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09/09/2010

n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10 - : Début :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne


n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10  - : Début  :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°497                 du 25/08                   au 08/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Kofi Annan dénonce l'invasion de l'Irak

Guerre en Irak: le prétexte était fallacieux selon Robert Gates
Théophraste R. : C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison

Boualem Malik : Iraq : « La guerre la plus humaine de l’Histoire ».

Paroles & action du président...

Gilles Munier : Nouvel «hoax» en direct du Bureau oval

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer.

Barack Obama :  Guerre en Irak: «Il est temps de tourner la page» !!!

Suite

Lutte pour la libération du territoire

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin  

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 « Hiba », blogueuse en danger de mort.

5-2 Tony Blair évoque dans ses Mémoires le "cauchemar" irakien.

5-3 Mémoires de Tony Blair: la presse dénonce "un exercice d'autojustification".

5-4 Tony Blair chahuté à Dublin lors de la dédicace des "Mémoires" de Tony Blair.

6 Dossier & Point de vue

6-1 Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne.

6-2 Alain Gresh : Guerre d’Irak, le crime.

 



Tiré à part :

01-09

L'armée américaine a officiellement entamé le 1er septembre l'opération Aube nouvelle ("New Dawn"), qui porte sur la formation des forces de sécurité irakiennes.

Malgré la fin de la mission de combat, les militaires américains peuvent toujours être amenés à participer à des opérations de combat, s'ils sont attaqués ou si les forces irakiennes sollicitent leur aide.

http://www.lepoint.fr/monde/deux-militaires-americains-abattus-par-un-soldat-irakien-au-nord-de-bagdad-07-09-2010-1233370_24.php

 

08-09

L'armée américaine compte désormais moins de 50.000 hommes dans ce pays, contre 170.000 en 2007.

Leur retrait complet est prévu à la fin 2011.

 http://www.lepoint.fr/monde/irak-trois-morts-une-trentaine-de-blesses-dans-des-attentats-a-bagdad-08-09-2010-1233517_24.php

 

Kofi Annan dénonce l'invasion de l'Irak

L'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a estimé hier que l'invasion de l'Irak en 2003 ne valait pas la peine et avait ramené le pays deux décennies en arrière.
"Sept ans après, cela en valait-il la peine (...) Il y en a qui disent que cela a apporté quelque chose à l'Irak; je ne vois pas quoi", a-t-il déclaré à Mexico, où il donnait devant quelque 10.000 jeunes une conférence, à l'invitation du milliardaire mexicain Carlos Slim.
Kofi Annan a estimé que l'invasion de 2003 "a fait reculer l'Irak de deux décennies" et qu'il faudra beaucoup de temps pour que ce pays se stabilise.

08/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/08/97001-201009...

 

Guerre en Irak: le prétexte était fallacieux selon Robert Gates
Le régime de Saddam Hussein n'a jamais disposé d'armes de destruction massive et le prétexte pour commencer la guerre était fallacieux, a déclaré mercredi soir aux journalistes le secrétaire américain à
la Defense Robert Gates lors de sa visite à Ramdi (ouest de Bagdad).
"Les informations selon lesquelles Saddam disposait d'armes de destruction et ont servi de prétexte au déclenchement de l'opération militaire en Irak étaient fausses. C'est pourquoi cette guerre continue de faire l'objet d'une vive controverse tant à l'étranger qu'aux Etats-Unis", a précisé le ministre.
Mardi, le président américain a annoncé la fin de l'opération Liberté irakienne qui a suivi l'intervention des troupes américaines en Irak lancée en mars 2003 par son prédécesseur George W.Bush.

A l'époque, les services secrets américains affirmaient détenir des preuves de l'existence d'armes de destruction massive en Irak.
Toutefois, en sept ans et demi d'opérations militaires en Irak aucune preuve n'a été trouvée.
La guerre en Irak a coûté près de 1.000 milliards de dollars et causé la mort de 4.400 militaires américains et d'au moins 100.000 civils irakiens.
Selon un récent sondage réalisé pour la chaîne CBS, les Américains sont 72% à penser que le jeu n'en valait pas la chandelle.

