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26/08/2010

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Début :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Paul Cauchon  : La guerre vendue en shampooing.

1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.

1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Suite

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

a) Le roi dollar à Bagdad..

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

Fin

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

·                     



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Paul Cauchon : La guerre vendue en shampooing.

La guerre contre l’Irak a représenté une formidable bataille idéologique, dans laquelle la Maison-Blanche a utilisé des techniques de marketing sophistiquées, souvent avec l’aide de prestigieuses entreprises de relations publiques.

Mardi 10 Août 2010

On s’en doutait, bien sûr.

Mais rarement la chose a été aussi bien documentée que dans cet ouvrage qui vient de paraître en français, Une arme de persuasion massive/De la propagande dans la guerre de Bush en Irak, publié l’automne dernier aux États-Unis, et en français récemment chez Le Pré au Clercs.

Les deux auteurs, Sheldon Rampton et John Stauber, travaillent pour le Center for Media and Democracy, un organisme créé en 1993 pour enquêter sur les propagandes gouvernementales et le discours médiatique. Ce centre se spécialise particulièrement dans l’analyse des stratégies des grandes entreprises de relations publiques.
On a beaucoup écrit sur l’expérience des journalistes intégrés dans les unités militaires lors de la guerre en Irak, ou encore sur l’hyper-patriotisme de certains médias américains.

Rampton et Stauber en parlent, sans que leurs propos ne soient nécessairement très marquants. L’intérêt de leur livre est ailleurs, dans le décryptage des stratégies gouvernementales pour conditionner l’opinion publique avant le déclenchement de la guerre.
Ainsi, dès 1997 (trois ans avant l’élection de Bush), un groupe de néo-conservateurs dirigé par William Bennet, rédacteur en chef du Weekly Standard (propriété de Rupert Murdoch), avait créé le Project for the New American Century, qui avait pour but de « durcir » la politique américaine envers l’Irak, et qui a fait pression sur le Congrès pour octroyer 100 millions de dollars aux opposants irakiens. Le groupe comprenait des gens comme Dick Cheney, l’éditeur Steve Forbes, Donald Rumsfeld, l’auteur Francis Fukuyama.
Il faut rappeler que, quelques mois après la guerre du Golfe de 1991, Bush le père avait demandé à
la CIA de chasser Saddam Hussein du pouvoir, et l’organisme avait engagé John Rendon, un conseiller en relations publiques, pour travailler à ce dossier.

Le même Rendon obtenait à l’automne 2001 un contrat de 400 000 $ pour orchestrer la propagande afin de préparer l’intervention en Afghanistan.
Le cas le plus connu du marketing de guerre est celui de Charlotte Beers, grande prêtresse du marketing aux États-Unis, qui avait dirigé deux grandes agences et qui comptait, parmi ses titres de gloire, le lancement du riz Uncle Ben’s et des shampooings Head & Shoulders ! Nommée à un poste de sous-secrétaire d’État par l’administration Bush, elle a créé des campagnes de publicité, des sites internet, des shows télévisés, a organisé des rencontres avec des leaders arabes, pour tenter d’influencer l’opinion et de vendre les États-Unis au Moyen-Orient comme une « marque » représentant la liberté. Colin Powell avait lui-même déclaré lors de son embauche qu’il fallait « faire de notre politique étrangère une véritable marque ».
Remarquez que ce n’est pas seulement
la Maison- Blanche qui pensait en termes de marketing. Trois jours après le 11 septembre 2001, c’est le royaume d’Arabie saoudite qui signait un contrat avec le géant de la communication Burson-Marsteller pour recevoir des conseils en gestion de crise (la presque totalité des terroristes du 11 septembre étaient saoudiens, ce qui présentait mal…).

Et une autre agence, Quorvis Communications, recevait 20 millions du même royaume pour faire interviewer des représentants saoudiens par des journalistes-vedettes des médias américains.
Et ça continue comme ça pendant des pages.

