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21/08/2010

n° 54 - Journal de PAKISTAN. - 23-07 au 20-08 :- Début -: Pakistan : entre changements climatiques, guerre électromagnétique et terrorisme.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


n° 54 - Journal de PAKISTAN. - 23-07 au 20-08 :- Début  -: Pakistan : entre changements climatiques, guerre électromagnétique et terrorisme.


Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 54- 23-07 au 20-08

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Chems Eddine CHITOUR : Pakistan : entre changements climatiques, guerre électromagnétique et terrorisme.

Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manlio Dinucci : De Camp Darby (Pise), vivres et missiles sur le Pakistan. 

Le Pakistan au cœur des débats.

Les Pakistanais considèrent les États-Unis comme «l'ennemi».

Francoise Chipaux : l'armée  Pakistanaise rejette les exigences américaines …

Fin

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 "Dix ans sur la planète résistante"

5 Brèves

5-1 Hostilité grandissante à l‘égard de David Cameron au Pakistan.

5-2 BP va vendre des activités au Pakistan et au Vietnam.



Tiré à part :

Chems Eddine CHITOUR : Pakistan : entre changements climatiques, guerre électromagnétique et terrorisme.

 « (…) Others are engaging even in an eco-type of terrorism whereby they can alter the climate, set off earthquakes, volcanoes remotely through the use of electromagnetic waves...So there are plenty of ingenious minds out there that are at work finding ways in which they can wreak terror upon other nations. »
William Cohen, ancien secrétaire à la Défense américain.

Cette semaine nous a particulièrement apostrophés à travers les images de déluge au Pakistan. Il est vrai que depuis quelques années, les colères de la Terre que d’aucuns appellent changements climatiques devenus de plus en plus récurrents et attribuent au mode de gaspillage effréné des énergies fossiles, se manifestent indifféremment sous les formes les plus variées : inondations diluviennes, sécheresses, incendies, voire tremblements de terre et tsunamis. Ceci est d’ailleurs magistralement illustré par cette riche année 2010 en catastrophes en tout genre. Nous avons eu successivement le séisme de Haïti avec plusieurs dizaines de milliers de morts, les tremblements de terre et les inondations en Chine, la sécheresse au Sahel, les incendies à Moscou et les inondations diluviennes au Pakistan.

Cependant, la récurrence et la violence de ces catastrophes n’empêchent pas le questionnement sur une autre cause qui serait, elle, l’œuvre de l’homme. Nous y reviendrons.

Justement à propos du Pakistan, parallèlement à la catastrophe, des actualités se sont télescopées. Ce sont d’abord les informations divulguées sur la guerre en Afghanistan et accusant nommément le Pakistan d’aider les ‘taliban’. C’est ensuite le voyage du président Zardari en Europe dénoncé par la presse comme étant totalement déplacé.

 Qu’en est-il exactement ?

L’autorité pakistanaise de gestion des sinistres a annoncé, vendredi 6 août, que les inondations au Pakistan avaient déjà fait 12 millions de sinistrés dans les provinces du Pendjab et de Khyber Pakhtunkhwa.

Hier, l’ONU faisait état de 4 millions de personnes affectées.

Des nouvelles pluies torrentielles sont attendues pour les deux prochains jours. Pour faire face à la menace « imminente » et « extrême » de nouvelles inondations, le gouvernement pakistanais a lancé une alerte rouge. Au moins onze districts sont menacés dans le Sind où plus de 500.000 personnes ont dû être déplacées. « Les pluies de mousson continuent dans tout le Pakistan et il n’y a pas de signe qu’elles vont s’arrêter », s’est inquiétée la porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Melissa Fleming. D’après le bureau d’organisation des affaires humanitaires de l’ONU, plus d’un million de personnes ont besoin d’une aide urgente. 252.000 maisons pourraient avoir été endommagées dans le nord-ouest et le centre du Pakistan. Plusieurs semaines seront nécessaires avant que les centrales électriques et les infrastructures ne fonctionnent de nouveau normalement. Selon les secours, les pluies diluviennes, les pires enregistrées depuis quatre-vingts ans, ont déjà fait 1600 morts. (1)

L’hypocrisie occidentale

De plus, et alors que de fortes pluies continuent de s’abattre sur le Pakistan, la polémique grandit sur la manière dont les autorités du Khyber Pakhtunkhwa ont réagi face au sinistre. Pour le journal de Karachi, l’ampleur de la catastrophe est telle qu’il est « impossible de ne pas soulever certaines questions, pénibles, sur l’état de la gouvernance ».

