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02/09/2010

n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Fin :- : La propagande à gros sabot.


n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Fin  :- : La propagande à gros sabot.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°451 du 01-08

  L'enlisement et l'aveuglement..

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3  Dossiers

3-1 Alain Gresh : Afghanistan, l'enlisement et l'aveuglement.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 André Pratte : L'échec.

4-2 Blue Rider : Afghanistan: RIEN NE VA PLUS, suite (2)

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Biden: Il est trop tôt pour parler d'échec et nous ne quitterons pas l'Afghanistan...



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Alain Gresh : Afghanistan, l'enlisement et l'aveuglement.

Les blogs du Diplo

Alain Gresh

Samedi 17 juillet 2010

C’est le 20 juillet que s’ouvrira à Kaboul la première conférence internationale en Afghanistan depuis le renversement du régime résistant en 2001. « Le Conseil commun de coordination et de suivi (CCCS), qui rassemble des représentants des autorités afghanes et de l’ONU, a défini les domaines sur lesquels la réunion se focalisera : développement économique, gouvernance, sécurité et réconciliation, et coopération régionale. » (« Conférence internationale de Kaboul : une réunion préparatoire fixe les objectifs »). Cette réunion se tient alors que jamais depuis 2001 la situation n’a semblé aussi difficile sur le terrain, ce qui suscite des réticences grandissantes dans les opinions européenne et américaine.

Selon un sondage repris par LeFigaro.fr, « Afghanistan : les Américains divisés » (15 juillet 2010), « quelque 44 % d’Américains désapprouvent la façon dont leur président Barack Obama gère la situation en Afghanistan, un pourcentage en hausse depuis le printemps, selon le dernier sondage réalisé par la chaîne de télévision américaine CBS. Ils étaient 37 % à désapprouver sa politique en Afghanistan lors d’une précédente enquête d’opinion CBS datant de mai ».

« Quelque 43 % des individus interrogés continuent d’approuver la politique de M. Obama en Afghanistan (44 % en mai). Mais le pourcentage d’“indécis” sur la question se réduit à 13 %, contre 19 % en mai. Une majorité des sondés estime que la guerre va “plutôt mal” (41 %) ou "très mal" (21 %, contre 12 % en mai), tandis que seuls 29 % jugent que le conflit en Afghanistan se passe “plutôt bien” pour les Etats-Unis. »

Ce sondage a été réalisé quelques jours après le limogeage du commandant en chef des troupes américaines et de l’OTAN et son remplacement par David Petraeus, et alors que les pertes américaines ainsi que celles de l’OTAN n’ont jamais été aussi élevées depuis l’intervention américaine, qui a mis un terme au régime des résistants en octobre 2001. C’est désormais en Afghanistan qu’est concentré le principal contingent de troupes américaines au Proche-Orient, son nombre ayant dépassé celui des soldats présents en Irak.

Le président Obama remplit ainsi la promesse qu’il avait faite durant sa campagne présidentielle, quand il décrétait que l’Irak était une mauvaise guerre et l’Afghanistan la « bonne guerre ».

Mais les doutes sur cette stratégie n’arrêtent pas de croître et les Afghans interrogés ne cachent pas leur pessimisme.

The International Council on Security and Developement a publié le 16 juillet un rapport intitulé « Afghanistan : The Relationship Gap », dont les principales conclusions sont :

74 % des Afghans interrogés pensent qu’il ne faut pas collaborer avec les forces internationales ; 68 % ne croient pas que les forces de l’OTAN-ISAF les protègent ; 65 % souhaitent que le mollah Omar et les résistants soient intégrés au gouvernement ; 80 % pensent qu’Al-Qaida reviendra si les résistants s’emparent du pouvoir.

Norine MacDonald, président et principal chercheur de l’ICOS explique que « la communauté internationale échoue à répondre aux besoins de la population locale ou à comprendre leur vision du monde. Nous échouons à expliquer nos objectifs à la population afghane. Cela offre des possibilités à la propagande des résistants et d’Al-Qaida contre l’Occident et aboutit à des attitudes très négatives à l’égard de nos troupes sur le terrain ».