Pour préparer l’intervention contre l’Irak plusieurs organismes soutenus par le pouvoir politique faisaient affaire avec Benador Associates, une puissante société de relations publiques qui se spécialisait dans le placement d’experts du Moyen Orient et du terrorisme dans tous les médias, des experts évidemment en faveur de la guerre. Les auteurs font remarquer qu’on les voyait partout alors que les médias semblaient ignorer les 1400 spécialistes indépendants du Moyen-Orient dans les universités américaines, qu’on imagine plus nuancés. Des organisations pacifistes découragées ont même tenté d’acheter de la publicité commerciale dans les grands réseaux de télévision pour se faire entendre, ce qui leur fut refusé par les réseaux.
Cet ouvrage porte aussi une leçon forte. Si le conditionnement à la guerre a semblé fonctionner aux États-Unis, toutes les campagnes de relations publiques pour améliorer l’image des États-Unis au Moyen-Orient ont échoué. Pourquoi ? Le message véhiculé par cette armée de consultants n’était pas forcément faux, écrivent les auteurs. Mais il n’abordait jamais le coeur du ressentiment musulman envers les États-Unis, soit le conflit israélo-palestinien et le passé des interventions américaines dans la région. Comme le dit un professionnel de la publicité cité dans l’ouvrage, et qui semble plus lucide que les autres, « l’opinion islamique est davantage influencée par ce que les États-Unis font que par tout ce qu’ils peuvent dire ».
Paul CAUCHON

Paru sur LeDevoir.com

Sheldon Rampton et John Stauber : « Une arme de persuasion massive – De la propagande dans la guerre de Bush en Irak »

Mardi 10 Août 2010

http://www.geopolintel.fr/article298.html


1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.
Le point
En marge de l'opération « Shock and Awe » lancée au mois de mars de l'an 2003 par un George W. Bush soucieux, disait-il, de découvrir l'arsenal d'armes de destruction massive constitué par Saddam Hussein, une autre guerre est en cours depuis quelque temps, opposant le commandement militaire US aux grands journaux du pays et portant, celle-là, sur le total des victimes.

La semaine dernière, les militaires ont contesté le bilan avancé par une agence de presse sur la foi des statistiques des départements de la Santé et de l'Intérieur qui parlaient de 535 morts en juillet, soit nettement plus que le chiffre du département de la Defense (222 tués).

La baisse est de 50 ou de 25 pour cent par rapport à 2009, suivant que l'on fasse confiance aux calculs des généraux ou des civils.

Ray Odierno, le plus haut gradé yankee sur le terrain, a mis un terme l'autre jour à la querelle : « Je ne vais pas discuter chiffres, a-t-il lancé aux journalistes. Je me contenterai de relever qu'aujourd'hui, cela va mieux qu'hier. » Fermez le ban ! Sauf que, pour les stratèges en chambre, tout le débat ne fait qu'épaissir ce que l'on appelle le brouillard de la guerre.

Et aussi, sauf qu'en plus de sept ans, le bilan officiel s'inscrit à 4 413 morts et 31 902 blessés graves.
Macabre arithmétique, puisqu'il est question de décès, mais qu'il convient de situer dans la perspective du retrait imminent du gros du contingent américain.

Devant un groupe de vétérans, Barack Obama s'est engagé l'autre jour, « comme promis et suivant notre programme », à rappeler le gros des effectifs engagés dans une expédition qu'il avait qualifiée jadis de « stupide » (« dumb »).

Simple coïncidence ? Le même jour, un sondage pour le compte de l'USA Today indiquait une nette baisse de l'indice de popularité de l'actuel locataire de la Maison-Blanche. Ceux qui lui font confiance pour la conduite de cette guerre ne représentent plus que 36 pour cent, au lieu de 48 pour cent en février ; et 43 pour cent pensent que toute l'affaire, déclenchée après les attentats du 11-Septembre, fut une lamentable erreur.
La décision présidentielle signifie qu'au 31 août, il ne restera plus sur les bords de l'Euphrate que 50 000 hommes de troupe contre 144 000 actuellement. Et encore, la tâche des brigades laissées sur place sera de « conseiller et seconder » (« advise and assist ») les forces de sécurité irakiennes, de protéger le personnel et les installations américaines et de lancer des opérations antiterroristes.

Même leur mission changera de nom : d'« Opération liberté irakienne », elle deviendra « Opération nouvelle aube ».

Enfin, le dernier GI devra avoir fait son barda à la fin de 2011, conformément à un calendrier défini par Bush fils.
Il faut compter sur les républicains pour ressortir, en cette période préélectorale, des chiffres tout aussi éloquents aux yeux de l'homme de la rue. L'irruption yankee en terre mésopotamienne aura opéré une ponction de 900 milliards de dollars dans la poche du contribuable, ce qui signifie, selon le leader de la majorité au Sénat Harry Reid, 5 000 dollars par seconde au 5 mai 2008.