A l’évidence, les leçons des précédentes inondations et du terrible séisme de 2005 n’ont pas été retenues, souligne-t-il. Le quotidien stigmatise aussi l’incurie des politiques et surtout « l’absence d’institutions locales dynamiques », qui aurait pourtant été le plus à même de réagir rapidement et de façon appropriée. C’est dans ce contexte de fin du monde pour des millions de Pakistanais victimes de ce déluge que le président Zardari s’envole pour l’Europe.

Pour l’éditorialiste du Monde, la visite du président pakistanais Asif Ali Zardari en Europe, depuis lundi 2 août, fut un splendide ballet d’hypocrisie. On a parlé, selon l’Elysée, des inondations, certes tragiques, qui frappent le Pakistan. A Londres, étape autrement plus cruciale après les propos au lance-flammes du Premier ministre David Cameron : (« Nous ne pouvons en aucun cas tolérer l’idée que le Pakistan soit autorisé à regarder des deux côtés et puisse, de quelque manière que ce soit, promouvoir l’exportation de la terreur »), politesses et amabilités furent également au menu.

La question est pourtant claire, et connue depuis des années : le Pakistan soutient-il, oui ou non, les taliban afghans, alliés à Al Qaîda et en guerre contre Kaboul et l’OTAN ? (..)

Pourtant, les soupçons de double jeu, notamment de l’Inter-Services Intelligence (ISI), les services secrets militaires, cœur de l’Etat pakistanais, avec les taliban afghans demeurent. Les interlocuteurs de M. Zardari auraient pu évoquer avec lui, et devant leurs opinions publiques, un passionnant rapport de la London School of Economics sur « Les relations entre l’ISI pakistanaise et les insurgés afghans ».

Rédigé à partir d’entretiens avec neuf commandants et dix ex-commandants taliban, menés par un des meilleurs chercheurs vivant à Kaboul, Matt Waldman, de la Kennedy School de Harvard, le rapport livre des conclusions dévastatrices : « L’ISI orchestre, soutient et influence fortement le mouvement taliban. L’ISI exerce une influence significative sur le processus de décision stratégique et sur les opérations de combat des talibans. ». (2)

« Les « carnets de guerre en Afghanistan », écrit Marie-France Calle, pointent du doigt le double jeu du Pakistan dans la guerre contre le terrorisme. Islamabad s’indigne et dément.

Les Etats-Unis sont embarrassés : pour Washington, le Pakistan reste un « allié » aussi incontournable qu’inconfortable. Il y a une semaine, Hillary Clinton se trouvait à Islamabad où elle s’est efforcée de « gagner les cœurs et les esprits » des Pakistanais. « Les Etats-Unis n’abandonneront pas le Pakistan (comme cela a pu être le cas auparavant) (...)

Les Pakistanais ont l’antiaméricanisme coriace. Surtout l’establishment militaire. Et, à en croire les documents confidentiels dévoilés par Wikileaks, c’est plutôt le Pakistan qui a abandonné depuis longtemps les Etats-Unis. Des membres de l’ISI, les services secrets pakistanais, auraient carte blanche pour traiter directement avec les taliban, révèlent ces "carnets de guerre en Afghanistan". Mettant en lumière le double jeu de Rawalpindi, où se trouvent les quartiers généraux de l’armée.

Ce n’est un mystère pour personne, ce sont les militaires qui dirigent le pays, et non le gouvernement civil d’Islamabad ». (3)

La position hypocrite des gouvernements et médias occidentaux qui jouent les pompiers pyromanes ne font pas dans l’honnêteté. Ils accusent le Pakistan d’aider les taliban et Ali Zerdari de faire le tour de ses propriétés en Europe.

