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13/08/2010

n°52 - Dossier d'Iran - 12-08 – Début :- : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.

Dossier d'Iran  - 12-08 – Début  :- : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.



Dossier d'Iran   n°52 du 12-08

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse:fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Sondage

L’écrasante majorité des Arabes : Pour un Iran nucléaire.  

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ahmadinejad propose un débat télévisé à Obama.

1-2 Quand la CIA complotait en Iran... 

1-3 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

1-4 USraël et l’Iran : un nouveau feuilleton d’horreurs quotidiennes diffusées sur nos écrans de télévision.

2 Les brèves

2-1 La Turquie, le Brésil et l'Iran réunis pour évoquer l'accord d'échange d'uranium

2-2 Ahmadinidjad a réussi à enregistrer une petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis.

2-3 Les USA et l'UE font peu de cas du travail des médiateurs. 

2-4 Zyuganov critique l'attitude de Moscou face à l'Iran. 

2-5 Mahmoud Ahmadinejad : Un homme dans l'espace d'ici 2019.

Suite

3 Dossier & Point de vue

3-1 Danielle Bleitrach : Du côté de Moscou...

3-2 L'ALBA exprime son soutien aux droits nucléaires de l'Iran et condamne les sanctions.

3-3 La chine investit dans des projets énergétiques iraniens = Une réponse aux sanctions de l’UE  .

3-4 Echange d’uranium: Moscou salue l’ouverture de l’Iran au dialogue.

3-5 Radjab Safarov : les sanctions de l’UE torpillent les négociations.

3-6 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur. 

3-7 Bruit de bottes : La plupart des Américains soutiendraient l’attaque israélienne sur l’Iran. 

3-8 Côté iranien : Parer à toute éventualité.

3-9 Le physicien Shahram Amiri.

1 Le physicien iranien Amiri a été un agent de la CIA pendant des années...

2 La CIA payait le physicien iranien Shahram Amiri 5 millions de dollars.

3 L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats.

Fin

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Jean Yves Crevel : Sans la France libre, les risques de guerre explosent.

4-2 Message à l’Assemblée nationale lu par le compañero Fidel.

 



Tiré à Part

Sondage

L’écrasante majorité des pays Arabes : Pour un Iran nucléaire.  

Les Arabes persistent dans leur majorité écrasante à considérer Israël leur ennemi. Plus encore ils soutiennent l’idée que l’Iran, ennemi juré de ce dernier, fabrique la bombe atomique
Qu’ils appartiennent au camp des «  modérés » ou à celui de la «  résistance et la persistance », ils sont unanimes dans leur hostilité contre l’entité sioniste.

Et ce malgré toutes les tentatives les plus arbitraires qui visent à substituer la menace israélienne réelle par la menace iranienne fictive.
Au fil des sondages que des instituts américains ou occidentaux commanditent régulièrement, les chiffres ne cessent de le confirmer.
Selon le plus récent d’entre eux, réalisé par la société internationale Gallup, les mois d’avril-mai derniers, ce sont 88% des Arabes qui affichent cette position d’hostilité à l’encontre de l’entité sioniste.
Pourtant, l’échantillon de ces Arabes est loin d’être représentatif de tous les pays. Seuls six pays sont sondés : l’Arabie saoudite, l‘Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes Unis (EAU), le Maroc et le Liban. Ceux-là mêmes considérés être par les Américains comme étant leurs alliés.
Sont exclus les pays plus « farouches » : comme la Syrie, l’Algérie, le Soudan,  la Libye, le Yémen…La consultation de leur opinion publique devrait donner des chiffres encore plus importants dans leur hostilité à Israël.
Dans le sondage du Gallup, sont également bannies les politiques américaines dans la région : 63% des interrogés se sont dit déçus par elles.
Or, ce qui montre les véritables visées de ce sondage américain est la dernière question posée à l’échantillon. Celle de savoir leur position au cas où l’Iran en venait à fabriquer la bombe atomique: 77% des Arabes ont dit soutenir qu’elle le fasse.
Cette réponse nous ramène à l’inefficacité de toute la campagne (politique et médiatique) de diabolisation occidentale et sioniste de l’Iran qui perdure depuis des années, surtout dans les milieux arabes, représentant ce pays comme étant une menace nucléaire pour le monde arabe.
Les nouveaux chiffres le montrent très clairement : la machination à laquelle se mêlent de tout coeur certains régimes arabes, n’a pas pu soulever les populations arabes contre l’Iran.

