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19/08/2010

n°545 - Dossier de Palestine - 18-08 - : Début : - : «Israël» réprime ses citoyens contestateurs...

n°545  - Dossier  de Palestine - 18-08 - : Début  : - : «Israël» réprime ses citoyens contestateurs...



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

n°545                                                     18-08

                                                                      C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



 

Sommaire

Tiré à part

Abir Aramin, 10 ans, assassinée par un garde-frontière israélien.

Khaled Amayreh : Au nom de qui l’Egypte martyrise-t-elle la population de Gaza ?

Déclaration des journalistes embarqués dans la « Flotilla Free Press » à Istanbul.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Entretien avec Thierry Meyssan

2 Dossier  

2-1  Enquête sur l'assaut meurtrier contre la flottille humanitaire internationale.

a) le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU nomme des enquêteurs

b) Le comité onusien d’enquête sur l’attaque barbare israélienne est l’auxiliaire des Sionistes.

c) "Israël" refusera de coopérer si l'ONU veut interroger ses soldats…

2-2  En marge de la flottille humanitaire internationale

a) Netanyahu fier du "courage exceptionnel" des soldats 

b) Netanyahu s'est en pris au gouvernement turc.

c) Israël va restituer à la Turquie trois navires.

2-3 Nouvelle actions humanitaire internationale

a) Une flottille de femmes aurait quitté le Liban pour joindre Gaza

b) Les Palestiniens saluent les efforts canadiens pour envoyer le plus grand convoi d'aide maritime.

c) Un bateau américain veut briser le blocus de Gaza.

2-4  «Israël» réprime ses citoyens contestateurs, fascisme en vue.

Fin  

2-5 Cheikh Ahmad Tayyeb répugne de rencontrer des responsables israéliens.  

2-6 Michel Warschawski : Où en est le mouvement pacifiste israélien contre l’occupation ?

2-7 Terry Crawford-Browne : Pour en finir avec l’occupation, il faut s’attaquer aux banques israéliennes.

2-8 Chas Freeman, Jr. : Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention. 

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Droits de l''homme: l''ONU critique "Israël".  

3-2 L'occupation enlève les enfants palestiniens de leurs écoles !

3-3 Les bulldozers israéliens rasent un village bédouin dans le Neguev.

3-4 Khaled Amayreh : Au nom de qui l’Egypte martyrise-t-elle la population de Gaza ?

3-4 Un étudiant palestinien torturé par la police égyptienne.     



Tiré à part

Abir Aramin, 10 ans, assassinée par un garde-frontière israélien.

Un tribunal israélien a jugé lundi que l’Etat israélien était responsable de la mort par balle, en 2007, de la fillette de 10 ans dans un village palestinien près de Jérusalem.

Le tribunal a reconnu qu’un garde-frontière israélien avait tué Abir Aramin par le tir d’une balle en caoutchouc à la tête, dans le village d’Anata au nord de Jérusalem, a rapporté le quotidien israélien Haaretz [il aura fallu 3 ans et demi à un tribunal israélien pour simplement reconnaître les faits de ce qui était un assassinat pur et simple - N.d.T].

Abir était partie, avec sa sœur et deux amis, acheter des bonbons pendant une pause à l’école quand elle a été tuée.

A l’époque, un communiqué de l’armée avait déclaré que les soldats répondaient à une émeute dans le village et « avaient été obligés de répondre avec les méthodes de dispersion de manifestants. » L’armée n’a jamais reconnu sa responsabilité dans le meurtre.

Estimant la fusillade « totalement injustifiable », la Cour a reconnu que Abir et ses amis se promenaient dans une rue à partir de laquelle aucune pierre n’avait été lancée, et « il n’y avait aucune raison apparente de tirer dans cette direction », selon Haaretz.

La poursuite a été intentée devant la Cour du district de Jérusalem après que l’armée et l’Etat aient refusé d’ouvrir une enquête criminelle sur la mort d’Abir.