En outre, est-il précisé, chaque soldat coûte à l'Oncle Sam quelque 390 000 dollars par an. Ou encore, pour les férus de comptabilité, ceci : 9 milliards se sont évaporés dans la nature, ainsi qu'un milliard représentant le prix de tracteurs et d'équipement divers livrés aux forces de sécurité locales, 10 milliards de dollars perdus sous forme de mauvaise gestion ou de pertes (chiffres cités lors d'auditions par le Congrès), 1,4 milliard de majoration de factures pour le compte de Halliburton. Commentaire du Pentagone sur ce dernier point : « Unreasonable and unsupported »...On appréciera d'autant plus que l'honorable firme, héritage laissé par l'ancien vice-président Dick Cheney qui en fut le PDG, a opéré un curieux montage lui permettant de créer un sous-traiteur, la société KBR, qui a obtenu des commandes pour un montant de 20 milliards destinés à financer la fourniture de nourriture, de carburant, d'habitations, etc.
Devant les anciens ‘combat’tants, le chef de l'exécutif a tenu à rappeler sa promesse, lors de la campagne présidentielle, de mettre fin « de manière responsable » à cette guerre, puis, après son entrée en fonctions, de confier aux Irakiens la direction de leur pays. Étrange que, dans tout cela, nulle part il ne soit fait mention de démocratie.
Simplement, il est question de « clore un chapitre », comme si l'on se contentait de points de suspension au lieu d'un grand point final.
Encore une fois, « mission inachevée ».

Christian Merville

canempechepasnicolas
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/666875/La_guerre_des_chiffres.html


1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

Extrait :

 La dernière brigade de ‘combat’ de l'armée américaine a quitté l'Irak dans la nuit d'hier, une opération largement médiatisée aux États-Unis et que l'administration de Barack Obama a présentée comme un «succès».

Plus de 50 000 militaires américains demeureront sur des bases en Irak, au moins jusqu'à la fin de 2011. Washington compte aussi doubler le nombre d'employés de sociétés privées actifs en Irak, qui seront environ 7000 l'an prochain.

Prévu depuis l'arrivée d'Obama au pouvoir, le retrait des troupes de ‘combat’ soulève des doutes chez plusieurs experts.

Ceux-ci notent que les Américains laissent derrière eux un pays en lambeaux, et une force de sécurité nationale qui n'a pas les ressources pour défendre l'intégrité de son territoire.

«Le président remplit une promesse électorale, mais la réalité, c'est que nous sommes dans le brouillard actuellement», explique en entrevue Hannah Gurman, professeure à l'Université de New York et auteure d'un livre à paraître sur l'histoire des contre-insurrections dans la politique étrangère américaine.

Mme Gurman dénonce la langue de bois qu'utilise l'administration Obama. Les politiciens, remarque-t-elle, ont biffé le mot «victoire» de leur vocabulaire, pour le remplacer par «succès», terme plus vague qui projette de l'optimisme.

«Les soldats ne sont plus des soldats, mais deviennent des "conseillers". Leur départ est fixé à la fin de 2011, mais le gouvernement se dit prêt à prolonger son engagement si les conditions devaient se détériorer. Il n'y a rien de réglé.»

Le rôle des sociétés de sécurité privées est appelé à croître. Selon le New York Times, qui cite des responsables de l'administration sous le couvert de l'anonymat, des agences de sécurité seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance menés par des drones, des fonctions qu'assume traditionnellement l'armée américaine.

Dans un essai récemment publié sur Salon.com, Mme Gurman rappelle que l'Irak est toujours sans gouvernement, cinq mois après les élections nationales.

«Les Irakiens continuent à vivre une situation instable et compliquée. Je mets au défi le président Obama ou quiconque d'aller en Irak et de regarder un enfant dans les yeux. Un enfant qui, sept ans après l'invasion des troupes américaines, manque toujours d'un logement adéquat, d'eau potable, de soins de santé, d'électricité et d'éducation.

Dites à cet enfant que la guerre est un succès.»

«Professionnalisme»

Hier, le porte-parole des forces américaines en Irak, le général Stephen Lanza, a dit sur les ondes de l'émission matinale The Early Show que les forces irakiennes faisaient preuve de «professionnalisme» et qu'elles avaient fait «beaucoup de progrès depuis 2003».

Plus tôt ce mois-ci, le chef de l'état-major irakien avait provoqué des remous en affirmant que le départ des troupes américaines à la fin de 2011 était «prématuré». Le général Hosheyar Zebari a dit souhaiter que «trois ou quatre» bases américaines restent en fonction en Irak.

Les forces irakiennes compteront de 200 000 à 240 000 soldats à la fin de 2011.

