Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

31/08/2010

n°449 - Afghanistan - Le dossier : WikiLeaks : Documents Secrets. - 30-08 - : A1:- Des plans pour manipuler l’opinion publique européenne.

n°449 - Afghanistan  - Le dossier : WikiLeaks : Documents Secrets. - 30-08 - : A1:-  Des plans pour manipuler l’opinion publique européenne.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Le dossier

WikiLeaks : Documents Secrets.

n°449 du 30-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Documents publiés par Wikileaks : une manœuvre de diversion médiatique.

1-2 Daniel Tencer : Un document de la CIA révèle des plans pour manipuler l’opinion publique européenne au sujet de l’Afghanistan.

2 Brèves

2-1 WikiLeaks prêt à publier d'autres documents...

2-2 La saga des journaux de guerre afghans révélés par Wikileaks ne semble pas près de se terminer.  

3  Dossiers

3-1 Alex Lantier : Qui a du sang sur les mains en Afghanistan ?

3-2 Les fuites sur l'Afghanistan lèvent un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Philippe Rivière : Les révélations du site Wikileaks : Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 F. William Engdah : Une manœuvre des services de renseignements derrière la publication des documents « secrets » de Wikileaks?



 Tiré à part :



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

1-1 Documents publiés par Wikileaks : une manœuvre de diversion médiatique.

Sollicité par de nombreux lecteurs à propos des documents publiés par Wikileaks, le Réseau Voltaire tient à recentrer le débat. Dans ce communiqué, il dénonce une manœuvre de diversion médiatique et réaffirme que la guerre d’Afghanistan est illégale
Ces documents sont des notes utilisées par les troupes engagées en Afghanistan. Certaines relatent des combats, d’autres rapportent des renseignements. Leur degré de confidentialité est faible (ce qui signifie qu’ils ont circulé en de nombreuses mains), mais leur nombre est très élevé (ce qui implique que peu de personnes pouvaient les réunir). Leur authenticité n’a pas été contestée. La presse internationale et de nombreux leaders politiques dans le monde ont commenté les conclusions des trois médias, considérant ces informations comme sûres
Tout laisse à penser que ces fuites ont été organisées par un clan de l’appareil US pour imposer ses vues simultanément au limogeage du général McChrystal par le président Obama. Et le fait que ce dernier ait stoppé toute enquête interne visant à identifier l’origine des fuites montre que celle-ci lui est connue, qu’il ne souhaite pas l’affronter ou qu’il l’approuvegeneva;
Ces documents ne décrivent pas la réalité de terrain, mais attestent du degré d’auto-intoxication des forces US. Les notes de renseignement afghanes qui servent de base aux opérations de l’Alliance dans ce pays ne rapportent que de stupides ragots et l’on se demande comment ces informateurs ont été recrutés. Il est particulièrement ridicule de présenter un officier pakistanais de 74 ans, le général à la retraite Hamid Gul, comme le manipulateur en sous-main des insurgés et le responsable à lui tout seul de l’échec militaire de l’OTAN.
Nous ne sommes pas étonnés que trois médias connus pour leur alignement aveugle sur les thèses atlantistes participent à une opération psychologique de diversion dont le but est de critiquer un général qui vient d’être démis de ses fonctions pour mieux disculper les responsabilités politiques de cette catastrophe humaine
Au demeurant, l’unanimité de grands médias, qui n’ont cessé de répéter des années durant les mensonges de Washington, ne peut qu’inquiéter
La guerre d’Afghanistan est illégale. Qu’ils nous soient sympathiques ou pas, les insurgés exercent leur droit fondamental et légitime à défendre leur pays contre l’occupation étrangère. Ce ne sont pas seulement les bavures de telle ou telle unité militaire qui constituent des crimes, mais la totalité des opérations conduites sur place et jusqu’à la simple présence des troupes étrangères
http://www.voltairenet.org
http://www.internationalnews.fr/article-controverse-wikileaks-une-diversion-politique-selon-voltaire-54642512.html :


1-2 Daniel Tencer : Un document de la CIA révèle des plans pour manipuler l’opinion publique européenne au sujet de l’Afghanistan.

Secouée par la chute du gouvernement hollandais à cause de l’engagement du pays dans la guerre en Afghanistan, la CIA vient de proposer une stratégie destinée à éviter un éventuel effondrement du soutien à la guerre chez les alliés européens. 

Un document marqué « confidentiel / non destiné aux regards étrangers », posté sur le site internet de Wikileaks, propose des stratégies pour manipuler les opinions publiques européennes, particulièrement en France et en Allemagne.

Le document ne propose pas de méthodes directes que la CIA pourrait employer pour parvenir à cette fin – il n’y a, par exemple, aucune référence à la diffusion de propagande dans la presse – mais il énonce ce que l’agence considère comme les axes d’intervention qui pourraient gagner les coeurs et les esprits. Parmi les propositions, le document propose une campagne sur le sort des femmes afghanes auprès de l’opinion publique française, cette dernière ayant démontré sa préoccupation pour les droits des femmes en Afghanistan.

En ce qui concerne l’opinion pubique allemande, le document propose une campagne alarmiste sur l’éventualité d’un échec de l’OTAN en Afghanistan. « L’exposition de l’Allemagne au terrorisme, à l’opium, et aux réfugiés pourrait rendre la guerre plus acceptable pour les sceptiques, » affirme le document. 

Le document est disponible sur le site de Wikileaks. file.wikileaks.org/file/cia-afghanistan.pdf

Le document a été rédigé par un groupe appelé « CIA Red Cell » (cellule rouge de la CIA) qui se définit comme un groupe chargé « d’adopter une approche "prête à l’emploi" qui donnerait des idées et offrirait un point de vue alternatif sur l’ensemble des enjeux ».

« La chute du gouvernement hollandais à cause de l’engagement des troupes en Afghanistan montre la fragilité du soutien européen à la mission menée par l’OTAN, » déclare le document. « Certains états membres de l’OTAN, particulièrement la France et l’Allemagne, ont compté sur l’apathie de leurs opinions publiques sur l’Afghanistan pour renforcer leur participation, mais cette indifférence pourrait se transformer en hostilité si les combats prévus pour le printemps et l’été provoquent une hausse du nombre de victimes militaires ou civiles. »

Le rapport de la CIA souligne que 80% des Français et des Allemands sont opposés à la guerre, mais présent une bouée de sauvetage : l’apathie de l’opinion publique. Grâce à cette dernière, les dirigeants européens ont pu étendre et élargir leur engagement en Afghanistan, malgré une profonde opposition.

Mais « si certaines prévisions qui annoncent un été meurtrier en Afghanistan se révèlent exactes, l’opposition passive des Français et des Allemands à la présence de leurs soldats pourrait se transformer une hostilité politiquement puissante. » dit le rapport. 

IMPLIQUER OBAMA

La Cellule Rouge souligne que le président Obama bénéficie d’un soutien populaire en Europe qu’il n’a pas connu aux Etats-Unis depuis des mois. Le rapport suggère que le président s’implique personnellement pour vendre la guerre en Afghanistan aux Européens.

« La confiance des opinions publiques françaises et allemandes dans la capacité du Président Obama à gérer les affaires internationales en général et l’Afghanistan en particulier laisse entendre qu’elles seraient plus réceptives s’il déclarait clairement leur importance pour la mission, et qu’elles seraient sensibles s’il se déclarait déçu par une absence de soutien de la part des alliés, » précise le document. 

Le rapport souligne que « lorsqu’il était rappelé (aux sondés ) que le Président Obama avait personnellement demandé le renforcement des troupes en Afghanistan, leur soutien à initiative augmentait considérablement, passant de 4 à 15 pour cent parmi les sondés français et de 7 à 13 pour cent parmi les allemands. »

Pour changer l’opinion des Français, la Cellule Rouge propose de lier la guerre en Afghanistan aux les efforts pour améliorer les droits des femmes en Afghanistan. Elle propose aussi d’insister sur le fait que la mission en Afghanistan est plus populaire en Afghanistan même qu’en Europe, du moins selon les sondages mentionnés dans le rapport.

Daniel Tencer

29 mars 2010 

ARTICLE ORIGINAL http://rawstory.com/rs/2010/0326/ci...

www.legrandsoir.info/Un-document-de-la-CIA-revele-des-plans-pour-manipuler-l-opinion-publique-europeenne-au-sujet-de-l-Afghanistan-...



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 WikiLeaks prêt à publier d'autres documents...

Julian Assange n'entend pas céder aux remontrances du Pentagone. [Keystone]

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré jeudi que son site internet spécialisé dans le renseignement prévoyait toujours la publication d'environ 15'000 nouveaux documents militaires confidentiels sur la guerre en Afghanistan.

Julian Assange a indiqué que le site se préparait à diffuser ces documents, malgré la demande du Pentagone, la semaine dernière, de rendre les milliers de documents déjà publiés et de ne pas en diffuser d'autres.

"On en est déjà à 7000 documents", a-t-il dit sans révéler la date à laquelle ils seraient publiés. Interrogé sur le fait de savoir si le site internet poursuivrait la publication, il a répondu: "Absolument". "Jusqu'à présent, nous n'avons eu aucune aide, malgré nos demandes répétées, de la part de la Maison Blanche ou du Pentagone", a-t-il ajouté.

Pentagone sollicité?

Un porte-parole de WikiLeaks en Allemagne, Daniel Schmitt, avait déclaré la semaine dernière que le site souhaitait des contacts avec le Pentagone pour examiner 15'000 documents classés non encore publiés, de manière à "rendre la rédaction des textes telle qu'ils puissent être publiés sans danger". Le Pentagone, qui avait fait état de dangers pour les Afghans cités nommément dans des documents publiés jusqu'ici, a cependant affirmé n'avoir jamais reçu de demande en ce sens de la part de WikiLeaks.

  Le Pentagone critique la publication des noms d'Afghans collaborant avec la coalition. [Reuters]

A Washington, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a réagi aux déclarations de Julian Assange en l'appelant à "retirer du site internet tous les documents volés". De plus, si WikiLeaks venait à effectivement diffuser de nouveaux documents, malgré les réserves et "l'inquiétude" du Pentagone quant "au tort" que ces révélations "causent à nos troupes, à nos alliés et aux civils afghans innocents, nous atteindrions le summum de l'irresponsabilité", a dit Geoff Morrell.

Le site WikiLeaks, fondé en 2006 et spécialisé dans le renseignement, a déjà diffusé il y a une dizaine de jours près de 92'000 archives classifiées jetant une lumière crue sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations notamment sur les victimes civiles et sur les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.

afp/cab

13.08.
http://www.tsr.ch/info/monde/2366143-wikileaks-pret-a-pub...


2-2 La saga des journaux de guerre afghans révélés par Wikileaks ne semble pas près de se terminer.  

Le Pentagone accentue la pression sur Wikileaks

Le Pentagone a publiquement demandé au site Internet de "rendre immédiatement" les milliers de documents secrets sur la guerre en Afghanistan encore en sa possession.

En juillet, le site avait diffusé près de 70 000 documents concernant la stratégie militaire américaine, pour la plupart des rapports secrets auxquels seuls les soldats présents sur place avaient accès.

Mais Wikileaks avait laissé entendre qu'il possédait encore près de 15 000 documents similaires et qu'ils étaient prêts à les publier. "La publication par Wikileaks d'un grand nombre de nos documents a déjà mis en danger nos troupes, nos alliés et les citoyens afghans qui travaillent avec nous", et "la diffusion d'informations classifiées supplémentaires ne peut qu'aggraver la situation", a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. "Le département de la défense exige que Wikileaks rende immédiatement au gouvernement américain tous les documents extraits directement et indirectement des bases de données du département de la défense [et ] qu'il les efface de ses sites, de ses ordinateurs et de ses archives", a-t-il ajouté.

UNE ENQUÊTE ET UN MYSTÉRIEUX FICHIER

M. Morrell n'a pas indiqué ce que le Pentagone serait prêt à faire si Wikileaks ne coopérait pas.

Devant les journalistes, il a déclaré qu'à ce stade le Pentagone demandait au site de faire "faire ce qui semble le plus juste"."Si faire ce qui est juste n'est pas suffisant pour eux, nous chercherons des moyens de les convaincre de faire ce qui est juste", a noté le porte-parole. Le Pentagone et le FBI ont déjà lancé une enquête pour trouver le responsable des fuites. Bradley Manning, un soldat américain déjà soupçonné d'avoir transmis une vidéo d'une bavure de l'armée américaine en Irak à Wikileaks, figure parmi les suspects.

Depuis le début de l'enquête, Wikileaks a mis en ligne un mystérieux fichier baptisé "assurance". Ce fichier "pèse" 1,4 giga-octets, soit environ le quart d'un DVD. Il est compressé et crypté. Il est apparu sur la page consacrée aux "journaux de guerre afghans" de Wikileaks, le 30 juillet. Et jusqu'ici, personne – en dehors des administrateurs du site – ne sait ce qu'il contient. Interrogé sur le contenu de ces archives, le porte-parole du site, Julian Assange, a expliqué qu'"il valait mieux qu'[il] ne fasse pas de commentaires sur ce fichier". Avant de titiller ses interlocuteurs : "On pourrait facilement imaginer une situation comme la nôtre, où il vaudrait mieux s'assurer que des documents historiques importants ne disparaissent pas."

LEMONDE.FR |

06.08.10
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/08/05/le-...



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Alex Lantier : Qui a du sang sur les mains en Afghanistan ?

 Des accusations portées par des responsables de l'administration Obama et des médias que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et ses sources ont « du sang sur les mains » pour avoir révélé des informations sur les opérations militaires et les informateurs des Etats-Unis en Afghanistan sont de méprisables calomnies. La responsabilité du sang versé en Afghanistan repose sur le gouvernement américain, qui a déclenché la guerre.

Ces accusations sont d'autant plus dégoûtantes que l'administration Obama prépare ouvertement une augmentation de l'effusion de sang par l'armée des Etats-Unis en Afghanistan. Un article paru hier en première page du New York Times était intitulé « Les Etats-Unis se concentrent maintenant sur les assassinats politiques en Afghanistan ». Il faisait les éloges de la Task Force 373, l'escadron de la mort secret dévoilé dans les documents publiés par WikiLeaks, en notant que les « raids du commando » ont tué « plus de 130 insurgés d'importance » durant les cinq dernières semaines.

Les plus récents plans de Washington consistent à tuer en masse pour terroriser la population afghane et forcer sa capitulation. A l'audience de la Commission des affaires étrangères du Sénat de mardi dernier, le sénateur Richard Lugar a expliqué : « Pour que les négociations fonctionnent, nous devons faire preuve de force. Aussi violent que cela puisse sembler, il est essentiel que nous tuions beaucoup de talibans. »

La mentalité fascisante qui sous-tend de tels plans n'est pas différente de celle d'Hitler et de ses hommes de main lorsqu'ils préparaient des guerres et la répression des forces de la résistance en Europe.

Dans le milieu politique dégénéré d'aujourd'hui, les médias - qui ont systématiquement et délibérément masqué les crimes révélés par WikiLeaks - se prêtent à la campagne contre Assange. Lors d'une conférence de presse jeudi dernier, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées, a déclaré qu'Assange et ses sources « pourraient bien avoir le sang d'un jeune soldat ou d'une famille afghane sur les mains ».

Dimanche, sur le plateau de l'émission « This Week » à ABC, Christiane Amanpour a demandé à son invité, le secrétaire à la Défense Robert Gates, de commenter l'assertion que « le responsable de ces fuites avait essentiellement du sang sur les mains ». Gates a répondu qu'au point de vue de la « culpabilité morale » d'avoir révélé les informateurs afghans qui avaient collaboré avec l'armée des Etats-Unis, « WikiLeaks est coupable ».

Le World Socialist Web Site n'est pas touché par cet appel à la solidarité avec les informateurs et les mouchards de Washington. Nous rejetons avec mépris les tentatives visant à excuser la barbarie du gouvernement américain en Afghanistan en citant la violence de la résistance de la population afghane à l'occupation néocoloniale. Il n'y a pas d'équivalence politique ou morale entre les deux.

Comme le grand marxiste Léon Trotsky l'écrivait dans Leur morale et la nôtre : « Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes ! »

Qui est M. Gates pour donner des leçons à quiconque sur la « culpabilité morale » ? L'homme qui supervise le massacre de masse de la population afghane par l'armée américaine aujourd'hui est un bureaucrate endurci de la terreur d'État. Le livre qu'il a publié en 1996 en sa qualité d'initié de la politique américaine, intitulé à juste titre From the Shadows [Dans les ombres], fait état de son rôle dans les plus grands crimes de l'impérialisme américain dans les années 1970 et 1980.

Analyste de la CIA et collaborateur du conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski durant les années 1970, Gates était un haut fonctionnaire de la CIA dans les années 1980. Il a noté comment la CIA a soutenu la milice UNITA en Angola, responsable pour la mort de dizaines de milliers d'Angolais. Gates a aussi expliqué comment la CIA a miné les ports du Nicaragua pour aider les contras (les rebelles de droite) et a autorisé la rédaction d'un « manuel de meurtre », qui donnait des instructions sur la façon de réaliser les assassinats politiques.

Gates est impliqué depuis le tout début dans la politique criminelle de Washington en Afghanistan. Bien avant l'invasion de ce pays par l'Union soviétique, les Etats-Unis offraient déjà un soutien financier secret aux forces islamistes qui s'opposaient au gouvernement afghan soutenu par les Soviétiques. L'objectif des Etats-Unis, comme l'expliquait un officier de l'armée en mars 1979 dans une réunion que Gates décrit, était « d'entraîner les Soviétiques dans un bourbier comme ce que fut le Viet Nam ».

A cette époque, écrit Gates, les Etats-Unis ont signé des accords secrets avec l'Arabie saoudite et le Pakistan qui visaient à assembler « un pipeline logistique extraordinaire de fournisseurs du monde entier. La table était mise pour la vaste expansion à venir d'aide extérieure, entièrement sous la direction de la CIA. » Comme il est bien connu, la chaîne d'approvisionnement, « entièrement sous la direction de la CIA » comptait dans ses rangs Oussama bin Laden et ses associés politiques. C'est là l'origine du mouvement al-Qaïda, l'organisation qui a réalisé les attaques terroristes du 11-Septembre.

Quand le Kremlin a envahi l'Afghanistan, la CIA a financé et soutenu des milices sous la direction de seigneurs de guerre islamistes d'extrême-droite. Gates sait que cela ne pouvait que finir en désastre pour le peuple afghan. Il écrit : « Personne ne doit avoir d'illusions sur ceux qui s'alliaient politiquement, que ce soit avant ou après la défaite de l'URSS. En tout cas, personne à la CIA n'avait de telles illusions. »

L'Afghanistan est ravagé par la guerre civile depuis. Même si cela n'est pas rapporté dans les médias américains, qui n'ont aucune considération pour une vie afghane, des millions d'Afghans sont morts en conséquence de cette guerre civile.

La campagne médiatique contre WikiLeaks montre l'état de dépravation régnant dans le milieu politique américain. Les médias et l'État ne peuvent pardonner à Assange et ses sources d'avoir eu le courage d'exposer aux yeux de tous les crimes de tout l'establishment politique. La somme des documents que ce site a rendu public donne à la Cour pénale internationale les matériaux dont elle a besoin pour poursuivre les administrations Bush et Obama pour crimes de guerre et les principales personnalités des médias américains pour complicité.

Toutes les accusations contre Assange et ses sources en rapport avec la publication de ces documents doivent être levées et des accusations portées contre les criminels de guerre à Washington.

(Article original anglais paru le 2 août 2010)

Alex Lantier
5 août 2010

http://www.wsws.org/francais/News/2010/aou2010/sang-a05.s... 


3-2 Les fuites sur l'Afghanistan lèvent un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

La diffusion par le site WikiLeaks de milliers de documents militaires américains confidentiels lève un coin du voile sur une unité spéciale de l'armée américaine, chargée sous le nom de code "Task Force 373" de traquer et de tuer des combattants ennemis en Afghanistan, talibans ou chefs d'Al-Qaïda répertoriés sur une liste d'objectifs.

Les documents révèlent des détails sur des missions de cette unité, mentionnant de nombreux incidents et bavures aux conséquences mortelles pour la population civile, dont des enfants. 

La "Task Force 373", selon les rapports divulgués, a pour mission de capturer ou éliminer, hors de toute procédure judiciaire, des cibles figurant sur une liste appelée JPEL (acronyme en langue anglaise de Joint prioritised effects list, traduisible par Liste commune prioritaire). Des juristes s'interrogent sur la légalité des exécutions et de la détention, sans procès et pour une longue durée, de certaines des personnes capturées.

Des responsables militaires à Washington ont réfuté les accusations de crimes de guerre, faisant valoir que les listes de cibles nominatives sont un des éléments inévitables de tout conflit armé. 

Parmi les rapports cités par WikiLeaks figurent les comptes-rendus d'opérations comme celles du 11 juin 2007. Ce jour-là, la TF 373, accompagnée d'éléments des forces spéciales afghanes, est partie à la recherche d'un commandant taliban nommé Qari Ur-Rahman. A la tombée de la nuit, une fusillade a éclaté alors que l'unité approchait de l'objectif. Elle a appelé en renfort un avion AC-130, appareil d'attaque au sol et d'appui aérien, une véritable canonnière volante qui a arrosé d'obus le secteur.

Le bilan de l'opération n'a été découvert que plus tard: sept morts et quatre blessés parmi des membres de la police afghane, ce dont les communiqués officiels diffusés par la suite ne firent pas mention, pas plus que de la participation de la TF 373 à cette mission.

Une autre opération de la TF 373 fit également des "dommages collatéraux", selon la formule consacrée, dans la province de Paktika (sud-est). La cible était un chef d'Al-Qaïda, Abou Laith al-Libi, soupçonné de diriger plusieurs camps d'entraînement terroristes dans cette région frontalière du Pakistan. Cinq roquettes furent tirées contre un groupe de bâtiments. Al-Libi ne figurait pas parmi les victimes du bombardement, qui a tué sept enfants dans une madrasa, une école coranique. 

Ce rapport interne était classé secret mais aussi "Noforn", c'est à dire qu'il ne devait pas être divulgué aux membres étrangers de la coalition alliée. 

Selon Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, des "milliers" d'attaques américaines en Afghanistan seraient susceptibles de faire l'objet d'enquêtes pour crimes de guerre si des tribunaux se penchaient sur la question.

Tom Parker, un des responsables d'Amnesty International USA, n'est pas certain que tous les incidents relèvent du crime de guerre et note que la guerre d'Afghanistan soulève des questions complexes. "Il est vraiment de difficile de savoir où se terminent les assassinats et où commence la guerre" même si, dit-il, les listes nominatives "mettent mal à l'aise les gens". 

Pour le député démocrate Adam Smith, la question ne se pose pas: "nous sommes en guerre. L'ennemi nous tire dessus, nous lui tirons dessus." Le parlementaire juge "absolument injuste et inéquitable" que l'on "condamne nos troupes". Juan Zarate, ancien responsable chargé du contre-terrorisme sous l'administration Bush, souligne, lui, que tenter de tuer ou capturer les dirigeants ennemis, "c'est précisément ce que font les pays en guerre".

 Les listes d'objectifs de l'armée, et notamment de la TF 373, diffèrent des cibles répertoriées par la CIA, l'agence centrale américaine de renseignement dont des unités paramilitaires opèrent en Afghanistan. L'armée ne peut intervenir que dans des zones de guerre, alors que la CIA est autorisée à mener à agir dans des pays ou secteurs où les Etats-Unis ne sont pas en conflit.

 Les quelque 90.000 documents -rapports, notes internes, messages couvrant la période 2004-2009- divulgués dimanche par le site WikiLeaks pourraient constituer une des plus importantes "fuites" de l'histoire du renseignement. Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine des fuites et leurs conséquences.

 AP

27/07/2010

tempsreel.nouvelobs.com/.../les-fuites-sur-l-afghanistan-levent-un-coin-du-voile-sur-une-unite-tres-speciale-de-l-armee-americaine.html



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Philippe Rivière : Les révélations du site Wikileaks : Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan

Une masse considérable de fichiers confidentiels de l'armée américaine vient d'être dévoilée, lundi 26 juillet, par le site Internet Wikileaks.org. Ces documents relatent, événement après événement, le quotidien d'une guerre entamée en octobre 2001 et d'une occupation qui n'en finit pas.

Fouiller l'ensemble des quelque 92 000 rapports d'incident divulgués constitue une tâche herculéenne. C'est pourquoi Le Monde diplomatique s'est associé à l'initiative d'Owni.fr visant à mettre à la disposition de tous un outil de consultation de ces rapports. Accessible directement en ligne, ce dispositif nommé « War Logs » permet au lecteur d'appréhender le jargon militaire dans lequel les événements sont décrits, d'effectuer des recherches dans l'ensemble des documents dévoilés, et d'ajouter des annotations. La base de données comprend déjà 75 000 documents et sera enrichie rapidement.

Les lecteurs qui le souhaitent peuvent exploiter cet outil pour, d'une part, se familiariser avec ces documents exceptionnels, et, d'autre part, participer - avec les dizaines de personnes qui se sont déjà plongées dans ces fichiers - à la mise à nu de la guerre d'Afghanistan. Le Monde diplomatique reviendra sur ces révélations.

Avant d'ouvrir ces données à tout le monde, Wikileaks s'est associé à trois journaux, leur offrant une période d'exclusivité qui leur a permis de travailler sur ces informations : The Guardian, The New York Times et Der Spiegel. Ces derniers proposent, chacun sur leur site, un premier aperçu de ces 200 000 pages de « journaux de bord de guerre » (d'où le titre, War Logs), qui donnent de la guerre en Afghanistan une image dévastatrice aussi bien pour les talibans que pour les occupants occidentaux, Etats-Unis en tête.

Parmi les 300 rapports sélectionnés dans cette masse par The Guardian, trois concernent les troupes françaises. Notamment ceci, qui n’avait jamais été rendu public : le 2 octobre 2008, à Tangi Kalai, à proximité de Kaboul, elles ont fait feu sur un bus s’approchant trop près d’un convoi militaire, blessant huit enfants.

Sur la carte dessinée par les « data journalists » (journalistes de données) du Guardian à partir de ces rapports, on peine à distinguer une « ligne de front » ou de grands mouvements stratégiques (voir la carte des incidents). Ce sont, un peu partout dans le pays, des engins explosifs improvisés (IED) qui tuent des civils, des troupes de la coalition ou des militaires afghans (voir la carte des IED).

Si, pour le président afghan Hamid Karzai, cette fuite ne nous apprend « rien qui ne soit déjà connu », Julian Assange, porte-parole de Wikileaks, est plus convaincant quand il affirme qu’une foule d’informations se nichent dans les données qu’il a collectées : « Regardez par exemple le ratio du nombre de tués par rapport aux blessés et aux prisonniers : cette guerre est extrêmement létale. »

Wikileaks pense ainsi pouvoir déjà mettre en évidence plusieurs éléments :
— sur l’implication du Pakistan dans les attaques contre les forces de la coalition ;
— sur le rôle qu’on prête encore, au sein de l’armée, à Oussama Ben Laden ;
— sur une présence clandestine des Iraniens ;
— sur les combats entre soldats afghans ;
— sur l’unité américaine TF-373, spécialisée dans la capture et l’assassinat de chefs talibans, et qui disposerait d’une liste de 2 000 noms ;
— sur le fait que les Etats-Unis ont caché au public l’usage de missiles sol-air par les talibans contre un hélicoptère Chinook ;
le tout avec force détails, d’incident en incident et de mission en mission.

Quant au tableau des pertes humaines directes recensées par ces fichiers, qui couvrent six années de guerre (2004-2009), il est éloquent :

Nombre de morts

Ennemis

15 506

Civils

4 232

Armée afgh.

3 819

OTAN

1 138

 Philippe Rivière

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-26-Rapports-explosifs-sur-la-guerre

accéder directement à l'application : http://app.owni.fr/warlogs/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 F. William Engdah : Une manœuvre des services de renseignements derrière la publication des documents « secrets » de Wikileaks?

Depuis la publication sensationnelle d’une vidéo de l’armée étasunienne montrant la fusillade aérienne de journalistes non armés en Irak, Wikileaks a acquis une notoriété et une crédibilité au niveau international en tant que site web audacieux, publiant des informations confidentielles fournies par des dénonciateurs au sein de divers gouvernements. Leur dernier « coup » impliquait la soi-disant fuite de milliers de pages de documents prétendument confidentiels concernant des informateurs étasuniens parmi les talibans en Afghanistan et leurs complicité avec de hauts gradés liés au service de renseignements militaire pakistanais, Inter-Services Intelligence (ISI). Les preuves suggèrent toutefois que, loin d’être honnête, la fuite consiste en une désinformation calculée au profit des services de renseignements des États-Unis, et peut-être ceux d’Israël et de l’Inde, et qu’elle camoufle le rôle des États-Unis et de l’Occident dans le trafic de drogues en provenance d’Afghanistan.  

Depuis la mise en ligne des documents afghans il y a quelques jours, la Maison-Blanche d’Obama a donné de la crédibilité aux fuites en déclarant que d’autres fuites poseraient une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Pourtant, les détails de ces documents ne révèlent rien de confidentiel. La personnalité à laquelle on fait le plus visiblement référence, le général (à la retraite) Hamid Gul, ancien chef de l’ISI, est celui qui a coordonné la guérilla des moudjahidines, financée par la CIA, contre le régime soviétique en Afghanistan dans les années 1980. Dans les récents documents de Wikileaks, Gul est accusé de rencontrer régulièrement des dirigeants d’Al-Qaïda et des talibans, et d’orchestrer des attentats-suicides contre les forces de l’OTAN en Afghanistan. 

Déclaré mort il y a trois ans par la candidate pakistanaise Benazir Bhutto sur les ondes de la BBC, Oussama ben Laden serait toujours vivant, selon les documents divulgués. À un moment où la plupart des Étatsuniens avaient oublié la raison initiale présumée de l’invasion de l’Afghanistan par l’administration Bush, soit la poursuite du saoudien ben Laden pour son rôle dans les attentats du 11 septembre, cette affirmation entretient convenablement le mythe pour la guerre au terrorisme de l’administration Obama. 

Diaboliser le Pakistan?

Le fait de mentionner Gul à cet instant comme lien clé avec les « talibans » afghans fait partie d’une tendance générale de diabolisation de l’actuel régime pakistanais par les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui s’efforcent de présenter ce dernier comme un des principaux problèmes en Afghanistan. Une telle diabolisation favorise grandement la position de l’Inde, récent allié militaire des États-Unis. De plus, le Pakistan est le seul pays musulman possédant des armes nucléaires, ce que Tsahal et le Mossad, l’armée et le service de renseignement israéliens, souhaiteraient fortement changer, d’après certaines informations. Une fausse campagne de dénigrement par le biais de Wikileaks contre Gul, un homme au franc parler en politique, pourrait relever de cette volonté géopolitique.

Le Financial Times de Londres souligne que le nom de Gul apparaît dans 10 pages sur environ 180 dossiers confidentiels étasuniens prétendant que le service de renseignements pakistanais a soutenu des militants afghans dans leurs combats contres des forces de l’OTAN. Gul a affirmé au journal que les États-Unis ont perdu la guerre en Afghanistan et que la fuite des documents aiderait l’administration Obama à détourner le blâme en suggérant que le Pakistan en était responsable. « Je suis un des boucs émissaires favoris des États-Unis. Ils ne peuvent pas s’imaginer que les Afghans puissent gagner des guerres seuls. Ce serait une honte impitoyable qu’un général de 74 ans à la retraite, manipulant les moudjahidines, engendre la défaite des États-Unis », a confié Gul au quotidien.

 

À la lumière des derniers documents de Wikileaks, l’attention conférée à l’homme de 74 ans est digne de mention. Comme je l’écrivais dans un article publié en juin sur ce site web, Warum Afghanistan? Teil VI:Washingtons Kriegsstrategie in Zentralasien (Pourquoi l’Afghanistan? 4e partie : La stratégie de guerre de Washington en Asie centrale), Gul a été franc à propos du rôle de l’armée étasunienne dans le trafic d’héroïne afghane par le biais de la base aérienne hautement sécurisée de Manas au Kirghizistan. 

En outre, dans une entrevue accordée à UPI le 26 septembre 2001, deux semaines après les attaques du 11 septembre, en réponse à la question « qui a orchestré le 11 septembre noir? », Gul a déclaré : « Le Mossad et ses complices. Les États-Unis dépensent 40 milliards de dollars annuellement pour leurs 11 services de renseignements. Cela signifie 400 milliards en 10 ans. Pourtant, l’administration Bush dit qu’elle a été prise par surprise. Je n’y crois pas. Dix minutes après que la deuxième tour du World Trade Center a été touchée, CNN a annoncé qu’Oussama ben Laden était responsable. C’était un coup de désinformation planifié par les vrais auteurs […] [1] ». Gul n’est visiblement pas très aimé à Washington. Il affirme que ses demandes de visas pour le Royaume-Uni et les États-Unis ont été refusées à maintes reprises. Faire de Gul l’ennemi juré ferait bien l’affaire de certains à Washington.

 

Qui est Julian Assange?

Le fondateur et « rédacteur en chef »de Wikileaks, Julian Assange, est un mystérieux Australien de 39 ans, à propos duquel on connaît peu de choses. Il est soudainement devenu une personnalité très en vue en offrant de négocier les fuites avec la Maison-Blanche. À la suite des dernières révélations, Assange a avoué à Der Spiegel, l’un des trois médias avec lesquels il a partagé les récentes fuites, que les documents qu’il avait déterrés « changeraient non seulement notre perspective de la guerre en Afghanistan, mais aussi celle de toute les guerres modernes ». 

Au cours de la même entrevue, il a affirmé : « J’aime écraser les salops. » Pourtant, si l’on observe de près sa position affichée sur l’une des questions les plus controversées des dernières décennies, à savoir les forces cachées derrière les attaques du 11 septembre sur le Pentagone et le World Trade Center, il se montre curieusement du même avis que l’ordre établi. Lorsque le Belfast Telegraph l’a interviewé le 19 juillet, il a déclaré : « Chaque fois que des personnes en position de pouvoir font des plans en secret, ils fomentent une conspiration. Il y a donc des conspirations partout. Il existe aussi des théories de conspirations délirantes. Il est important de ne pas confondre les deux […] » Qu’en est-il du 11 septembre? : « Cela m’agace constamment que les gens soient distraits par de fausses conspirations comme celles entourant le 11 septembre, alors que nous fournissons des preuves de réelles conspirations concernant la guerre et la fraude financière. » Et qu’en est-il des conférences de Bilderberg? : « En ce qui a trait au réseautage, c’est vaguement collusoire. Nous avons publié leurs comptes rendus de réunion [2]. ».

Provenant d’une personne s’étant bâti une réputation d’anti-élite, une telle déclaration est plus que digne de mention. Comme l’on témoigné des milliers de physiciens, d’ingénieurs, de militaires chevronnés et de pilotes de ligne, l’idée que des Arabes à peine entrainés, armés de couteaux polyvalents puissent détourner quatre avions de ligne étasuniens et exécuter les frappes pratiquement impossibles contre les tours jumelles et le Pentagone en l’espace de 93 minutes sans une seule interception aérienne du NORAD dépasse l’entendement. Il incombe à une véritable enquête internationale et impartiale de trouver qui, précisément, a livré cette attaque professionnelle.

 En contrepoids au désaveu catégorique de M. Assange concernant toute conspiration sinistre sur le 11 septembre, il convient de mentionner la déclaration de l’ancien sénateur étasunien Bob Graham, président du Select Committee on Intelligence du Sénat étasunien lors de l’enquête conjointe sur le 11 septembre. En entrevue à la BBC, il a déclaré : « Je peux seulement affirmer qu’il y a trop de secrets entourant le 11 septembre, c’est-à-dire qu’il y a des informations auxquelles le public n’a pas accès et qui apporteraient des réponses crédibles, tangibles et spécifiques. Le refus de divulguer ces secrets a érodé la confiance des Étasuniens en leur gouvernement, car ces informations sont liées à leur propre sécurité. » Le narrateur de la BBC : « Le sénateur Graham a découvert que le camouflage menait au cœur de l’administration. » Bob graham : « J’ai contacté la Maison-Blanche et j’ai parlé à Mme Rice et je lui ai dit : " Écoutez, on nous a dit que l’on coopérerait avec nous dans cette enquête." Elle a dit qu’elle y verrait, et il ne s’est rien passé. »

 Certes, l’administration Bush a été en mesure d’utiliser les attentats du 11 septembre pour lancer sa guerre au terrorisme en Afghanistan et ensuite en Irak, un point que M. Assange omet convenablement. 

Pour sa part, le général Gul prétend que le renseignement étasunien a orchestré la fuite de Wikileaks sur l’Afghanistan pour trouver un bouc émissaire à blâmer : lui-même. À point nommé, comme si cela était prémédité, le premier ministre conservateur britannique David Cameron, en visite en Inde, a fustigé le Pakistan pour son soi-disant rôle de soutien aux talibans en Afghanistan, donnant opportunément davantage de crédibilité à l’histoire de Wikileaks. La véritable histoire de Wikileaks, elle, n’a pas encore été révélée.
[1]General Hamid Gul, Arnaud de Borchgrave 2001, Interview with Hamid Gul, Former ISI Chief, UPI, reprinted July 2010 :
http://www.veteranstoday.com/2010/07/28/arnaud-de-borchgrave-2001-interview-with-hamid-gul-former-isi-chief/ 
[2]Julian Assange, BelfastTelegraph, 19 juillet 2010.

F. William Engdah

Mondialisation.ca,

14 aout 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=ENG20100814&articleId=20617



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/08/2010

n°448 - Afghanistan - Les Compagnies de sécurité 'privées' : -30-08 - : "Ils se croient propriétaires des rues"

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


n°448 - Afghanistan - Les Compagnies de sécurité 'privées' : -30-08 - : "Ils se croient propriétaires des rues"


Afghanistan 

Le dossier 

Les Compagnies de sécurité ‘privées’.

 

n°448 du 29-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis  no-war.over-blog.com : http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


 


Sommaire : 

1 Les brèves

1-1 Le président Karzaï va dissoudre les compagnies de sécurité privées.

1-2 Le délai fixé aux sociétés de sécurité pose un "grave défi".

1-3 L'ex-Blackwater va payer une amende de 42 millions de dollars.

2 Dossiers

2-1 Renaud Girard : Karzaï expulse les mercenaires et crée des milices afghanes.

2-2 Les USA hostiles au retrait des firmes de sécurité décidé par Karzai.

Trouvé sur le net & témoignage

3-1 L'Amérique embarrassée par ses mercenaires.

3-2 La société de sécurité privée, ex Blackwater, mise à l’amende aux Etats-Unis.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 La guerre sous-traitée à des entreprises privées.

 



Les brèves

1-1 Le président Karzaï va dissoudre les compagnies de sécurité privées.

Le président afghan Hamid Karzaï va fixer une date limite après laquelle il va dissoudre les compagnies privées de sécurité qui travaillent en Afghanistan, a annoncé mardi son porte-parole Waheed Omar. "La dissolution des compagnies privées de sécurité est un programme gouvernemental sérieux. La décision du président est clair et très bientôt, le président va fixer une date limite pour une dissolution des compagnies privées de sécurité", a déclaré M. Omar lors d'une conférence de presse.

Plus de 40.000 personnes travaillent en Afghanistan dans le secteur très florissant de la sécurité. Compagnies internationales, sociétés afghanes: elles travaillent souvent avec les forces internationales, le Pentagone et les entreprises chargées de gérer les milliards de dollars de l'aide internationale.

10/8

http://fr.news.yahoo.com/73/20100810/twl-afghanistan-le-prsident-karza-va-dis-d79e08a_1.html


1-2 Le délai fixé aux sociétés de sécurité pose un "grave défi".

La décision du président afghan Hamid Karzaï de dissoudre d'ici le 1er janvier 2011 les sociétés privées de sécurité présentes dans le pays constitue un "grave défi en termes de délai", a affirmé lundi le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.

"Nous allons voir ce que nous pouvons faire. Quatre mois, c'est un grave défi en termes de délai", a dit le porte-parole.

La présidence afghane a annoncé lundi que M. Karzaï s'apprêtait à signer un décret accordant "un délai de quatre mois pour la dissolution des compagnies privées de sécurité", fixant la date limite au 1er janvier 2011.

La présidence a clairement indiqué qu'il ne s'agissait pas de revoir les conditions d'enregistrement ou de fonctionnement des "contractors", ces sociétés de sécurité, mais bien de les voir quitter le pays.

M. Crowley a précisé que Washington entendait étudier le "décret pour mieux comprendre ses détails".

La présidence afghane avait annoncé le 10 août son intention d'interdire les 52 compagnies privées de sécurité, afghanes et internationales, sans en préciser le délai.

Quelque 40.000 personnes travaillent en Afghanistan dans le secteur florissant de la sécurité.

(AFP / 16 août 2010

http://www.romandie.com/infos/News2/100816195441.w966nvzt.asp


1-3 L'ex-Blackwater va payer une amende de 42 millions de dollars.

La société de sécurité américaine Xe, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, va payer une amende de 42 millions de dollars pour avoir violé les règles d'exportation en vendant notamment des armes à l'Afghanistan, a rapporté vendredi le New York Times.

Xe est parvenu à un accord avec le département d'Etat pour verser cette amende, a précisé le quotidien américain sur son site Internet, citant une porte-parole du groupe. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du département d'Etat a dit ne pas pouvoir fournir de «confirmation immédiate».

Selon le journal, l'ex-Blackwater a violé les règles d'exportation en vendant illégalement des armes en Afghanistan, en proposant d'entraîner des troupes dans le sud du Soudan et en entraînant des policiers taïwanais au tir d'élite.

Le New York Times précise que Blackwater a exporté des armes automatiques et d'autres équipements militaires destinés à son personnel. Dans un cas, la société a délibérément cherché à cacher ce trafic en dissimulant les armes dans des caisses de nourriture pour chiens destinées à l'Irak, selon l'article.

Les enquêteurs ont cherché à savoir si les armes exportées par Blackwater ne se retrouvaient pas sur le marché noir en Irak. Selon le journal, la Turquie se serait plainte auprès des Etats-Unis après que des armes se furent retrouvées entre les mains de rebelles kurdes du PKK.

Autres procédures en cours

En acceptant de payer l'amende, la société échappe à des poursuites judiciaires et peut continuer à obtenir des contrats de l'Etat, a souligné le journal, qui précise que l'accord ne couvre par d'autres procédures en cours devant la justice américaine.

Parmi ces procédures qui restent en cours, le New York Times cite des poursuites contre cinq anciens dirigeants de la société, dont son ancien président, Erik Prince, pour détention d'arme illégale et d'obstruction à la justice. Il évoque aussi une tentative de corruption de fonctionnaires irakiens et les poursuites contre deux anciens employés d'une filiale pour le meurtre de deux civils afghans à Kaboul en 2009.

Blackwater a défrayé la chronique lorsque cinq de ses agents ont été accusés par la justice américaine d'avoir tiré sur des civils irakiens désarmés lors d'une fusillade qui avait fait 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad. La justice américaine a abandonné les poursuites fin 2009.

Blackwater a été banni d'Irak à la suite de cette fusillade mais continue à travailler pour le département d'Etat et la CIA en Afghanistan, où le président Hamid Karzaï a décidé de renvoyer les sociétés de sécurité étrangères à la fin de l'année.

Selon des documents de justice dont l'AFP s'est procuré copie mercredi, Erik Prince a pour sa part quitté les Etats-Unis pour Abou Dhabi. Ancien membre des forces spéciales de la Marine américaine, proche du parti républicain, Erik Prince, 51 ans, avait fondé en 1997 Blackwater USA, qui est devenue la plus grande entreprise de sécurité privée utilisée par les Etats-Unis en Irak.

Il avait pris en 2009 ses distances avec son entreprise affirmant avoir été lâché par les autorités américaines après leur avoir rendu service dans leur guerre contre le terrorisme.

(Source AFP)

 21/08/2010

http://www.liberation.fr/monde/0101653255-l-ex-blackwater-va-payer-une-amende-de-42-millions-de-dollars?xtor=EPR-450206



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Renaud Girard : Karzaï expulse les mercenaires et crée des milices afghanes.
Un décret dissout les sociétés de sécurité privées, un autre met en place des forces locales d'autodéfense. 

Que vaut un décret du président afghan?

 La question vient de se poser de manière aiguë, après qu'Hamid Karzaï a annoncé que toutes les sociétés de sécurité privée opérant en Afghanistan devaient se dissoudre d'ici à la fin de l'année. 

Intrinsèquement, cette mesure se justifie par les excès qu'ont commis les mercenaires, employés par l'armée américaine ou les agences distribuant l'aide internationale pour escorter leurs convois de ravitaillement, dans un pays où la sécurité des routes n'a cessé de se détériorer depuis 2005. Certains comportements arrogants et attitudes de cow-boys dans les villages traversés, certaines bavures - jamais aussi sérieuses que celles de Blackwater en Irak - ne sont pas seuls en cause. Le gouvernement afghan reproche à ces sociétés privées - succursales de grands réseaux de mercenaires anglo-saxons et entreprises proprement afghanes, dirigées par des proches du régime - des choses beaucoup plus graves: pour faire passer sans encombre un convoi à travers une zone de forte insurrection pachtoune, elles paient à l'avance les chefs talibans locaux. Passe encore que les talibans prélèvent une dîme de 10% sur tous les paysans produisant de l'opium et, ensuite, une autre dîme de 10% sur tous les trafiquants exportant la drogue en dehors du pays. Mais que ce racket touche désormais le convoyage de biens payés par les contribuables américains et européens dépasse la mesure. Les autorités de l'Otan soupçonnent même certaines sociétés de mercenaires d'avoir arrangé des «embuscades», afin de justifier leur très lucratif business de «protection». 

Politiquement, le décret ne manque pas d'intelligence, avant les élections parlementaires, prévues pour le 18 septembre. La décision vise des sociétés très impopulaires, jalousées pour brasser un argent considérable. On estime que, depuis le début de la guerre, ces entreprises privées et leurs employés ont déposé quelque 4 milliards de dollars en cash dans les banques de Dubaï. Argent qui échappe bien sûr à toute imposition du gouvernement afghan ou de l'IRS (Internal Revenue Service) américain… 

Pratiquement, le décret risque cependant de poser des problèmes considérables. Car les forces de sécurité afghanes sont incapables aujourd'hui d'assurer les missions dévolues jusqu'ici à ces sociétés privées. Quant aux soldats de l'Otan, ils ne sont pas assez nombreux pour le faire. Leur nombre est trois fois inférieur à celui des forces américaines dans le Vietnam du général Westmoreland. Selon les termes du décret présidentiel, les ambassades et ONG pourront conserver devant leurs sièges leurs gardes privés. Mais elles ne pourront plus se faire escorter par eux dans leurs déplacements à Kaboul ou en province. Les visas des mercenaires expatriés ne seront pas renouvelés. Quant aux mercenaires afghans, ils sont invités à s'intégrer dans l'armée ou la police. L'hypothèse manque de réalisme, en raison de l'extrême modicité des soldes versées par le gouvernement afghan.

