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20/09/2010

n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Fin - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.

n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Fin  - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.


Géopolitique & 11-09

n°15 du 19-09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique & 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

3-1 Pascal Sacre : De Monica Lewinsky aux attentats du 11 septembre 2001.

Extrait

Trois ans plus tard, à la fin de l’année 2002, un autre matin pour rien.

 

La Commission nationale sur les attaques terroristes menées contre les États-Unis le 11 septembre 2001, dite Commission du 11 septembre (en anglais National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States ou 9/11 Commission) est mise en place, plus d’un an après les faits.

Elle accouche de son rapport officiel le 22 juillet 2004, un rapport dans lequel, « on donne des réponses qui ne répondent à rien, des explications qui n’expliquent rien, et des conclusions qui ne concluent rien. » (5)

La grande presse, elle, est très satisfaite.

Après l’affaire Monica, qui n’était finalement qu’une histoire de relations extraconjugales, sans morts ni blessés, et de parjure modeste, sur un sujet privé, tout le monde aurait pu s’attendre à une enquête pugnace, tous azimuts, impitoyable dans les attentats du 11 septembre 2001. Quelque chose qui casse la baraque, surmonte toutes les résistances avec des médias déchaînés exigeant des résultats convaincants, des conclusions solides, des explications valables sur la troisième tour (le WTC n°7) indemne de tout impact d’avion et pourtant effondrée comme les autres, sur les délits d’initiés ayant précédé les attentats, sur les relations entre les services secrets pakistanais (ISI), affiliés à la CIA, et les terroristes présumés… Une enquête où le gouvernement le plus puissant de la Terre, la « Démocratie » des démocraties, aurait dépensé sans compter pour faire toute la lumière sur cette infâme agression, peu importent le temps nécessaire, les enquêteurs à mettre sur le coup, les ordinateurs à faire tourner, nuit et jour…

Cette fois, ce sont tous les Etats-Unis qui ont été violés ! Désolé Monica, mais tu ne fais pas le poids !

Si 50 millions de dollars peuvent être dépensés pour savoir si Bill Clinton a bien fait joujou avec sa stagiaire et légèrement coloré sa jolie robe bleue, cette fois, vu l’importance du drame, le nombre de morts, la terreur répandue sur le sol étatsunien lui-même, cela mérite bien 500 millions de dollars et des centaines de Kenneth Starr, de procureurs survitaminés, gonflés à bloc et accrédités pour fouiller tous les bureaux, mêmes ovales, interroger tous les gouvernements, même « alliés », Israël, Arabie Saoudite, Pakistan…

Et bien non. C’est incompréhensible. Emballé, pesé dès le lendemain du drame, et sans utiliser de procureur « indépendant », en plus !

Un barbu milliardaire terré au fond d’une grotte, le fléau des Soviétiques. Des pirates de l’air suicidés dont certains sont retrouvés vivants plus tard dans leur pays. Des Talibans, pourtant encore amis des USA en août 2001, qui auraient rendu tout ça possible.

C’est affreux.

Tout cela trouvé en quelques jours, quelques semaines, et sans Kenneth Starr. C’est grandiose. Pas d’autres explications, d’autres investigations nécessaires (6).

Si le procès Lewinsky-Clinton a duré 388 jours, tenant en haleine tous les médias du pays et d’ailleurs, pour l’enquête sur le 11 septembre, c’est attendre 441 jours qu’il aura fallu pour sa mise en place. 441 jours d’insistance et d’obstination de la part des familles des victimes et d’associations (9-11 Family Steering Committee et 9/11 CitizensWatch), car sans leur courage et leur obstination, George W Bush n’en aurait faite aucune.

Et même pas de Kenneth Starr ou autre procureur « indépendant » nommé à la tête de cette commission, juste Henry Kissinger le premier choix de Doubleyou, remplacé par Philip D. Zelikow, l’avocat républicain dépendant très proche des néoconservateurs et de Condoleezza Rice.

Budget alloué ? Trois millions de dollars. Non, ne changez pas de lunettes. Moins d’un dixième de celui attribué à une histoire de fellations.

Quelle société évoluée que celle dans laquelle des attentats à la pudeur importent dix fois plus que des attentats à la vie et à la liberté.

Finalement, tel un misérable geste de bonne volonté, l’administration Bush releva ce budget à hauteur de 14 millions de dollars (7), pour accoucher d’un rapport qui ne répond à rien, n’explique rien, et ne conclue rien, sans que cela ne dérange aucun des grands médias occidentaux qui se proclament pourtant les chantres de l’information libre et honnête.

Comme beaucoup de gens, je n’ai que faire de l’affaire Monica Lewinski. Tout au plus concerne-t-elle la « pauvre » Hillary. Quand au chef d’inculpation de parjure, absolument tous les présidents des Etats-Unis, depuis longtemps, pourraient en être accusés, rien qu’au moment où ils jurent de protéger leur constitution, notamment son premier amendement.

Cette comparaison montre avec certitude que les Etats-Unis d’Amérique, la nation la plus puissante et la plus orgueilleuse de la Terre, son gouvernement, son Sénat, son Congrès, ses médias n’ont jamais voulu, et ne veulent toujours pas, sur le plus terrible traumatisme de toute leur histoire, faire la plus petite enquête, la moindre des investigations, une enquête au moins aussi pugnace que celle qu’ils ont jugé nécessaire de mener pour savoir si Bill avait bien taché la robe de Monica.

Cette décision, aux conséquences terrifiantes et encore incalculables aujourd’hui, est insupportable et incompréhensible.

Pascal SACRE

P.S. : Récemment, toutes les agences de presse signalaient que pour ceux qui en rêvaient, il était possible de passer une journée en compagnie de Bill Clinton (8) :

« Cinq dollars ne mènent pas très loin aujourd’hui en Amérique. Mais, pour les plus chanceux, c’est tout ce qu’il faudra pour passer une journée à New York en compagnie de Bill Clinton. L’ancien président des États-Unis, reconverti avec succès dans l’action humanitaire, s’offre à la tombola pour éponger les dettes d’Hillary accumulées pendant sa campagne présidentielle de 2008 contre Barack Obama. « Aimeriez-vous avoir la chance de venir passer une journée à New York avec moi ? » écrit l’ancien président américain dans un courriel aux anciens partisans de son épouse, aujourd’hui secrétaire d’État. »

Je conseillerai juste à la femme qui gagnerait de ne pas mettre de robe bleue.

Sources :

(1) L’affaire Lewinsky-Clinton, http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Kennet...

(3) Document PDF : http://www.erudit.org/revue/ps/2000... , p.12

(4) L’affaire Lewinsky-Clinton, op.cit

(5) Citation de Fred Hampton, placée au tout début du tome 2 de « Franchir le Rubicond », de Michael C. Ruppert, éd Nouvelle Terre, 2007.

(6) Le rapport de la « commission d’enquête » présidentielle passé au crible, 115 mensonges sur les attentats du 11 septembre par David Ray Griffin http://www.voltairenet.org/article1...

(7) Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Commis...

(8) http://www.lefigaro.fr/internationa...

Pascal Sacre  

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/De-Monica-Lewinsky-aux-attentats-du-11-septembre-2001.html


3-2 Naima Bouteldja  : De l’opération Springbourne à l’opération Mermant : Le complot de la ricine. ...

