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31/07/2010

n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden.

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Fin

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 



Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Dans un message diffusé sur un site Internet, Anwar Al-Awlaki, un yéménite né aux États-Unis, a averti mardi le président Barack Obama que le Yémen risquait de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Quelques jours avant la diffusion de ce message, Al-Awlaki avait été placé par le Trésor américain sur sa liste noire en tant que « terroriste international », ce qui a pour conséquence de geler tout avoir qu'il pourrait posséder aux États-Unis.

« Si l'on se souvient de George W. Bush comme du président qui a enlisé l'Amérique en Afghanistan et en Irak, il semble que d'Obama on dira : "Voilà le président qui a enlisé l'Amérique au Yémen" », dit Al-Awlaki dans son message.

« Obama a déjà engagé sa guerre au Yémen avec le bombardement aérien d'Abian et de Chaboua », a-t-il poursuivi, en faisant allusion à deux provinces du sud du Yémen où des pilonnages ont pris pour cible des éléments d'Al-Qaïda.(...)

L'administration américaine a accru son aide au Yémen, où les autorités sont aux prises avec la branche régionale de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique. En avril, Washington a autorisé le lancement d'opérations pour tenter de capturer ou de tuer Al-Awlaki.

Nouvelle vedette d'Al-Qaïda

Né au Nouveau-Mexique de parents yéménites, Anwar Al-Awlaki figure déjà sur une liste de cibles devant être arrêtées ou tuées, qui a été établie par le gouvernement américain.

Plusieurs personnes soupçonnées de planifier des attentats seraient inspirées par le discours de ce religieux, établi au Yémen depuis plusieurs années.

Âgé de 38 ans, il n'a jamais été accusé d'avoir personnellement posé des bombes. Mais les spécialistes du terrorisme estiment que son discours persuasif, en anglais, a contribué à pousser des musulmans occidentaux vers le terrorisme.

Il aurait échangé des courriers électroniques avec le psychiatre de l'armée accusé d'avoir tué 13 personnes en novembre dernier à Fort Hood, au Texas.

20 juillet 2010

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Le Courrier international

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/20/006-Al-aoulaki-menace-Washington.shtml

 

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Dimanche 13 juin

Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts.

Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html



Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Obama a loué jeudi la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président Obama a loué la détermination du Yémen à faire face aux menaces terroristes contre le peuple yéménite et a reconnu les sacrifices faits par les forces yéménites engagées dans cet effort", selon un compte-rendu de la conversation diffusé jeudi par la Maison Blanche.

"Ils ont aussi évoqué la menace continue d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique et l'assistance internationale apportée au Yémen dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme", est-il écrit.

AFP.

16.07.2010

http://www.tdg.ch/depeches/monde/obama-loue-determination-yemen-lutter-contre-terrorisme

 

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden

Voilà qui va permettre à Obama de servir de prétexte aux alliés (subalternes serait un terme plus approprié) des Etasuniens et aux membres de l’OTAN pour un nouvel « effort de guerre« .

Il aura donc suffit d’un pétard mouillé dans un avion le 25 décembre pour relancer la « guerre contre le terrorisme« , placer le Yémen dans le viseur et augmenter encore un peu plus le niveau de contrôle sur les populations.

L’année pouvait-elle mieux se terminer pour l’administration Obama ?

Article placé le 28 déc 2009, par Mecanopolis

Lire également : De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains

http://www.mecanopolis.org/?p=12068



1 Lutte pour la reconnaissance des droits du Yémen du Sud.

1 Politique Globale

16-07

L'accord de paix, arbitré par le Qatar et signé en mai 2008 à Doha, demande aux deux parties de cesser leurs opérations militaires et aux rebelles de remettre leurs équipements militaires aux autorités, de respecter la souveraineté du gouvernement central sur l'ensemble du territoire yéménite et d'établir un parti politique pour remplacer le mouvement armé.

Le gouvernement yéménite a annoncé le 26 août 2009 la suspension de l'accord de paix, accusant les séparatistes de violation de l'accord. (…)

La sixième reprise de l'état de guerre entre les deux parties a eu lieu le même mois.

Le gouvernement du Yémen et les rebelles chiites ont signé un autre accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur conflit. Néanmoins, les deux parties se sont mutuellement accusées à plusieurs reprises de violer la trêve.

Le Yémen connaît depuis 2004 des guerres sporadiques entre les troupes gouvernementales et les résistants d'El-Houthi, lesquels sont accusés par le gouvernement de vouloir restaurer le régime clérical renversé par la révolution de 1962 suite à laquelle la République du Yémen a été créée.

http://french.news.cn/monde/2010-07/16/c_111963006.htm

21/7

Les affrontements armés dans le nord du Yémen, où une fragile trêve est en vigueur depuis février, se sont intensifiés entre les séparatistes et les tribus soutenues par l'armée, faisant plus de 60 morts depuis dimanche.

REGAIN DE TENSION

Les incidents armés, impliquant souvent les séparatistes et des tribus, sont fréquents dans cette zone, où les autorités et la rébellion séparatiste s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, en vigueur depuis février après six mois de guerre entre les rebelles et l'armée.

Ce cessez-le-feu a mis fin à la 'sixième guerre' entre les ‘rebelles’, qui dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse, et l'armée, dans un conflit qui a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et 250 000 déplacés.

Ce regain de tension laisse craindre le déclenchement d'une septième guerre dans cette région du nord du Yémen, pays également confronté à un mouvement séparatiste dans le Sud et à un renforcement de la présence d'Al-Qaida.


2 Sur le terrain

14-07

 Des hommes armés ont attaqué simultanément mercredi les quartiers généraux des services de renseignement et de la sécurité de la province d'Abyan, dans le sud du Yémen, faisant au moins un mort et cinq blessés, ont indiqué des témoins.

Au moins quatre policiers blessés ont été évacués des bâtiments, selon les mêmes sources qui ont affirmé qu'au moins un assaillant a été tué et un autre blessé dans les accrochages qui ont suivi avec les forces de sécurité.

(AFP)

16-07

Le gouvernement yéménite a annoncé jeudi que les séparatistes  ont tué 20 personnes, dont six agents de police, dans une embuscade tendue contre un convoi d'approvisionnement alimentaire destiné aux soldats de l'armée gouvernementale déployés dans le nord du pays.

"Quatorze des personnes tuées étaient des membres de la tribu pro-gouvernementale de la région d'El-Majaz, dans la province septentrionale de Saada, où ils aidaient les autorités gouvernementales à faire appliquer la loi et à stabiliser cette région en proie aux troubles", a indiqué le ministère de la Défense, dans un communiqué publié sur son site Internet.

(Xinhua)

21/7

Des combats opposant depuis quatre jours des séparatistes  et une tribu soutenue par l'armée dans le nord du Yémen,ont lieu  a-t-on appris mercredi de sources tribale et rebelle.

"Les affrontements entre les (séparatistes) houthis et les partisans du chef tribal cheikh Saghir Aziz se sont soldés par la mort de 20 personnes dans les rangs de la tribu et de 10 parmi" la rébellion, a déclaré à l'AFP une source tribale.

Pour sa part, le porte-parole de la rébellion chiite, Mohammad Abdessalam, interrogé par l'AFP, a affirmé que son groupe avait perdu au moins 20 de ses membres dans les combats qui, a-t-il dit, "nous opposent à des positions militaires".

 26-07

Trois membres d'Al-Qaïda, dont un dirigeant du groupe, ont été tués dans des accrochages dimanche soir avec les forces de sécurité dans la province de Chabwa après une attaque ayant coûté la vie à six soldats qui gardaient un site pétrolier, a indiqué lundi une source des services de sécurité.

 (AFP) 

26-07

Les séparatistes du Yémen ont pris lundi le contrôle d'une position militaire stratégique et capturé 70 soldats dans le nord du pays, théâtre de combats qui les opposent depuis plus d'une semaine à une tribu soutenue par l'armée, a déclaré à l'AFP un dignitaire tribal, qui a requis l'anonymat.

Ces évènements se sont produits après d'"intenses combats" dans la matinée entre les séparatistes et la tribu des Ben Aziz autour de la position d'Al-Zaala, située à Al-Amichiya dans la province d'Amrane.

Une trêve, négociée samedi, dans les combats en cours depuis le 18 juillet, s'est effondrée dimanche en raison d'un différend portant sur le contrôle de la position d'Al-Zaala, avait indiqué à l'AFP un médiateur.

Al-Zaala est une position stratégique car elle contrôle Al-Amichiya et les zones avoisinantes ainsi que l'axe routier entre Sanaa et Saada, principal fief de la rébellion.

Après la prise d'Al-Zaala, les séparatistes cherchaient lundi à contrôler une deuxième position du secteur, celle d'Al-Madaën, a indiqué à l'AFP une autre source tribale.

Selon cette source, des dignitaires de la région ont proposé leur médiation pour l'évacuation du chef de la tribu des Ben Aziz, cheikh Saghir Aziz. Entouré de ses hommes et soutenu par l'armée, ce cheikh résistait depuis le début des hostilités aux rebelles, qui exigeaient son départ de la région.

La médiation est dirigée par cheikh Abdo Hubeïch des tribus de Al-Soufiane, a indiqué la même source, ajoutant que l'un des fils de Saghir Aziz, a été tué dans les combats de la matinée.

Cela porte à au moins 68 le nombre des tués dans les combats depuis leur déclenchement le 18 juillet, selon un bilan provisoire.

Cheikh Saghir Aziz avait accepté dimanche de faire évacuer Al-Zaala "mais à condition de la remettre à l'armée", ce que refusaient les rebelles, d'après un médiateur.

La semaine dernière, le porte-parole des séparatistes Mohammad Abdessalam avait assuré que les combats d'Al-Amichiya les opposaient à l'armée et non aux tribus.

Ces combats fragilisent davantage un cessez-le-feu en vigueur depuis février, qui avait mis fin à un cycle de violences de six mois dans le conflit qui oppose rebelles et militaires depuis 2004.

Les Houthis et le gouvernement s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

 AFP

27-07

Quatre soldats ont été tués et neuf blessés lors d'une embuscade tendue lundi par des hommes armés dans le sud du Yémen, a-t-on appris mardi auprès des services de sécurité.

Un véhicule à bord duquel se trouvaient les militaires a été pris sous des tirs lundi soir alors qu'il se rendait dans la région de Halmine, dans la province de Lahj,.

En raison des tirs intenses, le véhicule a fini par heurter un camion, a poursuivi la même source.

27-07

Dans des incidents séparés, des inconnus ont blessé par balles lundi matin le chef adjoint des services de sécurité de Lahj, Abdou al-Hashidi, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

27-07

Quatre policiers ont t été blessés à Daleh, située dans autre province du Sud, alors que "des séparatistes ont lancé une série d'attaques contre un poste de police de Daleh et sur trois postes militaires des environs", a affirmé à l'AFP une autre source au sein des services de sécurité.

Le chef de la police de Daleh, Ali Saleh al-Azraqi, se trouve parmi les blessés, selon cette même source.

27-07

Daleh est le principal foyer de la contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du Sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

La population du Sud estime faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'un programme de développement économique.

(AFP)


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

 



2  Politique

a) Yemen du nord

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp

12-07

Le président Ali Abdallah Saleh, a annoncé hier un cessez-le-feu dans les combats contre les séparatistes  dans le nord du pays.
Cette annonce est intervenue après des informations sur un accord imminent sur une trêve dans les combats qui durent depuis le 11 août entre les rebelles, des zaïdites de confession chiite, et l'armée dans la province de Saada (nord).

Agence France-Presse  

http://www.ledevoir.com/international/proche-orient/282891/en-bref-cessez-le-feu-au-yemen


2a-2 Des Canons ... pas du beurre

16-07

Le ministère de l'Intérieur a accusé dans le communiqué les séparatistes d'avoir "violé le cessez-le-feu 635 fois depuis l'entrée en vigueur le 11 février 2010 de l'accord de trêve, en tuant des militaires et des agents de sécurité et en rétablissant des postes de contrôle dans la région".

Les rebelles n'ont pas encore réagi aux accusations du gouvernement.

Cette violation de la trêve intervient deux jours après que le président yéménite et son homologue qatariote aient consenti de réactiver l'accord de paix de Doha entre le gouvernement yéménite et les séparatistes du nord du pays.



a) Yemen du Sud

Les Houthis

14-07

La situation est tendue dans le sud du Yémen où s'est accentuée la contestation, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

(AFP)



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

13-05,

James Cartwright, adjoint du chef des armées des Etats-Unis, déclarait dans une conférence présentée au Centre des études stratégiques : « Durant les dix prochaines années, les forces étasuniennes auront à mener des combats semblables à ceux qui furent menés en Irak et en Afghanistan ».

Cette déclaration laisse prévoir que l’Administration des Etats-Unis tentera, une nouvelle fois, de sortir de la crise dans laquelle elle patauge à travers des guerres et des conflits destructeurs dans différentes régions de la Planète dont, en particulier, les régions du Sud, de l’Afrique jusqu’au Moyen Orient

Au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.



3 Politique internationale

b) Le monde

Russie

01-07

La Russie et le Yémen pourraient conclure un contrat de livraison d'armements pour plus de 1 milliard de dollars, a confié jeudi à RIA Novosti le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes Igor Korotchenko.

01/07/

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/defense/20100701/



d) Les institutions

1 Conseil de coopération du Golfe (CCG),

Le 27 janvier se tenait à Londres une réunion pour réaffirmer le soutien de la communauté internationale au Yémen du Nord.

Une réunion de pays donateurs sur le Yémen se tiendra les 27 et 28 février à Ryad, rapporte le communiqué final de la réunion.

Cette réunion à Ryad rassemblera des pays occidentaux et arabes sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a précisé le minsitre britaniique des Affaires étrangères, David Miliband lors d'une conférence de presse. "La réunion ne servira pas seulement à partager des analyses sur une meilleure distribution de l'aide au Yémen mais également à établir un dialogue conjoint avec le gouvernement du Yémen sur ses priorités en matière de réforme", a ajouté le ministre.

http://www.robert-schuman.eu/breve.php?num=13340&typ=art



2 Commission Européenne

10 millions € allouée aux plus vulnérables.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle débloquait une enveloppe de 10 millions € afin de répondre aux besoins humanitaires urgents exacerbés par l'aide insuffisante émanant de la communauté internationale.

Les fonds serviront à fournir des abris, de l’eau et des équipements sanitaires, à répondre aux besoins alimentaires, à garantir les moyens de subsistance et à assurer les besoins sanitaires de base ainsi que la protection. L’argent est destiné aux plus vulnérables des 350 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, à leurs communautés d’accueil et aux 170 000 réfugiés étrangers présents au Yémen.

Mme Kristalina Georgieva, la commissaire chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, a fait la déclaration suivante: «Le Yémen est confronté à deux défis humanitaires majeurs qui épuisent les ressources du pays. Le conflit récurrent a poussé quelque 350 000 personnes à se déplacer vers le nord du pays.

Par ailleurs, plus de 170 000 réfugiés, originaires principalement de Somalie, tentent d’échapper à l’instabilité qui sévit dans la Corne de l’Afrique et sont disséminés dans tout le Yémen. Les membres les plus vulnérables de ces deux groupes de population sont largement tributaires de l’aide humanitaire internationale étant donné que les moyens de subsistance sont rares et que les ressources des communautés d’accueil ont été appauvries et surexploitées au cours des derniers mois.»

Et la commissaire de poursuivre: «En l’état actuel des choses, les organisations humanitaires sont confrontées à un manque de moyens financiers qui pourrait les amener à réduire ou à interrompre leurs activités. Un soutien financier urgent et immédiat est nécessaire pour garantir la poursuite des opérations de secours. Je suis donc extrêmement heureuse d’annoncer que la Commission européenne pourra apporter une contribution considérable au sauvetage de dizaines de milliers de personnes vivant dans des conditions déplorables au Yémen.»

Contexte

Les actions d’aide humanitaire aux personnes déplacées en raison du conflit sont entravées par l’insécurité permanente qui sévit même en dehors de la zone de conflits au Nord Yémen. Une partie des fonds de la Commission servira donc à surveiller les conditions de sécurité en rapide mutation et à améliorer la coordination entre les acteurs du secteur humanitaire et les donateurs.

La prise de conscience des principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance de l’aide humanitaire est également nécessaire pour étendre l’espace humanitaire.

L’aide sera principalement distribuée par l’intermédiaire du HCNUR, de Médecins du Monde, de Care, d’Oxfam, du CICR et du PAM. Le Bureau pour la coordination de l’aide humanitaire des Nations unies bénéficiera également d’une aide afin d’assurer la surveillance, la coordination et la sensibilisation.

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Bruxelles, le 26 juillet 2010

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/1005&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Reporters sans frontières dénonce avec force la dégradation de la situation de la liberté de la presse au Yémen depuis le début du deuxième semestre 2009. "Ce qui se passe au Yémen aujourd'hui est très grave. La situation des médias empire de jour en jour. Les affaires se multiplient. Il est urgent que la communauté internationale intervienne", a déclaré l'organisation.
Al-Maqalih face à la justice
Le 18 avril 2010, le procès du journaliste Mohamed Al-Maqalih a été reporté. Ce rédacteur en chef du site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, est connu pour ses prises de position critiques à l'égard du gouvernement d'Ali Abdullah Saleh.
Mohamed Al-Maqalih a été enlevé par cinq hommes armés et masqués, dans la nuit au 17 au 18 septembre 2009, alors qu'il rentrait à son domicile à Sanaa. La semaine précédente, Mohamed Al-Maqalih avait posté sur le site du Parti un article dénonçant les tirs de l'aviation yéménite sur des civils, contraints de fuir la région de Saada où se déroulent d'intenses combats entre l'armée et la rébellion séparatiste zaïdiste.
Pendant près de quatre mois, les autorités ont nié avoir une quelconque responsabilité dans l'enlèvement du journaliste. Détenu au secret pendant plus de 100 jours, il a été présenté devant le procureur de
la Cour pénale spéciale de Sanaa le 3 février 2010. Au cours de cette audience, il a déclaré avoir été torturé et privé de nourriture pendant plusieurs jours. Le journaliste a été admis le 24 mars dans un hôpital de Sanaa pour y recevoir des soins, avant d'être libéré le lendemain pour des "raisons humanitaires et de santé".
Son procès s'est ouvert le 17 avril 2010 à Sanaa, devant le tribunal de la sécurité de l'Etat, pour soutien aux Houthis et contact avec leur chef, Abdul-Malik Al-Houthi. Le 18 avril, il était jugé devant le tribunal spécialisé dans les délits de presse, créé en 2009, pour insulte au président de
la République, suite à la publication d'un article d'opinion en 2005 dans le journal Al-Thaouri, sur la promesse du président Ali Abdallah Saleh de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2006. Le même tribunal attend de juger l'ancien directeur de publication du journal Al-Thaouri, Khaled Suleiman, qui a demandé l'asile politique au Royaume-Uni il y a trois ans. Le 17 avril, devant le tribunal de première instance, Al-Maqalih a demandé au juge de se prononcer sur son enlèvement par des ravisseurs appartenant aux services de sécurité. Mais le juge a refusé d'enregistrer la plainte du journaliste, lui disant qu'il pouvait toujours porter plainte auprès de la Cour pénale des Nations unies. Le 18 avril, le juge a reporté le procès à une date indéterminée.
Des procès en cascades
Le 18 avril 2010, s'est ouvert à Lahij (nord d'Aden) le jugement en appel du journaliste Anis Ahmed Mansour Hamida, correspondant à Aden du journal Al-Ayyam. Il avait été condamné, le 15 juillet 2009, en première instance, à quatorze mois de prison ferme pour "atteinte à l'unité nationale" et "séparatisme", à l'issue d'un procès purement politique.
Le 18 avril, le journaliste Ahmad Al-Asdi, directeur de publication du journal Itijahat, et son adjoint Mahfouz Al-Ba'ithimi' ont été condamnés à des peines de prison avec sursis. Le ministère de l'Information avait porté plainte suite à la publication d'un article sur l'opposition saoudienne, dans le numéro 49/50 du journal.
Le 17 avril, le tribunal en charge de juger les affaires de presse et de publications a condamné Khaled Abdel Hadi, journaliste pour le site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, à une amende de 30 000 rials (10 000 rials à la trésorerie nationale et 20 000 pour le plaignant, soit 108 euros). Le journaliste avait publié un article, le 9 février 2009, sur un sit-in des habitants de la province de Lahij qui demandaient la démission du juge Abdelmalek Al-'Arshi.
Le 2 mai 2010 s'ouvrira le procès contre l'hebdomadaire Al-Nida. Shafi' Al-Abd, journaliste pour Al-Nida, arrêté le 24 décembre 2009 par
la Sûreté nationale d'Aden, a été libéré le 27 janvier 2010 de la prison de Khor Maksar dans la province d'Aden. Le journaliste était accusé d'avoir formé un parti politique hostile à la "sécurité et à l'unité nationale". Ce procès fait suite à la plainte déposée en décembre 2009 par le ministre de l'Information, suite à la publication d'informations qualifiées de fausses et considérées comme incitant à la violence. Le rédacteur en chef Sami Ghaleb ainsi que trois autres journalistes (Abdel Aziz Al-Majidi, Mayfa' Abdel Rahman et Fouad Mas'ad) avaient été interrogés sur le mouvement Al-Herak et sur d'autres articles considérés, par le ministre, comme dangereux pour l'unité nationale et la démocratie.
Le 24 mai prochain s'ouvrira le procès de Fouad Rashid, directeur de publication du site Al-Mukalla Press, arrêté le 4 mai 2009, incarcéré à la prison centrale de Sanaa. Seront également jugés ce jour-là au cours de ce même procès le journaliste Salah Al-Saqladi et le militant Ahmed Al-Rabizi. Salah Al-Saqladi, directeur du site Adengulf-website, a été arrêté le 18 juin 2009 à son domicile à Aden. Interrogé par les services de renseignements à Aden, il a été transféré, le 22 juin, à la prison de sécurité à Sanaa où il avait été privé de la visite des militants des droits de l'homme et des représentants du Syndicat des journalistes, avant d'être transféré, le 17 février 2010, à la prison centrale de Sanaa, où il est actuellement en attente de son procès. Le militant Ahmed Al-Rabizi a été arrêté par les forces de sécurité à Aden le 12 mai 2009.
(RSF/IFEX) –

21 avril 2010

Lire le rapport intégral : http://fr.rsf.org/yemen-une-cascade-d-affaires-vise-les-20-04-2010,37084.html

http://www.ifex.org/yemen/2010/04/21/foe_report/fr/


5-2 Les insoumis du Yémen"

"Les jeux de pouvoirs". C’est le fil conducteur du numéro 9 de la revue XXI.

Parmi les articles, on trouve celui de François-Xavier Trégan sur "Les insoumis du Yémen".

François-Xavier Trégan raconte la vie des habitants d’un petit village du Yémen qui se révoltent contre leur seigneur. Simples paysans yéménites, ils ont défaits avec une rare intelligence leur seigneur et maître, le Cheikh Mansour. Ils s’échappent de leur village et partent vers la capitale afin d’attirer l’attention des autorités politiques sur la vie qu’ils subissent.

L’interview de François-Xavier Trégan par Célyne Bayt-Darcourt  (3'24")

http://www.france-info.com/chroniques-france-info-revue-xxi-2010-01-17-les-insoumis-du-yemen-393296-81-387.html



6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a tiré jeudi la sonnette d'alarme sur le manque de ressources dont dispose l'ONU au Yémen, alors que l'appel humanitaire n'est financé qu'à hauteur de 36%.

« Depuis le début du cessez-le-feu, les travailleurs humanitaires ont multiplié leurs efforts pour atteindre les zones de conflits. En particulier, les acteurs humanitaires ont récemment augmenté leur présence dans la ville de Sa'ada et à Malaheet, où les déplacés sont dans une situation de besoin d'assistance humanitaire », a fait savoir OCHA par communiqué de presse.

Le nombre de déplacés est estimé à 340.000 personnes, dispersées dans les cinq gouvernorats affectés par les conflits au nord du pays, indique l'agence. « Dans le gouvernorat de Hajjah, la malnutrition aigue, les diarrhées et l'anémie augmentent », s'inquiète OCHA.

Dans la ville de Sa'ada le nombre exact de déplacés reste inconnu. Une enquête sera menée par l'ONU d'ici la mi-août afin de disposer de plus amples informations sur la situation. Les travailleurs humanitaires sont préoccupés par le manque de fonds qui risquent d'obliger l'ONU à interrompre les distributions de nourriture à la population.

Ce manque de fonds affectera aussi les enfants âgés de moins de cinq ans qui sont soignés de la malnutrition dans les centres de réhabilitation nutritionnelle, à l'aide de nourriture thérapeutique fournie par les agences de l'ONU.

A Malaheet à l'ouest du gouvernorat de Sa'ada, la situation humanitaire s'est également dégradée, indique OCHA. Les populations ont besoin de nourriture, d'eau, d'assainissement et de prise en charge médicale.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Le manque d'argent compromet les efforts de l'ONU au Yémen

22 juillet 2010 – 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22496&Cr=Yémen&Cr1=


6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

Les séparatistes au Yémen ont libéré mercredi les 200 soldats capturés lundi et promis de relâcher d'autres prisonniers "civils et militaires", a annoncé à l'AFP un médiateur.

"Les (séparatistes) houthis ont libéré les soldats capturés" au terme de violents combats dans la région d'Al-Amichiya dans la province d'Amrane (nord), a déclaré ce médiateur entre la rébellion et les autorités, qui a requis l'anoymat.

Mardi, une source militaire avait annoncé que "200 militaires avaient été faits prisonniers par les houthis", ajoutant qu'ils faisaient partie du "régiment 72 de la Garde républicaine" de l'armée.

Leur capture était intervenue après la prise du contrôle par les rebelles d'Al-Zaala, une position militaire stratégique à Al-Amichiya, après de violents combats avec une tribu soutenue par l'armée ayant fait des dizaines de morts.

Toujours selon le médiateur, "le chef séparatiste Abdel Malek al-Houthi, entend libérer dans les prochains jours l'ensemble des civils et militaires détenus" par ses hommes depuis les combats ayant opposé les rebelles à l'armée d'août 2009 à février 2010.

Il a décidé de cette mesure, à l'occasion du ramadan, le mois de jeûne musulman prévu à partir du 11 août, "en signe de bonne de volonté et pour rétablir la paix" dans le nord du Yémen, a-t-il ajouté.

AFP –

28 juillet 2010,


6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Total annonce l'acquisition d'une participation de 36% dans le permis d'exploration Bloc 72. Opéré par DNO Yemen AS (DNO), ce permis est situé dans la partie méridionale du Bassin de Masila et couvre une superficie de 1.821 kilomètres carrés. Cette acquisition est sujette à l'approbation du Ministère yéménite du pétrole.
Total participera avec les partenaires actuels sur le permis (DNO, TG Holdings Yemen Inc, Ansan Wikfs (Hadramaut) Limited et The Yemen Company (TYC)) à un forage d'exploration prévu pour le quatrième trimestre 2010.
Avec cette prise de participation, Total poursuit le développement de ses activités Exploration & Production au Yémen dans des bassins géologiques prometteurs où se situent déjà certains de ses projets.

30 juin 2010

http://bourse.trader-finance.fr/Total+acquiert+une+participation+au+Yemen+389958


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin  -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 




7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.
De rares portraits de soldats, chahids (martyrs) tombés au combat, affichés à l’arrière de voitures, les brefs rugissements des Mig-21 en partance pour les positions des ‘rebelles’, quelques points de contrôle militaires dressés la nuit tombée sur les axes principaux de la ville, la guerre du Nord se fait discrète à Sanaa.

Le huis clos imposé par les autorités yéménites, qui interdisent au nom de la sécurité l’accès aux provinces montagneuses frontalières de l’Arabie saoudite qu’elle a pour théâtre, continue de faire son œuvre.
Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore pendant des raids nocturnes, selon la chaîne de télévision Al-Alam 
 (source : Forum Mecanopolis)
Quatre ans après son déclenchement dans la région de Saada, cette guerre entrecoupée de trêves ne cesse de gagner en intensité. Elle menace de gangrener un Etat dont la population, surarmée par tradition, compte parmi les plus pauvres de la planète, et où un puissant système tribal n’a de cesse de défier le pouvoir central incarné par le président Ali Abdallah Saleh.
Le 4 novembre, les combats qui ont repris à la mi-août se sont étendus pour la première fois en territoire saoudien. Accusés d’avoir attaqué une patrouille et tué un soldat au cours d’une incursion au-delà de la frontière, les fidèles du chef rebelle Abdel Malik Al-Houthi ont été la cible d’une offensive de l’armée du puissant voisin.

Une escalade qui ne fait qu’officialiser le soutien de l’Arabie saoudite au président Saleh. La rébellion houthiste dénonce depuis longtemps l’autorisation accordée aux chasseurs-bombardiers yéménites d’utiliser l’espace aérien du royaume pour tenter de la prendre à revers.
Samedi 7 novembre, le président yéménite, coutumier des formules à l’emporte-pièce, s’est engagé à en finir au plus vite avec les rebelles, affirmant que les opérations militaires menées au cours des cinq phases précédentes n’étaient qu’un « échauffement ».
« Encercler les rebelles »
Energique et sobre, le vice-premier ministre chargé du secteur stratégique de la sécurité, Rashad Al-Aleimi, qui reçoit dans un bureau austère au coeur de la capitale yéménite, se montre plus prudent. « Il va nous falloir du temps, l’objectif est d’encercler les rebelles, d’empêcher leur ravitaillement en armes, de les affaiblir au point qu’ils seront obligés de s’arrêter, assure-t-il. Nous, nous voulons la paix, mais ils ont toujours refusé les mains tendues. »

Pour le vice-premier ministre, il ne fait pas de doute que la rébellion houthiste « a un agenda iranien ». « Ce qu’elle veut, dit-il, c’est se tailler un territoire entre les Saoudiens et nous, avec un accès à la mer, exactement comme le Hezbollah libanais », dans une zone particulièrement stratégique qui permettrait d’étendre l’influence iranienne au Moyen-Orient.
Alors que les autorités ont fait grand cas, le 26 octobre, de l’arraisonnement en mer Rouge d’un navire iranien chargé d’armes destinées, selon elles, aux rebelles,

M. Aleimi assure ne pas disposer d’éléments permettant d’accuser directement Téhéran. Dans les cercles du pouvoir, certains affirment en revanche être convaincus de la présence de houthistes dans les camps d’entraînement du Hezbollah, notamment pendant la guerre contre Israël, à l’été 2006.
Il n’était pourtant question ni de Riyad ni de Téhéran en 2005, lors de la tentative d’arrestation d’un ancien député influent, Hussein Al-Houthi, qui a déclenché la guerre de Saada. Ce dernier était alors accusé d’alimenter des tensions confessionnelles entre la communauté zaïdite dont il était issu (une forme particulière du chiisme) et un courant salafiste qu’il jugeait agressif et encouragé par le pouvoir. Le président Saleh était également indisposé par les slogans hostiles aux Etats-Unis et à Israël clamés par les houthistes.
Un haut responsable yéménite, issu d’une grande famille du pays et s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, juge fondée la thèse selon laquelle Hussein Al-Houthi visait la restauration d’un pouvoir à la fois politique et spirituel millénaire, l’imamat, mis à bas dans les années 1960 avec l’instauration de la république au Yémen du Nord. Après la mort au combat de Hussein, en 2005, le flambeau a été repris par son frère Abdel Malik, et la guerre du Nord s’est enkystée.
La perpétuation de combats de plus en plus destructeurs et leur extension aux provinces proches de celles de Saada font que la guerre semble désormais alimentée par sa propre dynamique, nourrie par une somme d’intérêts convergents. Tout d’abord les dissensions entre deux grandes confédérations tribales, les Bakil et les Hashid, ces derniers étant traditionnellement proches du pouvoir. Puis l’essor d’une économie de guerre, avec une dimension parfois baroque lorsque l’un des plus importants des nombreux marchands d’armes du Yémen, Fares Manna, figure parmi les personnalités chargées des médiations entre les houthistes et les autorités. Haut responsable d’une formation zaïdite, le Parti du droit, Hassan Zeid, qui reçoit dans son mafraj (salon) au coeur de la vieille ville de Sanaa, juge enfin que si les houthistes « se battent pour se défendre parce que c’est leur seul moyen de survie », la guerre permet accessoirement au président d’affaiblir le responsable militaire de la région Nord, le puissant Ali Mohsen Al-Ahmar, pour le plus grand profit de son propre fils Ali Ahmad, chef des forces spéciales et de la garde républicaine, qu’il promet à un brillant avenir.
http://www.mecanopolis.org/?p=10911&type=1

http://www.mecanopolis.org/forum/viewtopic.php?f=29&t=459&start=0#p3949


7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La guerre ouverte qui oppose les tribus Houthis du Nord Yémen et le gouvernement central de Sanaa, aidé par l’Arabie saoudite, vient d’entrer dans son quatrième mois.

Une première confrontation avec la rébellion du nord Yémen avait été lourdement réprimée par les troupes gouvernementales en 2004. En août 2009, les tribus Houthis se sont à nouveau insurgé contre le régime de Sanaa, la capitale, qui a été contraint de demander de l’aide à son voisin du Nord, l’Arabie saoudite.

Les tribus Houthis ne sont pas terroristes, elles demandent seulement un meilleur traitement et la possibilité de restaurer l’imamat Zaydat, qui régnait dans le pays jusqu’à la révolution républicaine en 1962.

Cette communauté s’est surtout étendue parmi la population zaydita, une minorité qui atteint un tiers des 20 millions d’habitants du Yémen, et qui suit les enseignements de tendance chi’ite, bien que très différent du rite duodécimain iranien.

Le régime yéménite dirigé par le président Ali Abdullah Saleh a été contraint de faire face à cette rébellion sans le soutien de l’Occident, raison pour laquelle il est régulièrement tenté d’assimiler mensongèrement les rebelles Houthis à des terroristes, de sorte à obtenir quelques soutiens substantiels.

Le Yémen a donc été contraint de solliciter l’aide du monde arabe sunnite, notamment à son voisin du nord, l’Arabie saoudite. Mais l’armée saoudienne, qui est la mieux mieux équipée dans le monde arabe grâce au financement et le soutien des États-Unis, n’a pas vraiment de combattants expérimentés. Les forces de Riyad ont donc connu, ces dernière semaines, de sérieux revers, et un grand nombre de leurs soldats ont été capturés par les rebelles Houthis (voir nos vidéos s en bas de page, NdT).

L’Arabie saoudite autant que le Yémen accuse l’Iran d’être derrière cette rébellion qui met en évidence la fragilité du système politique yéménite, aggravée par la succession vraisemblablement imminente du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978 par son fils, Ahmed Ali Saleh, qui contrôle actuellement les forces spéciales et de la Garde républicaine.

Selon certains experts du monde arabe, la stratégie de l’Iran serait de créer des poches d’insurrection dans différentes parties du Moyen-Orient dans le but d’affaiblir la position dominante de l’Arabie saoudite dans la région.

Alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe ont apporté leur soutien dans cette croisade de l’Arabie saoudite au Yémen, la Jordanie vient de réagir en envoyant 2′000 soldats des forces spéciales sur le front du Nord Yémen.

Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite, essentiellement des parachutistes et des unités de commando formé dans le style Spetsnaz, qui seraient plus à même de faire face à la guérilla menée par les rebelles, à la frontière entre l‘Arabie saoudite et le Yémen, selon les informations fournies par les services de renseignements occidentaux.

Pedro Canales, pour El Imparcial

Traduit de l’espagnol par Spencer Delane, pour Mecanopolis

 (vidéos) :

http://www.mecanopolis.org/?tag=al-qaida&paged=2


7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Al-Qaëda repart à la charge

Dans un nouvel épisode de la violence attribuée au réseau d’Al-Qaëda au Yémen, deux officiers de l’armée ont été tués, dimanche matin, par des hommes armés qui leur ont tendu une embuscade à Daleh, dans le sud du pays, a annoncé le ministère de la Défense, selon lequel deux des assaillants ont également été tués.

La veille, une autre attaque contre le siège des Renseignements à Aden, principale ville sudiste, a fait également onze morts, dont sept membres des services de sécurité. D’emblée, la police et l’armée étaient déployées en nombre afin de prévenir l’extension des troubles qui secouent les villes sudistes.

Dimanche, les autorités yéménites ont affirmé avoir arrêté « le cerveau » de l’attaque de samedi. « Le cerveau de l’opération s’appelle Goudol Mohammad Naji. Il appartient aux groupes et il a de nombreux antécédents terroristes et criminels dont une attaque à la fin de l’année dernière contre le siège de la banque centrale d’Aden », affirment les autorités.

Par « groupes terroristes », les autorités désignent généralement les partisans du réseau d’Al-Qaëda auquel l’attaque a été attribuée dès samedi.

Selon les experts, le sud est le principal foyer de la contestation au Yémen, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

Le Mouvement sudiste se défend de tout lien avec Al-Qaëda, comme l’en accusent les autorités yéménites.

Selon le Dr Mohamad Abdel-Salam, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, ces derniers assauts n’ont rien à voir avec les groupes sudistes qui réclament la sécession, ils portent la marque du réseau d’Al-Qaëda qui cherche à étendre son influence au Yémen pour y semer des troubles comme c’est le cas en Afghanistan. « C’est un pur acte terroriste pour perturber le pouvoir au Yémen. Et puis, ces groupes sudistes n’ont aucun lien avec Al-Qaëda comme le répète le pouvoir yéménite », affirme l’expert, rajoutant que les menaces dans ce pays proviennent de trois sources différentes : les houthis au nord, les séparatistes au sud et Al-Qaëda qui menacent tout le pays.

« Défendez votre honneur »

Ces dernières attaques sont en effet survenues au lendemain d’un communiqué d’Al-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, menaçant le régime de Sanaa de représailles et appelant les tribus de l’est du Yémen à se soulever contre le pouvoir central, après des opérations de l’armée à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est), le réseau d’Oussama bin Laden est implanté. « Défendez votre honneur, vos terres et vos maisons en réponse aux raids aériens effectués en mai par l’armée yéménite à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est) », clame Al-Qaëda dans un texte publié sur des forums djihadistes. La province de Marib est l’un des fiefs d’Al-Qaëda, qui a revendiqué une série d’attaques au Yémen dont la dernière a été l’attentat manqué du 26 avril contre l’ambassadeur britannique à Sanaa. En mai, un raid aérien gouvernemental contre une position d’Al-Qaëda dans la province avait entraîné la mort par erreur d’un chef local et de ses gardes du corps. En représailles, des membres de la tribu endeuillée avaient attaqué à l’explosif deux oléoducs, situés non loin des champs pétrolifères de Safer. « Nous ne resterons pas sans réagir face à ce qui arrive à nos femmes et nos enfants à Wadi Obeida », poursuit le communiqué d’Al-Qaëda.

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié au cours des derniers mois sa lutte contre Al-Qaëda, qui a revendiqué par le passé des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes.

C’est à Aden que s’est produite, en décembre 1992, la première attaque connue d’Al-Qaëda au Yémen, contre un hôtel utilisé par les soldats américains en route pour la Somalie, qui avait fait deux morts.

En octobre 2000, 17 soldats américains avaient été également tués dans une attaque kamikaze d’Al-Qaëda contre le destroyer USS Cole dans le port de cette ville.

Maha Cherbinihttp://hebdo.ahram.org.eg:80/arab/ahram/2010/6/23/marab2.htm



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Points de presse.

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 23 juillet 2010 au Palais des Nations à Genève.

Plus de cinq mois après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et un mois après la signature d'un nouvel accord de paix comptant 22 points entre le Gouvernement yéménite et les forces Al Houthi pour mettre fin à la violence et renouer le dialogue politique, la situation dans le nord du Yémen demeure instable.

Nous estimons que près de 14 000 personnes déplacées internes seulement sont rentrées dans leur région d'origine parmi une population déplacée au Yémen comptant au total plus de 324 000 personnes. Un grand nombre de personnes craignent des représailles et n'ont nulle part où rentrer du fait de la destruction des maisons et des infrastructures. Le manque de services essentiels, comme les soins de santé, l'éducation et la distribution d'eau dans de nombreuses régions du gouvernorat de Sa'ada décourage également de nombreux déplacés internes à rentrer. Un tiers des déplacés vivent dans le gouvernorat de Sa'ada et la plupart d'entre eux sont accueillis par les communautés locales ou alors ils vivent chez des proches, des amis ou des voisins.

L'équipe du HCR dans la ville de Sa'ada a établi que la ville se remet lentement. Les marchés ont rouvert et, dans certaines écoles, les classes ont recommencé, permettant aux enfants ayant perdu pratiquement un an d'éducation d'être scolarisés à nouveau. Les services de santé dans la ville restent limités, car un grand nombre d'équipements ont été détruits par les combats et de nombreux employés dans le secteur de la santé ne sont pas encore revenus.

L'accès pour le personnel du HCR reste limité à la ville de Sa'ada et ses proches environs. Nous ne disposons que de peu d'informations sur les besoins humanitaires et la situation au-delà d'un cercle de sept kilomètres autour de la ville de Sa'ada.

Le HCR, avec d'autres agences humanitaires, continue à plaider pour un accès sûr et sans entrave à toutes les communautés affectées par le conflit. Globalement, l'insécurité et le manque d'accès à des centaines de milliers de civils, spécialement dans les gouvernorats d'Amran et de Sa'ada au nord du pays, continuent à entraver l'acheminement de l'aide.

De nombreuses maisons dans le gouvernorat de Sa'ada sont endommagées ou détruites et un travail de rénovation doit être mené pour réhabiliter ces zones. Dans le village de Malahit, par exemple, la plupart des personnes ont perdu leur bétail une des principales sources de revenu. Les dégâts sur les réservoirs et les citernes d'eau forcent les civils à puiser l'eau dans des lits de rivières asséchées, ou wadis, pour toutes les utilisations : boisson, lessive, cuisine, toilette, bétail, culture et travaux de construction. Il en résulte de mauvaises conditions sanitaires. Avec 80% des maisons endommagées ou détruites, nombreux sont ceux qui ont trouvé abri près ou à l'intérieur des ruines de leur maison. Les civils qui ne sont jamais partis et les rapatriés ont tous besoin d'abri et d'une aide humanitaire. Le HCR prévoit de commencer à distribuer des kits de retour, incluant des vivres, des kits d'outils pour la construction, des bâches en plastique et des kits d'hygiène ainsi que d'autres biens de secours dans les prochaines semaines.

La stabilité et la sécurité sont vitales pour des retours librement consentis, à grande échelle et sûrs vers Sa'ada. Actuellement, les mines antipersonnel constituent toutefois une menace sérieuse. Le HCR est tout spécialement préoccupé par la sécurité des civils qui décident de rentrer spontanément. L'élimination des mines et des munitions non explosées reste une priorité absolue.

Parallèlement, les trois camps de déplacés d'Al Mazrak dans le gouvernorat d'Hajjah accueillent toujours quelque 19 000 déplacés. Près d'une année après le début du conflit, en août 2009, la situation des déplacés devient intenable, avec la plupart des personnes ayant désormais épuisé leurs ressources.

Les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires.

Selon la porte-parole, les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. « Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires », a-t-elle dit.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22510&Cr=Y%E9men&Cr1=

23 juillet 2010

http://www.unhcr.fr/4c49ad146.html


8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

L’administration Obama a renvoyé un détenu de Guantanamo au Yémen, son pays d’origine, après qu’un juge fédéral eut ordonné sa libération, arguant que Mohammed Odaini était détenu sans motif depuis plus de huit ans, a annoncé mardi  13 juillet le Pentagone dans un communiqué.

Toutefois, ce transfert vers le Yémen reste une exception et « la suspension des rapatriements de Yéménites de Guantanamo reste en vigueur, en raison de la situation en matière de sécurité dans ce pays », explique le Pentagone. En janvier, le président Barack Obama avait suspendu tous les transferts de détenus yéménites, après la tentative d’attentat perpétrée le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un avion Amsterdam-Detroit, qui a affirmé avoir été entraîné dans un camp d’Al-Qaïda au Yémen. Mais le cas du Yéménite Mohammed Odaini, qui avait 17 ans lorsqu’il a été capturé au Pakistan, a contraint l’administration a lever partiellement cette suspension. Un juge fédéral a en effet estimé fin mai qu’il n’existait pas de preuves d’un lien quelconque entre le jeune homme et Al-Qaïda. Près de la moitié des 180 prisonniers encore détenus à Guantanamo sont yéménites. Rappelons que lors  de son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait fixé à janvier 2010 la date butoir pour la fermeture du centre de détention situé sur l’île de Cuba, mais l’administration américaine n’a pas pu tenir ce délai comme l’a expliqué en détail Nea Say.

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14/07/2010

http://europe-liberte-securite-justice.org/2010/07/14/les-usa-renvoient-un-detenu-blanchi-de-guantanamo-au-yemen/



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.
Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier ne tient pas un instant. Tout indique que son véritable objectif consiste à légitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du Yémen, qui n’ont aucun lien avec al-Qaïda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et
la CIA. Malgré cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliés.
La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.
Ce pays pauvre de
la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à
6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhésion à la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au Yémen, et restaurer l’autorité de l’Imam Zaydi renversé en 1962. Leur nom découle de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tué par l’armée yéménite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf l’aide logistique de Téhéran apportée aux rebelles yéménites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à
la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la réalisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire à une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant éclaté dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps.

Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-Qaïda de cet attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

http://www.mecanopolis.org/?p=12091
Article rédigé le 29 déc 2009,

 Mecanopolis

http://monde-en-eveil.forumactif.net/actualite-f121/le-terroriste-du-25-decembre-au-usa-y-croyez-vous-t2196.htm 


9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine

Toutefois, le plus important pour les stratégies mondiales des Etats-Unis sera le gain écrasant du contrôle du port d’Aden, au Yémen. La Grande-Bretagne peut garantir qu’Aden est la porte vers l’Asie. Le contrôle d’Aden et du Détroit de Malacca placera les Etats-Unis dans une position invulnérable dans cette « grande partie » qui se déroule dans l’Océan Indien.

Les couloirs de navigation de l’Océan Indien sont littéralement les veines jugulaires de l’économie chinoise. En les contrôlant, Washington envoie un message fort à Pékin, selon lequel si les Chinois caressaient l’idée que les Etats-Unis sont une puissance en déclin en Asie, ils se fourrent le doigt dans l’œil.

Dans la région de l’Océan Indien, la Chine est de plus en plus sous pression. L’Inde y est un allié naturel des Etats-Unis. Ces deux pays voient d’un très mauvais œil toute présence navale importante de la Chine. L’Inde sert de médiateur au rapprochement entre Washington et Colombo, ce qui aiderait à faire reculer l’influence de la Chine au Sri Lanka. Les Etats-Unis ont opéré un virage à 180 degrés dans leur politique birmane et ils impliquent le régime militaire là-bas, avec l’intention première d’éroder l’influence de la Chine sur les dirigeants militaires. La stratégie chinoise avait pour but de renforcer son influence au Sri Lanka et au Myanmar, afin d’ouvrir une nouvelle route de transport vers le Moyen-Orient, le Golfe Persique et l’Afrique, où la Chine a commencé à disputer à l’Ouest sa domination économique traditionnelle.

La Chine est pressée de réduire sa dépendance sur le Détroit de Malacca pour son commerce avec l’Europe et l’Asie Occidentale. Les Etats-Unis, au contraire, sont déterminés à ce que la Chine reste vulnérable jusqu’à l’étouffement, entre l’Indonésie et la Malaisie.

Une lutte captivante se fait jour. Les Etats-Unis sont mécontents des efforts déployés par la Chine pour atteindre les eaux chaudes du Golfe Persique, en passant par la région de l’Asie Centrale et le Pakistan. Lentement mais sûrement, Washington resserre le collet autour du cou des élites pakistanaises – civiles et militaires – et les force à faire un choix stratégique entre les Etats-Unis et la Chine.

Cela placera ces élites dans un dilemme peu enviable. Comme leurs homologues indiens, ils sont naturellement « pro-occidentaux » (même lorsqu’ils sont « anti-américains ») et, si les liens avec la Chine sont importants pour Islamabad, c’est avant tout parce que cette dernière fait contrepoids à ce que les Pakistanais perçoivent comme une hégémonie indienne.

Les questions existentielles avec lesquelles se débattent les élites pakistanaises sont visibles. Ils recherchent des réponses auprès d’Obama. Obama peut-il maintenir une relation équilibrée vis-à-vis du Pakistan et de l’Inde ? Ou, Obama retournera-t-il à la stratégie de l’ère de George W. Bush consistant à faire de l’Inde la puissance prédominante dans l’Océan Indien, obligeant le Pakistan à apprendre à vivre dans son ombre ?

www.palestine-solidarite.org/analyses.M-K_Bhadrakumar.100110.htm


9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

Durant les deux mois passés, le Moyen Orient a vécu des développements rapides et imprévus, pour certains d’entre eux. Nous notons cela parce que nous pensons que ces nouveaux développements ne manqueraient pas de provoquer un nouveau rapport de forces, surtout à la lumière du dernier crime contre l’humanité commis par Israël à l’encontre de ressortissants turcs et autres, mais aussi des déboires de la guerre menée soi-disant contre le terrorisme en Afghanistan et des nouvelles sanctions prises contre l’Iran.