Les forces irakiennes sont également sous-équipées. L'armée a récemment déclaré avoir reçu 11 des 140 chars d'assaut promis par les Américains. Les autres véhicules ne seront pas livrés avant la mi-2012, des mois après le départ des forces américaines. Dix-huit chasseurs F-16 commandés par les Irakiens ne seront pas livrés avant 2013.

Nicolas Bérubé
La Presse

20 août 2010

 

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.
Le nombre de personnes employées par des entreprises de sécurité privées et travaillant pour le compte de l'administration américaine en Irak va doubler pour atteindre 7.000 après le départ des troupes de ‘combat’, a indiqué jeudi le département d'Etat.

Le départ des dernières troupes de ‘combat’ américaines du pays devrait être compensé en partie par les forces de sécurité irakiennes, mais "nous aurons encore nos propres besoins en matière de sécurité, pour nous assurer que nos diplomates et nos experts en développement sont bien protégés", a expliqué le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Confirmant un article du New York Times, M. Crowley a indiqué à la presse que la plus grande partie des entreprises de sécurité allaient continuer à assurer des missions variées.

"Nous avons des sous-traitants qui gardent notre ambassade, et nous aurons, comme c'est le cas aujourd'hui, des sous-traitants qui nous aident dans nos déplacements, assurent la sécurité personnelle de nos diplomates quand ils se déplacent dans le pays", a dit M. Crowley.

Des responsables du département d'Etat ont également confirmé les chiffres avancés par le New York Times, selon lesquels les employés du secteur de la sécurité privée vont doubler en Irak, passant à 7.000 environ. Il n'y a "pas de chiffre précis" mais "c'est le bon ordre de grandeur", ont-ils dit.

Selon le quotidien new-yorkais, les sous-traitants seront déployés pour défendre cinq installations fortifiées qui resteront opérationnelles après le départ des troupes de ‘combat’.

Citant des responsables de l'administration sous couvert d'anonymat, le journal affirme que des agences de sécurité privées seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance effectués par des drones.

Elles pourraient aussi mettre en place des "équipes de réaction rapide" pour venir en aide à des civils en danger.

La dernière brigade de ‘combat’ américaine a quitté l'Irak dans la nuit de mercredi à jeudi, laissant derrière elle quelque 56.000 militaires qui devraient se retirer à leur tour d'ici la fin de l'année prochaine.

Le New York Times affirme que 1.200 tâches spécifiques assurées actuellement par les militaires américains ont été identifiées et devront être transférées aux civils américains ou aux autorités irakiennes, ou supprimées progressivement.

Le département d'Etat se prépare à la nouvelle mission de ses représentants et prévoit en conséquence d'acheter auprès du Pentagone 60 véhicules résistant aux mines et de porter sa flotte de véhicules blindés à 1.320. Il prévoit encore de passer d'un avion à trois et de 17 hélicoptères à 29, pilotés par des employés de sociétés privées.

WASHINGTON

http://fr.news.yahoo.com/4/20100820/twl-irak-usa-vigiles-38cfb6d_1.html

 

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

Tout en menant à bien la réduction de ses effectifs militaires en Irak, le gouvernement américain prévoit de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées auxquels il a recours, a annoncé jeudi un responsable du département d'Etat. Le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley, a indiqué que Washington prévoit de porter à 7.000 le nombre de vigiles chargés assurer la sécurité des projets civils financés par les Etats-Unis en Irak.

"Nous aurons toujours des besoins en matière de sécurité afin de nous assurer que nos diplomates et nos spécialistes du développement sont bien protégés", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Le recours par les Etats-Unis à des firmes privées suscite la colère en Irak, particulièrement après l'annulation par la justice américaine de charges pesant sur des gardes de la firme Blackwater Worldwide, accusés d'avoir abattu 14 civils irakiens à Bagdad en 2007.

En Afghanistan, malgré les fortes réticences de Washington, le président Hamid Karzaï a publié mardi un décret enjoignant aux sociétés de sécurité privées de se démanteler dans un délai de quatre mois, ceci en vue de la prise en charge de l'ensemble des questions de sécurité par le gouvernement à compter de 2014.

20/8

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5glLgfI...

 

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

Malgré les protestations du chef de l'état-major irakien qui juge le retrait total de l'armée américaine fin 2011 prématuré, la Maison Blanche s'en tient à la feuille de route fixée par Barack Obama.

