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30/09/2010

n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Début - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…


n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Début  - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…



Dossier d'Iran   n°54 du 29-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse:fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part 

Thierry Meyssan : Le débat indirect Ahmadinejad-Obama.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

2 Les brèves.

2-1 Ahmadinejad : Les déclarations d'Obama sont irréfléchies. 

2-3 Que les pays islamiques restent vigilants envers Israël.

2-4 L’Otan fait du pied à la Russie contre l'Iran.

Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne

3 Dossier & Point de vue

3-1 Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…

1 Les banques des Emirats interrompent les virements vers l'Iran.

2 Manlio Dinucci & Tommaso Di Francesco : Golfe persique : 123 milliards de dollars de fournitures états-uniennes aux régimes arabes.

3 Selim K. : L’heure des faucons.

4 Jean-Luc Goudet : Stuxnet, le virus informatique ciblerait une centrale nucléaire.

3-2 Mireille Delamarre : Ils protestent contre la condamnation à mort de Sakineh en Iran, mais se taisent sur l’exécution de Teresa Lewis aux Etats-Unis.

Suite

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Ahmadinjead : L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran.

4-2 Depuis l'Iran : Lettre de Lauren Booth à Tony Blair.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : La Troisième Guerre mondiale se prépare: Objectif Iran

1ère partie   : La guerre planétaire

Fin

2ème partie : La feuille de route militaire



Tiré à Part 

Thierry Meyssan : Le débat indirect Ahmadinejad-Obama.

Le discours de M. Ahmadinejad à l’ONU a donné lieu à une vaste campagne de désinformation en Occident et à une prompte réponse de M. Obama en direction du peuple iranien. Au-delà des dépêches d’agence biaisées et en s’appuyant sur les textes originaux, Thierry Meyssan expose les vrais enjeux du débat indirect qui oppose les deux chefs d’Etat.

Les présidents iranien et états-unien viennent de se livrer à une inhabituelle joute verbale qui a été relatée de manière fragmentaire et déformée par les médias occidentaux. Mahmoud Ahmadinejad s’est exprimé le 23 septembre 2010 dans l’après-midi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies [1]. Barack Obama lui a répondu le lendemain matin au micro de la télévision BBC en persan [2]. Ces deux interventions forment un ensemble qui illustre le changement de stratégie de part et d’autre. Il ne s’agit plus de se poser en champions de deux camps opposés, de deux visions du monde, en s’invectivant, mais d’appeler les populations respectives à la révolution..

Il y a un an, Washington espérait pouvoir renverser l’administration Ahmadinejad en manipulant des foules dans une énième édition des prétendues révolutions colorées [3]. L’opération, conduite à l’occasion de l’élection présidentielle de 2009, a échoué. Elle a cependant permis de fixer dans l’imaginaire occidental une représentation fantasmagorique de l’Iran qui serait une dictature. Dans le pays, elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Les électeurs de l’opposition ont été massivement surpris et indignés par la mauvaise foi de leur candidat et sa volonté de prendre le pouvoir par la rue à défaut d’y arriver par les urnes. Quant au vainqueur de l’élection, il a perdu son goût du compromis et décidé de raviver la Révolution islamique dans sa radicalité. Le fossé entre les classes populaires et la haute bourgeoisie commerçante s’est creusé. La CIA et la NED planifient de nouvelles actions, mais il ne s’agit plus dans l’immédiat de renverser le régime, juste de le déstabiliser pour l’affaiblir au plan international.

De son côté, Téhéran n’avait jamais envisagé de porter le fer aux Etats-Unis. Pendant longtemps, ils ont été considérés comme un bloc, une puissance coloniale alliée et successeur de l’Empire britannique, un Grand Satan protégeant les crimes israéliens. Aujourd’hui, l’administration Ahmadinejad a noué des liens avec des intellectuels et des artistes dissidents. A ses yeux, les Etats-Uniens sont des gens de bonne volonté qui prennent lentement conscience d’être gouvernés par des tyrans. A terme, des révoltes sont prévisibles qu’elles prennent une forme révolutionnaire ou sécessionniste. La Révolution islamique doit s’allier avec les dissidents actuels pour combattre avec eux le système dominant.

C’est là qu’intervient le discours de Mahmoud Ahmadinejad. Il y a d’abord récusé la théorie du choc des civilisations, énoncée par Bernard Lewis et popularisée par Samuel Huntington [4]. Pour ces penseurs, ce choc est inévitable. Les Occidentaux n’ont d’autre choix que de s’y préparer militairement afin de tuer plutôt que d’être tués. Pour le président iranien, ceci est absurde. A l’heure de la globalisation, le développement des échanges commerciaux et culturels permet aux gens de se découvrir et de s’apprécier mutuellement. Quant aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, leur foi commune dans le Dieu unique doit les conduire à établir des relations harmonieuses.
Cependant, pour M. Ahmadinejad, si le choc des civilisations est une idéologie artificiellement promue par le mouvement sioniste afin de diviser le monde et de le dominer, il existe bien un conflit qui traverse l’humanité : celui qui oppose les valeurs matérielles du capitalisme et de la société de consommation aux valeurs spirituelles de la Révolution que sont la justice et l’héroïsme. Ceci étant posé, l’ennemi n’est pas l’Occident, mais le matérialisme dont les Occidentaux sont atteints et qui contamine le reste du monde.

Le système de domination actuel s’inscrit dans le prolongement de l’esclavagisme, du colonialisme et de l’impérialisme. Il est mis en œuvre par un groupe transnational qui s’appuie principalement sur le Royaume-Uni, les Etats-Unis et Israël pour parvenir à ses fins. Compte tenu de la supériorité militaire de ces Etats par rapport à tous les autres Etats du monde réunis, il serait illusoire d’espérer le vaincre par les armes. Mais sachant qu’il utilise les Britanniques, les Etats-Uniens et les Israéliens souvent à leur détriment, il est possible de s’allier avec ces peuples contre ce système de domination. De même que Marx imaginait unir les prolétaires de tous les pays contre l’exploitation capitaliste, Ahmadinejad pense possible d’unir les opprimés contre le sionisme. Dans cette perspective, des efforts doivent être entrepris pour montrer aux Etats-uniens qu’ils sont eux aussi les victimes d’un système dont ils croient à tort profiter.

S’adressant à l’Assemblée générale, le président Ahmadinejad à demandé la création d’une commission d’enquête internationale sur les attentats du 11-Septembre.
Pour les Etats membres de l’ONU, il a développé l’argument de la compétence. La réponse qui a été apportée unilatéralement par les Etats-Unis à ces attentats a mis le Proche-Orient élargi à feu et à sang sans résoudre le problème du terrorisme. Pour être efficace, il aurait fallu, il y a neuf ans, créer cette commission d’enquête, analyser ses résultats au sein de l’ONU et convenir à l’échelle internationale d’une stratégie antiterroriste. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, les Nations unies doivent reprendre leur prérogative pour vaincre le terrorisme et parvenir à la paix.
Pour le public états-unien, M. Ahmadinejad, s’appuyant sur un sondage récent, a évoqué les trois hypothèses les plus fréquemment citées. Primo, les attentats sont le fait d’un puissant groupe étranger ; secundo, ils ont été réalisé par un groupe étranger, mais ont bénéficié de la passive complicité d’éléments internes ; tertio, ils ont été ourdis par des éléments internes,
Contrairement au discours ambiant, il n’a pas évoqué le fait qu’Oussama Ben Laden se soit présenté comme islamiste, mais le fait que lui et sa famille ont des affaires communes avec les Bush. Des informations que j’avais révélées en octobre 2001 dans le principal hebdomadaire politique hispanophone d’Amérique du Nord, Proceso et qui avaient été reprises au Congrès par la représentante Cynthia McKiney.
Cette présentation vise à recadrer le débat : le problème n’est pas le choc entre l’islam et l’Occident, mais la domination du monde par une clique incluant les Bush et Oussama Ben Laden.

Au cours de cet exposé, l’ambassadeur des Etats-Unis s’est levé et a quitté l’Assemblée générale. A sa demande ou sur son ordre, les ambassadeurs de plusieurs Etats alliés ont fait de même.

L’habituelle machine de propagande s’est attachée à déformer et à minimiser les propos de Mahmoud Ahmadinejad. Les médias atlantistes se sont efforcés de faire accroire que le président iranien aurait insulté les victimes du 11-Septembre, à New York même, en prétendant que les Etats-uniens ne sont pas des victimes, mais des coupables. Il suffit de se reporter au texte du discours pour vérifier la manipulation. Or, dans ce document, M. Ahmadinejad exprime sa désolation pour les victimes. Il place immédiatement au même niveau les centaines de milliers de morts, de blessés et de déplacés de la guerre au terrorisme. Il s’applique à considérer que les souffrances des uns sont égales aux souffrances des autres. Ce qui revient une nouvelle fois à affirmer que le choc des civilisations est un leurre et que nous sommes tous victimes du même système.

 

Le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis s’étant réuni d’urgence, il a été décidé que Barack Obama s’adresserait au plus vite aux Iraniens et les appelleraient à l’insurrection pour dissuader Téhéran de poursuivre son offensive.

Une interview a été organisée sur la chaîne de télévision de la BBC en persan, qui dispose d’une plus grande audience en Iran que les chaînes états-uniennes en persan. Techniquement, cette tache revient au Conseiller de sécurité nationale adjoint chargé des communications stratégiques, Ben Rhodes. Il se trouve que M. Rhodes est la personne qui a rédigé le rapport de la Commission présidentielle Kean-Hamilton sur le 11-Septembre. A ce titre, c’est lui qui a gravé dans le marbre la théorie du complot islamiste avec ses 19 kamikazes et son Ben Laden sardonique caché dans une grotte afghane.
Le président Obama a été interrogé par Bahman Kalbasi, un journaliste iranien qui prétend avoir fui son pays en 2001 pour échapper à la dictature et qui a néanmoins pu librement retourner sur place pour y réaliser des documentaires.

D’entrée de jeu M. Kabalsi a demandé au président Obama de commenter les propos de son homologue iranien sur le 11-Septembre. Il répondit : « C’était choquant. C’était haineux. Et qu’il ait fait ces déclarations ici à Manhattan, juste au nord de Ground Zero, où des familles ont perdu leurs proches... des gens de toutes les religions, de toutes les origines voient ces attentats comme la tragédie essentielle de cette génération. Pour lui, qu’il ait fait de telles déclarations était inexcusable ».

Les Iraniens auront beau relire le discours de M. Ahmadinejad, ils ne trouveront rien de choquant, ni de haineux. Aucune provocation, que des questions légitimes. Peu importe, M. Obama poursuit en établissant une distinction entre la réaction émotionnelle des Iraniens au lendemain du 11-Septembre, faite comme partout de compassion pour les victimes, et celle du « régime ».
Dans le reste de l’entretien, il explique que la politique de l’administration Ahmadinejad est une impasse. Selon lui, elle ne peut pas porter de fruits et suscite des sanctions dont les Iraniens subissent et subiront les dures conséquences dans leur vie quotidienne. Il développe cette logique dans plusieurs domaines et conclut sur la question palestinienne. Il assure là encore, que le radicalisme ne mène nulle part, et que la paix là-bas passe par un compromis avec Israël.

Cette interview est une mise en garde non voilée à l’intention de Téhéran : ne vous avisez pas de semer le trouble dans la population états-unienne ou nous le ferons chez vous aussi. Elle s’appuie sur l’idée que les Iraniens désavoueront une politique pour laquelle ils payent un prix fort sans rien recevoir pour le moment en retour. Elle annonce une nouvelle opération de déstabilisation à l’occasion des réformes économiques. Pour éviter l’asphyxie, l’Iran soumis à un embargo onusien et à des embargos unilatéraux doit renoncer à ses prix subventionnés et libéraliser son marché intérieur. Cette adaptation brutale ne manquera pas de faire des mécontents. Washington entend les coaliser contre le gouvernement autour de Mir Hossein Moussavi.

Toutefois ce projet doit s’affranchir de plusieurs obstacles. En premier lieu, les mécontents de la réforme économique peuvent douter de la capacité de M. Moussavi à les représenter. Il avait en effet défendu le principe d’une économie libérale à l’américaine durant sa campagne électorale. Il paraît donc mal placé pour s’opposer de manière crédible à une libéralisation du marché intérieur. Deuxièmement, l’argument du prix trop lourd d’une politique radicale a peu de chances de porter en Iran, un Etat révolutionnaire où, depuis 32 ans, on cultive l’héroïsme. Il peut même paraître insultant à beaucoup.

Enfin le choix de donner cet entretien à la BBC en persan est maladroit. Invité de M. Talebzadeh dans Secrets, la principale émission politique du pays, à l’occasion des commémorations du 11-Septembre, j’avais exposé la nécessité d’une commission d’enquête des Nations Unies et j’avais abordé l’implication de la BBC dans le complot du 11-Septembre. On se souvient que ce jour-là la Tour 7 du World Trade Center, dite Tour des Salomon Brothers, s’est effondrée dans l’après-midi sans avoir été heurtée par un avion. Pour éviter que cet événement ne conduise les gens à se poser des questions plus larges sur l’effondrement des Tours jumelles, les comploteurs avaient imposé une explication immédiate. En s’effondrant les Tours jumelles auraient fait trembler le sol et fragilisé les fondations de la 7. Pour s’assurer que cette version soit reprise, les comploteurs la diffusèrent via la BBC avant même la chute de la Tour 7.

Sur cette vidéo, on voit la reporter de la BBC commenter l’effondrement, alors que l’on aperçoit dans son dos le bâtiment intact qui ne tombera que 12 minutes plus tard. La télévision publique britannique a mené une opération de désinformation caractérisée. Notons au passage que ceci implique une responsabilité du Royaume-Uni en tant qu’Etat dans la fabrication du mythe.

 

En résumé, le président de la République islamique d’Iran a déclaré au monde en général et aux Etats-uniens en particulier que les morts du 11-Septembre ne sont pas des victimes de l’islam. Il a souhaité une commission d’enquête internationale dont les résultats sont susceptibles de montrer que les morts US comme les morts du Proche-Orient sont également victimes du système de domination mondiale.
De son côté, le président des Etats-Unis s’est adressé aux Iraniens sur une chaine dont les dirigeants ont participé à l’intoxication du 11-Septembre pour leur suggérer de ne pas poser de questions sur ces attentats, faute de quoi ils auraient de nouvelles sanctions à endurer.

En définitive, la vivacité de la réaction de Washington révèle sa faiblesse. Si l’on a choisi de faire monter d’urgence au créneau le président Obama, c’est qu’il y a péril en la demeure. 74 % des Etats-uniens pensent que des éléments de l’administration ont perpétré le 11-Septembre ou l’ont laissé perpétrer. Pourtant ils ne se révoltent pas contre des autorités qu’ils rendent responsables de la mort de prés de 3 000 de leurs concitoyens. C’est que, jusqu’à présent, ils sont persuadés que des fanatiques de la sécurité nationale peuvent entreprendre des crimes contre la population lorsqu’ils les imaginent utiles à la grandeur du pays. Or, ce que le président Mahmoud Ahmadinejad suggère, c’est au contraire que les comploteurs ont agi dans l’intérêt d’un groupe transnational au détriment des intérêts des Etats-uniens, lesquels sont juste considérés comme de la chair à canon destinée à agoniser sur les champs de bataille du Proche-Orient élargi. Cette idée met en danger le système de domination mondiale car elle est susceptible de réveiller la conscience du peuple états-unien et de le pousser à la révolte.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


[1] « Discours à la 65ème Assemblée générale de l’ONU », par Mahmoud Ahmadinejad, Réseau Voltaire, 23 septembre 2010.

[2] « Interview with Barack Obama by BBC Persian », Voltaire Network, 24 septembre 2010.

[3] « La CIA et le laboratoire iranien », « La "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; « Iran : le bobard de l’élection volée », par James Petras, Réseau Voltaire, 17, 19 et 24 juin 2009.

[4] « La "Guerre des civilisations" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2004.

 

 

 



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

Extrait d'une vidéo sur le site de l'Otan
L’un des objectifs principaux du président Obama dans le domaine nucléaire en 2010 est de rassembler la communauté internationale pour répondre fermement, d’une même voix, aux violations du Traité sur la non-prolifération commises par l’Iran

 Mais il ne sera pas aisé d’arrêter ce programme iranien.

 "Il sera difficile d'empêcher l’Iran de poursuivre sa quête de l'arme nucléaire. Nous avons déjà vu ce que se sont efforcés de faire cinq présidents –les deux Bush, Reagan, Clinton et Obama."

"À court terme, vont-ils pouvoir, en recourant à des tactiques astucieuses, poursuivre impunément leurs activités d’enrichissement de l’uranium ? Oui."

"Vous planifiez une stratégie à long terme, mais à court terme les choses vont assez vite, et dans une fâcheuse direction."

Son approche [d'Obama] est la suivante : s’il tend la main à l’Iran et que Téhéran refuse, il sera en meilleure position pour amener la communauté internationale à soutenir les efforts des États-Unis en vue d’exercer des pressions sérieuses sur l’Iran.

Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.

Les États rationnels, même ceux que nous n’aimons vraiment pas, hésiteraient beaucoup à utiliser les armes nucléaires ... [sous-entendu, bien sûr, l'Iran n'est pas rationnel ...]

16/05/2010

http://www.nato.int/docu/review/2010/Nuclear_Proliferation/Iran_nuclear_chess/FR/index.htm

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-otan-fait-du-pied-a-la-russie-contre-l-iran-57852161.html



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

2-1 Ahmadinejad : Les déclarations d'Obama sont irréfléchies. 

Le président de la RII, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié d'irréfléchi le discours de son homologue américain sur le caractère non civil du programme nucléaire iranien à la tribune de l'AG des Nations unies, dans un entretien avec UN TV. Barack Obama avait prétendu qu'il n'avait pas la preuve de la nature civile du programme nucléaire de Téhéran. " Est-ce que les Etats-Unis ont pu apporter la preuve que leurs activités nucléaires et celles de leurs alliés, tous détenteurs de l'arme atomique, sont-elles pacifiques?" s'est interrogé M. Ahmadinejad rappelant que de nombreux Etats membres de l'AIEA détiennent la bombe A sans que l'agence ne publie de rapports sur leurs activités. " Pourquoi le président américain n'en parle pas, est-ce qu'il n'est pas au courant?" a-t-il ajouté.

M. Ahmadinejad a affirmé que toutes les activités nucléaires iraniennes étaient supervisées par l'AIEA qui envoient régulièrement ses inspecteurs en Iran pour contrôler ces activités.

24/09/2010

 http://french.irib.ir


2-2 Le président Ahmadinejad sur le plateau de CNN  : Vous avez peur de la nature belliciste de Netanyahu 

Dans une interview avec  Larry King  présentateur  de CNN, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié de significative la responsabilité des médias américains envers le régime  sioniste avant de souligner: vous avez peur de la nature belliciste de Netanyahu. En réponse à la question de Larry King au sujet des inquiétudes de  Netanyahu de l'Iran, le Président Ahmadinejad a réitéré: Netanyahu est un meurtrier professionnel et tous les dictateurs de l'histoire accusaient les uns les autres pour leur propre sécurité.  Ahmadinejad a poursuivi que l'Iran cherchait sérieusement le désarmement nucléaire du régime sioniste et des Etats-Unis avant de préciser qu'aujourd'hui la principale menace du monde sont les bombes atomiques israéliennes et américaines. S'ils pensent qu'ils peuvent occulter cette question à travers des mensonges, ils se trompent, a-t-il précisé. Nous poursuivons sérieusement la réforme dans le statut du TNP pour désarmer le régime sioniste, les Etats-Unis et tous les pays tenant d'armes atomiques. Au sujet du sort de l'agent disparu du FBI, le Président Ahmadinejad a affirmé que les deux parties s'étaient mises d'accord sur la formation d'un comité de renseignement hybride pour obtenir des informations à ce propos.

23/09/2010

 http://french.irib.ir


2-3 Que les pays islamiques restent vigilants envers Israël. 

Le président iranien et le secrétaire général de la Ligue arabe ont demandé plus de vigilance de la part des pays islamiques devant les complots du régime sioniste.
Mahmoud Ahmadinejad et Amr Moussa ont examiné, lors d'un entretien au siège de l'ONU à New York, les derniers développements du monde de l'Islam, du droit de l'Iran dans l'usage de l'énergie nucléaire civile et de la nécessité de plus de coopérations et de coordinations entre l'Iran et le monde arabe pour faire face aux arrogants. Ahmadinejad a, de même, évoqué la volonté et la détermination de la RII de renforcer ses relations avec les pays islamiques et les pays de la région avant de rappeler que l'unité et la solidarité des pays islamiques est pour l'Iran, dans le sens des intérêts du monde de l'Islam et des nations musulmanes. Qualifiant l'Iran de pays puissant au Moyen-Orient, le secrétaire général de la Ligue arabe a indiqué, pour sa part: "L'Iran est un pays frère pour les pays de la région et pour les pays islamiques, et la Ligue arabe souhaite voir des meilleurs relations, établies entre l'Iran et les pays arabes. Le président iranien a eu également, un entretien, mardi, avec le roi du Swaziland Mswati III, plaidant pour l'essor des relations avec les pays africains. "Dans les conditions actuelles du monde, a rappelé M. Ahmadinejad, tous les pays indépendants doivent franchir des pas en faveur du progrès et du bonheur de leurs nations." Le roi du Swaziland a, de son côté, exprimé sa volonté de promouvoir les relations de son pays avec la RII affirmant que l'Iran et le Swaziland pourraient avoir des coopérations constructives dans divers domaines dont la technologie. De même, le président iranien s'est entretenu, mardi, en marge de la réunion du troisième millénaire à New York, avec son homologue namibien, Hifi Kapunye Pohamba.

22/09/2010

 http://french.irib.ir  


2-4 L’Otan fait du pied à la Russie contre l'Iran.

Au delà des tentatives de séduction vers le grand ami et partenaire russe, c'est bien sûr l'Iran qui est clairement visé. Pour l'Otan, pas besoin d'inspecteur de l'AIEA, pour elle pas de conditionnel ni de discussion ; l'Iran est en train de développer des armes nucléaires.

Une vidéo de propagande sur le site de l'Otan (voir ci-dessous) sous-entend clairement l'option militaire, "après que les sanctions aient «prouvé» leur inefficacité". «Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.»

alerte_otan   

 

Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne
Menacées par une possible frappe de missiles iraniens, la Russie et l'Otan doivent créer un bouclier antimissile commun, a annoncé vendredi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen.

"Plus d'une trentaine de pays, dont l'Iran, possèdent ou développent leur potentiel nucléaire. Ils ont des missiles capables d'atteindre aussi bien le territoire otanien que russe. De cette façon, nous pouvons soit mettre au point un système ABM qui nous séparera et retracera de nouvelles lignes de démarcation en Europe, soit créer un système qui nous rapprochera les uns des autres", a-t-il indiqué dans une allocution vidéo.

"Nous devons proposer une coopération à Moscou et conjuguer notre ABM avec ses capacités. Si nous réussissons à le faire, nous pourrons assurer un meilleur climat pour progresser dans les autres sphères cruciales pour la sécurité européenne", a ajouté M.Fogh Rasmussen.

Il est temps de mettre fin à la logique de guerre froide et de se concentrer ensemble sur les menaces communes, dont le terrorisme, l'extrémisme, le trafic de drogue, la prolifération de la technologie des missiles les cybernautiques, la piraterie et les armes de destruction massive, a conclu le responsable.

RIA Novosti - 17 septembre 2010



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…

1 Les banques des Emirats interrompent les virements vers l'Iran.
Les Emirats arabes unis, important partenaire commercial de l'Iran, avaient assuré le mois dernier respecter les sanctions internationales contre Téhéran, malgré les pertes que cela entraînait pour leur économie.
La plupart des banques basées aux Emirats arabes unis ont interrompu les virements vers l'Iran, et les transactions effectuées par leurs clients iraniens sont sévèrement surveillées, ont indiqué dimanche des sources bancaires.
"Nous avons arrêté depuis le mois de juillet tous les transferts vers l'Iran, dans toutes les devises", a affirmé à l'AFP un responsable d'une banque internationale qui a requis l'anonymat.
Un banquier d'un établissement émirati a pour sa part indiqué que les transferts vers Téhéran étaient désormais interdits en dollars et en euros, et qu'ils étaient devenus "très difficiles, voire impossibles, en dirhams".
En outre, a précisé ce banquier, "les transactions des clients iraniens sont désormais surveillées". Certaines transactions, par exemple des virements effectués par des clients iraniens vers des pays asiatiques pour payer des marchandises, sont parfois bloquées, a-t-il expliqué.

En vertu des sanctions, la Banque centrale d'Abou Dhabi avait ordonné en juin aux institutions financières du pays de geler 41 comptes bancaires alors que Dubaï a fermé les bureaux de 40 firmes suspectées de violer les sanctions.
Dans sa résolution 1929 adoptée le 9 juin dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait décidé une quatrième série de sanctions contre l'Iran, élargissant notamment la liste des banques soumises aux sanctions.

05/09

www.lalibre.be/.../les-banques-des-emirats-interrompent-les-virements-vers-l-iran.html

 


2 Manlio Dinucci & Tommaso Di Francesco : Golfe persique : 123 milliards de dollars de fournitures états-uniennes aux régimes arabes.
Réarmement record contre le nouvel ennemi : l’Iran

C’est la plus grosse vente particulière d’armes jamais réalisée par les Etats-Unis : ils fourniront à l’Arabie Saoudite et aux autres Etats du Golfe des bombardiers, des hélicoptères, des missiles et d’autres armements pour une valeur de 123 milliards de dollars.

Boeing vend à l’Arabie Saoudite 85 nouveaux F-15 et en potentialise 70 autres : ce sont des chasseurs de combat multifonction, en mesure de transporter des armes nucléaires, à une vitesse deux fois et demi supérieure à celle du son, et capables d’éviter les défenses ennemies. Boeing fournit en outre 70 hélicoptères de combat Apache et 36 Little Bird, utilisés par les forces pour les opérations spéciales. A cela s’ajoute plus de 70 hélicoptères de combat Black Hawk de Sikorsky (United Technologies). Le « colis » coûtera à l’Arabie Saoudite 67 milliards de dollars, à quoi s’ajouteront les dépenses pour l’entraînement du personnel, les pièces de rechange et les modernisations.

Aux Emirats Arabes Unis, les USA vendent 35-40 milliards de dollars d’armements, dont un « bouclier » formé de missiles Thaad de Lockheed Martin. Sont en outre potentialisés les missiles Patriot, fournis par Raytheon aux Emirats et aux Koweït. Ce dernier paiera 7 milliards de dollars. A Oman seront fournis 18 nouveaux chasseurs F-16 de Lockheed Martin, tandis que 12 autres seront potentialisés : la dépense se monte à 12 milliards de dollars.

Dans son annonce de la vente de 123 milliards de dollars aux Etats du Golfe, le Financial Times (21 septembre) la définit comme « une énorme impulsion à l’industrie américaine (états-unienne, NdT) de la défense ». Il ajoute ainsi que « l’achat de nouvelles armes états-uniennes survient au moment où de nombreux pays du Moyen-Orient, où se trouvent les deux tiers des réserves pétrolifères mondiales, sont en alarme à cause des ambitions nucléaires de l’Iran ». La campagne sur la « menace iranienne » fonctionne donc, et bien. Les pays du Golfe ne sont pas seuls à avoir intensifié leurs acquisitions de systèmes d’armes états-uniennes, les pays européens aussi se préparent à le faire : le secrétaire général de l’OTAN, Anders Rasmussen, leur a recommandé il y a quelques jours de réaliser avec les Etats-Unis un unique « bouclier » contre la « menace des missiles iraniens». La décision politique devrait venir du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance Atlantique, à Lisbonne, en novembre. Viendra ensuite la phase opérative, avec une toute nouvelle militarisation du territoire européen et italien.

Que préfigure-t-on, dans l’administration Obama, avec cette mega vente d’armes aux pays du Golfe ? Son objectif, écrit le Financial Times, va au-delà de la simple promotion de l’industrie militaire états-unienne. Si les alliés de Washington dans le Golfe achètent leurs armes aux USA, ils « sont entraînés sur des plateformes communes, en potentialisant leur capacité de combattre un adversaire commun » avec les forces états-uniennes. Sur cela, ajoute le New York Times, est aussi d’accord Israël, qui jusque là avait considéré avec suspicion toutes fournitures d’armes USA aux pays arabes. En d’autres termes : en faisant la promotion de cette colossale vente d’armes, non seulement l’administration Obama revigore l’industrie guerrière et donc l’économie états-unienne, dans laquelle celle-ci joue un rôle important. Mais en même temps, l’administration Obama accroît l’influence états-unienne dans la zone stratégique du Golfe, en s’assurant que les armées des pays alliés soient à la totale disposition du Pentagone et bien armées, de façon à pouvoir un jour attaquer l’Iran qui a pris la place de l’Irak comme ennemi numéro un.

Est-ce ainsi que le président Obama est en train de gagner le Prix Nobel pour la paix qui lui a été conféré « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » ? Quels sens cela a-t-il de commencer le retrait des troupes combattantes en Irak – mais en laissant un presidium de bases et environ 50 mille soldats, et en doublant le nombre des mercenaires – et d’annoncer la probable amorce d’une sortie du bourbier afghan avec une afghanisation plus importante de la guerre sur le terrain, si pendant ce temps on prépare concrètement un nouveau scénario guerrier, bien plus grave ?

Il est emblématique que cette administration, tandis qu’elle accuse le gouvernement iranien de violer les principes de la démocratie et les droits de l’homme, soutienne et arme l’Arabie Saoudite, où le souverain détient le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire ; où il n’existe pas de Parlement mais seulement un conseil consultatif nommé lui aussi par le souverain ; où les partis politiques et les organisations syndicales sont considérées comme illégales, et les femmes exclues de la vie politique et du travail. Sans oublier les nombreux « cas Sakineh » dans les prisons des pays du Golfe. Ces « valeurs » sont défendues et renforcées par les chasseurs bombardiers et les hélicoptères de combat, fournis dans une mesure sans précédents par les Etats-Unis sous une administration démocratique.

Manlio Dinucci
Tommaso Di Francesco

Il manifesto, 21 septembre 2010,
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

www.wikio.fr/news/Dinucci+Tommaso

Mondialisation.ca : www.mondialisation.ca/


3 Selim K. : L’heure des faucons.

Le parallèle est trop évident pour ne pas sauter aux yeux.

La reprise économique américaine donne des signes inquiétants d’essoufflement.

Dans le même temps, l’amiral Mc Mullen, chef des armées des Etats-Unis, informe benoîtement que ses stratèges ont conçu des plans de bataille contre l’Iran.

Les Etats-Unis annoncent également qu’un réseau intégré de défense antimissile en Europe, en Israël et dans le Golfe, destiné à protéger ces régions de représailles iraniennes, est en voie d’achèvement.

L’activation d’un tel bouclier antimissile et d’un système de radars entourant l’Iran signifie clairement l’accélération des préparatifs d’une frappe contre le pays des ayatollahs. Le pari est immensément risqué, car nul ne peut prédire la magnitude des répliques iraniennes ni les répercussions de l’explosion d’un conflit dans une région très fragile.

L’agressivité américaine, nullement refroidie par les récents revers en Irak et en Afghanistan, est bien en quête d’un nouvel exutoire.

Apparemment, les partisans d’une approche prudente cèdent le pas devant l’offensive des néoconservateurs pour qui l’Iran est une menace vitale pour Israël et les Etats-Unis.

Les sous-impérialismes européens, qui n’acceptent pas la modification en cours des rapports internationaux, sont entraînés dans l’escalade belliciste. Autant que la perte de leur hégémonie conjointe, c’est la défense de la « démocratie » coloniale israélienne qui est au premier plan des préoccupations des architectes de la guerre.

Pour ces milieux, un conflit de nature « civilisationnelle » pourrait escamoter des politiques publiques de plus en plus injustes et des difficultés économiques auxquelles ils ne peuvent faire face par des moyens conventionnels.

La mort et la destruction sont donc tranquillement présentées par des individus très rationnels comme le moyen d’exporter la démocratie et d’asseoir la paix du monde.

Quelle différence avec des extrémistes fanatisés ? A lire les déclarations des partisans de la guerre, seule l’ampleur de leurs moyens les différencie des terroristes qu’ils prétendent combattre. Ces derniers, isolés au sein même de leurs sociétés, ne disposent pas en effet des instruments de propagande ni des capacités militaires et de manipulation de l’opinion de Washington. Les dirigeants américains, fidèles à leur tradition, n’ont jamais renié la politique de la canonnière - aujourd’hui remplacée par le porte-avions - des premiers temps de l’expansion impériale. Avec un argumentaire à peine actualisé. Mais la situation politique globale qui prévalait au dix-neuvième siècle a bel et bien changé, même si la puissance de destruction américaine a considérablement augmenté.

Le cours des événements actuels montre que la nature des orientations américaines n’évolue pas, quelle que soit la couleur politique du président et la tonalité du discours officiel. Le système politique américain, strictement verrouillé, est fondamentalement soumis à des intérêts très minoritaires. Les espoirs placés dans l’élection de Barack Obama ont rapidement laissé place au désenchantement. Le credo du changement invoqué sur tous les registres n’est au final que pur artifice. Le président, comme ses prédécesseurs, est aux ordres de ceux qui l’ont installé à la Maison-Blanche et qui encadrent strictement ses politiques.

Osera-t-il s’opposer aux faucons de mauvais augure qui l’entourent ? Il est permis d’en douter.

Selim K.

Source : Le Quotidien d’Oran

 http://www.michelcollon.info/

http://www.michelcollon.info:80/L-heure-des-faucons.html

 

Publié le 23 août 2010

L'Iran sur le pied de guerre

 

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Du même auteur


4 Jean-Luc Goudet : Stuxnet, le virus informatique ciblerait une centrale nucléaire.

Étrange histoire que celle de ce virus conçu pour détruire une installation industrielle.

Les spécialistes qui l'ont disséqué ont découvert qu'il ciblait certains systèmes de Siemens et pensent que ce Troyen, véhiculé par des clés USB, est spécifiquement dirigé contre la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

Stuxnet, un ver informatique, serait le premier malware à s'attaquer au contrôle en temps réel d'un système industriel. Découvert en juillet 2010, Worm.Win32.Stuxnet a été étudié, entre autre, par un informaticien allemand, Ralph Langner, qui en a décrypté le fonctionnement.

Stuxnet s'appuierait sur le logiciel de supervision WinCC, conçu par Siemens et destiné à piloter depuis un ordinateur sous Windows des systèmes Scada (Supervisory Control and Data Acquisition). Selon cet expert, Stuxnet, qui se révèle particulièrement sophistiqué, ne s'installe pas n'importe où mais dans certains automates programmables industriels de Siemens. De là, il peut commander différents équipements, « comme des valves, par exemple ».

Selon les informations rapportées par PC World, un expert, le Canadien Eric Byres (responsable de Byres Security), qui avait étudié Stuxnet en juillet, aurait, lui, découvert un détail supplémentaire. Le virus modifierait spécifiquement un certain sous-programme destiné à contrôler en temps réel des processus très rapides avec un temps de réponse de 100 millisecondes.

Le ver se laisse transporter sur des clés USB ou des cartes de mémoires Flash et se propage aussi via des réseaux locaux, et même via des imprimantes connectées. On sait qu'il exploite plusieurs failles de Windows, comme l'ont montré les différentes études réalisées, notamment par Microsoft; ce qui lui permettrait de prendre à distance le contrôle d'une machine. L'affaire est prise au sérieux aussi par Siemens, qui a diffusé une méthode et un correctif pour détecter et extirper ce malware.

D'où vient-il ? Où va-t-il ?

À quoi pourrait-il servir ? « Il pourrait par exemple mettre en panne une centrifugeuse, a expliqué Eric Byres (propos rapportés par PC World), mais il pourrait être utilisé dans bien d'autres buts. La seule que je puisse dire c'est que c'est quelque chose conçu pour casser. »

Il aurait été retrouvé en Iran, en Inde et en Indonésie. « Un nombre indéterminé de centrales électriques, de pipes-lines et d'usines ont pu être infectés », ont affirmé les experts. Ralph Langner tire de ses analyses une conclusion concrète : la cible du ver serait la centrale nucléaire de Bushehr, au bord du golfe Persique. Siemens AG avait participé à la construction de la centrale au début des années 1970 jusqu'à la révolution islamique de 1979. Après les bombardements de la guerre Iran-Irak puis l'opposition des États-Unis, la remise en route de la centrale a pu être effectuée grâce à l'aide de la Russie.

C'est d'ailleurs une entreprise russe ayant collaboré à cette remise en route, Atomstroyexport, que Ralph Langner désigne comme un vecteur possible du virus pour son entrée clandestine en Iran. D'après Symantec, qui s'est aussi penché sur ce virus, ce pays concentrait en juillet 60% des cas d'infections.

La sophistication de ce malware et la parfaite connaissance des systèmes de Siemens qu'il implique font penser qu'il ne s'agit pas du jeu d'un hacker du dimanche. Un État pourrait-il avoir visé cette centrale par une cyber-attaque ? Selon Siemens, en tout cas, l'hypothèse ne tient pas car la société allemande n'a livré à la centrale de Bushehr aucun système du type de ceux qu'infecte Stuxnet...

Jean-Luc Goudet

Le 24 septembre 2010


3-2 Mireille Delamarre : Ils protestent contre la condamnation à mort de Sakineh en Iran, mais se taisent sur l’exécution de Teresa Lewis aux Etats-Unis.
Publié le 21-09-2010
Ils ont l’indignation bien sélective nos défenseurs des droits de l’homme à la sauce BHL, SOS Racisme et autres hypocrites bien de "chez nous". Mireille Delamarre s’élève à juste titre, sur son site PlanèteNonViolente contre ces tartuffo-sionistes.

