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25/09/2010

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Suite :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Suite  :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

1-2   Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

2- Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.

2-6 "Nombreuses irrégularités".

2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

2-8 Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

Ce qu’il y a de plus intéressant dans l’histoire impliquant les espions de la CIA au sein du gouvernement afghan c’est la façon brusque et complète dont cette histoire a disparu des médias.

Un petit plop et puis plus rien.

Alors que dans une situation plus normale elle aurait dû provoquer un esclandre monumental dont les retentissements se seraient traduits par un mois de débats au sein de l’administration américaine et sur l’échiquier international.
Bien sûr, l’Afghanistan n’est pas actuellement dans la ligne de mire de l’administration des Etats-Unis.

Le week-end dernier, dans le centre-ville de Washigton, les conservateurs américains ont organisé une manifestation sans précédent dirigée contre Barack Obama.

Le président américain, quant à lui, a passé ces derniers jours à préparer un discours tonitruant évoquant les principes de la politique étrangère des Etats-Unis et concernant la fin de l’occupation américaine de l’Irak. Et ainsi de suite.

Tout cela est largement suffisant pour étouffer gentiment l’histoire impliquant la CIA.
Or, cette histoire a débuté à la fin de la semaine dernière par l’accusation… non, par une simple mention faite dans The New York Times et stipulant que Mohammed Zia Salehi, chef de l'administration du Conseil national de sécurité afghan, avait été à la solde de la CIA pendant de longues années.

En d’autres termes, il aurait été un espion d’un service de renseignement étranger.

Ensuite, comme on pouvait s’y attendre, les médias américains ont publié une multitude de faits similaires faisant comprendre que le cas Salehi était loin d’être exceptionnel.
Un document tout à fait surprenant est finalement parvenu de Kaboul à la fin de la semaine dernière dont le style faisait songer à celui des documents soviétiques de la période brejnevienne.

Le document se résume comme ceci : aucun – strictement aucun – membre du gouvernement afghan n’est à la solde de la CIA. Par ailleurs, “ le gouvernement afghan estime que cette propagande mal fondée ne sert pas à renforcer l’Alliance antiterroriste “ et il “ condamne résolument ce genre d’accusations mensongères entachant la réputation des fonctionnaires de l’Etat afghan “.

Telle est la formulation émise par le service de presse présidentiel. Plusieurs collaborateurs très importants du président Hamid Karzai se sont également prononcés dans le même sens.
L’histoire en question a deux aspects. Le premier a trait à la politique intérieure de l’Afghanistan, le second a une valeur plus générale.
Quant à la situation interne en Afghanistan, Mohammed Zia Salehi a été arrêté le mois dernier par l’équipe mixte d’enquêteurs américano-britannique qui l’ont accusé de corruption.

Or, le président Karzai est intervenu et Salehi a été relâché. C’est à ce moment-là que l’information sur son implication avec la CIA a bizarrement fait surface.
A première vue, il n’y a pas de quoi faire un scandale.

Rappelons que depuis l’hiver 2001-2002 les Etats-Unis et leurs alliés font la guerre en Afghanistan.

Le gouvernement du président Hamid Karzai a été créé par les Américains et cela aurait été très bizarre que les membres du gouvernement afghan n’aient pas de rapport avec la CIA et les autres services spéciaux des Etats-Unis.

Ce sont, de fait, des autorités d’occupation américano-afghane. C’est ainsi qu’elles sont perçues dans le monde entier et par les Afghans également. Et comme les objectifs globaux de la guerre, à savoir la répression de l’extrémisme et du terrorisme, sont partagés par de nombreux pays, y compris la Russie, cela ne représente donc aucun problème.
Ces considérations ont été évoquées dans les médias américains par des personnes compétentes affirmant que la CIA avait travaillé en Afghanistan pendant des décennies et qu’elle avait des dizaines d’agents au sein de l’administration afghane. Pourtant ces évocations ont subitement cessé.
Or, le vrai problème est que le gouvernement afghan n’a pas du tout envie d’avoir cette image-là.

Et il œuvre obstinément pour se débarrasser de cette réputation et pour tourner la page et commencer une vie nouvelle, quoique avec les mêmes effectifs.

Voilà ce qui explique la diatribe du service de presse du président afghan. En plus, Mohammad Omar Daudzai, le directeur de cabinet du président afghan, invisible mais très influent, a accordé une interview pour déclarer que les Afghans devaient croire qu’ils vivent dans un Etat souverain où les décisions finales sont prises par le président Hamid Karzai. D’ailleurs, depuis plus d’un an, ce dernier tente de trouver de nouveaux amis dans le monde, en Chine et ailleurs, en dépit de la présence militaire des Etats-Unis.
C’est là précisément que surgit un autre aspect de cette histoire cocasse et qui déborde du cadre strictement afghan.