Un appel devant la Haute Cour pour imposer une enquête a été rejeté en Octobre 2009, lorsque le juge Beinish a osé statuer que Abir pouvait avoir été tuée par des pierres lancées par des manifestants palestiniens.

Le juge Orit Efal Gabai a déclaré lundi qu’ « il n’y avait pas de doute sur la conclusion que Abir a été blessée par une balle en [acier recouverte de] caoutchouc par les gardes-frontières, ce qui amène à la conclusion que la mort d’Abir s’est produite suite à une négligence, ou en violation des règles d’engagement », toujours selon Haaretz [on remarquera que dans son jugement, le tribunal invoque de lui-même les circonstances atténuantes pouvant être invoquées par le ou les meurtriers - N.d.T].

Le père d’Abir est un des membres fondateurs du mouvement des Combattants pour la Paix, un groupe pacifiste israélo-palestinien.

mardi 17 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9257

 

Khaled Amayreh : Au nom de qui l’Egypte martyrise-t-elle la population de Gaza ?

Un afflux d’histoires à faire dresser les cheveux sur la terre continue à venir du côté égyptien du terminal frontalier de Rafah. Presque toutes ces histoires soulignent le traitement dégradant auxquels sont soumis les Gazaouis, déjà soigneusement torturés par le siège criminel imposé par Israël sur l’enclave côtière, en coordination avec plusieurs acteurs régionaux et internationaux, dont l’Egypte elle-même. En fait, selon les témoignages des Gazaouis qui sont allés dans « l’enfer égyptien », le traitement des Gazaouis par l’Egypte est bien pire que celui que leur inflige Israël.

C’est plus que scandaleux. C’est criminel.
Il y a quelques semaines, une Palestinienne de Gaza est morte alors qu’elle attendait à la frontière égyptienne. Bien sûr, la mort est un acte de Dieu, mais elle peut aussi être le résultat d’une négligence criminelle et d’un traitement dégradant, en particulier si la personne décédée était malade et nécessitait des soins particuliers.
Un journaliste fiable de Gaza m’a dit que son frère, qui était allé en Egypte, a été laissé sans nourriture pendant quatre jours. Habituellement, les Egyptiens ne donnent aucune explication sur leur conduite vis-à-vis de la population de Gaza.
De plus, il semble que les autorités égyptiennes traitent tous les Palestiniens visitant ou voyageant en Egypte comme des coupables, jusqu’à preuve du contraire. Cette politique insolente et brutale est menée au prétexte de la sécurité.
Nous ne contestons pas bien sûr les droits de l’Egypte à protéger sa sécurité. Sa sécurité est la nôtre et les Palestiniens sont les derniers sur terre qui songeraient à saper la sécurité d’un pays arabe musulman, et encore moins celle de l’Egypte.

Khaled Amayreh

Vendredi 13 Août 2010

http://www.alterinfo.net/Au-nom-de-qui-l-Egypte-martyrise-t-elle-la-population-de-Gaza_a48990.html

 

Déclaration des journalistes embarqués dans la « Flotilla Free Press » à Istanbul.

Aujourd’hui, mardi 13 juillet 2010, cela fait 43 jours que l’armée israélienne a mené son attaque sanglante dans les eaux internationales.

Pendant ce raid contre le Mavi Marmara, elle a tué neuf personnes dont un journaliste.

17 JUILLET

Nous sommes ici aujourd’hui en tant que survivants de cette attaque et en tant que journalistes que les balles israéliennes n’ont pas réduits au silence.

Sur ces bateaux qui avaient entrepris d’apporter une aide humanitaire aux civils de Gaza emprisonnés par le blocus illégalement imposé par Israël, il y avait environ 60 membres de la presse en provenance de Turquie et du monde entier.

L’assaut lancé à l’aube visait aussi bien les journalistes que des civils ordinaires. Les membres de la presse ont été confrontés à la mort comme tous les autres passagers.