Retour sur une « illusion de masse » britannique

Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l’Union européenne ont multiplié les initiatives censées « répondre aux menaces du terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l’attention critique des citoyens face aux autres menaces que beaucoup de ces initiatives font peser sur les démocraties. C’est de ce constat qu’est né il y a deux ans un important livre collectif, plus que jamais d’actualité : Au nom du 11 septembre. Coordonné par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe, il analyse la centralité de cet « antiterrorisme » dans la nouvelle géopolitique mondiale et son impact sur la vie politique des États démocratiques : opérations militaires, surveillance généralisée, pratiques d’exception et de désinformation... Nous publions jusqu’à la fin de l’été plusieurs extraits de ce livre utile et même nécessaire pour mesurer le chemin parcouru par les démocraties occidentales, qui en viennent à limiter les libertés des uns au nom de la sécurité des autres – tout en alimentant, bien souvent, la violence qu’elles prétendent combattre... Après les contributions d’Anastassia Tsoukala et Thomas Deltombe, nous reviendrons avec Naima Bouteldja sur une édifiante « illusion de masse » qui s’est emparée de la société et de la presse britanniques entre 2002 et 2005 : l’affaire de la ricine.

Au lendemain du 11 septembre, de nouvelles phobies se développent en Occident. On imagine des poisons invisibles coulant des robinets des grandes métropoles.

On reparle du gaz sarin utilisé, au milieu des années 1990, dans le métro de Tokyo par la secte Aum. Et la psychose de l’anthrax aux États-Unis semble illustrer l’imminence de ces nouvelles formes d’attaques terroristes. Au cours de l’année 2002, un nouveau produit fait progressivement son apparition sur la scène politique et médiatique occidentale : la ricine. Ce poison étrange, dont bien peu de gens ont entendu parler jusque-là, va laisser des « traces » sur différents points du globe. C’est au Royaume-Uni que l’affaire prend la plus grande ampleur, puisqu’un véritable« complot de la ricine » (ricin plot) liant l’Irak à l’Angleterre, via l’Algérie et la France, est révélé dans les semaines qui précédent l’envoi des troupes américaines et britanniques en Irak, fin 2002-début 2003. Argument de poids alors tant pour le Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair, que pour l’administration Bush, l’effrayant « complot de la ricine » ne ressemble à rien d’autre, rétrospectivement, qu’à une « illusion de masse ».

De l’opération Springbourne…

Ce qui deviendra l’« affaire de la ricine » débute à l’automne 2002 avec l’opération Springbourne, dont l’objectif officiel est d’enquêter sur des militants extrémistes nord-africains que les autorités britanniques suspectent de collecter frauduleusement de l’argent pour soutenir des terroristes basés à l’étranger, comme l’expliquera un haut responsable des services de sécurité :

« Les services secrets nous avaient dit que ces gens étaient engagés dans de grandes opérations de collecte de fonds pour [financer] le terrorisme. […] Mais nous voulions pousser [l’enquête] plus loin pour savoir si cela se limitait à de la collecte d’argent. » [1]

En septembre 2002, dans une maison de Thetford, à 140 kilomètres au nord-est de Londres, les détectives trouvent des photocopies contenant des recettes de poisons et des informations sur les explosifs et la fabrication de bombes. Des dizaines de Nord-Africains sont arrêtés, dont un Algérien, Mohammed Meguerba, chez qui la police retrouve de faux documents (dont un faux passeport français). C’est ce personnage, nous allons le voir, qui est au cœur de l’affaire.

D’après le témoignage d’Harry C., un des membres du jury du « procès de la ricine » (qui débutera deux ans plus tard), Mohammed Meguerba est conduit à l’hôpital à la suite d’une crise d’épilepsie au cours de sa garde à vue [2]. Lorsqu’il est rétabli, les autorités ne s’intéressent plus vraiment à son cas, lui demandant seulement de se représenter au poste de police deux mois plus tard… Duncan Campbell, à la fois journaliste d’investigation et expert cité par la défense lors du procès, et à ce titre observateur privilégié du « complot de la ricine », écrit que lorsque Mohammed Meguerba est arrêté, il prouve qu’il réside légalement au Royaume-Uni, car marié à une Irlandaise [3]. Sous-estimant l’importance de son arrestation, la police décide alors de le libérer sous caution en attendant la poursuite de l’enquête.

Une fois libre, Mohammed Meguerba va à Liverpool, prend un avion pour l’Espagne, puis se rend au Maroc et enfin en Algérie, où il est arrêté par les autorités en décembre 2002. Peu après sa capture, les services secrets algériens envoient une série de rapports aux autorités britanniques pour les prévenir de l’imminence d’une attaque terroriste à Londres. Selon le premier rapport, des « terroristes algériens » d’Al-Qaida qui fréquentent la mosquée de Finsbury Park, bastion du très virulent prédicateur Abou Hamza Al-Masri [4], auraient en leur possession une « quantité de poison mortel » cachée dans deux pots de crème Nivéa dans un appartement de Wood Green, dans le nord de Londres, et seraient sur le point de l’utiliser « dans les prochains jours ». Les notes se fondent sur les« témoignages » de Mohammed Meguerba, qui a « avoué » aux autorités algériennes s’être entraîné à la fabrication de poison avec un certain « Nadir » dans des camps en Afghanistan à la fin de l’été 2002. De retour à Londres et en suivant les instructions de documents « qui viennent d’Afghanistan », les deux hommes auraient fabriqué dans l’appartement qu’occupe Nadir à Wood Green un poison à base de graines de ricine, « qui agit au contact de la peau ». Le but étant de répandre la substance sur les poignées de voitures d’une grande rue du nord de Londres.

Début janvier 2003, commence la filature de Nadir (dont personne n’a pu déterminer la réelle identité, mais qui sera identifié pendant toute l’affaire sous le nom de Kamel Bourgass, un ressortissant algérien d’une trentaine d’années et familier de la mosquée de Finsbury Park [5]). Dans l’appartement de Wood Green que Bourgass a partagé pendant plusieurs mois avec un jeune Algérien de dix-sept ans, Sidali Feddag, la police saisit le 5 janvier les originaux des documents retrouvés à Thetford : cinq pages de notes en arabe écrites sous la plume de Kamel Bourgass et contenant des instructions pour produire de la ricine, du cyanure, de la toxine botulique et une liste de produits chimiques utilisés dans la fabrication d’explosifs. Les policiers découvrent aussi vingt-deux graines de ricin et des articles de toilette en grande quantité (pots de crème, brosse à dents…). Des sources policières affirmeront avoir été surprises par l’amateurisme de l’opération, mais se diront convaincues du sérieux de l’intention sous-jacente de lancer une attaque terroriste [6]. L’équipe du centre scientifique gouvernemental de Porton Down, envoyée sur les lieux, détecte la présence de traces de ricine dans l’appartement et collecte plusieurs articles et substances pour procéder à de plus amples analyses dans ses laboratoires.