Le fait est que la mention des rapports des fonctionnaires d’Etat avec les services secrets d’un autre pays, même amical et allié dans une guerre, provoque une réaction absolument violente des autorités de l’Etat concerné. C’est que la population n’apprécierait pas cela. Souvenons-nous à ce propos des années 1990 lorsque les idées s’étaient mises à circuler dans le monde affirmant que le terme de souveraineté avait changé de signification, que le monde était devenu global et que la législation d’un Etat (des Etats-Unis, bien sûr, et de l’Union Européenne, à l’extrême rigueur) pouvait être applicable à l’étranger. Mais si le monde change à ce point, pourquoi devrait-on récuser des ministres travaillant pour la CIA ?

Ou est le mal s’ils ont une autre nationalité (celle des Etats-Unis, bien évidemment) ?
Des cas semblables, ceux de la double nationalité, avaient lieu en Russie dans les années 1990 et personne ne les a appréciés.

Ensuite, dans les années 2000 une autre bonne tradition a apparu qui voulait que les présidents de certains pays, notamment de l’Ukraine et de la Géorgie, aient des épouses étrangères.

Est également digne de mention l’histoire arrivée à la ministre géorgienne de l’Economie, Veronika Kobalia âgée de 28 ans, qui s’est produite sur la scène d’une boîte de strip-tease. Elle n’a pourtant rien fait de répréhensible sur cette scène, c’est une autre question qui paraît plus intéressante et qui est de savoir comment une géorgienne d’origine canadienne avait accédé au poste de ministre.
Il semblerait que toute idée nouvelle n’est pas nécessairement bonne et que le moment est venu de se montrer plus respectueux des notions traditionnelles du pouvoir, de la nationalité et des intérêts nationaux.

Dmitri Kossyrev

Jeudi 2 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/


1-2 Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

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2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans et d'avoir ensuite comploté pour couvrir leurs agissements. Ils auraient aussi conservé des restes humains en guise de trophées.

Le Pentagone se dit préoccupé par les répercussions de cette affaire sur l'image de l'armée américaine.

Des civils afghans tués sciemment, des dépouilles conservées au titre de trophées de guerre : des soupçons terribles pèsent sur douze soldats américains servant en Afghanistan.

Le Pentagone, en révélant ces accusations, a aussitôt déploré l'impact de ces allégations sur l'image des forces américaines dans le monde. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/autodafe-du-coran-terry-jones-fait-planer-le-suspense-6063746.html

Une Bible dans une main, un P38 à la ceinture, le pasteur extrémiste de Floride donne des sueurs froides au gouvernement américain. Après avoir paru renoncer à son projet de brûler des exemplaires du Coran, il réitère ses menaces.

 http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/obama-entre-extremistes-chretiens-et-marasme-economique-6063752.html

 

Les accusés, des soldats d'infanterie appartenant à la 5e brigade Stryker basée dans l'Etat de Washington, ont été envoyés dans la province de Kandahar l'année dernière.

Les faits macabres qui leur sont reprochés se sont déroulés entre janvier et mars cette année, selon l'acte d'accusation rendu public par les procureurs militaires. Selon une porte-parole de l'armée, quatre des inculpés sont notamment soupçonnés d'avoir conservé des morceaux de cadavres. Ces faits, s'ils sont avérés, sont "une aberration", a souligné le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, en s'empressant d'ajouter qu'ils n'étaient pas représentatifs de la mission et du comportement des 150.000 soldats américains actuellement déployés en Irak et en Afghanistan. Néanmoins, "même si ces allégations se révèlent au final infondées, elles ne contribueront pas à améliorer l'image de nos soldats dans le monde", a-t-il déploré.

Des civils tués à la grenade

Dans cette affaire, cinq soldats sont accusés de meurtres et sept autres d'avoir tenté de couvrir leurs agissements, selon les documents de l'Armée de terre américaine. Les victimes seraient trois Afghans tués en janvier, février et mai 2009. Les soldats auraient jeté des grenades sur les victimes et leur auraient tiré dessus. Cinq soldats sont accusés d'avoir participé à un ou plusieurs de ces meurtres, selon les documents de l'accusation. Les hommes sur lesquels pèsent les charges les plus lourdes sont : le sergent Calvin Gibbs, accusé d'avoir conservé des os et une dent provenant de cadavres ; et le soldat Michael Gagnon, accusé d'avoir conservé le crâne d'un cadavre. Les autorités accusent aussi un nommé Corey Moore d'avoir poignardé un des cadavres, et plusieurs militaires d'avoir pris des photos des corps. Plusieurs militaires sont accusés en outre d'avoir agressé un de leurs collègues pour tenter de l'intimider et de l'empêcher de rapporter leurs agissements et le fait qu'ils consommaient du haschisch.

