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25/09/2010

n° 454 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 24/09/ -: Début :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan

n° 454 -  Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan  -  24/09/ -: Début :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°454                                                                                                                             24/09/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Tim Kennelly : La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante».

1-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

1-3 WSWS : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

1-4 Tim Kennelly : Les États-Unis, le Canada et l'OTAN menacent d'étendre la guerre.

Fin

1-5 Tufail Ahmad et Y. Carmon : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un officier afghan se vantait de pouvoir «torturer» les prisonniers.

2-2 Ottawa a versé des compensations(…) de 650 000$ à des Afghans.




Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Tim Kennelly : La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante» .

Un «jour commémoratif» – le 11 septembre 2010 – «pour brûler le Coran», car «l’islam condamne des milliards de personnes à l’enfer».

Paroles du pasteur Terry Jones, d’une petite secte de Gainesville (en Floride), émises sur la chaîne CNN, en juillet 2010.

Le général Petraeus vient de dénoncer le projet «pour brûler le Coran»,  et mettre à profit un «jour commémoratif»

Et le nouveau patron des forces de combats des Etats-Unis en Afghanistan d’affirmer : «Cela peut mettre en danger nos troupes et peut porter atteinte à notre effort [contre-insurrectionnel] d’ensemble.»

Des centaines de personnes se sont réunies à Kaboul lançant le slogan : «A bas les Etats-Unis !».

Elles ont réclamé le départ des troupes états-uniennes. Des jets de pierres ont accueilli un convoi militaire (Wall Street Journal, 6 septembre 2010).

L’ex-patron des troupes états-uniennes en Irak, le général Ray Odierno, avait aussi demandé à Obama de mettre fin à la diffusion de photographies étalant les exactions infligées à des prisonniers irakiens. Petraeus fait de même, sur le fond, en prenant position publiquement contre les déclarations d’un pasteur qui, lui, les inscrit dans la montée dite «d’islamophobie», de racisme anti-arabe, outre son délire «religieux».

La réaction publique de Petraeus est révélatrice de la situation dans le pays où le gouvernement Karzaï – pour autant que l’on puisse utiliser le terme de gouvernement pour qualifier ce gang de chefs corrompus – vient d’annoncer le 4 septembre 2010, la création d’un «Haut conseil de paix» pour négocier avec les talibans.

Au même moment, la Basler Zeitung (4 septembre 2010) informe sur la livraison de véhicules de transport de troupes – Eagle IV de la firme suisse Mowag – à l’armée allemande.

Cette dernière utilisera ce véhicule en Afghanistan, ce qui va à l’encontre de la décision, datant de décembre 2008, sur l’exportation du matériel de guerre.

La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante» pour les Etats impérialistes qui, prévoyant son impasse, participent mais hésitent et manifestent des réticences, tout en y restant avec un pied, ou deux, ou une main.

(Traduction A l’Encontre; écrit le 25 août)
Tim Kennelly est actif, à Vancouver, dans le Mouvement pour paix et la solidarité avec la population palestinienne.

Articles de Tim Kennelly publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 8 septembre 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid... 


1-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique. La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ». Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive. La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée. Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane. Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans. La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés. (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism" Global Research, Montreal, 2005)

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

La mosquée de Ground Zero

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.

Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

« Terrorisme d’origine intérieure »

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante. Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet. Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).

Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.

Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans. Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.

Al-Qaïda en Irak (AQI), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen) Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah), l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie, le Djihad islamique égyptien, etc.

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

L’Inquisition étatsunienne

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale. Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge. L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes.

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial. Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.

Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique. La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes. Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007)

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

http://www.mondialisation.ca/...

Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2010
Publié le 12 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Michel Chossudovsky


1-3 WSWS : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

Une série de fuites parvenues au New York Times et au Washington Post au cours de la semaine passée a révélé que des membres du gouvernement afghan dirigé par le président Hamid Karzai sont des agents et des informateurs à la solde de la CIA.