Deux jours plus tard, le 7 janvier, David Blunkett et John Reid, respectivement secrétaires d’État à l’Intérieur et à la Santé, diffusent un communiqué de presse déclarant que des« traces de ricine » et des graines de ricin suffisant à produire une « dose létale » ont été retrouvées dans un appartement de Wood Green. Parallèlement, une note commune de la police de Londres et de la médiatrice gouvernementale du Département de la santé (Deputy Chief Medical Officer for the Department of Health), le docteur Pat Troop, est envoyée à tous les hôpitaux, médecins, pharmaciens et centres de santé du pays, les alertant de l’éventualité d’intoxications à la ricine, une « substance toxique qui, si elle est ingérée, inhalée ou injectée, peut être fatale » [7]. Le communiqué annonce les résultats des nouvelles analyses : une « petite quantité des substances retrouvées dans l’appartement de Wood Green répond positivement au test du poison de ricine ». Invité principal, ce même 7 janvier 2003, d’une conférence sur la politique étrangère du Royaume-Uni à Londres, le Premier ministre Tony Blair affirme, en parlant des armes de destruction massive, que

« les arrestations faites un peu plus tôt dans la journée montrent que le danger est présent et réel et parmi nous aujourd’hui et que son potentiel est immense ». [8]

Sans surprise, les annonces officielles et les raids qui se poursuivent à Dorset (dans le sud-ouest de l’Angleterre) font immédiatement la une des médias. Le 8 janvier, le Daily Mirrorpublie en première page une carte d’Angleterre recouverte d’une tête de mort avec pour légende :

« C’EST ICI. Un poison mortel de la terreur retrouvé en Grande-Bretagne… Peut-on y faire face ? »

Dans le Daily Mail, la photo d’un homme portant un masque à gaz est accompagnée de l’inscription :

« Le gang du poison en fuite. Immense chasse à l’homme pour retrouver des terroristes armés de ricine mortelle. »  [9]

Suspect numéro un, « Nadir » (Kamel Bourgass), qui ne vit plus depuis plusieurs semaines à Wood Green, n’a pas encore été retrouvé.

…à l’opération Mermant

À quelques exceptions près, les journalistes relaient les craintes de la police : des suspects auraient emporté dans leur fuite une dose de ricine, poison « qui n’a pas d’antidote connu » [10]et dont la production est associée aux partisans d’Al-Qaida. Deux écrivent deux journalistes du Guardian écrivent :

« Après la chute des talibans, des instructions pour produire de la ricine ont été découvertes dans une maison à Kaboul, auparavant utilisée par des terroristes d’Al-Qaida comme camp d’entraînement ».

Ils font également part de la vive inquiétude des forces de police, qui recherchent« désespérément » la quantité de produit toxique qui aurait disparu de l’appartement [11]. Les ports et aéroports sont en état d’alerte et plusieurs hypothèses quant aux cibles potentielles des terroristes sont avancées, parmi lesquelles une tentative d’assassinat du Premier ministre. Mais, alors que plusieurs articles de la BBC et du Guardian relativisent la possibilité d’une attaque de grande envergure à la ricine, le Daily Star titre :

« 25 000 d’entre nous auraient pu mourir. »

Et The Scotsman explique que la ricine

« peut être utilisée soit comme un agent biologique pour semer la terreur, soit comme une arme de destruction massive ». [12]

Au milieu des déclarations officielles exhortant le public à se tenir « en état d’alerte mais pas en état d’alarme », les « fuites » se multiplient. Le 12 janvier, Paul Lashmar écrit dansThe Independent on Sunday :

« Des membres des services secrets européens ont déclaré [à notre journal] “être extrêmement préoccupés” par les activités à Londres et dans d’autres villes européennes de cellules terroristes nord-africaines liées à Al-Qaida et qui manigancent des attaques [avec des] poisons exotiques. » [13]

L’arrestation de suspects algériens conduit Lashmar, comme plusieurs de ses confrères, à revisiter la guerre civile algérienne des années 1990, qui a drainé en France et au Royaume-Uni des milliers de demandeurs d’asile politique. Et, parmi eux, « des terroristes qui se sont entraînés dans les camps en Afghanistan » et qui sont aussi des « vétérans »de la guerre de Bosnie et des champs de batailles de Tchétchénie. Lashmar affirme :

« Les fondamentalistes algériens sont parmi les plus prolifiques, cruels et disciplinés du réseau clandestin d’Al-Qaida opérant en Europe ».

Un avis partagé par le docteur Magnus Ranstorp de l’université de St-Andrews, lequel ne cessera, durant toute cette période, de donner son avis d’ « expert » à qui voudra bien lui tendre son micro :

« Les Algériens sont les maîtres de la fraude des papiers d’identité et cela a été d’une très grande aide pour Al-Qaida. »

Alerté par le fracas médiatique, Kamel Bourgass prend la fuite. Pendant que les officiers de police partis à sa recherche du côté de Bournemouth (sud-est de l’Angleterre) rentrent bredouilles, les prétendus « complices » de Meguerba et de Bourgass, qui ont eu le malheur de les héberger ou de croiser leur chemin, sont arrêtés et conduits à la prison de haute sécurité de Belmarsh [14]. Ils y resteront détenus pendant plus de deux ans.

C’est finalement par hasard, au cours d’une opération policière visant un autre Algérien en situation irrégulière, donc sans rapport avec les événements de Londres, que Kamel Bourgass est découvert le 14 janvier 2003 dans un appartement d’un quartier nord de Manchester, Crumpsall Lane. Harry C. relate :

« Les policiers n’étaient pas sûrs de son identité et ont demandé des renseignements à leur quartier général. Ils ont fini par recevoir des photos confirmant qu’il s’agissait de Kamel Bourgass ».

Dos au mur, Bourgass frappe l’un des deux gardes qui le surveille, se précipite hors de la chambre et tente de s’enfuir par la petite fenêtre de la cuisine de l’appartement. Réalisant qu’il ne peut pas se glisser au travers, il fait marche arrière, se saisit d’un couteau qui traîne sur l’évier et frappe mortellement à huit reprises l’inspecteur de police Stephen Oake, qui s’était lancé à sa poursuite. Il blessera trois autres agents de police avant d’être maîtrisé. Stephen Oake, âgé de quarante ans et père de trois enfants, ne portait aucune tenue de protection.

Une semaine plus tard, le 20 janvier 2003, les services de sécurité lancent une opération spectaculaire contre la mosquée de Finsbury Park. En pleine nuit, cent cinquante agents de police équipés de combinaisons spéciales et éclairés par le projecteur d’un hélicoptère, prennent d’assaut la célèbre mosquée du nord de Londres. Baptisée opération Mermant, l’intervention est liée, d’après les autorités, aux informations retrouvées dans l’appartement de Wood Green deux semaines plus tôt. Dans les sous-sols, où clandestins et sans-logis ont l’habitude de passer la nuit, les policiers débusquent sept personnes (six Nord-Africains et un Européen de l’Est) et affirmeront avoir mis la main sur une centaine de fausses pièces d’identité dissimulées dans les murs, un pistolet hypodermique, un masque à gaz, un talkie-walkie et quelques couteaux [15]. La mosquée restera fermée jusqu’en février 2005.

Deuxième partie : « De la ricine en Irak »

P.-S.