3/9/2010

 

Théophraste R. : C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison

C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison, cassent tout (sauf les objets d’art qu’ils volent pour décorer leur repaire), violent, tuent, circonviennent des membres de votre famille, fabriquent des collabos qu’ils arment pour les remplacer.

Puis, les vandales quittent le champ de ruines en avertissant que le commerce des fruits de votre jardin est régi par des contrats qu’ils vous ont fait signer, le couteau sous la gorge, et dont le respect sera assuré par des nervis payés par eux.

Ainsi, après bientôt 8 ans d’occupation, de pillages, de massacres à grande échelle, d’exécutions sommaires, de tortures, l’Irak détruit (où se déchaînent les sanglantes haines religieuses revigorées) est livré à un gouvernement élu sous la botte et dont l’allégeance aux intérêts états-uniens continuera à être contrôlé par 50 000 soldats résiduels US et des cohortes de mercenaires motivés par l’argent et par la garantie de l’impunité pour des exactions qui les conduiraient à la potence ou à la prison à vie dans les pays d’où ils viennent(1).

Paradoxalement, on appellera « Libération de l’Irak » cette ignominieuse épopée tandis que nos médias, entichés de périphrases usées, désigneront continûment les USA qui ont écrabouillé le peuple irakien au prétexte d’un crime attribué au Saoudien Oussama Ben Laden (ancien agent de la CIA caché en Afghanistan) comme « La plus grande démocratie du monde ».

Théophraste R. (legrandsoir.info).

(1) Dans son discours du 31 août 2010 décrétant « terminée l’opération Liberté irakienne », Barack Obama a précisé : « notre engagement pour le futur de l’Irak, lui, ne prend pas fin » et il a ajouté que « les Etats-Unis seraient toujours présents en tant qu’ami et partenaire ».

Un « ami et partenaire » pareil, c’est celui qui vous pique votre blouson, vos clopes, votre montre, vos pompes et votre portable en échange d’une distribution de gnons et de la promesse d’une accalmie. 2 septembre 2010

Théophraste R.(legrandsoir.info).

2 septembre

Source : Le Grand Soir

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve428

 

Boualem Malik : Iraq : « La guerre la plus humaine de l’Histoire ».

Veuillez trouver ci-joint un article qui rappelle ce que fut de bout en bout la guerre de l’Empire contre les peuples d’Iraq, au moment ou ses troupes de soudards déguerpissent, fort relativement par ailleurs.

Ils nommèrent l’opération « Spectre et effroi ».

Motivations : détruire les armes de destruction massives, montrer la connexion du régime avec El Qaïda, et au final instaurer la démocratie chez des Arabes. Ils ont fait tout faux.

Erreur. Dès le début ils savaient que tout était faux.

Six années d’invasion-occupation plus tard, qu’est-ce que l’Iraq sinon une infinie flaque… de sang, un corps déchiqueté sur un interminable champ de ruines.

Un pays où se ramassent à la pelle des corps qui n’en sont plus, et où la nuit venue dansent, au rythme des Top 50 des bouquets satellites dans des campements-supermarchés retranchés, cent quarante mille « boys » bourrés, c’est selon, de préjugés, de mépris, d’arrogance, d’ignorance crasse, de bonne conscience, d’alcool et de drogues ? On leur a dit dès le début vous êtes là pour « libérer l’Iraq », « vous menez un combat pour la naissance d’un pays ». Pauvre Mésopotamie, te faire naître toi qui les a mis au monde. Aujourd’hui, après le délire métaphysique de la victoire, certains d’entre eux, de retour au pays, regardent qui leurs jambes débitées, qui leurs bras charcutés. Ils ne pourront plus danser, mais savent qu’un jour ceux qui dansent encore dans ces camps bunkérisés subiront le même sort.

