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28/09/2010

n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Fin : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?

n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Fin  : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                          n° 57- 25-09

                                            C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1Keith Jones : Les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan.

4-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

4-3 Aliaa Al-Korachi : Les croisades pétrolières.

5 Annexe

5-1 Lionel Placet : Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1Keith Jones : Les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan.

Extrait

La bourgeoisie pakistanaise a rapidement accepté la proposition de Washington de servir « d'Etat de ligne de front » dans la confrontation américaine avec l'Union soviétique durant la Guerre froide. A maintes reprises, les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan et plus récemment celle du Général Pervez Musharraf.

Avec des conséquences dévastatrices pour les Afghans et les Pakistanais, les Etats-Unis s'étaient faits les partenaires du dictateur pakistanais le général Zia-ul Haq dans les années 1980 pour organiser et armer l'opposition fondamentaliste islamique au régime pro-soviétique en Afghanistan.
Aujourd'hui, défiant les sentiments de son propre peuple, le gouvernement pakistanais est en train de jouer un rôle pivot avec son soutien à l'occupation de l'Afghanistan par les Etats-Unis et l'Otan.

Durant la dernière décennie, tandis que les Etats-Unis ont conduit des guerres d'agression en Afghanistan et en Irak, la bourgeoisie indienne a forgé un partenariat « stratégique mondial » avec Washington.
Durant la guerre froide, les Etats-Unis ont contribué à perpétuer et manipuler le conflit indo-pakistanais dans la poursuite de leurs propres intérêts prédateurs. Ils ont récemment cherché à amoindrir les tensions entre New Delhi et Islamabad. D'où leur pression sur Islamabad pour que ce dernier accepte la maigre pitance de fonds d'aide après les inondations, que New Dehli a proposée.
Mais de telles actions ne sont motivées que par les calculs stratégiques actuels des Etats-Unis. Ils ont besoin du soutien du Pakistan en Afghanistan et veulent qu'Islamabad utilise les troupes déployées sur sa frontière est avec l'Inde afin d'intensifier la guerre contre-insurrectionnelle contre les forces anti-occupation à l'intérieur du Pakistan.
Washington n'a pas ménagé ses efforts pour faire échouer les projets d'un « pipeline de la paix » qui transporterait le gaz naturel d'Iran au Pakistan puis en Inde, parce que cela minerait sa campagne pour isoler économiquement l'Iran. De même, les Etats-Unis ont ignoré les avertissements pakistanais selon lesquels l'accord nucléaire civil entre l'Inde et les Etats-Unis pourraient déclencher une course à l'armement nucléaire en Asie du sud parce que Washington est très désireux de courtiser l'Inde comme partenaire stratégique et contrepoids à la Chine.
Six décennies d'indépendance ont démontré l'incapacité de la bourgeoisie indienne et pakistanaise à accomplir les tâches fondamentales de la révolution démocratique, à savoir la liquidation de la propriété terrienne, l'abolition de l'oppression de caste, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'unification et l'indépendance nationale. Ces tâches d'une grande urgence ne se réaliseront que sur la base de la perspective de la Révolution permanente, c'est à dire faisant partie d'une lutte contre le capitalisme, menée par la classe ouvrière et qui inclut tous les travailleurs et les opprimés.
En Asie du sud, un élément clé de la perspective de la Révolution permanente est le combat par les masses pour liquider la Partition de 1947, en mettant en place des Etats socialistes unis de l'Asie du sud.

Keith Jones

Jeudi 2 Septembre 2010

: http://www.alterinfo.net/Pakistan-les-inondations,-la-par... 


4-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.
L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique.

La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ».

Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive.

La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée.

Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane.

Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans.

La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés.

 (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism" Global Research, Montreal, 2005)

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.

Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

La mosquée de Ground Zero

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.

Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

« Terrorisme d’origine intérieure »

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante.

Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet.

Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).

Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.

Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans.

Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.

Al-Qaïda en Irak (AQI),

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen)

Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah),

l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie,

le Djihad islamique égyptien,

etc.

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

L’Inquisition étatsunienne

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale.

Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge.

L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes.

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial.

Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.

Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique. La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes.

Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007) –

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Il est l'auteur de

 Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de

 la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Michel Chossudovsky

Samedi 11 septembre 2010

Article original en anglais : America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

© Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2010
Publié le 12 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Michel Chossudovsky

Source : Mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Michel_Chossudovsky.110910.htm 


4-3 Aliaa Al-Korachi : Les croisades pétrolières.

Un ouvrage de l’écrivain américain d’origine palestinienne Abdel-Hay Zalloum explique comment le pétrole dicte à l’Amérique sa politique à l’égard du monde arabo-musulman.