Les développements les plus significatifs peuvent se résumer dans les points suivants :

1-Israël poursuit son escalade contre l’Iran et le Liban, poussant les Etats-Unis à prendre des mesures plus restrictives contre ce qu’il appelle « l’infiltration iranienne » vers les frontières israélo-libanaise, tant à travers les positions prises par la Syrie que par la présence des militants du Hezbollah et des armes « nouvelles » qu’il détient… Et, si nous ajoutons à cela les articles parus dernièrement dans les journaux américains à propos d’une possible attaque israélienne qui se prépare (à partir de certaines bases de l’OTAN en Géorgie) ou, encore, les manœuvres qui ont eu lieu, au milieu du mois de mai près de la frontière Sud du Liban, ou, enfin, les menaces lancées par Tel Aviv contre le Liban à la suite de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales libanaises, nous pouvons dire que les possibilités d’une agression sont devenues très claires, même si certains milieux dirigeants israéliens essaient de montrer une patte de velours envers la Syrie en appelant, selon « Maariv », au retour des négociations bilatérales et, même, à un traité de paix avec Damas afin de l’extirper de « l’axe du mal,  d’isoler le Hezbollah et de sauver le Liban ». Ces milieux, toujours selon « Maariv », partent  d’un état de fait qui dit que « l’axe des pays tempérés [entendre : à la solde de Washington] s’est écroulé et que tous se trouvent au pied du mur, craignant ce qui pourrait se passer ».

2-D’un autre côté, il est nécessaire de faire le point sur les points cumulés par le régime syrien dans le face-à-face qui l’oppose à Israël. Le président syrien Bachar Assad a pu obtenir de nouvelles armes, dont des bombardiers, sophistiquées en provenance de la Russie dont e président, en visite dans la région, avait déclaré que son pays ne « croisera pas les bras si le Moyen Orient est soumis à une nouvelle agression ». Medvedev a, de plus, assené un second coup dur à Washington et à Tel Aviv en rencontrant Khaled Meshaal, représentant du Hamas, et en déclarant ouvertement son appui à la nouvelle coalition économique formée par la Syrie, l’Iran et la Turquie ; d’ailleurs, au lieu de tenir compte des nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité contre l’Iran, Medvedev a déclaré son intention de poursuivre l’exécution du contrat concernant la vente des missiles sophistiqués à ce pays… Cette position, ajoutée à celle de la Turquie à propos de l’uranium iranien, fut peut-être à la base du crime commis contre la flottille de la liberté.

Et, si nous nous arrêtons quelque peu sur les nouvelles positions de la Turquie, surtout celle concernant le vote contre les nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, nous pouvons prévoir dans l‘immédiat deux situations contradictoires :

-Le premier est que les nouvelles positions prises par la Turquie ne manqueraient pas, pour un certain temps, de mélanger les cartes influant positivement sur la Syrie et l’Iran, mais aussi sur l’équilibre des forces au Moyen Orient, né durant la deuxième présidence de Georges W. Bush. En même temps, ces changements intervenus feront d’Ankara un adversaire réel à l’Arabie saoudite ou à l’Egypte dans le monde arabe.

-Le deuxième est que, malgré le crime commis par les commandos israéliens contre des ressortissants turcs, la tension entre la Turquie et Israël ne pourra pas aboutir, comme certains le pensent, à la rupture des liens diplomatiques et économiques entre les deux Etats, surtout si nous prenons en considération l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi les projets militaires et industriels formés par eux.

Ces situations contradictoires laissent prévoir, à leur tour, que le conflit turco-israélien ne dépassera pas le stade du momentané, même si on a l’impression du contraire. C’est que le conflit sur le pouvoir entre le gouvernement et l’armée n’a pas penché la balance d’un côté ou d’un autre ; de plus, l’idéologie religieuse du Hizb Al-Adala au pouvoir ne fait pas le poids devant les intérêts économique d’un régime qui cherche de nouveaux marchés et de nouvelles alliances vers le Sud et l’Est après que l’Union européenne ait fermé ses portes devant lui.

3-Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre rune petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la différence entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre…

5-En plus de ces problèmes essentiels, n’oublions pas :

-Qu’au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.

-Qu’en Egypte, les préparatifs aux présidentielles se poursuivent entre deux candidats « sérieux » : Omar Souleiman (responsable de l’espionnage et du contre-espionnage et ayant l’aval des milieux politiques aux Etats-Unis, et Mohammad Baradei  (appuyé, lui aussi, par certains milieux étasuniens, mais surtout par le courant des Frères musulmans égyptiens).

-Qu’au Soudan, la répression est revenue à l’avant-scène à la suite des élections législatives ; l’exemple le plus flagrant en est la détention et la torture des chefs du comité de grève des médecins, la fermeture du journal « Al Midan » pro communiste.

-Qu’en Irak, enfin, la formation d’un gouvernement tarde, tant à cause de la politique étasunienne qu’à celle de l’Iran vis-à-vis de ce pays. Ce retard a déclenché une nouvelle vague de violence, de vols et d’instabilité.

Beyrouth, le 22 juin 2010

   (Traduit le 1er juillet 2010) 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/07/2010

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan. n° 10- 30-07 - : Début :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan.  n° 10- 30-07 - : Début :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 74- 30-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire.

1  Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

2 Dossiers

2-1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Fin

3 Annexe

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

3-2 L’origine des guerres.



1 Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

La déclaration sur la nécessité de lever "l'occupation russe du territoire géorgien", faite par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lundi 5 juillet lors de sa visite à Tbilissi, est sans fondement aucun, a déclaré mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.
"Il n'y a sur le territoire de la Géorgie pas un seul militaire russe. Il y a cependant dans la région des contingents militaires russes, mais ils se trouvent sur les territoires d'Abkhazie  et d'Ossétie du Sud qui se sont séparées de la Géorgie à l'issue d'une agression déclenchée par le régime de Mikhaïl Saakachvili", stipule la déclaration de la diplomatie russe.
Le MAE russe rappelle que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont leurs propres autorités législatives, exécutives et judiciaires, formées démocratiquement, ainsi que des partis politiques. En outre, les contingents et les bases militaires russes sont déployés sur les territoires de ces deux républiques sur la base d'accords interétatiques bilatéraux conformément aux normes du droit international.
La diplomatie russe signale que, selon le droit international, l'occupation signifie le séjour provisoire de troupes d'un Etat sur le territoire d'un autre en état de guerre, alors que le pouvoir sur le territoire occupé est exercé par le commandement militaire de l'Etat occupant.
Au cours de sa courte visite à Tbilissi, la chef de la diplomatie US a réitéré l'attachement inébranlable de Washington à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Mme Clinton a évoqué l'"occupation" par la Russie des régions géorgiennes rebelles de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie et a exhorté Moscou à respecter l'accord de cessez-le-feu stipulant que les forces russes devaient regagner les positions qu'elles avaient occupées avant le conflit d'août 2008.  
Tbilissi avait lancé en août 2008 une offensive contre l'Ossétie du Sud, l'armée géorgienne ayant détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure pour contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, autre ancienne autonomie géorgienne.

16:56 07/07/2010

RIA Novosti. David Hizanishvili

7 juillet

RIA Novosti


1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

La Géorgie et l'Ossétie du Sud doivent régler leurs différends sans intervention de pays tiers, notamment des Etats-Unis, a déclaré lundi le premier ministre russe Vladimir Poutine commentant les déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
C'est l'affaire des deux parties. Il ne faut pas rechercher de solution ailleurs", a annoncé M. Poutine aux journalistes.
Hillary Clinton, en visite à Tbilissi, avait déclaré lundi que les Etats-Unis soutenaient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie et attendaient "la levée de l'occupation".
Le 8 août 2008, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, tuant des centaines de civils ainsi que des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés".

RIA Novosti. Alexei Druzhinin

6 juillet -

http://fr.rian.ru/world/20100706/187017096.html


1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

Géorgie est prête à promouvoir des rapports avec une "Russie modernisée", a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé à la télévision locale à l’occasion de la journée de l’indépendance.

"Le temps viendra où la Géorgie forte et modernisée sera une partenaire de choix pour une Russie modernisée", a estimé le président géorgien cité par l’agence News Georgia.

"Tôt ou tard, la Russie s’engagera elle aussi dans la voie de la modernisation. Cela aura lieu bien plus tôt que beaucoup ne le croient", a affirmé le président géorgien.

S’agissant des rapports russo-géorgiens, M.Saakachvili a déclaré que rompre les liens diplomatiques entre les deux pays ne relevait pas de "notre initiative".

Selon lui, Tbilissi n’a pas durci le régime des visas avec la Russie ni n’a pas créé de problèmes aux investisseurs russes en Géorgie.

Dans le même temps M.Saakachvili a affirmé que Moscou "se préparait" pour une guerre contre la Géorgie, en organisant d’abord des blocus énergétique et économique.

D’autre part, a poursuivi M.Saakachvili, "l’idée de la Russie d’isoler (politiquement) la Géorgie était inepte".

"La Géorgie est un joueur de poids, tout le monde le reconnaît", a encore estimé son président, annonçant que le pays bénéficiait d’"un soutien énorme" à tous les échelons aux Etats-Unis.

Stéphane/

armenews
mercredi2 juin 2010,

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=61463



2 Dossiers

2 -1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Aujourd’hui s’est ouvert le sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE qui doit répondre à deux questions importantes. Premièrement, la rencontre au plus haut avec le nombre maximal de membres participants à cette organisation aura-t-elle lieu ? La chancelière allemande soutiendrait probablement cette idée, sa visite officielle devant avoir lieu immédiatement après le sommet actuel. Notons qu’un autre acteur de la politique européenne, la France, a déjà soutenu l’initiative de Kazakhstan.
Deuxièmement, quelle place devrait occuper l’OSCE en Europe dans la structure contemporaine de sécurité ? Cette seconde question est plus intéressante, compte tenu de la situation délicate de cette organisation dans le cadre de la politique de maintien de sécurité globale et régionale. Les perspectives d’une structure régionale quelconque dépendent de plusieurs facteurs : des objectifs précis et des moyens efficaces pour leur réalisation et un budget stable car en l’absence de financement permanent aucun projet ne peut espérer avoir des perspectives à terme. Autre point important : la capacité de parvenir à un compromis qui rende disponible pour une coopération avec d’autres structures régionales. À l’heure actuelle, l’OSCE a justement l’occasion de le vérifier.
Le fait est que l’une des particularités du sommet informel concerne la première rencontre entre des représentants de sept organisations telles que l’OSCE, l’UE, l’OTAN, le Conseil de l’Europe, la CEI, l’OTSC et l’ICCA chargées des questions de sécurité dans les différentes régions du monde. On pourrait également ajouter l’OCS à cette liste, compte tenu que cette structure régionale renforce son influence en Asie Centrale. Ainsi, l’OSCE pourrait rétablir le contact avec plusieurs organisations de l’espace postsoviétique, malgré la différence des normes d’évaluation du développement politique de nos pays.
Il est surprenant que ce genre de rencontre n’ait encore jamais eu lieu, compte tenu de toutes les menaces à la sécurité, que ce soit les anciens ou les nouveaux conflits régionaux, l’intensification du trafic de stupéfiants et l’instabilité en Afghanistan dont on parle fréquemment lors des réunions internationales à tous les niveaux. Mais pendant que les organisations régionales luttent pour les sphères de leur propre influence, coopérant avec difficulté face à un ennemi commun, ce dernier, qu’il s’agisse du crime organisé ou d’organisations terroristes, a depuis longtemps établi un réseau global de partenariat. Pour cette raison, on parle de plus en plus souvent de criminalité transnationale ou de ce qu’on appelle l’internationale terroriste. Lui résister avec ses moyens chacun de son côté revient à se battre contre un poing avec les doigts en éventail.
D’autre part, dans quelle mesure la coopération pourrait être efficace entre les organisations régionales aussi différentes ? De plus, la concurrence géopolitique et géoéconomique demeure et il est difficile d’imaginer un duo de partenariat entre l’OTSC et l’OTAN. On ignore encore comment se comporteront les organisations régionales en temps de crise, quoi qu’il en soit, parmi les sept organisations citées ci-dessus, seule l’OTAN s’est montrée active contre la crise depuis les Balkans jusqu’en Afghanistan.
En ce qui concerne les thèmes plus sensibles à l’ordre du jour du sommet informel d’Alma-Ata, on parle de trois choses. Premièrement, la situation difficile au Kirghizstan. Notons que les propositions du Kazakhstan d’apporter une aide économique à ce pays ont été faites au sommet de l’ICCA à Istanbul, lors de la rencontre des présidents des pays-membres de l’OCS à Tachkent, ainsi que lors de la session du conseil intergouvernemental de la Communauté économique eurasienne (CEEA) et au sommet des membres de l’Union douanière à Astana. En fait, cet événement a coïncidé avec la première visite officielle au Kazakhstan de Rosa Otounbaïeva qui, après le référendum, a obtenu le statut de président par intérim. Cependant, Rosa Otounbaïeva ne cachait pas compter bénéficier de l’aide du fond anticrise du CEEA où Moscou et Astana sont les principaux donateurs. Or, de toute évidence, le Kazakhstan propose aux autres membres de l’OSCE, ainsi qu’aux autres structures financières internationales, de mettre la main à la poche.
L’Afghanistan demeure le sujet traditionnel mais ni le Kazakhstan ni aucun membre de l’OSCE ne dispose d’influence suffisante dans ce pays pour changer la situation. Pour cette raison, les propositions s’arrêtent principalement au développement économique et humanitaire de l’Afghanistan qui a besoin d’un soutien global.
Un autre thème conflictuel sera probablement étudié dans le cadre du sommet, en l’occurrence le problème du Haut-Karabagh. Bien sûr, en étant président de l’OSCE, le Kazakhstan devrait parler des points sensibles, y compris des conflits territoriaux. Comme on dit, le statut oblige.
Mais il ne faut pas oublier que l’Azerbaïdjan demeure un partenaire du Kazakhstan pour les projets en mer Caspienne, par exemple dans le cadre de Bakou-Tbilissi-Ceyhan, ainsi que membre de l’union du monde turc, à laquelle appartient le Kazakhstan.
D’autre part, l’Arménie fait partie de l’OTSC à titre d’observateur et le Kazakhstan est un membre actif de cette organisation. Ainsi est-il important pour Astana d’être sur plusieurs fronts à la fois sans prendre des mesures qui pourrait se révéler néfastes pour sa politique extérieure multivectorielle. À cet égard, il ne faut certainement pas s’attendre à des mesures décisives de la part du nouveau président de l’OSCE dans le processus des négociations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. De plus, le rôle des intermédiaires est déjà joué par d’autres pays, y compris par la Russie. Lors de la récente rencontre des présidents arménien, azerbaïdjanais et russe à Saint-Pétersbourg, le thème, parmi tant d’autres, du retour des territoires occupés du Karabagh a été abordé. On sait que la base des négociations entre les deux pays en conflit repose sur les principes de Madrid, adoptés en 2009 par l’Azerbaïdjan et par l’Arménie. Selon Edward Nalbandian, le ministre arménien des Affaires Étrangères, beaucoup de choses dépendent de la reconnaissance par l’Azerbaïdjan de l’existence de la dernière version des principes de Madrid, présentée aux parties lors de la rencontre à Saint-Pétersbourg.
Le travail visant à faire concorder ces principes continuera probablement à Alma-Ata mais il ne faudrait pas compter sur des décisions positives compte tenu de la dernière déclaration fort symptomatique du président azerbaïdjanais Aliev lors de la réunion du cabinet des ministres consacrée au bilan du développement socio-économique au premier semestre 2010, qui a mis l’accent sur le renforcement de la puissance militaire du pays qui pourrait jouer le rôle décisif dans la régularisation du conflit du Haut-Karabagh.
Qu’il soit dit en passant, hormis le conflit Arménie-Azerbaïdjan, il existe aussi des relations compliquées entre Erevan et Ankara. À cet égard, certains médias turcs n’ont pas exclu que les chefs des départements de politique extérieure de l’Arménie et de la Turquie puissent se rencontrer lors du sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE à Alma-Ata. Comme il l’a déjà fait par le passé, le Kazakhstan jouera ici le rôle de l’hôte hospitalier, prêt à proposer un lieu supplémentaire propice au dialogue. Quel en sera l’effet sur le résultat final, cela dépend de tous les participants aux négociations.
Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.

Dossym Saptaïev

Lundi 19 Juillet 2010

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n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan. n° 10- 30-07 - : Fin :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan.  n° 10- 30-07 - : Fin :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 74- 30-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire.

3 Annexe

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

3-2 L’origine des guerres.


3 Annexe :

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

Ndlr : article toujours d’actualité.

L’Europe peut être perchée au-dessus du précipice de son premier conflit armé depuis les 78 jours de bombardement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 et l’invasion armée de la Macédoine qui a suivi lancée à partir du Kosovo occupé par l’OTAN deux ans plus tard.

Avec l’accession formelle, en avril, de l’Albanie à l’OTAN comme membre à part entière et la victoire de la réélection (au moins formellement) qui a suivi, du premier ministre de la nation Sali Berisha, le théâtre est prêt pour la réalisation du projet de nouveau retraçage des frontières de l’Europe du Sud-est à la recherche d’une grande Albanie.

Les étapes précédentes dans cette direction ont été la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie il y a dix ans pour le compte de l’ainsi dite Armée de Libération du Kosovo (AKL, en albanais UÇK) et de connivence avec elle, une violation criminelle du droit international qui s’est terminée par l’arrachage de la province serbe du Kosovo en même temps à la Serbie et à la Yougoslavie.

50 000 soldats de l’OTAN versés dans le Kosovo en juin 1999, accompagnés par les dirigeants et les combattants de l’ALK basés en Albanie, sous les auspices de la Résolution 1244 des Nations Unies qui, entre autres, condamnait les "actes terroristes commis par l’une ou l’autre partie "et" [réaffirmait] l’engagement de tous les états membres pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres états de la région, conformément à l’acte final d’Helsinki et à l’annexe 2".

Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas l’intention de respecter les dispositions de la résolution 1244 de l’ONU et ils ont montré leur mépris pour un document qu’eux-mêmes avaient signé en réarmant les combattants de l’ALK, qui pendant des années avaient attaqué, enlevé et assassiné des civils de toutes provenances ethniques et en transformant l’ancien groupe armé sécessionniste en Corps de Protection du Kosovo.

La Résolution 1244 de l’ONU ordonnait expressément que l’ALK et ses gangsters affiliés devaient être désarmés, alors les puissances de l’OTAN ont contourné cette exigence par un tour de passe-passe en fournissant à l’ALK de nouveaux uniformes, de nouvelles armes et un nouveau nom. Mais pas un nouveau commandant. Celui qui a été choisi pour ce rôle a été Agim Ceku, commandant de l’armée croate durant la brutale campagne Opération Tempête de 1995 "la plus grande offensive terrestre européenne depuis la seconde guerre mondiale" [1] - et chef d’état-major de l’ALK au cours de sa guerre commune avec l’OTAN contre la Yougoslavie quatre ans plus tard.

Encouragée par le soutien militaire de l’Occident dans la réalisation de son programme séparatiste, l’ALK a lâché ses groupes affiliés contre la Serbie du Sud et la Macédoine : l’Armée de Libération de Presevo, Medveda et Bujanovac dans le premier cas à partir de 1999 et l’Armée de Libération Nationale dans le second, qui a commencé les attaques à l’intérieur de la Macédoine à partir de sa base au Kosovo en 2001.

Seule la capitulation du gouvernement de la Serbie après octobre 2000 et un semblable fléchissement sous la pression - pression occidentale – du gouvernement de la Macédoine en 2001 ont satisfait les longues attentes des extrémistes armés pan-albanais dans les deux nations pour une éventuelle unification au-delà des différentes frontières nationales avec le soutien des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.

La confirmation décisive du soutien occidental est arrivée en février 2008 avec la déclaration unilatérale d’indépendance des forces séparatistes du Kosovo. L’ancien chef de l’ALK et protégé de l’Amérique Hashim Thaci, alors premier ministre en titre, a proclamé la sécession d’avec la Serbie et la plupart des nations de l’OTAN se sont précipitées pour gratifier l’entité illégale d’une reconnaissance diplomatique.

Vingt mois après, plus des deux-tiers des pays du monde, y compris la Russie, la Chine et l’Inde, n’ont pas légitimé cette abomination par la reconnaissance, mais l’Occident est resté inébranlable dans son mépris pour le droit international et dans le soutien apporté aux extrémistes violents au Kosovo, qui ont des ambitions plus vastes pour l’ensemble de la région, ambitions encouragées par l’appui consistant des États-Unis et de l’OTAN et la conviction que l’Occident poursuivra ce soutien à l’avenir.

L’Albanie étant maintenant un état membre à part entière de l’OTAN et en tant que tel sous la protection de la clause d’assistance militaire mutuelle de l’article 5 de l’Alliance, les appels à une Grande Albanie au détriment du territoire de plusieurs autres pays européens sont devenus plus forts et plus acharnés.

En réponse à la campagne grandissante pour étendre le modèle du Kosovo au sud de la Serbie à la Macédoine, au Monténégro et même en Grèce (Épire), il y a deux mois le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a admonesté les nations qui envisagent de reconnaître le statut d’état du Kosovo en leur conseillant de "réfléchir très attentivement avant de prendre cette décision très dangereuse qui aurait un résultat imprévisible et qui n’est pas bonne pour la stabilité de l’Europe. » [2]

Neuf jours plus tard le premier ministre albanais Berisha a déclaré sans détours que « le projet de l’unité nationale de tous les Albanais devrait être un phare directeur pour les politiciens en Albanie et au Kosovo. » Il a dit avec insistance que « l’Albanie et le Kosovo ne doivent en aucun cas se considérer mutuellement comme des états étrangers. » [3]

Un commentateur russe a répondu à cette déclaration en avertissant que "toute tentative de mise en œuvre de l’idée d’une Grande Albanie est similaire à la réouverture d’une boîte de Pandore. Cela pourrait déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, semblable à celle de la fin des années 1990." [4]

Parlant du " projet d’une soi-disant Grande Albanie qui embrasse tous les territoires des Balkans où vivent des Albanais ethniques, y compris le Kosovo, certaines régions de la Macédoine, le Monténégro et plusieurs autres pays ", l’analyste politique russe Pyotr Iskenderov a dit que « la déclaration de l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance de cet acte illicite par les États-Unis et les principaux membres de l’Union Européenne ont stimulé la mise en œuvre de l’idée d’une soi-disant Grande Albanie. » [5]

Le reste de la Serbie est également affecté - la vallée de Presevo dans le sud de la nation où la Serbie proprement dite, le Kosovo et la Macédoine se rejoignent - et pareillement la Grèce si l’on doit croire un rapport de 2001. À l’époque Ali Ahmeti, fondateur et commandant de l’ALK, puis chef de l’Armée Nationale de Libération (ANL) qui avait commencé à lancer des attaques meurtrières contre la Macédoine depuis sa base dans la ville de Prizren au Kosovo, a été signalé comme ayant glorifié une Armée de Libération de Chameria dans la région d’Epire du Nord-Ouest de la Grèce, une armée équipée d’un arsenal d’armes impressionnant.

Le drapeau national introduit après février 2008 contient une esquisse du Kosovo avec six étoiles blanches au-dessus de lui. Alors qu’il n’a pas été reconnu pour des raisons évidentes, les étoiles sont supposées représenter les nations ayant des populations albanaises ethniques : le Kosovo, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce.

L’entraînement militaire et l’aptitude au combat des groupes séparatistes et irrédentistes pan-Albanais sont en train d’être augmentés à un niveau plus élevé que jamais auparavant par les principaux pays de l’OTAN. En mars la Force du Kosovo dirigée par l’OTAN (KFOR) a commencé à remanier le Corps de Protection du Kosovo, lui-même un avatar de l’Armée de Libération du Kosovo, en une armée nationale embryonnaire, la Force de Sécurité du Kosovt o, dont le chef d’état-major est le Lieutenant General [1] Sylejman Selimi venant en transition directe du poste de commandant du Corps de Protection du Kosovo. Un sympathique reportage d’information de décembre dernier a décrit plus précisément son nouveau poste comme Chef d’Etat-major de l’Armée de la République du Kosovo. [6]

La Force de Sécurité du Kosovo (FSK) comme le Corps de Protection du Kosovo avant elle est vantée dans les cercles occidentaux comme une prétendue force de police multiethnique ; elle n’est ni multiethnique, ni une force de police, mais une armée naissante, une armée que l’autoproclamé président du Kosovo, le président Fatmir Sejdiu en juin dernier a caractérisée comme étant "une force moderne qui se construit en conformité avec les standards de l’OTAN". [7]

Dans le même mois l’OTAN a annoncé que l’armée du Kosovo prototype serait prête en septembre et "que l’OTAN devrait augmenter ses capacités de contrôle au sein de la FSK afin d’assurer le meilleur renforcement des capacités de la FSK ". [8]

Un rapport antérieur du Kosovo a également démontré que les nouvelles forces armées de l’entité illégitime ne seraient rien d’autre qu’un accessoire militaire de l’OTAN : « La force de sécurité doit être entraînée par des officiers de l’armée britannique, les uniformes ont été fournis par les États-Unis et les véhicules ont été fournis par L’Allemagne.

« La Force de Sécurité du Kosovo doit être conforme aux standards de l’OTAN. » [9]

En février l’Italie a annoncé qu’elle ferait un don de 2 millions d’euros et l’ Allemagne qu’elle donnerait 200 véhicules militaires pour l’armée dans le processus. Le Commandant suprême allié de l’OTAN en Europe de l’époque, le général John Craddock, s’est rendu au Kosovo pour lancer la création de la Force de Sécurité du Kosovo et il a visité le Camp d’Entrainement National de la FSK à Vucitrn, voyage au cours duquel il a dit "Je suis satisfaits de l’état d’avancement à ce jour. À la fin de la première phase de recrutement nous avons quelque 4.900 candidats pour environ 300 postes dans la FSK dans cette première tranche de recrutement ". [10]

En mai de cette année, le Ministère de la Défense britannique a signé un accord avec la Force de Sécurité du Kosovo balbutiante pour "donner une formation aux membres de la FSK en différents domaines conformément aux standards de l’OTAN."

L’Ambassadeur britannique au Kosovo Andrew Sparks a été cité comme disant "Nous espérons qu’après la signature de cet accord et l’expansion de notre coopération, le Kosovo parviendra à devenir un membre de l’OTAN." [11]

Comme les soldats d’Albanie auxquels l’OTAN a apporté une expérience des zones de combat en Irak et en Afghanistan, la nouvelle armée du Kosovo sera, comme les forces armées des autres nouvelles nations de l’OTAN, utilisée pour les guerres à l’étranger. Un exemple récent, en août le chef du Quartier Général de la Macédoine, le General Lieutenant Colonel Miroslav Stojanovski, "a souligné que plus d’ un quart de la composition des unités du service combattant de l’AMR (Forces Armées Macédoniennes), soit 1.746 soldats ont participé aux missions de paix," ce qui signifie les déploiements de l’OTAN. [12] Cependant plus de soldats macédoniens ont été tués en 2001 par l’Armée de Libération Nationale avatar de l’ALK qu’il y en a de morts à ce jour en Afghanistan et en Irak.

Un rapport d’information de mai dernier a apporté davantage de détails sur l’envergure initiale et l’objectif à long terme de la nouvelle armée du Kosovo : "Selon la Constitution de la République du Kosovo, la FSK est censée avoir 3 000 soldats actifs et 2 000 réservistes. Ils sont organisés conformément aux standards de l’OTAN. Il y a également la possibilité de leur déploiement à l’étranger, garantie de la situation mondiale dans l’avenir." [13]

Lorsque le nouveau Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rendu sa première visite en tant que tel au Kosovo en août pour rencontrer le Commandant de la KFOR Giuseppe Emilio Gai, le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu, le premier ministre Hashim Thaci et le Ministre des Forces de Sécurité du Kosovo Fehmi Mujota, "le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu a déclaré qu’il espère que l’état participera aux opérations de maintien de la paix de l’OTAN à l’étranger. » [14] L’Afghanistan est le premier déploiement apparent.

Six ans plus tôt Agim Ceku avait offert les troupes du Corps de Protection du Kosovo aux États-Unis en vue de la guerre et de l’occupation en Irak comme contrepartie du maintien des troupes de l’OTAN au Kosovo.

L’OTAN a déployé des soldats venant de nations comme la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Finlande en Afghanistan pour la formation dans le cadre des conditions de combat dans la réalité, pour les utiliser plus près de chez eux une fois revenus comme l’ont reconnu ouvertement des officiers des armées des nations ci-dessus nommées. Plusieurs milliers de soldats d’Albanie et du Kosovo endurcis par les opérations dans la zone de guerre afghane seront de formidables forces combattantes pour de futurs conflits dans les Balkans.

La distinction entre les forces armées de l’Albanie et du Kosovo, devient en grande partie académique. En août le premier ministre albanais Berisha a publié un déclaration sans équivoque selon laquelle "l’idée d’unité nationale est fondée sur les principes et les idéaux européens.... De ce fait le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaci, et moi-même travaillerons en vue de la suppression de tous les obstacles qui empêchent les Albanais de de sentir unis quel que soit l’endroit où ils vivent," ajoutant que " il ne doit pas y avoir d’administration des douanes et l’Albanie et le Kosovo ne devraient pas se considérer mutuellement comme des pays étrangers...." [15]

L’Albanie est maintenant un membre complet de l’OTAN et comme l’Alliance elle-même pourrait être appelée à réagir si les autorités du Kosovo provoquaient une confrontation avec des voisins comme la Serbie, et la Macédoine et l’Albanie insistent pour affirmer qu’elles et le Kosovo ne sont pas des "pays étrangers." Si l’Albanie intervient au nom de sa « nation frère » dans un conflit militaire avec un adversaire non-Alliance, l’OTAN deviendra impliquée ipso facto.

En septembre, les ministères des affaires étrangères de la Russie et de la Roumanie ont exprimé leurs graves préoccupations concernant l’évolution dans et se rapportant au Kosovo. La Roumanie est un des trois seuls pays membres de l’OTAN qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, les deux autres étant l’Espagne et la Slovaquie. Toutes ces trois nations craignent que le précédent du Kosovo puisse contribuer à l’éclatement par la force de leurs propres pays.

Le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Andrei Nesterenko, a déclaré qu’un " conflit potentiel considérable " persistait au Kosovo et qu’il attendait des représentants de la communauté internationale qu’ils agissent avec impartialité pour empêcher de "nouvelles provocations anti-serbes".

Il a ajouté que "les événements dans la province montrent qu’un conflit potentiel considérable " demeure et que les plus récent affrontements inter-ethnies ont été un résultat du désir des Albanais du Kosovo pour compresser à tout prix le territoire serbe ethnique" et que "dans l’ensemble, le problème du Kosovo reste un des plus sérieux problèmes posés à la sécurité de la région. » [16]

Nullement découragée, l’OTAN a annoncé le 16 septembre sur son site web de la KFOR que « la Force de Sécurité du Kosovo (FSK) a acquis la capacité opérationnelle initiale (COI).

« La décision a été rendue après l’exercice Lion Agile, qui était le point d’aboutissement d’un peu plus de sept mois de dur labeur de la KFOR et de la FSK pour recruter, former et équiper la force.

« Le prochain objectif de la FSK est de parvenir à la pleine capacité opérationnelle. La KFOR va encadrer et soutenir ce processus qui devrait prendre 2 à 5 ans. » [17]

Le jour précédent le nouvel ambassadeur U.S. au Kosovo, Christopher Dell, avait signé le premier accord interétat des États-Unis avec l’entité dissidente, démontrant "l’engagement de l’Amérique pour un Kosovo indépendant," avec Fatmir Sejdiu et Hashim Thaci. Le président putatif Sejdiu a déclaré à l’occasion : "Cet accord élève cela au niveau de la coopération d’état entre les États-Unis et le Kosovo, pas seulement par le biais des divers organismes des USA et du Kosovo, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. » [18]

Ce que l’extension du "Kosovo indépendant" laisse présager a été indiqué fin septembre lorsque les policiers serbes ont découvert une importante cache d’armes dans la Vallée de Presevo près des frontières Serbie-Macédoine-Kosovo qui comportait " des mitrailleuses, des bombes, des lance-fusées, 16 grenades à main et plus de 20 mines, ainsi qu’un grand contingent de munitions"[19] et plus tard au début du mois d’octobre lorsque la police des frontières macédonienne a été "attaquée avec des armes automatiques alors qu’elle menait une patrouille de routine le long de la frontière du Kosovo...." [20].

Ce qui peut également être en magasin a été révélé tardivement le mois dernier lorsque l’Allemagne a déporté les premiers des 12. 000 Roms (gitans) qu’elle renvoie de force au Kosovo. Vers l’exclusion, la persécution, les attentats et la mort. Les Roms qui restent sont en train de mourir dans les abris où la mission intérimaire d’administration des Nations Unies au Kosovo (MINUK) les abandonne après la prise de la province par l’OTAN et l’ALK en juin 1999. é « Les camps, près d’un complexe fermé de mine et de fonderie qui comprend un monceau de scories de 100 millions de tonnes de matières toxiques, ont été envisagés comme une mesure temporaire après qu’un quartier qui avait été un foyer pour 9 000 tsiganes a été détruit par les Albanais ethniques alors que les forces de sécurité serbes avaient quitté la zone dans les derniers jours du conflit du Kosovo en juin 1999. » [21]

Quelques semaines avant la Russie avait averti qu’elle envisageait "l’arrêt de la mission de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] au Kosovo instituée pour protéger les droits des communautés ethniques inacceptables."

L’ambassadeur de Russie à l’OSCE, Anvar Azimov, a déclaré « De telles mesures, sanctionnées par personne, sont unilatérales et ont une incidence sur l’activité globale sous le mandat de cette mission ». [22]

Le 5 septembre une source de nouvelles serbe a signalé que plus de 200 000 réfugiés du Kosovo ont été enregistrés en Serbie, comprenant des Serbes ethniques, des Roms, des Gorans et autres non-Albanais. Ce nombre excluait ceux qui n’étaient pas inscrits, ceux qui avaient fui vers d’autres pays comme la Macédoine et ceux chassés de leurs foyers mais restés au Kosovo.

Au cours des dix dernières années des centaines de milliers de résidents du Kosovo, y compris Albanais ethniques, ont été assassinés et chassés de la province. Des organisations de Roms ont estimé que le nombre des Roms, des Ashkalis et des Egyptiens ainsi touchés se comptent avec six chiffres. Des Serbes, des Gorans, des Turcs, des Bosniaques, des Monténégrins et autres victimes de la terreur raciale et de l’extermination au Kosovo se comptent également en centaines de milliers.

Les médias occidentaux ont affirmé régulièrement depuis dix ans maintenant que le Kosovo était à 90 pour cent albanais ethnique. Il pourrait bien en être ainsi maintenant après de telles expulsions à grande échelle, mais les chiffres ci-dessus réfutent que c’était auparavant le cas dans une province de pas plus de deux millions d’habitants.

Après la première déclaration du Premier ministre albanais que son pays et le peuple du Kosovo et les siens sont un, le Ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov a publié une condamnation de cette déclaration et par forte implication de l’Ouest : « Nous sommes très préoccupés par la déclaration du Premier ministre albanais.

« Nous sommes convaincus qu’il devrait y avoir des réactions appropriées à la déclaration - tout d’abord, de l’UE et également de l’OTAN. Nous n’avons pas encore eu ces réactions. Nous espérons que, malgré le fait qu’aucune des déclarations publiques ne sont venues des capitales européennes, les négociations avec les autorités albanaises sont en route ». [23]

"Moscou est préoccupée par les déclarations de Tirana sur « l’indispensable unification de tous les Albanais » "[24]

À moins que les commentaires de Lavrov n’aient été que strictement rhétoriques, il lui faudra attendre longtemps avant que les responsables des USA, de l’OTAN et de l’Union européenne ne fassent quelques déclarations, beaucoup moins critiques, sur les demandes de Berisha et de ses homologues du Kosovo et de Macédoine pour une grande Albanie unifié (ou un Grand Kosovo). Les nations de l’OTAN ont armé, entraîné et doté d’ un soutien logistique l’Armée de Libération du Kosovo dans sa guerre contre les forces de sécurité serbes et yougoslaves à la fin des années 1990 ; ils entrèrent en marchant côte à côte avec l’ALK dans le Kosovo et l’ont institutionnalisée comme Corps de Protection du Kosovo la même année ; ils ont tiré son Armée de Libération Nationale d’une cuisante défaite de la part de l’Armée Macédonienne en 2001 ; Ils l’ont recréée à nouveau cette année en tant que noyau d’une future armée nationale du Kosovo, la Force de Sécurité du Kosovo ; et ils ont reconnu la déclaration unilatérale de l’indépendance d’un Kosovo dirigé par l’ ex chef de l’ALK Hashim Thaci l’an dernier.

Il n’y a aucune raison de croire que Washington et Bruxelles abandonneront maintenant leurs clients et leur projet de subversion et de mutilation de quatre pays voisins pour créer un super-état étendu Albanie-Kosovo ethniquement purifié, en proie au crime, alors que ce dernier approche de sa réalisation.

Le 6 octobre Berisha a été à Pristina, la capitale du Kosovo, "pour signer un certain nombre d’accords. Selon [Berisha], son gouvernement travaillera mener à bien les projets d’infrastructure qui prévoient une unification des systèmes économiques de l’Albanie et du Kosovo, la création de voies de communications pour expédier des marchandises et pourvoir à la migration économique de la population. [25]

Un compte-rendu de nouvelles italien de la visite a signalé que "l’Albanie a également cédé au Kosovo le port adriatique de Shendjin (Shengjin), donnant ainsi à l’état nouvellement indépendant une issue vers la mer." [26]

Selon les propres termes de Berisha, "le port de Shengjin est maintenant l’issue à la mer du Kosovo ".[27] Accès à l’Adriatique que la Serbie n’a plus depuis l’éclatement de l’Union de la Serbie et du Monténégro il y a trois ans.

Son homologue, l’ancien chef de bande Hashim Thaci, s’est fait l’écho de la déclaration précédente de son invité en disant "Les Albanais vivent dans de nombreux pays, mais nous sommes une seule nation. Les pays de la région ont deux pays amis au Kosovo et en Albanie, pays partenaires, pour la coopération, la paix et stabilité, pour l’investissement dans la région et pour l’intégration européenne." [28]

Le premier ministre albanais a été cité sur le site web du président du Kosovo le 7 octobre promettant que "l’Albanie aidera le Kosovo de toutes les manières possibles. L’Albanie est résolue à renouveler, de la manière la plus rapide possible, tous ses liens infrastructurels avec le Kosovo. Dans les quatre prochaines années, la construction de l’autoroute Qafe Morine–Shkoder sera terminée et cela donnera au Kosovo occidental un accès rapide à la mer. L’année prochaine, mon gouvernement mettra en œuvre une étude de faisabilité et élaborera le projet d’un chemin de fer Albanie-Kosovo. De nombreuses autres lignes infrastructurelles sont et seront construites. [29]

Berisha a également rencontré le commandant de la Force du Kosovo de l’OTAN (KFOR), le Lieutenant général allemand Markus Bentler et il a dit "Les troupes albanaises pourraient faire partie de la KFOR" avant de déposer une couronne sur la tombe d’ Adem Jashari, le premier commandant de l’ALK. [30]

Le jour précédent de la réunion Berisha-Thaci à Pristina, l’accommodant gouvernement serbe du Président Boris Tadic et du Ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic se sont avérés d’accord sur les raisons pour lesquelles les intentions de l’OTAN et les intentions pan-albanaises dans la région ont rencontré peu d’opposition. Jeremic, tout en déclarant pour la forme que sa nation n’adhérerait pas à l’OTAN dans l’avenir immédiat (bien qu’elle ait rejoint le programme transitoire de Partenariat pour la Paix), a déclaré « Nous poursuivons une étroite coopération parce que l’OTAN est le facteur le plus important pour assurer la sécurité dans le monde. »

Un site d’actualités russe informant de cette affirmation a rappelé à ses lecteurs que " en 1999 les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé Belgrade et d’autres villes serbes en soutenant les séparatistes albanais du Kosovo. Puis plus de 3 000 Serbes sont morts et des dizaines de milliers de personnes ont été blessées. L’OTAN a également fait la promotion de la séparation du Kosovo de la Serbie...." [31]

A la fin du mois dernier l’amiral américain James Stavridis, chef du Commandement Européen des USA et Commandant Suprême Allié en Europe de l’OTAN, ont assisté à une réunion de Charte de l’Adriatique que Washington a signé avec l’Albanie, la Macédoine, la Croatie, la Bosnie et le Monténégro en 2003 pour les préparer eux et en réalité l’ensemble des Balkans à l’adhésion à l’OTAN. Stavridis est ensuite parti pour la Croatie pour superviser les manœuvres de guerre multinationales Jackal Stone 09 dont l’objectif était "d’améliorer avec succès la capacité des participants à mener des opérations de contre-insurrection."le

Co-organisé par le Commandement des Opérations Spéciales Europe des États-Unis , le commandant de ce dernier, le Major General Frank Kisner a vanté le succès de l’exercice : « Cette planification ininterrompue a réuni les représentants de 10 Nations et leur a permis d’exécuter efficacement une multitude de tâches dans les airs, sur terre et sur mer. [32]

Jackal Stone 09 a été le premier exercice militaire mené en Croatie depuis son entrée dans l’OTAN au début de cette année. Des responsables des États-Unis et l’OTAN ont à maintes reprises affirmé qu’après la Croatie et Albanie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro allaient les premiers devenir membres à part entière et que la Serbie et le Kosovo viendraient ensuite.

Le 2 octobre la Bosnie a présenté au Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen une demande formelle d’un plan d’action pour l’adhésion, à l’OTAN une demande de facto d’adhésion à part entière. Rasmussen a déclaré, « je crois que cette demande est la meilleure route pour une stabilité durable dans la région euro-atlantique. C’est ma vision pour que tous les pays des Balkans occidentaux soient intégrés dans l’OTAN. » [33]

L’OTAN a utilisé plusieurs prétextes pour une intervention militaire dans les Balkans au cours des quinze dernières années, bon nombre de ces prétextes étant contradictoires comme avec le Kosovo contre la République serbe de Bosnie et avec le Kosovo dans son ensemble contre le Nord Kosovska Mitrovica. Son intention, cependant, n’a pas varié et elle persiste : pour absorber chaque nation et pseudo-nation de la région dans ses rangs et recruter parmi ses nouveaux membres et partenaires pour des guerres plus lointaines.

Le séparatisme armé a été l’outil utilisé pour commencer l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1992, un processus qui a maintenant fragmenté cette nation en ses six républiques fédérales constitutives et dans le cas du Kosovo arraché une province à une ancienne république.

Mais la refonte des frontières nationales, avec les perturbations et la violence qu’elle implique inévitablement, n’est pas terminée.

Le Kosovo est indiscutablement une boîte de Pandore au fond de laquelle l’espoir n’attend pas nécessairement. Il reste une étincelle potentielle, capable d augmenter le danger, comme on l’a vu précédemment, pour "déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, similaire à celle de la fin des années 1990."

Notes

[1] général de corps d’armée

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Traduction : André Compte pour Mondialisation.ca

lundi 12 octobre 2009, par Comité Valmy

source : www.mondialisation.ca


3-2 L’origine des guerres.

Réflexions du compañero Fidel  

J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »  

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.  

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.  

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010,  Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes.

Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

 « Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »

 Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé  « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

 « Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

 « Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »  

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre :

« La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

 « Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

 « Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

 

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »

 

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable.  C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36 Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution;

            « 37.  Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé  au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé; c) que, au cas où  il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour  persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et  souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires… » 

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.

À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur.  

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.  

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/07/2010

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 : Début - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 : Début   - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan

n° 73- 29-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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Sommaire.

Tiré à part :

Mort d'un grand pacifiste belge

Décès de Pierre Piérart.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Hillary Clinton en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie.

1-2 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

Fin  

1-3 Hélène Nouaille : Hillary Clinton dans la périphérie russe.

1-4 Jean Géronimo : Kirghizstan : entre révolution et incertitude, Moscou au cœur du Grand échiquier.

2 Dossiers

2-1 Karl Müller : Les Etats membres de l’OTAN envisagent-ils un changement de cap?



Tiré à part :

Article paru dans la Libre Belgique du 24 juillet

Mort d'un grand pacifiste belge

A deux semaines du 65e anniversaire des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, la cause pacifiste a perdu un de ses plus ardents militants.

On a en effet appris le décès à Uccle du Pr Pierre Piérart à l'âge de 83 ans. Cet enseignant de l'Université de Mons a toujours voulu mettre la science au service de la paix et combattre "un énorme mensonge repris par tous les manuels d'Histoire sur les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki", à savoir qu'en obligeant le Japon à capituler, l'usage de la bombe atomique avait évité le sacrifice de 200000 à un million de soldats américains qui seraient morts lors d'une invasion de l'archipel.

"Faux", s'exclamait Pierre Piérart, qui rappelait qu'"en juillet 45, l'empereur du Japon avait envoyé son fils pour négocier une paix après capitulation mais les Etats-Unis firent traîner la démarche".

Pour le Pr Piérart, on sacrifia non seulement trop de vies mais à ses yeux "attaquer des civils avec une telle arme, c'était clairement du terrorisme d'Etat !"

Mais Pierre Piérart n'exprima pas seulement son rejet des armes nucléaires par la parole ; Il fut aussi à la base, en 1989, à l'université de Mons de la création du parc Hibakusha (les irradiés de Hiroshima et Nagasaki) avec les étudiants en médecine, pharmacie et biologie. Un parc très évolutif puisqu'on y ajouta un arbre lors de chaque essai nucléaire avec l'envoi d'une protestation adressée à l'ambassadeur du pays.

Militant international du désarmement nucléaire, toujours prêt à se mobiliser contre la guerre, Pierre Piérart était aussi un citoyen engagé, qui avait présidé le comité de quartier du Bempt, à Forest

L'art d'être humaniste pour la planète comme près de chez lui...

Christian Laporte

 

Communiqué du CSO

Décès de Pierre Piérart.

Le Comité de Surveillance OTAN (CS0) a la très grande tristesse de vous faire part du décès de son président, le professeur Pierre Piérart, survenu ce 20 juillet à Bruxelles, à l’âge de 83 ans.

Ceux qui le connaissent savent combien la pénible maladie de Lime, dont il souffrait depuis près de sept ans et qui l'avait partiellement paralysé, n'avait entamé en rien, ni sa volonté, ni sa lucidité, ni son engagement dans le combat pour la paix et contre les armes nucléaires.

Pierre Piérart était un des fondateurs du CSO, créé en réaction aux bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie en 1999, qui l'avaient profondément révolté. Jusqu’à ses derniers jours, il était resté actif dans ce comité, dont il était devenu le président. Il y a quelques semaines encore, il publiait un article dans Alerte OTAN !, journal du CSO, dans lequel il dénonçait l’hypocrisie des puissances nucléaires et les décevants résultats de la récente conférence de révision du Traité de Non Prolifération (TNP).

Le pacifisme de Pierre Piérart n’avait rien de « bêlant », mais était empreint de rigueur, appuyé d’arguments scientifiques et historiques. Ainsi, en 1995, dans son ouvrage « D’Hiroshima à Sarajevo », il ne se bornait pas à dénoncer le crime que constitue l’utilisation de l’arme atomique, mais également une vision faussée de l’histoire selon laquelle l’annihilation des deux villes japonaises aurait sauvé des centaines de milliers de vie américaines, alors que le véritable objectif des bombardements était une démonstration de puissance face à l’URSS.  

Il enseignait encore la biologie à l'Université de Mons-Hainaut lorsque sa formidable détermination permit, en 1989, la création d’un mémorial à Hiroshima-Nagasaki, le Parc Hibakusha, où depuis, chaque année, est organisée à son initiative la commémoration de ce crime contre l'humanité. La commémoration de cette année, le 7 août, à laquelle il était évidemment attendu, sera l’occasion d’un hommage particulier à sa personnalité.

Pierre Piérart était également vice-président de l’Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire (AMPGN) et trésorier/secrétaire du Centre d'écologie appliquée du Hainaut (CEAH), dédié à la sauvegarde des écosystèmes et, plus particulièrement, à la protection de la nature en Hainaut. Ses amis se souviendront de ses nombreuses passions, comme la mycologie (c’est au cours d’une cueillette de champignons qu’il contracta la maladie de Lime), de sa constante bonne humeur, de la pédagogie de ses interventions, de son opiniâtreté et du courage avec lequel il affronta la maladie, et de la cohérence de son engagement.

Les membres du CSO partagent la douleur de ses proches et, en particulier, de son épouse, Macha.

Les funérailles se dérouleront ce mercredi 28 juillet à 10h30, au crematorium d'Uccle (61 avenue du Silence, 1180 Bruxelles).
Comité de Surveillance OTAN / CSO
c/o M. Poznanski, 62 rue des Cultivateurs, 1040 Bruxelles

www.csotan.org
tél. 0476 855 652 ; info@csotan.org



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

 

1-1 Hillary Clinton en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie.

Hillary Clinton, la Secrétaire d'État des États-Unis, s'est rendue en visite en Ukraine, Pologne, Azerbaïdjan, Arménie et Géorgie entre 1er et le 5 juillet. Selon ses propres mots, sans aucun enthousiasme. En Pologne, Hillary Clinton a même déclaré à l'une des chaînes de télévision locales qu'elle était principalement préoccupée par le mariage de sa fille Chelsea prévu pour fin juillet. Mais ni le mariage, ni la fête nationale de l'Indépendance des États-Unis du 4 juillet n'ont pu retenir Hillary Clinton à Washington. Et sa tournée en Europe de l’Est (à l'exception de la Pologne), qualifié récemment par Dmitri Medvedev de « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie, a tout de même eu lieu.