Les révélations ont débuté le 25 août lorsque des correspondants chevronnés du Times, Dexter Filkins et Mark Mazzetti ont rapporté qu’un proche conseiller de Karzai qui est accusé de corruption, Mohammed Zia Salehdi, avait été à la solde de la CIA durant de « nombreuses années ». L’information a été fournie par des sources anonymes « à Kaboul et à Washington, » suggérant qu’elle émanait de hauts rangs de l’armée voire même du gouvernement Obama.

Deux jours plus tard, le Washington Post citait d’autres sources américaines alléguant que la « CIA effectue des paiements secrets à plusieurs membres du gouvernement Karzai ». Le Post déclarait : « La CIA continue les paiements malgré la préoccupation de soutenir ainsi des responsables corrompus et de miner les efforts entrepris pour sevrer la dépendance des Afghans de sources secrètes de revenu ou de corruption.»

Mohammed Zia Salehi, qui est le chef de l’administration du Conseil de la sécurité nationale de l'Afghanistan, se trouve au centre d’une controverse entre Washington et Karzai. En juillet, il avait été interpellé par une unité d’enquête anti-corruption créée par les Etats-Unis. Des écoutes téléphoniques auraient relevé qu’il avait réclamé pour son fils une voiture d'une valeur de 10.000 dollars US comme prix à payer en échange de son aide pour stopper une enquête sur une société de transferts d’argent, la New Ansari.

Le président Karzai était intervenu pour annuler l’interpellation en l’espace de sept heures et faire libérer Salehi. Karzai avait également bloqué toute tentative d’arrêter des responsables hauts placés de New Ansari.

Toute enquête concernant cette société est clairement contrée par une section significative de l’establishment afghan liée au gouvernement Karzai. New Ansari est accusé de transférer chaque année des centaines de millions de dollars en liquide hors d’Afghanistan pour le compte des seigneurs de guerre, des responsables gouvernementaux et des trafiquants de drogue. Un responsable des services de douanes des Emirats arabes unis a dit qu’un milliard de dollars en espèces était entré dans cet Etat rien que l’année dernière.

Le Times a remarqué que « de nombreux responsables afghans disposent de résidences secondaires » à Abou Dhabi et Dubaï « et vivent dans un luxe splendide ». Depuis 2001, les sommes d’argent qui ont été pillées de « l’aide internationale » expédiée en Afghanistan se chiffrent en dizaines de milliards. De vastes sommes semblent également avoir tout simplement été octroyées par la CIA comme paiements et pots-de-vin.

Le 29 août, les services de Karzai ont dénoncé les allégations selon lesquelles la CIA comptait une grande partie de son gouvernement sur sa liste de paie comme étant « des allégations dénuées de fondement » et susceptibles « d’avoir un impact négatif sur l’alliance contre le terrorisme » et qui « entachaient la réputation des dirigeants afghans. »

Il n’y a cependant pas de raisons de douter de la véracité des affirmations. Les opérations que mène la CIA en Afghanistan remontent aux années 1970 et 1980 lorsqu’elle finançait et armait les groupes islamistes qui combattaient l’occupation du pays par l’armée soviétique. Plusieurs années avant les événements du 11 Septembre, des agents de la CIA étaient de retour en Afghanistan, soudoyant divers seigneurs de guerre pour qu’ils soutiennent l’invasion américaine.

En 2001, Mohammed Zia Salehi était le porte-parole de l’un des seigneurs de guerre anti-Talibans les plus puissants et les plus sanguinaires, Abdul Rashid Dostum qui acceptait ouvertement l’argent du gouvernement américain. Les agents de la CIA ont travaillé avec sa milice durant l’invasion dans le but d’écraser les forces talibanes dans le Nord de l’Afghanistan et ont participé au meurtre de sang-froid de milliers de prisonniers talibans.

Karzai fut choisi comme président sur la base des liens qu’il entretient depuis des décennies avec des agences américaines de renseignement. Le responsable américain avec lequel Karzai entretient les relations les plus étroites est l’actuel chef de l’antenne de la CIA, connu sous le nom de « Spider ». Tous deux travaillent ensemble depuis l’époque d’avant l’invasion de 2001. Une question évidente est le rôle qu’ont joué la CIA et les nombreux Afghans à sa solde lors du trucage flagrant des élections présidentielles de 2009 qui ont remis Karzai au pouvoir.