Une mesure pleine de bon sens 

Karzaï agit comme s'il jouissait d'une véritable autorité dans le pays. Or quelle peut être l'autorité d'un président sur un territoire où il n'y a pas d'État, mais seulement différentes ethnies, régies par une complexe organisation tribale traditionnelle? Les seuls résidents à prendre au sérieux son autorité sont les Américains. Le moins qu'on puisse dire est que le président afghan ne facilite pas aujourd'hui la tâche à ses alliés. Il est vraisemblable que le général Petraeus, patron de l'Otan dans le pays, emploiera ses prochaines semaines à négocier avec Karzaï de substantielles dérogations au décret…

Dans un geste plus réaliste, le gouvernement afghan vient aussi d'annoncer la création de milices locales, chargées de défendre leurs villages contre les talibans. Les miliciens toucheront une solde équivalente à 60% de celle des soldats de l'armée nationale afghane (ANA). Ce projet est soutenu par les Américains, qui veulent reproduire en Afghanistan le schéma qui leur avait réussi en 2008 dans les zones sunnites de l'Ouest irakien, où les miliciens du mouvement «L'Éveil» s'étaient mis à faire la chasse aux combattants arabes islamistes internationalistes affiliés à al-Qaida en Mésopotamie. Déjà appliqué dans les provinces du Wardak et de l'Oruzgan, ce programme, cher au général Petraeus, devrait être désormais étendu aux provinces pachtounes où l'insurrection est la plus virulente, celles du Helmand et de Kandahar. L'idée de ces milices locales d'autodéfense est pleine de bon sens, dans un «croissant pachtoun» où les chefs de tribu considèrent qu'un officier tadjik de l'ANA est aussi étranger à eux que n'importe quel militaire américain ou britannique…

Renaud Girard

18/08/2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/18/01003-20100818ARTFIG00526-karzai-expulse-les-mercenaires-et-creedes-milices-afghanes.php


2-2 Les USA hostiles au retrait des firmes de sécurité décidé par Karzai.

Une interdiction des sociétés de sécurité privées en Afghanistan affecterait le développement du pays et l'aide que reçoit le pays du fait que ces firmes protègent les projets occidentaux sur son territoire, ont déclaré mercredi des responsables américains. Malgré les fortes réticences de Washington sur ce point, le président Hamid Karzai a publié, mardi, un décret enjoignant aux sociétés de sécurité privées de se démanteler dans un délai de quatre mois, ceci en vue de la prise en charge de l'ensemble des questions de sécurité par le gouvernement à compter de 2014.

Ces firmes, qui se disputent des milliards de dollars de contrats, emploient environ 40.000 vigiles fortement armés. La plupart sont afghans, mais de nombreux étrangers figurent aussi parmi eux. On fait également appel à eux pour protéger convois, ambassades et autres intérêts occidentaux. Karzai critique depuis longtemps ces sociétés en leur imputant de terribles accidents, mais la rapidité avec laquelle a été publié son décret a pris de court certains observateurs et des responsables américains présents dans le pays ont fait savoir qu'ils s'employaient encore à l'étudier.

"Nous craignons que tout empressement à faire partir les sociétés de sécurité privées n'ait des conséquences non désirées, notamment un retard susceptible d'affecter les efforts d'assistance à la reconstruction et au développement", a dit Caitlin Hayden, porte-parole de l'ambassade des États-Unis. "Les firmes de sécurité privées comblent actuellement un vide afin de nous permettre de fournir une assistance (...) qui, en fin de compte, a pour but d'améliorer les conditions de vie du peuple afghan", a-t-elle ajouté.

"Ils se croient propriétaires des rues" (étudiant afghan)

Mardi, le Pentagone a estimé le délai imparti très difficile à tenir, mais l'initiative semble accueillie favorablement par la population afghane, qui voit les firmes en question d'un oeil critique. Les vigiles en armes sont omniprésents dans les rues du pays, où ils remontent les files de voitures en convois de 4 x 4. "Ils se croient propriétaires des rues", commente Edrees, étudiant de l'université de Kaboul, selon lequel ses compatriotes sont, chaque jour, mis à l'épreuve par leur façon de conduire et leur comportement de "machos". Mohammad Anwar, boutiquier de la capitale, acquiesce lui aussi à la décision du président. "Karzai aurait dû démanteler toutes les firmes de sécurité plus tôt, qu'il s'agisse d'Afghans ou d'étrangers", estime-t-il.

Munit Mangal, vice-ministre de l'Intérieur, a déclaré que des responsables afghans coopéreraient avec leurs homologues occidentaux pour veiller à ce que le décret soit appliqué sans accrocs : "Nous tentons d'appliquer un plan (...) dans un esprit pratique. Nous ne prétendons pas qu'il n'y aura aucune difficulté, mais nous devrions pouvoir les surmonter." L'an dernier, le gouvernement afghan avait tenté sans succès de formaliser le secteur et d'enregistrer les armes qui y sont utilisées. Des responsables occidentaux font état de 52 firmes de sécurité privées enregistrées qui emploient environ 26.000 personnes, et de nombreuses autres non recensées.

L'image des vigiles privés a été ternie par une série d'incidents sanglants en Irak, où il n'était pas rare de voir des gardes lancer des bouteilles d'eau sur des piétons et des voitures pour les éloigner des convois qu'ils protégeaient. Lors d'un incident plus "médiatisé" que d'autres, des gardes de la firme américaine Blackwater avaient été impliqués dans une fusillade qui s'était soldée par la mort de 14 civils en 2007. Blackwater a depuis lors changé de nom et a obtenu plusieurs contrats en Afghanistan. Le département d'État américain avait annoncé l'an dernier qu'il réviserait son recours aux firmes de sécurité privées pour ses ambassades à l'étranger à la suite d'une affaire de bizutage sexuel survenue à sa mission de Kaboul.

Lepoint.fr

18-08

www.lepoint.fr/.../les-usa-hostiles-au-retrait-des-firmes-de-securite-decide-par-karzai-18-08-2010-1226328_24.php -



Trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 L'Amérique embarrassée par ses mercenaires.

Le moment choisi par le président afghan, Hamid Karzaï, pour prôner l'interdiction des mercenaires dans son pays ne peut que plonger Washington dans un sérieux embarras. M. Karzaï n'a d'ailleurs pas fait état d'une date limite pour la dissolution des cinquante-deux sociétés militaires privées opérant en Afghanistan. Il s'appuie sur quelques constatations. D'abord, sur le fait que "la population ne fait pas confiance" aux mercenaires. Ensuite, que "leur existence est contraire aux intérêts nationaux afghans". Il souligne, enfin, que les Afghans travaillant pour ces sociétés seraient plus utiles au sein des forces de sécurité gouvernementales.

fois que le pouvoir afghan, comme celui de Bagdad, se plaint des mercenaires. Quel pays, même allié avec Washington et acceptant la présence d'une force militaire internationale sur son sol, se verrait de gaieté de coeur envahi par des hommes non contrôlés par le pouvoir politique, n'obéissant à aucun ordre militaire et ne répondant à aucune justice, civile ou militaire, en cas d'infraction ou de crime ?

Il fut un temps, durant leur campagne électorale, où les démocrates américains avaient juré de revenir sur cette privatisation de la guerre voulue par l'administration Bush. Barack Obama et son entourage faisaient partie des plus convaincus de l'aspect néfaste du mercenariat. Hillary Clinton était alors l'un des deux élus au Sénat à préconiser une législation sur une interdiction totale des activités militaires privées.

Depuis qu'elle est au pouvoir, la seule initiative de l'équipe Obama a consisté à résilier le contrat entre la CIA et Blackwater (la plus importante société militaire privée au monde) confiant aux mercenaires de cette dernière un programme secret d'assassinats.

Pour le reste, Blackwater et les autres sociétés continuent de recevoir des milliards de dollars du gouvernement américain pour des activités de sécurité et de logistique, voire de renseignement, en Afghanistan, en Irak et dans d'autres "points chauds" de la planète. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a réaffirmé en juin que cette dernière avait "besoin" de Blackwater pour assurer la sécurité de ses bases et de ses agents en zone de guerre.

D'autres facteurs jouent en défaveur d'une interdiction des mercenaires, notamment le fait que la volonté politique de M. Obama de retirer l'armée américaine d'Irak, et, à terme, d'Afghanistan, ne supprime évidemment pas du jour au lendemain les besoins en sécurité.

Pourtant, M. Karzaï a raison, et les officiers américains sont les mieux placés pour le savoir. Le recours à des mercenaires handicape le plus souvent le succès d'une mission militaire. D'un point de vue moral, l'usage de la force létale ne peut être laissé à des "privés" sans foi ni loi. Et, d'un point de vue politique, il faut savoir quel est l'objectif : tandis qu'une armée a pour ordre de gagner une guerre, donc d'y mettre fin, le seul intérêt des mercenaires et autres chasseurs de primes est qu'une guerre continue, le plus longtemps possible.

13.08.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/08/13/l-amerique-embarrassee-par-ses-mercenaires_1398592_3222.html


3-2 La société de sécurité privée, ex Blackwater, mise à l’amende aux Etats-Unis.  

 Le New York Times l'a annoncé dans son édition du samedi 21 août 2010 : la société de sécurité Xe Services, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, devra payer une amende de 42 millions de dollars, après accord avec le gouvernement américain. Une amende pour avoir violé les règles d'exportation d'armes. C'est une dérive supplémentaire de ces sociétés militaires privées

Un montant de 42 millions de dollars de pénalités pour vente d'armes en Afghanistan, entraînement de policiers taïwanais au tir d'élite et proposition de formation de soldats au Soudan. Décidément, on pouvait vraiment tout demander à Blackwater, la plus importante des sociétés militaires privées du monde.

Depuis le 11 septembre 2001, les services de ces sociétés sont très sollicités. En premier lieu par le gouvernement américain lui-même : logistique, équipement, surveillance, renseignement. Les Etats-Unis privatisent la guerre à tout va et sous-traitent leurs conflits auprès de Blackwater et consorts. De véritables armées de l'ombre qui interviennent en Irak, en Afghanistan ou en Colombie.

L'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires

Que les contrats soient légaux ou illégaux, on ne compte plus les abus et les bavures des mercenaires sur le terrain. En 2007, l'Irak bannit Blackwater du pays après la mort de 17 civils dans une fusillade. Et l'Afghanistan prévoit d'interdire l'activité des sociétés militaires privées sur son territoire, pour la fin de l'année 2010.

Avec ce règlement à l'amiable de 42 millions de dollars, l'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires. Même si d'autres procédures sont en cours, les affaires en eau trouble peuvent continuer entre les mercenaires et l'administration américaine.

RFI

A consulter: Le site de Xe Services, ex Blackwater

21 août 2010

http://www.rfi.fr/ameriques/20100821-societe-securite-privee-ex-blackwater-mise-amende-etats-unis



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 La guerre sous-traitée à des entreprises privées.

Mercenaires d’Etat en Afghanistan

Le ministère américain de la justice a décidé de faire appel de la décision d’un tribunal de relaxer cinq employés de la société militaire privée (SMP) Blackwater qui avaient fait feu sur la foule à Bagdad en septembre 2007. Cet acquittement avait suscité l’indignation en Irak et illustré le rôle ambigu des SMP, dont l’utilisation s’étend désormais à l’Afghanistan, où elles développent des stratégies autonomes pour rentabiliser leur mise de fond.

Par Marie-Dominique Charlier

Le 19 août 2009, le New York Times révélait que la Central Intelligence Agency (CIA) avait engagé en 2004 des employés de Blackwater, dans le cadre d’un programme secret visant à pister et assassiner des dirigeants d’Al-Qaida. Cette société de sécurité privée a ainsi contribué à des missions d’organisation, d’entraînement et de surveillance facturées plusieurs millions de dollars à la CIA, sans néanmoins permettre la capture ou l’assassinat d’un seul activiste, rapporte le quotidien, qui cite des responsables américains en fonction ou retirés des affaires.

Blackwater a changé de nom pour devenir Xe Services, après les polémiques suscitées par son rôle en Irak. Cinq de ses employés, qui, le 16 septembre 2007, escortaient un convoi du département d’Etat américain, sont accusés d’avoir ouvert le feu sur la foule, à Bagdad, tuant quatorze civils (selon le bilan de l’enquête américaine) ou dix-sept (selon celle des Irakiens).

Malgré cette « bavure » et bien d’autres, ceux qu’on appelle lescontractors mettent dorénavant le cap sur l’Afghanistan, où ils poursuivent les mêmes pratiques : ainsi, le 5 mai 2009, quatre hommes de Blackwater (sous couvert d’une société appelée Paravant) tiraient sur une voiture, causant un mort et quatre blessés. Malgré l’opacité de leur contrat d’engagement, deux d’entre eux ont été inculpés le 7 janvier 2010 par un procureur fédéral américain.

Un statut juridique très flou

Depuis leur apparition dans les années 1990, les sociétés militaires privées (SMP) (1) ont connu un développement très rapide ; elles incarnent à présent un acteur essentiel des conflits, tant sur le plan militaire qu’économique. Le marché mondial de ce secteur se chiffre à plus de 70 milliards d’euros par an. Cette évolution a été favorisée par la diminution drastique des effectifs de l’US Army, à la fin de la guerre froide, et par la décision du ministre de la défense Donald Rumsfeld (2001-2006) de s’engager dans la « rationalisation » de l’outil militaire, à travers le transfert au privé de nombreuses compétences non directement militaires. Il s’agissait de contourner le contrôle du Congrès et de l’opinion publique américaine, mais aussi de faciliter un emploi « plus souple » de personnels lors d’opérations clandestines.

L’estimation des effectifs des SMP déployés en Afghanistan oscille entre cent trente mille et cent soixante mille hommes (2), faisant de ce pays le deuxième théâtre d’engagement après l’Irak (3), qui pourrait être dépassé dans peu de temps : le déploiement supplémentaire de trente mille soldats américains devrait s’accompagner de l’envoi de cinquante-six mille nouveaux contractors. Ces effectifs représenteront près des deux tiers du personnel du Pentagone déployé en Afghanistan — le plus grand pourcentage de toute l’histoire des Etats-Unis.

Les plus connues de ces sociétés — Xe (Blackwater), DynCorp, Military Professional Resources Inc. (MPRI) et Kellogg Brown and Root (KBR) (4) — sont regroupées au sein de la Private Security Companies of Afghanistan. Leur activité draine une part non négligeable des fonds destinés à la reconstruction de l’Armée nationale afghane (ANA).

Bien qu’elles soient censées agir en auxiliaires de la coalition et de l’armée américaine, leur statut juridique demeure très flou. Mais, derrière leurs solutions « clés en main », se profilent des intérêts économiques colossaux qui orientent les choix de guerre sur le terrain. Financièrement, il existe en effet une convergence d’intérêts entre les SMP et les grands groupes industriels américains. La plupart de ces sociétés ont été acquises dans une logique économique classique de fusions et acquisitions, et ce particulièrement depuis 2001.

En outre, l’essor de cette « sous-traitance » coïncide avec l’intérêt des militaires américains pour leur reconversion : l’état-major des SMP est généralement composé d’anciens officiers. Ceux-ci organisent ainsi leur carrière dans une continuité naturelle entre secteurs public et privé. Les connexions privilégiées entre les ex-officiers supérieurs américains opérant au sein des SMP et le monde politique du Pentagone demeurent étroites. Cette proximité leur confère une facilité d’accès en matière d’informations classifiées et leur garantit une certaine impunité.

« Les armées américaine, britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c’est », expliquait, il y a peu, un contractuel britannique (5). Ce qui ne va pas forcément dans le sens d’une stabilisation du conflit et de l’« afghanisation de la paix ».

De par leurs effectifs, leurs implantations au cœur des états-majors des différents organismes interalliés et leurs connexions internationales, ces SMP se trouvent en position d’influencer les décisions militaires portant sur les opérations. On retrouve ainsi des employés de MPRI (6) dans l’ensemble des échelons hiérarchiques de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et des forces de sécurité afghanes : rôle de mentor auprès des états-majors et des autorités, rédaction de la doctrine de l’ANA au sein du Combined Training Advisory Group (CTAG), formation des chefs de corps au sein du Kabul Military Training Center (KMTC) ou encore instruction des spécialistes.

Fortes d’une connaissance approfondie du théâtre afghan, issue de missions longues de deux à quatre ans, ces entreprises disposent d’une mémoire unique de la situation. Une expérience indispensable aux états-majors interalliés dont les missions sur zone excèdent rarement six mois. Elle leur permet de coordonner, réguler, voire promouvoir l’action des autres SMP et d’orienter la vision des états-majors dans le sens qui leur convient.

Selon les sources officielles du ministère de la défense français, le budget alloué à la société MPRI pour la rédaction de la doctrine militaire de l’armée afghane atteint 200 millions de dollars (140 millions d’euros) ; pour l’entraînement des forces de l’ANA, il en coûte environ 1,18 milliard d’euros. Les SMP n’ont donc aucun intérêt à une stabilisation de la situation et à ce que l’« afghanisation » de l’ANA fonctionne : cela diminuerait d’autant la nécessité en agents contractuels et irait logiquement à l’encontre de leurs intérêts financiers. Elles se gardent donc bien de transmettre leurs connaissances et préfèrent suppléer les organismes afghans plutôt que de les conseiller utilement.

Chef du bureau « doctrine » de l’Afghan National Army Training Command (ANATC), le « général » Gulbahar a indiqué qu’il ne disposait d’aucune date butoir pour le passage sous contrôle national de la rédaction de la doctrine militaire de l’ANA. L’intéressé ne s’insurge pas contre cette tutelle : colonel occupant des fonctions de général, il aurait tout à perdre s’il remettait en cause cette situation.

MPRI dispose donc d’un véritable monopole de fait dans l’écriture de la doctrine de l’armée afghane, ce qui lui permet de légitimer durablement son assistanat. Mais l’entreprise sait aussi se montrer solidaire : rédigée par MPRI, la doctrine logistique de l’ANA cite DynCorp comme l’organisme chargé du soutien de son corps d’armée aérien, et ce sans restriction ni limitation de durée !

La composante « entraînement » constitue elle aussi un volet très rentable. Lorsqu’elles recrutent, forment et mettent en place huit cents professeurs pour le programme de lutte contre l’illettrisme au sein de l’ANA (Literacy Program), la recherche d’un retour sur investissement le plus lucratif possible incite les SMP à allonger leurs délais d’instruction. Apparemment, l’accroissement des capacités de formation interne de l’armée afghane ne compte pas au nombre des urgences... Même situation en matière de logistique (assurée par RM-ASIA), autre point fort du monopole des société militaires privées : aucune limite de temps n’est imposée pour la formation des techniciens afghans.

Là encore, les intérêts financiers des compagnies, qui emploient plusieurs milliers de contractuels, divergent des intérêts militaires de la FIAS : pas plus qu’elles n’escomptent de victoire trop rapide, les SMP ne souhaitent des changements trop soudains du dispositif opérationnel. Il leur faut pouvoir agir sur les événements en cours et infléchir si besoin est les orientations du niveau opératif (7) et stratégique.

Dans cet ordre d’idées, elles bénéficieront prochainement d’une nouvelle occasion de consolider leur position. La systématisation de l’instruction des unités de l’armée par les acteurs publics ou privés a été lancée par le général britannique Neil Baverstock, commandant le groupement d’entraînement CTAG situé près de Kaboul. Cette évolution implique un accroissement considérable du besoin en instructeurs et ouvre de nouveaux débouchés aux principaux contractors, qui ont déjà prévu d’utiliser sur le territoire afghan les effectifs et les moyens dégagés d’Irak.

Effet dévastateur 
sur la population

Afin d’élaborer les procédures de retour d’expérience (« retex ») au sein de l’ANA, de nouveaux contractuels viennent d’être recrutés. Les très précieuses informations ainsi collectées leur offriront une vision d’ensemble du théâtre, mais aussi l’occasion de renforcer leur position stratégique dans le cadre doctrinal comme dans celui de l’entraînement de l’armée afghane.

Comme ce fut le cas en Irak, l’emploi des « soldats de location » contribue à décrédibiliser l’intervention internationale. Il suffit de circuler en véhicule dans les rues de Kaboul pour s’en convaincre. Provocants et agressifs, le comportement, l’attitude et l’équipement des employés de certaines SMP se rapprochent des canons cinématographiques les plus caricaturaux (8).

L’effet est ravageur. « La population afghane ne sait pas reconnaître un soldat de la FIAS d’un contractor, observe un membre du parlement afghan. La confusion est simple et elle ne profite pas à la coalition, compte tenu du comportement souvent très agressif de ces combattants privés. »

Comment combattre un mouvement insurrectionnel et légitimer cette action lorsque les pays de la force d’intervention, représentant l’Organisation des Nations unies (ONU), emploient des mercenaires dont la motivation n’est pas forcément celle du retour à la paix ?

Car, enfin, se pose la question de l’éthique (9) du personnel employé, ainsi que de sa sécurité. Le scandale de la prison d’Abou Graib, où plus de la moitié des interrogateurs impliqués ainsi que l’ensemble des traducteurs provenaient d’un recrutement « externe » et travaillaient pour les sociétés CACI et Titan, souligne le gouffre ouvert face à l’éthique du métier des armes. N’agissant pas dans le même cadre juridique que les armées étatiques, les SMP brouillent la perception de la FIAS par les Afghans. Une question de plus parmi toutes celles que pose ce passage d’une externalisation des services à une externalisation de la guerre.

Marie-Dominique Charlier.

Marie-Dominique Charlier

Conseillère politique, de février à août 2008, en Afghanistan, auprès du général commandant la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), docteure en droit public, chargée d’étude à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem), à Paris. Une première version de cet article a été publiée dans Revue défense nationale, Paris, octobre 2009.

Paul Quilès, ancien ministre de la défense (1985-1986)
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/27/afghanistan-la-france-doit-retirer-son-contingent_1392442_3232.html#xtor=AL-32280184



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/08/2010

n°13 - 11-09 : dossiers Géopolitique - 28-08 : - Début :- : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable

n°13 -  11-09 : dossiers Géopolitique - 28-08 : - Début  :- : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable


11-09 : dossiers Géopolitique n°13 -  28-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Pourquoi les procès des inculpés ne se font t’ils pas ?  Peur de la vérité ??

1-1 USA : Les chances d’un procès rapide pour les inculpés du 11-Septembre diminuent

2 Les conclusions.

2-1 Thierry Meyssan : Rapport officiel : Imposture...

2-2 Etats-Unis : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable.

2-3 D'après l’ancien Président italien, Francesco Cossiga,  les services de renseignement savent que le 9-11 est un coup monté de l'intérieur.

Fin

3 En marge...

3-1 « Storytelling » : ces histoires que construit le pouvoir pour formater les esprits.

4 Les grandes manœuvres.

Délits d'initiés boursiers

4-1 "point-clé du 11 Septembre" : Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats.



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Pourquoi les procès des inculpés ne se font t’ils pas ?  Peur de la vérité ??

1-1 USA : Les chances d’un procès rapide pour les inculpés du 11-Septembre diminuent

Le ministre de la Justice américain Eric Holder a déclaré que la décision concernant le lieu du procès de Khalid Sheikh Mohammed (KSM) inculpé pour les attentats du 11-Septembre serait prise dans “quelques semaines” ; c’était il y a trois mois.
Aujourd’hui, les avocats des deux parties disent qu’ils s’attendent à ce que l’administration Obama remette la décision au lendemain des élections de mi-mandat prévues en novembre, évitant ainsi que les controverses ne causent trop de dommages politiques aux démocrates les moins assurés de leur réélection, et permettant de rencontrer moins de résistance de la part du Capitole.
La semaine dernière, Holder a nié que les élections de mi-mandat aient un quelconque rapport avec le planning, et a simplement affirmé que les discussions continuaient.
La Maison-Blanche n’a pas fait de commentaires.
Tout délai supplémentaire pourrait poser de sérieux problèmes politiques à gauche pour Barack Obama– où les conseillers ont applaudi les plans de son Administration pour en finir avec celle de Bush et faire juger les principales figures d’al-Qaïda par les tribunaux américains, montrant ainsi au pays et au monde entier qu’une justice comme celle des États-Unis était à même de juger des hommes inculpés des pires crimes dans l’histoire de cette nation.
La Maison-Blanche avait déjà signalé qu’elle abandonnait le plan de Holder pour un procès du 11/9 à Manhattan après les fortes protestations locales (NdT : essentiellement de responsables politiques, plutôt que des Newyorkais eux-mêmes). Mais on ne sait toujours pas si Obama donnera son feu vert à un procès civil en un autre lieu, ou bien s’il optera pour la solution, de nouveau en vogue, des tribunaux militaires où les règles de preuves sont différentes et les procédures légales absolument pas vérifiées.
Nombreux sont ceux qui pensent qu’un tel changement rendrait l’approche d’Obama indiscernable de celle du Président George W. Bush quant au traitement des procès du 11/9.
Les avocats expliquent que les signes d’atermoiements sont évidents. Les démocrates ont subi des revers politiques, les pourparlers sur la question plus large de la fermeture de Guantanamo sont au point mort, et
la Chambre des Représentants a pris la décision peu remarquée d’interdire dans tous les cas le transfert vers les USA des détenus de Guantanamo.
Cette mesure a été votée le mois dernier à une écrasante majorité, un véritable coup de semonce envoyé par les républicains – et même quelques démocrates – montrant ainsi qu’ils sont prêts à combattre les plans de Holder si celui-ci persiste à vouloir des procès civils, un obstacle qui pourrait s’avérer suffisant pour balayer toute annonce à court terme.
« La pire des solutions serait de ne pas prendre de décision…Il y a une paralysie vraiment bizarre, je ne m’y attendais pas, » a déclaré Ben Wittes, un chercheur travaillant pour
la Brookins Institution qui a demandé instamment à Obama d’avouer qu’il n’y aurait pas de procès pour les suspects du 11/9. « C’est honteux et ils devraient être gênés par cette situation. Il y a des avantages et des inconvénients pour chaque approche que vous choisissez, mais il n’y a aucune raison de laisser les choses traîner indéfiniment. »
Tom Malinowski, de l’organisation Human Rights Watch, un défenseur des droits civils, a indiqué qu’un report à novembre ou même après, est pratiquement inévitable. « Je pense depuis un certain temps déjà que c’est la décision qui a été prise » a commenté Malinowski. « Il y a eu une période au début de l’année où ils bataillaient pour prendre une décision – mais le bruit de la lutte a cessé. »
Alors que l’expression « justice rapide et certaine » faisait partie à un moment donné du vocabulaire employé par
la Maison-Blanche à propos de Guantanamo et du procès des détenus, ces mots ont totalement disparu, de même que toute perspective de solution « rapide » pour la plupart des prisonniers pour lesquels est prévu le maintien en détention ou le procès.
« Le Président avait affirmé aux familles de victimes du 11/9 et de l’USS Cole, les regardant droit dans les yeux : ‘Nous allons fermer Guantanamo, continuer ce processus et juger les personnes responsables », a indiqué le Commandant Kirk Lippold, un partisan des procès militaires qui était l’officier commandant de bord sur l’USS Cole au moment de l’attaque contre le navire au Yémen en 2000.
« À quel moment une promesse politique non tenue devient-elle un mensonge ? » a-t-il demandé.
Des sources provenant de
la Défense indiquent qu’une commission militaire chargée de juger l’auteur présumé de l’attentat à la bombe contre l’USS Cole, le Saoudien Abd al-Rahim al-Nashiri, suspendue par Obama après sa prise de fonction, pourrait être réactivée à Guantanamo à la fin de l’été.
En novembre, Holder annonçait son plan pour juger, à Manhattan, KSM et les quatre autres accusés pour les attentats du 11/9. Toutefois, lorsqu’en janvier les leaders locaux ont refusé cette idée,
la Maison-Blanche a stoppé ce projet et a annoncé qu’elle allait étudier d’autres options pour ces procès.

En mars, Holder se montrait confiant quant à l’aboutissement rapide à une solution.
« Je pense que dans quelques semaines nous aurons pris une décision. Je pense que nous ne discuterons pas pendant des mois », expliquait Holder à une sous-commission des crédits de
la Chambre des représentants le 16 mars. Des officiels de la Maison-Blanche ont repris ces termes de « quelques semaines »
Interrogé la semaine dernière sur la décision de reporter cette question au lendemain des élections, Holder a déclaré : « Aucune décision n’a été prise sur le lieu où ces procès doivent se dérouler, mais les discussions continuent et l’événement politique que vous évoquez, ces élections, ne font pas partie des conversations. »
Toutefois, pour les démocrates, l’intérêt politique du report est assez évident.
« Cela prive [les républicains] du spot de 30 secondes sur les individus les plus dangereux du monde amenés sur le sol américain. D’un autre côté, cela laisse penser que les démocrates ne sont pas capables de gérer le problème », a indiqué Malinowski.
Le report des procès du 11/9 est en partie dû à la volonté de
la Maison-Blanche d’explorer ce que certains appellent « le grand marchandage » – un projet de loi ou une série de mesures qui permettraient : de fermer Guantanamo en finançant une prison à Thomson dans l’État de l’Illinois ; d’autoriser le transfert vers cette prison des actuels détenus de Guantanamo ; de réviser les règles de détention des prisonniers ; et probablement de donner le feu vert à un procès militaire pour les prisonniers inculpés pour les attentats du 11/9, et civil pour les autres (NdT : capturés en Afghanistan).
Un peu plus tôt cette année, le chef de cabinet de
la Maison-Blanche, Emanuel Rahm, et le Conseiller de la Maison-Blanche, Bob Bauer, ont abordé en détail ce genre d’arrangement avec le Sénateur Lindsey Graham (Républicain de Caroline du Sud). Mais au cours des deux derniers mois, la Maison-Blanche s’est tue [sur ce sujet], a expliqué une source proche de Graham.
« Ils n’arrivent pas à décider de ce qu’ils veulent faire », a confié cette source.
Certains rapports indiquaient que la plupart des officiels de
la Maison-Blanche s’étaient rangés du côté d’Emmanuel Rahm dont on dit qu’il est favorable à des procès militaires. Pourtant, lors de rencontres avec des associations de défense des libertés civiles et des droits de l’homme plus tôt dans l’année, la directrice du Bureau de l’Engagement public à la Maison-Blanche, Mme Tina Tchen, a fortement insisté sur le fait qu’Obama préférait la solution des tribunaux civils si les aspects pratiques pouvaient être résolus, a expliqué une source.
Bien qu’il y ait clairement une forte résistance du Congrès contre des procès du 11-Septembre devant des tribunaux civils, les législateurs ne sont pas parvenus à neutraliser Obama sur la question - du moins pas encore. Lorsque Graham a imposé un vote en novembre dernier pour bloquer de tels procès, son initiative a échoué, par 54 votes contre 45. Mais ensuite il y a eu l’affaire du pirate de l’air aux sous-vêtements piégés, la victoire aux élections sénatoriales de Scott Brown dans le Massachusetts construite en partie sur un message défavorable à un procès civil, et le mois dernier, la tentative d’attentat à la bombe de Times Square.
Obama a évidemment la possibilité d’opposer son véto à toute loi arrivant sur son bureau qui interdirait des procès au civil pour les suspects du 11/9 ou tout autre détenu de Guantanamo. Mais cela mettrait la question du terrorisme au centre du débat national – chose que
la Maison-Blanche a continuellement cherché à éviter. Depuis son discours d’il y a 13 mois sur la question des présumés terroristes, prononcé dans l’enceinte des Archives nationales, Obama est resté pratiquement muet sur le sujet.
Pourtant, le projet de loi pourrait rencontrer un obstacle majeur. Lorsque les représentants étaient tous partis pour le Memorial Week-end, le Congrès a adopté une motion proposée par le républicain Randy Forbes (de Virginie) qui aurait pour effet d’interdire tout transfert de prisonnier de Guantanamo sur le sol américain. Lors du vote (par 282 voix contre 131), les démocrates sont passés « à l’ennemi » en masse, 114 d’entre eux appuyant la motion de Forbes.
Les plans pour fermer Guantanamo sont eux aussi à l’arrêt. Lors d’une conférence de presse à Chicago le mois dernier – qui est passée relativement inaperçue au niveau national – le Sénateur Dick Durbin (Démocrate, de l’Illinois), favorable au transfert des détenus de Guantanamo vers Thomson (dans son État), semblait dire que rien ne se produirait d’ici la fin de l’année.
« Nous devons résoudre le problème de Guantanamo à un autre moment », a expliqué Durbin, dans une vidéo postée sur le site Web de Fox News. Quand on lui demanda si cela signifiait, « lors d’une année sans élections », Durbin répondit : « Peut-être que cela serait plus facile en effet. C’est une vue assez cynique – mais très juste. »
D’autres ont expliqué que même si un report diminuait l’importance d’un procès de KSM et de ses complices, cela ne l’éliminait pas pour autant.

« Je pense qu’ils veulent éviter d’en parler pendant les élections et qu’ensuite ils veulent le réintroduire ou qu’ils pensent que les cartes seront différentes, ou que les gens se seront adoucis sur la question, » explique Debra Burlingame, dont le frère était l’un des pilotes tués à bord des avions pendant les attaques du 11-Septembre (NdT : le vol AA77, supposé s’être écrasé contre le Pentagone). « Nous ne laisserons pas tomber. »
Certains analystes, comme Malinowski, interprètent l’allongement des délais comme une indication de ce que
la Maison-Blanche pourrait finalement opter pour des procès civils, puisqu’il y aurait peu d’inconvénients au niveau politique à annoncer maintenant le choix de commissions militaires si cela avait été la décision prise. D’autres affirment qu’après huit ans de frustration, six mois de plus ou de moins, ce n’est pas un problème.
« Je pense qu’un procès civil de Khalid Sheikh Mohammed est dans l’intérêt des États-Unis et je suis prêt à patienter pour l’avoir », a expliqué Ken Gude du Center for American Progress.

http://11septembre2001.blogspot.com/


2 Les conclusions.

2-1 Thierry Meyssan : Rapport officiel : Imposture...

Les aéronefs qui ont frappé le «World Trade Center (WTC)» le 11 septembre 2001 n'étaient pas des Boeing 767

Le rapport officiel de la « National Transportation Safety Board (NTSB) » relatif aux deux aéronefs qui ont percuté le « World Trade Center (WTC) » le 11 septembre 2001 fait apparaître qu’ils volaient respectivement à 945 km/h et 796 km/h.

Attentat : Un avion percute une tour jumelle du « World Trade Center (WTC) », le 11 septembre 2001 à New-Yoyk.
ANALYSE DES VITESSES RELEVÉES POUR LES AVIONS AYANT SERVIS LORS DES ATTAQUES CONTRE LE WTC :
Les boites noires des deux avions qui ont percuté le « World Trade Center (WTC) » le 11 septembre 2001 n’ont officiellement pas été retrouvées, mais les vitesses des deux Boeing juste avant l’impact contre les Tours Jumelles ont pu être déterminées par l’« agence indépendante National Transportation Safety Board (NTSB) » sur la base des données radars disponibles.

Or ces vitesses sont supérieures aux vitesses maximales que peuvent atteindre ces types d’appareils, même en piqué.

Comment est-ce possible ?

L’association des Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 qui compte nombre de pilotes professionnels et de spécialistes de l’aviation a publié récemment cet article détaillant ces incohérences flagrantes avec la version officielle des événements de New York.
Dans son « Étude des données radars des vitesses à l’impact » dans laquelle le « NTSB » conclut sur les chiffres de
945 km/h et 796 km/h respectivement pour les vols « United 175 (Tour Sud) » et « American 11 (Tour Nord) ».

Une étude qui fait office de référence avait été conduite concernant le « crash » en octobre 1999 du vol d’« Egypt Air 990 », un « Boeing 767 » qui avait dépassé la vitesse limite opérationnelle ce qui avait provoqué des dommages structurels ; cette étude est disponible et peut servir de comparaison avec les avions des attaques contre le « World Trade Center (WTC).
Le vol « Egypt Air990 (EA990) » est un « Boeing 767 » qui était entré en piqué et avait accéléré jusqu’à Mach 0.99 à une altitude de
6700 m. « Boeing » indique que les vitesses opérationnelles maximales pour un 767 sont de 660 km/h et Mach 0.86. La raison d’être de ces deux limites de vitesse est la densité de l’air à basse altitude comparée aux hautes altitudes. Pour comprendre l’équivalent de la pression dynamique sur un objet à haute et à basse altitude a été créée la notion appelée « équivalent de vitesse par rapport à l’air » ou « EAS (Equivalent Airspeed) »[1]. « EAS » est définie comme la vitesse par rapport à l’air au niveau de la mer produisant la même pression dynamique contre l’aéronef que celle rencontrée par l’objet volant à vitesse réelle en haute altitude. [2]


L’association « PilotsFor911Truth » a calculé que l’« équivalent de vitesse par rapport à l’air pour le pic de vitesse à Mach 0.99 du vol + EA990 + volant à
6700 m produit les mêmes effets dynamiques qu’une vitesse de 787 km/h au niveau de la mer (ou proche de ce niveau) ». Cette vitesse par rapport à l’air dépasse de 120 km/h le maximum opérationnel d’un « 767 », mais est de 157 km/h inférieure à celle avancée pour le vol « United 175 » et de 10 km/h inférieure à celle du vol « American 11 ». Bien qu’il soit envisageable que le vol « American 11 » (ou prétendu tel) ait pu atteindre une telle vitesse, vu que 796 km/h est seulement 10 km/h au-dessus de la vitesse de piqué du vol « EA990 », il est impossible que le prétendu vol « United 175 » ait pu atteindre les vitesses rapportées par le « NTSB », si l’on prend comme référence le vol « EA990 ».


Les Pilotes pour la vérité sur le « 11/9 » ont ensuite cherché à savoir si un « Boeing 767 » pouvait rester contrôlable en vol aux vitesses rapportées. D’après le « NTSB », l’épave du vol « EA990 » a été retrouvée dans deux champs de débris distincts, ce qui indique une défaillance en vol de la structure qui a dû se produire quelques secondes après que l’engin ait atteint sa vitesse de piqué. En se basant sur les données du vol « EA990 », il est impossible que le – prétendu – vol « United 175 » ait pu continuer à voler de manière contrôlable à
157 km/h au-dessus de la vitesse qui a brisé la structure du vol « EA990 ».
Pour une étude détaillée incluant l’analyse d’une récente expérience sur simulateur de vol et des interviews de pilotes d’« United » et d’« American Airlines », visionnez la présentation « 9/11 : World Trade Center Attack » disponible sur le site http://pilotsfor911truth.org.

Bien que d’autres facteurs rentrent en ligne de compte lorsqu’on traite de vitesses transsoniques, la pression dynamique reste la pression dynamique. La vitesse « Mach » ne ment pas. Boeing se doit de produire les données d’étude en soufflerie du « Boeing 767 ». Bien que ces données puissent être « fabriquées », la divulgation de ces informations pourrait alerter d’autres pilotes et ingénieurs à propos des vitesses excessives rapportées au niveau de la mer pour le « Boeing 767 », afin qu’ils se fassent leur propre idée.


Fondée en août 2006, l’association des Pilotes pour la vérité sur le « 11/9 » attire de plus en plus de professionnels de tous les pays. Notre organisation a aussi analysé les données de vol fournies par le « NTSB » pour l’attaque contre le Pentagone et le crash à Shanksville (Pennsylvanie). Les données sont en contradiction avec la version gouvernementale. Le « NTSB » et le « FBI » se sont refusés à tout commentaire. « PilotsFor911truth » ne propose pas de théorie et ne désigne pas de responsables particuliers, à ce jour. Mais il existe désormais une montagne d’informations et de données contradictoires toujours en expansion que les agences gouvernementales et les officiels refusent de commenter. Et le nombre d’adhérents à « PilotsFor911Truth » continue d’augmenter.
L’association états-unienne « Pilots For 911 Truth » relève, que selon le fabriquant, les « Boeing 767 » ne sont plus manoeuvrables et se disloquent au-delà de
660 km/h. Ces données ont été confirmées par un des anciens dirigeants de la « NASA », Dwain Deets.
LE VOL « AA77 » N’A PAS PU ÊTRE DÉTOURNÉ
Selon le rapport de la « Commission présidentielle Kean-Hamilton », le vol « AA77 » aurait été détourné par des pirates de l’air le 11 Septembre 2001 et se serait écrasé sur le Pentagone.
Le rapport précise que le détournement a eu lieu entre 8h51 (heure du dernier contact radio) et 8h54 (heure où l’avion change de cap) ; que le transpondeur ayant été coupé, on a perdu la trace de l’appareil à 8h56. Ce n’est qu’à 9h32 que l’aviation civile a observé un avion à proximité de Washington qu’elle a identifié par déduction comme étant le vol « AA77 ».
Le rapport précise également que deux passagères Renée May et la journaliste Barbara Olson ont indiqué par téléphone à leurs proches qu’il y avait six pirates de l’air (et non cinq) armés de cutters. Selon le témoignage de Ted Olson, procureur général des États-unis, sa femme lui aurait précisé que les passagers et l’équipage avaient été regroupés au fond du « Boeing » et lui aurait demandé quelles instructions elle devait transmettre au capitaine avec lequel elle se trouvait.
Les témoignages des passagers ont déjà été invalidés par l’enquête du « FBI », lors des auditions du procès Moussaoui. À cette occasion, il a été établi qu’il n’était pas possible à l’époque de passer de communication téléphonique à cette altitude de vol et qu’au demeurant, il n’y avait pas de trace de ces communications sur les relevés des compagnies téléphoniques.
Des documents du « National Transportation Safety Board (NTSB) » nouvellement déclassifiés à la demande de l’association « Pilot for 9/11 Truth » font apparaître l’enregistrement du paramètre « CI », intitulé « Flight Deck Door ». Celui-ci montre que la porte du cockpit est restée verrouillée. Il était donc à la fois impossible d’entrer dans le cockpit et d’en faire sortir le pilote durant le vol.
Dans ces conditions, seuls le commandant Charles F. Burlingame et le copilote David Charlebois se trouvaient dans le cockpit au moment où l’avion a changé de cap.
Le commandant Charles F. Burlingame était un ancien pilote de chasse de la « Navy ». Il avait été porte-parole du « Pentagone » durant l’opération Tempête du désert. Il avait également été responsable d’un exercice de simulation mettant en scène le possible écrasement d’un avion de ligne sur le Pentagone. En vertu d’une loi ad hoc, ses restes supposés ont été inhumés au prestigieux cimetière militaire d’« Arlington », bien qu’il soit considéré comme mort en civil.
Sa sœur Debra Burlingame co-préside avec Liz Cheney (fille du vice-président Dick Ceney) l’association « Keep America Safe ».
Les documents du « NTSB » déclassifiés à la demande de « Pilots For 911 Truth » avaient déjà montré que la porte du cockpit du vol « American 77 » étaient restée fermée depuis le décollage jusqu’à ce que l’on perde sa trace et qu’on le déclare écrasé sur le « Pentagone ». Il s’ensuit que cet avion n’a pas pu être détourné en vol.
CONCLUSION
Il s’ensuit que les « aéronefs » qui ont percuté le « World Trade Center (WTC), ne peuvent pas être les avions de ligne des vols « United 175 » et « American 11 ».
Dans « L’Effroyable imposture » [3], Thierry Meyssan avait évoqué la possibilité que des « aéronefs » militaires aient été substitués aux avions de ligne selon la procédure de l’Opération « Northwoods » (p. 168) de l’édition originale.
NOTE :
Le premier sous-titre est un article original paru sur le forum de « PilotsFor911Truth » et traduit par GV sur www.reopen911.info

RÉFÉRENCES DE L’AUTEUR :
[1]
http://www.luizmonteiro.com/Altimetry.aspx#EquivalentAirspeed
http://www.csgnetwork.com/machonecalc.html
(Calculateur de Mach 1 et d’« Équivalent vitesse par rapport à l’air », permet de convertir une vitesse « Mach » en vitesse réelle en se basant sur l’altitude, la température, et ensuite en « Équivalent vitesse par rapport à l’air (EAS) ».

[2]
http://www.aerospaceweb.org/question/instruments/q0251.shtml

[3]
Thierry MEYSSAN, analyste politique français, est « président-fondateur » du « Réseau Voltaire », une association internationale qui fédère des agences de presse et des médias « non-alignés » en Europe, en Amérique latine et dans le monde arabe. Ses ouvrages sur les attentats du 11 Septembre, traduits en 26 langues, ont inspiré la politique de nombreux États et ont bouleversé les relations internationales.
Pour en savoir plus : consultez le site de Reopen 911.

15-08,

 Author: www.voltairenet.org |


2-2 Etats-Unis : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable.

Les services de sécurité nationale américains mis en place après le 11-Septembre sont devenus si tentaculaires, secrets et inextricables qu’il est impossible d’en connaître avec précision l’efficacité, selon une vaste enquête publiée lundi par le Washington Post.
Intitulée "
L’Amérique top secrète", l’enquête est le fruit de deux ans de travail à laquelle ont participé une vingtaine de journalistes du prestigieux quotidien américain, à l’origine du scoop du Watergate qui avait entraîné la démission du président américain Richard Nixon en 1974.
L’enquête affirme que neuf ans après les attentats qui ont fait près de 3.000 morts, "le monde top secret que le gouvernement a enfanté (...) est devenu si vaste, difficile à manœuvrer et secret que personne ne sait combien il coûte, combien il emploie de personnes, combien de programmes existent ni combien de services différents effectuent la même tâche".
Conséquence : après "neuf ans de dépenses sans précédent (...) le système installé pour mettre les Etats-Unis à l’abri est devenu si dense qu’il est impossible de connaître son efficacité".
"Cet article ne montre par les services de renseignement tels que nous les connaissons", a réagi dans un communiqué David Gompert, directeur (intérimaire) du renseignement national américain (DNI), assurant que des réformes menées ces dernières années avaient permis "d’améliorer la qualité et la quantité" des missions.
Dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, l’administration du président George W. Bush avait lancé le concept de "guerre contre le terrorisme", battu en brèche depuis par le président Barack Obama.
Agrémenté de nombreux graphiques sur plusieurs pages, le travail du Washington Post est publié en trois parties jusqu’à mercredi et son premier volet, baptisé "Un monde secret qui grandit sans contrôle", est consacré à l’organisation de ces services.
Le quotidien note que 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées, réparties sur 10.000 sites à travers les Etats-Unis, travaillent sur des programmes liés à la lutte contre le terrorisme ou au renseignement.
Le dispositif emploie près de 854.000 personnes, qui disposent d’accès à des informations secrètes, et 33 bâtiments ont été construits ou sont en cours de construction rien que dans l’agglomération de la capitale fédérale Washington.
Le Washington Post souligne que l’ampleur de cette bureaucratie entraîne des redondances administratives. Le journal observe par exemple que 51 organisations fédérales situées dans 15 villes différentes sont chargées de surveiller la circulation des fonds des réseaux terroristes.
L’énorme machine de renseignement américaine produit des rapports en si grand nombre -quelque 50.000 rapports par an- que "beaucoup d’entre eux sont tout simplement ignorés".
Le journal rappelle qu’en raison de ces errements, le renseignement américain n’est pas parvenu à empêcher l’attentat raté sur un vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël ou la tuerie de Fort Hood, au Texas, qui a fait 13 morts en novembre.
L’enquête du Washington Post est également disponible dans une version enrichie de nombreux graphiques interactifs sur internet. (http://projects.washingtonpost.com/top-secret-america/...).
Le quotidien explique qu’en raison de la nature sensible du sujet, des responsables du gouvernement américain ont été autorisés à avoir accès à l’enquête avant sa publication et que certaines informations ont été retirées.

AFP


2-3 D'après l’ancien Président italien, Francesco Cossiga,  les services de renseignement savent que le 9-11 est un coup monté de l'intérieur.

Dimanche 9 Décembre 2007

L'homme qui a organisé l'Opération Gladio a dit au plus grand journal d'Italie que les attentats étaient dirigés par la CIA et le Mossad

​​​​ l'ancien président italien qui avait révélé l'existence de l'Opération Gladio, a fait des révélations sur le 9-11, disant au journal le plus estimé d'Italie que les attentats étaient dirigés par la CIA et le Mossad, et que c'est un fait notoire dans les services de renseignement mondiaux.