Les médias auraient pu d’abord informer que le plus grand allié du monde occidental a été le Pakistan qui a accepté les décisions occidentales de l’époque de faire émerger les taliban, les entraîner, les armer grâce notamment, aux services de renseignements américains et anglais, tout ceci pour combattre le communisme. Ils les ont même laissé occuper Kaboul et installer un gouvernement au milieu des années 90.

De plus, il faut savoir que le président n’a qu’un rôle honorifique au Pakistan. Asif Ali Zardari, veuf de l’ancienne Premier ministre Benazir Bhutto, est président du Pakistan depuis le 6 septembre 2008. Il a été élu le plus démocratiquement du monde malgré son impopularité mais grâce au rejet de l’ancien président Pervez Musharraf.

L’acte fort de son mandat sera sa pro-mulgation d’une réforme constitutionnelle, le 19 avril 2010, qui redonne au régime politique sa forme parlementaire originelle.

Cela n’a pas empêché le président pakistanais, en tournée européenne, dans une interview au journal Le Monde de juger « que la communauté internationale s’y est mal prise en Afghanistan. Il rejette par ailleurs toute critique de David Cameron qui disait : Nous ne pouvons tolérer en aucun cas l’idée que ce pays (le Pakistan) soit autorisé à regarder des deux côtés et puisse, de quelque manière que ce soit, promouvoir l’exportation de la terreur en Inde ou en Afghanistan ou n’importe ou ailleurs dans le monde- sur un double-jeu de son pays avec les taliban.

La communauté internationale, à laquelle appartient le Pakistan, est en train de perdre la guerre contre les taliban. Nous avons perdu la bataille de la conquête des coeurs et des esprits, a-t-il affirmé. « Pour gagner le soutien de la population afghane, il faut lui apporter du développement économique et lui prouver qu’on peut non seulement changer sa vie, mais surtout l’améliorer. » Il juge néanmoins que le Pakistan et sa population sont victimes des terroristes. « Nous ne faisons pas que défendre nos frontières, nous luttons contre la terreur et ceux qui la propagent. » (4)

La guerre climatique

Pour en revenir aux inondations diluviennes, on ne peut pas ne pas invoquer deux causes : l’une quasi admise, celle des perturbations climatiques et l’autre qui fait encore l’objet de questionnement, à savoir le projet scientifique Haarp.

Un nouveau rapport conclut que si le problème du changement climatique n’est pas contrôlé, il est susceptible d’aggraver d’anciennes tensions et d’en déclencher de nouvelles dans certaines parties du monde qui pourraient sombrer dans la violence, le conflit et la guerre.

Autrement, le changement climatique, y compris des événements météorologiques extrêmes tels que les impacts de la fonte des glaces, l’assèchement de grands systèmes forestiers et la hausse du nombre de réfugiés climatiques, risque de dépasser la capacité de gouvernance de nombreux pays.

Le professeur Hans Schellnhuber, l’auteur principal du rapport, a déclaré : « Sans moyens de lutter, le changement climatique détruira les capacités adaptatives de nombreuses sociétés dans les décennies à venir. Cela pourrait entraîner de la déstabilisation et de la violence compromettant la sécurité nationale et internationale à un nouveau niveau (...)

Si le réchauffement climatique n’est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd’hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d’autres pays » (5)

Y a-t-il une autre cause qui pourrait expliquer les inondations diluviennes qui n’ont pas eu lieu depuis 80 ans ?

On pense au projet Haarp.

Parmi les occurrences sur Internet, nous citons des extraits de la contribution de Michel Chossudovsky, économiste canadien, professeur à la faculté des sciences sociales de l’université d’Ottawa : « HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial. » « La guerre climatique » est susceptible de menacer l’avenir de l’humanité, mais elle a été exclue des rapports du Giec, qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 2007.