Selon le Wall Street Journal, l’importance du chef de l’antenne de la CIA et les liens étroits avec Karzai ont suscité une opposition de la part de l’ambassade des Etats-Unis et du Département d’Etat, mais en début d'année Obama est passé outre.

Un motif probable pour les récentes fuites est de provoquer un remaniement du gouvernement afghan, impliquant peut-être quelques procès médiatisés de responsables corrompus. La Maison Blanche et l’armée américaine imputent de plus en plus le soutien grandissant pour le mouvement de résistance mené par les Talibans et le nombre fortement en augmentation des victimes des Etats-Unis et de l’OTAN à l’animosité et au mépris ressentis par la population à l'égard du gouvernement Karzai. Sept soldats américains de plus ont été tués au cours du week-end, ce qui porte le bilan des morts à 308 en 2010, juste neuf de moins qu’en 2009.

Signe de l'inquiétude qui règne au sein des cercles politiques et militaires américains, l’Institut pour les Etudes de guerre a déclaré dans un récent rapport sur la situation existant dans la grande ville méridionale de Kandahar « que la population considère les institutions gouvernementales comme prédatrices et illégitimes, et représentant les intérêts des hommes d'influence, plutôt que ceux de la population. »

Kandahar est essentiellement dirigé par le demi-frère de Karzai, Ahmed Wali Karzai, qui a été publiquement accusé à la fois de présider un massif cartel de la drogue et d’être à la solde de la CIA. Le frère aîné de Karzai, Mahmoud qui possède la nationalité américaine, est devenu l’un des hommes les plus riches du pays avec ses concessions pour Toyota et les contrats alloués par le gouvernement dans l’industrie du ciment.

Tous les changements dans le personnel du gouvernement afghan sur la base de la lutte contre la corruption ne changeront cependant pas le caractère fantoche du régime. Les paiements, les pots-de-vin coutumiers et le vol clair et net découlent inexorablement d’une occupation coloniale étrangère qui est détestée et à laquelle la majorité du peuple afghan s'oppose.

Les révélations de la CIA soulignent le caractère cynique de la propagande américaine qui est utilisée depuis 2001 pour justifier la guerre. Des individus vénaux et qui acceptent des paiements d’une puissance étrangère d’occupation et pillent le pays sont dépeints comme les représentants d’un futur Afghanistan démocratique. Les Afghans qui s'opposent à l’occupation et qui luttent pour la libération du pays sont qualifiés de terroristes, sont tués par dizaines de milliers et traqués par 150.000 soldats étrangers.

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com:80/article-des-preuves-que-les-dirigeants-afghans-sont-a-la-solde-de-la-cia-57200357.html


1-4 Tim Kennelly : Les États-Unis, le Canada et l'OTAN menacent d'étendre la guerre.

Nous publions ici un article qui informe sur la présence militaire du Canada, entre autres, en Afghanistan.

Cet article illustre le rôle d’un pays sur lequel, à ce sujet, les médias européens parlent peu ou pas.

(Réd. À l'encontre)

*****

Le 13 mars 2008, le Parlement canadien a voté en faveur d'une prolongation de la «mission» militaire canadienne en Afghanistan jusqu'en juillet 2011.

La motion, présentée par la minorité conservatrice au gouvernement, a été soutenue par les Libéraux de l'opposition. Les faiseurs de guerre estimaient à juste titre que le fait de fixer une date pour le retrait détournerait le mouvement d'opposition à la guerre qui tend à s'élargir dans le public canadien et permettrait de gagner du temps pour une participation prolongée du Canada à cette guerre. Depuis lors, la situation politique et militaire en Afghanistan a continué à se détériorer pour les forces d'occupation. Et des politiciens les plus en vue sont en train de formuler des propositions pour repousser cette date de retrait pour une mission militaire, alors que celle-ci constitue déjà une grossière violation de la souveraineté nationale et des droits humains du peuple afghan.

Le Premier Ministre Stephen Sharper affirme que le gouvernement respectera la date fixée précédemment. Mais il dit aussi que le Canada va maintenir sa présence militaire en Afghanistan au-delà de 2011, pour entraîner le personnel policier et militaire. Or, contrairement à ce que prétend le gouvernement, ceci correspond non pas à un rôle non-combattant mais à une extension de facto de la mission militaire.