« 70 % des hommes afghans interrogés pensent que les opérations militaires dans les zones où ils habitent sont mauvaises pour le peuple afghan. 55 % pensent que l’OTAN-ISAF sont là pour des objectifs qui leur sont propres, détruire ou occuper le pays, détruire l’islam. 75 % pensent que les étrangers manquent de respect à l’égard de leur religion et de leurs traditions. 68 % pensent que les forces de l’OTAN ne protègent pas les populations locales. »

Mr Jorrit Kamminga, directeur des recherches à l’ICOS, ajoute : « 61 % des personnes interrogées pensent que, cette année, plus d’Afghans ont rallié les résistants que l’année dernière. (...) 70 % pensent que les officiels dans leur région s’enrichissent en faisant du trafic de drogue. Plus inquiétant, 64 % pensent que les responsables gouvernementaux sont liés aux résistants. »

Il existe toutefois, selon les auteurs du rapport, de « bonnes nouvelles ». 55 % des personnes interrogées estiment que l’OTAN et le gouvernement sont en train de gagner la guerre ; 40 % affirment que la démocratie est importante pour eux et 57 % sont favorables à l’éducation des filles.

L’organisation Oxfam, dans un rapport intitulé « Promises, promises... » (PDF, en anglais, disponible à partir du 19 juillet en français sur le site d’Oxfam France), dénonce elle aussi la politique de la soi-disant « communauté internationale ». Le communiqué qui accompagne ce rapport précise :

« Oxfam demande aujourd’hui aux dirigeants mondiaux présents à la conférence de Kaboul de s’attaquer aux causes responsables des crises de développement et humanitaires qui frappent l’Afghanistan et d’aider le peuple afghan à s’extraire de la pauvreté. »

« Alors que plus de 40 milliards de dollars ont été dépensés pour l’aide en Afghanistan ces neuf dernières années, des millions d’Afghans vivent toujours dans la pauvreté. L’insécurité n’a jamais été aussi élevée depuis la chute des Résistants et les bailleurs de fonds voient de plus en plus à court terme et favorisent les approches militaires. Les Etats-Unis, par exemple, ont considérablement réduit le financement de leurs activités humanitaires, alors que le budget américain pour les activités censées conquérir “les cœurs et les esprits” a augmenté de plus de 2 500 %. »

« Pour Ashley Jackson, responsable de plaidoyer d’Oxfam en Afghanistan : “de nombreux Afghans en ont assez des conférences pendant lesquelles des ministres du monde entier débattent sur l’avenir de leur pays pour finalement n’aboutir à aucun changement concret. Les Afghans veulent du travail. Ils veulent se sentir en sécurité quand ils marchent dans la rue. Ils veulent des médecins dans leurs hôpitaux et de bons professeurs dans leurs écoles. C’est maintenant qu’il faut agir – assez de promesses non-tenues et de rhétorique. Les besoins du peuple afghan doivent être une priorité.” »

« Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner avaient accueilli également une grande conférence internationale sur l’Afghanistan à Paris il y a maintenant plus de deux ans. Pour Nicolas Vercken, d’Oxfam France : “les résultats de la conférence de Paris, à l’instar des autres conférences internationales, ne sont toujours pas visibles sur le terrain. Lors de la conférence de Kaboul, la France doit plaider pour que l’aide soit effectivement distribuée en fonction des besoins, et non pas fortement biaisée en faveur des zones où la présence de troupes internationales est la plus importante. L’aide doit être mise en œuvre par des professionnels du développement, pas par des militaires.” »

C’est le moment qu’a choisi l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises pour défendre les choix occidentaux en Afghanistan dans une tribune du quotidien Le Monde (17 juillet 2010), « En Afghanistan, la guerre demande de la patience », une critique indirecte et peu convaincante des déclarations faites dans ce même journal le 2 juillet par le général Vincent Desportes, commandant du Collège interarmées de Défense (CID), lequel avait déclaré : « La doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l’a engagée McChrystal depuis un an, avec un usage restreint de l’ouverture du feu (...) pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner. (...) La situation n’a jamais été pire. » Desportes devrait être sanctionné a déclaré le ministre de la défense Hervé Morin.