D’autres, physiquement indemnes, dansent quotidiennement avec le suicide ou la détraque. C’est leur unique horizon. D’horizon les Iraqiens n’en ont plus, alors que l’horreur d’une guerre civile interreligieuse dans laquelle aucun Dieu ne reconnaîtra les siens est déjà là.

Danser. C’est aussi ce que firent, de joie démocratique, il y a trois ans devant leur écran TV, le jour où Baghdad fut prise, nombre d’intellectuels, de politiciens et autres experts en fripouilleries et bas stratagèmes politicomédiatiques. Ils ont dansé, disaient-ils, par « solidarité » pour ces pauvres Iraqiens écrasés par un régime dirigé par un tyran « fou de sang et d’orgueil », avec lequel, leurs puissants pays, mine de rien, ont commercé, échangé, comploté des années durant, en se souciant comme d’une guigne de la terreur, de la torture et des meurtres dont était victime l’élite progressiste et démocratique de ce pays. Quelle issue aujourd’hui pour un peuple prisonnier d’une guerre totale entre une puissance impériale prédatrice et les terroristes de l’ordre théocratique, qui fanatisés par une idéologie infrahumaine libèrent chaque jour leurs pulsions criminelles, au lieu de leur pays, en pulvérisant d’explosifs des dizaines de paisibles gens.

Ces danses macabres rythmées par les canons des chars démocratiques étaient les prémices, nous disaient ces esprits sérieux, de jours meilleurs, d’une ère radieuse : « l’Iraq est une immense chance pour les Arabes », « Pour une fois qu’un pays arabe va devenir démocratique il faut être optimiste ».

Optimiste, la belle affaire. « …La situation demeure grave en Irak, mais je suis optimiste ».

Ainsi parlait le chorégraphe en chef de ce ballet mortifère Georges. W. Bush, le 22 février 2006, au lendemain de l’attentat contre le mausolée chiite de Samara.

Trois années plus tôt, ou presque, le 17 avril 2003, M. Richard Myers, chef d’état-major interarmes, exprimait également son optimisme lors de la chute de Baghdad : « C’est la guerre la plus humaine de l’Histoire ».

En déclarant que cette tempête de feu, de fer et de sang, de corps brûlés, démantibulés, de vies ravagées était « la guerre la plus humaine de l’Histoire », ce général, probablement bon père de famille, peut-être même amateur d’opéra, de poésie et de barbecue, ne savait peut-être pas qu’il venait d’inventer l’oxymoron de la terreur absolue et du crime de guerre banalisé. Il nous disait que cette guerre est humaine, parce qu’elle est américaine. Qu’américaine elle ne peut qu’être humaine. Nous savons maintenant que chaque guerre que les USA déclencheront sera une manifestation d’humanité.

Qu’importe le carnage absolu de dizaines de milliers de personnes, le déferlement et le largage de milliers de tonnes de bombes et de feu, les humiliations, les tortures, les dévastations, les destructions inouïes de violence, l’ensauvagement du quotidien, la livraison des villes et des musées aux pillards encastrés, encadrés, comme de nombreux journalistes le furent, par une armée formée pour partie de soudards et de paumés, désaffiliés pour certains, détraqués pour d’autres, et de mercenaires en quête de la « green card. », que nombreux, rappelons-nous, reçurent trois pieds sous terre. Dans cette « enfer moderne » allumé par l’hyper puissance, comment ne pas associer l’obscène formule du Général, au sort et à l’avenir disloqués du petit Ali Ismaïl, ce gamin devenu, malgré lui, la proie des médiatisations les plus infâmes, et l’objet de la compassion d’un premier ministre britannique soudain attentif aux malheurs que cette guerre à bout portant avait provoqués. L’hyper médiatisation de la bonne-mauvaise conscience des fauteurs de guerre passée, que faut-il retenir du malheur indicible et indélébile de cet enfant, sinon que sa vie entière sera la synthèse d’une guerre qui s’est incorporée, incrustée, cristallisée pour toujours dans son corps physique et social. Mutilé, réduit, ce corps prothétique exprime t-il autre chose que l’extrême « brutalisation » de cette guerre. En ce sens cette guerre participe pleinement à un retour à l’état de nature, à une bestialisation, à un ensauvagement des rapports sociaux et humains.