Suite à sa visite en Afghanistan à la fin mai 2010, le député et critique des Affaires Etrangères Bob Rae a déclaré qu'il était temps de revoir la date prévue pour le retrait et de se préparer pour une intervention plus longue. Même Jack Harris, critique des affaires militaires du Nouveau Parti Démocratique [social-démocratie canadienne], n'exclut pas une continuation du rôle militaire du Canada. Il participait à la même délégation que Rae et il a déclaré aux journalistes à Kandahar: «Il y a évidemment d'importants soucis au sujet de la situation humanitaire et la construction d'institutions en Afghanistan. Une autre question est de savoir si ce sont des militaires qui doivent le faire ... Nous pouvons aider à la construction d'institutions par d'autres voies.»

Les importantes augmentations des dépenses militaires du gouvernement canadien sont en contradiction avec la promesse d'un retrait. Un rapport de 2009 par le Canadian Center for Policy Alternatives (Centre canadien pour des orientations politiques alternatives) a déclaré que le Canada allait dépenser 21 milliards de dollars pour le secteur militaire en 2009-2010, soit une augmentation de 56% depuis 1998-1999. Récemment le gouvernement canadien a annoncé l'achat de nouveaux avions de combat à réaction pour 9 milliards de dollars, soit un des achats les plus importants dans l'histoire du Canada.

L'escalade de la guerre

La guerre continue à s'intensifier de manière débridée. En date d’août, 425 soldats des forces d'occupation étrangères sous commandement des Etats-Unis ont été tués au cours des sept premiers mois de 2010.

A ce rythme, cette année sera la plus meurtrière pour la coalition impérialiste depuis le début de la guerre il y a neuf ans.

Le mois de juin et de juillet ont été respectivement le premier et le deuxième mois le plus meurtrier pour les forces étrangères. Cent-deux de leurs soldats ont été tués en juin et 89 en juillet. Juillet a été le mois où les Etats-Unis ont subi les pertes mensuelles les plus importantes en Afghanistan, avec 66 soldats tués.

Depuis qu'il a pris le pouvoir en tant que Président, en janvier 2009, Obama a intensifié la guerre en Afghanistan de manière significative. Suite à l'accroissement massif de troupes, 100'000 militaires seront sur place à la fin août 2010, soit trois fois plus que lorsqu'il ce pays a été envahit. Le seul résultat tangible de cet accroissement des effectifs a été l'augmentation du nombre d'Afghans tués par les forces étrangères et des morts parmi les troupes impérialistes suite à la contre-offensive menée par les combattants résistants.

Obama a également développé la guerre en direction du Pakistan, où des attaques aériennes par des drones sans pilote ont tué un grand nombre de Pakistanais dans la région montagneuse le long de la frontière avec l'Afghanistan.

 La stratégie états-unienne échoue alors que l'opposition s'étend partout dans le monde

Depuis le mois de juin, l’augmentation d’effectifs militaires de Obama s'est concentrée autour de Kandahar City, le principal centre d'opérations de l'OTAN au sud de l'Afghanistan depuis 2004. Un autre point significatif est la capacité croissante des forces de la résistance [les Talibans] pour lancer des attaques dans Kaboul, la capitale afghane.

L'administration Obama a subi un autre déboire concernant sa stratégie en Afghanistan avec la publication le 26 juillet par le site Wikileaks du «Journal de guerre afghan», soit une collection de 91'000 rapports militaires états-uniens «secrets» sur la guerre couvrant la période entre 2004 et 2009 (quelque 15'000 documents vont encore être publiés). D'après Wikileaks, le Journal constitue «les annales les plus significatives sur la réalité de la guerre à avoir été dévoilées au cours d'une guerre.»

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a expliqué dans un entretien du 27 juillet avec Democracy Now: «Le plus significatif, c'est l’immense vague d'abus qui ont été commis durant les six dernières années, l’immense misère et le carnage de la guerre... la plupart des incidents ayant provoqué des victimes civiles ont lieu dans des événements où 1, 2, 10 ou 20 personnes sont tuées, et du point de vue du nombre ils dominent la liste des événements.»