​​​​Cossiga fut élu Président du Sénat italien en juillet 1983, avant de devenir Président du pays en 1985 en remportant les élections dans un raz-de-marée électoral.

​​En tant qu'homme rare, honnête politicien, Cossiga a gagné le respect des partis de l'opposition et il a dirigé le pays pendant sept ans, jusqu'en avril 1992.

​​​​La tendance à la franchise de Cossiga a bouleversé l'establishment politique italien, et il a été forcé de démissionner après avoir révélé l'existence, et son rôle dans la mise en place, de l'Opération Gladio, un réseau criminel de renseignement sous les auspices de l'OTAN, qui a effectué des attentats à la bombe en Europe dans les années 60, 70, et 80.

​​​​La spécialité de Gladio était d'effectuer ce qu'ils ont inventé, des « opérations sous fausse bannière, » des attentats terroristes qui étaient attribués à l'opposition interne et géopolitique.

​​​​Les révélations de Cossiga ont contribué à une enquête parlementaire italienne sur Gladio en 2000, au cours de laquelle fut exhumée la preuve que les attentats étaient supervisés par l'appareil de renseignement étasunien.

​​​​En mars 2001, l'agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra a déclaré, dans un témoignage sous serment, « Vous avez eu des attaques de civils, de gens, de femmes, d'enfants, de personnes innocentes, de gens inconnus très éloignées de tout jeu politique. La raison était assez simple : Forcer ... le public à se tourner vers l'État pour demander une sécurité plus grande. »

​​​​Les nouvelles révélations de Cossiga sont parues la semaine dernière dans le plus ancien et le plus lu des journaux d'Italie, Corriere della Sera. En voici une rapide traduction :

​​​​Ben Laden a soi-disant avoué être l'auteur des attentats du 11 septembre contre les deux tours de New York, alors que tous les services de renseignements des États-Unis et d'Europe ... savent bien maintenant que ces attentats désastreux ont été planifiés et réalisés par la CIA étasunienne et le Mossad avec l'aide du monde sioniste, dans le but d'en faire porter le chapeau aux pays arabes afin d'inciter les puissances occidentales à prendre part en Irak ... et en Afghanistan.

Cossiga, a exprimé ses premiers doutes sur le 9-11 en 2001, et il a été cité dans le livre de Webster Tarpley, déclarant que « Le cerveau de l'attaque devait être un esprit sophistiqué, avec suffisamment de moyens, non seulement pour recruter des kamikazes fanatiques, mais aussi des gens hautement spécialisés. J'ajoute une chose : Elle n'a pu être réalisée sans infiltration dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. »

​​​​Venant d'un ancien chef d'État très respecté, les assertions de Cossiga, selon qui les attaques du 9-11 étaient un coup monté de l'intérieur, et que c'est un fait notoire dans les services de renseignement mondiaux, ont très peu de chance d'être mentionnées par l'institution d'information médiatique, car tout comme des centaines d'autres gens sérieux, anciens de gouvernement, militaires, professionnels de l'armée de l'air, alliées à des centaines de professeurs et d'intellectuels, il ne peut être écarté comme un fêlé de la théorie de la conspiration.

Joseph Watson

Prison Planet, le 4 décembre 2007
Original : http://www.prisonplanet.com/articles/december2007/120407_common_knowledge.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

Samedi 8 Mars 2008

http://www.alterinfo.net/D-apres-un-ancien-President-italien-les-services-de-renseignement-savent-que-le-9-11-est-un-coup-monte-de-l-interieur_a14601.html


n°13 - 11-09 : dossiers Géopolitique - 28-08 : - Fin :- : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable

n°13 -  11-09 : dossiers Géopolitique - 28-08 : - Fin   :- : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable


11-09 : dossiers Géopolitique n°13 -  28-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 En marge...

3-1 « Storytelling » : ces histoires que construit le pouvoir pour formater les esprits.

4 Les grandes manœuvres.

Délits d'initiés boursiers

4-1 "point-clé du 11 Septembre" : Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats.


 


3 En marge...

3-1 « Storytelling » : ces histoires que construit le pouvoir pour formater les esprits.

Avec « Storytelling », Christian Salmon signe un essai décapant sur la nouvelle « arme de distraction massive », devenue grâce à la mondialisation et à la férocité cynique des communicants, l'arme de destruction rêvée du marché : quand « l'art de raconter des histoires » devient l'art de « formater les esprits » pour les aliéner. Ce n'est pas de la fiction : le « storytelling » manage le monde depuis les années 90.

Entretien.

Dans un monde où le rapport au réel oscille majoritairement entre téléréalité et chaînes tout-info, la fiction semble devenue une norme sous-jacente, un besoin, une échappatoire. De nos jours, un roman ou une série télé fonctionnent surtout s'il est « vrai » (dilemme pour les éditeurs). Aujourd'hui, un discours politique ne touche que s'il apparaît comme une histoire héroïque plutôt que comme une litanie (Graal de tous les communicants politiques).

Dans « Storytelling », l'ex-président de l'ancien Parlement international des écrivains, Christian Salmon, retrace la généalogie de cette nouvelle doctrine (« l'art de raconter des histoires »), aujourd'hui devenue « arme de distraction massive » à même non seulement de formater notre rapport à la réalité, mais de fabriquer le réel. Le fin du fin de la propagande du marché.

Depuis les années 90, les politiques ont mis la main sur l'arme. « Storytelling », c'est un monde : un polar, un manuel de résistance, un ouvrage d'analyse, un livre d'histoire contemporaine. Une étude à la fois très pointue et aisée d'approche. Christian Salmon, qui connaît le réel comme la fiction, et les chercheurs comme les écrivains, y livre un décryptage de la communication capitaliste et politique. Qui, aujourd'hui, ne diffèrent guère.

« Les marques s'attribuent les pouvoirs qu'avant on cherchait dans la drogue »

Le « storytelling » est apparu dans les années 90. Aux Etats-Unis, pour commencer. A cette période, « le tournant narratif des sciences sociales coïncide avec l'explosion d'Internet et les avancées des nouvelles techniques d'information et de communication ». Une nouvelle fois, la communication entre les individus mutait.

Mais là, on allait passer du capitalisme de capitaine d'industrie à un libéralisme sans visage devenu nomade et indolore. Les repères cessaient d'exister. Ce n'est plus notre rapport au monde qui allait changer, mais notre perception du monde. C'est à ce moment que les multinationales ont développé une stratégie consistant à passer de la marque au logo, dans la façon de concevoir leurs publicités. Changeant notre perception de la marque, son pouvoir de narrativité, son attrait… et donc sa force d'impact, et donc sa force de vente.

« Du logo, on passe aux stories », écrit Salmon. « C'est l'avènement de la consommation comme seul rapport au monde », « les marques s'attribuent les pouvoirs qu'autrefois on cherchait dans la drogue, dans les mythes ». L'acte de consommer devient alors « un exercice de communication, voire de communion, planétaire ».

Auparavant, les « marketteurs » avaient pour mission de faire de la promotion, à présent, ils doivent utiliser leurs marques respectives pour aménager la vision du monde que se fait le consommateur. Qui, dans le même temps, doit faire face à la transformation du milieu du travail. Du concept même de travail : on passe de la notion de carrière et d'emploi à la flexibilité et à l'absence d'emploi.

Cela va susciter une « surenchère de propositions visant à provoquer une remobilisation émotionnelle, un regain d'engagement » de la part des managers modernes, qui rivalisent de trouvailles pour habituer le salarié à ce nouveau « mode d'emploi »… passant par la consommation.

La fiction romanesque et cinématographique avait compris ce qui se tramait

C'est alors que, dans son livre, Salmon interpelle la fiction romanesque et cinématographique, qui selon lui avaient compris ce qui se tramait avant même que les chercheurs n'aient ou le formuler. Par exemple, Don De Lillo et son roman « Joueurs », où l'auteur imaginait une entreprise dont l'objet était le management de la douleur. Et Salmon de remarquer que certaines phénomènes réels (les call centers indiens, par exemple) sont des exemples même de l'évolution d'un monde qui cherche à trouver des scénarios réalisables plus que des solutions viables.

De Lillo -dont, au passage, le lecteur français aura des nouvelles début 2008- a prouvé, et tous ses romans depuis « Joueurs » l'illustrent, qu'on ne peut plus aisément raconter des histoires dans une société envahie de séries, de « stories », dans une civilisation où le moi émotionnel des individus est, à présent, récupéré et utilisé par les marketteurs et les communicants politiques, et non plus sollicité par les auteurs de fiction.

Nous sommes, écrit Salmon, passé dans une civilisation « d'injonction au récit ». C'est ici le point nodal de toutes ces démonstrations.

Après le 11 Septembre, scénaristes et dirigeants se concertent

Evidemment, le 11 Septembre est un tournant dans l'histoire moderne. Comme une incursion de fiction dans le réel. La réponse du pouvoir américain. Peu après l'attentat, il y eût une réunion entre hauts responsables américaines et quelques scénaristes (le co-scénariste d'« Apocalypse Now », le scénariste de « Die Hard », le réalisateur de « Grease »…), où il leur fut demandé d'imaginer les scénarios d'une attaque terroriste et les répliques à apporter.

Des créateurs qui travaillent sur comment prévenir le réel… et inventer des répliques. Comme, par exemple, la guerre. Et comment la légitimer. Cela ne vous dit rien ? C'est ici un des multiples exemples de « storytelling de guerre » du livre. Et la France ? Si « Sarkozy joue sa présidence comme on joue dans un film », les dirigeants sont encore au stade du bricolage en matière de storytelling. (Voir la vidéo, tournée dans le brouhaha de la rédaction.)

Quand le Pentagone et Hollywood travaillent ensemble, ce n'est pas le monde qui change. C'est le réel. La distinction entre le vrai et le faux. On a froid dans le dos quand, par exemple, on lit le témoignage de cet ancien éditorialiste du Wall Street Journal, qui restitue une conversation avec un conseiller de Bush en 2002.

Celui-ci lui reprochait un papier, qui prouvait son appartenance à la « communauté réalité », alors que c'était à eux, au sommet du pouvoir, de créer la réalité. Pendant que d'autres étudiaient la réalité créée par le pouvoir, le pouvoir en façonnait d'autres…

Les « story spinners », fin du fin du marketing politique

Eux, c'est « l'empire ». Grâce aux figures -apparues sous Nixon et réapparues sous Reagan, puis en force sous Clinton et Bush- des « spin doctors » et autres « story spinners », les gouvernants sont aujourd'hui capables de vendre leurs valeurs, donc leur réalité, comme une marque. Fin du fin du storytelling marchand adapté à la politique…

C'est sous Reagan qu'on a inventé « le candidat qui pourrait être n'importe qui, n'importe quel acteur d'Hollywood, qui peut être élu à condition qu'il ait une histoire à raconter, une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit ».

C'est alors que les démocrates, habitués à raconter des litanies, sont distancés par les républicains qui, eux, ont appris à raconter des histoires (par exemple, Bush sauvé de l'alcool par la religion) à la fois digressives (jouant sur l'héroïsation américaine) et manipulatrices.

C'est ainsi qu'en 1992, Clinton recrutera comme directeur de la communication celui -David R. Gergen- qui avait eu cette fonction sous… Reagan. A présent, le discours officiel s'adresse au coeur plus qu'à la raison, à l'émotion plus qu'à l'opinion. Le pouvoir exécutif devient un pouvoir d'« exécution » du scénario présidentiel.

Un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent

De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l'Irak, c'est ici la partie la plus intéressante de l'analyse de Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d'un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent. Dans notre rapport au réel et à l'imaginaire. Ici, c'est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise : « Le monde de demain sera le résultat d'une lutte entre les narrations imposées et les contre-narrations libératrices. »(Voir la vidéo.)

Evidemment, tout cela n'arrive pas qu'aux autres. Salmon conclut le livre en traitant du nouvel ordre narratif en France. Si Sarkozy et sa « plume » (Henri Guaino) ne font pour l'instant que copier/coller le storytelling à la yankee, entre autres en détournant le récit gaullien et des figures qu'ils décentrent de leurs origines (Guy Môquet), le danger peut survenir à tout moment.

Et Salmon de conclure en en appelant à la mise en forme (artistiques, politiques, culturelles) de « pratiques symboliques visant à enrayer la machine à fabriquer des histoires, défocalisant, en désynchronisant ses récits ».

« Les artistes sont prévenus, et ont déjà commencé à lutter »

Rarement, dans les essais récemment parus en France, un ouvrage n'aura à ce point autant collé, incrusté, ingéré, sa propre époque, et été à ce point urgent et névralgique. C'est peut-être la raison pour laquelle, depuis la parution de ce livre qui est un succès, Christian Salmon est sollicité par des rédactions (dont, s'amuse-t-il, celle du Monde) pour donner des conférences aux journalistes. Il explique aussi que « les artistes sont prévenus, et ont déjà commencer à lutter » : (Voir la vidéo.)

 

Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits

de Christian Salmon - éd. La Découverte - 236p., 18€

Interview enregistrée à la rédaction le 13 novembre.  23/11/2007

http://www.internationalnews.fr/article-storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir-pour-formater-les-esprits-55676304.html

vidéo 1

http://www.dailymotion.com/video/k6OtdQjuAmB048ouN8?start=33#from=embed

 

vidéo 2

http://www.dailymotion.com/video/k2bMVce9WVIXP2ouOK?start=11#from=embed

 

Hubert Artus Rue89

http://www.internationalnews.fr/categorie-10181938.html



4 Les grandes manœuvres.

Délits d'initiés boursiers

4-1 "point-clé du 11 Septembre" : Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats.

Posté par Christo le 28/06/2010

 

Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats

Des études ont démontré l'existence de délits d’initiés boursiers multiples et massifs dans les jours qui précédaient le 11-Septembre.  Des investisseurs non affiliés à Al-Qaida ont eu connaissance de l'imminence des attentats qu’ils ont exploitée sur les marchés pour en tirer des profits colossaux.  Malgré toutes les preuves du contraire, les autorités américaines n'ont pas jugé pertinente la piste des délits d'initiés.

 

Peu de temps après le 11 Septembre, les médias révèlent qu’American Airlines et United Airlines, les deux compagnies dont les avions furent détournés, firent l’objet de vives spéculations à la baisse sur la valeur de leurs titres dans les jours qui précédèrent les attentats (Associated Press, 18/09/01 ; Bloomberg News, 18/09/01 ; San Francisco Chronicle 19/09/01 ; Le Monde, 19/09/01 ; Reuters, 20/09/01 ; San Francisco Chronicle, 22/09/01). 

Ces spéculations à la baisse se sont traduites par une soudaine augmentation d’achats d’options de vente, un type de transaction boursière utilisé lorsqu’un investisseur parie sur le fait que le prix d’une action s’apprête à chuter [1].  Entre le 6 et le 7 septembre 2001 à la Bourse de Chicago (CBOE), la principale bourse d'options en Amérique du Nord, 4744 options de vente d’actions United Airlines sont achetées contre seulement 396 options d’achat (Associated Press, 18/09/01), ce qui représente 25 fois la moyenne des transactions habituellement opérées sur cette compagnie aérienne (San Francisco Chronicle, 19/09/01).  Le 10 septembre, la veille des attentats, ce sont 4516 options de vente d’actions American Airlines qui sont acquises contre 748 options d’achat (Associated Press, 18/09/01), près de 11 fois la moyenne quotidienne enregistrée les mois précédents (Chicago Tribune, 19/09/01).  Aucune autre compagnie aérienne n’a fait l’objet de telles spéculations à la baisse sur sa valeur boursière.  Et les titres United Airlines et American Airlines ne sont pas les seuls à avoir fait l’objet de transactions financières suspectes à la veille des attentats.  


Le scénario fut identique pour bon nombre de sociétés qui occupaient des bureaux dans – ou à proximité – des Tours Jumelles, parmi lesquelles les compagnies financières Merrill Lynch, Bank of America et Morgan Stanley.  2157 options de vente de Morgan Stanley, le principal occupant du World Trade Center [2], ont été achetées à la Bourse de Chicago dans les 3 jours précédant les attentats, alors que le volume ordinaire pour ces options se montait à seulement 27 contrats par jour avant le 6 septembre.  12.215 options de vente de Merrill Lynch [3] ont été achetées dans les 4 jours précédant les attentats contre une moyenne quotidienne de 252 auparavant (Bloomberg News, 18/09/01 ; The Independent, 14/10/01).  En ce qui concerne Bank of America [4], les achats d’options de vente ont été multipliés par cinq entre le 6 et le 7 septembre pour atteindre plus de 5900 contrats (Bloomberg News, 3/10/01).


Le secteur de l’assurance qui dut payer des milliards pour couvrir les pertes dues aux attentats fut également le théâtre d’activités de même nature.  Citigroup, qui estime à 500 millions de dollars le coût des attentats pour sa branche assurance, a accumulé un volume d’options de vente 45 fois supérieur à sa moyenne quotidienne entre le 6 et le 10 septembre.  Même chose pour le courtier d’assurances Marsh & McLennan Cos [5] : 1209 options de vente ont été acquises le 10 septembre contre une moyenne quotidienne de 13 les jours précédents (Bloomberg News, 18/09/01 ; Chicago Tribune, 19/09/01).  Une montée importante de contrats pris juste avant les attentats fut également repérée sur le titre de l’assureur français AXA (Le Monde, 29/09/01).  Idem pour le secteur de la réassurance qui, pour schématiser, couvre les assurances contre les grandes catastrophes (Reuters, 20/09/01 ; Dow Jones Business News, 20/09/01; Washington Post, 22/09/01).


A contrario, le secteur de la Défense fut le théâtre de vives spéculations à la hausse se traduisant par une soudaine augmentation du volume d’options d’achat souscrites [6].  En guise d’exemple, le fabricant d’armes américain Raytheon [7] – dont l’action grimpa après le 11-Septembre – vit les souscriptions d’options d’achat sur son titre multipliées par six la veille des attentats

(Bloomberg News, 3/10/01).  

« J’ai vu des volumes d’options d’achat et de vente qui dépassaient tout ce que j’avais pu voir en dix ans d’observation des marchés » confie John Kinnucan - directeur de Broadband Research - à la réouverture des marchés le 17 septembre 2001 (San Francisco Chronicle, 18/09/01 ; Associated Press, 19/09/01).  Et ces transactions hors normes ont pu être constatées sur de nombreuses places financières dans le monde, que ce soit en France, en Allemagne, au Canada, au Japon, en Suisse, à Hong-Kong, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Belgique, au Luxembourg, à Singapour et en Grande-Bretagne (BBC, 18/09/01 ; Fox News, 22/09/01 ; CNN, 24/09/01). 

À titre d'exemple, un trader de la City à Londres confie au Telegraph : « Le marché était mort. Puis soudainement il y a eu une forte augmentation des transactions sur certaines options – c’était totalement inattendu.  On se disait que quelque chose de suspect se passait » (Telegraph, 23/09/01)

Le 20 septembre 2001, sur la chaîne de télé ABC News, l’expert Jonathan Viner déclare : « Ces cas de délits d’initiés, couvrant le monde entier du Japon aux Etats-Unis et à l’Europe, sont sans précédent dans l’histoire » (ABC News, 20/09/01). 

Même son de cloche du côté de Dylan Ratigan, directeur de rédaction de Bloomberg News : « Il pourrait bien s’agir là du plus horrible et diabolique délit d’initié que tout ce qu’on a pu voir au cours d’une vie […].  Ce serait l’une des coïncidences les plus extraordinaires dans l’histoire de l’humanité si c’était une coïncidence » (ABC News, 20/09/01).  L’analyste et spécialiste des options Jon Najarian est tout aussi catégorique : « Quelqu’un savait [que les attentats allaient avoir lieu] » (Chicago Tribune, 19/09/01).  George Constantinides, professeur de finance à l’Université de Chicago, se montre à peine plus mesuré : « [les transactions sur le marché des options étaient] si étonnantes qu’il est difficile d’attribuer cela au hasard » [8]


Plusieurs études sont venues confirmer le mauvais pressentiment que les experts et analystes économiques ont exprimé à la réouverture des marchés :

·         Une étude menée par la banque centrale allemande fin septembre 2001 conclut à « la preuve quasi irréfutable de délits d’initiés » sur les actions des compagnies aériennes et d’assurances touchées par les attentats (Washington Post, 22/09/01 ; Daily Telegraph, 23/09/01).  Selon Ernst Welteke, président de la Bundesbank, « ce que nous avons trouvé nous donne la certitude que des personnes liées au terrorisme ont essayé de tirer profit de cette tragédie » [9] (Washington Post, 22/09/01). 

·         Allen Poteshman, professeur de finance à l’Université de l’Illinois, publie une étude en avril 2004 confirmant l’existence de délits d’initiés sur les titres United Airlines et American Airlines : « Il y a des preuves d’une activité inhabituelle sur le marché des options dans les jours précédant le 11 Septembre correspondant à des transactions financières sur la base d’une connaissance préalable des attentats » conclut-il (Chicago Tribune, 25/04/04 ; 2ème édition de l’étude en format pdf publiée dans le Journal of Business, 2006).

·         Une seconde étude universitaire menée en 2007 par l'Université de Zurich sous la direction de Marc Chesney – professeur de finance et spécialiste des produits dérivés – conclut que « la probabilité qu'il y ait eu délits d'initiés est forte pour American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup et JP Morgan.  Ce n'est pas une preuve juridique mais le résultat de méthodes statistiques montrant des signes d'irrégularités » (Les Echos, 11/09/07 ; 2e édition de l’étude en format pdf, 19/04/10). 
Après le 11 Septembre, le plongeon des titres des sociétés touchées par les attentats a permis aux initiés d’engranger des bénéfices colossaux (Bloomberg News, 18/09/01 ; Associated Press, 18/09/01 ; Bloomberg News, 3/10/01).

 

 

 

 

Selon les estimations de Phil Erlanger, ancien responsable des analyses techniques de la société d’investissement Fidelity et fondateur d’un bureau de recherche financière, les initiés auraient engrangé des milliards de dollars de profits en pariant sur la chute des cours des sociétés affectées par le 11 Septembre (Newsletter Erlanger Squeeze Play, 13/11/01).  L’allemand Andreas von Bulow, ancien ministre de la Défense allemand, estime que les profits engendrés par les initiés avoisineraient les 15 milliards de dollars (Der Tagesspiegel, 13/01/02).  CBS livre une estimation beaucoup plus modeste en rapportant que les « opérations financières suspicieuses […] pourraient dépasser les 100 millions de dollars de profits. » (CBS, 26/09/01).


Malgré toutes les preuves du contraire, les autorités américaines n'ont pas jugé pertinente la piste des délits d'initiés.  La SEC [10], organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, débuta une enquête le 12 septembre 2001, conjointement avec le FBI.  Deux années plus tard, le 19 septembre 2003, le porte parole du FBI annonçait la clôture de l’enquête criminelle sur ces transactions financières.  Selon Ed Cogswell, porte-parole du FBI, il n’existerait « absolument aucune preuve » que les spéculateurs s’étant livrés à ces transactions aient eu la pré-connaissance des attentats (Chicago Sun-Times, 19/09/03).  Même son de cloche du côté de
la SEC dont le rapport d’enquête fut finalisé en mai 2002 et rendu partiellement public en avril 2010 [11] La SEC reconnaît certes l’existence de transactions inhabituelles, mais chacune d’elles aurait trouvé des explications non délictueuses (rapport de la SEC, 15/05/02).  Quant à la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, elle a entériné les conclusions de la SEC qu’elle n’a évoquées que succinctement dans son rapport final.  Fait curieux : ni la SEC, ni la Commission d’enquête, n’ont révélé l’identité des investisseurs concernés par ces transactions inhabituelles.


Les régulateurs boursiers d’une douzaine d’autres pays - dont
la France (Le Monde, 22/09/01) – lancèrent leurs propres enquêtes sur la base de la reconnaissance initiale de mouvements boursiers suspects [12].  Le directeur général du gendarme boursier français (l’AMF) déclara alors : « Nos systèmes informatiques ont repéré [des] anomalies [boursières] [13] sur laquelle nous travaillons d'arrache-pied » (Le Monde, 22/09/01).  Le ministre italien de la défense, Antonio Martino, alla jusqu’à affirmer publiquement qu’un complot financier se cachait derrière cette spéculation sur les marchés internationaux (Le Monde, 19/09/01).


Pourtant, une fois encore, ces différentes enquêtes officielles aboutiront à des non-lieux, comme en France (rapport annuel AMF 2002, chap.5, p.221) et au Royaume-Uni (American Public Media, 17/10/01), et les rapports d’enquête ne seront jamais rendus publics.  « Un mauvais canular », c'est ainsi qu'en privé, les banquiers de la place financière londonienne qualifient l’enquête anglaise (Le Monde, 29/09/01), laquelle ne dura en tout et pour tout que deux semaines (American Public Media, 17/10/01).  À l’instar des banquiers londoniens, le professeur Marc Chesney s’étonne  de ces non-lieux : « sur quelles bases ont-ils pu conclure à un non-lieu alors que du point de vue financier […] il y a une forte probabilité de délits d’initiés ? » (interview filmé sur RMC, 11/09/07, min. 5:15).


De toute évidence, les non-lieux sont la résultante d’un raisonnement logique défaillant ayant prévalu dans les enquêtes des régulateurs boursiers, un raisonnement qui s’apparente à un pur syllogisme selon lequel :

1.       Les délits d’initiés ne peuvent émaner que d’individus affiliés à Al-Qaida.  En d’autres termes, et il s’agit là d’une hypothèse a priori  de la part des autorités, personne d’autre n’a pu avoir connaissance des attentats à venir.

2.       Les différentes enquêtes n’ont pas pu établir le moindre lien entre les mouvements suspects et Al-Qaida.

3.       Conclusion : Il n’y a donc pas eu délits d’initiés.  Les transactions inhabituelles ne sont rien d’autre qu’une pure coïncidence.


Illustrations :

·         La conclusion générale du rapport de la SEC est la suivante : « Nous n'avons pas découvert l'once d'une preuve suggérant que ceux qui avaient la pré-connaissance des attentats [i.e. les terroristes d’Al-Qaida] ont effectué des transactions financières sur la base de ces informations » (rapport de la SEC, 15/05/02, p.20).  (Voir l’annexe en fin d’article pour une analyse des quelques arguments avancés par la SEC dans son rapport pour tenter de convaincre du caractère anodin des transactions). 

·         Dans son rapport officiel, la Commission d’enquête sur le 11 Septembre écrit : « Selon certaines allégations, Al-Qaida se serait financé en manipulant les marchés financiers grâce à sa pré-connaissance des attentats du 11/9.  Des enquêtes exhaustives […] n’ont révélé aucune preuve que ceux qui avaient la pré-connaissance des attentats en aient profité par le biais de transactions financières » (rapport officiel, p.172).   

·         L’AMF, organe de régulation des marchés financiers français, stipule dans son rapport annuel de 2002 que « les éléments recueillis n'ont pas permis de mettre en évidence que des groupes financiers liés aux instigateurs des attentats aient pu utiliser la Bourse pour réaliser des opérations » (rapport annuel AMF 2002, chap.5, p.221).

·         Le journal Le Monde écrit : « Les autorités boursières à Paris, à Amsterdam et à Francfort, ont relevé de forts mouvements sur certains titres sans pouvoir prouver une spéculation concertée organisée par les terroristes » (Le Monde, 29/09/01).

Or, le fait que les mouvements suspects soient l’œuvre de spéculateurs non affiliés à Al-Qaida ne prouve en rien qu’il n’y a pas eu délits d’initiés [14].


Par ailleurs, outre le caractère infondé du raisonnement, les enquêtes des gendarmes boursiers se distinguent également par leur incomplétude.  Elles portent exclusivement sur les spéculations inhabituelles constatées sur le marché des options.  Or, des mouvements suspects ont également impliqué les bons du Trésor américain, la monnaie en circulation aux Etats-Unis et les marchés de l’or et du pétrole :

·         Le 22 septembre 2001, le président de la banque centrale allemande Ernst Welteke déclare que les prix du pétrole [15] et de l’or – valeur refuge en temps de crise – avaient grimpé de manière inexplicable juste avant les attentats.  Ernst Welteke suspecte ces mouvements inhabituels d’être le fait d’initiés qui auraient investi dans ces matières premières en sachant que leurs prix grimperaient après les attentats (Washington Post, 22/09/01 ; Daily Telegraph, 23/09/01 ; CNN, 24/09/01). 

·         En octobre 2001, le Wall Street Journal rapporte que les services de renseignement américains ont relevé un nombre exceptionnellement élevé d’achats de bons du Trésor à cinq ans effectués juste avant les attentats.  Une de ces transactions portait sur un montant vertigineux de 5 milliards de dollars.  Le Wall Street Journal souligne : « Les bons du Trésor à cinq ans sont un des meilleurs investissements en cas de crise mondiale, surtout si elle frappe les États-Unis.  Ces bons sont prisés car ce sont des valeurs sûres, garanties par le gouvernement américain, et qui augmentent généralement lorsque les investisseurs fuient les placements plus risqués, notamment en actions ».  La valeur de ces bons, conclut le quotidien financier, a d’ailleurs brusquement augmenté après les évènements du 11 Septembre (Wall Street Journal, 2/10/01).

 

·         Entre juin et août 2001, les Etats-Unis ont enregistré leur troisième plus grosse augmentation de monnaie en circulation de l’histoire [16] (Sanders Research Associates, 16/09/05).  Autrement dit, de nombreuses personnes ont converti leurs dépôts bancaires en argent liquide dans les mois qui ont précédé le 11 Septembre.  Cette subite augmentation de la monnaie en circulation a conduit l'économiste William Bergman, qui travaillait à la FED de Chicago de 1990 à 2004, à suspecter une possible pré-connaissance des attentats par un certain nombre d’individus.  Il s’explique : « Conformément à la loi sur le blanchiment d'argent et d'autres lois, dont celles appliquées en temps de guerre ou d'urgence nationale, les capitaux dans le système bancaire peuvent être gelés et saisis […].  Historiquement, en temps de guerre, la monnaie en circulation a eu tendance à augmenter au détriment des dépôts bancaires […].  Assistait-on à une accumulation d'argent ‘sous le matelas’ juste avant le 11 septembre [par des individus qui se souciaient de la saisie de leurs capitaux] ? » (Sanders Research Associates, 4/01/06).                                                                                                                             William Bergman

 

Et les évidences de délits d’initiés ne s’arrêtent pas là.  Dans les heures précédant les attentats, les ordinateurs installés dans les Tours Jumelles enregistrent un flux de transactions financières anormalement élevé en valeur comme en volume [17] (Reuters, 17/12/01 ; CNN, 20/12/01). 

Il y aurait eu pour plus de 100 millions de dollars de transactions illégales selon l'évaluation de l’expert Richard Wagner de la société Convar, une société allemande spécialisée dans le recouvrement de données qui fut chargée d’extraire les informations contenues sur les disques durs retrouvés dans les décombres du WTC [18].  Peter Henschel, le directeur de Convar déclare à l'agence de presse Reuters : « On soupçonne que l'information sur les attentats a été obtenue par des initiés qui l'ont utilisée pour envoyer des ordres et des autorisations de transactions financières »L'objectif des « spéculateurs criminels » - c'est ainsi qu'un expert financier les qualifie - était d’accomplir un crime parfait : « Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas être récupérés après la destruction des systèmes centraux » [19] affirme Richard Wagner en décembre 2001 (Reuters, 17/12/01).


Peu de temps après ces révélations, les données de Convar furent récupérées par le FBI qui s'efforça de clore au plus vite ce dossier, un dossier par ailleurs totalement ignoré par
la Commission d’enquête du 11 Septembre.  Quelques années plus tard, un représentant de Convar confirma la nature incriminante des données d’une manière qui montre qu’il n’est pas autorisé à parler.  Regardez cette interview édifiante diffusée en 2006 dans le cadre de l’émission de télévision néerlandaise Zembla : 

 

L’ampleur, la multiplicité et la nature des mouvements financiers et monétaires indiquent sans aucune équivoque possible que des investisseurs – que nous savons ne pas être affiliés à Al-Qaida [20] – ont eu connaissance de l'imminence des attentats qu’ils ont exploitée pour en tirer des profits colossaux.  Le Grand Reporter Eric Laurent, auteur d’une enquête approfondie sur les délits d’initiés du 11 Septembre, a recueilli les confidences du vice-président d’un des établissements financiers les plus réputés : « Les autorités américaines, pour une raison que j’ignore, couvrent ou dissimulent le plus spectaculaire délit d’initié jamais survenu.  Vous ne trouverez personne dans la communauté financière pour croire en la fable officielle » (La face cachée du 11 Septembre, p.46). 


Autre certitude : la poussée de fièvre du marché boursier avant les attentats n’a pas pu se faire à l’insu de
la CIA.  Voici ce qu’a confié le Trader de la City qu’Eric Laurent a rencontré à Londres : « [La CIA] surveille les marchés comme le lait sur le feu, à la recherche de la moindre anomalie.  Et croyez-moi, ils ont les moyens de le faire en temps réel.  L’ampleur des achats […] ne pouvait pas passer inaperçu » [21].  Il ajouta : « Dans les jours précédant les attentats, tous ceux qui travaillaient sur les marchés d’options et qui étaient connectés au Chicago Board, ont su que quelque chose se tramait » (La face cachée du 11 Septembre, p.47).  Une réalité confirmée par le célèbre magazine d’information 60 Minutes : « Des sources ont confié à CBS News que l’après midi précédant les attentats, des sonnettes d’alarme ont retenti soulignant le niveau anormalement élevé des transactions effectuées sur le marché américain des options » (CBS News, 19/09/01).  Prétendre que la CIA ignorait tout de ces achats massifs alors que la communauté financière avait bel et bien été alertée est inconcevable.  Comme le dit le Grand Reporter Eric Laurent, c’est « aussi absurde que de nier les lois de la gravitation universelle » (La face cachée du 11 Septembre, pp.60-61).                                                                                                                                 Eric Laurent
En guise de conclusion, nous laisserons le dernier mot à Eric Laurent : « La seule question qui mérite d’être posée est ‘pourquoi ont-ils laissé faire ?’ » (La face cachée du 11 Septembre, p.61).

http://www.reopen911.info/livres/la-face-cachee-du-11-septembre.html

Par Christo pour Reopen911

[1] Une option contient 100 actions. En souscrivant une option de vente (“Put option” en anglais), un spéculateur se procure le droit de vendre une action à un prix déterminé pendant la durée de l’engagement.  Si un investisseur décide de souscrire une seule option de vente sur Americain Airlines à 30 dollars l’action, et que l’action chute à 18 dollars quelques jours ou semaines plus tard, il peut alors acheter cent actions à 18 dollars et ensuite directement utiliser son option pour les vendre à 30 dollars, en réalisant au passage un profit de 1200 dollars.

[2] La société Morgan Stanley occupait 22 étages de la Tour Sud du WTC.

[3] Merrill Lynch avait son siège social à proximité des Tours Jumelles (Bloomberg News, 18/09/01).

[4] The Bank of America avait des bureaux sur 4 étages de la Tour Nord du WTC.

[5] Il est à noter que Marsh & McLennan Cos. occupait 8 étages de la tour Nord du WTC.

[6] En souscrivant une option d’achat (“Call option” en anglais), un spéculateur se procure le droit d’acheter une action à un prix déterminé pendant la durée de l’engagement.  Si un investisseur décide de souscrire une seule option d’achat sur Raytheon à 25 dollars l’action, et que le prix de l’action augmente à 34 dollars quelques jours ou semaines plus tard, il peut alors utiliser son option pour acheter 100 actions à 25 dollars qu’il peut ensuite renvendre à 34 dollars, en réalisant au passage un profit de 900 dollars.

[7] Raytheon est l’un des plus grands fournisseurs en armes du Département de la Défense américain.  Il est le n°1 mondial de la production de missiles guidés (Southern Arizona ‘s High-Tech Connection, 30/09/07) et l’un des principaux fabricants d’aéronefs sans pilote humain à bord (drône en français, Unmanned Aerial Vehicle en anglais).  Raytheon est notamment à l’origine d’un système révolutionnaire de contrôle d’aéronefs à distance (lire communiqué de presse, 31/10/06).

[8] « Terrorist trailed at CBOE », Chicago Sun-Times, 20/09/01.

[9] M. Welteke s’est depuis lors cantonné dans un silence prudent.

[10] La SEC (US Security and Exchange Commission) est en quelque sorte le gendarme américain de la Bourse.

[11] Ce n’est que suite aux demandes répétées formulées par l’ONG National Security Archive en vertu du Freedom of Information Act, qu’il fut finalement partiellement rendu public.

[12] Outre la France, des enquêtes furent lancées en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Japon, à Hong Kong et dans d’autres pays encore (Blomberg News, 18/09/01 ; BBC, 18/09/01 ; Le Monde, 19/09/01 ; Le Monde, 20/09/01 ; Fox News, 22/09/01 ; Le Monde, 22/09/01 ; CNN, 24/09/01).

[13] Une dizaine de valeurs de groupes français furent concernées par l’enquête française.  Les noms n'ont pas été dévoilés mais certains d'entre eux sont aisément identifiables : les sociétés sous surveillance appartiennent notamment au secteur de l'assurance (le nom d'AXA a été évoqué plusieurs fois) et de l'aéronautique avec EADS (Le Monde, 22/09/01).

[14] Nous aurions pu nous satisfaire de ce cheminement logique si les autorités avaient apporté la preuve que seul Al-Qaida avait pu avoir connaissance des attentats et se livrer à des délits d’initiés.

[15] Le prix du pétrole s’est élévé de 13% dans les 24 heures précédant les attentats, une augmentation que M. Welteke juge « radicalement inexplicable » (Daily Telegraph, 23/09/01).

[16] Il s’agit de l’agrégat monétaire M1 (billets, pièces et dépots à vue) qui est mesuré aux Etats-Unis depuis 1947.

[17] Commencées dans la nuit du 10 au 11 septembre 2001, ces opérations se sont intensifiées au petit matin du 11 et se sont poursuivies alors même que les tours en flammes étaient sur le point de s'effondrer.

[18] Grâce à sa technologie au laser de pointe, la firme Convar a réussi à extraire les informations contenues sur les disques durs de 39 ordinateurs (CNN, 20/12/01).

[19] Ces délits d’initiés supposent la pré-connaissance du fait que les attentats allaient aboutir à la destruction complète des Tours Jumelles et de tout ce qu'elles contenaient.  Mais pourquoi donc les initiés s’attendaient–ils à une destruction totale alors qu’il n’y a aucun précédent d’un tel événement et que les tours avaient été conçues pour survivre à l’impact d’un Boeing 707 volant à 600 km/h ? (le Boeing 707 était le plus gros porteur à l’époque de la construction des Tours Jumelles).

[20] Comme vu plus haut, toutes les enquêtes sont arrivées à cette même conclusion : les spéculations inhabituelles n’ont aucun lien avec Al-Qaida.  Un rapport du staff administratif de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre va même jusqu’à affirmer : « C’est faire preuve de crédulité que de croire qu’Al-Qaida aurait risqué de compromettre la plus importante et secrète de ses opérations […] en essayant de tirer des bénéfices d’une spéculation boursière » (« Monographe sur le Financement Terroriste », Rapport du Staff administratif de la Commission, Appendice B, p.152).

[21] Sur le marché des options, il existe normalement un équilibre raisonnable entre options à la vente et options à l’achat.  Quand l’équilibre est grossièrement perturbé et que le niveau des volumes de transactions excède de loin la normale, les services de renseignement peuvent être certains que quelque chose se prépare.

Annexe

Analyse du rapport d’enquête de la SEC

Dans son rapport d’enquête rendu public en avril 2010, la SEC avance deux arguments pour convaincre du caractère anodin des transactions inhabituelles précédant les attentats.  Ces deux arguments portent sur les seules spéculations boursières ayant touché United Airlines et American Airlines.

 

Argument n°1 : United Airlines

Selon le rapport de la SEC, « un seul investisseur institutionnel basé aux Etats-Unis et qu’on ne peut soupçonner d’avoir des liens avec al-Qaida, a acheté 95% des options de vente d’United Airlines le 6 septembre 2001, dans le cadre d’une stratégie boursière qui comprenait également l’achat de 115.000 actions d’American Airlines le 10 septembre » (rapport de la SEC, 15/05/02, pp.8-9 ; rapport officiel, p.499, note 30).

 

L’argument ici est que cet investisseur n’aurait pas acheté les 115.000 actions American Airlines s’il avait eu la connaissance préalable des attentats.  Prenons en acte.  Nous y reviendrons.  Intéressons nous aux révélations faites le 29 septembre 2001 par le San Francisco Chronicle et reprises le 14 octobre par le quotidien britannique The Independent : 2,5 millions de dollars de profits provenant de spéculations opérées sur les stocks d’United Airlines juste avant le 11 Septembre ont été abandonnés (Sans Francisco Chronicle, 29/09/01 ; The Independent, 14/10/01).  Selon Micheal Ruppert, un ex-inspecteur de la LAPD célèbre pour avoir démasqué le trafic de drogue de la CIA et auteur d’une enquête approfondie sur les délits d’initiés du 11 Septembre, l’abandon de 2,5 millions de dollars de profits sur les options de vente United Airlines « constitue clairement une preuve fracassante qu’il y avait du délit d’initié dans l’air ».  L’investisseur concerné a de toute évidence eu peur d’être arrêté s’il se montrait pour réclamer l’argent : « Je ne vois aucune autre explication au fait qu’on ait abandonné 2,5 millions de dollars » affirme Michael Ruppert (Franchir le Rubicon, Tome 1, pp.361-362).  Une source familière des marchés américains confie au San Francisco Chronicle : « Habituellement, si une personne a une opportunité de ce genre, elle prend l’argent et se sauve en courant.  La personne qui a fait ça, qui que ce soit, ne s’attendait pas à ce que les marchés soient fermés pendant quatre jours [laissant le temps aux enquêteurs d’identifier la transaction anormale].  Ça sent très mauvais » (Sans Francisco Chronicle, 29/09/01).  Ces révélations particulièrement embarrassantes furent totalement occultées par la SEC comme par la Commission d’enquête du 11 Septembre.

 

Revenons à présent aux 115.000 actions American Airlines achetées par ce mystérieux investisseur. Compte tenu de ce qui précède, cette information ne saurait constituer une preuve du caractère non délictueux des spéculations sur United Airlines.  De plus, comme le souligne D.R. Griffin, « il est [tout à fait] possible que cet institutionnel n’ait eu d’information que sur un incident sur le point de se produire et qui ferait s’effondrer le cours de l’action United Airlines » (Omissions, p.65).  Enfin, si cette transaction était anodine, pourquoi ne pas avoir révélé l’identité de l’investisseur en question ?  

 

Par ailleurs, le San Francisco Chronicle et The Independent sont à l’origine d’une autre révélation qui jette un peu plus le trouble sur cette affaire : la banque d’investissement américaine Alex Brown [1] fut identifiée comme l’établissement ayant été utilisé pour acheter de nombreuses options de vente sur United Airlines … Et jusqu’en 1998, Alex Brown était dirigé par A.B. Krongard (alias Buzzy) devenu Directeur exécutif de la CIA en mars 2001 (San Francisco Chronicle, 29/09/01 ; The Independent, 14/10/01).  À ce poste jusqu’en 2004, A.B. Krongard était précisément en charge de la détection par l’agence de la moindre anomalie sur les marchés financiers.  Ce dossier embarrassant fut très vite enterré.  

 

Argument n°2 : American Airlines :

Selon le rapport de la SEC, les spéculations à la baisse sur la valeur du titre American Airlines qui ont eu lieu le 10 septembre 2001 sont à imputer à un bulletin d’information émis par Options Hotline le dimanche 9 septembre.  Ce bulletin d’information recommandait à ses abonnés l’achat d’options de vente sur American Airlines parce que cette compagnie subissait « des pressions » et que l’action allait probablement baisser (rapport de la SEC, 15/05/02, pp.9-10 ; rapport officiel, p.499, note 30).

 

Cette recommandation d’achat d’options de vente sur American Airlines pourrait effectivement expliquer les spéculations à la baisse sur cette valeur.  Toutefois, sa véracité n’est pas prouvée et elle est en totale contradiction avec une dépêche du 10 septembre 2001 de l’agence Reuters dont le titre annonçait : « Les actions des compagnies aériennes pourraient être sur le point de re-décoller ».  L’article rapportait notamment que « Goldman Sachs [était] aujourd’hui un acheteur agressif d’actions de compagnies aériennes » et qu’American Airlines figurait parmi les titres les plus prisés de la banque d’investissement [2]. 

Conclusion 

Les arguments avancés par la SEC ne prouvent pas que les spéculations sur les titres American Airlines et United Airlines ne relèvent pas de délits d’initiés.  D’autre part, à supposer que les achats choisis comme exemple par la SEC soient vraiment anodins, ces deux exemples ne nous assurent pas que tous les achats d’options de vente suspects le soient.  Et quid des indices récoltés par la société Convar, ainsi que des mouvements inhabituels et inexpliqués qui ont impliqué les bons du Trésor américains, la monnaie en circulation aux Etats-Unis et les marchés de l’or et du pétrole ? 

 

[1] Alex Brown appartient au géant allemand Deutsche Bank.

[2] Kathy Fieweger, « Airline stocks may be poised for take off », Reuters, 10 septembre 2001

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/article-point-cle-du-11-septembre-mysterieux-delits-d-inities-boursiers-a-la-veille-des-attentats/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/08/2010

n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Début - : …La face cachée du 11 Septembre

n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Début - : …La face cachée du 11 Septembre


 

dossiers du 11-09 n°12 du 27- 08

                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Entretien avec Thierry Meyssan

1-2 La face cachée du 11 Septembre

a) L’enseignement :?

Comment enseigner le 11 septembre à nos enfants? Comme dans le New-Jersey ?

2 Brèves.

2-1 Ahmadinejad. : Le 11 Septembre est une "grande invention".

Suite

3  Dossiers

Les responsables des attaques.

3-2 Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA.

3-3 Allégation démagogique   de la CIA au sujet de Ben Laden.

b) Les conséquences

3-4 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.

c) L’après 11-09

3-5 USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes.

3-6 La cour suprême et le "soutien matériel au terrorisme" .

3-7 William Blum : C’était quoi déjà, l’objectif de cette guerre ?

3-8 Etats-Unis : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable.

Comment camoufler la vérité.

3-9 La CIA ne sera pas forcée de publier des documents …

Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre.

30-10 Les Avocates du 11 Septembre.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 World Trade Center 7 : L’ex-directeur de vol à la NASA, Dwain Deets, s’étonne que le NIST refuse de livrer les détails de son analyse.

L’après 11-09

Dana Priet et William M.Arkin Sécurité Nationale S.A.

 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Entretien avec Thierry Meyssan, journaliste français.

27 juillet 2010.

Le Mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.

Vidéo / http://www.dailymotion.com/video/xefog5_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=3#from=embed


1-2 La face cachée du 11 Septembre
Les secrets inavouables d'une tragédie

Fiche technique

  • Auteur : Eric Laurent
  • › Éditeur : Pocket
  • › Collection : Pocket, numéro 12521
  • › 270 pages
  • › ISBN : 978-2266152099
  • › Parution : 09/2005
  • › Prix : 6,00 €

Résumé

Pour la première fois un ouvrage dévoile les mensonges et les silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 septembre 2001.

Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Bin Laden en Afghanistan. Pourquoi Ousama Bin Laden n'est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 septembre?

Pourquoi la CIA, qui surveille en permanence les marchés financiers, n'a-t-elle pas détecté le plus grand délit d'initiés de l'histoire qui a précédé l'effondrement du WorldTrade Center? Quelle est la véritable identité des pirates de l'air ?