Les soldats qui sont montés à bord illégalement et qui ont ouvert le feu sur ordre du ministre israélien de la défense, nous ont également empêchés de faire notre travail. En fait, ils nous ont finalement punis parce que nous faisions notre travail ; ceci, en violation flagrante du droit international. L’instrument international pour la citoyenneté et les droits civiques accepté par les Nations unies depuis 1966 et la Déclaration de premiers principes concernant la circulation de masse des médias établie par l’Unesco protègent la liberté pour les journalistes de donner de l’information et interdit qu’on les empêche de l’obtenir, droits qu’Israël a de toute évidence violés.

Chers amis,

Nous sommes confrontés à une intervention inhumaine qui est allée à l’encontre du droit international et qui a violé les droits humains les plus fondamentaux.

Un de nos collègues, Cevdet Kılıçlar, a été brutalement exécuté d’une balle dans le front alors qu’il faisait son devoir de journaliste.

A la fin de cette attaque sanglante, notre dignité humaine a été piétinée quand on nous a forcés à rester à genoux sous un soleil ardent, les mains menottées derrière le dos, ceci en violation grossière de nos droits humains. Notre liberté de rassembler et de garder de l’information a été totalement ignorée. Les émissions en direct et toutes les autres formes de communication avec le monde extérieur ont été interrompues et empêchées par le brouillage de notre connexion satellitaire. Nos ordinateurs, nos caméras, nos cartes mémoire - bref tout l’équipement nécessaire à notre travail - ont été illégalement confisqués et volés. La majorité de ces articles ne nous ont pas été rendus. Le peu que l’on nous a restitué avait été détruit et mis hors service.

Le comble c’est que tous nos effets personnels - livres, vêtements, chaussures et même brosses à dents -ont tous été volés. Une partie de notre argent et de nos passeports ont été confisqués et ne nous ont jamais été restitués.

On nous a arrêtés sous la menace des armes. Les soldats nous ont menottés. Nous avons été illégalement interrogés à plusieurs reprises comme si nous étions des criminels. Nous avons dû subir des fouilles humiliantes au corps, des fouilles complètes au corps, pour empêcher que des images atteignent le monde extérieur. Ils n’ont pas reconnu ni respecté ni notre carte de presse, ni le fait que nous appartenions à des associations de presse nationales et internationales. On nous a dit plusieurs fois et de façon brutale et grossière qu’être membres de la presse ne voulait rien dire. Nous avons été kidnappés et illégalement détenus en prison pendant deux jours. Pendant ce temps, on ne nous a pas permis de nous mettre en communication avec nos associations de presse, nos employeurs, voire nos familles. On ne nous a pas attribué d’avocat et en fait beaucoup d’entre nous n’ont même pas obtenu l’aide des conseils de nos gouvernements. Nous ne pouvions ni recevoir de l’information du monde extérieur ni en envoyer.

Chers amis,

Les droits et les libertés de la presse qui sont garantis par les accords internationaux ont été bafoués, ignorés et traités avec le plus grand mépris par Israël. La règle de droit - une des valeurs communes à toute l’humanité - a été ignorée. Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas garder le silence, que ce soit en tant qu’êtres humains, ou en tant que membres de la presse. Nous devons protéger les droits pour lesquels beaucoup se sont battus et beaucoup se sont tellement sacrifiés pour que nous puissions en jouir aujourd’hui.

C’est la raison pour laquelle nous avons établi une plate-forme intitulée Flotilla Free Press (FFP). Nous vous communiquerons les faits nouveaux et les nouvelles concernant ce qui nous est arrivé en tant que journalistes pendant cette nuit sanglante et les mesures que nous prenons pour faire valoir nos droits sur notre site Internet qui porte le même nom.

