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27/08/2010

n° 496 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 27/08 - : - Suite :- L’heure des faucons.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n° 496  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  d'Irak - 27/08 - : - Suite   :- L’heure des faucons.


Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°496                            27/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossier   'Géopolitique et Stratégie' dIrak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture..




2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

Si vous saviez braves gens quels tours vous joue Sarko et ses copains..

Vous auriez des cauchemars ! O boulangers de la Charente ! Bouchers du Poitou..

On vous a dit de ne plus bronzer bête !

Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

Selon des sources dignes de confiance l'ambassadeur de Sarko à Bagdad, Boris Boillon, le con – battant, pro occupant US, aurait demandé lors d'une récente visite aux enturbannés de Najaf, en Irak l'intervention et l'aide des mollahs dans le dossier nucléaire iranien..
Boris Boillon, c'est un ambassadeur bling bling, lui aussi, il faut bien singer le patron ; il essaie même de parler arabe ! Il s'est rendu à Najaf, sous la protection des baïonnettes de l'Occupant nazi US et aurait même déclaré que
la France était disposée à aider l'Irak dans le domaine nucléaire..pincez moi, j'ai envie de rire ! Nous disons à ce petit coursier de Sarko, qu'une fois l'Irak libéré, et c'est très bientôt, c'est la Résistance irakienne qui décidera qui va faire quoi, et que la Résistance irakienne saura distinguer le bon du mauvais, le blé de l'ivraie ; elle choisira entre ceux qui ont soutenu l'Occupant immonde US, ceux qui ont formé des milices pour assassiner des Guy Moquets irakiens, ont accueilli les Pétains irakiens sur les perrons de l'Elysée.. et entre ceux qui se sont au moins abstenus d'approfondir encore plus la plaie ou d'aggraver le calvaire de ce pays martyre détruit par les gangsters mondialistes US.
Dans la lignée des sionistes Bernard Kouchner, Pierre Lellouche et des va-t-en guerre contre l'Irak, Boris Boillon, lors d'une visite chez les mollahs pro iraniens à Najaf, lui aussi, a exprimé "ses espoirs, je cite 'importants', de voir la démocratie s’installer en Irak."

Nous disons à ce petit coursier de Sarko, qu'une fois l'Irak libéré, et c'est très bientôt, c'est la Résistance irakienne qui décidera qui va faire quoi, et que la Résistance irakienne saura distinguer le bon du mauvais, le blé de l'ivraie ; elle choisira entre ceux qui ont soutenu l'Occupant immonde US, , ceux qui ont formé des milices pour assassiner des Guy Moquets irakiens, ont accueilli les Pétains irakiens sur les perrons de l'Elysée.. et entre ceux qui se sont au moins abstenus d'approfondir encore plus la plaie ou d'aggraver le calvaire de ce pays martyre détruit par les gangsters mondialistes US. Dans la lignée des sionistes Bernard Kouchner, Pierre Lellouche et des va-t-en guerre contre l'Irak, Boris Boillon, lors d'une visite chez les mollahs pro iraniens à Najaf, lui aussi, a exprimé "ses espoirs, je cite 'importants', de voir la démocratie s’installer en Irak." 1) On dit vraiment que les fonctionnaires sont tous pareils, employés de l'Urssaf, de la Sécurité Sociale, de la SNCF ou ambassadeurs soient-ils ! Avec notre profond respect pour tous profession et métiers et qu'il n'y a pas de métier idiot, bien sûr ! Dites nous votre excellence, con-quérant en Mésopotamie qu'est ce que cela veut dire « espoirs importants» ! La connerie rend stérile et impuissant. Aussi dites-nous, mollah Boillon de quelle démocratie s'agit-il ! Peut-être vous évoquiez les deux millions d'irakiens qui se sont abstenus de participer à la démocratie car assassinés par les gangsters US depuis 2003 ? S'agit-il peut-être des prisons secrètes, des mercenaires de Blackwater, des tortures d'Abu Ghraib, de la destruction des villes et des villages irakiens sur la tête de leurs habitants..ou des centaines de massacres d'Oradours sur Glane dans chaque coin de rue en Irak, ou encore de l'utilisation d'armes prohibées, uranium appauvri, phosphore blanc et j'en cite..

Mollah Boillon !

Les irakiens ne sont pas dupes et on dit même qu'ils peuvent lire l'illisible !