Les documents révèlent qu'une grande partie de la guerre a été menée subrepticement par des forces états-uniennes pour des opérations spéciales, telles que la Task Force 373, devenue tristement célèbre. Ces forces opèrent surtout la nuit, échappant au radar de tous les médias, et tuent impunément.

Les victimes civiles afghanes sont beaucoup plus nombreuses que ce qui a été admis par les forces d'occupation.

D'après un article du journaliste indépendant Justin Podur publié le 6 août 2010, le «Journal de guerre» enregistre le nombre de 15'219 Afghans morts au combat. Il y a toutes les raisons de croire que beaucoup d'Afghans sensés être tués au combat étaient en fait des civils. 3'994 victimes civiles ont été enregistrées, même si seulement 34 d'entre elles sont attribuées aux forces d'occupation.

Les révélations du journal de guerre sont intervenues à la suite du limogeage, fin juin 2010, du Général Stanley McCrystal, commandant des troupes états-uniennes en Afghanistan, qui a été remplacé par le Général David Petraeus, architecte de l’accroissement massif (surge) des effectifs militaires en Irak en 2007 sous l'administration Bush. Le limogeage de McCrystal est révélateur de la confusion qui règne parmi les dirigeants du Pentagone et de l'administration Obama, et reflète les doutes croissants au sein de la population en général – sinon parmi les militaires eux-mêmes – sur le fait de savoir si cette guerre peut être gagnée.

Un sondage de CBS News effectué au début juillet 2010 indique que 62% des Etats-uniens sont mécontents de la guerre, ce qui constitue une augmentation de 13% depuis le mois de mai. Le même sondage indique que 54% des Etats-uniens souhaitent que le gouvernement établisse un calendrier pour le retrait d'Afghanistan des troupes états-uniennes.

Sans tenir compte de l'augmentation de l'opposition, le Congrès a approuvé 27 juillet le projet de loi pour le financement de la guerre le. Celui-ci finance l’augmentation des effectifs militaires voulue par Obama à hauteur de 37 milliards de dollars. Mais le soutien du Congrès n'est plus unanime. Cent-deux Démocrates ont voté contre le projet de loi, ce qui a obligé Obama a s’appuyer sur des votes républicains pour faire passer la mesure.

Obama prétend que l’augmentation des effectifs militaires va prendre fin au terme de 2010, et que les Etats-Unis vont commencer à retirer les troupes d'Afghanistan. Pourtant, les Etats-Unis se sont engagés à aider régime afghan jusqu’à ce qu’il arrive à gérer la «sécurité» du pays. Les Etats-Unis et les autres gouvernements qui soutiennent le régime de Karzai ont d’ailleurs récemment tenu une conférence en Afghanistan, et ils y ont décidé d'aider le régime jusqu'à ce que celui-ci soit capable de gérer les actions militaires de lui-même. Ils ont estimé que cela ne serait possible qu'en 2014 au plus tôt.

Une rhétorique similaire est appliquée par les Etats-Unis en Irak. Début août, Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient y terminer leur mission de combat à la fin du mois. Pourtant 50'000 soldats et 4'500 troupes des «forces spéciales» vont rester sur place, ainsi que d'innombrables bases aériennes et navales. La Secrétaire d'Etat Hillary Clinton souhaite une augmentation des Forces Spéciales à 7'500.

D'après l'écrivain Jeremy Scahill, la politique de Obama en Irak représente une continuation de celle menée par l'administration Bush. Dans une interview avec Democracy Now il a déclaré: «Le Président Obama est en train d’appliquer la politique qui était sur le bureau de George W. Bush lorsque celui-ci a quitté la Maison Blanche. Il s’agit essentiellement du plan de Petraeus-Bush pour l'Irak. Prétendre que Obama est en train déshonorer la promesse faite pendant la campagne électorale de mettre un terme à la guerre est joué sur les mots, car en réalité il a simplement appliqué ce qu'était déjà la politique états-unienne lorsqu'il est arrivé à la Maison Blanche.»