Nous avons fait des recherches sur nos droits dans le cadre du droit international. Nous avons lancé une action en justice avec nos amis journalistes du monde entier et nous engageons des poursuites aussi bien dans nos pays qu’en Israël

Nous, en tant que journalistes, poursuivrons ce processus jusqu’à son terme en engageant des poursuites pour dommages psychologiques et matériels en vertu du droit national et international afin que les parties coupables de ces crimes haineux contre l’humanité, cette tache sur l’histoire de l’humanité, soient punies et traduites en justice.

Conformément aux informations communiquées par nos avocats au sujet du statut juridique de cette action en justice, nous estimons qu’il est utile de vous faire connaître les demandes que nous adressons aussi bien aux Nations unies qu’au gouvernement israélien.

1. Les accords internationaux interdisent l’interception des bateaux en haute mer. Or, l’attaque s’est produite dans les eaux internationales qui sont en haute mer. Conformément à la Convention de Genève de 1958 et au contrat de loi maritime des Nations unies, la haute mer désigne les eaux qui ne relèvent de la domination d’aucun État. C’est le principe de la liberté en haute mer. Le gouvernement israélien a commis un crime en interceptant et en abordant notre bateau en violation complète des contrats, des coutumes et des traités internationaux. Ceux qui ont donné l’ordre d’attaquer et ceux qui l’ont exécuté doivent être tenus responsables par des tribunaux internationaux indépendants. Les décisions résultant de cette enquête et les poursuites qui seront menées seraient conformes à la conscience humaine et tout d’abord aux principes du droit.

2. Israël a violé le droit international en s’emparant de notre matériel technique. L’État israélien doit rendre immédiatement cet équipement, intact, aux journalistes.

3. L’attaque contre la Flottille de la liberté a été une attaque contre la liberté de la presse. Cet événement doit faire l’objet d’une enquête menée par une commission internationale impartiale sous la supervision des Nations unies. Le gouvernement israélien doit verser un dédommagement à ceux qui ont souffert de cet événement y compris à leurs familles.

4. L’État israélien a fait un usage disproportionné de la force et a également ignoré les lois des Nations unies qui empêchent l’usage délibéré de la force contre des journalistes et des civils.

Il n’y avait aucune arme à bord. Il y avait au contraire des médicaments, de la nourriture, de l’équipement pour des jeux d’enfants et d’autres types d’aide humanitaire. Chose plus importante, Israël le savait. Les Nations unies doivent prendre plusieurs mesures, y compris des sanctions économiques contre Israël. Tant les Nations unies que le Conseil de sécurité doivent traiter cette affaire de manière sérieuse. Cet incident doit être condamné dans les termes les plus fermes par le Conseil de sécurité.

5. De même, les associations internationales de presse doivent rédiger des résolutions condamnant le gouvernement israélien qui a empêché les journalistes de faire leur travail.

Nous persisterons dans nos demandes adressées à la communauté internationale.

Nous poursuivrons notre bataille pour protéger la liberté des médias.

Nous continuerons à communiquer la vérité.

On ne nous réduira pas au silence.

 http://www.silviacattori.net/article1286.html

Avec nos salutations, 
Journalistes membres deFlotilla Free Press (FFP) 
Le 13 juillet 2010.

Traduit de l’anglais par Anne-Marie Goossens (17.07.2010) : 
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=9103

Texte original en anglais (13.07.2010) : 
http://solidariosengaza.wordpress.com/2010/07/13/manifiesto-del-grupo-flotilla-free-media-reunido-hoy-en-estambul/

 

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Entretien avec Thierry Meyssan

Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.

Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/xefog5_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=3#from=embed

 

Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la théorie du pétrole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pétrole fournit aux USA, les élections présidentielles françaises de 2012.

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/xeg6vu_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=2#from=embed

 

Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/xeg7v4_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=12#from=embed

Placé le 15 août 2010, par Mecanopolis.



