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10/07/2010

n°136 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Suite : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

n°136 -  Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Suite  : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  

n°136 du 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

1-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »



1-5 Nasrallah aux Israéliens: mise en garde : Si vous bloquez notre côte, tous vos navires seront frappés.
Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a adressé à l’entité sioniste une nouvelle mise en garde, au cas où elle ouvre les hostilités contre le Liban : « tous les navires qui se dirigeront vers les ports de
la Palestine occupée durant cette guerre seront la cible des missiles de la Résistance islamique » a-t-il scandé devant une foule dans la Banlieue-sud de Beyrouth, venue célébrer la fête de la résistance et de la libération, dix années après le retrait israélien humiliant  du Liban Sud.
Sachant que Sayed Nasrallah avait dans des discours précédents averti les Israéliens qu’en cas de guerre, leur front intérieur fera l’objet d’attaques, et que la guerre prochaine ne sera plus comme les guerres précédentes au cours desquelles ce front israélien intérieur était constamment épargné. 
S’agissant des manœuvres et des menaces israéliennes, le chef de la résistance tenu à rassurer les Libanais que les Israéliens ne sont pas actuellement dans la perspective de déclencher une guerre, parce selon ses termes « ils se trouvent dans l’impasse… sont inquiets et préoccupés.. , et ont le plus peur de cette guerre ». Demandant à tous les Libanais de puiser leur puissance de leurs propres capacités, et d’avoir confiance qu’ils remporteront la  prochaine guerre, et changeront la donne  géographique dans la région.
LES PRINCIPALES IDEES DU DISCOURS
Salutations aux âmes pures de tous les martyrs sur la voie de la victoire, au maitre des martyrs, sayed Abbas Moussaoui, au cheikh des martyrs, cheikh Rageb Harb, au commandant de la résistance hajj Imad Moughniyé..
Bénie soit cette victoire dédiée à tous les Libanais,  Arabes, Musulmans et à tous les libres du monde. En cette occasion, qui est la victoire de la résistance contre l’oppression, …, la victoire du  sang contre l’épée, de la volonté contre  la force, de la foi contre les  appels au découragement 
Nous savons que l’invasion israélienne du Liban en 1982 faisait partie d’un projet américano-israélien visant  toute la région, dont
la Syrie et le Liban et voulait contrecarrer les évolutions qui se passaient en Iran, après la révolution islamique et l’instauration de la République islamique.
 En l’an 2000 ce projet a complètement échoué. Bien entendu, depuis, d’autres projets ont été mis au point, …,  nous espérons qu’il en sera ainsi jusqu’à ce qu’ils échouent eux et non plus leur projets uniquement.
L’un de ces projets prévoyait de bâtir des colonies sionistes au Liban sud. Mais ils ont voulu attendre un an après l’occupation, pour voir la situation, et s’assurer que leur projet avait le dessus, hélas, grâce entre autre à l’assistance de parties libanaises  intérieures.
Mais ce projet a finalement échoué grâce au sang des martyrs, aux auteurs des opérations martyres qui étaient nombreuses, au début du conflit,…, et qui ont radicalement changé la donne. C’est ainsi que les Israéliens ont changé d’avis.
 Je voulais évoquer  cette question parce qu’elle vient d’être révélée dernièrement.
Bref, l’an 2000 est l’année des moissons. Elle a été possibles malgré toutes les souffrances que notre peuple a endurées, les massacres, les déplacements massifs, les sacrifices, et ce grâce à la persévérance dont il a fait preuve. Quand certains commandants de  la résistance parlaient de la victoire, et qu’Israël avait perdu et allait sortir humilié du Liban, à l’instar de  Sayed Abbas, certains l’ont pris en dérision et se sont moqués de lui.
Pourtant, vous avez vu de vos propres yeux cette victoire retentissante en l’an 2000
Qui donc s’attendait à ce qu’Israël se retire en toute humiliation et embarras ; certains hauts dirigeants israélien l’ont avoué qu’ils sont sortis du Liban, trainant leur humiliation entre les pieds …
Qui donc s’attendait à un tel scénario. Cela relevait du rêve, de l’illusion et non de la réalité
Cela s’est passé devant vos yeux, et a été diffusé par toutes les chaines  satellitaires du monde entier
Ceci s’est réalisé grâce à la volonté, à la persistance et à la patience de nos gens qui soutenu la résistance, surtout ceux qui vivaient au Liban Sud, particulièrement dans les lignes les plus avancées, dans
la Békaa de l’Ouest aussi.