Pour vous, les affaires sont les affaires même avec un régime de type vichyssois, imposé par des occupants sans foi ni loi et qui est considéré comme le gouvernement le plus corrompu de la planète, selon les instances internationales.
Boris Boillon, je vous assure que vous n'avez rien à battre de l'Irak et des irakiens et que vous n'avez aucun principe et aucune valeur, et tel maître, tel serviteur vous suez l'hypocrisie et vous êtes prêt à tout pour signer quelques contrats et faire du chiffre !

C'est ça le nouveau rayonnement de la France patrie des droits de l'homme à l'étranger !
Pourquoi s'en étonner ! Tout est possible, la même chose et son contraire. Et comme pour les US et la presse officielle nauséabonde, occupation désormais rime avec libération, massacres de civiles avec dommages collatéraux, résistance avec terrorisme.. et pourquoi Sarko le Vichyssois irakien ne ferait-il pas pareil ? Sarko interdit la burqa en France et son aide de camp couche avec les crapules enturbannés qui gouvernent l'Irak par le feu et par le sang imposés et protégés par l'Occupant nazi US !

Mollah Boris annonce et prévoit même des miracles.. Ecoutez bien : il veut jumeler la ville de Najaf où l'on assassine les fillettes de 13 ans qui ne portent pas la burqa et où l'on lapide, l'on excise et l'on abuse des mineurs, avec la ville de Lourdes.

Mollah Boris le muezzin de Sarko, priez-pour nous !
Boillon, calme-toi ! Ne bondis pas trop vite et dans tous les sens ! Réfléchis !

C'était l'Irak du Baath et du martyre Saddam Hussein qui avaient ouvert les portes du monde arabe à la France après qu'elle ait été rejetée dû à sa défaite d'Algérie. Mollah Boris tu es en train de griller tous tes jetons !

Tes amis corrompus du régime vichyssois de Bagdad ne te serviront à rien..

Tes amis occupants immondes US, font leurs valises et s'apprêtent à s'enfuir du Pays des Deux Fleuve, dans la honte et l'ignominie.

Alors, tes crapules enturbannés de Najaf ne te seront d'aucun secours..

La Résistance irakienne frappe aux portes de la victoire malgré tes gesticulations, tes clowneries et tes « espoirs importants. »
1) Cf site officiel de l'ambassade de France à Bagdad
http://assurbanipal-banipal.blogspot.com/

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EklkEyAklucDNvqsSS.shtml


2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L'abandon des anciens ‘combattants’ canadiens évoque le cas des États-Unis

À l’instar des Américains, nous devons nous interroger sur le sort que nous réservons à nos vétérans.

Le gouvernement traiterait-il les soldats des Forces canadiennes sans guère plus d'égards que des citoyens de seconde classe?

«Les sacrifices [des soldats canadiens en Afghanistan] semblent s'être perdus dans la complexité de la bureaucratie», s'exclamait le 17 août l'ombudsman des vétérans Pat Strogan, colonel et ancien commandant des Forces canadiennes en Afghanistan (Le Devoir, 18 août 2010).
La sortie publique de l'ombudsman dénonçant ce que plusieurs qualifient d'ingratitude réservée aux anciens ‘combattants’ canadiens rappelle de plus en plus cent controverses semblables qui germent aux États-Unis depuis des années.

Or l'abandon des soldats, une fois leur service terminé, ne révélerait-il pas des tendances de fond sur les inégalités sociales qui font des Canadiens provenant en majorité des régions pauvres une sorte de prolétariat du sacrifice?

C'est que le sort des soldats n'est peut-être pas sans rappeler les difficultés que connaissent les régions d'où ils proviennent, tant au Canada qu'aux États-Unis.
Taxe en sang
De part et d'autre de la frontière, certaines ressemblances sont percutantes.
Après celui d'Abou Ghraïb en 2007, un nouveau scandale soulevé par la guerre en Irak éclatait aux États-Unis.

Une série d'articles du Washington Post dénonçaient la vétusté d'un édifice du Walter Reed Medical Center.

Les journalistes du Post peignaient le sombre et bientôt tristement célèbre portrait d'un hôpital pour vétérans où des employés surchargés abandonnaient les «héros» des guerres d'Irak et d'Afghanistan dans des chambres insalubres.
Puis il y a eu les controverses sur ces 185 000 soldats remobilisés involontairement au ‘combat’ après l'échéance de leurs contrats de service. Nommée «stop-loss», cette pratique a été presque universellement dénoncée en Amérique depuis qu'elle a été publicisée.

Plusieurs observateurs ont été choqués par son hypocrisie étant donné que les soldats américains sont des volontaires, comme au Canada.
Par ailleurs, 10 000 soldats américains ont été renvoyés pas moins de cinq fois en Irak ou en Afghanistan. Or la grande majorité des soldats américains proviennent de régions rurales économiquement défavorisées, souvent les plus durement frappées par la délocalisation des industries depuis les années 1970.