À la veille du jour de l'Indépendance, les États-Unis oublient généralement les problèmes en s’offrant les feux d'artifices, les barbecues et les matinées, les goûters et les soirées de bière. Ils se souviennent des pèlerins, « des pères fondateurs » et de toute l'histoire de la formation de la puissante nation qui, à l'instar de l’histoire de toutes les autres nations, est remplie de mythologies et de jolis mensonges, pour la bonne est simple raison que les faits ne doivent en aucun cas ternir ces charmants contes de fée. En réalité, le Congrès a déclaré l'indépendance des colonies le 2 juillet 1776. Le projet de la déclaration était déjà prêt le 28 juin mais c’est le 2 août qu’il a été voté officiellement. Ses deux principaux signataires et auteurs, Thomas Jefferson et John Adams, sont décédés le même jour, le 4 juillet 1826, et le Congrès a décidé en 1870 de faire de cette date la fête principale de la nation. Une visite à l’étranger à cette date montre au pays d'accueil que ce dernier passe avant la fête nationale tant son importance aux yeux des Etats-Unis est grande.

En Europe de l'Est et dans le Sud du Caucase, on estime depuis un certain temps que l'administration de Barack Obama « a oublié » ses partenaires de l'Est en préférant développer ses relations avec la Russie et la Chine. Et que le « redémarrage » avec la Russie empêche les États-Unis de voir les problèmes « à la périphérie russe ». Pour cette raison Barack Obama est également très critiqué par les républicains au Congrès. Ainsi, la Secrétaire d'État s'est rendue en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie afin d'y « ramener les États-Unis », dont la présence, sous l'administration de George W. Bush, avait été si significative que, par exemple, la Géorgie n'avait pas eu peur de provoquer une guerre dans le Caucase.

C’est précisément en Géorgie, au point final de la tournée d’Hillary Clinton, que cette dernière était très attendue le 5 juillet : les Géorgiens voulaient déterminer à quel point il leur serait possible de compter sur le soutien des États-Unis. L'opposition à Mikhaïl Saakachvili s'accroît, ses anciens partenaires quittent son camp et le témoignage de sympathie de la part des États-Unis est vital pour lui. Tbilissi ne cachait pas qu'une seule déclaration d'Hillary Clinton sur « les territoires géorgiens illégalement occupés » (en parlant de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud) allait signifier le succès de la visite. Hillary Clinton s'exprimait de manière moins directe, employant des termes comme « nous ne sommes pas d'accord avec la présence des forces armées russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud » et disant que « les États-Unis coopèrent avec la Russie au sein du groupe de Minsk de l'OSCE pour la régularisation du problème du Haut-Karabagh mais les deux pays sont en désaccord vis-à-vis du problème géorgien ». En fait, Hillary Clinton a constamment fait remarquer que bien que Moscou et Washington fassent un « redémarrage », cela ne signifiait pas que durant cette phase ils devait penser « à l'unisson » sur tous les problèmes sans exception, ce qui devait encourager tous les opposants au redémarrage entre les États-Unis et la Russie sans exception sans, toutefois, aucun engagement concret. Hillary Clinton aurait bien pu dire quelque chose de similaire en parlant des relations des États-Unis avec Israël, la France ou l'Allemagne. Cela représente un équilibrisme diplomatique tout à fait ordinaire.

En fait, Hillary Clinton avait des objectifs plus importants dans le Caucase que l'expression symbolique du soutien de Mikhaïl Saakachvili. La plus importante des visites a plutôt été celle faite à l’Azerbaïdjan avec la rencontre du président Ilkham Aliev. En tenant compte de tous les problèmes pakistanais, c’est l'Azerbaïdjan qui devient l'une des zones de transit les plus importantes pour l'approvisionnement des forces armées américaines et des forces de l'alliance en Afghanistan. Depuis le début de l'invasion en 2001, les avions de transport américains ont effectué des dizaines de millier d'escales en Azerbaïdjan. Le Pentagone utilise également les ports et les communications ferroviaires d'Azerbaïdjan pour l'approvisionnement des forces armées. Hillary Clinton est arrivée à l'aéroport international Heydar Aliev de Bakou, en passant ensuite en véhicule par l'avenue Heydar Aliev devant le centre culturel Heydar Aliev. Elle a donc très bien compris qu'en Azerbaïdjan il fallait éviter d'irriter le clan des Aliev et, de ce fait, elle a été extrêmement prudente concernant le respect des droits de l'Homme dans le pays.

En privé, les diplomates azerbaïdjanais avaient déjà souvent exprimé leur mécontentement quant à l'état des relations avec les États-Unis. Beaucoup de choses les irritaient. Le poste d'ambassadeur américain à Bakou est resté vacant plus d'un an. Ce n’est que fin mai que la Maison Blanche a déclaré qu'elle allait y envoyer Matthew Bryza, un diplomate de carrière, co-président des États-Unis aux négociations internationales pour la régularisation du conflit du Haut-Karabagh.

Bakou trouvait que Washington qui tentait activement d'inciter l'Arménie et la Turquie à établir des relations diplomatiques officielles ignorait complètement l'Azerbaïdjan. Les États-Unis ont décidé de « fermer les yeux » sur certaines lacunes de l'Azerbaïdjan dans le domaine des droits de l'Homme lorsqu'ils avaient compris que la crise au Kirghizstan pourrait rendre difficile le transit en direction de l’Afghanistan et qu'il était nécessaire de chercher des alternatives. Un mois avant la visite d'Hillary Clinton, Robert Gates, le ministre de la Défense des États-Unis, s'était, d’ailleurs, également rendu à Bakou avec ce même but. L'Azerbaïdjan a aussi une importance en tant que carrefour des principaux transits énergétiques de toute la région. La visite d'Hillary Clinton devrait mettre fin à cet « oubli » évident de l'Azerbaïdjan. À Bakou et à Erevan, Hillary Clinton s'est prononcée en faveur de la régularisation du conflit du Haut-Karabagh dans les plus brefs délais.

La visite en Ukraine n'en était pas moins intéressante. Il semblerait que les États-Unis ont définitivement fait un choix et ce choix est loin d'être en faveur d'Ioulia Timochenko. Il a été intéressant d'observer la rencontre entre Hillary Clinton et le président Viktor Ianoukovitch, qualifié aux États-Unis de vestige de l'époque soviétique peu de temps auparavant. Hillary Clinton a également rencontré Ioulia Timochenko qui lui a fourni tout un dossier avec des preuves tangibles du retour de l'Ukraine à « un régime totalitaire ». Il est difficile de connaître les impressions qu'elles ont pu provoquer. Mais après la rencontre avec le président ukrainien, Hillary Clinton a déclaré que les États-Unis étaient prêts à coopérer avec l'Ukraine dans le secteur énergétique et celui de l'énergie nucléaire, ainsi qu’à investir dans l'infrastructure gazière de l'Ukraine. Quant à l'adhésion à l'OTAN, c’est à l'Ukraine et à personne d’autre qu’il appartient de faire cette décision. Dans l'ensemble, à la périphérie de la Russie, il semblerait que le « redémarrage » commence. Avec un accent sur la partie pragmatique, plutôt que sur la partie idéologique, comme c'était le cas sous George W. Bush. Ce nouvel intérêt n'apportera rien au « confort » de la Russie. Mais en entrant dans la phase du « redémarrage » personne ne lui a promis un « confort » en plus.

Dans la soirée du 5 juillet, Hillary Clinton a quitté Tbilissi afin de préparer le mariage de sa fille unique. Maintenant, la famille Clinton aura un clan véritablement multiconfessionnel. Chelsea, 30 ans, épouse Marc Mezvinsky employé à la banque Goldman Sachs. Marc est le fils d'Edward Mezvinsky, ancien député de l'Iowa, récemment sortie de prison après avoir purgé une peine de 7 ans pour fraude financière et machinations, et le petit-fils d'Abe Mezvinsky, émigré juif d'origine ukrainienne. La cérémonie aura lieu le 30 juillet. On peut féliciter les jeunes mariés.

 Le texte n'engage que la responsabilité de l'auteur

 Andreï Fediachine,

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/discussion/20100706/187018998.html


1-2 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

La BBC a informé le 4 juillet que la secrétaire d’État des Etats-Unis., Hillary Clinton, a dit que la base américaine de missiles balistiques en Pologne n’est pas dirigée contre la Russie.

La finalité de la base a-t-elle dit est de protéger la Pologne contre la menace iranienne.

Pourquoi L’iran constituerait-elle une menace pour la Pologne ?

Que devient la crédibilité des Etats-Unis quand le secrétariat d’État fait une déclaration aussi stupide ? Est-ce qu’ Hillary croît  tromper les Russes ?

Y a-t-il quelqu’un dans le monde qui la croit? Quel est le sens d’un mensonge aussi évident ?

Pour cacher un acte d’agression des Etats-Unis envers la Russie ?

Au chapitre suivant,   Hillary a mis en garde contre une « répression lente » qui met en cause la démocratie et les  libertés civiles dans  le monde entier. Les journalistes américains pourraient se demander si elle parlait des Etats-Unis. Glenn Greenwald a informé  le 4 juillet que le Service de Garde-côte d’Etats-Unis. qui n’a pas d’autorité législative, a émis une règle qui veut que les journalistes qui s’approcheront à moins de 20 mètres des opérations de nettoiement de BP dans le Golfe du Mexique seraient punis avec une amende de 40.000 dollars et de un à cinq ans de prison. Le  New York Times et de nombreux journalistes ont fait savoir que BP, les garde-côtes des Etats-Unis, la sécurité intérieure et la police locale chassent les journalistes qui photographient les dommages énormes causé par la marée noire continue et les produits chimiques toxiques dans le Golfe.
Le 5 juillet, Hillary Clinton était à Tiblissis, en géorgie, où selon le    Washington Post, elle a accusé
la Russie de « l’invasion et de l’occupation de la Georgie(1)  D’où vient un tel  mensonge ? Mêmes les Etats marionnettes européens ont publié les documents qui montrent que la Géorgie a commencé la guerre avec la Russie, qu’elle a rapidement perdu, en envahissant l’Ossetie du Sud avec la volonté de détruire les sécessionistes.

Il semblerait que le reste du monde et le Conseil de Sûreté de l’ONU ont donné aux Américains leur  approbation à des mensonges sans fin dont le but est l’hégémonie mondiale de Washington.  En quoi cela est-il bon pour le Conseil de Sûreté et pour le monde ? Qu’est-ce qui est ce qui se passe ?

Après que le président Clinton ait menti sur le conflit entre la Serbie et les Albanais du Kosovo et qu’il ait leurré l’OTAN pour que ce dernier porte l’agression militaire contre la Serbie et après  que le président Bush, le vice-président Cheney, le secrétaire d’État, le conseiller national de sûreté et presque tous membres du régime de Bush aient trompé à l’ONU et le monde en disant que Sadam Hussein avait une arme de destruction massive, et après qu’ils aient de la sorte tendu un piège pour obtenir une invasion de l’Iraq: pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il suivi la fausse information  d’Obama qui voudrait que  l’Iran ait un programme d’armes nucléaires ?

En 2009, toutes les 16 agences d’intelligence d’EE.UU. ont publié une information unanime disant que l’Iran avait abandonné son programme d’armes en 2003. Le Conseil de Sûreté ignorait-il cette information ?

Les inspecteurs d’armes de l’Organisme International d’Énergie Atomique sur le terrain en Iran ont informé constament de la non existence d’un détournement de  l’uranium du programme énergétique. Le Conseil de Sûreté ignorait-il les informations de l’OIEA ?

S’i l ne les ignorait pas: pourquoi le dit Conseil a-t-il  approuvé les sanctions contre l’Iran alors que ce dernier revendiquait son droit dans le contexte du  Traité de Non prolifération Nucléaire d’avoir un programme d’énergie nucléaire ? Les sanctions de l’ONU sont illégales. Elles violent les droits de l’Iran comme signataire du traité. Est-ce là la « lente répression » dont Hillary a parlé ?

 Aussitôt que Washington a obtenu des sanctions du Conseil de Sûreté, le régime d’Obama a unilatéralement ajouté des sanctions plus sévères de la part des ‘EE.UU. Obama utilise les sanctions de l’ONU comme le véhicule pour ajouter ses sanctions unilatérales. Peut-être c’est ça « lente répression » dont Hillary a parlé ?

Pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il donné feu vert  au régime d’Obama pour entamer encore une guerre dans le Proche Orient ?

Pourquoi la Russie est-elle tombée de ce côté ? A cause de l’insistance de Washington, le gouvernement russe n’a pas remis le système de défense aérienne acquis par l’Iran(2).Est-ce que la Russie pense  que l’Iran est une plus grande menace que les Américains, qui encerclent la Russie avec des bases de missiles et des armées des EE.UU. et qui financent des « révolutions de couleur » dans les anciennes marches des empires russes et soviétiques ?

Pourquoi la Chine est-elle tombée de ce côté ? L’économie croissante de la Chine a besoin des ressources énergétiques. La Chine a de grands investissements énergétiques en Iran. Les EE.UU. ont comme politique de contenir la Chine en lui refusant l’accès à l’énergie. La Chine est le banquier d’EE.UU. La Chine pourrait détruire le dollar américain dans qualques minutes.

Peut-être la Russie et la Chine ont-elles décidé de permettre que les Américains  s’étendent jusqu’à se détruire eux mêmes. 

Par ailleurs, peut-être que tous commettent des erreurs de calcul et en favorisant une mort et une destruction plus importante que celle que tout le monde imagine. 

Comme dans le Golfe du Mexique

Paul Craig Roberts a été éditeur du Wall Street Journal et secrétaire adjoint du trésor sous Ronald Reagan.  Son dernier livre, How the Economy Was Lost, a été publié recemment par CounterPunch/AK Press. On peut le contacter à paulcraigroberts@yahoo.com

© Copyright Paul Craig Roberts, Antiwar, 2010

Fuente: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20117

* Il y en a quelques autres dont ne parle pas l’article, je citerais dans ces deux derniers jours l’affaire du physicien iranien qui est un véritable florilège mais également l’attentat dans une mosquée Chiite à Téhéran que l’on attribuerait à des « sunnites » et qu’Hillary a dénoncé sur un mode horrifié, alors qu’il est gros comme une maison que c’est une opération de la CIA

(1) Je signale que hier  15 juillet, notre marionnette bernard Kouchner était justement à Tiblissis où en écho aux propos d’Hillary Clinton, il a vivement critiqué la Russie pour son attitude à l’égard de la georgie en répétant que l’Ossetie et l’Abakasie faisait partie intégrante de la Géorgie. On sent à quel point, cette bande cherche le moyen d’encercler l’iran et cherche quelques bases de ravitaillement du côté du Caucase… cela dit les Russes ont fait savoir qu’ils pourraient renoncer à acheter « le Mistral ». (NdeT)

(2) Début juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution décrétant de nouvelles sanctions contre l’Iran en réponse à son refus d’abandonner la production d’uranium enrichi. Cette mesure  frappe notamment les livraisons de systèmes sol-air S-300 à Téhéran. Après avoir analysé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) a conclu que « les restrictions et les exigences formulées dans ce document visaient la fourniture de missiles S-300″. Cette conclusion a par la suite été confirmée par le ministère russe Affaires étrangères.Mais ce 15 juillet,nouveau langage, le contrat de livraison de systèmes antiaériens S-300 à l’Iran n’a pas été résilié par Moscou, a déclaré aux journalistes le PDG du conglomérat public russe Rostekhnologuii, Sergueï Tchemezov.A la question de savoir si la Russie respecterait ses engagements envers Téhéran, il a répondu que « la décision devait être prise par le président lui-même ». »Le contrat n’a pas été annulé jusqu’à présent », a souligné M.Tchemezov »

(n de T)

 Paul Craig Roberts

 16 juillet

Global Research/Antiwar,

traduit par danielle Bleitrach pour changement de société.

http://socio13.wordpress.com/2010/07/16/les-derniers-mensonges-dhillary-clinton-par-paul-craig-roberts/#more-24637



 

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 :Fin - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 :Fin   - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan

n° 73- 29-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

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Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 Hélène Nouaille : Hillary Clinton dans la périphérie russe.

1-4 Jean Géronimo : Kirghizstan : entre révolution et incertitude, Moscou au cœur du Grand échiquier.

2 Dossiers

2-1 Karl Müller : Les Etats membres de l’OTAN envisagent-ils un changement de cap?


1-3 Hélène Nouaille : Hillary Clinton dans la périphérie russe.

“ L’engagement américain dans le Caucase et en Asie centrale fut plus que discutable. Depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, les Etats-Unis usèrent de figures de rhétorique, mais ils ne surent pas entreprendre une action à la fois raisonnée et concertée ” écrivait Fiona Hill en 2001. En effet, remarquait cette spécialiste de l’Eurasie à la Brookings Institution, “ le Caucase et l’Asie centrale ne (faisaient) pas partie, traditionnellement, des intérêts vitaux des Etats-Unis ”. La situation a évolué après 1991 avec “ l’émergence d’une quinzaine d’Etats indépendants et la découverte de gisements considérables de pétrole en mer Caspienne ” qui ont “ poussé l’administration Bush (père) et surtout Clinton à mettre en oeuvre une stratégie un tant soi peu élaborée ”. Ajoutons que Bill Clinton avait Zbigniew Bzrezinski comme conseiller, qui redéfinissait la nécessité d’un containment autour de la Russie (The Grand Chessboard, 1997).

Que reste-t-il aujourd’hui de cette stratégie et quel sens donner à la tournée d’Hillary Clinton, qui s’est rendue en Ukraine, en Géorgie, en Arménie et en Azerbaïdjan, avec escale en Pologne, du 1er au 5 juillet derniers ?

Les Russes ont assez peu apprécié, si l’on en croit Ria Novosti, cette incursion dans une “zone d’intérêts privilégiés” de Moscou. Bien sûr, explique Andreï Fediachine, “ en Europe de l’Est et dans le Sud du Caucase, on estime depuis un certain temps que l’administration de Barack Obama « a oublié » ses partenaires de l’Est en préférant développer ses relations avec la Russie et la Chine (...). Ainsi, la Secrétaire d’État s’est rendue en « zone d’intérêts privilégiés » de la Russie afin d’y « ramener les États-Unis », dont la présence, sous l’administration de George W. Bush, avait été si significative que, par exemple, la Géorgie n’avait pas eu peur de provoquer une guerre dans le Caucase ”. Pourtant, de fait, Barack Obama a bien parlé de remise à zéro (3) des relations avec Moscou après la forte poussée de l’administration Bush dans la périphérie russe (révolutions colorées en Ukraine, dans le Caucase et en Asie centrale).

La coopération de la Russie pour les besoins logistiques des armées engagées en Afghanistan était devenue prioritaire. Comme l’était l’appui de Moscou dans les négociations avec l’Iran. Or, remarque l’ancien ambassadeur M. K. Bhadrakumar pour Asia Times (4), “ la capacité de Moscou à influencer l’Iran a fortement décliné avec le spectaculaire refroidissement les liens russo-iraniens. Washington pourrait ne plus considérer désormais comme utile la position de Moscou sur la question nucléaire iranienne ”. Ce sont effectivement la Turquie et le Brésil qui ont critiqué les dernières sanctions prises contre l’Iran quand les Etats-Unis ont obtenu un relatif alignement de Moscou. “ Or l’Iran était un enjeu majeur dans la perspective de cette remise à zéro ”. D’autres enjeux reviennent donc au premier plan pour les Etats-Unis, enjeux anciens et nouveaux – guerre en Afghanistan oblige, entre autres aspects, depuis 2001.

Des enjeux anciens d’abord, si l’on veut bien prendre un peu de recul. Si les Etats-Unis n’ont pas eu “ d’intérêt national vital dans le Caucase et en Asie centrale ” avant les années 90, nous dit encore Fiona Hill (1), “ la redécouverte des ressources énergétiques de la mer Caspienne ” a changé la donne. “ Ce n’est qu’après la signature des grands contrats entre les compagnies pétrolières américaines et les gouvernements du Kazakhstan et de l’Azerbaïdjan, en 1993-1994, que la région commença vraiment à apparaître sur les écrans radars du public américain. Les Etats-Unis se mirent alors à considérer les ressources de la mer Caspienne comme l’une des rares possibilités de diversifier l’approvisionnement énergétique mondial hors du Moyen-Orient ”. On se souvient que dans un premier temps, les sollicitations de Washington ont été très bien accueillies par les pays nouvellement indépendants (ouverture de bases militaires, aides financières américaines etc).

Jusqu’en 2003 et l’invasion de l’Irak. Prudemment, les plus enthousiastes (l’Azerbaïdjan par exemple) rééquilibrent leurs relations, certains (l’Arménie) se retournant même vers leurs attaches russes traditionnelles, l’Asie centrale riche en énergie (Kazakhstan) n’étant pas de surcroît insensible aux avances chinoises. Et puis, ajoute Fiona Hill, la méconnaissance américaine de la région a nui aux intérêts de Washington. La première erreur “ fut de considérer que le Caucase et l’Asie centrale formaient un tout et ce malgré les profondes différences historiques, politiques et culturelles entre les Etats qui le composent. La seconde fut de ne pas prendre conscience des intérêts historiques des puissants voisins (...). Le Caucase et l’Asie centrale constituent pour la Russie, la Turquie et l’Iran une zone frontalière stratégique ”. Aujourd’hui, nous pouvons ajouter les intérêts de la Chine, très présente en Asie centrale (5).

Défaut de perspective qui a eu pour effet, au fil des années, de déconcerter les pays concernés et de rendre moins aisée la mainmise américaine sur les ressources énergétiques. Ainsi en matière d’hydrocarbures le projet de pipeline Nabucco, destiné à contourner la Russie depuis les champs riches de la Caspienne (avec l’Azerbaïdjan comme pays clef) peine-t-il à trouver des financements quand son concurrent russe South Stream est en bonne voie (Moscou a par ailleurs offert à l’Azerbaïdjan d’acquérir tout son gaz naturel au prix européen). Le soutien imprudent de George Bush au très remuant président géorgien Mikhaïl Saakashvili, que les Russes soupçonnent d’avoir apporté son aide à la rébellion islamique tchétchène, a conduit à l’irruption d’une guerre brève en août 2008 – et à l’affirmation de la présence russe sur sa frontière sud (Abkhazie, Ossétie du Sud) sans que Washington ne se trouve en position de répliquer.

En Asie centrale, qui reste un lieu d’affrontement entre grandes puissances (au 19ème siècle entre la Russie impériale et l’empire britannique, lutte d’influence décrite comme le Grand Jeu par Kipling en 1901), le nouvel enjeu pour les Etats-Unis est double : logistique à court terme (la base de Manas, au Kirghizistan, est essentielle à l’approvisionnement des troupes en Afghanistan) et stratégique puisqu’il s’agit de contrer la double emprise russe et chinoise sur la région. Patrick Dombrowsky, fondateur et directeur du centre européen sur l’Asie médiane souligne, pour la lettre confidentielle Asie 21 (5), l’activité “ inédite ” de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) autour de son sommet annuel, tenu mi juin à Tachkent (Ouzbékistan). “ Les rencontres se multiplient, notamment autour de la Russie et de la Chine, autour desquelles est évoqué pour l’OCS un rôle plus ambitieux que celui qui est le sien depuis sa création, en 2001 ”.

Certes, ajoute-t-il “ l’organisation ne regroupe stricto sensu que six membres : Chine, Russie et quatre “petits” Etats centrasiatiques (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan et Tadjikistan). Cependant, avec des statuts différents, 23 autres Etats asiatiques sont désormais associés aux activités de l’OCS. Cet ensemble de 29 partenaires, qui s’étend de la Biélorussie et de l’Iran au Kamtchatka, couvre la quasi-totalité du continent asiatique ”. Notant la création d’un premier forum en 2001 “ en même temps que l’irruption des Etats-Unis au coeur de la géopolitique asiatique par leur intervention en Afghanistan ”, il relève l’efficacité de l’outil pour limiter les ambitions américaines aux yeux des puissances asiatiques. Si, dit-il encore, l’effervescence actuelle n’est pas “ conjoncturelle ”, elle pourrait être “ le signe d’une volonté des puissances asiatiques (Russie, Chine mais aussi Inde et Asie du Sud-Est) de voir se développer un partenariat continental échappant à l’emprise occidentale sur le paysage international actuel ”.

Dans ce contexte – et en tenant compte, en Europe, du rapprochement nouveau entre la Pologne et la Russie – comment faut-il comprendre la tournée d’Hillary Clinton dans la périphérie russe ? Si elle a réaffirmé d’anciennes promesses de soutien américain partout et reparlé anti-missiles en Pologne, elle a, écrit Andreï Fediachine (2)“ constamment fait remarquer que bien que Moscou et Washington fassent un « redémarrage », cela ne signifiait pas que durant cette phase ils devaient penser « à l’unisson » sur tous les problèmes sans exception, ce qui devait encourager tous les opposants au redémarrage entre les États-Unis et la Russie sans exception sans, toutefois, aucun engagement concret ”. Ce qui fait dire à notre confrère américain George Friedman (Stratfor) que si elle n’a pas apporté “ de contribution substantielle, la visite de la secrétaire d’Etat était toutefois symbolique ”. Et, ajoutent les deux analystes russe et américain, qu’elle renouvelait les bases d’un projet plus précis.

“ En fait, Hillary Clinton avait des objectifs plus importants dans le Caucase que l’expression symbolique du soutien à Mikhaïl Saakashvili. La plus importante des visites a plutôt été celle faite à l’Azerbaïdjan avec la rencontre du président Ilkham Aliev. En tenant compte de tous les problèmes pakistanais, c’est l’Azerbaïdjan qui devient l’une des zones de transit les plus importantes pour l’approvisionnement des forces armées américaines et des forces de l’alliance en Afghanistan” explique Fediachine. “ Depuis le début de l’invasion en 2001, les avions de transport américains ont effectué des dizaines de milliers d’escales en Azerbaïdjan. Le Pentagone utilise également les ports et les communications ferroviaires d’Azerbaïdjan pour l’approvisionnement des forces armées ”. De plus, ajoute George Friedman “ si nous regardons une carte, nous voyons que l’Azerbaïdjan borde à la fois la Russie et l’Iran. Cette seule position stratégique est un atout majeur pour les Etats-Unis. Ajoutez le pétrole de Bakou et l’investissement des compagnies américaines et l’Azerbaïdjan devient plus attractif encore ”.

Faut-il voir ici l’amorce d’une stratégie américaine “ raisonnée et concertée ” ? Déjà en 2001, Fiona Hill écrivait dans sa conclusion que “ les Etats de la région doivent tirer aujourd’hui les leçons d’une décennie d’incohérence américaine. La plus importante est sans doute qu’ils doivent se laisser guider par leur propres intérêts (...) - et non (par les) priorités politiques, économiques et de sécurité des Etats-Unis ”. Ni, ajoute-t-elle, par les priorités d’aucune autre puissance. On peut entendre cet appel à la sagesse. Sur le terrain cependant, les choses ont été et sont différentes parce que les enjeux énergétiques, politiques, militaires sont considérables, du Moyen-Orient à la banlieue chinoise – c’est un nouveau Grand Jeu qui se met en place, plutôt qu’une promesse de paix dans une région compliquée par les disparités ethniques, religieuses, les incertitudes politiques, la méfiance quand ce ne sont pas les conflits (statut du Nagorno-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan (6) par exemple) entre voisins.

La constante est la volonté américaine de promouvoir ses intérêts et c’est cela qu’Hillary Clinton est venue dire, en prenant le risque d’agacer considérablement Moscou dont la valeur stratégique paraît moindre qu’elle ne l’a été aux yeux de Washington. Pour l’heure.

Hélène Nouaille

Notes :

(1) Fiona Hill, Hill Fiona, Neal Mercedes. Une stratégie incertaine : la politique des Etats-Unis dans le Caucase et en Asie centrale depuis 1991. In : Politique étrangère N°1 - 2001 - 66e année pp. 95-108.

(2) Ria Novosti, le 6 juillet 2010, Andreï Fediachine, Hillary Clinton en “zone d’intérêts privilégiés” de la Russie

(3) Voir Léosthène n°502/2009 Sommet USA Russie, oui et non à la fois (accès libre)

(4) Asia Times, le 10 juillet 2010, M K Bhadrakumar, US Russia reset on the skids

(5) Lettre confidentielle Asie 21 n° 29 mai 2010, Patrick Dombrowsky, Quel rôle pour l’Organisation de coopération de Shanghai (sur abonnement)

(6) Arménie News, le 12 juillet 2010, Le statut du Nagorno-Karabakh est le problème clef pour l’Arménie

Léosthène, Siret 453 066 961 00013 FRANCE APE 221E ISSN 1768-3289.

Directeur de la publication : Gérald Loreau (gerald.loreau@neuf.fr)

Directrice de la rédaction : Hélène Nouaille (helene.nouaille@free.fr) Copyright©2010.

La Lettre de Léosthène. Tous droits réservés.

La lettre de Léosthène, le 14 juillet 2010, n° 595/2010 - Cinquième année. Bihebdomadaire. http://www.leosthene.com/

dimanche 18 juillet 2010, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article756



1-4 Jean Géronimo : Kirghizstan : entre révolution et incertitude, Moscou au cœur du Grand échiquier.

‘’Le Kirghizstan a été et reste un partenaire stratégique de la Russie’’

Natalie Timakova Porte-parole du Kremlin (reprenant les propos officiels du président D. Medvedev)

Après l’Ouzbékistan et l’Ukraine, Washington risque de perdre un pivot clé de sa stratégie d’influence dans l’ex-espace soviétique. En effet le renversement, début avril, d’un régime kirghiz jusque là pro-occidental – bien que guidé par un certain pragmatisme, l’obligeant à ménager la Russie – retire à l’Etat américain une de ses pièces maitresses sur l’échiquier eurasien. Même si, à priori, ce dernier n’a pas eu une attitude neutre dans ce coup d’Etat, qu’il aurait même plutôt ‘’encouragé’’ selon certaines sources locales. Une fois de plus mise devant ‘’le fait accompli’’, Moscou a été obligée de replacer ses pions sur le Grand échiquier, dans le but de maximiser ses gains issus de ce changement politique brutal et inattendu et, par ce biais, stopper son recul en Eurasie post-communiste. Et surtout, elle veut faire de la crise kirghize un symbole fort de sa reprise en main de son ancien Empire.

Fondamentalement, cette crise politique représente donc pour Moscou une indéniable opportunité stratégique pour se replacer en Asie centrale et, à terme, y relancer son leadership régional . Même si cette crise reste, pour reprendre l’affirmation officielle du premier ministre V. Poutine, ‘’une affaire intérieure du Kirghizstan’’ . Mais pour l’heure, dans le but d’éviter l’embrasement d’une région politiquement fragilisée et de préserver ses intérêts nationaux, la Russie a besoin d’un pouvoir ‘’fort’’ au Kirghizstan, selon le souhait du président D. Medvedev, exprimé le 20 avril 2010 . En d’autres termes, dans l’optique d’éviter un chaos géopolitique, la Russie est contrainte de réactiver sa politique étrangère dans sa périphérie post-soviétique, dans un sens plus paternaliste envers ses anciennes républiques. De ce point de vue, il nous semble légitime de revenir sur cette évolution porteuse d’incertitudes géopolitiques et in fine, d’en cerner les véritables enjeux. Implicitement, cela nous conduira à centrer notre analyse sur une question majeure : assiste-t-on à un tournant décisif dans le devenir politique de l’ancienne URSS ? Par définition, ce tournant est étroitement corrélé au futur rôle - et statut - de la Russie au sein de cette dernière transformée le 8 décembre 1991, par le Traité de Minsk, en Communauté des Etats indépendants (CEI).

Reflux de la vague libérale

La récente révolution kirghize - sanctionnée par la chute du président Kourmanbek Bakiev - exprime un renversement de tendance en zone post-soviétique fondamentalement marquée, depuis la disparition de l’URSS en décembre 1991, par la progression géopolitique de l’influence américaine. Car cette ‘’révolution’’ s’inscrit dans un contexte plus large de recul des révolutions ‘’colorées’’ - à orientation libérale - insidieusement encouragées par l’Occident et qui ont successivement touché la Géorgie (2003), l’Ukraine (2004) et le Kirghizstan (2005). Perçu par Washington comme un avertissement à l’encontre de sa politique expansive axée sur la pénétration d’un espace longtemps interdit, ce reflux de la vague libérale ‘’de couleur’’ apparait, en définitive, comme la condition permissive au retour du leadership russe en Eurasie post-communiste. Et surtout, il exprime l’échec de la ligne Brzezinski - amorcée en phase de Guerre froide - de déstabilisation et de compression de l’autorité russe sur son espace post-impérial, considérée comme nuisible pour l’avenir de la région.

Dans son essence, cette seconde révolution kirghize exprime deux éléments : d’une part, la radicalisation d’une forme d’instabilité politique en Asie centrale et d’autre part, la continuation de la partie d’échecs entre russes et américains – médiatisée par la Chine – au cœur de l’espace eurasien. Car l’Asie centrale - dont le potentiel énergétique conditionne le caractère stratégique - se retrouve au centre d’une lutte d’influence entre les deux anciens leaders de la Guerre froide, avides d’y instaurer une forme stable et légitime de domination, en vue d’objectifs géopolitiques fondamentalement opposés. Or, dans un premier temps, une conséquence majeure de l’éviction de K. Bakiev est de fragiliser les autres régimes autoritaires d’Asie centrale, encore imprégnés d’une forte culture soviétique et redoutant désormais, une ‘’contagion révolutionnaire’’ particulièrement menaçante pour leur pouvoir. Dans un second temps, la crise kirghize risque de remettre en cause certaines alliances politiques régionales, impliquant l’Amérique et intégrées par celle-ci dans son offensive eurasienne. De ce point de vue, cette crise aura un impact certain sur le rapport de force américano-russe structuré en Eurasie post-communiste et qui, à terme, devra intégrer la menace chinoise. En cela, elle se présente comme une source potentielle d’instabilité.

Dans cet axe, le président ouzbek Islam Karimov a confirmé le 20 avril 2010, que la situation actuelle au Kirghizstan était ‘’contraire aux intérêts des pays voisins’’ . Pour éviter cette contagion, ces derniers seront certainement tentés d’intensifier la répression contre les dérives extrémistes et alternativement, de renforcer la verticale du pouvoir – dans l’optique finale de verrouiller toute forme d’expression spontanée du peuple et de l’opposition. Dans la vision russe, une première priorité sera de stabiliser le nouveau régime kirghiz, dans la mesure où ce dernier - en tant que membre des organisations politico-militaires de l’OTSC et de l’OCS - est un verrou essentiel de la structure sécuritaire en Asie centrale dont Moscou apparait, en dernière instance, comme l’ultime garant. Dans ses grandes lignes, cette préoccupation stratégique a été réitérée, le 26/04/2010 par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine : ‘’La Russie contribuera à instaurer (au Kirghizstan, ndlr) un pouvoir légitime et durable. Un Kirghizstan souverain et stable est une composante indissociable de la sécurité de la région centre-asiatique’’ . Dans ce but, Moscou continuera à fournir une aide multi-dimensionnelle à Bichkek.

Révolution et instabilités eurasiennes

Ce véritable coup d’Etat ouvre donc une période de grande incertitude dans une région centre-asiatique particulièrement convoitée et pour un régime kirghiz qui, jusque là, a pratiqué une politique de louvoiement entre les deux puissances russe et américaine, appelée ‘’politique pluri-vectorielle’’. Globalement, cette politique pragmatique de nature consensuelle et coopérative visait à se rapprocher des puissances majeures tout en privilégiant, en théorie, les intérêts nationaux du Kirghizstan mais, en réalité, œuvrant pour les intérêts d’une élite politique rentière repliée sur son pouvoir. Il s’agit donc d’une ligne extérieure réaliste, intégrant les nouveaux rapports de force en Eurasie - dont l’émergence de nouvelles puissances - et, de ce fait, contrainte de s’appuyer sur un partenariat pluriel. Au delà, cette stratégie du président Bakiev - empreint de méfiance vis à vis de V. Poutine - cherchait à éviter une trop grande dépendance à l’égard du puissant voisin russe et, par ce biais, à réduire ses capacités de ‘’pression’’ sur le régime kirghiz. Or, une partie du peuple kirghiz resté fidèle à Moscou n’a pas accepté cette séparation progressive du ‘’grand frère russe’’, dont l’apport durant la période soviétique - via la redistribution opérée par le plan - a été particulièrement bénéfique. Et cela, d’autant plus que la ligne réformiste de K. Bakiev appliquée dans la sphère économique - et génératrice d’une déstructuration du tissu social - a partiellement échoué.

A l’origine issue d’une révolte populaire - insidieusement manipulée par des forces extérieures - l’action politique contre le régime népotique de Bakiev semble doublement justifiée par la corruption des élites dirigeantes et la marginalisation sociale d’une partie du peuple kirghiz, privé des fruits de la croissance. L’assistance financière généreusement accordée par la Russie a été honteusement détournée et confisquée par la nomenklatura au pouvoir, par nature intéressée au statu-quo politique et donc, au maintien de Bakiev à la présidence. Aujourd’hui, ce dernier a été d’ailleurs accusé d’enrichissement personnel illégal et conséquent, parfois au profit de son proche entourage (au moins 200 millions de dollars transférés à l’étranger, juste avant sa chute ). Ce contexte socio-politique défavorable, aggravé par la montée rapide des inégalités et de la pauvreté - 40 % de la population sous le seuil de pauvreté - a fini par couper le Pouvoir central de son peuple et surtout, a conduit à délégitimer son autorité. Et cette fragilité des équilibres socio-économiques est accentuée par le fait que 45 % du PIB kirghiz est constitué par les envois des travailleurs expatriés - reflétant en cela, l’extrême faiblesse et dépendance de l’économie kirghize. Dans ce climat social dégradé, la hausse excessive des prix des matières premières a été un véritable catalyseur et en définitive, poussé le peuple au soulèvement. Juste retour des choses.

Depuis la révolution ‘’des tulipes’’ de 2005, le Kirghizstan s’est sensiblement rapproché de Washington et a pratiqué, sur le plan économique, une (apparente) politique libérale visant à assurer la transition vers le marché pour in fine, obtenir les bonnes grâces financières de son nouveau ‘’protecteur’’. Mais, de manière globale, cette inflexion libérale s’inscrit dans une stratégie de long terme d’insertion à l’économie mondiale. En effet, le Kirghizstan a été le premier Etat de la CEI à être admis à l’OMC en 1998, suite à la privatisation totale (en partie détournée) de son économie en 1992-1993 et dans le même temps, il est devenu le ‘’pays-pilote’’ pour les aides des institutions financières internationales. Dans ce contexte, l’Initiative de la dette (PPTE) - sous la double impulsion du FMI et de la Banque mondiale, levier de la gouvernance libérale - a contribué, sous le prétexte de réduire la dette et la pauvreté, à accélérer cette orientation pro-occidentale en imposant un modèle libéral centré sur l’assainissement, la compétitivité et l’ouverture de l’économie kirghize. Et surtout, cette orientation est en totale rupture avec l’ancienne spécialisation productive imposée par la division du travail socialiste. Par définition déconnecté de l’héritage russe structuré sous le soviétisme, ce modèle économique vise donc, de manière implicite, à émanciper le Kirghizstan de la domination - et de la culture - russe. A terme, il s’agit de créer une nouvelle forme de dépendance à l’égard de la culture libérale.

Manas et la trahison de Bakiev

De façon mécanique, ce rapprochement avec Washington a conduit le pays à s’éloigner de la puissance russe, considérablement affaiblie par la transition post-communiste et dont l’autorité dans l’ancien espace soviétique a perdu de sa légitimité, donc de sa force. Progressivement - et sous la ‘’bienveillance’’ de certaines ONG occidentales politiquement hostiles et enclines à manipuler l’opinion publique, via les médias - l’autorité russe a été de plus en plus contestée et à terme, perçue comme une ingérence étrangère et néfaste. En fait, dés 2001, avec l’installation de la base militaire de Manas justifiée par la politique anti-terroriste issue du ‘’11 septembre’’, la puissance américaine a cherché à consolider sa présence en Asie centrale, au détriment de Moscou. De ce point de vue, la ‘’croisade’’ contre Al-Qaïda et l’extrémisme religieux a été instrumentalisée à des fins politiques – dans le but ultime d’accélérer l’expansion militaire américaine. Et cette présence militaire en Asie centrale sera, par la suite, renforcée par l’implantation d’une autre base en Ouzbékistan - fermée en 2005, suite à une ‘’dispute politique’’du président ouzbek Karimov avec le pouvoir américain, à l’issue des sanglants événements d’Andijan.

Moscou a très mal ressenti cette présence américaine sur son espace d’influence traditionnelle, considéré comme un symbole exclusif de son passé (soviétique) de ‘’grande puissance’’. Elle perçoit cette présence comme une mise en cause de ses prérogatives historiques et de son ‘’droit de regard’’ sur une terre considérée comme son monopole géopolitique. En conséquence, elle perçoit cette provocante avancée américaine - associée à celle de l’Otan - comme l’expression concrète de sa marginalisation politique sur la scène eurasienne. D’autant plus que sous l’impulsion de G.W. Bush, l’impérialisme politico-militaire de la puissance américaine a repris une certaine vigueur, tout en se considérant comme le bras armé de la justice internationale. Ainsi, en dépit d’une attitude initialement ‘’compréhensive’’ au nom de la lutte anti-terroriste, Moscou s’est par la suite efforcée de persuader Bakiev de fermer la base américaine de Manas, moyennement des ‘’facilités’’ financières . Car, au-delà d’un symbole politique fort, la base de Manas - en concurrence avec la base russe de Kant - tend à cristalliser la lutte américano-russe pour la domination en Asie centrale. Et surtout, la fermeture de Manas permettrait à Moscou d’une part, de supprimer un avant-poste clé de la progression américaine dans une zone névralgique et d’autre part, de contrôler les itinéraires septentrionaux de transit otanien vers l’Afghanistan, qu’elle souhaiterait voir exclusivement passer – contre rémunération – sur son territoire. De manière objective, la fermeture de Manas ferait de Moscou un partenaire incontournable et, par ce biais, lui donnerait un indéniable moyen de pression - et d’influence - sur la politique américaine en zone post-soviétique. En mars 2009, à son grand soulagement, le président Bakiev prend la décision d’expulser les américains de la base. A l’époque, Moscou espère amorcer un reflux de la puissance américaine en Asie centrale. Espoir vain.

Structurellement, le président Bakiev a joué sur un rapport de force un temps favorable pour lui et surtout, sur une surenchère entre Etats russe et américain en concurrence pour élargir leur espace politique. En fait, Bakiev a joué sur les deux tableaux : d’abord il a cherché à ‘’monnayer’’ la présence américaine, via la révision du loyer annuel de la base - désormais 60 millions de dollars, multiplié par trois en 2009 - et l’octroi de diverses aides économico-financières ; ensuite, il s’est efforcé de tirer le maximum d’avantages d’une Russie redoutant de perdre son vieil allié kirghiz et par ce biais, une base militaire lui permettant d’être actif - donc crédible - en Asie centrale et d’y exercer une sorte de veille sécuritaire. Au total, le pouvoir kirghiz aurait reçu en mars 2009 - contre la promesse de fermer la base - prés de 2 milliards de dollars de son ‘’protecteur’’ russe . Cette ‘’collaboration’’ multi-dimensionnelle fructueuse avec les Etats russe et américain a permis, en définitive, d’accélérer le développement des infrastructures stratégiques dans la région mais dans le même temps, d’enrichir le ‘’clan Bakiev’’. Or après avoir optimisé ses gains financiers et géopolitiques sur la base de sa politique pluri-vectorielle - en fait, de prédation - Bakiev a fait brusquement volte-face. Après d’âpres négociations avec son partenaire américain, il est en effet revenu sur sa décision de supprimer la base de Manas pour la transformer le 23 juin 2009 en ‘’centre de transit’’ vers l’Afghanistan, en vue (officiellement) d’y soutenir les opérations de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). Nouvelle appellation ‘’politiquement correcte’’ - mais foncièrement hypocrite - pour atténuer la juste colère de Moscou. Ultime et inutile provocation

La fuite du président

L’orgueilleuse Russie, de retour sur le Grand échiquier eurasien, a perçu cette décision comme une véritable trahison et pour cette raison, n’a rien fait pour empêcher le coup d’Etat, certes fomenté d’une manière plus ou moins directe de l’extérieur. Cela explique – et justifie – le ‘’lâchage’’ politique de Bakiev, obligé de fuir le Kirghizstan le 16 avril 2010, sous la pression populaire. Car on ne peut impunément jouer avec la confiance - et les roubles - de l’Etat russe, désormais enclin à se faire respecter dans son Etranger proche, terre historique de domination. Implacable sanction.

Jean Géronimo

Docteur en Economie

Spécialiste de l’URSS et des questions russes Université Pierre Mendès France, Grenoble

jeudi 27 mai 2010,

par Comité Valmy

Spécialiste de l’URSS et des questions russes Université Pierre Mendès France, Grenoble

Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr

CREPPEM

Centre des Recherches Economiques sur la Politique Publique en Economie de Marché


I) http://fr.rian.ru/ex_urss/20100408/186419560.html ‘’Kirghizstan : le peuple mécontenté par le pouvoir’’, Kremlin, 8/042010.

II) De ce point de vue, on doit reconnaitre que Moscou avait (également) un intérêt objectif à la réussite de ce coup d’Etat contre K. Bakiev. Mais selon moi - et cela n’engage que moi - elle n’est pas à l’origine de ce dernier, ne faisant en définitive que surfer sur cette opportunité politique.

III) http://fr.rian.ru/ex_urss/20100407/186416613.html : ‘’Poutine appelle pouvoir et opposition à la retenue’’, 7/04/2010.

IV) http://fr.rian.ru//ex_urss/20100420/186506273.html : ‘’La Russie veut un Kirghizstan stable et prospère’’, D. Medvedev, 20/04/2010.

V) L’opposition kirghize a dissous le parlement et le gouvernement avant de former un gouvernement provisoire le 7 avril 2010, à la suite de troubles ayant fait plus de 80 morts et près de 1.500 blessés à Bichkek et dans d’autres régions du pays. Le président Bakiev, venu au pouvoir en 2005 par un coup d’Etat appelé la ’’révolution des tulipes’’, a quitté le pays le 16 avril.

VI) http://fr.rian.ru//ex_urss/20100420/186510537.html : ‘’La situation au Kirghizstan contraire aux intérêts des pays voisins’’, I. Karimov, 20/04/2010.

VII) On rappellera : OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et OCS (Organisation de coopération de Shanghai).

VIII) http://fr.rian.ru//ex_urss/20100426/186551753.html : ‘’Le Kirghizstan reçoit 20 M USD d’aide russe’’, 26/04/2010.

IX) Le 28 avril 2010, le Parquet général kirghiz a évalué à plus de 44 millions de dollars les fonds détournés dans le cadre d’affaires économiques pénales impliquant l’entourage des Bakiev. Par ailleurs, 23 actions en justice ont été intentées contre le proche entourage de Bakiev, pour corruption et blanchiment d’argent sale, ainsi que pour des privatisations illégales. Sources : http://fr.rian.ru//ex_urss/20100428/186572396.html : ‘’Kirghizstan : 44 M USD détournés par l’entourage des Bakiev’’, Parquet général kirghiz, 28/04/2010.

X) http://fr.rian.ru//ex_urss/20100417/186490132.html : ‘’Kirghizstan : 200 M USD volés par la famille du président déchu’’, Gouvernement provisoire, 17/04/2010.

XI) http://fr.rian.ru/discussion/20100421/186476417.html : ‘’Un coup d’Etat très ordinaire’’, H. Natowicz, RIA Novosti, 21/04/2010.

XII) Sous l’impulsion de la gouvernance libérale informelle – FMI et Banque mondiale – l’Initiative PPTE (‘’pour les pays pauvres et très endettés’’) a le noble objectif de favoriser le désendettement structurel de pays pauvres, dont la charge de la dette serait économiquement insoutenable. Dans son essence, l’Initiative cherche à lier l’aide financière en vue de la réduction de la dette à un programme précis, fondé sur des mesures libérales de réforme des structures productives et d’insertion efficace dans le système économique mondial. Il s’agit, notamment, de créer les conditions structurelles de production endogène d’un surplus macro-économique destiné au renforcement des capacités d’investissement et surtout, au remboursement de la dette. On peut donc remarquer l’aspect conditionnel de l’aide, implicitement destiné à imposer les paramètres du modèle libéral et par ce biais, renforcer les structures de l’économie de marché. En définitive, l’Initiative vise à réduire le poids des valeurs russes - héritées du soviétisme - dans la vie sociale et économique et par ce biais, à éroder l’influence historique de Moscou en Asie centrale.

XIII) Moscou a alors promis à Bichkek une aide désintéressée de 150 millions de dollars, 300 millions de dollars de crédit à taux préférentiel et de rayer la dette kirghize de 180 millions de dollars.