Nous, à Beyrouth, étions épargnés, mais en  20006, nous avons eu notre lot d’endurances aussi.
Durant toute cette date, il n’y a jamais eu de consensus national autour de la résistance
Cet exploit a également été réalisé grâce à la stabilité politique et sécuritaire qui régnait, ce qui a permis à la résistance de se consacrer à l’action militaire contre Israël. Grâce aussi à la collaboration avec l’armée et les forces de l’ordre.
A signaler aussi la persistance des autorités politiques libanaises qui ont résisté aux tentatives de dramatisation américaines. Barak avait promis de se retirer et a entrepris un marchandage pour obtenir une contrepartie de son retrait, certains avantages, certaines garanties. Les autorités libanaises ont catégoriquement refusé de les lui accorder.
Il faut aussi rendre hommage au soutien de
la Syrie et de la république  islamique…
Tous ces facteurs servaient d’assistants au facteur décisif et principal qui n’est autre que celui de la  résistance. Sans la résistance, nous n’aurions  jamais réalisé cette victoire : c’est grâce au courage des combattants, leur bravoure, leurs sacrifices, que la défaite psychologique de l’ennemi avant sa défaite militaire ont été possibles, une défaite infligée à son armée, à ses dirigeants militaires et politiques, et son public.
Sachez que ce ne sont pas les Israéliens qui ont imposé le temps, le scénario et les conditions de ce retrait. C’est nous qui les avons imposés à l’ennemi.
Cette victoire, nous le réaffirmons une nouvelle fois, a été réalisée grâce à cette fameuse équation, celle de l'harmonie entre la résistance, l’armée et le peuple.
Le président de la république le général Miche Sleïmane a bien fait de la rappeler. D’un côté, il exprime le contenu du communiqué  ministériel, la position officielle libanaise, ainsi que ses convictions à la lumière de son expérience et de l’avis de la plupart des Libanais.
Il n’ya jamais eu de consensus pour la résistance, ni de consensus contre la résistance. Mais la majeure partie du peuple libanais soutenait ce choix. Dès lors, je ne répondrai pas aux commentaires venus de toutes parts
Ceci dit, cette victoire a institué une nouvelle phase du conflit. Les Sionistes en étaient pleinement conscients. Ainsi que certains dirigeants et milieux officiels arabes, qui hélas, avaient contacté le gouvernement israélien et lui ont demandé de ne pas se retirer sans condition…
Ce n’est pas surprenant de leur part, parce ce que nous savons que ceci s’est passé plus tard durant la guerre 2006, parce qu’ils ne voulaient pas que le Hezbollah sorte pas vainqueur et fier.
Oui, cette information est crédible, elle est logique. Ainsi, ils leur disaient que leur retrait allait compliquer le processus de paix, et mettre les dirigeants pour œuvrent  pour les négociations devant une posture critique face à leurs peuples, qui vont leur demander de suivre l’exemple du Hezbollah…
Entre 2000 et 2010, des évènements importants, ont eu lieu et beaucoup de choses ont changé..
Des grands projets ont échoué. Le parcours du processus de paix dans son volet palestinien est dans l’impasse. Le Liban et
la Syrie se trouvent au centre d’intérêt régional et international.
Et l’éventualité d’une guerre inquiète tout le monde
Personne ne peut nier qu’Israël vit un sentiment grandissant d’inquiétude et d’embarras. Il n’est pas ---- mais il est certes bien apeuré.
Ceci se reflète dans les médias israéliens, à travers les propos des responsables israéliens, qui avouent faire face à des défis graves.
C’est pour cela qu’ils ne cessent d’effecteur des exercices, qui coûtent très cher…
L’ennemi est contraint de tirer les leçons de la guerre 2006 pour remédier aux lacunes
Ce qu’ils appellent Tournant 4. Avant, il y a eu Tournant un, puis deux et puis trois. Ils en sont à une quatrième série, depuis la guerre 2006. Le tout pour préparer ce qu’il faut faire si le front interne fait l’objet d’une attaque.
Au fil des conflits qui ont éclaté entre l’entité sioniste et nous, de nouvelles questions se sont ajoutées..