Rarement reconnu dans le débat sur le changement climatique mondial, les conditions météorologiques dans le monde peuvent maintenant être modifiées dans le cadre d’une nouvelle génération d’armes électromagnétiques sophistiquées. Les États-Unis et la Russie ont développé la capacité de manipuler le climat à des fins militaires. Pendant la guerre du Vietnam, les techniques d’ensemencement des nuages ont été utilisées à partir de 1967 dans le cadre du projet Popeye, dont l’objectif était de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d’approvisionnement ennemies le long de la route de Ho-Chi-Minh-Ville » (6)

« L’armée US a développé des fonctionnalités sophistiquées qui permettent de modifier les conditions climatiques de manière sélective. La technologie, qui est actuellement perfectionnée dans le cadre du programme Haarp, High-frequency Active Auroral Research Program [en français : Recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales], est un appendice de l’Initiative de Défense Stratégique, « la Guerre des Étoiles. » D’un point de vue militaire, Haarp est une arme de destruction massive, qui opère à partir de l’atmosphère externe et qui est capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques partout dans le monde.

La modification des conditions météorologiques, selon le document de l’US Air Force intitulé AF 2025 Final Report, « offre aux combattants de guerre un large éventail d’options possibles pour faire échec ou pour contraindre un adversaire, » des capacités, dit-on, de déclencher des inondations, des ouragans, des sécheresses et des tremblements de terre : « La modification des conditions météorologiques va devenir un élément de la sécurité intérieure et de la sécurité internationale et elle pourrait se faire de manière unilatérale...

Créé en 1992, Haarp, basé à Gokona en Alaska, est un réseau d’antennes de forte puissance qui transmettent par ondes radio haute fréquence, d’énormes quantités d’énergie dans l’ionosphère (la couche supérieure de l’atmosphère). (...) Le physicien Dr Bernard Eastlund l’a appelé "le plus grand appareil de chauffage de l’ionosphère jamais construit". Haarp est présenté par l’US Air Force en tant que programme de recherche, mais les documents militaires confirment que son objectif principal est "d’induire des modifications ionosphériques" en vue de modifier les conditions météorologiques et de perturber les communications et les radars. (...) Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable : les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence. » (6)

« En février 1998, le Comité des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du Parlement européen a tenu une audience publique à Bruxelles au sujet de Haarp.

En 1999, ce dernier à déposé une motion stipulant que Haarp. : haarp... en vertu de son impact étendu sur l’environnement, constitue une préoccupation mondiale... (le comité) demande que ses implications légales, écologiques et éthiques soient évaluées par un organisme international indépendant. (6)

Ces deux hypothèses débouchent sur une tragédie : des millions de personnes appellent au secours et ne sont nullement intéressées par les taliban, le château de Zardari, les changements climatiques ou le projet Haarp. Elles veulent sur-vivre. Sartre disait que « quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent ! »

Quelle que soit la cause de leurs malheurs, les populations du pays des purs, « le Pakistan », souffrent. Pitié pour ces détresses !!!

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. Les inondations font 12 millions de sinistrés au Pakistan Le Nouvel Obs ; 6.08.2010

2. Editorial : Double jeu pakistanais, hypocrisie européenne Le Monde 07.08.10

3. Marie-France Calle : Le Pakistan allié incontournable Figaro.fr 27 juillet 2010

4. Zardari : « La coalition perd la guerre en Afghanistan » Le Figaro.fr 03/08/2010

5. Christian Magdelaine : Les changements climatiques notre-planète.info 11 décembre 2007

6. Michel Chossudovsky http://www.globalresearch.ca/index.... 2007

URL de cet article

12 août 2010
http://www.legrandsoir.info/Pakistan-entre-changements-climatiques-guerre-electromagnetique-et-terrorisme.html

 

Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

Selon un sondage, intitulé "Vu du Moyen-Orient : enquête sur l'opinion publique en 2010", la popularité du secrétaire général du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du président Hugo Chavez , du président iranien Mahmoud  Ahmadinejad est en hausse dans le monde arabe, alors que celle du président américain Barack Obama est en baisse !
En effet, le sondage observe un changement significatif de l'image du président américain dans le monde arabe, avec un taux de désapprobation
passant de 23% l'année dernière à 62% cette année.
Par contre, les hommes politiques les plus appréciés dans le monde arabe sont : en première place  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan , en deuxième place  par le président vénézuélien Hugo Chavez , en troisième place  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, puis en quatrième place  le secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah et en cinquième place le président syrien