07/08/2010      

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149469&language=fr



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

1-1 Ahmadinejad propose un débat télévisé à Obama.

05-08

"Nous espérons être présents à l'Assemblée générale (de l'ONU) vers la fin de l'été et je suis prêt à avoir une discussion face à face avec Obama, en présence de la presse, bien sûr", a déclaré Ahmadinejad. "Nous exposerons nos solutions pour les problèmes mondiaux afin de voir quelles solutions sont les meilleures", a-t-il ajouté.

Ahmadinejad avait déjà proposé l'idée d'un tel débat en septembre dernier, offre à laquelle Washington n'avait pas répondu. Le président iranien a ajouté que George W. Bush avait, lui aussi, refusé des invitations similaires, parce qu'il "avait peur".

Reuters

http://www.lepoint.fr/monde/ahmadinejad-propose-un-debat-televise-a-obama-02-08-2010-1221244_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100802


1-2 Quand la CIA complotait en Iran... 

Toujours amusant d'observer le biais des médias contre la cible désignée.

Exemple typique, l'affaire de l'universitaire iranien Shahram Amiri : aucun grand média occidental ne diffuerait jamais la version iranienne sans conditionnel ni guillemets.

Aujourd'hui pas de conditionnel pour répercuter la version occidentale : "Le physicien iranien Amiri a été un agent de la CIA pendant des années" (APF),  "La CIA payait le physicien iranien Shahram Amiri 5 millions de dollars"(RTL).

C'est le Washington Post qui le dit, c'est donc tout à fait vrai.

Le mot enlevé, systématiquement entre guillemets. D'ailleurs comment peut-on imaginer que jamais la CIA ne pourrait enlever quelqu'un ou faire le moindre coup tordu?

Autre exemple intéressant, les attentats terroristes qui frappent l'Iran, pour les médias ce sont des groupe 'sunnites' qui luttent contre 'les Gardiens de la Révolution', presque des bons quoi.

Inutile de répercuter la version iranienne?

Invraisemblable?

NDLR : Lire dans Dossiers :

Le physicien iranien Amiri a été un agent de la CIA pendant des années

La CIA payait le physicien iranien Shahram Amiri 5 millions de dollars

L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats


1-3 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

Selon un sondage, intitulé "Vu du Moyen-Orient : enquête sur l'opinion publique en 2010", la popularité du secrétaire général du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du président Hugo Chavez , du président iranien Mahmoud  Ahmadinejad est en hausse dans le monde arabe, alors que celle du président américain Barack Obama est en baisse !  
En effet, le sondage observe un changement significatif de l'image du président américain dans le monde arabe, avec un taux de désapprobation passant de 23% l'année dernière à 62% cette année.
Par contre, les hommes politiques les plus appréciés dans le monde arabe sont : en première place  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan , en deuxième place  par le président vénézuélien Hugo Chavez , en troisième place  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, puis en quatrième place  le secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah et en cinquième place le président syrien Bachar al-Assad ! .
  Par ailleurs, l'Afghanistan reste un problème important, mais l'enquête internationale menée par l'Université de Maryland-Zogby montre que la déception sur le conflit israélo-palestinien est la cause la plus profonde qui a influencé l'évaluation du monde arabe sur M. Obama.  
"Il n'y a pas de doute dans ma pensée que le changement d'attitude à l'égard de l'administration Obama dans le monde arabe (...) est dû à la déception sur cette question centrale", a affirmé Shibley Telhami, chercheur associé à l'Institution Brookings et ancien conseiller de la mission américaine à l'ONU.
  Le sondage a été réalisé auprès d'environ 4.000 personnes en Egypte, en Arabie saoudite, au Maroc, en Jordanie, au Liban et aux Emirats arabes unis, entre le 29 juin et le 20 juillet derniers. 
61% des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme une déception importante et 27% ont cité l'Irak. 
L'année dernière, plus de la moitié des personnes interrogées se déclaraient confiantes dans la politique américaine au Moyen-Orient. Cette année, le taux a baissé à 15%, et 63% des personnes interrogées se sont déclarées déçues par les politiques américaines.
L'Irak est la seconde cause de frustration des Arabes vis-à-vis de M. Obama. Si les Arabes étaient en faveur du président américain qui avait promis de retirer les troupes américaines du pays, les Arabes sont déçus cette année par les élections en Irak, ce qui a causé la chute de la popularité du président américain.
Le gouvernement américain est critiqué pour l'absence d'un gouvernement en Irak et la frustration de la population quand on voit le fait que les candidats ayant gagné la majorité des sièges au Parlement n'ont pas été capables de s'unir pour établir un gouvernement en Irak, a expliqué Telhami, principal enquêteur dans le sondage.