XIV) http://fr.rian.ru/discussion/20100517/186705684.html : ‘’La Russie de retour en ex-URSS’’, Hugo Natowicz, RIA Novosti, 17/05/2010.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article670



2 Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Karl Müller : Les Etats membres de l’OTAN envisagent-ils un changement de cap?

La contribution des citoyens à la recherche de solutions constructives est un acte démocratique

Les réactions des gouvernements des Etats membres de l’OTAN aux crises mondiales et à celles qui surviennent au sein de leurs Etats ont permis de découvrir que la poli­tique de ces gouvernements ne forme pas un bloc d’airain. Dans la recherche d’une nou­velle politique, il existe de grandes divergences de vues entre ces gouvernements et même en leur sein et dans leur entourage.
Ces divergences se manifestent par ex­emple:
•    dans des controverses sur la politique ­budgétaire, sur la régulation de la finance ou sur la réduction des dettes publiques, qui se sont manifestées ouvertement pendant la phase préparatoire du G20 de Toronto.
•    dans des controverses au sujet de la poli­tique à mener en Afghanistan,
•    dans des controverses fondamentales sur la politique future de l’OTAN imposée par la nécessité de faire des économies.
La démission de l’ancien Président de
la République fédérale d’Allemagne Horst Köhler et le licenciement du commandant en chef de la Force internationale d’assistance et de ­sécurité (FIAS) en Afghanistan Stanley A. McCrystal en constituent deux signes révélateurs parmi beaucoup d’autres. Les controverses au sein de la classe politique dont font état les médias, ne sont pas du vent. Elles reposent sans doute sur des analyses, des conceptions et des idéologies divergentes ainsi que sur des convoitises matérielles.
Où ces controverses nous mèneront-elles? La pire des choses serait l’escalade de conflits entre des Etats ou des régimes dictatoriaux au sein des Etats.
Mais ce n’est pas une loi de l’histoire et la question de savoir si ceux qui n’ont pas de meilleures idées choisiront cette solution dépend surtout de ce que la majorité des citoyens feront.
Car les incertitudes, les divergences de vues et les controverses au sein de la classe politique offrent aussi une marge de ma­nœuvre – ce qui est le propre d’une démocratie – pour donner plus de poids à la voix de la raison et de l’humanité.
La condition en est que l’on ne laisse plus les think tanks s’exprimer et formuler des idées de politiques futures. La société civile, c’est-à-dire les citoyens et les citoyennes responsables ont la possibilité et le devoir de s’intéresser aux problèmes mondiaux, de réfléchir à des solutions pour sortir de la crise et de se réunir dans ce but, même publiquement.
Il ne sera si difficile de rester ferme.
Intéressons-nous à ceux qui:
•    souhaitent sérieusement que l’on régule de manière judicieuse les marchés financiers déchaînés;
•    tentent de faire quelque chose contre le chômage massif et veulent donner à chacun un travail digne;
•    veulent donner une forme plus sociale à la politique et réduire le clivage entre les pauvres et les riches afin d’éliminer la pauvreté et la détresse, et cela dans leur propre pays et dans le monde entier;
•    luttent pour que les hommes puissent déterminer leur destin dans la liberté et l’égalité;
•    s’engagent en faveur d’une éducation plus humaniste;
•    misent non pas sur la poursuite de la guerre en Afghanistan mais sur des négociations;
•    cherchent à renforcer les ponts entre les hommes et les peuples partout dans le monde et luttent pour faire respecter le droit international et les droits humains.
Et si nous découvrons qu’il existe des interlocuteurs valables au sein de la classe poli­tique, ne jouons pas la carte d’une opposition fondamentale. Il vaut sans doute beaucoup mieux analyser les différents points de vue présents au sein de la classe politique et d’accorder plus de poids, et un poids plus durable, à ceux qui prennent davantage en compte les intérêts de l’ensemble des citoyens.
Les citoyens qui mènent ce dialogue de manière objective œuvrent en faveur de davantage de démocratie dans ce pays: politiquement, socialement, économiquement. On se rend de plus en plus compte qu’au cours des 20 dernières années, nous avons été confrontés à un mélange de mondialisation radicale et capitaliste d’une part et internationaliste de l’autre part, de libre circulation des capitaux, de marchés financiers déchaînés, d’injustice sociale, de guerres, de désorientation éthique, d’avilissement intentionnel des jeunes et de perte croissante de liberté et de démocratie. Les démarches entreprises pour améliorer la situation dans l’un ou l’autre de ces domaines feront que la raison aura de nouveau une chance de s’imposer dans tous les domaines.

Karl Müller    

12 juillet 2010 

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2251x



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/07/2010

n°543 - Dossier de Palestine - 27-07 – Début - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


n°543  - Dossier de Palestine - 27-07 – Début  - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



Dossier de Palestine

      n°543                                                     27-07

                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 


Sommaire

Tiré a part

Alain Gresh : La droite ‘dure’ européenne au secours d’Israël.

1 Dossier

1-1 Anthon y DiMaggio : Menaçant l’ordre mondial, USA et Israël veulent reconstituer leurs stocks d’armes nucléaires.

1-2 Chris Marsden : Obama défend la dissuasion nucléaire par Israël.

1-3 Nouveauté dans les jeux vidéo : meurtre à distance.

1-4 Abir Taleb : Israël - une reprise des négociations directes sans donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.

1-5 PCHR : Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

1-6 Tibi : Une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.

1-7 B’Tselem : les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie.

1-8 Situation dans les geôles israéliennes.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 L’intervention israélienne racontée à Jens Littorin par Henning Mankell.

2-2 Brutalités policières sans précédent.

2-3 Salah Hamouri : J’espère que vous lirez cette lettre…

2-4 Mechaal: La résistance peut capturer d'autres soldats pour libérer les captifs palestiniens.

2-5 Le colon Haïm Pearlman: « le Shin Beth m'a incité à assassiner des Palestiniens ».

2-6 Jacob Cohen s'exprime à propos de l'espionnage juif.

2-7 Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

2-8 Walajeh2-8 Walajeh 2-8 Walajeh redoute d’être emmurée.

Fin

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

3-2 Israël et son arsenal militaire.

4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.
4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.



Tiré a part

 Alain Gresh : La droite ‘dure’ européenne au secours d’Israël.

De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, envisagent désormais le conflit israélo-palestinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’islam.
Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais qui est devenu la troisième force du pays aux élections législatives de juin, vient d’affirmer ses vues sur le conflit (« 
Geert Wilders : Change Jordan’s name to Palestine », Y-Net, 20 juin) :
« Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique. »
Il a donc proposé comme solution de... rebaptiser
la Jordanie et de l’appeler « Palestine ». Cela, selon lui, suffirait à régler le problème palestinien.
Rappelons que cette idée, « 
la Palestine c’est la Jordanie », fut longtemps défendue par la droite israélienne (notamment après 1967). Le Parti travailliste, lui, prônait l’option jordanienne, c’est-à-dire la négociation avec le régime hachémite (plutôt qu’avec l’OLP) pour arriver à un compromis territorial qui aurait permis de laisser le soin à la Jordanie de gérer la majorité des habitants de Cisjordanie (et d’éviter ainsi qu’Israël ne se retrouve avec « trop » de citoyens palestiniens).
Dans un précédent envoi sur l’attitude de la droite européenne, j’avais cité Laurent Chambon :
« Une des inventions bénéluxiennes les plus populaires est une extrême droite post-coloniale et post-raciste (en tout cas dans sa forme), qui base son rejet des migrants sur des critères laïcs et “progressistes”. Le Vlaams Belang de Filip Dewinter en est un bel avatar flamingant et islamophobe, et Pim Fortuyn et sa LPF, Rita Verdonk et son Troots op Nederland (ToN, “Fier des Pays-Bas”) comme Geert Wilders et son Partij voor de Vrijheid en sont différentes versions néerlandaises. »
La droite dure suisse n’est pas en reste. Oscar Freysinger, l’homme à l’origine de
la « votation » sur l’interdiction de la construction de minarets en novembre 2009, explique : « Notre parti a toujours défendu Israël parce que nous sommes bien conscients que, si Israël disparaissait, nous perdrions notre avant-garde. (…) Aussi longtemps que les musulmans sont concentrés sur Israël, le combat n’est pas dur pour nous. Mais aussitôt qu’Israël aura disparu, ils viendront s’emparer de l’Occident. » (Cité par Olivier Moss, in Les Minarets de la discorde, sous la direction de Patrick Haenni et Stéphane Lathion, Religioscope-Infolio, 2009.)
L’ancien premier ministre espagnol José María Aznar va dans le même sens dans un texte publié le 17 juin par The Times de Londres et traduit sur le site Le¨Post.fr, le 19 juin, sous le titre « 
José María Aznar : “Israël / Occident : notre destin est inextricablement lié” ».
« Israël est notre première ligne de défense dans une région turbulente qui risque constamment de sombrer dans le chaos, une région vitale pour notre sécurité énergétique en raison de notre dépendance excessive au pétrole du Moyen-Orient, une région qui forme la ligne de front dans la lutte contre l’extrémisme. Si Israël tombe, nous tombons tous. »
Intervenant le 30 juin sur une radio israélienne, Aznar a confirmé :
« Israël ne fait pas partie du Proche-Orient, il s’agit d’un Etat occidental qui se trouve dans cette région. C’est une démocratie tout à fait normale, qui a beaucoup souffert par le passé et notre rôle consiste à le soutenir en tant que démocratie. » Il a ajouté : « Lorsque nous luttons pour Israël, nous luttons également pour notre propre bien. » (Cité par le site L’Argument, « 
José María Aznar réitère son soutien à Israël ».)
Ces prises de position de la droite dure ou des nouvelles formations populistes européennes confirment un glissement que souligne, pour s’en réjouir, un commentateur israélien écrivant dans le quotidien Maariv (24 juin). Il s’appelle Nadav Haetzni (partisan, par ailleurs, de retirer le passeport israélien aux Palestiniens vivant en Israël) : « En Europe, il existe des signes de changements vitaux qu’il faut qu’Israël alimente. De nombreux Européens se rendent enfin compte des conséquences d’une politique de la porte ouverte à l’immigration issue de l’Afrique du Nord et des pays arabes. Le côté positif de la venue d’une main-d’œuvre bon marché est désormais contrebalancé par ce qu’apportent avec eux nombre de ces immigrants : l’extrémisme et une volonté d’imposer l’islam à la vieille Europe. A Amsterdam, Paris et Madrid, on se réveille finalement et on est terrifié par la direction qui est imposée à l’Occident. Cette prise de conscience permet de mieux comprendre ce que nous avons eu à affronter depuis la naissance du sionisme politique. Il est donc temps (...) de commencer à écouter ces nouvelles voix venues d’Europe. »
Cela fait de nombreuses années que des journalistes ou des intellectuels dénoncent l’invasion musulmane de l’Europe, de 
Bat Ye’or, qui fut une pionnière, à Alain Besançon. Dans le monde anglo-saxon, les livres sur ce thème sont pléthore. Ce discours est désormais relayé par certains partis de la droite populiste ou extrême ; abandonnant l’antisémitisme pour l’islamophobie (un tournant que d’autres formations comme le Front national n’ont pas encore assumé, le vieil antisémitisme y restant puissant), ils proclament qu’Israël serait le bastion avancé de la civilisation dans sa lutte contre la barbarie.

Alain Gresh

5 juillet 2010

http://blog.mondediplo.net/2010-07-05-La-droite-dure-europeenne-au-secours-d-Israel



1 Dossier

1-1 Anthon y DiMaggio : Menaçant l’ordre mondial, USA et Israël veulent reconstituer leurs stocks d’armes nucléaires.

Un récent article du quotidien israélien Ha’aretz fait état d’un engagement des Etats-Unis dans un processus de renforcement du stock d’armes nucléaires d’Israël.

L’information, publiée ces derniers jours, est tirée de la radio de l’armée israélienne, et évoque un document secret traitant de la coopération nucléaire entre les dirigeants US et israéliens (1). Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP), ce qui signifie que, théoriquement, il ne peut violer les règles internationales issues du TNP en matière de développement et de reconstitution des armes nucléaires, en dépit des efforts déployés depuis longtemps par la communauté internationale pour créer « une zone exempte d’armes nucléaires » au Moyen-Orient.

Une partie de la crainte de ceux qui prônent l’abolition du nucléaire au Moyen-Orient vient du fait que les Etats-Unis acceptent d’envoyer des matériels nucléaires - issus de leurs propres centrales nucléaires civiles - en Israël, tout comme ils l’ont fait pour l’Inde, autre pays qui refuse de signer le TNP.

Les gouvernements Obama et Netanyahu cherchent à cacher le mépris qu’ils portent à l’abolition du nucléaire en réclamant la « non-prolifération » au Moyen-Orient pendant que, simultanément, Israël boycotte les discussions de New-York (la conférence de 2010 sur le TNP) sur la nécessité d’un Moyen-Orient « exempt de nucléaire » (2). La « non-prolifération » dans ce contexte peut se comprendre comme ne s’appliquant qu’à d’autres pays, comme l’Iran, qui sont depuis longtemps la cible des planificateurs militaires US et israéliens.

Les gouvernements Obama et Netanyahu ont récemment annoncé qu’ils s’opposeraient à toute tentative visant à prendre Israël pour cible dans les négociations pour un Moyen-Orient « exempt d’armes nucléaires ». Le problème avec cette annonce est qu’Israël est justement le seul pays au Moyen-Orient à l’heure actuelle à posséder l’arme nucléaire. A la lumière de cela, toute volonté d’empêcher qu’Israël soit « pris pour cible » est inévitablement un obstacle sur la voie du désarmement nucléaire dans la région.

Israël et les Etats-Unis insistent beaucoup sur les tentatives prétendues de l’Iran pour développer l’arme nucléaire. Cette campagne de propagande semble devoir porter ses fruits à la lumière de l’annonce récente de l’Iran qu’il prévoyait l’ouverture en septembre d’une centrale nucléaire dans le sud du port de Bushehr (3). Les officiels US et israéliens affirment que l’Iran est en train d’enrichir de l’uranium dans le cadre d’un programme nucléaire civil, tout en utilisant secrètement son stock d’uranium au développement de l’arme nucléaire. Ceux qui lancent de telles affirmations sont incapables d’expliquer pourquoi l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) - en plus des estimations des renseignements nationaux états-uniens - n’a réuni aucune preuve d’un développement d’arme nucléaire en Iran, en dépit des inspections innombrables par les observateurs internationaux (4). Ceux qui prétendent que l’Iran représente une menace sont tout aussi incapables d’expliquer pourquoi les inspecteurs n’arrivent pas à découvrir la moindre preuve que l’Iran produirait de l’uranium hautement enrichi (d’une qualité suffisante pour développer une arme nucléaire), à part qu’il produit de l’uranium faiblement enrichi, utilisable par des centrales nucléaires (5).

Malgré les objections ci-dessus, la campagne de propagande américano-israélienne a réussi à occulter le franc mépris d’Israël et des Etats-Unis pour le désarmement nucléaire. Il faut rappeler que les USA ont ouvertement violé le TNP en fin d’année dernière en annonçant qu’ils extrairaient du plutonium de leurs propres réacteurs nucléaires pour créer une nouvelle génération d’armes nucléaires (Pour plus d’informations voir l’article original).

Selon un récent sondage de Fox News, d’avril 2010, 65% des Etats-uniens sont d’accord pour que « les Etats-Unis agissent militairement afin d’empêcher l’Iran de produire des armes nucléaires » (6). Soit une augmentation de 4% depuis septembre 2009. Fin 2009, un sondage CNN révélait le taux incroyable de 88% d’Etats-uniens qui croyaient que l’Iran était en train de développer l’arme nucléaire (+ 27% par rapport à décembre 2007 (7). De même, un sondage du Centre des Etudes iraniennes à l’université de Tel-Aviv montrait que 81% des Iraniens pensaient que l’Iran allait développer une arme nucléaire, sondage effectué mi-2009 (8).

Les récentes révélations qu’Israël se dirige avec l’aide américaine vers la reconstitution de son programme nucléaire sont ignorées par la presse US. Dans le même temps, les efforts des Etats-Unis pour développer leur propre stock nucléaire sont complètement occultés, en dépit de l’obsession tant des USA que d’Israël avec les armes nucléaires fictives de l’Iran. L’administration Obama et les médias de masse sont en train de promouvoir une version falsifiée qui représente les USA comme engagés dans la transparence et le désarmement nucléaires, et leurs ennemis dans l’opposition à de telles pratiques. Cette stratégie n’est nulle part plus évidente que dans les attaques continues de l’administration Obama contre la « menace nucléaire » de l’Iran, menées parallèlement aux annonces d’Obama pour un nouvel engagement dans « la transparence nucléaire ». Plus explicitement, l’administration Obama a rendu public le nombre total (jusqu’ici confidentiel) d’ogives nucléaires opérationnelles US existant aujourd’hui - et qui se monte à un peu plus de 5 000 (9). Bien que cette dernière démarche aille dans le bon sens en ce qu’elle attire l’attention sur le stock massif des Etats-Unis, elle s’accompagne avec cynisme d’une autre annonce, discrète celle-ci, du Département de l’Energie (faite initialement en septembre 2009), que les USA se préparent à développer une nouvelle génération d’armes nucléaires, au lieu de s’orienter vers le désarmement nucléaire comme l’exigent les dispositions du TNP (10).

L’administration Obama lance des affirmations orwelliennes comme quoi elle agit pour le désarmement - alors qu’en réalité elle fait tout le contraire en reconstituant son arsenal vieillissant. Dans le même temps, Obama diabolise des nations étrangères comme l’Iran, alors que les inspecteurs internationaux et même les agences de renseignements US admettent que ce pays ne développe pas l’arme nucléaire (au moins d’après toutes les informations disponibles).

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré après la publication de l’administration sur le stock nucléaire US, « Nous pensons qu’il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale d’être transparents autant qu’il nous est possible de l’être à propos du programme nucléaire des Etats-Unis... Ce qui est important, c’est que les Etats-Unis ne vont plus laisser les autres pays dans l’ignorance. » (11). De telles déclarations sont pour le moins non sincères, au moment où les USA décident de réactualiser leurs armes jugées obsolètes, et que la moindre information à ce sujet est absente de la presse. Au lieu de cela, les lecteurs sont soumis aux informations d’Associated Press qui prétendent que l’administration Obama est « sérieuse à propos de l’arrêt de la propagation des armes atomiques et de la réduction de leur nombre. » (12).

La focalisation US sur un programme d’armement nucléaire non existant en Iran fait fureur dans les médias US. Selon une recherche exhaustive de la base de donnée Lexis Nexis, les mots « Iran » et « armes nucléaires » sont apparus dans près de 1 000 articles du New York Times, The Washington Post, ABC, NBC, CBS, CNN, Fox et MSNBC, de janvier à juin 2010. En revanche, le programme « de modernisation du Complexe » que les Etats-Unis ont eux-mêmes annoncé publiquement - et auquel ils ont affecté 55 milliards de dollars pour l’exploitation de mines de plutonium et celle d’uranium enrichi à partir des centrales nucléaires existantes pour les utiliser dans des ogives nucléaires (13) - ce programme n’a pas mérité d’être cité une seule fois dans les médias susnommés de septembre 2009, quand le programme a été annoncé pour la première fois, à juin 2010, peu après l’annonce d’Obama de son engagement renouvelé pour la « transparence » et le « désarmement » nucléaires.

Il est troublant de voir le projet US pour la production d’armes nucléaires totalement censuré dans le discours public. Obama a juré de « rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires ». Les projets du Département de l’Energie trahissent de la façon la plus claire cette promesse, et vont à l’encontre des obligations qu’ont les USA en vertu du TNP de conduire le désarmement nucléaire des Etats-Unis, et non leur réarmement. Il n’est pas surprenant que le monde des médias US ne tienne pas compte de cela, considérant que les journalistes américains sont fortement tributaires des sources officielles pour leurs articles et étant donné que les journalistes voient la politique étrangère US comme bienveillante et humanitaire dans son intention. En ne voulant pas voir le mépris des Etats-Unis pour la non-prolifération, les médias garantissent que les Américains vont rester dans l’ignorance de l’engagement éhonté de leur pays pour une politique de puissance, aux dépens de la sécurité et de la stabilité mondiales.
Notes

1) Barak Ravid et Reuters, Rapport : un document secret révèle un partenariat nucléaire israélo-américain, Ha’aretz, 8 juillet 2010

2) Mark Weiss, Israël pour le boycott du projet de Moyen-Orient exempt de nucléaire, Irish Times, 31 mai 2010

3) DPA, L’Iran annonce que la centrale nucléaire de Bushehr sera prête en septembre, Ha’aretz, 7 juillet 2010

4) Sylvia Westall, Rien ne montre que l’Iran recherche l’arme nucléaire : la nouvelle direction de l’AIEA, Reuters, 3 juillet 2009 ; Mark Mazzetti, D’après les USA, l’Iran a terminé ses travaux pour l’arme atomique, The New York Times, 3 décembre 2007

5) BBC, L’Iran prétend à une production d’uranium mieux enrichi, BBC, 24 juin 2010

6) Pour les chiffres fournis à l’opinion publique iranienne, voir le collecteur de sondages, Polling Report

7) Ibidem

8) Djallal Malti, Israël garde un œil inquiet sur les troubles en Iran, AFP, 24 juin 2009

9) AP, Les USA dévoilent les détails de l’inventaire de leurs armes nucléaires, Foxnews.com, 3 mai 2010

10) Matthew Cardinale, L’agence nucléaire US pousse à la production d’une nouvelle bombe, Truthout/Inter Press Service, 30 septembre 2009

11) AP, Les USA dévoilent les détails de l’inventaire de leurs armes nucléaires, Foxnews.com, 3 mai 2010

12) Ibidem

13) Matthew Cardinale, L’agence nucléaire US pousse à la production d’une nouvelle bombe, mardi 20 juillet 2010 - 08h:12

Anthon y DiMaggio

Truthout/Inter Press, 30 septembre 2009

10 juillet 2010 - Truthout

traduction : JPP

http://alqods-palestine.blogspot.com/


1-2 Chris Marsden : Obama défend la dissuasion nucléaire par Israël.

Extrait

La presse israélienne a souligné, en particulier, qu’Obama défendait la dissuasion nucléaire par Israël. Obama a rejeté que l’on désigne le programme nucléaire non-déclaré d’Israël comme une menace à la conférence nucléaire régionale du Moyen-Orient qui aura lieu en 2012.

Une déclaration de la Maison-Blanche explique : « Le président a souligné que la conférence n’aura lieu que si tous les pays se sentent confiants qu’ils peuvent y assister, et que tout effort pour montrer Israël du doigt rendra la perspective de convoquer une telle conférence peu probable. »

Ayant fait un extraordinaire lapsus, Obama a déclaré aux journalistes, « Nous croyons fortement qu’étant donné sa taille, son histoire, la région dans laquelle il se trouve, et les menaces que nous confrontons — qu’il confronte, Israël a des besoins de sécurité uniques particuliers. Il a besoin d’être en mesure de répondre aux menaces ou n’importe quelle combinaison de menaces dans la région. Et c’est pour cela que nous restons inébranlables dans notre engagement envers la sécurité d’Israël. » (Nous soulignons)

YNet a rapporté que « des responsables israéliens ont dit qu’aucun autre président n’avait jamais fait une déclaration aussi claire par rapport à l’ambiguïté nucléaire d’Israël », alors que la correspondante de Haaretz, Natasha Mozgovaya a appelé cette déclaration « du vrai bonbon » pour Israël.

Le vibrant hommage d’Obama à Netanyahou et l’amélioration des rapports avec Israël sont motivés, dans un premier temps, par son désir d’assurer la collaboration israélienne contre l’Iran, chacun des dirigeants ayant mentionné qu’ils ont discuté des efforts pour négocier avec l’Iran quant à ses intentions nucléaires suite à l’imposition de sanctions additionnelles par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Quelques heures à peine avant la rencontre entre Obama et Natanyahou, durant une visite en Finlande, le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a averti que « si les Iraniens obtiennent l’arme nucléaire, nous verrons une course folle à l’armement nucléaire dans tout le Moyen-Orient, avec des conséquences auxquelles je ne veux même penser ». C’est, dit-il, « la plus grande menace pour les pays du Golfe, c’est la plus grande menace pour le Moyen-Orient ».

Obama peut soutenir Israël si ouvertement seulement parce qu’il a l’appui des régimes arabes, tout comme celui de la Turquie. Les États-Unis ont été inquiets que les actions provocatrices d’Israël et le traitement des Palestiniens puissent rendre impossible la collaboration des États arabes avec son plan visant à assurer sa domination du Moyen-Orient. Mais les gouvernements bourgeois arabes ont démontré une volonté remarquable à collaborer.

Le président palestinien Mahmoud Abbas offre des concessions sans précédent à Tel Aviv afin d’assurer la continuité de l’appui financier de Washington pour son régime fantoche. Le journal de langue arabe basé à Londres Al Ahram a indiqué qu’Abbas a soumis des propositions écrites à l’envoyé spécial américain George Mitchell par rapport aux problèmes de fond, y compris les frontières d’un État palestinien et Jérusalem.

Le rapport indique que le Fatah d’Abbas examinera un échange de terres qui permettrait à Israël de conserver les principales colonies juives en retour d’un contrôle palestinien de Jérusalem Est, à l’exception du quartier juif de la Vieille Ville et du Mur des Lamentations.

Si cette offre devait être rejetée, comme elle le sera inévitablement, la seule alternative serait de demander aux pays de la Ligue arabe d’endosser de nouveau l’initiative de paix arabe de 2002 et de supplier le Conseil de sécurité de l’ONU de reconnaître un État palestinien basé sur les frontières d’avant 1967.

Derrière le paravent de leurs déclarations vides de soutien à la cause palestinienne, les États de la Ligue arabe travaillent encore plus étroitement avec Washington et Tel-Aviv. Le jour avant la rencontre entre Obama et Netanyahou, l’administration américaine a approuvé la vente de 500 millions de livres en matériel militaire à trois États de la Ligue arabe : l’Égypte, Oman et la Tunisie. Cette entente comprenait un rehausement de systèmes de défense aérien, l’entretien d’avions et de navires militaires ainsi que des hélicoptères. Washington considère également une requête de l’Arabie saoudite pour des 75 avions F-15 et la modernisation d’autres avions qu’elle possède déjà pour une valeur de 10 milliards. Washington aurait déjà prétendument répondu favorablement à cette requête lors de la visite du roi saoudien Abdullah le mois dernier.

L’an dernier, les Etats-Unis ont approuvé pour près de 13 milliards en vente d’armement à des États arabes. De tels arrangements militaires et commerciaux, auxquels il faut ajouter le désir commun de restreindre le pouvoir de l’Iran dans la région, sont le facteur déterminant l’attitude de la Ligue arabe envers Israël et les Palestiniens.

Le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Ben Rhodes, a insisté que de telles ententes ne contreviennent pas à l’accroissement de la coopération militaire et sécuritaire avec Israël et au maintien de « sa supériorité militaire… au moyen de programmes comme le « dôme de fer » [un programme de défense anti-missiles] et de contacts très étroits avec nos équipes de sécurité nationale ».

 « Nous croyons qu’il y a plusieurs cas où la menace iranienne nous oblige à renforcer la capacité des États de la région à se défendre eux-mêmes », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont aussi accepté de vendre près de 10 milliards de dollars en armement à la Turquie.

Le président de la Syrie, Bashar al-Assad, a lancé un appel à la Turquie pour qu’elle fasse preuve de retenue sur la question du Mavi Marmara. Il a donné l’avertissement lors d’une visite officielle en Espagne lundi le 5 juillet que « Si la relation entre la Turquie et Israël ne se renouvelle pas, alors il sera très difficile pour la Turquie d’avoir un rôle à jouer dans les négociations » sur le processus de paix au Moyen-Orient, qui « affectera la stabilité de la région ».

Ankara a été forcée devant la colère populaire de protester contre son allié traditionnel, Israël, après que plusieurs citoyens turcs aient été tués lors du raid sur le Mavi Marmara, y compris le gel d’au moins 16 ententes de vente d’armes d’une valeur totale de 56 millions de dollars, le rappel de son ambassadeur et l’interdiction du survol de la Turquie aux avions militaires israéliens.

Il a été rapporté que le weekend dernier, le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré devant un petit groupe de journalistes voyageant avec lui au Kyrgyzstan que la Turquie couperait ses liens avec Israël si ce dernier ne s’excusait pas pour l’assaut sur le Mavi Marmara. Mais le milieu officiel turc a rapidement renier cette déclaration, de hauts responsables turcs déclarant à Reuters que le ministre avait simplement indiqué que les relations ne s’amélioreraient pas tant que les demandes d’Ankara ne seraient pas satisfaites.

Le commerce entre la Turquie et Israël ont atteint un sommet de 3,3 milliards en 2008. En 2002, lors de l’arrivée au pouvoir du Parti pour la justice et le développement, les échanges commerciaux entre les deux pays valaient 1,4 milliard. L’an dernier, malgré la récession, les échanges entre les deux pays avaient atteint 2,5 milliards de dollars.

De hauts responsables israéliens ont déclaré au Jerusalem Post qu’ils ne croyaient pas très probable qu’Ankara coupe ses liens avec Israël parce que « Les Etats-Unis ne croient pas que cela est dans l’intérêt de la stabilité au Moyen-Orient. »

 « Si allaient de l’avant dans cette direction, ils connaîtraient la colère des Etats-Unis », ont dit les hauts responsables. De plus, l’Union européenne s’opposerait à un tel geste qui « enterrerait » les chances de la Turquie de rejoindre l’Union européenne.

Chris Marsden
15 juillet 2010

 (Article original anglais paru le 8 juillet 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jul2010/neta-j15.shtml


1-3 Nouveauté dans les jeux vidéo : meurtre à distance.

But : tuer des "terroristes"

Joueuses : Jeunes femmes dans l’armée israélienne

Les Nations Unies s’inquiètent des progrès rapides de cette technologie. Philip Alston le rapporteur des NU sur les exécutions extrajudiciaires, a perçu le danger du développement rapide d’une mentalité de meurtre commandé à distance d’un ordinateur. Selon les analystes, Israël ne peut se décider à abandonner une technologie qu’elle a développée en utilisant les Territoires Occupés et surtout Gaza comme laboratoire d’expérience.
Les militaires l’appellent ‘Repérer et Tirer’.Ce n’est pas un jeu vidéo innocent car les personnages à l’écran sont des personnes en chair et en os –des Palestiniens de Gaza- qui peuvent être tués en pressant sur un bouton. Le système est une des plus récentes machines à tuer à distance, développée par Rafael, la compagnie israélienne d’armements
Les femmes dans l’armée ont la préférence comme opérateurs de ces engins. En effet, l’armée israélienne fait face à une pénurie de soldats pour ses unités de combat. Les jeunes femmes peuvent prendre la relève ainsi en étant responsables de missions sans risquer leur vie. Elles évitent d’aller à l’encontre d’un tabou qui interdit aux femmes de s’exposer au danger.
La soldate est bien installée dans une salle de contrôle militaire, loin des lieux dangereux. C’est elle qui est la responsable, elle qui vise et déclenche éventuellement les mitraillettes montées sur des tours d’observation. Tous les quelques centaines de mètres, ces tours montent la garde sur la barrière électronique qui entoure Gaza. Une fois qu’elle a identifié un suspect près de la barrière électronique, la soldate l’exécute d’une pression du doigt, après avoir eu l’autorisation de l’officier en charge.
L’armée israélienne qui a l’intention d’introduire cette technologie ailleurs en Israël, se refuse à dévoiler le nombre de Palestiniens tués ainsi. Selon les médias israéliens, ce serait plusieurs douzaines.

Adapté de "Israel paves the way for killing by remote control", écrit par Jonathan Cook et publié dans

The National le 13 juillet 2010.

PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) no 492,

le 16 juillet 2010

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)

http://www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100713/FOREIGN/707129834&SearchID=73396918390540


1-4 Abir Taleb : Israël - une reprise des négociations directes sans donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.
La polémique vide de sens
Dix ans après les accords d’Oslo, le processus de paix s’est réduit à une seule question : effectuer des négociations directes ou indirectes.
Au lieu de discuter des questions-clés dont le règlement est un préalable obligatoire à toute solution finale incluant la création d’un Etat palestinien, telles que les frontières, Jérusalem, les réfugiés ou encore le partage de l’eau, le différend se limite désormais à la simple question de la modalité des négociations.

Fidèle à sa politique de tergiversation, Israël a tout fait pour réduire la polémique à cette question. En se montrant prêt à reprendre les négociations directes et en rendant les Palestiniens responsables de la non reprise de ces discussions en raison de leur refus, Israël tente de gagner un point en faveur. Plus encore, Tel-Aviv renverse la situation en passant pour le bon élève et en pointant du doigt le « mauvais comportement » des Palestiniens. Ainsi, concernant la question des colonies, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a regretté que le moratoire sur les constructions de colonies en Cisjordanie occupée n’ait pas permis, jusqu’à maintenant, d’amener les Palestiniens à reprendre des discussions directes pour la paix. Si le dirigeant israélien n’a pas dit clairement qu’il n’y aurait pas d’entraves à l’érection de nouvelles constructions à l’issue du moratoire qui expire le 26 septembre, tout porte cependant à croire que la construction de colonies reprendra. « J’ai décidé, contrairement à tous les gouvernements précédents, de geler les constructions dans les nouvelles colonies pour une durée de dix mois, afin d’encourager les Palestiniens à entamer des discussions sur la paix », a dit le premier ministre israélien, faisant porter la responsabilité du blocage actuel aux Palestiniens.
Alors que les Palestiniens et les Etats-Unis estiment que les colonies israéliennes sont des obstacles à la paix, le moratoire est mal vécu par
les membres de son parti, le Likoud et des partis de sa coalition gouvernementale qui défendent une politique dure envers l’Autorité palestinienne. Le ministre israélien de
la Culture et des Sports, Limor Livnat, a ainsi indiqué qu’il n’y avait pas « le moindre doute » que la construction reprendra dans les colonies de Cisjordanie occupée à l’issue du moratoire.
Bloquées depuis l’offensive israélienne contre la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009, les discussions ont repris le 9 mai sous la forme de discussions indirectes, dites de « proximité », par l’intermédiaire de l’émissaire américain George Mitchell. Autre tergiversation, M. Netanyahu a indiqué qu’il était prêt à faire des concessions aux Palestiniens. Pourtant, dans la réalité des faits, aucune concession n’est accordée côté israélien et, quand bien même ces négociations reprendraient, elles ne risquent pas d’aboutir à des résultats positifs concrets. Pour preuve, le premier ministre ne s’est pas prononcé
franchement sur une prolongation du gel des colonies. Or, sans cela, il ne faut pas espérer une reprise des pourparlers.
Pour les Palestiniens, en effet, des progrès dans les discussions de proximité sont nécessaires avant d’engager les discussions directes souhaitées par Israël, mais aussi par les Etats-Unis, l’allié éternel de l’Etat hébreu. « Nous disons que s’il y a des progrès, nous entamerons des discussions directes. S’il n’y a aucun progrès, quel serait le bénéfice de négociations qui seront futiles et inutiles ? », a dit le
président palestinien Mahmoud Abbass. Ce dernier a souligné que les Palestiniens souhaitaient des discussions indirectes pour progresser sur deux dossiers : les dispositions de sécurité et les frontières de l’Etat que les Palestiniens entendent fonder en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et àJérusalem-Est.
La semaine dernière, lors de sa visite à Washington, M. Netanyahu a réussi à obtenir le soutien du président américain, Barack Obama, sur cette question. Ce dernier a exhorté les deux parties à reprendre des discussions directes d’ici septembre. Il a également assuré, vendredi, le chef de l’Autorité palestinienne de son engagement en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien.

Un engagement qui, même émanant du président du principal parrain du processus de paix et de la plus grande puissance mondiale, ne garantit absolument rien aux Palestiniens.
Abir Taleb 

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/7/14/marab2.htm


1-5 PCHR : Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

Gaza : les forces israéliennes assassinent une femme palestinienne et blessent trois autres civils.

 Mardi soir, 13 Juillet 2010, les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont tué une femme palestinienne et blessé trois civils (un homme âgé et deux femmes), tous de la même famille, après avoir bombardé leur maison par des obus d’artillerie.  

Le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) condamne ce crime, qui illustre le plus haut degré de mépris pour la vie des civils palestiniens.

Le PCHR souligne que le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens en cause, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les déclarations faites par un membre de la famille des victimes, à environ 20 heures 45, le mardi 13 Juillet 2010, un certain nombre de femmes de la famille Abu Sa’id du Valley Village dans le centre la bande de Gaza, étaient assises près de leur maison, qui est environ à 400 mètres de la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

A cet instant, les troupes israéliennes postées à la frontière ont tiré deux obus d’artillerie en direction de la maison. Il n’y avait eu aucune provocation et les témoins ne pouvent pas trouver un quelconque motif à l’attaque.

Amira Jaber Abu Sa’id, âgée de 30 ans, a été blessée par des éclats d’obus à l’épaule, et sa belle-sœur, Sana’a Ahmed Abu Sa’id, âgée de 26 ans, a été blessée par des éclats d’obus aux pieds.

Les membres de la famille Abu Sa’id ont appelé par téléphone le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) pour que soient envoyées des ambulances sur place. Les ambulances sont arrivées dans la zone quinze minutes plus tard, mais elles n’ont pu accéder à la maison attaquée car les FIO ont continué à tirer.

Les ambulances ont été contraintes de retourner à Deir al-Balah. A cette moment-là, Ne’ma Yousef Abu Sa’id, âgée de 33 ans, se rappela que son enfant de trois ans était toujours à l’extérieur de la maison. Elle alla chercher son enfant, mais les FOI ont tiré un obus dans sa direction.

Ne’ma a été tuée sur le coup par des éclats d’obus à la tête et à l’abdomen. Son beau-père, Jaber Abu Sa’id, âgée de 65 ans, a été blessé par des éclats d’obus à la jambe droite.

La famille a continué à appeler le Croissant-Rouge palestinien. Environ une heure et demi plus tard, une ambulance du Croissant-Rouge est arrivée sur les lieux après un contact avec les autorités israéliennes d’occupation par l’intermédiaire du Bureau de liaison palestinien.

L’ambulance a transféré la femme tuée et les blessés à l’Hôpital des Martyrs Al-Aqsa de Deir al-Balah. De source médicale à l’hôpital, on a appris que Ne’ma Yousef Abu Sa’id avait été tuée par les éclats d’un obus d’artillerie. Les blessures des autres personnes ont été décrites comme modérées.

Le PCHR condamne ce crime, et :

  Souligne que ce crime fait partie d’une série de crimes commis de façon continue par les FOI dans les territoires palestiniens occupés (TPO) avec un mépris total pour la vie des civils palestiniens.

  Demande à la communauté internationale d’intervenir immédiatement pour arrêter ces crimes, et rappelle aux Hautes Parties contractantes à la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, leur obligation en vertu de l’article 1 de la Convention d’assurer le respect de la Convention en toutes circonstances, ainsi que leur obligation en vertu de l’article 146, de rechercher et poursuivre ceux qui sont coupables de graves violations de la Convention.

  Rappelle que de telles violations constituent des crimes de guerre conformément à l’article 147 de la Convention et le Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I). 

13 juillet 2010 –

PCHR Gaza - Vous pouvez consulter ce communiqué à : http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...
Traduction : Info-Palestine.net


1-6 Tibi : Une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.
Le député palestinien Ahmad Tibi a confirmé l’information que le gouvernement israélien doit adopter une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.

La loi fera partie d'une série de mesures sur le point d'être votées dimanche par le gouvernement israélien, qui rendront plus difficiles pour les Palestiniens l’obtention de la résidence permanente ou la citoyenneté en Israël.
Les lois déjà strictes et discriminatoires qui régissent la citoyenneté et la résidence en Israël et dans les zones sous contrôle israélien feront de l’obtention du statut de résident par mariage ou regroupement familial, un processus long et souvent infructueux.
Tibi a expliqué que dimanche, la série de lois sera présentées par les ministres israéliens de
la Justice et de l'Intérieur Yaacov Neeman et Eli Yishai, ajoutant qu'il s'attend à ce que toutes les lois aillent de l'avant.
« Il est urgent de contrer ces mesures, » a déclaré Tibi, processus qui vise tous les Palestiniens en Israël, et il a appelé les organisations pour les droits à intervenir pour empêcher ces lois d'être adoptées.
Le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël (Legal Center for Arab Minority Rights in Israel), Adalah, a déjà protesté contre les termes de la déclaration de loyauté. Dans une déclaration écrite, le groupe s'oppose à la formulation de la déclaration d'allégeance, qui, a déclaré Tibi, inclurait l'expression : «
J'affirme que je serai un citoyen loyal de l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique. »
Dans un communiqué, Adallah a déclaré qu'il était inquiet parce que la formule « exige que tous les non-Juifs s’identifient au sionisme et impose une idéologie politique et une loyauté aux principes du judaïsme et du sionisme. »
Tibi a déclaré que l'initiative était le reflet de l'ambiance générale à
la Knesset, « qui représente la coalition gouvernementale la plus extrémiste depuis la création d'Israël », notant que, étant donné la composition du gouvernement, les dirigeants « ne rencontreront aucun obstacle à l’adoption de la décision. »
À l'heure actuelle, a expliqué Tibi, les candidats peuvent obtenir la citoyenneté ou la carte d'identité par un serment qui ne mentionne pas le judaïsme. Il a qualifié le changement d’« affront à la démocratie. »

Source : Maan News

16-07-2010

Traduction : MR pour ISM


1-7 B’Tselem : les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie.
Alors
que le président Barack Obama accueillait à la Maison Blanche le premier ministre Benyamin Netanyahu pour débloquer un processus de paix moribond, l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem a fait des révélations accablantes pour l’Etat hébreu, montrant ses vraies intentions quant à la solution des deux Etats, souhaitée par la communauté internationale.

Contrairement aux idées répandues, le rapport de B’Tselem souligne que les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie. Bien que les zones construites de ces colonies ne couvrent que 1 % seulement de ce territoire, appelé à former le cœur du futur
Etat palestinien, les colons se sont emparés de terres palestiniennes bien au-delà des périmètres immédiats des colonies. C’est ainsi que les limites administratives des colonies sont dix fois plus larges que les zones construites. En outre, 21 % des terres sur lesquelles les colonies ont été construites sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens.
Les principales méthodes qu’Israël utilise pour « voler » les terres palestiniennes sont connues : la déclaration du terrain ou son enregistrement comme terre de l’Etat, sa réquisition pour des raisons militaires, et l’expropriation pour intérêt public. Le moyen le plus répandu et le plus facile est de déclarer une large portion de terre appartenant à l’Etat. C’est ainsi que 20 % de
la Cisjordanie ont été déclarées terres d’Etat. Le gouvernement a également réquisitionné des terres privées palestiniennes sous prétexte des besoins de sécurité. Conformément au droit international, l’autorité militaire ne peut
attribuer ces terres à une tierce partie et doit les rendre à la fin de l’occupation. Or, l’armée israélienne a réquisitionné quelque 31 km2 et les a cédés à 42 colonies depuis 1967. Le gouvernement a aussi « dérobé » des terres privées palestiniennes, en élargissant la compétence juridictionnelle de 92 colonies. Les nouvelles limites municipales des colonies empiétaient ainsi sur des terres appartenant à des Palestiniens. Ces terres sont désormais sous le contrôle effectif des colonies puisque les propriétaires palestiniens ne sont plus autorisés à y accéder.
Toutes ces mesures violent non seulement le droit international mais aussi les engagements pris par Israël dans la feuille de route de 2003, selon laquelle Israël a promis de geler les activités de colonisation.
Depuis 2004, toutefois, en raison de la construction extensive dans les colonies et les incitations généreuses qu’Israël offre aux colons, la population des colonies (en excluant celle de Jérusalem-Est) a augmenté de 28 % à la fin 2009. En conséquence, la croissance annuelle de la population des colonies a été trois fois supérieure à la croissance naturelle à l’intérieur d’Israël : 5 contre 1,8 %. Le nombre des colons a également triplé depuis 1993, date des accords d’Oslo, passant de 110 000 à 301 200.
Dans ces conditions, qui pourrait encore croire en la foi d’Israël dans une solution basée sur l’établissement d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat juif ? Celui-ci ne fait-il pas tout pour, au contraire, grignoter les terres et ruiner toute chance de créer un Etat palestinien viable, compromettant par la même toute solution pacifique durable ?

Entité sioniste: vote en faveur d'un référendum en cas de retrait territorial  

Dr Hicham Mourad

Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/7/14/opin6.htm


1-8 Situation dans les geôles israéliennes.

Rapport

Les Palestiniens du quartier Jaber sont détenus dans une prison de pierre
La mère du Palestinien Osama Abou Charikh souffre d’ostéoporose. Il est obligé de la porter toutes les semaines à l’hôpital. Mais il ne peut plus le faire : les forces israéliennes d'occupation ont fermé l’entrée unique de sa maison, dans le quartier de Jaber, non loin de la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi, au centre de la ville d’Al-Khalil.

Abou Charekh dit que sur toutes les entrées de son quartier et celle de sa maison, les forces israéliennes d'occupation ont installé des cubes en ciment renforcés par des plaques métalliques.

Des raisons sécuritaires !

Pour leur part, les autorités de l’occupation israélienne prétendent que la fermeture des entrées du quartier et des maisons a été faite pour assurer la sécurité des colons israéliens qui prennent la « Route des fidèles » lors de leur déplacement entre la colonie Kariat Arbaa et la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi. La route en question est fermée devant les Palestiniens depuis une dizaine d’années.

De son côté, les soldats israéliens avaient fermé toutes les fenêtres de sa maison ainsi que la porte principale de la maison d’Abou Mazen Jaber, un autre habitant du quartier. Ils lui ont dit que la fermeture n’est que provisoire, pour les jours de la fête de la Pâques juive. La fête passe, mais la fermeture continue par ordre militaire.

Assignation à résidence

Les forces israéliennes d'occupation interdisent aux habitants du quartier de sortir de leurs maisons, tous les vendredis et tous les samedis, sous prétexte de vouloir assurer la sécurité aux colons. Une sécurité pour leurs colons, une assignation à résidence pour les Palestiniens, habitants du quartier de Jaber. Ils ne peuvent gagner leurs lieux de travail, ils ne peuvent rendre visite aux leurs, ils ne peuvent participer aux activités sociales de leur quartier.

En outre et malgré toutes ces injustes mesures, les habitants du quartier de Jaber ne sont pas à l’abri des agressions de ces colons qui empruntent leurs ruelles. Ces colons n’épargnent rien pour faire du mal aux Palestiniens : frappes, insultes, jets de pierres sur leurs biens. Les soldats israéliens regardent ces agressions d’un œil tolérant.

Depuis un mois, les autorités de l’occupation israélienne ont fermé trois entrées secondaires du quartier de Jaber avec des cubes en ciment et des plaques d’une hauteur de trois mètres.

La rue principale du quartier de Jaber appelée par les colons « L’axe de Sion » ne mesure que de quelques centaines de mètres seulement. Elle commence devant la colonie Kariat Arbaa et se termine face à la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi. En 1994, les occupants israéliens avaient fermé sa partie nord devant tout véhicule. En 2000, c’est sa partie sud qui a été fermée !

Le Centre Palestinien d'Information - © 2010

Mercredi 21 juillet 2010

Al-Khalil – CPI


n°543 - Dossier de Palestine - 27-07 – Suite - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.

n°543  - Dossier de Palestine - 27-07 – Suite - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



Dossier de Palestine

      n°543                                                     27-07

                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 


Sommaire -suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 L’intervention israélienne racontée à Jens Littorin par Henning Mankell.

2-2 Brutalités policières sans précédent.

2-3 Salah Hamouri : J’espère que vous lirez cette lettre…

2-4 Mechaal: La résistance peut capturer d'autres soldats pour libérer les captifs palestiniens.

2-5 Le colon Haïm Pearlman: « le Shin Beth m'a incité à assassiner des Palestiniens ».

2-6 Jacob Cohen s'exprime à propos de l'espionnage juif.

2-7 Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

2-8 Walajeh2-8 Walajeh 2-8 Walajeh redoute d’être emmurée.

 



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 L’intervention israélienne racontée à Jens Littorin par Henning Mankell.

L’auteur de romans policiers suédois était à bord d’un des bateaux qui se rendaient à Gaza. Libéré par les Israéliens, il est rentré chez lui. Il rapporte la façon dont l’assaut a été mené par Tsahal et ne cache pas sa colère à l’égard de Tel-Aviv.

Henning Mankell a été l’un des premiers Suédois relâchés par les Israéliens. Le Dagens Nyheter l’a rencontré chez lui, dans le centre-ville de Göteborg. Il est installé sur le canapé de son bureau, vêtu de noir et portant les chaussettes bleues données par la compagnie aérienne. Tous ses effets personnels ont en effet disparu lorsque les soldats israéliens ont pris d’assaut le navire à bord duquel il se trouvait pour tenter de rallier Gaza. L’écrivain raconte qu’après avoir passé 72 heures sans fermer l’œil, il a enfin pu dormir tout son saoul et qu’il se porte bien en dépit des circonstances. En revanche, il nourrit une grande colère à l’égard des événements, du gouvernement et de l’armée israélienne. "Jamais Israël n’a été autant condamnée dans le monde. L’État hébreu s’est enfermé dans une impasse. Le monde aujourd’hui n’est plus celui qu’il était la semaine dernière", assure-t-il.