2 Dossier  

2-1  Enquête sur l'assaut meurtrier contre la flottille humanitaire internationale.

a) le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU nomme des enquêteurs

Vendredi 23 juilletLe Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a chargé vendredi trois experts, dont le Britannique Desmond de Silva, ancien procureur en chef du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, d'enquêter sur l'assaut de l'armée israélienne contre la flottille pour Gaza qui avait fait neuf morts le 31 mai. Ils devront se prononcer sur les violations du droit international.

Les autres experts sont le juge Karl Hudson-Phillips, de Trinité-et-Tobago, ancien juge à la Cour pénale internationale (CPI), et la Malaisienne Mary Shanthi Dairiam, ancienne membre du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, précise l'ONU dans un communiqué.

Israël a refusé de coopérer avec les précédentes enquêtes ordonnées par le Conseil, qui comprend 47 Etats-membres, mais pas l'Etat hébreu.

L'armée israélienne avait tenté d'intercepter un convoi de six bateaux d'aide humanitaire qui tentait de briser le blocus maritime de la Bande de Gaza, mais les affrontements à bord de l'un des navires des militants pro-palestiniens s'était soldé par la mort de neuf Turcs (dont un turco-américain).

Israël affirme que les commandos ont agi en état de légitime défense et un rapport interne de l'armée a seulement conclu la semaine dernière à des erreurs dans la collecte d'informations et la planification de l'opération, tout en saluant l'action des commandos. (ndlr : …)

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères n'a pas voulu dire vendredi si son pays comptait coopérer avec le Conseil des droits de l'Homme. "Israël est en train de mener une enquête et on devrait le laisser continuer son travail", a ajouté Andy David.

23-07

AP

 

b) Le comité onusien d’enquête sur l’attaque barbare israélienne est l’auxiliaire des Sionistes.

Ban Ki Moon qui s’était auparavant entretenu avec le ministre de la guerre israélien, Ehud Barak, vient de nommer les personnalités à la tête du comité onusien d’enquête sur l’attaque barbare israélienne dans les eaux internationales contre la Freedom Flottilla.
Selon Ban Ki Moon :
« le comité sera dirigé par d’importantes personnalités : l’ancien premier ministre de Nouvelle Zélande, Mr Geoffrey Palmer, comme président et le président sortant de Colombie, Mr Alvaro Uribe, comme vice président ».
« Le comité aura deux membres en plus, l’un d’Israël et l’autre de Turquie. Il commencera son travail le 10 Août et soumettra le premier rapport pour la mi Septembre.
«Il me fournira également des recommandations pour la prévention d’incidents similaires dans le futur. J’espère également que cet accord d’aujourd’hui aura un impact positif sur les relations entre la Turquie et Israël de même que sur toute la situation au Moyen Orient».

Lundi 2 Août 2010

Myriam Abraham

 

c) "Israël" refusera de coopérer si l'ONU veut interroger ses soldats…

"Israël" a menacé, ce mardi, de ne pas coopérer avec le groupe d'experts de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assaut meurtrier contre une flottille d'aide à Gaza si ce panel demande que des militaires impliqués dans cette attaque, qui a fait neuf martyrs, soient interrogés.  
"Le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) a clairement fait savoir qu'Israël ne coopérera pas et ne participera pas à une commission qui demanderait à interroger des soldats", a prévenu Nir Hefetz, porte-parole de Netanyahu à la radio militaire.  
Selon lui, "avant qu'"Israël" annonce sa participation à cette commission, nous nous sommes assurés lors de négociations intensives en coulisse que le mandat de cette commission soit équitable, responsable et ne porte pas atteinte aux intérêts vitaux et de sécurité de l'Etat d'Israël".  
Ces déclarations contredisent les propos tenus lundi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a démenti l'existence d'un accord excluant que le groupe d'experts, dont les travaux doivent débuter mardi, puisse interroger des membres des commandos israéliens.
   "Non, un tel accord n'a pas été conclu en coulisses", a affirmé Ban lors d'une conférence de presse.
  Il était interrogé sur la crédibilité qu'auraient les travaux de ce groupe d'experts de quatre personnes, dont un Turc et un Israélien, s'il était empêché d'interroger les soldats israéliens.