Ce texte est paru initialement, sous le titre « Le complot de la ricine au Royaume-Uni, une illusion de masse », dans le recueil Au nom du 11 septembre, coordonné par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe, publié aux éditions La Découverte, et accessible intégralement pour les usagers des bibliothèques abonnées à Cairn.info en cliquant ici. Nous le publions avec l’amicale autorisation des coordonnateurs et éditeurs.

Textes de Naima Bouteldja

·                                 De la ricine en Irak , 29 août

·                                 Le complot de la ricine , 28 août

 

Notes

[1] Cité par Duncan Campbell et Rosie Cowan, « Terror trail that led from Algeria to London », The Guardian, 14 avril 2005.

[2] Entretien avec Harry C. (pseudonyme), Londres, juillet 2007. Harry C., ainsi que deux autres membres du jury du « procès de la ricine », se manifesteront auprès du Guardian en mai 2005, soit un mois après la fin du procès, pour protester contre le traitement que le gouvernement fera subir, après leur relaxe, aux Algériens acquittés. Tout en préservant leur anonymat, ils contribueront avec d’autres à exposer les mensonges et manipulations auxquels se sont livrés le gouvernement et nombre de journalistes britanniques. Voir : « Our verdict was ignored », The Guardian, 19 septembre 2006.

[3] Duncan Campbell et Rosie Cowan, loc. cit.

[4] D’origine égyptienne, Abou Hamza est l’une des figures les plus controversées de l’islamisme radical à Londres. Il a perdu un œil et ses deux mains en Afghanistan au début des années 1990. Arrêté par les autorités britanniques en mai 2004, il a été condamné en février 2006 à sept ans de prison pour incitation au meurtre et à la haine raciale.

[5] « Mystery still surrounds killer », BBC News, 13 avril 2005.

[6] Duncan Campbellet Rosie Cowan, loc. cit.

[7] « Concern over ricin poison in the environment », Public Health Link, 7 janvier 2003, .

[8] « Blair warning over terror threat », BBC, 7 janvier 2003.

[9] David Hugues, David Williams et Ben Taylor, « Poison gang on the loose. Huge hunt for terrorists armed with deadly ricin », The Daily Mail, 8 janvier 2003.

[10] « Terror police find deadly ricin », BBC News, 7 janvier 2003.

[11] Nick Hopkinset Tania Brannigan, « Poison find sparks terror alert », The Guardian, 8 janvier 2003.

[12] Gethin Chamberlain, « Ricin hunt police investigate links in Scotland », The Scotsman, 9 janvier 2003,.

[13] Paul Lashmar, « IOS Investigation : Ricin “made for use in random killing spree” », The Independent on Sunday, 12 janvier 2003.

[14] On peut par exemple citer le cas de Mustapha Taleb, acquitté en avril 2005 mais arrêté à nouveau en septembre 2005. Deux ans plus tard, Taleb était toujours détenu à Belmarsh et le gouvernement britannique cherchait à le renvoyer vers l’Algérie, alors qu’il a été complètement innocenté par la justice. Torturé et condamné à mort en Algérie, il était arrivé au Royaume-Uni en 2000 et avait obtenu l’asile politique en 2001. Il n’a jamais fréquenté ni Bourgass ni Meguerba. Les détectives retrouveront une de ses empreintes digitales sur le dos des photocopies des documents de Kamel Bourgass ; au moment de son arrestation, Mustapha Taleb travaillait à la librairie de la mosquée de Finsbury Park, où il s’occupait notamment de la photocopieuse…

[15] « Mosque raid findings revealed », BBC, 7 février 2006 ; Sean O’Neill, « Weapons cache seized during raid on mosque », The Times, 8 février 2006.

Naima Bouteldja

28-08

http://lmsi.net/Le-complot-de-la-ricine


3-3 Les sept sacrifiés du mensonge  - du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

PROLOGUE

Geopolintel présente son étude réalisée sur la désinformation et le mensonge d’Etat pour justifier les guerres et intoxiquer les gouvernements étrangers ainsi que la presse et l’opinion publique internationale. Cette saga s’articulera sur 7 chapitres et 7 destins à la fois tragiques et lourds de conséquences sur les relations internationales. L’instrument de cette guerre psychologique s’appelle le Rendon Group, relayé par l’organisme Office of Strategic Influence de Rumsfeld et de William Schneider JR.

En 2002, tandis que l’état-major américain se préparait à envahir l’Irak, l’administration Bush et le Pentagone s’attelèrent à mettre au point une stratégie de communication pour justifier leur raid sur Bagdad aux yeux de l’opinion internationale ainsi qu’à ceux de leur sénat. Pour ce faire, ils avaient requis les services du Rendon Group afin de répandre diverses allégations à propos de l’Irak et les répéter sans relâche dans la presse. The Rendon Group est un cabinet de conseil international dirigé par John W. Rendon junior, un ancien aide de camp de Jimmy Carter. Ce cabinet avait déjà travaillé avec l’administration US et avec le Pentagone durant la première guerre du golfe.

A cette époque, ils avaient loué les services de la fille de l’ambassadeur koweïtien, afin d’organiser la duperie de la tuerie des bébés des couveuses de l’hôpital de Koweït City.

Cette tuerie fictive avait été attribuée à des soldats de Saddam Hussein, lesquels appartenaient à la quatrième armée du monde, d’après les dires du vice-président en place à cette date, Dick Cheney.

Suite

Chap. 1 : Daniel Pearl, le journaliste qui dénonçait la désinformation dans la guerre livrée au terrorisme

Chap. 2 : John O'Neill, un destin funeste

Chap. 3 : Delmart Vreeland, l'homme qui en savait trop à propos du 11 Septembre

Chap. 4 : Zacarias Moussaoui, un étrange terroriste bien encombrant

Chap. 5 : Nick Berg, l'américain qui "reconstruisait" les médias irakiens

Chap. 6 : Valérie Plame, agent "révélé" de la CIA

Chap. 7 : Moussab Al Zarqaoui, une créature du Rendon Group?

Epilogue

11.09.2010

http://regardsdefemmesmusulmanes.blog.tdg.ch/archive/2010...


3-4 L'’impact des nanotubes du 11/9 sur la santé.

L’effondrement des Tours jumelles le 11 septembre 2001 a instantanément dégagé un gigantesque nuage de poussières des plus toxiques.

Le cas est sans précédent, de par le nombre de personnes exposées, tout comme la quantité d’éléments polluants pulvérisés ce jour-là. Des particules à la structure cristalline éjectées dans l’air ont été inhalées par les citadins, les écoliers, et les sauveteurs piégés dans une nuée de nanotubes. A base de carbone et de nitrure de bore, elles sont la cause du lent développement de maladies graves. Depuis neuf ans, des experts de la santé suivent les victimes. Parmi les cas étudiés, le "registre des expositions" régulièrement mis à jour, révèle outre des cas invalidants de syndrome de stress post traumatique, le développement de cancers et de lésions pulmonaires sévères.

Le New Heaven Independent rapporte les propos tenus lors de la conférence sur les nanotechnologies qui s’est déroulée à la mi-juillet à Keystone dans le Colorado. Le "registre des expositions" à la poussière du 11/9 a été largement évoqué. Il pourrait bien servir d’exemple à de futures études sur les répercussions sanitaires des nanomatériaux sur les populations. 