"Ce qui me travaille beaucoup, c’est la stupidité israélienne. S’ils avaient voulu nous stopper sans perdre la face, ils n’avaient qu’à détruire les hélices ou les gouvernails et remorquer les navires vers le large. Mais s’engager consciemment dans une confrontation violente et tuer des gens, cela me dépasse", ajoute-t-il. Puis il raconte ce qui s’est passé à bord. "J’étais de quart de minuit à trois heures. C’était calme. Je suis allé me coucher, mais je n’ai pas eu le temps de m’endormir car quelqu’un est venu me dire qu’il se passait quelque chose. Nous avons vu des hélicoptères qui larguaient des hommes et nous avons entendu des rafales. Il était alors 4h30. À 4h35, ils ont pris notre navire à l’abordage. Nous étions réunis sur la passerelle, et ils nous ont dit de descendre à l’intérieur du bateau. Il y en a peut-être quelques-uns qui ont pris un peu leur temps et ils se sont immédiatement fait tirer dessus avec des pistolets type Taser. Un autre a reçu une balle en caoutchouc", explique-t-il. "Au bout d’un moment, un soldat cagoulé est venu nous dire qu’ils avaient découvert des armes. Et ce parfait crétin est arrivé avec mon rasoir et un cutter qu’il avait trouvé dans la cuisine. Puis il a déclaré qu’il devait nous emmener avec lui, car nous étions des ’terroristes".

Lorsqu’on lui demande s’il a eu peur, Henning Mankell répond par la négative. "Je n’ai pas particulièrement peur pour ma personne. Je peux toujours m’appuyer sur l’expérience de la violence que j’ai rencontrée en Afrique. Néanmoins, il subsiste toujours la peur d’être maltraité, même si je savais qu’ils savaient qui j’étais. C’était clair", affirme-t-il. Dans l’attaque, le romancier a perdu, entre autres, son ordinateur, son téléphone portable, son portefeuille et ses cartes de crédit. Il n’hésite à traiter les militaires israéliens de voleurs.

La veille du départ, il avait travaillé sur le manuscrit de la quatrième partie de la série télévisée sur Ingmar Bergman qu’il est en train d’écrire. Sur la suite à donner à cette affaire, l’écrivain a son idée. "Naturellement, il faut envisager sérieusement de traîner Israël devant la Cour pénale Internationale, mais je crois qu’il est important de traiter une chose après l’autre", explique-t-il, et d’ajouter que : "Je vends beaucoup de livres en Israël et je vais voir si j’interdis la traduction de mes livres en hébreu. En même temps, je ne veux pas toucher les mauvaises personnes, donc il faut que j’y réfléchisse".

Jens Littorin

samedi 5 juin 2010

courrierinternational.com


2-2 Brutalités policières sans précédent.

Le  Parti communiste d’Israël nous adresse un communiqué dans lequel il dénonce les « Brutalités policières sans précédent face aux protestations dans   Jérusalem Est occupée »,

 Je voudrais en profiter pour souligner le deux poids deux mesures de la presse françaises sur « les prisonniers à Cuba », alors que des milliers de prisonniers politiques croupissent dans les prisons israéliennes, la couverture médiatique apportée par les mêmes aux dames en blanc, alors que les manifestations de paix de militants communistes israéliens sont totalement ignorées.

Israël serait « menacé » , et Cuba donc!  

La seule différence est que Cuba est étranglé par un blocus étasunien, alors que c’est Israël qui étrangle les Palestiniens et ne cesse de menacer ses voisins. mais allez savoir pourquoi on clabaude sur l’un et l’on tait les mauvais coups de l’autre.

Est-ce parce qu’Israêl fait partie, comme la France, de ces Etats-voyous  et impérialistes qui ont tous les droits pour le système de propagande…

Dix activistes israéliens, nous explique le communiqué,  ont été retenus et arrêtés pour interrogatoire sur le blocage de chaussées lors d’une protestation dans le Scheik Jarrah le  quartier de Jérusalem Est occupé hier, vendredi dans la soirée (le 9 juillet 2010).

 Traduction et commentaires par Danielle Bleitrach pour changement de société.

 Le quartier palestinien est le théâtre de manifestations hebdomadaires contre l’occupation des maisons des résidants locaux par des colons israéliens.

Les manifestations sont fréquemment suivies par des activistes de paix israéliens parmi eux beaucoup de militants du Hadash (le Front Démocratique pour l’Égalité et la Paix – le Parti communiste d’Israël). 
 Environ 300  activistes de la paix de gauche sont arrivés dans le quartier pour se rassembler contre l’évacuation de familles arabes en faveur des résidants juifs. Les protestataires ont essayé d’entrer dans  » Simeon le Juste » le composé,en s’appuyant sur un jugement qui leur avait donné la permission d’agir ainsi, mais ils ont été arrêté par des officiers de garde-frontière et la Police.

  Les activistes qui se sont heurtés à la police ont dit que les officiers ont utilisé des moyens violents contre eux malgré leur protestation non violente. L’auteur bien connu David Grossman et l’ancien Procureur Général Michael Ben-Yair participaient au rassemblement également. Grossman a été aussi bousculé par la police.

  « Nous avons voulu protester à l’intérieur du quartier avec les Palestiniens pendant les neuf mois derniers. Nous avons un jugement en notre faveur, » a dit un des protestataires, Shir Sternberg. « Nous avons exigé d’entrer d’ une façon non violente et la police nous a brutalisés. »

  Il y a environ six semaines, plusieurs centaines d’étudiants Universitaires hébreux et des conférenciers ont défilé du Mont Scopus le campus de Jérusalem au Scheik Jarrah en signe de protestation sur l’occupation par des colons des maisons des résidants locaux. La manifestation a regroupé desprofesseurs en vue comme Ze’ev Sternhell, Yaron Ezrahi, Ariel Hirschfeld et d’autres.

  Les protestataires portaient  des panneaux appelant à la fin des implantations à Jérusalem Est. « La Démocratie s’arrête au Scheik Jarrah, » disaient quelques panneaux, tandis que d’autres réclamaient « l’arrêt de la purification ethnique . »

Vous remarquerez le silence total des médias français sur ces actions de protestation en Israël, ce n’est pas un hasard: si on peut en effet encore expliquer que les flottilles qui tentent de forcer le blocus de Gaza sont des manifestations hostiles d’islamistes turcs ou maintenant libyens, bref inverser les rôles et brosser le tableau mensonger d’un israêl menacé par ses voisins, voir y compris par des terroristes palestiniens, il est plus difficile de gérer le fait que la « démocratie » israëlienne est un colonialisme, qui rend impossible tout état palestinien et que la vertueuse démocratie israélienne empêche la manifestation de ceux qui protestent pacifiquement contre l’injustice et dénoncent la fascisation du gouvernement.

On ne peut manquer d’être frappé par la différence de traitement non seulement entre les milliers de prisonniers politiques palestiniens qu’israël incarcère, la brutalité que ce pays exerce contre des manifestants de gauche, de la paix et le traitement médiatique réservé à Cuba.

Sans parler de la manière dont le gouvernement français abandonne un de ses ressortissants salah Hammouri dans les geôles israélienne, c’est tellement caricatural, tellement gros que l’habitude s’installe… Israël serait une démocratie et Cuba une dictature…

Le prisonnier cubain fut-il de droit commun ou un vulgaire espion dans un pays soumis au blocus est une valeur sûre pour nos valeureux démocrates des médias.

Mieux quand il n’y en a plus, il y en encore…

Je voudrais signer la conclusion d’un article de la revue argentine pagina  12, de santiago O’donnel traduit et publié par Courrier électronique.

« Je pensais à cela quand par hasard je suis tombé sur un petit encadré d’une page perdue de la revue Time, à propos de rien. L’encadré citait le rapport annuel 2010 d’Amnesty International. Il disait que trente pour cent des 153 pays inclus dans son rapport maintiennent des prisonniers d’opinion. C’est à dire, des prisonniers politiques. Plus choquant encore, il disait que quarante-deux pour cent des pays du G-20 (les plus importants) ont des prisonniers d’opinion. C’est bon : mal de plusieurs, consolation des sots. Mais pour quelque raison seulement les prisonniers cubains ont bonne presse.

En lisant le rapport AI, dans sa section consacrée à Cuba, apparaît une autre donnée intéressante, que les chroniques des journaux ont oubliée : selon Amnesty, en mai 2010 à Cuba avait « au moins 53 prisonniers d’opinion. » Le nombre coïncide exactement avec les libérations annoncées depuis ce temps-là, si la libération d’un dissident est prise en considération le mois passé pour raisons de santé.

À la différence d’autres organisations citées par les grands médias, qui n’hésitent pas de placer le chiffre des détenus politiques à Cuba au-dessus de 170, Amnesty, explique le rapport, révise soigneusement les casiers judiciaires des prisonniers avant de les déclarer des prisonniers d’opinion. En d’autres mots, si ne sont pas identifiés de nouveaux cas, Cuba devrait sortir de la liste d’Amnesty Internationale l’année prochaine, tandis qu’un groupe important de pays, y compris certains des plus puissants, y resteront.

Regardant depuis cette perspective, la décision du gouvernement cubain, plus qu’un signe de faiblesse, est un signe de force. Un signe d’ un gouvernement qui s’est occupé comme aucun autre des droits sociaux de son peuple, qui maintenant se permet aussi d’élever les droits de l’homme de ses citoyens à la norme internationale, en inaugurant une nouvelle étape, plus ouverte, plus confiante et plus tolérante, de la révolution.

Alors la réaction logique serait de célébrer l’initiative cubaine et de prier instamment d’autres pays violeurs de suivre son chemin. Mais il est difficile d’imaginer la même agitation qui s’est mobilisée sur Cuba pour que l’Indonésie, la Chine ou l’Israël libèrent leurs prisonniers politiques. Ou de lancer un blocus international des États-Unis jusqu’à ce qu’Obama honore sa promesse de fermer la prison du Guantanamo et de porter devant la Justice les assassins, les tortionnaires et les pirates de l’air surgis de leur politique de « guerre contre le terrorisme ». Mais non, le focus médiatique n’est pas fait sur les prisonniers politiques, mais sur les péchés de Cuba.

Il serait bête de refuser que dans la révolution, entre tout le bon, plusieurs choses, beaucoup, peu, certaines, grandes, petites, ont été mal faites. Ou ont été ratées, ou n’ont jamais aboutis, ou ont échoué. Mais les Castro n’ont pas besoin d’être prodigues pour chercher des arguments pour accuser d’hypocrites le chœur médiatique qui répète toujours la même chanson. »

Il n’y a rien à ajouter…

Publié 12 juillet

Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi.

http://socio13.wordpress.com/2010/07/12/deux-poids-deux-mesures-mediatiques-israel-et-cuba/#more-24433


2-3 Salah Hamouri : J’espère que vous lirez cette lettre…
Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.
Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que
la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant soixante deux ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de cinq ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Le 14 juillet 2010

http://www.salah-hamouri.fr/node/207
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-lettre-de-prison-54211056.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/07/20/LETTRE-DE-PRISON


2-4 Mechaal: La résistance peut capturer d'autres soldats pour libérer les captifs palestiniens.

Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas, a accordé une interview au journal As-Sabil, dans la capitale syrienne Damas.

Elle a été publiée le dimanche 4 juillet 2010.

Il a parlé de différents sujets concernant la scène palestinienne. Le département français a  traduit de grands extraits de la première partie concernant le blocus qui est en train de rendre l’âme.

Les jours sont comptés

As-Sabil : Pensez-vous que les jours du blocus imposé sur la bande de Gaza sont comptés ? Quel regard portez-vous sur la scène palestinienne quant au blocus ?

Khaled Mechaal : Oui, sans aucun doute, le blocus vit ses derniers jours, même si certains essaient de le prolonger ou de le réviser, à l’instar des discussions pour l’alléger.

Notons que le blocus est en soi un crime qui ne doit pas continuer. Et concrètement, il a échoué à réaliser ses objectifs politiques.

Le blocus n’était qu’un moyen de pression sur le Hamas et notre peuple de la bande de Gaza. Tout le monde sait maintenant qu’il a échoué et que le Hamas résiste toujours et refuse de se mettre à genoux.

Le blocus fait beaucoup de mal à notre peuple de Gaza et au mouvement du Hamas. Il devient aussi un fardeau pour ceux qui l’imposent, eux-mêmes. Il n’est pas impossible que la flottille internationale « La liberté » soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase et casse totalement cet injuste siège. Ils sont dans le tort, ceux qui croient que les effets de la flottille se défrichent et prennent fin et que tout reviendra comme avant. Les convois reprendront par la mer et sans la mer. Les efforts internationaux, islamiques, arabes et palestiniens continueront pour rompre le blocus. En effet, le blocus est déjà fini, politiquement. Il reste à le briser sur le terrain.

Les positions arabes et palestiniennes

As-Sabil : La chance est grande pour l’arrêt du blocus. Quelles sont les positions palestiniennes, arabes et internationales quant à l’arrêt de ce blocus ? Sont-elles satisfaisantes ?

Khaled Mechaal : Malheureusement, la position de l’autorité palestinienne n’est pas bien sérieuse. Tout au contraire, elle essaie d’absorber la colère qui a suivi le massacre sioniste pratiqué contre la flottille internationale « La liberté ».

Quelques-uns n’ont pas l’intention de lever le blocus. Ils le considèrent comme un moyen de pression. C’est pour cette raison qu’ils donnent la priorité à la réconciliation, une tentative pour détourner l’attention de la priorité absolue : lever le blocus. Lier la rupture du siège à la réconciliation est un jeu que nous refusons. La rupture est un objectif en soi et la réconciliation en est un autre. Elles vont ensemble sans qu’elles ne soient liées.

La Ligue Arabe

As-Sabil : La Ligue Arabe est longuement restée silencieuse quant au blocus, bien qu’il existe plusieurs décisions arabes incitant à le briser. Et récemment, le secrétaire général de la Ligue a visité la bande de Gaza. Qu’a donné cette visite ?

Khaled Mechaal : C’est vrai que la visite a été un peu tardive, mais nous remercions Amro Moussa. La question n’est pas là. Le problème, c’est que des pays étrangers aident "Israël" à utiliser le blocus pour punir le Hamas, ou du moins le mettre à genoux. Ils travaillent avec des partis palestiniens et arabes afin que le Hamas ne sorte pas victorieux ; ils veulent qu’il paye un prix politique contre la levée du blocus.

Cette conspiration fait prolonger la durée du blocus jusqu’à maintenant. Mais aussi forte que soit cette conspiration, elle ne pourra aller contre la volonté du peuple palestinien. Et maintenant, de partout dans le monde, de l’est comme de l’ouest, sur tous les niveaux, de toutes les nationalités, de toutes les religions, des gens viennent à la rescousse du peuple palestinien. La flottille internationale « La liberté » en est le meilleur exemple. Les convois et les efforts à venir diront encore plus clairement que le blocus prendra obligatoirement fin…

La position turque

As-Sabil : La position officielle turque est bien claire quant à la volonté de briser le blocus et d’ouvrir une route maritime vers la bande de Gaza. Y a-t-il d’autres efforts autres que les turques, déclarés ou non, destinés à lever le blocus ?

Khaled Mechaal : Les Turcs ont un rôle des plus importants dans le domaine. Et ils en payent le prix : des martyrs. L’Etat et le peuple turcs sont visés par les Israéliens, à cause de la position claire de la direction turque dont en particulier les déclarations d’Erdogan qui avait dit : « Si le monde entier tourne le dos à Gaza, moi, je ne le ferai pas ».

Et actuellement, briser le blocus devient une condition pour traiter les conséquences du crime israélien pratiqué contre la flottille internationale « La liberté ». C’est une position inoubliable par le peuple palestinien qui montre sa gratitude. Ce sont des signes montrant que la Turquie reprend son rôle régional, arabe et islamique.

Bien évidemment, il y a d’autres efforts dans le sujet. Nous avons plusieurs contacts avec plusieurs pays arabes, islamiques et européens. Nous essayons de les traduire en des mesures concrètes pour briser le blocus, dont tout d’abord ouvrir une ligne maritime avec Gaza, le blocus ayant plusieurs visages.

Ouvrir une ligne maritime entre Gaza et le monde sera, à mon avis, un bon prologue à une rupture totale du blocus ; les autres aspects perdront leurs raisons d’être. C’est pour cette raison qu’il faut que la pression sur l’Entité sioniste continue afin que le blocus prenne fin. Il ne faut se contenter d’une ouverture provisoire du point de passage de Rafah. Il faut une ligne maritime entre Gaza et le monde. C’est un droit naturel du peuple palestinien. Que les efforts turcs, arabes, islamiques et européens réussissent à trouver une solution adéquate pour ouvrir cette route maritime avec Gaza.

Le blocus, un fardeau

As-Sabil : Selon vos propos, le blocus a échoué, il est désormais un fardeau pour les Israéliens. Pourquoi alors continuent-ils à l’imposer, s’ils n’en tirent pas vraiment quelque chose ?

Khaled Mechaal : La position israélienne porte trois dimensions. La première, c’est que le blocus reflète l’agressivité israélienne à l’encontre du peuple palestinien…

La deuxième dimension, c’est que les occupants israéliens relient le blocus à l’affaire de Shalit. Ils le mènent comme étant une sanction contre le peuple de Gaza et contre le mouvement du Hamas pour l’enlèvement de Shalit.

La troisième dimension : quelques-uns dans la région veulent que le blocus continue, malheureusement. Et cela séduit évidemment "Israël"…

La communauté internationale

As-Sabil : Netanyahu  a appelé, il y a quelques jours de cela, la communauté internationale à intervenir pour aider à relâcher Shalit. Cela ne reflète-t-il pas une faiblesse de la part de la direction israélienne ?

Khaled Mechaal : Je crois qu’il faut regarder la position de Netanyahu de plusieurs angles. Premièrement, il fait ces agissements pour absorber la pression de la rue israélienne pratiquée contre le gouvernement israélien pour sa position envers l’affaire de Shalit. En effet, la rue israélienne sait bien que c’est Netanyahu et son petit cabinet qui mettent des bâtons dans les roues de la transaction d’échange de prisonniers.

Deuxièmement, le gouvernement de Netanyahu fait tout pour dévier l’opinion publique internationale de son crime pratiqué contre la flottille internationale « La liberté ». L’image d’"Israël" s’est beaucoup ternie, une image déjà bien entamée par la guerre agressive israélienne menée contre Gaza. En fait, dans cette flottille, plus de trente pays ont participé. Les Israéliens craignent que la légitimité d’"Israël" soit mise en cause. Ils veulent alors à tout prix embellir son image dans le monde.

"Israël" veut porter à la communauté internationale la responsabilité de l’échec de la libération de Shalit, afin qu’elle paraisse comme l’innocente victime, elle qui était l’assassin sur la flottille internationale « La liberté ». Toutefois, ces tentatives ne pourront rien faire contre les réalités du terrain.

Troisièmement, "Israël" essaie de fabriquer une pression internationale sur le Hamas afin qu’il baisse la barre de ses exigences et qu’il accepte ce qu’"Israël" offre. On n’a pas besoin de faire une enquête poussée pour se rendre compte de l’incapacité israélienne.

La rue israélienne ressent l’incapacité de son gouvernement. Elle l’appelle alors à payer le prix nécessaire pour relâcher Shalit, étant donné que le gouvernement est aussi incapable sur tous les niveaux, sécuritaire, militaire et même diplomatique.

Du nouveau ?

As-Sabil : Dans le dossier de Shalitt, y a-t-il du nouveau ? Y a-t-il de nouveaux intercesseurs ?

Khaled Mechaal : Aucun développement remarquable. Cependant, il y a quelques tentatives de la part du médiateur allemand. Il essaie de pousser le Hamas vers ses anciennes offres. Des tentatives catégoriquement refusées. Les négociations indirectes ne reprendront qu’à partir de l’avant-dernière séance, avant que Netanyahu n’ait changé d’avis.

Influences !

As-Sabil : On parle d’ingérence arabe conseillant à Netanyahu de ne pas aller vite en besogne, pour ne pas donner la chance au Hamas de se procurer une quelconque victoire. Qu’en dites vous ?

Khaled Mechaal : Oui ! L’administration américaine a déjà pratiqué ses pressions, et probablement pas elle seule. Elle a peur que tout cela (un échange réussi de prisonniers) ne soit un point positif pour le mouvement du Hamas, et négatif pour le président de l’autorité Mahmoud Abbas. Sa priorité actuelle est d’assurer un climat propice à la reprise des négociations (entre l’autorité de Ramallah et les occupants israéliens). Ils ne veulent pas que l’échange les perturbe.

En quelques mots, nous sommes prêts à reprendre les négociations indirectes quant à l’échange de prisonniers. Nous restons cependant sur notre position et refusons la dernière offre israélienne.

Le médiateur allemand

As-Sabil : Le médiateur allemand aurait-il quitté son attitude neutre, en pratiquant quelques pressions sur vous ?

Khaled Mechaal : Possible ! Mais nous devons savoir qu’un médiateur n’a en tête que le fait de réussir son travail. Quand il se trouve dans une circonstance lui permettant de pratiquer des pressions, il fait tout pour réussir sa mission. Le médiateur allemand sait bien que c’est Netanyahu qui avait mis en échec son travail. Toutefois, il ne veut prendre une position, en laissant la porte ouverte à la reprise des négociations. Pour cette raison, on n’entend pas de déclarations définitives…

Le plafond d’exigences

As-Sabil : Vous avez dit il y a quelques jours que le Hamas mettrait haut la barre de ses exigences et que l’affaire ne concerne pas seulement Shalit… ?

Khaled Mechaal : En bref, notre but clair et précis est de libérer nos captives et captifs. Si un soldat détenu par la résistance palestinienne ne suffit pas, il sera bien naturel que la résistance mette la main sur d’autres soldats pour libérer les captifs palestiniens, jusqu’à ce qu’"Israël" se rende compte qu’elle n’a d’autre choix que de relâcher nos captifs. Les captifs et les martyrs constituent une tranche importante de notre peuple. Il est de notre devoir de défendre notre peuple. Défendre les captifs est un devoir aussi bien religieux que national. Pour nous, les captifs sont les meilleurs de notre peuple. Nous ne les oublions jamais.

Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas,
12 juillet 2010

Le Centre Palestinien d'Information


2-5 Le colon Haïm Pearlman: « le Shin Beth m'a incité à assassiner des Palestiniens ».

Un extrémiste de droite israélien, ayant poignardé à mort des Palestiniens, a accusé le service de sécurité intérieure (Shin Beth) de l'avoir incité à assassiner le chef islamique du mouvement islamique en territoire occupé, cheikh Raëd Salah.
Les médias israéliens ont diffusé vendredi des enregistrements effectués secrètement par le meurtrier, avant son arrestation cette semaine, au cours desquels on entend un certain "Dédé", qui allait s'avérer un agent du Shin Beth, lui proposer d'assassiner cheikh Raëd Salah et de commettre des attentats anti-palestiniens.
Le Shin Beth, selon ces sources, n'a pas démenti l'authenticité de ces conversations, prétendant que l'objectif était uniquement de gagner la confiance de ce meurtrier, pour obtenir des aveux.
Un tribunal a ordonné jeudi de prolonger d'une semaine la garde à vue de l'accusé, Haïm Pearlman, 29 ans.
 Cet ancien colon est soupçonné d'avoir poignardé à mort quatre passants Palestiniens à Jérusalem occupée et d'avoir tenté d'en tuer sept autres lors d'attaques au couteau perpétrées il y a plus d'une décennie.
 Pearlman a été membre du groupe raciste anti-arabe Kach, qui continue d'opérer sous d'autres sigles, en "Israël".
 Ce mouvement préconise l'expulsion de tous les Arabes vivant en "Eretz Israël", le soi-disant "Grand Israël" c'est-à-dire du Nil (Egypte) à l'Euphrate (Irak).

16/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146504&language=fr


2-6 Jacob Cohen s'exprime à propos de l'espionnage juif.

Question : "Pourquoi ce titre : Le printemps des Sayanim ?"

Jacob Cohen :

 "J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires."

-"Voulez-vous nous la rappeler ?"

 "Les sayanim -informateurs en hébreu- sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence."

-"Comment avez-vous eu l’idée d’écrire sur les sayanim ?"

 "C’est la conjugaison de plusieurs éléments. La lecture de tout livre sérieux sur le Mossad montre l’importance essentielle de ces citoyens juifs qui décident de travailler pour les services secrets israéliens. Imaginez des dizaines de milliers d’agents, occupant des fonctions dans toutes les couches sociales, et qui obéissent au doigt et à l’œil au Mossad. Il est à noter que les auteurs anglo-saxons sont beaucoup plus prolifiques sur ce sujet.

Je suis d’assez près l’actualité proche-orientale, et je consulte les médias des deux bords. Et je suis sidéré, presque fasciné, par la puissance médiatique du lobby pro-israélien. Et comment il arrive à faire rentrer dans les esprits, jusqu’à devenir des banalités admises, des concepts comme « la seule démocratie de la région », ou tellement aberrants, comme « assurer la sécurité d’Israël ». Le fait de savoir que des sayanim sont en grande partie le moteur de cette propagande permet une lecture plus lucide et plus pertinente de l’actualité."

-"Est-ce une réalité ?"

 "Je comprends le sens de la question. Je cite Gordon Thomas au début du livre. C’est un spécialiste reconnu des services secrets, en particulier du Mossad. Tellement reconnu qu’il a interviewé tous les chefs du Mossad depuis les années 1960, et tous ont admis, en s’en glorifiant, l’apport crucial des sayanim à travers le monde. Je cite également Victor Ostrovsky, l’un des rares agents du Mossad à avoir publié, après son départ de l’institution, un témoignage unique et inédit sur le service secret, ses méthodes, ses objectifs, ses ressources."

-"Quel est leur nombre ?"

 "En France ils seraient près de 3000. Victor Ostrovski, ex-agent du Mossad, estime leur nombre à 3000 rien qu’à Londres. On peut imaginer leur importance aux Etats-Unis. Mais le « réservoir » est infini. Si on associe le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale), la WIZO (organisation internationale des femmes sionistes), les organisations judéo-sionistes nationales, comme l’UPJF, l’UEJF, le CRIF... en France, et dans les autres pays, ainsi que les sympathisants, on arrive facilement au chiffre de un million de juifs prêts à travailler pour le Mossad. Evidemment ils ne sont pas tous recrutés à cette tâche. Car il faudrait des centaines d’agents pour les traiter. Le Mossad se contente d’en avoir dans tous les secteurs d’activité, avec un accent particulier sur les plus sensibles : les médias, les grands hôtels et les agences de voyage (pour surveiller les allées et venues des Arabes en général, des agents de renseignement, des hommes d’affaires, enfin de toute personne susceptible d’atteindre les intérêts israéliens), les secteurs économiques et commerciaux, en particulier les sociétés d’importation qui leur servent souvent de couverture."

-"Un cas concret, pour en comprendre le mécanisme ?"

 "Pour revenir à Victor Ostrovsky, lorsque la France a construit une centrale nucléaire en Irak, dans les années 1970, des scientifiques irakiens étaient venus à Saclay pour se perfectionner. Le Mossad était bien sûr intéressé à les connaître, pour pouvoir agir sur eux. N’importe quel autre service secret aurait eu besoin de moyens en hommes, de filature, d’argent pour corrompre, peut-être de tentatives d’effraction, et de temps, pour y arriver éventuellement. Le Mossad, et c’est sa supériorité, s’est tout simplement adressé à un informateur juif (sayan) qui travaillait à Saclay. Et a demandé que lui fussent fournis les dossiers complets originaux. Car il se méfiait des photocopies. La majorité des renseignements étant en arabe, c’est lui-même qui s’est acquitté de cette tâche. Quel autre service de renseignements peut bénéficier de telles complicités ? Après, ce fut un jeu d’enfant pour piéger l’un de ces scientifiques, remonter jusqu’à leur responsable, et l’assassiner lors de sa visite à Paris."

-"Ces agents juifs n’interviennent-ils que dans des cas d’espionnage ?"

 "Pas du tout. Les sayanim interviennent aussi et surtout dans les manipulations médiatiques. D’ailleurs le Mossad possède un département important, appelé le LAP, pour « guerre de propagande ». Il me revient un exemple historique. Rappelez-vous le film Exodus. Il a réécrit l’histoire de 1948 et imposé la vision sioniste pour au moins une génération. En 1961, c’est le premier ministre israélien en personne qui a accueilli l’équipe du film à l’aéroport. C’est dire l’importance qu’on lui accordait. Rappelons l’importance du Bnai Brit. 500000 membres dans le monde, probablement 400000 aux Etats-Unis, dont 6000 dans le secteur du cinéma. Comment imaginer qu’un film ou qu’une série défavorable à Israël puisse voir le jour ?"

-"Et plus récemment ?"

 "Le cas le plus flagrant est celui du soldat israélien enlevé par le Hamas. Le réseau des sayanim à travers le monde a fait en sorte que son nom soit tellement matraqué que personne ou presque n’ignore son nom. Par ailleurs, son père a été reçu à plusieurs reprises par tous les dirigeants occidentaux, par Sarkozy, Merkel, Blair, Berluscuni, Zapatero, Barroso, par le secrétaire général de l’ONU, par le parlement européen, par l’assemblée de l’UNESCO, enfin le gratin mondial. Comment est-ce possible sans l’intervention de sayanim bien placés dans les instances gouvernementales, économiques, culturelles, médiatiques ? Je rappelle qu’il s’agit d’un caporal d’une armée d’occupation. Quel autre prisonnier peut bénéficier d’une telle sollicitude internationale ? Et avoir son portrait géant sur l’édifice de la Mairie du 16e arrondissement de Paris ? Des hommes politiques français, dont Sarkozy et Kouchner, ont exigé sa libération pour raisons humanitaires. Sans dire un mot des milliers de prisonniers palestiniens."

-"Dans quel but ?"

 "Il s’agit de faire pénétrer dans l’opinion internationale qu’Israël a un « otage » (un seul !) aux mains du Hamas. Cela fait oublier les 11000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes. L’écrasante majorité d’entre eux sont des prisonniers politiques, c’est-à-dire condamnés pour leur lutte pacifique pour l’indépendance. Rappelons qu’Israël est le seul pays « démocratique » au monde qui applique la détention administrative : pouvoir emprisonner n’importe quel citoyen, même étranger, sans avocat, sans jugement, sans motif, sans limitation dans le temps. Et c’est sur cette base que les forces d’occupation ont kidnappé, juste après l’enlèvement du soldat, quarante-cinq personnalités politiques du Hamas, en majorité des élus du peuple. Sans qu’elles n’aient rien à leur reprocher. Cela s’appelle des « représailles collectives » condamnées par le droit international, et rappelle le comportement de l’occupant nazi en France. Ainsi, pendant que les médias nous matraquent avec le soldat « otage », on oublie le plus important, et le plus horrible.

Une expérience personnelle : Le 26 juin 2010, le journal du matin de TV5 avait encore fait un reportage sur le drame de ce soldat « otage ». J’ai écrit en rappelant que l’honnêteté journalistique aurait exigé de mentionner les prisonniers soumis à la détention administrative et le kidnapping des quarante-cinq élus du Hamas. Aucune réponse, aucun correctif."

-"Comment se fait-il qu’on ne parle pas beaucoup des sayanim ?"

 "Cela reste un mystère. Comment des journalistes aguerris ont-ils pu disserter sur Israël sans mettre sur le doigt sur cet aspect capital ? Je mets cela sur la puissance des sayanim qui ont réussi l’exploit de ne pas faire parler d’eux. Il ne faut pas oublier que la chape qui écrasait les médias pour diffuser la pensée unique favorable à Israël n’a commencé à se fissurer que depuis quelques années."

-"Pourquoi des citoyens juifs, français par exemple, deviennent-ils des sayanim ?"

 "Vous savez, l’idéologie sioniste, jusqu’en 1948, était loin d’être majoritaire dans les communautés juives. Je me souviens qu’au Maroc, dans les années 1950, les rabbins vilipendaient les sionistes. Et puis la création d’Israël, la propagande, la hantise d’un nouveau génocide, ont fait en sorte que les institutions juives ont basculé dans un appui inconditionnel à l’Etat juif. Aujourd’hui, en France, il n’est pas admissible d’exprimer la moindre réserve dans le cadre des institutions juives. La propagande est telle que les citoyens juifs qui vivent dans le cadre de ces institutions développent un second patriotisme et un nationalisme hors du commun. Au besoin, comme illustré dans le roman (l’épisode du cardiologue, dans mon livre), le Mossad fera appel au chantage patriotique pour amener un citoyen français à trahir son serment de médecin pour satisfaire les visées du Mossad."

-"Vous donnez une grande importance à la franc-maçonnerie, dans votre livre. Pourquoi ?"

 "La franc-maçonnerie me paraît une illustration parfaite du travail d’infiltration et de propagande mené par les sayanim. D’abord, pour montrer qu’aucun domaine ne leur échappe. Il n’y a pas de « petits profits ». Là où on peut pousser à la défense d’Israël, on le fait sans états d’âme. Par ailleurs, cela montre que les juifs sionistes ne reculent devant rien. Car peu de gens ignorent -même si on n’est pas familier avec la franc-maçonnerie- que celle-ci est d’abord laïque, ouverte à tous sans distinction de race, de religion, ou d’orientation politique. Et voilà que des franc-maçons juifs et sionistes créent, en 2002, une loge spécifiquement juive et sioniste pour défendre Israël. Je l’ai vécu personnellement, car j’ai été franc-maçon pendant près de dix-sept ans. Cela s’est passé en 2002, au plus fort de la seconde intifada. Cela n’était pas dit expressément, car c’est contraire à l’éthique maçonnique, mais dans les faits cela revenait au même. Ne devinant pas de quel bord j’étais, ces frères m’ont mis au parfum sans ambages. Et, à mon avis, c’était couvert par les instances supérieures. Tout ce qui se disait dans la loge était favorable à Israël (voir le 1er chapitre de mon livre et la conférence tendant à faire un parallèle entre les réfugiés palestiniens et les juifs partis des pays arabes, souvent à l’instigation du Mossad). Et chaque année, la loge organise un « voyage d’information » en Israël, encadré par des fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères.

Un de mes personnages principaux, Youssef El Kouhen, va subir les foudres des sayanim franc-maçons. Fils d’immigrés maghrébins, il pense faire un pas décisif dans son intégration républicaine en étant admis au sein du Grand Orient. Mais ayant découvert l’existence de cette loge « judéo-sioniste », il va tenter, avec d’autres frères arabes, de contrer leur propagande en créant une loge pro-palestinienne. Mais là il va se heurter à la puissance du lobby sioniste implanté au Grand Orient de France et subira une défaite cinglante. Ce lobby va agir au mépris de toutes les lois de l’Obédience."

-"En parcourant le livre, on s’aperçoit que certains personnages ressemblent étrangement à des personnes connues, surtout pour leurs sympathies sionistes."

 "Parmi les 3000 sayanim français, certains sont connus. Pas en tant que sayanim. Par définition, ce sont des agents secret. Mais étant donné leur soutien constant à Israël et leur participation active à des campagnes savamment orchestrées, il est probable qu’ils agissent dans ce cadre. J’ai voulu les montrer en action, par exemple pour recruter un nouvel agent, ou pour monter en épingle une rencontre sportive israélo-palestinienne à Paris, sans autre finalité que de donner l’illusion d’un processus de paix."

-"Et plus explicitement ?"

 "Il y a plusieurs années, un match de football a eu lieu, au Parc des Princes, à Paris, entre des jeunes israéliens et palestiniens. Ce qui avait donné lieu à un battage publicitaire démesuré.

J’ai repris cet événement en tentant d’imaginer les coulisses, les pressions, les manipulations, les interventions pour obtenir gratuitement le stade, pour le remplir avec des jeunes de banlieue en faisant intervenir le rectorat, en sollicitant des subventions de l’Union européenne et de la Mairie de Paris, en faisant pression sur les dirigeants musulmans « modérés », pour qu’ils apportent leur caution. Une opération de propagande rondement menée grâce aux sayanim, et leurs alliés, dont les plus indéfectibles : SOS Racisme et la Mairie de Paris."

-"On retrouve souvent SOS Racisme. Pourquoi ?"

 "Pour moi, cette organisation sert de courroie de transmission aux idéologies sionistes. Sa proximité incestueuse avec l’UEJF, un des piliers du soutien à Israël, en est une illustration. Jamais SOS Racisme n’a lancé, par exemple, une campagne contre l’occupation israélienne, alors qu’elle se démène contre le Soudan. En occupant le terrain, grâce à des subventions généreuses, SOS Racisme empêche l’émergence d’autres organisations anti-racistes plus proches des exigences de la majorité de ses membres. On entend d’ailleurs plusieurs voix, dont celle de Joey Star, réclamer une autre organisation anti-raciste, issue des quartiers, et les représentant légitimement.

Dans le roman, je développe un point de vue qui ne doit pas être loin de la réalité. C’est-à-dire la dépendance de SOS Racisme vis-à-vis de l’UEJF et de ses alliés. Lorsque ces derniers, par exemple, cherchent un successeur au président actuel, un Noir qui finit son mandat. Ils cherchent un beur présentable, qui a bien assimilé les rapports de force et les consignes. Celui qui est approché subira des « tests », pour montrer sa fidélité aux idéaux sionistes (qu’on appelle pudiquement des « positions modérées et pacifistes). En l’occurrence Moulay Elbali, doctorant d’origine banlieusarde, qui veut sortir de sa condition à n’importe quel prix. Un détail : Lorsqu’un président de l’UEJF quitte ses fonctions, il devient vice-président de SOS Racisme. Pour mieux les contrôler ?"

-"Tout un chapitre est consacré à la Mairie du 16e arrondissement de Paris. Pour quelle raison ?"

 "Cette Mairie est un des châteaux forts des sionistes. Le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale) s’y réunit régulièrement et y organise son salon du livre. Son maire est un ardent défenseur d’Israël. Dans sa croisade pour l’Etat juif, il n’hésite pas à utiliser les symboles coloniaux (défense de la civilisation judéo-chrétienne, avant-poste de la démocratie), à l’instar de l’ancien premier ministre espagnol qui a déclaré, récemment : « Il faut défendre Israël à tout prix, car s’il tombe, l’Europe aussi tombera ». D’ailleurs un portrait géant du soldat israélien enlevé par le Hamas orne la façade de la Mairie."

-"Il y a ce personnage, MST, qui traverse tout le roman, et qui ressemble furieusement à BHL..."

 "Je vous laisse la responsabilité de ce constat. Il est vrai qu’il y quelques ressemblances, mais en principe ce n’est pas lui. Ceci dit, il ne me déplait pas que certains fassent ce rapprochement.

Michel-Samuel Taïeb est effectivement un personnage central, correspondant à son rôle flamboyant, à ses nombreux réseaux, à son implication sans réserve en faveur d’Israël, à l’acharnement avec lequel il recrute d’autres sayanim. C’est lui qui va recruter le cardiologue, qui va intervenir à l’Elysée pour donner l’ordre aux rectorats de remplir le stade de jeunes beurs, qui va appeler un responsable d’émission à Canal Plus pour humilier en direct des militantes de SOS Palestine, qui va faire pression sur le recteur de la Mosquée de Paris pour soutenir ce prétendu « match pour la paix », etc. Le chef du Mossad à l’ambassade d’Israël à Paris dit de lui : « Il vaut plus que 100 sayanim »."

-"On a l’impression que vous vous êtes pas mal amusé avec les noms des sayanim."

 "Je n’ai pas pu m’en empêcher. Le fait de trouver ces noms, que d’aucuns pourraient rapprocher de personnages réels, me remplissait de joie (sarcastique) à chaque fois. Delanoix, Fauderch, Idler, MST, Goldnavet, Vil-Neuf, j’en passe et des meilleurs. Il est vrai que mes sympathies vont là où vous savez. Je n’avais aucune raison de les épargner."

-"Est-ce à dire que c’est un roman politique ?"

 "Si on entend par là qu’il prend position de façon claire et nette, tout en dénonçant les pratiques de chantages et de manipulations au profit d’une politique impérialiste, alors oui, c’est un roman politique. D’ailleurs il est dédié « à tous ceux qui se battent pour la justice en Palestine ». La forme romanesque n’est qu’une méthode pour y arriver. Bien qu’une grande partie du livre se base sur des faits réels, ou exprime une réalité telle qu’elle pourrait se dérouler. Lorsque MST appelle Canal Plus, je n’étais pas à l’écoute, mais la façon dont la plupart des grands médias lui déroulent le tapis rouge me fait penser que c’est sa manière d’agir. Et d’être obéi."

-"Est-ce qu’on vous mettra des bâtons des les roues ?"

 "Certainement. Les sayanim et leurs complices -et ils sont nombreux et occupent des postes stratégiques- feront tout pour élever un mur de silence. Ou bien ce sera le déni. Ou enfin le recours à ces vieilles méthodes de l’amalgame. Une critique d’Israël équivaut à de l’antisémitisme. Parler des sayanim, c’est revenir à cette accusation de « complot » que certains antisémites, au tournant du 20e siècle, lançaient aux juifs pour les discréditer. Le discours du déni et d’un certain terrorisme intellectuel est bien rodé."

-"Que peut-on vous souhaiter ?"

 "J’espère d’abord que ce livre ouvrira les yeux sur cette force puissante et insidieuse mise au service d’une idéologie de domination. Qu’il permette ensuite un décryptage plus pointu des événements. Et enfin qu’il favorise l’émergence de contre-pouvoirs."

Source : Intérêt Général

Samedi 17 juillet 2010

http://www.interet-general.info/...


2-7 Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

Samedi matin à Gaza. Nous étions accroupis au beau milieu de ce qu’Israël appelle la « zone tampon », écoutant les tirs israéliens, dirigés sur nous. C’était des tirs de semonce – au-dessus de nos têtes. Mais assez près pourtant pour convaincre chacun d’entre nous que ce n’était pas une bonne idée de traîner dans le coin.

Avec deux équipes de tournage, quatre caméras, quatre militants internationaux et un journaliste étranger présents, je pensais bêtement que peut-être l’armée israélienne n’ouvrirait pas le feu à l’intérieur de la zone tampon. Peut-être arriveraient-ils dans leurs jeeps, jetteraient un coup d’œil et repartiraient.

L’expérience du Mavi Marmara, lorsque des soldats israéliens ont tué neuf résistants, aurait dû m’apprendre que la présence d’étrangers ou de médias n’est pas dissuasive lorsqu’il s’agit de l’armée israélienne.

La zone tampon est une terre agricole palestinienne adjacente à la frontière sous contrôle israélien autour de Gaza. Israël l’a interdite d’accès pour des raisons « de sécurité ». S’aventurer dans cette zone entre la frontière et à 300 mètres d’elle, c’est risquer d’être abattu par l'armée israélienne.Quelquefois ils tirent même bien au-delà des 300 mètres.

Mais la zone tampon est importante pour les Palestiniens, parce que c’est là que se trouvent 30% des meilleures terres de Gaza. Mais aujourd’hui, elles sont presque toutes en friche.
Toutes les maisons et les abris y ont été détruits au bulldozer pendant la guerre de janvier 2009.

Une agriculture sous les tirs
Aujourd’hui, seuls les fermiers de Gaza les plus tenaces, les plus courageux ou les plus concernés continuent de travailler leurs champs à l’intérieur de la zone tampon.
Nous avons rencontré l’un d’entre eux, Abu Thaima.
Il a trois épouses, plus de 20 enfants et avant la guerre, il avait aussi une ferme rentable.
Sa vieille maison est maintenant un tas de ciment dans la zone tampon, entouré de mauvaises herbes.
Mais il défie Israël. Il a planté ses cultures à la main. Aucune machine agricole n’est autorisée ici. Et maintenant, il est prêt à faire sa récolte.
Abu Thaima conduit un groupe de femmes dans la zone tampon. Apparemment, Israël a moins tendance à tirer sur les femmes palestiniennes que sur les hommes.

Quelques minutes plus tard, les jeeps israéliennes sont arrivées et les tirs ont commencé.
C’est la première fois que j’entendais des tirs à balle réelle. Pas de balles caoutchouc-acier ou de grenades lacrymogènes, ici. C’est directement les balles réelles.

Pendant qu’Israël tirait, quatre militants de l’International Solidarity Movement (ISM), - les boucliers humains – sont restés sur place.

Portant des gilets fluorescents, ils ont filmé l’incident sur de petites caméras.
Tout au long de la fusillade intermittente, Adie Nistelrooy, un activiste britannique, a parlé avec calme aux Israéliens par haut-parleur. Je doute qu’ils aient pu l’entendre. Mais quelque part, la voix de la raison était étrangement rassurante.
Nistelrooy a dit : « C’est un événement pacifique, des femmes et des enfants ramassent leur blé, ils veulent juste ramasser le blé et rentrer à la maison, c’est tout. Il n’y a pas de mal à ça, n’est-ce pas ? »
En bien non, ça ne va pas.
Dans la zone tampon, les Palestiniens ne sont pas autorisés à faire des cultures. Ni à ramasser leur blé. Même pas à la main. Même pas par les femmes.

Des femmes sous les tirs
Certaines des femmes avaient tellement peur des tirs qu’elles s’étaient accroupis derrière une botte de paille.
Ce fut une scène pathétique. Les camions de l’armée israélienne à
150 mètres, des tirs d’armes automatiques nous tombant dessus depuis la frontière, et ici, ces femmes effrayées, espérant que la botte de paille les protègerait.
Les tirs ont cessé un moment, puis ont recommencé.

C’est alors que nous avons tous quitté la zone tampon. Quelques femmes sont parties en courant. La semaine passée, les tirs étaient bien plus proches, sifflant au-dessus de leurs têtes. Et ce jour là, ils n’ont pas récolté grand-chose.
Mais Abu Thaima dit que rien ne l’empêchera de travailler sa terre. Il continuera d’aller dans la zone tampon pour planter et récolter.
C’est sa terre, et il ne peut pas l’abandonner.

Source : Al Jazeera

16-07-2010

Traduction : MR pour ISM

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=gcRPSG-UYF0&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=gcRPSG-UYF0&feature=player_embedded


2-8 Walajeh redoute d’être emmurée.
Israël a entamé la construction d'une nouvelle section de sa "barrière
de sécurité" entre l'Etat hébreu et
la Cisjordanie: le tracé passe par Walajeh, et nombre d'habitants redoutent que cela signifie à terme la disparition du village.
Dissuader les "terroristes"
Israël a commencé en 2002 la construction de ce "mur de séparation", insistant sur la nécessité de dissuader les "terroristes" de pénétrer sur son territoire, après des attentats-suicides ayant fait des centaines de morts en Israël. Mais la barrière, où alternent murs de béton en zone urbaine et grillages métalliques ailleurs, empiète sur
la Cisjordanie et les Palestiniens accusent l'Etat hébreu de s'en servir comme un instrument d'annexion de terres.
"On s'accrochera au village, avec les dents"
La nouvelle section en construction, selon une carte du ministère israélien de
la Défense, doit totalement encercler Walajeh, une localité de quelque 2.000 habitants au sud-ouest de Jérusalem. La plupart des terres agricoles de Walajeh, si la construction est menée à bien, deviendront inaccessibles.
"On s'accrochera au village, avec les dents", prévient le conseiller municipal Adel Atrache. "Mais on ne sait pas comment la prochaine génération envisagera les choses. Elle ne pourra peut-être pas vivre avec toutes ces difficultés et décidera de partir".
Il y a six ans,
la Cour internationale de Justice avait jugé que le tracé de la barrière de sécurité à travers la Cisjordanie constituait une infraction au droit international et a invité Israël à démanteler ce qui avait déjà été construit. L'Etat hébreu a rejeté les conclusions de la CIJ, qui n'ont pas force de loi, et a démenti établir une frontière."Dans de futures négociations" sur un Etat palestinien, "le tracé de la barrière de sécurité ne sera pas un facteur politique", a assuré un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal
Palmor. La barrière est à ce jour achevée aux deux tiers et s'étend sur plus de 400km.
A Walajeh, la barrière doit faire une incursion profonde en Cisjordanie pour laisser les colonies d'implantation de Har Gilo et Gouch Etzion du côté "israélien" du tracé. Interrogé, le ministère de
la Défense s'est refusé à fournir des précisions, notamment sur la circulation des habitants dans leur future enclave.
D'après Adel Atrache, l'armée israélienne a évoqué la possibilité de mettre en place une route d'accès, protégée par un poste de contrôle, et des portes permettant aux agriculteurs de se rendre sur leurs terres.
Mais les habitants sont sceptiques, confie-t-il.

Niveler le sol et déraciner des arbres.
Au cours des dernières semaines, les engins de terrassement ont commencé à niveler le sol et déraciner des arbres près de Walajeh, en préparation des travaux. Ahmed Barghouti, 63 ans, explique avoir ainsi perdu 88 oliviers le mois dernier et redoute maintenant qu'un caveau familial proche soit détruit.
L'avocat de la municipalité, Me Gniath Nasser, dit avoir obtenu un ordre temporaire d'interruption des travaux à cet endroit, jusqu'à ce que
la Cour suprême israélienne statue sur le sort du caveau. Les tribunaux israéliens ont été saisis de nombreuses plaintes et la Cour suprême a
déjà ordonné au gouvernement des modifications du tracé dans certaines localités, comme à Bilin.
"C'est comme mettre toute ma famille en prison"Omar Hadjajla, un voisin d'Ahmed Barghouti, dit avoir été informé par des responsables israéliens que sa maison serait totalement entourée de grillages. "C'est comme mettre toute ma famille en prison", déplore-t-il.
Autre problème, de nombreuses maisons de Walajeh ont été construites sans autorisation israélienne et risquent ainsi d'être rasées, note Meir Margalit, un conseiller municipal de Jérusalem qui a pris position pour le village. Ces permis, dit-il, sont impossibles à obtenir. "Dans tous les cas, mon sentiment est que Walajeh va disparaître", estime-t-il.