La tragédie du 11 septembre n'a pas encore épuisé tous ses secrets inavouables...

A propos de l'auteur

Eric Laurent est grand reporter et spécialiste de politique internationale. Enquêtant sur les intérêts secrets et le jeu caché des hommes de pouvoir, il est l'auteur de nombreux romans et documents à succès, notamment Un espion en exil ; Karl Marx avenue ; Hassan 11, la mémoire d'un roi ; La guerre du Kosovo ; Le grand mensonge. En 1990, le livre qu'il a co-écrit avec Pierre Salinger, La guerre du Golfe, s'est vendu à près de 200 000 exemplaires. En 1994, avec Marek Halter, il publie Les fous de la paix. En 2003 dans La guerre des Bush, traduit en 18 langues, il dévoile les stratégies inavouées de la guerre en Irak : intérêts financiers, poids des secrets familiaux, obsessions dangereuses... I

l poursuit son enquête sur le président des Etats-Unis dans Le monde secret de Bush. L'année suivante paraît La face cachée du 11 septembre, fruit de ses recherches mais aussi de ses réflexions sur le terrorisme d'aujourd'hui. Vendu en France à plus de 100 000 exemplaires, il est également traduit dans de nombreux pays.

URL courte : http://www.reopen911.info/13.html  

http://www.reopen911.info/livres/la-face-cachee-du-11-septembre.html


a) L’enseignement : ?

Comment enseigner le 11 septembre à nos enfants? Comme dans le New-Jersey ?

 Published on juillet 21, 2010 par Blue Rider

Loin de nous l’idée de critiquer les émotions bien réelles des familles de victimes.

Notre combat est avant tout le leur. La vérité est due aux disparus. Mais ces émotions sont-elles la "couche primaire" sur laquelle s’appuie, ou se rabat, le corps enseignant pour développer un "programme" sur cette terrible journée?

 Car au-delà de ces programmes en cours de rédaction, qu’est-ce qui nous attend le 11 septembre 2010, et plus encore le 11 septembre 2011 ?

Un tsunami médiatique de bons sentiments mêlés d’antiennes officielles et de vindicte anticitoyenne sur les sceptiques. 

Ajoutez les discours officiels, le mémorial de Ground Zero, de nouveaux monuments avec l’acier des tours dans tous les Etats-Unis, 2 millions de médailles commémoratives, et surtout et encore de très nombreux films documentaires empreints de pathos anxiogène (la France est en bonne place, privé et public confondus): tous jetteront une larme émue sur la tragédie humaine qui se déroula sous les caméras. 

Le tout distillé par les leaders d’opinion américains habituels, relayés les yeux bandés par les démocraties occidentales. 

C’est cela, l’enseignement du 11 septembre au grand public. Chaque jour de l’année. Rien de moins.

 

En revanche, pas un mot, pas une image à prévoir sur le milliard d’êtres humains qui aujourd’hui considèrent tous qu’ils ont assez d’informations contradictoires pour exiger de rouvrir le dossier – jamais fermé – du 11-Septembre.

Et sans doute pas un mot ni surtout une image non plus sur le gros million de morts pour rien post 11-Septembre au Moyen-Orient, qui continue de subir une présence étrangère incomprise des autochtones , et désormais très majoritairement réprouvée par nos peuples.  Voulez-vous prendre des paris ?

Dans ces conditions, comment des enseignants -censés "exercer leur regard critique", comme il est préconisé pour le CAPES en France- peuvent-ils affronter ce courant d’opinion à caractère propagandiste extrémement puissant?

Le message de rejet du milieu universitaire est clair. 

L’est-il aussi dans l’enseignement pré-universitaire?

Voici un article qui signe l’absence de tout véritable questionnement, et qui élude les conséquences de cette journée funeste.

Alors que dire à nos enfants ?

En attendant d’accéder à ces séquences d’enseignement construites par des professeurs du New-Jersey, ReOpen911 étudiera à la rentrée l’ensemble des livres d’histoire de classes de terminales disponibles en France.

Comment présentent-ils le 11-Septembre ?

Comment présentent-ils ses conséquences ?

Vous êtes parents ? Enseignant ? Ne vous résignez pas tout de suite !

Faites comme les américains qui ont commenté cet article, et pourquoi pas contactez-nous .

traduction, notes, liens, illustrations additionnelles, publication BlueRider

 Comment enseignez-vous une tragédie ? 

Des enseignants du New-Jersey ( 1 ) ont créé des séquences qui traitent du 11-Septembre, mais peut-on consacrer du temps pendant  la journée de classe à enseigner leur programme ?

 New-Jersey spotlight.com, par John Mooney, 19 juillet 2010, éducation

Le projet ambitieux de développer un programme sur le 11-Septembre pour les écoles du New-Jersey –à défaut de la Nation toute entière- a commencé lors d’une cérémonie sur une journée en 2008.

L’ancien gouverneur Thomas Kean donna le ton lors d’une allocution, évoquant l’importance de la façon dont les enseignants dans le futur expliqueront les leçons compliquées [Ndlr. italiques par nos soins] de ce jour tragique.

Deux ans plus tard, cette ambition initiale a été atteinte. Les séquences des leçons, rassemblées et agrafées, ont été amassées sur une table de conférence à Trenton,  alors que plus d’une douzaine d’éducateurs du New-Jersey se sont rapprochés de la ligne d’arrivée le week-end dernier [Ndlr. samedi 17 juillet 2010]. Acclamés de Summit à Vineland, les professeurs sont venus à Trenton pour mettre la touche finale à plus de 100 séquences qu’ils avaient écrites et réécrites sans compter leurs heures.

Héroïsme et compassion

Avec pour chacune d’elles des objectifs [pédagogiques], des activités et des mots-clés tous détaillés, les séquences  comprennent des leçons pour l’école élémentaire qui mettent de côté les horreurs des attaques réelles, pour au contraire mettre l’accent sur l’héroïsme et la compréhension.

Pour les cours d’histoire des collèges, il y a une séquence entière sur les origines et l’impact du terrorisme. Une leçon porte sur la vision américaine de l’islam, et vice versa. Une autre est intitulée « Peine, perte, et commémorations publiques ».

Avec le 10ème anniversaire du 11-Septembre dans un peu plus d’un an, le but est d’avoir un produit final prêt à être distribué aux environs de l’automne. Beaucoup de leçons ont été testées sur le terrain en classe au printemps dernier, et il ne reste que quelques détails à régler.

« On est si proches du but », a dit Paul Winckler, le directeur de la Commission du New-Jersey en charge de l’éducation sur l’Holocauste, qui a supervisé le travail (2).

Bien que ce ne soit pas le premier programme du genre dans le pays, le projet du New-Jersey est a priori le premier à être coordonné par l’Etat, dans ce cas en partenariat avec le Centre scientifique sur les libertés et les familles des victimes du 11-Septembre (3).

Créer un programme pionnier

La Commission Winckler  a semblé être une matrice naturelle pour le projet, après qu’elle eût développé le programme-phare du New-Jersey sur le génocide de la Deuxième Guerre mondiale,  qui est maintenant enseigné dans toutes les écoles publiques de l’Etat.

Les séquences du programme et des leçons sur le 11-Septembre ne feront pas partie du programme obligatoire. A la place, ils seront offerts aux enseignants sous des formes variées si, et quand, ils se sentent prêts. Ce sera un test important, étant donné que les professeurs se battent déjà pour boucler ce qui est obligatoire.

Après avoir piloté les leçons ce printemps, Winckler a parcouru des piles de retours de la part d’enseignants qui, d’une façon générale, ont encensé les séquences, quelques-uns ont même envoyé le travail scolaire de leurs élèves. Une classe du primaire de Parsipanny a créé un livre de poésies.

Mais beaucoup se sont aussi inquiétés de savoir quand et  comment ils allaient pouvoir intégrer tout cela.

« il y a la question de faire rentrer cela dans le programme officiel », a dit Winkler. « C’est une question à laquelle nous allons continuer de prêter attention en même temps que nous progressons. »

Le moment critique est atteint

Un moment critique du projet fut atteint au Printemps, lorsque Winkler et quelques autres rencontrèrent les membres des familles de victimes en mai pour présenter leur travail. « En général, l’accueil fut positif, particulièrement avec l’accent mis sur la réflexion critique et la résolution des conflits par des moyens pacifiques »  (4), a dit Winckler.

Il y a aussi des réponses intéressantes. Là où plusieurs leçons pour les jeunes élèves parlent de « héros américains », des membres des familles rappelèrent aux enseignants que l’héroïsme n’était pas qu’américain. « Plusieurs dirent qu’ils ne voulaient pas exagérer le patriotisme », a dit Winckler.

Plusieurs veuves et veufs s’inquiétèrent d’une leçon qui a du succès centrée sur l’histoire d’un chien secouriste qui était mort.

« Ce n’était pas tant pour les autres enfants », a dit Winckler. « Ils étaient inquiets pour leurs propres enfants. »

Pourtant, alors que le groupe la semaine dernière procédait aux dernières retouches  de son travail, beaucoup [de débats] revenaient sur l’entraînement et les connaissances des enseignants pour lesquels ils rédigent ces leçons, et comment ils seront préparés.

Enseigner aux enseignants

L’espoir est de rayonner, pour ces séquences, bien au-delà du New-Jersey, mais il y aura des enseignants qui n’auront pas tout à fait les mêmes connaissances approfondies ni la même empathie.

« S’ils ne se sentent pas à l’aise avec  le sujet du 11-Septembre eux-mêmes, qu’on le veuille ou non, ils n’y toucheront pas », a dit Ryan Archer, un enseignant du primaire à Parsipanny.

Certains ont suggéré de distribuer une vidéo aux enseignants pour leur procurer du matériel de fond spécifique. D’autres ont dit qu’un entraînement de terrain est indispensable, tout comme cela est proposé pour l’enseignement de l’Holocauste.

Et ils ont dit que ce ne seront pas seulement les enseignants exemplaires qui auront besoin d’être préparés.

« Nous devons garder à l’esprit que cela fait 10 ans », a dit Helen Simpkins, une enseignante retraitée de Vernon. « Combien de nos enseignants étaient au collège, ou même plus jeunes lorsque c’est arrivé ? »

Notes ReOpenNews :

(1) Rappelons que le New-Jersey est l’Etat « banlieusard et bourgeois » qui jouxte New-York et  qui paya le plus lourd tribut aux attentats.  Cet Etat a donc été le point de départ de la lutte pour faire la lumière sur les attentats, par le travail sans relâche des Jersey Girls, toujours actives à ce jour.  C’est enfin aussi l’ancien Etat de l’ex-gouverneur Thomas Kean, co-président de la fameuse Commission (avec Lee H. Hamilton) … Cette Commission qu’obtinrent après un combat acharné les Jersey Girls. Il est donc logique que cet état soit le premier à systématiser une démarche didactique vers ses élèves. Mais à quel prix ?

Parmi les familles de victimes, ont-ils consulté Lorie Van Auken, Kristen Breitweiser, Simone Gabrielle, Patricia Cassazza, ou Mindy Kleinberg ?

 

(2) Rapprochement parfaitement en accord -force est de la constater- avec a contrario les amalgames « antisémites » faits par nos détracteurs contre le milliard d’êtres humains qui dans le monde, toutes religions confondues, doutent comme notre rédaction de la "TOC" (théorie officielle du complot).

 

(3) Rappelons que seule une minorité des familles de victimes, entre 30 et 40 selon les sources, sur plusieurs milliers, refusèrent la compensation (en moyenne  1,8 million d’USD par victime) de l’Etat fédéral pour pouvoir poursuivre librement les responsables. Et encore, la plupart des familles refusantes l’ont fait persuadées qu’elles obtiendraient davantage par leurs propres démarches contre les compagnies impliquées, et non pour exiger "la vérité". Et toutes les autres familles renonçaient par leur signature, à toute démarche judiciaire en dehors des procédures intentées par l’Etat américain, la ville de New-York, et bien sûr en dehors des procédures privées liées aux assurances en jeu suite aux attentats, dont certaines ne sont toujours pas soldées à cette heure.

Cette proportion se retrouve dans l’expérience de Milgram, et laisse songeur sur nos capacités à obéir à toute forme d’autorité.

(4) M. Winckler veut-il parler du million de morts au Moyen-Orient depuis le 11/9/2001 ?

 Published on juillet 21, 2010 par Blue Rider 

http://www.reopen911.info/News/2010/07/21/comment-enseigner-le-11-septembre-a-nos-enfants-comme-dans-le-new-jersey/ 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Ahmadinejad. : Le 11 Septembre est une "grande invention".

Extrait

Le président iranien estime que les attentats du 11 Septembre ont servi de prétexte aux Etats-Unis  pour justifier leur intervention en Irak et en Afghanistan.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré, samedi 7 août, que les attentats du 11-Septembre ont été largement exagérés par les Etats-Unis pour justifier leur intervention en Irak et en Afghanistan.

Lors d'une déclaration à la télévision, Mahmoud Ahmadinejad a estimé que les attaques du 11 septembre 2001 étaient "une grande invention"

Mahmoud Ahmadinejad a également assuré qu'il n'y a aucune preuve que le nombre de morts avancé pour les attentats du 11-Septembre ne soit le nombre réel de victimes. "Ils ont annoncé que 3.000 personnes ont été tuées dans cet incident, mais il n'y avait pas de rapports qui révèlent leurs noms" a-t-il ajouté.

Le chef d'Etat iranien a assuré "Aucun d'entre eux n'a "été tué dans le World Trade Center car un jour plus tôt, ils ont été avertis de ne pas se rendre sur leur lieu de travail".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/


n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Suite - : …La face cachée du 11 Septembre

n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Suite  - : …La face cachée du 11 Septembre


 

dossiers du 11-09 n°12 du 27- 08

                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3  Dossiers

Les responsables des attaques.

3-2 Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA.

3-3 Allégation démagogique   de la CIA au sujet de Ben Laden.

b) Les conséquences

3-4 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.

c) L’après 11-09

3-5 USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes.

3-6 La cour suprême et le "soutien matériel au terrorisme" .

3-7 William Blum : C’était quoi déjà, l’objectif de cette guerre ?

3-8 Etats-Unis : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable.

Comment camoufler la vérité.

3-9 La CIA ne sera pas forcée de publier des documents …

Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre.

30-10 Les Avocates du 11 Septembre.

Fin

 



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

a) Les responsables des attaques.

3-1 Mahathir Mohamad a déclaré que les attentats du 11 septembre étaient un coup monté.

L’ancien premier ministre de Malaisie répète que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur.

Rejetant les allégations selon lesquelles ses commentaires étaient un coup publicitaire, Mahathir Mohamad de Malaisie a déclaré une fois encore que les attentats du 11 septembre étaient un coup monté [

Ndt : C’est aussi l’avis d’un ancien président italien, Francesco Cossiga.

      « Qu’aurais-je eu à gagner d’un coup publicitaire ? J’ai fait simplement une déclaration publique. Je ne vais plus être premier ministre, sauf si vous (pointant le doigt sur le journaliste) le désirez... » a déclaré vendredi l’ancien premier ministre malaisien au journaliste.

      Après avoir visionné la vidéo de trois heures des attentats contre les tours du World Trade Center, Mohamad, avait suggéré plus tôt dans son blog que les tours jumelles se sont effondrées à la manière d’une démolition.

      Plus tard le vendredi, Mahathir avait également appelé les stations de télévision locales pour montrer la vidéo de trois heures.

      « Ça me paraît logique. Jusqu'à aujourd'hui, vous ne pouvez même pas trouver de morceaux de l'avion qui s'est écrasé sur le World Trade Center et il n’y a aucune photo de l'autre avion, qui était supposé s’écraser. »

      « La façon dont la tour en est venue à s'écrouler était aussi bizarre. Les personnes qui l’ont vue aussi n'étaient pas des gens ordinaires. C’était des ingénieurs de métier et ce qu'ils disent est tout à fait crédible. »

      « Je souhaite que quelques stations de télévision consentent à montrer la vidéo car elle n'est pas longue, seulement trois heures [sic, ndt]. Vous pourriez ensuite voir ce que j'ai vu. »

      Mahathir a aussi déclaré que certaines personnes avaient peur de dire quelque chose de critique sur les gouvernements des puissants pays ou de les accuser d’avoir fait quelque chose de mal.

      « Mais les gouvernements des puissants pays ont dit des mensonges pour partir en guerre, » a-t-il ajouté

      « J'ai beaucoup de respect pour les Arabes, mais détourner quatre avions n'est pas vraiment arabe. Imaginez juste la masse de planification que cela impliquerait. »

      Rejetant les affirmations selon lesquelles il était insensible aux victimes, Mahathir a souligné être bien plus sensible aux victimes des attentats que ceux qui ont effectué les attentats délibérément.

      L'ancien premier ministre malaisien a aussi indiqué que son avis sur la manière dont les attentats du 11/09/2001 ont été mis à exécution n’aurait aucune effet sur les chances de la Malaisie à attirer les investissements étrangers.

      « Je l'ai dit plusieurs fois, même quand j'étais premier ministre. Mais nous avons toujours de l'investissement direct étranger. Nous ne devrions pourtant plus compter sur les investissements directs étrangers. Nous devrions construire notre propre système, » a-t-il dit.

      Mahathir a fait ces commentaires à une présentation tenue pour un livre intitulé Civilizations, Nomadic Migrations, Empires and The Trail of Islam, au Musée des arts islamiques de Kuala Lumpur.

      Ce livre, qui comporte l'histoire de l'humanité, l'origine et les similarités des grandes religions, a été rédigé par Syed Salem Albukhary.

Original : www.presstv.ir/detail.aspx?id=116851&sectionid=351020...
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Press TV

Mardi 27 Juillet 2010

http://www.alterinfo.net/L-ancien-premier-ministre-de-Malaisie-repete-que-le-11-9-etait-un-coup-monte-de-l-interieur_a48534.html

 

3-2 Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA.

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Les Etats-Unis n'ont pas eu d'informations solides depuis des années sur l'endroit où se trouve Oussama ben Laden, bien que l'on pense qu'il est au Pakistan, a déclaré dimanche le directeur de la CIA, Leon Panetta.  

Il a aussi dit qu'en Afghanistan, les résistants semblaient se renforcer avec une intensification de leurs actions, bien que les forces américaines et leurs alliés aient réussi à porter atteinte au mouvement de résistance en attaquant ses dirigeants.

Des progrès sont enregistrés dans cette guerre qui dure depuis près de neuf ans, mais "c'est plus difficile, c'est plus lent que ce que tout le monde avait anticipé", a dit Panetta lors du programme "This Week" de la chaîne ABC.

Il a esquivé la question d'un journaliste qui lui demandait si la guerre était en passe d'être gagnée…

La stratégie américaine est revenue à l'avant-plan mercredi lorsque le président Barack Obama a relevé de son commandement en Afghanistan le général Stanley McChrystal et l'a remplacé par le général David Petraeus.

Les membres républicains et démocrates du Congrès réclament maintenant des réponses à leurs questions sur l'évolution de la guerre. Certains d'entre eux poseront mardi ces questions à Petraeus lors son audition de confirmation.

La dernière information précise sur le lieu où ben Laden pourrait se trouver remonte au début des années 2000, a dit Panetta.

"Depuis lors, il a été très difficile d'obtenir le moindre renseignement sur sa localisation exacte. Il est, à l'évidence, très bien caché (...) Il est dans une zone des régions tribales du Pakistan", a ajouté Panetta.

AP 

3-3 Allegation démagogique   de la CIA au sujet de Ben Laden.

Lors de l’entretien qu’il a accordé à Jake Tapper (ABC, This Week, 27 juin 2010), le directeur de la CIA Leon Panetta a indiqué que l’Agence ne disposait d’aucune information sur Oussama Ben Laden depuis qu’il a quitté l’Afghanistan pour le Pakistan (fin 2001).

Engagé par la CIA en 1979, l'homme d'affaire saoudi-yéménite Oussama Ben Laden a dirigé le financement des Moujahidins afghans contre les communistes.

Il se serait retourné contre les Etats-Unis lors de l’opération Tempête du désert (1991), et serait traqué depuis par la CIA.

Cependant, contredisant cette version officielle, il a été hospitalisé en août 2001 à l’hôpital américain de Dubaï, sous la protection de la CIA, et y a reçu diverses personnalités politiques.

L’Agence et le pouvoir politique le considèrent comme le commanditaire des attentats du 11 septembre 2001.

Cependant, contredisant cette version officielle, le FBI n’a pas émis d’avis de recherche à son nom sous ce motif.

Divers enregistrements audio et vidéo ont été attribués par la CIA à Oussama Ben Laden au cours de la décennie. Cependant, contredisant cette version officielle, les experts suisses de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perceptive, qui font référence dans le monde en matière d’authentification sonore et visuelle, ont établi que ces enregistrements étaient tous des faux.

Farsnews

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/98055-allegation-demagogiquenn-de-la-cia-au-sujet-de-ben-laden


b) Les conséquences

3-4 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.
Aujourd’hui, premier opus d’une enquête en trois volets sur l’après 11 Septembre

Dans la «capitale Arabe de l’Amérique» : Dearborn.  

Demandez autour de vous, demandez à n’importe qui dans le monde : chacun se souvient exactement ce qu’il faisait le 11 septembre 2001, quand deux avions ont frappé les tours du World Trade Center.

Et le 12 septembre ?

À Dearborn, petite ville du Michigan qui abrite l’une des plus importantes communautés arabo-musulmanes (1) des États-Unis, on a gardé la mémoire des jours qui suivirent avec la même acuité, comme l’aube d’une époque où plus rien ne serait comme avant. 

 

L’imam Steve Mustapha Elturk se remémore sa fille, à qui «une femme a demandé de retirer son hijab ou de retourner dans son pays… alors qu’elle est née ici», sa salle de prière, «dont les vitres ont été brisées», et contre laquelle «des œufs ont été jetés». «J’ai dû appeler la police pour demander leur protection», se souvient-il. «La communauté a été considérablement affectée, résume-t-il. D’emblée, on nous a montrés du doigt.» 

 

Dawud Walid, président du CAIR-Michigan (Council on American- Islamic Relations), estime que depuis 2001, les violences et les discriminations contre les Arabes Américains sont en augmentation constante de 75% par an dans l'État. Il cite «les actes de vandalisme contre les voitures, les maisons, les railleries contre les femmes portant le hijab, les discriminations à l’embauche…» 

 

À Dearborn, on estime toutefois que le pire a été évité. Chacun ici se souvient qu’au plus fort de la poussée de fièvre islamophobe qui s’est emparée d’une partie du pays, deux sikhs furent tués par des extrémistes. Comme pour souligner l’épaisseur des préjugés qui circulaient alors, les assassins s’étaient apparemment dit que des barbus enturbannés ne pouvaient être que musulmans… 

 

Ici, pas de mosquée incendiée non plus, comme cela a pu se produire ailleurs dans le pays. Sally Howell, co-auteure d’un livre sur le sujet (2), rappelle que l’attitude ferme des autorités locales y fut pour beaucoup. «Dès le 11 Septembre, souligne-t-elle, le sheriff du comté s’est assuré que chaque mosquée était protégée. Chaque maire, chaque officiel, est venu réaffirmer publiquement que les musulmans étaient des membres à part entière de la communauté, et que rien ne leur serait fait.» 

 

Pourtant, quelque chose a bien changé. «Depuis le 11 Septembre, explique Andrew Shryock, spécialiste de l’Islam, chaque musulman se doit constamment d’apporter la preuve, encore et encore, qu’il est un bon citoyen américain.» Et comment apporte-t-on la preuve qu’on est un bon citoyen américain ? En portant haut et fier les couleurs du pays. 

 

«Le 12 septembre 2001, les rues et les maisons de Dearborn étaient pavoisées de drapeaux américains. On se serait cru un 4 juillet !, se remémore Andrew Shryock, qui poursuit : D’autres se faisaient tatouer la bannière étoilée sur le corps… Si une jeune fille portant le hijab dans un stade le jour du Super Bowl se mettait à chanter l’hymne national, ça aussi c’était bien vu… On a également vu de nombreuses campagnes de recrutement pour l’armée dans les voisinages musulmans.» 

 

Surtout, la communauté musulmane est dorénavant, plus que jamais, dans le collimateur des services secrets. Si la CIA a lancé plusieurs campagnes publicitaires très ciblées à la télévision et recrute à Dearborn de façon ouverte depuis plusieurs années pour le besoin de ses opérations à l’extérieur, le FBI, lui, opère dans l’ombre. 

 

Dawud Walid tient à mettre les choses en perspective : «Bien sûr que le FBI infiltre nos mosquées. Ces pratiques ne sont pas nouvelles. Des leaders politiques et religieux comme Martin Luther King ou Malcom X, à leur époque, étaient constamment espionnés… Nous n’avons aucun problème avec le fait que des gens nous surveillent.» 

 

Cette attitude de défi est très répandue parmi les Imams et les leaders spirituels de la communauté. À Dearborn, nombre de mosquées ont réagi à ce regain d’intérêt à leur endroit en jouant le jeu de l’hyper-transparence. Sally Howell explique par exemple que «de nombreux lieux de prières se sont équipés de caméras», et que «les sermons y sont systématiquement enregistrés», afin de pouvoir apporter la preuve, le cas échéant, de leur «bonne foi». 

 

L'Islamic Center of America illustre parfaitement cette volonté de transparence et d’ouverture. Sa mosquée, l’une des plus grandes d’Amérique du Nord, s’est dotée d’un chargé de relations publiques, poste qu’occupe Eide A. Alawan depuis quatre ans et demi à titre bénévole. 

 

 «Depuis le 11 Septembre, explique ce dernier, mi peiné, mi amusé, nous avons chaque jour des gens qui viennent nous demander si l’Islam est une organisation terroriste... et pourquoi est-ce que les musulmans tuent d’autres gens... et que veut dire le mot "Jihad"»… Avec des trésors de diplomatie, Eide s’emploie donc à répondre à ces questions. La mosquée organise également des expositions pour expliquer ce qu’est l’Islam, publie livres, DVD et brochures, a ouvert un site Web, et tient à garder ses portes constamment ouvertes à tous les curieux. 

 

«Est-ce que nous sommes surveillés ?» fait mine de s’interroger Eide A. Alawan. «Oui.» «Est-ce que ça me dérange ? – Non. Nous n’avons rien à cacher.» Il va plus loin «Si demain j’avais la conviction que mon propre frère veut intenter à la sécurité du pays, je n’hésiterais pas à le dénoncer aux autorités. Parce que dans ce pays, explique cet homme dont les ancêtres se sont installés en 1910, nous avons des droits, y compris religieux, qu’on ne nous donnerait pas dans nos pays d’origine.» 

À suivre… 

(1) D’emblée, une précision s’impose : beaucoup d’Arabes à Dearborn ne sont pas musulmans, et vice-versa. Cette communauté est d’une grande diversité : chrétiens (chaldéens, coptes, maronites), musulmans d’Orient et de la Péninsule Arabique (Turcs, Libanais, Syriens, Palestiniens, Yéménites), d’Asie (Indiens, Pakistanais, Bangladais), d’Europe (Polonais, Albanais, Bosniaques), d’Afrique, et Afro-Américains. 

(2) Citizenship and Crisis: Arab Detroit after 9/11, avec Wayne Baker, Amaney Jamal, Ann Lin, Andrew Shryock, Ron Stockton, and Mark Tessler. Russell Sage Foundation Press, 2009.

Valérie Samson

http://blog.lefigaro.fr/transamerica/2010/08/musulmans-un...


c) L’après 11-09

3-5 USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes.

Dans la droite ligne de ce qui avait été mis en place par l’administration Georges W. Bush au lendemain des attentats du 11-Septembre, le récent Prix Nobel de la Paix Barack Obama vient de demander et d’obtenir la validation par la Cour suprême des États-Unis des lois liberticides appelées USA PATRIOT ACT. Cet acronyme baroque n’a rien à voir avec le patriotisme, il signifie en fait Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act (en français : Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme) et comprend une large palette d’outils à disposition de la Justice, de l’Administration et des agences de renseignement pour surveiller et condamner toutes sortes d’activités considérées comme pouvant cacher ou contribuer à des actions terroristes, le tout bien évidemment au détriment de la vie privée et des libertés civiles. A titre d’exemple, ces lois permettent au gouvernement des USA de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.

Cette validation par la Cour suprême fournit une nouvelle preuve, si besoin était, que nous n’en avons pas encore fini avec la rhétorique de la "guerre au terrorisme" initiée voilà bientôt neuf ans sur les cendres de Ground Zero.

Published on juin 22, 2010 par GeantVert

 

3-6 La cour suprême et le "soutien matériel au terrorisme" .

La Cour suprême des Etats-Unis a validé lundi une large acception possible des réalités recouvertes par l’accusation de "soutien matériel au terrorisme", très utilisée aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre, comme le lui demandait l’administration Obama.

Dans une décision à six voix contre trois, la plus haute juridiction des Etats-Unis a donné raison au gouvernement américain qui conserve ainsi une marge de manoeuvre très large pour poursuivre des personnes soupçonnées de terrorisme, même avec très peu d’éléments à charge.

La Cour a estimé que Humanitarian law Project (HLP), une association de défense des droits de l’homme pouvait être poursuivie pour soutien matériel au terrorisme quand elle formait des cadres du PKK (parti kurde en Turquie) ou des LTTE (Tigres tamouls au Sri Lanka), deux organisations identifiées comme terroristes par le département d’Etat américain, à la résolution pacifique de conflits ou au respect des droits de l’homme.

Le HLP argumentait que son intervention auprès de ces organisations relevait de la liberté d’expression et de la liberté d’association garanties par la Constitution.

"Il est hautement prévisible que le PKK utilise les compétences que (HLP) propose de lui transmettre afin d’élargir sa stratégie pour promouvoir le terrorisme", conteste la Cour. "Le PKK pourrait par exemple engager des discussions de paix afin, à court terme, de se rétablir après avoir enregistré des revers (…)", ajoute-t-elle.

Créée en 1996, la notion de "soutien matériel" a été renforcée dans le Patriot Act, batterie législative votée par le Congrès dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, puis encore remodelée par amendement en 2004.

Elle permet en général de poursuivre ceux qui ont par exemple participé à des repérages avant des attentats ou qui ont récolté des fonds pour les organiser. Ici, le HLP contestait l’ajout des notions de "formation", d’"expertise" ou de "service", qu’une cour d’appel a reconnu être "approximatives".

Devenue un outil crucial pour les procureurs, elle a permis depuis dix ans de juger environ 150 personnes aux Etats-Unis et d’obtenir une soixantaine de condamnations, allant jusqu’à la perpétuité.

Sur le fond, estime la Cour suprême, HLP "conteste le jugement du Congrès et de l’exécutif selon lequel fournir un soutien matériel à une organisation identifiée comme terroriste – même ce qui semble être un soutien inoffensif – encourage les activités terroristes de ces organisations". Mais il a tort, poursuit-elle, "étant donné les enjeux en termes de sécurité nationale et de politique étrangère".

De plus, les formations et conseils du HLP au PPK et au LTTE "aident à conférer une légitimité à ces groupes terroristes, légitimité qui facilite leur tâche pour poursuivre leurs activités, recruter et obtenir des financements afin d’organiser des attentats".

(AFP / 21 juin 2010)

http://www.reopen911.info/News/2010/06/22/usa-la-cour-supreme-valide-une-large-acception-des-lois-anti-terroristes/

 

3-7 William Blum : C’était quoi déjà, l’objectif de cette guerre ?

Extrait

Chronique de l’Anti-empire.
Lorsque les faits dérangent, lorsque le droit international, les droits de l’homme et l’histoire deviennent encombrants, lorsque les crimes de guerre ne peuvent plus être justifiés ou balayés par quelques arguments, lorsque la logique n’est d’aucune utilité, l’actuelle clique de dirigeants politiques américains invoque la vielle rengaine infaillible : le 11 septembre.

Nous devons combattre en Afghanistan parce que... pour d’obscures raisons... ce pays est impliqué dans les évènements du 11 septembre 2001.
- Voici le vice-président Joe Biden : « Nous savons que que les attaques du 11/9 ont été lancées à partir de la région située entre l’Afghanistan et le Pakistan. » (1)
- Voici le sénateur Lindsay Graham (républicain de
la Caroline du Sud) : « C’est depuis cet endroit (l’Afghanistan) que nous avons été attaqués le 11/9. » (2)
- Le Représantant Mike Pence, numéro trois des élus républicains de
la Chambre des Représentants, a affirmé que les révélations des documents de Wikileaks ne modifiaient pas son opinion sur le conflit en Afghanistan, et qu’il ne s’attendait pas à voir un changement dans l’opinion publique. « Là bas, dans l’Indiana, les gens n’ont pas oublié d’où ont été lancées les attaques du 11/9. » (3)

- Voici le président Obama, il y a un an : « Mais nous ne devons jamais oublier que cette guerre n’est pas un choix, mais une nécessité. Ceux qui ont attaqué l’Amérique le 11/9 complotent pour recommencer. Sans une intervention, l’insurrection des Talibans aboutirait à la création d’un sanctuaire encore plus grand où Al Qaeda pourrait comploter en vue de tuer encore plus d’Américains. » (4)
- Et voici le Président, deux jours après la publication des documents de Wikileaks, parlant de l’Afghanistan et du Pakistan comme « la région à partir de laquelle les attaques du 11/9 ont été lancées et où d’autres attaques contre les Etats-Unis et nos amis et alliés ont été préparées. » (5)
 - Peu importe que sur les dizaines de milliers de personnes que les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont tué en Afghanistan, pas une seule n’a été identifiée comme ayant eu la moindre implication dans les évènements du 11 septembre 2001.
- Peu importe que le « complot visant à tuer des Américains » en 2001 ait été organisé plutôt en Allemagne et en Espagne et aux Etats-Unis qu’en Afghanistan.

Pourquoi ces pays n’ont-ils pas été bombardés par Washington ?
 -Au fait, de quels moyens faut-il disposer pour comploter l’achat d’un billet d’avion et de quelques leçons de pilotage aux Etats-Unis ?

Une salle avec quelques chaises ?

Que signifie « un sanctuaire encore plus grand » ?

Une salle plus grande avec plus de chaises ?

Peut-être même avec un tableau noir ?

Les terroristes déterminés à attaquer les Etats-Unis peuvent se réunir pratiquement n’importe où dans le monde, et l’Afghanistan serait probablement leur dernier choix à cause de l’occupation américaine.
Il y a beaucoup de gens en Afghanistan et au Pakistan – parmi ceux qui sont encore en vie – qui éprouvent un profond ressentiment à l’égard de la présence US et des drones qui volent au-dessus de leurs têtes et qui larguent des bombes sur leurs maisons, leurs mariages, leurs funérailles, leurs vies. Tout comme en Irak, la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis en Afghanistan crée régulièrement, tous les jours, et de façon évidente de nouveaux terroristes anti-américains.
La seule « guerre par nécessité » qui pousse les Etats-Unis à intervenir en Afghanistan est la nécessité de protéger les oléoducs et gazoducs qui partent de la mer Caspienne, la création de bases militaires dans ce pays entouré par la mer Caspienne et le golfe Persique, riches en pétrole, et de faciliter la surveillance et les pressions sur l’Iran voisin. Un pays impérialiste qui se respecte ne peut pas espérer mieux. Aurais-je oublié de mentionner le complexe militaire-industriel-sécurité-renseignement et ses actionnaires qui vont s’enrichir encore un peu plus ?
Mais la guerre contre les Talibans ne peut pas être gagnée. A moins de tuer tous les Afghans. Les Etats-Unis devraient négocier les gazoducs et oléoducs avec les Talibans, comme l’administration Clinton a tenté de le faire, mais sans succès, puis se retirer en criant « victoire ». Barack Obama pourra surement prononcer un discours éloquent à cette occasion.

Notes
(1) State Department Documents and Publications, March 10, 2009
(2) Face the Nation, CBS, July 4, 2010
(3) Washington Post, July 27, 2010
(4) Talk given by the president at Veterans of Foreign Wars convention, August 17, 2009
(5) White House press release of Obama’s remarks of July 27, 2010

William Blum
6 août 2010
http://www.legrandsoir.info/C-etait-quoi-deja-l-objectif-de-cette-guerre.html


3-8 Etats-Unis : le 11-Septembre a enfanté un monde "top secret" inextricable..
Les services de sécurité nationale américains mis en place après le 11-Septembre sont devenus si tentaculaires, secrets et inextricables qu’il est impossible d’en connaître avec précision l’efficacité, selon une vaste enquête publiée lundi par le Washington Post.
Intitulée "L’Amérique top secrète", l’enquête est le fruit de deux ans de travail à laquelle ont participé une vingtaine de journalistes du prestigieux quotidien américain, à l’origine du scoop du Watergate qui avait entraîné la démission du président américain Richard Nixon en 1974.
L’enquête affirme que neuf ans après les attentats qui ont fait près de 3.000 morts, "le monde top secret que le gouvernement a enfanté (...) est devenu si vaste, difficile à manœuvrer et secret que personne ne sait combien il coûte, combien il emploie de personnes, combien de programmes existent ni combien de services différents effectuent la même tâche".
Conséquence : après "neuf ans de dépenses sans précédent (...) le système installé pour mettre les Etats-Unis à l’abri est devenu si dense qu’il est impossible de connaître son efficacité".
"Cet article ne montre par les services de renseignement tels que nous les connaissons", a réagi dans un communiqué David Gompert, directeur (intérimaire) du renseignement national américain (DNI), assurant que des réformes menées ces dernières années avaient permis "d’améliorer la qualité et la quantité" des missions.
Dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, l’administration du président George W. Bush avait lancé le concept de "guerre contre le terrorisme", battu en brèche depuis par le président Barack Obama.
Agrémenté de nombreux graphiques sur plusieurs pages, le travail du Washington Post est publié en trois parties jusqu’à mercredi et son premier volet, baptisé "Un monde secret qui grandit sans contrôle", est consacré à l’organisation de ces services.
Le quotidien note que 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées, réparties sur 10.000 sites à travers les Etats-Unis, travaillent sur des programmes liés à la lutte contre le terrorisme ou au renseignement.
Le dispositif emploie près de 854.000 personnes, qui disposent d’accès à des informations secrètes, et 33 bâtiments ont été construits ou sont en cours de construction rien que dans l’agglomération de la capitale fédérale Washington.
Le Washington Post souligne que l’ampleur de cette bureaucratie entraîne des redondances administratives. Le journal observe par exemple que 51 organisations fédérales situées dans 15 villes différentes sont chargées de surveiller la circulation des fonds des réseaux terroristes.
L’énorme machine de renseignement américaine produit des rapports en si grand nombre -quelque 50.000 rapports par an- que "beaucoup d’entre eux sont tout simplement ignorés".
Le journal rappelle qu’en raison de ces errements, le renseignement américain n’est pas parvenu à empêcher l’attentat raté sur un vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël ou la tuerie de Fort Hood, au Texas, qui a fait 13 morts en novembre.
L’enquête du Washington Post est également disponible dans une version enrichie de nombreux graphiques interactifs sur internet. (http://projects.washingtonpost.com/top-secret-america/...).
Le quotidien explique qu’en raison de la nature sensible du sujet, des responsables du gouvernement américain ont été autorisés à avoir accès à l’enquête avant sa publication et que certaines informations ont été retirées.

http://11septembre2001.blogspot.com/


Comment camoufler la vérité.

3-9 La CIA ne sera pas forcée de publier des documents

Un juge fédéral des États-Unis a refusé jeudi d’ordonner la diffusion publique des méthodes d’interrogatoire de la CIA dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, estimant que l’autorité judiciaire est limitée quand la sécurité nationale est en jeu.
Le juge de district Alvin Hellerstein a rejeté les arguments de l’American Civil Liberties Union (ACLU, Union américaine des libertés civiles), qui estimait que si les méthodes d’interrogatoire de
la CIA étaient illégales, le juge devrait être en mesure de forcer l’agence à diffuser des noms et des documents liés aux détenus.
Le juge a estimé que cela aurait pour effet de conférer à la cour la compétence infondée d’évaluer les décisions des services de renseignement.
Le juge Hellerstein a cité un cas précédent qui, affirme-t-il, va dans le sens de ses propres conclusions. Dans ce cas,
la Cour suprême a permis au gouvernement de ne pas diffuser l’identité de scientifiques qui travaillaient à un programme de recherche de la CIA sur l’utilisation d’éléments chimiques, biologiques et radiologiques pour contrôler le comportement humain. Ce programme avait mené à la mort de certains des sujets de l’étude.
Les tribunaux ne sont pas investis de la compétence d’évaluer le directeur de
la CIA quant à la justesse de quelque source ou méthode de renseignement que ce soit, a écrit le juge.
Il a affirmé que la loi était claire en ce sens : les tribunaux n’ont pas l’autorité de forcer la diffusion de tels documents.
L’ACLU s’est dite estomaquée par la décision et envisage de porter la cause en appel.

http://11septembre2001.blogspot.com/


Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre.

30-10 Les Avocates du 11 Septembre.

Lettre 1/12

Le Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre est d’abord un élan issu des familles des victimes qui deviendra par la suite un mouvement citoyen pour la vérité, réclamant la justice pour tous.

Ces familles ayant refusé toute rémunération en contrepartie de leur silence, l’administration Bush-Cheney a finalement daigné  ouvrir une Commission d’enquête à leur intention, comme un os à ronger.

Le lancement de cette Commission demanda un combat acharné des fameuses “Jersey Girls” - membres du Comité des Familles de Victimes du 11/9 (9/11 Family Steering Committee) - finalement abasourdies par tant de partialité, d’omissions, de mensonges, et d’hypocrisies à tous les niveaux de la chaîne de responsabilité. 

Leur combat ne s’arrêtait pas là, malgré les critiques, bien au contraire, ce n’était que le début.

Nous vous proposons une sélection de 12 lettres écrites par ces “Avocates du 11 Septembre” qu’a compilée Jon Gold pour le site 911truth.org. Evoquant le rôle joué  par Zelikow, les multiples versions du NORAD, les fonctionnaires promus qui avaient pourtant failli à leurs tâches, la torture des détenus à Guantanamo, ces femmes courageuses n’ont jamais renoncé à leur quête pour la vérité face à l’opposition de ceux  qui étaient initialement sensés les soutenir.

Via une monographie déclassifiée le 28 Janvier 2005 (qui sera révisée le 13 septembre 2005), cette première lettre s’intéresse au manque de réactivité de la part de la sécurité aérienne  tout comme à la responsabilité de Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale… qui par la suite fut  promue secrétaire d’Etat.

lettre 1/12

Published on juillet 15, 2010 par Buzz lclair 

Déclaration des “Avocates du 11 Septembre” au sujet de l’étude déclassifiée de la Commission du 11/9 sur les échecs de la FAA.

POUR PARUTION IMMEDIATE

 Le 11 Février 2005 

Le 11 Septembre n’était pas une faille du renseignement, ni une faille de l’imagination. C’était de l’inaction de la part de toute une série d’agences gouvernementales, dont la FAA**. 

Manquent notablement à  cette étude toutes les informations relatives à l’échec du NORAD*** pour faire décoller à temps les chasseurs; ce qui nous amène à nous demander si d’autres éléments sont dissimulés au public.

Sur les 105 alertes émises, 52 alertes concernant Al-Qaida furent données à la FAA par la communauté du renseignement sur une période de six mois, d’avril 2001 à septembre 2001. D’après le rapport final de la Commission d’enquête sur le 11/9, il y eut huit circulaires d’information diffusées par la FAA entre le 2 juillet et le 10 septembre 2001. Cinq de ces circulaires ciblaient des menaces extérieures, alors que les trois autres ciblaient des menaces intérieures.

 

Les 52 menaces concernant Al-Qaida ne furent pas reçues dans le vide par la FAA.

De mars 2001 à septembre 2001, selon l’enquête conjointe du Congrès américain, notre communauté du renseignement reçut au moins 41 menaces spécifiques d’une possible attaque intérieure par Al-Qaida.

En outre, la FAA avait également été prévenue de l’arrestation de Zaccarias Moussaoui, le 16 août 2001. Enfin, la FAA assistait à une réunion en haut lieu le 5 juillet 2001 où la menace créée par Al-Qaida fut discutée par toutes les agences de renseignement compétentes. 

Selon l’étude de la FAA récemment communiquée, au printemps 2001, la FAA savait que si “l’intention du pirate n’est pas un échange d’otages contre prisonniers, mais de commettre un suicide par une explosion spectaculaire, un détournement sur le sol national serait probablement préférable.”

 

La déclaration susmentionnée est encore un autre indicateur de la connaissance largement répandue dans la communauté de la sécurité nationale, qu’Al-Qaida voulait utiliser les avions comme des missiles. Pourtant, comme l’indiquent largement les documents d’archives, l’ancienne conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice déclara publiquement qu’elle ne pensait pas que quiconque aurait pu s’imaginer que des avions seraient utilisés comme des missiles.

Par ailleurs, Mlle Rice témoigna également, sous serment, devant la Commission sur le 11/9, que le PDB**** du 6 août 2001 “Ben Laden déterminé à frapper aux Etats-Unis”, contenait des informations de menace purement “historiques“.

La révélation de 52 alertes données à la FAA durant cette même période semblerait indiquer que Mlle Rice s’est parjurée durant son témoignage.

 

De plus, Mlle Rice témoigna également que le gouvernement américain  n’aurait rien pu faire  de plus durant l’été 2001 pour contrecarrer les attaques du 11/9. Pourtant, selon la nouvelle étude communiquée sur le 11/9,  le programme fédéral de la police de l’air fut spécialement supprimé de tous les vols intérieurs en raison de la réduction des coûts par les compagnies aériennes. Assurément, le placement de la police de l’air sur les vols intérieurs tenait de loin à la responsabilité et l’action personnelles de Mlle Rice en temps que conseillère à la sécurité nationale. Pourquoi n’a-t-elle pas été tenue  pour responsable ? En outre, pourquoi personne dans la communauté aérienne n’a été tenu pour responsable ?

 

Un porte parole de la FAA affirma que la FAA n’avait pas d’informations particulières au sujet des moyens ou des méthodes qui leur auraient permis d’élaborer des contre-mesures. Cette déclaration contredit clairement la réalité détaillée dans ce rapport. Renforcer la sécurité face à des alertes terroristes n’est pas un nouveau concept pour les agences gouvernementales américaines.

La FAA a témoigné devant la Commission sur le 11/9, que durant l’année 2000, un complot terroriste non identifié les avaient obligé à relever les procédures de sécurité. Avec 52 alertes, pourquoi cela n’a-t-il pas été fait en 2001 ?

 

Le public américain ne doit pas être bercé par un faux sentiment de sécurité. Alors que les rapports du gouvernement semblent prétendre que la myriade d’agences, de personnes, et d’institutions gouvernementales qui ont failli à la nation le 11/9  ont  été  réorganisées après le 11/9, un fait troublant demeure: suite à la révélation de  tous les échecs du 11/9, de trop nombreuses personnes qui furent incapables de réagir de façon appropriée à des alertes claires et abondantes sont toujours en poste aujourd’hui.

 

Manque notablement à cette étude, toutes informations se rapportant à l’échec du NORAD pour faire décoller à temps les chasseurs, ce qui nous amène à nous demander si d’autres éléments sont dissimulés au public.

 

Les avocates du 11 septembre 

Kristen Breitweiser

Patty Casazza

Monica Gabrielle

Mindy Kleinberg

Lorie Van Auken

 Vendredi, 11 Février 2005 –

Posté par : khence*

 Traduction Buzz l’éclair pour ReOpen-News

Publié avec la participation d’Apetimedia et Blue Rider 

[Ndlr : les passages en gras sont de l’auteur]

http://www.reopen911.info/News/2010/07/15/les-avocates-du...


n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Fin - : …La face cachée du 11 Septembre

n°12- dossiers du 11-09 - 27-08 – Fin  - : …La face cachée du 11 Septembre


 

dossiers du 11-09 n°12 du 27- 08

                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 World Trade Center 7 : L’ex-directeur de vol à la NASA, Dwain Deets, s’étonne que le NIST refuse de livrer les détails de son analyse.