Parfois le pilonnage est sporadique, d’autre, il est précis et précise sa cible…
Parfois ce sont les civils qui sont visés d’autres ce sont les sites officiels et gouvernementaux, militaires, sécuritaires …
Pourquoi toutes ces manœuvres. C’est la 1ère fois qu’Israël en fait tant, tout en les étendant sur toute la surface de l’entité sioniste , c’est la première fois et ne semble pas être la dernière : un responsable israélien vient de déclarer que les Israéliens devraient s’habituer à ce genre d’exercices…
Dans le passé, l’armée israélienne agressait les autres sans jamais être inquiétée pour son front intérieur qui était toujours à l’écart..
Mais ceci a changé : si nous sommes bombardés, alors nous les bombarderons, s’ils nous tuent, nous les tuerons ; s’ils nous déplacent, nous les déplacerons ; c’est bien ceci le point de faiblesse de ler nouvelle stratégie. 
Il y a quelques jours, un responsable israélien a dit, en allusion à son entité, oui nous sommes une force militaire, mais notre peuple est gâté et peureux et ne veut pas supporter
Cette phase où le front intérieur était épargné est terminée.
 Aujourd’hui, les Israéliens veulent rassurer ce front intérieur
Mais des commentaires israéliens qui mettent en doute l’efficacité de ces manœuvres ne manquent pas, s’interrogeant sur ce qui adviendra  lorsque les bombes seront larguées de toutes parts.
Même quand ils parlent de l’Iron Dome, du bouclier anti missile, il le font pour rassurer leur public..
 Tout le bruit sur les Scud , c’est finalement pour obtenir les 250 millions du Congrès, pour aider Israël à fabriquer ce bouclier.
Imaginez que les USA qui souffrent d’une crise économique au risque de répercuter l’exemple grec  trouvent de l’argent pour le donner à Israël.
Ils ont peur d’une guerre et de ses séquelles..
Tous les déclarations, celles de Netanyahou, de Barak et autres  disent qu’ils veulent l’accalmie..
Alors qu’au Liban, certains en revanche ne se lassent pas de parler de guerre, beaucoup plus qu’en Israël, parce qu’ils veulent  faire peur aux gens ici
A l’intérieur de l’entité, les responsables sont obligés de diffuser des lettres d’accalmie, pour rassurer le public israélien. Il y a quelques jours, des voix s’étaient élevés pour exiger un discours rassurant
Ce n’est certes pas par amour du Liban et des Libanais qu’ils disent qu’ils ne veulent pas de guerre. 
Cette inquiétude est due à la volonté de résistance, politique, populaire, culturelle, militaire, au Liban, en Syrie, en Palestine et en Iran.
Ils savent que d’aucuns se préparent jour et nuit. Ce qu’ils appréhendent le plus ce sont les missiles dont je vais parler plus en détail plus loin…
C’est pour cela que l’ennemi envoie ses délégations aux quatre coins du monde, en Russie, en Europe, en Amérique Latine,  et propose ses services pour les dissuader  de vendre des armes aux états de la résistance et du refus, de crainte qu’elles ne parviennent en fin de compte ente les mains des résistants ; c’est pour cela que l’ennemi investit toutes ses capacités et ses relations avec les autres, pour que ces derniers dépêchent leurs délégations au Liban et fassent pression sur notre pays et notre région, pour nous empêcher de devenir plus forts. C’est pour cela que le Liban est devenu le centre d’intérêt dernièrement. C’est à cela que je faisais allusion la dernière fois lorsque j’ai posé la question de savoir pourquoi tant de délégations venaient en tournée au Liban et dans la région. 
Il y a quelques jours, le président syrien Bachar ElAssad a dit quelque chose d’important : il a dit que le monde respecte
la Syrie parce qu’elle soutient la résistance au Liban et en Palestine, et c'est vrai. Que dire alors du Liban, là où se trouve cette résistance? Le Liban attire l'attention du monde à cause de la résistance, et telle est la réponse à ma question que j'ai posée il y a quelques jours. Ce n'était pas une question rhétorique, mais il y a des gens de mauvaise foi. Le Liban est un pays hospitalier, nous avons l'honneur de voir que ce petit pays qui ne contient ni le pétrole ni les mines d'or ou de diamants attire l'attention du monde grâce aux valeurs de ses hommes qui refusent l'humiliation et s'attachent à la liberté, à la dignité et à la souveraineté, comme le font les combattants et la résistance.