Les communautés américaines du Sud comptant moins de 20 000 habitants ne fournissaient pas moins de 40 % des recrues militaires de l'an 2000 et la moitié des ‘combattants’ tués au ‘combat’ en 2003-2004.

La taxe en sang prélevée dans les régions rurales était de 60 % plus élevée que celle prélevée dans les villes américaines.
Déjà issus des régions américaines laissées pour compte par l'économie mondialisée, les héros de guerre sont à nouveau abandonnés à leur retour par une population qui prétend pourtant appuyer leurs sacrifices, comme le dénonçaient les chroniqueurs du New York Times et du USA Today.
Des ressemblances
Le Canada n'a pas connu les mêmes pratiques de remobilisation involontaire que son voisin du Sud, mais les profils des soldats des Forces canadiennes affichent néanmoins des ressemblances.
Alors que Terre-Neuve-et-Labrador compte moins de 2 % de la population du Canada, un quart des soldats canadiens en Afghanistan provenaient de cette province, selon un article scientifique de Deborah Cowen, professeure de géographie politique à l'Université de Toronto.
La majorité de nos concitoyens ont beau habiter les grands centres canadiens, seulement une recrue sur cinq des forces armées provient des villes comptant plus d'un demi-million d'habitants.

Par ailleurs, près d'un candidat sur deux pour entrer dans les Forces canadiennes en 1999 provenait des rangs des sans-emploi, toujours selon les travaux de Cowen.
Bien que s'étant quelque peu améliorée, la tendance ne remontait pas moins aux années 1970. Il en est de même pour la propension «inouïe» des Canadiens provenant des régions économiques les plus défavorisées, comme les Maritimes, à se porter volontaire.
Alors qu'un débat prend enfin forme au pays pour savoir si le gouvernement conservateur «laisse plutôt tomber [les anciens ‘combattants’] à leur retour», comme le suggérait le député Marc Garneau (Le Devoir, 18 août 2010), sans faire état d'une sorte de «complot», les études ne suggèrent pas moins que les Forces canadiennes recrutent les naufragés de notre société depuis longtemps.

Le courage d'en parler
Le débat soulevé par l'ombudsman n'est pas le même qui consiste à trancher si le Canada devait envoyer ou non des troupes en Afghanistan. Cette nouvelle controverse nous force à nous interroger sur le sort que nous réservons à nos concitoyens à leur retour.
À son tour, cette question ne nous demande-t-elle pas plus profondément si le traitement de nos vétérans n'est pas le miroir des inégalités entre les régions et les centres urbains, les pôles du développement économique et les provinces qui continuent à attendre le «miracle»?
Les Québécois et les Canadiens ont bien aimé faire la morale à leurs voisins du Sud par rapport au bourbier irakien, surtout après le refus canadien de fournir des soldats pour cette seconde guerre.

Or, depuis quelques années maintenant, les Américains ont le courage de laver leur linge sale sur la place publique et d'affronter les démons de la guerre en Irak, l'état de leurs forces armées et le traitement réservé à leurs soldats et anciens ‘combattants’. Peut-être est-il enfin temps que les Québécois et les Canadiens des autres provinces osent faire de même?
Florian Olsen

 21 août
Florian Olsen - Candidat au doctorat en science politique à l'Université d'Ottawa, dont la thèse porte sur la guerre en Irak et le service militaire aux États-Unis

http://www.ledevoir.com/politique/canada/294735/des-citoyens-de-seconde-classe


2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

"La Résistance n’est pas une bande d’hommes armés acharnés à faire des ravages. Ce n’est pas une cellule de terroristes complotant pour faire exploser des immeubles. La véritable résistance est une culture. C’est une réponse collective à l’oppression.

Comprendre sa vraie nature n’est cependant pas facile.

 Aucun octet d’information ne serait assez approfondi pour expliquer pourquoi des gens, en tant que peuple, résistent. Même si une tâche aussi ardue était possible, les médias pourraient ne pas vouloir la transmettre, car elle entrerait directement en conflit avec les interprétations majoritaires de la résistance violente et non-violente.

L’histoire de l’Afghanistan doit rester fidèle au même langage : al-Qaeda et les Talibans.

Le Liban doit être représenté en termes de Hezbollah menaçant soutenu par l’Iran.

Le Hamas de Palestine doit être à jamais montré comme un groupe militant ayant juré la destruction de l’Etat juif.