Quelle stratégie ont adopté les Etats-Unis pour contrôler le pétrole de la région arabe ? Nombreux sont ceux qui voient dans la politique américaine un acte d’impérialisme économique. C’est ce qui figure dans ce livre qui a de vastes échos Les Croisades pétrolières. L’Amérique vue par les Arabes, rédigé en anglais par Abdel-Hay Zalloum, un Américain d’origine palestinienne qui a fait ses études économiques à Harvard, ce livre a été traduit aussi en arabe en 2007, c’est-à-dire deux ans après sa parution.

L’auteur a commencé son introduction en expliquant l’arrière-plan de ces croisades américaines pour le pétrole et qui ont pour but « d’enraciner l’idée que la stratégie de la sécurité nationale américaine est basée sur la domination du monde par les Etats-Unis. Ce qui légitime les guerres préventives pour protéger les intérêts américains ».

Le pétrole est le pilier fondamental de l’empire américain. Si les Etats-Unis s’inquiètent en voyant leur production pétrolière en déclin, il y a le substitut : la guerre pour le contrôle de cette ressource. Et cette guerre est masquée par des concepts comme celui de la lutte contre le terrorisme.

« Le début de la fin », c’est le titre du premier chapitre du livre. Dans cette partie, l’auteur prévoit que le pétrole va contrôler la politique internationale d’une manière sans précédent. Cela est dû à la croissance de nombreux pays, notamment des pays en développement, comme la Chine, le Brésil et l’Inde où la demande sur l’énergie augmente. D’autre part, le Moyen-Orient possède les plus grandes réserves de pétrole et les moins coûteuses à extraire, d’où la nécessité de le contrôler.

De plus, les compagnies pétrolières les plus importantes et les plus grandes - Exxon Mobil, Shell, BP, Steivron Texas et Total Fina Elf - se trouvent et opèrent essentiellement dans les pays arabes et musulmans, comme l’Iraq, l’Iran, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Alors, « il n’était pas surprenant que l’ex-président Bush, dont la famille a travaillé dans le domaine du pétrole au Texas, ainsi que son vice-président Dick Cheney, qui a travaillé dans la compagnie pétrolière Enron, aient choisi l’invasion de l’Iraq ».

L’auteur débute son deuxième chapitre par présenter brièvement « L’histoire géologique du pétrole » avant d’aborder « L’histoire du pétrole arabe et comment l’Amérique s’en empare progressivement ». « Bien que l’Occident qualifie les Arabes de cheikhs riches, le revenu total des pays de l’Opep en 2003 était d’environ 240 milliards de dollars, ce qui est moins que les recettes du Walmart d’Amérique pour la même année », rétorque l’auteur.

Un jeu d’échecs

L’auteur énumère des actions politiques qui ressemblent aux déplacements des pièces sur un échiquier pour parvenir à contrôler le pétrole. Selon lui, George Bush père a incité les Iraqiens en 1991 à se révolter contre Saddam Hussein, mais Washington a craint par la suite la révolution populaire. Certains analystes estiment que c’est Washington qui avait encouragé Saddam Hussein à envahir le Koweït. La principale motivation derrière l’invasion était de contrôler le pétrole. La guerre de Saddam Hussein contre l’Iran, qui a duré huit ans, était aussi une incitation américaine.

« L’Iraq pourquoi ? Et pourquoi maintenant ? », dans cette partie du livre, l’auteur explique cette orientation brusque vers l’Iraq. Ce pays dispose de 112 milliards de barils, ce qui équivaut à 11 % du total des réserves mondiales de pétrole. Selon l’auteur, « l’Iraq avait provoqué les Etats-Unis et ses ambitions pétrolières, quelques années avant l’occupation, en signant des contrats pétroliers avec la Russie, la Chine, la France et en utilisant l’euro au lieu du dollar ».

Dans le cinquième chapitre, « Le groupe secret », l’auteur présente l’évolution de l’Opep. Les politiques pétrolières sont établies principalement par les grandes compagnies occidentales qui les déterminent selon leurs propres intérêts et ceux de l’Occident. Et l’Opep est ainsi manipulée.

Le livre se termine par une tentative de retracer une image de l’avenir, sur laquelle il n’est pas optimiste. L’auteur établit les prévisions les plus importantes qui vont façonner cet avenir, y compris l’épuisement. La production d’un substitut du pétrole est un processus coûteux en termes de temps et d’argent. « L’Amérique fera faillite en raison de l’augmentation des dépenses sur les guerres au lieu de dépenser sur l’éducation, la santé et la sécurité des citoyens ».

Un ouvrage critique mais représente-t-il toute la réalité ?

Sans doute les croisades pétrolières sont effectivement la cause de tous les malheurs du Moyen-Orient.