En complément d’information, nous livrons quelques extraits traduits du rapport, extrêmement documenté, trop long pour être rapporté ici, qu’ont réalisé divers experts en médecine sur les cas de patients tombés gravement malades pour avoir inhalé des particules toxiques les 11 et 12 Septembre 2001. Nous joignons également une vidéo reprenant l’intervention du représentant des démocrates à la Chambre, A. Weiner, furieux que le projet de loi qui aurait accordé des soins gratuits aux héros du 11/9, ait été rejeté, ainsi qu’une vidéo, diffusée par LCP Assemblée Nationale, intitulée "Les sacrifiés du 11 Septembre".

Published on août 25, 2010 par apetimedia

 

1 Melissa Bailey : Nouveaux cas d’asthme et de syndrome de stress post-traumatique liés à la pollution de l’air le 11-09.

Le gouvernement fédéral étudie les répercussions des nanomatériaux sur la santé.

Keystone, Colorado – Après l’effondrement du World Trade Center le 11/9, la ville de New York a suivi les dizaines de milliers de personnes ayant inhalé la poussière toxique dispersée dans les rues de la ville.

Après 9 ans de surveillance de plus de 70.000 personnes ayant porté des secours et de passants, le ministère de la Santé de la ville a découvert de nouveaux cas d’asthme et de syndrome de stress post-traumatique liés à la pollution de l’air.

Les fonctionnaires fédéraux étudient ce système de suivi, nommé "le registre des expositions", comme un outil possible pour suivre la santé des intervenants exposés à des particules autres – celles qui sont manipulées à un niveau quasi-atomistique pour constituer les «nanomatériaux».

L’idée a été discutée lors d’une conférence sur les nanotechnologies organisée la semaine dernière à Keystone, Colorado par l’Institut national de la sécurité et la santé (NIOSH).

"On ne fera pas les mêmes erreurs"

L’industrie brûlante de la nanotechnologie implique le développement de super-produits à partir de minuscules particules ayant des propriétés étonnamment puissantes.

"Bien que les risques provoqués par les nanomatériaux soient inconnus, les preuves accumulées suggèrent que ceux-ci peuvent être dangereux," a déclaré Paul Schulte, directeur de l’éducation et de l’information de la division du NIOSH. Pour cette raison, l’organisme fédéral a tenu une conférence afin de discuter de ce que le gouvernement et l’industrie peuvent encore faire pour prévenir les problèmes de santé et de sécurité qui pourraient surgir.

Le registre des expositions, tel celui qui a émané des attentats du 11 septembre 2001, était  en tête de liste pour les prochaines étapes du suivi de l’industrie de la nanotechnologie.

Un registre d’exposition est "un système de collecte et de conservation d’informations sur les personnes connues ou suspectées d’exposition professionnelle ou environnementale à une substance dangereuse",  selon l’expression de Schulte.

Un registre est un outil, dit-il, "un moyen de détecter une défaillance de contrôle ou de prévention."

C’est une façon de dire : "Nous ne ferons pas les mêmes erreurs que nous avons faites avec d’autres technologies," a dit M. Schulte.

A titre d’exemple, il a évoqué l’amiante. Comme la nanotechnologie, l’industrie de l’amiante s’est rapidement développée. L’amiante a été saluée pour être  un matériau "miracle". Il y avait une "connaissance des risques potentiels pour la santé à laquelle il n’a jamais vraiment été donné suite." Les gens exposés à l’amiante ont fini avec le cancer et des lésions pulmonaires.

"Davantage d’actions préventives auraient pu sauver de nombreuses vies sur le long terme", a déclaré M. Schulte.

Une exposition "sans précédent"

Schulte, qui présidait la conférence, avait invité le Dr. Jim Cone, directeur médical du registre de la santé du World Trade Center, le World Trade Center Health Registry, afin qu’il explique de quelle façon le ministère de la Santé de New York a employé le registre d’exposition pour le suivi des survivants des attentats du 11/9.

Lorsque les tours jumelles se sont effondrées, dit-il, un vaste nuage de polluants atmosphériques a balayé Manhattan et une partie de Brooklyn. Le nuage se composait de kérosène en feu, de gaz issus de la combustion, ainsi que d’amiante, de gypse, de béton, de bois, de papier et de fibres minérales artificielles. L’envergure de l’impact sur la santé était inconnue.

C’est un événement sans précédent, et "la concentration de personnes exposées est également sans précédent," a-t-il dit.

Plus de 410.000 personnes ont été directement exposées à la catastrophe : plus de 91.000 personnes ayant effectué les secours et le nettoyage, 57.000 personnes qui vivaient au sud de Canal Street, 15.000 enfants et le personnel des écoles à proximité et plus de 360.000 personnes qui se trouvaient dans les tours jumelles, ou qui passaient par là au moment des attentats.

Le registre a été créé en 2002 avec un financement fédéral. Lors d’une première enquête réalisée en 2003-04, les chercheurs ont recueilli des données sur 71.427 personnes, dont plus de 3.000 enfants. Il y a eu une seconde enquête en 2006-08 sur 68 pour cent de ce nombre de personnes.

Les gens que suit l’enquête ont été invités à déclarer leur état de santé pré et post-catastrophe. Les responsables de la santé ont ajouté aux données les informations des registres de cancer et la base de données de l’hôpital d’Etat sur les autorisations de sortie.

Le registre fut une énorme entreprise, dit Cone. Tenir à jour l’information des contacts avec les gens était en soi un travail à plein temps.

Grâce au registre, les agents de santé ont constaté que de nouveaux problèmes de santé semblent avoir été déclenchés par la catastrophe. 12 pour cent des intervenants ont développé de nouveaux cas d’asthme. 23,8 pour cent ont développé un stress post-traumatique (SSPT) pour la première fois.

Le registre a servi à orienter les politiques et les interventions, telles qu’une proposition de traitement pour les employés atteints du SSPT, dit Cone.

Des nanotubes trouvés dans les poumons des employés

Incidemment, la ville de New York aurait peut-être créé par inadvertance l’un des premiers registres de nanomatériaux aux Etats-Unis.

Une étude récente a montré que la poussière de l’effondrement du World Trade Center contenait des nanomatériaux issus de la combustion. Des chercheurs de Mt. Sinai School of Medicine et du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center ont trouvé des nanotubes de carbone dans la poussière du 11/9 et dans les poumons des intervenants du 11/9 qui ont développé une maladie pulmonaire. La recherche animale a montré qu’inhalés par des souris, certains types de nanotubes de carbone provoquent des lésions pulmonaires.

Les auteurs déclarent que la présence de nanotubes dans la poussière et les poumons "était inattendue et nécessite une étude plus approfondie."

Cliquez ici pour lire l’étude sur les nanotubes du 11/9, publiée en avril dans la revue Environmental Health Perspectives. (ReOpenNews vous livre la traduction de quelques extraits plus bas)

Le public a débattu du bien-fondé de la création d’un registre des "nanoworkers" exposés. En raison de la grande variété des nanomatériaux, des risques inconnus, et parce qu’il est difficile d’en évaluer l’impact sur les employés exposés, certains à ce stade se sont interrogés sur l’utilité d’un tel registre.

Cone conclut son discours en encourageant ceux qui supervisent la nanotechnologie à suivre la voie de la ville de New York.