Le 2 août, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé la création d'une commission internationale d'enquête sur la Flottille de la Liberté. Le premier rapport doit être présenté à la mi-septembre.

10/08/2010

http://www2.irna.ir


2-2  En marge de la flottille humanitaire internationale

a) Netanyahu fier du "courage exceptionnel" des soldats 

Le Premier ministre Netanyahu a comparu, lundi matin, devant la commission d'enquête israélienne, chargée d'examiner les soi-disant aspects juridiques de l'assaut meurtrier de la flottille d'aide pour Gaza le 31 mai.
Lors de son témoignage, qui a été en partie public et en partie à huis clos, Netanyahu a prétendu qu'"Israël" avait agi conformément au "droit international".
"Je suis convaincu qu'à l'issue de votre enquête il s'avérera que l'Etat d'Israël et l'armée israélienne ont agi conformément au droit international (...) je fais confiance aux combattants de l'armée israélienne et tout l'Etat d'Israël est fier", de ses soldats, a encore dit Netanyahu.  
"Je suis convaincu que nos soldats envoyés sur le Marmara ont faire preuve d'un courage exceptionnel dans l'accomplissement de leur mission ainsi que pour se défendre eux-mêmes alors que leur vie était en réellement en danger", selon ses prétentions.  

09/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149616&language=fr

 

b) Netanyahu s'est en pris au gouvernement turc.
Netanyahu s'est en outre pris contre le gouvernement turc et les organisateurs de la flottille pour avoir refusé de décharger l'aide humanitaire transportée dans un port situé hors de la bande de Gaza.
  "Apparemment, le gouvernement turc n'a pas considéré que de possibles frictions entre les militants turcs (sur les bateaux) et nos soldats puissent porter atteinte à ses intérêts et justifier une intervention effective auprès des organisateurs de la flottille", a-t-il dit.
Il a également critiqué le rapprochement irano-turc."Le 17 mai le Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan) a rencontré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président brésilien (Luiz Inacio Lula da Silva) pour une déclaration commune sur le nucléaire iranien qui était en contradiction avec la position américaine et des autres membres du Conseil de sécurité de l'Onu. De cette façon, la Turquie quelques jours avant l'arrivée de la flottille, a renforcé sa solidarité avec l'Iran", a-t-il ajouté.

09/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149616&language=fr

 

c) Israël va restituer à la Turquie trois navires.

"Israël" a décidé de restituer à la Turquie trois des navires arraisonnés le 31 mai lors de l'assaut contre la flottille humanitaire internationale, qui cherchait à briser le blocus de Gaza, c'est ce qu'a indiqué vendredi la radio publique de l'occupation israélienne.
  Cette décision de principe, prise par les sept ministres du cabinet restreint de sécurité, a été signifiée aux autorités turques par l'ambassadeur israélien à Ankara et doit être suivie d'effet dans les prochains jours, a ajouté la radio.
  Le ferry Mavi Marmara, "navire amiral" de cette flottille, est actuellement ancré dans une base de la marine israélienne du port de Haïfa (nord des territoires occupés), et les deux autres navires turcs se trouvent dans le port d'Ashdod (sud), selon la même source. 
  Le ministère israélien de la guerre procède à des préparatifs logistiques en vue du départ des trois navires, a encore avancé la radio publique. 

23/07/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=147471&language=fr



2-3 Nouvelle actions humanitaire internationale

a) Une flottille de femmes aurait quitté le Liban pour joindre Gaza

La flottille d’aide humanitaire pour Gaza ferait-elle des émules ?