Pendant l’agression coloniale de l’Algérie, Alexis de Tocqueville, théoricien de la démocratie et polémologue du libéralisme, déclarait : « Le second moyen en importance après l’interdiction du commerce est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire ».

Si les temps et les technologies ne sont plus les mêmes, les méthodes, l’état d’esprit, et la culture de la domination, à quelques nuances près, demeurent et ont encore bien de l’avenir.

Smaïl Hadj Ali

Source probable (ajoutée par le Grand soir) : http://www.protection-palestine.org...
http://www.legrandsoir.info/La-guerre-la-plus-humaine.html

FPRIVATE

 

Occupation américaine de l'Irak: La Libye réclame une enquête  

La Libye a entamé une action à travers l'Assemblée générale des Nations unies visant à l'adoption d'une résolution demandant l'ouverture d'une enquête internationale sur l'occupation de l'Irak par les troupes américaines et l'exécution du président Saddam Hussein, a indiqué dimanche le journal libyen 'Qurayna'.
Le même journal a ajouté, à ce propos, que l'administration américaine a fait part de son agacement à l'égard de cette action de
la Libye au moment où le gouvernement irakien a intensifié ses contacts avec Tripoli et exprimé ses craintes des résultats qui découleront de cette demande.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a eu dans ce sens, selon 'Qurayna', citant une source digne de foi, au moins trois entretiens téléphoniques avec le secrétaire du comité populaire général libyen des Relations extérieures et de
la Coopération internationale, Moussa Koussa, pour amener la Libye à renoncer à l'ouverture d'une enquête sur l'invasion américaine de l'Irak et l'exécution de l'ancien président Saddam Hussein.
M. Zebari a signalé, selon la même source, que le soulèvement de ce sujet influera négativement sur la situation en Irak en entier au moment où les efforts pour former un gouvernement irakien est sur le point de porter leurs fruits.
Le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exerce de
la Ligue des Etats arabes avait, rappelle-t-on, demandé le 20 mars 2008 devant le 20ème sommet arabe à Damas, en Syrie, aux dirigeants arabes de former une commission pour enquêter sur l'assassinat de Saddam Hussein.
Le guide Kadhafi a renouvelé sa demande d'une enquête sur cette question devant la 64ème session de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2009, qualifiant la guerre contre l'Irak de 'péché des péchés'. Il a appelé les Nations unies à ouvrir une enquête sur cette affaire et sur d'autres qu'il a qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Le leader Kadhafi a, dans le même discours, qualifié l'invasion de l'Irak de violation non justifiée de la charte des Nations unies de la part de grands pays disposant de sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies, qui ont agressé un pays indépendant membre de l'Assemblée générale de l'ONU.

Washington avait fait la propagande pour cette occupation en prétextant la possession par l'Irak d'armes de destruction massive qui s'est avérée par la suite, un simple alibi.
Cette guerre a entraîné, selon différentes sources, la mort de plus d'1 million d'Irakiens, le déplacement de millions d'autres Irakiens à l'intérieur de leur pays et l'exil d'environ 4 millions d'Irakiens à l'étranger, en plus de la destruction totale de l'infrastructure de base de ce pays.

http://www.afriquejet.com/actualites/securite%11conflit/occupation-americaine-de-l'irak:-la-libye-reclame-une-enquete-2010090655674.html

 

Le plan d’évasion de Saddam Hussein.