La peine de mort ne serait-elle pas une barbarie intolérable PARTOUT ?
Teresa Lewis condamnée à mort aux US pour le meurtre  de son mari sera exécutée demain à l'aube.

Les BHL, CBS, Birkin, Amara et Cie se Taisent.
Par
Mireille Delamarre
"Preuve que l’affaire de l’Iranienne Sakineh est 100% politisée : Les BHL, CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit se taisent alors que cette américaine diagnostiquée retardée mentale condamnée pour le meurtre de son mari et beau fils sera exécutée le 23 Septembre prochain. Amnesty International USA a lancé de multiples appels pour la sauver.

Aux USA on est plus « civilisé » qu’en Iran on tue par injection létale.
Teresa Lewis, 40 ans, a été accusée d’avoir engagé deux tueurs à gage, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, pour tuer son mari et son beau fils pour pouvoir toucher une prime d’assurance vie de 350 000 $. Ses deux complices ont été condamnées à la prison à vie. Teresa Lewis quant à elle a été condamnée à la peine de mort.
Selon plusieurs psychologues c’est impossible pour une femme qui est diagnostiquée comme retardée mentale et reconnue comme ayant une personnalité pathologiquement dépendante de manipuler deux hommes pour tuer.
« Quand on tient compte de multiples preuves c’est clair que Teresa ne possède ni l’intelligence verbale ni la capacité d’initiative indépendante requise pour planifier un meurtre » selon les dires d’un psychologue américain cité par AIUSA.
De même des experts psychologues légistes américains ont témoigné que Lewis avaient une « personnalité pathologiquement dépendante » la rendant incapable de remplir des tâches aussi simples que celle de faire elle-même une liste de courses.

En 2003, Shallenberger, l’un des deux tueurs à gage, avait écrit à l’un de ses compagnons de prison lui disant qu’il avait manipulé Lewis pour commettre le crime afin d’utiliser l’argent pour démarrer une affaire de trafic de drogue dans la ville de New York. Shallenberger s’est suicidé en prison et les avocats défendant Lewis n’ont pu utiliser cette lettre comme preuve pour l’innocenter.

Malgré toutes ces informations le procureur général de l’état de Virginie où doit être exécutée Lewis, Ken Cuccinelli, reste convaincu que Lewis mérite la peine de mort à cause selon lui : « du caractère brutal des crimes commis de même que de son attitude sans cœur, manipulatrice, adultère, cupide, scandaleuse ».
Teresa Lewis doit être exécutée le 23 Septembre prochain.
Mais aux USA on est plus " civilisé "qu’en Iran on tue par injection létale même si parfois les bourreaux s’y reprennent à plusieurs reprises pour pratiquer l’injection comme cela est déjà arrivé et que la mort n’est pas instantanée.
Lewis sera la première femme à être exécutée en Virginie depuis pratiquement un siècle.

Les Etats Unis fait partie des pays où le nombre de condamnations à mort est l’un des plus élevés avec pour la seule année 2009, 52 personnes condamnées à la peine capitale.
Amnesty International USA s’est adressée à plusieurs responsables américains pour que la condamnation soit revue.
Dans une lettre adressée au gouverneur de Virginie, Robert McDonnell, le directeur exécutif de AIUSA, Larry Cox, a écrit :
« procéder à l’exécution ce serait s’approcher dangereusement d’une violation de la Constitution US qui interdit toute peine capitale pour ceux qui sont retardés mentaux ».
Pour toute action sérieuse de soutien contre cette exécution il faut s’adresser à Amnesty International qui a des années d’expérience honnête dans ce genre de combat.
En France indignation sélective de la clique des manipulateurs d’opinion
En France, l’exécution prochaine de Teresa Lewis ne fait ni la une du quotidien sioniste, Libération, ni de la « revue » feuille de propagande de BHL, « La Règle Du Jeu », ni du magazine Elle, reconverti dans les causes humanitaires, cela fait vendre. De même les CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit n’en ont rien à faire.
Pourtant les deux affaires Sakineh et Lewis se ressemblent : les deux femmes sont toutes deux accusées du meurtre de leurs époux respectifs. L’une en Iran, l’autre aux USA. Toutes deux ont été condamnées à mort : l’une par lapidation l’autre par injection létale. Dans les deux cas l’exécution est assimilable à un acte de torture entraînant la mort.
Il est vrai qu’actuellement, BHL, Libération, et SOS Racisme se sont découverts une vibrante fibre patriotique, et sont très occupés à défendre la Nation. Dans Libération, appartenant à Edouard de Rothschild récemment installé à Tel Aviv pour mettre en pratique son Sionisme vient d’éclore une nouvelle pétition : « Touche Pas A Ma Nation ».
Ce type d’opération n’est qu’une grossière manipulation - dans un environnement socio politique désespérément vide de tout mouvement unitaire contestataire sérieux impliqué dans des actions concrètes - visant principalement
1. A s’acheter à bon compte une réputation ou plutôt une image médiatique de contestataire
2. Saboter toute opposition sérieuse à la Sarkochienlit en détournant les sujets politiques qui fâchent les français et en donnant l’illusion médiatique d’une « opposition ».
3. Neutraliser ceux qui pourraient s’impliquer sérieusement dans une opposition réelle au démantèlement de la France état nation ce que fait tout simplement Sarkozy.
4. Au final collaborer au démantèlement de la France état nation par la Sarkochienlit tout en donnant l’impression médiatique de faire le contraire.
Actualisation 20/09/2010
Une soirée était organisée au théâtre du Chatelet à Paris hier soir sous la houlette de SOS racisme, Liberation et BHL sous le mot d’ordre "Touche Pas à Ma Nation". Il est déplorable de constater que mêmes des "élites" politiques et du monde associatif, tels Jean Luc Mélanchon et le président du MRAP, Mouloud Aounit, se laissent embobiner par cette clique de manipulateurs d’opinion.
Comment peut-on se montrer en public avec un BHL par exemple qui revendique haut et fort son Américano Sionisme et qui vient sur le devant de la scène publique nous la jouer Nation, Egalité, Tolérance. On ne peut pas honnêtement défendre ces valeurs et en même temps soutenir Israël qui les viole quotidiennement en Palestine.
L’intégrité face au cynisme extrême pathologique qui foule au pied l’Humain qui est en chacun de nous ici et là bas c’est ce que doivent défendre ces "opposants" à la Sarkochienlit.
Faire scène commune avec les BHL Libération et consorts c’est tout simplement abandonner son intégrité pour quelques miettes "d’image médiatique".
Mireille Delamarre 

21-09

www.legrandsoir.info/@Des-bassines-et-du-zele@.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article5403

Sources : CAPJPO-EuroPalestine

n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Suite - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…


n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Suite   - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…



Dossier d'Iran   n°54 du 29-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Ahmadinjead : L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran.

4-2 Depuis l'Iran : Lettre de Lauren Booth à Tony Blair.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : La Troisième Guerre mondiale se prépare: Objectif Iran


4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Ahmadinjead : L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran.

 « Les Occidentaux sont plus que quiconque conscients que nous ne voulons nullement la bombe atomique et que nous en disposons même pas. Nous n’avons pas besoin de la bombe H, puisque là où elle est véhiculée, notre culture, elle imprègne tout ; la bombe atomique de l’Iran est l’amour et la pureté, auxquels rien ne peut résister. », a affirmé le Président Ahmadinejad, en allusion à la campagne de désinformation des Occidentaux à propos du programme nucléaire civil iranien.
C’était dimanche soir 19 septembre, à New York, que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad l’a déclaré devant les Iraniens résidant aux Etats-Unis.

« Presque tout le monde est conscient aujourd’hui que deux courants, deux cultures, deux puissances et deux pays pèsent tout leur poids sur l’échiquier international : l’Iran et les Etats-Unis d’Amérique ; le genre d’interaction de ces deux puissances déterminera le sort du monde. Un de ces pays qu’est l’Amérique a son propre courant idéologique, culturel ainsi que son propre rhétorique politique ; il fait maintenant quelques décennies qu’elle s’impose sur la scène mondiale et qu’elle est sans rivale dans l’univers capitaliste, elle cristallise à elle seule toute la pensée occidentale. Aux antipodes de cette culture, se trouve l’Iran, qui est une culture, une conduite, une histoire et une civilisation, occupant une place élevée dans l’esprit des nations et des penseurs. », a expliqué le président Ahmadinejad. Dans l’optique du Président, la culture et la pensée américaines sont par essence hégémoniques, voulant coûte que coûte faire main basse sur les capitaux et les ressources des autres. « Vous avez constaté vous-même ce qui s’est passé, au nom de la démocratie et la paix dans ce pays, combien de gens innocents y ont été décimés. Dès qu’ils [les Américains, ndtr] ont débarqué en Afghanistan, ils ont transféré les documents du pays notamment les études que les soviétiques avaient effectué sur les mines afghanes et ils les ont identifiées. », a rappelé le Président Ahmadinejad pour qui le discours de force est profondément ancré dans la culture américaine ; cette vision accorde le droit au plus fort. Il y a trente ans que les Américains font cavalier seul dans l’arène internationale ; et vous pouvez constater le résultat de leur domination ; ce qui se passe en Afghanistan ou en Irak en est un exemple manifeste. Ils ont dit qu’ils voulaient offrir liberté et démocratie au peuple irakien, mais leur bilan à lui seul est bien éloquent : un nombre incommensurable de tués et de blessés, des infrastructures totalement détruits.
« Aux antipodes se trouve la culture, la pensée et la méthode de l’Iran, qui a la compétence de gérer le monde. Nombreux sont maintenant les hommes politiques qui s’interrogent sur l’histoire d’Iran et ses antécédents, qui sont curieux de mieux connaître la culture et la civilisation iraniennes. », a fait remarquer le Président. En référence aux figures de proue de la culture et de la civilisation iraniennes dont Abu Reyhan, Avicenne, Hafez, Saadi, Ferdowsi… le président a souligné : la nation iranienne a depuis les temps immémoriaux, été connue pour sa riche culture. Les Iraniens ont toujours été en quête de la paix, de l’amitié et de l’équité. Ils n’ont voulu que le bien d’autrui et ils n’ont jamais cherché à se poser en les maîtres du monde ou à piller les richesses des autres.
Le programme nucléaire iranien à vocation pacifique cible de la campagne de désinformation des Occidentaux était un autre axe du discours présidentiel. « Ils savent mieux que quiconque que nous ne cherchons pas la bombe atomique et que nous ne disposons pas de telles armes. Nous n’avons pas besoin de la bombe atomique ; notre bombe H, ce sont les Iraniens qui là où ils vont, ils influent au travers leur culture, sur le monde. Pureté et amour, voilà la bombe atomique de l’Iran, qui là où elle se rend, rien ne lui résiste, elle désamorce toute bombe atomique. », a réitéré le Président Ahmadinejad avant d’insister (dixit) « La tâche de la nation iranienne est lourde ».
« Le monde dans son actuelle situation, devra changer. Quant à l’Iran, il joue un rôle de premier plan dans ce changement-clé. », a assuré le président.

 20 Septembre

www.alterinfo.net/L-amour-et-la-purete-voila-la-bombe-atomique-d-Iran-Ahmadinjead_a50036.html -

 http://french.irib.ir


4-2 Depuis l'Iran : Lettre de Lauren Booth à Tony Blair.
Mardi 21 septembre 2010

Félicitations pour le succès de tes mémoires politiques.

Je suis en Iran avec l’unique exemplaire disponible dans tout le pays. Je peux te dire qu’on se l’arrache ici et qu’il vaut largement son poids en armes de destruction massive. Une petite remarque en passant à la maison d’édition : faites traduire « A Journey » (titre des mémoires récemment publiées par Tony Blair - NdT) en farsi et en arabe le plus vite possible. Par ici, les exemplaires partiront comme des petits pains.
Tony, hier je suis allée à la manifestation de protestation lors de la Journée d’Al Quds (Jérusalem – NdT) ici à Téhéran. Tu en as peut-être entendu parler. C’est le rassemblement où les Iraniens se retrouvent pour protester contre l’occupation illégale de la Palestine par Israël, y compris la ville sainte de Jérusalem.
Je suis ironique lorsque je te demande si tu en as entendu parler parce que je sais bien que oui. Car c’est, après tout, ton pire cauchemar, n’est-ce pas ? Cela doit être terrifiant pour toi, avec ta « vision globale » que tu décris dans tes mémoires, d’assister à des scènes retransmises par la BBC du lieu de ralliement entre la politique et l’Islam.
Personnellement, je n’ai jamais compris cette peur de « l’Islam politique ». Il me semble que les croyants devraient toujours être éduqués à la marche des affaires du monde plutôt que d’être maintenus dans l’ignorance, comme les Chrétiens Sionistes du Mid West des États-Unis qui sont incapables de trouver leur propre ville sur une carte.
Quoi qu’il en soit, je me trouvais parmi plus d’un million de musulmans iraniens qui chantaient à l’unisson « Marg Bar Isre-hell ! » et « Marg Bar Am-ri-ca ! » Je suis sûre que tu sais ce que cela signifie, Tony : « A bas Israël, à bas l’Amérique ». Les hommes, femmes et enfants autour de moi ont passé la journée sans manger ni boire (Ca s’appelle le Ramadan, Tony, c’est un jeûne). Ils endurent la faim et la soif dans une chaleur étouffante, comme si de rien n’était. Dans le monde musulman, ils sont capables de supporter les privations, et ils sont fiers de souffrir pour exprimer leur colère contre le massacre des Palestiniens qui se poursuit. Pour protester contre le vol par les colons du peu qui reste des territoires palestiniens. Pour protester contre le blocus de Gaza qui provoque d’immenses souffrances pour des milli
ons de gens.
A présent, les Chrétiens Sionistes aux États-Unis et les Juifs Sionistes en Israël voudraient te faire croire que je suis en danger ici, surtout lors d’une journée de protestation comme celle-ci. Eh bien, là encore Tony, on t’a servi et fait avaler un gros mensonge. Le mensonge selon lequel lorsque les Musulmans manifestent, ils manifestent contre les « infidèles » (comme moi, je suppose) dans une sorte de répétition moyen-orientale des anciennes croisades.
En réalité, c’est toi qui mène une croisade, Tony, pas « eux ».
Aujourd’hui j’ai parlé à de nombreuses femmes dans la manifestation à Téhéran. Une mère qui pleurait, non pas par haine de « l’Occident » mais par empathie avec les mères de Rafah, de Khan Younis, de Nablus et de Jenin. Reconnais-tu ces noms, Tony ? En tant qu’émissaire de la paix au Moyen-Orient, tu devrais. Au cours des dernières années, Israël y a massacré des enfants. Tu ne le savais pas ?
Quoi qu’il en soit, les femmes que j’ai rencontrées étaient douces et frustrées par le refus de la communauté internationale de faire cesser les arrestations d’enfants palestiniens, d’arrêter les bombardements réguliers des tunnels (principaux voies d’acheminement encore ouverts pour la nourriture et les denrées de première nécessité à Gaza). Nous nous sommes embrassées dans les rues de Téhéran comme des soeurs. Pas comme des soeurs dans l’Islam, Tony, mais comme des soeurs dans le combat contre ton extrémisme et tes préjugés.
Et aujourd’hui lorsque les rues de Londres résonneront des cris de « Allahuakbar ! » et « A bas Israël » des Chrétiens et des Juifs se joindront à ces cris aux côtés des Musulmans « politiques » que tu déclares craindre tant, et que tu aimerais me faire craindre aussi, si tu pouvais.
Ayant passée pas mal de temps en Palestine ces dernières années, certainement plus que toi, le supposé « émissaire de la paix », j’ai été révulsée par ton discours aligné sur celui d’Israël au sujet de la Palestine et le peuple palestinien.
Selon toi, le « conflit » entre la Palestine et Israël est une affaire de religion et n’aurait rien à voir avec le nettoyage ethnique de la population arabe, ni avec l’avilissement par les occupants israéliens de ceux qui restent.

Tu dis que les Arabes voient et verront toujours les « Juifs » comme des ennemis.
Nom de Dieu, Tony, révise un peu ton histoire. Si tu as l’intention de créer une « Fondation pour la Foi », alors tu ferais mieux de lire l’Islam pour les Nuls, tu ne crois pas ? Est-ce que tes potes à Tel-Aviv ont oublié de te dire combien de milliers de Juifs vivaient dans la Palestine Historique en parfaite harmonie avec leurs voisins Arables avant 1948 ?
Est-ce tu ignores réellement qu’aujourd’hui même des dizaines de milliers de Juifs vivent paisiblement en Iran ?
J’ai discuté avec des dizaines et des dizaines de familles musulmanes, celles dont les enfants ont été brûlés par les bombes aux phosphore américano-israéliennes. Celles qui souffrent encore de la faim à cause du siège de Gaza par Israël. Celles qui ont vécu l’époque des premières sanctions contre l’Iran lorsqu’il fallait des bons d’alimentation pour se nourrir. Et chacun de ces Musulmans, de chacune de ces familles qui souffraient, disait la même chose : « Nous ne détestons personne pour sa race ou sa religion. Nous ne pouvons pas détester les Juifs parce qu’ils font partie de notre livre sacré et des enseignements du Coran. » Tony, laisse moi te poser une question.
Pourquoi un peuple, Musulman ou pas, ne devrait-il avoir AUCUN droit à la justice et AUCUN droit à se défendre contre le mal qui lui est infligé ainsi qu’à ses enfants ? N’as-tu donc aucune idée de ce qu’est la vie à Gaza ? Soumis à un blocus, attaqué par des armes chimiques, les écoles de vos enfants rasées par des missiles israéliens, vos hôpitaux bombardés, votre électricité coupée, sans eau potable ?
Ou est-ce que tu « comprends » que ce que subissent des millions de gens au Moyen-Orient est le résultat direct de ton soutien à Israël mais que tu penses aussi qu’ils le méritent ?
Dans ton livre tu dis que tu savais parfaitement combien de maisons à Beyrouth avaient été rasées, combien de civils étaient morts, au Liban en 2006. Et pourtant tu estimes que la colère libanaise contre le vol par Israël des « Fermes de Sheba » (territoire libanais occupé par Israël – NdT) est exagérée pour une si « minuscule » portion de terre. Tu n’arrives pas à comprendre qu’il s’agit d’une agression contre le Liban tout entier de la part d’un voisin lourdement armé. Tu le vois comme « Israël est attaqué. Israël riposte », comme si Israël vivait tranquillement, en dispensant ses gentillesses autour de lui, entre deux massacres.
Lorsque d’autres dirigeants mondiaux ont exigé qu’Israël cesse immédiatement ses bombardements en 2006 sur les villes libanaises, toi tu es resté silencieux.
« Si j’avais condamné Israël » écris-tu, « j’aurais été malhonnête. Pire encore, j’aurais trahi ma vision globale ».
Ta vision globale est que les Musulmans sont fous, dangereux et qu’il vaut mieux les éviter. Une épidémie qui requiert une quarantaine. Les derniers chapitres de ton livre remportent un gros succès ici, Tony, félicitations ! Car ils exposent la vision dichotomique entre « eux » et « nous » prêchée par tes amis à Washington et à Tel-Aviv, et par David Milliband (ministre britannique des affaires étrangères - NdT), grand ambassadeur du Sionisme s’il en est un.
Dans le dernier chapitre, tu écris : « il nous faut une contre-offensive religieuse » contre l’Islam. Et par « Islam » tu entends les rassemblements d’Al Quds, l’Intifada palestinienne (qui se mène sur la base d’une lutte contre l’Apartheid, Tony, pas au nom d’un fanatisme religieux), contre tout Arabe qui refuse d’agiter un drapeau blanc au passage des F16 qui larguent leurs bombes sur les maisons et les camps de réfugiés, et qui refuse d’entonner « Imaginez si tous les gens... » (paroles de la chanson pacifiste « Imagine » de John Lennon – NdT)
Lorsque tu dis que « l’extrémisme » doit être « contré et battu » tu veux parler en fait du message de solidarité exprimé aussi bien par les Musulmans que par les non-Musulmans dans les rues de Londres et à travers le monde et qui se joignent aux protestations d’Al Qods.
« Non seulement l’extrémisme doit être battu » dis-tu mais « c’est sa narrative qu’il faut contrer. »
L’Iran est effectivement le lieu où la tradition de l’Islam et l’action politique se rencontrent.
Mais je n’ai pas peur ici, Tony. Les gens sont gentils, accueillants et de bonne humeur.
Ils sont aussi très conscients de l’histoire de la région, des méfaits perpétrés par Israël contre la Palestine et des machinations politiques des gouvernements des États-Unis et de la Grand-Bretagne.
Ton livre est très recherché ici à Téhéran. C’est de cela, et non de l’Islam, que toi et tes potes israéliens devraient avoir peur parce que ton livre te révèle dans toute la splendeur de ton ignorance.
Original : Lauren Booth

Lauren Booth, journaliste et militante, est la belle-sœur de Tony Blair

Mardi 21 septembre 2010
Traduction VD pour le Grand Soir

LE GRAND SOIR

Diffusion non-commerciale autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.

www.legrandsoir.info/Depuis-l-Iran-Lettre-de-Lauren-Booth-a-Tony-Blair.html



5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Michel Chossudovsky : La Troisième Guerre mondiale se prépare: Objectif Iran

1ère partie : La guerre planétaire

Dimanche 29 août 2010

L’humanité est à un carrefour dangereux : la guerre contre l’Iran est à un « stade de préparation avancé » et des systèmes d’armes de haute technologie, incluant des ogives nucléaires, sont complètement déployés.

Cette aventure militaire est sur la planche à dessin du Pentagone depuis le milieu des années 1990. D’abord l’Irak, ensuite l’Iran, peut-on lire dans un document déclassifié de l’US Central Command.

L’escalade fait partie du programme militaire. Alors que l’Iran représente la prochaine cible, avec la Syrie et le Liban, ce déploiement militaire stratégique menace également la Corée du Nord, la Chine et la Russie.

Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, incluant leurs partenaires de l’OTAN et Israël, ont été impliqués dans le vaste déploiement et le stockage de systèmes d’armes perfectionnés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont totalement intégrés.

Il s’agit d’une tentative coordonnée du Pentagone, de l’OTAN et de l’armée israélienne (Tsahal), avec la participation militaire active de plusieurs pays partenaires non membres de l’OTAN, dont les États arabes de premier plan (les membres du Dialogue méditerranéen et de l’Initiative de coopération d’Istanbul) : l’Arabie Saoudite, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, Singapore, et, entre autres, l’Australie. (L’OTAN comprend 28 États membres. Vingt et un pays supplémentaires sont membres du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) et le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul comportent 10 pays arabes plus Israël.)

Les rôles de l’Égypte, des États du Golfe et de l’Arabie Saoudite (au sein de l’alliance militaire élargie) sont particulièrement pertinents. L’Égypte contrôle le transit des navires de guerre et des pétroliers par le canal de Suez ; l’Arabie Saoudite et les États du Golfe occupent les lignes de côtes sud-ouest du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et du golfe d’Oman. Au début juin, « l’Égypte aurait permis à un navire israélien et 11 navires étasuniens de passer par le canal de Suez […] en guise de signal clair à l’Iran. […] Le 12 juin, les organes de presse régionaux rapportaient que les Saoudiens avaient accordé à Israël le droit de survoler leur espace aérien […] » (Muriel Mirak Weissbach,  Israel’s Insane War on Iran Must Be Prevented., Global Research, 31 juillet 2010)

Dans la doctrine militaire post-11 septembre, ce déploiement massif d’équipement militaire a été défini comme un élément de la soi-disant « guerre mondiale au terrorisme », ciblant des organisations terroristes « non étatiques », incluant Al-Qaïda et les prétendus « états qui appuient le terrorisme », comprenant l’Iran, la Syrie, le Liban et le Soudan.

L’établissement de nouvelles bases militaires étasuniennes, le stockage systèmes d’armes perfectionnés, incluant des armes nucléaires tactiques, etc., ont été mis en œuvre en vertu de la doctrine de défense militaire préemptive sous l’égide de la « guerre mondiale au terrorisme ».

La guerre et la crise économique

Les plus vastes implications d’une attaque des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël contre l’Iran sont lourdes de conséquences. La guerre et la crise économique sont intimement liées. D’une part, l’économie de guerre est financée par Wall Street, qui fait office de créancier de l’administration étasunienne. Les fabricants d’armes étasuniens sont d’autre part les récipiendaires des contrats d’approvisionnement de plusieurs milliards de dollars du département de la Défense pour des systèmes d’armes perfectionnés. En retour, « la bataille du pétrole » au Moyen-Orient et en Asie centrale sert directement les intérêts des géants anglo-étasuniens de l’industrie pétrolière.

Les États-Unis et leurs alliés « appellent à la guerre » au plus fort d’une dépression économique mondiale, cela, sans compter la plus grave catastrophe environnementale de l’Histoire. Cela prend une tournure amère, car l’un des joueurs importants (BP) sur l’échiquier géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, connu autrefois sous le nom Anglo-Persian Oil Company, est le responsable du désastre écologique dans le golfe du Mexique.

Désinformation médiatique

Face aux conséquences probables de ce que l’on affiche comme une opération « punitive » ad hoc contre les installations nucléaires iraniennes plutôt qu’une guerre totale, l’opinion publique, influencée par le battage médiatique, se montre tacitement favorable, indifférente ou ignorante. Pourtant, les préparatifs de guerre comprennent le déploiement d’armes nucléaires fabriquées par les États-Unis et Israël. Dans ce contexte, les effets dévastateurs d’une guerre nucléaire sont soit banalisés ou ne sont tout simplement pas mentionnés.
La « vraie crise » qui menace l’humanité, selon les médias et les gouvernements, ce n’est pas la guerre, mais le réchauffement planétaire. Les médias fabriquent des crises là où il n’y en a pas, comme la pandémie mondiale H1N1, qui représentait « un péril planétaire ». Toutefois, personne ne semble redouter une guerre nucléaire promue par les États-Unis.
La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi tant d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à la « Terre mère » comme l’est le réchauffement planétaire. Elle ne fait pas la une des journaux. Qu’une attaque contre l’Iran puisse mener à une escalade et déclencher une « guerre mondiale » ne fait l’objet de préoccupation.

Le culte du massacre et de la destruction

L’engin meurtrier mondial est aussi maintenu par un culte enraciné du massacre et de la destruction qui imprègne les films hollywoodiens, sans parler des séries sur le crime et la guerre diffusées à heure de grande écoute à la télévision réseau. Ce culte de la tuerie est cautionné par la CIA et le Pentagone, qui appuient (financent) les productions d’Hollywood, lesquelles servent d’instrument de propagande de guerre :

« L’ancien agent de la CIA Bob Baer nous a dit qu’il "existe une symbiose entre la CIA et Hollywood" et a révélé que l’ancien directeur de la CIA George Tenet est actuellement "à Hollywood où il discute avec les studios" » (Matthew Alford et Robbie Graham, Lights, Camera… Covert Action: The Deep Politics of Hollywood, Global Research, 31 janvier 2009).

La machine meurtrière est déployée au niveau planétaire, dans le cadre de la structure unifiée de commandement au combat. Elle est invariablement préservée comme instrument incontesté de paix et de prospérité mondiale par les institutions gouvernementales, les médias privés, ainsi que par les mandarins et intellectuels du nouvel ordre mondial issus des boîtes de réflexion et des instituts d'études stratégiques de Washington.

Une culture de massacre et de violence s’est incrustée dans la conscience humaine.

La guerre est largement acceptée comme une phase du processus sociétal : la patrie doit être « défendue » et protégée.

Dans les démocraties occidentales, on maintient « la violence légitimée » et les exécutions sommaires de « terroristes » comme des instruments nécessaires à la sécurité nationale.

La soi-disant communauté internationale entretient une « guerre humanitaire ». Elle n’est pas condamnée comme acte criminel et ses principaux artisans sont récompensés pour leur contribution à la paix mondiale.

Concernant l’Iran, ce qui se déroule constitue la légitimation absolue de la guerre au nom d’une notion illusoire de sécurité planétaire.

Une attaque aérienne « préemptive » contre l’Iran mènerait à l’escalade

À l’heure actuelle il existe trois théâtres de guerre distincts au Moyen-Orient et en Asie centrale : l’Irak, l’Af-Pak (l’Afghanistan et le Pakistan) et la Palestine.

Si l’Iran faisait l’objet d’une attaque aérienne « préemptive » de la part des forces alliées, la région entière s’embraserait, de l’est de la Méditerranée à la frontière ouest de la Chine, du Pakistan et de l’Afghanistan, ce qui nous conduirait probablement à un scénario de Troisième Guerre mondiale.
La guerre s’étendrait par ailleurs au Liban et à la Syrie.
S’ils étaient exécutés, il est très peu probable que les bombardements soient circonscrits aux installations nucléaires iraniennes, comme l’affirment les déclarations officielles des États-Unis et de l’OTAN. Une attaque aérienne massive visant à la fois les infrastructures militaires et civiles – les systèmes de transport, les usines et les édifices publiques – est davantage probable.

 

Relativement aux réserves mondiales de pétrole et de gaz, l’Iran, détenant approximativement 10  % de celles-ci, se classe au troisième rang après l’Arabie Saoudite (25 %) et l’Irak (11 %). Par comparaison, les États-Unis possèdent moins de 2,8 % des réserves mondiales de pétrole, lesquelles sont estimées à moins de 20 milliards de barils. La région élargie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale comprend des réserves de pétrole équivalant à plus de 30 fois celles des États-Unis, ce qui représente plus de 60 % de toutes les réserves du monde. 

La récente découverte en Iran de la deuxième réserve de gaz en importance, Soumar et Halgan, est significative : on l’estime à 12,4 billions de pieds cube.

Cibler l’Iran n’a pas que pour but de réinstaurer le contrôle anglo-étasunien de l’économie pétrolière et gazière, y compris les routes de pipeline, mais également à s’opposer à l’influence de la Chine et de la Russie dans la région.

L’attaque planifiée contre l’Iran fait partie d’une feuille de route militaire mondiale coordonnée. Il s’agit d’une étape de la « longue guerre » du Pentagone, une guerre sans frontières à but lucratif, un projet de domination mondiale, une succession d’opérations militaires.

Les planificateurs militaires des États-Unis et de l’OTAN ont envisagé divers scénarios d’escalade militaire. Ils sont aussi pleinement conscients des implications géopolitiques, à savoir que la guerre pourrait s’étendre au-delà de la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Par ailleurs, les impacts économiques sur les marchés du pétrole, etc., ont été analysés.

Alors que l’Iran, la Syrie et le Liban sont des cibles immédiates, la Chine, la Russie et la Corée du Nord, sans parler du Venezuela et de Cuba, font également l’objet de menaces de la part des États-Unis.

La structure des alliances militaires est en jeu. Les déploiements, les exercices et les entrainements militaires des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël effectués aux frontières immédiates de la Russie et de la Chine sont directement liés à la guerre envisagée contre l’Iran. Ces menaces et le moment choisi pour les proférer informent clairement les anciennes puissances de la guerre froide qu’elles ne doivent intervenir d’aucune manière pouvant empiéter sur une attaque contre l’Iran menée par les États-Unis.

Guerre planétaire

L’objectif stratégique à moyen terme est de cibler l’Iran et de neutraliser ses alliés par la diplomatie de la canonnière. L’objectif militaire à long terme consiste à cibler directement la Chine et la Russie.

Alors que l’Iran représente la cible immédiate, le déploiement militaire est loin d’être limité au Moyen-Orient et à l’Asie centrale : un programme militaire mondial a été formulé.

Le déploiement de troupes coalisées et de systèmes d’armes perfectionnés par les États-Unis, l’OTAN et ses partenaires a lieu simultanément dans toutes les grandes régions du monde.

Les récents actes de l’armée étasunienne le long du littoral nord-coréen, y compris la conduite de jeux de guerre, relèvent d’un plan mondial.

Visant principalement la Russie et la Chine, les exercices militaires, les exercices de guerre et les déploiements d’armes des États-Unis de l’OTAN et des alliés, sont menés parallèlement dans les grandes zones géopolitiques sensibles :

-dans la péninsule coréenne, la mer du Japon, le détroit de Taïwan, la mer de Chine méridionale, menaçant la Chine;

-en Pologne, des missiles Patriot sont déployés, alors qu’en République Tchèque un centre d’alerte lointaine est mis sur pied, tous deux menaçant la Russie;

-en Bulgarie, en Roumanie et sur la mer Noire des déploiements navals menacent la Russie;

-en Géorgie, les États-Unis et l’OTAN déploient des troupes

-dans le golfe Persique, un gigantesque déploiement naval dirigé contre l’Iran a lieu, incluant des sous-marins israéliens.

Concurremment, la Méditerranée orientale, la mer Noire, les Caraïbes, l’Amérique centrale et la région des Andes en Amérique du Sud se militarisent continuellement. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les menaces visent le Venezuela et Cuba.

L’« aide militaire » étatsunienne

Par ailleurs, des transferts d’armes de grande envergure à des pays sélectionnés ont été entrepris sous la bannière de l’« aide militaire » étasunienne, dont une vente d’armes à l’Inde de 5 milliards de dollars visant à renforcer la puissance de l’inde face à la Chine. (Huge U.S.-India Arms Deal To Contain China, Global Times, 13 juillet 2010).

« [La] vente d’armes améliorera les liens entre Washington et New Delhi et, intentionnellement ou non, aurait pour effet de limiter l’influence de la Chine dans la région. » (Cité dans Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010)

Les États-Unis ont des accords de coopération militaire avec de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, dont Singapore, le Vietnam et l’Indonésie, comprenant de l’« aide militaire » ainsi que la participation à des jeux de guerres menés par les États-Unis en bordure du Pacifique (juillet-août 2010). Ces accords appuient le déploiement d’armes contre la République populaire de Chine. (Voir Rick Rozoff, Confronting both China and Russia: U.S. Risks Military Clash With China In Yellow Sea, Global Research, 16 juillet 2010).

En lien plus étroit avec l’attaque planifiée contre l’Iran, les États-Unis arment de la même manière les États du Golfe (le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis) de missiles terrestres intercepteurs, de Patriot Advanced Capability-3, d’un système de défense de zone du théâtre à haute altitude (THAAD), ainsi que de missiles intercepteurs mer-air Standard 3, installés sur des navires de guerre équipés du système Aegis et situés dans le golfe Persique. (Voir Rick Rozoff,  NATO’s Role In The Military Encirclement Of Iran, Global Research, 10 février 2010).

Le calendrier de stockage et de déploiement militaire

Concernant les transferts d’armes des États-Unis à des pays alliés et partenaires, le moment choisi pour la livraison et le déploiement est crucial. En temps normal, le lancement d’une opération militaire organisée par les États-Unis se produirait une fois que ces systèmes d’armes sont en place, déployés efficacement et que le personnel est entraîné. (En Inde par exemple)

Nous assistons à un plan militaire mondial soigneusement coordonné, contrôlé par le Pentagone et impliquant les forces armées combinées de plus de 40 pays. Ce déploiement militaire multinational et planétaire est de loin la plus importante démonstration de systèmes d’armes perfectionnés de l’Histoire.

De surcroît, les États-Unis et leurs alliés ont établi de nouvelles bases militaires dans différentes régions du monde : « La surface de la Terre est structurée comme un vaste champs de bataille. » (Voir Jules Dufour, Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril).

La structure de commandement unifié divisée en commandements géographiques est basée sur une stratégie de militarisation à l’échelle planétaire. « L’armée étasunienne possède des bases dans 63 pays et de toutes nouvelles bases militaires ont été construites dans 7 pays depuis le 11 septembre 2001. En tout, 255 065 personnels militaires étasuniens sont déployés à travers le monde. (Voir Jules Dufour,  Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.ca, le 10 avril 2007)
Source: 
DefenseLINK-Unified Command Plan

Scénario de Troisième Guerre mondiale

« Le monde et les zones de responsabilité des commandants » (voir la carte ci-dessus) définit le plan militaire mondial du Pentagone, lequel est un plan de conquête du monde.

Ce déploiement militaire a lieu simultanément dans plusieurs régions et est coordonné par les commandements régionaux étasuniens. Il comprend le stockage de systèmes d’armes de fabrication étasunienne par les forces des États-Unis et des pays partenaires, dont certains sont d’anciens ennemis, comme le Vietnam et le Japon.

Le contexte actuel est caractérisé par un accroissement du potentiel militaire planétaire contrôlé par une superpuissance mondiale utilisant ses nombreux alliés pour déclencher des guerres régionales.
En revanche, la Seconde Guerre mondiale était une conjonction de théâtres de guerre régionaux distincts. En raison des technologies des années 1940, il n’existait pas de coordination stratégique « en temps réel » des actions militaires entre de vastes régions géographiques.

La guerre planétaire est fondée sur le déploiement coordonné d’une seule puissance militaire dominante supervisant les actions de ses partenaires et de ses alliés.

À l’exception d’Hiroshima et de Nagasaki, la Seconde Guerre mondiale était définie par l’utilisation d’armes conventionnelles. La planification d’une guerre planétaire repose sur la militarisation de l’espace. Si une guerre contre l’Iran était déclenchée, on utiliserait non seulement des armes nucléaires, mais aussi toute la gamme de systèmes d’armes perfectionnés, incluant des méthodes électrométriques et des techniques de modification de l’environnement (ENMOD).

Le Conseil de sécurité des Nations Unies

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté au début juin une quatrième ronde de sanctions radicales contre la République islamique d’Iran, comprenant un embargo élargi sur les armes, ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ». Amère ironie du sort, cette résolution est passée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité (CS) d’adopter une motion condamnant Israël pour son attaque contre la Flottille de la liberté de Gaza en eaux internationales.

La Russie et la Chine, sous la pression des États-Unis, ont cautionné le régime de sanctions du CS à leurs propres dépens. Leur décision au sein du CS contribue à affaiblir leur propre alliance militaire, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dans laquelle l’Iran a un statut d’observateur. La résolution du CS paralyse les coopérations militaires bilatérales et les accords commerciaux respectifs de la Chine et de la Russie avec l’Iran. Elle a également de profondes répercussions sur le système de défense aérien de l’Iran, lequel dépend en partie de la technologie et de l’expertise russe.

