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26/08/2010

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



2 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

L'événement | L’implantation, à Bâle, du groupe Aegis, comptant 20000 mercenaires, relance la polémique en Suisse. –

A elle seule, la Cité de Calvin recense trois sociétés étrangères actives dans l’espionnage privé. –

Le marché de la sécurité (20 milliards de dollars) se déploie essentiellement en Irak et en Afghanistan.

Depuis deux semaines, l’implantation du siège social mondial d’Aegis Defense Services à Bâle secoue la Suisse alémanique et les instances fédérales (lire nos éditions du 16 août 2010). Et pour cause. La britannique Aegis est, avec les américaines DynCorp et surtout Xe Services (ex-Blackwater) l’une des plus importantes armées privées au monde, intervenant principalement en Irak et en Afghanistan grâce à ses 20000 soldats.

Pour une fois unanimes, la gauche et la droite parlementaire réclament du Conseil fédéral une meilleure surveillance de l’implantation de ces groupes multinationaux, qui se partagent un marché estimé aujourd’hui à quelque 20 milliards de dollars. «Lorsque l’une de ces sociétés ayant son siège en Suisse opère en Irak pour le compte des Etats-Unis, cela pose clairement un problème à notre système de neutralité», affirme ainsi Albert Stahel, professeur en sciences politiques à l’Université de Zurich et expert en affaires stratégiques.

Des contrôles inexistants

Dès lors, la problématique de ces entreprises militaires privées (MPC, en anglais) rebondit avec une acuité toute nouvelle en Suisse. D’autant que le Conseil fédéral est incapable de dire combien de sociétés de sécurité sont implantées ou ont ouvert une représentation dans notre pays. En 2005, le gouvernement avait ainsi refusé de contrôler lesdites sociétés, partant de lier leur implantation à une quelconque autorisation, du moment que leurs activités sur notre sol ne sont qu’administratives.

Mieux: «Selon le Centre for Democratic Control of Armed Forces, basé à Genève, affirmait alors le Conseil fédéral, il n’existe en Suisse que très peu de sociétés de sécurité actives sur des territoires en guerre. Elles sont en outre de très petite taille.»

La SonntagsZeitung vient pourtant de révéler que Genève, à elle seule, comptait trois de ces firmes paramilitaires étrangères sur son sol. La plus importante d’entre elles s’appelle Diligence Global Intelligence SA, installée à Genève en février 2009, rue du Conseil-Général. Il s’agit là de la filiale helvétique du groupe américain Diligence LLC, fondée par Nicholas Day et par d’anciens membres du MI5 et de la CIA. Nick Day a même choisi Genève pour y fixer sa résidence principale.

De l’espionnage privé

Diligence Global Intelligence, si elle n’est pas pourvoyeuse de mercenaires, livre de précieux renseignements économiques et géopolitiques. En clair: une sorte de services d’espionnage privés. Sur son site Internet, on découvre ainsi que «Genève représente un pas décisif dans le développement du groupe», après ses implantations à Londres, Washington, New York et Moscou. Mais encore: «Notre société opère sous les radars.» Pour l’heure, pourtant, Diligence n’a pas gagné beaucoup de mandats en Suisse même; dans le monde, par contre, la multinationale britannique et ses spécialistes en espionnage ont déjà traité plus de 1000 «projets», dans 75 pays.

On trouve également au bout du lac une filiale du groupe anglais Salamanca, sise au 8, quai du Rhône, et spécialisée dans la protection rapprochée et également dans le renseignement économique. Enfin, un troisième groupe américain, spécialisé dans la formation de polices privées et d’agents de renseignements, New Century, est indirectement présent au bout du lac Léman: «Notre présence à Genève est purement administrative, nous a affirmé hier l’un de ses responsables à Londres. C’est une représentation fiduciaire.» En clair, il s’avère que certains comptes de New Century sont gérés depuis la Cité de Calvin.