La Rédaction

14 juillet 2010

http://www.aloufok.net/spip.php?article2162


n°543 - Dossier de Palestine - 27-07 – Fin- : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


n°543  - Dossier de Palestine - 27-07 – Fin- : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



Dossier de Palestine

      n°543                                                     27-07

                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire -Fin

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

3-2 Israël et son arsenal militaire.

4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.
4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.





3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

Pendant que le reste du monde papote sur le processus de paix, et qu’Obama suscite de faux espoirs d’une résolution du conflit israélo-palestinien, Israël travaille à marche forcée pour créer des faits accomplis à Jérusalem Est occupée ainsi que dans toute la Cisjordanie.

Ces faits, qui prennent la forme de dizaines de milliers de logements pour les colons juifs construits partout dans la ville occupée et au-delà, sont en train de changer les caractéristiques démographiques et le panorama d’ensemble de Jérusalem Est.

Jérusalem n’est pas juste une autre ville. Elle est extrêmement sacrée pour plus de 1,5 milliards de musulmans à travers le monde, abrite quelques-uns des lieux les plus saints de l’Islam. Par conséquent, la judaïsation progressive de la ville par Israël est susceptible de compliquer considérablement tout effort futur pour trouver un règlement pacifique au conflit.
Un intellectuel palestinien disait de la situation à Jérusalem que « c’est maintenant un conflit ouvert similaire à la lutte des musulmans pour débarrasser la ville des Francs aux 11ème et 12ème siècles. » « Cette lutte peut prendre plusieurs décennies, voire un siècle ou plus, mais elle se terminera par le démantèlement ou la destruction de quelque chose appelé Israël, » a déclaré un habitant d’Hébron, au sud de
la Cisjordanie.
Dans
un entretien approfondi avec Al-Ahram Weekly, le cartographe et expert en démographie Khalil Tufakji soutient de manière convaincante que la situation à Jérusalem Est a déjà atteint le point de non retour. « Si quelqu’un vous dit que c’est toujours possible d’avoir un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, ne le croyez pas. C’est plus un fantasme qu’une vision réaliste. C’est un mantra totalement détaché de la réalité. »
Tufakji expliquait qu’Israël a déjà confisqué 87% de Jérusalem Est, ne laissant que la partie bâtie, qui n’excède pas 13% de la ville saisie par Israël en 1967. « Même ce petit secteur est soumis au harcèlement quotidien incessant d’Israël dans le but de nous obliger à abandonner nos biens pour les intérêts des colons juifs. »
Tufakji soulignait qu’Israël a adopté deux plans visant à finaliser le processus qui consiste à faire de Jérusalem la capitale éternelle et indivisible d’Israël. Le premier plan est appelé Jérusalem 2020 et projette la construction de plus de 58.000 logements coloniaux dans les limites de Jérusalem Est d’ici 2020. Le second plan, connu sous le nom de Jérusalem 30/A, envisage une croissance de la population juive par dizaines de milliers pour faire des Palestiniens une petite minorité rétrécie dans leur propre ville.
« Ils ont l’intention de faire de Jérusalem une ville privilégiée, une ville qui attirera les juifs de partout. Et pour mettre en œuvre cette vision, ils offrent de nombreuses incitations, dont de grosses réductions d’impôt, des conditions de logement facilitées, des prêts hypothécaires ainsi qu’une infrastructure renforcée et des possibilités d’emploi intéressantes. »
Tufakji dit qu’Israël projette aussi de repousser les limites de la ville dans toutes les directions au point que la population arabe n’excèdera pas 12%, tandis que la population juive attendra un 88% sans précédent. La réalisation de ce plan provocant prendra la forme d’une campagne de nettoyage ethnique de la démographie arabe à Jérusalem.
« Leur tactique consiste à confiner le plus d’habitants arabes possible sur la plus petite surface de terre possible. En plus, ils accélèreront considérablement les démolitions des maisons arabes et retireront leurs droits de résidence à autant de Jérusalémites de l’est que possible pour vider la ville de ses citoyens arabes et gommer son identité arabo-musulmane. »
Israël a déjà privé de leurs droits à la résidence 70.000 résidents arabes, en concoctant toute une flopée de prétextes et de justifications, comme le fait d’avoir voyagé à l’étranger ou d’être impliqué dans de vagues violations de la sécurité. Depuis 1994, Israël a démoli près de 1.000 grands immeubles à Jérusalem Est.
Tufakji a souligné que la pression israélienne continue, couplée avec la politique israélienne de rétrécissement des horizons arabes, a provoqué la diminution de la population arabe de la ville intra-muros à 175.000 habitants, alors que la population juive a grimpé à plus de 200.000. Al Ahram Weekly a demandé à Tufakji s’il pensait que l’Autorité palestinienne jouait sur le temps en ce qui concerne le sauvetage de Jérusalem.
« Malheureusement, il est trop tard pour Jérusalem à l’heure actuelle. D’autres disent que c’est la même chose pour
la Cisjordanie. En dernière analyse, nous parlons de faits objectifs, sur le terrain. Pour simplifier les choses pour vos lecteurs, je peux dire qu’Israël a tué la possibilité d’un véritable Etat palestinien. Et si quelqu’un vous dit que Jérusalem sera la capitale d’un futur Etat palestinien, ne le croyez pas. »
Tufakji a ajouté qu’Israël, sous couvert de pourparlers de paix malhonnêtes avec une direction palestinienne faible et démoralisée, était en train de changer la face des territoires palestiniens occupés à un point tel que toute entité palestinienne qui pourrait être établie serait « gravement déformée » et « serait très, très laide. » « Il est vrai que je ne suis pas un homme politique, mais nul besoin d’être un grand politicien pour voir les faits et la situation scandaleuse ici. »
Cette semaine, des sources israéliennes ont rapporté que le président des Etats-Unis Barack Obama et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont convenu qu’Israël pourrait continuer son expansion coloniale mais sans en faire d’annonces publiques.
Le 12 juillet, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que le Comité de planification municipale de Jérusalem a approuvé la construction de 32 nouveaux logements coloniaux à Jérusalem Est. L’article cite un membre du comité : « Nous continuerons à construire partout, et dans chaque quartier de Jérusalem. »
Netanyahu, qui vient juste de terminer une « visite fructueuse à Washington, » a assuré ses partenaires pro-colonies de la coalition qu’il ne prolongerait pas le moratoire sur l’expansion de la construction coloniale qui doit expirer le 27 septembre. Selon les médias israéliens, Netanyahu a dit qu’ « une promesse est une promesse, une date est une date et un objectif est un objectif. »
Pendant ce temps, la direction palestinienne à Ramallah continue de tergiverser sur l’opportunité de reprendre des pourparlers directs avec Israël, comme réclamé par Netanyahu et exigé par Obama.
Avec des pourparlers directs qui ont duré des années sans aucun résultat, on peut se demander ce qui maintenant pourrait convaincre les Palestiniens d’accorder une nouvelle chance aux négociations.

Khaled Amayreh

 19 Juillet

Traduction : MR pour ISM

Source : Al Ahram


3-2 Israël et son arsenal militaire.

Jamais Israël, depuis l’usurpation de la Palestine, ne s’était adonné à un tel étalement de son arsenal militaire. Chaque fois qu’il s’achète un nouvel armement, qu’il s’en fabrique un, voire qu’il envisage de s’en acquérir un nouveau, même sans être sûr de l’obtenir, une couverture médiatique est vite mise au point, au détail près. Même l’armement nucléaire, dont le secret avait pendant longtemps été soigneusement gardé n’a pu être épargné…
On croirait que l’entité sioniste n’a plus de secrets militaires.
  Cette fois-ci, et selon les deux quotidiens « Yediot Aharonot » et «  Jérusalem Post », l’armement convoité serait les avions de chasse F35, fabriqués par la Loockheed  Martin.
La semaine dernière, une allusion indirecte avait été évoquée, lors de la rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le secrétaire d’état américain de guerre Robert Gates à Washington,  faisant état de négociations pour l’achat d’armement super sophistiqué.
  Force est de constater qu’en parallèle,  les deux journaux ont pris le soin de rapporter que des expériences ont été effectuées la semaine dernière sur d’autres avions aussi perfectionnés, les F15, connus sous le nom de « l’aigle silencieux », pouvant transporter plus de missiles que les F35. Signalant bien entendu qu’elles ont été un succès.
  Mais la particularité  des F35 réside selon les israéliens dans le fait qu’ils sont plus aptes à échapper au radar, et donc aux systèmes de défense antiaérien iranien. Raison invoquée pour en faire le principal de leur arsenal aérien.
Mais le grand inconvénient est qu’ils sont très chers : 130 millions de dollars l’appareil.

Des négociations seraient en cours en vue d’en  baisser le prix. Si elles aboutissent, les appareils ne seraient pas livrés avant quatre années.
  S’agissant de l’étalement médiatique de son arsenal, l’entité sioniste avait évoqué les jours derniers le déploiement d’un système défensif : un radar de type Raz, fabriqué sur place, pouvant soi-disant capter les sites de lancement des roquettes et des missiles, et d’en transmettre les coordonnées  aux artilleries pour qu’elles puissent les bombarder.
  Il est vrai que plus Israël s’arme,  plus il en parle. Cela fait depuis la guerre de juillet que cela perdure. Jusqu’à nous laisser douter qu’il parle plus qu’il ne s’arme.
Dans les apparences des mots employés, les menaces de guerre retentissent.  Indirectement, voire inconsciemment, les mises en garde seraient au même degré, dissuasives, en harmonie avec le principe selon lequel le fait de parler des préparatifs de la guerre servirait à l’éviter.  
Effets indésirables : elles ont pour effet, chez les adversaires les plus obstinés, de les exhorter à se préparer eux aussi. A cet égard, le même phénomène est perçu du côté iranien.  
Raison pour laquelle Israël use de tous ses moyens, de la carotte comme du bâton, pour couper court aux sources d’approvisionnement en armements des Iraniens. (Comme c’est le cas du système antiaérien russe S300). Croyant que sa supériorité militaire jouera en sa faveur.  
  Mais il est des batailles où les armements les plus sophistiqués paraissent impuissants, et durant lesquelles seuls les bras des hommes, leur obstination et la justesse de leur cause décident de leur cours.

13/07/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146127&language=fr  

 



4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

 L’ouvrage Hamas : Son histoire de l’intérieur de Dr. Azzam Tamimi s’inscrit dans une volonté de montrer au monde la vision du mouvement du Hamas et d’expliquer ainsi son développement. Le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI) a donc jugé intéressant d’en présenter ici la traduction complète, diffusée régulièrement en de nombreuses parties.

Le Hamas au gouvernement (13)

            Dans une autre tentative d’affaiblir le Hamas, Mahmoud Abbas mit la pression sur les membres de la direction du Fatah pour qu’ils ne rejoignent pas le gouvernement, que le Hamas espérait être un gouvernement d’unité nationale. Certains membres-clés du Fatah avaient soutenu la formation d’un gouvernement d’unité nationale dirigé par le Hamas. Cependant, il fut largement rapporté que des députés du Fatah furent influencés et menacés par leur direction pour qu’ils ne rejoignent pas une telle administration. On leur promit qu’ils continueraient à recevoir des salaires à travers le bureau du président afin qu’ils ne soient pas affectés par des sanctions. Entre-temps, ils furent aussi avertis que s’ils rejoignaient le gouvernement d’unité nationale du Hamas sans un changement préalable dans l’attitude du Hamas à l’égard d’Israël, ils seraient punis et pouvaient risquer d’être placés sur des listes de suspects terroristes. Il s’avéra plus tard que le temps que le Fatah comme à discuter de la formation du gouvernement avec le Hamas, le conseil révolutionnaire du Fatah, un élément décisionnel clé au sein de l’organisation du Fatah, avait déjà décidé de boycotter le gouvernement. Le Fatah était déterminé à s’opposer au Hamas où cela lui était possible et de causer l’échec du gouvernement du Hamas.

            En même temps, ironiquement, les négociateurs du Fatah continuaient à insister sur le Hamas pour qu’il accepte les trois conditions fixées par les Etats-Unis s’ils souhaitaient que les membres du Fatah considèrent de rejoindre son cabinet. Cependant, des porte-parole du Fatah tels que Sa’ib Urayqat, Jibril Al-Rajub et Muhammad Dahlan avaient déjà indiqué que le Fatah préférerait faire partie de l’opposition. Le Fatah voulait de cette façon se donner un répit et une chance de reconstruire sa structure et de nettoyer ses différentes actions de corruption, laissant le Hamas à lui-même pour voir s’il allait réussir à diriger l’autorité palestinienne. Le temps que le Hamas approche les autres factions pour discuter de la possibilité de former un gouvernement d’unité nationale, la position officielle du Fatah avait changé. Il posait maintenant deux conditions que le Hamas devait satisfaire. Premièrement, il devait reconnaître le droit à exister d’Israël, et deuxièmement, il devait reconnaître la revendication de l’OLP à être le “seul représentant légitime du peuple palestinien”. Aucune de ces conditions n’était acceptable pour le Hamas, qui continua à former un gouvernement de lui-même. Celui-ci prit ses fonctions le 29 mars 2006.

            Ayant échoué à persuader le Hamas d’accepter la formation d’un gouvernement d’unité nationale, comme désiré par la communauté internationale, le président Abbas publié un certain nombre de décrets présidentiels retirant au cabinet du Hamas récemment formé le contrôle d’une grande partie de la base institutionnelle du gouvernement. En réalité, il veilla à mettre en place le principe de la délégation de l’autorité qu’il s’était lui-même efforcé à appliquer lorsqu’il était premier ministre à l’époque de Yasser Arafat. Il revendiqua une autorité présidentielle exclusive sur les forces de police, sur les divers supports médiatiques comme la télévision, la radio et l’agence de presse WAFA, sur le département de vente et d’enregistrement de biens, et un contrôle sur les points de passage entre Israël et les territoires palestiniens. Même le département en charge du hadj et de la ‘umra (le pèlerinage à la Mecque) au sein du ministère des affaires islamiques était attaché à son propre bureau. Dans un coup direct porté aux plans de réforme du nouveau gouvernement, il nomma Rashid Abu Shbak en charge de la sécurité interne, une position supposée être sous le contrôle du ministère de l’intérieur. En même temps, pour renforcer son contrôle sur les ministères déjà grandement affaiblis, il désigna neuf sous-secrétaires, dont aucun n’était technocrate et qui étaient tous des membres du Fatah qui lui étaient fidèles et qui ne rendait compte qu’à lui. Ainsi, le gouvernement dirigé par le Hamas n’avait pas de force de police à sa disposition, pas de média contrôle par le gouvernement, peu de contrôle sur les ventes et enregistrements de terrains, et aucune autorité quelle qu’elle soit sur les passages frontaliers. On rapporta que l’assistant du secrétaire d’Etat américain pour les affaires du Proche-Orient suggéra à Mahmoud Abbas qu’il désigne Salam Fayyad, un ancien ministre des finances, en tant que directeur financier dans son propre bureau avec la responsabilité de gérer les fond entrants. 

Mardi 20 juillet 2010

Dr. Azzam Tamimi

Traduction réalisée par le Centre Palestinien d’Information (CPI)


4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

EXTRAIT

Durant les deux mois passés, le Moyen Orient a vécu des développements rapides et imprévus, pour certains d’entre eux. Nous notons cela parce que nous pensons que ces nouveaux développements ne manqueraient pas de provoquer un nouveau rapport de forces, surtout à la lumière du dernier crime contre l’humanité commis par Israël à l’encontre de ressortissants turcs et autres, mais aussi des déboires de la guerre menée soi-disant contre le terrorisme en Afghanistan et des nouvelles sanctions prises contre l’Iran.

Les développements les plus significatifs peuvent se résumer dans les points suivants :

1-Israël poursuit son escalade contre l’Iran et le Liban, poussant les Etats-Unis à prendre des mesures plus restrictives contre ce qu’il appelle « l’infiltration iranienne » vers les frontières israélo-libanaise, tant à travers les positions prises par la Syrie que par la présence des militants du Hezbollah et des armes « nouvelles » qu’il détient… Et, si nous ajoutons à cela les articles parus dernièrement dans les journaux américains à propos d’une possible attaque israélienne qui se prépare (à partir de certaines bases de l’OTAN en Géorgie) ou, encore, les manœuvres qui ont eu lieu, au milieu du mois de mai près de la frontière Sud du Liban, ou, enfin, les menaces lancées par Tel Aviv contre le Liban à la suite de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales libanaises, nous pouvons dire que les possibilités d’une agression sont devenues très claires, même si certains milieux dirigeants israéliens essaient de montrer une patte de velours envers la Syrie en appelant, selon « Maariv », au retour des négociations bilatérales et, même, à un traité de paix avec Damas afin de l’extirper de « l’axe du mal,  d’isoler le Hezbollah et de sauver le Liban ». Ces milieux, toujours selon « Maariv », partent  d’un état de fait qui dit que « l’axe des pays tempérés [entendre : à la solde de Washington] s’est écroulé et que tous se trouvent au pied du mur, craignant ce qui pourrait se passer ».

2-D’un autre côté, il est nécessaire de faire le point sur les points cumulés par le régime syrien dans le face-à-face qui l’oppose à Israël. Le président syrien Bachar Assad a pu obtenir de nouvelles armes, dont des bombardiers, sophistiquées en provenance de la Russie dont e président, en visite dans la région, avait déclaré que son pays ne « croisera pas les bras si le Moyen Orient est soumis à une nouvelle agression ». Medvedev a, de plus, assené un second coup dur à Washington et à Tel Aviv en rencontrant Khaled Meshaal, représentant du Hamas, et en déclarant ouvertement son appui à la nouvelle coalition économique formée par la Syrie, l’Iran et la Turquie ; d’ailleurs, au lieu de tenir compte des nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité contre l’Iran, Medvedev a déclaré son intention de poursuivre l’exécution du contrat concernant la vente des missiles sophistiqués à ce pays… Cette position, ajoutée à celle de la Turquie à propos de l’uranium iranien, fut peut-être à la base du crime commis contre la flottille de la liberté.

Et, si nous nous arrêtons quelque peu sur les nouvelles positions de la Turquie, surtout celle concernant le vote contre les nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, nous pouvons prévoir dans l‘immédiat deux situations contradictoires :

-Le premier est que les nouvelles positions prises par la Turquie ne manqueraient pas, pour un certain temps, de mélanger les cartes influant positivement sur la Syrie et l’Iran, mais aussi sur l’équilibre des forces au Moyen Orient, né durant la deuxième présidence de Georges W. Bush. En même temps, ces changements intervenus feront d’Ankara un adversaire réel à l’Arabie saoudite ou à l’Egypte dans le monde arabe.

-Le deuxième est que, malgré le crime commis par les commandos israéliens contre des ressortissants turcs, la tension entre la Turquie et Israël ne pourra pas aboutir, comme certains le pensent, à la rupture des liens diplomatiques et économiques entre les deux Etats, surtout si nous prenons en considération l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi les projets militaires et industriels formés par eux.

Ces situations contradictoires laissent prévoir, à leur tour, que le conflit turco-israélien ne dépassera pas le stade du momentané, même si on a l’impression du contraire. C’est que le conflit sur le pouvoir entre le gouvernement et l’armée n’a pas penché la balance d’un côté ou d’un autre ; de plus, l’idéologie religieuse du Hizb Al-Adala au pouvoir ne fait pas le poids devant les intérêts économique d’un régime qui cherche de nouveaux marchés et de nouvelles alliances vers le Sud et l’Est après que l’Union européenne ait fermé ses portes devant lui.

3-Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre rune petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la difference entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre

Beyrouth, le 22 juin 2010

   (Traduit le 1er juillet 2010)   

Le Comité des relations internationales

Du Parti Communiste Libanais

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.pcl.020710.htm


4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

Extrait de France Inter - les chroniques - La revue de presse

L'histoire se passe entre Israël et l'Egypte. Elle est racontée dans le dernier numéro de la revue XXI. C'est une histoire qui n'est jamais vraiment sortie dans la presse : elle a toujours été l'objet de la censure militaire en Israël...

De 1959 au milieu des années 80 (bien après les accords de Camp David donc), Israël a tenté d'inonder l'Egypte de drogue pour rendre accros les Egyptiens et affaiblir son armée. C'est "l'opération Toto". L'une des unités d'espions les plus prestigieuses de l'Etat hébreu, l'unité 504, était chargée de sa mise en oeuvre.

A l'époque, elle avait été approuvée par le Premier ministre lui-même, David Ben Gourion. Les participants avaient été convoqués dans un endroit inconnu, au centre d'Israël. On leur avait demandé d'accepter une mission supérieure sans en connaître le contenu.

Les routes empruntées pour le trafic étaient très variées, les sommes et les quantités de drogue impressionnantes. Un participant à l'opération Toto se souvient d'avoir voyagé avec plus d'un million de dollars en liquide pour les remettre à un cultivateur libanais. Les agents avaient tellement de drogue sur eux que, lorsqu'ils rencontraient les trafiquants pour négocier, il arrivait qu'on entretienne les feux de camp avec des ballots de haschich de plusieurs milliers de dollars. Un espion raconte que lorsqu'il rentrait chez lui, il se faisait engueuler par sa femme à cause de l'odeur tenace de drogue sur ses vêtements.

Tout cela a été gardé secret. Et les agents qui risquaient de parler, on les a fait taire de manière impitoyable. XXI raconte le cas d'un officier qui manifestait un comportement étrange à la fin des années 70 : il a terminé dans un asile de fous.

L'enquête de XXI est signée Benny Lévy. En marge de l'article, le rédacteur en chef Patrick de Saint-Exupéry souligne que ceux qui ont parlé aux journalistes risquent toujours l'emprisonnement. Le débat entre exigence de sécurité et nécessité de démocratie est loin d'être clos en Israël.

(ND : « Et le pays dont Israël redoute le plus l'action pour sa sécurité, c'est l'Iran »)...

Petit rappel de géographie... Au nord de l'Iran, sur les bords de la mer Caspienne, il y a l'Azerbaïdjan. Et si le terrain de guerre entre Israël et l'Iran, il était là ? C'est un article plein de bruits de bottes sur le site Slate.fr : "Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l'Azerbaïdjan".

C'est la conséquence du coup de froid entre Turquie et Israël. Le gouvernement de Tel Aviv a cherché un autre allié dans la région. Et il s'est rapproché de l'Azerbaïdjan. La frontière avec l'Iran s'étend sur 560 km.

Des avions militaires de l'Etat juif s'entraînent dans l'espace aérien. Des conseillers techniques militaires sont dans la zone. Plus encore, cet ancien satellite de l'Union Soviétique est désormais sous influence occidentale : des bases de l'OTAN y ont été installées, des troupes spéciales américaines également.

Côté iranien, des chars, de l'artillerie, des unités anti-aériennes et d'infanterie ont été vus se dirigeant vers le nord.

Sur Slate.fr, Jacques Benillouche se dit qu'il est possible que cette démonstration militaire préfigure de véritables discussions, maintenant que chacun a montré ses muscles. Et il conclut : "Ce serait la meilleure hypothèse".

 Israel7 (Arouts 7)  - Dimanche 04 Juillet 2010


4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.

Vous trouverez à l'adresse ci-dessous tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine :http://alqods-palestine.blogspot.com/
Ce blog est destiné à informer sur les parutions d'articles francophones concernant la situation en Palestine.

Voici les titres du bulletin de ce jour:
-
Sheikh Raed Salah : un dirigeant palestinien dévoué à sa cause 
-84e session au Caire de la conférence sur les réfugiés palestiniens dans les pays arabes
-Moratinos : il faut mettre fin au conflit arabo-israélien
-Israël : un atout stratégique ou un handicap pour les USA ?
-La droite israélienne embrasse-t-elle la solution à un État ?
-« L’IDF n’est pas un état dans l’état ». Encore une victoire de Gush Shalom en justice.
-Survols israéliens du territoire libanais
-Bateaux pour Gaza : poursuite des préparatifs, pas de date de départ
-Erekat demande la reconnaissance de l'Etat indépendant palestinien
-L'aviation israélienne a attaqué Rafah
-Riposte palestinienne aux agressions sionistes
-L'Egypte renforce la sécurité à la frontière de Gaza
-Le convoi jordanien "Ansar1" rejoint "Miles Of Smiles", pour se diriger vers Gaza
-Quatre blessés lors des affrontements avec l'occupation à al Khalil
-L'occupation ouvre un nouveau musée sioniste dans la ville d'Al-Qods
-Le Cheikh Raed Salah commence sa peine dans la prison d'Al-Ramla
-Des Turcs protestent contre l'existence d'une équipe sioniste en Turquie
-Le Cheikh Raed Salah met en garde contre une guerre régionale visant à démolir Al-Aqsa
-Al-Ghoul appelle
la Croix-Rouge à cesser les violations de l'occupation contre les captifs
-Manifestation sioniste devant le siège du gouvernement pour effectuer un échange de prisonniers
-Le gouvernement palestinien de Gaza lance la «Campagne de bienfaisance»
-Rassemblement à Rafah appelant à la reconstruction de la bande de Gaza
-Les Israéliens fuient le service militaire et le chef d’état-major s’en plaint
-Neuf captifs palestiniens vivent dans des conditions impossibles dans des cellules totalement isolés

Ismael Mulla



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

26/07/2010

n°542 - Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine - 25-07 : Début- Flottille de la paix pour Gaza - Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

n°542 -  Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine  - 25-07 :Début-  Flottille de la paix pour Gaza -   Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 




Propagande, Manipulation de l’opinion & Dossier de Palestine

N°542                                                     25-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal  

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

Tiré a part

 Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Emily Henochowicz chante la Palestine.

1-2 Pour visionner des photos de Palestine voici le lien.

1-3 Un autre lien pour visionner des photos de Palestine.

1-4 Vidéo : Les déchets de colons en Cisjordanie... une catastrophe qui ravage fermes et générations.

1-5 Vidéo : Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

1-6 Vidéo : Dattes israéliennes pour le Ramadan ? Certainement pas !

1-7 Vidéo : Un jeune de 17 ans arrêté lors d'un raid nocturne.

1-8 Faites connaissance avec l’équipe de "Sleepless in Gaza...and Jerusalem" et leurs vidéos.

1-9 Presse- Le lobby juif, cette bête féroce.

Suite

2 Les brèves

2-1 Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

2-2 L'armée israélienne réactive son unité d'assassinat ciblée 

2-3 Assassinat d'un leader du Hamas: un agent présumé du Mossad fait appel de son extradition.

2-4 Davutoglu rencontre Mechaal.

2-5 Islam Times : Le cimetière musulman de Jaffa va être transformé en hôtels et appartements.

2-6 Cynthia McKinney : Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

3 Manifestation contre l'occupant

3-1 à 3-8

Fin  

4 Dossier

4-1 Flottille de la paix pour Gaza

a) Palestine

1 Appel des Gazaouis au monde : “Continuez d’essayer de briser le siège”

2 La plaque commémorative des martyrs des aides humanitaires à Gaza dévoilée.  

b) Israël

1 Flottille pour Gaza: l'enquête interne de l'armée admet des erreurs

2 Enquête israélienne sur la flottille: omissions et mensonges au menu .  

3 Israël a défendu ce qu'il a considéré être  son droit à exercer des "représailles"

4 Kharroubi Habib : De simples erreurs.

4-2  Nouvelles actions

1  Israël décidé à empêcher une nouvelle tentative de briser le blocus de Gaza

2 Des mauritaniennes tentent de briser le blocus israélien sur la Bande de Gaza.

3 Un navire humanitaire malaisien en route vers Gaza.

4 Le cargo libyen "Amalthéa" 

 

 



Tiré a part

 Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à l’attaque mortelle d’Israël contre la Flotille de la Liberté en route pour Gaza, plus de 800 personnes ont le mois dernier investi le port d’Oakland, le sixième en importance aux Etats-Unis.

20 juin 2010 - Dans une action sans précédent, plus de 800 militants du monde du travail ont bloqué les portes des quais d’Oakland pour empêcher le déchargement d’un navire israélien.

Le résultat a été un blocus historique d’un grand cargo israélien pendant 24 heures. À travers le monde, les dockers et les militants se sont engagés dans des actions similaires. En Suède, le syndicat des dockers a boycotté toute une semaine des bateaux et des containers israéliens, avec pour effet le blocage de 500 tonnes de marchandises à destination ou en provenance d’Israël.

Le syndicat des dockers de Turquie, Liman-Is, a annoncé que ses affiliés refuseraient de s’occuper des bateaux israéliens. En Afrique du Sud, les dockers de Durban ont bloqué les bateaux israéliens en février 2009 en réponse à la guerre d’agression longue de 22 jours lancée par Israël contre la bande de Gaza. L’union des travailleurs municipaux sud-africains a annoncé le mois dernier son intention de déclarer toutes les municipalités sud-africaines « zones libres de l’Apartheid israélien. »

Le message véhiculé par toutes ces actions courageuses dans le monde entier était clair : il ne fallait plus permettre à Israël d’agir en toute impunité. Israël devra rendre des comptes, selon les principes universels des droits de l’homme.

La vague mondiale de protestations contre l’attaque israélienne dans les eaux internationales et le meurtre d’au moins neuf militants - dont un ressortissant turco-américain - s’accompagne d’un dégoût croissant face aux doubles standards que le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés appliquent à Israël. Ses actions persistantes en dehors de toute loi, compromettent l’image des Etats-Unis dans le monde, et il devient plus difficile que jamais de justifier les crimes israéliens sans nuire à nos rapports avec d’autres pays alliés. Et plus important, ce soutien aveugle aux politiques israéliennes génère une forte opposition à la base qui s’exprime en grande partie par la campagne mondiale pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions [BDS] contre Israël.

Ce mouvement applique lui-même ce que les gouvernements n’ont pas fait : obliger Israël à rendre compte de ses crimes. Le refus des dockers de s’occuper des bateaux israéliens fait partie de ce puissant mouvement et vient en réponse à l’appel lancé en 2005 par la société civile palestinienne.

D’autres initiatives comprennent des campagnes pour le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des compagnies facilitant des crimes de guerre israéliens, et l’isolement culturel afin de ne pas divertir l’Apartheid israélien, comme l’a démontré l’annulation des concerts en Israël par des artistes renommés comme Elvis Costello et Gil Scott-Heron.

Hélas, le dernier massacre commis par Israël n’est pas une surprise, mais constitue plutôt une aggravation dans l’abus de pouvoir israélien, tandis que le monde considère ses crimes avec un œil aveugle.

En 2003, puis à nouveau en 2007, j’ai été chassée du Congrès américain après avoir été prise pour cible par le lobby pro-israélien dans ce pays pour avoir osé rompre avec les pratiques politiques habituelles en pensant réellement que la déclaration universelle des droits de l’homme s’appliquait à tous les êtres humains, y compris les Palestiniens. Cette première expérience m’a fait découvrir la véritable image et la brutalité des défenseurs d’Israël dans ce pays, ainsi que le silence imposé à ceux qui protestent.

En décembre 2008, j’ai rejoint des militants à bord du bateau le Dignity, afin d’essayer de briser le siège de Gaza. Nous avons quitté le port de Chypre pour Gaza, transportant des fournitures médicales qui font gravement défaut, parmi d’autres nécessités. Lorsque nous sommes arrivés dans ce qu’Israël appelle « une zone militaire fermée », la marine israélienne nous a attaqués. Notre bateau a été défoncé, mis hors d’état de fonctionner puis forcé à rejoindre le Liban plutôt que de pouvoir délivrer l’aide à ceux qui sont dans le besoin en raison de l’attaque violente de 22 jours [opération Cast Lead] par Israël contre Gaza [décembre 2008-janvier 2009].

En juin 2009, j’ai à nouveau tenté de fournir des approvisionnements humanitaires à Gaza par bateau et la marine israélienne, dans les eaux internationales, a lancé un abordage et a kidnappé 21 d’entre nous, puis nous a emprisonnés dans une prison israélienne pendant sept jours. Malgré les parallèles avec l’attaque récente contre la Flottille de la Liberté, mon propre gouvernement a complètement négligé ces actions illégales et les médias ont délibérément trompé le public, comme c’est trop souvent le cas.

Toute ceci a un parallèle historique indéniable avec la lutte contre l’Apartheid sud-africain - ce dont nous devons tout apprendre. Le régime de ségrégation bénéficiait d’un large appui des gouvernements occidentaux, et ce n’est qu’en 2008 que les Etats-Unis ont abrogé, en traînant des pieds, les restrictions imposées à Nelson Mandela dans ses voyages. Lui aussi avait été diffamé pour s’être levé pour les droits des personnes de couleur.

En 1963, juste quatre ans après que le mouvement contre l’Apartheid ait vu le jour, les dockers danois ont refusé de décharger un bateau contenant des marchandises sud-africaines et les travailleurs suédois ont suivi le mouvement. Les dockers de la baie de San Francisco, et plus tard ceux de Liverpool ont également refusé de décharger les marchandises sud-africaines.

Le mouvement palestinien pour le BDS qui vise à mettre un terme à la discrimination en Palestine, est inspiré par la lutte sud-africaine anti-apartheid. L’appel de la société civile palestinienne pour le BDS a été entendu par des milliers de personnes de conscience partout dans le monde. Le boycott des dockers d’Oakland fait revivre des souvenirs d’un temps où nous n’osions pas nous taire et où nous avions refusé d’être complice des crimes américains au Vietnam, de la ségrégation dans le sud des États-Unis, et de l’Apartheid en Afrique du Sud.

La lutte pour la liberté et la justice pour le peuple palestinien est devenu l’épreuve décisive de notre époque (la bande de Gaza est devenue aujourd’hui un test pour notre morale universelle et notre humanité commune).

Le Congrès américain a imposé en 1986 un boycott complet de l’Apartheid en Afrique du Sud, à une époque où le mouvement de boycott dirigé par les citoyens dénonçait la collaboration du gouvernement des États-Unis avec un régime raciste impossible à tolérer. Israël continuant à commettre des massacres et les citoyens de conscience réagissant avec de plus en plus de vigueur pour isoler ce qui est maintenant un Etat paria, le gouvernement américain sera contraint d’adopter une position similaire.

J’ai été attaquée et exclue du Congrès parce que je crois à la justice et à la paix. Ce n’est qu’une question de temps avant que les électeurs prennent conscience de ce que j’ai subi, en leur faisant clairement comprendre que les élus responsables de politiques qui collaborent avec ce partenariat inconditionnel des Etats-Unis avec Israël, seront exposés comme une honte. Et il faudra faire clairement comprendre aux responsables politiques que ce comportement honteux ne peut pas durer, car ceux qui collaborent avec l’injustice seront chassés de leurs postes par le peuple.

Lorsque ce moment arrivera, les Palestiniens auront enfin justice et ils pourront vivre librement dans leur patrie. 

* Cynthia McKinney est ancien membre de la Chambre des Représentants des États-Unis, candidate à la présidence en 2008 pour le Parti Vert, et militante des droits humains.

Cynthia McKinney -

19 juillet 2010 -

The Electronic Intifada -

Vous pouvez consulter cet article à :  http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Naguib



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Emily Henochowicz chante la Palestine.

C'est encore par Philip Weiss que j'ai découvert cette petite perle: Emily Henochowicz, une jeune étudiante Américaine en arts visuels qui chante de manière vibrante la Palestine. Je vous propose de découvrir la vidéo et le texte en version anglaise et aussi traduit par mes soins. Mlle Henochowicz chante son texte a cappella et avec beaucoup d'émotion.

Emily a perdu son oeil gauche après avoir reçu en plein visage une grenade lacrymogène tirée par les terroristes sionistes alors qu'elle participait en Cisjordanie à une manifestation de protestation contre l'attaque de la flottille humanitaire pour Gaza.  Dans son malheur, Emily a  eu cependant beaucoup plus de chance que cet autre ange qu'était Rachel Corrie.

POUR VISIONNER LA VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=EH0QnX84KjI&feature=player_embedded#!

PAROLES DE LA CHANSON

 I miss you Palestine

In Palestine, oh I miss you Palestine.

En Palestine, Oh tu me manques Palestine.

And you know I think back to the memory of my grandparents in Poland

Et tu sais, je repense au souvenir de mes grands parents en Pologne
And I think of what they suffered through in
Europe.
It makes me sad
Et je pense à ce qu'ils ont souffert en Europe. Ca me rend triste.
I think they would be sad how all those Jews who died in the Holocaust would be so very sad

Je pense qu'ils seraient tristes, que tous ces Juifs qui ont péri dans l'holocauste seraient très tristes

If they knew that this is how their memory was being used

S'ils savaient que c'est ainsi qu'on se sert de leur mémoire

Oh-Oh, in Palestine

Oh-Oh, en Palestine

It's fascist what they're doing

Ce qu'ils font est fasciste

It is ethnic cleansing what they're doing

Ce qu'ils font est du nettoyage ethnique 

It is just as bad as what had happened to them

C'est tout simplement aussi mal que ce qui leur est arrivé 

Don't they see?
Ne voient-ils pas?

Don't they see?

Ne voient-ils pas?

If they don't want people to be anti-Semitic, then they better act like good Jews!

S'ils ne veulent pas que les gens soient antisémites, alors ils feraient mieux d'agir comme de bons Juifs!
They can't say that they are moral when this is what they do!
Ils ne doivent pas dire qu'ils sont moraux alors que c'est ce qu'ils font!
  In Palestine
En Palestine
Whoa, in Palestine
Whoa, en palestine
Libellés : Emily Henochowicz

http://mounadil.blogspot.com/


1-2 Pour visionner des photos de Palestine voici le lien.

Photographe en Palestine - Anne Paq

http://www.annepaq.com/selection/#


1-3 Un autre lien pour visionner des photos de Palestine

Gianna Pasini, activiste pour la Palestine, a mis à disposition de ce site les photos qu’elle a prises en Palestine dans le village de Bil’in.
Nous remercions Gianna pour sa contribution.

http://www.bilin-village.org/francais/8200-Images-de-Palestine-par-Gianna-Pasini


1-4 Vidéo : Les déchets de colons en Cisjordanie... une catastrophe qui ravage fermes et générations.

Extrait

Les fermiers du village Wadi Fuqeen (1), dans la province de Bethléem, se plaignent régulièrement ; de grandes quantités d’eaux contaminées mélangées à une substance granuleuse venant de l’usine de broyage de la colonie Betar Ilit s’écoulent sur les terres agricoles, en particulier dans la région d’Ain Mudeeq, au sud du village.
Ibrahim Manasira, président de l’assemblée de Wadi Fuqeen, dit : « Cette eau provoque l’inondation de dizaines de dunums de terres agricoles plantées d’oliviers et de divers autres arbres fruitiers qui appartiennent à de nombreux fermiers. » Il souligne également que l’eau a une très forte densité, ce qui entraîne des dommages considérables aux arbres et rend la terre agricole impropre à la culture.
Vidéo : Avril 2008 : les eaux usées de la colonie israélienne Beitar Illit se déversent dans la vallée de terres fertiles de Wadi Fuqeen.  

VIDEO :

http://www.youtube.com/watch?v=vE3tHPwmnSQ&feature=player_embedded

Lire l’entièreté de l’article sur ce lien http://alqods-palestine.blogspot.com:80/

Source : http://palsolidarity.org

Traduction : MG pour ISM


1-5 Vidéo : Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=gcRPSG-UYF0&feature=player_embedded

Samedi matin à Gaza. Nous étions accroupis au beau milieu de ce qu’Israël appelle la « zone tampon », écoutant les tirs israéliens, dirigés sur nous. C’était des tirs de semonce – au-dessus de nos têtes. Mais assez près pourtant pour convaincre chacun d’entre nous que ce n’était pas une bonne idée de traîner dans le coin.

Avec deux équipes de tournage, quatre caméras, quatre militants internationaux et un journaliste étranger présents, je pensais bêtement que peut-être l’armée israélienne n’ouvrirait pas le feu à l’intérieur de la zone tampon. Peut-être arriveraient-ils dans leurs jeeps, jetteraient un coup d’œil et repartiraient.

L’expérience du Mavi Marmara, lorsque des soldats israéliens ont tué neuf résistants, aurait dû m’apprendre que la présence d’étrangers ou de médias n’est pas dissuasive lorsqu’il s’agit de l’armée israélienne.

La zone tampon est une terre agricole palestinienne adjacente à la frontière sous contrôle israélien autour de Gaza. Israël l’a interdite d’accès pour des raisons « de sécurité ». S’aventurer dans cette zone entre la frontière et à 300 mètres d’elle, c’est risquer d’être abattu par l'armée israélienne.Quelquefois ils tirent même bien au-delà des 300 mètres.

Mais la zone tampon est importante pour les Palestiniens, parce que c’est là que se trouvent 30% des meilleures terres de Gaza. Mais aujourd’hui, elles sont presque toutes en friche.
Toutes les maisons et les abris y ont été détruits au bulldozer pendant la guerre de janvier 2009.

Source : Al Jazeera

16-07-2010

Traduction : MR pour ISM

http://www.youtube.com/watch?v=gcRPSG-UYF0&feature=player_embedded


1-6 Vidéo : Dattes israéliennes pour le Ramadan ? Certainement pas !

Etats-Unis: le boycott des produits israéliens  21/07/2010

Press TV - Une chaîne américaine de magasins "Food Co-op" d’Olympia, dans l’État de Washington, a décidé de boycotter les produits israéliens. 

 La semaine dernière, le conseil  d’administration de "Food Co-op" d’Olympia, dans l’État de Washington, a décidé qu’aucun produit israélien ne serait vendu dans les deux épiceries de la ville. "Nous avons rencontré, jeudi dernier, les membres du conseil, pour une réunion, et un groupe assez large - environ 40 personnes - a présenté le projet de boycott et a répondu à nos questions.", a déclaré à "Haaretz", Rob Richards, un membre du conseil.

http://french.irib.ir/

http://www.youtube.com/watch ?v=Cso-bTwq05I&feature=player_embedded


1-7 Vidéo : Un jeune de 17 ans arrêté lors d'un raid nocturne.

Cette nuit, l’armée israélienne a procédé à un raid dans le village de Bil’in et a arrêté un jeune de 17 ans. Au moins 12 jeeps sont entrées dans le village vers 1h30. Des soldats ont encerclé et bloqué la maison de Ahmed Abdul Fatah Durnat, 17 ans, et l’ont arrêté. Les villageois et les militants internationaux n’ont pas réussi à empêcher cette arrestation ciblée. Ahmed est accusé de participation à des manifestations “illégales” et de jet de pierres.

vidéo ici

http://www.youtube.com/watch?v=86QAchT2swI&feature=player_embedded#!

http://www.bilin-village.org/francais/


1-8 Faites connaissance avec l’équipe de "Sleepless in Gaza...and Jerusalem" et leurs vidéos.
Par Sleepless in Gaza...and Jerusalem > SleeplessinGaza@gmail.com dans toute la Palestine, nous sommes en mesure de montrer des moments de la vie avec ses réalités diverses, qu’elles soient sociales, politiques, économiques, religieuses, militaires.

Sleepless in Gaza...and Jerusalem* est un journal vidéo créé le 1er mars 2010 et filmé par de jeunes Palestiniennes, musulmanes et chrétiennes, qui vivent à Gaza, à Jérusalem et dans le reste de la Cisjordanie. Le journal montre, jour après jour, la vie réelle des Palestiniens vivant sous occupation. Grâce aux reportages des Sleepless Girls qui se déplacent

L’équipe de PINA TV Production est constituée de :
- Ashira Ramadan, journaliste et Ala’ Khayo Makari, comptable, tous les deux de Jérusalem.
- Diana Alzeer, employé de presse et Yara Al Amleh, reporter radio, tous les deux de Ramallah.
- A Gaza, Nagham Mohanna, journaliste de la presse écrite et cinéaste, Dona Maria Mattas, étudiante de 17 ans, Berlanty Azam, récemment diplômé en Administration des Affaires, Farah Abu Qasem, étudiant à l’Université de Palestine et Eman Al Belbeisi, professeur d’anglais à l’Université Al-Azhar.
104 films-réalité ont été créés en 90 jours et nous venons de faire un film pour couvrir la crise de
la Flottille – soit 105 films au total. Aucun script, aucun acteur et aucune intervention ! La réalité toute nue, qu’elle soit bonne, mauvaise ou affreuse !
La série Sleepless filme des pleurs de joie, de tristesse, de dévastation ; des mariages, des concerts et des funérailles ; des scènes de cuisine, de courses et quatre morts : trois hommes tués et une femme qui est morte à l’hôpital ; l’occupation et ses conséquences sous divers angles, ses attaques, ses lois militaires, la dépossession d’un peuple, la confiscation des terres, les colonies, le mur de séparation, le siège de Gaza, le racisme et l’apartheid, les prisonniers et les détenus, les pacifistes et les militants pour les droits de l’homme des deux bords ; les prières et les traditions des musulmans, des chrétiens, des juifs, des samaritains, des druzes et des bahaïs ; des Palestiniens, des Israéliens et des gens du monde entier.
La série, pour citer The Huffington Post, « ne s’écarte pas de son chemin pour traiter de politique, elle est politique, parce que la vie sous une occupation militaire étrangère est, de façon inhérente et inévitable, politique. »
Ainsi tous les mouvements palestiniens interfèrent dans la vie quotidienne des Palestiniens – le Fatah, le Hamas, le FPLP, le Parti du Peuple, le FDLP, le Jihad Islamique et les Indépendants ; des personnalités qui font l’information – le président de l’OLP Mahmoud Abbas, le premier ministre de l’autorité palestinienne Salam Fayyad, l’ex-premier ministre Ismail Haniyeh et de nombreuses personnalités de la société civile et religieuse, et beaucoup d’autres : les riches, la classe moyenne et les très pauvres ; ceux qui vivent dans les villes, les villages, les camps de réfugiés ou sous des tentes ; les urbains, les paysans et les bédouins ; l’histoire, le présent et les rêves pour l’avenir ; des questions de genre, d’éducation, d’enfants, de drogues, de santé, d’eau, de commerce, et des ouvriers qui vont en Israël à 4h du matin pour leur nourriture ; les problèmes d’aujourd’hui et les solutions de demain.
Plus important, ils sont les vrais visages des vrais gens, avec de vraies voix, et qui vivent dans de vrais endroits.
Ces journaux forment une grande vidéothèque qui peut être utilisée par tous pour communiquer la réalité de la vie en Palestine. Nous vous invitons à diffuser les URL des films et nous vous autorisons à les télécharger et à les mettre en ligne sur vos portails.
Nous avons aussi une série de très bonne qualité pour la télévision et nous pouvons faire des rééditions pour diffusion dans des cinémas, des conférences, des festivals de film et partout où vous souhaitez montrer les films.
Nous pouvons les traduire et les sous-titrés en tous langages et si vous souhaitez les diffuser à la télévision et les présenter partout ailleurs, merci de nous contacter à : SleeplessinGaza@gmail.com
Nous avons créé les outils pour que vous puissiez trouver rapidement le film dont vous avez besoin mais nous ne pouvons pas tous les publier ici par manque de place.
Pour une description complète des films et un aperçu de chacun qui vous aidera à trouver le film que vous cherchez, visitez notre groupe sur Facebook : Sleepless in Gaza... and Jerusalem.
Les outils y sont publiés sous la rubrique : NOTES.
Directeur : Ramzi Khoury ; Producteur exécutif : Abdallah Schleifer ; Directeur de la photo : Walid Sababa ; Producteur Cisjordanie : Samar Stephan ; Producteur Gaza : Jibril Abu Kmeal ; Editeur en ligne : Raed Jaser ; Editeurs hors ligne : Raed Khoury & George Barham ; Cameramen : Raed Khoury, Nibal Hijo, Nader Babers & Khalil Khader ; Assistant caméra : Mansour Zogra ; Son : Ahmad Abu Kmeal ; Compositeur : Raed Hawileh ; Graphiste : Jalal Najjar ; Assistants producteur : Naser Najjar & Tagred Baleha.
* « Sans sommeil (ou Nuits Blanches) à Gaza... et à Jérusalem » (ndt)

Palestine - 23-07-2010

Note ISM : vous trouverez ICI sur Youtube http://www.youtube.com/user/SleeplessinGaza tous les vidéos réalisées par Sleepless.

Cliquez sur l'image pour avoir un résumé du contenu.


1-9 Presse - Le lobby juif, cette bête féroce.

Quand on est journaliste en Occident, oser critiquer la dernière opération des délinquants sionistes contre la flottille pour Gaza, entraînant la mort d'au moins neuf passagers du Mavi Marmara, c'est accepter le risque d'âtre taxé d'antisémite

Risque que peu de journaux ont voulu courir, sauf quand ils avaient dans leur personnel un journaliste de confession juive. Sinon, une solution de remplacement a consisté à faire intervenir une personnalité juive extérieure à la rédaction. C'est ainsi que l'historien Ilan Pappé a été amené à apporter des contributions presque simultanées dans au moins deux journaux britanniques (The Herald et The Independent).

Le Sydney Morning Herald australien a préféré laisser courir la plume de son éditorialiste Mike Carlton.