Cette résolution du CS donne de facto le « feu vert » au déclenchement d’une guerre préemptive contre l’Iran.

L’Inquisition étasunienne : la création d’un consensus politique pour la guerre

En chœur, les médias occidentaux ont désigné l’Iran comme une menace à la sécurité mondiale en raison de son prétendu (inexistant) programme d’armement nucléaire. Faisant écho aux déclarations officielles, les médias demandent maintenant l’exécution de bombardements punitifs en Iran pour assurer la sécurité d’Israël.

Les médias occidentaux appellent à la guerre. Par le biais de reportages successifs, ad nauseam, le but consiste à inculquer tacitement dans la conscience des gens l’idée que la menace iranienne est réelle et que la République islamique doit être mise « hors jeu ».

Ce mécanisme de création d’un consensus favorable à la guerre est similaire à l’Inquisition espagnole : il requiert et exige la soumission à l’idée que la guerre est une entreprise humanitaire.
La vraie menace à la sécurité mondiale, connue et documentée, émane de l’alliance entre les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Cependant, dans un environnement inquisitorial, les réalités sont sens dessus dessous : les bellicistes sont dévoués à la paix et les victimes de la guerre sont présentées comme les protagonistes de celle-ci. Alors qu’en 2006 presque les deux tiers des Étasuniens s’opposaient à une action militaire contre l’Iran, un récent sondage Reuter-Zogby, effectué en février 2010 suggère que 56 % des Étasuniens sont favorables à une telle action de la part des États-Unis et de l’OTAN.

Fabriquer un consensus politique basé sur un parfait mensonge ne peut toutefois pas reposer uniquement sur la position officielle de ceux qui sont à la source du mensonge.

Le mouvement antiguerre aux États-Unis, partiellement infiltré et coopté, a pris une position faible à l’égard de l’Iran. Ce mouvement est divisé. L’accent a été mis sur des guerres qui ont déjà lieu (Afghanistan, Irak) plutôt que sur la ferme opposition à des guerres en préparation et en ce moment même sur la planche à dessin du Pentagone. Depuis l’inauguration de l’administration Obama, le mouvement antiguerre a perdu de son élan.

En outre, ceux qui s’opposent activement aux guerres en Afghanistan et en Irak ne s’opposent pas nécessairement à des « bombardements punitifs » de l’Iran et ne définissent pas non plus ceux-ci comme un acte de guerre pouvant possiblement être un prélude à la Troisième Guerre mondiale.

L’envergure des manifestations antiguerre en ce qui a trait à l’Iran a été minime comparativement aux manifestations massives ayant précédé les bombardements et l’invasion de l’Irak en 2003.

La vraie menace à la sécurité mondiale provient de l’alliance des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.

Dans l’arène diplomatique, la Chine et la Russie ne s’opposent pas à l’opération iranienne. Celle-ci est appuyée par les gouvernements des États arabes de premier plan intégrés au Dialogue méditerranéen organisé par l’OTAN. Elle a par ailleurs l’appui de l’opinion publique occidentale.

Nous appelons les gens du pays, des États-Unis, de l’Europe de l’Ouest, d’Israël, de la Turquie et du monde entier à s’élever contre ce projet militaire, contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran, contre les médias qui servent à camoufler les conséquences dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.

Le programme militaire favorise un système économique mondial destructeur et motivé par le profit, appauvrissant de vastes groupes de population à travers le monde.
Cette guerre est une pure folie.

La Troisième Guerre mondiale sera terminale. Albert Einstein avait compris les périls d’une guerre nucléaire et l’extinction de la vie sur terre, laquelle a déjà débuté avec la contamination radioactive provenant de l’uranium appauvri. « Je ne sais pas avec quelles armes on combattra durant la Troisième Guerre mondiale, mais durant la Quatrième, ce sera avec des pierres et des bâtons. »

Les médias, les intellectuels, les scientifiques et les politiciens, tous en chœur, occultent la vérité non dite, à savoir qu’une guerre menée avec des ogives nucléaires détruit l’humanité et que ce processus complexe de destruction graduelle a déjà débuté.

Lorsque le mensonge devient vérité, il n’y a pas de retour en arrière.

Lorsque la guerre est perpétuée comme entreprise humanitaire, la Justice et tout l’appareil judiciaire international sont bouleversés : le pacifisme et le mouvement antiguerre sont criminalisés et l’opposition à la guerre devient un acte criminel.

Le Mensonge doit être dénoncé pour ce qu’il est et ce qu’il fait.
Il sanctionne le massacre, sans distinction, d’hommes, de femmes et d’enfants.
Il détruits des familles et des gens. Il détruit l’engagement des êtres humains envers leurs semblables.
Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité avec ceux qui souffrent. Il maintient la guerre et l’État policier comme la seule avenue.
Il détruit à la fois le nationalisme et l’internationalisme.

Mettre fin au mensonge équivaut à mettre fin à un projet criminel de destruction planétaire dans lequel la quête du profit constitue la force primordiale.

Ce programme militaire à but lucratif anéantit les valeurs humaines et transforme les gens en zombies inconscients.

Renversons la vapeur.

Contestons les criminels de guerre en hauts lieux et les puissants groupes de pression privés qui les soutiennent.

Démolissons l’Inquisition étasunienne.

Minons la croisade militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.

Fermons les usines d’armement et les bases militaires.

Ramenons les troupes à la maison.

Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.

Article original en anglais : Preparing for World War III, Targeting Iran, Part I: Global Warfare, publié le 1er août 2010.

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

2ème partie: La feuille de route militaire

© Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2010
Publié le 31 août 2010 avec l'aimable autorisation de Michel Chossudovsky

Le dossier Iran
Dernières mises à jour

 Source : Mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/...

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n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Fin - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…


n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Fin  - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…



Dossier d'Iran   n°54 du 29-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

5-1 Michel Chossudovsky : La Troisième Guerre mondiale se prépare: Objectif Iran

2ème partie : La feuille de route militaire


2ème partie :

La feuille de route militaire

Le stockage et le déploiement de systèmes d'armes perfectionnés visant l'Iran a commencé dans la foulée du bombardement et de l'invasion de l'Irak en 2003. Dès de le début, ces plans de guerre étaient menés par les États-Unis, avec la participation de l'OTAN et d’Israël.

Après l'invasion de l'Irak en 2003, l'administration Bush a identifié l'Iran et la Syrie comme les prochaines étapes du « plan d'action pour la guerre ». Des sources militaires étasuniennes ont indiqué qu'une attaque aérienne contre l'Iran pourrait impliquer un déploiement d'une envergure comparable aux raids étasuniens de mars 2003 en Irak, baptisés « choc et stupeur » :

« Des attaques aériennes des États-Unis contre l'Iran excéderaient largement l'ampleur des attaques israéliennes de 1981 contre le réacteur nucléaire d'Osirak en Irak et ressembleraient davantage aux premiers jours de la campagne aérienne de 2003 contre ce pays ». (Voir Globalsecurity)

« Theater Iran Near Term »

Les planificateurs militaires étasuniens ont donné aux simulations d'une attaque en Iran le nom de code TIRANNT, « Theater Iran Near Term » (Théâtre Iran court terme). Ces simulations ont débuté en mai 2003 « lorsque les spécialistes du renseignement et les modéliseurs ont rassemblé les données nécessaires à l'analyse d'un scénario de guerre de théâtre (c’est-à-dire de grande envergure) en Iran ». (William Arkin, Washington Post, 16 avril 2006).

Dans les scénarios, plusieurs milliers de cibles en Iran ont été identifiées et sont incluses dans une guerre éclair « choc et stupeur » :

L'analyse, appelée TIRANNT, pour « Theater Iran Near Term », a été jumelée à un scénario d'invasion par le corps de la Marine étasunienne et une simulation du nombre de missiles iraniens. Au même moment les planificateurs étasuniens et britanniques ont mené des jeux de guerre sur la mer Caspienne et Bush a ordonné au Commandement stratégique des États-Unis d'établir un plan d'attaque globale contre les armes de destruction massives iraniennes. Tout cela alimentera en bout de ligne un nouveau plan de guerre pour « des opérations de combat majeures » contre l'Iran, déjà esquissé, selon ce que confirment maintenant des sources militaires [avril 2006].

[...] Dans le cadre de TIRANNT, les planificateurs de l'armée et l'U.S. Central Command ont examiné des scénarios de guerre contre l'Iran, à court terme et pour les années suivant la période visée, lesquels comprennent tous les aspects d'une opération de combat majeure, de la mobilisation au déploiement de forces, en passant par les opérations de stabilité d'après-guerre à la suite d'un changement de régime. (William Arkin, Washington Post, 16 avril 2006)

Divers « scénarios de théâtre de guerre » relatifs à une attaque contre l'Iran ont été envisagés : « L'armée, les marines et les forces aériennes des États-Unis ont tous préparé des plans de bataille et passé quatre ans à construire des bases et à s'entraîner pour l’"Opération libération de l'Iran". L'amiral Fallon, le nouveau chef du Commandement central des États-Unis (USCENTCOM), a hérité des plans informatisés sous le nom de TIRANNT (Theatre Iran Near Term). » (New Statesman, 19 février 2007)

En 2004, en faisant usage des scénarios de guerre initiaux de TIRANNT, le vice-président Dick Cheney a donné l’ordre à l’USSTRATCOM [Commandement stratégique étasunien] de rédiger un « plan de contingence » d’une opération militaire à grande échelle contre l’Iran, « à utiliser en riposte à une autre attaque terroriste de type 11-Septembre en sol étasunien », en supposant que le gouvernement de Téhéran serait derrière le complot terroriste. Le plan incluait l’usage préemptif d’armes nucléaires contre un État ne possédant pas d’armes nucléaires :

Le plan comprend un assaut aérien de grande envergure contre l’Iran à l’aide d’armes conventionnelles et d’armes nucléaires tactiques. En Iran, il y a plus de 450 cibles stratégiques majeures, dont de nombreux sites soupçonnés de servir au développement d’un programme d’armement nucléaire. Bien des cibles sont durcies ou enfouies profondément sous terre et ne pourraient être démolies au moyen d’armes conventionnelles, d’où l’option du nucléaire. Comme dans le cas de l’Irak, la réaction n’est pas conditionnelle à l’implication réelle de l’Iran dans l’acte terroriste visant les États-Unis. Plusieurs officiers de la Force aérienne impliqués dans la planification sont apparemment consternés par les conséquences de ce qu’ils font – préparer une attaque nucléaire délibérée contre l’Iran –, mais personne n’est prêt à nuire à sa carrière en émettant des objections. (Philip Giraldi, Deep Background,The American Conservative août 2005)

La feuille de route militaire:" D'abord l'Irak, ensuite l'Iran"

La décision de cibler l'Iran en vertu de TIRANNT relevait d'une planification militaire et d'un enchaînement d'opérations militaires élargis. Sous l'administration Clinton, l’USCENTCOM avait déjà envisagé d'envahir d'abord l'Irak et ensuite l'Iran dans « les plans de théâtre de guerre ». L'objectif stratégique déclaré était l'accès au pétrole du Moyen-Orient:

Les vastes intérêts liés à la sécurité nationale et les objectifs énoncés dans la Stratégie de sécurité nationale du président (SSN) et la Stratégie militaire nationale du président [de l'Instance collégiale des chefs d'état-major] (SMN) constituent le fondement de la stratégie opérationnelle du Commandement central des États-Unis. La SSN dirige l'exécution d'une stratégie de double endiguement des États voyous que sont l'Irak et l'Iran, du moment que ces États posent une menace aux intérêts des États-Unis, aux autres États de la région, ainsi qu'à leurs propres citoyens. Le double endiguement est conçu pour maintenir l'équilibre des forces dans la région sans que cela dépende de l'Irak ou de l'Iran. La stratégie opérationnelle de l'USCENTCOM est basée sur les intérêts et centré sur la menace. Le but de l'engagement étasunien, tel qu'adopté dans le SSN, est de protéger les intérêts fondamentaux des États-Unis dans la région : un accès ininterrompu et sécurisé au pétrole du Golfe pour les États-Unis et leurs alliés. (USCENTCOM, http://www.milnet.com/milnet/pentagon/centcom/chap1/stratgic.htm#USPolicy, le lien n'est plus fonctionnel, mais il est archivé au http://tinyurl.com/37gafu9)

La guerre contre l'Iran était vue comme une étape dans une succession d'opérations militaires. Selon le commandant (l'ancien commandant) de l'OTAN, le général Wesley Clark, la feuille de route militaire du Pentagone était composée d'une série de pays : « [Le] plan de campagne de cinq ans [comprend] [...] sept pays au total, en commençant par l'Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Lybie, l'Iran, la Somalie et le Soudan. » Dans L'Irak, le terrorisme et l'Empire américain (page 130), le général Clark déclare ce qui suit:

Lorsque je suis retourné au Pentagone en novembre 2001, un officier d’état-major de haut rang avait du temps pour discuter. Oui, nous nous dirigions toujours vers une confrontation avec l’Irak, a-t-il affirmé. Mais il y avait plus. Cela faisait l’objet de discussions et constituait une phase d’un plan projetant une campagne de cinq ans disait-il, où l’on trouvait en tout sept pays en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, le Lybie l’Iran, la Somalie et le Soudan. (Voir Secret 2001 Pentagon Plan to Attack Lebanon, Global Research, 23 juillet 2006)

Le rôle d'Israël

Il y a eu beaucoup de discussions sur le rôle d'Israël dans l'initiative d'une attaque contre l'Iran.

Israël est membre d'une alliance militaire. Tel Aviv n'est pas un instigateur et n'a pas de programme militaire distinct.

Israël est intégré dans le « plan de guerre pour des opérations de combat majeures » contre l'Iran, formulé en 2006 par l’USSTRATCOM. Dans le contexte d'opérations militaires de grande envergure, une action militaire unilatérale non coordonnée entreprise par un partenaire de la coalition, à savoir Israël, est presque impossible d'un point de vu stratégique. Israël est un membre de facto de l'OTAN et toute action de sa part nécessiterait un « feu vert » de Washington.

Une attaque par l'État hébreux pourrait toutefois être utilisée comme « mécanisme déclencheur » d'une guerre totale contre l'Iran, ainsi que des représailles par l'Iran contre Israël.

À cet égard, il existe des signes indiquant que Washington pourrait envisager l'option d'une attaque initiale par Israël (soutenue par les États-Unis), au lieu d'une opération militaire catégorique menée par les États-Unis contre l'Iran. L'attaque israélienne, quoique menée en liaison étroite avec le Pentagone et l'OTAN, serait présentée à l'opinion publique comme une décision unilatérale de Tel Aviv. Elle serait ensuite utilisée par Washington pour justifier, aux yeux du monde, une intervention militaire des États-Unis et de l'OTAN visant à « défendre Israël » plutôt qu'à attaquer l'Iran. En vertu des accords de coopération militaires actuels, à la fois les États-Unis et l'OTAN seraient « obligés » de « défendre Israël » contre l'Iran et la Syrie.

Il convient de noter à cet égard qu'au début du second mandat de Bush, le (l'ancien) vice président Dick Cheney a indiqué très clairement que l'Iran figurait « en tête de liste [des] voyous ennemis » des États-Unis et que, pour ainsi dire, Israël « bombarderait pour [eux] » sans que les États-Unis soient impliqués militairement ni qu'ils aient à faire de pression sur Israël pour qu'« il agisse » (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005). Selon Dick Cheney :

Les gens craignent entre autres qu’Israël agisse sans qu’on le lui demande […] Comme l’Iran préconise la destruction d’Israël, les Israéliens pourraient bien décider d’agir d’abord et de laisser ensuite le reste du monde s’occuper de nettoyer les dégâts diplomatiques. (Dick Cheney, en entrevue à MSNBC, janvier 2005)

En commentant l’affirmation du vice-président, l’ancien conseiller à la Sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski a confirmé avec une certaine appréhension qu’en effet, Cheney désire que le premier ministre Ariel Sharon agisse au nom des États-Unis et qu’il « le fasse » pour eux :

Je crois que la question de l’Iran est davantage ambiguë et là-bas, le problème n’est certainement pas la tyrannie, ce sont les armes nucléaires. Et aujourd’hui, dans une étrange déclaration parallèlement à cette déclaration en faveur de la liberté, le vice-président a indiqué que les Israéliens pourraient le faire et il a en fait utilisé un langage qui ressemblait à une justification ou même un encouragement, invitant les Israéliens à passer à l’acte.

Nous avons affaire à une opération militaire conjointe des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël pour bombarder l’Iran, dont la planification est entamée depuis 2004. Des représentants du département de la Défense, sous Bush et Obama, ont travaillé assidûment à identifier avec soin des cibles iraniennes avec leurs homologues israéliens de l’armée et du renseignement. Sur le plan militaire, toute action par Israël devrait être planifiée et coordonnée par les plus hautes instances de la coalition menée par les États-Unis.

Une attaque par Israël nécessiterait également un soutien logistique coordonné par les États-Unis et l’OTAN, particulièrement en ce qui a trait au système de défense aérienne israélien, lequel est complètement intégré dans celui des États-Unis et de l’OTAN depuis janvier 2009.

(Voir Michel Chossudovsky, Unusually Large U.S. Weapons Shipment to Israel: Are the US and Israel Planning a Broader Middle East War? Global Research, janvier 2009 ; en français : Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient?)

Le système radar bande X d’Israël, implanté au début 2009 avec le support technique des États-Unis, a « intégré la défense antimissile israélienne au réseau mondial de détection de missiles étasunien [basé dans l’espace], lequel comprend des satellites, des croiseurs Aegis sur la Méditerranée, la mer rouge et dans le golfe Persique ainsi que des radars terrestres et des intercepteurs Patriot ». (Defense Talk.com, 6 janvier 2009,)

Cela signifie qu’en bout de ligne, c’est Washington qui mène la barque. Ce sont les États-Unis, non pas Israël, qui contrôlent le système de défense aérienne : « ''Cela demeurera toujours un système radar étasunien'', a déclaré le porte-parole Geoff Morrell. ''Ce n’est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens et il s’agit d’un système qui nécessitera probablement du personnel étasunien sur place pour l’opérer. » (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009).

L’armée étasunienne supervise le système de défense aérienne d’Israël, intégré au système mondial du Pentagone. Autrement dit, Israël ne peut pas lancer une guerre contre l’Iran sans le consentement de Washington, d’où l’importance de la fameuse législation « feu vert » au Congrès étasunien appelée House Resolution 1553, soutenue par le Parti républicain et appuyant explicitement une attaque israélienne contre l’Iran :

La mesure présentée par le républicain du Texas Louie Gohmert et 46 de ses collègues cautionne l’utilisation par Israël de « tous les moyens nécessaires » contre l’Iran, « dont l’usage de la force militaire. […] Il faut que ce soit fait. Nous devons démontrer notre appui à Israël. Nous devons cesser de jouer avec cet allié crucial dans une région si difficile. (Voir Webster Tarpley, Fidel Castro Warns of Imminent Nuclear War; Admiral Mullen Threatens Iran; US-Israel Vs. Iran-Hezbollah Confrontation Builds On, Global Research, 10 août 2010)

En pratique, la législation proposée est un « feu vert » à la Maison-Blanche et au Pentagone plutôt qu’à Israël. Elle constitue une approbation à une guerre contre l’Iran sous l’égide des États-Unis et qui utilise convenablement Israël pour perpétrer une attaque. Elle sert par ailleurs de justification pour mener une guerre dans le but de défendre Israël.

Dans ce contexte, Israël pourrait en effet fournir le prétexte pour mener la guerre en réaction aux prétendues attaques du Hamas ou du Hezbollah et/ou au déclenchement d’hostilités à la frontière israélo-libanaise. Il est essentiel de comprendre qu’un « incident » mineur pourrait être utilisé comme prétexte pour provoquer une importante opération militaire contre l’Iran.

Les planificateurs militaires des États-Unis savent qu’Israël (plutôt que les États-Unis) serait la première cible des représailles de l’Iran. De manière générale, les Israéliens seraient les victimes des machinations et de Washington et de leur propre gouvernement. À cet égard, il est absolument nécessaire que les Israéliens s’opposent fermement à toute attaque de l’Iran par le gouvernement Netanyahou.

Guerre mondiale : le rôle du Commandement stratégique des États-Unis (USSTRATCOM)

Les opérations militaires mondiales sont coordonnées par le quartier général de l’USSTRATCOM à la base aérienne d’Offutt au Nebraska, en lien avec les commandements régionaux des commandements unifiés (par exemple, le Commandement central en Floride, responsable de la région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, voir la carte ci-dessous) ainsi que par les unités de commandements de coalition en Israël, en Turquie, dans le golfe Persique et à la base militaire Diego Garcia dans l’océan Indien. La planification militaire et la prise de décision au niveau national et sur une base individuelle par des alliés des États-Unis, de l’OTAN et des « pays partenaires » sont intégrées à un plan militaire mondial, comprenant la militarisation de l’espace.

En vertu de son nouveau mandat, l’USSTRATCOM a la responsabilité de « superviser un plan d’attaque mondial » au moyen d’armes conventionnelles et nucléaires. Dans le jargon militaire, il est désigné pour jouer le rôle d’un « agent d’intégration chargé des missions d’opérations dans l’espace, d’opérations d’information, de défense antimissile intégrée, du commandement et du contrôle mondial, du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance, des attaques mondiales et de dissuasion stratégique [...] ».

Les responsabilités de l’USSTRATCOM comprennent : « la gestion, la planification et l’exécution d’opérations de dissuasion stratégique » au niveau mondial; « la synchronisation des plans et des opérations de défense antimissile planétaires, ainsi que des plans de combat régionaux, etc. L’USSTRATCOM est l’organisme principal de coordination des guerres modernes.

En janvier 2005, au début du déploiement militaire et de l’accroissement du potentiel militaire visant l’Iran, l’USSTRATCOM a été identifié comme « le principal commandement pour l’intégration et la synchronisation des efforts à l’échelle du département de la Défense dans la lutte contre les armes de destruction massive ». (Michel Chossudovsky, Nuclear War against Iran, Global Research, 3 janvier 2006 ; en français : Guerre nucléaire contre l'Iran).

Cela signifie que la coordination d’une attaque à grande échelle contre l’Iran, comprenant divers scénarios d’escalade à l’intérieur et à l’extérieur de la vaste région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, serait menée par l’USSTRATCOM.

Le fait que les États-Unis et Israël envisagent l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran est confirmé à la fois par des documents militaires et des déclarations officielles. En 2006, l’USSTRATCOM a annoncé qu’il était parvenu à une capacité opérationnelle lui permettant de toucher rapidement des cibles autour du globe à l’aide d’armes nucléaires ou conventionnelles. Cette annonce a été faite à la suite de simulations militaires relatives à une attaque nucléaire menée par les États-Unis et visant un pays fictif. (David Ruppe, Preemptive Nuclear War in a State of Readiness: U.S. Command Declares Global Strike Capability, Global Security Newswire, 2décembre 2005)

En ce qui concerne l’époque Bush-Cheney, il y a continuité : le président Obama a largement appuyé la doctrine préconisant l’utilisation préemptive d’armes nucléaires formulée par l’administration précédente. Dans le 2010 Nuclear Posture Review (examen de la position concernant le nucléaire), l’administration Obama a confirmé qu’« elle se réserve le droit d’utiliser des armes nucléaires contre l’Iran » en raison du non-respect des demandes étasuniennes concernant son prétendu programme nucléaire (inexistant). (U.S. Nuclear Option on Iran Linked to Israeli Attack Threat - IPS ipsnews.net, April 23, 2010). L’administration Obama a également indiqué qu’elle utiliserait des armes nucléaires advenant des représailles de l’Iran en réaction à une attaque israélienne. (Ibid.).

Israël a aussi élaboré ses propres « plans secrets » pour bombarder l’Iran avec des armes nucléaires tactiques :

Les commandants de l’armée israélienne croient que les frappes conventionnelles pourraient ne plus suffire pour anéantir des installations d’enrichissement de mieux en mieux défendues. Plusieurs d’entre elles ont été construites en dessous d’au moins 70 pieds de béton et de pierres. Toutefois les armes antiblockhaus équipées d’ogives nucléaires seraient employées seulement si une attaque conventionnelle était écartée et si les États-Unis refusaient d’intervenir, ont affirmé des sources de haut rang. (Revealed: Israel plans nuclear strike on Iran - Times Online, 7 janvier 2007)

Les déclarations d’Obama relativement à l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran et la Corée du Nord concordent avec la doctrine des armes nucléaires post-11-Septembre, laquelle permet l’usage d’armes nucléaires tactiques dans un théâtre de guerre conventionnel.

Par une campagne de propagande s’étant assuré l’appui de scientifiques de l’énergie nucléaire « faisant autorité », on justifie l’usage de mini-bombes nucléaires comme instrument de paix, notamment comme une façon de lutter contre le « terrorisme islamique » et d’établir une « démocratie » à l’occidentale en Iran. « L’utilisation sur le champ de bataille » d’armes nucléaires de faible puissance a été autorisée. Il est prévu qu’elles soient employées avec des armes conventionnelles contre l’Iran et la Syrie dans la prochaine phase de la « guerre au terrorisme » étasunienne.

Des représentants de l’administration soutiennent que les armes nucléaires de faible puissance sont des instruments de dissuasion nécessaires contre des États voyous [l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord]. Leur logique est que les armes nucléaires existantes sont trop destructrices pour être employées dans une guerre nucléaire générale. Les ennemis potentiels le réalisent, donc ils ne croient pas en la menace de représailles nucléaires. Les mini-bombes nucléaires sont cependant moins destructrices, en conséquence, leur usage est concevable. Cela rendrait l’effet dissuasif des armes nucléaires plus efficace. (Opponents Surprised By Elimination of Nuke Research Funds Defense News 29 novembre 2004)

Les armes nucléaires privilégiées dans une attaque contre l’Iran seraient les armes nucléaires tactiques (fabriquées aux États-Unis), à savoir, les bombes antiblockhaus équipées d’ogives nucléaires (par exemple B61.11) possédant une capacité explosive dépassant de trois à six fois la bombe d’Hiroshima. La B61-11 constitue la « version nucléaire » des bombes « conventionnelles » BLU 113> ou Guided Bomb Unit HYPERLINK "http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/gbu-28.htm"GBU-28 (bombe guidée). Elle peut être livrée sensiblement de la même façon que les bombes antiblockhaus conventionnelles. (Voir Michel Chossudovsky, http://www.globalresearch.ca/articles/CHO112C.html, et http://www.thebulletin.org/article_nn.php?art_ofn=jf03norris). Alors que les États-Unis n’envisagent pas l’usage d’armes thermonucléaires stratégiques contre l’Iran, l’arsenal nucléaire d’Israël est largement composé de bombes thermonucléaires, lesquelles sont déployées et pourraient être utilisées advenant une guerre avec l’Iran. Tout l’Iran serait accessible au système de missile israélien Jericho III, dont la portée varie entre 4800 km et 6500 km.
Bombe guidée antiblockhaus conventionnelle Guided Bomb Unit GBU-27
Bombe antiblockhaus B61

Retombées radioactives

Alors que les analystes militaires des États-Unis et de l’OTAN n’en tiennent simplement pas compte, le problème des retombées radioactives et de la contamination serait dévastateur et affecterait possiblement une vaste zone de la région élargie du Moyen-Orient (incluant Israël) et de l’Asie centrale.

Les armes nucléaires sont présentées, dans une logique tordue, comme un moyen de consolider la paix et de prévenir les « dommages collatéraux ». Les armes nucléaires iraniennes inexistantes constituent une menace à la sécurité mondiale, alors que celles des États-Unis et d’Israël sont des instruments de paix, sans danger pour la population civile des environs.

Usage de la « Mère de toutes les bombes » (MOAB) prévu contre l’Iran

L’« arme monstre » de 21 500 livres surnommée « mère de toutes les bombes » est significative dans l’arsenal d’armes conventionnelles des États-Unis. Détenant la plus grande portée de cet arsenal, la GBU-43/B or Massive Ordnance Air Blast bomb (MOAB) a été qualifiée d’« arme non nucléaire la plus puissante jamais conçue ». La MOAB a été testée au début mars 2003 avant d’être déployée dans le théâtre de guerre irakien. Selon des sources militaires étasuniennes, avant que la « mère de toutes les bombes » ne soit lancée, l’Instance collégiale des chefs d'état-major avait avisé le gouvernement de Saddam Hussein qu’elle serait utilisée contre l’Irak. (Des reportages non confirmés mentionnent qu’elle l’a été.)

Le département de la Défense étasunien a confirmé en octobre 2009 qu’il a l’intention d’utiliser la « mère de toutes les bombes » contre l’Iran. On dit de la MOAB qu’elle est « idéale pour frapper des installations nucléaires enfouies profondément sous terre, comme celles de Natanz et de Qom en Iran ». (Jonathan Karl, Is the U.S. Preparing to Bomb Iran? ABC News, 9 octobre 2009). En vérité, la MOAB, étant donné sa capacité explosive, entraînerait un nombre extrêmement élevé de victimes civiles. Il s’agit d’un « engin meurtrier » conventionnel provoquant un nuage en champignon de type nucléaire.

L'acquisition de quatre MOAB a été autorisée en octobre 2009 au coût élevé de 58,4 millions de dollars (14,6 millions pour chaque bombe). Ce montant inclut les coûts de développement, d’essai et d’intégration des MOAB sur des bombardiers furtifs B-2. (Ibid.). Cette acquisition est directement liée aux préparations de la guerre concernant l’Iran. La notification était contenue dans un « memo de reprogrammation » de 93 pages, comprenant les instructions suivantes :

« "Le département a un urgent besoin opérationnel (UBO), soit d’avoir la capacité de frapper des cibles dures et enfouies profondément sous terre dans un environnement très dangereux. La MOP [Massive Ordnance Penetrator] est l’arme de choix pour satisfaire les exigences de l’UBO." On mentionne par ailleurs que la demande est approuvée par le Commandement du Pacifique (responsable de la Corée du Nord) et le Commandement central, (responsable de l’Iran). » (ABC News, op cit, c’est l’auteur qui souligne). Pour consulter la demande de reprogrammation (pdf), cliquer ici.

Le Pentagone planifie un processus de destruction considérable des infrastructures de l’Iran et des pertes civiles massives par l’emploi combiné d’armes nucléaires tactiques et de bombes conventionnelles monstres provoquant des nuages en champignon, incluant la MOAB et la GBU-57A/B ou Massive Ordnance Penetrator (MOP), encore plus massive que la MOAB et supérieure à celle-ci en termes de capacité explosive.

La MOP est décrite comme « une nouvelle bombe puissante¸ visant directement les installations nucléaires souterraines de l’Iran et de la Corée du Nord. La bombe gargantuesque est plus longue qu’onze personnes se tenant épaule contre épaule [voir l’image ci-dessous], ou plus de 20 pieds de long ». (Voir Edwin Black, "Super Bunker-Buster Bombs Fast-Tracked for Possible Use Against Iran and North Korea Nuclear Programs", Cutting Edge, 21 septembre 2009)

Ces bombes sont des armes de destruction massive (ADM) dans le vrai sens du terme. L’objectif à peine voilé de la MOAB et de la MOP, y compris le surnom étasunien utilisé pour décrire la MOAB (mère de toutes les bombes), est la « destruction massive » et la perte massive de civils dans le but d’inculquer la peur et le désespoir.

Armement de pointe : « La guerre devenue possible grâce aux nouvelles technologies »

Le processus décisionnel de l’armée étasunienne relativement à l’Iran est soutenu par la Guerre des étoiles, la militarisation de l’espace et la révolution des communications et des systèmes d’information. Vu les avancées de la technologie militaire et le développement de nouveaux systèmes d’armes, une attaque contre l’Iran, si on la compare à la guerre éclair de mars 2003 lancée contre l’Irak, pourrait être significativement différente en raison de la combinaison des systèmes d’armes. L’opération contre l’Iran prévoie l’usage des systèmes d’armes les plus avancés pour appuyer ses attaques aériennes. Selon toute probabilité, de nouveaux systèmes seront testés.

Le document du Project of the New American Century (Projet pour un nouveau siècle étasunien, PNAC) intitulé Rebuilding American Defenses (Rebâtir les défenses des États-Unis), expose brièvement le mandat de l’armée étasunienne en ce qui a trait aux guerres de théâtre à grande échelle qui doivent être menées simultanément dans différentes régions du monde :

« Lutter et vaincre résolument dans de multiples théâtres de guerre majeurs et simultanés »

Cette formulation équivaut à revendiquer une guerre de conquête mondiale par une seule superpuissance impériale. Le document du PNAC réclame également la transformation des forces étasuniennes pour exploiter la « révolution des affaires militaires », c'est-à-dire mener dorénavant une « guerre devenue possible grâce aux nouvelles technologies ». (Voir Project for a New American Century, Rebuilding Americas Defenses, Washington DC, septembre 2000, pdf).

Celui-ci consiste à développer et perfectionner un engin meurtrier de pointe basé sur un arsenal de nouvelles armes sophistiquées, lesquelles remplaceraient tôt ou tard les paradigmes existants.

« L’on peut donc prévoir que le processus de transformation aura en réalité deux étapes : d’abord une transition, ensuite une transformation plus approfondie. Le point de rupture se fera lorsque les nouveaux systèmes d’armes mis en service seront prédominants, peut-être, par exemple, lorsque des engins sans pilote commenceront à être plus nombreux que ceux nécessitant un équipage. À cet égard, le Pentagone devrait hésiter à faire de gros investissements dans de nouveaux programmes – des chars d’assaut, des avions, des porte-avions par exemple – lesquels maintiendraient les forces étatsuniennes dans les paradigmes de guerre actuels pendant bien des décennies. » (Ibid.), c’est l’auteur qui souligne)

La guerre contre l’Iran pourrait en effet constituer ce point de rupture crucial. De nouveaux systèmes d’armes basés dans l’espace sont introduits et visent à invalider un ennemi dont les capacités militaires sont considérables et les forces terrestres dépassent le demi-million.

Les armes électromagnétiques

Des armes électromagnétiques pourraient être utilisées pour déstabiliser les systèmes de communications iraniens, paralyser la production d’électricité, miner et déstabiliser le commandement et le contrôle, les infrastructures gouvernementales, le transport, l’énergie, etc. Les techniques de modification de l’environnement (CNMOD) (guerre météorologique), développées dans le cadre du programme HAARP et membres de la même famille d’armes, pourraient également être employées. (Voir Michel Chossudovsky, "Owning the Weather" for Military Use, Global Research, 27 septembre 2004).

Ces systèmes d’armes sont totalement opérationnels. Dans ce contexte, le document de l’Armée de l’air étasunienne AF 2025 a explicitement admis les applications militaires des technologies de modification de l’environnement.

La modification de l’environnement deviendra un élément de la sécurité intérieure et internationale […] Ses applications pourraient être offensives ou défensives et même être utilisées comme moyen dissuasif. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des tempêtes sur la terre ou de modifier les conditions climatiques, d’améliorer les communications par la modification de l’ionosphère (l’utilisation de miroirs ionosphériques) et la production de conditions climatiques artificielles font toutes partie d’un ensemble de technologies intégrées pouvant augmenter considérablement la capacité des États-Unis, ou diminuer celle d’un adversaire, d’acquérir une vision, une portée et une puissance mondiale, (Air Force 2025 Final Report, See also US Air Force: Weather as a Force Multiplier: Owning the Weather in 2025, AF2025 v3c15-1 | Weather as a Force Multiplier: Owning... | (Ch 1) atwww.fas.org).

Le rayonnement électromagnétique permettant de « détériorer la santé à distance », pourrait aussi être envisagé dans un théâtre de guerre, (Voir Mojmir Babacek, Electromagnetic and Informational Weapons:, Global Research, 6 août 2004) ainsi que de nouvelles utilisations des armes biologiques par l’armé étasunienne, tel que suggéré par le PNAC : « Des types d’armes biologiques perfectionnées capable de "cibler" des génotypes spécifiques pourrait transformer l’instrument de terreur qu’est la guerre biologique en un outil politique utile. » (PNAC, op cit., p. 60).

Les capacités militaires de l’Iran : des missiles de moyenne et longue portée

L’Iran a un potentiel militaire de pointe, comprenant des missiles de moyenne et de longue portée capables de toucher des cibles en Israël et dans les États du Golfe. D’où l’accent mis par l’alliance des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël sur les armes nucléaires, qu’ils prévoient utiliser de manière préemptive ou en réaction à une attaque au missile de l’Iran lancée en guise de représailles.


Portée des missiles iraniens Shahab. Droits d’auteur Washington Post

En novembre 2006, suite à une planification précise, des missiles terrestres iraniens ont été testés dans le cadre d’une opération soigneusement mise en scène. Selon un expert en missiles étasunien de haut niveau (cité par Debka), « les Iraniens ont fait la démonstration d’une technologie récente de lancement de missile et l’Occident ignorait qu’ils possédaient celle-ci. » (Voir Michel Chossudovsky, Iran's "Power of Deterrence" Global Research, 5 novembre 2006 ; en français : « Le Pouvoir de Dissuasion » de l'Iran) Israël a reconnu que le Shehab-3, avec une portée de 2000 km, peut atteindre Israël, le Moyen-Orient et l’Europe. (Debka, 5 novembre 2006)

Selon Uzi Rubin, l’ancien chef du programme de missiles antibalistiques israélien, « l’intensité de l’exercice militaire était sans précédent […] Il était destiné à impressionner et il a impressionné ». (www.cnsnews.com 3 novembre 2006)

S’ils ont créé de l’agitation politique aux États-Unis et en Israël, les exercices de 2006 n’ont modifié d’aucune manière la détermination des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël de s’en prendre à l’Iran.