17.08.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/suisse-geneve-havre-armees-privees-2010-08-16


2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

L'Irak a décidé de repousser d'un mois l'appel d'offres prévu le 1er septembre pour l'attribution de trois champs gaziers d'une capacité d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3), a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du ministère irakien du Pétrole.

"Une présentation des champs gaziers à lieu dimanche et lundi à Istanbul pour répondre aux questions des compagnies en lice et l'appel d'offres devrait avoir lieu en octobre", a indiqué Assem Jihad, sans pouvoir préciser la date.

"Il s'agit de donner plus de temps à ces compagnies pour étudier le dossier", a-t-il ajouté.

Le 6 mai, le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani avait annoncé cet appel d'offres en précisant que les 45 compagnies internationales qui avaient participé aux deux premières enchères sur les champs pétroliers pourront de nouveau concourir et il s'agira comme pour le pétrole de contrats de services.

La production actuelle de gaz n'est que de 150.000 m3.

L'Irak avait décidé de lancer cet appel d'offres "pour pouvoir alimenter ses stations électriques et pour valoriser cette énergie afin de l'exporter par des gazoducs vers l'Union européenne et les pays voisins", avait annoncé le ministre.

Le pays manque cruellement d'électricité sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis. Ce rationnement de deux à quatre heures par jour a conduit à des émeutes cet été dans plusieurs villes d'Irak en raison de la chaleur qui règne dans le pays.

L'Irak s'est lancé dans un vaste programme de construction de centrales électriques fonctionnant avec des turbines au gaz, afin de faire passer la consommation électrique par personne de 1.100 kilowatts/heure actuellement à 3.700 KW/h en 2014, selon le ministère du Plan. Le gouvernement a signé des contrats d'un montant de 5 milliards de dollars avec General Electric et Siemens.

Le champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité estimée est de 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Le troisième est celui de Siba, dans la province de Bassora, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km a été decouvert en 1968 et n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

L'Irak a signé l'année dernière des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

AFP

 02 août 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100802073909.bpow3v2m.asp



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.
Les images sont difficilement soutenables.

Une petite fille à double tête, un petit garçon à l’abdomen surdimensionné, des bébés atteints d’une maladie grave de peau...

Tous ces cas enregistrés à Falloujah ont été rapportés par plusieurs médias internationaux.

Depuis 2004, quand cette ville du centre de l’Irak a été le théâtre d’une bataille sans merci entre insurgés et Américains, les témoignages de familles frappées par des cancers ou la mort précoce d’un enfant difforme se multiplient.
Au point que certains font le lien avec l’offensive américaine, tandis que le doute persiste sur la nature des armes utilisées.
Une étude publiée fin juillet 2010 par l’International Journal of Environnemental Research and Public Health pourrait leur permettre d’étayer leurs accusations.

Mené entre autres par le professeur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster, ce travail valide l’hypothèse d’une mortalité infantile et des cancers anormalement élevés à Falloujah, entre 2005 et 2009.