La plupart des délégations étrangères et arabes viennent au Liban parce qu'au Liban il y a une résistance. Nous savons ce qu'elles disent aux responsables libanais. Ces délégations parlent de missiles Scud, de la frontière libano-syriennes, du trafic d'armes, de la résolution 1701, de la situation au Sud, des intentions du Hezbollah, du reflet de la situation à Gaza sur le Liban, des répercussions d'une frappe militaire israélienne contre les sites nucléaires iraniens sur le Liban. Elles viennent s'assurer sur la sécurité d'Israël, et protéger Israël, peu leur importe le Liban.
Je dis ceci pour confirmer en ce dixième anniversaire de la fête de la résistance et de la libération
 que la force principale du Liban réside dans cette formule, la formule de l'armée et de la résistance que nous devons préserver et renforcer pour faire face aux défis de l'avenir, et quiconque néglige cette formule veut volontairement ou involontairement exposer le Liban aux agressions israéliennes.
A la base de tout ce qui précède, notre évaluation de la situation reste la même: nous écartons fortement une nouvelle guerre israélienne.  
Au cours du dernier congrès annuel ou périodique de l'AIPAC aux Etats-Unis, un congrès très influent à aspect stratégique qui rassemble le lobby sioniste, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton était l'une des orateurs. D'habitude, on prépare bien son discours parce qu'il s'agit de prendre des positions. Clinton était très franche en s'adressant aux juifs: "Nombreux sont ceux qui considèrent que la situation actuelle peut persister. Mais les dynamiques de la démographie, de l'idéologie et de la technologie rendent impossible la poursuite de l'état actuel".      
Selon elle, le facteur démographique ne permettra pas l'établissement d'un Etat juif en Palestine. Se basant sur l'idéologie politique, elle déclare: "Nous ne pouvons pas négliger les répercussions politiques de la poursuite du conflit entre ceux qui acceptent la paix dans la région et la coexistence avec Israël et ceux qui les refusent". 
Elle précise que l'axe de la "modération" est en recul face à l'autre axe qu'elle qualifie d'extrémiste. Ce qui s'est passé en l'an 2000, en 2006 et la ténacité de Gaza a instauré une nouvelle idéologie qui embarrasse l'axe de la modération.  
Troisièmement elle évoque la technologie: "Nous devons tous réaliser que la technologie sophistiquée due à la poursuite de la guerre ne garantissent pas la sécurité d'Israël. Pendant six décennies, les Israéliens ont gardé leurs frontières avec vigilance, mais le progrès de la  technologie des missiles signifie que les familles israéliennes sont en danger, même si elles habitent loin de la frontière".
"La technologie des missiles n'est plus compliquée ni couteuse, et il n'est pas facile de les contrecarrer. Les missiles sont produits localement dans la région arabe et n'ont besoin que de décision politique. Tout ce que nous évoquons comme Patriot et autres n'ont aucune efficacité pour nos missiles. Toute ville, localité, colonie, aéroport et port à l'intérieur d'Israël sont désormais en danger, ce qui signifie que le front interne sera menacé dans toute guerre prochaine", a-t-elle ajouté. 
Malgré ces facteurs, leur racisme et leur orgueil les aveuglent. Ils se précipiteront vers le gouffre inchalla.  
Je m'adresse aux hommes cultivés: C'est Clinton, c'est la diplomatie américaine, et c'est l'évaluation de l'administration américaine. Ces Américains disent haut et fort aux Juifs: Si vous n'aidez pas Barack Obama, vous n'aurez pas d'Etat juif. Cet Etat est menacé. Si quelqu'un accepte aujourd'hui le processus de paix, demain personne ne le fera.
Sur ce point, nous sommes d'accord avec Clinton, et nous savons que l'avenir sera de la sorte.     
Toutefois, tous les Libanais doivent être convaincus que seuls les bras de nos fils, la volonté de notre peuple et la décision politique libre et honnête peuvent protéger notre pays. Que le gouvernement fasse tous les contacts possibles pour protéger le pays, c'est bien. Mais, mener une action et miser sur quelque chose sont différents. Nous voulons protéger le pays, nous voulons que notre peuple vive en sécurité, qu'il soit digne, et qu'il ait la tête élevée. Le vrai défi est de renforcer notre capacité patriotique de défense sur le terrain. Lorsqu'on est fort, tout le monde nous respecte et nous prend en considération. De même, nous pouvons protéger notre peuple et notre pays, et imposer de nouvelles équations et conditions, alors que lorsqu'on est faible, tout le monde nous agresse.