La présence militaire américaine en Irak après le retrait total des forces prévu à la fin 2011 ne se comptera plus qu'en "dizaines" ou en "centaines", au titre de la formation sous l'autorité de l'ambassade, a indiqué mercredi 12 août un haut responsable de la Maison Blanche.

Alors que le chef de l'état-major irakien a jugé mercredi que le retrait total de l'armée américaine fin 2011 serait prématuré, le conseiller du vice-président Joe Biden pour la sécurité nationale, Anthony Blinken, a assuré que ce retrait aurait bien lieu. "Nous allons faire en Irak ce que nous faisons dans de nombreux pays du monde avec lesquels nous avons une relation dans le domaine de la sécurité qui inclut la vente d'équipement (militaire) américain ou l'entraînement de leurs forces", a ajouté Joe Blinken.

Au sein de leur ambassade à Bagdad, et sous la responsabilité du chef de mission diplomatique, les Etats-Unis vont créer un "bureau de coopération pour la sécurité" (…) qui servira de lien entre l'armée américaine et les forces de sécurité irakiennes, a souligné ce responsable.

"D'habitude, cela implique un petit nombre de militaires", a développé Joe Blinken. "Mais quand je dis petit, je ne parle pas de milliers, je parle de dizaines ou peut-être des centaines, c'est typiquement ce que l'on devrait voir", a ajouté ce proche collaborateur du vice-président Biden, qui supervise le dossier irakien à la Maison Blanche.

(Nouvelobs.com)

Des violences quotidiennes

Les 50.000 militaires américains qui demeureront dans le pays après cette date, en particulier pour former l'armée irakienne, devront avoir quitté le pays à la fin 2011.

Mais mercredi, pour la première fois, le chef d'état-major irakien a estimé que ce retrait était prématuré, car ses forces ne seront pas selon lui en mesure d'assurer pleinement la sécurité du pays avant 2020.

 (Nouvelobs.com)


1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le Congrès vient de publier une étude sur le coût de la guerre contre le terrorisme. Montant des dépenses militaires depuis le 11 septembre 2001 - Iraq, Afghanistan et autres opérations militaires : 1 trillion de dollars.
CNN a calculé que cette guerre venait juste après
la Deuxième Guerre mondiale qui a coûté aux États-Unis, luttant sur deux fronts et finançant le débarquement plus l'aide aux alliés ainsi qu'à l'URSS : 4,1 trillion. Le Congressional Budget Office estime que le coût de ces opérations militaires devrait doubler pour atteindre 2,4 trillion en 2017. Précision : 1 trillion = mille mlilliards.

Et pendant ce temps, bien que l'on n'en parle plus en une des journaux, Guantanamo est toujours en opération. Explication.

La Commission du Sénat sur les Forces Armées a refusé de voter les crédits pour la rénovation de la prison de Thomson, dans l'Illinois. L'administration Obama avait prévu de dépenser 350 millions de dollars pour préparer la prison désaffectée à recevoir les détenus de Guantanamo. Mais, dans son examen du budget de 2011, la commission a spécifié qu'elle refusait d'allouer les crédits nécessaires.
La version de
la Chambre des Représentants a voté une résolution identique ce qui garantit que les crédits demandés par Barack Obama ne seront pas votés cette année. À six mois du délai qu'avait fixé le président pour fermer la base où sont détenus les 229  "ennemis ‘combat’tants", les options de Barack Obama sont peu nombreuses.

Depuis mars dernier, une commission composée de membres du ministère de la justice, du bureau de la sécurité intérieure, des agences de renseignement, du département d'État, du ministère de la Defense, se réunit chaque semaine afin d'examiner le cas de chaque détenu. Ceux-ci sont classés en trois catégories : ceux qui peuvent être transférés vers d'autres pays et libérés, ceux qui peuvent passer en jugement et ceux qui ne peuvent ni être jugés ni relâchés parce que trop dangereux. L'administration estime que 50 détenus figurent dans ce groupe. Pour le moment, l'administration Obama continue d'affirmer que Guantanamo serait fermé à temps. Mais l'attentat avorté de Times Square en mai dernier a ravivé le débat sur l'opportunité de rapatrier sur le sol américain des terroristes.
Les Républicains, auxquels se sont joints des Démocrates, affirment que la détention de terroristes sur le territoire des États-Unis poserait une menace pour la population.

C'est surtout une bonne excuse pour empêcher Barack Obama de tenir cette promesse de campagne.

Jean-Sébastien Stehli

 4 août 2010

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2010/08/la-guerre-qui-c...


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