En s’appuyant sur un questionnaire rempli par 4.843 personnes de la ville, les auteurs pointent des chiffres bien supérieurs à ceux constatés en Égypte et en Jordanie. Le risque relatif de cancer est 4,22 fois plus élevé dans la ville irakienne que dans les pays voisins, et 12,6 fois plus important pour les moins de 14 ans ! Pire, les types de cancer constatés sont similaires à ceux développés par les Japonais à Hiroshima après la Seconde Guerre mondiale... Quant à la mortalité infantile, elle est 4 fois plus forte à Falloujah que dans les États comparés depuis 2006. Et, comme à Hiroshima, après le largage de la bombe A, le nombre de naissances de garçons a plongé parmi les enfants de 0 à 4 ans dès 2005.
Un dernier élément qui permet d’identifier l’année de la bataille de Falloujah, en 2004, "comme l’année de la contamination environnementale", selon les auteurs de l’étude.
La piste de l’uranium appauvri
Le travail des chercheurs "n’éclaire pas sur l’agent déclencheur de l’augmentation du nombre de maladies". Mais il pose de fait la question.
Il va jusqu’à évoquer l’hypothèse de l’uranium appauvri, un composant radioactif qui pourrait avoir été employé par l’armée américaine au cours des ‘combat’s à Falloujah. Le Pentagone n’a jamais répondu clairement à ceux qui l’accusent d’y avoir eu recours sous la forme de bombes "anti-bunkers". De quoi alimenter les soupçons.
Par le passé, l’utilisation de l’uranium appauvri lors d’opérations militaires a déjà été sujet à polémique. Ce composant est accusé d’être à l’origine de maladies et de décès de plusieurs soldats déployés en ex-Yougoslavie, notamment en Bosnie en 1995 et au Kosovo en 1999, ou encore en Irak, lors du premier conflit. L’Organisation mondiale de
la Santé (OMS) a même recommandé, en 2008, un suivi des zones touchées par ces armes et leur éventuelle dépollution quand le niveau de contamination constaté s’avère "inacceptable". L’OMS souligne également la fragilité des enfants face à ce type de contamination.
Reste que l’utilisation des armes à l’uranium appauvri est parfaitement légale. Aucun texteinternational n’interdit d’avoir recours à des armes qualifiées de "conventionnelles". L’armée française se réserve d’ailleurs le droit de s’en servir pour leur capacité unique à "percer les blindages les plus résistants" même si, affirme le ministère de
la Defense, elle "n’a jamais eu recours à ces munitions à base d’uranium appauvri sur les théâtres d’opérations sur lesquels elle est déployée".

Par La Rédaction
vendredi 6 août 2010,

http://www.aloufok.net/spip.php?article2281


3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

Ayant participé à la destruction d’autres pays lointains, notre ancien premier ministre - « émissaire de la paix » au Moyen Orient – peut désormais profiter des relations nouées lorsqu’il était « au service du peuple ».

Tony Blair doit être inculpé, et non pardonné comme Peter Mandelson. Tous deux ont rédigé des mémoires à leur honneur et ont été payés des fortunes pour le faire. Tony Blair a touché 4,6 millions de livres sterling en guise d’acompte pour les siens qui paraîtront le mois prochain.

Considérons la loi Proceeds of Crime Act. Blair a conspiré pour et lancé une guerre d’agression non provoquée contre un pays sans Defense, le genre d’agression que les juges du Tribunal de Nuremberg ont décrit en 1946 comme « le summum en matière de crime de guerre ».

Selon des études universitaires, plus d’un million de personnes sont mortes, un chiffre qui dépasse l’estimation de l’Université de Fordham pour les morts du génocide Rwandais.

De plus, plus de quatre millions d’Irakiens ont du fuir leurs maisons et une majorité d’enfants souffrent de malnutrition et de traumatismes. Les taux de cancer prés de villes de Falloujah, Najaf et Basra (cette dernière ayant été « libérée » par les Britanniques) sont à présent plus élevés qu’à Hiroshima. « Les forces britanniques ont employé environ 1,9 tonnes de munitions d’uranium appauvri contre l’Irak en 2003 » a déclaré le secrétaire à la Defense, Liam Fox, devant le Parlement le 22 juillet. Tout une série d’armes « antipersonnelles » toxiques, telles les bombes à fragmentation, ont été employées par les forces britanniques et américaines.

Un tel carnage fut justifié par des mensonges qui ont été constamment dénoncés. Le 29 janvier 2003, Blair a déclaré devant le parlement : « Nous savons qu’il existe des liens entre Al-Qaeda et l’Irak... » Le mois dernier, l’ancien chef du (service de renseignement) MI5, Eliza Manningham-Buller, a déclaré devant la commission d’enquête Chilcot : « Il n’existe aucune information crédible qui laisserait croire à de tels liens... (ce fut l’invasion) qui a fourni à Oussama Ben Laden l’occasion d’une Jihad en Irak » Lorsqu’on lui a demandé dans quelle mesure l’invasion a augmenté la menace de terrorisme contre la Grande Bretagne, elle a répondu : « d’une manière significative ».