C’est ce que semble prouver une information du quotidien britannique The Guardian, qui révèle qu’une nouvelle flottille devait quitter Tripoli, au Liban, ce week-end, pour tenter de forcer le blocus israélien et apporter de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.
La spécificité de cette nouvelle expédition ? Elle est entièrement composée de femmes, des dizaines de militantes, docteures, avocates ou journalistes, chrétiennes et musulmanes, ainsi que des religieuses américaines et la chanteuse libanaise May Hariri. Toutes se défendent d’être affiliées au Hezbollah ou à quelque autre organisation. Les deux bateaux de la flottille, le Mariam et le Naji-Alali, auraient dû rejoindre Gaza il y a déjà plusieurs semaines.

Mais son départ avait été retardé en raison de pressions d’Israël sur le Liban pour stopper la mission. Le Liban aurait finalement donné son accord à l’envoi des navires ce week-end.
Israël s’est dit préoccupé par cette expédition.

L’ambassadrice israélienne à l’ONU, Gabriela Shalev, a prévenu que le pays se réservait le droit d’arraisonner la flottille pour éviter qu’elle ne fournisse des armes aux Palestiniens.
Les participantes, qui se disent conscientes des risques, ont été préparées à la confrontation.

Le 31 mai, neuf Turcs avaient en effet été tués dans des affrontements avec les commandos de la marine israélienne lors de l’abordage du ferry Mavi-Marmara, dans les eaux internationales. Les militantes ont par exemple réalisé des examens médicaux dans le cas où elles devraient subir une transfusion sanguine.
Elles affirment toutefois que leur mission est "purement humanitaire" et qu’elles ne veulent pas provoquer Israël. "Nous n’avons même pas de couteaux de cuisine à bord", a assuré au Guardian Samar al-Haj, coordinatrice de l’expédition.
A la question de savoir comment elles réagiraient à une attaque de l’armée israélienne, l’une des activistes, Tania al-Kayyali, a répondu qu’elles "n’envisage[aient] pas de [se] battre ou d’attaquer Israël mais [qu’elles] ne quitter[aient] pas le bateau".

 (Paju (Palestiniens et Juifs unis) No 495
(Lundi, 09 août 2010 - Avec les agences de presse)

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

 

b) Les Palestiniens saluent les efforts canadiens pour envoyer le plus grand convoi d'aide maritime.

La campagne internationale palestinienne pour la levée du blocus a salué les efforts et les préparatifs en cours pour envoyer la plus grande flotte navale internationale et participer à la levée du blocus contre Gaza.
Dans un communiqué publié, le jeudi 22/7, dont le centre palestinien d’information a reçu une copie, la campagne internationale a évalué grandement les efforts des solidaires humanitaires arabes et internationaux pour préparer l’envoi de cette grande flotte navale, malgré les menaces de l’occupation israélienne et ses pratiques criminelles contre les pacifistes, chose qui montre l’insistance de ces activistes pour que le peuple palestinien puisse jouir de sa liberté et finir l’occupation et son siège injuste.

La Campagne internationale a indiqué aux préparatifs courants effectués par des organisations et personnalités solidaires du Canada, des Etats-Unis, de l’Union Européenne et des pays arabes pour envoyer des bateaux à partir de ces pays.

Enfin, la campagne internationale a renouvelé son appel à la poursuite des efforts pour enquêter sur le crime sioniste contre la flottille Liberté, en portant le secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki-Moon, responsable de la sécurité des convois maritimes des solidaires pacifistes qui tentent de briser le blocus israélien injuste et garantir l’arrivée des aides humanitaires aux habitants de Gaza.  

 23/07/2010

http://www.palestine-info.cc

 

c) Un bateau américain veut briser le blocus de Gaza.  