 Le Camp Cropper – rebaptisé en juillet Prison Karkh – situé près de l’aéroport de Bagdad, a compté jusque 4 000 prisonniers de guerre. Le plus célèbre, Saddam Hussein, avait lui aussi tenté de s’évader au cours de l’été 2006. Selon Khalil al-Douleimi, son avocat, la résistance devait attaquer la Zone verte pour détourner l’attention des Américains, pendant qu’un bataillon de moudjahidine prendrait d’assaut sa prison et libérerait le maximum de détenus *.

L’opération fut annulée suite au renforcement des mesures de sécurité provoqué par des incidents armés à proximité du camp.

L’exécution précipitée du Président irakien, quelques mois plus tard, est en partie due à la crainte partagée par Nouri al-Maliki et par l’Iran de le voir s’échapper et unifier la résistance.

* Livre : Saddam, Les secrets d’une mise à mort, par Khalil al-Douleimi



Paroles & action du président...

Gilles Munier : Nouvel «hoax» en direct du Bureau oval

Le Président Barack Obama a proclamé le 31 août la fin des opérations de combat en Irak.

Sur Internet, on appelle cela un « hoax », c'est-à-dire une tromperie.

Cindy Sheehan, militante anti-guerre aux Etats-Unis, dont le fils, militaire, est mort en Irak en 2004, dénonce le discours prononcé comme une nouvelle manipulation de l’opinion irakienne et américaine. « Avec 50 000 soldats, 18 000 tueurs mercenaires et 82 000 contractors pour les soutenir », dit-elle, « l’occupation illégale et immorale de l’Irak est loin d’être terminée » (1).

En annonçant la fin des sept années de l’Opération Iraqi Freedom (Libération de l’Irak), le Président des Etats-Unis n’a pas eu le courage d’en dresser le bilan réel, calamiteux :

- plus de 4 000 GI’s morts selon le décompte officiel, mais sans doute 35 000 tués ou blessés et 40 000 « accidentés », selon le professeur Juan Cole de l’Université du Michigan (3),

- plus de 1 300 000 civils irakiens tués, au compteur de Just Foreign Policy (3). On est loin des 106 000 reconnus par l’administration américaine (4),

- l’Irak détruit, livré au chaos.

De son côté, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, qui expédie les affaires courantes depuis le 7 mars 2010, s’est félicité du « départ » des troupes étasuniennes et a affirmé, sans rire, que l’Irak redevenait « souverain et indépendant », que ses relations avec les Etats-Unis entraient dans « une phase nouvelle ».

Nouvelle, en effet, comme l’est l’Opération Al Farj (Aube – New Dawn) qui remplace Iraqi Freedom !

Le thème de l’aube, nouvelle évidemment, inspire décidément beaucoup les officiers américains et leurs supplétifs irakiens, issus pour la plupart des milices chiites pro-iraniennes. Al Fajr était le nom donné à l'attaque des Marines contre la ville martyre de Fallujah, en novembre 2004… et aux offensives iraniennes pendant la guerre Iran-Irak. Elles sont toutes synonymes de boucheries, ce qui ne présage rien de bon pour l’avenir.

Les Etats-Unis ont agressé et occupent l’Irak pour y rester, sous une forme ou une autre, tout le temps qu’ils le pourront. Ceux qui prétendent le contraire sont, soit complices des massacres passés et à venir, soit, au mieux, de doux rêveurs. Après George W. Bush, Barack Obama – prix Nobel de la paix ! - leur fait, comme on dit, « prendre, des vessies pour des lanternes ». Ils feraient mieux de méditer cette citation de George Orwell, transformée en principe à suivre par les administrations américaines successives : « Le langage politique », disait l’écrivain britannique, à titre de mise en garde, « est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent ».

Notes:

(1) Cindy Sheehan’s Statement on the “End of Combat Operations in Iraq
http://peaceoftheaction.org/2010/08/30/major-hoax-dont-get-fooled-again/

(2) The Speech President Obama Should Give about the Iraq War (But Won’t)
http://www.juancole.com/2010/08/the-speech-a-president-should-give-about-the-iraq-war.html

(3) Just Foreign Policy
http://www.justforeignpolicy.org/iraq/iraqdeaths_fr.html

(4) The Morning Star : Disputing Iraq Body Count Figures, par Felicity Arbuthnot
http://www.uruknet.info/?p=m69280&hd=&size=1&l=e

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 2 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Gilles Munier

Mercredi 1er septembre 2010

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

 

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer.