Bachar al-Assad ! .
  Par ailleurs, l'Afghanistan reste un problème important, mais l'enquête internationale menée par l'Université de Maryland-Zogby montre que la déception sur le conflit israélo-palestinien est la cause la plus profonde qui a influencé l'évaluation du monde arabe sur M. Obama.
"Il n'y a pas de doute dans ma pensée que le changement d'attitude à l'égard de l'administration Obama dans le monde arabe (...) est dû à la déception sur cette question centrale", a affirmé Shibley Telhami, chercheur associé à l'Institution Brookings et ancien conseiller de la mission américaine à l'ONU.
Le sondage a été réalisé auprès d'environ 4.000 personnes en Egypte, en Arabie saoudite, au Maroc, en Jordanie, au Liban et aux Emirats arabes unis, entre le 29 juin et le 20 juillet derniers.  
61% des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme une déception importante et 27% ont cité l'Irak.  
L'année dernière, plus de la moitié des personnes interrogées se déclaraient confiantes dans la politique américaine au Moyen-Orient. Cette année, le taux a baissé à 15%, et 63% des personnes interrogées se sont déclarées déçues par les politiques américaines.
L'Irak est la seconde cause de frustration des Arabes vis-à-vis de M. Obama. Si les Arabes étaient en faveur du président américain qui avait promis de retirer les troupes américaines du pays, les Arabes sont déçus cette année par les élections en Irak, ce qui a causé la chute de la popularité du président américain.
Le gouvernement américain est critiqué pour l'absence d'un gouvernement en Irak et la frustration de la population quand on voit le fait que les candidats ayant gagné la majorité des sièges au Parlement n'ont pas été capables de s'unir pour établir un gouvernement en Irak, a expliqué Telhami, principal enquêteur dans le sondage.

06/08/2010

 http://www.almanar.com.lb


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manlio Dinucci : De Camp Darby (Pise), vivres et missiles sur le Pakistan. 

Pour aider le Pakistan dévasté par les inondations, les Etats-Unis ont lancé « une riposte humanitaire, plus grande que n’importe quel autre pays ». Ce sont les forces armées états-uniennes qui s’en occupent, en faisant affluer dans les zones sinistrées les « donations » de l’USAID (Agence Usa pour le développement international), comprenant des paquets de vivres avec viande halal, conforme aux prescriptions de la religion musulmane.

Le matériau, pour une valeur de 76 millions de dollars, provient des gigantesques dépôts de Camp Darby et de ceux de Dubaï, préalablement fournis par la base en Italie.  

L’opération confirme l’importance accrue de Camp Darby, la base logistique états-unienne reliée au port de Livourne et à l’aéroport de Pise. C’est là qu’a été récemment construit un nouveau complexe gigantesque de dépôts et bâtiments, pour une superficie de plus de 40 mille mètres carrés (équivalent de 7 terrains de foot), qui a coûté 40 millions d’euros. Ceci a augmenté la contenance de matériaux militaires et celle, en même temps, des matériaux de l’USAID, entreposés à Camp Darby en vertu d’un accord entre l’Us Army et le Département d’Etat. Le transit des matériaux, militaires ou civils, est effectué par le 3ème Bataillon de la 405ème Brigade. Ce même bataillon s’occupe de la réparation des véhicules de la 173ème Brigade aéroportée, envoyés là par la base de Vicence. Depuis Camp Darby partent donc aussi bien les armes pour les opérations de guerre que les « donations » de l’USAID utilisées elles aussi à des fins stratégiques.

Leur finalité a été confirmée par Richard Holbrooke, représentant de l’administration Obama pour l’Afghanistan et le Pakistan. Secourir les victimes des inondations, a-t-il déclaré, sert non seulement à sauver des vies humaines, mais aussi à « rétablir l’image des Etats-Unis au Pakistan ». (The New York Times, 14 août).

Dans ce pays a augmenté l’opposition aux opérations « antiterrorisme » conduites par les forces états-uniennes, qui provoquent un nombre toujours plus grand de victimes civiles. « Maintenant –a dit Holbrooke- le peuple pakistanais verra que, quand une calamité naturelle frappe, ce ne sont pas la Chine et l’Iran, ou l’Union européenne, mais toujours les USA qui dirigent ». Les opérations de secours, non par hasard, se concentrent dans la Vallée de Swat, jusque l’an dernier sous contrôle des talibans. C’est là que sont arrivés 20 hélicoptères et 250 marines Us. Les terribles Blackhawk, cette fois, ne lancent pas des missiles mais des paquets de vivres, et les marines n’emmènent pas de présumés terroristes, attachés et les yeux bandés, mais des enfants qu’on porte avec amour dans ses bras.  