Téhéran a confirmé dans plusieurs déclarations que l’Iran répliquerait s’il était attaqué et a soutenu qu’Israël serait la cible immédiate d’attaques au missile de l’Iran. La question du système de défense aérien d’Israël est donc fondamentale. Des installations militaires des États-Unis et de leurs alliés dans les États du Golfe, en Turquie, en Arabie Saoudite, en Afghanistan et en Irak pourraient être également ciblées par l’Iran.

Les forces terrestres iraniennes

L’Iran, encerclé par des bases militaires des États-Unis et de leurs alliés, a tout de même un potentiel militaire considérable. (Voir la carte ci-dessous) Il est important de reconnaître cependant la taille absolue des forces iraniennes en termes de personnel (armée de terre, marine, force aérienne) lorsque comparée à celles des États-Unis et de l’OTAN servant en Irak et en Afghanistan.

Confrontées à une insurrection bien organisée, les forces de la coalition sont déjà débordées en Afghanistan et en Irak. Ces dernières seraient-elles en mesure de faire face à la situation si les forces terrestres iraniennes entraient dans les champs de bataille actuels de ces deux pays? La force du mouvement de résistance contre l’occupation des États-Unis et de leurs alliés serait inévitablement affectée.

Les forces terrestres iraniennes sont de l’ordre de 700 000, desquelles 13 000 sont des soldats professionnels, 220 000 des conscrits et 350 000 des réservistes. (Voir Islamic Republic of Iran Army - Wikipedia). En outre, il y a 18 000 personnels dans la marine et 52 000 dans la force aérienne. Selon l’Institut international d’études stratégiques, « les Gardiens de la révolution ont approximativement 125 000 personnels répartis dans cinq branches : ils ont leurs propres Marines, leurs Forces aériennes et terrestres, ainsi que les Forces Qods (Forces spéciales) ». D’après le CISS, la force paramilitaire de volontaires Basij, contrôlée par les Gardiens de la révolution, « comprend environ 90 000 membres en service actif à temps plein, 300 000 réservistes et en tout 11 millions d’hommes pouvant être mobilisés si nécessaire ». (Armed Forces of the Islamic Republic of Iran - Wikipedia) Autrement dit, l’Iran peut mobiliser jusqu’à un demi-million de troupes régulières et plusieurs millions de milices. Ses forces spéciales Qods sont déjà en fonction en Irak.

Installations militaires de l’armée étasunienne et de ses alliés entourant l’Iran.

Depuis plusieurs années l’Iran procède à ses propres exercices de guerre. Si sa Force aérienne a des faiblesses, ses missiles à longue et moyenne portée sont totalement opérationnels. L’armée iranienne est en état d’alerte. À l’heure actuelle, ses troupes sont concentrées à quelques kilomètres des frontières irakiennes et afghanes, ainsi qu’à proximité du Koweït. La Marine iranienne est déployée dans le golfe Persique, près des installations militaires des États-Unis et de leurs alliés aux Émirats arabes unis.

Il convient de noter qu’en réaction à l’accroissement de la puissance militaire iranienne, les États-Unis ont transféré de grandes quantités d’armes à leurs alliés de l’OTAN dans le golfe Persique, y compris au Koweït et en Arabie Saoudite.

Bien que les armes de pointe iraniennes ne soient pas à la hauteur de celles des États-Unis et de l’OTAN, les forces iraniennes seraient en mesure d’infliger de lourdes pertes aux forces de la coalition dans un théâtre de guerre conventionnel et sur le terrain en Irak ou en Afghanistan. En décembre 2009 les troupes terrestres et les chars d’assaut iraniens ont traversé la frontière irakienne sans être confrontées ou opposées par les forces alliées et ont occupé un territoire contesté dans le champ pétrolifère de l’est du Maysan.

Même en cas de guerre éclair efficace ciblant les installations militaires, les systèmes de communications, et d’autres infrastructures de l’Iran avec des bombardement aériens massifs, des missiles de croisières, des bombes antiblockhaus conventionnelles et des armes nucléaires tactiques, une guerre contre l’Iran, une fois commencée, pourrait tôt ou tard mener à une guerre de terrain. Les planificateurs militaires étasuniens l’ont sans aucun doute envisagé dans leurs scénarios de guerre.

Une opération de cette nature provoquerait des pertes civiles et militaires considérables, surtout si des armes nucléaires sont utilisées.

L’augmentation du budget pour la guerre en Afghanistan actuellement à l’étude au Congrès étasunien, est aussi prévue en cas d’attaque contre l’Iran.

Dans un scénario d’escalade, les troupes iraniennes pourraient traverser les frontières de l’Irak et de l’Afghanistan.

Par ailleurs, une escalade militaire dans laquelle des armes nucléaires seraient employées pourrait nous mener à un scénario de Troisième guerre mondiale et s’étendre au-delà de la région du Moyen–Orient et de l’Asie centrale.

En réalité, ce projet militaire sur la planche à dessin du Pentagone depuis plus de cinq ans menace l’avenir de l’humanité.

Dans cet essai, nous nous sommes concentrés sur les préparatifs de guerre. Que ceux-ci soient à un stade avancé n’implique pas que ces plans de guerre seront mis à exécution.

L’alliance des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël réalise que l’ennemi est amplement en mesure de riposter. Dans les cinq dernières années, ce facteur en soi a été déterminant dans les décisions des États-Unis et de leurs alliés de reporter une attaque contre l’Iran.

La structure des alliances militaires représente un autre facteur décisif. Si l’OTAN est devenue une force redoutable, l’alliance entre la Russie, la Chine et certaines anciennes républiques soviétiques, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), a été gravement affaiblie.

Les perpétuelles menaces de l’armée étasunienne envers la Chine et la Russie visent à affaiblir l’OCS et à décourager toute forme d’action militaire de la part des alliés de l’Iran en cas d’attaque par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Quelles sont les forces compensatoires qui pourraient empêcher cette guerre? Il existe de nombreuses forces travaillant continuellement au sein de l’appareil d’État étasunien, du Congrès, du Pentagone et de l’OTAN.

Mais en bout de ligne, la force centrale faisant obstacle à la guerre provient de la base de la société et nécessite des fortes actions antiguerre auxquelles participent des centaines de millions de personnes, aux niveaux national et international.

Les gens doivent non seulement se mobiliser contre ce programme militaire diabolique, mais aussi contester l’autorité de l’État et celle de ses représentants.

Cette guerre peut être évitée si les gens confrontent vigoureusement leurs gouvernements, font pression sur leurs représentants élus, s’organisent au niveau local, dans les villes, les villages, les municipalités, passent le message, informent leurs concitoyens sur les implications d’une guerre nucléaire, entament le débat et discutent au sein des forces armées.

Faire des manifestations antiguerre massives ne suffit pas. Il faut développer un vaste réseau antiguerre populaire, bien organisé, s’opposant aux structures de pouvoir et aux autorités.

Il faut un mouvement de masse confrontant vigoureusement la légitimité de la guerre, un mouvement planétaire criminalisant la guerre.

Article original en anglais : Towards a World War III Scenario? The Role of Israel in Triggering an Attack on Iran, Part II The Military Road Map

Michel Chossudovsky

Vendredi 10 septembre 2010
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

1ère partie : La guerre planétaireHYPERLINK "http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Michel_Chossudovsky.290810.htm"

 


Sur demande : Discours du Président Ahmadinejad lors de la soixante quatrième réunion des Nations Unies, à New York


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/09/2010

n°53 - journal d'Iran – n°53 - : Début : - 10-08 au 28-09 : Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.


n°53 - journal d'Iran – n°53 - :   Début : - 10-08 au 28-09   : Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.



journal d'Iran   n°53 du 10-08 au 28-09

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.

Utiliser la méthode de l'analyse contradictoire.

Conférence de presse de Dieudonné, de retour d'Iran.

Thierry Meyssan : Le scandale Sakineh.

Paroles & action du président Ahmadinejad.

Grande ligne de l'intervention du président iranien Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.

Résumé "officiel" de l'intervention du président iranien Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.

Suite

Paroles & action du président Obama

Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

Fin

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

2-1 2 VIDEOS DE DIEUDONNE

2-2 Blair s’est prononcé en faveur d’une action militaire contre l’Iran.

2-3 Le dossier Sakineh Achtiyani instrumentalisé par le lobby sioniste en France.

2-4 Manipulation de l’affaire Sakineh Achtiyani pour diaboliser l’Iran.

2-5 Jean Tafazzoli  : Ce mensonge sur la lapidation en Iran.

2-6 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

 

 



Tiré à Part

Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.

Le président Ahmadinejad a évoqué mardi le spectre d'une guerre "sans limite" avec les Etats-Unis, en marge d'un sommet des Nations unies à New York pour combattre la pauvreté dans le monde.

"Les Etats-Unis n'ont jamais connu de guerre sérieuse et n'ont jamais été victorieux", a dit le chef de l'Etat iranien lors d'une rencontre avec des médias américains à l'occasion du sommet de l'ONU sur les objectifs du millénaire pour le développement.

"Les Etats-Unis ne comprennent pas à quoi ressemble une guerre. Quand une guerre commence, elle ne connaît pas de limite", a-t-il ajouté.

Le président iranien a été interrogé sur le fait de savoir s'il pensait que ce serait un acte de guerre si les Etats-Unis permettaient à des avions de combat israéliens de survoler l'Irak pour bombarder des installations nucléaires iraniennes.

Il a répondu : "Pensez-vous tout d'abord que quiconque attaquerait l'Iran?" "Je ne le pense vraiment pas. Le régime sioniste est une très petite entité sur la carte, au point même qu'elle n'apparaît pas comme un facteur réel dans notre équation", a-t-il affirmé.

M. Ahmadinejad a indiqué que les Etats-Unis ne devaient pas s'ingérer dans les affaires de son pays, selon des propos rapportés par l'agence iranienne Fars.

"Il est de l'intérêt du peuple américain de s'entendre avec l'Iran", a-t-il dit. "La première étape (pour le gouvernement américain) et de changer d'attitude. Tant que le gouvernement américain cherche à dominer le Moyen-Orient et l'Iran, le problème (entre Washington et Téhéran) ne sera pas résolu", a assuré M. Ahmadinejad.

"Les Etats-Unis ne doivent pas s'occuper des affaires de l'Iran et du Moyen-Orient", a-t-il martelé.

Le président iranien a indiqué que son pays était prêt à reprendre les discussions sur son programme nucléaire.

"Nous avons toujours été prêts pour les négociations.

Aujourd'hui, nous pensons que les discussions pourraient commencer dans un avenir proche", a-t-il ajouté, à la veille d'une rencontre à New York des ministre du groupe 5+1, composé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) et de l'Allemagne, qui suit le programme nucléaire iranien

22/9

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hLds-Z8jJt96CIh495OFgTbGSv2A 



Utiliser la méthode de l'analyse contradictoire.
Au lycée, et même au collège, on nous a appris que pour que toute pensée soit authentique, il fallait passer par l'étape de l'analyse contradictoire, c’est à dire d'opposer à "l'évidence", l'argument ou l'information qui pourraient renverser cette évidence, ce pour être vraiment sur que l'évidence est véritablement vraie . ... Et si elle ne l'est pas, alors tant pis pour l'évidence
L'affaire Sakineh, BHL, Sarkozy, et maintenant Dieudonné, Meyssan en est sans doute la preuve.

les pouvoirs politiques et médiatiques refusent la contradiction, mais l'internaute français moyen, lui, semble quand même à tâtons rechercher la méthode contradictoire, car à côté de la chape de plomb dans laquelle on cherche à nous engluer, ou en dessous, on découvre que les mots les plus «tendance" de ce 17 septembre sur les moteurs de recherches internet sont :
Secret Story
Prix du tabac
Dieudonné

Preuve que beaucoup de gens suivent les pérégrinations iraniennes dudit Dieudonné
Donc, je vous invite, par pure hygiène mentale, à lire ce compte-rendu du très controversé et controversable Dieudonné et les articles du non moins controversé Meyssan sur ces sujets.

Car c'est du choc des idées que jaillit la lumière ....et l'esprit des Lumières :


Conférence de presse de Dieudonné, de retour d'Iran.
Jeudi 16 septembre 2010
 Dieudonné de retour d’Iran évoque les pétitionnaires abusés par Bernard-Henri Lévy qu’il invite à venir sans crainte voir Mahmoud et la vérité judiciaire iranienne la semaine prochaine.
Résumé des déclarations de Dieudonné lors de la conférence de presse donnée au Théâtre de la Main d’Or ce jeudi 16 septembre 2010 à 11 heures à son retour d’Iran où il venait de passer quatre jours.
De notre correspondant (quasiment) en direct live : Dieudonné :
 "J’ai été reçu par le porte-parole du ministère de la justice d’Iran.
Et j’ai discuté avec des journalistes.
J’ai appris que la peine de mort n’est pratiquement appliquée qu’aux  trafiquants de drogue, et que la lapidation a été abolie depuis la révolution islamique.
J’ai appris que Sakineh attend son jugement en appel, selon une procédure normale. Elle ne risque pas d’être exécutée avant l’aboutissement du procès.
 J’ai étudié le fonctionnement de l’appareil judiciaire en Iran, et j’ai  découvert une option qui n’existe pas en France : la partie civile  peut pardonner l’inculpé, et cela annule automatiquement la sanction. La famille de la victime est donc un interlocuteur privilégié pour une demande de clémence.
Je pense que les signataires de la pétition, ainsi que la presse, ont été abusés, en diffusant une émotion énorme sans avoir fait d’enquête.
Les gens qui ont signé la pétition de Bernard-Henri Lévy sont des gens honnêtes, et je les invite à exiger de Bernard-Henri Lévy des explications.
Je me pose des questions. Pourquoi l’ambassade de France n’a pas demandé à étudier le dossier, et n’a pas cherché à rendre visite à Sakineh ?
Je propose donc à Bernard-Henri Lévy et à la presse de m’accompagner la semaine prochaine en Iran pour aller plus loin dans notre combat contre la peine de mort.
Je vais demander à Sakineh d’assumer le rôle qui lui a été donné par les médias, et de se battre désormais, avec nous, pour l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Chine, au Japon, dans la Bande de Gaza.
J’ai découvert que le complice de Sakineh dans le meurtre de son mari est passible de la même sanction qu’elle. Je m’étonne que le sort de ce monsieur n’intéresse absolument pas Bernard-Henri Lévy, et je rassure Bernard-Henri Lévy, s’il craint pour sa sécurité en se rendant en Iran, je m’en porte garant. S’il y avait un problème je me constituerais prisonnier immédiatement en Israël.
Le président Sarkozy a déclaré que la cause de Sakineh est une cause nationale, mais au vu de l’étrange manipulation dont cette cause fait l’objet, on peut se demander si ce n’est pas plutôt une cause qui intéresse Israël.
Je suis assez connu en Iran en tant que résistant au sionisme, et c’est à ce titre que j’ai été reçu, et je réitère mon admiration et mon respect pour le président iranien, qui est à la tête du mouvement de libération à l’échelle internationale".
 Dieudonné, 16 septembre 2010.

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Dieudonne-conference.160910.htm


Thierry Meyssan : Le scandale Sakineh.
L’essayiste Bernard-Henry Lévy et le président Nicolas Sarkozy ont mobilisé l’opinion publique française pour sauver de la lapidation une Iranienne accusée d’adultère.

Submergés par leur émotion les Français n’ont pas pris le temps de vérifier cette imputation, jusqu’à ce que Dieudonné M’bala M’bala se rende à Téhéran.

Sur place, il s’avère que tout est faux.

Thierry Meyssan revient sur cette spectaculaire et bien imprudente manipulation.
Le Times de Londres avait initialement publié une fausse photographie de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Elle y apparaissait tête nue, ce qui est considéré comme indécent dans la culture iranienne.

Une seconde photo, authentique cette fois a été ultérieurement diffusée. Elle y apparaît en tchador, un vêtement que les musulmanes portent à la mosquée et qu’environ un tiers des femmes portent dans la rue.
L’annonce d’autodafés de Coran par des pasteurs états-uniens à l’occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a secoué le monde musulman.

L’événement est ressenti différemment selon les cultures.

Pour les Occidentaux, cette provocation doit être relativisée. Certes, il s’agit d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, mais, après tout, on ne fait que brûler du papier.

 A l’inverse, dans le monde musulman, on pense qu’en brûlant le Coran, on tente de couper les hommes de la parole divine et de leur dénier le salut. Il s’ensuit des réactions émotionnelles incontrôlables que les occidentaux perçoivent comme de l’hystérie religieuse. Jamais une telle chose pourrait survenir en Europe, et encore moins en France, pays formé par un siécle de laicité combattante. Et pourtant ...
Mobilisation
Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy [1] a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une jeune femme qui aurait été condamnée en Iran à la lapidation pour adultère.

Il a lancé une pétition sur internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie.
En contact téléphonique régulier avec le fils de la victime qui réside à Tabriz (Iran), et avec son avocat, Javid Houstan Kian, qui vient de s’installer en France pour fuir le régime, M. Lévy n’a pas été avare de détails : la lapidation, dont la pratique aurait été interrompue par un moratoire, aurait reprise sous l’impulsion du président Ahmadinejad. Mme Mohammadi-Ashtiani, pourrait être exécutée à la fin du ramadan.

Entre temps, le directeur de sa prison, furieux du tapage médiatique, lui aurait fait administrer 99 coups de fouet.
L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution.

Il écrit : « Pourquoi la lapidation ?

 N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort ?

Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie.

Et parce qu’il y a, dans cette façon de détruire un visage, de faire exploser sa chair et de la réduire en un magma sanglant, parce qu’il y a dans ce geste de bombarder une face jusqu’à ce que bouillie s’ensuive, quelque chose de plus qu’une mise à mort.

La lapidation n’est pas une peine de mort. La lapidation est plus qu’une peine de mort. La lapidation, c’est la liquidation d’une chair à qui l’on fait procès, en quelque sorte rétroactif, d’avoir été cette chair, juste cette chair : la chair d’une jeune et belle femme, peut-être aimante, peut-être aimée, et ayant peut-être joui de ce bonheur d’être aimée et d’aimer. »
Le président Sarkozy a confirmé les informations de M. Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France [2]. A l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais « sous la responsabilité de la France ».
Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de

140 000 signatures ont été réunies.

Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, « notre sœur à tous ». Tandis que l’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une « affaire personnelle ».
Mystification
Bien qu’ils n’en aient pas conscience, l’émotion des Français renvoie à la part religieuse de leur inconscient collectif. Qu’ils soient chrétiens ou non, ils ont été marqués par l’histoire de Jésus et de la femme adultère. Rappelons le mythe : les pharisiens, un groupe de juifs arrogants, essayent de placer Jésus en position difficile. Ils lui amènent une femme qui vient d’être prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi de Moïse, elle devrait être lapidée, mais cette cruelle prescription est heureusement tombée en désuétude. Ils demandent donc à Jésus ce qu’il convient de faire. S’il préconise de la lapider, il paraîtra comme un fanatique, et s’il refuse de la sanctionner, il sera mis en accusation pour contestation de la Loi. Cependant, Jésus sauve la femme en leur répondant : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Il renverse alors le dilemme : si les pharisiens la lapident, c’est qu’ils se prennent pour des purs, s’ils ne le font pas, ce sont eux qui violent la Loi.

Et le texte de préciser : « Ils se retirèrent un à un, en commençant par les plus âgés ».
Ce mythe fonde dans la pensée occidentale la séparation entre loi religieuse et civile. La femme adultère a commis un péché vis-à-vis de Dieu et ne doit en rendre compte qu’à lui. Elle n’a pas commis de crime et ne peut être jugé par les hommes.
La lapidation annoncée de Sakineh est ressentie par les Français comme une terrible régression.

La République islamique d’Iran doit être un régime religieux appliquant la Loi de Moïse revue par le Coran, la Sharia. Les mollahs doivent être des fanatiques phallocrates qui répriment les amours des femmes hors mariage et les maintiennent dans la soumission aux hommes. Aveuglés par leur propre obscurantisme, ils vont jusqu’à tuer et de la pire des manières.
Il s’agit bien ici d’hystérie religieuse collective car dans une telle affaire, le réflexe normal de tout un chacun aurait dû être de vérifier les imputations. Mais durant des semaines personne n’en a pris la peine.
Interrogations
Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisionniste, Dieudonné M’bala M’bala, de passage à Téhéran dans le cadre d’un projet cinématographique, a souhaité intercéder pour la condamnée. Il a demandé audience aux autorités compétentes et a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice.
L’entretien aura été un modèle du genre. M. Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M. M’bala M’bala se faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point.
Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. Pour ce qui concerne les crimes passibles des assises, le système judiciaire prévoit de longue date une possibilité d’appel. En tout état de cause, la Cour de cassation est automatiquement saisie pour vérifier la légalité de la procédure. Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes.
Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle.
La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré.

Dans la pratique, les exécutions concernent surtout les gros trafiquants de drogue, les terroristes et les assassins d’enfants. L’exécution est effectuée par pendaison en public.
On peut espérer que la Révolution islamique poursuivra son évolution et abolira prochainement la peine de mort.
Quoi qu’il en soit, la constitue iranienne reconnaît la séparation des pouvoirs. Le système judiciaire est indépendant et le président Ahmadinejad n’a rien à voir avec une décision de justice, quelle qu’elle soit.
Manipulations
Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses.
1. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. Au demeurant, il n’est pas prononcé en Iran de condamnation pour adultère. Plutôt que d’abroger cette incrimination, la loi a stipulé des conditions d’établissement des faits qui ne peuvent être réunies. Il faut que quatre personnes en aient été témoins au même moment [3]

2. La République islamique ne reconnaît pas la Sharia, mais exclusivement la loi civile votée par les représentants du peuple au sein du Parlement.

3. Mme Mohammadi-Ashtiani a drogué son mari et l’a fait tuer durant son sommeil par son amant, Issa Tahéri. Elle et son complice ont été jugés en première et seconde instance. Les « amants diaboliques » ont été condamnés à mort en première et seconde instance. La Cour n’a pas établi de discrimination selon le sexe des accusés. Il est à noter que, dans l’acte d’accusation, la relation intime des meurtriers n’est pas évoquée, précisément parce qu’elle n’est pas prouvable en droit iranien, même si elle est rapportée comme certaine par des proches.

4. Le peine de mort est susceptible d’être exécutée par pendaison. La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.

5. Le jugement est actuellement examiné par la Cour de cassation qui doit vérifier la régularité de chaque détail de la procédure. Si celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée, le jugement sera annulé. Cette procédure d’examen est suspensive. Le jugement n’étant pas encore définitif, la prévenue bénéficie toujours de la présomption d’innocence et il n’a jamais été question de l’exécuter à la fin du Ramadan.

6. Me Javid Houstan Kian, qui est présenté comme l’avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani, est un imposteur. Il est lié au fils de la prévenue, mais n’a jamais eu de mandat de cette dame et n’a jamais eu de contact avec elle. Il est membre des Moujahidines du Peuple, une organisation terroriste protégée par Israel et les néconservateurs [4].

7. Le fils de la prévenue vit normalement à Tabriz. Il peut s’exprimer sans entraves et téléphone fréquemment à M. Lévy pour maudire son pays, ce qui illustre le caractère libre et démocratique de son gouvernement.

En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française, probablement pour justifier a posteriori les sanctions drastiques prises contre l’Iran au détriment notamment de l’économie française, pourtant déjà gravement blessée par sa politique.
Thierry Meyssan
jeudi 16 septembre 2010
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

16-09
[1] http://www.voltairenet.org/article166999.html->

 


n°53 - journal d'Iran – n°53 - : Suite : - 10-08 au 28-09 : Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.

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a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

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1) Iran

2 Politique Internationale

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2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 

 




Paroles & action du président Ahmadinejad.

Grande ligne de l'intervention du président iranien Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.

Assemblée générale Soixante-cinquième session Plénière - 11e et 12e séances plénières – matin et après-midi (Site de l'ONU)

M. MAHMOUD AHMADINEJAD, Président de la République islamique d’Iran, a affirmé que le système capitaliste et l’ordre mondial actuel s’étaient avérés incapables de fournir des solutions appropriées aux problèmes des sociétés.  Opposant les « divins prophètes » du monothéisme à l’égoïsme et à l’avarice, il a affirmé que l’appât du gain et de la domination avait remplacé le monothéisme, « portail vers l’amour et l’unité ».  Évoquant les affres du colonialisme, il a constaté qu’au début du siècle dernier, de belles paroles sur la liberté, les droits de l’homme et la démocratie avaient suscité l’espoir de guérir les profondes blessures du passé, mais que ces rêves avaient failli. 

Le Président iranien s’est ensuite longuement attardé sur les attentats du 11 Septembre, estimant qu’à l’issue des attaques, une « machine à propagande » avait laissé entendre que le monde entier était exposé au « danger énorme » du terrorisme et que le seul moyen d’y faire face était de déployer des forces en Afghanistan.  Finalement, l’Afghanistan, puis peu de temps après l’Iraq ont été occupés.  M. Ahmadinejad a recensé « trois points de vue » sur les auteurs des attaques.  Il a d’abord fait état d’un groupe terroriste très puissant et complexe, capable de défier les services secrets et la sécurité des États-Unis.  Ensuite, il a souligné que « certains segments au sein du Gouvernement américain » avaient « orchestré » les attentats pour inverser la tendance du déclin de l’économie des États-Unis et « sauver le régime sioniste ».  Enfin, selon lui, ces opérations ont pu être menées par un groupe terroriste, mais bénéficiant de l’appui du Gouvernement américain, lequel aurait « profité de la situation ».   

Lors de l’énoncé de ces points de vue, la délégation des États-Unis, suivie de plusieurs autres, notamment européennes, ont quitté la salle de l’Assemblée générale.

Dans son discours, le Président iranien a ensuite estimé qu’une « enquête approfondie » aurait dû être menée par un groupe indépendant afin d’identifier les responsables et d’établir un « plan rationnel » de réaction.  Est–il rationnel de lancer une guerre classique qui a provoquée la mort de centaines de milliers de personnes pour combattre un groupe terroriste, a–t-il notamment demandé.  Il a, de même, réclamé la création par les États-Unis d’un groupe d’enquête indépendant afin qu’à l’avenir, les points de vue divergents sur les événements du 11 septembre ne soient plus interdits.  Il a également annoncé que l’an prochain, l’Iran accueillerait une conférence consacrée à la lutte contre le terrorisme.

S’agissant de la situation en Palestine, M. Ahmadinejad a affirmé que « les sionistes » avaient commis des « crimes horribles » contre des « peuples sans défense » au Liban et à Gaza.  « Ce régime, qui jouit du plein appui de certains pays occidentaux, menace régulièrement les pays de la région, tandis que ceux qui s’opposent à ce régime se voient imposés le label de terroriste et d’antisémite », a lancé le Président iranien.  « En Europe et aux États-Unis, toutes les valeurs, même celle de la liberté d’expression, ont été sacrifiées sur l’autel du sionisme », a—t-il poursuivi.  Il a ensuite plaidé en faveur du retour des réfugiés palestiniens dans leur terre natale et leur droit à la souveraineté.

Le Chef de l’État iranien en est ensuite venu au dossier nucléaire, et a affirmé que l’énergie nucléaire était un « cadeau des cieux » et un des meilleurs moyens de réduire la pollution liée à la consommation de pétrole.  Il a également dit que la bombe nucléaire était « l’arme la plus inhumaine » et qu’elle devait être entièrement éliminée.  Il a ensuite dénoncé le fait que « certains membres permanents » du Conseil de sécurité aient créé, selon lui, un amalgame entre l’énergie nucléaire et la bombe atomique, et mis l’énergie nucléaire hors de la portée de la plupart des États en créant des monopoles et en exerçant des pressions sur l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).  Il s’est également insurgé contre l’arsenal nucléaire du « régime sioniste ».  M. Ahmadinejad a ensuite proposé de proclamer l’année 2011 l’année du désarmement nucléaire avec pour slogan: « l’énergie nucléaire pour tous, les armes nucléaires pour personne ».

Le Président iranien a par ailleurs affirmé que l’inefficacité de l’ONU avait pour cause sa « structure injuste ».  Il a préconisé une réforme structurelle de l’Organisation, l’annulation du droit de veto, et a souhaité voir l’Assemblée générale devenir son plus important organe et que celle-ci finalise la réforme de l’ONU d’ici à un an.

À nouveau sur la question de la non-prolifération, M. Ahmadinejad a affirmé que la Déclaration de Téhéran, rendue possible, a-t-il précisé, grâce à la bonne volonté du Brésil et de la Turquie, avait constitué une mesure extrêmement constructive de rétablissement de la confiance.  L’Iran, a-t-il ajouté, s’est toujours tenu prêt à dialoguer sur la base du respect et de la justice.  Il a dénoncé les mesures d’intimidation et les sanctions qui ont été brandies contre « la logique évidente » de l’État iranien, lesquelles détruiraient, selon lui, la crédibilité du Conseil de sécurité.  « Nous nous tenons prêts à débattre sérieusement et librement avec le Chef d’État américain afin d’exprimer notre point de vue transparent », a assuré le Président iranien.

 

Résumé "officiel" de l'intervention du président iranien Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU.

Ce qui précéde n'est pas la version intégrale de l'intervention du président iranien à l'assemblée générale de l'ONU le 23 septembre 2010, mais un résumé "officiel".

Il en ressort quand même clairement que, une fois de plus, nos medias ont dit quelques contre-vérités et commis un grand nombre d'omissions.

C'est provoquant d'affirmer que le système capitaliste et l'ordre mondial actuel n'apportent aucune solution aux problèmes des sociétés?

C'est offensant, de faire une analyse du "11 septembre 2001" différente de la version officielle, pourtant profondément contestée? 

C'est intolérable, de montrer que le motif invoqué de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11/9 ne justifiaient en rien l'invasion de l'Afghanistan, etl'occupation de l'Irak? ni les centaines de milliers de morts provoqués par ces guerres?

Les medias ont également "oublié" les propositions du président Ahmadinejad  de faire une contre-enquête de l'ONU sur les attentats du 11/9.

Ils ont ignoré l'appel du président iranien à "l'énergie nucléaire pour tous, les armes nucléaires pour personne", sa demande de condamnation d'Israël comme seul détenteur d'armes nucléaires au Moyen Orient, et pour ses crimes commis contre le peuple palestinien à Gaza  et son agression de la flotille humanitaire,

et sa revendication d'une réforme de l'ONU par la suppression du droit de veto.

Autant de propositions saluées par de nombreux pays membres de l'ONU... mais pas par la "communauté internationale" (c'est à dire les USA et l'UE!) qui s'est retirée

de la session ONU  aux premières paroles de Ahmadinedjad  (sans doute suivis par leurs medias qui n'ont pas rapporté son discours...)   

(CP



Paroles & action du président Obama

Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

L’un des objectifs principaux du président Obama dans le domaine nucléaire en 2010 est de rassembler la communauté internationale pour répondre fermement, d’une même voix, aux violations du Traité sur la non-prolifération commises par l’Iran

 Mais il ne sera pas aisé d’arrêter ce programme iranien.

 "Il sera difficile d'empêcher l’Iran de poursuivre sa quête de l'arme nucléaire. Nous avons déjà vu ce que se sont efforcés de faire cinq présidents –les deux Bush, Reagan, Clinton et Obama."

"À court terme, vont-ils pouvoir, en recourant à des tactiques astucieuses, poursuivre impunément leurs activités d’enrichissement de l’uranium ? Oui."

"Vous planifiez une stratégie à long terme, mais à court terme les choses vont assez vite, et dans une fâcheuse direction."

Son approche [d'Obama] est la suivante : s’il tend la main à l’Iran et que Téhéran refuse, il sera en meilleure position pour amener la communauté internationale à soutenir les efforts des États-Unis en vue d’exercer des pressions sérieuses sur l’Iran.

Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.

Les États rationnels, même ceux que nous n’aimons vraiment pas, hésiteraient beaucoup à utiliser les armes nucléaires ...

[sous-entendu, bien sûr, l'Iran n'est pas rationnel ...]

16/05/2010

http://www.nato.int/docu/review/2010/Nuclear_Proliferation/Iran_nuclear_chess/FR/index.htm



1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Ahmadinejad à New York

19 Septembre

" Le message du peuple iranien qui sera abordé à l'Assemblée générale de l'ONU, est celui de la paix et de l'amitié entre toutes les nations" a souligné le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, dans une déclaration aux journalistes, dès son arrivée à l'aéroport de Jean F. Kennedy. " Ce que nous nous attendons à l'ONU, c'est de jouer son rôle réel qui consiste à fournir une occasion juste et égale à toutes les nations. L'Onu, a-t-il ajouté, doit, également, jouer son rôle en matière de gestion internationale" " l'ONU est le centre de la gestion des affaires mondiales, et la paix et la sécurité ne peut se réaliser qu'avec une participation mondiale" a indiqué, encore Le Président de la République islamique d'Iran.

S'agissant de son voyage en Syrie, le Président Ahmadinéjad a déclaré que les relations entre l'Iran et la Syrie sont très profondes et amicales. " Notre coopération au sujet des questions régionales est stratégique et nous menons ensemble des consultations en matière d'importantes prises de décisions" a affirmé, M. Ahmadinejad avant de juger nécessaires les consultations au sujet des évolutions régionales, notamment, en ce qui concerne le Liban, la Palestine, et la formation du nouveau gouvernement irakien. Interrogé au sujet de sa visite, à Alger, le Président Ahmadinejad a qualifié d'amicales les relations entre l'Iran et l'Algérie, tout en indiquant que les deux pays continuent de mener, régulièrement, des consultations.

http://french.irib.ir

 

Ahmadinejad dénonce le silence sur la condamnée à mort Teresa Lewis

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé le "silence des médias" sur le cas de Teresa Lewis, une Américaine qui doit être exécutée pour participation au meurtre de son mari, comparant sa situation à celle de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani.
"Selon une enquête, 3 millions sept cent mille pages ont été publiées sur internet à propos de l'Iranienne (Sakineh Ashtiani) dont le dossier est toujours en cours d'examen, et il y a une vaste campagne de presse contre l'Iran. Mais personne ne proteste contre l'exécution de Mme Lewis", a souligné M. Ahmadinejad, lors d'une rencontre lundi avec des personnalités et des dignitaires islamiques aux Etats-Unis, selon l'agence officielle Irna.
Il a précisé qu'"aux Etats-Unis 53 femmes attendent d'être exécutées".
Le cas de Teresa Lewis a été évoqué à plusieurs reprises ces derniers jours par des parlementaires iraniens, qui ont comparé sa situation à celle de Sakineh Ashtiani pour dénoncer "deux poids et deux mesures" dans le traitement de l'Iran par les dirigeants et les médias occidentaux.
Notons que Teresa Lewis doit être exécutée jeudi en Virginie (sud-est des Etats-Unis) pour avoir aidé son amant à tuer son mari et le fils de celui-ci.

21/09

 http://www.almanar.com.lb


Politique extérieure

"Obama est un hors-la-loi international"

Le président du Parlement iranien Ali Larijani a qualifié samedi le président américain de "hors-la-loi international" après que Barack Obama eut déclaré que les Etats-Unis soutenaient les aspirations du peuple iranien.
"Comment Obama ose-t-il annoncer qu'il veut aider la nation iranienne ? Il devrait savoir qu'il est un hors-la-loi international", a déclaré M. Larijani, cité par l'agence de presse Isna.
"M. Obama devrait savoir que nous n'avons pas besoin de son message", a-t-il ajouté.
Dans une interview diffusée vendredi par la chaîne de télévision en farsi de la BBC, M. Obama a annoncé que Washington soutenait les aspirations démocratiques du peuple iranien.
A la question du journaliste qui lui demandait s'il était avec ou contre le peuple iranien dans leur combat pour davantage de libertés, le président américain a répondu: "pour ceux qui aspirent à être entendus, à participer à une démocratie qui reconnaisse leur dignité humaine, nous nous tiendrons toujours auprès d'eux." 
M. Obama a d'autre part affirmé dans cette interview qu'une solution diplomatique était toujours possible dans le dossier du programme nucléaire controversé de l'Iran.
"Nous préférons nettement résoudre ces dossiers de façon diplomatique. Je pense que c'est dans l'intérêt de l'Iran. Je pense que c'est dans l'intérêt de la communauté internationale", a dit M. Obama. (belga)

25/09/10 22h50

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2864/Dossier-Obama/article/detail/1161997/2010/09/25/Obama-est-un-hors-la-loi-international.dhtml

 

L'Iran a réussi à attirer les investissements étrangers.

"L'Iran compte désormais parmi les 6 pays qui ont réussi à attirer les investissements étrangers. " C'est ce qu'a fait entendre samedi le directeur de l'Organisation des investissements et des aides économiques et techniques, Behrouz Alishiri, dans un point de presse. " Le taux des investissements étrangers en Iran en 2009 a atteint plus de 3 milliards de dollars et l'Iran compte désormais au nombre des 6 premier pays dans ce domaine. Dans ce contexte, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement vient de publier un rapport selon lequel la RII a obtenu le 6e rang parmi les pays qui sont parvenus à attirer les capitaux étrangers. La situation des investissements étrangers représente en vérité l'indice du taux de la croissance économique dans les pays du monde. " La croissance de 86% des investissements étrangers en Iran a fait de ce pays, un pôle économique réussi parmi 141 pays", a également rapporté la CNUCED. Pour Alishiri, l'indice des investissements étrangers a maintenant occupé la place plus haute de celle des indices du commerce, du développement industriel, des dépôts, de la bourse, de la privation, du PNB, des exportations non pétrolières en Iran. Les investissements directs étrangers ont des effets palpables sur la diminution du taux d'intérêts, du taux de devises, la croissance économique, la hausse de revenus fiscaux du gouvernement, la diminution de dettes publiques du gouvernement et l'amélioration de distribution des revenus dans les pays. La RII a obtenu un tel succès en temps des sanctions et cela montre que le durcissement des sanctions envers est voué à l'échec. Le Directeur de l'Organisation iranienne des investissements et des aides économiques et techniques a déclaré que les mesures punitives ne pourraient avoir aucun impact négatif sur les investissements étrangers et les activités du secteur privé à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Le président Ahmadinejad a récemment déclaré dans une interview, accordée à Al-Alam que les sanctions allaient en effet au détriment de ses auteurs. En fait, depuis le durcissement des sanctions, l'Iran a obtenu des succès remarquables sur divers plans, notamment nucléaire.