… Nous aurons atteint un point essentiel en cessant nos opérations de combat

Barack Obama va devoir faire preuve d'adresse dans son allocution télévisée de mardi soir en évoquant les progrès accomplis sur le terrain en Irak sans pour autant se montrer triomphaliste et donner prématurément l'impression que tout est résolu.

La journée de mardi correspond à la fin officielle des opérations de combat pour l'armée américaine en Irak, où elle se bornera désormais à épauler et à achever de former les troupes irakiennes.

Pour la Maison blanche, le fait que les effectifs américains en Irak soient tombés à 50.000 hommes et l'annonce de la fin de la mission de combat illustrent la concrétisation de la promesse faite en 2008 par le candidat Obama de retirer les troupes américaines du bourbier irakien.

Le président américain espère que son message sera entendu par l'opinion, à deux mois d'élections à mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les démocrates, menacés de perdre leur majorité dans l'une, voire dans les deux chambres du Congrès.

Son allocution au ton solennel, prévue à 20h00 locales (00h00 GMT), ne sera que la deuxième depuis le début de son mandat en direct du bureau ovale de la Maison blanche. La première, en juin, avait porté sur la marée noire dans le golfe du Mexique.

Faire preuve de triomphalisme, à l'heure où les résistants ont encore la capacité de frapper fort en Irak, risquerait de rappeler le discours de George W. Bush, en mai 2003, annonçant la fin de la phase principale des combats.

VISITE À FORT BLISS

Devant une banderole frappée des mots "Mission accomplie", le prédécesseur d'Obama avait tenu à donner un caractère triomphal à sa déclaration, faite sur le pont d'un porte-avions. Son annonce, compte tenu des vagues de violences qui avait ensanglanté par la suite l'Irak, s'était avérée bien prématurée.

"Vous n'entendrez pas de tels mots de notre part", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, à propos du slogan "Mission accomplie".

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer. Nous aurons atteint un point essentiel en cessant nos opérations de combat", a-t-il fait remarquer. Toutefois, ajoute-t-il, "cela ne veut pas dire pour autant que la violence prendra fin demain".

Mercredi dernier, soixante-deux personnes ont péri dans des attentats suicide et autres attaques coordonnées contre les forces de sécurité irakiennes. Et le pays peine toujours à se doter d'un gouvernement, six mois après les élections législatives du 7 mars dont aucun parti n'est sorti clairement vainqueur.

Lorsque Barack Obama a été investi à la Maison blanche en janvier 2009, les effectifs américains en Irak étaient de 140.000 hommes. Ils ont atteint dans les mois suivants un pic de 176.000 hommes, dans le cadre du renforcement décrété du temps de George W. Bush.

Les quelque 50.000 soldats américains encore sur place auront une mission de conseil et entraîneront policiers et militaires irakiens. Concrètement, sur le terrain, le changement ne sera pas bien grand car depuis un an environ, les troupes américaines se concentraient déjà sur la formation des Irakiens à qui le relais a été passé petit à petit pour les missions de sécurité.

Avant de prononcer son allocution, Obama compte téléphoner à son prédécesseur, a dit Gibbs. Il devait aussi se rendre en visite à Fort Bliss, base du Texas par laquelle sont passés ces six derniers mois plus de 7.000 soldats américains de retour d'Irak.

