entrer dans ses eaux territoriales et d’accoster pour embarquer des activistes pacifiques.
De même, certains pays de l’Union européenne ont proposé de prendre en charge l’inspection des cargaisons humanitaires à destination du port de Gaza ce qu’Israël a refusé et pour cause ! Il va s’en dire aussi que ce n’est pas à l’UE de faire la police des mers pour le compte d’Israël et de se transformer en armée de supplétifs du régime sioniste afin de lui permettre de forer librement offshore pour voler les ressources en gaz et pétrole des Palestiniens et des Libanais. Ce que font d’une certaine manière au large des côtes libanaises les forces navales occidentales engagées dans la surveillance des eaux territoriales libanaises depuis la guerre de 2006.
Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a déclaré récemment alors qu’il était en visite en Chine : « Israël est devenu une superpuissance gazière. Ces découvertes ont le pouvoir de faire d’Israël un acteur principal sur le marché du gaz international ».
Facile de comprendre pourquoi la vie d’au moins 9 humanitaires assassinés froidement sur le Mavi Marmara qui transportait de l’aide à Gaza assiégée n’a aucune valeur pour les dirigeants israéliens et leurs acolytes chez les requins du pétrole et du gaz américains et autres aux vues des milliards de milliards de M3 de gaz mais aussi des ressources en pétrole à exploiter dans les fonds marins méditerranéens qu’Israël s’approprie illégalement les volant aux Palestiniens et au Liban.

Myriam Abraham

Jeudi 10 Juin 2010

http://www.planetenonviolence.org/En-Mediterranee-Israel-S-apprete-A-Voler-Le-Gaz-Du-Liban-Avec-L-Aide-D-Une-Cie-Americaine_a2211.html


1-13 Le Liban rejette les menaces israéliennes autour des gisements pétroliers.

Le Liban a rejeté en bloc les menaces lancées par le ministre de l'infrastructure israélien, Uzi Landau, d'utiliser la force pour s'emparer des gisements de Gaz et de pétrole situés dans les eaux internationales à l'Est de la Méditerranée, sous prétexte que ses gisements découverts sont situés dans les eaux contrôlées par l'entité sioniste.  
Le président du parlement libanais, Nabih Berri, a affirmé que le Liban a le droit d’exploiter les gisements de pétrole et de Gaz, en précisant que le droit au travail à les exploiter représente la meilleure réponse aux menaces sionistes.
Berri a déclaré que  la meilleure réponse à la menace du  ministre de l'Infrastructure est d'accélérer l'adoption d'une loi d'exploration directe, soulignant que la question n'est pas de marquer des points, mais elle se rapporte principalement aux intérêts du Liban.
Et de se s’interroger : « Je comprends que certaines personnes soient contre moi pour ce qui est de  l'élimination du confessionnalisme politique, mais pourquoi ils sont contre moi également pour annuler la dette publique »
Berri qui s’exprimait à la presse a poursuivi : «   les quantités de pétrole et de gaz qui se trouvent dans les eaux territoriales assurent au Liban non seulement son autosuffisance, mais contribuent à réduire considérablement la dette publique.
Il a dit qu'il présidera les réunions des comités mixtes et que dans le cas où la séance est sabotée  il n’hésitera pas à faire  appel « à  une troisième session et une quatrième et une cinquième jusqu'à ce que Dieu en décide».
Berri avait affirmé auparavant que l'entité sioniste ignore la vérité que les gisements sont situés dans les eaux régionales libanaises  selon les cartographies,  appelant le gouvernement à se dépêcher pour exploiter ces champs. 
Le directeur général des établissements de pétrole, Serkis Halis, avait déjà affirmé que le Liban prendrait au sérieux les menaces israéliennes d'utiliser la force pour s'emparer les gisements  de gaz et de pétrole libanais.
Par ailleurs, le représentant du Hezbollah au sud Liban, cheikh Nabil Kaouk, a réitéré, vendredi, le droit du Liban à chaque goutte de pétrole au large de ses côtes, à l'instar de son droit à chaque grain de sable dans les fermes occupés de Chebaa. 
Lors d'une cérémonie au sud-Liban, cheikh Kaouk a ajouté que les Libanais doivent défendre ce droit lié à la souveraineté libanaise. 
S'agissant du retard dans l'approbation du projet de loi de l'exploration des richesses pétrolières au large des côtes libanaises, cheikh Kaouk a affirmé que tout retard sert les objectifs israéliens, qui selon lui, les Etats-Unis cherchent à les propager au Liban.   
De son côté, le député du Hezbollah, Nawaf Moussawi, a condamné les menaces proférées par le ministre israélien Uzi Landau contre le Liban. Pour Moussawi, ces menaces doivent motiver de plus le gouvernement libanais à se lancer dans les travaux de forage et non pas le contraire. 
  Quant au député Kassem Hachem, il s'est dit inquiet de la présence d'autres raisons derrière l'atermoiement de certains responsables libanais et du retard dans l'approbation du projet de loi relatif aux travaux de forage. Il faisait notamment allusion aux députés du courant "Futur" qui ont boycotté la session parlementaire qui devait discuter de ce projet de loi.