06/08/2010

http://www.almanar.com.lb


1-4 USraël et l’Iran : un nouveau feuilleton d’horreurs quotidiennes diffusées sur nos écrans de télévision.

Si d’aventure les Etats-Unis et Israël bombardaient l’Iran (qui deviendrait ainsi le sixième pays béni par Barack Obama) et que nous nous retrouvions avec un nouveau feuilleton d’horreurs quotidiennes diffusées sur nos écrans de télévision, et que nous découvrions après coup que finalement l’Iran ne fabriquait pas d’armes nucléaires, les grands médias américains et le noble esprit américain se demandera : « Pourquoi ne l’ont-ils pas dit plus tôt ? Cherchaient-ils à nous pousser à bombarder leur pays ? » 

Les mêmes questions avaient été posées au sujet de l’Irak, après la découverte que Saddam Hussein n’avait en fait aucune arme de destruction massive. Pourtant, avant l’invasion par les Etats-Unis, les officiels irakiens avaient clairement fait savoir et répété à maintes occasions qu’ils n’avaient pas de telles armes. Ceci m’a été rappelé par une information récente sur Hans Blix, ancien chef des inspecteurs en désarmement des Nations Unies, qui avait dirigé la chasse infructueuse aux armes de destruction massive en Irak. La semaine dernière, il a déclaré devant une commission d’enquête britannique sur l’invasion de mars 2003 que tous ceux qui étaient « certains à 100% de l’existence d’armes de destruction massive » en Irak n’avaient en fait « pas la moindre idée » où les armes pouvaient être cachées. Il a témoigné qu’il avait prévenu le Premier Ministre britannique Tony Blair lors d’une réunion en février 2003 – ainsi que la Secrétaire d’Etat US Condoleeza Rice, au cours d’une autre réunion – que Hussein pouvait bien n’avoir aucune arme de destruction massive. (6) 

En aout 2002, le Premier ministre adjoint irakien Tariq Aziz a déclaré au journaliste Dan Rather sur la chaine CBS : « Nous n’avons aucune arme nucléaire, biologique ou chimique. » (7) 

En décembre, Aziz a déclaré à Ted Koppel sur ABC : « Le fait est que nous n’avons pas d’armes de destruction massive. Nous n’avons pas d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques. » (8)

Hussein lui-même a déclaré à Rather en février 2003 : « Ces missiles ont été détruits. Il n’y a plus de missiles en Irak qui violent les recommandations des Nations Unies (relatives à l’Irak). Il n’y en a plus. » (9) 

De plus, le général Hussein Kamal, ancien chef du programme irakien d’armes secrètes, et genre de Saddam Hussein, a déclaré aux Nations Unies en 1995 que l’Irak avait détruit les missiles prohibés et les armes chimiques et biologiques peu après la guerre du Golfe. (10) 

Il y a d’autres exemples d’officiels irakiens déclarant que les armes de destruction massive n’existent pas. 

Si vous avez encore des doutes sur la dévotion des grands médias à ne jamais mettre en doute les justifications de la politique étrangère des Etats-Unis, examinez ceci : malgré les deux révélations dans les émissions de Dan Rather sur CBS, et les autres révélations mentionnées ci-dessus, en janvier 2008 on trouve le journaliste de CBS Scott Pelley en train d’interviewer l’agent du FBI George Piro, qui avait interrogé Saddam Hussein avant son exécution :

 

    PELLEY : Et qu’est-ce qu’il vous à dit sur la destruction des ADM ?

    PIRO : il m’a dit que la plupart des ADM avaient été détruites par les inspecteurs de l’ONU dans les années 90 et que toutes les autres avaient été détruites par les irakiens eux-mêmes.