Un exercice utile pour comprendre le texte de l’amiral Guillaud est de remplacer Afghanistan par Algérie ou Vietnam et on retrouve les mêmes accents qu’avaient les militaires français expliquant dans les années 1945-1954, puis dans les années 1954-1962, comment ils étaient en train de gagner la guerre.

La situation n’a jamais été pire, et ni les Etats-Unis ni les Européens ne semblent prêts à en tirer les conséquences. Ils devraient pour comprendre l’imbroglio qu’ils ont créé en Afghanistan (et au Pakistan) lire l’article d’Ahmed Rashid sur le site de la New York Review of Books, « Petraeus’s Baby »(14 juillet).

Alain Gresh

Les blogs du Diplo

Samedi 17 juillet 2010

http://blog.mondediplo.net/.



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 André Pratte : L'échec.

Les événements survenus au cours des 72 dernières heures n'ont fait qu'intensifier la perception selon laquelle l'OTAN est en train de perdre la guerre en Afghanistan.

L'alliance a lancé hier une enquête sur une tragédie qui serait survenue vendredi, dans un village du sud du pays; 45 civils, surtout des femmes et des enfants, auraient été tués lors d'un raid aérien. Samedi, cinq soldats américains ont perdu la vie dans des attaques à la bombe.

Deux autres ont été pris en embuscade par des résistants; l'un d'eux est mort tandis que l'autre est détenu. Enfin, les médias ont mis la main sur 92 000 documents secrets de l'armée américaine relatant le déroulement de la guerre au cours des cinq dernières années, une fuite qui plonge l'administration Obama dans l'embarras. 

Tout n'est pas noir, bien sûr. Hier, Kaboul a annoncé l'arrestation de six dirigeants de la résistance, dont un important commandant des résistants. Dans l'ensemble, toutefois, l'augmentation du nombre de soldats américains et l'adoption d'une nouvelle stratégie n'ont pas donné les résultats espérés.

Les résistants contrôlent une bonne partie du territoire du pays tandis que le gouvernement d'Hamid Karzaï ne semble gagner ni en efficacité ni en crédibilité.

L'année en cours s'annonce comme la plus lourde en pertes humaines pour l'OTAN; jusqu'ici, 399 soldats alliés ont été tués.

L'appui à la guerre s'effrite dans tous les pays participants, accentuant la pression sur les dirigeants de ces pays. C'est pourquoi le président Barack Obama et le premier ministre David Cameron ont tous deux parlé d'un début de retrait de leurs troupes en 2011. Il est toutefois peu probable que ce retrait soit autre chose que symbolique, les forces locales n'étant pas du tout prêtes à prendre la relève. Il faudra au moins quatre ans avant qu'elles le soient, si l'on en croit l'objectif annoncé par le président Karzaï. 

Malgré la détermination affichée par les politiciens occidentaux, l'opinion publique et de plus en plus de spécialistes estiment que la guerre est d'ores et déjà perdue. Richard Haas, ancien haut fonctionnaire du département d'État, analyste influent, écrit cette semaine dans Newsweek: «La guerre que les États-Unis mènent présentement en Afghanistan est un échec et elle ne vaut pas la peine d'être menée de cette manière. Le temps est venu de revoir à la baisse nos objectifs et de réduire considérablement notre participation sur le terrain

À moins d'un improbable revirement, il faudra conclure à l'échec de la deuxième phase de la guerre en Afghanistan, celle qui, une fois Al-Qaïda(…)  chassée, visait à transformer le pays en État stable et démocratique. Cela devrait servir d'enseignement à ceux qui sont prompts à souhaiter l'intervention occidentale pour protéger des populations victimes de guerre civile.

Malheureusement, même lorsqu'on y investit des moyens colossaux, comme c'est le cas en Afghanistan, les interventions de ce genre sont rarement efficaces.