Ceci ne signifie pas que les opérations proprement militaires aient cessé : le jour même où Holbrooke expliquait que les Usa veulent réhabiliter leur image au Pakistan, un drone Us y provoquait la mort de 13 personnes. Les missiles qu’il a lancés provenaient probablement, avec les paquets de vivre, de Camp Darby, définie par le commandement comme « une des plus importantes structures de secours, qui rend possible l’envoi d’aides humanitaires depuis la Toscane dans le monde entier ». 

Publié aussi le mardi 17 août 2010 par il manifesto (en version légèrement abrégée)
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20100817/pagina/08/pezzo/284885/
Reçu de l’auteur et traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Le Pakistan au cœur des débats.

Les Pakistanais considèrent les États-Unis comme «l'ennemi».

Parmi les sondés, 59% décrivent les États-Unis comme un pays ennemi, tandis que seuls 11% les considèrent comme un partenaire, selon le sondage.

Une majorité de Pakistanais considèrent les Etats-Unis comme un pays ennemi et sont opposés à la guerre menée sous commandement américain en Afghanistan, selon un sondage publié jeudi aux États-Unis.

Malgré une aide économique et militaire qui se chiffre en milliards de dollars, l'image des Etats-Unis au Pakistan se situe au dernier rang parmi 22 pays, selon une enquête menée du 13 au 28 avril par le Centre de recherches Pew auprès de 2 000 Pakistanais.

Parmi les sondés, 59% décrivent les États-Unis comme un pays ennemi, tandis que seuls 11% les considèrent comme un partenaire, selon le sondage.

Seuls 8% des sondés font confiance au président américain Barack Obama pour mener à bien les affaires du monde, soit le moins bon score parmi les 22 pays présentés dans le cadre de l'enquête.

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, recueille seulement 20% d'opinions favorables contre 64% il y a deux ans.

Beaucoup de Pakistanais sont également opposés à l'engagement américain en Afghanistan voisin: 65% estiment que les troupes américaines et de l'Otan devraient être retirées dès que possible.

Seuls 25% pensent que leur pays pâtirait d'un retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, contre 18% qui pensent que ce serait au contraire une bonne chose et 57% qui se disent indifférents ou sans opinion.

Quant à la possibilité que les talibans prennent le pouvoir au Pakistan, elle est considérée comme une menace grave par 54% des sondés, contre 73% l'an dernier. Al-Qaïda n'est plus perçu comme une menace que par 38% des personnes interrogées contre 61% il y a un an.

Néanmoins, souligne Pew, les deux groupes continuent de pâtir d'une image majoritairement négative dans la population pakistanaise: les talibans enregistrent 65% d'opinions défavorables, et Al-Qaïda 53%.

Et malgré les avis négatifs que recueille Washington, 64% des sondés jugent important d'améliorer les liens avec les Etats-Unis, contre 53% l'an dernier.

Le sondage a été réalisé en face-à-face avec une marge d'erreur de plus ou moins trois points. 

29 juillet 2010 à 18h10

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/29/01-4302359-les-pakistanais-considerent-les-etats-unis-comme-lennemi.php

 

Francoise Chipaux : l'armée  Pakistanaise rejette les exigences américaines …

Rappel.

L'armée pakistanaise rejette les exigences américaines sur le contrôle de l'aide de 7,5 milliards de dollars.

L'armée pakistanaise a commencé son offensive sur le Sud-Waziristan, zone contrôlée par les Talibans, selon les autorités du pays. Quelques 30.000 soldats, appuyés par des tanks, se déploient autour de la région où se trouve Hakimullah Mehsud, le nouveau chef des Talibans pakistanais.

Le nombre des résistants combattants  dans la région est estimé à 10.000.