Des responsables de l'Armée de terre américaine ont indiqué que les audiences préliminaires permettant de déterminer si un procès en cour martiale aurait lieu étaient prévues ces prochaines semaines ou, de manière moins précise, "à l'automne".

10 septembre

 

 http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-accusati...

 

2 Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

Cinq soldats américains, servant dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, ont été inculpés du meurtre de trois civils afghans, rapporte dimanche le  Washington Post. ("http://www.lemonde.fr/sujet/fb39/washington-post.html" )

Ces civils ont été assassinés de janvier à mai derniers. Les cinq hommes sont également accusés d'avoir mutilé des cadavres.

Les accusés, au nombre desquels un sergent-chef, démentent avoir commis quoi que ce soit de mal, et se renvoient la responsabilité des tirs fatals. Les cinq membres de la section d'infanterie accusés des meurtres avaient, selon les informations du Washington Post, commencé en décembre 2009 à parler de créer un "escadron de tueurs" et ils ont assassiné leur première victime le 25 janvier, dans le village de (…) La Mohammed Kalay.

Décrits comme d'importants consommateurs de drogue et d'alcool, les soldats n'ont pas fourni d'explication cohérente aux trois meutres. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils auraient été motivés par le seul plaisir de tuer.

Sept autres soldats sont accusés d'avoir tenté d'entraver l'enquête sur ces meurtres, et notamment d'avoir passé à tabac un soldat qui avait tenté d'alerter sa hiérarchie, sans suites. Une enquête sur le troisième meurtre n'a finalement été ouverte par la police militaire que par coïncidence : alors qu'elle menait une enquête sur la consommation de haschich dans l'unité, elle a pu entendre le soldat qui avait tenté de sonner l'alerte.

A l'époque, les suspects étaient chargés d'assurer la sécurité d'une rencontre entre des officiers américains et des anciens de tribus afghanes. Le Pentagone, accusé de ne pas avoir réagi assez vite alors que plusieurs indices indiquaient que les soldats avaient commis des crimes, n'a pas commenté les informations du Washington Post.

19.09

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/19/cinq-s...


2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

Trois soldats français blessés le 23 août  dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ont été victimes de tirs fratricides, annonce mercredi le ministère de la Défense. "(L') enquête conclut que les trois militaires blessés au début de l'opération l'ont été par des tirs d'unités françaises", peut-on lire dans un communiqué. "Le tir fratricide est un risque connu des forces armées en opérations."

Le ministère de la Défense explique cette erreur par des "conditions d'engagement difficiles".

"Les unités étaient engagées de nuit, au milieu d'une végétation dense en cette saison, dans une zone où la présence d'résistants était avérée et où nos soldats avaient été pris sous leur feu moins d'une heure auparavant", explique-t-il.

Le communiqué évoque "un enchaînement d'incompréhensions entre les unités engagées sur le terrain".

Les trois blessés ont été rapatriés en France et pris en charge dans un hôpital militaire parisien.

L'un d'entre eux a quitté l'hôpital et les deux autres sont toujours hospitalisés.

Le soldat le plus gravement blessé demeure dans un état sérieux bien que son diagnostic vital ne soit plus engagé.

Un porte-parole de l'état-major avait souligné fin août que deux autres soldats français du 21e régiment d'infanterie de marine tués le même jour dans le même secteur du nord-est de Kaboul avaient été victimes d'un accrochage avec la résistance.

3/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html


2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

Les chasseurs-bombardiers F-16 belges déployés en Afghanistan sont intervenus jeudi soir contre des résistants talibans "sans causer de dommages collatéraux", a indiqué vendredi le ministère de la Défense.

Deux avions ont effectué un décollage d'urgence qui s'est accompagné de l'engagement de leur système d'armes, a déclaré un porte-parole du ministère lors de son point de presse hebdomadaire consacré aux opérations à l'étranger de l'armée belge.

Il n'a fourni aucune autre précision sur le lieu de cette intervention ni sur l'armement utilisé.

Les F-16 fournissent un appui aérien aux troupes de la force internationale (ISAF, dirigée par l'OTAN) en Afghanistan au départ de la base aérienne alliée du sud afghan, Kandahar Airfield (KAF), sous le nom d'opération "Guardian Falcon" (OGF). Ils sont équipés d'un canon de bord M-61 de 20 mm pouvant tirer 6.000 coups à la minute et de bombes de type GBU-12 à guidage laser ou GBU-38 guidées par GPS, à chaque fois de 250 kilos.