05 Septembre

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/101176-liran-a-reussi-a-attirer-les-investissements-etrangers 


Sur le terrain

L’Iran est désormais auto suffisant en matière de production de carburants.

L'Iran est désormais auto suffisant en matière de production de carburants et malgré les sanctions, la production quotidienne d'essence en Iran a dépassé les 66 millions de litres, a annoncé le ministre du Pétrole.

"Nous avons atteint une production de 66,5 millions de litres par jour dans les raffineries du pays", a déclaré Massoud Mir Kazemi.

Auparavant, "Nous avions une production nationale de 44 millions de litres et nous importions 20 millions de litres pour répondre aux besoins du marché, a-t-il ajouté.
Quatrième exportateur mondial de pétrole, l'Iran devait jusqu'à présent importer jusqu'à 40% de ses besoins en carburants en raison de ses capacités limitées de raffinage. Le ministre du Pétrole a expliqué que les autorités iraniennes avaient décidé d'accélérer l'accroissement des capacités de raffinage pour répondre précisément à ces menaces.
En dépit des sanctions et des tergiversations de certains fournisseurs, qui ont augmenté le prix de l'essence, l'Iran a réussi à augmenter sa production a-t-il ajouté.
Massoud Mir Kazemi a souligné que l'augmentation de la production d'essence par l'Iran est une réponse catégorique contre les ennemis de l'Iran et prouve que les sanctions n'ont fait que renforcer l'Iran.

08 Septembre

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-89/1009081731090922.htm

 

La trace de l'Occident dans l'attentat de Mahabad  

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans l'explosion d'une bombe lors d'un défilé militaire à l'occasion du 30ème anniversaire de la Défense sacrée à Mahabad, dans le nord-ouest de l'Iran. L'explosion s'est produite en plein milieu de la tribune des femmes qui assistaient au défilé. Les faisceaux d'indices montrent que cet attentat aveugle porte la marque du groupuscule terroriste de PEJAK, même si ce dernier ne l'a toujours pas revendiqué. Après l'invasion de l'Irak par les troupes anglo-américaines, le PEJAK a vu le jour avec la contribution du groupuscule terroriste du PKK et la bénédiction des forces d'occupation. Le PEJAK a été envoyée aux frontières ouest de la RII, avec pour principale mission, la préparation d'attentats sur le sol iranien. De l'aveu même de leur chef, Morad Karaylan, ce dernier a rencontré des hauts responsables américains à Kirkouk en 2006, où il était question de mettre en place les coordinations nécessaires en vue d'organiser des actes terroristes aux frontières ouest de l'Iran. Des affirmations corroborées par le très sérieux hebdomadaire "Atlantic" qui a confirmé ces informations, faisant par ailleurs, état de nombreux contacts et d'une autre rencontre entre des autorités américaines et des responsables du PEJAK dans les hauteurs de Qandil au nord irakien. Les troupes américaines et le régime sioniste ont pour politique d'appuyer, militairement et politiquement, les réseaux terroristes locaux afin déstabiliser la région et d'y justifier leur présence à long terme. D'ailleurs, ce n'est même pas un secret de polichinelle, car les services de contre-espionnage israéliens et américains basés dans le nord de l'Irak prônent ouvertement cette politique. De l'avis des analystes, il ne faut pas non plus négliger le rôle que pourrait jouer, bon gré, malgré, dans ces tractations ignominieuses, les groupes kurdes irakiens. Ces actes terroristes renforcent la détermination de la RII dans sa lutte contre le terrorisme exporté par l'Occident, un terrorisme aveugle qui visent uniquement des innocents et dont l'objectif est de diviser les populations de la région.

23/09/2010

http://french.irib.ir

http://www.alterinfo.net/notes/?start=20


Préparation à la guerre

L'Iran dément l'arrestation de soldats américains.

Des sources iraniennes ont annoncé dimanche l'arrestation de sept soldats américains qui tentaient de pénétrer en Iran par la frontière pakistanaise, une information aussitôt démentie par les autorités iraniennes, américaines et pakistanaises.

Le site internet Javanonline.ir, proche des Gardiens de la révolution, a annoncé que les forces iraniennes avaient arrêté "récemment" sept soldats américains à la frontière irano-pakistanaise.

Le site n'avait donné aucune source ni aucun détail sur cette information, reprise ensuite par l'agence Fars.

Mais l'Iran a aussitôt démenti cette information par différentes sources.

"Aucun soldat américain n'a été arrêté. Nous le démentons", a déclaré Ali Mohamad Azad, gouverneur de la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est) cité par la chaîne de télévision en arabe Al-Alam.

Le démenti a été également relayé par un responsable local des gardes-frontières interrogé par Al-Alam, et par la direction des Gardiens de révolution, en charge de la sécurité dans cette région frontalière du Pakistan, sur la chaîne de télévision anglophone Press-TV.

Javanonline.ir a rapidement publié lui aussi un démenti officiel, présentant des "excuses" à ses lecteurs.

Les Etats-Unis ont eux aussi démenti l'arrestation.

"Nous n'avons pas de soldat manquant à l'appel", a indiqué dans un courriel le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell.

Le Pakistan a renchéri en niant la présence de soldats américains dans cette zone.

"Il n'y a pas de soldats américains là-bas, la question d'une arrestation ne se pose pas", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Abdoul Basit.

Les forces iraniennes ont arrêté à deux reprises au cours des dernières années des membres des forces britanniques en Irak qui s'étaient égarés en Iran: 15 marins de la Royal Navy égarés dans le Golfe en 2007, et 8 marins qui avaient franchi la frontière sur le fleuve Chatt al-Arab en 2004. Ces militaires ont rapidement été libérés dans les deux cas.

Elles ont également arrêté en juillet 2009 trois randonneurs américains qui ont affirmé avoir pénétré en Iran par erreur lors d'une randonnée dans les montagnes du Kurdistan irakien. Ces trois randonneurs, dont deux sont toujours détenus, ont été accusés d'espionnage et doivent être jugés prochainement.

Mais jamais ce genre d'incident n'a impliqué de soldat américain, ni n'avait été rapporté à la frontière pakistanaise.

Les autorités iraniennes, notamment les Gardiens de la révolution, ont toutefois accusé à plusieurs reprises dans le passé les forces pakistanaises et américaines de soutenir des groupes armés sunnites opérant dans la province du Sistan-Baloutchistan, notamment les militants du mouvement Joundallah.

19/9

http://www.google.com/hostednews/

 

Téhéran reproche à la Russie d'avoir cédé face aux Etats-Unis et Israël. 

L'Iran a jugé jeudi "irrationnel" le refus de la Russie de lui livrer des missiles S-300 et reproche Moscou d'avoir cédé face à la pression des Etats-Unis et d'Israël, a rapporté la télévision d'Etat.   
"Nous ne sommes pas contents de voir les Russes humiliés par l'Amérique et le régime sioniste (d'une façon à ce) que l'on puisse dire qu'ils font ce qu'on leur dicte", a déclaré le ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, au site internet de la télévision.  
Le président russe, Dmitri Medvedev, a interdit mercredi la livraison de missiles antiaériens S-300 à l'Iran, arguant l’application d'une résolution de l'ONU en juin sur de nouvelles sanctions contre Téhéran. 
La dernière résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "n'est pas claire à propos des missiles sol-air et il ne me semble pas rationnel d'y faire référence après des mois", a jugé Ahmad Vahidi.   
"Notre défense n'a pas été et ne sera pas dépendante de ces missiles S-300", a-t-il ajouté, tout en souhaitant que les Russes "adoptent une ligne de conduite indépendante".
Mercredi, la Maison Blanche avait salué la décision du M. Medvedev, estimant qu'elle illustrait la coopération entre les Etats-Unis et la Russie "au profit de la sécurité mondiale".

24/09/2010

 

S-300: l'Iran qualifie d'illogique le refus des livraisons russes.

Le président russe Dmitri Medvedev a publié mercredi 22 septembre un décret interdisant la livraison de missiles sol-air S-300 à l'Iran.

Le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi a qualifié d'illogique le refus de Moscou de livrer à Téhéran son système de missiles sol-air S-300, en déclarant que l'Iran travaillait à mettre au point un système équivalent, rapporte jeudi l'agence Fars.
"La mise au point d'un matériel similaire est à l'ordre du jour, et nous créerons des systèmes analogues", a-t-il dit, en déplorant que la Russie subisse la pression des Etats-Unis et d'Israël et agisse sous leur houlette.
"Cette résolution ne prévoit pas de restrictions pour des systèmes de DCA, et le comportement des autorités russes qui se réfèrent à ce document six mois après son adoption est dénué de logique.

La Russie aurait dû remplir le contrat signé plusieurs années avant que le Conseil de sécurité de l'Onu n'adopte sa résolution 1929", a souligné le ministre.
Téhéran et Moscou ont signé un contrat d'un montant d'environ 800 millions de dollars portant sur les livraisons à l'Iran de cinq divisions de missiles S-300 PMU-1 en 2007.

22-09

http://fr.rian.ru/world/20100923/187497022.html



Les organisations mondiales

Assemblée générale de l'ONU

L'Assemblée générale de l'ONU s'ouvre avec Obama et Ahmadinejad

Au cœur des débats : la prolifération nucléaire, le réchauffement climatique et la guerre en Afghanistan.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ouvrira les débats par un discours dans lequel il rappellera l'importance des Nations unies dans le règlement des grandes questions internationales.

 

Dimanche, matin, le Président iranien rencontrera, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.

Le Président iranien prononcera, un discours à la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU. Il interviendra, également, lors de la réunion sur le désarmement.

Il s'entretiendra, aussi avec les personnalités islamiques. En marge de la réunion de l'Assemblée générale, il aura des entretiens bilatéraux avec ses homologues.

Il accordera, également, plusieurs entretiens radiotélévisés. Il répondra, lors d'une conférence vidéoconférence aux questions des étudiants. Il doit rencontrer aussi les représentants des groupes anti-guerres aux Etats-Unis.

A noter que le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinéjad est arrivé, aujourd'hui, à la tête d'une haute délégation, à New York pour assister à la 65ème réunion de l'Assemblée générale de l'ONU

http://french.irib.ir  - AFP

Barack Obama et Mahmoud Ahmadinejad ont prononcé des discours attendus,au premier jour de l'Assemblée générale des Nations unies, qui se penchera sur les grandes crises mondiales telles que la prolifération nucléaire ou l'Afghanistan.

Plusieurs sujets principaux devraient dominer les débats de l'ONU, dont les négociations de paix au Proche-Orient, le changement climatique, l'Iran et son programme nucléaire, le Soudan et l'approche d'un référendum qui pourrait voir la scission du Sud-Soudan, la Corée du Nord, la gouvernance mondiale, a indiqué un diplomate occidental.

"Tous les grands sujets du moment peuvent être abordés pendant les débats", a-t-il ajouté.

Discours attendus

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ouvrira les débats par un discours dans lequel traditionnellement il rappellera l'importance des Nations unies dans le règlement des grandes questions internationales.

Mais c'est le discours du président américain qui va dominer la journée, tandis que celui de son homologue iranien devrait également être très remarqué.

Quelque 130 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à l'ONU au cours des prochains jours. Pour la journée de jeudi, quinze chefs d'Etat et de gouvernement prendront la parole le matin et vingt l'après-midi.

La journée sera également marquée par la réunion du Conseil de sécurité avec la participation des ministres des quinze pays membres qui se pencheront sur les questions liées au maintien de la paix.

Il y aura également en marge des débats une réunion du G8 - un groupe de discussion rassemblant les huit pays les plus riches de la planète - rendez-vous traditionnel pour l'ouverture de l'Assemblée.

(Nouvelobs.com avec AFP)

 

Ahmadinejad à New York

19 Septembre

" Le message du peuple iranien qui sera abordé à l'Assemblée générale de l'ONU, est celui de la paix et de l'amitié entre toutes les nations" a souligné le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, dans une déclaration aux journalistes, dès son arrivée à l'aéroport de Jean F. Kennedy. " Ce que nous nous attendons à l'ONU, c'est de jouer son rôle réel qui consiste à fournir une occasion juste et égale à toutes les nations. L'Onu, a-t-il ajouté, doit, également, jouer son rôle en matière de gestion internationale" " l'ONU est le centre de la gestion des affaires mondiales, et la paix et la sécurité ne peut se réaliser qu'avec une participation mondiale" a indiqué, encore Le Président de la République islamique d'Iran.

http://french.irib.ir

 

Ahmadinjead : L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran.

 « Les Occidentaux sont plus que quiconque conscients que nous ne voulons nullement la bombe atomique et que nous en disposons même pas. Nous n’avons pas besoin de la bombe H, puisque là où elle est véhiculée, notre culture, elle imprègne tout ; la bombe atomique de l’Iran est l’amour et la pureté, auxquels rien ne peut résister. », a affirmé le Président Ahmadinejad, en allusion à la campagne de désinformation des Occidentaux à propos du programme nucléaire civil iranien.
C’était dimanche soir 19 septembre, à New York, que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad l’a déclaré devant les Iraniens résidant aux Etats-Unis.

« Presque tout le monde est conscient aujourd’hui que deux courants, deux cultures, deux puissances et deux pays pèsent tout leur poids sur l’échiquier international : l’Iran et les Etats-Unis d’Amérique ; le genre d’interaction de ces deux puissances déterminera le sort du monde. Un de ces pays qu’est l’Amérique a son propre courant idéologique, culturel ainsi que son propre rhétorique politique ; il fait maintenant quelques décennies qu’elle s’impose sur la scène mondiale et qu’elle est sans rivale dans l’univers capitaliste, elle cristallise à elle seule toute la pensée occidentale. Aux antipodes de cette culture, se trouve l’Iran, qui est une culture, une conduite, une histoire et une civilisation, occupant une place élevée dans l’esprit des nations et des penseurs. », a expliqué le président Ahmadinejad. Dans l’optique du Président, la culture et la pensée américaines sont par essence hégémoniques, voulant coûte que coûte faire main basse sur les capitaux et les ressources des autres. « Vous avez constaté vous-même ce qui s’est passé, au nom de la démocratie et la paix dans ce pays, combien de gens innocents y ont été décimés. Dès qu’ils [les Américains, ndtr] ont débarqué en Afghanistan, ils ont transféré les documents du pays notamment les études que les soviétiques avaient effectué sur les mines afghanes et ils les ont identifiées. », a rappelé le Président Ahmadinejad pour qui le discours de force est profondément ancré dans la culture américaine ; cette vision accorde le droit au plus fort. Il y a trente ans que les Américains font cavalier seul dans l’arène internationale ; et vous pouvez constater le résultat de leur domination ; ce qui se passe en Afghanistan ou en Irak en est un exemple manifeste. Ils ont dit qu’ils voulaient offrir liberté et démocratie au peuple irakien, mais leur bilan à lui seul est bien éloquent : un nombre incommensurable de tués et de blessés, des infrastructures totalement détruits.
« Aux antipodes se trouve la culture, la pensée et la méthode de l’Iran, qui a la compétence de gérer le monde. Nombreux sont maintenant les hommes politiques qui s’interrogent sur l’histoire d’Iran et ses antécédents, qui sont curieux de mieux connaître la culture et la civilisation iraniennes. », a fait remarquer le Président. En référence aux figures de proue de la culture et de la civilisation iraniennes dont Abu Reyhan, Avicenne, Hafez, Saadi, Ferdowsi… le président a souligné : la nation iranienne a depuis les temps immémoriaux, été connue pour sa riche culture. Les Iraniens ont toujours été en quête de la paix, de l’amitié et de l’équité. Ils n’ont voulu que le bien d’autrui et ils n’ont jamais cherché à se poser en les maîtres du monde ou à piller les richesses des autres.
Le programme nucléaire iranien à vocation pacifique cible de la campagne de désinformation des Occidentaux était un autre axe du discours présidentiel. « Ils savent mieux que quiconque que nous ne cherchons pas la bombe atomique et que nous ne disposons pas de telles armes. Nous n’avons pas besoin de la bombe atomique ; notre bombe H, ce sont les Iraniens qui là où ils vont, ils influent au travers leur culture, sur le monde. Pureté et amour, voilà la bombe atomique de l’Iran, qui là où elle se rend, rien ne lui résiste, elle désamorce toute bombe atomique. », a réitéré le Président Ahmadinejad avant d’insister (dixit) « La tâche de la nation iranienne est lourde ».
« Le monde dans son actuelle situation, devra changer. Quant à l’Iran, il joue un rôle de premier plan dans ce changement-clé. », a assuré le président.

 20 Septembre

www.alterinfo.net/L-amour-et-la-purete-voila-la-bombe-atomique-d-Iran-Ahmadinjead_a50036.html -

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2 Otan-Isaf

L'Iran, prétexte pour une prolifération d'armes déclenchées par l'Otan.

18/09

" L'Iran est un réel danger ce qui nous a amené à élaborer de multiples plans balistique au sein de l'Otan pour y faire face, a affirmé, il y'a 3 jours, le Secrétaire général de l'Alliance atlantique, le danois Anders Fogh Rasmussen. " La décision politique en ce sens devra être prise au prochain sommet de l'Otan à Lisbonne et elle prendra force exécutoire dès 2011, a-t-il affirmé. "Nous réfléchissons surtout à la mise sur pied des bases de lancement et des radars mobiles, susceptibles d'être utilisé à bord des navires ou même sur le sol, a-t-il poursuivi. A la question de savoir si un bouclier anti-missile n'avait pas déjà été utilisé, Rasmussen a affirmé: " Le bouclier tel que nous l'employons aujourd'hui ne suffit qu'à garantir la protection de nos forces déployées dans nos bases, ce qui nous impose la nécessité de l'étendre à tous nos pays et toutes nos peuples". " Si cette décision venait à être prise, nous demanderons aux Russes de contribuer à nos efforts car eux aussi sont menacés".

Ces déclarations interviennent alors que les dirigeants russes et américains ont signé à Washington plusieurs accords de coopération défensifs.

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Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne...

Menacées par une possible frappe de missiles iraniens, la Russie et l'Otan doivent créer un bouclier antimissile commun, a annoncé vendredi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen.

"Plus d'une trentaine de pays, dont l'Iran, possèdent ou développent leur potentiel nucléaire. Ils ont des missiles capables d'atteindre aussi bien le territoire otanien que russe. De cette façon, nous pouvons soit mettre au point un système ABM qui nous séparera et retracera de nouvelles lignes de démarcation en Europe, soit créer un système qui nous rapprochera les uns des autres", a-t-il indiqué dans une allocution vidéo.

"Nous devons proposer une coopération à Moscou et conjuguer notre ABM avec ses capacités. Si nous réussissons à le faire, nous pourrons assurer un meilleur climat pour progresser dans les autres sphères cruciales pour la sécurité européenne", a ajouté M.Fogh Rasmussen.

Il est temps de mettre fin à la logique de guerre froide et de se concentrer ensemble sur les menaces communes, dont le terrorisme, l'extrémisme, le trafic de drogue, la prolifération de la technologie des missiles les cybernautiques, la piraterie et les armes de destruction massive, a conclu le responsable.


n°53 - journal d'Iran – n°53 - : Fin : - 10-08 au 28-09 : Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.

n°53 - journal d'Iran – n°53 - :   Fin : - 10-08 au 28-09   : Ahmadinejad évoque à New York le spectre d'une guerre avec les Etats-Unis.



journal d'Iran   n°53 du 10-08 au 28-09

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Politique Internationale

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

2-1 2 VIDEOS DE DIEUDONNE

2-2 Blair s’est prononcé en faveur d’une action militaire contre l’Iran.

2-3 Le dossier Sakineh Achtiyani instrumentalisé par le lobby sioniste en France.

2-4 Manipulation de l’affaire Sakineh Achtiyani pour diaboliser l’Iran.

2-5 Jean Tafazzoli  : Ce mensonge sur la lapidation en Iran.

2-6 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

 


3 AIEA (Onu)

Nucléaire: le projet Bouchehr répond au régime de non prolifération.

Le membre du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Grigori Berdennikov a qualifié la centrale de Boucher en Iran "d'exemple digne d'imitation en matière de respect du régime de non-prolifération nucléaire".
"Selon de nombreux experts, le projet Bouchehr offre un exemple manifeste de la coopération dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie atomique", a-t-il déclaré jeudi lors d'une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA. Et d'ajouter que cette coopération "contribuait au renforcement du régime de non-prolifération".
Selon M. Berdennikov, durant toute la période d'exploitation du site de Bouchehr, le combustible nucléaire nécessaire à son fonctionnement sera fourni par la Russie. C'est également la Russie qui récupérera le combustible épuisé.
"L'exploitation de la centrale, les livraisons du combustible et son retour en Russie seront strictement contrôlés par l'AIEA", a indiqué le membre du Conseil des gouverneurs.
Il a rappelé que le lancement physique de la centrale de Bouchehr avait eu lieu le 21 août dernier sous le contrôle d'inspecteurs de l'AIEA.
Sa construction a débuté en 1974. Menés au départ par le groupe allemand Kraftwerk Union, les travaux ont été interrompus en 1980 en raison de l'adhésion du gouvernement fédéral à l'embargo américain sur les livraisons d'équipements à l'Iran. La construction du site a repris dans les années 1990 sous la direction de spécialistes russes. Pour piloter le projet, la Russie et l'Iran ont créé une coentreprise.
Dans deux à trois ans, la partie russe transmettra entièrement la gestion de l'ouvrage à la partie iranienne.

17/09/2010

http://fr.rian.ru/

 

L'Iran réaffirme son droit de choisir les experts de l'AIEA.

L'Iran a réaffirmé mardi qu'il avait le droit de choisir les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) autorisés à surveiller ses installations nucléaires, en réponse au dernier rapport de l'agence onusienne critiquant le manque de coopération de Téhéran.

Les autorités iraniennes avaient retiré en juin leur agrément à deux inspecteurs de l'AIEA accusés d'avoir fourni de "fausses informations" sur la disparition d'un équipement nucléaire important dans une installation de Téhéran.

L'AIEA et les Occidentaux avaient reconnu alors le droit de l'Iran à prendre une telle décision, tout en la regrettant.

L'agence onusienne revient sur cet incident dans son dernier rapport lundi, accusant l'Iran "d'entraver les procédures d'inspection" par des "refus répétés opposés à des inspecteurs expérimentés".

"C'est notre droit, comme pour tout membre de l'AIEA, de choisir les inspecteurs", a dit le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi cité par l'agence Isna.

"Les deux inspecteurs rejetés par l'Iran avaient transmis des informations contraires à la réalité, et l'AIEA est d'accord avec ce fait mais ne veut pas l'admettre" publiquement, a-t-il affirmé. "L'AIEA a proposé les noms de deux nouveaux inspecteurs et nous les avons acceptés".

Le dernier rapport de l'AIEA "ne fait état d'aucun détournement de matériel nucléaire à des fins non pacifiques. Nous estimons que les autres points mentionnés dans ce rapport sont marginaux", a ajouté M. Salehi.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran, malgré ses dénégations répétées, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

L'AIEA n'a jamais produit de preuve à l'appui de ces accusations, mais estime que les refus apportés par l'Iran à certaines de ses demandes d'inspection ou de renseignement ne lui permettent pas de garantir que Téhéran n'a pas de programme nucléaire militaire.

L'AIEA, qui surveille étroitement toutes les opérations liées à l'enrichissement d'uranium controversé de l'Iran, n'a en revanche pas d'accès régulier au site d'Arak (centre) où Téhéran construit un réacteur nucléaire de recherche à eau lourde de 40 mégawatts.

Selon M. Salehi rien, dans les accords avec l'AIEA, n'oblige l'Iran à lui ouvrir ce site, qui n'utilise pas d'uranium enrichi. "Si l'AIEA trouve une clause dans notre accord bilatéral disant que les installations à eau lourde doivent être ouvertes à son inspection, nous permettrons à ses experts de venir visiter le site dans les plus brefs délais".

La dernière visite d'inspecteurs de l'ONU à Arak remonte à août 2009.

Téhéran affirme que ce réacteur, prévu pour être achevé en 2012 ou 2013, doit permettre de produire des isotopes pour l'agronomie et la médecine, mais les Occidentaux estiment que l'installation d'Arak pourrait être configurée de manière à faciliter la production d'une arme nucléaire. (…)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné Téhéran à plusieurs reprises depuis 2006 pour son refus notamment de suspendre l'enrichissement d'uranium.

07-09

http://www.google.com/

www.lepoint.fr/.../l-iran-reaffirme-son-droit-de-choisir-les-experts-de-l-aiea-07-09-2010-1233053_24.php -



Les Voisins

Turquie

Erdogan veut resserrer les liens économiques avec l'Iran.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi à un rapprochement économique avec l'Iran en dépit des pressions occidentales en faveur de mesures de rétorsion contre Téhéran et ses activités nucléaires.
"Pourquoi ne pouvons-nous pas établir avec l'Iran un mécanisme de commerce sans restrictions, similaire à celui que nous avons avec l'Europe?

Je ne vois pas personnellement de raison à ce que nous ne puissions pas le faire", a déclaré M. Erdogan, au cours d'un forum d'affaires turco-iranien à Istanbul.
"Si nous nous dépêchons de finaliser les pourparlers sur un accord de commerce privilégié nous pouvons atteindre 30 milliards de dollars d'échanges bilatéraux en cinq ans. Nous devons le faire", a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse Anatolie.
La Turquie a affirmé en juillet qu'elle appliquerait les sanctions votées par l'ONU contre l'Iran mais pas celles décidées par les Etats-Unis et l'Union européenne, à laquelle elle est liée par un accord d'union douanière et avec laquelle elle a entamé des négociations d'adhésion en 2005.
M. Erdogan a indiqué que le niveau des échanges bilatéraux avec l'Iran était d'environ 10 milliards de dollars, consistant pour l'essentiel en achat de gaz iranien par la Turquie.
"Il y a beaucoup de choses que nous pouvons donner à l'Iran", a-t-il souligné, en insistant sur les "opportunités uniques" offertes par la proximité géographique des deux pays.
La Turquie, seul membre de l'Otan à la population très majoritairement musulmane, entretient de bons rapports avec son voisin iranien.
Membre temporaire du Conseil de sécurité de l'ONU, elle a voté en juin contre les sanctions contre l'Iran, en affirmant privilégier la voie diplomatique.
Le mois précédent, elle avait présenté avec le Brésil et l'Iran une proposition d'accord sur un échange de combustible nucléaire en territoire turc.

Cette initiative a été ignorée par les grandes puissances.

16-09

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00281643-turquie-erdogan-veut-resserrer-les-liens-economiques-avec-l-iran.htm

 

A New York, Gül ne rencontrera pas Peres, mais Ahmadinejad!!

Le président turc Abdullah Gül a affirmé qu'il ne rencontrerait pas son homologue israélien Shimon Peres à New York, assurant toutefois vouloir rencontrer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, a rapporté lundi l'agence de presse Anatolie
« je rencontrerai le président de la république islamique d’Iran Mahmoud Ahmadinejad, mais je ne rencontrera pas les chef de l’état de ceux qui ont tué des innocents alors qu’ils étaient en mission humanitaire ». Et d’ajouter : « entre nos deux pays (la Turquie et l’Iran), il y a beaucoup de sujets qui méritent d’être discutés ».
Auparavant, interrogé lors d'une conférence de presse à New York sur une telle réunion, M. Gül avait répondu: "Mon programme ne me le permet pas", selon Anatolie.
En réponse à une question sur les attentes de la Turquie vis-à-vis d'Israël, le président turc a souligné que des excuses ne suffiront pas pour solder les comptes
"Il n'est pas question que des excuses d'Israël signifient que +tout est oublié, tout est fini, laissons les morts enterrer leurs morts et occupons nous des vivants+. Tout le monde sait que la Turquie ne se comportera pas comme ça", a-t-il déclaré.
M. Gül a estimé que le droit international ouvrait deux voies à Israël: "la première est claire, c'est de s'excuser en disant +ce que j'ai fait était une erreur+, l'autre est de payer des réparations pour cela".
Les relations entre la Turquie et Israël, autrefois alliés stratégiques, connaissent de vives tensions depuis l'offensive israélienne meurtrière contre la bande de Gaza qui a fait 1400 martyrs palestiniens.
Elles se sont encore crispées après l’assaut meurtrier sanglant du Mavi Marmara, le navire amiral de la flottille humanitaire, sur lequel les soldats israéliens ont tué neuf Turcs.
Pour exprimer son mécontentement, la Turquie a rappelé son ambassadeur, annulé des manœuvres conjointes et exigé des excuses qu'Israël s'est refusé à lui présenter.

21/09/2010

<http://www.almanar.com.lb >

www.lemonde.fr/.../gul-a-new-york-pas-de-rencontre-avec-peres-mais-avec-ahmadinejad_3212_60_43430919.html


Russie

S-300: Medvedev interdit le transfert à l'Iran.
Le président russe Dmitri Medvedev a interdit par un décret le transfert à l'Iran de systèmes de missiles sol-air S-300 et de matériel blindé, ainsi que d'avions, d'hélicoptères et de navires de combat.
Le décret présidentiel porte sur les mesures en application de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l'Onu en date du 9 juin 2010,
"Le décret interdit notamment le transit via le territoire de la Russie (y compris par voie aérienne), l'expédition depuis le territoire russe en Iran et le transfert à l'Iran en dehors de la Russie avec l'usage de bateaux et d'appareils volants battant pavillon russe de chars et de blindés de combat, de pièces d'artillerie de gros calibre, d'avions d'assaut, d'hélicoptères de combat, de bâtiments de guerre, de missiles ou de systèmes de missiles (frappés par les sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu, ndlr) … de systèmes de missiles sol-air S-300 ou de matériel lié aux armements évoqués, dont des pièces de rechange", stipule le communiqué de la présidence.
En juin 2010, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté la quatrième résolution prévoyant des sanctions contre l'Iran. Le document impose des restrictions sur la fourniture d'armes conventionnelles, dont les missiles, les chars, les hélicoptères d'assaut, les avions de combat et les bâtiments de guerre.
22-09-

http://www.fr.rian.ru/world/20100922/187487693.html

 

Nucléaire: Medvedev restreint les opérations financières avec l'Iran.
Medvedev a signé un décret interdisant l'octroi de services financiers aux personnes physiques et morales russes si ces opérations sont liées aux activités nucléaires de l'Iran, rapporte mercredi le service de presse du Kremlin.
En application des sanctions décrétées par les Nations unies, le document interdit également toute opération avec des actifs ou ressources sur le territoire russe susceptible d'être liée au programme nucléaire iranien, stipule le communiqué.
Adoptée le 9 juin dernier par 12 voix contre deux et une abstention par le Conseil de sécurité de l'Onu, la résolution 1929 prévoit aussi des limitations aux investissements iraniens à l'étranger

22-09

http://www.fr.rian.ru/world/20100922/187488113.html



Dans le monde

Allemagne

ThyssenKrupp cesse de traiter avec l'Iran.

ThyssenKrupp (TKAG.DE: Cotation) a fait savoir jeudi que son directoire avait décidé de geler tout nouveau contrat avec l'Iran et de rompre tous les contrats existants dès que possible.

"En cessant tout commerce avec l'Iran, nous soutenons les politiques de sanctions de la République Fédérale d'Allemagne, de l'Union Européenne et des Etats-Unis", a déclaré Ekkehard Schulz, le président du directoire du premier sidérurgiste allemand.

L'annonce de ThyssenKrupp est le dernier en date des grands groupes allemands à réduire la voilure avec l'Iran en signe de protestation contre la politique nucléaire de la république islamique.

En début d'année, le constructeur automobile Daimler (DAIGn.DE: Cotation) avait annoncé qu'il envisageait de céder ses parts dans le capital d'un fabricant de moteurs iraniens et de geler les exportations prévues vers l'Iran, emboîtant ainsi le pas à d'autres groupes allemands, comme Siemens (SIEGn.DE: Cotation), Munich Re (MUVGn.DE: Cotation) et Allianz (ALVG.DE: Cotation).

L'annonce de la décision de ThyssenKrupp intervient au lendemain de déclarations faites par les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances, qui espèrent toujours une solution négociée sur le programme nucléaire iranien. (Voir [ID:nLDE68L11N])

L'Iran a été l'un des copropriétaires de ThyssenKrupp pendant des années, lors du régime du shah dans les années 1970, avant de racheter suffisamment de parts en 2003 pour éviter de figurer sur la liste noire de Washington.

(Maria Sheahan, Catherine Monin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

23 septembre

Http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE68M0PM20100923


Pays Bas

Des commerçants hollandais se plaignent des sanctions contre l’Iran.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, une centaine de commerçants hollandais se sont plaints des séquelles qu’ils subissent des sanctions imposés par les Occidentaux conte l’Iran.
« Les pertes subies par les compagnies européennes sont plus importantes que celles subies par l’Iran » ont affirmé dans un communiqué, ces commerçants membres de l’Association commerciale irano-hollandaise, à l’issue d’une rencontre avec les représentants de leur pays du ministère de l’économie et des finances.
Dans le communiqué, l’association déplore surtout les sanctions supplémentaires européennes imposées contre l’Iran, estimant qu’elles vont au-delà des sanctions onusiennes votées par le Conseil de sécurité. Assurant que leurs activités ne sont pas liées à la politique, le communiqué précise que l’association s’adonne exclusivement à des activités économiques qui prennent en considération les intérêts des deux peuples hollandais et iranien.

06/09/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153123&language=fr



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 

2-1 2 VIDEOS DE DIEUDONNE

VIDEO 1: http://www.dailymotion.com/video/xeugf3_news?start=4#from=embed
VIDEO 2 :
http://www.dailymotion.com/video/xeuhxv_news?start=4#from=embed 


2-2 Blair s’est prononcé en faveur d’une action militaire contre l’Iran.

Autre information concernant l’Iran : à l’occasion de la publication de ses Mémoires, l’ancien premier ministre Tony Blair, l’un des principaux responsables de la guerre criminelle menée contre l’Irak, s’est prononcé en faveur d’une action militaire contre l’Iran : « Il n’est pas acceptable que l’Iran dispose de capacités nucléaires militaires. Je crois que nous devons nous préparer à les affronter, militairement si nécessaire. »

(Notons qu’il parle de « capacités » et non de possession de la bombe.)

(Tim Shipman, « How Blair was seconds from ordering RAF to shoot down passenger plane over London after 9/11 », The Daily Mail, 2 septembre).

Alain Gresh

7 septembre

http://blog.mondediplo.net/2010-09-...

 

2-3 Le dossier Sakineh Achtiyani instrumentalisé par le lobby sioniste en France.

Maria Poumier, analyste et écrivain française qui se trouve en visite en Iran pour évoquer le dossier de Sakineh Achtiyani avec les autorités iraniennes, a condamné, au cours d’un entretien accordé au journaliste de la Radio espagnole de l’IRIB, l’instrumentalisation de ce dossier par le puissant lobby sioniste français.
« Après avoir échoué à freiner les progrès nucléaires iraniens, le lobby sioniste s’est intéressé aux conditions féminines et à la question des droits de l’homme en Iran dans l’espoir d’y trouver un viatique où assouvir sa haine anti-iranienne, a affirmé Mme Poumier. « Ce lobby, dirigé par un philosophe juif appelé Bernard Henry Levy, a tout fait jusqu’à présent pour accorder une large couverture médiatique au cas de Sakineh, histoire de mettre sous pression la RII.

Or les Français savent mieux que quiconque que la justice républicaine et ses magistrats sont indépendants et n’ont pas d’ordre à recevoir de personne, a souligné cette analyste. « Le lobby sioniste qui dépense des trésors d’énergie pour faire condamner l’Iran, passe paradoxalement sous silence l’exécution des femmes noires aux Etats-Unis qui se trouvent souvent condamnées puisqu’elle sont noires et d’origine modeste. Ce lobby fait également impasse, et on se demande pourquoi, sur les conditions déplorables des femmes palestiniennes qui croupissent dans les geôles d’Israël, a fait remarquer Mme Poumier.

20/09

http://french.irib.ir

 

2-4 Manipulation de l’affaire Sakineh Achtiyani pour diaboliser l’Iran.

L’ordre est venu de Tel Aviv, exécuté par les agents d’influence sionistes dont le quotidien Libération, BHL et consorts : diaboliser l’Iran dans les médias pour préparer l’opinion publique à une attaque israélienne en manipulant la cause des femmes, cette fois iraniennes.
Les bobos starlettes droits de l’hommiste à l’indignation très sélective telles Jane Birkin et sa fille Charlotte Gainsbourg nous la jouent « indignées ».
En Iran Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère de famille de 43 ans, a été condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari.
Elle est actuellement détenue dans la prison de Tabriz, à l’ouest de l’Iran.