André Pratte
La Presse (Canada)
26 juillet 2010
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201007/26/01-4301198-lechec.php


4-2 Blue Rider : Afghanistan: RIEN NE VA PLUS, suite (2)

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Les ronds de jambe du Congrès américain, qui se rend bien compte du coût militaire, humain, politique et médiatique désastreux de l’engagement américain en Afghanistan (il ne s’agit pas d’une guerre, malgré ce vocabulaire de propagande constamment utilisé), ne s’expriment-ils que pour donner le change aux opinions publiques à coup d’espoirs, ou bien sont-ils sincères ?

Quel sera le prix en vies humaines à payer pour l’armée américaine et les forces alliées de l’ISAF pour « sauver l’honneur » de leur engagement, s’il y a encore quelque chose à sauver là-bas ? 

Nous avons une solution rapide et efficace au sein du « mouvement international pour la vérité sur le 11/9 » : dévoiler les preuves accablantes de la culpabilité d’Oussama Ben Laden, celui par qui tout est censé avoir commencé, selon le récit officiel de l’exécutif américain et de son administration depuis le 12 septembre 2001. Si ces preuves sont impressionnantes et sans concessions, cela redonnera du souffle et du soutien, car du sens, à la lutte contre-insurrectionnelle en cours, sinon, son arrêt immédiat deviendra inévitable. Deux solutions viables au vu de l’enlisement des stratèges, des opinions, et des résultats ici et là-bas.

De fait, toutes les chancelleries savent depuis le début, que cet « engagement armé » voit ses jours comptés, et qu’il était (comme le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre) voué à l’échec, sorti des nécessités politiques du moment. Seule une prise en main responsable de la gouvernance des Etats-Unis par un Congrès « mature » peut arrêter cette escalade insensée et redonner aux Etats-Unis (un peu de) leur réputation acquise – même si entachée d’erreurs – à l’issue des deux derniers conflits mondiaux.

Aurions-nous atteint ce stade ? Il serait grand temps 

Blue Rider

Published on juillet 23,

!http://www.reopen911.info/News/2010/07/23/afghanistan-rien-ne-va-plus-suite/



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Biden: Il est trop tôt pour parler d'échec et nous ne quitterons pas l'Afghanistan.  24/08/2010

Malgré les pertes de vie quotidiennes dans les rangs des forces d'occupation, le vice-président américain Joe Biden a estimé, lundi, devant des anciens combattants
que l'action de la coalition en Afghanistan continue d'être prometteuse, et il est trop tôt pour la qualifier d'échec.
"Donc, les gars, ne croyez pas aux propos disant 'nous avons échoué en Afghanistan'. Nous venons juste de démarrer avec le bon général et le bon nombre de soldats pour atteindre nos objectifs", a estimé Biden, faisant référence au nouveau commandant américain des forces d’occupation en Afghanistan, le général David Petraeus.
Biden a également cité le fait que le président américain Barack Obama a triplé la présence militaire américaine en Afghanistan depuis sa prise de fonction en janvier 2009, la portant à 100.000 soldats actuellement.
Quant à la date de juillet 2011 fixée pour le début du retrait des troupes, elle ne signifie pas que les Etats-Unis vont quitter le pays, a assuré Biden, mais a-t-il ajouté que les rênes seront progressivement confiées aux forces de sécurité afghanes.
Dans ce contexte, le général américain Bill Caldwell, chargé de l'entraînement de l'armée et de la police afghanes, a estimé que les forces de sécurité afghanes ne seront pas prêtes à prendre le relais des forces d’occupation avant au mieux octobre 2011, soit trois mois après le début du retrait annoncé des troupes américaines.
 "Nous n'aurons pas terminé de bâtir l'armée (afghane) avant octobre de l'an prochain", a dit le général Caldwell par visioconférence depuis Kaboul. 
Ces commentaires viennent à l'appui de récents signaux provenant de responsables américains et semblant revenir sur les perspectives d'un début de retrait des troupes américaines en juillet 2011, comme l'avait promis le président américain Barack Obama.
Le général Petraeus disait envisager de recommander une autre date en fonction de la situation sur le terrain. 
Quant au secrétaire à la guerre, Robert Gates, il a également laissé entendre récemment que la réduction des effectifs américains serait peut-être modeste.

http://www.almanar.com.lb




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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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