    PELLEY : il avait ordonné leur destruction ?

    PIRO : oui 

    PELLEY : Alors pourquoi a-t-il gardé le secret ? Pourquoi a-t-il mis son pays en danger ? Pourquoi a-t-il risqué sa propre vie pour perpétuer le mensonge ? (11)

 

Les choses auraient-elles été différentes si l’administration Bush avait réellement cru les Irakiens lorsque ces derniers affirmaient qu’ils n’avaient aucune ADM ?

Probablement pas. Il existe suffisamment de preuves qui montrent que Bush savait qu’ils disaient la vérité, et Tony Blair le savait aussi. Saddam Hussein a mal jugé à quel point ses deux adversaires étaient des psychopathes. Bush était déterminé à vaincre l’Irak, pour le compte d’Israël, pour le contrôle du pétrole ou pour étendre l’empire, même si les choses ne se sont pas déroulées aussi bien que prévues car, étrangement, il semblerait que le peuple irakien n’apprécie guère d’être bombardé, envahi, occupé et torturé. 

Le résultat de la politique de Bush en Irak peut se résumer à ceci : il serait difficile de trouver dans l’Histoire beaucoup d’exemples de la destruction d’une nation par une autre réalisée d’une manière aussi complète, en écrasant et pervertissant pratiquement tous les aspects de leur société.

A présent Israël pousse Washington à faire la même chose avec l’Iran - sans que Washington ait forcément besoin d’encouragements – d’abord parce qu’Israël est déterminé à être la seule puissance nucléaire du Moyen Orient ; malgré le fait que l’Iran ait déclaré maintes fois aux Etats-Unis et au monde entier qu’il ne fabriquait pas d’armes nucléaires. Mais si l’Iran est effectivement en train de fabriquer de telles armes, il faut se poser la question suivant : existe-t-il une loi internationale quelconque qui dit que les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Russie, la Chine, Israël, la France, le Pakistan et l’Inde ont droit à l’arme nucléaire mais pas l’Iran ? Si les Etats-Unis avaient pensé que les Japonais avaient la bombe atomique, les villes de Hiroshima et Nagasaki auraient-elles été détruites ? Est-ce qu’USraël pense qu’il n’y a pas encore assez d’horreurs et de souffrances aux infos ?

Dans une manœuvre qui fait peut-être partie des préparatifs pour une attaque contre l’Iran, 47 membres de la Chambre des Représentants ont récemment publié une résolution qui déclare que l’Iran représente « une menace immédiate et existentielle à l’état d’Israël ». Pour illustrer cette menace, la résolution cite à plusieurs reprises le président Mahmoud Ahmadinejad qui dit des choses comme : « Si Dieu le veut, nous connaitrons bientôt un monde où les Etats-Unis et le Sionisme n’existeront plus » … appelant à « rayer de la carte ce régime occupant (Israël) ».... « Qu’on le veuille ou non, le régime sioniste, avec ses 60 ans de génocides, de pillages, d’invasions et de trahisons est sur le point de mourir et sera bientôt effacé de la scène géographique »... «Aujourd’hui, le temps est venu pour la chute du pouvoir satanique des Etats-Unis, et le compte à rebours a commencé pour l’empereur de la puissance et de la richesse. » [merci de tenir compte de l’effet de la traduction d’une traduction de traductoin – NdT]

Des propos violents, non ? N’est-ce pas ? Nicht War ? [en français et allemand dans le texte – NdT]. Mais à examiner ces propos de plus près... Remarquez que la résolution du Congrès ne cite aucune menace précise ou explicite d’Ahmadinejad quant à une attaque iranienne contre Israël ou les Etats-Unis. Aucune mention ou indication que « Je » ou « Nous » ou « l’Iran » se livrerait à la moindre acte de violence. Dans une autre déclaration, que la résolution ne mentionne pas, le président Iranien a déclaré en décembre 2006 : « le régime sioniste sera bientôt balayé, comme l’Union Soviétique a été balayée, et l’humanité connaitra la liberté. » (12) A l’évidence, il n’appelle à aucune attaque violente contre Israël, car la dissolution de l’Union Soviétique s’est déroulée très pacifiquement. De plus, en juin 2006, le dirigeant suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré : « Nous n’avons aucun problème avec le monde. Nous ne menaçons personne dans le monde, et le monde le sait. Nous ne déclencherons jamais une guerre. Nous n’avons aucune intention d’entrer en guerre avec quiconque. » (13) Pourquoi les auteurs de la résolution du Congrès ont-ils omis de citer cette déclaration ?