Aliaa Al-Korachi - Al Ahram

jeudi 23 septembre 2010 -

Version anglaise disponible sur Amazon

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9424



5 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Lionel Placet : Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?

 Le 3 août dernier, les habitués des nouvelles de l’agence de presse Ria Novotsi purent lire parmi celles-ci une étonnante synthèse, signée d’Andreï Arechev, intitulée « L’arme climatique : une conspiration ? ».

Ce texte défendait l’idée que « la canicule actuelle, observée exclusivement sur le territoire de la Russie et de ses régions limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles. »

Quelques jours plus tard, dans la presse algérienne, Chems Eddine Chitour, enseignant à l’École Polytechnique d’Alger, s’inquiétait quant à lui des inondations qui frappaient le Pakistan et n’hésitait pas à déclarer : « Y a-t-il une autre cause qui pourrait expliquer les inondations diluviennes qui n’ont pas eu lieu depuis quatre-vingts ans ? On pense au projet HAARP.  »

HAARP. Le mot était lâché.

C’est dans le numéro de décembre 2007 du mensuel The Ecologist, le fameux magazine créé par Edward Goldsmith et d’orientation plutôt conservatrice, que Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant dans l’High-frequency Active Aural Research Program (HAARP) une arme de destruction massive mais non létale, capable, en modifiant le climat de pays précis, de déstabiliser leurs systèmes agricoles et écologiques, donc de les affaiblir, voire de les rendre ingouvernables.

En soi, l’idée n’est pas nouvelle et les stratèges du Pentagone l’ont conçue dès le début de la Guerre froide, avec comme seule limitation les capacités techniques de l’époque. Ainsi, ce ne fut qu’en 1967, durant la guerre du Vietnam, que l’arme climatique, put être utilisée : dans le cadre du projet Popeye, des « ensemencements » de nuage eurent lieu en haute atmosphère afin de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d’approvisionnement des vietcongs.

Zbigniew Brzezinski, a qui rien n’échappait, évoqua quelques années plus tard, dans son livre Entre deux siècles, la possibilité d’utiliser la régulation de la météo comme moyen de régulation géopolitique. L’idée était dans l’air, au point que, dès 1977, une convention internationale fut ratifiée par l’Assemblée générale des Nations Unies interdisant, « un usage militaire et toute autre forme d’utilisation hostile des techniques de modification environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves », ainsi que de toutes « les techniques pour changer, grâce à une manipulation délibérée des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère. »

Ce n’est cependant qu’en 1990, que, grâce aux importants progrès de la science, fut lancé un véritable programme financé par la direction des Recherches maritimes des États-Unis, par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine et par l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense avec la participation des plus grandes universités étasuniennes. Le tout fut concrétisé par la création de la base de Gokona, en Alaska, où l’HAARP installa un réseau d’antennes de forte puissance transmettant par ondes radios haute fréquence, d’énormes quantités d’énergie dans l’ionosphère (la couche supérieure de l’atmosphère).

Selon ses propres documents de présentation l’HAARP constituait alors un système capable de créer « des modifications locales contrôlées de l’ionosphère » en vue de modifier les conditions météorologiques et de perturber les communications et les radars.

S’estimant directement menacée, la Fédération de Russie confia à ses services une expertise du programme. On n’en connaît que ce qui a transpiré via un rapport de la Douma et on peut y constater que le KGB est, pour le moins, inquiet : « Les plans étasuniens visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le Programme HAARP [et] de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, provoquent de graves accidents dans les réseaux d’électricité et dans les oléoducs et les gazoducs et ils ont un impact négatif sur la santé mentale de régions entières. (…) Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable : les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence. »

Michel Chossudovsky analysant ce document a relevé, à juste titre, que cette guerre climatique n’est pas réservée aux pays ennemis pour déstabiliser leurs économies, leurs écosystèmes et leurs agricultures, elle peux aussi être infligée à leur insu à des pays amis des États-Unis et être utilisée pour les rendre plus dociles ou pour influer sur la composition de leurs équipes dirigeantes, par exemple en déconsidérant des homme politiques incapables de gérer une crise climatique subite et en créant une plus grande dépendance de l’aide alimentaire et des céréales de base importés des USA et d’autres pays du bloc occidental.

Il se peut que nous cédions à la facilité et à la théorie du complot, mais la sécheresse inexpliquée de Russie comme les inondations inattendues du Pakistan, correspondent bien à ces deux axes : affaiblir un adversaire et rendre plus docile un allié.

Cet article de notre collaborateur Lionel Placet a été publié dans le n° 47 du magazine Flash.

Pour vous y abonner en ligne et en toute sécurité : www.flashmagazine.fr

Posté par Loic Baudoinle

24 septembre 2010

http://www.nationspresse.info/?p=111748



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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