Mais aucune décision finale n'a été prise sur la lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani a réaffirmé samedi le ministère iranien des Affaires étrangères, notant que l'application de la peine avait été "suspendue" et que le verdict était en cours d'examen.
"Pour les peines très lourdes, il y a une procédure particulière et longue. Ce verdict est en cours d'examen et lorsque la justice arrivera à une conclusion finale, elle l'annoncera", a indiqué à l'AFP un porte-parole, Ramin Mahmanparast.
S’emparant de cette affaire, certains droits de l’hommiste à l’indignation très sélective ici en France ont lancé une campagne de diabolisation médiatique de l’Iran depuis plusieurs semaines dans le quotidien sioniste « Libération » contre l’Iran.
Cette campagne, « inaugurée » en grande pompe par l’agent d’influence sioniste, Bernard Henri Levy, a été reprise ensuite par le magazine « Elle » et « La Règle du Jeu » qui selon leurs propres termes « relaient la parole d’artistes, d’intellectuels, de lecteurs en faveur de Sakineh. ».
En France, et en Europe en général les médias sous influence sioniste ne peuvent pas directement discuter du « bien fondé et de la mission pacifique » d’une attaque américaine et ou israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran pour conditionner leurs opinions publiques à ces attaques comme c’est le cas aux US et en « Israël ».
Bien sûr cela susciterait un tollé général et probablement un réveil des anti-guerres en France comme dans le reste de l’Europe les peuples étant majoritairement contre ses guerres d’agression.
Mieux vaut laisser les anti-guerres sommeiller et mobiliser certains droits de l’hommiste à l’indignation sélective, qui usent et abusent de leur notoriété qui artistique, qui culturelle qui politique, pour jouer sur la fibre émotionnelle à des fins partisanes propagandistes et manipulatrices.
On a déjà eu les mêmes démarches avec les femmes afghanes ou toutes ces « bonnes consciences » se sont mobilisées pour défendre l’indéfendable, une guerre d’agression d’occupation de nettoyage ethnique et maintenant d’assassinats extrajudiciaires par drones dont les principales victimes sont des civils dont des femmes et des enfants.
Lamentable aussi de voir que des responsables politiques, Martine Aubry, Ségolène Royal entre autres, tombent dans ce piège grossier au lieu de se concentrer sur des propositions de politiques étrangères qui redonnerait à la France sa place sur la scène internationale notamment par un rôle indépendant de toute pression américano sioniste et la renaissance de sa diplomatie domaine dans lequel elle a longtemps fait preuve d’excellence grâce à un personnel des plus compétents.
Surenchérissant sur cette campagne de diabolisation de l’Iran, Kouchner, l’agent sioniste qui occupe le quai d’Orsay a demandé vendredi aux pays de l'Union européenne d'envisager une menace de sanctions contre l'Iran pour pousser Téhéran à épargner Sakineh.
Sous l’emprise de la bande sioniste Sarkozy Kouchner, la diplomatie française- surtout en ce qui concerne l’Iran mais pas que- a été réduite à un jeu lamentable de menaces et de surenchères de menaces qui ont pour effet de braquer l’Iran qui accuse les autorités françaises d’ingérence, ce en quoi les Iraniens ont raison effectivement.
Imaginez la réaction du quai d’Orsay si l’Iran lançait une campagne de sanctions contre la France pour son traitement des Roms par exemple, ou les violations quotidiennes des droits de l’homme dans les prisons françaises ou croupissent et meurent à petit feu y compris les incurables - pas de lapidation of course - des êtres humains, violations largement et publiquement dénoncées à maintes reprises.
Ces « bonnes consciences » boboistes du show biz et autres pseudos intellectuels ont observé par contre un silence profond voire méprisant lorsqu’ « Israël » a massacré des civils au Liban en 2006, à Gaza pendant l’Opération Plomb Durci ou encore tout récemment sur le Marvi Marmara de la Freedom Flottilla.
Ces « bonnes consciences » restent silencieuses alors que croupissent dans les geôles sionistes des femmes et des enfants palestiniens pendant des années pour certains, que les enfants sont torturés pour les amener à avouer avoir lancé des pierres contre la soldatesque fasciste sioniste.
Ces « bonnes consciences » ne vont pas s’interposer lorsque les Roms ici en France sont expulsés de leurs misérables camps de fortune et que, indignité des indignités, imitant le régime de Pétain, la Sarkochienlit fait procéder au « tri » les femmes et les enfants d’un côté les hommes de l’autre, avec menace de séparer les enfants des mères, et ensuite organise leur expulsion.
Oui Sarkozy emploie les méthodes de Pétain et à l’instar de ce dernier il doit être poursuivi et jugé pour haute trahison, trahison de la République, de sa Constitution, dont il est supposé être le garant, trahison donc de son mandat de président élu.
Oui pour cela Sarkozy doit être déchu de sa nationalité.
Quant à ces « bonnes consciences » qu'elles cessent donc de se prostituer en manipulant d’une façon éhontée les Droits des Femmes à des fins politiques pour justifier une autre guerre, cette fois-ci contre l’Iran.
LIBERATION PRODUIT SIONISTE MEDIATIQUE A BOYCOTTER
Edouard de Rothschild, principal actionnaire du journal français Libération, a émigré début Août en « Israël » pris la nationalité israélienne sans toutefois abandonné sa nationalité française ce qui aurait pu lui poser quelque problème comme propriétaire d’un quotidien français.
Une première dans le monde médiatique français puisque Libération est le seul quotidien français à appartenir à un sioniste israélien. Désormais donc la ligne rédactionnelle de Libération se décide à Tel Aviv où Edouard de Rothschild possède une maison où il réside.
A peine débarqué, cet « olé hadach » ( nouvel émigrant ») s’est empressé de rencontrer le vieux criminel de guerre et actuel président de l’état colonisateur sioniste à Jérusalem, Shimon Peres.
On comprend dés lors pourquoi Libération a lancé cette campagne d’enfumage « humanitaire/défense des droits des femmes », manipulant l’affaire Sakineh pour le compte du régime sioniste que les Rothschild soutiennent depuis des décennies.
Le baron Edouard de Rothschild est le fils du baron Guy de Rothschild, qui fut le président de la banque Rothschild et Cie.
La famille Rothschild a contribué financièrement à la colonisation de la Palestine depuis le début du siècle précédent, notamment à la spoliation - sous couvert de « rachat de terres pour y installer des colons juifs » - des paysans palestiniens obligés de quitter leurs terres et ensuite victimes du nettoyage ethnique organisé par la soldatesque sioniste en 1948 nettoyage ethnique lui aussi soutenu par les Rotschild.
Edouard de Rothschild a une fortune évaluée à plus de 300 millions d'euros, selon le magazine Challenges.
Pas de problème donc pour lui pour lancer des campagnes sous couvert « d’humanitaire » car en plus il s’est construit une réputation «d’homme de gauche».
Mais il affirme « humblement » ne pas faire de politique. Pour preuve c’est aussi un grand ami de Nicolas Sarkozy.
Oui Amis lecteurs de Libe. ce quotidien appartient à un sioniste israélien, vous êtes abonnés ou vous achetez un quotidien sioniste.
C’est un produit dont la ligne rédactionnelle est « Made in Israël ». C’est pourquoi comme tout produit israélien nous appelons à son boycott. Boycott de Libération produit médiatique « Made In Israël ».

07/09/2010
Source : www.planetenonviolence.org

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153217&language=fr


2-5 Jean Tafazzoli  : Ce mensonge sur la lapidation en Iran.

Tous les deux ou trois ans, on nous refait le même coup.

Et tous les deux ou trois ans, je me remets en colère.

Car force est de constater que ça marche.

On reprend les mêmes et on recommence. “Ah lala tu sais pas, en Iran, tu sais, ce pays de sauvages, ils vont la-pi-der une femme. Sakineh qu’elle s’appelle !”

… Attention lumière !!!

Les faits :

Fin 2006, une femme et deux hommes sont arrêtés en Iran dans une affaire de meurtre.

L’un des trois accusés se trouve être le commanditaire du meurtre de M. Mohammadi-Ashtiani, et justement, cet homme est l’amant de la veuve du défunt. Au cours de son enquête, la police iranienne découvre que la dame entretient plusieurs relations extra-conjugales avec dont deux au moins sont prouvées. L’assassin est mis en prison et n’est pas condamné à mort, car il bénéficie du « pardon » de l’un des fils de Mme Mohammadi-Ashtiani. Mme Mohammadi-Ashtiani, quant à elle est condamnée à mort par pendaison. Aucun fait officiel ne permet d’affirmer qu’un autre type de condamnation ait pu exister.

Juin 2009 : dans un contexte de tensions sur la question de la possession et le déploiement de technologies nucléaires par l’Iran et ses propositions de vente d’uranium enrichi à la Chine, les élections présidentielles sont lourdement perturbées par les manifestations du mouvement « vert » créé à l’instar des mouvements de résistance de la diaspora iranienne, et vivement soutenu par des financements américains (les Etats-Unis diffusent plus de 15 chaînes en langue persane à destination des jeunes iraniens, parmi lesquelles NITV-National Iranian TV, VOA Persian, etc). Suite aux émeutes, la vidéo d’une jeune iranienne morte d’une balle dans la tête fait le tour du monde. Fait marquant, la vidéo est transmise aux médias par le Mouvement des Moujahedin du Peuple pour la Résistance Iranienne, un groupuscule communiste que Washington avait placé sur la liste des groupes terroristes jusqu’en 2009 justement. Juillet 2009 : Clothilde Reiss, jeune « étudiante » au CNRS et fille de M. Reiss, directeur du CEA, transmet un « mémoire » à l’ambassade française de Téhéran, dont le sujet porte sur les centrales nucléaires et qui est destiné au CEA justement « dans le cadre d’un stage »… accompagné d’un dossier de photos explicites concernant les émeutes à Ispahan. Accusée d’espionnage, elle est arrêtée et jugée publiquement, en même temps que plusieurs britanniques. Son cas pris très au sérieux par l’Elysée, a contribué à calmer les ardeurs de l’Etat Français, accusé, avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, d’avoir fomenté le soulèvement étudiant en question. A cet instant, l’Iran demande aux Etats-Unis de libérer les diplomates Iraniens enlevés par la CIA en Irak en 2001 et détenus à Guantanamo « sans motif valable ».

Mai 2010 : Ali Vakili Rad, présumé coupable du meurtre de Shapour Bakhtiar est libéré à Paris. Dans la même semaine, l’extradition de l’ingénieur iranien Majid Kakavand vers les Etats-Unis est refusée. Son crime : avoir acheté des pièces détachées d’électronique sur un célèbre site d’enchères américain dont le grand patron est d’ailleurs franco-iranien… Une semaine plus tard, Clothilde Reiss est libérée… quelle coïncidence.

Juin 2010 : La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis refusent la proposition Brésilo-Turque de coopération nucléaire avec l’Iran et mettent en application de nouvelles sanctions. Deux semaines plus tard, V. Poutine signe un train d’accords avec l’Iran, violant le traité sur les sanctions.

Juillet 2010 : le Human Rights Watch, organisme américain, dirigé par un procureur de New-York et proche des mouvements sionistes, dénonce le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et parle de lapidation imminente. Une vidéo, de mauvaise qualité, mainte fois diffusée par des sites activistes et sur laquelle on distinguerait ce qui ressemble à une lapidation, mais trahie par un logo turque en bas de l’écran et où les personnages ne parlent pas Persan, accompagne le récit sur la plupart des sites.

Surtout, une photo de la dame, qui avait bizarrement déjà servi il y a 5 ans dans une autre histoire de pseudo-lapidation nous est présentée comme portrait de Mme Mohammadi-Ashtiani (je vous laisse faire quelques recherches Google pour vous en rendre compte par vous-même). Bizarrement, certains sites vont même jusqu’à expliquer que Mme Ashtiani était enceinte de 6 mois et qu’elle a fait une fausse couche à l’annonce de son exécution… enceinte de qui, on se le demande… ! En France, Bernard Henry Lévi, dont on ne commentera plus les affinités sionistes, organise une pétition signée en grande pompe par ses fidèles. Aux Etats-Unis, Hillary Clinton s’est dite “profondément concernée” par l’affaire et a appelé l’Iran “à respecter les libertés fondamentales”. Par contre, elle a omis de s’émouvoir du sort de Linda Carty, 59 ans, femme de citoyenneté britannique, vivant aux Etats-Unis et condamnée à mort par injection léthale alors qu’elle n’a cessé de crier son innocence.

Et sinon, c’est quand qu’on arrête de vous faire croire qu’on lapide des gens en Iran et surtout à Tabriz, ville de 3.6 millions d’habitants ? Que l’on soit pour ou contre la condamnation à mort, c’est une chose, mais salir l’image d’un pays comme ça pour satisfaire des objectifs politiques, c’est autre chose. Pour rappel, en Iran, il y a plus de femmes étudiantes qu’en France, plus de femmes qui travaillent et même plus de femmes qui conduisent. Le problème de la situation de la femme en Iran n’a jamais été aussi grand que dans l’esprit de la ménagère moyenne occidentale…

Pour finir, juste pour le fun, août 2010 : Les Etats-Unis arrêtent un chercheur de l’université de Princeton accusé d’avoir violé l’embargo sur l’Iran en recevant de l’argent de sa famille…

Article original de : Jean TAFAZZOLI

31 août 2010 |

http://comprendrelemonde.fr/histoire-et-faits-marquants/4798-ce-mensonge-sur-la-lapidation-en-iran/


2-6 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie.

Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !?

Entre les menaces – supposées – d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays qu’ils ont ruiné ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ?

Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ?

Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !?

Nous sauverait-il notre restant d’âme !?

La belle affaire !

Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli ». Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs.

Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

Et derrière les blabla d’un processus-de-paix-de-papier, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf Netanyahu dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre sioniste me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira jamais sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.

Daniel Vanhove

Observateur civil  - Auteur
02.09.10

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Tenter-de-demeler-le-vrai-du-faux-au-fil-de-l-info.html

Palestine – Solidarité



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/09/2010

n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Début : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?

n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Début : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                          n° 57- 25-09

                                            C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Brèves

1-1 Le Pakistan fait l'acquisition d'une frégate américaine

1-2 Des américains tués par les drones de l’US Army ?

1-3 Une scientifique pakistanaise condamnée à 86 ans de prison.

2  Dossiers

2-1 Keith Jones : les inondations, la partition et l'oppression impérialiste.

2-2 Tariq Ramadan : Sakineh, les Roms, le Pakistan...

2-3 Abbas : Al qaïda  magreb : La menace pour qui ?

2-4 Feryal Ali Gauhar : Des centaines de milliers de Pakistanais victimes d'inondations provoquées pour protéger une base de drones US.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 L''Europe ouvre la voie à l'expulsion des Pakistanais.

3-2 Est-ce qu’Israël dirige les Talibans ?

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1Keith Jones : Les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan.

4-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

4-3 Aliaa Al-Korachi : Les croisades pétrolières.

5 Annexe

5-1 Lionel Placet : Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Tiré à part :

AL QAÏDA MAGHREB : LA MENACE POUR QUI?

extrait

La menace islamiste nous vient maintenant du Maghreb, et plus précisément de l’akmi qui est un peu le franchisé d’al qaïda dans la région !  
Eh oui un peu comme une marque déposée !
Il faut dire que ce bon vieux ben Laden ne faisait plus trop recette dernièrement, ainsi que son comparse le mollah Omar, recherchés tous des deux
depuis 9 ans par les américains et sans succès !  
Ce dernier aurait fui en mobylette, ce qui explique que les américains n’aient pas réussi à l’intercepter … bien sur !  
Les américains sont devenus les rois de la bande dessinée et le pire c’est que les médias occidentaux diffusent largement ce genre de débilités mais que
les populations y croient !
....
Le terrorisme et les responsables désignés, les maghrébins musulmans !!!
Al qaïda Irak, al qaïda Arabie saoudite, al qaïda Afghanistan ou Pakistan, ce sont des marques qui ne s’adaptent pas bien à l’esprit français et puis c’est un peu trop loin.
Mais al qaïda Maghreb, ça se rapproche, c’est mieux, il ne manque plus que al qaïda Marseille et là on est tous concernés !  
La marque est à vendre, renseignez vous directement auprès de la CIA…  
Le clip vidéo de promotion est toujours le même, une bande de barbus enturbannés, armés et souvent à dos de chameaux, riant devant la caméra.  
Et voilà ce qui menace le monde occidental !  
DIEU SEUL LE SAIT !
Abbas  
http://abbas--b.blogspot.com/

http://www.alterinfo.net:80/AL-QAIDA-MAGHREB-LA-MENACE-POUR-QUI_a50130.html



1 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Le Pakistan fait l'acquisition d'une frégate américaine

21/09/2010

Le Pakistan a acquis fin août l'USS Mc Inerney (FFG 8), frégate du type O.H. Perry (FFG 7). Le bâtiment a été immédiatement transféré à la marine pakistanaise et rebaptisé Alamgir avec le numéro de coque F 260. Mis en service en 1979, l'ex-Mc Inerney mesure 138.8 mètres de long pour un déplacement de 4100 tonnes en charge. Après le débarquement des missiles SM-1 MR et Harpoon au début des années 2000, les frégates du type Perry ne disposent plus, comme armement, que d'une tourelle de 76mm, un système multitubes Phalanx, 2 canons de 25mm, des mitrailleuses de 12.7mm et 6 tubes lance-torpilles. Ces bâtiments sont dotés d'un hangar pour deux hélicoptères. Le Pakistan pourrait décider de réinstaller un système surface-air. Outre le nouveau Alamgir, d'autres frégates américaine des ce type devraient être vendues à Islamabad, qui souhaiterait acquérir auprès des Etats-Unis 5 à 6 bâtiments.

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=114014


1-2 Des américains tués par les drones de l’US Army ?

Des citoyens américains auraient été victimes des frappes de drones US au Pakistan. C’est en tout cas ce qu’affirme Bob Woodward, le journaliste du Washington Post qui a révélé le scandale du Watergate, dans son dernier ouvrage intitulé « Les guerres d’Obama ».

D’après ce grand journaliste d’investigation, plusieurs occidentaux auraient été victimes des tirs de drones US sur les zones tribales du Pakistan. Parmi les victimes de ces frappes, plusieurs ressortissants américains.

« Une carte ultrasecrète de la CIA détaillant les attaques avait été transmise aux Pakistanais, mais elle omettait de mentionner le constat dérangeant de la mort d’américains… La CIA n’allait pas donner de précisions » explique notamment le journaliste.

La CIA n’a pour le moment pas commenté ces assertions sur les frappes de ses drones.

Par ailleurs, deux ONG de défense des droits de l’homme contestent auprès du ministère de la Justice la légalité de la décision de l’administration Obama de donner l’ordre de tuer Anwar al-Awlaki, un prêcheur radical de nationalité américaine vivant au Yémen.

La polémique enfle donc dans l’opinion américaine qui jusque là se désintéressait largement des innombrables victimes civiles des frappes aériennes de son armée.

24/09/10 –(NOVOpress) –
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[
http://fr.novopress.info]

http://fr.novopress.info/67806/pakistan-des-americains-tues-par-les-drones-de-l%E2%80%99us-army/


1-3 Une scientifique pakistanaise condamnée à 86 ans de prison.

Spécialiste en neurosciences, Aafia Siddiqui, 38 ans, a été condamnée à 86 ans de prison par un tribunal fédéral de New York pour avoir tenté, en 2008, de tuer des soldats américains en Afghanistan.
Aafia Siddiqui, 38 ans, a critiqué le déroulement du procès et estimé que faire appel serait "une perte de temps". "Je fais appel devant Dieu", a-t-elle ajouté.   
Cette spécialiste en neurosciences, qui a fait ses études aux Etats-Unis au prestigieux Massachusetts Istitute of Technology (MIT),.
Peu après son arrestation en juillet 2008 pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, des officiers américains et des agents du FBI étaient venus lui rendre visite.

Elle s'était alors emparée d'une arme et avait tiré deux coups de feu, sans blesser personne. L'un des officiers avait alors répliqué, la blessant à la poitrine.   
Bien qu'elle n'ait pas été inculpée de terrorisme, l'accusation l'avait décrite comme une terroriste en puissance, qui prévoyait de faire sauter une bombe à New York.  
Aafia Siddiqui avait plaidé non coupable. 
La jeune femme, d'allure fragile, figurait en 2004 sur une liste américaine de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda. 
 Aafia Siddiqui, qui vivait au Pakistan, avait disparu en mars 2003 et l'on ignore où elle se trouvait pendant cinq ans. Ses proches pensent qu'elle a été arrêtée au cours d'une des nombreuses opérations menées à l'époque par l'armée pakistanaise contre Al-Qaïda.
Des groupes de défense des droits de l'homme estiment qu'elle a pu être secrètement emprisonnée et torturée sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan, entre 2003 et 2008, ce que l'armée américaine dément.  
Au cours de son procès, elle a fait allusion à ces rumeurs, disant : "si vous aviez été dans une prison secrète (et si) vos enfants avaient été torturés."

Par Dépêche (texte)
Mounia Ben Aïssa (vidéo)

AFP -

http://www.france24.com/fr/20100923-pakistanaise-aafia-siddiqui-condamnee-a-86-ans-prison-soldats-americains-justice-terrorisme



2  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Keith Jones : les inondations, la partition et l'oppression impérialiste.

Extrait

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au cours du mois dernier, plus d'un cinquième du territoire pakistanais et près d'un quart de ses terres arables ont été submergés par des inondations ce qui a crée une crise humanitaire que des représentants des Nations Unies décrivent comme la plus importante qu'ait connue l'organisation durant les 65 ans de son histoire.
On fait état de vingt millions de personnes touchées, que ce soit par l'inondation de leur logement ou lieu de travail ou la destruction de leurs récoltes et cheptel.

Huit millions de Pakistanais ont besoin de secours d'urgence, y compris de très nombreuses personnes sur plus d'un million qui ont été déplacées dans le sud de la province du Sind ces derniers jours.
Le chiffre officiel des victimes dépasse actuellement les 1 600, mais tout le monde concède qu'il sera bien plus élevé une fois que les eaux se seront retirées et que sera révélée l'entière étendue de la destruction.
Les Nations Unies et les agences internationales d'aide avertissent que littéralement des millions de personnes sont en danger de mort du fait du choléra et d'autres maladies véhiculées par les eaux, et de la faim étant donné que les efforts de secours organisés par le gouvernement n'ont fourni d'eau potable et d'abri qu'à une portion minuscule des personnes touchées.
Nous avons affaire à une calamité de dimension monumentale. Et pourtant pour les bourgeoisies nationales rivales du Pakistan et de l'Inde, qui sont pris dans une rivalité militaire et géopolitique réactionnaire depuis la naissance de leurs Etats, suite à la Partition en 1947 du sous continent, la vie continue comme si de rien n'était.
Ce n'est qu'après que les inondations ont ravagé le Pakistan pendant plus de deux semaines que le gouvernement de l'Inde a proposé à Islamabad la maigre somme de cinq millions de dollars d'aide en « geste de solidarité avec le Pakistan. »
Il a ensuite fallu une semaine au Pakistan pour prendre la mesure de cette offre, se référant aux « sensibilités en jeu. » Il a fallu un coup de fil du premier ministre indien à son homologue pakistanais et des appels de pieds publics de Washington pour faire en sorte que le Ministre des Affaires étrangères pakistanais Shah Mahmood Qureshi annonce que son gouvernement accepterait la proposition d'aide de New Delhi.
Tout ce tra-la-la diplomatique sur la petite cuillérée d'aide pour les travailleurs victimes des inondations du Pakistan n'a pas provoqué beaucoup de commentaires dans la presse, que ce soit en Inde ou au Pakistan. Les médias de ces deux pays ont une longue histoire consistant à se faire l'écho ou à amplifier les déclarations nationalistes ou communautaristes des politiciens, faisant porter la responsabilité pour quelque problème politique ou social qui soit, sur la « main cachée » de l'éternel rival.

….
En accord avec la logique réactionnaire de la Partition et la rivalité indo-pakistanaise, il n'existe aucune région au monde qui soit moins intégrée économiquement.
Incapables de fournir une quelconque solution progressiste à la crise du régime capitaliste en Asie du sud, les bourgeoisies indienne et pakistanaise ont de plus en plus recours au communautarisme, au nationalisme ethnique, à la discrimination par castes et à l'intégrisme religieux pour diviser les masses.
La Partition était et demeure un mécanisme pour la domination impérialiste de la région.

La bourgeoisie indienne avait affiché une prétendue « indépendance » par rapport à Washington durant la plus grande part de la Guerre froide. Mais ce conflit ne consistait en rien de plus qu'à gagner une plus grande marge de manoeuvre et les termes de sa relation de subordination à l'impérialisme mondial.

Keith Jones

Jeudi 2 Septembre 2010

: http://www.alterinfo.net/Pakistan-les-inondations,-la-partition-et-l-oppression-imperialiste_a49553.html


2-2 Tariq Ramadan : Sakineh, les Roms, le Pakistan...

Extrait... Le Pakistan

Des inondations, des glissements de terrain... la mort, l’exil, les refuges.

Des images de désolation, d’horreurs, de tristesse...

Des dizaines de milliers de morts, des millions de sans-abris, des dizaines de millions de déplacés.

Et pourtant le soutien international a mis du temps à réagir comme s’il y a avait "un blocage". Les Nations Unies et les ONG internationales ont dû intervenir à plusieurs reprises pour rappeler l’ampleur de la catastrophe et mobiliser un soutien approprié. Nous sommes encore loin du compte.

L’image du Pakistan n’est point bonne sur la scène internationale.

Associé aux Talibans, à l’extrémisme islamique et à la violence, le pays peine - au cœur de la catastrophe naturelle - à émouvoir les consciences occidentales et internationales.

Six ans après le tsunami - qui avait touché l’Indonésie principalement mais également beaucoup de touristes occidentaux - et dont les conséquences à long terme semblent moins graves que ce qui va advenir au Pakistan, il faut bien constater que la solidarité et l’engagement humanitaire sont à géométrie variable, influencés par l’air du temps et la politique émotionnelle bien plus que par la conscience lucide et universaliste.

Tout se passe comme si certains êtres humains "stéréotypés" avaient perdu de leur humanité, étaient moins dignes que d’autres d’être secourus. C’est proprement effrayant et pourtant si palpable, si vrai, si réel. On pourra critiquer tous les pouvoirs du monde, tous les médias et la terre entière, mais au bout du compte la question comme la réponse résident dans la conscience de chacun.

Qu’est-ce qui motive mes indignations comme mes solidarités ?

Mon engagement comme mes soutiens ?

Est-ce mon appartenance sociale, communautaire, politique ou religieuse ou est-ce la commune dignité des femmes et des hommes de la planète ? Suis-je capable de voir, au-delà des couleurs de peau, des origines, des vêtements et des barbes, l’essence, la valeur comme la détresse des êtres humains ou suis-je le jouet de ces solidarités émotionnelles qui catégorisent et valorisent les victimes à l’aune de leur ressemblance à mon égard ?

Comment peut-on être pakistanais ? ...trois siècles après Montesquieu. Bonne question.... triste vérité. - La solidarité n’a pas de couleur, pas de religion, pas de classe. Quand les catastrophes naturelles s’abattent sur des êtres humains, il n’y a pas à réfléchir sur le fond et le soutien s’impose en même temps qu’il importe d’en considérer la meilleure des formes.

Le Pakistan, mais également l’Inde et la Chine, ont besoin de notre soutien. L’Histoire témoignera de notre dignité si, et seulement si, nous leur avons reconnu la même dignité que la nôtre.

Sans catégories ni sélection, avec humanité et détermination.

Tariq Ramadan

http://www.michelcollon.info:80/Sakineh-les-Roms-le-Pakistan.html


2-3 Abbas : Al qaïda  magreb : La menace pour qui ?

La menace islamiste nous vient maintenant du Maghreb, et plus précisément de l’akmi qui est un peu le franchisé d’al qaïda dans la région !  
Eh oui un peu comme une marque déposée !
Il faut dire que ce bon vieux ben Laden ne faisait plus trop recette dernièrement, ainsi que son comparse le mollah Omar, recherchés tous des deux depuis 9 ans par les américains et sans succès !   Ce dernier aurait fui en mobylette, ce qui explique que les américains n’aient pas réussi à l’intercepter … bien sur !  
Les américains sont devenus les rois de la bande dessinée et le pire c’est que les médias occidentaux diffusent largement ce genre de débilités mais que les populations y croient !
Enfin, il fallait trouver une menace plus en rapport avec la France et là
c’est un succès !  
Compte tenu de l’histoire compliquée entre la France et l’Algérie, le fait que les terroristes soient algériens facilitent encore plus la diffusion de la peur et engendre une islamophobie à visage humain cette fois puisque des algériens, nous en avons en France et que l’identification est naturelle !  
Après l’échec du hijab, il y a quelques années, puis le ridicule débat lancée par marine le Pen sur le quick halal en passant par la burka, les minarets, que sais je encore, ils ont fini par trouver un thème qui va vraiment faire peur à la population française et qui va servir de programme à toutes les organisations politiques de gauche comme de droite !

Le terrorisme et les responsables désignés, les maghrébins musulmans !!!
Al qaïda Irak, al qaïda Arabie saoudite, al qaïda Afghanistan ou Pakistan, ce sont des marques qui ne s’adaptent pas bien à l’esprit français et puis c’est un peu trop loin.
Mais al qaïda Maghreb, ça se rapproche, c’est mieux, il ne manque plus que al qaïda Marseille et là on est tous concernés !  
La marque est à vendre, renseignez vous directement auprès de la CIA…  
Le clip vidéo de promotion est toujours le même, une bande de barbus enturbannés, armés et souvent à dos de chameaux, riant devant la caméra.  
Et voilà ce qui menace le monde occidental !  
Les services secrets, l’armée, la police, personne ne peut rien faire contre 500 chameliers, c’est comique quand même !  
Mais le pire est à venir car nous sommes tous menacés. La police va pouvoir arrêter, interroger, espionner au nom de la menace terroriste. Et puis s’il n’y a pas assez d’attentats pour avoir l’assentiment de la population française pour leurs exactions, et bien ils les créeront !  
Faites leur confiance !
L’ami a pris ce nom en 2007, comme par hasard ! Cherchez l’erreur !
Le tout est de savoir combien de temps, les maghrébins musulmans français vont continuer à dormir avant de comprendre qu’ils sont l’objet d’une
énorme manipulation  
DIEU SEUL LE SAIT !
Abbas  

Jeudi 23 Septembre 2010

http://abbas--b.blogspot.com/

http://www.alterinfo.net/AL-QAIDA-MAGHREB-LA-MENACE-POUR-QUI_a50130.html


2-4 Feryal Ali Gauhar : Des centaines de milliers de Pakistanais victimes d'inondations provoquées pour protéger une base de drones US.

Une brèche ouverte sur une rive de l’Indus pour protéger la base usaméricaine de drones de Shahbaz a provoqué des inondations jetant des centaines de milliers de Pakistanais sur les routes dans le cadre d’une catastrophe d’une ampleur jamais vue depuis les temps bibliques.

Feryal Ali Gauhar a servi comme ambassadrice de bonne volonté pour le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et est la seule ambassadrice de ce type à avoir quitté ce poste pour protester contre l’invasion de l’Irak.

Gauhar est une actrice pakistanaise, productrice de films, écrivaine et militante des droits humains.

Son livre le plus récent, sur l'Afghanistan, s'intitule No Space For Further Burials [Pas de place pour plus d'enterrements].
Aujourd’hui Gauhar a dit à Democracy Now :
Feryal Ali Gauhar : il se trouve que j’ai rencontré par hasard un sous-traitant… le sous-traitant qui a construit la base, qui par inadvertance en a parlé…

Donc il a fait mention devant moi d’une brèche délibérément ouverte sur la rive gauche du fleuve Indus - qui est l’un des plus grands fleuves dans le monde, qui charrie actuellement une quantité d’eau jamais vue dans l’histoire contemporaine- pour protéger la base, qui se trouve sur la rive droite. En conséquence cette brèche a provoqué l’inondation de tout un district avec le déplacement de millions, et non pas de milliers, de millions de personnes, car il y a 170 millions d’habitants dans ce pays et ce district en particulier est l’un de ceux ayant une densité de population des plus élevées. Donc oui, il y a un lien entre, vous savez, ce qui est considéré comme un désastre naturel, mais ensuite la gestion de la catastrophe n’est pas du tout naturelle.
Amy Goodman : et c’est cette base qui est utilisée, dirigée par l’armée usaméricaine, gérée pour ses attaques de drones ?
Feryal Ali Gauhar : Oh, absolument. En fait, c’est une base où le personnel non-usaméricain n’est pas autorisé à rentrer. En fait, la personne avec qui j’ai parlé et qui était là-bas, celui qui a construit la base, m’a dit en fait que l’’une des raisons pour laquelle le personnel non-usaméricain n’y était pas autorisé n’était pas juste pour la sécurité du personnel militaire usaméricain, mais parce qu’ils ne veulent pas partager la technologie. Ils sont… vous savez, nous avons eu longtemps des liens historiques et politiques avec la République Populaire de Chine, et donc, il y a cette crainte - cela a été exprimé alors que le sous-traitant travaillait sur cette base - que cette technologie concernant les drones, devrait rester, vous savez, devrait rester spécifiquement entre les mains de l’armée US, et elle ne devrait pas être copiée par une autre nation. Donc il y a aussi la protection de cette technologie. Pas simplement la protection du personnel.

Si l’accusation de Gauhar est vraie *, elle n’accuse pas les Usaméricains d’avoir provoqué toutes les inondations au Pakistan. Les inondations ont d’abord commencé dans le Nord-Ouest du Pakistan, et puis se sont étendues au centre et finalement ont touché la plus grande partie de la province de Sindh au Sud. L’événement dont a parlé Gauhar a eu lieu dans la province de Sindh.

* La Commission Asiatique Des Droits de l’Homme a fait une déclaration concernant cette brèche faite intentionnellement et publiée par le site canadien Global Research le 20/08/2010.
Ci-dessous la traduction de courts extraits qui confirment et fournissent effectivement des détails sur ce qu’a dit Gauhar. Pour ce qui est des chiffres de déplacés, s i effectivement sur l'ensemble du territoire pakistanais il atteint des millions en ce qui concerne l'évènement évoqué nous nous en tenons à ce qui est indiqué dans l'article traduit ci-dessous.

Crise humanitaire au Pakistan : le sauvetage d'une base aérienne US a un coût : le déplacement de milliers d'habitants.

« La présence de personnel de l’armée pakistanaise parle d’elle-même : le fait que la brèche de contournement était intentionnelle et décidée dans les sphères supérieures.
« On a rapporté auparavant que l’US Air Force avait interdit aux organisations humanitaires d’utiliser la base aérienne de Shahbaz pour la distribution de l’aide et de l’assistance. Des soldats de l’armée pakistanaise, un ministre fédéral et l’administration de la province du Sindh ont été rendus responsables de cet incident impliquant la base aérienne de Shahbaz dans le district de Jacobabad dans la province de Sindh où on a rapporté que les eaux des inondations ont été détournées pour sauver la base aérienne. On accuse le détournement de ces eaux d’avoir provoqué l’inondation de centaines de maisons et le déplacement de 800 000 personnes. Selon des informations divulguées dans les médias, le ministre fédéral des sports de même que des soldats de l’armée et un groupe de fonctionnaires du gouvernorat de la province de Sindh ont pratiqué la brèche du contournement de Jamali dans le district de Jafferabad dans la province du Balouchistan pendant la nuit du 13 au 14 Août pour détourner les eaux entrant dans la base aérienne qui est restée aux mains de l’US Air Force depuis la guerre contre le terrorisme ayant commencé en 2001.
« Mr Ejaz Jakhrani, le ministre des sports, expliquant la situation aux medias a dit que si les eaux n’avaient pas été détournées la base aérienne de Shahbaz aurait été inondée….
« Un ex-Premier ministre, Mr Mir Zafar Ullah Khan Jamali a dit que pour sauver la base aérienne de Shahbaz, la bretelle de contournement de Jamali avait été démolie et la ville de Dera Allaahyar inondée. Mr Jamali a dit que si la base aérienne était si importante, alors de quelle priorité auraient du bénéficier les citoyens. Il a accusé le ministre Jakhrani, le DPO, et le DCO de Jacobabad d’avoir délibérément détourné le cours des eaux d’inondation vers le Balouchistan…»

Feryal Ali Gauhar
Traduit par Mireille Delamarre

Edité par Fausto Giudice

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=1444



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 L''Europe ouvre la voie à l'expulsion des Pakistanais.

Le Parlement européen a approuvé mardi, par 382 voix contre 250, un accord de réadmission entre l'UE et le Pakistan, qui facilitera l'expulsion des nombreux ressortissants de ce pays en situation illégale en Europe. Avant d'entrer en vigueur, l'accord doit encore être ratifié par le parlement pakistanais.

Le Parlement européen a approuvé mardi, par 382 voix contre 250, un accord de réadmission entre l'UE et le Pakistan, qui facilitera l'expulsion des nombreux ressortissants de ce pays en situation illégale en Europe. Avant d'entrer en vigueur, l'accord doit encore être ratifié par le parlement pakistanais.
A l'heure actuelle, les pays européens expulsent déjà des clandestins vers le Pakistan, mais la procédure administrative est relativement lourde. L'accord de réadmission, conclu par la Commission européenne et le gouvernement pakistanais après huit années de négociations, leur facilitera la tâche. Le Pakistan sera en effet tenu de justifier tout refus de réadmission de l'un de ses ressortissants dans un délai de 60 jours. En l'absence d'une telle justification, les Etats européens pourront expulser les illégaux sans autre forme de procès. Les nouvelles règles ne vaudront toutefois que pour les personnes entrées dans l'UE après l'entrée en vigueur de l'accord. La gauche du Parlement européen s'est opposée à cet accord, au motif que le Pakistan "ne respecte pas les normes pertinentes en matière de droits de l'homme", mais sans obtenir gain de cause. Elle n'a même pas obtenu un nouveau report du vote, déjà annulé une première fois début septembre en raison des graves inondations dans le pays.

L'accord doit entrer en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant celui de sa ratification, qui est également en cours au Pakistan. (VIM)

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/739232/l-europe-ouvre-la-voie-a-l-expulsion-des-pakistanais


3-2 Est-ce qu’Israël dirige les Talibans ?

Il y a longtemps que Ben Laden est à six pieds sous terre, d'ailleurs s'il n'était pas mort ou sur le point de trépasser le 11 septembre, les attentats du WTC n'auraient pas eu lieu en son nom.

C'est une certitude. Al Qaida est morte, selon Alain Chouet, ex-patron de la DGSE et sans doute qu'il est loin de dire tout ce qu'il sait. Nous le disons à sa place car la patience a des limites pour ce qui est de gober des mensonges, sans arrêt.