 Je ne suis pas sûr de la teneur de la rencontre entre khaled Mechaal et le président russe, mais je suis certain que le sujet principal était le soldat israélien Shalit, parce que quand ils venaient au Liban, ils faisaient la même chose et s'interrogeaient sur les détenus israéliens, alors que personne ne s'enquiert de nos détenus.
Tout le monde est intéressé pour la dépouille d'un soldat israélien, et tout le monde est à sa recherche.
En réalité, nous possédons aujourd'hui cette force, mais nous devons la consacre sur le plan patriotique.  
Entendez ce que disent les chefs de l'armée, Michel Aoun, Emile Lahoud, Michel Sleimane, des anciens chefs de l'armée et Jean Qahwaji, le commandant actuel.
Nous sommes toujours prêts et en état de vigilance, et le fait d'être prêt dépasse les limites et le cadre temporel. 
Une chose à dire aux Israéliens et autres choses que nous ne devons pas dire, nous garderons cette surprise pour la prochaine guerre, soyez complètement sûr. Si nous parlons c'est pour servir la guerre psychologique entre nous et les Israéliens.  
Nous ne voulons pas que la guerre éclate, mais de toute façon nous ne nous la craignons pas, et nous croyons qu'elle changera la face de la région. Madame Clinton est d'accord avec nous sur ce point. 
J'ai dit dernièrement que le front interne israélien est désormais découvert grâce à Dieu. Nous savons tout sur ce front, nous savons les cibles à frapper, et les points de force et de faiblesse. Nous avons dit aéroport contre aéroport, port contre port, électricité contre électricité, industrie contre industrie.
 Aujourd'hui, l'ajout est le suivant: en
2006, l'ennemi bloquait la côte et empêchait tout navire d'accéder aux ports libanais. Il se déployait dans les eaux territoriales libanaises, et pouvait assiéger les plages et les ports libanais.  
Aujourd'hui, nous allons ajouter le facteur maritime à l'équation. Je ne dévoile pas de nouvelles armes parce qu'en 2006 nous avons utilisé des missiles sol-mer et nous avons frappé le bateau de guerre israélien Saer 5. Les Israéliens ont reconnu que ce navire a été grièvement atteint, et a été hors service pour une longue période.
Dans toute guerre prochaine que vous voulez mener contre le Liban, si vous bloquez notre littoral, nos plages et nos ports, tous les navires militaires, civils et commerciaux se dirigeant vers les ports de
la Palestine occupée tout au long de la mer méditerranée seront la cible des missiles de la résistance islamique. 
 Maintenant, nous parlons de
la Méditerranée, nous n'avons pas encore évoqué la Mer Rouge. Ces navires qui arriveront à n'importe quel port sur la côte palestinienne, de l'extrême  nord à l'extrême sud, nous sommes capables de les frapper et de les endommager, et nous sommes décidés à entrer dans ce nouveau domaine de confrontation s'ils bloquent notre côte.     
Lorsque le monde verra comment ces navires seront bombardés dans les eaux de
la Palestine occupée, personne n'osera d'y aller.
Nous permettrons à un seul navire de passer en sécurité: celui qui quittera
la Palestine occupée en transportant des gens! 
Vous, ce peuple, ces hommes, ces femmes, ces grands et ces petits, constituez le facteur de force plus que toute autre arme. Avec ces esprits de croyants et ces cœurs courageux prêts à se sacrifier et qui refusent l'humiliation. La valeur de cette arme est qu'elle est aux mains de ce genre des hommes. 
Ils misent sur l'arme de l'air, nous y avons résisté pendant 33 jours. Rien ne doit nous faire peur dorénavant. Qui est votre héros? Ashkenazi? Ou Barack? Est-ce que Haloutz ne comprenait pas mieux la situation de Barack? Barack a pris la décision de fuir le Liban, Netenyahu était plus lâche de prendre une décision de guerre parce qu'il avait peur pour les militaires. Qui a dit que nos généraux et nos commandants sont moins forts?