 

Je crois que l’on peut mieux comprendre les déclarations du président iranien en les voyant comme un métaphore, une vantardise, l’expression d’un voeu, ainsi que le résultat d’une traduction hasardeuse (par exemple, « rayée de la carte » (14)), comme les déclarations d’un homme capable d’affirmer publiquement qu’il n’y a pas d’homosexuels en Iran.

Mais plus significatif encore est le fait que la résolution du Congrès ne propose aucun motif pour une attaque iranienne contre Israël ou les Etats-Unis. Pour quelle raison l’Iran utiliserait-il des armes nucléaires contre un de ces deux pays, à part d’être sous l’emprise d’une volonté irrépressible d’un suicide collectif ? En fait, la même question aurait pu être – et auraient du être – posée avant l’invasion de l’Irak. Parmi les nombreuses mensonges qui ont entouré l’invasion, la plus grande de toutes était que si Saddam Hussein avaient eu ces armes de destruction massive alors l’invasion aurait été justifiée.

Après tous les mensonges de la mésaventure américaine en Irak, je m’étais offert le luxe de croire - et je ne suis pas le seul – que le gouvernement des Etats-Unis et les médias avaient appris une leçon qu’ils n’étaient pas près d’oublier. Qu’ils avaient été pris la main dans le sac et dénoncés. Mais voilà que ça recommence avec les mensonges sur l’Iran et Ahmadinejad. (Et pendant que j’y suis : non, il n’a jamais nié l’Holocauste). 

Toujours est-il qu’Israël lui-même ne croit probablement pas à sa propre propagande. En mars de l’année dernière, le Washington Post écrivait : « Un haut officiel israélien à Washington » a affirmé qu’ « il est improbable que l’Iran utilise ses missiles pour attaquer (Israel) à cause de la certitude d’une riposte » (15) Cette phrase est la toute dernière de l’article et, d’après une recherche poussée dans la base Nexis (base de données sur les articles de presse parus dans le monde – réservée aux professionnels, NdT), elle n’a été reprise par aucun autre média anglophone dans le monde. 

Plus tôt cette année, on pouvait lire dans le Sunday Times de Londres : « le brigadier général Uzi Eilam, 75 ans, héros de guerre et pilier au sein de l’appareil militaire (israélien), pense qu’il faudrait à l’Iran sept ans pour fabriquer des armes nucléaires. Les opinions exprimées par l’ancien directeur général de la Commission à l’Énergie Atomique d’Israël contredit le point de vue exprimé par l’appareil militaire d’Israël et le place en opposition par rapport aux dirigeants politiques. » (16)

S’il existe un pays au monde capable d’utiliser des armes nucléaires sans grande considération pour les conséquences d’un tel geste, c’est Israël. Martin van Creveld, professeur israélien d’histoire militaire, et citoyen israélien loyal, a observé en 2002 : « Nous avons les moyens d’entraîner le monde dans notre chute. Et je peux vous assurer que c’est ce qui se passera avant qu’Israël ne sombre. » (17) Pensez à la scène finale du film « Docteur Folamour ». Le type juché sur un missile nucléaire en train d’agiter son chapeau de cowboy, c’est Israël.

Rien de tel que le Show Biz 

Elle a interprété le concert pour piano en D mineur de Mozart. 

Accompagnée par la seule et unique Aretha Franklin. 

Lors d’un gala de charité à Philadelphie. 

Capitale de la Philadelphia Orchestra. 

Devant 8000 personnes. 

Qui ont adoré.

Combien savaient que la pianiste était une véritable criminelle de guerre en liberté ?

Coupable de crimes contre l’humanité.

Partisane de la torture.

Avec beaucoup de sang sur ses mains de pianiste.

Dont le style au gouvernement fut empreint d’hypocrisie, de désinformation et de mensonges éhontés ?

Mais le public n’en avait cure.

Car nous sommes en Amérique.

Le pays des Gentils.

Et elle, elle combattait les Méchants.