L’après 11-09

Dana Priet et William M.Arkin Sécurité Nationale S.A.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 World Trade Center 7 : L’ex-directeur de vol à la NASA, Dwain Deets, s’étonne que le NIST refuse de livrer les détails de son analyse.

Rappel des faits : le World Trade Center 7 est ce bâtiment de 47 étages qui s’est effondré le 11 septembre 2001, sept heures après les Tours Jumelles, sans avoir été percuté par aucun avion. L’agence gouvernementale du NIST, le National Institute of Standards and Technology, chargée par le gouvernement Bush de faire toute la lumière sur cet effondrement, n’a remis son rapport qu’en août 2008, soit plus de sept ans après les faits.

Son analyse technique se veut convaincante et "définitive", elle a d’ailleurs nommé son rapport "Final WTC 7 Investigation Report".

Oui mais voilà, loin de convaincre les scientifiques, cette analyse les laisse perplexes car le modèle informatique utilisé par le NIST reste secret.

Comme une boîte noire où l’on aurait inséré les paramètres voulus, et qui aurait, après calculs, donné exactement les résultats escomptés.

Les architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/9 ont à plusieurs reprises demandé à connaître ce modèle mathématique utilisé par le NIST pour simuler l’effondrement de la structure. Ils n’ont rien obtenu.

Plus récemment, un ancien responsable de vol de la NASA, Dwain Deets[1], qui s’est déjà exprimé sur les vitesses anormales des deux avions qui ont percuté les Tours Jumelles, a publié une lettre dans un journal californien. Il s’y étonne des raisons invoquées par les responsables du NIST pour NE PAS publier les détails de leur analyse technique, au plus grand mépris de la loi américaine "Freedom of Information Act" qui prévoit la possibilité de déclassifier les documents "Top secret" sur demande justifiée du public.

Voici cette lettre de Dwain Deets, suivie d’une vidéo illustrant les problèmes que soulève cet effondrement.

Dwain Deets : Empêcher l’information d’arriver au public

1) Lettre à l’éditeur, (LTE), North County Times, publié le 3 août 2010
http://nctimes.com/news/opinion/letters

Une agence fédérale a fait montre d’un véritable mépris vis-à-vis du Freedom of Information Act.

Le Dr Patrick Gallagher, directeur du National Institute for Standards and Technology (NIST), a repoussé la requête faite par l’ingénieur en structures Ronald Brookman, demandant  les détails de l’analyse des données structurelles rassemblées par le NIST pour déterminer la cause de l’effondrement du bâtiment World Trade Center 7.

Le Dr Gallagher a justifié son refus par le fait que leur divulgation  « pourrait compromettre la sécurité publique. »

Ce qui pourrait compromettre la sécurité publique, ce n’est pas d’accepter que des professionnels de l’industrie du bâtiment comme Mr Brookman puissent étudier de manière indépendante l’analyse du NIST sur la très surprenante défaillance de ce bâtiment. Un immeuble de 47 étages qui s’effondre d’un seul coup sur sa propre empreinte – phénomène tout à fait anormal.

Le président Obama a, depuis le premier jour de son investiture, prôné la transparence et l’ouverture comme mots d’ordre de son gouvernement. Mr Gallagher a donné sa réponse le 9 juillet 2009, cinq mois plus tard – c’est l’exact opposé d’un esprit d’ouverture de la part de l’Administration. Comment le public doit-il prendre cela ?

Et où est notre Congrès ? Pas un seul des membres du Congrès n’a dit mot sur cette affaire. Le Congrès n’a-t-il plus de responsabilités de supervision ? Cela ne vous gêne-t-il pas que les autorités se moquent de vous ?

Dwain Deets

sur 911Blogger

 

2) vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xbtzmf_wtc7-le-talon-d-achille-du-11-sept_tech?start=720#from=embed

Published on août 8, 2010 par GeantVert  

http://www.reopen911.info/News/2010/08/08/world-trade-cen...


L’après 11-09

Dana Priet et William M.Arkin* : Sécurité Nationale S.A.

Au mois de juin, un graveur sur pierre de Manassas a ciselé une nouvelle étoile parfaite dans le mur en marbre au siège de la CIA, pour l’un des 22 employés de l’agence tués dans la guerre globale déclenchée par les attaques terroristes de 2001.  

L’objet de ce mémorial est de rendre un hommage public au courage de ceux qui sont morts en accomplissant leur devoir; mais il dissimule aussi un aspect plus obscur du gouvernement depuis le 11 Septembre : 8 de ces 22 personnes n’étaient pas des officiers de la CIA, mais des sous-traitants privés.

Afin de garantir que les tâches les plus délicates du pays sont exclusivement menées par des gens avant tout loyaux aux intérêts de la nation, la réglementation fédérale précise que les sous-traitants ne peuvent effectuer ce que l’on appelle des « fonctions inhérentes au gouvernement ». Pourtant, selon une enquête du Washington Post qui a duré deux ans, cela se produit sans cesse, aussi bien au sein des services de renseignement que du contre-terrorisme. 

Les étoiles gravées sur le mur de la CIA représentent les personnes qui sont mortes en accomplissant leur devoir. Huit étoiles symbolisent des sous-traitants décédés depuis le 11/9.

Ce qui n’était à l’origine qu’une mesure temporaire destinée à répondre aux attaques terroristes s’est transformé en dépendance, ce qui soulève des questions quant à la présence trop nombreuse, au sein des effectifs, d’un personnel davantage dédié aux intérêts d’actionnaires privés qu’à l’intérêt public – à se demander si le gouvernement contrôle encore ses activités les plus sensibles. Interviewés la semaine dernière, le Secrétaire à la Defense M. Gates et le Directeur de la CIA Leon Panetta ont tous deux déclaré qu’ils partageaient ces préoccupations.

L’enquête du Washington Post a révélé l’existence d’un véritable système parallèle aux Etats-Unis, une Amérique "Top Secret" créée au lendemain du 11/9, cachée aux yeux public, qui ne fait l’objet d’aucune surveillance sérieuse, et si complexe qu’il est impossible d’en évaluer l’efficacité.

C’est aussi un système dans lequel les sous-traitants tiennent un rôle de plus en plus important.

Le Post estime que sur les 854.000 personnes ayant l’habilitation secret-défense, 265.000 sont des sous-traitants privés. Le meilleur exemple de la dépendance du gouvernement à leur égard est la CIA, seule et unique agence du gouvernement autorisée à mener des activités à l’étranger.

Des sous-traitants privés travaillant pour la CIA ont recruté des espions en Irak, versé de pots-de-vin à des informateurs en Afghanistan et assuré la protection des directeurs de la CIA en visite à l’étranger. Des sous-traitants ont participé à l’enlèvement de suspects dans la rue en Italie, interrogé des détenus dans des prisons secrètes à l’étranger et assuré la protection de transfuges cachés dans les banlieues de Washington. Au siège de Langley, ils analysent les réseaux terroristes. Ils ont formé une nouvelle génération d’espions Américains dans le centre de formation de la CIA en Virginie.

Par le biais du processus budgétaire, l’administration de George W. Bush et le Congrès ont grandement facilité la tâche de la CIA et autres agences engagées dans le contre-terrorisme pour leur permettre d’employer davantage de sous-traitants que de fonctionnaires. L’objectif était de limiter le nombre d’emplois fixes et de recruter sans passer par la lourde bureaucratie fédérale ; ils pensaient – à tort, comme cela s’est confirmé par la suite – que le recours aux sous-traitants serait plus économique.

Neuf ans plus tard, l’administration Obama étant déjà bien installée, l’idée que les sous-traitants coûtent moins cher a été rejetée, et l’administration a accompli quelques progrès dans son objectif pour réduire en deux ans le nombre de sous-traitants de 7%. Cependant, les sous-traitants représentent encore prés de 30 % du personnel des services de renseignement.

« Nous avons trop longtemps dépendu de sous-traitants pour effectuer le travail opérationnel qui devrait être effectué » par des employés de la CIA, a dit Panetta. Mais on ne peut pas les remplacer « du jour au lendemain. Lorsqu’on a été si longtemps dépendant de sous-traitants, reconstituer leur expertise demande du temps. »

Une autre préoccupation de Panetta concerne la sous-traitance confiée à des sociétés privées, dont la responsabilité « revient à leurs actionnaires, ce qui représente un conflit inhérent. »

Ou comme le dit Gates, qui a passé sa vie à entrer et sortir du gouvernement : « On veut des gens qui s’impliquent réellement pour faire carrière, par passion et pour servir leur pays et pas uniquement pour l’argent. »

Aux employés fédéraux expérimentés, les sous-traitants peuvent offrir plus d’argent – souvent le double – que le gouvernement n’est autorisé à  le faire. La concurrence entre sociétés pour recruter des employés ayant une habilitation secret-défense est si rude qu’elles offrent des avantages tels qu’une BMW ou une prime d’embauche de 15.000 dollars, ce qu’a fait Raytheon lau mois de juin pour des développeurs de logiciels ayant des habilitations de haut niveau.

Penser que le gouvernement pourrait économiser de l’argent avec les sous-traitants « est une fausse économie », dit Mark L. Lowenthal, ancien officiel de la CIA, désormais président de sa propre académie de formation (aux techniques) du renseignement.

Tandis que les sociétés vident les agences fédérales de leurs talents, le gouvernement se retrouve avec un personnel de renseignement dont la moyenne d’âge est plus jeune que jamais alors que les employés les plus expérimentés migrent vers le secteur privé. Ceci est vrai pour la CIA, où les employés de 114 sociétés constituent environ le tiers du personnel, soit approximativement 10.000 postes. La plupart sont des intérimaires, souvent d’anciens employés des services de renseignement ou de l’armée qui ont quitté la fonction publique pour travailler moins et gagner plus tout en percevant une pension du gouvernement.

 

Au sein du gouvernement, ces employés sont affectés à toutes sortes de tâches imaginables.

Les sous-traitants tuent des combattants ennemis. Ils espionnent les gouvernements étrangers, écoutent les réseaux terroristes. Ils participent à l’élaboration de plans de guerre. Ils recueillent des informations sur les forces locales dans les zones de guerre. Ce sont les historiens, les architectes, les recruteurs des agences les plus secrètes du pays. Ils fournissent du personnel aux centres de surveillance autour de Washington. Ils font partie des conseillers les plus écoutés des généraux quatre étoiles qui mènent les guerres du pays.

 

Le rôle des sous-traitants privés.

Au fur et à mesure que l’Amérique Top Secret prenait sa croissance, le gouvernement est devenu de plus en plus dépendant des sous-traitants aux habilitations secret-défense équivalents. Voir la Galérie d’images

D’après ceux qui travaillent dans ce secteur, la demande du gouvernement pour des sous-traitants privés ayant l’habilitation secret défense est si forte qu’il y a maintenant plus de 300 sociétés, surnommées "body shops" (NdT : les "chasseurs de corps" pour parodier le terme "chasseurs de tête") spécialisées dans la recherche de candidats, moyennant le plus souvent  50.000 dollars par candidat.

Ce qui complique le remplacement des sous-traitants par des employés fédéraux est que le gouvernement ne connait pas leur nombre. Gates affirme qu’il veut réduire le nombre de sous-traitants  (pour revenir)  au niveau d’avant le 11/9, mais qu’il a du mal à obtenir un recensement précis.

« Je vais vous faire un terrible aveu, » dit il. « Je n’arrive pas à obtenir le nombre de sous-traitants qui travaillent pour le Bureau du Secrétaire à la Défense, » en référence à la direction civile du Département. 

Le Post a estimé à 265.000 le nombre de sous-traitants qui effectuent un travail de  secret-défense. Plusieurs hauts-gradés du renseignement ont confirmé cette estimation après avoir validé notre méthodologie. La base de données « Top Secret America » du journal contient 1.931 sociétés qui effectuent des tâches au niveau le plus élevé de sécurité. Plus d’un quart d’entre elles – 533 – ont été créées après 2001; celles qui existaient déjà ont connu une forte croissance. La plupart se portent bien tandis que le reste des Etats-Unis est en proie aux faillites, au chômage et aux saisies immobilières.

 

Selon la récente description de Gates sur les dépenses en matière de sécurité nationale depuis les attentats du 11/9, la privatisation de la sécurité nationale a été rendue possible grâce à 9 années de « manne » financière.

Avec autant d’argent à disposition, les managers ne se préoccupent pas toujours de savoir si l’argent est dépensé utilement.

« Quelqu’un dit : "faisons une nouvelle étude". Mais comme personne ne partage l’information, chacun fait la sienne de son côté, » dit Elena Mastors qui a dirigé une équipe d’étude sur les dirigeants d’Al Qaeda pour le Département de la Défense. « L’objectif est de gérer un maximum d’études, de placer un maximum de gens un peu partout. Tout le monde est dans une frénésie dépensière. Nous n’avons pas besoin d’autant de gens pour faire tous ça. »

La plupart des sous-traitants effectuent un travail indispensable à la mission fondamentale de l’agence. Ce qui a amené le gouvernement à dépendre d’eux d’une manière que peu auraient pu prévoir : la présence d’intérimaires, initialement engagés le temps d’une guerre, est devenue la norme.

Pas plus tard que la semaine dernière, en saisissant « top secret » dans le moteur de recherche d’un site d’offres d’emploi, plus de 1951 postes à pourvoir se sont affichés pour le secteur de Washington, et 19.759 pour l’ensemble du pays : « Target Analyst » à Reston.  « Spécialiste en infrastructures stratégiques » à Washington DC. « Membre d’un corps expéditionnaire » à Arlington.

« Sans eux, nous ne pourrions pas remplir notre mission. Ce sont nos « réservistes », ils offrent une flexibilité et une expertise que nous ne pouvons acquérir, » a dit Ronald Sanders, ancien chef des ressources humaines pour le Bureau du Directeur du Renseignement National avant de prendre sa retraite au mois de février. « Une fois qu’ils sont à bord, nous les traitons comme de membres  du personnel part entière . »

L’enquête du Post s’appuie sur des documents du gouvernement, des contrats, des descriptions de postes, des registres de propriété, des sites de réseaux sociaux et professionnels sur Internet, sur d’autres données et des centaines d’interviews d’officiels et anciens officiels du renseignement, de l’armée et de sociétés privées. La plupart ont demandé à conserver l’anonymat soit parce qu’il leur était interdit de s’exprimer en public soit parce qu’ils craignaient, disaient-ils, des représailles sur leur lieu de travail pour avoir exprimé leurs préoccupations.

L’enquête s’est concentrée sur le travail relevant du plus haut niveau secret défense car tout ce qui relève du niveau inférieur est trop vaste pour pouvoir être analysé avec précision. Une base de données consultable  sur les organisations gouvernementales et les sociétés privées a été entièrement constituée à partir de documents publics. (Pour une explication sur la décision du journal au lancement de ce projet, veuillez lire la note de la rédaction.)

L’industrie de la sécurité nationale vend bien plus que des avions, des navires et des tanks aux agences militaires et de renseignement. Elle vend la matière grise des sous-traitants. Ils conseillent, informent et travaillent partout, y compris à 10 mètres de profondeur sous le Pentagone, dans un bunker, aux côtés du personnel militaire en treillis de combat en train de surveiller des crises potentielles partout dans le monde.

Tard la nuit, lorsque les larges couloirs du Pentagone sont presque déserts, le Centre de Commandement Militaire National bourdonne pour une bonne raison. L’accès aux positions des forces armées U.S., où qu’elles soient dans le monde, aux images satellites détaillées ou à la Salle de Crise de la Maison Blanche, s’effectue en temps réel.

Ceci a pour but d’être capable de répondre à n’importe quelle question du chef d’état-major des armées. Pour être prêt 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il faut  (la présence de) cinq généraux de brigade, un état-major de colonels et d’officiers supérieurs  – et un homme en chemise et cravate mauve qui porte l’insigne rose d’un sous-traitant.

La profession d’Erik Saar s’intitule « Cogniticien ». Dans un des lieux les plus sensibles des Etats-Unis, il est le seul dans la salle  à savoir comment acheminer rapidement des données au loin. Saar et quatre collègues d’une société privée, SRA International, enseignent aux officiers supérieurs à penser en Internet version 2.0. Ils tentent de forcer une culture attachée aux traditions à agir différemment, numériquement.

 

Offres d’Emploi pour professionnels possédant une habilitation secret-défense.  

Les recruteurs des sociétés sous-traitant avec le gouvernement rencontrent les candidats ayant l’habilitation secret-défense à une Foire aux Emplois Ciblés à McLean, en Virginie. Voir vidéo

Ce qui signifie parfois qu’il faut demander de l’aide dans des salons de discussion en ligne ou échanger des idées sur des sites internet partagés hors des réseaux militaires (noms de domaine se terminant par .mil), ce qui rencontre une résistance au sein de la culture d’auto-suffisance du Pentagone. « Notre boulot consiste à modifier la perception des dirigeants qui pourraient amener le changement », dit Saar.

Depuis le 11/9, les sous-traitants ont apporté des contributions extraordinaires – quelques bavures extraordinaires aussi – qui ont changé l’histoire et obscurci la perception du public quant à la distinction entre les actions d’officiers agissant pour le compte des Etats-Unis et des employés de sociétés privées qui ont un peu plus qu’un badge de sécurité et une arme.

Les méfaits des sous-traitants en Irak et en Afghanistan ont terni la crédibilité des Etats-Unis aussi bien dans ces pays ainsi qu’au Moyen Orient. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’Abu Ghraib, certains par des sous-traitants, ont déclenché des appels à la vengeance, toujours d’actualité, contre les Etats-Unis. Les gardes de sécurité travaillant pour Blackwater ont mis de l’huile sur le feu durant cinq années de violent chaos en Irak; ils sont devenus le symbole d’une Amérique folle furieuse.

Dans les zones de guerre, les sous-traitants, surtout ceux qui sont armés, brouillent la « ligne entre l’usage légitime et illégitime de la force, ce qui est exactement ce que recherchent nos ennemis, » a déclaré au mois de juin Allison Stanger, professeur de politique et d’économie internationale à Middlebury College et auteur de « One Nation Under Contract » (Une Nation Sous Contrat – NdT), lors d’une séance de la Commission indépendante sur la Sous-traitance en temps de Guerre.

Des fautes professionnelles se produisent également. Un sous-traitant pour la Défense appelé MZM a payé des pots-de-vin pour obtenir des contrats de la CIA, ce qui a valu à Randy « Duke » Cunningham, qui était membre du congrès de la Californie et qui siégeait à la Commission de la Défense, de se retrouver en prison. Des gardes employés en Afghanistan par ArmorGroup North America, une société privée, ont été filmés dans un scandale de moeurs.

Mais les sous-traitants ont aussi fait progresser la manière de combattre des militaires. Durant les mois les plus sanglants en Irak, le fondateur de Berico Technologies, ancien officiel de l’armée du nom de Guy Filippelli, qui travaillait pour la National Security Agency, a inventé une technologie facilitant la découverte des fabricants de bombes artisanales et aidé à réduire le nombre de victimes causées par des engins explosifs improvisés, selon des officiels de la NSA.

Les sous-traitants ont fourni des plans et du matériel pour la guerre  aérienne sans pilote menée par des drones (véhicule aérien sans pilote), qui ont tué le plus grand nombre de hauts dirigeants d’Al Qaeda et fourni un flot d’images de surveillance. Une douzaine de firmes ont créé une autoroute numérique transnationale qui transmet jusqu’aux postes de commandement situés aux Etats-Unis les données sur les caches terroristes collectées à distance et en temps réel par les drones.

Des sociétés privées sont devenues si imbriquées dans les activités les plus sensibles du gouvernement que sans elles, d’importantes missions militaires et de renseignement seraient impossibles ou aléatoires. Quelques exemples :

* Au Departement du Homeland Security (DHS), le nombre de sous-traitants est égal au nombre d’employés fédéraux. Le Département dépend de 318 sociétés pour les services et le personnel indispensables, dont 19 cabinets de recrutement qui aident le DHS à trouver et embaucher encore plus de sous-traitants. Au bureau qui gère les affaires de renseignement, 6 employés sur 10 appartiennent du secteur privé.

*La NSA, qui mène des surveillances électroniques à travers le monde, embauche les sociétés privées pour lui trouver la plupart de ses innovations technologiques. La NSA travaillait jadis avec un petit nombre de sociétés ; à présent, elle en fait travailler au moins 484 et ce nombre augmente régulièrement.

*Le National Reconnaissance Office ne peut fabriquer, mettre en orbite ou assurer la maintenance de son système de surveillance par satellites, qui photographie des pays tels que la Chine, la Corée du Nord ou l’Iran, sans les quatre sociétés sous-traitantes les plus importantes avec lesquelles elle travaille.

*Chaque organisation du renseignement ou militaire dépend d’un contrat avec des linguistes pour communiquer avec l’étranger, traduire des documents et comprendre des conversations interceptées. La demande pour des employés de langue maternelle étrangère est si forte, et les sommes que le gouvernement est prêt à payer si énormes, que 56 sociétés se font concurrence sur le marché.

*Chacune des 16 agences de renseignement dépend de sociétés privées pour faire fonctionner ses réseaux d’ordinateurs, communiquer avec les réseaux des autres agences, pour collecter et analyser des bribes d’informations qui pourraient indiquer un complot terroriste. Plus de 400 sociétés travaillent exclusivement dans ce domaine pour créer des logiciels et du matériel de réseaux classifiés.

Le recours à des sous-traitants était censé faire réaliser des économies à l’état. Mais ce n’est pas le cas. Une étude de 2008 publiée par l’Office of the Director of National Intelligence a montré que les sous-traitants composaient 29% du personnel des agences de renseignement mais représentaient 49% des coûts. Selon Gates, les employés fédéraux coutaient à l’état 25% de moins que les sous-traitants.

Si le gigantesque Office of Naval Intelligence à Suitland peut servir  de référence, le processus de réduction du nombre de sous-traitants s’effectue lentement. Y travaillent 2.770 personnes, 24/24h, dans la salle de surveillance maritime pour surveiller les navires commerciaux, ou dans les laboratoires scientifiques et techniques, ou encore dans un des quatre centres de renseignement distincts. Mais ce sont les employés de 70 sociétés informatiques qui font tourner la boutique. Ils stockent, traitent et analysent les communications et les données transmises vers et à partir de toute la flotte navale US et  des navires marchands à travers le monde. « Pourrions faire tourner ce bâtiment sans les sous-traitants ? » a demandé le capitaine chargé de l’informatique. « Non, je ne pense pas que nous en serions capables. »

Le Vice-amiral David J. "Jack" Dorsett, directeur du renseignement naval, a dit qu’il pourrait économiser des millions chaque année en transférant 20%  des postes occupés par des sous-traitants à des fonctionnaires. S’Il a reçu le feu vert, le démarrage a été lent. Pour cette année, un seul poste a été transformé et un autre supprimé – sur 589. « Ca me coûte les yeux de la tête, » a dit Dorsett.

- – -

Les allées du pouvoir à Washington s’étirent pratiquement en ligne droite, de la Cour Suprême jusqu’à la Maison Blanche en passant par le Capitol. Continuez vers l’ouest, de l’autre côté de la rivière Potomac, et les centres officieux du pouvoir – les sociétés privées – deviennent visibles, surtout la nuit.

Là, dans les banlieues de Virginie, on voit s’illuminer les logos des sociétés de « Top Secret America » : Northrop-Grumman, SAIC, General Dynamics.

Sur les 1931 sociétés identifiées par le Post qui travaillent sur des contrats secret-défense, près de 110 d’entre elles effectuent environ 90% du travail pris en charge par des sociétés privées du monde de la défense-renseignement-sous-traitance.

Dana Priet et William M.Arkin

Washington Post, le 20 juillet 2010

Traduction V. D. et apetimedia

ReOpenNews et le Grand Soir

http://www.reopen911.info/News/2010/07/26/top-secret-amer...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/08/2010

n° 496 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 27/08 - : - Début :- L’heure des faucons.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n° 496  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  d'Irak - 27/08 - : - Début   :- L’heure des faucons.


Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°496                            27/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossier   'Géopolitique et Stratégie' dIrak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Une guerre qui n’est pas gagnée.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jean Guisnel : La désastreuse initiative de Bush.

1-2 Joszik : Le Retour du treillis.

1-3 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

1-4 Les développements prévus au Moyen Orient et dans la région du Golfe.

1-5 K. Selim : L’heure des faucons.

1-6 Obama n’a pas changé la politique US au Proche-Orient.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

Fin

3 Histoire de l'Irak 

3-1 Un vieux projet britannique...

4 Annexe

4-1 Grande-Bretagne : Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

4-2 Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous-munitions.

4-3 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.

4-4 Karim Farouk Lakjaa : Armes à sous-munitions, entre progrès du droit et progrès technologiques.


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part :

Une guerre qui n’est pas gagnée.

NB Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) vient de publier un rapport d’Anthony Cordesman sur la situation en Irak quelques mois après les élections. il complète et actualise un rapport rédigé précédent.

L’auteur estime que l’instabilité politique est gravement sous-estimée. Selon lui, il faudra encore 5 à 10 ans avant que la sécurité intérieure ne soit assurée et que la reconstruction puisse véritablement commencer. Il s’ensuit que les projections d’accroissement rapide de la production pétrolière sont irréalistes. Les réserves irakiennes ne seront pas correctement exploitées avant 20 ou 25 ans.

L’annonce du retrait des forces combattantes US en Irak n’a guère de sens. A la fin août 2010, il restera 50 000 soldats US dans le pays. Ceux-ci seront réorganisés pour être mis à la disposition du gouvernement irakien autant que de besoin. Il faut donc comprendre que les forces stationnées ne sont plus destinées à combattre une armée conventionnelle, mais l’insurrection populaire, ce qui 7 ans après la chute de Saddam Hussein n’est pas une nouvelle.
En outre, le retrait des forces combattantes d’Irak est en fait un simple déplacement régional. Le format des forces US dans le Golfe (Arabie saoudite, Bahrein, Emirats, Irak, Koweit, Qatar) est inchangé.

En définitive, il est d’autant plus impossible de dire quand la guerre d’Irak sera gagnée que les objectifs de guerre n’ont cessé de changer. Par exemple, dans la cadre du remodelage du « Proche-Orient élargi », il était convenu de démanteler l’Irak en trois Etats distincts. Aujourd’hui, cette perspective est abandonnée car elle a suscité l’alliance des Etats frontaliers (Syrie, Iran,Turquie) et l’effort porte désormais sur la restauration de l’unité du pays.

L’auteur —qui est proche de la monarchie saoudienne— conclut à la nécessité pour les Etats-Unis de poursuivre leur engagement à contre-courant du discours officiel de retrait.

===

Iraq : Strategic Partnership or Lose the "Unwon" War, par Anthony Cordesman (CSIS, août 2010).
 Part 1 : “Meeting the Challenges of 2010
 Part 2 : “Measuring the Course of the War
 Part 3 : “Economy, Demographics, Budget and Trade
 Part 4 : “Critical Impact on World Oil Supplies
 Part 5 : “Economic & Military Aid and US Withdrawals

19 août 2010



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Jean Guisnel : La désastreuse initiative de Bush.

NB : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Alors que les troupes américaines vont amorcer leur retrait d'Irak dans deux semaines, l'instabilité politique du pays pose sérieusement la question de la viabilité de l'Irak post-Saddam.

Le massacre de Bagdad, le énième de la guerre civile qui a fait des milliers de morts en Irak depuis le début de cette année, pose cruellement le problème de la viabilité de ce pays. Et de sa capacité à entrer, non pas dans une phase de paix et de prospérité, encore inaccessible, mais simplement dans une période de paix durable. Or les données sont simples. En guerre depuis 2003, l'Irak n'a vécu depuis cette date qu'avec plusieurs dizaines de milliers de soldats étrangers, essentiellement américains, stationnés sur son territoire. Et ils s'apprêtent à partir.
L'échec américain
Cela va sans dire, cette situation aggrave encore l'échec de la désastreuse initiative de George W. Bush, prise au double prétexte de la lutte contre al-Qaïda et de la menace «stratégique » que faisait peser sur les États-Unis la prétendue présence en Irak d'armes nucléaires, biologiques et chimiques. L'Irak vivait certes sous le joug d'un dictateur sanguinaire et honni.

Mais force est d'admettre que les États-Unis ont apporté une inapplicable liberté, accompagnée de sang, de larmes, et d'hécatombes. En septans et demi, plus de 4.700 soldats étrangers, et sans doute plus de 100.000civils irakiens ont perdu la vie dans les ‘combat’s et les attentats. Désormais, les activistes de toutes obédiences manient la bombe sur fond de concurrence irresponsable entre l'ex-Premier ministre IyadAllawi, et le chef de gouvernement sortant Nouri al-Maliki que les législatives de mars dernier n'ont pas départagés. Le régime irakien des partis, sorti de l'imagination débile de politologues américains, nécessite une majorité absolue pour assumer le pouvoir. Or il manque quatre sièges à al-Maliki, donc l'impasse est totale! Est-ce vraiment le bon moment pour que les Américains, qui ont précipité ce chaos destructeur, se retirent? Dans deux semaines les 64.000 derniers soldats américains auront terminé leurs opérations de ‘combat’, et seront tous partis avant la fin 2011. L'enjeu pour Barack Obama est crucial, s'il veut être réélu à cette date.

Mais les généraux irakiens affirment pour leur part qu'ils seront absolument incapables de faire régner l'ordre dans le pays avant 2020!

La pire anarchie imaginable se prépare. Il est fort possible que les Irakiens, qui croyaient tout savoir de l'Enfer, en découvrent bientôt de nouveaux tourments.

Jean Guisnel

18 août

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/com...


1-2 Joszik : Le Retour du treillis.

Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles le droit moral d’envahir l’Irak ?

Certes même si cette étonnante question nous paraît à priori absurde il n’en reste pas moins qu’une puissance militaire, dans l’absolue, aurait dit-on le droit qu’elle s’arroge, d’elle même, au-dessus des règles de la communauté internationale, d’agresser un voisin dans l’hypothèse qu’elle désir s'accaparer de ses ressources et contrôler de ses institutions pour ses propres intérêts,

Le Chant des Chiens Diurnes.

Par conséquent, si elle agit avec intelligence en veillant bien de ne pas se retrouver dans un isolement économique et militaire et à bien conserver la ligne verte de la démocratie dans son camp elle s’en sortira avec quelques petits reproches, car dans la « logique de guerre »( comme nous le verrons plus loin) les jeux d’influence changent le paradigme en faisant place non plus à un rapport entre puissance économique mais plutôt au rapport de force brut entre puissance militaire, ce qui est une toute autre histoire. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car Il y a souvent eu par le passé des précédents occidentaux tendant vers ce genre de comportement, mais de l’occupation il ne résulte pas nécessairement un génocide chères frères.
 Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.
 Par le passé on a eu cinq précédents de tentative d’occupation avec extermination déterminée de la population,
 N°1) De l’occupation du territoire des Amériques il en est résulté ce qui reste encore aujourd’hui le plus grand de tous les génocides de l’humanité (GT : Génocide Total) comprenant l’extermination de plus de 50% de la population), événement qui a été supprimé définitivement de la rubrique génocide du dictionnaire Wikipédia et remplacé par « Les massacres au caractère génocidaire controversé » , et d’ailleurs toutes tentative de l’y ajouter comme génocide se verra effacée et blacklistée au niveau de l’adresse IP par le fameux dico du Web……350 millions de morts reconnu officiellement en 150 ans ça n’est pourtant pas un petit génocide ça ?
 N°2) Le génocide africain dont on ne retient que la déportation et l’esclavage, et qui n’a d’ailleurs pu aboutir à un génocide total à cause du besoin occidental en ressource humaine d’ouvriers sans salaire et sans identité humaine, ça vous en bouche un coin ça, les nègres l’ont échappé belle parce qu’ils chantaient en travaillant dans les champs, les chiffres sont floue car ils ont été dispersés dans tous les pays d’Europe et des Amériques, mais à la fin de la seconde guerre mondiale il ne restait plus beaucoup de nègre, pour ne pas dire aucun, en Europe par conséquent je conseillerait vivement à Liliam Turam & Co s’ils veulent porter les lunettes et le chapeau de Malcom X, de s’intéresser un peu plus au passé de leurs parents plutôt que de s’attaquer à leurs« compatriotes ».
 N°3) Le Dernier continent que constitue l’Australie et ses satellites, dont on peut aussi considérer comme une colonisation ayant dégénéré en un Génocide Totale
 N°4) Le génocide des peuples juif, slaves et tzigane durant
la Seconde Guerre mondiale, dont on peu joindre en toute honnêteté une tentative de génocide du peuple palestinien car ces deux génocides ont irrémédiablement et à jamais leurs chromosomes X et Y communs.
 N°5) Le Vietnam et
la Corée dont les actions militaires américaines déterminées n’étaient pas une tentative d’invasion et de contrôle des ressources mais plutôt de nettoyage ethnique et raciale par l’extermination aux produits chimiques (Premiers génocides par ADM après le Japon, ou l’on retrouvé déjà les états unis d’Amérique et la grande Bretagne).
 N°6) l’Arménie qui ne peut être considéré comme un génocide car il n’y a pas eu remplacement de la population par un autre mais plutôt une occupation violent avec l’assassinat des élites (grande spécialité des pays Orientaux).
 Je vous épargnerait le cas de l’Afrique du Nord pour ne pas heurter certaines sensibilités.
 Pour en revenir à nos moutons : Qu’est-ce qui nous amène, aujourd’hui, d’une occupation militaro-industrielle de l’Irak avec prise de contrôle des institutions à un génocide claire et déterminé du peuple irakien.
 1°) Les armes, les moyens et les cibles d’emblé, nous indique qu’il y a préméditation et forte intention génocidaire
 2°) Les instruments de contre insurrection utilisés (attentats à l’explosif dans des proportions qui dépassent toute logique humaine et toute logique mécanique car il serait impossible de fabriquer ou de faire entrer ou déplacer d’un petit km autant d’explosif dans un pays sous total occupation américaine), et bien sur, tous le monde se souvient des fameux camion disparus de la zone verte chargé de plusieurs tonnes d’explosifs, malgré la présence 24h/24h de drones, de satellites et d’avions Awak au-dessus de Bagdad et l’absence d’enquête sérieuse sur l’origine chimique des explosifs utilisés dans les attentats nous apporte quelques pistes sur les commanditaires.
 3°) La haine raciale dans les plus hautes sphères gouvernementale américaine notamment celle de la communauté juive qui ne fait aucun effort pour trouver la moindre trace de paix dans les poussières de Palestine mais qui rêve maladivement sous ses oliviers pourris d’un grand Israël qui ne verra, sans doute, jamais le jour car il n’a pas au préalable défini ses frontières, donc ce rêve qui n’aurait apparemment pas de limite s’oppose par conséquent à toutes les autres identités humaines.
 4°) La présence volontaire de différents services secrets et notamment la présence en grand nombre des militaires américains de confessions juive dont la réputation de hordes de la mort en Irak n’est plus à faire et qui a comme objectif l’extermination et l’occupation définitive de Bagdad.
 C’est donc au cœur de Bagdad que se joue aujourd’hui l’avenir du monde orientale à l’exclusion définitive de l’Arabie Saoudite.
 Le But est bien une occupation de Bagdad à l’Israélienne avec des murs qu’i s’élargissent et qui prennent de plus en plus sur la population locale qui disparaîtra pour laisser la place à des entreprises et des jeunes couples américains et des pépinières de bébé éprouvette issue de la fécondation de jeunes mexicaines dans ce que est aujourd’hui appelé la zone verte et qui sera demain considéré comme un nouveau territoire indépendant membre des nations unis et de l’ONU et possédant une population à majorité anglo-saxonne et qui s’étendra inexorablement vers une colonisation total avec extermination à la palestinienne, ce qui est pour le moment un processus incontournable et qui bénéficiera du soutient inconditionnel de la communauté Européenne, et cela dans un avenir très proche. Le procédé sera le même :
des frontières mal définies, des zones tampons qui se dilatent, des terroristes qui font exploser des civils Irakiens et les militaires américains qui se vengent sur les civils Irakiens, des obus, des grenades et des Oussama Ben Laden introuvables et éternels. Des Nicolas Sarkozy qui applaudissent, des Lionel Jospin qui soutiennent, des Dominique Strauss Kan qui financent , des Ségolène Royale qui entrainent toute la gauche dans un coupe-gorge et les autres entités politiques pro gouvernementale cachées et qui nous le font savoir en nous crachant chaque jours leurs immondices vomis par la commandanture militaire pro-américaine.
 
La Russie sort lentement de son coltar, elle a longtemps crut qu’elle était de la partie, la belle, parce que l’élite Russe Européenne était avec elle….Mais hélas il y avait erreur et le colosse prend plein de coups dans la gueule coincé qu’il est contre un mur par les tueurs en séries qui le chasse déjà depuis près de 100 ans (2017) mais il n’est pas encore tombé le colosse et le risque mondiale maintenant c’est que le colosse se lève car dans ce cas il n’y aura aucune issue diplomatique à une quelconque paix mondiale car Russes et américains et Chinois ont déjà atteint le Rubicon technologique, mais les seconds, grands joueurs de Poker et amateurs de films pornos, en sont encore au petit jeu du chantage et des coups tordus et semble ignorer qu’ils s’approchent dangereusement de la ligne rouge qui signale le chaos par les armes avec destruction de 80% de la population mondiale sans distinction de classe sociale avec une prédilection pour les grands centre urbains des pays industrialisés (prime à la casse).  
 C’est en effet la troisième fois que l’occident se lance dans la « logique de guerre, » mais dans cette logique qui démarre généralement sur des objectifs financiers compensatoire d’une déficit économique aggravé.
 Le premier effets anti-retour (qui empêche l’agresseur d’arrêter le processus enclenché) est le gain financiers militaire qui se retrouve rapidement transformé en gains et détournement maffieux, on est donc en présence d’une système de financement militaire gouvernementale qui a prévu une compensation par les recettes récoltées à la fin d’un conflit mais qui se retrouve encore plus endenté qu’avant la guerre parce que toutes les recettes ont été détournées par des organisation mafieuses et de surcroît pour financer cette guerre ils avaient baissé les aides sociales qu’un certain Obama a fait mine de rehausser et qui fatalement nous invite malgré nous, encore et encore, à une nouvelles guerre contre X qui ne sera pas la dernière et qui ne réglera pas le problème américain, car personne auparavant n’avait pu arrêter le processus, ni les Romains, ni les Arabes, ni les Français (Napoléon qui est allé s’écraser la gueule sur les Russes) ni les Allemands(qui sont allés s’écraser la gueule sur les Russes). Personnes n’a pu cesser de donner à manger aux chiens Diurnes car ils savait tous qu’ils risquaient de se faire dévorer vivant à l’instant.

 joszik

Mardi 10 Août 2010

http://www.alterinfo.net/Le-Retour-du-treillis_a48867.html


1-3 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

extrait

Des membres d’un groupe armé soutenu par Téhéran ont été formés en Iran pour préparer une attaque contre des bases américaines en Irak, a affirmé mardi le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno.

Selon une dépêche de l’AFP en date d’aujourd’hui. Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce qui tendent à montrer une armée nord-américaine ayant apporté la paix en Irak et en butte à la volonté mauvaise des Iraniens. On y croirait presque et on oublirait que les nord-américains et leurs alliés ont envahi l’Irak et qu’aujourd’hui le pays continue à être à feu et à sang , même si le commandant des forces américaines se félicite qu’il n’y ait que 284 morts irakiens en juin. Et comme en témoigne la dépêche de l’AFP publié par les Echos, le commandant en question mêle allégrement groupes chiites manipulés par l’Iran, Al Qaïda et tribus sunnites sur lesquelles ont été déversées une pluie de dollars.

Chercherait-on un caus belli contre l’iran ?

C’est tout à fait vraisemblable, en tout cas « on » entretient l’idée de la menace iranienne. 

  »Ces renseignements mettant en cause le mouvement Kataëb Hezbollah ont entraîné un renforcement des mesures de sécurité autour des installations américaines, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la base de Camp Victory, à l’ouest de Bagdad. »

  »Nous avons des renseignements selon lesquels des éléments affiliés à l’Iran veulent attaquer des bases américaines, et nous les prenons très au sérieux », a-t-il dit, citant nommément Kataëb Hezbollah.

  »La menace d’une attaque iranienne a augmenté ces deux dernières semaines (…) ce qui nous a amenés à renforcer la sécurité autour de certaines de nos bases », a-t-il poursuivi. « Il s’agit d’une nouvelle tentative de l’Iran pour influencer l’action des Etats-Unis en Irak. »

L’armée américaine accuse l’Iran d’utiliser ces groupes armés pour renforcer son influence en Irak qui, quatre mois après les législatives, n’a toujours pas de nouveau gouvernement.

 Actuellement fort de 74.000 hommes, le contingent américain doit être ramené le 1er septembre à 50.000 militaires.

 Le général Odierno a refusé de dire quelles bases étaient visées et est resté évasif quant à une implication éventuelle du gouvernement iranien dans cette menace.

  »C’est toujours très complexe », a-t-il dit. C’est le moins que l’on puisse dire… Et la suite de ses propos n’est pas plus évidente quant à l’implication de l’iran. « Ce que nous savons, c’est que les gens qui se préparent à commettre cette attaque ont reçu un entraînement spécial en Iran et sont venus en Irak et nous savons que des experts ont été envoyés d’Iran en Irak pour les aider, et ce au cours, plus ou moins, du mois écoulé », a-t-il poursuivi.

 Le général Odierno a également affirmé que cette menace ne perturberait pas le retrait américain.

  »Les forces de sécurité irakiennes sont capables de maintenir un niveau de stabilité suffisant pour permettre à l’Irak d’avancer politiquement et économiquement », a-t-il dit souligné. Hum! Quatre mois après les législatives il n’y a toujours pas de gouvernement…

 Et « on peut faire beaucoup de choses avec 50.000 militaires » américains, a-t-il expliqué. Oui y compris monter quelques provocations…

 Les nord-américains se félicitent de ce que « les violences ont nettement diminué depuis le pic de 2006 et 2007. Selon des chiffres officiels irakiens, 284 Irakiens ont été tués dans les violences en juin, contre 437 en juin 2009« . Bref un vrai triomphe, nous en sommes à environ 300 civils parce qu’il s’agit bien de civils tués par mois, tandis que l’armée nord-américaine est parquée dans des bases ultra-protégées…

 Le général Odierno a présenté cette baisse comme la conséquence de l’action conjointe des forces irakiennes et américaines, qui a décapité les mouvements armés liés à Al-Qaïda, et entamé leurs capacités opérationnelles. En fait, la stratégie de Peatrus désormais en Afghanistan a consisté à acheter les dirigeants sunnites pour les rallier, certains empochent l’argent et il n’y a … plus que 300 morts irakiens par mois, de quoi se féliciter…

 La mort en avril du chef politique d’Al-Qaïda en Irak, Abou Omar al-Bagdadi et de son chef militaire Abou Ayyoub al-Masri a ainsi compliqué les échanges entre la branche irakienne de la nébuleuse islamiste et l’étranger, selon lui. Bref comme chacun sait il y a autant de liens entre Al Qaida et l’Iran qu’il y en avait entre Ben laden et Saddam Hussein… Ca n’a pas empêché l’invasion pour cause de 11 septembre…

  »Nous n’avons vu aucune communication entre Al-Qaïda en Irak et la direction en Afghanistan et au Pakistan », a indiqué le général Odierno. « C’est quelque chose d’important. »

Il a cependant noté que l’organisation avait toujours des activistes, notamment retranchés dans les étendues désertiques de l’ouest de l’Irak, capables de perpétrer des attaques meurtrières. Quel est le rapport avec l’attaque par l’Iran des bases américaines, pas très évident…

Une situation on le voit à peu près aussi  claire que celle de ce physicien iranien Shahram Amiri. Depuis plusieurs Téhéran affirme  qu’il a été enlevé par la CIA, les Etats-Unis qu’il est resté de son plein grè. Le feuilleton s’est terminé à l’Ambassade du pakistan où depuis 30 ans se trouve le bureau des intérêts iraniens à Washington et où a fini par se réfugier le dit physicien en demandant à rejoindre son pays, ce qui plaide pour la version  des iraniens.

Ce qui est sur c’est que nous avons quitté depuis longtemps le phénomène de l’information pour être dans celui de la rumeur où il s’agit de créer les conditions d’une attaque de l’iran.

Danielle Bleitrach

13 juillet

http://socio13.wordpress.com/2010/07/13/irak-un-groupe-soutenu-par-liran-projette-dattaquer-des-bases-americaines-selon-les-usa/


1-4 Les développements prévus au Moyen Orient et dans la région du Golfe.

A partir de cette analyse des différents aspects que revêt la crise capitaliste et, aussi, de l’importance que prendraient le pétrole et le gaz dans l’avenir proche, la situation au Moyen Orient, et par extension en Afhganistan et au Pakistan, ne tardera pas à échapper au consensus qui avait marqué cette région à la suite de a guerre de Bush contre l’Irak.

En effet, l’administration du président étasunien Barak Obama voudrait marquer une victoire avant d’entrer dans la phase des élections partielles, croyant ainsi pouvoir mieux asseoir son pouvoir et préparer le retour des Démocrates, avec ou sans Obama, à la Maison blanche. Voilà pourquoi les directives de la politique étasunienne sont devenues plus claires, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. Elles se résument comme suit:

a) Reprendre en main les positions perdues en Amérique latine, asseoir l’autorité retrouvée au Honduras et au Costa Rica, mais, surtout, tenter de changer la situation politique au Venezuela.

b) Réorganiser la situation intérieure irakienne, en y instaurant un gouvernement qui permettrait aux troupes étasuniennes de se redéployer dans ce pays, autour des champs pétroliers, et sans avoir à donner de grandes concessions à la Syrie et, surtout, à l’Iran[1][1][1].

Partant de ce point, mais aussi de la désinvolture turque vis-à-vis des deux problèmes de la Palestine et de l’Iran, il est plus facile de comprendre pourquoi les Etats-Unis ont permis le déploiement de forces militaires israéliennes dans certaines régions du Kurdistan irakien mais aussi l’exploitation à outrance des tensions confessionnelles et le retour aux voitures piégées. C’est que les tensions confessionnelles rendent plus que nécessaires la présence des forces étasuniennes dont le rôle serait celui de “protéger les sources d’énergie”.

c) Imposer des sanctions à l’encontre de l’Iran, tout en brandissant la menace d’un coup de force “israélien” (ou autre)[2][2][2]. Ces sanctions visent, non seulement à empêcher ce pays de posséder la bombe atomique, mais surtout à faciliter la mainmise de Washington sur le projet du gazoduc partant de l’Iran vers le Pakistan et l’Inde, tout en empêchant la Russie de mettre à exécution le projet formé en 2008 et visant à un partage entre ce pays et l’Iran des “bienfaits” de ce projet.

d) Renforcer la mainmise militaire étasunienne sur la région du Golfe, tout en tentant de contrôler le détroit stratégique de Bâb El Mandab et le trafic maritime dans l’Océan indien.[3][3][3].

Trois de ces quatre directives concernent le Moyen Orient, où se trouve la part la plus importante des réserves de gaz et de pétrole, sans oublier les routes de transport de ces sources d’énergie, tant vers l’Inde et la Chine que vers l’Europe qui, malgré l’ouverture vers la Russie, a toujours besoin des pays arabes.