 Je défie les Israéliens de me chercher une scène de combattants de la résistance en train de crier comme les petits enfants, alors que nous avons des films de ce genre pour leurs soldats. L'arme nous faisait peur, mais l'est plus aujourd'hui, parce que nos cœurs n'ont pas peur.
 Renversons l'équation. Pourquoi resterons-nous dans la position de défense, c'est-à-dire que le Liban a toujours peur et a besoin d'être rassuré? Faisons peur à Israël, et poussons-le à chercher des assurances. Je ne veux pas le rassurer, parce que quand Israël est rassuré il attaque. Israël doit donc avoir peur de la guerre alors que le Liban ne doit pas en avoir peur.    
A ceux qui dissent que l'arme de la résistance était la cause de la guerre: Ces propos ne servent à rien, et la présence de la résistance a dépassé tous les comptes.
Aujourd'hui, l'ennemi a peur et restera effrayé, et nous veillons à le garder dans cette situation.
En ce dixième anniversaire de la fête de la résistance et de la libération, n ce jour de la victoire de votre sang sur leurs épées, vous devez, en plus de la connaissance de la peur de l'ennemi, être prêts et confiants de la victoire, parce que la prochaine guerre nous sortirons victorieux et nous changerons la face de la région.
Toutes mes félicitations pour vous en cette occasion, en cette fête de la dignité et de l'avenir prometteur, et que Dieu bénisse les âmes de vos martyrs, guérisse vos blessés, et vous vainc contre votre ennemi. Que
la Paix de Dieu soit sur vous.  
Publié le 26 mai 2010

Source : Al Manar

Droits d'auteur© 2006 Al-Manar. Tous droits Droits réservés
http://www.almanar.com.lb/...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article102605


1-6 Les droits civils palestiniens : Hariri tente une synthèse des positions.
Le Premier ministre, Saad Hariri, s'est employé hier à opérer une synthèse des diverses positions sur le dossier des droits civils palestiniens, tout en soulignant que ces droits ne sont pas en eux-mêmes matière à discussion. M. Hariri a présidé une réunion au Grand Sérail axée sur le thème des « relations libano-palestiniennes : acquis, vision et avenir », en présence de l'ancien chef de gouvernement Fouad Siniora, des ministres Mohammad Khalifé, Jean Oghassabian, Tarek Mitri et Akram Chehayeb, et de nombreux députés et diplomates.
Après les hymnes nationaux libanais et palestinien, des discours ont été prononcés par la présidente du Comité de dialogue libano-palestinien, Maya Majzoub, le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abdallah Abdallah, le directeur du bureau de l'Unrwa au Liban, Salvatore Lombardo, et le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams.
« Je ne vais pas aborder cette question, qui nous préoccupe, sous l'angle des droits des réfugiés palestiniens au Liban, mais sous celui du devoir du Liban, en tant qu'État et en tant que peuple, envers des frères qui ont été forcés à quitter leur patrie », a déclaré M. Hariri. « La question des droits des Palestiniens n'est pas ouverte à la discussion. Et le Liban ne renoncera pas à son engagement national et humanitaire vis-à-vis du droit de retour du peuple palestinien dans le giron d'un État indépendant ayant Jérusalem pour capitale », a-t-il ajouté.
« Quant aux devoirs du Liban envers ses frères palestiniens habitant sur son territoire, c'est un sujet qui doit cesser de faire l'objet de tiraillements et ne pas devenir un point de litige entre Libanais ni entre Libanais et Palestiniens », a-t-il dit. Et le Premier ministre de poursuivre : « Je lance un appel sincère à toutes les parties concernées pour qu'elles mettent fin à la compétition politique et médiatique autour des droits civils, humanitaires ou sociaux des Palestiniens au
Liban. »
« Il y a des droits humanitaires, sociaux et moraux, et il revient à l'État libanais d'assumer la responsabilité de les garantir aux Palestiniens. Le Liban ne fuira pas devant ses obligations, qui doivent être claires et non sujettes à un quelconque malentendu », a-t-il dit. « Mais, a-t-il souligné, dans les devoirs du Liban, il n'y a aucune place à une quelconque fenêtre qui pourrait favoriser l'implantation des Palestiniens ou toute mesure qui contredirait le droit au retour ou qui les priverait de leur identité palestinienne. »
« Nous nous sommes engagés dans la déclaration ministérielle du gouvernement actuel à résoudre cette question, tout en confirmant notre rejet de l'implantation et notre engagement à trouver une solution aux armes palestiniennes à l'intérieur et à l'extérieur des camps, en plus de notre engagement à protéger les réfugiés palestiniens en vertu de la loi », a encore déclaré le Premier ministre.