Or Mike Carlton n'est pas juif mais… antisémite si on veut bien croire ce qu'il a pu lire dans le flot de courriers rageurs et vengeurs qui à inondé sa boîte à lettres électronique.

Mike Carlton ne s'est cependant pas démonté et il revient à la charge en exposant la nature des courriers électroniques parvenus dans sa boîte mail. Il le fait sur un ton amusé tout en pointant du doigt ce qu'il appelle le lobby juif et le pilotage de ces réactions outrancières à partir d'un service du gouvernement de Tel Aviv. Et il semble plutôt bien connaître la structure de ce réseau de la hasbara puisqu'il utilise à un moment le mot « chaverim » pour désigner celui qui centralise et organise les réactions de l'opinion dite juive au niveau local.

Et Carlton a bien mérité la vindicte du lobby sioniste car n'a-t-il pas écrit que Benjamin Netnyahou, le chef du gang sioniste, n'était qu'un voyou sans scrupules ?

C'est drôle, ils se souviennent de leurs épithètes mais pas des bonnes manières

Par Mike Carlton, Sydney Morning Herald (Australie) 12 juin 2010

C'est une bête féroce, le lobby juif.

Ecrivez ne serait-ce qu'une phrase même légèrement critique d'Israël et il bondit hors de sa tanière toutes griffes dehors. «Je me réjouis chaque fois qu'un enc..é de Palestinien meurt, qu'ils aillent se faire foutre !!! Israël devrait raser Gaza avec une bombe atomique et en finir une fois pour toutes, » dit un des milliers d'e-mails envoyés par des internautes juifs cette semaine. « Comment osez-vous insulter Israël vous le sur privilégié [sic] crétin blanc raciste, allez vous faire foutre avec votre article stupide. J'aimerais bien casser votre gueule de crétin.»

L'article stupide était mon édito de la semaine dernière qui donnait à entendre que l'attaque contre la flottille pour Gaza était une idiotie meurtrière et que le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou était un voyou sans scrupules, accro à l'emploi de la force militaire.

 

Peu d'e-mails étaient aussi vifs que celui là. Beaucoup, cependant, étaient ouvertement racistes, comme celui-ci en provenance d'un homme dénommé Schwarz. « Est-ce que les Juifs canardent depuis des voitures en marche comme ça se fait tous les jours à Sydney Sud-ouest ? Est-ce que ce sont des Juifs et des Arabes qui forment la majeure partie de la population carcérale australienne ? Est-ce que des Juifs pratiquent le viol collectif de jeunes filles à Sydney ? » demandait-il.


D'autres préfèrent menace. Un voyagiste de Double Bay a écrit une dénonciation enragée et l'a diffusée à ses amis. « Plus nous serons à écrire avec une copie [sic] au Sydney Morning Herald, plus nous aurons de chances de voir le Herald modifier son regard borgne sur la situation et nous donner des articles plus équilibrés, et même virer Mike Carlton, » écrit-il avec espoir. Un de ses chaverim me l'a fait suivre par erreur.


C'est un procédé d'action standard pour le lobby que de lancer des accusations d'antisémitisme avec ce mélange propre à Israël de paranoïa et d'agressivité. «Que vous soyez heureux de vous livrer à l'incitation à la haine fait de vous un véritable sadique, » écrit un homme de Melbourne. « Votre article révèle votre antisémitisme et vous pouvez bien vous cacher derrière les apparences de l'humanitarisme pro palestinien, votre révisionnisme de l'holocauste en comparant ce conflit de l'ère moderne avec l'extermination systématique des Juifs montre votre vrai visage. »

 

C'est tout simplement stupide. Mes amis Juifs pourraient confirmer que je ne suis pas un antisémite sadique, un négateur de l'holocauste incitant à la haine. Mais j'ai apprécié le mépris affiché pour mes multiples échecs en tant que journaliste. « Vous êtes un écrivaillon bon à faire de l'argent avec des mensonges, » est typique du genre. « Les journalistes sont généralement recrutés s'ils ont un QI supérieur à leur pointure de chaussure, » était une autre plaisanterie tordante.


Rien de tout ça n'est fortuit. Le lobby israélien, dans le monde entier, est orchestré à Jérusalem par un département du bureau du premier ministère qui porte le nom assez orwellien de Ministère pour la Diplomatie Publique et les Affaires de la Diaspora. Moins de 24 heures après l'attaque contre le Mavi Marmara, le ministère a mis sur internet les arguments importants dans la discussion » pour les Juifs dans le monde, le premier étant – surprise – que « le peuple palestinien n'était pas sous blocus ».


"Ecrivez des lettres à vos journaux, des commentaires sur les blogs et les sites d'information, appelez les émissions de radio et mettez des liens aux sites de réseaux sociaux pour contribuer à diffuser la véritable version des événements," a exhorté le bien nommé M. Ronen Plot [plot = complot en anglais], le directeur général du ministère.


Tout cela n'est que de la libre expression, bien sûr. J'aimerais seulement qu'ils soient beaucoup plus polis.

Mardi 15 Juin 2010

Mounadil Djazaïri

Lundi 14 Juin 2010

http://mounadil.blogspot.com/


n°542 - Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine - 25-07 : Suite - Flottille de la paix pour Gaza - Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

n°542 -  Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine  - 25-07  : Suite -  Flottille de la paix pour Gaza -   Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 




Propagande, Manipulation de l’opinion & Dossier de Palestine

N°542                                                     25-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal  

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

2-2 L'armée israélienne réactive son unité d'assassinat ciblée 

2-3 Assassinat d'un leader du Hamas: un agent présumé du Mossad fait appel de son extradition.

2-4 Davutoglu rencontre Mechaal.

2-5 Islam Times : Le cimetière musulman de Jaffa va être transformé en hôtels et appartements.

2-6 Cynthia McKinney : Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

3 Manifestation contre l'occupant

3-1 à 3-8



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël. 

Plus de 600 avocats de 36 pays envisagent de porter plainte contre Israël.  Ces avocats agissent dans le cadre du groupe qu'ils ont formé sous le nom de "soutien juridique à Gaza", a-t-on appris de l'agence coranique iranienne, IQNA citant Risalehaber. Les avocats en question ont l'intention de saisir des tribunaux internationaux contre les dirigeants du régime israéliens pour avoir donné l'ordre d'attaquer les civils, ce qui a fait des morts et des blessés parmi les activistes des droits de l'Homme. "Cette plainte n'est nullement politique et traite uniquement sous un angle humanitaire, l'attaque contre la flottille des civils. Une telle plainte revêt une importance toute particulière pour réhabiliter les droits des martyrs et des blessés de cet incident.", a précisé l'avocat turc, Ramazan Aritürk

19/07/2010

http://french.irib.ir/


2-2 L'armée israélienne réactive son unité d'assassinat ciblée

Mise en place, il y a 40 ans, par Ariel Sharon, (commandant de la région du sud à l'époque) l'unité d'assassinat ciblée connu sous le nom de "Remon" en "Israël" a pris le feu vert de tuer à Gaza.
Le commandement de la région au sud des territoires occupés a donc décidé de restructurer et de réactiver cette unité, à mauvaise réputation, pour qu'elle entre en action dans la bande de Gaza, considérée comme une région ennemie.
Selon le quotidien Maariv, qui a rapporté cette information, "Gaza a besoin de soldats expérimentés ayant de cœurs durs, et qui agissent avec violence extrême lors de leur incursion dans les territoires ennemies". Le quotidien poursuit que "ces soldats déguisés en civils auront pour objectif d'assassiner les chefs et les leaders du terrorisme palestinien". 
Ces escadrons de la mort qui ont propagé la terreur, dans les années 70, à Gaza, ont laissé beaucoup d'histoires racontés par les Israéliens jusqu'à nos jours, poursuit le quotidien, avant d'ajouter: "ces opérations, ne sont plus qu'un souvenir alors que le "terrorisme" est toujours présent dans cette région. Raison pour laquelle l'ordre a été donné pour réactiver cette unité d'assassinat ciblée".

Notons que cette unité a pris le nom de "Remon", après que ses agents eurent découvert  dans la bande de Gaza, une grande cache d'engins explosifs, ou "Remon" en hébreu, et réussi à les manipuler. Ces bombes là, avaient explosé dans les mains des résistants.

20/07/2010  

http://alqods-palestine.blogspot.com/


2-3 Assassinat d'un leader du Hamas: un agent présumé du Mossad fait appel de son extradition.

Uri Brodsky, un agent présumé du Mossad, a fait appel lundi de la décision d'un tribunal polonais de l'extrader vers l'Allemagne.

Brodsky est recherché par les autorités allemandes pour espionnage présumé et implication présumée dans la falsification d'un passeport allemand qui aurait été utilisé par un des membres de l'équipe ayant organisé l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï en janvier dernier.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, il a été interpellé au mois de juin à l'aéroport international de Varsovie et son extradition vers l'Allemagne a été ordonnée le 7 juillet par un tribunal de la capitale polonaise.

Le juge a décidé de l'extrader pour faux, ce qui signifie qu'Uri Brodsky ne pourrait être jugé en Allemagne que pour ce chef d'accusation et non pour espionnage.

Outre Uri Brodsky, le parquet de Varsovie -qui souhaite l'extrader pour l'ensemble des accusations- a fait appel la semaine dernière de la décision rendue le 7 juillet, selon Monika Lewandowska, une porte-parole du ministère public.

"J'espère que nous gagnerons", a déclaré lundi l'un des avocats de l'agent présumé du Mossad, Krzysztof Stepinski qui souhaite épargner l'extradition à son client. "Je pense qu'il sera renvoyé en Israël", a-t-il ajouté sans dévoiler les arguments qu'il avance pour s'opposer à l'extradition de Brodsky.

D'après lui, l'affaire sera examinée le 5 août par la cour d'appel.

Mahmoud al-Mabhouh, un des fondateurs de la branche militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas, a été assassiné le 19 janvier dans sa chambre d'hôtel à Dubaï.

Le chef de la police de Dubaï, le général Dahi Khalfan Tamim, s'est déclaré certain à quasiment "100%" que les services secrets israéliens avaient orchestré cet assassinat. La police des Emirats arabes unis a précisé que quelque 25 suspects étaient impliqués et que la plupart détenaient de faux passeports de pays européens et d'Australie.

AP


2-4 Davutoglu rencontre Mechaal.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a rencontré lundi soir à Damas le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal, a annoncé hier l'agence de presse Anatolie.

La rencontre dans la capitale syrienne a été confirmée par le mouvement islamiste palestinien.

Les deux hommes ont discuté des efforts pour rapprocher les positions entre le Hamas et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, selon Anatolie, qui a précisé que le processus de paix au Proche-Orient a également été abordé.
Cette rencontre survient alors que les relations entre
la Turquie et Israël, deux anciens alliés, sont au plus bas après l'attaque israélienne contre une flottille d'aide humanitaire pour Gaza dans les eaux internationales, au cours de laquelle neuf Turcs ont été tués le 31 mai. Israël, qui considère le Hamas comme un mouvement terroriste, a réagi avec colère lorsque des dirigeants turcs ont par le passé rencontré des responsables du Hamas. M. Davutoglu effectuait lundi une visite d'une journée à Damas, avant de se rendre en Afghanistan pour la conférence internationale sur l'avenir de ce pays.

Pour sa part, le Hamas a indiqué sur son site Internet que les deux hommes avaient discuté « des moyens de briser l'embargo imposé à Gaza » et que M. Davutoglu « a assuré que son pays poursuivra ses efforts pour sa levée ». M. Davutoglu a également affirmé, selon le Hamas, que son pays continuerait à réclamer « des excuses d'Israël » après son raid sur la flottille, « des indemnités pour les familles des martyrs et des blessés », ainsi que « la formation d'une commission d'enquête internationale et indépendante ». M. Mechaal a, de son côté, critiqué les mesures prises par les autorités israéliennes pour « renforcer la colonisation » en Cisjordanie et pour « judaïser » Jérusalem. Lors de cet entretien, le chef du Hamas a rendu hommage à la Turquie pour son « soutien à la cause palestinienne ».
Au plus fort de la crise entre Israël et
la Turquie, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu'il rejetait l'étiquette de « terroriste » appliquée au Hamas, ajoutant que ses militants sont des « résistants luttant pour défendre leur terre ».

Pour le gouvernement turc, qui est issu de la mouvance islamique, la paix est impossible au Proche-Orient si le Hamas est exclu du processus.
L'attaque meurtrière des commandos israéliens sur la flottille a entraîné le rappel par
la Turquie de son ambassadeur à Tel-Aviv et l'annulation de manœuvres militaires conjointes. En février 2006, Ankara avait déplu à Israël en accueillant une délégation menée par Khaled Mechaal, destinée selon la partie turque à convaincre le mouvement palestinien de déposer les armes. En janvier 2009, une délégation turque menée par M. Davutoglu avait agi comme médiateur entre les dirigeants du Hamas en Syrie et des responsables égyptiens pour négocier un cessez-le-feu et mettre un terme à l'offensive israélienne massive sur Gaza

21/07/2010

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2-5 Islam Times : Le cimetière musulman de Jaffa va être transformé en hôtels et appartements.

Le juge du tribunal de district à TelAviv-Jaffa a refusé d’émettre une injonction empêchant la profanation du cimetière islamique Al-Qishlah, adjacent à la Grande Mosquée de Jaffa.

Le tribunal a également rejeté un appel contre la construction d’un hôtel de tourisme sur la terre du cimetière.
Le correspondant d’Islam Times en Palestine occupée a déclaré que des entreprises sionistes ont projeté de construire un hôtel et des appartements résidentiels sur la terre du cimetière.

La Fondation Al-Aqsa pour les Donations et le Patrimoine (Al-Aqsa Foundation for Waqf and Heritage), ainsi que des personnalités actives de Jaffa, ont condamné avec force cette décision injuste, et ont considéré qu’elle revient à autoriser la violation du caractère sacré des musulmans mort. La Fondation Al-Aqsa a souligné qu’il y avait des dizaines de tombes musulmanes, de corps et de restes humains enterrés dans le cimetière d’Al-Qishlah, ce qui a été également vérifié par la soi-disant « Autorité sioniste pour les Antiquités ».
L’ingénieur Zaki Igbaria, Président de
la Fondation Al-Aqsa, a déclaré qu’il est maintenant clair que les tribunaux israéliens sont un instrument d’application de la politique de l’establishment israélien, qui s’acharne à attaquer les caractères sacrés islamiques et chrétiens comme les tombes, les mosquées et les églises. Il a aussi souligné que cette décision arrive au milieu d’une série d’attaques israéliennes contre les dotations et les lieux sains dans les Territoires 48 et à Jérusalem.
Le juge du tribunal a affirmé que les tombes qui ont été découvertes sur place pendant les fouilles ont été déplacées, et qu’elles sont très anciennes.
Le tribunal a également obligé les requérants à payer les frais juridiques (environ 40.000 shekels) au Maire de TelAviv, à l’Autorité israélienne des Antiquités, à l’Administration israélienne des Terres et à
la Compagnie AlQishlah, qui a l’intention de construire un hôtel sur le secteur.
Mohammed Ashqar, membre de l’administration de
la Fondation Al-Aqsa et délégué local, a dit : « La décision n’est pas une surprise mais au contraire, nous l’attendions. Nous allons habituellement en justice pour dénoncer l’establishment sioniste dans toutes ses émanations et pour montrer au monde que le terme d’ « équité » n’existe pas dans le dictionnaire de l’appareil sioniste. Nous déplorons la décision du juge qui a statué qu’il n’existait aucune preuve confirmée que les tombes étaient islamiques. En fait, leurs identités islamiques sont prouvées sans aucun doute, même par l’Autorité des Antiquités, et pas seulement par nous. L’Autorité des Antiquités a déclaré que les tombes remontent à la période entre les Mamelouks et les Ottomans. »
L’avocat Mohammad Suleiman Igbaria a dit : « La décision du tribunal est stupide, et elle vient après toute une série de décisions stupides prises par les tribunaux israéliens sur les lieux saints et les cimetières islamiques. Il y a une énorme contradiction dans la décision du tribunal. L’objectif évident de la cour est d’être en mesure, par des justifications juridiques, même illégales, de violer les lieux saints et les cimetières islamiques. »
Il a ajouté qu’il serait fait appel à la décision.
Islam Times

21-07-2010
Traduction de l’arabe à l’anglais pour Islam Times : Mayssa Hazimeh.

Source : Islam Times

Traduction : MR pour ISM


2-6 Cynthia McKinney : Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à l’attaque mortelle d’Israël contre la Flotille de la Liberté en route pour Gaza, plus de 800 personnes ont le mois dernier investi le port d’Oakland, le sixième en importance aux Etats-Unis.

20 juin 2010 - Dans une action sans précédent, plus de 800 militants du monde du travail ont bloqué les portes des quais d’Oakland pour empêcher le déchargement d’un navire israélien.

Le résultat a été un blocus historique d’un grand cargo israélien pendant 24 heures. À travers le monde, les dockers et les militants se sont engagés dans des actions similaires. En Suède, le syndicat des dockers a boycotté toute une semaine des bateaux et des containers israéliens, avec pour effet le blocage de 500 tonnes de marchandises à destination ou en provenance d’Israël.

Le syndicat des dockers de Turquie, Liman-Is, a annoncé que ses affiliés refuseraient de s’occuper des bateaux israéliens. En Afrique du Sud, les dockers de Durban ont bloqué les bateaux israéliens en février 2009 en réponse à la guerre d’agression longue de 22 jours lancée par Israël contre la bande de Gaza. L’union des travailleurs municipaux sud-africains a annoncé le mois dernier son intention de déclarer toutes les municipalités sud-africaines « zones libres de l’Apartheid israélien. »

Le message véhiculé par toutes ces actions courageuses dans le monde entier était clair : il ne fallait plus permettre à Israël d’agir en toute impunité. Israël devra rendre des comptes, selon les principes universels des droits de l’homme.

La vague mondiale de protestations contre l’attaque israélienne dans les eaux internationales et le meurtre d’au moins neuf militants - dont un ressortissant turco-américain - s’accompagne d’un dégoût croissant face aux doubles standards que le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés appliquent à Israël. Ses actions persistantes en dehors de toute loi, compromettent l’image des Etats-Unis dans le monde, et il devient plus difficile que jamais de justifier les crimes israéliens sans nuire à nos rapports avec d’autres pays alliés. Et plus important, ce soutien aveugle aux politiques israéliennes génère une forte opposition à la base qui s’exprime en grande partie par la campagne mondiale pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions [BDS] contre Israël.

Ce mouvement applique lui-même ce que les gouvernements n’ont pas fait : obliger Israël à rendre compte de ses crimes. Le refus des dockers de s’occuper des bateaux israéliens fait partie de ce puissant mouvement et vient en réponse à l’appel lancé en 2005 par la société civile palestinienne.

D’autres initiatives comprennent des campagnes pour le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des compagnies facilitant des crimes de guerre israéliens, et l’isolement culturel afin de ne pas divertir l’Apartheid israélien, comme l’a démontré l’annulation des concerts en Israël par des artistes renommés comme Elvis Costello et Gil Scott-Heron.

Hélas, le dernier massacre commis par Israël n’est pas une surprise, mais constitue plutôt une aggravation dans l’abus de pouvoir israélien, tandis que le monde considère ses crimes avec un œil aveugle.

En 2003, puis à nouveau en 2007, j’ai été chassée du Congrès américain après avoir été prise pour cible par le lobby pro-israélien dans ce pays pour avoir osé rompre avec les pratiques politiques habituelles en pensant réellement que la déclaration universelle des droits de l’homme s’appliquait à tous les êtres humains, y compris les Palestiniens. Cette première expérience m’a fait découvrir la véritable image et la brutalité des défenseurs d’Israël dans ce pays, ainsi que le silence imposé à ceux qui protestent.

En décembre 2008, j’ai rejoint des militants à bord du bateau le Dignity, afin d’essayer de briser le siège de Gaza. Nous avons quitté le port de Chypre pour Gaza, transportant des fournitures médicales qui font gravement défaut, parmi d’autres nécessités. Lorsque nous sommes arrivés dans ce qu’Israël appelle « une zone militaire fermée », la marine israélienne nous a attaqués. Notre bateau a été défoncé, mis hors d’état de fonctionner puis forcé à rejoindre le Liban plutôt que de pouvoir délivrer l’aide à ceux qui sont dans le besoin en raison de l’attaque violente de 22 jours [opération Cast Lead] par Israël contre Gaza [décembre 2008-janvier 2009].

En juin 2009, j’ai à nouveau tenté de fournir des approvisionnements humanitaires à Gaza par bateau et la marine israélienne, dans les eaux internationales, a lancé un abordage et a kidnappé 21 d’entre nous, puis nous a emprisonnés dans une prison israélienne pendant sept jours. Malgré les parallèles avec l’attaque récente contre la Flottille de la Liberté, mon propre gouvernement a complètement négligé ces actions illégales et les médias ont délibérément trompé le public, comme c’est trop souvent le cas.

Toute ceci a un parallèle historique indéniable avec la lutte contre l’Apartheid sud-africain - ce dont nous devons tout apprendre. Le régime de ségrégation bénéficiait d’un large appui des gouvernements occidentaux, et ce n’est qu’en 2008 que les Etats-Unis ont abrogé, en traînant des pieds, les restrictions imposées à Nelson Mandela dans ses voyages. Lui aussi avait été diffamé pour s’être levé pour les droits des personnes de couleur.

En 1963, juste quatre ans après que le mouvement contre l’Apartheid ait vu le jour, les dockers danois ont refusé de décharger un bateau contenant des marchandises sud-africaines et les travailleurs suédois ont suivi le mouvement. Les dockers de la baie de San Francisco, et plus tard ceux de Liverpool ont également refusé de décharger les marchandises sud-africaines.

Le mouvement palestinien pour le BDS qui vise à mettre un terme à la discrimination en Palestine, est inspiré par la lutte sud-africaine anti-apartheid. L’appel de la société civile palestinienne pour le BDS a été entendu par des milliers de personnes de conscience partout dans le monde. Le boycott des dockers d’Oakland fait revivre des souvenirs d’un temps où nous n’osions pas nous taire et où nous avions refusé d’être complice des crimes américains au Vietnam, de la ségrégation dans le sud des États-Unis, et de l’Apartheid en Afrique du Sud.

La lutte pour la liberté et la justice pour le peuple palestinien est devenu l’épreuve décisive de notre époque (la bande de Gaza est devenue aujourd’hui un test pour notre morale universelle et notre humanité commune).

Le Congrès américain a imposé en 1986 un boycott complet de l’Apartheid en Afrique du Sud, à une époque où le mouvement de boycott dirigé par les citoyens dénonçait la collaboration du gouvernement des États-Unis avec un régime raciste impossible à tolérer. Israël continuant à commettre des massacres et les citoyens de conscience réagissant avec de plus en plus de vigueur pour isoler ce qui est maintenant un Etat paria, le gouvernement américain sera contraint d’adopter une position similaire.

J’ai été attaquée et exclue du Congrès parce que je crois à la justice et à la paix. Ce n’est qu’une question de temps avant que les électeurs prennent conscience de ce que j’ai subi, en leur faisant clairement comprendre que les élus responsables de politiques qui collaborent avec ce partenariat inconditionnel des Etats-Unis avec Israël, seront exposés comme une honte. Et il faudra faire clairement comprendre aux responsables politiques que ce comportement honteux ne peut pas durer, car ceux qui collaborent avec l’injustice seront chassés de leurs postes par le peuple.

Lorsque ce moment arrivera, les Palestiniens auront enfin justice et ils pourront vivre librement dans leur patrie.

Cynthia McKinney – 

* Cynthia McKinney est ancien membre de la Chambre des Représentants des États-Unis, candidate à la présidence en 2008 pour le Parti Vert, et militante des droits humains.

22 juillet 2010 -

Traduction : Naguib

 The Electronic Intifada

Vous pouvez consulter cet article à : http://electronicintifada.net/v2/ar...



3 Manifestation contre l'occupant

3-1 Al Ma’sara
Pour l’anniversaire de la Révolution française, ce vendredi à Al Ma'sara, le thème de la manifestation était la destruction de la prison dans laquelle Israël maintient en captivité les Palestiniens, évoquant ainsi la prise de la Bastille en 1789.
Environ 50 manifestants, des Palestiniens et des internationaux, se sont dirigés vers l'entrée principale du village pour demander la fin de la construction illégale du Mur de l'Apartheid et de la colonie illégale d'Efrat, qui cernent le village et séparent les habitants de leurs terres. Sans avoir été provoquée, l'armée israélienne a réagi violemment à la protestation non-violente.

Pendant la manifestation, les dirigeants du Comité Populaire local ont parlé avec force de leur droit à la terre de leurs ancêtres et de leur lutte permanente pour la liberté. Ils ont demandé la fin de l'emprisonnement arbitraire des prisonniers politiques palestiniens
Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les soldats ont répondu en lançant des bombes de gaz lacrymogène et des bombes assourdissantes. Un dirigeant du comité populaire local, Marwan, a été détenu et menacé de coups par des soldats, mais il a été ensuite relâché sans inculpation.
Les Palestiniens et les internationaux ont exhorté l'armée à ne pas tirer ou utiliser des moyens violents, en levant les mains pour symboliser la résistance non violente. Malgré cela, les soldats ont commencé à tirer des bombes assourdissantes - l'une d’entre elles a blessé un journaliste international – et ensuite ils ont tiré des gaz lacrymogènes.
Les manifestants, dont des femmes et des personnes âgées, ont été exposés aux tirs de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes et ils ont dû se disperser.
La construction et l’élargissement de la colonie illégale de Gush Etzion ont déjà confisqué une grande partie des terres du village et la construction illégale du Mur d'Apartheid dans le secteur confisque environ 3.500 dunums de terres.
Ici, tout au long de l'histoire de la résistance populaire, des dirigeants locaux ont été arrêtés, emprisonnés et menacés par les soldats ; ils doivent payer de fortes amendes ou sont condamnés à des peines d'emprisonnement, juste pour avoir assisté à des manifestations.
Il y a souvent des raids nocturnes de l’armée pour dissuader les habitants d'Al Ma'sara d'exercer leur droit de protester contre l'occupation, ce qu'ils font depuis 2005. Toutefois, il semble que la stratégie des soldats pour tenter d'effrayer les manifestants ait l'effet contraire : cela intensifie la participation aux manifestations futures.

(Vendredi 16 juillet)


3-2 Bil’in (Vendredi 16 juillet)
Le 16 Juillet, près de 200 personnes ont participé à la manifestation hebdomadaire contre le Mur à Bil'in : beaucoup d'entre eux étaient des internationaux. D'énormes quantités de gaz lacrymogène ont été tirées - inutilement - sur les manifestants et deux personnes ont été blessées.La manifestation a commencé dans le centre de Bil'in, après la prière de midi. Une centaine de Palestiniens et presque autant d’internationaux se sont rassemblés et ont rendu hommage à Fayyes Tanin, un chef de file du la résistance populaire palestinienne qui est décédé il y a 6 semaines dans un accident et de nombreux posters étaient à son effigie.
Les manifestants ont défilé, comme d'habitude, à travers le village jusqu'au mur, en agitant des drapeaux et chantant en arabe et en anglais tout le long du chemin.
La manifestation s’est arrêtée à quelques mètres de la porte, où les soldats israéliens les attendaient.
Sans avertissement et sans qu’aucune pierre ne soit jetée, les soldats ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes, moins d'une minute après que les manifestants aient atteint le mur.
Les manifestants avaient espéré verrouiller rapidement la porte du côté palestinien – pour empêcher les soldats de faire des incursions en direction du village et d’arrêter les gens - mais les nombreux soldats de l’armée d’occupation israélienne ont forcé le passage et pourchassé les manifestants en tirant en permanence des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.
Un garçon de 12 ans s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène et a dû être ramené au village. Un autre jeune garçon a été touché à la poitrine par une grenade lacrymogène. Il a eu très mal mais heureusement il n’a pas été gravement blessé.
Une dizaine de soldats sont ensuite passés à l'offensive, en avançant vers le village et en tirant des gaz lacrymogènes depuis les oliveraies afin d’être plus près des manifestants qui s'étaient retirés et regroupés. Un groupe de manifestants qui s'étaient rassemblés sur une autre colline près du village ont subi des attaques répétées de gaz lacrymogènes qui les a empêchés de rentrer au village pendant un certain temps.
La manifestation a duré plus d'une heure et aucune arrestation n'a eu lieu, en dépit des nombreux efforts de l'armée israélienne.
Depuis Mars 2005, les habitants de Bil'in organisent régulièrement des actions directes et des manifestations contre le vol de leurs terres pour la construction du mur illégal de l’Apartheid et des colonies israéliennes illégales telles que Modi'in Illit.
Bien que
la Cour Internationale de Justice (en 2004) et la Cour suprême israélienne (en 2007) aient déclaré que le tracé du mur était illégal – cette dernière a même déclaré qu'au moins 25% des 1964 dunums de terres confisquées à Bil'in devaient être rendues au village - ces décisions ont jusqu'à présent été ignorées et la construction de colonies se poursuit.


3-3 Ni’lin (Vendredi 16 juillet)
Une étudiante danoise a été arrêtée et détenue pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes hier parce qu’elle se trouvait dans le secteur de la manifestation pacifique hebdomadaire de Ni'lin.
Lise Olivarius, 24 ans, s’est retrouvée cernée par une dizaine de soldats armés de fusils M-16 alors qu'elle se reposait à l’écart de la manifestation après avoir souffert d'inhalation de gaz lacrymogène.
Elle a été évacuée de Ni'lin, où elle et d’autres internationaux accompagnaient les villageois dans leur manifestation pacifique hebdomadaire contre le Mur d'Apartheid d’Israël qui traverse leurs terres, Mur qui a été déclaré illégal en 2004 par
la Cour Internationale de Justice -.
La manifestation non-violente a été confrontée à la violence des soldats israéliens qui ont tiré des gaz lacrymogènes à plusieurs reprises sur les manifestants et ont arrêté un photographe israélien.
Olivarius a été interrogée au poste de police Shaar Benyamin de Jérusalem, puis elle a été détenue pendant quatre heures avant qu’on lui demande de signer un document certifiant qu'elle se trouvait illégalement dans une «zone militaire fermée». Mais, quand elle a refusé de signer, elle a été relâchée sans inculpation.

En vertu des Accords d'Oslo de 1993, le village de Ni'lin fait partie de la «Zone A», ce qui signifie qu'il devrait être sous contrôle palestinien. Mais depuis mai 2008, les forces d’occupation israélienne y ont tué 5 habitants et blessé grièvement un militant américain, Tristan Anderson, au cours de leurs dures répressions des manifestations contre l'occupation.
Le tracé du mur annexe les terres palestiniennes proches des colonies israéliennes illégales et la surface de Ni'lin ne représente maintenant que 56% de sa taille originale (8911 dunams). Tout comme la décision de
la CIJ, la propre Cour Suprême d’Israël a statué que les deux tracés du mur proposés à Ni'lin étaient illégaux - mais ces décisions de justice qui soutiennent les revendications des villageois ont été ignorées.


3-4 An Nabi Saleh (Vendredi 16 Juillet)
Après les prières midi, les villageois d’An Nabi Saleh accompagnés de militants internationaux et israéliens se sont réunis pour protester contre le manque de ressources en eau accessibles aux Palestiniens. La manifestation s’est déroulée dans le calme avec des slogans et des discussions animées avec les soldats qui étaient présents pour empêcher la manifestation d'atteindre la colonie voisine.
Une centaine de villageois palestiniens et des internationaux s’étaient réunis à An Nabi Saleh pour protester contre l’annexion de leurs terres par la colonie. Les manifestants se sont dirigés vers la colonie, mais les soldats sont intervenus et ont perturbé la marche en avant des manifestants. La manifestation était pacifique jusqu'à ce qu'un Shebab (ndt : un jeune garçon) frappe accidentellement un journaliste avec une pierre. Un soldat a alors riposté en tirant des gaz lacrymogènes sur les Shebab.
Cet incident n'a pas empêché la manifestation de se poursuivre, quand de nombreux enfants et des femmes ont commencé à scander des slogans et à faire du bruit devant les soldats. Les enfants ont envoyé des signes de paix et ont chanté pour les soldats, en précisant qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Les enfants sont allés de soldat à soldat, qui luttaient pour garder leur sang froid.
Après environ deux heures de protestation passionnée, les soldats ont quitté le village et la manifestation a pris fin. Le thème de la manifestation était le peu d'eau accordé aux Palestiniens par rapport à la quantité excessive d'eau réservée aux colons, comme ceux qui vivent dans la colonie illégale de Halamish (Neve Zuf).
Les gens du village, qui manifestent chaque semaine depuis Janvier 2010, ont exprimé, cette semaine, leur colère en mettant les gaz lacrymogènes et les bombes assourdissantes utilisées dans des sacs plastique remplis d'eau


3-5 Wadi Rahhal (Vendredi 16 Juillet)
Environ 50 Palestiniens rejoints par 10-15 internationaux ont protesté contre les colonies illégales près du Wadi Rahhal. La manifestation a commencé vers 13h de l'après-midi, mais elle a été bloquée par 6 soldats et 6 policiers des frontières israéliens.
Les forces sionistes ont demandé aux manifestants de passer à côté de la route parce qu'ils bloquaient la circulation (bien que ce soient les soldats qui la bloquaient).
Les habitants de Wadi Rahhal ont prononcé des discours en arabe et en anglais, ont demandé aux soldats de quitter la région et ont appelé à la fin de l'occupation. La manifestation a duré 45 minutes, et il n'y a pas eu d'incidents graves. Deux colons sont arrivés pour regarder et ont discuté avec les soldats, ce qui démontre le lien idéologique et stratégique entre l'armée et les souhaits des colons.


3-6 Hébron (Samedi 17 Juillet)
Une centaine de manifestants pacifiques se sont réunis à Hébron, samedi, pour protester contre les colonies illégales dans la ville et demander la réouverture de la rue Shuhada aux Palestiniens.

La manifestation était composée d'environ 40 militant internationaux, 60 Palestiniens et des militants israéliens.
Tombant la veille de l'anniversaire de Nelson Mandela, la protestation contre l'apartheid israélien a été particulièrement soulignée, avec des manifestants et des enfants portant des banderoles et des pancartes, dont certaines faisaient un parallèle entre Israël et le régime de l'apartheid en Afrique du Sud.
Les manifestants ont marché jusqu'à la rue Shuhada, où plusieurs militants palestiniens et un international ont prononcé des discours.
L'armée israélienne a arrêté l’un des activistes israéliens qui avait été pris pour quelqu'un d'autre alors que les soldats affirmaient qu’ils avaient des raisons pour l’arrêter. Il a été libéré quelques heures plus tard.
Après les discours et les chants, les manifestants sont entrés dans le souk. Etonnamment, la manifestation s'est déroulée dans une rue latérale alors que les soldats de l'occupation sioniste ne l’avait pas prévu - et cela a permis aux manifestants d'éviter une confrontation avec les soldats qui les attendaient une centaine de mètres plus loin.
Ces dernières semaines, les forces d'occupation israéliennes ont utilisé de plus en plus la violence contre les manifestations et ont tenté à chaque fois d’arrêter des militants, dans l'espoir de dissuader de nouvelles protestations. Mais les manifestants enthousiastes avaient marqué un point et ont continué dans les rues. La manifestation s’est terminée en acclamations.


3-7 Iraq Burin (Samedi 17 Juillet)
La manifestation hebdomadaire d’Iraq Burin contre l'annexion de terres palestiniennes par des colonies israéliennes illégales a été durement réprimée par l'armée israélienne, qui a tiré des salves de balles en caoutchouc et de bombes lacrymogènes en bas de la colline sur les manifestants pour les empêcher de marcher sur leurs propres des terres.
Les soldats s’étaient positionnés au sommet de la colline, entre les terres qui ont été volées pour la construction des colonies israéliennes illégales telles que Bracha, et celles que les villageois peuvent toujours appeler les leurs.
Alors que les manifestants s’approchaient les soldats, entre 30 et 40 au total, certains villageois - qui étaient accompagnés d'environ 10 internationaux, dont des journalistes de la télévision américaine PBS - ont commencé à jeter des pierres. Cela a entrainé le tir de salves de gaz par les soldats israéliens. Dans leur agression, les soldats n'ont pas fait de distinction entre les observateurs internationaux et les habitants.
Les internationaux et villageois ont été forcés de descendre la pente raide de la colline rocailleuse pour échapper aux gaz lacrymogène qui incluaient des boîtes métalliques potentiellement mortelles et étaient tirées au niveau du sol. L’agression s’est poursuivie pendant 45 minutes/1 heure, jusqu'à ce que les soldats dispersés quittent le village en paix.
Les manifestations hebdomadaires du samedi à Irak Burin ont commencé après les tirs mortels contre Mohammad et Ussayed Qaddous, âgés de 16 et 19 ans, le 20 Mars 2010. Les garçons ont été tués alors qu'ils protestaient contre l'invasion violente dans leur village, un phénomène fréquent le samedi.

Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les soldats ont utilisé des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes; blessant deux journalistes et arrêter un militant. Les soldats ont également tenté à deux reprises d’arrêter un activiste international, mais ils ont été empêchés par d'autres militants.


3-8 Beit Ommar
Une trentaine de Palestiniens et une quinzaine d'internationaux se sont réunis à Beit Ommar pour marcher en direction de la colonie de Karmei Tsur, qui a déjà confisqué 600 dunums de terres palestiniennes.

Les soldats ont repoussé avec force les manifestants pacifiques, dont des enfants, en déclarant le secteur « Zone Militaire Fermée ». Les dirigeants des comités populaires et nationaux ont demandé le droit d'accéder librement et de cultiver leurs terres qui ont été mises sous contrôle militaire et des colons depuis 2006. Les manifestants et les enfants du village de Beit Ommar ont proclamé leur protestation non-violente et placé des drapeaux palestiniens sur la barrière en fils barbelés qui les sépare de leurs fermes.
Un groupe de cinq soldats israéliens ont nié que la terre était palestinienne, ils ont symboliquement enlevé les drapeaux et repoussé violemment les manifestants, provoquant l’évanouissement d’un journaliste palestinien.
Les soldats, qui semblaient ignorer la façon de gérer la situation, ont, comme d'habitude, eu recours à l'utilisation non nécessaire de la force exagérée et utilisé des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes, malgré la présence de jeunes enfants.
Deux photographes palestiniens de Reuters et d’Associated Press ont été blessés suite à des actions violentes de la part des soldats.
Le premier, poussé d'un mur, a été blessé à la jambe et a dû être évacué dans une ambulance du Croissant-Rouge, qui l’a emmené pour traitement dans le centre médical de Beit Ommar.
Le deuxième photographe a été blessé à la tête par une bombe assourdissante qui lui a déchiré la moitié de son masque à gaz dans la force de l'explosion. La gravité de ses blessures a choqué les personnes présentes, y compris les soldats, qui avaient visiblement sous-estimé leurs actions. Il a ensuite été transporté sur une civière dans l'ambulance et nous attendons toujours de ses nouvelles.
Les soldats ont également tenté à plusieurs reprises d'arrêter une activiste du Mouvement International de Solidarité (ISM).
Elle a déclaré: "Il m'a demandé de quitter le secteur et j'ai dit que c'était une manifestation pacifique. Il a dit qu'il m'arrêterait si je ne partais pas. J’ai répété qu’il s’agissait d’une manifestation pacifique, et il m’a attrapé le bras et a tenté de m’emmener de force". L'arrestation a été déjouée à deux reprises grâce à l’intervention d'autres militants.
Les soldats ont toutefois réussi à arrêter un journaliste palestinien, dont le sort est encore inconnu.
Depuis 2006, des manifestations ont eu lieu tous les samedis matin à 10h et elles se poursuivront jusqu'à ce que la population locale obtienne le droit de cultiver leurs terres. Les agriculteurs refusent de participer au processus de l'application arbitraire qui n’accorde que de très rares accès aux terres qui doivent constamment être entretenues.
En outre, les agriculteurs subissent des attaques de colons extrémistes lorsqu’ils s’occupent de leurs cultures et ils appellent donc à la fin des colonies illégales qui ont déjà saisi 600 dunams de leurs terres, surface très importante. Les villageois continuent à protester contre les colonies qui s’agrandissent de plus en plus autour de leur village et menacent de saisir encore plus de terres.

 (Samedi 17 Juillet)


n°542 - Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine - 25-07 : Fin - Flottille de la paix pour Gaza - Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

°542 -  Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine  - 25-07  : Fin  -  Flottille de la paix pour Gaza -   Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël. 



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 




Propagande, Manipulation de l’opinion & Dossier de Palestine

N°542                                                     25-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal  

a) sur mes blogs : 

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Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

4 Dossier

4-1 Flottille de la paix pour Gaza

a) Palestine

1 Appel des Gazaouis au monde : “Continuez d’essayer de briser le siège”

2 La plaque commémorative des martyrs des aides humanitaires à Gaza dévoilée.  

b) Israël

1 Flottille pour Gaza: l'enquête interne de l'armée admet des erreurs

2 Enquête israélienne sur la flottille: omissions et mensonges au menu .  

3 Israël a défendu ce qu'il a considéré être  son droit à exercer des "représailles"

4 Kharroubi Habib : De simples erreurs.

4-2  Nouvelles actions

1  Israël décidé à empêcher une nouvelle tentative de briser le blocus de Gaza

2 Des mauritaniennes tentent de briser le blocus israélien sur la Bande de Gaza.

3 Un navire humanitaire malaisien en route vers Gaza.

4 Le cargo libyen "Amalthéa" 

 

 



4 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Flottille de la paix pour Gaza

a) Palestine

1 Appel des Gazaouis au monde : “Continuez d’essayer de briser le siège”
Lors d’une conférence de presse dans le port de Gaza hier, des responsables du gouvernement, des associations de pêcheurs, des ONG et des groupes de la société civile ont réitéré leur soutien aux activistes internationaux qui essaient de briser le siège israélien de Gaza par la mer.

ISM

16 Juillet

Beaucoup de gens se sont amassés hier, 14 juillet, dans le port de Gaza pour saluer la dernière tentative d’entrer dans la bande, cette fois par un bateau d’aide libyen.

C’était la première tentative sérieuse d’entrer à Gaza par la mer depuis l’horrible attaque de l’armée israélienne contre la Flottille de la Liberté à Gaza et le Mavi Marmara, qui a vu l’assassinat de 9 activistes turcs.
Mahfouz Kabariti, président de
la Fédération palestinienne de la pêche et de l’Association palestinienne pour la pêche et les sports maritimes, est entré en communication avec l’Amalthea, alors qu’il approchait des eaux de Gaza : « C'est vers minuit que nous avons eu le dernier contact et depuis, la communication est coupée par la marine israélienne. Ils nous ont dit que le bateau était encerclé par les navires de guerre israéliens, mais qu’ils étaient déterminés à tenter d’accoster à Gaza et à ne pas accepter l’option proposée par le gouvernement égyptien de faire escale à El Arish. »

Selon Mahfouz, le rôle des missions de
la Flottille pour la Liberté est à deux niveaux : « D’abord, l’arrivée d’aide et de matériel comme les matériaux de construction toujours interdits par le blocus. Le second est de mettre en lumière la souffrance de la population ici. Même s’ils sont attaqués, le second message souligne encore plus jusqu’où Israël est capable d’aller pour maintenir l’isolement de Gaza du reste du monde avec son blocus illégal contre notre peuple. »
Comme les représentants gouvernements et le Comité populaire pour briser le siège, Amjad Shawa, coordinateur à Gaza des ONG était présent. Il a souligné l’importance de la détermination de la société civile internationale à essayer de briser le siège. 
Le besoin est particulièrement aigu parce que jusqu’à présent, la réponse d’Israël n’a été que de réduire le blocus sur Gaza à une fraction infime. L’Union Européenne, l’ONU, d’innombrables groupes pour les droits de l’homme et le Comité international de
la Croix-Rouge ont tous dit qu’il était urgent de revenir à la libre circulation des biens et des personnes dans et hors de la Bande de Gaza. Ceci doit inclure les matériaux de construction qui font cruellement défaut pour aider à reconstruire les 17.000 maisons gravement endommagées lors des 3 semaines d’attaques, fin 2008-début 2009, qui ont fait plus de 1.500 morts, dont au moins 400 enfants.
« Rien n’a changé ici, » dit Amjad. « Simplement quelques produits de consommation de plus… mais 80% des gens continuent de dépendre de l’aide humanitaire. Il ne suffit pas d’exiger quelques réductions mineures de ce siège illégal. Mais nous sommes reconnaissants que le siège de Gaza ne soit pas oublié, et que notre peuple soit toujours dans l’esprit du monde. Ces actions de solidarité sont très importantes pour les Gazaouis, nous voyons que d’autres partagent avec nous les valeurs de justice et les principes des droits de l’homme. »
Lorsqu’on l’interroge sur le rôle de la communauté internationale à faire pression sur Israël, Amjad est plus critique : « Nous sommes vraiment désolés que la communauté internationale ne soit toujours pas réellement intervenue, ni qu'elle ait exercé de réelles pressions sur Israël pour qu’il lève le siège, ni pour une enquête internationale transparente et fiable sur les crimes israéliens contres les flottilles de la liberté.
Nous attendons donc toujours une pression internationale réelle de la part de la communauté internationale. Nous espérons qu’Israël n’utilisera pas ce silence pour commettre d’autres crimes contre le peuple palestinien et les humanitaires internationaux. »
Le bateau libyen a finalement été obligé d’accoster à El Arish, en Egypte, après qu’un mur de navires de guerre israéliens lui ait bloqué le passage vers Gaza. Mais ces tentatives et les autres missions prévues en septembre donnent du courage aux Palestiniens.
« Les gens ici ressentent de la reconnaissance pour ces internationaux qui essaient d’atteindre la plage de Gaza. C’est tellement important pour nous de savoir que d’autres peuples s’inquiètent de nous et nous soutiennent, » dit Mahfouz.

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pourISM

 

2 La plaque commémorative des martyrs des aides humanitaires à Gaza dévoilée.  

La plaque commémorative des martyrs de la "flottille de la liberté" été dévoilée, à Gaza, en présence du Premier ministre élu palestinien, Ismaël Haniyeh, et d'autres responsables palestiniens.
Sur la plaque, qui a été dévoilée, jeudi, à Gaza, les noms des 9 pacifistes turcs, tombés en martyrs, lors de l'attaque barbare des forces israéliennes contre le convoi d'aides humanitaires, à destination de Gaza, ont été gravés. Ismaël Haniyeh a rendu hommage au peuple et au gouvernement turcs, avant de qualifier de criminelle, l'attaque du régime sioniste, contre les convois d'aides humanitaires. Lors des cérémonies de dévoilement de la plaque commémorative, auxquelles assistait, aussi, un représentant de la Fondation de secours et d'aides humanitaires et des Droits de l'Homme de la Turquie, quelques personnes portaient des photos des martyrs du convoi de la liberté.

IRIB

16/07/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/98520-la-plaque-commemorative-des-martyrs-des-aides-humanitaires-%C3%A0-gaza-d%C3%A9voil%C3%A9e


b) Israël

1 Flottille pour Gaza: l'enquête interne de l'armée admet des erreurs

L'armée israélienne reconnaît, dans les conclusions de sa propre enquête interne, avoir commis des erreurs sérieuses lors de la préparation et l'exécution de l'assaut contre la flottille pour Gaza, qui a fait neuf morts fin mai, rapportent lundi les médias locaux.

Selon le rapport de 150 pages de la commission Eiland présenté dimanche au chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi, et qui doit être rendu public lundi après-midi, ces erreurs ont été commises «à tous les niveaux de commandement», affirme le quotidien Yediot Aharonot.

Les enquêteurs ont notamment conclu que la marine avait négligé la possibilité que les soldats rencontrent une résistance violente au cours de l'opération visant à empêcher la flottille de forcer le blocus de Gaza.

Des extraits vidéo de l'incident survenu le 31 mai montrent les membres du commando israélien pris physiquement à partie lors de leur abordage.

Les affrontements sur le navire amiral de la «Flottille de la liberté», le ferry turc Mavi Marmara, ont entraîné la mort de neuf militants pro-palestiniens turcs, et entraîné de nombreuses protestations dans le monde.

L'investigation de l'armée affirme aussi que ces violences auraient pu être mieux maîtrisées si la marine israélienne avait déployé davantage de troupes sur le pont du Mavi Marmara.

Toujours selon les médias israéliens, elle estime enfin que la collaboration entre les agences de renseignement et l'armée a été insuffisante dans la planification du raid, mais aussi que certaines informations étaient erronées.

Outre celle de l'armée, deux autres enquêtes israéliennes sont en cours. Une «commission publique indépendante» comprenant deux observateurs étrangers travaille sur les aspects juridiques, tandis que le contrôleur de l'État a annoncé le 15 juin l'ouverture de sa propre enquête.

Israël s'est opposé à la création d'une commission internationale.

L'État hébreu est actuellement confronté à une nouvelle tentative visant à briser le blocus maritime de la bande de Gaza.

Parti de Grèce, un bateau affrété par une association libyenne et chargé d'aide humanitaire fait route vers l'enclave palestinienne.