"Je vous félicite pour la prise en compte de registres," a-t-il dit à la foule des hygiénistes industriels, des représentants de la société des nanotechnologies et de la santé publique ainsi qu’aux organismes de surveillance.

"C’est l’opportunité unique de réaliser ceci de manière proactive tout en s’appuyant sur les leçons du passé," dit-il.

Melissa Bailey |

 26 Juillet 2010

 New Heaven Independent

Traduction apetimedia pour ReOpenNews


2 Intervenants ayant été exposés au nuage toxique le 11 et/ou le 12 septembre 2001.

Rapport publié par Environmental Health Perspective

Extraits -

Note ReOpenNews : Divers corps de médecine ont étudié des cas d’intervenants ayant été exposés au nuage toxique le 11 et/ou le 12 septembre 2001.

Cette étude fait l’objet d’un long rapport très documenté issu de l’Environmental Health Perspective, dont nous ne délivrons que quelques extraits choisis : ils nous permettent d’apprendre, sans rentrer dans les détails trop techniques ou scientifiques, quels types de matériaux ont été trouvés dans les poumons des patients et quelles maladies ils  ont  provoqué. Chaque corps de médecine dans son domaine d’expertise ayant diagnostiqué des symptômes identiques, parvient aux mêmes conclusions quant à la nature des matériaux trouvés. (Nous mettons en gras dans le texte la nature des matériaux découverts ainsi que les maladies détectées.)

Rapport de cas : les maladies respiratoires chez les intervenants  exposés à la poussière et à la fumée au World Trade Center
: Nanotubes de carbone dans les poumons des patients et dans les échantillons de poussière.

1 Département de pathologie, 2 Département de médecine préventive et communautaire, 3 Division de pneumologie et de médecine du sommeil, 4 Département de radiologie, 5 Service de Chirurgie Thoracique, Mount Sinai School of Medicine, New York, New York, Etats-Unis, 6 Ministère de pathologie, Centre du cancer Memorial Sloan-Kettering à New York, New York, Etats-Unis.

(…)

Présentation de cas : dans ce rapport, nous décrivons la pathologie clinique, et les résultats minéralogiques chez sept intervenants auparavant en bonne santé qui ont été exposés à la poussière du WTC, soit le 11 Septembre ou le 12 Septembre 2001, qui ont développé de graves troubles respiratoires ou  qui ont montré des résultats radiologiques inexpliqués et qui ont  subi une vidéo-thoracoscopie, des interventions chirurgicales, une biopsie pulmonaire au Mount Sinai Medical Center. Des échantillons de poussière du WTC ont également été examinés. (…) L’ histopathologie indique une pneumopathie interstitielle à la maladie des petites voies aériennes (…) L’analyse minéralogique des tissus a montré des quantités variables de feuilles d’aluminium et les silicates de magnésium, de l’amiante chrysotile, du phosphate de calcium et du sulfate de calcium. De petits éclats de verre contenant principalement de la silice et du magnésium ont également été trouvés. Les nanotubes de carbone (CNT) de différentes tailles et longueurs ont été relevés. Des CNT ont également été identifiés dans quatre des sept échantillons de poussière du WTC.

(…) rapport pathologique et les analyses minéralogiques de la biopsie de sept personnes qui auraient été en bonne santé avant l’exposition au World Trade Center qui ont développé des signes d’insuffisance respiratoire après l’exposition. Les résultats comprennent des signes pathologiques de la maladie pulmonaire interstitielle et la présence de minéraux, y compris l’aluminium et les silicates de magnésium, de l’amiante chrysotile, phosphate de calcium et de sulfate de calcium, de petits éclats de verre (la plupart contenant de la silice de magnésium), et les nanotubes de carbone de différentes tailles et longueurs. Ces résultats confirment une association signalés précédemment, l’exposition à la poussière du WTC et le développement de la maladie du poumon bronchique et interstitielle.

(…)
Le 11 Septembre 2001 (11/9), le sud de Manhattan et de Brooklyn a été englouti par un épais nuage de substances toxiques, de poussière irritante et de fumée générée par l’effondrement des Tours du World Trade Center (WTC) (Landrigan et al. 2004; Levin et al. 2002; Lioy et al. 2002). Ce nuage d’un mélange complexe de polluants, parmi lesquels les produits de combustion de
91.000 L de carburant d’avion, de matériaux de construction pulvérisés, de poussière de ciment, d’amiante, de fragments microscopiques de verre, de silice, de métaux lourds, et de nombreux éléments organiques.

(…)

Les effets néfastes sur la santé mis en évidence depuis le 11/9 chez les employés et les bénévoles impliqués dans le sauvetage, de secours et de nettoyage sur le site du WTC et à la décharge de Staten Island (le dépositaire d’épaves majeures) (Edelman et al. 2003; Herbert et al. 2006 ; Landrigan et al. 2004; Lioy et al. 2002; Prezant et al. 2002). Les effets sur la santé les plus fréquemment observés mettent en cause la partie supérieure et des voies respiratoires inférieures. Signes, symptômes et les résultats comprennent une toux persistante, essoufflement, respiration sifflante, asthme, sinusite, laryngite, et non irritant asthme, également appelée syndrome de dysfonction réactive des voies aériennes (RADS) (Herbert et al. 2006; Levin et al. 2002; Prezant et al. 2002). Des cas de pneumopathie interstitielle ont également été signalés, y compris la pneumonie éosinophile aiguë, pneumopathie granulomateuse, la sarcoïdose et la bronchiolite oblitérante (Izbicki et al. 2007; Mann et al. 2005; Rom et al. 2002; Safirstein et al. 2003).

(…)

Traduction apetimedia pour ReOpenNews



4 Annexe

4-1 Déclaration des veuves du 11 Septembre sur la surveillance de Mohammed Atta.