« Mais, sincèrement, je dois dire que les devoirs du Liban envers les frères palestiniens sont malheureusement insuffisants. Les problèmes sociaux et humanitaires se sont accumulés durant les dernières décennies, jusqu'à en devenir insoutenables. La situation des camps de réfugiés au Liban est tragique aux niveaux civil, social et sanitaire. Et l'État ne peut rester en spectateur devant cette réalité qui peut s'aggraver d'année en année jusqu'à devenir insoluble », a-t-il ajouté
La stabilité du Liban
Il a toutefois fait valoir la nécessité d'aller « plus loin que les devoirs sociaux et humanitaires de l'État, pour souligner le devoir de l'État de garantir la sécurité de tous ceux qui habitent sur son territoire, sans exception, et d'étendre sa souveraineté sur tout son territoire, à l'intérieur et à l'extérieur des camps ».
« L'édification de l'État libanais est une priorité. Il faut bâtir la confiance loin des surenchères. Tout le monde sait que la situation sécuritaire dans les camps est tragique et influe sur les devoirs de l'État libanais et sur les positions de plusieurs parties politiques concernant ces camps », a-t-il noté. « Le Liban, depuis l'indépendance, a fait de
la Palestine sa principale cause, et ce petit pays a payé pour cela de sa sécurité, sa stabilité, l'intégrité de son territoire, la vie de ses citoyens et son développement économique et social », a souligné
M. Hariri.
« Les frères du Liban, et notamment les Palestiniens habitant sur son territoire, doivent comprendre l'importance de la stabilité du Liban pour leur cause, et le fait que toute forme de chaos ne nous fera pas progresser sur le chemin vers
la Palestine. Plus nous plongerons dans le chaos, plus nous permettrons la transformation des camps en zones de non-droit, et plus la Palestine s'éloignera de nous. »
« L'expérience du camp de Nahr el-Bared a été un désastre qui ne doit pas se reproduire et qui a fait du tort au Liban et à
la Palestine. Nous voulons enterrer ce désastre dans le cimetière de l'histoire, a-t-il lancé. Je suis confiant que les Libanais, de toutes tendances politiques et intellectuelles, ne feront pas obstacle à un quelconque projet digne de la responsabilité du Liban envers ses frères. Les factions palestiniennes, à leur tour, se doivent de préserver la stabilité du Liban et de respecter la loi libanaise. »
« Même si je comprends les réactions qui accompagnent le débat sur ce sujet, je dois souligner que le règlement de cette question est inéluctable et aura lieu dans le cadre des institutions concernées, du dialogue et de l'entente, et loin de toute forme de provocation ou de geste mal calculé », a encore souligné le Premier ministre.
« Le Liban n'a pas besoin, et ne peut plus supporter, d'ajouter un élément conflictuel de plus à son agenda national. Et la cause palestinienne ne doit pas supporter le poids de nouveaux différends. Les réfugiés palestiniens résidant parmi nous au Liban doivent rester à l'écart de cela, et le Liban assumera ses responsabilités jusqu'à la réalisation du droit de retour et l'établissement d'un État palestinien arabe libre et indépendant », a-t-il ajouté.
De son côté, le coordinateur des Nations unies a souligné que le revenu individuel palestinien est de moins de 3 dollars par jour, ce qui signifie qu'il est en dessous du seuil de pauvreté. M. Williams a fait valoir que « la responsabilité d'assurer une vie digne aux réfugiés palestiniens incombe au gouvernement libanais, à la direction palestinienne et à la communauté internationale ».
Enfin, le représentant de l'Autorité palestinienne à Beyrouth a appelé les parties libanaises à se mettre d'accord sur la question de l'octroi des droits civils aux réfugiés palestiniens. « Nous ne voulons pas que ces droits soient soutenus par une partie et refusés par une autre, nous voulons qu'ils fassent l'objet d'un consensus libanais », a souligné Abdallah Abdallah lors d'une conférence de presse après la rencontre.
« Nous espérons que le débat en cours aboutisse à un accord entre Libanais », a indiqué M. Abdallah, qui devait par ailleurs rencontrer le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea.

30 juin

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/66284...

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