[4][4][1] Qui détiennent des cartes maîtresses dans ce pays.

[5][5][2] Chaque jour, de nouvelles déclarations vont dans ce sens, tant celles de R.Gates concernant les plans d’attaque que celles de certains “anciens” de la CIA prévenant l’administration d’Obama d’une possible attaque israélienne…

[6][6][3] La base militaire étasunienne établie à Djibouti n’est plus suffisante; elle doit être soutenue par le contrôle de l’ile yéménite de Soukatra et par une meilleure prise en main de la situation politique de l’Ethiopie et de la Somalie.

Beyrouth, le 3 août 2010

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais


1-5 K. Selim : L’heure des faucons.

Le parallèle est trop évident pour ne pas sauter aux yeux.

La reprise économique américaine donne des signes inquiétants d’essoufflement.

Dans le même temps, l’amiral Mc Mullen, chef des armées des Etats-Unis, informe benoîtement que ses stratèges ont conçu des plans de bataille contre l’Iran.

Les Etats-Unis annoncent également qu’un réseau intégré de Defense antimissile en Europe, en Israël et dans le Golfe, destiné à protéger ces régions de représailles iraniennes, est en voie d’achèvement.

L’activation d’un tel bouclier antimissile et d’un système de radars entourant l’Iran signifie clairement l’accélération des préparatifs d’une frappe contre le pays des ayatollahs. Le pari est immensément risqué, car nul ne peut prédire la magnitude des répliques iraniennes ni les répercussions de l’explosion d’un conflit dans une région très fragile.

L’agressivité américaine, nullement refroidie par les récents revers en Irak et en Afghanistan, est bien en quête d’un nouvel exutoire. Apparemment, les partisans d’une approche prudente cèdent le pas devant l’offensive des néoconservateurs pour qui l’Iran est une menace vitale pour Israël et les Etats-Unis.

Les sous-impérialismes européens, qui n’acceptent pas la modification en cours des rapports internationaux, sont entraînés dans l’escalade belliciste. Autant que la perte de leur hégémonie conjointe, c’est la Defense de la « démocratie » coloniale israélienne qui est au premier plan des préoccupations des architectes de la guerre. Pour ces milieux, un conflit de nature « civilisationnelle » pourrait escamoter des politiques publiques de plus en plus injustes et des difficultés économiques auxquelles ils ne peuvent faire face par des moyens conventionnels. La mort et la destruction sont donc tranquillement présentées par des individus très rationnels comme le moyen d’exporter la démocratie et d’asseoir la paix du monde.

Quelle différence avec des extrémistes fanatisés ?

A lire les déclarations des partisans de la guerre, seule l’ampleur de leurs moyens les différencie des terroristes qu’ils prétendent ‘combattre. Ces derniers, isolés au sein même de leurs sociétés, ne disposent pas en effet des instruments de propagande ni des capacités militaires et de manipulation de l’opinion de Washington.

Les dirigeants américains, fidèles à leur tradition, n’ont jamais renié la politique de la canonnière - aujourd’hui remplacée par le porte-avions - des premiers temps de l’expansion impériale. Avec un argumentaire à peine actualisé. Mais la situation politique globale qui prévalait au dix-neuvième siècle a bel et bien changé, même si la puissance de destruction américaine a considérablement augmenté.

Le cours des événements actuels montre que la nature des orientations américaines n’évolue pas, quelle que soit la couleur politique du président et la tonalité du discours officiel. Le système politique américain, strictement verrouillé, est fondamentalement soumis à des intérêts très minoritaires. Les espoirs placés dans l’élection de Barack Obama ont rapidement laissé place au désenchantement. Le credo du changement invoqué sur tous les registres n’est au final que pur artifice. Le président, comme ses prédécesseurs, est aux ordres de ceux qui l’ont installé à la Maison-Blanche et qui encadrent strictement ses politiques.

Osera-t-il s’opposer aux faucons de mauvais augure qui l’entourent ? Il est permis d’en douter.

K. Selim

17 août 2010 –

Le Quotidien d’Oran – Editorial

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5141844


1-6 Obama n’a pas changé la politique US au Proche-Orient.

Comme chaque année, l’institut de sondage Zogby a réalisé une étude sur la perception de la politique des Etats-Unis dans le monde arabe (voir document joint au bas de cette page).
Les résultats 2010 font notamment apparaître que :
 Les arabes, qui avaient été séduits par Barack Obama et son discours du Caire, sont aujourd’hui désabusés. Ils considèrent que si la nouvelle administration états-unienne est moins islamophobe, elle n’a pas vraiment changé sa politique régionale. Washington continue à soutenir aveuglément Israël et à occuper l’Irak.
 Les arabes considèrent que
la Shoah est instrumentée pour créer une sympathie à l’égard d’Israël au détriment des arabes. Ils ressentent donc avec inquiétude l’abondance de programmes télé et de films à ce sujet.
 Une majorité d’arabes ont été convaincus par les médias que l’Iran poursuit un programme nucléaire militaire secret. Cependant, comme ils sont une encore plus grande majorité à penser que Téhéran a le droit de se doter de la bombe et que cela rééquilibrerait le Proche-Orient, il est possible qu’ils expriment là un souhait plus qu’une conviction définitive.
 
La France reste la super-puissance la plus appréciée des arabes.
 Les trois leaders politiques les plus populaires dans le monde arabe ne sont pas arabes, mais turc (Recep Erdogan), vénézuélien (Hugo Chavez) et iranien (Mahmoud Ahmadinejad). Les trois leaders arabes vivants les plus populaires chez les arabes sont le Libanais Hassan Nasrallah, le Syrien Bashar el-Assad et l’Emirati Sheikh ben Rachid Al Maktoum.

http://www.voltairenet.org




 

 

 

 

 

 

n° 496 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 27/08 - : - Suite :- L’heure des faucons.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n° 496  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  d'Irak - 27/08 - : - Suite   :- L’heure des faucons.


Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°496                            27/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossier   'Géopolitique et Stratégie' dIrak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture..




2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

Si vous saviez braves gens quels tours vous joue Sarko et ses copains..

Vous auriez des cauchemars ! O boulangers de la Charente ! Bouchers du Poitou..

On vous a dit de ne plus bronzer bête !

Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

Selon des sources dignes de confiance l'ambassadeur de Sarko à Bagdad, Boris Boillon, le con – battant, pro occupant US, aurait demandé lors d'une récente visite aux enturbannés de Najaf, en Irak l'intervention et l'aide des mollahs dans le dossier nucléaire iranien..
Boris Boillon, c'est un ambassadeur bling bling, lui aussi, il faut bien singer le patron ; il essaie même de parler arabe ! Il s'est rendu à Najaf, sous la protection des baïonnettes de l'Occupant nazi US et aurait même déclaré que
la France était disposée à aider l'Irak dans le domaine nucléaire..pincez moi, j'ai envie de rire ! Nous disons à ce petit coursier de Sarko, qu'une fois l'Irak libéré, et c'est très bientôt, c'est la Résistance irakienne qui décidera qui va faire quoi, et que la Résistance irakienne saura distinguer le bon du mauvais, le blé de l'ivraie ; elle choisira entre ceux qui ont soutenu l'Occupant immonde US, ceux qui ont formé des milices pour assassiner des Guy Moquets irakiens, ont accueilli les Pétains irakiens sur les perrons de l'Elysée.. et entre ceux qui se sont au moins abstenus d'approfondir encore plus la plaie ou d'aggraver le calvaire de ce pays martyre détruit par les gangsters mondialistes US.
Dans la lignée des sionistes Bernard Kouchner, Pierre Lellouche et des va-t-en guerre contre l'Irak, Boris Boillon, lors d'une visite chez les mollahs pro iraniens à Najaf, lui aussi, a exprimé "ses espoirs, je cite 'importants', de voir la démocratie s’installer en Irak."

Nous disons à ce petit coursier de Sarko, qu'une fois l'Irak libéré, et c'est très bientôt, c'est la Résistance irakienne qui décidera qui va faire quoi, et que la Résistance irakienne saura distinguer le bon du mauvais, le blé de l'ivraie ; elle choisira entre ceux qui ont soutenu l'Occupant immonde US, , ceux qui ont formé des milices pour assassiner des Guy Moquets irakiens, ont accueilli les Pétains irakiens sur les perrons de l'Elysée.. et entre ceux qui se sont au moins abstenus d'approfondir encore plus la plaie ou d'aggraver le calvaire de ce pays martyre détruit par les gangsters mondialistes US. Dans la lignée des sionistes Bernard Kouchner, Pierre Lellouche et des va-t-en guerre contre l'Irak, Boris Boillon, lors d'une visite chez les mollahs pro iraniens à Najaf, lui aussi, a exprimé "ses espoirs, je cite 'importants', de voir la démocratie s’installer en Irak." 1) On dit vraiment que les fonctionnaires sont tous pareils, employés de l'Urssaf, de la Sécurité Sociale, de la SNCF ou ambassadeurs soient-ils ! Avec notre profond respect pour tous profession et métiers et qu'il n'y a pas de métier idiot, bien sûr ! Dites nous votre excellence, con-quérant en Mésopotamie qu'est ce que cela veut dire « espoirs importants» ! La connerie rend stérile et impuissant. Aussi dites-nous, mollah Boillon de quelle démocratie s'agit-il ! Peut-être vous évoquiez les deux millions d'irakiens qui se sont abstenus de participer à la démocratie car assassinés par les gangsters US depuis 2003 ? S'agit-il peut-être des prisons secrètes, des mercenaires de Blackwater, des tortures d'Abu Ghraib, de la destruction des villes et des villages irakiens sur la tête de leurs habitants..ou des centaines de massacres d'Oradours sur Glane dans chaque coin de rue en Irak, ou encore de l'utilisation d'armes prohibées, uranium appauvri, phosphore blanc et j'en cite..

Mollah Boillon !

Les irakiens ne sont pas dupes et on dit même qu'ils peuvent lire l'illisible !

Pour vous, les affaires sont les affaires même avec un régime de type vichyssois, imposé par des occupants sans foi ni loi et qui est considéré comme le gouvernement le plus corrompu de la planète, selon les instances internationales.
Boris Boillon, je vous assure que vous n'avez rien à battre de l'Irak et des irakiens et que vous n'avez aucun principe et aucune valeur, et tel maître, tel serviteur vous suez l'hypocrisie et vous êtes prêt à tout pour signer quelques contrats et faire du chiffre !

C'est ça le nouveau rayonnement de la France patrie des droits de l'homme à l'étranger !
Pourquoi s'en étonner ! Tout est possible, la même chose et son contraire. Et comme pour les US et la presse officielle nauséabonde, occupation désormais rime avec libération, massacres de civiles avec dommages collatéraux, résistance avec terrorisme.. et pourquoi Sarko le Vichyssois irakien ne ferait-il pas pareil ? Sarko interdit la burqa en France et son aide de camp couche avec les crapules enturbannés qui gouvernent l'Irak par le feu et par le sang imposés et protégés par l'Occupant nazi US !

Mollah Boris annonce et prévoit même des miracles.. Ecoutez bien : il veut jumeler la ville de Najaf où l'on assassine les fillettes de 13 ans qui ne portent pas la burqa et où l'on lapide, l'on excise et l'on abuse des mineurs, avec la ville de Lourdes.

Mollah Boris le muezzin de Sarko, priez-pour nous !
Boillon, calme-toi ! Ne bondis pas trop vite et dans tous les sens ! Réfléchis !

C'était l'Irak du Baath et du martyre Saddam Hussein qui avaient ouvert les portes du monde arabe à la France après qu'elle ait été rejetée dû à sa défaite d'Algérie. Mollah Boris tu es en train de griller tous tes jetons !

Tes amis corrompus du régime vichyssois de Bagdad ne te serviront à rien..

Tes amis occupants immondes US, font leurs valises et s'apprêtent à s'enfuir du Pays des Deux Fleuve, dans la honte et l'ignominie.

Alors, tes crapules enturbannés de Najaf ne te seront d'aucun secours..

La Résistance irakienne frappe aux portes de la victoire malgré tes gesticulations, tes clowneries et tes « espoirs importants. »
1) Cf site officiel de l'ambassade de France à Bagdad
http://assurbanipal-banipal.blogspot.com/

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EklkEyAklucDNvqsSS.shtml


2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L'abandon des anciens ‘combattants’ canadiens évoque le cas des États-Unis

À l’instar des Américains, nous devons nous interroger sur le sort que nous réservons à nos vétérans.

Le gouvernement traiterait-il les soldats des Forces canadiennes sans guère plus d'égards que des citoyens de seconde classe?

«Les sacrifices [des soldats canadiens en Afghanistan] semblent s'être perdus dans la complexité de la bureaucratie», s'exclamait le 17 août l'ombudsman des vétérans Pat Strogan, colonel et ancien commandant des Forces canadiennes en Afghanistan (Le Devoir, 18 août 2010).
La sortie publique de l'ombudsman dénonçant ce que plusieurs qualifient d'ingratitude réservée aux anciens ‘combattants’ canadiens rappelle de plus en plus cent controverses semblables qui germent aux États-Unis depuis des années.

Or l'abandon des soldats, une fois leur service terminé, ne révélerait-il pas des tendances de fond sur les inégalités sociales qui font des Canadiens provenant en majorité des régions pauvres une sorte de prolétariat du sacrifice?

C'est que le sort des soldats n'est peut-être pas sans rappeler les difficultés que connaissent les régions d'où ils proviennent, tant au Canada qu'aux États-Unis.
Taxe en sang
De part et d'autre de la frontière, certaines ressemblances sont percutantes.
Après celui d'Abou Ghraïb en 2007, un nouveau scandale soulevé par la guerre en Irak éclatait aux États-Unis.

Une série d'articles du Washington Post dénonçaient la vétusté d'un édifice du Walter Reed Medical Center.

Les journalistes du Post peignaient le sombre et bientôt tristement célèbre portrait d'un hôpital pour vétérans où des employés surchargés abandonnaient les «héros» des guerres d'Irak et d'Afghanistan dans des chambres insalubres.
Puis il y a eu les controverses sur ces 185 000 soldats remobilisés involontairement au ‘combat’ après l'échéance de leurs contrats de service. Nommée «stop-loss», cette pratique a été presque universellement dénoncée en Amérique depuis qu'elle a été publicisée.

Plusieurs observateurs ont été choqués par son hypocrisie étant donné que les soldats américains sont des volontaires, comme au Canada.
Par ailleurs, 10 000 soldats américains ont été renvoyés pas moins de cinq fois en Irak ou en Afghanistan. Or la grande majorité des soldats américains proviennent de régions rurales économiquement défavorisées, souvent les plus durement frappées par la délocalisation des industries depuis les années 1970.

Les communautés américaines du Sud comptant moins de 20 000 habitants ne fournissaient pas moins de 40 % des recrues militaires de l'an 2000 et la moitié des ‘combattants’ tués au ‘combat’ en 2003-2004.

La taxe en sang prélevée dans les régions rurales était de 60 % plus élevée que celle prélevée dans les villes américaines.
Déjà issus des régions américaines laissées pour compte par l'économie mondialisée, les héros de guerre sont à nouveau abandonnés à leur retour par une population qui prétend pourtant appuyer leurs sacrifices, comme le dénonçaient les chroniqueurs du New York Times et du USA Today.
Des ressemblances
Le Canada n'a pas connu les mêmes pratiques de remobilisation involontaire que son voisin du Sud, mais les profils des soldats des Forces canadiennes affichent néanmoins des ressemblances.
Alors que Terre-Neuve-et-Labrador compte moins de 2 % de la population du Canada, un quart des soldats canadiens en Afghanistan provenaient de cette province, selon un article scientifique de Deborah Cowen, professeure de géographie politique à l'Université de Toronto.
La majorité de nos concitoyens ont beau habiter les grands centres canadiens, seulement une recrue sur cinq des forces armées provient des villes comptant plus d'un demi-million d'habitants.

Par ailleurs, près d'un candidat sur deux pour entrer dans les Forces canadiennes en 1999 provenait des rangs des sans-emploi, toujours selon les travaux de Cowen.
Bien que s'étant quelque peu améliorée, la tendance ne remontait pas moins aux années 1970. Il en est de même pour la propension «inouïe» des Canadiens provenant des régions économiques les plus défavorisées, comme les Maritimes, à se porter volontaire.
Alors qu'un débat prend enfin forme au pays pour savoir si le gouvernement conservateur «laisse plutôt tomber [les anciens ‘combattants’] à leur retour», comme le suggérait le député Marc Garneau (Le Devoir, 18 août 2010), sans faire état d'une sorte de «complot», les études ne suggèrent pas moins que les Forces canadiennes recrutent les naufragés de notre société depuis longtemps.

Le courage d'en parler
Le débat soulevé par l'ombudsman n'est pas le même qui consiste à trancher si le Canada devait envoyer ou non des troupes en Afghanistan. Cette nouvelle controverse nous force à nous interroger sur le sort que nous réservons à nos concitoyens à leur retour.
À son tour, cette question ne nous demande-t-elle pas plus profondément si le traitement de nos vétérans n'est pas le miroir des inégalités entre les régions et les centres urbains, les pôles du développement économique et les provinces qui continuent à attendre le «miracle»?
Les Québécois et les Canadiens ont bien aimé faire la morale à leurs voisins du Sud par rapport au bourbier irakien, surtout après le refus canadien de fournir des soldats pour cette seconde guerre.

Or, depuis quelques années maintenant, les Américains ont le courage de laver leur linge sale sur la place publique et d'affronter les démons de la guerre en Irak, l'état de leurs forces armées et le traitement réservé à leurs soldats et anciens ‘combattants’. Peut-être est-il enfin temps que les Québécois et les Canadiens des autres provinces osent faire de même?
Florian Olsen

 21 août
Florian Olsen - Candidat au doctorat en science politique à l'Université d'Ottawa, dont la thèse porte sur la guerre en Irak et le service militaire aux États-Unis

http://www.ledevoir.com/politique/canada/294735/des-citoyens-de-seconde-classe


2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

"La Résistance n’est pas une bande d’hommes armés acharnés à faire des ravages. Ce n’est pas une cellule de terroristes complotant pour faire exploser des immeubles. La véritable résistance est une culture. C’est une réponse collective à l’oppression.

Comprendre sa vraie nature n’est cependant pas facile.

 Aucun octet d’information ne serait assez approfondi pour expliquer pourquoi des gens, en tant que peuple, résistent. Même si une tâche aussi ardue était possible, les médias pourraient ne pas vouloir la transmettre, car elle entrerait directement en conflit avec les interprétations majoritaires de la résistance violente et non-violente.

L’histoire de l’Afghanistan doit rester fidèle au même langage : al-Qaeda et les Talibans.

Le Liban doit être représenté en termes de Hezbollah menaçant soutenu par l’Iran.

Le Hamas de Palestine doit être à jamais montré comme un groupe militant ayant juré la destruction de l’Etat juif.

Toute tentative d’offrir une lecture alternative revient à sympathiser avec des terroristes et à justifier la violence.
L’amalgame volontaire et l’utilisation abusive de la terminologie a rendu presque impossible de comprendre, et donc de résoudre réellement les conflits sanglants.
Même ceux qui se présentent comme des sympathisants des nations résistantes contribuent souvent à la confusion.

Les militants des pays occidentaux ont tendance à adhérer à une compréhension académique de ce qui se passe en Palestine, en Irak, au Liban ou en Afghanistan. C’est ainsi que certaines idées se perpétuent : les attentats-suicide, c’est mal ;

la résistance non-violente, c’est bien ;

les roquettes du Hamas, c’est mal ;

les frondes, c’est bien ;

la résistance armée, c’est mal ;

les veillées devant les bureaux de la Croix-Rouge, c’est bien.

Nombre de militants citeront Martin Luther King Jr., mais pas Malcom X.

Ils distilleront une connaissance sélective de Gandhi, mais jamais de Guevara.

Ce discours soi-disant « stratégique » a volé une grande partie de ce qui pourrait être une connaissance précieuse de la résistance – tant comme concept que comme culture".

Entre la compréhension réductionniste dominante de la résistance comme violence et terrorisme et la défiguration « alternative » d’une expérience culturelle fructueuse et convaincante, on a perdu la résistance en tant que culture.

Les deux définitions dominantes n’offrent que des représentations étriquées. Les deux montrent ceux qui tentent de relayer le point de vue de la culture de résistance comme des gens qui sont presque toujours sur la défensive. Ainsi, nous entendons régulièrement les mêmes déclarations : non, nous ne sommes pas des terroristes ; non, nous ne sommes pas violents, nous avons vraiment une culture riche de résistance non-violente ; non, le Hamas n’est pas affilié à Al-Qaeda ; non, le Hezbollah n’est pas un agent iranien.

Ironiquement, les écrivains, intellectuels et universitaires israéliens ont beaucoup moins de preuves à fournir que leurs homologues palestiniens, bien que les premiers aient tendance à défendre l’agression et les seconds à défendre, ou du moins à essayer d’expliquer, leur résistance à l’agression. Tout aussi ironique est le fait qu’au lieu de chercher à comprendre pourquoi des gens résistent, beaucoup souhaitent débattre de comment réprimer leur résistance.
Par résistance comme culture, je fais référence à la définition d’Edward Said de la catégorie de « culture [comme] moyen de ‘combat’tre contre l’extinction et l’effacement. » Lorsque des cultures résistent, elles ne magouillent pas et ne jouent pas à la politique. Pas plus qu’elles ne brutalisent avec sadisme. Leurs décisions - qui consistent à s’engager ou non dans la lutte armée ou d’avoir recours à des méthodes non-violentes, de viser des civils ou non, de coopérer avec des éléments étrangers ou non – sont toutes purement stratégiques. Elles ont à peine une incidence directe avec le concept de résistance lui-même. Mélanger les deux suggestions est manipulatoire ou simple ignorance.
Si la résistance est « l’action de s’opposer à quelque chose que vous désapprouvez ou avec lequel vous n’êtes pas d’accord », alors une culture de résistance est ce qui se produit lorsqu’une culture entière parvient à cette décision collective de ‘combat’tre cet élément désagréable – souvent une occupation étrangère. La décision n’est pas calculée. Elle est engendrée par un long processus dans lequel la conscience de soi, l’affirmation de soi, la tradition, les expériences collectives, les symboles et beaucoup d’autres facteurs interagissent de façon spécifique. Cela peut-être nouveau dans le patrimoine des expériences passées de cette culture, mais c’est essentiellement un processus interne.
C’est presque comme une réaction chimique, mais encore plus complexe car il n’est pas toujours aisé d’en séparer les éléments. Ainsi, ce n’est pas non plus facile à comprendre pleinement et, dans le cas d’une armée d’invasion, pas facile à supprimer. C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le premier soulèvement palestinien de 1987, que j’ai vécu dans son intégralité à Gaza.
« Il n’est pas facile d’isoler les dates ou les événements spécifiques qui déclenchent les révolutions populaires. Une authentique rébellion collective ne peut pas être rationnalisée par une ligne cohérente de la logique qui passe au-delà du temps et de l’espace ; c’est plutôt un cumul d’expériences qui unit l’individuel au collectif, leur conscient et leur subconscient, leurs relations avec leur entourage immédiat et avec celui qui est plus éloigné, tous entrant en collusion et explosant dans une fureur qui ne peut pas être réprimée. » (My Father Was A Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story).
Les occupants étrangers ont tendance à ‘combat’tre la résistance populaire par plusieurs moyens. L’un d’entre eux consiste en une quantité variée de violence qui vise à désorienter, détruire ou reconstruire une nation selon l’image désirée (voir Naomi Klein, The Shock Doctrine). Une autre stratégie est d’affaiblir les composantes mêmes qui donnent à une culture son identité unique et ses forces intérieures – et désamorcer ainsi la capacité de résistance de la culture. La première requiert la puissance de feu, tandis que la seconde peut être atteinte par des moyens de contrôle plus souples. De nombreuses nations du « tiers monde », qui se targuent de leur souveraineté et de leur indépendance, pourraient en fait se révéler être très soumises à une occupation, mais à cause de leurs cultures fragmentées et dominées – par la mondialisation, par exemple – elles sont dans l’incapacité d’appréhender jusqu’à l’ampleur de leur tragédie et de leur dépendance. D’autres, qui peut-être se savent effectivement occupées, possèdent souvent une culture de résistance qui rend impossible à leurs occupants de parvenir à aucun de leurs objectifs convoités.
24 janvier 2009 : après trois semaines de massacres perpétrés par les forces sionistes, les enfants de Gaza reprennent l’école.
A Gaza, Palestine, tandis que les médias parlent sans fin des roquettes et de la sécurité d’Israël, et débattent de qui serait réellement responsable du maintien des Palestiniens en otages dans
la Bande, on ne prête aucune attention aux petits enfants qui vivent sous des tentes près des ruines des maisons qu’ils ont perdues dans la dernière attaque israélienne. Ces gamins participent à la même culture de Résistance dont Gaza est témoin depuis six décennies.

Dans leurs cahiers, ils dessinent des ‘combat’tants avec des fusils, des gosses avec des frondes, des femmes avec des drapeaux, ainsi que des chars et des avions de guerre israéliens menaçants, des tombes parsemées du mot « martyr » et des maisons détruites.

Et le mot « victoire » est omniprésent.
Lorsque j’étais en Irak, j’ai été témoin de la version locale de ces dessins d’enfants. Et bien que je n’aie pas encore vu les cahiers des enfants afghans, je peux facilement imaginer leur contenu.

Ramzy Baroud 

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14214&type=analyse&lesujet=Résistances

m-a  : Je vous recommande la lecture des trois Déclarations, pour apprécier les différences ; ce n'est pas long.

Pour plus d'informations sur ces escamotages et disparitions, on peut s'adresser à Monsieur S. Hessel, dont on ne manque jamais de rappeler, à chacune des nombreuses fois où on lui donne la parole dans tous les médias de l'idéologie dominante, qu'il a été un co-rédacteur de cette Déclaration. 

bonnes lectures,

m-a

 

Rappels :

"Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression".

 

"Déclaration de 1793 :

Article 35 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Article 33 :

La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme". 

" En juin 1792, la référence à l'article 2 de la Déclaration était parfaitement explicite : 'Au nom de la nation qui a les yeux fixés sur cette ville, nous venons vous assurer que le peuple est debout, à la hauteur des circonstances, et prêt à se servir des grands moyens pour venger la majesté nationale outragée. Ces moyens de rigueur sont justifiés par l'article 2 des Droits de l'homme : résistance à l'oppression' (Archives parlementaires, t. 45, p. 416)".

 

Cette déclaration a ensuite été modifiée par les contre-révolutionnaires thermidoriens, qui ont notamment supprimé l’article 35 "ouvrage de Robespierre".

"Le 16 messidor (4 juillet 1795), lors du débat sur l'article 2, [Daunou] déclare que la 'commission (des onze) n'a supprimé à l'article 2 de la Déclaration des droits de 1789 que l'énonciation du droit de résistance à l'oppression, qui lui a paru présenter trop de dangers et ouvrir la porte à trop d'abus'. Ce qui avait fondé la légitimité juridique du mouvement révolutionnaire est ainsi devenu intolérable".

Pour les deux citations ci-dessus voir : Sophie Wahnich, La liberté ou la mort. Essai sur la terreur et le terrorisme, Paris, La fabrique, 2003, p.90-1.

 

Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1948

Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.  

"La résistance à l'oppression" comme droit fondamental et "l'insurrection comme le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" ont disparu ...

Parce que trop c'est trop ?

 Ramzy Baroud 

Source : Palestine Chronicle

 Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14214&type=analyse&lesujet=Résistances


n° 496 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 27/08 - : - Fin :- L’heure des faucons.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n° 496  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  d'Irak - 27/08 - : - Fin   :- L’heure des faucons.


Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°496                            27/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossier   'Géopolitique et Stratégie' dIrak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Histoire de l'Irak 

3-1 Un vieux projet britannique...

4 Annexe

4-1 Grande-Bretagne : Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

4-2 Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous-munitions.

4-3 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.

4-4 Karim Farouk Lakjaa : Armes à sous-munitions, entre progrès du droit et progrès technologiques.


3 Histoire de l'Irak 

3-1 Un vieux projet britannique...

Le projet d’assèchement n’est pas sorti de l’imagination - obligatoirement  démoniaque pour ses contempteurs - du Président Saddam Hussein *. Ildate des années 50 et c’est un projet britannique. La percée d’un fleuve artificiel avait à l’origine pour but de détourner l’eau alimentant les marais vers des canaux d’irrigation. Des travaux préliminaires avaient débuté en 1953 sur la base d’études réalisées par l’ingénieur en chef britannique Franck Haigh. Mais, ils ont été abandonnés après le renversement de la monarchie hachémite par le général Kassem le 14 juillet 1958.

   Dans son dix-neuvième entretien avec le FBI, le Président Saddam Hussein a déclaré que « le gouvernement irakien avait décidé d’assécher les marais pour le bien de ses habitants et pour des raisons stratégiques ». Le besoin de pourchasser les bandits et les contrebandiers qui s’y cachaient, ou de réduire des maquis d’opposants pro-iraniens ou communistes comme ceux qui y ont proliféré à une certaine époque, n’était pas la préoccupation majeure des initiateurs de l’opération. George Piro, son interviewer, ne lui a pas parlé d’utilisation d’armes chimiques dans ce secteur. De toutes manières, la construction des barrages turcs sur l’Euphrate et le Tigre signifiait, à terme, la disparition de ces vastes étendues marécageuses et la salinisation des terres s’étendant entre les deux grands fleuves.

Un projet de développement victime de l’embargo

Le Troisième fleuve fut réalisé en un temps record. Les travaux débutèrent en 1991, juste après la 1ère guerre du Golfe. A l’époque, personne n’imaginait que l’embargo imposé à l’Irak par l’ONU, durerait treize ans. L’achat de pompes, de vannes, de semences, d’engrais, de tracteurs et de divers matériels agricoles, n’étant autorisé qu’après accord du Comité des sanctions des Nations unies, les projets agricoles liés au Troisième fleuve, rebaptisé Fleuve Saddam, ne purent jamais être totalement réalisés. Dans les faits, la plupart des contrats fut annulée ou suspendue sous prétexte de possibilités de « double emploi » de certains matériaux. Les rouages de pompes, disaient les Américains, étaient fabriqués en aciers rares et pouvaient être utilisés pour fabriquer des bombes… Des pièces de moteurs de tracteurs pouvaient équiper certains chars d’assaut… Les produits chimiques composant les engrais permettaient de concocter des armes de destruction massive !…

Résultats : les zones asséchées demeurèrent en l’état et se désertifièrent. Les habitants des marais - les Ma’dan - qu’on voulait reconvertir en paysans durent émigrer vers Kirkouk ou aux abords d’autres marais, notamment près de Samara.

Gilles Munier 

Arabes des marais - Le procès

Le 2 août 2010, le Haut tribunal irakien a condamné à mort Mezban Khider Hadi (1), membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR) pour son rôle dans l’assèchement des marais du sud du pays, Abdel Ghani Abdel Ghafour (2) – haut dirigeant du parti Baas -  à la prison à vie, mais condamné à la pendaison, en décembre 2008, pour sa participation à  la répression du soulèvement chiite pro-iranien après la 1ère guerre du Golfe. Le témoignage de la baronne Emma Nicholson, militante anti-Saddam siégeant à la Chambre des Lords britannique, qui a affirmé en 2009 - sans preuve avérée - que des armes chimiques avaient été employées pour déloger les habitants des marais, aurait  été déterminant dans la décision des juges.

Eaux contaminées par les massacres interreligieux

Après la chute de Bagdad en 2003, le projet onusien lancé pour ressusciter une partie des marais de Mésopotamie et leur écosystème, n’a pu être totalement réalisé en raison du manque d’eau provoqué par les retenues effectuées en Turquie, en Iran et en Syrie, et par l’extrême salinité des sols. La pollution est telle que la consommation de poisson a été un moment interdite en raison de la contamination des eaux occasionnée par les milliers de cadavres flottant dans les rivières après les massacres interreligieux qui ont ensanglanté l’Irak. Une seconde mort des marais n’est malheureusement pas exclue.

* Extrait actualisé de : Guerre de l’eau au pays des deux fleuves (mai 2006)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/guerre-de-l-eau-au-pays-des-deux-fleuves-mai-2006--1982344.html

Notes :

(1) Mezban Khider Hadi a été arrêté le 9 juin 2004 et emprisonné au camp Cropper. Il fait partie des prisonniers de guerre baasistes remis au régime de Bagdad.

(2) Abdel Ghani Abdel Ghafour a été membre du Commandement régional du parti Baas de 1982 à 2001.

Gilles Munier 

09 /08 /2010

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-arabes-des-marais-le-proces-55159443.html



4 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Grande-Bretagne : Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly .
Le Daily Mail et le Guardian conduisent un de nos hebdomadaires hexagonaux à revenir sur le cas "David Kelly".

Tant mieux, mais il faut creuser davantage, serions-nous tentés de dire.

Voici en effet un an que nous suivons les démélés de cette affaire mystérieuse où plane l’ombre du crime d’Etat. Comme aux USA où le doute subsiste sur la culpabilité du suicidé américain Bruce Ivins accusé d’avoir fabriqué et envoyé de l’anthrax mortel aux Sénateurs Dashle et Leahy qui s’opposaient aux lois Patriot Act, le doute plane sur le suicide de ce spécialiste britannique des armes biologiques qui dénoncait leur absence en Irak au moment où Tony Blair partait en guerre…

Relire notre traduction de Raw Story du 13 juillet 2009 où nous nous faisions l’écho le 18 juillet 2009 de la demande de réouverture de l’enquête par un groupe d’experts médicaux.

Puis le 25 janvier 2010, notre traduction du Guardian, lorsque l’enquête Hutton a abouti au classement secret du rapport médical du décès de David Kelly.
Des experts médicaux britanniques demandent la réouverture de l’enquête sur la mort, en 2003, du spécialiste en armement non conventionnel mêlé aux accusations sur les mensonges ayant justifié la guerre en Irak. L’enquête officielle avait conclu à un suicide.
L’ancien Premier ministre Tony Blair sera-t-il rattrapé par l’affaire David Kelly? Un groupe d’experts en médecine légale a demandé, ce vendredi 13 juillet, la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly. Ce dernier, l’un des meilleurs experts britanniques en armement chimique et biologique s’est – officiellement – suicidé en 2003 après avoir été identifié comme la source d’un journaliste accusant le gouvernement de Tony Blair d’avoir exagéré la menace irakienne.
Des doutes sur le rapport qui justifie le déclenchement de la guerre
En septembre 2002, à l’appui des accusations de l’administration Bush qui accuse l’Irak de posséder des armes de destruction massive (ADM), Tony Blair promet de fournir des preuves et ses services publient un rapport dont le sérieux sera par la suite mis en doute. Tony Blair obtient néanmoins l’appui d’une majorité des députés à
la Chambre des communes pour déclencher la guerre, en mars 2003.
En mai 2003, un journaliste de
la BBC, Andrew Gilligan, spécialiste des questions de Defense, affirme que le contenu du dossier sur les armes de destruction massive publié avant le conflit a été "gonflé" et rendu "plus sexy" afin de justifier plus facilement la guerre. Le nom de David Kelly comme source d’Andrew Gilligan circule dans les médias. L’expert est convoqué devant la commission des Affaires étrangères. Deux jours plus tard, le 18 juillet 2003, son corps sans vie est retrouvé dans un champ proche d’Oxford.
L’enquête sur les circonstances de sa mort est confiée à un juge de la cour d’appel, lord Hutton (Lire l’enquête détaillée de l’Express sur cette affaire: le roman des armes de destruction massive).
Rendu public en janvier 2004, le rapport Hutton blanchit le gouvernement Blair et charge
la BBC: David Kelly s’est suicidé "en s’ouvrant le poignet gauche" et sa mort a été "accélérée" par les tablettes de Coproxamol qu’il a absorbées. Le rapport estime probable que l’expert se soit considéré comme humilié publiquement pour avoir été identifié comme la source de Gilligan.
En revanche, le rapport conclut que Tony Blair et son équipe n’ont rien fait pour "muscler" le document sur les ADM. Cette accusation "très grave", lancée par le journaliste Andrew Gilligan, est, selon le rapport Hutton, "infondée", et
la BBC est "fautive" de ne pas avoir mieux enquêté après les démentis du gouvernement. Andrew Gilligan démissionne de la BBC après la publication du rapport Hutton.
Le dossier médical interdit d’accès pendant 70 ans
Aujourd’hui, huit médecins et experts en médecine légale demandent la réouverture de l’enquête. Ils considèrent en effet que la section de l’artère du poignet de David Kelly n’aurait pas suffi à menacer sa vie.
Le 7 août dernier, le Daily Mail a publié le témoignage de l’inspecteur de police qui s’est rendu le premier sur le lieu où a été retrouvé le corps de David Kelly. Il y avait, révèle-t-il, très peu de sang sur et autour du corps. Les auxiliaires médicaux présents sur place s’étaient également étonnés que le scientifique ait pu succomber à la blessure au poignet qu’ils avaient constatée précise le journal.
Le Guardian rapporte qu’une enquête judiciaire a été interrompue par le ministre de
la Justice de l’époque, Lord Falconer, avant la création de la commission Hutton, et n’a pas été relancée ensuite.
En janvier dernier, précise le quotidien, cinq médecins qui demandaient la réouverture de l’enquête, se sont vu répondre que Lord Hutton avait, en 2003, fait en sorte que le dossier médical et les photos soient fermés pour une durée de 70 ans. Interrogé, Lord Hutton aurait déclaré qu’il ne fallait pas aggraver la "détresse de la famille".
C’est le changement de gouvernement qui permet aux protagonistes d’espérer la réouverture de l’enquête. Le procureur général Dominic Grieve, a déclaré avant les élections, en avril, que les Conservateurs réfléchissaient à la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly.
"Il n’y avait pas beaucoup de sang autour" : le détective qui a trouvé le corps de l’expert en armement
David Kelly soulève des questions sur sa mort par Rebecca Camber
Le mystère entourant la mort du docteur David Kelly s’est épaissi hier après que le détective qui a découvert son corps ait déclaré qu’il n’avait pas observé "beaucoup de sang".
Cette révélation du détective assermenté Graham Coe jette le doute sur le verdict du rapport Hutton selon lequel le scientifique du Ministère de
la Defense serait mort d’hémorragie après s’être tranché les veines du poignet.
Dans sa première interview, M. Coe, maintenant à la retraite, a également affirmé que
la Police avait fouillé la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort à la recherche de "documents sensibles" sur l’Irak.

 

extrait…..
Le Dr. Kelly, expert en armes chimiques et bactériologiques, a été trouvé mort en forêt près de sa maison dans l’Oxfordshire en juillet 2003.
Une semaine plus tôt, le gouvernement travailliste avait révélé qu’il était la source d’un reportage de
la BBC qui déclarait que le "10" [NdT. 10 Downing Street, lieu de résidence et de travail du premier ministre] avait "rendu plus sexy" les rapports sur la capacité de l’Irak à déployer des armes de destruction massive.
L’enquête de Lord Hutton détermina en 2004 que l’homme de 59 ans s’était suicidé en coupant les veines de son poignet avec un couteau d’élagage émoussé.
M. Coe, aujourd’hui âgé de 63 ans, fut le premier à découvrir le corps et il veilla sur lui pendant 25 minutes avant que n’arrivent des renforts. L’indice du détective assermenté Graham Coe rend les demandes d’enquête sur la mort de David Kelly d’autant plus incontestables. Il a déclaré au MAIL dimanche: "Je n’ai vraiment pas vu beaucoup de sang nulle part. Il y en avait un peu sur son poignet gauche, mais rien sur ses vêtements."
"Sur le sol il n’y avait pas beaucoup de sang autour, voire même rien du tout." Le rapport Hutton déclare qu’il y avait des traces de sang sur une bouteille d’eau à côté du corps.
M. Coe a déclaré: "Je n’ai vu aucune trace de sang sur la bouteille et n’ai pas vérifié le couteau."
Son témoignage recoupe celui de deux secouristes expérimentés sur place, qui ont dit que l’absence de sang les avait laissés perplexes.
Ils ont déclaré auparavant: "Il est extrêmement peu probable qu’il [Dr. David Kelly] soit mort de la blessure au poignet que nous avons vue."
Leurs déclarations sont confirmées par le Dr. Neville Davis, MBE, ancien président du Département de médecine légale à
la Société de Médecine Royale, qui a dit qu’il aurait dû y avoir "une sacrée mare de sang sur les vêtements du scientifique et au sol s’il était mort des suites du sectionnement de son artère."M. Coe a aussi confirmé l’existence controversée d’un troisième homme à ses côtés et ceux de son partenaire le détective assermenté Colin ce jour-là.
Les sceptiques qui pensent que le Dr. Kelly a été assassiné ont déclaré que les faits appropriés mentionnés dans les comptes-rendus des chercheurs volontaires pourraient bien avoir été rédigés par les services de sécurité.
Lors de l’enquête Hutton, M. Coe a nié que quelqu’un d’autre était présent, mais l’ex-enquêteur de
la Police de la vallée de la Tamise dit maintenant qu’il y avait un officier de police stagiaire, dont il a refusé de donner le nom, et qui selon lui a quitté la Police.
M. Coe a aussi agi en tant qu’"officier de perquisition" lors de la fouille de la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort.
Il se souvient: "Nous cherchions des documents en relation avec l’Irak. Personne ne savait s’il conservait des documents de nature sensible à la maison."
"Nous devions chercher. Si quelqu’un rédige une note de suicide, vous allez la trouver. Nous cherchions des documents politiquement sensibles."

Le Procureur général Dominic Grieve a déjà déclaré qu’il est "préoccupé" par les allégations qui entourent le cas de Kelly, et il appelle de ses voeux une nouvelle enquête.
Hier, le Ministre des Transports Norman Baker, qui a fait campagne pour une enquête complète indépendante, a déclaré: "Ce sont des indices nouveaux importants, que j’en suis sûr le Procureur général souhaitera examiner". Cela soulève des questions sérieuses sur les conclusions tirées par Lord Hutton.
Cependant, M. Coe ne suspecte pas un acte criminel caché. Il a déclaré: "selon moi, il [Dr.Kelly] a utilisé son propre couteau. Il n’y a que lui pour savoir pourquoi il a fait cela."
Cela n’a jamais été un suicide, dit la cousine du Dr. Kelly, alors que la famille rompt finalement le silence
Daily Mail ce 16 août à 11:25, par Mikes Goslett:
(extrait)

Une proche parente de David Kelly a rompu le silence de la famille hier pour faire entendre ses craintes qu’il aurait été assassiné. Wendy Wearmouth a dit qu’elle trouvait "particulièrement peu probable" qu’il se soit suicidé et elle a suggéré qu’il avait été assassiné. Elle a dit que commettre un suicide aurait été "en totale contradiction avec sa profonde manière d’être". (…) "Un homme dans sa position a dû être initié à beaucoup de choses, et avoir vu beaucoup de choses, et je pense qu’il a été assassiné." Son intervention met encore plus de pression sur le gouvernement pour réouvrir l’enquête (…). L’enquête publique dirigée par le juge à la retraite Lord Hutton avait déterminé que le Dr. Kelly s’était suicidé en s’étant tranché les veines du poignet [gauche] avec un couteau à élaguer émoussé et présumant qu’il avait avalé 29 comprimés antidouleur de coproxamol.
Elle a déclaré: "Une enquête complète auprès du médecin légiste au cours de laquelle les gens témoignent sous serment est la seule façon pour tout le monde d’avoir l’espoir de connaitre un jour ce qui s’est réellement passé". (…) Sa mort est de plus en plus mystérieuse depuis que la nuit dernière un médecin s’est exprimé à
la BBC. Il aurait lu le rapport post-mortem du Dr. Kelly, bien qu’il soit classé secret pour 70 ans. Le chirurgien vasculaire Micheal Gaunt a raconté à la BBC qu’on lui avait demandé d’examiner les indices et il a conclu qu’il était "convaincu" qu’il s’était suicidé. Mais il n’a pas dit qui l’avait recruté ou comment il avait obtenu le rapport, et sa déclaration entraine des questions vitales sur la sécurisation des indices-clé concernant la mort du Dr. Kelly.
Après avoir pris connaissance de détails jusque-là inconnus du dossier, le Dr. Gaunt a dit qu’ "il était plus que probable que le Dr. Kelly ait finalement succombé de la combinaison de comprimés, de la coupure, du stress qu’il subissait, et peut-être d’un problème cardiaque non diagnostiqué".
Des experts demandent une enquête sur David Kelly
La cause de la mort de David Kelly jugée "extrêmement peu vraisemblable" par un groupe d’experts légaux et médicaux.
the Guardian, par Haroon Siddique, vendredi 13 août 2010 à 9:23
(extraits)

(…) Les espoirs pour une nouvelle enquête ont été soulevés à la suite du changement de gouvernement. Le Procureur Général Dominic Grieve a déclaré en avril, alors qu’il était secrétaire à
la Justice du "cabinet de l’ombre" [NdT. en Angleterre, l'opposition constitue dans ses rangs un gouvernement-bis. Cette pratique tend à s'installer en France], que les Conservateurs étudieraient la question d’une nouvelle enquête sur la mort de David Kelly. Il a aussi appelé à une révision de la décision du gouvernement de ne pas publier les rapports médicaux post-mortem correspondants. Grieve examine le cas avec le secrétaire à la Justice, Kenneth Clarke. Norman Baker, le parlementaire Liberal-Démocrate [Ndt. centriste] et jeune Ministre de la coalition gouvernementale, soutien la reprise de l’enquête. Il avait démissionné de sa position exposée lorsqu’il était dans l’opposition pour écrire un livre, "L’étrange mort de David Kelly", qui défend la thèse selon laquelle la vie du scientifique aurait été "délibérément supprimée par d’autres".
L’enquête Hutton appliqua une procédure moins stricte que celle qui aurait été utilisée dans une enquête où un médecin légiste doit s’assurer "au-delà de tout doute raisonnable" qu’une personne a délibérément voulu se suicider.

Reopen911

http://11septembre2001.blogspot.com/


4-2 Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous-munitions.

La convention interdisant les armes à sous-munitions est entrée en vigueur dimanche et le Comité international de la Croix-Rouge et les ONG qui luttent contre ces armes espèrent qu'elle va forcer les grandes puissances militaires à renoncer à leur utilisation.

La convention sera applicable six mois après la ratification par plus de trente pays du traité conclu en décembre 2008 à Oslo et signé à ce jour par 107 nations.

Le texte interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d'armes.

Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette convention est une "avancée majeure" pour débarrasser le monde de ces "armes ignobles".

Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre.

Le conteneur s'ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d'une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones.

5 à 40% des sous-munitions n'explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser. 

La Coalition contre ces armes estime le stock mondial à plus d'un milliard de bombes.

Les Etats-Unis disposeraient de stocks d'armes contenant environ 800 millions de sous-munitions.

22 des 29 Etats membres de l'Otan ont signé le texte, dont le Royaume Uni, l'Allemagne et la France qui possèdent chacun des stocks estimés à 50 millions de sous-munitions.

Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a salué l'entrée en vigueur de la convention, qui "va stigmatiser l'utilisation des armes à sous-munitions". "Nous espérons que l'entrée en vigueur (de la Convention) va aussi avoir un effet sur les pratiques des Etats qui n'y ont pas encore adhéré".

Ces armes ont été notamment utilisées durant la guerre du Vietnam, dans les Balkans ainsi qu'au Liban sud en 2006, et continuent de faire des victimes.

Au Laos, 300 personnes en moyenne seraient tuées ou blessées chaque année par des sous-munitions larguées durant la guerre du Vietnam.

L'Afghanistan a signé la convention.