31 août,

Le message est prêt à être envoyé avec le fichier suivant ou les liens joints :
Raccourci vers :
http://fr.news.yahoo.com/4/20100831/tts-irak-usa-obama-ca02f96_1.html

http://fr.messages.news.yahoo.com/Actualit%C3%A9s/Monde/forumview?bn=FRN-WL-Irak&e=RXZVyan3o3WuDrVQonPT8uhQDWOrYauM9t8kM5lzX7P0xXtTaKW3G4aeCu6_UB18txdtIhujvFU6mA--

 

Barack Obama : Guerre en Irak: «Il est temps de tourner la page» !!!

S'adressant à la nation depuis le bureau Ovale, Barack Obama a remarqué que les États-Unis avaient payé «un prix énorme» en Irak.

Héritier d'une guerre à laquelle il s'était opposé dès octobre 2002, Barack Obama a tenté mardi d'effectuer une acrobatie politique à haut degré de difficulté: célébrer la fin officielle de la mission de combat des États-Unis en Irak ainsi que la réalisation d'une promesse électorale, tout en remerciant les troupes américaines pour leur rôle dans un conflit qu'il a déjà qualifié de «stupide».

S'adressant d'abord aux soldats de la base militaire de Fort Bliss au Texas et plus tard à l'ensemble de ses compatriotes, du bureau Ovale de la Maison-Blanche, le président démocrate s'est bien gardé de crier victoire ou de dérouler la bannière «Mission accomplie» de son prédécesseur républicain. Sur un ton sobre, il a plutôt invité les Américains à «tourner la page» sur «ce chapitre remarquable de l'histoire des États-Unis et de l'Irak» afin de pouvoir mieux affronter leurs problèmes économiques.

«Ce soir, j'annonce que la mission de combat en Irak est terminée. L'opération "Liberté en Irak" est terminée, et les Irakiens sont désormais responsables de la sécurité de leur pays. Il s'agissait de ma promesse aux Américains lorsque j'étais candidat à ce poste», a déclaré le président Obama lors de son discours diffusé en direct sur les grandes chaînes de télévision américaines.

Après le retrait des dernières unités de combat en Irak, les effectifs militaires américains dans ce pays sont passés sous la barre des 50 000 soldats. Ceux-ci devraient être partis à la fin de 2011. D'ici là, ils seront chargés de conseiller et d'aider l'armée irakienne

«Nous avons encore beaucoup de travail pour faire en sorte que l'Irak soit un vrai partenaire», a déclaré Barack Obama lors de son discours à Fort Bliss, où il a notamment exprimé la fierté que lui procure son rôle de chef des forces armées américaines.

À Bagdad, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a accueilli avec optimisme la fin officielle de la mission de combat américaine, estimant que l'Irak était désormais «un pays souverain et indépendant».

«C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens», a-t-il dit.

L'économie d'abord

Après avoir évoqué sa conversation téléphonique avec George W. Bush plus tôt dans la journée, Barack Obama a exhorté en soirée ses compatriotes à surmonter leur scepticisme à l'égard de l'autre guerre déclenchée par son prédécesseur, celle d'Afghanistan.

«Nous ne devons jamais perdre de vue ce qui est en jeu, a-t-il dit. Au moment où nous parlons, Al-Qaïda continue à comploter contre nous.»

Mais ce deuxième discours de Barack Obama, du bureau Ovale, lui aura également permis de rappeler le coût de l'invasion de l'Irak qui, a-t-il rappelé, a «conduit à dépenser de vastes ressources à l'étranger en période de budgets» aux États-Unis. Le conflit a aussi coûté la vie à plus de 4400 soldats américains et à d'innombrables civils irakiens.

Désormais, a ajouté le président américain, les États-Unis doivent donner la priorité à leur économie.

«Notre tâche la plus urgente est aujourd'hui de rétablir notre économie et de remettre au travail les millions d'Américains qui ont perdu leur emploi», a-t-il déclaré.

31 août

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201008/31/196450-adressant-nation-depuis-bureau-ovale.jpg','Guerre en Irak:

Richard Hétu, Collaboration spéciale
La Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201008/31/01-4311457-guerre-en-irak-il-est-temps-de-tourner-la-page.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

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