26/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143879&language=fr


1-14 Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre des champs gaziers.

Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a menacé d'user la force contre le Liban "pour protéger" les champs gaziers découverts dans la mer méditerranéenne.
Landau a affirmé, lors d'une interview accordée,  jeudi, à "Bloomberg News", qu'"Israël n'hésitera pas à user la force, non pas pour défendre ses droits, mais pour défendre le droit maritime international", selon ses propres termes.
Il a également prétendu que le Liban n'a aucun quota dans les champs gaziers récemment découverts, estimant qu'ils se situent dans les eaux économiques d'"Israël".
Il a en outre ajouté qu'"Israël" discute avec Chypre du tracé des frontières maritimes, soulignant qu'il n'y a pas de désaccord entre les deux pays sur les travaux de forage.
Or, le quotidien Haaretz, a révélé qu'une grande quantité du gaz découvert se situe dans les eaux chypriotes, faisant état d'un désaccord israélo-chypriote sur le tracé des frontières maritimes entre les deux pays.  
Côté libanais, le président du Parlement libanais Nabih Berri a affirmé au début du mois de juin que le Liban devait exploiter le potentiel en gaz et en pétrole au large de ses côtes, tout en mettant en garde contre un monopole israélien des réserves énergétiques dans l'est de la Méditerranée.  
M. Berri réagissait ainsi à une annonce faite par Nobel Energy, compagnie basée aux Etats-Unis, laquelle a fait état d'un potentiel de 453 mds m3 de gaz au "large d'Israël".  
M.Berri a également appelé, "le Liban a immédiatement prendre des mesures pour défendre ses droits non seulement financiers, mais également économiques politiques et souverains".  
"Israël s'est empressé de se présenter comme un Emirat pétrolier, ignorant le fait que, d'après les cartes, ce gisement s'étendait jusqu'aux eaux libanaises", a en outre souligné M. Berri.  
Le groupe parlementaire présidé par Nabih Berri a soumis une proposition de loi en vue de l'exploitation de ces ressources, appelant le gouvernement libanais "à relever ce défi".
 Dans ce contexte, l'analyste des affaires israéliennes, du quotidien as-Safir, Hilmi Moussa, -s'appuyant  sur des documents israéliens- a rapporté que "la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s'étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre."   
Selon as-Safir, "Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne pour chercher du pétrole dans la région près des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d'affaires israéliens, montre l'étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises."

25 Juin

http://www.almanar.com.lb


1-15 Les « bruits de bottes » au Sud, de simples rumeurs, estime Paris…
La porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé hier l'engagement de la France aux côtés du Liban et lancé un message en faveur d'un apaisement.
La France n'est nullement inquiète de ce qui se dit sur une guerre contre le Liban et considère qu'il s'agit de simples rumeurs, a déclaré en substance hier Bernard Valéro, porte-parole du Quai d'Orsay, lors de son point de presse bihebdomadaire.
En réponse à une question sur les bruits de bottes que l'on croit entendre dans la région et plus particulièrement au Liban-Sud, M. Valéro a affirmé : « Bruits de bottes, une région au bord de la guerre... cela se passe dans une région fragile et ce ne sont pas les bruits de bottes qui régleront les problèmes.