Les Avocates du 11 Septembre réagissent ici à un article du New York Times paru le 9 août 2005 évoquant le programme « Able Danger ». Dans cet article, nous apprenons par le Républicain Curt Weldon que cette unité spéciale de renseignement militaire avait repéré selon toute vraisemblance au moins 4 des terroristes présumés, plus d’un an et demi avant le 11 Septembre, dont Mohammed Atta, dans ce qui fut appelé la « cellule de Brooklyn ». Plus étonnant encore, la révélation d’un ancien officiel du renseignement sous couvert de l’anonymat déclarant avoir informé le président exécutif de la Commission, Philip Zelikow, et au moins trois autres membres du staff en Octobre 2003 au sujet de l’existence du programme Able Danger et de ses implications.
Cet officiel s’avérera plus tard être le lieutenant-colonel Anthony Shaffer, dont la carrière sera ruinée par
la DIA (l’Agence du renseignement pour la Défense), et qui témoignera devant une commission du renseignement au Sénat en ces termes :
“Après contact par deux membres indépendants de l’équipe Able Danger,…
la Commission du 11 Septembre a refusé d’effectuer tout approfondissement d’enquête ou analyse des problèmes qui lui ont été soumis…. C’était leur travail de faire une enquête en profondeur à propos des éléments soulevés. – pas simplement de les écarter en se basant sur ce que beaucoup dénoncent maintenant comme ayant été une conclusion préfabriquée aux événements du 11 Septembre qu’ils souhaitaient atteindre…. Je considère ceci comme un échec de l’équipe d’enquête du 11 Septembre – un échec dont les membres de la commission d’enquête ont eux-mêmes été victimes et continuent de l’être de l’équipe dirigeante comme le montre leur conclusion récente et sans fondements que les découvertes d’Able Danger étaient un mythe.”
On comprend mieux alors le besoin de ces veuves de réclamer des comptes aux membres de
la Commission et le sentiment de trahison qu’elles ressentent au fur et à mesure que les révélations se font, tandis que l’histoire officielle laisse courir le temps et les plaintes, et demeure ce mythe moderne faisant office de vérité.
En tant que groupe de veuves du 11 Septembre ayant combattu pour la création de
la Commission indépendante sur le 11 Septembre, nous sommes horrifiées d’apprendre par de possibles preuves supplémentaires (comme détaillées dans l’article du New York Times, “Quatre [terroristes] du complot du 11/9 considérés comme liés à al-Qaïda en 2000”) que la Commission du 11 Septembre a failli à enquêter de manière complète sur tous les faits et les circonstances entourant les attaques du 11/9.
Par mandat législatif, loi publique 107-306 du 27 novembre 2002,
la Commission indépendante sur le 11 Septembre était chargée de produire un compte-rendu complet des attaques du 11/9 au peuple américain. Comme indiqué à plusieurs reprises depuis la sortie du Rapport final de la Commission et via l’article du New York Times publié hier, la Commission du 11 Septembre a échoué à produire un tel compte rendu complet. En conséquence, chacun des commissionnaires et membres du staff devrait être tenu pour responsable. Après bientôt quatre ans depuis les attaques du 11/9, nous sommes fatiguées que nos leaders nationaux (officiels élus et nommés issus des deux partis politiques) ne soient pas tenus pour responsables de leurs actions ou inactions – particulièrement quand il s’agit de lutter dans l’actuelle guerre au terrorisme. Nous croyons que le temps est venu pour le peuple américain de demander des comptes nécessaires de la part de tous nos leaders. Les membres et le staff de la Commission sur le 11 Septembre qui avaient l’obligation légale d’enquêter et de faire un rapport sur tous les faits en lien avec les attaques du 11/9 devraient, en conséquence, être les toutes premières personnes à rendre des comptes et à être tenues pour responsables de leur échec collectif à remplir leur mandat législatif.
Étant donné que le Rapport de
la Commission sur le 11 Septembre est incomplet, le peuple américain souffre clairement d’un faux sentiment de sécurité, presque quatre ans après les attaques du 11/9. Comment pouvons-nous savoir que nous sommes vraiment davantage protégés des terroristes, si la Commission sur le 11 Septembre a choisi de nous cacher certains faits ? Surtout quand ces faits dissimulés détaillent des actions spécifiques accomplies par des officiels de la communauté du renseignement aux agences suivantes : l’Agence centrale du renseignement, l’Agence du renseignement pour la défense, le Bureau fédéral d’investigation, l’Agence de sécurité nationale, et le Conseil de sécurité nationale. Ce sont les mêmes agences et individus qui sont chargés de notre sécurité aujourd’hui. Pourtant, une inspection poussée des défaillances dues à ces individus révèle que les mêmes personnes ont eu de vastes opportunités de déjouer le complot du 11 Septembre avant les attaques, mais ont échoué à le faire. En effet, une lecture plus juste de ces circonstances pourrait conduire à croire que certaines actions ou inactions de ces individus ont en fait contribué au “succès catastrophique” des attaques du 11/9.
La révélation de cette information nécessite des réponses à venir, claires et concises. Les attaques du 11/9 auraient pu et auraient dû être empêchées. Jusqu’à cette date, pas une seule personne n’a été tenue pour responsable de l’échec de la nation à empêcher les attaques du 11/9. Dès lors, le Rapport de
la Commission sur le 11 Septembre est incomplet et illusoire.
En tant que veuves du 11 Septembre qui ont combattu infatigablement pour la création de
la Commission sur le 11 Septembre, nous sommes totalement déçues d’apprendre que le Rapport final de la Commission est une coquille vide. Nous avons passé un temps incalculable loin de nos familles pour nous assurer que la Commission sur le 11 Septembre avait bien les outils et les ressources nécessaires pour produire un compte-rendu complet et minutieux des attaques du 11/9 au peuple américain. Nous voulions véritablement tirer des leçons des attaques du 11/9 afin que nous puissions tous vivre dans un environnement plus sûr. Nous trouvons cette dernière révélation sur l’échec de la Commission à poursuivre de façon adéquate et déterminée la vérité entourant le 11 Septembre, absolument honteuse.
Les Avocates du 11 Septembre

Kristen Breitweiser
Patty Casazza
Monica Gabrielle
Mindy Kleinberg
Lorie Van Auken 



4-2 Rachel Zoll  : Un 11-Septembre sous tension pour les musulmans d'Amérique.

Malaise et inquiétudes chez les musulmans américains.
Le neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001  s'annonce particulièrement tendu, après un été marqué par la polémique autour du projet de construction d'une mosquée non loin de Ground Zero, à New York.

Les appels au dialogue et aux dirigeants des autres communautés confessionnelles se multiplient donc et les musulmans américains ne cessent de répéter leur loyauté envers les Etats-Unis. Objectif inconfortable: tenter d'empêcher d'éventuelles provocations, mais aussi faire en sorte que les musulmans n'y ripostent pas si elles ont lieu.

D'autant que le calendrier lunaire et ses aléas se mettent de la partie pour rajouter à l'angoisse: cette année, la fin du ramadan, le mois sacré du jeûne chez les musulmans, tombe vers le 11 septembre...

Du coup, les musulmans craignent que l'Aïd al-Fitr, la joyeuse fête marquant la fin du jeûne, ne soit mal vécue et interprétée comme une célébration des attentats.

Le 11 septembre, à New York, il y aura une manifestation de protestation contre la fameuse mosquée, à laquelle participera notamment Geert Wilders, le député néerlandais férocement anti-musulman. Le même jour, à Gainesville, en Floride, d'autres extrémistes envisagent de brûler des exemplaires du Coran.

"Certes, il y aura des cinglés qui risquent de faire des choses. Mais nous ne voulons pas provoquer l'hystérie" chez les musulmans, explique Victor Begg, du Conseil des organisations islamiques du Michigan. "Dans l'ensemble, les Américains sont pour le pluralisme. C'est juste qu'il y a énormément de désinformation, et cela crée la confusion", estime-t-il.

Mardi prochain, pour tenter de lutter contre cette confusion, la Société islamique d'Amérique du Nord organise un sommet oecuménique à Washington, avec les dirigeants des communautés chrétiennes et juives, consacré au "courant de peur et d'intolérance" lié à ce projet de mosquée contesté.

Dans de nombreuses villes, les dirigeants musulmans ont aussi fait intensifier la surveillance de leurs établissements religieux, et restent en contact étroit avec la police. "Nous disons à tous de garder l'oeil ouvert et de rapporter tout ce qui est suspect", explique Ramzy Kilic, responsable communautaire à Tampa, Floride.