Les attentats à Londres le 7 juillet 2005 étaient la conséquence directe des actions de Blair.

UNE AVIDITE VORACE

Des documents publiés par la Haute Cour ont montré que des citoyens britanniques ont été enlevés et torturés avec l’autorisation de Blair : en janvier 2002, Jack Straw, ministre des affaires étrangères à l’époque, a décidé que Guantanamo était « le meilleur moyen » pour emprisonner des citoyens britanniques « en toute sécurité ».

Au lieu d’exprimer des remords, Blair a fait preuve d’une avidité vorace et discrète. Depuis qu’il a quitté son poste de premier ministre en 2007, il a accumulé environ 20 millions de livres sterling, dont une bonne partie grâce aux liens noués avec l’administration Bush. La « Advisory Committee on Business Appointments », qui contrôle les emplois occupés par d’anciens premiers ministres, a subit des pressions pour ne pas rendre public les prestations de « conseil » de Blair pour la famille royale Koweïtienne et le géant pétrolier sud-coréen UI Energy Corporation. Il reçoit environ 2 millions de livres sterling par an pour « conseiller » la banque d’investissement JP Morgan et des sommes indéterminées d’autres sociétés financières. Il reçoit des millions pour ses discours, dont 200.000 livres sterling pour un discours en Chine.

Dans son rôle « d’émissaire pour la paix » au Moyen Orient, un travail bénévole mais générateur de gros frais de déplacement, Blair est devenu la voix d’Israël qui lui a accordé 1 million de dollars pour un « prix de la paix ».

En d’autres termes, la fortune de Blair a rapidement augmenté après avoir déclenché avec George W. Bush un bain de sang en Irak.

Ses complices sont nombreux. En mars 2003, le gouvernement en savait beaucoup sur la conspiration pour attaquer l’Irak. Straw, nommé plus tard « secrétaire à la justice », a fait disparaître des comptes rendus de réunions ministériels malgré l’ordre donné par le « Information Commissioner » de les publier. La plupart de ceux qui briguent la direction du Parti Travailliste ont soutenu le crime historique de Blair, et se sont levés comme un seul homme pour saluer ses dernières interventions devant la Chambre des Communes. En tant que ministre des affaires étrangères, David Miliban a tenté de couvrir la complicité britannique dans les tortures. Il a promu l’Iran au rang de nouvelle « menace ».

Des journalistes qui jadis chantaient les louanges de Blair, qualifié de « mystique », et relayaient avec complaisance toutes ses surenchères vaniteuses prétendent à présent l’avoir toujours critiqué. Quant aux mensonges servis à l’opinion publique, seul David Rose du Observer a présenté ses excuses. Les révélations de Wikileaks, publiées au nom de la vérité et la justice, se heurtent à une opinion publique gavée par un journalisme d’influence et de complicité. Des historiens célèbres et prolixes, tels Niall Ferguson, qui s’extasiaient sur la rénovation d’un impérialisme « éclairé » prône par Blair, gardent à présent le silence sur « l’absentéisme moral », selon Pankaj Mishra, « de ceux qui sont payés pour interpréter intelligemment le monde contemporain ».

LE FUGITIF

Est-il naif de penser que Blair sera un jour arrêté ?

Tout comme le gouvernement de Cameron comprend la « menace » que représente une loi qui transforme la Grande Bretagne en escale risquée pour les criminels de guerre Israéliens, Blair court le même risque dans nombre de pays et juridictions, ne serait-ce que de se voir arrêté et interrogé. Il est devenu le Kissinger de la Grande-Bretagne, qui doit organiser ses déplacements à l’étranger avec le soin d’un fugitif.