La France est engagée par sa présence au sein de la Finul. Nous sommes engagés au respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Liban tout comme nous sommes engagés dans la recherche de la paix dans la zone. C'était là l'objet du déplacement du ministre Bernard Kouchner dans la région, et en particulier au Liban et en Syrie. C'est également l'engagement de toutes les instances de la diplomatie française sur les divers volets, syrien, libanais et palestinien, pour que tout aille au mieux. »
« Ces bruits de bottes, a poursuivi le porte-parole du Quai d'Orsay, ne doivent pas se produire, d'autant qu'ils s'amplifient puis s'arrêtent. Il faut s'interroger sur ce phénomène que nous considérons comme étant des rumeurs. »
« Bien sûr, cela nous préoccupe et nous occupe », a ajouté Valéro, tout en précisant que l'objectif de la France est de tout faire pour parvenir à un apaisement qui est notre message et notre responsabilité, ainsi que celle de chacun car l'essentiel est de rechercher une solution. »
Au sujet de la flottille de la paix qui s'apprêterait à partir du Liban vers Gaza, le porte-parole a déclaré : « Nous appelons les diverses parties à la responsabilité et rappelons la position de la France contre le blocus de Gaza, un blocus qu'il faut lever au plus tôt. »
« Ce sujet ainsi que d'autres, a poursuivi M. Valéro, seront débattus lors de la réunion du quartette sur le Moyen-Orient qui se tiendra jeudi prochain à Paris. »
Ces propos rassurants et apaisants du porte-parole du Quai d'Orsay sont considérés par les observateurs à Paris comme
étant une sorte de réponse à ce qui avait été publié il y a quelques jours dans certains journaux libanais au sujet d'une demande du président Sarkozy adressée aux autorités israéliennes, dans laquelle il les enjoignait d'éviter de prendre pour cible les soldats français de la Finul en cas de conflit au Liban-Sud.

26 juin 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/66240...


1-16 Armes à sous–munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

Des grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire les armes à sous-munitions mais il reste encore du chemin à parcourir, ont dit des activistes lors d’une conférence mondiale sur la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) à Santiago, au Chili.
« C’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam. Nous avons aussi été très satisfaits de la vivacité du débat », a dit Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), à IRIN.
La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.
La conférence cherchait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention, et elle a préparé le terrain pour la première réunion des Etats Signataires au Laos en novembre de cette année.
« Il reste beaucoup de travail à faire – il y a des pays qui n’ont pas encore signé la convention, et beaucoup d’autres qui l’ont signée mais pas ratifiée », a dit Branislav Kapetanovic, un activiste de la CMC, et ancien démineur venant de Serbie qui a perdu ses mains et ses pieds durant un accident de déminage dans l’ancienne Yougoslavie.
Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel, selon M. Nash.
Pourtant, des militants pour les droits humains disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger.

Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.
De nombreuses petites bombes n’explosent pas – de par leur conception ou par défaut – et deviennent ainsi une menace pour la vie et les moyens de subsistance durant des années après la fin d’un conflit. Dans certains cas, comme au Liban à la suite de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies.
Dans une certaine mesure, la réponse mondiale à l’emploi d’armes à sous-munitions au Liban a initié les efforts pour interdire ces armes une bonne fois pour toute. Les pays dont les habitants souffrent depuis longtemps des armes à sous-munitions incluent l’Angola, le Kosovo, l’Irak et le Laos.
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes », a dit M. Kapetanovic.

(IRIN)

14 juin 2010

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=89478


1-17 De plus en plus de mises en garde contre « une implantation qui ne dit pas son nom »
Droits civils des Palestiniens