Chaque année, depuis 2001, l'anniversaire des attentats est un moment tout particulièrement difficile pour des musulmans américains confrontés désormais à la méfiance permanente, sans cesse appelés à faire la preuve de leur bonne volonté citoyenne et à justifier leur foi.

Mais cette année, la situation est pire que jamais: la commémoration des attentats intervient après un terrible été, au cours duquel l'opposition à la construction d'un centre communautaire musulman à quelques encablures du World Trade Center aura pris des proportions gigantesques, attisées par la droite religieuse et les anti-Obama, se transformant en débat national sur l'Islam, l'extrémisme, la violence et la liberté religieuse.

Jusqu'en Californie ou au Tennessee, des lieux de culte musulmans ont subi manifestations et actes de vandalisme. Dans l'Etat de New York, un groupe de jeunes s'est déchaîné pendant deux nuits consécutives sur la mosquée d'une petite ville près du Lac Ontario, hurlant des insultes, tirant à la carabine et passant et repassant en voiture devant l'établissement.

A Phoenix, Arizona, une nouvelle mosquée dont la construction n'avait jusque-là posé aucun problème a subi des actes de vandalisme, explique le responsable musulman local, Usama Shami. Il juge qu'à l'affaire de New York est venue se rajouter les passions déclenchées par la nouvelle loi sur l'immigration votée en Arizona, destinée à combattre l'immigration clandestine, et qui autorise la police à questionner n'importe qui sur simple soupçon. "Toutes ces choses arrivent en même temps. Quand des choses semblables se passent, cela fait ressortir le pire chez certains", juge-t-il.

Dans le cadre de la campagne nationale "Muslim Serve", des musulmans nettoieront les parcs, distribueront des repas aux SDF, des jouets aux enfants malades. D'autres groupes organisent des campagnes publicitaires destinées à contrer la suspicion persistante. Dans un de ces spots, intitulé "Ma foi, ma voix", défilent des musulmans américains déclarant: "je n'ai pas l'intention de m'emparer de ce pays".

Zeenat Rahman, 34 ans, née à Chicago, responsable d'une organisation de jeunesse qui défend le pluralisme religieux, passera son 11 Septembre dans une maison de retraite, avec des amis de toutes confessions. "C'est ce jour-là qu'on nous regardera en tant que musulmans, et qu'est-ce que les gens verront?", dit-elle. "Dire 'Islam veut dire paix', c'est être sur la défensive, et comme si nous présentions des excuses. Alors que servir les autres est véritablement au coeur de notre foi".

Au Centre communautaire juif de Washington, la Fondation Unity Productions, spécialisée dans la réalisation de films sur l'islam américain et qui vient de lancer le site groundzerodialogue.org, organisera le 11 septembre une réunion-débat oecuménique.

Parmi les orateurs, il y aura Monem Salam, 38 ans, héros d'un des documentaires de la fondation. D'habitude, ce gestionnaire de portefeuille arrivé du Pakistan quand il avait quatre ans passe l'Aïd en famille. Mais là, dit-il, "je dois les laisser et voyager dans tout le pays pour répondre à des questions sur l'Islam. C'est malheureux, mais c'est l'époque dans laquelle nous vivons".

Rachel Zoll

AP


4-3 Brett Michael Dykes : Le GOP, le "Grand Old Party" ennemi des intervenants du 11/9.

Le représentant démocrate de New York, Anthony Weiner, est manifestement remonté et prêt à exploser. Dans une bataille perdue d’avance pour assurer le passage d’un projet de loi visant à financer les soins de santé et d’indemnisation pour les secouristes du 11/9 tombés malades, il s’est lancé dans une tirade contre le GOP qui s’oppose sans scrupules à la mesure.

La Chambre a rejeté par un vote le projet de loi qui aurait permis de verser 3,2 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour financer des soins de santé gratuits pour les sauveteurs et les nettoyeurs du 11/9 qui sont tombés malades à cause de la fumée toxique et des débris qu’ils ont inhalés sur le site du World Trade Center. Le projet de loi aurait également fourni 4,2 milliards de dollars de compensation pour la même durée. Cette législation proposait de payer les prestations en taxant les filiales étrangères qui font des affaires aux États-Unis.

Le leadership démocratique de la Chambre s’est servi d’une sombre manœuvre pour suspendre la loi avant examen du projet de loi (intitulé loi James Zadroga sur la santé et la compensation pour le 11/9). Les Démocrates auraient utilisé un subterfuge pour empêcher les républicains de la Chambre de répandre la mesure, par ailleurs populaire, par laquelle les démocrates demandaient des modifications partisanes excessives. Mais pour que le projet de loi puisse passer sous cette forme, il aurait fallu une majorité aux deux tiers. Le décompte final était de 255 voix pour (dont 12 républicains), et 159 contre (dont quatre démocrates).

Certains opposants du GOP l’on décrit comme une "caisse noire" de New York que le reste de l’Amérique serait contraint de financer par des augmentations d’impôt. En réponse à la défaite de la mesure, le maire de New York Michael Bloomberg a fulminé contre les deux ailes.

"La majorité écrasante des républicains a eu tort de voter contre le projet de loi, et il était erroné pour les démocrates de proposer le projet de loi en vertu de règles qui ont rendu son passage d’autant plus difficile," dit-il.

Greg Sargent du Washington Post l’a approuvé, citant l’incompétence démocratique et les chicaneries politiques des républicains comme étant les principales causes de la défaite. Sargent a écrit que les républicains tentent de "rendre le gouvernement inopérant pour réfuter la victoire des démocrates et  créer le sentiment que le gouvernement est brisé et qu’il a failli à sa tâche, et qu’il a fait en sorte que les démocrates portent le poids du blâme pour le dysfonctionnement du gouvernement". Il ajoute : "les démocrates doivent cesser de répondre superficiellement à l’opposition républicaine, et adapter leur réponse à la stratégie implicite du GOP."

Pendant ce temps, Weiner parle toujours; il sera sur Fox News vendredi matin pour fustiger ses collègues républicains lors d’un débat avec Peter King, représentant du GOP (parrain du projet de loi, et qui a durement critiqué la décision des  démocrates pour une majorité aux deux tiers).

«Vous savez, ce n’est pas quelque chose qui aurait dû être adopté en vitesse, ça se construit depuis neuf ans," a dit Weiner. "C’était faire la bonne chose, et nous aurions dû faire passer ce projet de loi massivement, sans aucune controverse. Mais malheureusement, le parti du « non » a encore touché le fond la nuit dernière."

La défaite du projet de loi signifie maintenant que les sauveteurs et les déblayeurs du 11/9 et leurs familles devront exercer un recours par l’intermédiaire du système judiciaire américain pour leurs frais médicaux.

Brett Michael Dykes

Paru sur YahooNews le 30 juin 2010

 

En lien avec l’article

  • 11 septembre : "l’Amérique a oublié ses pompiers" Guillaume Serina pour franceusamedia.com 2 février 2010.
  • Attentats du 11 Septembre : les bénévoles malades seront mieux indemnisés / hyperassur.com juin 2010.
  • Les morts cachés du 11 Septembre / Philippe Bonpolion pour rfi 11/09/2007.
  • 11 Septembre 2001 / Problèmes médicaux et environnementaux Wikipedia.

ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2010/08/25/limpact-des-nanotubes-du-119-sur-la-sante

 



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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