Le scandale des tortures des détenus

Le gouvernement canadien a été embarrassé par une intense controverse concernant le traitement subi par des détenus afghans aux mains des forces canadiennes. Les premières allégations allant dans ce sens ont commencé en 2007, lorsque, suite à une demande de Access to Information (loi sur l’accès à l’information), le professeur de droit Amir Attaran a obtenu des documents lourdement censurés indiquant que les militaires canadiens remettaient – en toute connaissance de cause – des détenus afghans aux autorités policières afghanes. Ils étaient alors systématiquement torturés.

Ces allégations ont gagné en crédibilité en novembre 2009, lorsque Richard Colvin, qui a été pendant un temps le deuxième diplomate du service diplomatique du Canada en Afghanistan, a livré un témoignage explosif devant un comité parlementaire, où il a confirmé que des détenus afghans livrés par le Canada étaient torturés et que des autorités canadiennes, voire peut-être le gouvernement lui-même, avaient fermé les yeux. Le Premier Ministre Harper a alors demandé au Gouverneur Général de suspendre le Parlement durant quelques mois pour éviter une enquête plus approfondie du scandale, ce qui a été accordé.

Lorsque le Parlement a repris en mars, les partis de l'opposition ont passé une motion obligeant le gouvernement à autoriser la parution des documents non censurés concernant cette question. Le gouvernement a refusé. En juin 2010, le gouvernement a conclu un accord avec les Libéraux pour nommer une commission de trois personnes qui vont déterminer quels documents pourront être dévoilés au public.

Le mouvement contre la guerre

Des sondages dans tous les pays menant la guerre montrent une opposition accrue à la guerre. Les attaques contre les droits démocratiques et les réductions des dépenses sociales qui vont de pair avec la poursuite de la guerre sont également en train de susciter une augmentation du nombre d'opposants.

Malgré le nombre apparemment faible de personnes qui descendent dans la rue pour s'opposer à la guerre en Afghanistan, il y a des signes d'un élargissement des mobilisations. Les Pays-Bas ont été obligés de retirer leurs 1900 soldats, le gouvernement en place ayant échoué à obtenir une majorité au Parlement pour les y maintenir. C'est le premier pays membre de l'OTAN à se retirer. Les gouvernements d'Allemagne et de Grande-Bretagne sont soumis à de fortes pressions allant dans le même sens.

Au Royaume-Uni, le résistant à la guerre Joe Glenton, qui a passé une année en prison pour avoir refusé de retourner en Afghanistan, est devenu un leader énergique du mouvement contre la guerre.

Aux Etats-Unis, 850 personnes ont participé, du 23 au 25 juillet, à une Conférence Nationale Contre la Guerre à Albany, dans l'Etat de New York. La conférence a appelé à une «unité d'action, des mobilisations massives, l'inclusion de larges secteurs populaires de la société, un fonctionnement démocratique et la construction d'un mouvement social de masse indépendant des partis politiques mais qui visera à influencer leurs bases.» Elle a prévu de mener toute une série d'activités à partir de l'automne, qui culmineraient dans des manifestations de masse à New York et à San Francisco le 9 avril 2011.

L'Alliance Canadienne pour la Paix – un des plus grands réseaux contre la guerre du pays – prévoit de coordonner durant l'automne une campagne contre une nouvelle extension par le Canada de la guerre en Afghanistan, et d'organiser une série d'événements en octobre avec le militant social afghan Malalai Joya. Récemment à Toronto, Josie Forcadilla, la mère d'un soldat canadien en Afghanistan, a parlé devant un rassemblement de 200 personnes contre la guerre.

Aussi bien la crise grandissante des Etats-Unis et de leurs alliés en Afghanistan que le retrait des Pays-Bas montrent qu’il est possible de mettre un terme à la guerre. «Oui, nous pouvons» construire une opposition agissante dans la rue, ramener les troupes, terminer la guerre en Afghanistan et mettre le monde sur la voie d'une orientation de justice sociale et environnementale.

Tim Kennelly

(Traduction A l’Encontre; écrit le 25 août)
Tim Kennelly est actif, à Vancouver, dans le Mouvement pour paix et la solidarité avec la population palestinienne.

Articles de Tim Kennelly publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 8 septembre 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


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