Toute tentative d’offrir une lecture alternative revient à sympathiser avec des terroristes et à justifier la violence.
L’amalgame volontaire et l’utilisation abusive de la terminologie a rendu presque impossible de comprendre, et donc de résoudre réellement les conflits sanglants.
Même ceux qui se présentent comme des sympathisants des nations résistantes contribuent souvent à la confusion.

Les militants des pays occidentaux ont tendance à adhérer à une compréhension académique de ce qui se passe en Palestine, en Irak, au Liban ou en Afghanistan. C’est ainsi que certaines idées se perpétuent : les attentats-suicide, c’est mal ;

la résistance non-violente, c’est bien ;

les roquettes du Hamas, c’est mal ;

les frondes, c’est bien ;

la résistance armée, c’est mal ;

les veillées devant les bureaux de la Croix-Rouge, c’est bien.

Nombre de militants citeront Martin Luther King Jr., mais pas Malcom X.

Ils distilleront une connaissance sélective de Gandhi, mais jamais de Guevara.

Ce discours soi-disant « stratégique » a volé une grande partie de ce qui pourrait être une connaissance précieuse de la résistance – tant comme concept que comme culture".

Entre la compréhension réductionniste dominante de la résistance comme violence et terrorisme et la défiguration « alternative » d’une expérience culturelle fructueuse et convaincante, on a perdu la résistance en tant que culture.

Les deux définitions dominantes n’offrent que des représentations étriquées. Les deux montrent ceux qui tentent de relayer le point de vue de la culture de résistance comme des gens qui sont presque toujours sur la défensive. Ainsi, nous entendons régulièrement les mêmes déclarations : non, nous ne sommes pas des terroristes ; non, nous ne sommes pas violents, nous avons vraiment une culture riche de résistance non-violente ; non, le Hamas n’est pas affilié à Al-Qaeda ; non, le Hezbollah n’est pas un agent iranien.

Ironiquement, les écrivains, intellectuels et universitaires israéliens ont beaucoup moins de preuves à fournir que leurs homologues palestiniens, bien que les premiers aient tendance à défendre l’agression et les seconds à défendre, ou du moins à essayer d’expliquer, leur résistance à l’agression. Tout aussi ironique est le fait qu’au lieu de chercher à comprendre pourquoi des gens résistent, beaucoup souhaitent débattre de comment réprimer leur résistance.
Par résistance comme culture, je fais référence à la définition d’Edward Said de la catégorie de « culture [comme] moyen de ‘combat’tre contre l’extinction et l’effacement. » Lorsque des cultures résistent, elles ne magouillent pas et ne jouent pas à la politique. Pas plus qu’elles ne brutalisent avec sadisme. Leurs décisions - qui consistent à s’engager ou non dans la lutte armée ou d’avoir recours à des méthodes non-violentes, de viser des civils ou non, de coopérer avec des éléments étrangers ou non – sont toutes purement stratégiques. Elles ont à peine une incidence directe avec le concept de résistance lui-même. Mélanger les deux suggestions est manipulatoire ou simple ignorance.
Si la résistance est « l’action de s’opposer à quelque chose que vous désapprouvez ou avec lequel vous n’êtes pas d’accord », alors une culture de résistance est ce qui se produit lorsqu’une culture entière parvient à cette décision collective de ‘combat’tre cet élément désagréable – souvent une occupation étrangère. La décision n’est pas calculée. Elle est engendrée par un long processus dans lequel la conscience de soi, l’affirmation de soi, la tradition, les expériences collectives, les symboles et beaucoup d’autres facteurs interagissent de façon spécifique. Cela peut-être nouveau dans le patrimoine des expériences passées de cette culture, mais c’est essentiellement un processus interne.
C’est presque comme une réaction chimique, mais encore plus complexe car il n’est pas toujours aisé d’en séparer les éléments. Ainsi, ce n’est pas non plus facile à comprendre pleinement et, dans le cas d’une armée d’invasion, pas facile à supprimer. C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le premier soulèvement palestinien de 1987, que j’ai vécu dans son intégralité à Gaza.
« Il n’est pas facile d’isoler les dates ou les événements spécifiques qui déclenchent les révolutions populaires. Une authentique rébellion collective ne peut pas être rationnalisée par une ligne cohérente de la logique qui passe au-delà du temps et de l’espace ; c’est plutôt un cumul d’expériences qui unit l’individuel au collectif, leur conscient et leur subconscient, leurs relations avec leur entourage immédiat et avec celui qui est plus éloigné, tous entrant en collusion et explosant dans une fureur qui ne peut pas être réprimée. » (My Father Was A Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story).
Les occupants étrangers ont tendance à ‘combat’tre la résistance populaire par plusieurs moyens. L’un d’entre eux consiste en une quantité variée de violence qui vise à désorienter, détruire ou reconstruire une nation selon l’image désirée (voir Naomi Klein, The Shock Doctrine). Une autre stratégie est d’affaiblir les composantes mêmes qui donnent à une culture son identité unique et ses forces intérieures – et désamorcer ainsi la capacité de résistance de la culture. La première requiert la puissance de feu, tandis que la seconde peut être atteinte par des moyens de contrôle plus souples. De nombreuses nations du « tiers monde », qui se targuent de leur souveraineté et de leur indépendance, pourraient en fait se révéler être très soumises à une occupation, mais à cause de leurs cultures fragmentées et dominées – par la mondialisation, par exemple – elles sont dans l’incapacité d’appréhender jusqu’à l’ampleur de leur tragédie et de leur dépendance. D’autres, qui peut-être se savent effectivement occupées, possèdent souvent une culture de résistance qui rend impossible à leurs occupants de parvenir à aucun de leurs objectifs convoités.
24 janvier 2009 : après trois semaines de massacres perpétrés par les forces sionistes, les enfants de Gaza reprennent l’école.
A Gaza, Palestine, tandis que les médias parlent sans fin des roquettes et de la sécurité d’Israël, et débattent de qui serait réellement responsable du maintien des Palestiniens en otages dans
la Bande, on ne prête aucune attention aux petits enfants qui vivent sous des tentes près des ruines des maisons qu’ils ont perdues dans la dernière attaque israélienne. Ces gamins participent à la même culture de Résistance dont Gaza est témoin depuis six décennies.