10.09.10

http://www.rtbf.be/info/belgique/defense/les-f-16-belges-...


2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

La police militaire britannique mène une enquête sur «des allégations» affirmant que des soldats britanniques se livrent en Afghanistan au trafic d'héroïne et qu'ils sortent de la drogue du pays, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense.

Selon ces «allégations dénuées de preuves», des militaires britanniques auraient acheté de la drogue et utilisé des avions militaires pour la sortir d'Afghanistan, a ajouté lé ministère.

Des soldats britanniques stationnés aux aéroports de Camp Bastion et de Kandahar (sud) font l'objet d'une enquête.

La sécurité a été renforcée et des chiens renifleurs supplémentaires mis à contribution.

«Bien qu'elles soient dénuées de preuves, nous prenons très au sérieux toutes les informations de ce type et avons d'ores et déjà renforcé les procédures existantes tant en Afghanistan qu'au Royaume-Uni, y compris le recours accru à des chiens renifleurs entraînés», a indiqué une porte-parole du ministère.

S'il s'avère que des soldats britanniques se sont livrés à un trafic de drogue, ils subiront les foudres de la justice, a-t-elle promis.

L'Afghanistan est le plus important producteur d'héroïne dans le monde.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...


2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.
Les prochaines législatives, du 18 septembre, les deuxièmes depuis 2001 et destinées à désigner 249 députés parmi plus de 2 500 candidats, ne « seront pas parfaites », convient le représentant des Nations-Unies en Afghanistan, Staffan de Mistura. « Ce ne sont pas les élections qu’on verrait dans des pays qui ne sont pas confrontés aux mêmes défis. Mais elles seront meilleures », veut croire le diplomate suédois. La commission électorale indépendante a rayé des listes quelque 6 000 employés de bureaux de vote, en raison de leur inexpérience ou de fautes professionnelles lors de la présidentielle d’août 2009. Les responsables électoraux seront affectés à des bureaux différents que lors de la présidentielle, poursuit Fazel Ahmad Manawi, président de la Commission. « Nous avons beaucoup appris de l’élection de l’an dernier », assure-t-il. Les responsables électoraux espèrent mettre en place pour les législatives 5 897 points de vote dans tout le pays. L’armée et la police promettaient initialement d’en sécuriser 6 835, mais la commission électorale les a persuadées de revenir à un chiffre plus raisonnable, selon M. Manawi. « Les forces de sécurité essaient toujours de présenter la situation de façon plus favorable qu’elle ne l’est vraiment. Elles ne voyaient pas la réalité », note-t-il.
Ces élections se tiennent sur fond de désenchantement et de peur surtout.

La population estime que les élections de septembre prochain sont jouées d’avance, de l’autre.

Abir Taleb


2-6 "Nombreuses irrégularités".
Une ONG qui a suivi les élections législatives en Afghanistan a affirmé aujourd'hui que leur déroulement avait donné lieu à de "nombreuses irrégularités" qui font peser "des doutes sérieux sur la qualité du scrutin". Dans un communiqué, la FEFA (Fondation Afghane pour des Elections Libres et Régulières) a appelé la commission électorale indépendante à "s'assurer de l'intégrité de la suite du processus électoral".
Selon les observateurs de la FEFA, "au moins 389 bureaux de vote" sur les 4.600 du pays ont enregistré des incidents.
Parmi les plus violents, des bureaux ont sauté dans les provinces de Kunar, Khost et Kandahar; d'autres ont été investis à Laghman, Kunduz et Badghis, a indiqué la FEFA. Des actes de violences ont également été commis par des candidats ou leurs agents et on a compté "un nombre inquiétant d'interventions de responsables gouvernementaux... pour faire basculer les résultats en faveur de leur candidadat". "Des bourrages d'urnes ont également été constatés à des degrés divers dans la plupart des provinces, ainsi que des votes par procuration et des votes en dessous de l'âge légal".
La mauvaise qualité de l'encre marquant le doigt de ceux qui avaient voté a par ailleurs suscité "la panique" parmi les candidats qui redoutaient que sa disparition permette à leurs concurrents de faire voter plusieurs fois leurs partisans. Certains bureaux ont fermé plusieurs heures avant l'heure officielle de fermeture (1h30 à Paris) et dans ce nombreux cas, les électeurs n'ont pu participer au vote, parfois parce qu'il n'y avait plus de bulletins, a indiqué la FEFA ajoutant que dans certains bureaux, le décompte des voix avait démarré peu après la fermeture et que dans d'autres, il avait été reporté au lendemain. "Etant donné tous ces problèmes, la FEFA a des doutes sérieux sur la qualité du scrutin", affirme son communiqué. "Dans les jours qui viennent, le FEFA va réunir d'autres informations de ses observateurs sur les différents types d'irrégularités rapportées et fournira des rapports plus détaillés".