On sait très bien qui fait tout sauter, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et ailleurs... qui a fait sauter Hariri et qui transforme la planète en grande sauterie sanglante. Ils sont en train d'ensanglanter le monde parce que leur Haine de l'Humanité est sans limites. Ils voudraient être partout, ils se mêlent de tout, ils passent leur temps à déstabiliser tous les pays, et ne doutez pas qu'ils rêvent de se servir de la bombe atomique pour les pays qui ne veulent pas se prostituer à leur idéologie.

Vous avez là l'Ennemi du Genre Humain. Tout doit tourner autour d'eux. Et si vous n'êtes pas avec eux, ils vous éradiquent. C'est simple comme bonjour. Les mercenaires de l'Ordre Noir sous le label Al Qaïda s'en donnent à cœur joie. BOUM ! BOUM ! BOUM ! BOUM ! Voilà à quoi se résume le dialogue avec eux : BOUM !

08 /09

http://palestine.over-blog.net:80/article-est-ce-qu-israel-dirige-les-talibans-56736399.html


n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Fin : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?

n° 57 - dossiers de PAKISTAN - 25-09 -: Fin  : - Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                          n° 57- 25-09

                                            C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1Keith Jones : Les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan.

4-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

4-3 Aliaa Al-Korachi : Les croisades pétrolières.

5 Annexe

5-1 Lionel Placet : Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1Keith Jones : Les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan.

Extrait

La bourgeoisie pakistanaise a rapidement accepté la proposition de Washington de servir « d'Etat de ligne de front » dans la confrontation américaine avec l'Union soviétique durant la Guerre froide. A maintes reprises, les Etats-Unis ont étayé des dictatures militaires au Pakistan et plus récemment celle du Général Pervez Musharraf.

Avec des conséquences dévastatrices pour les Afghans et les Pakistanais, les Etats-Unis s'étaient faits les partenaires du dictateur pakistanais le général Zia-ul Haq dans les années 1980 pour organiser et armer l'opposition fondamentaliste islamique au régime pro-soviétique en Afghanistan.
Aujourd'hui, défiant les sentiments de son propre peuple, le gouvernement pakistanais est en train de jouer un rôle pivot avec son soutien à l'occupation de l'Afghanistan par les Etats-Unis et l'Otan.

Durant la dernière décennie, tandis que les Etats-Unis ont conduit des guerres d'agression en Afghanistan et en Irak, la bourgeoisie indienne a forgé un partenariat « stratégique mondial » avec Washington.
Durant la guerre froide, les Etats-Unis ont contribué à perpétuer et manipuler le conflit indo-pakistanais dans la poursuite de leurs propres intérêts prédateurs. Ils ont récemment cherché à amoindrir les tensions entre New Delhi et Islamabad. D'où leur pression sur Islamabad pour que ce dernier accepte la maigre pitance de fonds d'aide après les inondations, que New Dehli a proposée.
Mais de telles actions ne sont motivées que par les calculs stratégiques actuels des Etats-Unis. Ils ont besoin du soutien du Pakistan en Afghanistan et veulent qu'Islamabad utilise les troupes déployées sur sa frontière est avec l'Inde afin d'intensifier la guerre contre-insurrectionnelle contre les forces anti-occupation à l'intérieur du Pakistan.
Washington n'a pas ménagé ses efforts pour faire échouer les projets d'un « pipeline de la paix » qui transporterait le gaz naturel d'Iran au Pakistan puis en Inde, parce que cela minerait sa campagne pour isoler économiquement l'Iran. De même, les Etats-Unis ont ignoré les avertissements pakistanais selon lesquels l'accord nucléaire civil entre l'Inde et les Etats-Unis pourraient déclencher une course à l'armement nucléaire en Asie du sud parce que Washington est très désireux de courtiser l'Inde comme partenaire stratégique et contrepoids à la Chine.
Six décennies d'indépendance ont démontré l'incapacité de la bourgeoisie indienne et pakistanaise à accomplir les tâches fondamentales de la révolution démocratique, à savoir la liquidation de la propriété terrienne, l'abolition de l'oppression de caste, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'unification et l'indépendance nationale. Ces tâches d'une grande urgence ne se réaliseront que sur la base de la perspective de la Révolution permanente, c'est à dire faisant partie d'une lutte contre le capitalisme, menée par la classe ouvrière et qui inclut tous les travailleurs et les opprimés.
En Asie du sud, un élément clé de la perspective de la Révolution permanente est le combat par les masses pour liquider la Partition de 1947, en mettant en place des Etats socialistes unis de l'Asie du sud.

Keith Jones

Jeudi 2 Septembre 2010

: http://www.alterinfo.net/Pakistan-les-inondations,-la-par... 


4-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.
L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique.

La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ».

Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive.

La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée.

Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane.

Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans.

La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés.

 (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism" Global Research, Montreal, 2005)

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.

Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

La mosquée de Ground Zero

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.

Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

« Terrorisme d’origine intérieure »

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante.

Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet.

Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).

Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.

Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans.

Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.

Al-Qaïda en Irak (AQI),

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen)

Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah),

l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie,

le Djihad islamique égyptien,

etc.

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

L’Inquisition étatsunienne

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale.

Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge.

L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes.

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial.

Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.

Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique. La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes.

Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007) –

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Il est l'auteur de

 Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de

 la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

Michel Chossudovsky

Samedi 11 septembre 2010

Article original en anglais : America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

© Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2010
Publié le 12 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Michel Chossudovsky

Source : Mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Michel_Chossudovsky.110910.htm 


4-3 Aliaa Al-Korachi : Les croisades pétrolières.

Un ouvrage de l’écrivain américain d’origine palestinienne Abdel-Hay Zalloum explique comment le pétrole dicte à l’Amérique sa politique à l’égard du monde arabo-musulman.

Quelle stratégie ont adopté les Etats-Unis pour contrôler le pétrole de la région arabe ? Nombreux sont ceux qui voient dans la politique américaine un acte d’impérialisme économique. C’est ce qui figure dans ce livre qui a de vastes échos Les Croisades pétrolières. L’Amérique vue par les Arabes, rédigé en anglais par Abdel-Hay Zalloum, un Américain d’origine palestinienne qui a fait ses études économiques à Harvard, ce livre a été traduit aussi en arabe en 2007, c’est-à-dire deux ans après sa parution.

L’auteur a commencé son introduction en expliquant l’arrière-plan de ces croisades américaines pour le pétrole et qui ont pour but « d’enraciner l’idée que la stratégie de la sécurité nationale américaine est basée sur la domination du monde par les Etats-Unis. Ce qui légitime les guerres préventives pour protéger les intérêts américains ».

Le pétrole est le pilier fondamental de l’empire américain. Si les Etats-Unis s’inquiètent en voyant leur production pétrolière en déclin, il y a le substitut : la guerre pour le contrôle de cette ressource. Et cette guerre est masquée par des concepts comme celui de la lutte contre le terrorisme.

« Le début de la fin », c’est le titre du premier chapitre du livre. Dans cette partie, l’auteur prévoit que le pétrole va contrôler la politique internationale d’une manière sans précédent. Cela est dû à la croissance de nombreux pays, notamment des pays en développement, comme la Chine, le Brésil et l’Inde où la demande sur l’énergie augmente. D’autre part, le Moyen-Orient possède les plus grandes réserves de pétrole et les moins coûteuses à extraire, d’où la nécessité de le contrôler.

De plus, les compagnies pétrolières les plus importantes et les plus grandes - Exxon Mobil, Shell, BP, Steivron Texas et Total Fina Elf - se trouvent et opèrent essentiellement dans les pays arabes et musulmans, comme l’Iraq, l’Iran, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Alors, « il n’était pas surprenant que l’ex-président Bush, dont la famille a travaillé dans le domaine du pétrole au Texas, ainsi que son vice-président Dick Cheney, qui a travaillé dans la compagnie pétrolière Enron, aient choisi l’invasion de l’Iraq ».

L’auteur débute son deuxième chapitre par présenter brièvement « L’histoire géologique du pétrole » avant d’aborder « L’histoire du pétrole arabe et comment l’Amérique s’en empare progressivement ». « Bien que l’Occident qualifie les Arabes de cheikhs riches, le revenu total des pays de l’Opep en 2003 était d’environ 240 milliards de dollars, ce qui est moins que les recettes du Walmart d’Amérique pour la même année », rétorque l’auteur.

Un jeu d’échecs

L’auteur énumère des actions politiques qui ressemblent aux déplacements des pièces sur un échiquier pour parvenir à contrôler le pétrole. Selon lui, George Bush père a incité les Iraqiens en 1991 à se révolter contre Saddam Hussein, mais Washington a craint par la suite la révolution populaire. Certains analystes estiment que c’est Washington qui avait encouragé Saddam Hussein à envahir le Koweït. La principale motivation derrière l’invasion était de contrôler le pétrole. La guerre de Saddam Hussein contre l’Iran, qui a duré huit ans, était aussi une incitation américaine.

« L’Iraq pourquoi ? Et pourquoi maintenant ? », dans cette partie du livre, l’auteur explique cette orientation brusque vers l’Iraq. Ce pays dispose de 112 milliards de barils, ce qui équivaut à 11 % du total des réserves mondiales de pétrole. Selon l’auteur, « l’Iraq avait provoqué les Etats-Unis et ses ambitions pétrolières, quelques années avant l’occupation, en signant des contrats pétroliers avec la Russie, la Chine, la France et en utilisant l’euro au lieu du dollar ».

Dans le cinquième chapitre, « Le groupe secret », l’auteur présente l’évolution de l’Opep. Les politiques pétrolières sont établies principalement par les grandes compagnies occidentales qui les déterminent selon leurs propres intérêts et ceux de l’Occident. Et l’Opep est ainsi manipulée.

Le livre se termine par une tentative de retracer une image de l’avenir, sur laquelle il n’est pas optimiste. L’auteur établit les prévisions les plus importantes qui vont façonner cet avenir, y compris l’épuisement. La production d’un substitut du pétrole est un processus coûteux en termes de temps et d’argent. « L’Amérique fera faillite en raison de l’augmentation des dépenses sur les guerres au lieu de dépenser sur l’éducation, la santé et la sécurité des citoyens ».

Un ouvrage critique mais représente-t-il toute la réalité ?

Sans doute les croisades pétrolières sont effectivement la cause de tous les malheurs du Moyen-Orient.

Aliaa Al-Korachi - Al Ahram

jeudi 23 septembre 2010 -

Version anglaise disponible sur Amazon

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9424



5 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Lionel Placet : Pakistan, Russie… L’arme climatique est-elle une réalité ?

 Le 3 août dernier, les habitués des nouvelles de l’agence de presse Ria Novotsi purent lire parmi celles-ci une étonnante synthèse, signée d’Andreï Arechev, intitulée « L’arme climatique : une conspiration ? ».

Ce texte défendait l’idée que « la canicule actuelle, observée exclusivement sur le territoire de la Russie et de ses régions limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles. »

Quelques jours plus tard, dans la presse algérienne, Chems Eddine Chitour, enseignant à l’École Polytechnique d’Alger, s’inquiétait quant à lui des inondations qui frappaient le Pakistan et n’hésitait pas à déclarer : « Y a-t-il une autre cause qui pourrait expliquer les inondations diluviennes qui n’ont pas eu lieu depuis quatre-vingts ans ? On pense au projet HAARP.  »

HAARP. Le mot était lâché.

C’est dans le numéro de décembre 2007 du mensuel The Ecologist, le fameux magazine créé par Edward Goldsmith et d’orientation plutôt conservatrice, que Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant dans l’High-frequency Active Aural Research Program (HAARP) une arme de destruction massive mais non létale, capable, en modifiant le climat de pays précis, de déstabiliser leurs systèmes agricoles et écologiques, donc de les affaiblir, voire de les rendre ingouvernables.

En soi, l’idée n’est pas nouvelle et les stratèges du Pentagone l’ont conçue dès le début de la Guerre froide, avec comme seule limitation les capacités techniques de l’époque. Ainsi, ce ne fut qu’en 1967, durant la guerre du Vietnam, que l’arme climatique, put être utilisée : dans le cadre du projet Popeye, des « ensemencements » de nuage eurent lieu en haute atmosphère afin de prolonger la saison des moussons et de bloquer les voies d’approvisionnement des vietcongs.

Zbigniew Brzezinski, a qui rien n’échappait, évoqua quelques années plus tard, dans son livre Entre deux siècles, la possibilité d’utiliser la régulation de la météo comme moyen de régulation géopolitique. L’idée était dans l’air, au point que, dès 1977, une convention internationale fut ratifiée par l’Assemblée générale des Nations Unies interdisant, « un usage militaire et toute autre forme d’utilisation hostile des techniques de modification environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves », ainsi que de toutes « les techniques pour changer, grâce à une manipulation délibérée des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère. »

Ce n’est cependant qu’en 1990, que, grâce aux importants progrès de la science, fut lancé un véritable programme financé par la direction des Recherches maritimes des États-Unis, par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine et par l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense avec la participation des plus grandes universités étasuniennes. Le tout fut concrétisé par la création de la base de Gokona, en Alaska, où l’HAARP installa un réseau d’antennes de forte puissance transmettant par ondes radios haute fréquence, d’énormes quantités d’énergie dans l’ionosphère (la couche supérieure de l’atmosphère).

Selon ses propres documents de présentation l’HAARP constituait alors un système capable de créer « des modifications locales contrôlées de l’ionosphère » en vue de modifier les conditions météorologiques et de perturber les communications et les radars.

S’estimant directement menacée, la Fédération de Russie confia à ses services une expertise du programme. On n’en connaît que ce qui a transpiré via un rapport de la Douma et on peut y constater que le KGB est, pour le moins, inquiet : « Les plans étasuniens visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le Programme HAARP [et] de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, provoquent de graves accidents dans les réseaux d’électricité et dans les oléoducs et les gazoducs et ils ont un impact négatif sur la santé mentale de régions entières. (…) Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable : les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence. »

Michel Chossudovsky analysant ce document a relevé, à juste titre, que cette guerre climatique n’est pas réservée aux pays ennemis pour déstabiliser leurs économies, leurs écosystèmes et leurs agricultures, elle peux aussi être infligée à leur insu à des pays amis des États-Unis et être utilisée pour les rendre plus dociles ou pour influer sur la composition de leurs équipes dirigeantes, par exemple en déconsidérant des homme politiques incapables de gérer une crise climatique subite et en créant une plus grande dépendance de l’aide alimentaire et des céréales de base importés des USA et d’autres pays du bloc occidental.

Il se peut que nous cédions à la facilité et à la théorie du complot, mais la sécheresse inexpliquée de Russie comme les inondations inattendues du Pakistan, correspondent bien à ces deux axes : affaiblir un adversaire et rendre plus docile un allié.

Cet article de notre collaborateur Lionel Placet a été publié dans le n° 47 du magazine Flash.

Pour vous y abonner en ligne et en toute sécurité : www.flashmagazine.fr

Posté par Loic Baudoinle

24 septembre 2010

http://www.nationspresse.info/?p=111748



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/09/2010

n° 56 - Journal de PAKISTAN. - 20-08 au 25-09 : Début : - Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.

n° 56 - Journal de PAKISTAN. - 20-08 au 25-09 : Début : -  Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 56- 20-08 au 25-09

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Mohamed Belaali : L’humanitaire au service du capital : le cas du Pakistan.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L'armée américaine a intensifié ces frappes aériennes transfrontalières depuis l'Afghanistan.

Le Pakistan au cœur des débats.

Sampath Perera : Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.

L’OTAN et le Pakistan sont prêts à approfondir le dialogue politique.

Fin

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

4-1 VIDÉO : Le terrorisme: Outil de manipulation

4-2 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…



Tiré à part :

Mohamed Belaali : L’humanitaire au service du capital : le cas du Pakistan.

20 millions de Pakistanais, privés quasiment de tout, errent à travers un pays dévasté et ravagé par de violentes inondations.

La brutale montée des eaux a déjà laissé derrière elle plusieurs centaines de victimes. La famine commence à faire son apparition et menace des millions d’êtres humains.

La situation sanitaire est catastrophique.

Plusieurs millions d’enfants risquent d’être emportés par des maladies mortelles selon les Nations Unis. Ban Ki-moon, en visite dans le pays, disait lui-même qu’il n’avait « jamais vu une catastrophe d’une telle ampleur ». L’ampleur du désastre n’a d’égale que la profonde souffrance de la population pakistanaise livrée à elle-même. Mais si l’aide humanitaire se fait toujours attendre, le matériel militaire de l’OTAN pour la poursuite de la guerre contre les talibans en Afghanistan voisin circule, lui, normalement ! La sale guerre impérialiste passe avant l’aide humanitaire. Pire, pendant que les pakistanais affrontent, dans des conditions inhumaines, cette terrible catastrophe, l’armée américaine continue à bombarder le Nord-Ouest du pays faisant des dizaines de victimes civiles (1). Pour les États-Unis et leurs alliés, la population pakistanaise qui résiste à l’hégémonie impérialiste dans la région ne mérite aucune aide. L’humanitaire doit servir l’intérêt des puissances capitalistes.

Le grand spectacle humanitaire organisé par les pays impérialistes, leurs ONG, leurs sportifs, leurs artistes et leurs médias concernant le séisme haïtien contraste avec le silence, l’indifférence et le mépris avec lesquels la tragédie pakistanaise est traitée. C’est que le Pakistan n’est pas Haïti ! Et même dans le cas de ce dernier pays, plus de neuf mois après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, rien ou presque rien n’a été fait pour une population abandonnée à son triste sort alors que les troupes américaines et les ONG humanitaires par dizaines sont toujours présentes sur le sol haïtien. Mais au moins, on a réussi à transformer la tragédie haïtienne en un immense show humanitaire et médiatique (2).

Le drame pakistanais, lui, n’a été traité qu’avec parcimonie par les médias bourgeois. Et malgré une présence massive des grandes ONG (toutes dépendantes essentiellement des États occidentaux et de l’Union Européenne), l’aide humanitaire pour le Pakistan n’arrive qu’au compte-goutte. Ici nul spectacle humanitaire, nul appel aux dons lancé directement par les médias, nulle opération de relation publique des multinationales et nul battage médiatique.

La souffrance du peuple pakistanais se fait dans le silence.

Ironie du sort, le Pakistan est le principal producteur mondial des tentes humanitaires. Mais les industriels américains veulent remplacer les fabricants locaux et vendre aux pakistanais des tentes beaucoup plus chères : « Aider le Pakistan, aider Haïti sont des réactions humanitaires appréciables des États-Unis, surtout s’ils adoptent la stratégie « aide des USA, made in USA » écrivent-ils(3).

L’humanitaire c’est aussi du business, il s’arrête là où s’arrêtent également les intérêts des puissances impérialistes !

Il faut dire que sur l’échiquier international, le Pakistan occupe une position singulière à cause de son histoire mouvementée, de sa puissance nucléaire et de sa frontière avec l’Afghanistan.

Le Pakistan a été « Conçu à la hâte et mis au monde prématurément par une césarienne de dernière minute » disait Tarik Ali (4). Il a été également amputé du Cachemire toujours disputé par l’Inde et privé de sa partie orientale, le Bangladesh.

Le Pakistan a payé chèrement son indépendance nucléaire à cause du refus américain.

Le gouvernement démocratiquement élu d’Ali Bhutto, le père de l’arme nucléaire pakistanaise, fut renversé par un coup d’État militaire dirigé par le général-dictateur Zia avec la bénédiction des États-Unis. Ali Bhutto fut jugé et exécuté en 1979.

En 1999, un nouveau coup d’État porte au pouvoir un autre général-dictateur, Pervez Mucharraf, le ferme soutien des américains dans la région (on le surnommait d’ailleurs dans le pays... Busharraf !).

Benazir Bhutto, fille d’Ali Bhutto, fut assassinée à son tour en 2007 et de lourds soupçons pèsent toujours sur Mucharraf dans cet assassinat.

Au total depuis sa création en 1947, le pays a connu pas moins de quatre coups d’État militaires.

Il est inutile de préciser que la main de Washington est derrière, pour ainsi dire, tous ces événements majeurs qui ont fortement bouleversé ce pays.

Aujourd’hui, l’Afghanistan voisin est toujours occupé par les puissances impérialistes menées par les américains. La résistance afghane, de mieux en mieux organisée, de plus en plus unie, porte des coups décisifs aux armées d’occupation.

Le Pakistan entretient avec cette résistance des relations ambiguës et complexes.

En tout cas, les pays occidentaux soupçonnent fortement l’armée pakistanaise et ses services secrets, les fameux Inter-Services Intelligence (ISI), de coopérer avec les talibans pakistanais et surtout afghans.

En effet, le Pakistan tient à garder ses vieilles relations avec ces derniers dans le but de préserver ses intérêts stratégiques et surtout de ne pas laisser le champ libre à une autre puissance nucléaire, l’Inde son ennemi de toujours.

Car les américains, tôt ou tard, seront contraints de quitter l’Afghanistan : « Si l’Amérique s’en va, le Pakistan est très inquiet d’avoir l’Inde à sa frontière Est et l’Inde en Afghanistan à sa frontière Ouest » (5). Le gouvernement pakistanais redoute que l’Inde développe, après le départ des américains, des relations privilégiées avec les talibans afghans. Rappelons tout de même que de 1947 à 1999 le Pakistan et l’Inde, deux puissances nucléaires, se sont livrés quatre guerres successives. Islamabad considère en quelque sorte l’Afghanistan comme sa chasse gardée.

Le Pakistan n’est pas prêt à abandonner ses relations, même ambiguës, avec les talibans nonobstant les pressions fortes des États-Unis.

En tout cas, les pakistanais sont présentés à l’opinion publique occidentale, comme les amis de ces grands méchants talibans barbus, cruels et primitifs.

Nous les civilisés de l’occident capitaliste, nous n’allons tout de même pas apporter notre secours aux amis de nos ennemis ! Notre humanité a des limites.

Ces deux peuples (afghan et pakistanais) se retournent aujourd’hui contre nous alors que grâce à nos valeureux soldats, nous essayons de leur apporter démocratie et prospérité tout en protégeant leurs femmes.

Les quelques bombes qui tombent de part et d’autre de leur frontière commune et qui font des victimes innocentes ne sont que des erreurs, des bavures bien évidemment...

Et notre présence « là-bas », c’est pour leur bien, n’est-ce-pas ? On leur construit des écoles, des hôpitaux, des routes etc. Mais ces barbares ne comprennent rien à rien ! Il ne comprennent que le langage de la force : « Nous n’avons pas le droit de renoncer à défendre nos valeurs. Nous n’avons pas le droit de laisser les barbares triompher »(6).

Mais derrière la diabolisation du pakistanais et de l’afghan, comme d’ailleurs du cubain, de l’iranien, du palestinien, du nord-coréen, de l’irakien etc. se cachent des intérêts impérialistes. Car ces mêmes « barbares » de talibans, on les appréciait bien et on les appelait même les Moudjahidines de la liberté lorsqu’ils combattaient la présence soviétique en Afghanistan (1979-1989) ! Pour faire barrage à l’armée russe, les américains ont financé, entraîné et armé ces « combattants de la liberté » et le Pakistan devint leur allié privilégié dans la région.

Ainsi le civilisé d’hier est devenu le barbare d’aujourd’hui ! Seule la bourgeoisie, pour ses intérêts, est capable d’un tel exploit. Les ennemis comme les amis d’ailleurs ne sont jamais permanents ; seuls les intérêts sont permanents !

L’humanitaire dans un ordre économique, social et politique profondément injuste qui n’accorde aucune valeur à la vie humaine, ne peut que servir les puissances capitalistes qui l’instrumentalisent cyniquement pour leurs seuls intérêts.

A bas l’humanitaire capitaliste !

Vive la solidarité entre les peuples !

Mohamed Belaali

(1) http://www.latribune-online.com/mon...

(2) L’humanitaire au service du capital:le cas de Haïti

(3) lemonde.fr/idees/article/2010/09/06/l-aide-au-pakistan

(4) Tariq Ali « Le choc des intégrismes », Textuel, 2002.

(5) Déclaration de Tariq Fatemi, un ex-ambassadeur du Pakistan, au New York Times.

Cité in www.wsws.org

(6) rue89

Mohamed Belaali

13 septembre 2010

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/L-humanitaire-au-service-du-capital-le-cas-du-Pakistan.html



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L'armée américaine a intensifié ces frappes aériennes transfrontalières depuis l'Afghanistan.

L'armée américaine a intensifié ces frappes aériennes transfrontalières depuis l'Afghanistan dans le but de tuer des militants, mais beaucoup de civils sont aussi été tués dans ces attaques.

D'après certaines sources, le ratio des victimes de ce genre d'attaques est de 25 civils pour un militant.

Source: xinhua

08-09

les résistants taliban ont repris leurs offensives.

Ils ont juré de lancer de nouvelles attaques en représailles à des raids menés par des drones (avions sans pilote) américains contre les zones tribales.

"Les Américains lancent des attaques de drones avec l'aval du Pakistan et nous réagirons par des  attaques kamikaze  contre les forces de sécurité, la police et les bâtiments officiels", a déclaré à Reuters un porte-parole des taliban, Azim Tariq.

"Les attaques de drones ont tué des dizaines de femmes et d'enfants innocents mais l'Amérique n'a exprimé aucun regret", a-t-il ajouté.

http://www.lepoint.fr/

 

13-09

En 2009, les drones américains ont tiré plus de 70 salves de missiles sur le nord-ouest du Pakistan, tuant plus de 600 personnes: des cadres et combattants des talibans pakistanais, afghans et d'Al-Qaïda, mais surtout de nombreux civils, selon les militaires pakistanais.

RIA NOVOSTI

13.9.2010

 15/09

Les frappes américaines se multiplient depuis le début du mois.
Les avions sans pilote ont ainsi attaqué 12 fois en 12 jours dans le Waziristan du Nord

Depuis le 3 septembre, les salves de missiles y ont tué au moins 71 personnes, des insurgés selon des officiers, mais surtout des civils, selon d'autres sources

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/



Le Pakistan au cœur des débats.

Sampath Perera : Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.
Exploitant sans honte le désastre humanitaire causé par six semaines d'inondations, le Fonds monétaire international (FMI) refuse d'accorder au Pakistan des fonds promis en 2008 dans le cadre d'un prêt tant qu'Islamabad n'aura pas appliqué des changements de politiques considérables – changements qui réduiront encore plus les revenus des travailleurs appauvris du pays.

Au début de l'été, le Pakistan était censé recevoir une tranche de 1,3 milliard de dollars faisant partie d'un prêt total de 11,3 milliards.

Mais le FMI en a reculé la date du transfert après qu'Islamabad ne fut pas parvenu à atteindre divers objectifs de performances fixés par le FMI.

Après cela, plus de 20 millions de personnes et 79 des 124 districts administratifs du Pakistan ont été touchés par les inondations de la vallée de l'Indus.

Le bilan actuel donné par le gouvernement de 1700 morts est faible comparé au tsunami de 2004 dans l'océan Indien ou au tremblement de terre de janvier dernier à Haïti. Mais des millions de gens affamés et sans abri restent à la merci des maladies et, par bien d'autres aspects, cette catastrophe pakistanaise dépasse de loin ces tragédies.

En début de semaine, Maurizio Giuliano du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a qualifié les inondations d’« une des pires catastrophes humanitaires de l'histoire des Nations unies, en termes de nombre de personnes auxquelles il faut porter assistance et aussi de région concernée ».

Selon Giuliano, au moins dix millions de personnes sont actuellement sans abri. Une grande partie de l'infrastructure physique du pays, dont environ 1000 ponts et 4000 kms d'autoroutes, a été détruite et 23 pour cent au moins des récoltes de fin d'été et début d'automne du pays ont été détruites.

Les eaux ne s'étant pas encore totalement retiré, en particulier dans le sud du Sind, et les pertes des foyers et des entreprises commençant tout juste à être comptées, les estimations des dégâts ne sont que des approximations. Cependant, ces estimations gouvernementales, se montant à 43 milliards de dollars, représentent déjà près d'un quart du PIB annuel du Pakistan.

De plus, les inondations auront un effet durable sur l'économie du Pakistan, notamment sur la disponibilité et le prix de la nourriture et du coton, lesquels sont vitaux pour l'industrie textile pakistanaise, qui constitue sa plus importante source de revenus à l'exportation. Et cela se produit dans une situation où, même avant les inondations, un Pakistanais sur quatre, soit 45 millions de personnes, souffrait de malnutrition.

La semaine dernière, l'agence de notation Moody's Investor Service a changé son avis sur les cinq plus grandes banques du Pakistan, de stable à négatif, en raison des inquiétudes sur le fait qu'elles pourraient être fragilisées par des prêts peu performants. Nondas Nicolaides, un responsable des analyses à Moody's, a déclaré au Financial Times britannique que « Ce seront surtout les secteurs agricoles et textiles [qui seront touchés par les inondations], mais nous nous attendons à ce qu'un effet indirect se développe sur le système bancaire. »

Dans une crise sociale et économique aussi grave, les responsables pakistanais espéraient que le FMI pourrait être persuadé d'assouplir ses critères pour accorder la sixième tranche du prêt conclu en 2008. Mais lorsqu'ils ont rencontré les dirigeants du FMI à Washington dix jours durant à la fin août et au début de ce mois, ils ont été sèchement éconduits.

Selon un article publié le 8 septembre dans Dawn, les autorités du FMI ont adopté « une position très ferme » durant les négociations, affirmant « Que le conseil de direction du FMI n'a pas l'intention d'étudier la demande de fonds supplémentaires du Pakistan tant que celui-ci n'aura pas fait des progrès tangibles » quant à l'application des restructurations économiques dictées par le FMI.

Les négociations se sont terminées avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, déclarant cela publiquement dans des termes pratiquement aussi directs.

Strauss-Kahn a indiqué que la délégation pakistanaise, dirigée par le ministre des Finances Abdul Hafeez Shaikh, a promis d'appliquer les diktats du FMI – y compris la suppression des subventions sur le prix de l'énergie et l'imposition d'une taxe générale sur les ventes. Mais il a déclaré que le FMI n'accorderait pas un centime des 2,6 milliards de dollars restant à verser sur le prêt de 11,3 accordé en 2008 tant qu'Islamabad n'aura pas effectivement réalisé sa promesse d'appliquer les réformes exigées.

Le directeur général du FMI a déclaré que la performance du gouvernement du Pakistan serait évaluée à nouveau à la fin de l'année pour déterminer si les réformes avaient été menées à bien et que seulement dans ce cas une nouvelle tranche serait transférée à Islamabad.

« Notre dialogue avec le Pakistan sur l'actuel arrangement en attente avance », a déclaré Strauss-Kahn, « et les autorités ont exprimé leur intention d'appliquer des mesures pour terminer la cinquième révision du programme dans le courant de l'année. »

« Nous resterons en contact étroit durant l'avancée de ces efforts. La réalisation de la cinquième révision [des objectifs fixés par le FMI] nous permettra de débourser 1,7 milliard supplémentaire. »

Le directeur général du FMI a dit qu'il recommanderait au conseil de direction du FMI de prêter au Pakistan 450 millions de dollars issus du Programme d'assistance d'urgence en cas de catastrophe naturelle pour aider Islamabad à porter secours aux victimes des inondations.

Mais avec une bonne partie du Pakistan en ruine – et avec près d'un tiers du budget du pays déjà consacré au remboursement des dettes – cela ne constitue qu'une maigre consolation.

La position de Strauss-Kahn a été soutenue par la Banque mondiale, qui tout comme le FMI est une organisation sous contrôle des États-Unis, dominée par les Occidentaux.

Dans une déclaration du 1er septembre, après avoir rencontré le ministre des Finances Shaikh, le président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick a souligné le besoin pour Islamabad d'appliquer des réformes libérales avant tout. « Nous avons besoin, a dit Zoellick, de répondre fortement à cette crise, mais nous devons le faire sans perdre de vue les réformes économiques importantes. »

Il s'est ensuite lancé dans une menace contre le gouvernement pakistanais et la population du Pakistan, déclarant « La réponse des donateurs pour les inondations dépendra également de la capacité du gouvernement à faire ce qu'il a promis sur ce point. »

Les secours à apporter aux millions de victimes des inondations du Pakistan constituent ainsi pour les institutions financières impérialistes une arme qu'ils brandissent pour pousser à des réformes libérales qui faciliteront l'extraction du profit par les capitaux nationaux et, encore plus, internationaux.

Comparé à l'ampleur du désastre, le Pakistan n'a reçu qu'une aide au compte-gouttes de la part des gouvernements du monde. La banque mondiale, pour sa part, a accordé 1 milliard de dollars à Islamabad pour financer à la fois les aides immédiates et la reconstruction à long terme. Mais tout cet argent a été pris dans d'autres programmes existants de la Banque mondiale pour le Pakistan.

Les réformes exigées par le FMI et la Banque mondiale incluent :

— La transformation d'une taxe générale sur les ventes en une TVA à 15 pour cent. Cette nouvelle taxe transférant le fardeau des entreprises sur les travailleurs.

— L'élimination complète des subventions sur le prix de l'énergie. Jusqu'ici, le gouvernement s'était engagé à augmenter le prix de l'électricité d'au moins 25 pour cent en trois phases de 6 mois à partir du 1er octobre. (La Banque mondiale et la Banque pour le développement de l'Asie avaient estimé plus tôt dans l'année qu'une augmentation de 49 pour cent serait nécessaire pour réaliser la promesse du gouvernement de mettre fin à toutes les aides sur l'électricité.)

— L'autonomie totale de la banque centrale du pays et l'arrêt des prêts de la banque au gouvernement.

La coalition dirigée par le Parti du peuple pakistanais qui forme le gouvernement actuel du Pakistan a signé à plusieurs reprises des promesses au FMI sur cette politique de droite et sur d'autres comme des privatisations accrues. Elle l'a encore fait la semaine dernière.

Après la réunion à Washington, le ministre des Finances Shaikh a déclaré, « je veux réaffirmer l'engagement du gouvernement du Pakistan envers le programme de réforme économique, lequel inclurait une austérité fiscale ; une mobilisation des ressources domestiques ; une réforme des structures de gouvernance, y compris des entreprises du secteur public ; et un environnement favorable au secteur privé. Nous nous sommes engagés pour ce programme parce que c'est la voie à suivre pour garantir une reprise forte et se remettre sur la trajectoire de la croissance. »

Le gouvernement pakistanais se rend cependant compte qu'il est assis sur une poudrière sociale.

C'est pourquoi il renâcle à mener des changements de politique économique dont l'effet immédiat serait d'alimenter l'inflation et de réduire la production. L'application de la TVA a été repoussée à plusieurs reprises et est actuellement prévue pour le 1er octobre, récemment le gouvernement a annulé l'augmentation des prix de l'électricité prévue pour le mois prochain.

Même avant les inondations de cet été, les journaux pakistanais regorgeaient de commentaires sur les troubles sociaux dus à la faim montante et à l'inégalité sociale ainsi qu'à la désaffection de la population pour un gouvernement civil qui a fondamentalement poursuivi la politique de la dictature militaire à la solde des États-Unis qui l'avait précédé. Cela inclut entre autres la collaboration de plus en plus rapprochée avec les États-Unis dans la guerre en Afghanistan et contre les milices pachtounes alliées aux talibans au nord-ouest du pays.

Ces inondations qui ravagent la vie de millions de Pakistanais ont aussi clairement mis en évidence l'incompétence, l'indifférence et la corruption du gouvernement et des élites dirigeantes dans leur ensemble, ce qui renforce encore plus les craintes de ces élites qu'il n'y ait un soulèvement social.

Mais, tout comme l'élite pakistanaise s'est montrée prête, dans la poursuite de son alliance mercenaire avec l'impérialisme des Etats-Unis, à plonger une grande part du pays dans la guerre civile, elle finira par se plier aux pressions du FMI et de la Banque mondiale et à appliquer des réformes économiques aux conséquences sociales incendiaires dans les mois qui viennent.

(Article original paru le 10 septembre 2010)

Sampath Perera
17 septembre

Source : WSWS
http://www.wsws.org/...

 

L’OTAN et le Pakistan sont prêts à approfondir le dialogue politique.

Extrait du site officiel de l'OTAN

7 juin 2010

Le 4 juin, le premier ministre pakistanais, M. Yousouf Raza Gilani, accompagné d’une délégation importante composée de responsables gouvernementaux et de parlementaires, est venu en visite au siège de l’OTAN. Il a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, et a pris la parole devant le Conseil de l’Atlantique Nord.

Les débats ont principalement porté sur la lutte contre le terrorisme, les relations entre l’OTAN et le Pakistan, et la situation sur le plan de la sécurité en Afghanistan et dans la région.

Le secrétaire général et le premier ministre Gilani se sont accordés à reconnaître que l’OTAN, le Pakistan et l'Afghanistan partageaient un intérêt commun : venir à bout du terrorisme, qui menace la région et la communauté internationale.

M. Fogh Rasmussen a félicité le Pakistan pour les efforts importants et les réels sacrifices qu’il consent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Il a par ailleurs salué la manière dont le premier ministre s'investit personnellement pour améliorer les relations du Pakistan avec les pays voisins, ces relations étant essentielles pour la stabilité de la région. « Il est en outre crucial que le Pakistan et l’Afghanistan unissent leurs efforts afin de contrer une menace qui fait fi des frontières », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne les relations entre l’OTAN et le Pakistan, le secrétaire général et le premier ministre ont reconnu qu’il était nécessaire que l’OTAN et le gouvernement pakistanais approfondissent leur coopération et leur dialogue politique.