Dans leurs cahiers, ils dessinent des ‘combat’tants avec des fusils, des gosses avec des frondes, des femmes avec des drapeaux, ainsi que des chars et des avions de guerre israéliens menaçants, des tombes parsemées du mot « martyr » et des maisons détruites.

Et le mot « victoire » est omniprésent.
Lorsque j’étais en Irak, j’ai été témoin de la version locale de ces dessins d’enfants. Et bien que je n’aie pas encore vu les cahiers des enfants afghans, je peux facilement imaginer leur contenu.

Ramzy Baroud 

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14214&type=analyse&lesujet=Résistances

m-a  : Je vous recommande la lecture des trois Déclarations, pour apprécier les différences ; ce n'est pas long.

Pour plus d'informations sur ces escamotages et disparitions, on peut s'adresser à Monsieur S. Hessel, dont on ne manque jamais de rappeler, à chacune des nombreuses fois où on lui donne la parole dans tous les médias de l'idéologie dominante, qu'il a été un co-rédacteur de cette Déclaration. 

bonnes lectures,

m-a

 

Rappels :

"Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression".

 

"Déclaration de 1793 :

Article 35 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Article 33 :

La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme". 

" En juin 1792, la référence à l'article 2 de la Déclaration était parfaitement explicite : 'Au nom de la nation qui a les yeux fixés sur cette ville, nous venons vous assurer que le peuple est debout, à la hauteur des circonstances, et prêt à se servir des grands moyens pour venger la majesté nationale outragée. Ces moyens de rigueur sont justifiés par l'article 2 des Droits de l'homme : résistance à l'oppression' (Archives parlementaires, t. 45, p. 416)".

 

Cette déclaration a ensuite été modifiée par les contre-révolutionnaires thermidoriens, qui ont notamment supprimé l’article 35 "ouvrage de Robespierre".

"Le 16 messidor (4 juillet 1795), lors du débat sur l'article 2, [Daunou] déclare que la 'commission (des onze) n'a supprimé à l'article 2 de la Déclaration des droits de 1789 que l'énonciation du droit de résistance à l'oppression, qui lui a paru présenter trop de dangers et ouvrir la porte à trop d'abus'. Ce qui avait fondé la légitimité juridique du mouvement révolutionnaire est ainsi devenu intolérable".

Pour les deux citations ci-dessus voir : Sophie Wahnich, La liberté ou la mort. Essai sur la terreur et le terrorisme, Paris, La fabrique, 2003, p.90-1.

 

Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1948

Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.  

"La résistance à l'oppression" comme droit fondamental et "l'insurrection comme le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" ont disparu ...

Parce que trop c'est trop ?

 Ramzy Baroud 

Source : Palestine Chronicle

 Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14214&type=analyse&lesujet=Résistances


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