Un groupe américain, qui soutient la Palestine, cherche à envoyer un bateau d'aide humanitaire à Gaza. Selon Farsnews, le "Jerusalem Post" écrit que le "bateau américain vers Gaza" a commencé de collecter les sommes d’argent nécessaires, pour financer l'achat d'un bateau. Ce bateau aura, également, à son bord, entre 40 et 60 activistes, et on s’attend à ce qu'il lève l’ancre, en automne, pour mettre un terme au blocus de 4 ans de Gaza, par le régime sioniste. L'un des organisateurs de ce convoi a écrit dans son weblog: "Tous ensemble, nous participons au grand effort consistant à mettre un terme au blocus de Gaza et à l'occupation illégale de la Palestine. Ce bateau est baptisé "L'Audace d'Espérer", le nom du livre écrit par Barack Obama." Rachid Khaledi, ami du président américain et Directeur de département du Moyen-Orient, à la faculté des affaires publiques et internationales de l'Université de Columbia, est l'un de ceux qui soutiennent l'envoi du bateau.

27/07/2010

Farsnews -

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/99112-un-bateau-americain-brise-le-blocus-de-gaza


2-4  «Israël» réprime ses citoyens contestateurs, fascisme en vue.

De plus en plus d’académiciens israéliens haussent la voix, et perçoivent les prémisses d’un fascisme s’instaurer en Israël.
Dans une pétition commune, quelques 500 d’entre eux, comprenant entre autre deux ex-ministres de l’enseignement supérieur, ont protesté contre les dernières mesures prises par l’actuel ministre de l’enseignement supérieur Gideon Sar pour boycotter les partisans de la campagne internationale de « boycott, de dénuement et de sanctions » entamée depuis une décennie contre l’entité sioniste pour la pousser à mettre fin à l’occupation des territoires palestiniens de 1967.
«  La campagne de boycott n’est pas contre Israël mais contre sa politique et voudrait qu’il  respecte le droit international » a précisé dans une déclaration au magazine britannique The Observer, l’un de ceux qui l’ont rejoint, l’auteur du livre « l’occupation israélienne » et l’ancien parachutiste,   Nevieh Gordon. Et d’assurer que seulement «  lorsque l’occupation prendra fin que la campagne sera suspendue ».
Gordon assure faire l’objet de menaces de mort depuis son ralliement à la campagne, car il a selon ses termes transgressé les lignes rouges : «  je suis inquiet sur ce qui se passe à l’intérieur d’Israël car je ne vois que la formation d’une mentalité qui s’apparente à celle du fascisme » a-t-il confié, fustigeant l’un des slogans le plus en vogue actuellement, celui « qu’il n’y a pas de citoyenneté sans loyauté à l’état ». Ce qui selon lui est bien « contraire aux notions républicaines qui prônent que c’est à l’état d’être loyal à l’égard des citoyens ».
Le ministre de l’enseignement supérieur a proposé un projet de loi qui rend illégale cette campagne et punit tous ceux qui la rejoignent. En fonction de ces clauses, toute personne ou partie qui publie les informations de cette campagne, l’encourage, ou même lui apporte son soutien devra payer des compensations pour les sociétés qui en sont lésés. Alors qu’il sera interdit à ses activistes étrangers de venir en Israël pendant dix ans.
Bon nombre des signataires de la pétition ne sont pas des partisans de la  campagne de boycott, mais l’ont signée parce qu’ils sont tous d’accord sur la nécessité de préserver la liberté d’expression et la liberté académique, «  et parce qu’ils étaient en colère par les tentatives de  me faire taire » signale Gordon.
Mais ce dernier assure toutefois que nombreux sont ceux qui la soutiennent secrètement parce qu’ils craignent d’être lynchés comme il l’est.  
Expliquant les raisons de son ralliement à cette campagne Gordon est clair et net : «  Jamais Israël ne mettra jamais fin à l’occupation tant qu’il ne sait pas qu’il devrait en payer le prix ».
Il évoque l’état de terreur  et de peur qu’il ressent lorsqu’il traverse l’enceinte de l’université, et accuse les autorités israéliennes de vouloir taire toute voix contestatrice de leur politique. Même ceux qui le font secrètement !!

12/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=145955&language=fr


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