Le premier ministre Gilani a déclaré : « Nous sommes satisfaits de constater que l’OTAN et le Pakistan poursuivent leurs consultations et leurs contacts réguliers, y compris au plus haut niveau, sur toutes les questions d’intérêt commun. […]

Nous aimerions continuer à coopérer avec l’OTAN sur toutes les questions qui nous préoccupent tous deux, en particulier celles en rapport avec la guerre contre le terrorisme. »

Le secrétaire général a convenu avec le premier ministre que l'OTAN et le Pakistan devraient élargir leur dialogue politique. « Et personnellement, j'attache une très grande importance au dialogue avec les parlementaires, comme celui que nous avons eu aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Plusieurs rencontres à haut niveau ont eu lieu récemment entre l’OTAN et le Pakistan, dont les visites au siège de l’Alliance effectuées par le président Asif Ali Zardari en juin 2009 et par le ministre des Affaires étrangères Makhdoom Shah Mehmoud Qureshi en février 2010. M. Robert Simmons, secrétaire général adjoint délégué de l’OTAN, s’est en outre rendu à Islamabad en mai 2010 pour procéder à un échange de vues avec les autorités pakistanaises sur une série de questions d’intérêt commun.

RIA NOVOSTI

14.9.2010


n° 56 - Journal de PAKISTAN. - 20-08 au 25-09 : Fin : - Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.

 

n° 56 - Journal de PAKISTAN. - 20-08 au 25-09 : Fin  : -  Le FMI veut saigner un Pakistan déjà ravagé par les inondations.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 56- 20-08 au 25-09

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

4-1 VIDÉO : Le terrorisme: Outil de manipulation

4-2 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…




Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

06-09

Plus de 3600 personnes ont été tuées en un peu plus de trois ans dans tout le pays dans quelque 400 attaques.

Les insurgés reprochent à Islamabad son alignement sur Washington dans sa "guerre contre le terrorisme" et visent régulièrement les forces de sécurité et les bâtiments officiels.
http://www.lefigaro.fr/

 

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

06/09

Au moins 14 personnes ont été tuées aujourd'hui dans une attaque à la voiture piégée visant un poste de police dans le nord-ouest du Pakistan, a déclaré Gul Wali Khan, le chef de la police du district. "Quatorze personnes ont été tuées, dont neuf policiers, et 34 ont été blessées", a indiqué Iftikhar Ahmad, un officier de la police locale. Shahid Hameed, porte-parole de la police de Lakki Marwat, a également confirmé le bilan.

Le bilan de Lakki Marwat pourrait s'alourdir. Il y avait 45 policiers dans le poste, a expliqué Saleem Khan, un officier de police de Laki Marwat, affirmant que le "bâtiment de la police a été entièrement détruit". "Une partie de l'hôpital a également été partiellement détruite", a assuré le Dr Khan, dont l'établissement jouxte le poste de police.

http://www.lefigaro.fr/

http://french.peopledaily.com.cn/I

06/09

Explosion lundi dans la ville de Lakki Marwat, dans le nord-ouest.

Le bilan est d’une vingtaine de morts et de plusieurs dizaines de blessés. Et il devrait s’alourdir car au moins 25 policiers, qui se trouvaient dans le commissariat visé, sont sous les décombres.

Lakki Marwat est proche des zones tribales où le Mouvement des Talibans du Pakistan est très implanté.

http://fr.euronews.net/

Source: xinhua

08-09

Une attaque kamikaze a fait au moins 20 morts et une cinquantaine de blessés mardi dans un complexe résidentiel réservé aux familles de policiers à Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan.

Quelques heures auparavant, les taliban avaient prévenu qu'ils allaient frappe les forces de sécurité et des bâtiments officiels.

Kohat est une ville-garnison proche de Khyber et d'Orakzai, connues comme d'importants bastions de résistants et de taliban pakistanais.

Peu après cette attaque, une bombe a explosé au passage d'une patrouille de police dans la ville de Hangu, non loin de Kohat, faisant plusieurs blessés.

http://www.lepoint.fr/


Au jour le jour

Armée Pakistanaise 

01-09

En avril, le chef d'état-major de l'armée avait présenté publiquement ses excuses --geste extrêmement rare-- pour la mort d'une soixantaine de civils dans des bombardements, déjà dans la vallée de la Tirah, et avait ordonné à ses troupes de tout faire pour éviter de nouveaux drames de ce genre.

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/

 

21-09

Au moins 30 activistes ont été tués mardi lors d'une opération de fouille menée par l'armée et la police du Pakistan dans la ville de Peshawar dans le nord-ouest du pays, ont rapporté à Xinhua des sources de l'armée.
Deux membres du personnel de sécurité ont été blessés jusqu'à présent dans cette opération

http://www.casafree.com/


Au jour le jour

Otan, Usa

01-09

Les raids aériens menés depuis mardi soir ont fait jusqu'à 62 morts parmi les pachtounes, les membres de leurs familles et la population civile de plusieurs secteurs de la zone tribale de Khyber, dans le Nord-Ouest, selon les autorités.

Les forces pakistanaises multiplient les bombardements dans la région de Khyber et les zones tribales pachtounes voisines.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/ 

 

03/09

Cinq personnes ont été tuées aujourd'hui par une frappe présumée (…)  américaine dans le Nord-Waziristan, à la frontière avec l'Afghanistan, ont déclaré des responsables pakistanais.
Deux responsables des services de renseignements ont précisé que trois missiles ont été tirés contre une maison dans un village près de Miran Shah, la principale ville du Nord-Waziristan.

On ignore qui sont les victimes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2

5/9

Quatre guérilleros ont été tués par un tir de drone américain samedi, dans la région tribale du nord-ouest du Pakistan près de la frontière afghane, ont indiqué des responsables de la sécurité.

Le tir visait un ensemble de bâtiments à Datta Khel, un village du Waziristan du Nord, une des régions tribales près de la frontière avec l'Afghanistan, connue pour être un bastion de combattants http://www.20minutes.fr/

06-09

Une frappe américaine a causé la mort de trois militants dans la région tribale du Nord Waziristan, au Pakistan, ont annoncé lundi deux responsables des renseignements pakistanais.

Cette source a précisé à l'AP que le missile a frappé un véhicule dans la zone de Datta Khel, à la frontière afghane lundi soir. Cette région est contrôlée par le réseau Haqqani, un groupe d'insurgés combattant la présence des Etats-Unis et de l'OTAN en Afghanistan.

AP

07-09

Au moins cinq personnes (civils) ont été tuées lundi lorsqu'un drone américain a lancé des frappes aériennes sur le Waziristan du Nord, une zone de la ceinture du nord-ouest pakistanais frontalier à l'Afghanistan, ont confié des sources locales à Xinhua.
L'appareil sans pilote a lancé des tirs de missile ciblant un véhicule à Datta Khel, une région du Waziristan du Nord, ont indiqué les sources, ajoutant que les personnes tuées n'ont pas pu être identifiées sur le champ.
Il s'agit de la troisième fois que la région fait l'objet des tirs de missiles des drones américains ces quatre derniers jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, un drone américain a tué 14 personnes, y compris des femmes et des enfants. Une seconde attaque samedi dans la nuit a tué aussi six personnes.

Source: xinhua

08/09

18 présumes résistants ont été tués et cinq autres blessés mercredi par des missiles tirés par des drones américain dans le nord-ouest du Pakistan, ont annoncé des officiers pakistanais.

http://www.lepoint.fr/

Source: xinhua

13-09

Au moins 10 personnes ont été tuées mardi au Pakistan par des missiles tirés par un drone américain, rapporte les médias pakistanais.

Le drone américain a tiré trois missiles sur une maison qui abritait des résistants dans un village à 50 kilomètres de la ville de Miranshah, centre administratif de la région du Waziristan du Nord.

Le nombre exact des morts et des blessés reste toujours imprécis.

Le Waziristan du Nord fait partie de la Zone tribale et est une importante base arrière des talibans afghans pour organiser des attentats en Afghanistan. Selon les autorités pakistanaises, cette région qui n'est pas contrôlée par Islamabad, abrite des centaines de rebelles islamistes.

RIA NOVOSTI

13.9.2010

15/09

Trois présumes résistants ont été tués aujourd'hui par un drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, quatrième attaque du même type en moins de 24 heures, ont annoncé des responsables pakistanais.
Le tir a visé le village de Payekhel, dans le district de Datta Khel, situé dans la zone tribale du Waziristan du Nord, où les frappes américaines se multiplient depuis le début du mois.
La frappe sur Payekhel porte à 29 les nombre des insurgés tués en moins de 24 heures.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/15/97001-201009...

20-09

Lundi soir, un autre tir de drone américain s'est abattu sur le Nord-Waziristan, tuant au moins huit personnes, dont quatre militants d'Hafiz Gulbahbdur.

Les observateurs locaux pensent qu'avec l'apparente intensification des tirs de drones américains contre les militants ces derniers temps, il est possible qu'il y ait davantage de mesures de représailles dans un avenir proche.

Les observateurs locaux pensent qu'avec l'apparente intensification des tirs de drones américains contre les militants ces derniers temps, il est possible qu'il y ait davantage de mesures de représailles dans un avenir proche.

Source: xinhua
Le Sud et le Nord Waziristan sont tous situés le long de la frontière pakistano-afghane et sont considérés comme deux bastions des militants au Pakistan.

Source: xinhua

22-09

Au moins sept personnes ont été tuées lorsqu'un drone américain a frappé mardi après midi une région tribale du Sud-Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, ont rapporté les médias locaux.
Selon le reportage, la cible était un véhicule transportant probablement des militants. Il n'a pas été possible d'avoir des détails sur la frappe dans l'immédiat.

Source:


Au jour le jour

Cia ?

30-08

Des avions de chasse ont bombardé, dans le district tribal de Khyber, un "centre d'entraînement" utilisé, selon les forces de sécurité.

Des officiers des forces de sécurité avaient assuré alors à l'AFP que "30 insurgés" avaient péri, mais des responsables de l'administration locale avaient laissé entendre que de nombreux civils avaient péri.

"Le bilan du bombardement aérien dans la vallée de la Tirah est monté à 55 morts", a indiqué mercredi l'un de ces officiers.

Deux autres responsables militaires et des services de renseignement ont confirmé ce bilan à l'AFP.

Des responsables de l'administration du district ont également parlé de victimes civiles.

"Au moins 12 civils ont péri sous les bombes qui visaient un convoi" de véhicules, a précisé l'un d'eux, qui a également souhaité rester anonyme.

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/

 

01-09

Trois bombes ont fait au moins 18 tués et 143 ont été blessées, mercredi, lors d'une procession à Lahore, dans le nord-est du Pakistan.

A la suite des explosions, une foule en colère a agressé des membres des forces de l'ordre, incendié un commissariat de police et plusieurs véhicules, rapportent des témoins.

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/

17/9

Un responsable politique de premier plan, Imram Farooq, dirigeant du Muttahida Qaumi Movement (MQM), a été exécuté jeudi à Londres dans le district d'Edgware, au nord de Londres

Selon des responsables du MQM au Pakistan, cités par la BBC, Imram Farooq vivait en exil à Londres depuis 1992 et n'était pas retourné depuis au Pakistan. Il était recherché par les forces d'ordre de son pays. .

http://www.google.com/



Les Déclarations

Résistance

01-09

Les zones tribales sont considérées comme le fief des talibans pakistanais, un quartier général de leurs alliés et une base arrière pour les talibans afghans qui mènent la guérilla contre les forces occidentales déployées en Afghanistan.

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/



Le Pakistan en chiffre 

(reprise des chiffres édité pour le journal précédent du fait de la panne à  http://www.pakistanbodycount.org/)


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Bombing Victims

Dead = 3849, Injured = 9663, Total = 13512 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 1721, Injured = 525, Total = 2246 and Counting…

 

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda =2.12%   

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

 



3 Politique

a) Locale

Asif Ali Zardari

Dans les coulisses et au sénat

Le gouvernement se réunit pour confronter un éventuel coup d'Etat

Après avoir reçu des messages contradictoires concernant l'intention de l'Armée de le destituer, le président  Assif Ali Zardari a ordonné que le gouvernement se réunit en urgence.

Une source pakistanaise a déclaré à l'agence Mehr que cette réunion urgente s'est tenue hier au domicile d'Assef Ali Zardari y participant les ministres du Parti du Peuple Pakistanais au pouvoir ainsi que les autorités de haut rang du PPP qui ne sont pas membres du gouvernement.

Cette source bien informée a estimé que la raison de la tenue de cette réunion sont les critiques sans précédent de l'armée contre la méthode de gestion du pays de Zardari avant d'ajouter que le chef d'Etat major de l'armée pakistanaise était très en colère des mesures du président Zardari et lui a conseillé de quitter le pouvoir.

18/09

http://french.irib.ir



b) Usa

Occupation du Pakistan

Les talibans pakistanais mis sur la liste noire des Etats-Unis…

Nb- Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les talibans pakistanais sont plus que jamais dans le collimateur des États-Unis, qui les ont placés hier sur liste noire tout en inculpant leur chef du meurtre de sept agents de la CIA.

La liste noire des États-Unis comprend entre autres le mouvement pakistanais Lashkar-e-Taiba, accusé d'avoir conçu les attentats sanglants de 2008 à Bombay, ainsi que le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, l'IRA irlandaise et les Tigres tamouls sri-lankais.
«Les décisions d'aujourd'hui informent le TTP et ses sympathisants que les États-Unis ne toléreront pas de soutien à cette organisation», a insisté Daniel Benjamin, le coordinateur antiterroriste du département d'État.

Cette inscription implique que tous les avoirs éventuels de l'organisation aux États-Unis seront gelés. Elle interdit aux citoyens américains de financer le groupe, et ses membres se voient interdire l'entrée sur le territoire américain.
Washington offre jusqu'à 5 millions de dollars pour tout renseignement permettant l'arrestation d'Hakimullah Mehsud, poursuivi pour complot terroriste par la justice fédérale américaine.
Le chef des talibans pakistanais (Tehrik-e-Taliban, ou TTP) est soupçonné d'avoir une responsabilité dans l'assassinat le 30 décembre 2009 de sept agents de
la CIA en Afghanistan, a annoncé le ministère de la Justice.
Parm
i les attentats figurerait l'assassinat de l'ancienne première ministre Benazir Bhutto en 2007 et une attaque-suicide contre le consulat américain à Peshawar, qui a tué six Pakistanais en avril.
Ils sont également considérés comme étant à l'origine de l'attentat raté du 1er mai à Times Square. Le surlendemain, Hakimullah Mehsud était apparu dans un message vidéo avertissant les États-Unis de nouveaux attentats.(…)
Washington a aussi promis une prime de 5 millions de dollars pour l'arrestation de Wali Ur Rehman, présenté comme un ancien rival de M. Mehsud devenu son principal lieutenant. M. Rehman, originaire comme son chef du Sud-Waziristan, serait le chef des TTP dans cette région frontalière de l'Afghanistan. Les États-Unis sont persuadés que c'est là que se cache la haute hiérarchie du mouvement islamiste armé al-Qaïda,(…)  à commencer par son chef Oussama ben Laden.(…)

2 septembre 2010

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/



Otan-Isaf

L’OTAN répond à la demande d’aide du Pakistan.

Site de l'Otan,

7.8.2010

Le gouvernement du Pakistan a demandé officiellement aujourd’hui à l’OTAN de l’aider à faire face aux inondations qui frappent le pays.

Le Conseil de l’Atlantique Nord a chargé le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC) du siège de l’Alliance à Bruxelles de centraliser l’aide humanitaire offerte par les pays alliés et les pays partenaires.

L’EADRCC’s a notamment pour rôle de faciliter le transport de cette aide.

RIA NOVOSTI

14.9.2010



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

4-1 VIDÉO : Le terrorisme: Outil de manipulation

http://www.youtube.com/watch?v=VJgj5NV28nU&feature=player_embedded#!

 

4-2 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie.

Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !?

Entre les menaces – supposées – d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ;

le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays qu’ils ont ruiné ;

le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque(rait) la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ?

Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ?

Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !?

Nous sauverait-il notre restant d’âme !?

La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli ». Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !?

Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

Et derrière les blabla d’un processus-de-paix-de-papier, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf Netanyahu dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre sioniste me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira jamais sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.

Daniel Vanhove – Observateur civil

4 septembre 2010
http://www.legrandsoir.info/Tenter-de-demeler-le-vrai-du-faux-au-fil-de-l-info.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/09/2010

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Début :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Début :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

Tiré à part :

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

1-2   Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

2- Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.

2-6 "Nombreuses irrégularités".

2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

2-8 Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.

Fin

3 Dossiers

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

3-3 Mohammed Larbi : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?

3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

 


L'Afghanistan en chiffre du 31-08 au 23/09/10

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 45

 10 + xx...

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 21

 6

 

 

 

Peuple Afghan

 48

 7 + x

 




1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

31-08

Lundi, huit soldats de l'Isaf, dont sept américains, ont déjà été tués par des mines artisanales.

Par ailleurs, un soldat estonien de l'Otan a été tué par une explosion,, a annoncé mardi le ministère de la Défense à Tallinn.
Le soldat Herdis Sikka, âgé de 20 ans, a succombé des suites de ses blessures provoquées par l'explosion d'un engin artisanal lors d'une attaque des talibans lundi contre son unité près de Nad-e-Ali (province du Helmand, sud.
L'Estonie, pays balte de 1,3 million d'habitants, a une armée forte de 5.600 militaires. Membre de l'Otan depuis 2004, elle a rejoint les opérations en Afghanistan en 2003.
Le contingent estonien, sous commandement britannique, compte 160 soldats au sein de l'Isaf.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152331&language=fr

31/08/

Quatre soldats américains ont péri mardi dans l'explosion d'une bombe artisanale en Afghanistan, (ce qui porte à 21 le nombre de militaires américains tués en cinq jours), a annoncé l'Otan.
Les quatre hommes ont été tués dans l'est de l'Afghanistan, a précisé à l'AFP un porte-parole de la force internationale de l'Otan (Isaf).

En cinq jours, le bilan total est pour l'heure de 22 soldats de l'Otan tués, dont 21 américains.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152331&language=fr

 

2/9

Deux soldats américains ont été tués dans des combats en Afghanistan,

L'Alliance atlantique a précisé qu'un soldat a été tué dans l'est du pays et l'autre dans le sud, sans donner plus de détails.

AP

03-09

Trois soldats français blessés le 23 août en Afghanistan dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ont été victimes de tirs fratricides, annonce mercredi le ministère de la Défense. "(L') enquête conclut que les trois militaires blessés au début de l'opération l'ont été par des tirs d'unités françaises", peut-on lire dans un communiqué. "Le tir fratricide est un risque connu des forces armées en opérations."

Le ministère de la Défense explique cette erreur par des "conditions d'engagement difficiles". 

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

3/9

 

Un porte-parole de l'état-major avait souligné fin août que deux autres soldats français du 21e régiment d'infanterie de marine tués le même jour dans le même secteur du nord-est de Kaboul avaient été victimes d'un accrochage avec la résistance.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

3/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

03-09.

Un soldat américain a été tué dans le sud de l'Afghanistan, dans l'explosion d'une mine, a indiqué dimanche l'Otan.

L'explosion s'est produite vendredi, a indiqué un porte-parole de la force internationale de l'Otan (Isaf).

http://www.lemonde.fr/

04/09

Un soldat américain a été tué dans le sud de l'Afghanistan lors d'une attaque de résistants, a annoncé l'Otan. L'incident s'est produit hier, a précisé la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) dans un communiqué.

Afp
05 Septembre

Le ministère de la Défense de Géorgie a annoncé dimanche la mort d'un officier géorgien en Afghanistan. "Le ministère de la Défense fait part de son immense tristesse après la mort du lieutenant Moukhran Choukvani,. "Son compagnon d'armes, le caporal Alexander Gotolendia, a été sérieusement blessé par une grenade artisanale au cours de la même opération", a-t-il précisé.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Un-soldat-georgien-tue-263914/

07/09

Un soldat américain a été tué au combat quelque part dans le sud, a annoncé la force internationale de l'Otan (Isaf) dans un communiqué, sans plus de précision. Malgré de récents renforts qui ont porté leurs effectifs à quelque 150.000 hommes --américains pour plus des deux tiers--, les forces internationales essuient des pertes de plus en plus lourdes face à une insurrection qui gagne considérablement en intensité depuis trois ans.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/07/97001-201009...
07-09

Le ministère hongrois de la Défense a annoncé mardi qu'un soldat avait succombé à ses blessures contractées lors de l'attaque de son convoi militaire le mois dernier dans le nord de l'Afghanistan.

Une femme soldate de 32 ans, également hongroise, avait été tuée dans l'embuscade à une vingtaine de km au nord-ouest de Pul-e-Khumri. Deux autres avaient été moins grièvement blessés.

AP

08-09

Pour la seule journée de mardi, six militaires américains ont été tués. La mort du sixième dans le Sud, a été annoncée mercredi matin dans un communiqué de la force internationale de l'OTAN (ISAF). En cinq jours, 23 soldats américains sont morts en Afghanistan.

AFP

11-09

Un soldat étranger a été tué hier dans l’explosion d’une mine artisanale, portant à 504 le nombre de morts au sein des forces internationales cette année.

http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...

12/9

Un soldat britannique est mort vendredi des suites de ses blessures reçues en Afghanistan, dans un hôpital de Birmingham, a annoncé le ministère de la Défense samedi. Le soldat du 2ème bataillon du régiment d'infanterie du duc de Lancaster, qui fait partie de la force de l'Otan basée à Nahr-e Saraj, dans la province méridionale du Helmand, participait à une mission au sud de Nahr-e Saraj le 23 août quand il avait été blessé par des tirs.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/afghanistan-un-soldat-britannique-tue-6064860.html

17/09

Un soldat des forces internationales a été tué lors d'une attaque dans le sud de l'Afghanistan.

http://www.lefigaro.fr/flash

17/09

Un soldat italien est décédé des suites de blessures subies en opération dans la zone de Herat.

Pris dans une fusillade, il avait été blessé ainsi qu'un autre soldat italien.

http://www.lefigaro.fr/

18-09

Cinq soldats des forces internationales sont morts samedi en Afghanistan dans l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des résistants.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/afghanistan-5-soldats-de-l-otan-tues-6071430.html

 21-10

9 soldats de la force internationale sont morts mardi dans l'accident d'un hélicoptère dans la province de Zaboul, un des fiefs de l'insurrection dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'OTAN.

Un "nombre important" d'Américains figurent parmi les victimes, selon un haut responsable militaire américain à Washington qui n'a pas fourni de plus amples précisions. Les causes de l'accident, dans la région montagneuse de Zaboul, n'ont pas déterminées.

Les résistants ont affirmé avoir abattu l'hélicoptère

 AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100921.F...

22/09

Un soldat tué

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/22/97001-20100922FILWWW00343-afghanistan-un-soldat-tue-le-531e.php

23-10

L'explosion d'une bombe en Afghanistan a tué un soldat danois et en blessé grièvement un autre mercredi matin dans la province de Helmand (sud), a annoncé l'armée danoise.

Les deux militaires patrouillaient à pied lorsque l'engin a explosé.

Plus de 700 soldats danois participent à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l'OTAN, en Afghanistan. La plupart sont basés dans la province de Helmand.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100922.FAP8435/un-soldat-danois-tue-par-une-bombe-en-afghanistan.html


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

18/09

Sept membres des forces de sécurité afghanes ont péri dans une attaque.

Cinq autres ont été blessées dans l'attaque.

http://www.lexpress.fr/


Pertes des Résistants        - Province non précisée

02-09

L’OTAN a annoncé jeudi avoir abattu le responsable d'un groupe de résistants qui organisaient des attentats et des actions contre les étrangers. (…)

L’OTAN a expliqué avoir reçu une information ayant permis d'éliminer un chef dans la province de Paktika, dans l'est du pays, à la frontière avec le Pakistan.

Après une frappe aérienne, des soldats au sol se sont rendus sur place, et ont découvert des armes et du matériel pour confectionner des bombes.

AP

03.09.

Des militaires belges présents au nord de l'Afghanistan ont été confrontés à un incident armé avec des résistants mardi, sans blessés dans leurs rangs, a indiqué vendredi la Défense.

Ces Belges circulaient dans une colonne de militaires allemands, au nord-ouest de Kunduz.

http://www.rtbf.be/info/belgique/defense/des-militaires-belges-pris-sous-le-feu-en-afghanistan-251027


Détails

Province de Baghlan (nord)

07/09

Les résistants ont tué la nuit dernière le gouverneur d'un district du nord de l'Afghanistan ainsi que son chauffeur dans une embuscade, alors qu'il traversait la zone de Baghlan-i-Markazi, a déclaré Sayed Zamanudin, le chef-adjoint de la police de Baghlan, accusant "les talibans".

http://www.lefigaro.fr/flash


Province de Khost (sud-est)

07-09

L’Otan a révisé à la hausse dimanche son bilan de l’attaque contre deux bases des forces internationales en Afghanistan qui a eu lieu samedi, avançant désormais le chiffre de plus de 30 morts dans les rangs de la résistance. Les deux attaques se sont produites dans la province de Khost, près de la frontière orientale avec le Pakistan.

7 septembre

Abir Taleb


Province de Koundouz.

04-09

Une attaque à la bombe a couté la vie samedi à quatre policiers et trois civils(collaborateurs?) dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé le gouverneur de la province de Kunduz.

On ignore quelle était la cible, a-t-il poursuivi, faisant état de plusieurs blessés.

Kunduz, la capitale de la province, est un lieu stratégique pour les transports, crucial pour le ravitaillement des forces de la coalition internationale. Les résistants attaquent régulièrement la route principale et multiplient les opérations contre les forces de police et les civils dans la région.

http://www.lexpress.fr/  & http://www.lefigaro.fr


Province de Logar,(sud de Kaboul.)

21.09

Un drone s'est écrasé lundi matin dans la province de Logar, située à 60 km au sud de Kaboul, la capitale afghane, a annoncé lundi le porte-parole de l'administration provinciale, Deen Mohammad Dervish.
"L'avion sans pilote s'est écrasé dans le district de Mohammad Agha aujourd'hui à l'aube", a confié à Xinhua Deen Mohammad Dervish.
Le porte-parole n'a pas révélé davantage de détails sur l'incident.
Les forces internationales d'assistance à la sécurité (ISAF), qui utilisent souvent les drones pour effectuer des missions de reconnaissance, n'ont jusqu'ici délivré aucun commentaire.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7147271.html


Province de Nangarhar(orientale)

18-09

Deux personnes ont été tuées une troisième a été blessée par une roquette tirée sur une maison dans la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan, alors que les Afghans votent pour élire leurs députés.

18 septembre

http://www.romandie.com/


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

13-09

Quatorze résistants ont été tués par des frappes aériennes de l'OTAN dans le centre de l'Afghanistan, a annoncé lundi l'Alliance atlantique.

La patrouille traversait une rivière dans la province d'Uruzgan lorsqu'elle a été attaquée.

Selon l'OTAN, les troupes ont requis un soutien aérien après avoir conclu qu'il n'y avait aucun risque de causer des victimes civiles.

http://tempsreel.nouvelobs.com/


Province de Paktikâ (est)

19-09

Attaque de l'armée gouvernementale afghane menée samedi,

Le porte-parole des résistants Zabihullah Mujahid a confirmé cette opération de l'armée gouvernementale, et a déclaré que quatre résistantsavaient été tués dans les attaques aériennes.

 http://www.aufaitmaroc.com/


Province de Parwan

22-09

Six ouvriers d'une compagnie de construction routière locale ont été tués mardi lorsqu'une bombe posée en bordure de route a explosé au passage du véhicule qui les transportait, dans la province de Parwan, située à quelque 60 km au nord de Kaboul, la capitale afghane, a rapporté une chaîne de télévision locale.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7147932.html



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

             Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués                                                               15.974 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3065 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5183

Résistant blessés                                               : ?  +  1.856 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  2581

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 4.023


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :       11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.772

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6068 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.848

Collabo   blessés                                               :?   317 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

22-09

 531est officielement le nombre de militaires tués depuis le début de l'année dans le cadre des opérations militaires en Afghanistan
En neuf mois à peine, 2010 est déjà l'année la plus meurtrière pour les forces internationales depuis 2001
En moyenne, deux soldats meurent chaque jour en Afghanistan.
L'année 2009, avec 521 morts, avait déjà été, de très loin, l'année la plus sanglante pour les troupes internationales,

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/22/97001-20100922FILWWW00343-afghanistan-un-soldat-tue-le-531e.php

 


                                      The War in Afghanistan Costs

 

relèvé le 23-09 à 13-15


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                          

                                                                      

                                                $335,626,202,839

 

 

23.09 http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Suite :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Suite  :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

1-2   Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

2- Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.

2-6 "Nombreuses irrégularités".

2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

2-8 Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

Ce qu’il y a de plus intéressant dans l’histoire impliquant les espions de la CIA au sein du gouvernement afghan c’est la façon brusque et complète dont cette histoire a disparu des médias.

Un petit plop et puis plus rien.

Alors que dans une situation plus normale elle aurait dû provoquer un esclandre monumental dont les retentissements se seraient traduits par un mois de débats au sein de l’administration américaine et sur l’échiquier international.
Bien sûr, l’Afghanistan n’est pas actuellement dans la ligne de mire de l’administration des Etats-Unis.

Le week-end dernier, dans le centre-ville de Washigton, les conservateurs américains ont organisé une manifestation sans précédent dirigée contre Barack Obama.

Le président américain, quant à lui, a passé ces derniers jours à préparer un discours tonitruant évoquant les principes de la politique étrangère des Etats-Unis et concernant la fin de l’occupation américaine de l’Irak. Et ainsi de suite.

Tout cela est largement suffisant pour étouffer gentiment l’histoire impliquant la CIA.
Or, cette histoire a débuté à la fin de la semaine dernière par l’accusation… non, par une simple mention faite dans The New York Times et stipulant que Mohammed Zia Salehi, chef de l'administration du Conseil national de sécurité afghan, avait été à la solde de la CIA pendant de longues années.

En d’autres termes, il aurait été un espion d’un service de renseignement étranger.

Ensuite, comme on pouvait s’y attendre, les médias américains ont publié une multitude de faits similaires faisant comprendre que le cas Salehi était loin d’être exceptionnel.
Un document tout à fait surprenant est finalement parvenu de Kaboul à la fin de la semaine dernière dont le style faisait songer à celui des documents soviétiques de la période brejnevienne.

Le document se résume comme ceci : aucun – strictement aucun – membre du gouvernement afghan n’est à la solde de la CIA. Par ailleurs, “ le gouvernement afghan estime que cette propagande mal fondée ne sert pas à renforcer l’Alliance antiterroriste “ et il “ condamne résolument ce genre d’accusations mensongères entachant la réputation des fonctionnaires de l’Etat afghan “.

Telle est la formulation émise par le service de presse présidentiel. Plusieurs collaborateurs très importants du président Hamid Karzai se sont également prononcés dans le même sens.
L’histoire en question a deux aspects. Le premier a trait à la politique intérieure de l’Afghanistan, le second a une valeur plus générale.
Quant à la situation interne en Afghanistan, Mohammed Zia Salehi a été arrêté le mois dernier par l’équipe mixte d’enquêteurs américano-britannique qui l’ont accusé de corruption.

Or, le président Karzai est intervenu et Salehi a été relâché. C’est à ce moment-là que l’information sur son implication avec la CIA a bizarrement fait surface.
A première vue, il n’y a pas de quoi faire un scandale.

Rappelons que depuis l’hiver 2001-2002 les Etats-Unis et leurs alliés font la guerre en Afghanistan.

Le gouvernement du président Hamid Karzai a été créé par les Américains et cela aurait été très bizarre que les membres du gouvernement afghan n’aient pas de rapport avec la CIA et les autres services spéciaux des Etats-Unis.

Ce sont, de fait, des autorités d’occupation américano-afghane. C’est ainsi qu’elles sont perçues dans le monde entier et par les Afghans également. Et comme les objectifs globaux de la guerre, à savoir la répression de l’extrémisme et du terrorisme, sont partagés par de nombreux pays, y compris la Russie, cela ne représente donc aucun problème.
Ces considérations ont été évoquées dans les médias américains par des personnes compétentes affirmant que la CIA avait travaillé en Afghanistan pendant des décennies et qu’elle avait des dizaines d’agents au sein de l’administration afghane. Pourtant ces évocations ont subitement cessé.
Or, le vrai problème est que le gouvernement afghan n’a pas du tout envie d’avoir cette image-là.

Et il œuvre obstinément pour se débarrasser de cette réputation et pour tourner la page et commencer une vie nouvelle, quoique avec les mêmes effectifs.

Voilà ce qui explique la diatribe du service de presse du président afghan. En plus, Mohammad Omar Daudzai, le directeur de cabinet du président afghan, invisible mais très influent, a accordé une interview pour déclarer que les Afghans devaient croire qu’ils vivent dans un Etat souverain où les décisions finales sont prises par le président Hamid Karzai. D’ailleurs, depuis plus d’un an, ce dernier tente de trouver de nouveaux amis dans le monde, en Chine et ailleurs, en dépit de la présence militaire des Etats-Unis.
C’est là précisément que surgit un autre aspect de cette histoire cocasse et qui déborde du cadre strictement afghan.

Le fait est que la mention des rapports des fonctionnaires d’Etat avec les services secrets d’un autre pays, même amical et allié dans une guerre, provoque une réaction absolument violente des autorités de l’Etat concerné. C’est que la population n’apprécierait pas cela. Souvenons-nous à ce propos des années 1990 lorsque les idées s’étaient mises à circuler dans le monde affirmant que le terme de souveraineté avait changé de signification, que le monde était devenu global et que la législation d’un Etat (des Etats-Unis, bien sûr, et de l’Union Européenne, à l’extrême rigueur) pouvait être applicable à l’étranger. Mais si le monde change à ce point, pourquoi devrait-on récuser des ministres travaillant pour la CIA ?

Ou est le mal s’ils ont une autre nationalité (celle des Etats-Unis, bien évidemment) ?
Des cas semblables, ceux de la double nationalité, avaient lieu en Russie dans les années 1990 et personne ne les a appréciés.

Ensuite, dans les années 2000 une autre bonne tradition a apparu qui voulait que les présidents de certains pays, notamment de l’Ukraine et de la Géorgie, aient des épouses étrangères.

Est également digne de mention l’histoire arrivée à la ministre géorgienne de l’Economie, Veronika Kobalia âgée de 28 ans, qui s’est produite sur la scène d’une boîte de strip-tease. Elle n’a pourtant rien fait de répréhensible sur cette scène, c’est une autre question qui paraît plus intéressante et qui est de savoir comment une géorgienne d’origine canadienne avait accédé au poste de ministre.
Il semblerait que toute idée nouvelle n’est pas nécessairement bonne et que le moment est venu de se montrer plus respectueux des notions traditionnelles du pouvoir, de la nationalité et des intérêts nationaux.

Dmitri Kossyrev

Jeudi 2 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/


1-2 Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

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2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans et d'avoir ensuite comploté pour couvrir leurs agissements. Ils auraient aussi conservé des restes humains en guise de trophées.

Le Pentagone se dit préoccupé par les répercussions de cette affaire sur l'image de l'armée américaine.

Des civils afghans tués sciemment, des dépouilles conservées au titre de trophées de guerre : des soupçons terribles pèsent sur douze soldats américains servant en Afghanistan.

Le Pentagone, en révélant ces accusations, a aussitôt déploré l'impact de ces allégations sur l'image des forces américaines dans le monde. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/autodafe-du-coran-terry-jones-fait-planer-le-suspense-6063746.html

Une Bible dans une main, un P38 à la ceinture, le pasteur extrémiste de Floride donne des sueurs froides au gouvernement américain. Après avoir paru renoncer à son projet de brûler des exemplaires du Coran, il réitère ses menaces.

 http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/obama-entre-extremistes-chretiens-et-marasme-economique-6063752.html

 

Les accusés, des soldats d'infanterie appartenant à la 5e brigade Stryker basée dans l'Etat de Washington, ont été envoyés dans la province de Kandahar l'année dernière.

Les faits macabres qui leur sont reprochés se sont déroulés entre janvier et mars cette année, selon l'acte d'accusation rendu public par les procureurs militaires. Selon une porte-parole de l'armée, quatre des inculpés sont notamment soupçonnés d'avoir conservé des morceaux de cadavres. Ces faits, s'ils sont avérés, sont "une aberration", a souligné le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, en s'empressant d'ajouter qu'ils n'étaient pas représentatifs de la mission et du comportement des 150.000 soldats américains actuellement déployés en Irak et en Afghanistan. Néanmoins, "même si ces allégations se révèlent au final infondées, elles ne contribueront pas à améliorer l'image de nos soldats dans le monde", a-t-il déploré.

Des civils tués à la grenade

Dans cette affaire, cinq soldats sont accusés de meurtres et sept autres d'avoir tenté de couvrir leurs agissements, selon les documents de l'Armée de terre américaine. Les victimes seraient trois Afghans tués en janvier, février et mai 2009. Les soldats auraient jeté des grenades sur les victimes et leur auraient tiré dessus. Cinq soldats sont accusés d'avoir participé à un ou plusieurs de ces meurtres, selon les documents de l'accusation. Les hommes sur lesquels pèsent les charges les plus lourdes sont : le sergent Calvin Gibbs, accusé d'avoir conservé des os et une dent provenant de cadavres ; et le soldat Michael Gagnon, accusé d'avoir conservé le crâne d'un cadavre. Les autorités accusent aussi un nommé Corey Moore d'avoir poignardé un des cadavres, et plusieurs militaires d'avoir pris des photos des corps. Plusieurs militaires sont accusés en outre d'avoir agressé un de leurs collègues pour tenter de l'intimider et de l'empêcher de rapporter leurs agissements et le fait qu'ils consommaient du haschisch.

Des responsables de l'Armée de terre américaine ont indiqué que les audiences préliminaires permettant de déterminer si un procès en cour martiale aurait lieu étaient prévues ces prochaines semaines ou, de manière moins précise, "à l'automne".

10 septembre

 

 http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-accusati...

 

2 Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

Cinq soldats américains, servant dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, ont été inculpés du meurtre de trois civils afghans, rapporte dimanche le  Washington Post. ("http://www.lemonde.fr/sujet/fb39/washington-post.html" )