Le coordonnateur de la Coalition contre ces armes, Thomas Nash, souligne que la force de l'Otan a décidé depuis 2003 ne pas y employer ces armes.

Publié par NASR

http://nasr-moqawama.blogspot.com/search?updated-max=2010-08-01T14%3A11%3A00Z&max-results=7


4-3 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.    

La convention interdisant les armes à sous-munitions est entrée en vigueur dimanche et le Comité international de la Croix-Rouge et les ONG qui luttent contre ces armes espèrent qu'elle va forcer les grandes puissances militaires à renoncer à leur utilisation. 
La convention sera applicable six mois après la ratification par plus de trente pays du traité conclu en décembre 2008 à Oslo et signé à ce jour par 107 nations.
 Or, de grandes puissances militaires comme les Etats-Unis et "Israël", qui en possèdent la plus grande partie, ont refusé de signer la convention. Les Etats-Unis disposeraient de stocks d'armes contenant environ 800 millions de sous-munitions.
Le texte interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d'armes.
Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette convention est une "avancée majeure" pour débarrasser le monde de ces "armes ignobles".
 Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre. Le conteneur s'ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d'une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones.
5 à 40% des sous-munitions n'explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser. La Coalition contre ces armes estime le stock mondial à plus d'un milliard de bombes.
   Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a salué l'entrée en vigueur de la convention, qui "va stigmatiser l'utilisation des armes à sous-munitions". "Nous espérons que l'entrée en vigueur (de la Convention) va aussi avoir un effet sur les pratiques des Etats qui n'y ont pas encore adhéré".
 Il est à noter que ces armes ont été notamment utilisées par "Israël" durant la guerre contre le Liban en 2006, et continuent de faire des victimes.

01/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148672&language=fr


4-4 Karim Farouk Lakjaa : Armes à sous-munitions, entre progrès du droit et progrès technologiques.
Les armes à sous-munitions (ASM) ont causé, au cours des dernières décennies, de cinquante mille à cent mille victimes. 98% d’entre-elles sont des civils et plus du tiers ne sont autres que des enfants.
Une trentaine d’Etats comme l’Afghanistan, le Cambodge, l’Iraq, le Kosovo, le Liban, le Laos,
la Serbie, le Vietnam, parfois même plusieurs années après l’arrêt de conflits, demeurent pollués par ce type d’armes qualifiées de non discriminantes. C’est donc avec une impatience et un soulagement certains qu’une partie de la Communauté internationale (plus particulièrement de la Société civile internationale composée d’ONG) attend le 1er août 2010, date à laquelle, la Convention sur les ASM (CSASM) entrera en vigueur.
De la seconde guerre mondiale au Vietnam en passant par la guerre froide
Employées pour la première fois lors de la seconde guerre mondiale, les ASM ont poursuivi une longue et prolifique carrière avec la guerre froide. Considérées comme un élément important de la capacité de Defense, elles eurent comme fondement à leur doctrine d’emploi, la volonté de briser les concentrations de blindés et d’infanterie du bloc de l’est, au moyen de vecteurs multiples, divers et souples tant aériens que terrestres. A cela s’ajoutèrent deux autres qualités synonymes de succès pour un armement : une durée de vie ou de conservation extrêmement longue et la capacité de couvrir de grandes superficies rapidement, par saturation de zone.
Présentées comme un système autorisant une économie de force, elles furent appréhendées comme un outil efficace pour tout corps militaire car lui permettant de triompher d’un adversaire supérieur numériquement. Aujourd’hui, elles constituent une arme particulièrement adaptée aux forces expéditionnaires projetées en territoire hostile (Afghanistan et en Iraq).
Pour toutes ces raisons, les ASM furent massivement employées notamment par les Etats-Unis. 285 millions furent déversés sur le Vietnam, le Laos et le Cambodge, vingt millions sur l’Iraq et le Koweït lors de la première guerre du Golfe ; trois cent mille sur le Kosovo (1999) ; deux cent cinquante mille sur l’Afghanistan (2001); 1,8 million sur l’Iraq (2003). L’Union soviétique les utilisa en Afghanistan. Israël en usa également contre
la Syrie (1973), le Liban (1978, 1982 et 2006). Le Maroc fit de même contre le Polisario au Sahara occidental de 1975 à 1988.
Avec la fin de la guerre froide, elles connurent une nouvelle prolifération horizontale : en Asie centrale (Nagorny Karabakh (1992 – 1994), Tadjikistan (1992 – 1997), Tchétchénie (1994 – 1996), Géorgie (2008)) ; Dans les Balkans (Bosnie (1992 – 1995), Croatie ( 1995), Albanie (1998 – 1999)) ; En Afrique (Angola (1992 – 1994), Soudan (1996 – 1999) Sierra Léone (1997), Ethiopie /Erythrée (1998), République démocratique du Congo (1998 – 2003)).
Des effets persistants et étendus
Il n’est donc pas étonnant que chaque année, les ASM fassent de 15 000 à 20 000 nouvelles victimes directes (préjudice corporel). Il est vrai que les effets des ASM sont persistants dans le temps et étendus géographiquement. Le Laos est ainsi, trente ans après la fin de la guerre du Vietnam, pollué par 75 millions d’ASM. Celles-ci se retrouvent sur le sol, dans le sol (jusqu’à cinquante centimètres de profondeur), dans la végétation, voire à l’intérieur des bâtiments. Cette situation, que l’on peut généraliser à l’ensemble des théâtres militaires où ont été employées des ASM résulte de l’une de leur spécificité. Près de 15% à 40% d’entre-elles n’explosent pas lors de leur largage et deviennent de fait des quasi-mines. Au point que les troupes américaines4 furent gênées par leur propre ASM en 1991, en Iraq. 6% des pertes militaires US leur furent imputables. De ce point de vue, leur impact peut être
considéré comme supérieur à celui de l’armée iraquienne. Il perdurera, d’ailleurs dans le temps. Les opérations d’élimination - neutralisation au Koweït se prolongèrent sur la période 1991 - 2002 avec un coût approchant 1 milliard de dollars, et permirent de récupérer près de cent huit tonnes d’ASM.
Leur usage en 2006 par l’Israeli Defense Forces au Liban donne également une exemplification précise de leurs effets. Les ASM israéliennes déployées, l’ont principalement été dans les 72 heures précédant le cessez-le feu, organisé par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, ce verrou du monde selon les propos du professeur Jean-Pierre Colin. Leur efficacité tactique fut alors réduite à une simple action visant à ralentir le retrait du sud Liban des forces paramilitaires appartenant au Hezbollah, mais aussi à les gêner lors d’un inévitable retour. 4 millions (de types M-26/M-77, M-85, BLU-63) furent déversées sur le pays du cèdre, polluant 48 millions de m² de terre selon le bureau des affaires du désarmement des Nations Unies, dont 16 millions uniquement au sud Liban. 40 % (soit 1,6 million) n’ont pas explosé. Elles ont induit une perte économique dans l’agriculture d’environ vingt trois millions d’euros et des
pertes économiques globales pour le Liban de cent cinquante trois millions à deux cent trente trois millions d’euros. Leur impact est également environnemental. En juillet 2008, lors de feux de forêts sis sur les localités d’Aley et de Souk el Gaharb, la sécurité civile libanaise ne put intervenir afin d’éteindre les foyers en raison de la présence d’ASM. L’explosion de celles-ci au sein des incendies aggrava la crise. Le bilan humain est également lourd, avec trois cent cinquante victimes civiles libanaises de 2006 à 2008.
Ce n’est donc pas un hasard si en novembre 2008, Beyrouth accueillit la 1ère Convention régionale sur les ASM au Moyen-Orient. Sous la pression internationale, Israël dû révéler aux autorités libanaises une partie de ses plans de largage de 2006. Ce geste s’inscrit, au demeurant, en application de la résolution 1701, dont le paragraphe huit contient une disposition relative à la communication à l’ONU des cartes des mines terrestres posées au Liban.
Des stocks qui se décomptent par centaines de millions Avec les stocks d’ASM dont disposent environ quatre vingt cinq pays « possesseurs » (par analogie avec les termes du TNP qui évoquent des Etats détenteurs de l’arme nucléaire), il y a de quoi reproduire en de nombreuses occasions l’espèce libanaise.
En effet, selon l’OTAN, l’arsenal mondial est constitué en 2010, de plusieurs milliards de sous-munitions. 90% de ce stock se trouve entre les mains de six Etats qui n’entendent pas s’en dessaisir : Chine, Etats-Unis, Inde, Israël, Pakistan, Russie. A eux seuls, les Etats-Unis détiennent sept cent trente millions de sous-munitions dont quatre cent quatre vingt millions de modèles anciens. En 2009, Washington a déclaré que le respect des termes de
la Convention sur les armes à sous-munitions (CSASM) entrait en contradiction avec sa sécurité nationale.
Une trentaine d’Etats producteurs appartenant majoritairement à l’OTAN ou faisant partie de ses alliés
Trente quatre Etats ont produit ou produisent encore deux cent dix types d’ASM. Quatre vingt cinq sociétés les manufacturent. Elles sont majoritairement européennes (50%) et américaines (10%). Israël apparaît comme l’un des principaux producteurs. La firme Israeli Military Industries, à elle seule, a produit plus de soixante millions d’ASM de type M-85. .
La Convention sur les armes à sous-munitions, une première avancée du droit international humanitaire et du Jus in bello (droit dans la guerre)
L’adoption par cent sept Etats lors de la conférence de Dublin, le 30 mai 2008, de
la CSASM, puis sa signature officielle à Oslo, le 3 décembre 2008, par quatre vingt quatorze Etats ont été rendues possible par l’action d’ONG agissant depuis de nombreuses années mais aussi par la dénonciation de l’usage israélien fait au Liban en 2006.
Avec la trentième ratification, seulement quinze mois après l’ouverture à Oslo à la signature, cet instrument deviendra le 1er août 2010, un nouvel outil normatif du droit international humanitaire et du Jus in bello.
Cette Convention réaffirme trois principes essentiels : les moyens de la guerre ne sont pas illimités ; Les belligérants se doivent de respecter la distinction entre population civile et ‘combat’tants ; Ils doivent une protection générale aux populations civiles.
De ces trois principes découle la prohibition de la détention d’ASM, de leur production et de leur usage pour les Etats parties à
la Convention. Ce système d’arme est défini comme toute munition classique conçue pour disperser ou libérer des sous munitions explosives d’un poids inférieur à vingt kilogrammes.
L’œuvre des promoteurs de
la Convention confère une protection relativement large aux populations civiles face aux ASM dont les victimes sont identifiées comme toute personne subissant de leur fait, un préjudice corporel, psychologique, matériel, social, direct ou indirect y compris par le biais de leur famille.
Les Etats qui souverainement rejoignent cette nouvelle norme se soumettent volontairement à des obligations internationales (mais aussi nationales) inédites.
Ainsi, tout Etat partie doit assurer la destruction des stocks d’ASM, sous sa juridiction, au plus tard huit ans après l’entrée en vigueur de
la Convention pour cet Etat, avec la possibilité d’une dérogation de quatre années supplémentaires. Il doit procéder à la dépollution des zones contaminées sous sa juridiction ou son contrôle dans les dix ans au plus tard (avec là aussi une possibilité d’une dérogation de cinq années supplémentaires). Il doit assistance aux victimes d’ASM sous sa juridiction, coopération et assistance aux Etats touchés par des sous-munitions. Au titre de mesures de transparence, il doit adresser au Secrétaire général des Nations Unies, des rapports détaillés sur ses stocks et ses actions de dépollution, dans les 150 jours au plus tard qui suivent l’entrée en vigueur de la Convention puis chaque année. Enfin, il doit prendre des mesures nationales d’application et de transposition et promouvoir
l’universalisation de ce nouvel instrument destiné pour reprendre les termes de Raymond Aron, à limiter le volume de violence dans les relations internationales.
La CSASM permet donc de stigmatiser le comportement d’Etats qui se caractérise par l’emploi de cette arme et par sa justification.
A l’exemple d’Israël qui tirera des ASM sur des villages libanais ou sur des zones urbaines à forte densité de population à Gaza, lors de l’opération « Plomb durci », en affirmant qu’elles constituent une « arme légitime soumise au droit international humanitaire ».
Le cas de la France
A
l’opposé, la pratique étatique française semble un modèle. Depuis, 1991, la France n’a pas employé d’ASM. En 1986 – 1987, sous la présidence de François Mitterrand dont le premier ministre était alors Jacques Chirac, elle n’avait pas hésité à en faire usage à Waid Doum au Tchad contre les forces libyennes.
Mais cette époque est révolue, depuis 2002,
la France ne produit plus d’ASM. En 2006, elle a décidé de ne plus utiliser sur ses Lanceurs de Roquettes Multiples (LRM) la roquette M-26 dotée de six cent quarante quatre sous-munitions M-77.
Sur cette lancée,
la France a donc rejoint la CSASM et s’est soumise à l’interdiction de leur mise au point, de leur fabrication, de leur production, de leur acquisition, de leur stockage, de leur conservation, de leur cession, de leur importation, de leur exportation, de leur commerce, courtage, transfert, et de leur emploi.
Elle a aussi fait adopter par la représentation nationale, le 6 mai à l’unanimité des sénateurs et le 6 juillet à l’unanimité des députés, un projet de loi transposant en droit interne la nouvelle norme internationale et prévoyant des sanctions pénales pour tout national violant
la CSASM.
E
n application de ces deux textes, elle devra donc procéder à la destruction de ses stocks d’ici 2018, en dehors d’un stock maximum de cinq cent sous-munitions préservées pour l’apprentissage des démineurs. La France sauvegardera, au demeurant, ses obus BONUS anti-char constitués de deux sous-munitions de 6,5 kilogrammes chacune, et ses missiles SCALP délivrant chacun dix sous-minutions anti-piste KRISS, de 5,1 kilogrammes chacune.
L’élimination de vingt deux mille roquettes M26 (stockées à Neubourg et Manière-les-Verdun) et de treize mille Obus d’artillerie à GRenade ou OGR (entreposés à Salbris, Miramas, Brienne et Le Rozellier) coûtera trente cinq millions d’euros, dont six millions destinés à la construction d’un incinérateur (hypothèse de Bourges Subdray). Autour de celui-ci est adossé le projet d’une filière industrielle qui pourrait sous-traiter pour l’OTAN, la destruction des ASM des vingt Etats (sur vingt huit) membres de cette organisation qui sont parties à
la CSASM. En effet, les stocks sont imposants : Royaume Uni 38,7 millions, Allemagne trente trois millions, Pays-Bas vingt six millions, France quinze millions, Norvège trois millions. Or, il n’existe à ce jour en Europe que deux installations, l’une en Allemagne l’autre en Italie, dotées de la capacité de détruire des ASM. L’incinérateur français serait donc le troisième
pole européen. Après s’être fait une réputation dans le retraitement des déchets nucléaires, l’hexagone pourrait s’en tailler une autre.
Parmi les différentes techniques de destruction des ASM, (explosion à l’air libre, explosion confinée, cryofracture, immersion en mer enfouissement terrestre),
la France a choisi l’incinération. Or, celle-ci entraîne une production de monoxyde d’azote, qui n’est autre qu’un des principaux polluants atmosphériques, auquel il faut ajouter d’autres contaminant de l’eau, de l’air et du sol.
En la matière
la CSASM est précise : l’élimination des stocks doit se faire dans le respect des normes de protection de la santé publique et de l’environnement. A ce titre, les opérations se déroulant en France devront respecter le règlement CE n°1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006, la Convention de Bâle, sans oublier au plan interne, le code de la Defense, le code du travail et le code de l’environnement.
Réduction du nombre d’Etats «détenteurs» sur fond d’évolutions technologiques
La CSASM, nous l’avons écrit, constitue une avancée sérieuse du Jus in Bello et du droit humanitaire. Elle va conduire à une réduction sérieuse du nombre d’utilisateurs et détenteurs d’ASM. Pour autant, 90% des stocks de ce type d’armes détenus par six Etats, restent en dehors de ce dispositif normatif international arraché sous la pression des ONG.
Ces 6 Etats sont engagés dans une prolifération verticale qui vise à améliorer la performance des ASM par le biais de sauts technologiques permis par une amélioration des capteurs (sensor fuzed weapons, les sous-munitions étant amorcées par un senseur), du système de guidage, des effets (antipersonnels et/ou antivéhicules), des capacités de vol et d’attente au-dessus de la zone de frappe. Il est possible de se demander si les Etats industrialisés qui, comme
la France, ont rejoint la CSASM, ne l’ont pas fait uniquement car ils n’ont plus la capacité ou la volonté de disputer cette course technologique et industrielle. Au demeurant, sur les théâtres militaires en cours, leurs alliés en disposent et en usent. Qui plus est, le progrès technologique va jusqu’à la mise en œuvre de dispositifs d’autodestruction ou d’auto neutralisation comme pour la M-85 israélienne. Avec lui, les ASM de nouvelles générations prétendent perdre
leur caractère meurtrier pour les populations civiles et gagner le label « d’arme légitime soumise au droit international humanitaire ». La population du sud Liban peut témoigner de l’inanité d’une telle affirmation. En définitive, ne nous voilons pas la face. Les ASM, ont de tout temps été utilisées en 1er lieu contre les populations. Elles visent les civils en les contraignant à évacuer leur habitat pour isoler, démarquer et priver de soutien les ‘combat’tants qui s’opposent aux forces expéditionnaires, voire perturber et déstabiliser le fonctionnement de sociétés. Après les conflits, elles empêchent la reprise d’une ville normale et la reconstruction. D’autant qu’elles frappent l’avenir, à savoir les enfants qui constituent de trente à quarante pour cent de leurs victimes directes.
Evolutions technologiques et guerres contre les nouveaux barbares devraient donc prolonger la carrière prolifique des ASM et permettre au complexe militaro industriel d’en développer une nouvelle génération, vendue comme une arme qui «sauvera des vies».
Karim Farouk Lakjaa

* Docteur en droit international Diplômé du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégique de Paris Ancien vice-doyen de la Faculté de Droit et de Science politique de Reims Animateur du Cercle d’Etude et d’Analyse Juridique Internationale et Stratégique

 http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5141159
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-convention-sur-les-armes-a-sous-munitions-54790629.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/08...
 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26/08/2010

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Début :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Paul Cauchon  : La guerre vendue en shampooing.

1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.

1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Suite

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

a) Le roi dollar à Bagdad..

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

Fin

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

·                     



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Paul Cauchon : La guerre vendue en shampooing.

La guerre contre l’Irak a représenté une formidable bataille idéologique, dans laquelle la Maison-Blanche a utilisé des techniques de marketing sophistiquées, souvent avec l’aide de prestigieuses entreprises de relations publiques.

Mardi 10 Août 2010

On s’en doutait, bien sûr.

Mais rarement la chose a été aussi bien documentée que dans cet ouvrage qui vient de paraître en français, Une arme de persuasion massive/De la propagande dans la guerre de Bush en Irak, publié l’automne dernier aux États-Unis, et en français récemment chez Le Pré au Clercs.

Les deux auteurs, Sheldon Rampton et John Stauber, travaillent pour le Center for Media and Democracy, un organisme créé en 1993 pour enquêter sur les propagandes gouvernementales et le discours médiatique. Ce centre se spécialise particulièrement dans l’analyse des stratégies des grandes entreprises de relations publiques.
On a beaucoup écrit sur l’expérience des journalistes intégrés dans les unités militaires lors de la guerre en Irak, ou encore sur l’hyper-patriotisme de certains médias américains.

Rampton et Stauber en parlent, sans que leurs propos ne soient nécessairement très marquants. L’intérêt de leur livre est ailleurs, dans le décryptage des stratégies gouvernementales pour conditionner l’opinion publique avant le déclenchement de la guerre.
Ainsi, dès 1997 (trois ans avant l’élection de Bush), un groupe de néo-conservateurs dirigé par William Bennet, rédacteur en chef du Weekly Standard (propriété de Rupert Murdoch), avait créé le Project for the New American Century, qui avait pour but de « durcir » la politique américaine envers l’Irak, et qui a fait pression sur le Congrès pour octroyer 100 millions de dollars aux opposants irakiens. Le groupe comprenait des gens comme Dick Cheney, l’éditeur Steve Forbes, Donald Rumsfeld, l’auteur Francis Fukuyama.
Il faut rappeler que, quelques mois après la guerre du Golfe de 1991, Bush le père avait demandé à
la CIA de chasser Saddam Hussein du pouvoir, et l’organisme avait engagé John Rendon, un conseiller en relations publiques, pour travailler à ce dossier.

Le même Rendon obtenait à l’automne 2001 un contrat de 400 000 $ pour orchestrer la propagande afin de préparer l’intervention en Afghanistan.
Le cas le plus connu du marketing de guerre est celui de Charlotte Beers, grande prêtresse du marketing aux États-Unis, qui avait dirigé deux grandes agences et qui comptait, parmi ses titres de gloire, le lancement du riz Uncle Ben’s et des shampooings Head & Shoulders ! Nommée à un poste de sous-secrétaire d’État par l’administration Bush, elle a créé des campagnes de publicité, des sites internet, des shows télévisés, a organisé des rencontres avec des leaders arabes, pour tenter d’influencer l’opinion et de vendre les États-Unis au Moyen-Orient comme une « marque » représentant la liberté. Colin Powell avait lui-même déclaré lors de son embauche qu’il fallait « faire de notre politique étrangère une véritable marque ».
Remarquez que ce n’est pas seulement
la Maison- Blanche qui pensait en termes de marketing. Trois jours après le 11 septembre 2001, c’est le royaume d’Arabie saoudite qui signait un contrat avec le géant de la communication Burson-Marsteller pour recevoir des conseils en gestion de crise (la presque totalité des terroristes du 11 septembre étaient saoudiens, ce qui présentait mal…).

Et une autre agence, Quorvis Communications, recevait 20 millions du même royaume pour faire interviewer des représentants saoudiens par des journalistes-vedettes des médias américains.
Et ça continue comme ça pendant des pages.

Pour préparer l’intervention contre l’Irak plusieurs organismes soutenus par le pouvoir politique faisaient affaire avec Benador Associates, une puissante société de relations publiques qui se spécialisait dans le placement d’experts du Moyen Orient et du terrorisme dans tous les médias, des experts évidemment en faveur de la guerre. Les auteurs font remarquer qu’on les voyait partout alors que les médias semblaient ignorer les 1400 spécialistes indépendants du Moyen-Orient dans les universités américaines, qu’on imagine plus nuancés. Des organisations pacifistes découragées ont même tenté d’acheter de la publicité commerciale dans les grands réseaux de télévision pour se faire entendre, ce qui leur fut refusé par les réseaux.
Cet ouvrage porte aussi une leçon forte. Si le conditionnement à la guerre a semblé fonctionner aux États-Unis, toutes les campagnes de relations publiques pour améliorer l’image des États-Unis au Moyen-Orient ont échoué. Pourquoi ? Le message véhiculé par cette armée de consultants n’était pas forcément faux, écrivent les auteurs. Mais il n’abordait jamais le coeur du ressentiment musulman envers les États-Unis, soit le conflit israélo-palestinien et le passé des interventions américaines dans la région. Comme le dit un professionnel de la publicité cité dans l’ouvrage, et qui semble plus lucide que les autres, « l’opinion islamique est davantage influencée par ce que les États-Unis font que par tout ce qu’ils peuvent dire ».
Paul CAUCHON

Paru sur LeDevoir.com

Sheldon Rampton et John Stauber : « Une arme de persuasion massive – De la propagande dans la guerre de Bush en Irak »

Mardi 10 Août 2010

http://www.geopolintel.fr/article298.html


1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.
Le point
En marge de l'opération « Shock and Awe » lancée au mois de mars de l'an 2003 par un George W. Bush soucieux, disait-il, de découvrir l'arsenal d'armes de destruction massive constitué par Saddam Hussein, une autre guerre est en cours depuis quelque temps, opposant le commandement militaire US aux grands journaux du pays et portant, celle-là, sur le total des victimes.

La semaine dernière, les militaires ont contesté le bilan avancé par une agence de presse sur la foi des statistiques des départements de la Santé et de l'Intérieur qui parlaient de 535 morts en juillet, soit nettement plus que le chiffre du département de la Defense (222 tués).

La baisse est de 50 ou de 25 pour cent par rapport à 2009, suivant que l'on fasse confiance aux calculs des généraux ou des civils.

Ray Odierno, le plus haut gradé yankee sur le terrain, a mis un terme l'autre jour à la querelle : « Je ne vais pas discuter chiffres, a-t-il lancé aux journalistes. Je me contenterai de relever qu'aujourd'hui, cela va mieux qu'hier. » Fermez le ban ! Sauf que, pour les stratèges en chambre, tout le débat ne fait qu'épaissir ce que l'on appelle le brouillard de la guerre.

Et aussi, sauf qu'en plus de sept ans, le bilan officiel s'inscrit à 4 413 morts et 31 902 blessés graves.
Macabre arithmétique, puisqu'il est question de décès, mais qu'il convient de situer dans la perspective du retrait imminent du gros du contingent américain.

Devant un groupe de vétérans, Barack Obama s'est engagé l'autre jour, « comme promis et suivant notre programme », à rappeler le gros des effectifs engagés dans une expédition qu'il avait qualifiée jadis de « stupide » (« dumb »).

Simple coïncidence ? Le même jour, un sondage pour le compte de l'USA Today indiquait une nette baisse de l'indice de popularité de l'actuel locataire de la Maison-Blanche. Ceux qui lui font confiance pour la conduite de cette guerre ne représentent plus que 36 pour cent, au lieu de 48 pour cent en février ; et 43 pour cent pensent que toute l'affaire, déclenchée après les attentats du 11-Septembre, fut une lamentable erreur.
La décision présidentielle signifie qu'au 31 août, il ne restera plus sur les bords de l'Euphrate que 50 000 hommes de troupe contre 144 000 actuellement. Et encore, la tâche des brigades laissées sur place sera de « conseiller et seconder » (« advise and assist ») les forces de sécurité irakiennes, de protéger le personnel et les installations américaines et de lancer des opérations antiterroristes.

Même leur mission changera de nom : d'« Opération liberté irakienne », elle deviendra « Opération nouvelle aube ».

Enfin, le dernier GI devra avoir fait son barda à la fin de 2011, conformément à un calendrier défini par Bush fils.
Il faut compter sur les républicains pour ressortir, en cette période préélectorale, des chiffres tout aussi éloquents aux yeux de l'homme de la rue. L'irruption yankee en terre mésopotamienne aura opéré une ponction de 900 milliards de dollars dans la poche du contribuable, ce qui signifie, selon le leader de la majorité au Sénat Harry Reid, 5 000 dollars par seconde au 5 mai 2008.

En outre, est-il précisé, chaque soldat coûte à l'Oncle Sam quelque 390 000 dollars par an. Ou encore, pour les férus de comptabilité, ceci : 9 milliards se sont évaporés dans la nature, ainsi qu'un milliard représentant le prix de tracteurs et d'équipement divers livrés aux forces de sécurité locales, 10 milliards de dollars perdus sous forme de mauvaise gestion ou de pertes (chiffres cités lors d'auditions par le Congrès), 1,4 milliard de majoration de factures pour le compte de Halliburton. Commentaire du Pentagone sur ce dernier point : « Unreasonable and unsupported »...On appréciera d'autant plus que l'honorable firme, héritage laissé par l'ancien vice-président Dick Cheney qui en fut le PDG, a opéré un curieux montage lui permettant de créer un sous-traiteur, la société KBR, qui a obtenu des commandes pour un montant de 20 milliards destinés à financer la fourniture de nourriture, de carburant, d'habitations, etc.
Devant les anciens ‘combat’tants, le chef de l'exécutif a tenu à rappeler sa promesse, lors de la campagne présidentielle, de mettre fin « de manière responsable » à cette guerre, puis, après son entrée en fonctions, de confier aux Irakiens la direction de leur pays. Étrange que, dans tout cela, nulle part il ne soit fait mention de démocratie.
Simplement, il est question de « clore un chapitre », comme si l'on se contentait de points de suspension au lieu d'un grand point final.
Encore une fois, « mission inachevée ».

Christian Merville

canempechepasnicolas
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/666875/La_guerre_des_chiffres.html


1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

Extrait :

 La dernière brigade de ‘combat’ de l'armée américaine a quitté l'Irak dans la nuit d'hier, une opération largement médiatisée aux États-Unis et que l'administration de Barack Obama a présentée comme un «succès».

Plus de 50 000 militaires américains demeureront sur des bases en Irak, au moins jusqu'à la fin de 2011. Washington compte aussi doubler le nombre d'employés de sociétés privées actifs en Irak, qui seront environ 7000 l'an prochain.

Prévu depuis l'arrivée d'Obama au pouvoir, le retrait des troupes de ‘combat’ soulève des doutes chez plusieurs experts.

Ceux-ci notent que les Américains laissent derrière eux un pays en lambeaux, et une force de sécurité nationale qui n'a pas les ressources pour défendre l'intégrité de son territoire.

«Le président remplit une promesse électorale, mais la réalité, c'est que nous sommes dans le brouillard actuellement», explique en entrevue Hannah Gurman, professeure à l'Université de New York et auteure d'un livre à paraître sur l'histoire des contre-insurrections dans la politique étrangère américaine.

Mme Gurman dénonce la langue de bois qu'utilise l'administration Obama. Les politiciens, remarque-t-elle, ont biffé le mot «victoire» de leur vocabulaire, pour le remplacer par «succès», terme plus vague qui projette de l'optimisme.

«Les soldats ne sont plus des soldats, mais deviennent des "conseillers". Leur départ est fixé à la fin de 2011, mais le gouvernement se dit prêt à prolonger son engagement si les conditions devaient se détériorer. Il n'y a rien de réglé.»

Le rôle des sociétés de sécurité privées est appelé à croître. Selon le New York Times, qui cite des responsables de l'administration sous le couvert de l'anonymat, des agences de sécurité seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance menés par des drones, des fonctions qu'assume traditionnellement l'armée américaine.

Dans un essai récemment publié sur Salon.com, Mme Gurman rappelle que l'Irak est toujours sans gouvernement, cinq mois après les élections nationales.

«Les Irakiens continuent à vivre une situation instable et compliquée. Je mets au défi le président Obama ou quiconque d'aller en Irak et de regarder un enfant dans les yeux. Un enfant qui, sept ans après l'invasion des troupes américaines, manque toujours d'un logement adéquat, d'eau potable, de soins de santé, d'électricité et d'éducation.

Dites à cet enfant que la guerre est un succès.»

«Professionnalisme»

Hier, le porte-parole des forces américaines en Irak, le général Stephen Lanza, a dit sur les ondes de l'émission matinale The Early Show que les forces irakiennes faisaient preuve de «professionnalisme» et qu'elles avaient fait «beaucoup de progrès depuis 2003».

Plus tôt ce mois-ci, le chef de l'état-major irakien avait provoqué des remous en affirmant que le départ des troupes américaines à la fin de 2011 était «prématuré». Le général Hosheyar Zebari a dit souhaiter que «trois ou quatre» bases américaines restent en fonction en Irak.

Les forces irakiennes compteront de 200 000 à 240 000 soldats à la fin de 2011.

Les forces irakiennes sont également sous-équipées. L'armée a récemment déclaré avoir reçu 11 des 140 chars d'assaut promis par les Américains. Les autres véhicules ne seront pas livrés avant la mi-2012, des mois après le départ des forces américaines. Dix-huit chasseurs F-16 commandés par les Irakiens ne seront pas livrés avant 2013.

Nicolas Bérubé
La Presse

20 août 2010

 

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.
Le nombre de personnes employées par des entreprises de sécurité privées et travaillant pour le compte de l'administration américaine en Irak va doubler pour atteindre 7.000 après le départ des troupes de ‘combat’, a indiqué jeudi le département d'Etat.

Le départ des dernières troupes de ‘combat’ américaines du pays devrait être compensé en partie par les forces de sécurité irakiennes, mais "nous aurons encore nos propres besoins en matière de sécurité, pour nous assurer que nos diplomates et nos experts en développement sont bien protégés", a expliqué le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Confirmant un article du New York Times, M. Crowley a indiqué à la presse que la plus grande partie des entreprises de sécurité allaient continuer à assurer des missions variées.

"Nous avons des sous-traitants qui gardent notre ambassade, et nous aurons, comme c'est le cas aujourd'hui, des sous-traitants qui nous aident dans nos déplacements, assurent la sécurité personnelle de nos diplomates quand ils se déplacent dans le pays", a dit M. Crowley.

Des responsables du département d'Etat ont également confirmé les chiffres avancés par le New York Times, selon lesquels les employés du secteur de la sécurité privée vont doubler en Irak, passant à 7.000 environ. Il n'y a "pas de chiffre précis" mais "c'est le bon ordre de grandeur", ont-ils dit.

Selon le quotidien new-yorkais, les sous-traitants seront déployés pour défendre cinq installations fortifiées qui resteront opérationnelles après le départ des troupes de ‘combat’.

Citant des responsables de l'administration sous couvert d'anonymat, le journal affirme que des agences de sécurité privées seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance effectués par des drones.

Elles pourraient aussi mettre en place des "équipes de réaction rapide" pour venir en aide à des civils en danger.

La dernière brigade de ‘combat’ américaine a quitté l'Irak dans la nuit de mercredi à jeudi, laissant derrière elle quelque 56.000 militaires qui devraient se retirer à leur tour d'ici la fin de l'année prochaine.

Le New York Times affirme que 1.200 tâches spécifiques assurées actuellement par les militaires américains ont été identifiées et devront être transférées aux civils américains ou aux autorités irakiennes, ou supprimées progressivement.

Le département d'Etat se prépare à la nouvelle mission de ses représentants et prévoit en conséquence d'acheter auprès du Pentagone 60 véhicules résistant aux mines et de porter sa flotte de véhicules blindés à 1.320. Il prévoit encore de passer d'un avion à trois et de 17 hélicoptères à 29, pilotés par des employés de sociétés privées.

WASHINGTON

http://fr.news.yahoo.com/4/20100820/twl-irak-usa-vigiles-38cfb6d_1.html

 

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

Tout en menant à bien la réduction de ses effectifs militaires en Irak, le gouvernement américain prévoit de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées auxquels il a recours, a annoncé jeudi un responsable du département d'Etat. Le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley, a indiqué que Washington prévoit de porter à 7.000 le nombre de vigiles chargés assurer la sécurité des projets civils financés par les Etats-Unis en Irak.

"Nous aurons toujours des besoins en matière de sécurité afin de nous assurer que nos diplomates et nos spécialistes du développement sont bien protégés", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Le recours par les Etats-Unis à des firmes privées suscite la colère en Irak, particulièrement après l'annulation par la justice américaine de charges pesant sur des gardes de la firme Blackwater Worldwide, accusés d'avoir abattu 14 civils irakiens à Bagdad en 2007.

En Afghanistan, malgré les fortes réticences de Washington, le président Hamid Karzaï a publié mardi un décret enjoignant aux sociétés de sécurité privées de se démanteler dans un délai de quatre mois, ceci en vue de la prise en charge de l'ensemble des questions de sécurité par le gouvernement à compter de 2014.

20/8

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5glLgfI...

 

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

Malgré les protestations du chef de l'état-major irakien qui juge le retrait total de l'armée américaine fin 2011 prématuré, la Maison Blanche s'en tient à la feuille de route fixée par Barack Obama.

La présence militaire américaine en Irak après le retrait total des forces prévu à la fin 2011 ne se comptera plus qu'en "dizaines" ou en "centaines", au titre de la formation sous l'autorité de l'ambassade, a indiqué mercredi 12 août un haut responsable de la Maison Blanche.

Alors que le chef de l'état-major irakien a jugé mercredi que le retrait total de l'armée américaine fin 2011 serait prématuré, le conseiller du vice-président Joe Biden pour la sécurité nationale, Anthony Blinken, a assuré que ce retrait aurait bien lieu. "Nous allons faire en Irak ce que nous faisons dans de nombreux pays du monde avec lesquels nous avons une relation dans le domaine de la sécurité qui inclut la vente d'équipement (militaire) américain ou l'entraînement de leurs forces", a ajouté Joe Blinken.

Au sein de leur ambassade à Bagdad, et sous la responsabilité du chef de mission diplomatique, les Etats-Unis vont créer un "bureau de coopération pour la sécurité" (…) qui servira de lien entre l'armée américaine et les forces de sécurité irakiennes, a souligné ce responsable.

"D'habitude, cela implique un petit nombre de militaires", a développé Joe Blinken. "Mais quand je dis petit, je ne parle pas de milliers, je parle de dizaines ou peut-être des centaines, c'est typiquement ce que l'on devrait voir", a ajouté ce proche collaborateur du vice-président Biden, qui supervise le dossier irakien à la Maison Blanche.

(Nouvelobs.com)

Des violences quotidiennes

Les 50.000 militaires américains qui demeureront dans le pays après cette date, en particulier pour former l'armée irakienne, devront avoir quitté le pays à la fin 2011.

Mais mercredi, pour la première fois, le chef d'état-major irakien a estimé que ce retrait était prématuré, car ses forces ne seront pas selon lui en mesure d'assurer pleinement la sécurité du pays avant 2020.

 (Nouvelobs.com)


1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le Congrès vient de publier une étude sur le coût de la guerre contre le terrorisme. Montant des dépenses militaires depuis le 11 septembre 2001 - Iraq, Afghanistan et autres opérations militaires : 1 trillion de dollars.
CNN a calculé que cette guerre venait juste après
la Deuxième Guerre mondiale qui a coûté aux États-Unis, luttant sur deux fronts et finançant le débarquement plus l'aide aux alliés ainsi qu'à l'URSS : 4,1 trillion. Le Congressional Budget Office estime que le coût de ces opérations militaires devrait doubler pour atteindre 2,4 trillion en 2017. Précision : 1 trillion = mille mlilliards.

Et pendant ce temps, bien que l'on n'en parle plus en une des journaux, Guantanamo est toujours en opération. Explication.

La Commission du Sénat sur les Forces Armées a refusé de voter les crédits pour la rénovation de la prison de Thomson, dans l'Illinois. L'administration Obama avait prévu de dépenser 350 millions de dollars pour préparer la prison désaffectée à recevoir les détenus de Guantanamo. Mais, dans son examen du budget de 2011, la commission a spécifié qu'elle refusait d'allouer les crédits nécessaires.
La version de
la Chambre des Représentants a voté une résolution identique ce qui garantit que les crédits demandés par Barack Obama ne seront pas votés cette année. À six mois du délai qu'avait fixé le président pour fermer la base où sont détenus les 229  "ennemis ‘combat’tants", les options de Barack Obama sont peu nombreuses.

Depuis mars dernier, une commission composée de membres du ministère de la justice, du bureau de la sécurité intérieure, des agences de renseignement, du département d'État, du ministère de la Defense, se réunit chaque semaine afin d'examiner le cas de chaque détenu. Ceux-ci sont classés en trois catégories : ceux qui peuvent être transférés vers d'autres pays et libérés, ceux qui peuvent passer en jugement et ceux qui ne peuvent ni être jugés ni relâchés parce que trop dangereux. L'administration estime que 50 détenus figurent dans ce groupe. Pour le moment, l'administration Obama continue d'affirmer que Guantanamo serait fermé à temps. Mais l'attentat avorté de Times Square en mai dernier a ravivé le débat sur l'opportunité de rapatrier sur le sol américain des terroristes.
Les Républicains, auxquels se sont joints des Démocrates, affirment que la détention de terroristes sur le territoire des États-Unis poserait une menace pour la population.

C'est surtout une bonne excuse pour empêcher Barack Obama de tenir cette promesse de campagne.

Jean-Sébastien Stehli

 4 août 2010

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2010/08/la-guerre-qui-c...


n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Suite :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Suite  :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

a) Le roi dollar à Bagdad..

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.


1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

Changement de société

Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ?

Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogations, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction…

Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques.

Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde…

 Le jeune soldat était déjà en prison pour divulgation d’une vidéo secrète

Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning , de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo.

Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… ,Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui ,de tester les défenses de ces entreprises.Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?

Bradley Manning, un soldat américain de 22 ans accusé d’avoir transmis des renseignements au site WikiLeaks, a été transféré dans une prison militaire aux Etats-Unis en provenance du Koweït, a annoncé vendredi l’armée américaine.Le  jeune Bradley Manning est un soldat de première classe de l’armée et surtout  analyste du renseignement militaire. Il était déjà en prison au Koweit (?) pour avoir diffusé la vidéo secrète montrant l’équipage d’un hélicoptère de combat américain ouvrir le feu sur un groupe de personnes lors d’un incident à Bagdad en 2007. Un photographe de l’agence de presse britannique Reuters et son chauffeur ont été tués.Il avait déjà transmis la video au site Wikileaks et il a simplement récidivé alors qu’il était déjà incarcéré pour l’affaire de la video.

« Un responsable américain qui a examiné certains des documents révélés a estimé que Manning aurait pu se les procurer en surfant sur un système Intranet du Pentagone baptisé « SIPRNet » (Secret Internet Protocol Router Network). Les analystes du renseignement comme Manning et d’autres soldats sur le terrain peuvent avoir accès à des informations militaires en provenance d’Irak ou d’Afghanistan, aux sites du département d’Etat et à certains sites dédiés au renseignement. Le SIPRNet n’est pas nouveau, mais son accès a été élargi depuis le 11 septembre 2001. » AP

Manning a été transféré à la base de Quantico en Virginie (est des Etats-Unis) où il sera détenu en attendant son procès pour avoir divulgué à WikiLeaks des renseignements militaires ultra-secrets, a précisé l’armée.Bref il ne s’agit pas d’un jeune pirate informaticien mais bien de quelqu’un qui va jusqu’au bout de ses choix et qui est ulcéré par ce qu’il découvre à la manière de daniel ELLsberg. Il risque 52 ans de prison…

La guerre hors limite

 Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites , Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003.

Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.). Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les populations civile, intié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.

Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imbrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
 la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.

Extrait :

« A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordinnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »

La guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.

Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convainquante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».

Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.

La guerre totalement assymétrique devient de simple police

J’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation.Cette armée doit affronter un adversaire si assymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahier de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.

Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliquée ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro – proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.

Quand ils ont su que le vehicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le fu à certains d’entre eux. Trois policiers ont éte blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.

cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Iraq sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.

Quelle menace contre la sécurité nationale ?

Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF

« La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succès des hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI. Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.

Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.

Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains.

C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question » counterpunch 29 juillet, traduit par danielle bleitrach

La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.

Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide

 Alors que le challenge est de zéro morts chez les soladats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.

Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009.
Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.

Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort.. selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.

Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.

Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’irak.

 Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne vallent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.

Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour…

Danielle Bleitrach

Les civils afghans sont régulièrement massacrés dans le cadre de cette guerre y compris et fréquemment par les forces d’occupation, voir par exemple la vidéo suivante qui montre la population afghane protestant contre cela  :, est-ce que vous croirez qu’ils découvrent quelque chose dans les « révélations » non ils vivent les faits…

http://www.youtube.com/watch?v=D3PH…

Voilà encore des faits qui doivent être couvert par le secret défense où du moins qui ne doivent pas être criés sur tous les toits. Écoutez ce soldat américain qui a participé à la guerre d’Irak : 

http://www.dailymotion.com/video/xbtnt1_irak-mike-prysner-jeune-veteran_news

Le comble étant bien évidemment que ceux qui déclenchent des guerres sur la base de mensonges d’État, mentent, dissimulent, torturent et assassinent ne risquent aujourd’hui absolument rien. 

http://www.youtube.com/watch?v=YKaU…

Publié 31 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com:80/2010/07/31/afghanista-irak-demain-liran-la-verite-fait-peur-par-danielle-bleitrach/



1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

L'Irak, disparu subrepticement de nos préoccupations, illustre bien le sort des pays sur lesquels s'est penché la sollicitude occidentale, pour les libérer de l'oppression, leur apporter la liberté et 'nos valeurs'. ...

Il serait intéressant de retrouver le texte de Kouchner paru dans la Libre Match, à la veille de l'agression de 2003, décrivant la paradis que serait l'Irak débarrassé de Saddam Hussein


a) Le roi dollar à Bagdad..

- Jalal Talabani  : Président: 700 000 $ par an

- Adel Abdul Mahdi et Tariq al-Hashimi, vice-présidents: 600 000 $ par an.

- Nouri al-Maliki, Premier ministre : 360 000 $ par an.

(Mais, selon certaines sources, son salaire serait en fait identique à celui du Président de la République)

- Rowsch Nouri Shaways, vice- Premier ministre : 172 000 $ par an.

  Les salaires des hauts fonctionnaires choisis par les dirigeants, des gouverneurs de province, ne sont pas rendus publics.

Des primes, notamment de risques, peuvent les augmenter de façon spectaculaire. Leurs frais d’hospitalisation sont à la charge de l’Etat.

   Aucun journaliste, à moins d’être suicidaire, ne s’avisera à enquêter sur les prébendes des dirigeants, mais la rue irakienne, elle, n’hésite pas à dénoncer les doubles salaires versés par la CIA, le MI6, les Gardiens de la Révolution iranienne, le Mossad ou d’autres services secrets, les avances sur commission des entreprises étrangères, l’accès à des caisses noires, les trafics divers, la contrebande…

   On comprend qu’aucun des nouveaux voleurs de Bagdad ne veuille quitter son poste. Ceux qui y seront contraints n’ont pourtant pas de souci à se faire: il leur sera versé 80% de leur dernier salaire jusqu’à la fin de leurs jours, auxquels ils pourront additionner le montant des retraites des autres fonctions gouvernementales qu’ils ont occupées.

L’Irak n’a toujours pas de Premier ministre ni de gouvernement, mais on oublie qu’il n’a pas, non plus, de Président de l’assemblée nationale ni de Président de la République.

Bien que sommés par leurs opposants d’expédier les affaires courantes, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, vissés à leur siège, font ce que bon leur semble, hors de tout contrôle.

   Le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte la classe politique irakienne à « former aussi rapidement que possible un gouvernement ouvert » son représentant à Bagdad, Ad Melkert, craint que le vide institutionnel ne soit exploité par « des individus opposés à la transition démocratique ».

Parallèlement, les Etats-Unis font pression sur Iyad Allaoui, arrivé en tête des législatives du 7 mars, et Nouri al-Maliki pour qu’ils acceptent de gouverner le pays ensemble et mettent sur la touche Moqtada al-Sadr. Arrivé à mi- mandat, Barack Obama ne veut pas qu’une nouvelle dégradation de la situation en Irak, ajoutée à la déroute de l’OTAN en Afghanistan,  perturbe la campagne pour sa réélection. Ce n’est évidement pas l’intérêt de l’Iran où l’ayatollah Khameini, « guide suprême de la révolution », tient à ce que le régime de Bagdad soit dirigé par une coalition chiite safavide, c'est-à-dire pro-iranienne. 

Mais, au-delà des marchandages entre Washington et Téhéran et des ambitions politiques, tribales, ethniques ou religieuses inhérentes à la vie politique irakienne depuis 2003, il est un sujet dont personne ne parle, ou presque : les salaires mirifiques et les prébendes des dirigeants du pays. Sarmad al-Taie, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Alam (1), a levé une partie du voile sur ce que touchent officiellement certains membres de la clique au pouvoir, qui expliquent aussi pourquoi ils sont scotchés à leur poste

Notes :

(1) Iraq’s Top Ten Salaries… And The Best Pension in The World, I guess

http://blogs.mcclatchydc.com/iraq/2010/06/iraqs-top-ten-salaries-and-the-best-pension-in-the-world-i-guess.html

 

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !  