Et nous savons tous que The Show Must Go On.

Alors, messieurs dames, je vous demande d’applaudir, d’offrir une véritable ovation made in USA à notre virtuose chérie, Miss Condoleezza Rice !

Notes

(1) State Department Documents and Publications, March 10, 2009

(2) Face the Nation, CBS, July 4, 2010

(3) Washington Post, July 27, 2010

(4) Talk given by the president at Veterans of Foreign Wars convention, August 17, 2009 

(5) White House press release of Obama’s remarks of July 27, 2010 

(6) Associated Press, July 28, 2010

(7) CBS Evening News, August 20, 2002

(8) ABC Nightline, December 4, 2002 

(9) "60 Minutes II", February 26, 2003 

(10) Washington Post, March 1, 2003 

(11) "60 Minutes", January 27, 2008. See also : Fairness and Accuracy in Reporting [FAIR] Action Alert, February 1, 2008

(12) Associated Press, December 12, 2006 

(13) Letter to the Washington Post from M.A. Mohammadi, Press Officer, Iranian Mission to the United Nations, June 12, 2006 

(14) See Anti-Empire Report, October 1, 2008, second part 

(15) Washington Post, March 5, 2009 

(16) Sunday Times (London), January 10, 2010 

(17) Originally in the Dutch weekly magazine, Elsevier, April 27, 2002, pages 52-3 ; picked up in many other international publications

William Blum
source : http://killinghope.org/bblum6/aer84.html

Traduction : VD pour le Grand Soir qui se demande si Condoleezza Rice a profité de l’occasion pour massacrer aussi Mozart
URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/C-etait-quoi-deja-l-objectif-de-cette-guerre.html



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

2-1 La Turquie, le Brésil et l'Iran réunis pour évoquer l'accord d'échange d'uranium

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays se retrouvent, ce dimanche 25 juillet 2010, à Istanbul pour évoquer l'accord d'échange d'uranium signé en mai par ces trois pays. Selon le gouvernement turc, cette réunion a pour but de montrer que les initiatives diplomatiques se poursuivent. Il s'agit de la première rencontre tripartite depuis que le Conseil de sécurité a voté de nouvelles sanctions contre la République islamique le 9 juin.

L'idée c'est d'obtenir de l'Iran qu'il transfère à l'étranger une partie de son stock d'uranium faiblement enrichi. Ce matériau serait transformé pour revenir ensuite alimenter le réacteur de recherche de Téhéran à usage médical. Le tout sous contrôle international.
Un tel scénario permettrait d'apaiser les tensions, puisqu'en se dessaisissant de son stock d'uranium l'Iran ne pourrait plus le convertir en matériau à usage militaire, ce que redoutent les Occidentaux...

Relancer l'initiative

On parle depuis des mois de cette idée d'échange d'uranium à l'étranger.  La proposition a été en effet discutée avec les Iraniens à Vienne à l'automne dernier mais les Occidentaux ont estimé ne pas avoir reçu de réponse claire de la part de Téhéran. En mai dernier, le Brésil et la Turquie relancent cette inititative et annoncent à Téhéran la signature d'un accord sur cet échange d'uranium. Mais dans les jours qui suivent Américains et Européens présentent un projet de nouvelles sanctions contre l'Iran, une résolution votée le 9 juin à New York.

Se faire entendre

Aujourd'hui à Istanbul, le Brésil, la Turquie et l'Iran relancent de nouveau cette idée. On voit bien la volonté de deux puissances émergentes (Brésil et Turquie) de se faire entendre dans ce dossier et de revendiquer un rôle de médiation.

RFI
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20100725-turquie-le-bresil-iran-reunis-le-nucleaire-iranien


2-2 Ahmadinidjad a réussi à enregistrer une petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis.

Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre une petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la difference entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre

22 juin 2010

 (Traduit le 1er juillet 2010)   

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste Libanais

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.pcl.020710.htm


2-3 Les USA et l'UE font peu de cas du travail des médiateurs.  

La pression des Etats-Unis et de l'UE sur l'Iran témoigne de leur mépris des principes de travail avec les Six médiateurs et des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, a annoncé le porte-parole officiel de la diplomatie russe Andreï Nesterenko.
Nous avons déclaré plusieurs fois que les sanctions unilatérales ou collectives contre l'Iran étaient inadmissibles.