18/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/18/97001-201009...


2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

Abdullah Naibi, président de Ayenda (Mouvement pour l’avenir de l’Afghanistan), une force laïque d’opposition, ne croit pas en cette « farce électorale ».

Quel sens donnez-vous à ces élections législatives?

Abdullah Naibi. Elles se déroulent dans une situation catastrophique et
deux points essentiels sont à relever
:
tout d’abord, le nombre des candidats est énorme, ce qui ne reflète pas le caractère démocratique du scrutin mais au contraire révèle l’état anarchique de la vie politique afghane. Cette pléthore de candidats a évidemment pour but de disperser les voix pour permettre aux représentants de la couche dominante formée par les anciens djihadistes, les seigneurs de guerre et les nouveau représentants de la mafia de la drogue qui veulent infiltrer l’État, de récupérer le maximum de sièges.

Autant dire et c’est mon second point que les résultats sont connus d’avance: on annonce des fraudes massives et même les représentants occidentaux chargés de la surveillance de ces élections le reconnaissent: il y aura fraudes et elles seront massives. C’est pourquoi les Afghans se désintéressent complètement de ce scrutin qui tourne à la farce et qui ne trompe personne.

Les Afghans, après trente années de désastres et d’attente, méritent mieux.
Ils sont complètement déçus de la politique de l’Otan et des Américains.

Pourquoi avoir maintenu ce scrutin? Qui en avait intérêt?

Abdullah Naibi. Annuler les élections aurait été pour les Américains et l’Otan reconnaître officiellement que la situation militaire est mauvaise et que l’instabilité est totale, c’est-à-dire reconnaître purement et simplement l’échec de l’expédition occidentale en Afghanistan.

Reporter le scrutin s’apparentait du côté afghan à un désaveu total de l’État. Ce dernier se révélait alors incapable
de garantir la Constitution, voire même faisait la démonstration qu’il n’existe pas. Le pouvoir en place mené par Karzai et sa clique ne voulait pas donner cette image de son incompétence et de la fragilité des institutions.

Pour conforter leur assise, ils vont annoncer une participation importante, ce qui est facile en fraudant.

Ça s’est passé ainsi durant les élections présidentielles où on a annoncé un nombre important de votants dans des zones contrôlées par les talibans où il était évident que c’était impossible. Mais ils pourront ainsiofficiellement déclarer que les élections sont démocratiques et que le peuple y a massivement participé.

http://www.humanite.fr/17_09_2010-afghanistan-les-occidentaux-ont-besoin-de-ces-%C3%A9lections-453747


2-8  Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.

Les Occidentaux doivent abandonner leur stratégie en Afghanistan pour adopter une politique d'endiguement d'Al-Qaïda et des talibans fondée sur la négociation plutôt que la force militaire, a estimé mardi à Londres l'Institut international d'études stratégiques (IISS).

"L'avenir est clairement du côté de négociations avec ou entre les participants au conflit", note l'IISS dans son bilan stratégique annuel publié mardi.

L'institut souligne que "de nombreux observateurs s'inquiètent du fait que la lourde présence des troupes étrangères est ce qui maintient et alimente les talibans". Les efforts de la coalition de l'Otan pour bâtir un Etat en Afghanistan et combattre les résistants "ont atteint leurs limites d'un point de vue militaire et politique" alors que ce conflit approche de sa dixième année, souligne le centre de recherches londonien.

Ce besoin d'une nouvelle approche en Afghanistan est aussi à replacer dans le contexte d'un monde marqué par la crise financière mondiale et par un l'équilibre global des pouvoirs en évolution, ajoute l'IISS. "Il pourrait être nécessaire et il est probablement préférable que les pouvoirs étrangers adoptent une politique d'endiguement et de dissuasion pour traiter la menace terroriste des régions frontalières de l'Afghanistan et du Pakistan".

Le président américain Barack Obama a récemment semblé prendre de la distance avec sa promesse de commencer à retirer des troupes d'Afghanistan en juillet 2011. Washington a cette année déployé quelque 30.000 soldats supplémentaires dans le cadre d'une nouvelle stratégie de contre-insurrection. (VIM)

(Belga)

07 septembre

http://levif.rnews.be/fr/news/belga-generique/les-occiden...


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