Les députés irakiens s’accrochent à leur siège. On comprend pourquoi depuis que leurs privilèges, exorbitants, ont été rendus publics. Ils touchent 25 500$ par mois, auxquels s’ajoute une prime de 8 500$ - également mensuelle - pour rémunérer une trentaine de secrétaires et de gardes du corps. La plupart des « élus » conservent cette somme pour eux - ou sa majeure partie – car, vivant à l’étranger, ils n’emploient des miliciens ou des membres de leur tribu - généralement sous payés – qu’à l’occasion de passages éclairs à Bagdad, dans la Zone verte. Le quorum de 138 députés n’étant jamais atteint, les lois sont votées à la majorité des présents, ou à main levée - comme en octobre 2006 - pour empêcher tout décompte et faire passer en force celle instaurant le fédéralisme.

Ce n’est pas tout : lors de sessions interdites aux médias, ils se sont dispensé de rembourser une avance de 60 000$, exceptionnellement versée pour acheter une voiture blindée et les véhicules de protection l’accompagnant. Les élections législatives approchant, ils se sont alloué chacun un terrain à bâtir de 600 m2, et ont décidé que les députés sortants percevront 80% de leur salaire actuel pendant 10 ans. Chacun d’entre eux, et sa famille, disposeront, en outre, d’un passeport diplomatique.

On imagine le tollé qu’ont provoqué ces informations dans les milieux populaires. D’autant que depuis l’invasion américaine d’avril 2003, la misère n’a cessé de gagner du terrain. Selon l'Autorité centrale des statistiques, un organisme public irakien : 23% des Irakiens -  c'est-à-dire un habitant sur quatre - vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2$ par jour. De 18 à 30 % de la population sont au chômage. Le salaire moyen d’un fonctionnaire est de 150 $, celui d’un ouvrier beaucoup moins. Les cadres supérieurs touchant entre 500 et 1 000$ par mois font figure de privilégiés.

L’Irak n’est pas seulement devenu un des pays les plus corrompus du monde ; en dehors du pétrole dont la vente alimente les comptes en Suisse des dirigeants, finance les milices et les organes répressifs, les industries les plus florissantes sont les enlèvements contre rançon, la drogue, la prostitution, les trafics d’organes … et les pompes funèbres.

Gilles Munier

Dimanche 6 décembre 2009

http://www.france-irak-actualite.com/article-les-deputes-irakiens-s-empiffrent--40658329.html

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

Le salaire d’un député au parlement irakien est de 30 millions de dinars irakiens, soit l’équivalent de 28 mille dollars US, avec, en sus, deux versements annuels de cent mille dollars chacun. Cela fait un salaire annuel de 560.000 dollars que notre député continuera à percevoir au cours de la législature suivante même dans le cas où il viendrait à perdre son siège.
 Il est question de baisser ce salaire de 10% au cours de la présente législature et je suppose que notre nouveau député ne touchera ainsi que 500.000 dollars.
 Le parlement actuel a été élu depuis cinq mois, et, disons, pour faciliter le calcul, que notre député aura touché 200.000 dollars au cours de cette période. Or le parlement a tenu deux réunions, la première a duré vingt minutes et la seconde dix minutes. Ainsi notre député aura touché deux cents mille dollars pour sa présence pendant une demi heure, ce qui lui fait un salaire horaire de quatre cents mille dollars.  
 Ce montant serait suffisant, je pense, pour payer le déplacement et les honoraires de tous les médecins de Mayo Clinic, des Etats Unis à Londres pour m’examiner pendant une et peut-être deux heures.  
 Il n’y a pas en Irak de médecins miracles et le parlement, avec ses divisions ethniques et confessionnelles, se trouve être une des nombreuses maladies qu’a contractées l’Irak depuis l’occupation. Nous savons que les groupes parlementaires ne sont toujours pas d’accord sur le choix d’un président de conseil. J’estime que cela va se poursuivre jusqu’après le mois de jeûne et peut-être même jusqu’à la fin de l’automne. Le désaccord ne porte pas sur l’avenir de l’Irak, sur ce qui lui convient ou ne convient pas, mais sur le partage du butin dans un pays qui connaît une pénurie d’électricité, d’eau potable et de tous les services de base avec, en plus, un très fort taux de chômage et des épidémies.  
 Les trois présidences, de la république, du conseil et du parlement accaparent à elles seules un budget de un milliard huit cents millions de dollars (1,8 Milliard USD) par an sans qu’aucun des occupants de ces postes ne soit obligé de rendre compte de ses dépenses à quiconque.
 Il y a sûrement au parlement irakien et tout autour des gens bien, des patriotes et des hommes d’honneur qui souhaitent le bien pour le pays, mais ceux-là je ne les connais pas. Ce que je sais par contre c’est que les politiciens irakiens s’entretuent pour le partage de ce butin qu’est devenu l’Irak.    
 Les informations suivantes, nous en donnent un petit aperçu :
 Une étude médicale, menée entre autres par le professeur, Chris Busby, professeur associé à l'Université d'Ulster, a conclu que les effets sur la santé de l’attaque américaine contre la ville de Falloujah en 2004 se sont révélés plus graves qu’à Hiroshima. Ainsi la mortalité infantile est montée à 8% alors qu’elle est de 1% au Koweït et les diverses formes de cancer connaissent une troublante hausse, avec un taux, pour la septicémie, 38 fois supérieur à la moyenne ailleurs.
 Les terroristes de « Al Qaida en Mésopotamie » et « de l’Etat islamique d’Irak » attaquent les banques de sang pour s’emparer des stocks afin de soigner leurs blessés.
 Les actions terroristes, les assassinats ciblés et les opérations suicides sont en forte hausse avec près de deux cents victimes par mois. Depuis les élections et jusqu’à la fin du mois de juillet, cent cinquante politiciens, fonctionnaires, chefs de tribu et policiers ont été tués avec de nombreux membres des Sahaouets.
 Dans ces conditions, les coupures d’électricité, partielles ou plutôt totales, sont très peu de chose quoique je ne comprenne pas que « le pays arabe le plus riche » après « sa libération » par la plus grande puissance militaire et économique du monde, n’arrive pas à fournir de l’électricité à ses citoyens. Après la libération du Koweït et le début du boycott international de l’Irak, Saddam Hussein a ordonné à ses ingénieurs, tous irakiens, de réparer la centrale électrique de Doura, ce qu’ils firent. Ainsi, ils permirent aux irakiens de disposer d’électricité.  
 Naturellement je ne peux parler de l’Irak sans avoir un clin d’œil à ses valeureux libérateurs. Selon les informations, le Pentagone aurait perdu ou ne sait plus ce qu’il est advenu d’un montant de deux milliards six cents millions de dollars appartenant au gouvernement irakien, produit de la vente de pétrole. Je jure que ce sont les propos du contrôleur général américain de l’Irak.
 Comment peut-on perdre 2, 6 Milliards de dollars ? Serait-ce possible que le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, ait laissé tomber ce montant de sa poche en prenant son portable, sans s’en apercevoir et l’abandonnant ainsi aux terroristes d’alqaida pour financer leurs actions ?
 Peut-être allons- nous nous débarrasser des américains avec cette promesse du président Obama de terminer l’évacuation de ses troupes d’Irak à la fin de ce mois et son discours sur les sacrifices américains en Irak, alors que c’est l’Irak qui a été sacrifié.  
 Mais une lecture plus attentive du discours nous révèle qu’il s’agit plutôt du contraire. « L’opération liberté pour l’Irak » dont nous avons mentionné plus haut quelques unes de ses conséquences, sera suivie de « l’opération nouvel aurore » avec le maintien de 50.000 soldats américains… pour entraîner les irakiens.

Cela veut dire : pas de retrait.
 L’Irak a besoin aujourd’hui de « pleureuses » et je n’ai rien d’autre à ajouter que d’implorer Dieu de lui venir en aide.

Jihad Al-Khazen

Vendredi 13 Août 2010

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
tunisielibre@yahoo.fr
http://tunisitri.wordpress.com/2010/08/12/l%E2%80%99irak-a-besoin-de-pleureuses/#more-1814/
 khazen@alhayat.com
 [1] Source URL (retrieved on 08/12/2010 - 03:04):
http://international.daralhayat.com/internationalartic


1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé le 19 juillet 2010 (1) que de « nombreux besoins » en nourriture, et en abris pour les « personnes déplacées » – euphémisme utilisé pour désigner les Irakiens victimes des opérations de nettoyage ethnique organisées par les milices pro-iraniennes -  prévus par son Plan d’action 2010 ne pourront pas être assurés, faute de moyens financiers. Extraits du communiqué :

- Les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues,  

- Les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l'école ont également été suspendues,

- Les conditions d'existence de 500 000 personnes affectées par la sécheresse dans les gouvernorats de Soulimaniya et Dohouk sont menacées,

- Le plan d'action pour aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d'urgence va devoir être suspendu. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes.

Où passe l’argent du pétrole ?

   Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat. Cette année, sur 187,7 millions de dollars  requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour. Question : où passe l’argent du pétrole ?

   A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3). L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003. 

Notes : 

(1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22456&...

(2) L’Irak est un des quatre pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009).

(3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres 

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_...

 (4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux 

http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrol...

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-petr...

Mercredi 21 juillet


1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

Le journaliste Martin Chulov, de The Guardian, a pu interviewer Tarek Aziz dans sa nouvelle prison (1), au retour du Tribunal de la Zone verte où le régime de Bagdad l’a impliqué dans une nouvelle affaire.

C’est la première fois que l’ancien vice-Premier ministre irakien est autorisé à s’adresser à un étranger en dehors des geôliers du Camp Cropper, des enquêteurs de l’ONU, de la CIA, du MI6…. et du juge français Philippe Courroye. 

Son seul regret : s’être rendu aux troupes d’occupation

Visiblement affaibli par la maladie et « sept ans et quatre mois » d’incarcération, il se présente comme un « nationaliste arabe loyal » et nie toutes les accusations portées contre lui. Il n’a jamais, dit-il commis de crime contre des civils, des militaires ou des religieux. Sur des centaines de plaintes déposées contre le régime baasiste, personne ne l’en a d’ailleurs accusé nommément. En temps qu’ancien membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR), vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, on peut tout au plus évoquer contre lui une « culpabilité par association ». Pendant 30 ans, il a défendu les positions de son pays, même lorsque qu’il n’y était pas favorable. Cela avait été le cas, en 1990, lorsque l’Irak a envahi le Koweït, parce que cette décision débouchait sur une guerre contre les Etats-Unis, mais que l’on ne compte pas sur lui pour émettre des critiques. Ce n’est pas un opportuniste. L’heure viendra peut-être pour lui d’écrire ses mémoires, et à ce moment là il donnera sa version des évènements. Son seul regret, c’est de s’être rendu aux troupes d’occupation, le 24 avril 2003. C’était une décision grave, prise pour sauver sa famille qui a pu quitter l’Irak pour Amman à bord d’un avion étatsunien. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré Saddam Hussein, dans le quartier Mansour à Bagdad, pour lui réaffirmer son soutien, et lui dire au revoir.

« L’Iran est notre pire ennemi »

Tarek Aziz rappelle que Saddam Hussein et lui avaient été choqués par les attentats du 11 septembre et révèle que l’ancien président irakien lui avait demandé de l’écrire à Ramsey Clark, ministre de la Justice - Attorney general - sous le Président Johnson et opposant à la guerre du Golfe.

C’est à partir de ces attentats qu’il est devenu évident que l’Irak allait être envahi, mais il ne pensait pas que cela déboucherait sur la chute de Bagdad 18 mois plus tard : «Bush et Blair ont menti intentionnellement », dit-il, « Ils étaient tous deux pro-sionistes. Ils voulaient détruire l'Irak pour le bien d'Israël, non pas pour les États-Unis et la Grande-Bretagne ». Dépositaire de tous les secrets du pays, notamment pendant la période d’embargo, il savait que l’Irak n’avait ni armes de destruction massive, ni programme pour en fabriquer. Tarek Aziz a confirmé les déclarations de Saddam Hussein aux enquêteurs de l’ONU, à savoir qu’il avait laissé planer le doute sur l’existence d’un programme d’armement de l’Irak pour dissuader l’Iran d’attaquer. « L’Iran est notre pire ennemi », dit-il. « Saddam était un homme fier. Son devoir était de défendre la dignité de l’Irak ». A la question de savoir si la fierté ne l’a pas emportée sur la sagesse, et si elle n’a pas conduit à la destruction de son pays », il répond : « Nous sommes Arabes, nous sommes nationalistes arabes. Nous devons être fiers ». Aujourd’hui, l’Iran « développe un programme d’armement. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Pourquoi ? ».

« Obama laisse l’Irak aux loups »

Alors que tous ses amis craignaient pour sa santé depuis son transfert du Camp Cropper, Tarek Aziz affirme qu’il est bien traité. Tant mieux, et on espère qu’il en est de même pour ses compagnons. Il dispose de l’air conditionné, des médicaments qui lui sont prescrits et peut prendre l’air dans un petit jardin à proximité de sa cellule. Il suit l’actualité de sa prison, à la télévision, et est horrifié par ce qu’il voit : « Pendant 30 ans, Saddam a bâti l’Irak, et maintenant le pays est détruit. Il y a plus de malades que dans le passé, plus de faim. Les services étatiques n’existent plus. Des gens sont tués tous les jours par dizaines, sinon par centaines. Nous sommes les victimes de l’Amérique et de la Grande-Bretagne…(…)... Ils ont tué notre pays ». « Quand Obama a été élu président, je pensais qu’il allait corriger certaines erreurs de Bush.  Mais, c’est un hypocrite. Il laisse l’Irak aux loups ».

(2).

Un pas vers la « réconciliation » ?

Dernièrement, le Haut tribunal irakien a libéré Khamis Sirhan al-Muhammadi (3), ancien gouverneur de la province de Kerbala - n° 54 des dirigeants les plus recherchés par les occupants (4), faute de preuve à charge sur sa participation à l’assèchement des marais du sud du pays. Au moment où les Etats-Unis réduisent la présence de leurs troupes en Irak, et où il est question d’un soi-disant gouvernement d’union nationale, cette opération de communication décidée par Nouri al-Maliki marque-t-elle un pas dans le processus dit de réconciliation voulu par les Etats-Unis ?  En tout cas, l’événement ne déplait pas à Iyad Allaoui. Quand il a appris que The Guardian allait interviewer l’ancien vice-Premier ministre, il a fait dire au journaliste : « Dites à Tarik Aziz qu'il est mon ami et que je pense souvent à lui. C’est un homme bon… C’est une erreur de le garder enfermé depuis si longtemps». Facile à dire aujourd’hui : s’il l’avait libéré entre mai 2004 et avril 2005, lorsqu’il était au pouvoir, l’Irak n’en serait sans doute pas là.

Notes :

(1) Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/iraq-us-tariq-aziz-iran

(2) Saddam Hussein deputy Tariq Aziz calls for US forces to stay in Iraq

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/tariq-aziz-interview-iraq

(3) Saddam regime commander on US most wanted list released from Iraq prison after 6 years

http://www.brandonsun.com/world/breaking-news/former-militia-commander-from-saddams-regime-released-from-iraq-prison-after-6-years-99926684.html?thx=y

(4) Khamis Sirhan al-Muhammadi, membre du Commandement régional du parti Bass, un des dirigeants de la résistance dans la province d’Al-Anbar, a été arrêté le 11 janvier 2005 contre le versement de 1 million de dollars à un informateur.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,110311,00.html


1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly .
Le Daily Mail et le Guardian conduisent un de nos hebdomadaires hexagonaux à revenir sur le cas "David Kelly".

Tant mieux, mais il faut creuser davantage, serions-nous tentés de dire.

Voici en effet un an que nous suivons les démélés de cette affaire mystérieuse où plane l’ombre du crime d’Etat. Comme aux USA où le doute subsiste sur la culpabilité du suicidé américain Bruce Ivins accusé d’avoir fabriqué et envoyé de l’anthrax mortel aux Sénateurs Dashle et Leahy qui s’opposaient aux lois Patriot Act, le doute plane sur le suicide de ce spécialiste britannique des armes biologiques qui dénoncait leur absence en Irak au moment où Tony Blair partait en guerre…

Relire notre traduction de Raw Story du 13 juillet 2009 où nous nous faisions l’écho le 18 juillet 2009 de la demande de réouverture de l’enquête par un groupe d’experts médicaux.

Puis le 25 janvier 2010, notre traduction du Guardian, lorsque l’enquête Hutton a abouti au classement secret du rapport médical du décès de David Kelly.
Des experts médicaux britanniques demandent la réouverture de l’enquête sur la mort, en 2003, du spécialiste en armement non conventionnel mêlé aux accusations sur les mensonges ayant justifié la guerre en Irak. L’enquête officielle avait conclu à un suicide.
L’ancien Premier ministre Tony Blair sera-t-il rattrapé par l’affaire David Kelly? Un groupe d’experts en médecine légale a demandé, ce vendredi 13 juillet, la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly. Ce dernier, l’un des meilleurs experts britanniques en armement chimique et biologique s’est – officiellement – suicidé en 2003 après avoir été identifié comme la source d’un journaliste accusant le gouvernement de Tony Blair d’avoir exagéré la menace irakienne.
Des doutes sur le rapport qui justifie le déclenchement de la guerre
En septembre 2002, à l’appui des accusations de l’administration Bush qui accuse l’Irak de posséder des armes de destruction massive (ADM), Tony Blair promet de fournir des preuves et ses services publient un rapport dont le sérieux sera par la suite mis en doute. Tony Blair obtient néanmoins l’appui d’une majorité des députés à
la Chambre des communes pour déclencher la guerre, en mars 2003.
En mai 2003, un journaliste de
la BBC, Andrew Gilligan, spécialiste des questions de Defense, affirme que le contenu du dossier sur les armes de destruction massive publié avant le conflit a été "gonflé" et rendu "plus sexy" afin de justifier plus facilement la guerre. Le nom de David Kelly comme source d’Andrew Gilligan circule dans les médias. L’expert est convoqué devant la commission des Affaires étrangères. Deux jours plus tard, le 18 juillet 2003, son corps sans vie est retrouvé dans un champ proche d’Oxford.
L’enquête sur les circonstances de sa mort est confiée à un juge de la cour d’appel, lord Hutton (Lire l’enquête détaillée de l’Express sur cette affaire: le roman des armes de destruction massive).
Rendu public en janvier 2004, le rapport Hutton blanchit le gouvernement Blair et charge
la BBC: David Kelly s’est suicidé "en s’ouvrant le poignet gauche" et sa mort a été "accélérée" par les tablettes de Coproxamol qu’il a absorbées. Le rapport estime probable que l’expert se soit considéré comme humilié publiquement pour avoir été identifié comme la source de Gilligan.
En revanche, le rapport conclut que Tony Blair et son équipe n’ont rien fait pour "muscler" le document sur les ADM. Cette accusation "très grave", lancée par le journaliste Andrew Gilligan, est, selon le rapport Hutton, "infondée", et
la BBC est "fautive" de ne pas avoir mieux enquêté après les démentis du gouvernement. Andrew Gilligan démissionne de la BBC après la publication du rapport Hutton.
Le dossier médical interdit d’accès pendant 70 ans
Aujourd’hui, huit médecins et experts en médecine légale demandent la réouverture de l’enquête. Ils considèrent en effet que la section de l’artère du poignet de David Kelly n’aurait pas suffi à menacer sa vie.
Le 7 août dernier, le Daily Mail a publié le témoignage de l’inspecteur de police qui s’est rendu le premier sur le lieu où a été retrouvé le corps de David Kelly. Il y avait, révèle-t-il, très peu de sang sur et autour du corps. Les auxiliaires médicaux présents sur place s’étaient également étonnés que le scientifique ait pu succomber à la blessure au poignet qu’ils avaient constatée précise le journal.
Le Guardian rapporte qu’une enquête judiciaire a été interrompue par le ministre de
la Justice de l’époque, Lord Falconer, avant la création de la commission Hutton, et n’a pas été relancée ensuite.
En janvier dernier, précise le quotidien, cinq médecins qui demandaient la réouverture de l’enquête, se sont vu répondre que Lord Hutton avait, en 2003, fait en sorte que le dossier médical et les photos soient fermés pour une durée de 70 ans. Interrogé, Lord Hutton aurait déclaré qu’il ne fallait pas aggraver la "détresse de la famille".
C’est le changement de gouvernement qui permet aux protagonistes d’espérer la réouverture de l’enquête. Le procureur général Dominic Grieve, a déclaré avant les élections, en avril, que les Conservateurs réfléchissaient à la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly.
"Il n’y avait pas beaucoup de sang autour" : le détective qui a trouvé le corps de l’expert en armement
David Kelly soulève des questions sur sa mort par Rebecca Camber
Le mystère entourant la mort du docteur David Kelly s’est épaissi hier après que le détective qui a découvert son corps ait déclaré qu’il n’avait pas observé "beaucoup de sang".
Cette révélation du détective assermenté Graham Coe jette le doute sur le verdict du rapport Hutton selon lequel le scientifique du Ministère de
la Defense serait mort d’hémorragie après s’être tranché les veines du poignet.
Dans sa première interview, M. Coe, maintenant à la retraite, a également affirmé que
la Police avait fouillé la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort à la recherche de "documents sensibles" sur l’Irak.

 

extrait…..
Le Dr. Kelly, expert en armes chimiques et bactériologiques, a été trouvé mort en forêt près de sa maison dans l’Oxfordshire en juillet 2003.
Une semaine plus tôt, le gouvernement travailliste avait révélé qu’il était la source d’un reportage de
la BBC qui déclarait que le "10" [NdT. 10 Downing Street, lieu de résidence et de travail du premier ministre] avait "rendu plus sexy" les rapports sur la capacité de l’Irak à déployer des armes de destruction massive.
L’enquête de Lord Hutton détermina en 2004 que l’homme de 59 ans s’était suicidé en coupant les veines de son poignet avec un couteau d’élagage émoussé.
M. Coe, aujourd’hui âgé de 63 ans, fut le premier à découvrir le corps et il veilla sur lui pendant 25 minutes avant que n’arrivent des renforts. L’indice du détective assermenté Graham Coe rend les demandes d’enquête sur la mort de David Kelly d’autant plus incontestables. Il a déclaré au MAIL dimanche: "Je n’ai vraiment pas vu beaucoup de sang nulle part. Il y en avait un peu sur son poignet gauche, mais rien sur ses vêtements."
"Sur le sol il n’y avait pas beaucoup de sang autour, voire même rien du tout." Le rapport Hutton déclare qu’il y avait des traces de sang sur une bouteille d’eau à côté du corps.
M. Coe a déclaré: "Je n’ai vu aucune trace de sang sur la bouteille et n’ai pas vérifié le couteau."
Son témoignage recoupe celui de deux secouristes expérimentés sur place, qui ont dit que l’absence de sang les avait laissés perplexes.
Ils ont déclaré auparavant: "Il est extrêmement peu probable qu’il [Dr. David Kelly] soit mort de la blessure au poignet que nous avons vue."
Leurs déclarations sont confirmées par le Dr. Neville Davis, MBE, ancien président du Département de médecine légale à
la Société de Médecine Royale, qui a dit qu’il aurait dû y avoir "une sacrée mare de sang sur les vêtements du scientifique et au sol s’il était mort des suites du sectionnement de son artère."M. Coe a aussi confirmé l’existence controversée d’un troisième homme à ses côtés et ceux de son partenaire le détective assermenté Colin ce jour-là.
Les sceptiques qui pensent que le Dr. Kelly a été assassiné ont déclaré que les faits appropriés mentionnés dans les comptes-rendus des chercheurs volontaires pourraient bien avoir été rédigés par les services de sécurité.
Lors de l’enquête Hutton, M. Coe a nié que quelqu’un d’autre était présent, mais l’ex-enquêteur de
la Police de la vallée de la Tamise dit maintenant qu’il y avait un officier de police stagiaire, dont il a refusé de donner le nom, et qui selon lui a quitté la Police.
M. Coe a aussi agi en tant qu’"officier de perquisition" lors de la fouille de la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort.
Il se souvient: "Nous cherchions des documents en relation avec l’Irak. Personne ne savait s’il conservait des documents de nature sensible à la maison."
"Nous devions chercher. Si quelqu’un rédige une note de suicide, vous allez la trouver. Nous cherchions des documents politiquement sensibles."

Le Procureur général Dominic Grieve a déjà déclaré qu’il est "préoccupé" par les allégations qui entourent le cas de Kelly, et il appelle de ses voeux une nouvelle enquête.
Hier, le Ministre des Transports Norman Baker, qui a fait campagne pour une enquête complète indépendante, a déclaré: "Ce sont des indices nouveaux importants, que j’en suis sûr le Procureur général souhaitera examiner". Cela soulève des questions sérieuses sur les conclusions tirées par Lord Hutton.
Cependant, M. Coe ne suspecte pas un acte criminel caché. Il a déclaré: "selon moi, il [Dr.Kelly] a utilisé son propre couteau. Il n’y a que lui pour savoir pourquoi il a fait cela."
Cela n’a jamais été un suicide, dit la cousine du Dr. Kelly, alors que la famille rompt finalement le silence
Daily Mail ce 16 août à 11:25, par Mikes Goslett:
(extrait)

Une proche parente de David Kelly a rompu le silence de la famille hier pour faire entendre ses craintes qu’il aurait été assassiné. Wendy Wearmouth a dit qu’elle trouvait "particulièrement peu probable" qu’il se soit suicidé et elle a suggéré qu’il avait été assassiné. Elle a dit que commettre un suicide aurait été "en totale contradiction avec sa profonde manière d’être". (…) "Un homme dans sa position a dû être initié à beaucoup de choses, et avoir vu beaucoup de choses, et je pense qu’il a été assassiné." Son intervention met encore plus de pression sur le gouvernement pour réouvrir l’enquête (…). L’enquête publique dirigée par le juge à la retraite Lord Hutton avait déterminé que le Dr. Kelly s’était suicidé en s’étant tranché les veines du poignet [gauche] avec un couteau à élaguer émoussé et présumant qu’il avait avalé 29 comprimés antidouleur de coproxamol.
Elle a déclaré: "Une enquête complète auprès du médecin légiste au cours de laquelle les gens témoignent sous serment est la seule façon pour tout le monde d’avoir l’espoir de connaitre un jour ce qui s’est réellement passé". (…) Sa mort est de plus en plus mystérieuse depuis que la nuit dernière un médecin s’est exprimé à
la BBC. Il aurait lu le rapport post-mortem du Dr. Kelly, bien qu’il soit classé secret pour 70 ans. Le chirurgien vasculaire Micheal Gaunt a raconté à la BBC qu’on lui avait demandé d’examiner les indices et il a conclu qu’il était "convaincu" qu’il s’était suicidé. Mais il n’a pas dit qui l’avait recruté ou comment il avait obtenu le rapport, et sa déclaration entraine des questions vitales sur la sécurisation des indices-clé concernant la mort du Dr. Kelly.
Après avoir pris connaissance de détails jusque-là inconnus du dossier, le Dr. Gaunt a dit qu’ "il était plus que probable que le Dr. Kelly ait finalement succombé de la combinaison de comprimés, de la coupure, du stress qu’il subissait, et peut-être d’un problème cardiaque non diagnostiqué".
Des experts demandent une enquête sur David Kelly
La cause de la mort de David Kelly jugée "extrêmement peu vraisemblable" par un groupe d’experts légaux et médicaux.
the Guardian, par Haroon Siddique, vendredi 13 août 2010 à 9:23
(extraits)

(…) Les espoirs pour une nouvelle enquête ont été soulevés à la suite du changement de gouvernement. Le Procureur Général Dominic Grieve a déclaré en avril, alors qu’il était secrétaire à
la Justice du "cabinet de l’ombre" [NdT. en Angleterre, l'opposition constitue dans ses rangs un gouvernement-bis. Cette pratique tend à s'installer en France], que les Conservateurs étudieraient la question d’une nouvelle enquête sur la mort de David Kelly. Il a aussi appelé à une révision de la décision du gouvernement de ne pas publier les rapports médicaux post-mortem correspondants. Grieve examine le cas avec le secrétaire à la Justice, Kenneth Clarke. Norman Baker, le parlementaire Liberal-Démocrate [Ndt. centriste] et jeune Ministre de la coalition gouvernementale, soutien la reprise de l’enquête. Il avait démissionné de sa position exposée lorsqu’il était dans l’opposition pour écrire un livre, "L’étrange mort de David Kelly", qui défend la thèse selon laquelle la vie du scientifique aurait été "délibérément supprimée par d’autres".
L’enquête Hutton appliqua une procédure moins stricte que celle qui aurait été utilisée dans une enquête où un médecin légiste doit s’assurer "au-delà de tout doute raisonnable" qu’une personne a délibérément voulu se suicider.

Reopen911

http://11septembre2001.blogspot.com/

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



2 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

L'événement | L’implantation, à Bâle, du groupe Aegis, comptant 20000 mercenaires, relance la polémique en Suisse. –

A elle seule, la Cité de Calvin recense trois sociétés étrangères actives dans l’espionnage privé. –

Le marché de la sécurité (20 milliards de dollars) se déploie essentiellement en Irak et en Afghanistan.

Depuis deux semaines, l’implantation du siège social mondial d’Aegis Defense Services à Bâle secoue la Suisse alémanique et les instances fédérales (lire nos éditions du 16 août 2010). Et pour cause. La britannique Aegis est, avec les américaines DynCorp et surtout Xe Services (ex-Blackwater) l’une des plus importantes armées privées au monde, intervenant principalement en Irak et en Afghanistan grâce à ses 20000 soldats.

Pour une fois unanimes, la gauche et la droite parlementaire réclament du Conseil fédéral une meilleure surveillance de l’implantation de ces groupes multinationaux, qui se partagent un marché estimé aujourd’hui à quelque 20 milliards de dollars. «Lorsque l’une de ces sociétés ayant son siège en Suisse opère en Irak pour le compte des Etats-Unis, cela pose clairement un problème à notre système de neutralité», affirme ainsi Albert Stahel, professeur en sciences politiques à l’Université de Zurich et expert en affaires stratégiques.

Des contrôles inexistants

Dès lors, la problématique de ces entreprises militaires privées (MPC, en anglais) rebondit avec une acuité toute nouvelle en Suisse. D’autant que le Conseil fédéral est incapable de dire combien de sociétés de sécurité sont implantées ou ont ouvert une représentation dans notre pays. En 2005, le gouvernement avait ainsi refusé de contrôler lesdites sociétés, partant de lier leur implantation à une quelconque autorisation, du moment que leurs activités sur notre sol ne sont qu’administratives.

Mieux: «Selon le Centre for Democratic Control of Armed Forces, basé à Genève, affirmait alors le Conseil fédéral, il n’existe en Suisse que très peu de sociétés de sécurité actives sur des territoires en guerre. Elles sont en outre de très petite taille.»

La SonntagsZeitung vient pourtant de révéler que Genève, à elle seule, comptait trois de ces firmes paramilitaires étrangères sur son sol. La plus importante d’entre elles s’appelle Diligence Global Intelligence SA, installée à Genève en février 2009, rue du Conseil-Général. Il s’agit là de la filiale helvétique du groupe américain Diligence LLC, fondée par Nicholas Day et par d’anciens membres du MI5 et de la CIA. Nick Day a même choisi Genève pour y fixer sa résidence principale.

De l’espionnage privé

Diligence Global Intelligence, si elle n’est pas pourvoyeuse de mercenaires, livre de précieux renseignements économiques et géopolitiques. En clair: une sorte de services d’espionnage privés. Sur son site Internet, on découvre ainsi que «Genève représente un pas décisif dans le développement du groupe», après ses implantations à Londres, Washington, New York et Moscou. Mais encore: «Notre société opère sous les radars.» Pour l’heure, pourtant, Diligence n’a pas gagné beaucoup de mandats en Suisse même; dans le monde, par contre, la multinationale britannique et ses spécialistes en espionnage ont déjà traité plus de 1000 «projets», dans 75 pays.

On trouve également au bout du lac une filiale du groupe anglais Salamanca, sise au 8, quai du Rhône, et spécialisée dans la protection rapprochée et également dans le renseignement économique. Enfin, un troisième groupe américain, spécialisé dans la formation de polices privées et d’agents de renseignements, New Century, est indirectement présent au bout du lac Léman: «Notre présence à Genève est purement administrative, nous a affirmé hier l’un de ses responsables à Londres. C’est une représentation fiduciaire.» En clair, il s’avère que certains comptes de New Century sont gérés depuis la Cité de Calvin.

17.08.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/suisse-geneve-havre-armees-privees-2010-08-16


2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

L'Irak a décidé de repousser d'un mois l'appel d'offres prévu le 1er septembre pour l'attribution de trois champs gaziers d'une capacité d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3), a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du ministère irakien du Pétrole.

"Une présentation des champs gaziers à lieu dimanche et lundi à Istanbul pour répondre aux questions des compagnies en lice et l'appel d'offres devrait avoir lieu en octobre", a indiqué Assem Jihad, sans pouvoir préciser la date.

"Il s'agit de donner plus de temps à ces compagnies pour étudier le dossier", a-t-il ajouté.

Le 6 mai, le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani avait annoncé cet appel d'offres en précisant que les 45 compagnies internationales qui avaient participé aux deux premières enchères sur les champs pétroliers pourront de nouveau concourir et il s'agira comme pour le pétrole de contrats de services.

La production actuelle de gaz n'est que de 150.000 m3.

L'Irak avait décidé de lancer cet appel d'offres "pour pouvoir alimenter ses stations électriques et pour valoriser cette énergie afin de l'exporter par des gazoducs vers l'Union européenne et les pays voisins", avait annoncé le ministre.

Le pays manque cruellement d'électricité sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis. Ce rationnement de deux à quatre heures par jour a conduit à des émeutes cet été dans plusieurs villes d'Irak en raison de la chaleur qui règne dans le pays.

L'Irak s'est lancé dans un vaste programme de construction de centrales électriques fonctionnant avec des turbines au gaz, afin de faire passer la consommation électrique par personne de 1.100 kilowatts/heure actuellement à 3.700 KW/h en 2014, selon le ministère du Plan. Le gouvernement a signé des contrats d'un montant de 5 milliards de dollars avec General Electric et Siemens.

Le champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité estimée est de 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Le troisième est celui de Siba, dans la province de Bassora, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km a été decouvert en 1968 et n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

L'Irak a signé l'année dernière des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

AFP

 02 août 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100802073909.bpow3v2m.asp



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.
Les images sont difficilement soutenables.

Une petite fille à double tête, un petit garçon à l’abdomen surdimensionné, des bébés atteints d’une maladie grave de peau...

Tous ces cas enregistrés à Falloujah ont été rapportés par plusieurs médias internationaux.

Depuis 2004, quand cette ville du centre de l’Irak a été le théâtre d’une bataille sans merci entre insurgés et Américains, les témoignages de familles frappées par des cancers ou la mort précoce d’un enfant difforme se multiplient.
Au point que certains font le lien avec l’offensive américaine, tandis que le doute persiste sur la nature des armes utilisées.
Une étude publiée fin juillet 2010 par l’International Journal of Environnemental Research and Public Health pourrait leur permettre d’étayer leurs accusations.

Mené entre autres par le professeur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster, ce travail valide l’hypothèse d’une mortalité infantile et des cancers anormalement élevés à Falloujah, entre 2005 et 2009.

En s’appuyant sur un questionnaire rempli par 4.843 personnes de la ville, les auteurs pointent des chiffres bien supérieurs à ceux constatés en Égypte et en Jordanie. Le risque relatif de cancer est 4,22 fois plus élevé dans la ville irakienne que dans les pays voisins, et 12,6 fois plus important pour les moins de 14 ans ! Pire, les types de cancer constatés sont similaires à ceux développés par les Japonais à Hiroshima après la Seconde Guerre mondiale... Quant à la mortalité infantile, elle est 4 fois plus forte à Falloujah que dans les États comparés depuis 2006. Et, comme à Hiroshima, après le largage de la bombe A, le nombre de naissances de garçons a plongé parmi les enfants de 0 à 4 ans dès 2005.
Un dernier élément qui permet d’identifier l’année de la bataille de Falloujah, en 2004, "comme l’année de la contamination environnementale", selon les auteurs de l’étude.
La piste de l’uranium appauvri
Le travail des chercheurs "n’éclaire pas sur l’agent déclencheur de l’augmentation du nombre de maladies". Mais il pose de fait la question.
Il va jusqu’à évoquer l’hypothèse de l’uranium appauvri, un composant radioactif qui pourrait avoir été employé par l’armée américaine au cours des ‘combat’s à Falloujah. Le Pentagone n’a jamais répondu clairement à ceux qui l’accusent d’y avoir eu recours sous la forme de bombes "anti-bunkers". De quoi alimenter les soupçons.
Par le passé, l’utilisation de l’uranium appauvri lors d’opérations militaires a déjà été sujet à polémique. Ce composant est accusé d’être à l’origine de maladies et de décès de plusieurs soldats déployés en ex-Yougoslavie, notamment en Bosnie en 1995 et au Kosovo en 1999, ou encore en Irak, lors du premier conflit. L’Organisation mondiale de
la Santé (OMS) a même recommandé, en 2008, un suivi des zones touchées par ces armes et leur éventuelle dépollution quand le niveau de contamination constaté s’avère "inacceptable". L’OMS souligne également la fragilité des enfants face à ce type de contamination.
Reste que l’utilisation des armes à l’uranium appauvri est parfaitement légale. Aucun texteinternational n’interdit d’avoir recours à des armes qualifiées de "conventionnelles". L’armée française se réserve d’ailleurs le droit de s’en servir pour leur capacité unique à "percer les blindages les plus résistants" même si, affirme le ministère de
la Defense, elle "n’a jamais eu recours à ces munitions à base d’uranium appauvri sur les théâtres d’opérations sur lesquels elle est déployée".

Par La Rédaction
vendredi 6 août 2010,

http://www.aloufok.net/spip.php?article2281


3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

Ayant participé à la destruction d’autres pays lointains, notre ancien premier ministre - « émissaire de la paix » au Moyen Orient – peut désormais profiter des relations nouées lorsqu’il était « au service du peuple ».

Tony Blair doit être inculpé, et non pardonné comme Peter Mandelson. Tous deux ont rédigé des mémoires à leur honneur et ont été payés des fortunes pour le faire. Tony Blair a touché 4,6 millions de livres sterling en guise d’acompte pour les siens qui paraîtront le mois prochain.

Considérons la loi Proceeds of Crime Act. Blair a conspiré pour et lancé une guerre d’agression non provoquée contre un pays sans Defense, le genre d’agression que les juges du Tribunal de Nuremberg ont décrit en 1946 comme « le summum en matière de crime de guerre ».

Selon des études universitaires, plus d’un million de personnes sont mortes, un chiffre qui dépasse l’estimation de l’Université de Fordham pour les morts du génocide Rwandais.

De plus, plus de quatre millions d’Irakiens ont du fuir leurs maisons et une majorité d’enfants souffrent de malnutrition et de traumatismes. Les taux de cancer prés de villes de Falloujah, Najaf et Basra (cette dernière ayant été « libérée » par les Britanniques) sont à présent plus élevés qu’à Hiroshima. « Les forces britanniques ont employé environ 1,9 tonnes de munitions d’uranium appauvri contre l’Irak en 2003 » a déclaré le secrétaire à la Defense, Liam Fox, devant le Parlement le 22 juillet. Tout une série d’armes « antipersonnelles » toxiques, telles les bombes à fragmentation, ont été employées par les forces britanniques et américaines.

Un tel carnage fut justifié par des mensonges qui ont été constamment dénoncés. Le 29 janvier 2003, Blair a déclaré devant le parlement : « Nous savons qu’il existe des liens entre Al-Qaeda et l’Irak... » Le mois dernier, l’ancien chef du (service de renseignement) MI5, Eliza Manningham-Buller, a déclaré devant la commission d’enquête Chilcot : « Il n’existe aucune information crédible qui laisserait croire à de tels liens... (ce fut l’invasion) qui a fourni à Oussama Ben Laden l’occasion d’une Jihad en Irak » Lorsqu’on lui a demandé dans quelle mesure l’invasion a augmenté la menace de terrorisme contre la Grande Bretagne, elle a répondu : « d’une manière significative ».

Les attentats à Londres le 7 juillet 2005 étaient la conséquence directe des actions de Blair.

UNE AVIDITE VORACE

Des documents publiés par la Haute Cour ont montré que des citoyens britanniques ont été enlevés et torturés avec l’autorisation de Blair : en janvier 2002, Jack Straw, ministre des affaires étrangères à l’époque, a décidé que Guantanamo était « le meilleur moyen » pour emprisonner des citoyens britanniques « en toute sécurité ».

Au lieu d’exprimer des remords, Blair a fait preuve d’une avidité vorace et discrète. Depuis qu’il a quitté son poste de premier ministre en 2007, il a accumulé environ 20 millions de livres sterling, dont une bonne partie grâce aux liens noués avec l’administration Bush. La « Advisory Committee on Business Appointments », qui contrôle les emplois occupés par d’anciens premiers ministres, a subit des pressions pour ne pas rendre public les prestations de « conseil » de Blair pour la famille royale Koweïtienne et le géant pétrolier sud-coréen UI Energy Corporation. Il reçoit environ 2 millions de livres sterling par an pour « conseiller » la banque d’investissement JP Morgan et des sommes indéterminées d’autres sociétés financières. Il reçoit des millions pour ses discours, dont 200.000 livres sterling pour un discours en Chine.

Dans son rôle « d’émissaire pour la paix » au Moyen Orient, un travail bénévole mais générateur de gros frais de déplacement, Blair est devenu la voix d’Israël qui lui a accordé 1 million de dollars pour un « prix de la paix ».

En d’autres termes, la fortune de Blair a rapidement augmenté après avoir déclenché avec George W. Bush un bain de sang en Irak.

Ses complices sont nombreux. En mars 2003, le gouvernement en savait beaucoup sur la conspiration pour attaquer l’Irak. Straw, nommé plus tard « secrétaire à la justice », a fait disparaître des comptes rendus de réunions ministériels malgré l’ordre donné par le « Information Commissioner » de les publier. La plupart de ceux qui briguent la direction du Parti Travailliste ont soutenu le crime historique de Blair, et se sont levés comme un seul homme pour saluer ses dernières interventions devant la Chambre des Communes. En tant que ministre des affaires étrangères, David Miliban a tenté de couvrir la complicité britannique dans les tortures. Il a promu l’Iran au rang de nouvelle « menace ».

Des journalistes qui jadis chantaient les louanges de Blair, qualifié de « mystique », et relayaient avec complaisance toutes ses surenchères vaniteuses prétendent à présent l’avoir toujours critiqué. Quant aux mensonges servis à l’opinion publique, seul David Rose du Observer a présenté ses excuses. Les révélations de Wikileaks, publiées au nom de la vérité et la justice, se heurtent à une opinion publique gavée par un journalisme d’influence et de complicité. Des historiens célèbres et prolixes, tels Niall Ferguson, qui s’extasiaient sur la rénovation d’un impérialisme « éclairé » prône par Blair, gardent à présent le silence sur « l’absentéisme moral », selon Pankaj Mishra, « de ceux qui sont payés pour interpréter intelligemment le monde contemporain ».

LE FUGITIF

Est-il naif de penser que Blair sera un jour arrêté ?

Tout comme le gouvernement de Cameron comprend la « menace » que représente une loi qui transforme la Grande Bretagne en escale risquée pour les criminels de guerre Israéliens, Blair court le même risque dans nombre de pays et juridictions, ne serait-ce que de se voir arrêté et interrogé. Il est devenu le Kissinger de la Grande-Bretagne, qui doit organiser ses déplacements à l’étranger avec le soin d’un fugitif.

Deux événements récents semblent confirmer ceci. Le 15 juin, la Cour Pénale Internationale a pris une décision historique en ajoutant l’agression dans la liste des crimes de guerres sous sa juridiction. La Cour définit l’agression comme « un crime commis par un dirigeant politique ou militaire qui par sa nature, gravité ou échelle constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies ». Des juristes internationaux ont qualifié cette décision de « bond gigantesque ». La Grande Bretagne est signataire du traité de Rome qui a crée la Cour et doit se conformer à ses décisions.

Le 21 juillet, Nick Clegg, devant la Chambre des Communes, a déclaré que l’invasion de l’Irak était illégale. Bien qu’il ait ensuite « précisé » qu’il ne s’exprimait qu’à titre personnel, Philip Sands, professeur en droit international à University College de Londres, a dit que le Premier ministre adjoint avait fait là « une déclaration qui devrait intéresser la Cour Pénale Internationale ».

Blair est originaire des classes moyennes supérieures britanniques qui, après s’être réjouies devant son ascension sans à-coups, peuvent à présent réfléchir sur les notions de Bien et de Mal qu’ils imposent à leurs propres enfants. Les souffrances des enfants en Irak hanteront la Grande-Bretagne tant que Blair sera libre de faire des profits.

John Pilger – dans New Statesman

SOURCE : http://www.newstatesman.com/uk-poli...

13 août 2010

Traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...


3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.

Les Canadiens ont beaucoup de choses à penser à l'heure où les développements objectifs accélèrent la descente vers le fascisme d'État.

Trois des aspects les plus significatifs de ce fascisme montant sont :

La participation du Canada et son encouragement aux guerres d'agression des États-Unis contre l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan, les menaces et préparatifs de guerre contre la République populaire démocratique de Corée, l'Iran et le Liban; la répression policière sans précédent contre la dissidence et le droit de conscience au Sommet du G20 à Toronto; et le dernier clou dans le cercueil du contrat social de l'après-Deuxième Guerre mondiale entre le capital et le travail.

Les conditions objectives sont en constant changement, développement et mouvement. Notre pensée et les formes de résistance doivent refléter cette réalité de changement et affronter tous les défis que posent les conditions objectives. Cela signifie que la question pour nous n'est pas de chercher à retourner dans un passé qui nous apparaît aujourd'hui moins troublé et plus favorable. Nous devons faire face à la situation telle qu'elle se présente même si cela exige un réexamen de notre pensée passée et des formes et poiltiques du mouvement ouvrier canadien.

La nécessité d'un gouvernement anti-guerre

Les guerres sans fin des États-Unis en Asie centrale et de l'Ouest, l'agression israélienne appuyée par les États-Unis contre la Flottille de la Liberté de Gaza, la transformation des sales guerres secrètes des administrations américaines précédentes en opérations violentes ouvertes dans plus de 65 pays, et le déploiement des armadas navales américaines en position d'attaque autour de la péninsule coréenne, dans le golfe Persique et près de la côte Est de l'Amérique du Sud, forcent les Canadiens à réaliser que pour jouer un rôle positif dans le monde aujourd'hui, eux et leur gouvernement doivent être une force active contre la guerre. L'impérialisme américain doit être arrêté dans ses agressions mondiales. Pour accomplir cette tâche historique, il faut construire un front uni d'États et de peuples qui est déterminé à forcer les États-Unis à démanteler leurs bases militaires mondiales, à ramener leurs troupes et leurs armes de destruction massive à l'intérieur de leurs frontières et à arrêter leurs menaces contre les peuples du monde et leur droit d'être. Un gouvernement anti-guerre doit être établi par la mobilisation du peuple pour exiger l'annulation de toutes les alliances militaires, de tous les accords et de toute coopération avec l'impérialisme américain, le retrait du Canada de l'OTAN, de NORAD et du Nothern Command, et pour faire activement campagne contre la guerre comme méthode de résolution des conflits et problèmes internationaux.

11-08-2010

Déclaration du 5e plenum du Comité central du Parti communiste du Canada

 

http://www.cpcml.ca/francais/index.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/08/2010

n°494 - Journal d'Irak - 31-07 au 25-08-10 - : Début :- : Irak: Mission accomplie ?

n°494  - Journal d'Irak -   31-07  au 25-08-10  - : Début :- : Irak: Mission accomplie ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°494                 du 31-07                   au 25-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part&