Cette pratique sape les efforts des Six (Russie, USA, Grande-Bretagne, France, Chine et Allemagne) pour trouver une solution diplomatique au règlement du problème et témoigne d'un mépris certain des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, stipule le communiqué.
Les Etats-Unis et d'autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul but de satisfaire les besoins du pays en électricité.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a déjà adopté cinq résolutions, dont trois assorties de sanctions, pour tenter de convaincre l'Iran de suspendre ses activités nucléaires sensibles, notamment l'enrichissement de l'uranium.

27/07/2010

http://fr.rian.ru/


2-4 Zyuganov critique l'attitude de Moscou face à l'Iran.  

Gennady Zyuganov, le leader du Parti communiste russe, en qualifiant de dangereuses, les politiques et les approches des Etats-Unis, à l’encontre de l’Iran, a souligné que la Russie ne devait pas s'aligner sur la politique anti-iranienne de Washington.
Selon l'IRNA, depuis Moscou, Zyuganov, dans un communiqué publié par le site du Parti communiste, a réitéré la nécessité de l'abstention des autorités russes vis-à-vis des sanctions américaines contre l'Iran. Il a précisé que l'Iran est le seul obstacle sur le chemin de l'application des politiques américaines, au Moyen-Orient, et que c’est pour cette raison que les Etats-Unis adoptent une politique hostile envers l'Iran.  

IRIB- 

4/08/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/99540-zyuganov-critique-lattitude-de-moscou-face-%C3%A0-liran


2-5 Mahmoud Ahmadinejad : Un homme dans l'espace d'ici 2019.
Mahmoud Ahmadinejad : "L'Iran devait envoyer un homme dans l'espace d'ici 2024, mais en réponse aux menaces et aux résolutions du Conseil de sécurité (de l'ONU) contre l'Iran, le projet a été avancé de cinq ans et sera lancé en 2019", a déclaré le président.
En février, l'Iran à procédé avec succès à un tir expérimental de son lanceur de satellite Kavoshgar-3 et Ahmadinejad a dit que Téhéran espérait envoyer bientôt des astronautes dans l'espace.
Le ministre iranien des Télécommunications Reza Taghipour a déclaré ce mois-ci que l'Iran projetait de lancer un nouveau satellite, Rasad 1, pendant la dernière semaine d'août. Le ministre avait auparavant annoncé que de nouveaux satellites capables de transmettre des données et des images seraient lancés pendant l'année iranienne en cours, qui s'achève en mars 2011.
Le président Ahmadinejad a déclaré que le projet de lancement des satellites est l'une des fiertés de la nation iranienne soulignant que les installations des satellites iraniens seraient fabriqués en Iran
Il a souligné: «Notre nation a toujours prôné la paix, la justice et l'amour de l'humanité toute entière et bien qu’à certaines époques de l’Histoire de l’Iran, des régimes aient pu être impopulaire et despotique s'appuyant sur des puissances étrangères qui ont nui au processus de progrès de la nation iranienne."
Le président a également ironisé sur certaines croyances et superstitions de l'Occident, comme les prédictions d'une pieuvre, ou quelques diseuses de bonne aventure sur les résultats de la Coupe du monde de football 2010, faisant valoir que « ces gens-là ne peuvent pas être les dirigeants du monde des nations tendant vers la perfection de l'Homme, tandis que la nation iranienne avec son amour pour les valeurs, apparait après l’avènement d'un monde humain comme une nation se qui s’avance vers la perfection absolue".
Aujourd'hui, le nom de l'Iran est synonyme de prestige, de quête de justice, de monothéisme, de lutte contre le despotisme, valeurs qui sont chères à d’autres pays du monde".
Les pages de l’Histoire de l’impérialisme des États-Unis, a t-il affirmé, témoignent d’un pays ( les Etats-Unis) qui a privé des centaines de milliers d'autochtones (les Indiens) de leurs maisons et de leurs terres et qui au cours de ses 250 ans d’histoire a pris des centaines de milliers d'esclaves d'autres nations et a perpétré d'innombrables crimes contre l'humanité, ce pays-là ne peut pas être un bon modèle pour les autres peuples. "

24/07/2010  
 http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-97/1007246445132211.htm


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