Cinq cents commandos des forces spéciales étaient arrivés sur place vendredi 17 octobre. Un couvre-feu a été imposé en prévision de l'offensive, alors que plusieurs attentats talibans sur des grandes villes du pays ont fait au moins 150 morts dans les derniers jours. Cet article revient sur les tensions entre l'armée pakistanaise et les Etats-Unis autour de l'aide américaine.

***

L'aide américaine votée en faveur du Pakistan -7,5 milliards de dollars sur cinq ans- censée aider le pays à sortir du cycle pauvreté extrémisme est en fait en passe de déstabiliser le fragile équilibre instauré entre civils et militaires depuis le retour d'un gouvernement démocratique en février 2008. Outrée par les conditions posées par le Congrès américain pour la délivrance de l'aide, l'armée a publiquement fait savoir au gouvernement qu'il n'était pas question d'accepter en l'état les propositions américaines.

Les exigences du Congrès américain -assurance notamment que l'armée n'interfère pas dans les affaires politiques, demande d'un contrôle civil sur les institutions de sécurité, regard sur le nucléaire- ont été jugées insultantes par l'establishment militaire. «Les Etats-Unis doivent décider si l'armée pakistanaise est leur alliée ou leur ennemi», affirme un officier supérieur sous le sceau de l'anonymat.

En contradiction directe avec le gouvernement, le coup d'arrêt donné par l'armée fragilise considérablement le président Asif Ali Zardari et pourrait marquer le début de la fin d'un président qui n'a jamais eu la confiance des militaires. Le président Zardari avait déjà dû reculer spectaculairement il y a un  an quand il avait décidé de faire passer les puissants services secrets sous le contrôle du ministère de l'intérieur. Quelques heures après l'annonce de la décision, celle-ci avait du être annulée sur intervention du chef de l'armée Pervez Ashfaq Kayani.

Après les 9 ans de dictature militaire du général Pervez Musharraf, l'armée n'a pas l'intention de reprendre directement le pouvoir mais elle n'entend pas non plus se voir retirer ce qu'elle considère comme ses prérogatives en matière de politique étrangère ou de défense. Le développement de l'armement nucléaire est en particulier une chasse gardée des militaires qui se sont aussi arrogés depuis toujours un droit de veto sur la politique vis à vis de l'Inde ou de l'Afghanistan.

L'armée est largement soutenue dans cette affaire par l'opposition politique certes mais surtout par une opinion publique de plus en plus hostile aux Etats-Unis. Un récent sondage de l'International Republican Institut, un organisme américain, a montré que 80% des personnes interrogées refusaient que le Pakistan aide les Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme, une augmentation de 19% des opposants par rapport au même sondage effectué en mars.

Cette crise de confiance intervient à un très mauvais moment. Malgré les succès enregistrés par l'armée sur le front de la lutte contre les extrémistes dans la vallée de Swat et l'élimination par une frappe d'un drone américain du chef des talibans pakistanais Baitullah Mehsud, les talibans ont montré qu'ils étaient loin d'être vaincus. En une semaine ils ont frappé à quatre reprises faisant plus de 120 morts. L'attaque à Rawalpindi du quartier général de l'armée, sans doute l'un des endroits les mieux protégés du Pakistan, a souligné leur capacité d'agir où ils le veulent et quand ils le veulent. Le fait que trois militants étrangers et des militants du Pendjab aient mené cette opération souligne aussi l'intégration de plus en plus grande des différents groupes extrémistes à travers le pays. Le seul survivant parmi les militants de cette opération qui a été arrêté est d'autre part connu pour être un proche du numéro deux d'Al Qaida, Ayman Al Zawahiri.

La détermination des Etats-Unis à protéger leurs intérêts à travers cette aide massive au Pakistan risque de rencontrer de plus en plus d'obstacles dans un pays où tout ce qui vient de Washington est regardé avec suspicion. En posant des conditions qui font fi des sensibilités locales, le Congrès a compliqué non seulement les relations entre les deux pays mais aussi les relations entre civils et militaires sur la scène locale. Déjà confronté à de multiples problèmes, le Pakistan n'avait pas besoin de cette nouvelle crise qui accapare tous les esprits.

Francoise Chipaux

Novembre 2009

http://www.slate.fr/story/11659/pakistan-larmee-lache-les-americains


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