À la suite de l'incident du 31 mai, Israël a allégé son strict blocus contre Gaza

12-07

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/12/01-4297528-flottille-pour-gaza-lenquete-interne-de-larmee-admet-des-erreurs.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

2 Enquête israélienne sur la flottille: omissions et mensonges au menu .  

Au moment où la communauté internationale s'est dite confiante de la crédibilité israélienne de révéler les dessous de l'assaut meurtrier qui a fait neuf morts turcs à bord de la flottille de la liberté le 31 mai dernier, les Israéliens, eux, déplorent le recours insuffisant à la force contre les pacifistes!
Pour l'armée de l'occupation israélienne qui vient de publier lundi les conclusions de son enquête, il y a eu des "erreurs" lors de la planification et l'exécution du raid. "Des erreurs ont été faites dans le processus de décision, y compris à un échelon relativement supérieur", a admis le général de réserve Giora Eiland.  
Malgré ces "erreurs", l'équipe d'experts militaires n'a pas relevé de "négligences". "Ni moi, ni l'équipe d'experts n'ont découvert des omissions ou des négligences, mais certainement des erreurs ont été identifiées qui doivent être corrigées à l'avenir", a plaidé de son côté le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi.   
"Durant cette enquête, nous avons découvert qu'il y avait eu des erreurs professionnelles concernant à la fois la collecte de renseignements et le processus de décision", a déploré le général Eiland.
  L'investigation interne a notamment révélé que la coordination entre les services de renseignement de la marine et le contre-espionnage militaire avait été "insuffisante".
   Le pire c'est que les responsables de l'enquête se sont faits les avocats du diable! Alors que les morts étaient tous des pacifistes et qu'aucun soldat israélien n'a été tué en contrepartie, les commandos de la marine sont accusés d'avoir "sous-estimé" le niveau de "violence" des passagers du bateau turc, sans préparer de solution alternative pour faire face à la situation!
Pourtant, les images diffusées sur toutes les chaines télévisées du monde montrent clairement que la marine israélienne était armée jusqu'aux dents, alors que les pacifistes turcs ne possédaient que quelques bâtons pour se défendre.
Et de se féliciter de la réaction courageuse des soldats qui ont ouvert le feu et tué les neuf turcs!  "Nous sommes aussi parvenus à des conclusions très positives, en particulier sur la conduite courageuse et très professionnelle des commandos israéliens. Ils ont seulement utilisé la force quand leur vie était en péril immédiat", a prétendu le haut gradé.   
Pis encore, le rapport de 150 pages de la commission Eiland conclut que le recours à des tirs à balles réelles était "justifié", prétextant qu' "au moins une arme à feu" se trouvait à bord du Mavi Marmara avant l'abordage israélien.
Bref, "Israël" a présenté au monde sa propre version sur l'assaut, alors que deux autres enquêtes israéliennes sont en cours: On s'attend désormais à ce que les nouvelles conclusions attendues décorent "les héros" défenseurs de la patrie contre l'invasion turque!!

13/07/2010   
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146121&language=fr

3 Israël a défendu ce qu'il a considéré être  son droit à exercer des "représailles"
Devant le Comité des droits de l'homme à l'ONU, Israël a défendu ce qu'il a considéré être son droit à exercer des "représailles" contre tout navire ou cargo qui tenterait de "violer" le blocus imposé à la bande de Gaza.  
"Aucun navire ne peut violer ce blocus, que cela soit par des navires civils ou militaires, cela viole le blocus et dans ce cas se heurte à des représailles", a déclaré une responsable du ministère des Affaires étrangères israélien, Sari Rubinstein, devant le Comité réuni à Genève pour évaluer l'application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l'ONU.
"Le blocus est tout à fait légitime, au titre du droit international un blocus peut être imposé en mer", a insisté Rubinstein.  
Défendant l'assaut meurtrier qui avait empêché l'arrivée d'une première flottille d'aide fin mai, l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU à Genève, Aharon Leshno-Yaar, a prétendu que "sur les neuf morts (au cours de l'opération), sept avaient exprimé le souhait de mourir à bord de ces navires". 
"Ce ne sont pas des militants de la paix mais des messagers de la mort", a-t-il estimé. 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146271&language=fr

 

4 Kharroubi Habib : De simples erreurs.

Après avoir refusé avec morgue la constitution d'une commission d'enquête indépendante sur le raid meurtrier de la marine israélienne contre la flottille de la paix pour Gaza, dont Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, avait appelé à la création, les autorités de Tel-Aviv se sont essayées à donner le change en faisant diligenter deux enquêtes israélo-israéliennes.
 L'une, qui a été menée en interne dans l'armée par des militaires exclusivement. L'autre, confiée à des magistrats et des personnalités de l'Etat sioniste, dont «l'indépendance morale et le courage politique» ont été par avance encensés.
 La commission d'enquête de l'armée a rendu ses conclusions la semaine dernière. Sans surprise, elle a justifié le recours à la force qui a fait, pour rappel, 9 morts et de nombreux blessés parmi les humanitaires embarqués sur la flottille de la paix. Elle a tout au plus reconnu «des erreurs lors de la planification et de l'exécution du raid».
 L'ONG turque IHH, dont des membres ont été tués dans l'opération, a rejeté les conclusions de l'enquête militaire israélienne en estimant «qu'elles n'étaient bonnes qu'à mettre à la poubelle». Jugement que partage la majorité de l'opinion internationale, qui n'est pas dupe de l'objectif visé par les autorités israéliennes à travers leurs enquêtes en interne.
 Il n'est pas dans l'intention de Tel-Aviv de faire la lumière sur le raid sanglant de la marine israélienne, encore moins de soumettre à critique les raisons politiques qui ont conduit à la décision de le lancer. Sur le principe même du raid, il y a eu consensus entre les establishments civil et militaire. La mystification par les deux enquêtes israéliennes consiste à entretenir l'illusion que l'Etat hébreu, «démocratique et respectueux du droit», est apte à diligenter des enquêtes sur ses propres fautes. L'enquête militaire ayant déduit qu'il n'y a eu que des «erreurs», le commandement de l'armée israélienne annoncera sans aucun doute «des sanctions» contre quelques officiers subalternes. Mais ce tour de passe-passe laisse entier le fond du problème, qui est que le raid sanglant contre la flottille de la paix est illégal, injustifiable et la décision politique dont il est la conséquence, criminelle et ses auteurs passibles de la justice internationale. Ce que
la Turquie, dont les citoyens ont été assassinés, soutient et réclame.
 Refermer au plan international le dossier du raid israélien sous prétexte que l'Etat hébreu a fait ses propres enquêtes et désigné quelques lampistes pour des sanctions «administratives», confortera ses dirigeants dans la certitude qu'ils sont intouchables et au-dessus des lois internationales.
 Une certitude qui leur a fait commettre sans le moindre questionnement des crimes contre l'humanité et leur donnera argument pour en perpétrer d'autres à l'avenir.

Kharroubi Habib :

Mardi 20 juillet 2010

Source : Le Quotidien d'Oran
http://www.lequotidien-oran.com/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Kharroubi_Habib.200710.htm


4-2 Nouvelle actions

1 Israël décidé à empêcher une nouvelle tentative de briser le blocus de Gaza
Alors qu’un nouveau bateau parti de Grèce et affrété par la Libye doit se rendre dans la bande de Gaza pour y livrer du matériel humanitaire, les responsables israéliens ont manifesté dimanche leur détermination à l’empêcher d’y parvenir.
Une flottille internationale transportant du matériel humanitaire pour Gaza avait été arraisonnée le 31 mai dans les eaux internationales par la marine israélienne lors d’une prise d’assaut au cours de laquelle neuf Turcs avaient été tués.
Après le tollé suscité par ce raid, Israël a assoupli le strict blocus imposé à la bande de Gaza depuis juin 2007. Le gouvernement Israélien n’en reste pas moins strict sur le filtrage des convois. "Israël nepermettra pas au bateau de décharger sa cargaison directement au port de Gaza", a mis en garde à la radio publique, un ministre du Likoud, le parti du chef du gouvernement Benjamin Nétanyahou.Pour ce ministre, un tel précédent "aurait des conséquences très graves d’un point de vue sécuritaire", pour Israël, l’ouverture du port de Gaza pouvant permettre, selon lui d’introduire massivement des armes dans la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas.
De son côté le ministre de la défense Ehud Barak a qualifié la nouvelle tentative de briser le blocus de "provocation superflue". "Nous conseillons aux organisateurs de cet envoi de se laisser escorter par les bateaux de la marine de guerre au port (israélien) d’Ashdod ou de se rendre directement au port (égyptien) d’Al-Arich" a-t-il ajouté.
La confusion régnait dimanche sur la destination du navire après qu’Israël eut affirmé être parvenu, par la voie diplomatique, à l’empêcher de parvenir à Gaza. Athènes a en effet dit avoir reçu des assurances de
la Libye que le cargo se rendrait finalement en Egypte, mais un responsable de l’association libyenne à l’initiative du projet a indiqué que le navire, qui bat pavillon moldave, maintenait le cap sur Gaza.
11 juillet

http://www.aloufok.net/spip.php?article2145 

 

2 Des mauritaniennes tentent de briser le blocus israélien sur la Bande de Gaza.

Une délégation composée essentiellement de femmes mauritaniennes a quitté Nouakchott, hier pour se rendre dans la Bande de Gaza, dans une nouvelle tentative pour briser le blocus israélien.

Ce convoi humanitaire est organisé par le Ribat El Watani pour le soutien du peuple palestinien dont le leader Mohamed Ghoulam Ould Hadj Cheikh, avait participé récemment dans une flottille de la liberté prise pour cible par l’armée israélienne et qui avait suscité de vives condamnations à travers le monde entier.
Ce nouveau convoi est conduit par la sénatrice du parti Tawassoul, Yaye N’daw Coulibaly et comprend d’autres femmes très influentes dans le pays tels que
la Présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille, Aminetou Mint Mokhtar, la vice-présidente du Conseil National du parti Tawassoul et bien d’autres.
Il transporte à son bord des vivres, des médicaments ainsi que des habits pour les femmes et les enfants de la bande de Gaza.
La délégation entrera dans le territoire palestinien par le canal de Rafah en Egypte dans les prochains jours. Une situation qui intervient avec la décision prise par les autorités égyptiennes d’ouvrir le canal dans deux directions pour une durée illimitée

16-07-2010

Source : Gps.mr

 

3 Un navire humanitaire malaisien en route vers Gaza.

Un navire acheminant des aides humanitaires du Croissant rouge de Malaisie fait route vers Gaza.

Selon l'Agence de presse des Non-alignés, Bahri Mansour qui est chargé d’organiser cet acheminement, a expliqué que cette flottille transporte plus d'un million sept cent mille ringgits d’aides du peuple malaisien aux Palestiniens de Gaza.
"Ces aides comprennent des organes artificiels, des médicaments, des équipements de bloc opératoire et des fournitures scolaires.", a déclaré le responsable de ce bateau humanitaire malaisien.
Une conférence intitulée «Briser le Siège de Gaza dans l'esprit des deux navires humanitaires Rachel Corrie et Mavi Marmara" s’est ouverte à Kuala Lumpur, le dimanche 11 Juillet 2010.
Le chargé d'Affaires de la république Islamique d’Iran en Malaisie, Mohammad-Reza Dowlatabadi Shams représente l'Iran lors de cette conférence.
La « Perdana Global Peace Organization », une organisation non-gouvernementale malaisienne, est dirigée par Mahathir Mohamad, ancien premier ministre du pays, à l’initiative de cette conférence.
La" Perdana Global Peace Organization " a récemment financé trois navires, dont l'un était le Corrie Rachel, transportant des fournitures médicales et de matériaux de construction pour faire partie de la flottille à destination de Gaza.

Téhéran.Irna. 12 Juillet 2010.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-98/1007129140100722.htm

 

4 Le cargo libyen "Amalthéa" 

Le cargo libyen qui cherche à gagner Gaza était immobilisé par une panne et toujours sous étroite surveillance israélienne dans la nuit de mardi à mercredi, tandis que sa destination restait incertaine, Gaza ou l’Egypte, selon des informations contradictoires.
Le directeur exécutif
la Fondation Kadhafi, qui a affrété le navire, a confirmé à l’AFP depuis Tripoli que l’Amalthéa était immobilisé par une panne de moteur.
Selon la sécurité égyptienne, l’Amalthéa est attendu mercredi dans le port égyptien d’Al-Arich, une annonce qui écarterait le risque de confrontation avec la marine israélienne, qui menaçe de l’intercepter au cas où il forcerait le blocus maritine du territoire palestinien.
"Le bateau d’aide libyen arrivera demain matin au port d’Al-Arich, où il a reçu l’autorisation des autorités égyptiennes pour décharger sa cargaison", a affirmé un responsable des services de sécurité égyptiens à l’AFP sous couvert de l’anonymat. Et selon un officiel israélien, le capitaine cubain du cargo a consenti à changer de route et semblait se diriger vers Al-Arich, où les autorités israéliennes lui avaient demandé d’accoster.
La marine israélienne continuait cependant à surveiller le cargo libyen pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une manoeuvre, a ajouté cet officiel.
Mais depuis Tripoli,
la Fondation Kadhafi a démenti que le cargo d’aide qu’elle a affrété soit attendu en Egypte, et réaffirmé que le navire maintenait le cap vers le port de Gaza. "Le cargo ne se dirige pas vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Il maintient le cap vers Gaza", a déclaré mardi soir à l’AFP Youssef Sawan, directeur exécutif de la Fondation, assurant que l’Almathea "ne changera pas de direction".
Toutefois, Youssef Sawan a reconnu un peu plus tard que l’Almathéa était stoppé par une panne moteur. "En raison de la panne, le cargo avançait lentement. Mais maintenant, il est à l’arrêt. La marine israélienne nous empêche de bouger", a ajouté M. Sawan. "Huit navires de guerres israéliens encerclent maintenant le cargo et l’empêche d’avancer vers Gaza", a déclaré le responsable libyen.
Selon lui, "il y a réellement une menace" de la part des navires israéliens.
Youssef Sawan a cependant ajouté que les communications étaient "brouillées avec le navire".
En fin de soirée, la radio publique israélienne, qui écoute les communications entre le cargo et la marine israélienne, avait annoncé que l’Amalthéa avait jeté l’ancre en raison d’une panne de moteur.
"Je peux vous dire que mon moteur principal est hors de service, nous sommes tous en train de travailler pour le réparer", a indiqué une voix retransmise par la radio, apparemment celle du capitaine cubain.
La fondation Kadhafi avait auparavant fait état d’un ultimatum israélien pour que l’Amalthea change de route avant mardi minuit (21H00 GMT).
Israël a seulement "adressé (au navire) une clarification sur ce qu’il savait déjà, à savoir qu’il ne peut pas aller à Gaza", a démenti un porte-parole militaire israélien.
"La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime", a par ailleurs confirmé l’armée.
Parti samedi soir de Grèce, le cargo Amalthéa devait accoster mercredi matin à Gaza.
Selon
la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l’Amalthéa est "chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments".
Outre 12 membres d’équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l’agent maritime de l’Amalthéa.

(Mercredi, 14 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 10h15)

***

a "Amalthéa" Des navires de guerre israéliens se positionnent autour, selon Tripoli.

Des navires de guerre israéliens entouraient mardi soir le cargo d’aide libyen qui se dirigeait vers la bande de Gaza, a indiqué à l’AFP le directeur exécutif la Fondation Kadhafi qui a affrété le navire.
Le cargo d’aide libyen en route pour Gaza est attendu mercredi en Egypte, selon la sécurité égyptienne, une annonce qui paraissait écarter le risque de confrontation avec la marine israélienne, qui menaçait d’intercepter le bateau au cas où il aurait forcé le blocus maritine du territoire palestinien.
"Le bateau d’aide libyen arrivera demain matin au port d’Al-Arich, où il a reçu l’autorisation des autorités égyptiennes pour décharger sa cargaison", a affirmé un responsable des services de sécurité égyptiens à l’AFP sous couvert de l’anonymat.
Selon un officiel israélien, le capitaine cubain du cargo Amalthéa avait consenti à changer de route et semble se diriger vers le port égyptien d’Al-Arich, où les autorités israéliennes lui avaient demandé d’accoster.
Toutefois, selon
la Fondation Kadhafi pour Gaza, qui a affrété le cargo, l’Amalthéa se dirigeait toujours vers Gaza mardi soir.
"Le navire se dirige toujours vers Gaza et ne changera pas de direction", a déclaré à l’AFP le directeur exécutif de
la Fondation, Youssef Sawan, qui a ajouté que les communications étaient "brouillées avec le navire".
La Fondation Kadhafi a réitéré cette affirmation après l’annonce de source égyptienne que le navire irait à Al-Arich.

(Mercredi, 14 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 05h45)

***

b "Amalthéa" Les organisateurs ont refusé d’obtempérer à l’injonction de la marine israélienne.

L’"Amalthéa" a demandé mardi l’autorisation d’accoster en Egypte, selon un responsable égyptien, mais les organisateurs de la mission, eux, affirmaient qu’il restait en route pour le territoire palestinien.
La marine israélienne a ordonné dans la journée au bateau Almathea, rebaptisé Espoir, de se dérouter vers le port égyptien d’El Arich, mais son commandant a refusé d’obtempérer.
Un responsable égyptien a annoncé que le bateau avait reçu l’autorisation d’accoster au port d’El Arich, d’où les autorités permettraient à ses passagers et à sa cargaison médicale de gagner la bande de Gaza via le point de passage de Rafah.
"Il n’y a pas de coordination à l’heure actuelle avec le bateau et nous ne savons pas quelle sera sa destination finale", a-t-il ajouté.
Le navire sous pavillon moldave, qui avait appareillé samedi de Grèce, est affrété par la fondation caritative libyenne présidée par Saïf al Islam, fils du colonel Mouammar Kadhafi.
Chargé de 2.000 tonnes de vivres et de médicaments, l’Amalthea compte à son bord 12 membres d’équipage et une dizaine de militant propalestiniens. Selon son affréteur, le navire se conforme aux règlements maritimes internationaux.
Selon une porte-parole de l’armée israélienne, le bateau se trouvait
160 km au large de Gaza mardi matin.
Les organisateurs libyens ont refusé d’obtempérer à l’injonction de la marine israélienne.
"Le navire fait toujours route vers Gaza et aucune décision n’a été prise pour qu’il change de cap", a déclaré à Reuters Youssef Saouani, le dirigeant de la fondation, par téléphone de Tripoli.
"Le bateau a reçu un ultimatum des Israéliens nous enjoignant de quitter la zone d’ici ce soir. Nous ne le ferons pas. Toute autre information est une tentative de désinformation et de volonté d’imposer un scénario qui convient aux Israéliens", a-t-il ajouté.
La marine israélienne a déclenché des préparatifs et des actions en vue de stopper le navire libyen, a fait savoir l’armée tout en précisant qu’il n’y avait pas eu abordage pour le moment.
Auparavant, elle avait annoncé que la marine avait engagé "un processus de communication" pour dissuader l’Amalthea de poursuivre sa route vers le territoire palestinien soumis au blocus maritime d’Israël.
La chaîne de télévision qatarie Al Djazira a rapporté qu’Israël avait donné jusqu’à minuit (21h00 GMT) au commandant du navire pour changer de cap ou s’exposer à un abordage, mais un porte-parole militaire israélien a démenti l’existence d’un tel ultimatum.

(Mardi, 13 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 23h45)

 

 

c "Amalthéa" : Le propriétaire du navire affirme qu’il ne cèdera pas aux pressions.

Israël se dit prêt à intercepter un cargo d’aide libyen en route pour Gaza si le bateau tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien, six semaines après l’arraisonnement d’une flottille humanitaire internationale.
Les autorités israéliennes ont lancé un ultimatum au navire, affrété par
la Fondation Kadhafi pour Gaza, pour qu’il se détourne de son cap avant mardi minuit (21H00 GMT). "Les autorités israéliennes nous ont donné jusqu’à ce soir minuit pour changer de direction vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec leur marine de guerre", a déclaré à l’AFP un représentant de la Fondation libyenne à bord, Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire.
Selon M. Zwei, le capitaine du cargo a répondu "que la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse".
"La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime", a confirmé une porte-parole de l’armée à Jérusalem, en précisant qu’un contact radio avait été établi avec le bateau libyen.
A la mi-journée, le cargo Amalthéa, parti samedi soir de Grèce, était à 130 milles marins (près de
240 km) de la bande de Gaza, où il devait accoster mercredi matin.
"Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation", a expliqué M. Zwei.
Selon
la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, l’Amalthéa est "chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments".
Outre les 12 membres d’équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l’agent maritime de l’Amalthéa.
Ces derniers jours, Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l’Egypte mais a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza.
L’Etat hébreu, qui a dénoncé "une provocation superflue", espère prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza.
Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de "briser" le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.
Selon
la Fondation Kadhafi, les pressions se sont accentuées mardi sur le propriétaire grec et le capitaine de l’Amalthéa afin de les pousser à changer de route.
"
La Fondation a reçu une lettre de la compagnie propriétaire du navire confirmant les pressions exercées sur eux", a affirmé l’organisation sur son site internet, sans préciser la nature ou l’origine de ces pressions.
"Le propriétaire du navire a affirmé qu’il ne cèdera pas aux pressions, tout en notant qu’il n’avait pas l’intention d’entrer dans une confrontation", a souligné
la Fondation qui a appelé toutes les parties "à permettre au navire d’atteindre sa destination finale".
Les Israéliens, qui veulent escorter le bateau libyen dans leur port d’Ashdod (sud) pour y décharger sa cargaison, disent craindre l’importation massive d’armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza.

(Mardi, 13 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 19h00)

***

d Amalthéa" : Ultimatum israélien pour mardi minuit.

L’armée israélienne se prépare à stopper un cargo d’aide libyen, affrété par la Fondation Kadhafi pour Gaza, si celui-ci tente de forcer le blocus maritime du territoire palestinien, a indiqué mardi une porte-parole militaire.
"La marine a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime", a déclaré à l’AFP la porte-parole en précisant que l’armée israélienne a "pris contact" avec le bateau libyen.
Selon un représentant de la fondation libyenne à bord du cargo, les autorités israéliennes ont donné jusqu’à mardi minuit au navire pour changer de cap, lors d’un contact radio. "Les autorités israéliennes nous ont donné jusqu’à ce soir minuit pour changer de direction vers le port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, elles menacent d’intercepter le bateau avec sa marine de guerre", a indiqué à l’AFP Machallah Zwei, joint par téléphone satellitaire.
Selon M. Zwei, le commandant du cargo a répondu "que la question va être étudiée par les responsables du navire avant de donner une réponse".
A la mi-journée, le bateau était à 130 milles marins (près de
240 km) de la bande de Gaza et devait accoster mercredi matin, avait précisé un peu plus tôt M. Zwei.
"Nous avons expliqué aux autorités israéliennes que notre destination initiale était Gaza et que nous n’étions pas là pour faire de la provocation".
"Nous avons également précisé que nous ne transportions que des produits alimentaires et des médicaments et nous leur avons demandé de nous laisser décharger notre cargaison à Gaza", avait ajouté M. Zwei.
Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo Amalthéa détourne sa route vers l’Egypte mais a averti qu’il l’arraisonnerait s’il maintenait le cap sur Gaza. Le 31 mai dernier, la marine israélienne avait intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de "briser" le blocus israélien de Gaza, une opération qui avait entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.

 par La Rédaction

(Mardi, 13 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 16h15)

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article2158

 

e "Amalthéa" Garde le cap sur Gaza.

Malgré les mises en garde de l’armée israélienne, qui menace de l’intercepter, le cargo libyen affrété par la Fondation Kadhafi et chargé d’aide humanitaire ne s’était toujours pas détourné mardi 13 juillet, quelques heures avant la fin d’un ultimatum fixé par Israël.
En début de soirée, un responsable égyptien avait affirmé que le bateau avait demandé le droit de changer de direction et que l’Egypte l’avait autorisé à accoster au port d’Al-Arich au lieu du port de Gaza, ajoutant que son pays permettrait aux passagers et à la cargaison médicale du bateau d’entrer dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah. Une information confirmée mardi soir par un officiel israélien qui avait cependant précisé que la marine de guerre israélienne allait continuer à surveiller le cargo pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une ruse.
Finalement, peu avant 22 heures, heure de Paris, Youssef Saouani, dirigeant de la fondation Kadhafi, a affirmé, depuis Tripoli en Libye, que le navire faisait "toujours route vers Gaza" et qu’"aucune décision n’avait été prise pour qu’il change de cap". "Le bateau a reçu un ultimatum des Israéliens nous enjoignant de quitter la zone d’ici ce soir. Nous ne le ferons pas", a-t-il ajouté.

(Mardi, 13 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 22h20) 

***

f 10 "Amalthéa" : à 80 milles de Gaza.

Le cargo d’aide pour Gaza, immobilisé plusieurs heures dans la nuit de mardi à mercredi, a repris sa route en milieu de journée mercredi. Il se trouverait à 60 milles du port égyptien d’Al-Arich et à 80 milles de Gaza.
Après plusieurs heures d’immobilisation due à une panne de moteur dans la nuit de mardi à mercredi, le cargo d’aide libyen pour Gaza a repris sa route en milieu de journée mercredi, tandis que les versions israélienne et libyenne divergeaient au sujet de sa destination finale.
Une source au sein de l’armée israélienne a ainsi indiqué que le navire semblait se diriger vers le port égyptien d’Al-Arich. Autre version du côté libyen : un responsable de
la Fondation Kadhafi, qui a affrété le navire, a pour sa part affirmé qu’il maintenait son cap vers Gaza.
« La cargo a repris sa route, mais difficilement. Des navires militaires israéliens tentent de lui barrer la route et de le dévier loin des côtes de Gaza », a déclaré Youssef Sawan, directeur exécutif de
la Fondation, affirmant que le navire était « à trois heures de Gaza ». « Les Israéliens nous ont donné le choix : rebrousser chemin ou nous rendre au port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, ils menacent de recourir à la force et d’escorter le bateau vers le port israélien d’Ashdod », a-t-il ajouté.
Les autorités israéliennes semblent en effet bien décidées à empêcher le navire de violer le blocus de Gaza. « Nous continuons de surveiller le navire, il n’ira pas à Gaza », a affirmé la source militaire israélienne, alors que le bateau se trouverait dans les eaux internationales, à 60 milles du port égyptien d’Al-Arich et à 80 milles de Gaza.
Selon un responsable militaire cité mercredi par le quotidien israélien Maariv, les forces navales ne s’attendent toutefois pas à rencontrer de difficultés avec les 21 personnes à bord du cargo - 12 membres d’équipage, huit militants pro-palestiniens et un journaliste -, mais sont prêtes à toute éventualité. « Si nos soldats rencontrent des difficultés, ils n’hésiteront pas à faire usage de la force », a-t-il assuré.
L’Amalthéa est « attendu mercredi dans le port d’Al-Arich, où il a reçu l’autorisation des autorités égyptiennes pour décharger sa cargaison », a affirmé sous couvert de l’anonymat un responsable des services de sécurité égyptiens . D’après un officiel israélien, le capitaine cubain du cargo aurait en effet consenti à changer de route et à se diriger vers Al-Arich.
Mais depuis le départ du navire samedi d’un port grec,
la Fondation Kadhafi affirme de son côté que le navire, qui est « chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments », se rendra bien à Gaza.
Israël a déployé ces derniers jours d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen se déroute vers l’Egypte et a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza. L’Etat hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », espère ainsi prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza.
Le 31 mai, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier.

(Mercredi, 14 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 14h00)

***

h 11 L’Amalthéa serait reparti en direction de Gaza

La plus grande confusion règne autour de la destination du cargo d’aide libyen qui cherche à gagner Gaza. Immobilisé mercredi matin en raison d’une avarie moteur, le navire aurait repris sa route vers Gaza, tandis que des navires de la marine israélienne tentaient de lui barrer la route, selon la Fondation Kadhafi qui a affrété le bateau.
"La cargo a repris sa route mais difficilement. Des navires militaires israéliens tentent de lui barrer la route et de le dévier loin des côtes de Gaza", a déclaré Youssef Sawan, directeur exécutif de
la Fondation, affirmant que le navire était "à trois heures de Gaza". "Les Israéliens nous ont donné le choix : rebrousser chemin ou nous rendre au port (égyptien) d’Al-Arich. Sinon, ils menacent de recourir à la force et d’escorter le bateau vers le port israélien d’Ashdod", a-t-il ajouté.

(Mercredi, 14 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 11h15)

***

i "Amalthéa" Aurait demandé à accoster en Egypte

"Amalthéa", le bateau affrété par la Libye et chargé d’aide humanitaire pour la bande de Gaza aurait demandé et obtenu l’autorisation d’accoster en Egypte, annonce un responsable égyptien.
"L’Egypte a donné au bateau libyen l’autorisation d’accoster au port d’El Arich au lieu du port de Gaza", a dit le responsable, ajoutant que son pays permettrait aux passagers et à la cargaison médicale du bateau d’entrer dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah.
Dans la journée, la marine israélienne avait ordonné au bateau, baptisé Espoir, de se dérouter vers d’El Arich, mais son commandant avait refusé d’obtempérer. L’enclave palestinienne de Gaza est soumise à un blocus maritime d’Israël.
Le navire, qui a appareillé samedi de Grèce, est affrété par la fondation caritative libyenne présidée par Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

(Mardi, 13 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 21h55)

 

j Amalthéa" est arrivé en Egypte

Le bateau d’aide humanitaire pour Gaza affrété par la Libye a pénétré mercredi 14 juillet soir dans le port égyptien d’Al-Arich après avoir été amené par la marine israélienne à se détourner de l’enclave palestinienne, a annoncé un responsable égyptien.
La mise à quai du cargo devrait s’achever dans la soirée et sa cargaison commencera d’être débarquée, a déclaré le capitaine Gamal Abdel Maqsoud, responsable de l’activité portuaire.
"Les fournitures médicales et les passagers entreront à Gaza par le poste frontalier de Rafah, tandis que les vivres entreront par le point de passage d’Aoudja", a-t-il ajouté.
Selon la fondation Kadhafi, l’Amalthéa est "chargé de deux mille tonnes d’aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments". Outre douze membres d’équipage de diverses nationalités, neuf personnes (six Libyens, un Nigérien, un Marocain et un Algérien) sont à bord, selon l’agent maritime de l’Amalthéa.
Jusqu’alors, la plus grande confusion régnait autour de la destination du cargo qui cherchait, à l’origine, à gagner Gaza. "Nous sommes déterminés à nous diriger vers Gaza", affirmait plus tôt dans l’après-midi Machallah Zwei, un représentant de la fondation Kadhafi qui se trouve à bord.
Il y aurait eu des désaccords entre les 12 membres d’équipage engagés pour cette mission et la dizaine de militants propalestiniens embarqués à bord. Ces divergences expliquent sans doute l’incertitude de ces douze dernières heures quant à la destination finale du navire.
Ces derniers jours, Israël a déployé d’intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen détourne sa route vers l’Egypte, mais a averti qu’il n’hésiterait pas à l’arraisonner s’il maintenait le cap sur Gaza.
La fondation Khadafi avait fait état d’un ultimatum israélien pour que l’Amalthéa change de route avant mardi 13 juillet minuit (22 heures à Paris). Une information démentie par l’armée israélienne, qui dit avoir seulement "adressé [au navire] une clarification sur ce qu’il savait déjà, à savoir qu’il ne peut pas aller à Gaza". "La marine israélienne a commencé des préparatifs pour arrêter le navire s’il tente de violer le blocus maritime", avait par ailleurs confirmé mardi l’armée.
"Le cargo a repris sa route mais difficilement. Des navires militaires israéliens tentent de lui barrer la route et de le dévier loin des côtes de Gaza", déclarait mercredi en début de matinée Youssef Sawan, directeur exécutif de
la Fondation Khadafi, affirmant que le navire était "à trois heures de Gaza". "Les Israéliens nous ont donné le choix : rebrousser chemin ou nous rendre au port [égyptien] d’Al-Arich. Sinon, ils menacent de recourir à la force et d’escorter le bateau vers le port israélien d’Ashdod", a-t-il ajouté.
Le 31 mai, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s’efforçait de "briser" le blocus israélien, une opération qui a entraîné la mort de neuf militants turcs propalestiniens, soulevant un tollé international. Les Israéliens disent craindre l’importation massive d’armes et de matériel de guerre pour justifier leur blocus maritime de Gaza.

(Mercredi, 14 juillet 2010 - Avec les agences de presse, 21h50)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



25/07/2010

n° 541 - Journal de la Lutte pour la libération de la Palestine - 02- 07 au 25-07 - Début - Israël inaugure l'assassinat télécommandé : Il s’appelle Repère et Tire

n° 541  - Journal de la Lutte pour la libération de la  Palestine - 02- 07 au 25-07  - Début - Israël inaugure l'assassinat télécommandé : Il s’appelle Repère et Tire.



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de la Lutte pour la libération de la  Palestine

n° 541 - du 02- 07 au 25-07                                                                                                        C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Mouna Hachim : Propagande pro-israélienne, désinformation et autres sophismes.

"Coupole de fer" : la plus grande aide militaire américaine à Israël

Jonathan Cook : Israël inaugure l'assassinat télécommandé : Il s’appelle Repère et Tire.

Gaz Naturel. Israël s’accaparera des réserves de importante découverte en Méditerranée.

Selim Saheb Ettaba: Le village d’al-Walajah, en Cisjordanie, redoute d’être emmuré.

Les autorités de l’occupation diminuent la nourriture des captifs palestiniens.

"Prends l'initiative.... AlAqsa est en danger" 

Paroles & actions du président cette semaine ...

La grande complicité : Obama va à Canossa.

L’administration Obama : Israël a le droit à des capacités nucléaires à des fins de dissuasion

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02- 07 au 25-07 : Peuple Palestinien : 7 tués   -  21 blessés

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Tiré a part

Mouna Hachim : Propagande pro-israélienne, désinformation et autres sophismes.

Que la propagande militaire israélienne tente de justifier l’injustifiable est une chose mais il est inadmissible que des médias si prompts à donner des leçons de déontologie par ailleurs, nous assènent avec ce que les Grecs appelaient Argumentum ad baculum, soit la raison du plus fort, accordant exagérément la parole aux Israéliens qui se servent de fausses preuves fabriquées par leur machine de propagande

Nous savions déjà qu’Israël était un Etat au-dessus des lois, capable de violer impunément toutes les règles du droit international ; de coloniser, bombarder, assiéger, affamer des populations civiles ; d’exercer sans risque majeur – sauf sur le plan de l’image ! un acte de piraterie dans les eaux internationales en criblant de balles des humanitaires… Ce que nous refusions d’accepter comme réalité, pourtant sans cesse imposée, c’est l’alignement manifeste sur la thèse israélienne d’une certaine presse occidentale qui a perdu là une belle occasion, si ce n’est de se réconcilier avec l’éthique journalistique, du moins de se taire.

Devant l’énormité de l’acte perpétré et le symbolisme que représentait cette flottille internationale pour la liberté, il nous semblait pourtant que les commentaires seraient emprunts, à défaut d’objectivité, d’un peu de décence. Ce serait faire preuve d’angélisme pour quiconque ayant suivi le massacre perpétré l’an dernier à Gaza, ainsi que cette couverture médiatique qui parvient en toutes circonstances à transformer le bourreau en victime. Et inversement.

C’est ainsi que nous avons pu observer quelques médias endossant l’uniforme de propagandistes et faussaires de l’information, resservant la même gamme de raisonnements fallacieux, visant à manipuler habilement la pensée. Notre esprit ne peut qu’être frappé par ces procédés rhétoriques utilisés depuis l’Antiquité grecque par les sophistes, ces influents orateurs et penseurs maudits davantage préoccupés par la persuasion de leur auditoire que la recherche de la vérité, dénoncés en ce sens par le philosophe Aristote dans ses « Réfutations sophistiques ». Parmi les plus courantes techniques de désinformation se trouve l’omission. Elle consiste à mettre de côté l’information pertinente pour induire un regard déformé de la réalité. Exemple dans le cas de figure qui nous intéresse : le black-out sur le caractère illégal du raid israélien qui constitue un acte de piraterie violant le droit maritime, la flottille étant située en zone internationale au moment de l’agression. On est loin du traitement politique, médiatique et juridique réservé aux pirates somaliens – qui n’ont pourtant jamais tué leurs otages – dont le premier procès en Europe s’est ouvert le 25 mai 2010 au tribunal de Rotterdam.

Ce détournement de l’attention englobe également le pourquoi de cette situation, le blocus immoral imposé à la population de Gaza, la poursuite de la colonisation dans les Territoires occupés... Si l’on ne peut cacher le retentissement du fait lui-même, un autre procédé viendra en atténuer la portée. C’est le glissement sémantique, consistant à remplacer une expression par une autre pour la vider de son contenu émotionnel et la délester de tout son sens. Parmi ces euphémismes employés volontairement ou inconsciemment et qui sont à mettre dans la même catégorie que les fameux « dégâts collatéraux », « frappes chirurgicales », « pression physique modérée » et autres « techniques d’interrogatoire » : il s’agit d’ »intercepter la flottille » au lieu de la « prendre d’assaut » ; « arrêter les passagers » plutôt que les « kidnapper » ; « expulser » à la place de « libérer »…

Le procédé inverse est également utilisé pour alourdir le sens et ternir l’image. Ainsi, l’adjectif « humanitaire » est soigneusement évité pour être remplacé par l’insidieux « activistes pro-Palestiniens ». Tant pis pour les ONG internationales, pour le prix Nobel, pour les députés européens, pour le rescapé de la Shoah qui font tous partie du convoi. La flottille humanitaire nous dit une certaine presse est préparée par une ONG islamiste turque, proche du Hamas « qui contrôle Gaza ». Le mot terroriste n’a pas besoin d’être étalé. L’impact subliminal a déjà produit son effet par le biais de procédés cognitifs faisant appel à la peur.

Cette diabolisation de l’Autre qui réveille les préjugés des interlocuteurs atteint son summum quand on signale sournoisement au milieu d’une phrase « Le Hamas dont la charte ne reconnaît pas l’Etat d’Israël ». Outre le fait que les leaders de ce mouvement se sont dits prêts à reconnaître Israël dans les frontières de 1967, pourquoi oublie-t-on de spécifier dans un souci d’équilibre que la charte du Likoud ne reconnaît pas non plus à la Palestine le droit à l’existence, stipulant que « le gouvernement israélien rejette catégoriquement la création d’un Etat arabo-palestinien à l’ouest de Jourdain ».

Mais revenons à notre flottille et à cette conclusion excessive qui a fait parler certains médias d’armes à bord et laissons la parole au témoignage significatif de l’écrivain suédois Henning Mankell : « Au bout d’un moment, un soldat cagoulé est venu nous dire qu’ils avaient découvert des armes. Et ce parfait crétin est arrivé avec mon rasoir et un cutter qu’il avait trouvé dans la cuisine. Puis il a déclaré qu’il devait nous emmener avec lui, car nous étions des ‘‘terroristes’’ ».

Que la propagande militaire israélienne tente de justifier l’injustifiable est une chose mais il est inadmissible que des médias si prompts à donner des leçons de déontologie par ailleurs, nous assènent avec ce que les Grecs appelaient Argumentum ad baculum, soit la raison du plus fort, accordant exagérément la parole aux Israéliens qui se servent de fausses preuves fabriquées par leur machine de propagande. Ainsi, le commando aurait été attaqué par des activistes armés de gourdins. N’attendez pas qu’on spécifie que l’équipage de la flottille aurait été en tout état de cause dans une situation de légitime défense. Par un incroyable tour de passe-passe, les rôles sont inversés et le mot vertueux, lancé : la sécurité d’Israël. En phase avec cette logique absurde, la communauté internationale demande à ce pays de mener une « enquête impartiale », ce qui en droit commun reviendrait à demander à un assaillant qui s’est infiltré dans une maison et tué quelques personnes au passage de mener sa propre enquête. La boucle est ainsi bouclée.

Le dramaturge de l’absurde Eugène Ionesco écrivait : « Prenez un cercle, caressez-le, il finira par devenir vicieux ». Jusqu’à quand le monde continuera à alimenter, par sa malsaine partialité cette infernale spirale, à prendre au sérieux sa propre hypocrisie, à se complaire dans sa cécité ?

Mouna Hachim

Source : L’économiste - Quotidien marocain d’information

 

"Coupole de fer" : la plus grande aide militaire américaine à Israël.

Le secrétaire d’Etat adjoint américain, chargé des affaires politiques et militaires, André Shapiro, a affirmé que l’administration Obama a octroyé la plus grande aide militaire à Israël jamais réalisée dans l’histoire des relations Washington-Tel-Aviv. "Il s’agit d’une aide de 30 milliards de dollars étalée sur 10 ans. Fait partie de cette aide, une participation au développement du site anti-missiles baptisé "coupole de fer", pour intercepter les missiles à courte portée, avec un coût de 2,5 milliards de dollars.", a-t-il fait savoir, avant d’affirmer que le soutien des Etats-Unis à Israël et à sa sécurité fait, désormais, partie des engagements de Washington.

 17/07/2010

RIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/98582-qcoupole-de-ferqn-la-plus-grande-aide-militaire-americaine-a-israel

Jonathan Cook : Israël inaugure l'assassinat télécommandé : Il s’appelle Repère et Tire.

Il s’appelle Repère et Tire. (‘Spot and Shoot’). Des opérateurs sont assis devant un écran de télévision à partir duquel ils peuvent contrôler l'action avec une manette de style PlayStation.
Le but : tuer.
Manié par : des jeunes israéliennes qui font leur service militaire.
Repère et tire, comme l’appelle l'armée israélienne, peut ressembler à un jeu vidéo, mais les silhouettes sur l'écran sont de vraies personnes - les Palestiniens de Gaza - qui peuvent être tués par la pression d'un bouton sur la manette.

Des femmes soldats, situées loin de là dans une salle d’opération, ont la responsabilité de cibler et d’actionner les tirs des mitrailleuses télécommandées installées sur des tours de guet tous les quelques mètres le long de la grille électronique qui encercle Gaza.
Le système est l’un des derniers dispositifs d' « assassinat à distance » développé par
la Compagnie israélienne d’armement Rafael, l’ancienne division de la recherche en armement de l’armée israélienne, et maintenant firme gouvernementale distincte.
Selon Giora Katz, vice-président de Rafael, le contrôle à distance du matériel militaire comme ‘Spot and Shoot’ est le visage de l'avenir. Il espère que d’ici une décennie, au moins un tiers des machines utilisées par l'armée israélienne pour le contrôle terrestre, aérien et maritime seront télécommandés.
La demande pour de tels dispositifs, admet l'armée israélienne, a été en partie alimentée par une combinaison de niveaux de recrutement en déclin et d’une population de moins prête à risquer la mort au combat.
Oren Berebbi, directeur du secteur Technologie, a récemment déclaré à un journal américain : « Nous essayons d’avoir des véhicules sans pilote partout sur le champ de bataille... Nous pouvons faire de plus en plus de missions sans qu’un soldat prenne des risques. »
Les progrès rapides de la technologie ont sonné l’alarme à l'ONU. Philip Alston, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, a mis en garde le mois dernier contre les dangers qui pourraient rapidement surgir d’une « mentalité meurtrière du style PlayStation ».

Selon les analystes, cependant, il est peu probable qu’Israël tourne le dos à un matériel dont il est à la pointe du développement – en se servant des territoires palestiniens occupés, et en particulier Gaza, comme laboratoires d’essai.
Les systèmes d’armes télécommandées sont en forte demande par des régimes répressifs et des industries de sécurité intérieure en plein essor dans le monde entier.
« Ces systèmes en sont encore aux premiers stades du développement, mais il existe un marché important et croissant pour eux », a déclaré Shlomo Brom, un général à la retraite et analyste de la défense à l'Institut d'études de sécurité nationale à l'Université de Tel Aviv.
Le système ‘Spot and Shoot’ - officiellement connu sous le nom Sentry Tech - a surtout attiré l'attention parce qu'il est exploité par des femmes soldats de 19-20 ans, ce qui en fait le seul système d'armement de l'armée israélienne opéré exclusivement par des femmes.
Les femmes soldats ont été choisies pour actionner les dispositifs de meurtre à distance à cause d’une pénurie de recrues masculines dans les unités de combat d’Israël. Les jeunes femmes peuvent effectuer des missions sans briser le tabou social du risque vital, a déclaré M. Brom.
Les femmes doivent identifier les personnes suspectes qui approchent de la clôture qui encercle la bande de Gaza et, si elles y sont autorisées par un agent, les exécuter en utilisant leurs manettes.
L'armée israélienne, qui prévoit d'introduire la technologie le long d’autres lignes israéliennes de confrontation, refuse de dire combien de Palestiniens ont été tués par les mitrailleuses télécommandées dans la bande de Gaza. Selon les médias israéliens, toutefois, on pense qu’il y a en plusieurs dizaines.
Le système a été progressivement mis en place il y a deux ans pour la surveillance, mais ce n’est que récemment que les opérateurs peuvent ouvrir le feu. L'armée a reconnu s’être servi de Sentry Tech en Décembre pour tuer au moins deux Palestiniens à plusieurs centaines de mètres à l'intérieur de la clôture.
Le journal Haaretz, qui a eu un des rares accès à une salle de contrôle Sentry Tech, a cité un soldat, Bar Keren, 20 ans, la semaine dernière : « C’est très séduisant d’être le seul à faire ça. Mais tout le monde ne veut pas ce poste. Ce n'est pas simple de prendre une manette comme celle d'une PlayStation Sony et de tuer, mais finalement c'est pour la défense. »
Grâce à des capteurs audio fixés sur les tours, les femmes entendent le coup lorsqu’il tue la cible. Aucune femme, rapporte Haaretz, n'a manqué à sa tâche de tirer sur ce que l’armée appelle un Palestinien « incriminé ».
L'armée israélienne, qui impose à l’intérieur de la clôture une zone interdite qui va jusqu’à
300 mètres dans la minuscule enclave (1), a été fortement critiquée pour avoir ouvert le feu sur des civils entrés dans la zone fermée.
Il semble que Rafael soit en train d’élaborer une version de Sentry Tech qui tirera des missiles guidés à longue portée.

Une autre matériel récemment mis au point pour l'armée israélienne est la Guardium, une voiture-robot blindée qui peut patrouiller un territoire allant jusqu’à 80km par heure, naviguer à travers les villes, se mettre en « ambuscade » et tirer sur des cibles. Il patrouille actuellement le long des frontières israéliennes avec Gaza et le Liban.
Ses promoteurs israéliens, G-nius, l'ont appelé le premier « robot-soldat ». (2)
Mais Israël est plus connu pour son rôle dans le développement de « avions sans pilote » - ou drones, le nom sous lequel ils sont connus. Originalement destinés à l'espionnage, et d'abord utilisés par Israël au sud du Liban dans les années 1980, ils sont aujourd'hui de plus en plus utilisés pour les exécutions extrajudiciaires, à des centaines de mètres depuis l’espace aérien.
Notes
(1) et à beaucoup plus que
300 mètres, cf. les articles d’Eva Bartlett, ISM-Gaza. (ndt)
(2) après le «
robot-serpent ». (ndt)

Jonathan Cook 

15-07-2010  

Source : The National

Traduction : MR pour ISM

 

Gaz Naturel. Israël s’accaparera des réserves de importante découverte en Méditerranée.

La main sur la richesse
L’époque des conventions gazières semble terminée en Israël. Dorénavant, le pays ne se contentera pas des 12,5 % qu’il recevait de la production de gaz ou de pétrole sur son territoire depuis 1952.

Car il a annoncé la semaine dernière une importante découverte de gaz naturel en Méditerranée, dont les réserves sont estimées à des milliards de dollars, et qui devrait faire du pays un des grands exportateurs de gaz dans le monde. Alors le gouvernement israélien veut modifier ses accords avec les entreprises étrangères œuvrant dans le pays afin de mettre la main sur la plus grande partie de cette découverte. « Il est temps que nous en profitons. Nous avons longtemps sacrifié notre part dans les ressources gazières », a déclaré le ministre israélien des Finances au journal britannique Financial Times. Mais il faudra s’attendre à des négociations difficiles, puisque les entreprises concessionnaires s’opposent à une telle démarche.
Israël se prépare ainsi à une guerre avec l’entreprise britannique British Petroleum (BP), en charge de travaux d’exploration au Moyen-Orient. Un de ses responsables a assuré dans des déclarations au Financial Times que l’entreprise n’acceptera pas d’avenants aux contrats actuels. D’ailleurs, il estime que pour l’instant, cette découverte ne vaut rien et que « les coûts dépasseront de loin les profits ».
Le gouvernement israélien devra, dans ce même dessein, se livrer à un face-à-face avec les pays méditerranéens. En particulier avec le Liban et les entreprises y œuvrant. Car l’importante découverte se trouve entre ces deux pays et le ministre israélien des Finances a annoncé qu’il ne permettrait pas au Liban de profiter de cette découverte. Ce dernier a, quant à lui, menacé d’avoir recours à la justice internationale.
Mais c’est l’Egypte qui paiera le prix le plus cher de ces avenants. «
Les accords de concession en Egypte deviendront les plus mauvais sur le niveau mondial, surtout après les dernières modifications de contrats avec quelques entreprises étrangères », ajoute Amr Hammouda, expert pétrolier à l’institut Fostat pour les études pétrolières.

A noter que l’Egypte vient de céder aux requêtes de BP sur le partage des productions et l’entreprise peut maintenant s’emparer de la production totale du champ du nord d’Alexandrie durant toute la période d’exploration de 20 ans. Et c’est ainsi que le gouvernement égyptien a sacrifié la moitié de la production obtenue auparavant.
Névine Kame

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827