Les pôles chrétiens appellent à un débat sain et calme pour l'amélioration des conditions de vie des réfugiés. Boutros Harb a tenu hier, « en raison d'un climat délétère qui met en péril l'unité nationale », à organiser un point presse sur la question des droits civils des réfugiés palestiniens.
Le ministre du Travail a commencé par rappeler que les énormes problèmes nés de la présence armée palestinienne sur le sol libanais a failli transformer les deux peuples en irréductibles ennemis, « ce qui a poussé le peuple libanais toutes tendances confondues à refuser d'une même voix n'importe quel projet d'implantation des Palestiniens au Liban », un refus inscrit en noir et blanc dans le préambule de la Constitution et partagé par les Arabes au cours du sommet de Beyrouth en 2002.
« Je voudrais insister sur le fait que ce refus ne reflète pas une quelconque peur des Libanais par rapport à leur identité nationale ou leur unité, mais qu'il est plutôt le signe de leur détermination à défendre jusqu'au bout le droit au retour des réfugiés palestiniens », a-t-il dit, rappelant aussi que la déclaration ministérielle du gouvernement Hariri stipule clairement tout cela, sans compter un travail main dans la main avec la communauté internationale « pour assurer à ces réfugiés une vie digne, ainsi que l'octroi de leurs droits sociaux et humanitaires jusqu'à leur retour ».
Il est temps, pour Boutros Harb, que commence un débat « fraternel et sincère », surtout que les pages noires « sont désormais derrière nous ». Un débat qui permettrait de « faire le point sur les doléances des réfugiés sur les plans humanitaire et social, le tout dans le respect de la Constitution », a-t-il indiqué, avant de rentrer dans les détails des propositions de lois concernant les droits civils des Palestiniens avancées il y a quelques jours place de l'Étoile par Walid Joumblatt.
« Il est désolant qu'un tel débat sur lequel nous sommes tous d'accord provoque une pareille division au sein des Libanais, un pareil clivage communautaire à cause du caractère de double urgence dont ces propositions ont été revêtues », a relevé le ministre du Travail, mettant en avant l'urgence d'être « objectifs et calmes ». Et de poursuivre : « Il est encore plus désolant que les divergences sur le fond de ces propositions entraîne un ouragan de prises de position les unes plus crispées que les autres et qui mettent en péril l'unité
nationale. »
Boutros Harb a également insisté sur la nécessité du respect concomitant « et dans les deux sens des droits et des devoirs » dans la relation entre l'État libanais et les réfugiés palestiniens, ce qui signifie « le règlement du problème éminemment souverainiste des armes palestiniennes hors et dans les camps, ce qui impose aux Palestiniens, à tous les Palestiniens au Liban, le respect des lois libanaises : ils devront ainsi remettre leurs armes à l'État, censé assurer à ces réfugiés stabilité, sécurité et défense », a expliqué le ministre du Travail.
Ce dernier a réclamé en outre un plan diplomatique qui protégerait le Liban de l'éventualité de l'implantation sur laquelle « insistent les Israéliens », surtout que le Liban « peut profiter du fait qu'il est membre non permanent du Conseil de sécurité » jusqu'en décembre 2011.
Interrogé sur l'acquisition de bien-fonds par les Palestiniens, Boutros Harb a préféré éluder la question, rappelant que la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice est en plein débat sur le sujet.
Abou Nader et Pharaon
Cette question des biens-fonds, le patron du Front de la liberté, Fouad Abou Nader, l'a évoquée du perron de Bkerké. « Tout ce débat autour des droits civils des Palestiniens regorge de points d'interrogation, ne serait-ce que par le timing de cette proposition, à l'heure où le Liban ploie sous une dette phénoménale », a-t-il commencé par dire. « Tout ceci est suspect et il y a de mauvaises intentions », a-t-il insisté, rappelant que les chrétiens ont « soutenu » les Palestiniens « depuis le début, il y a 60 ans ; ils les ont reçus : Michel Chiha, le président Sleimane Frangié, les étudiants Kataëb, etc. Voilà pourquoi il est impératif d'éviter les surenchères au sujet de la cause palestinienne », a-t-il dit, s'étranglant contre ceux qui appellent à l'octroi du droit au travail « alors que nos fils émigrent pour trouver un emploi et que le taux de chômage dépasse au Liban les 36 % ». Et Abou Nader de résumer : « Tout ceci est une implantation qui ne dit pas son nom. »
Un avis partagé par une grande partie de la classe politique du 14 Mars.
Le ministre d'État chargé des Relations avec le Parlement, Michel Pharaon, qui a insisté sur le fait que le lieu idéal pour la prise de décisions concernant les réfugiés palestiniens reste le Conseil des ministres, a rappelé le consensus sur la nécessité d'améliorer les conditions de vie des réfugiés et sur le refus absolu de l'implantation. « Arrêtons les surenchères, arrêtons de faire croire que les chrétiens sont contre les mesures visant à cette amélioration ; c'est juste que ces mesures doivent être prises progressivement, dans un climat consensuel et calme. Toute autre proposition serait suspecte et malsaine », a affirmé le ministre Pharaon, alors que le député Nadim Gemayel jugeait, à l'issue d'une audience avec le métropolite de Beyrouth Mgr Élias Audeh, que ce dossier est éminemment « délicat et critique ».

26 juin 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/662413/De_plus_en_plus_de_mises_en_garde_contre_<<+une_implantation_qui_ne_dit_pas_son_nom+>>.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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