Deux événements récents semblent confirmer ceci. Le 15 juin, la Cour Pénale Internationale a pris une décision historique en ajoutant l’agression dans la liste des crimes de guerres sous sa juridiction. La Cour définit l’agression comme « un crime commis par un dirigeant politique ou militaire qui par sa nature, gravité ou échelle constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies ». Des juristes internationaux ont qualifié cette décision de « bond gigantesque ». La Grande Bretagne est signataire du traité de Rome qui a crée la Cour et doit se conformer à ses décisions.

Le 21 juillet, Nick Clegg, devant la Chambre des Communes, a déclaré que l’invasion de l’Irak était illégale. Bien qu’il ait ensuite « précisé » qu’il ne s’exprimait qu’à titre personnel, Philip Sands, professeur en droit international à University College de Londres, a dit que le Premier ministre adjoint avait fait là « une déclaration qui devrait intéresser la Cour Pénale Internationale ».

Blair est originaire des classes moyennes supérieures britanniques qui, après s’être réjouies devant son ascension sans à-coups, peuvent à présent réfléchir sur les notions de Bien et de Mal qu’ils imposent à leurs propres enfants. Les souffrances des enfants en Irak hanteront la Grande-Bretagne tant que Blair sera libre de faire des profits.

John Pilger – dans New Statesman

SOURCE : http://www.newstatesman.com/uk-poli...

13 août 2010

Traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...


3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.

Les Canadiens ont beaucoup de choses à penser à l'heure où les développements objectifs accélèrent la descente vers le fascisme d'État.

Trois des aspects les plus significatifs de ce fascisme montant sont :

La participation du Canada et son encouragement aux guerres d'agression des États-Unis contre l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan, les menaces et préparatifs de guerre contre la République populaire démocratique de Corée, l'Iran et le Liban; la répression policière sans précédent contre la dissidence et le droit de conscience au Sommet du G20 à Toronto; et le dernier clou dans le cercueil du contrat social de l'après-Deuxième Guerre mondiale entre le capital et le travail.

Les conditions objectives sont en constant changement, développement et mouvement. Notre pensée et les formes de résistance doivent refléter cette réalité de changement et affronter tous les défis que posent les conditions objectives. Cela signifie que la question pour nous n'est pas de chercher à retourner dans un passé qui nous apparaît aujourd'hui moins troublé et plus favorable. Nous devons faire face à la situation telle qu'elle se présente même si cela exige un réexamen de notre pensée passée et des formes et poiltiques du mouvement ouvrier canadien.

La nécessité d'un gouvernement anti-guerre

Les guerres sans fin des États-Unis en Asie centrale et de l'Ouest, l'agression israélienne appuyée par les États-Unis contre la Flottille de la Liberté de Gaza, la transformation des sales guerres secrètes des administrations américaines précédentes en opérations violentes ouvertes dans plus de 65 pays, et le déploiement des armadas navales américaines en position d'attaque autour de la péninsule coréenne, dans le golfe Persique et près de la côte Est de l'Amérique du Sud, forcent les Canadiens à réaliser que pour jouer un rôle positif dans le monde aujourd'hui, eux et leur gouvernement doivent être une force active contre la guerre. L'impérialisme américain doit être arrêté dans ses agressions mondiales. Pour accomplir cette tâche historique, il faut construire un front uni d'États et de peuples qui est déterminé à forcer les États-Unis à démanteler leurs bases militaires mondiales, à ramener leurs troupes et leurs armes de destruction massive à l'intérieur de leurs frontières et à arrêter leurs menaces contre les peuples du monde et leur droit d'être. Un gouvernement anti-guerre doit être établi par la mobilisation du peuple pour exiger l'annulation de toutes les alliances militaires, de tous les accords et de toute coopération avec l'impérialisme américain, le retrait du Canada de l'OTAN, de NORAD et du Nothern Command, et pour faire activement campagne contre la guerre comme méthode de résolution des conflits et problèmes internationaux.

11-08-2010

Déclaration du 5e plenum du Comité central du Parti communiste du Canada

 

http://www.cpcml.ca/francais/index.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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