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02/10/2010

n°550 - Journal de Palestine - 12-09 au 02-11 - : Début - : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.

n°550 - Journal de Palestine - 12-09  au  02-11 - : Début - : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

 n°550                    12-09  au  02-11

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/ 

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

L'ONU affirme que les "preuves" sont suffisantes pour poursuivre Israël.

Abir Taleb : Coup de grâce à la paix.

Hassan Moali : Une nouvelle fois, Netanyahu se moque d'Obama et se paye la tête de Abbas.

Mahmoud Abbas est-il encore légitime pour négocier au nom des Palestiniens ?

Khaled Amayreh : Abbas est inapte à diriger le peuple palestinien.

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama presse les pays arabes d'agir pour la paix

La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

1 Résistance

Détails par région:

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1Judaïsation d’al-Qods : 5 millions de shekels pour détruire la capitale de la Palestine.

5-2 Enfin franchement, dans quel pays "démocratique" voit-on cela ?

5-3 Vidéo : Au sujet de l'armée la plus morale du monde, dixit Barak.

Fin

6 Les brèves

6-1 Abou Zouhri : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.

6-2 Troubles à Jérusalem après la mort d’un Palestinien.

7 Dossier

7-1 Le Quartette demande à Israël de prolonger le gel de la colonisation.

7-2 Alain Gresh : Juifs ou Israéliens ?

7-3 Roger Sheety : Tout ce que vous avez fait : colonialisme, nettoyage ethnique et le Web.

7-4 French Moqawama : Judaïsation d’al-Qods : 5 millions de shekels pour détruire la capitale de la Palestine.

7-5 Delphine  Mattiessent  : Les négociations de paix achoppent sur les colonies.

 


Tiré a part

L'ONU affirme que les "preuves" sont suffisantes pour poursuivre Israël.

L'ONU, qui accuse Israël d'avoir commis une "violation grave des droits de l'Homme" dans l'affaire de la flottille de Gaza en mai, affirme dans un rapport l'existence de "preuves" pour engager des "poursuites" contre l'État hébreu.

 23/09/2010 
Sonia DRIDI (vidéo)

Des "preuves" existent permettant d'"appuyer des poursuites" contre Israël pour l'abordage fin mai par la marine de ce pays d'une flottille pour Gaza, a conclu la mission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, estimant qu'il y avait eu une "violation grave des droits de l'homme".

"Il y a des preuves claires permettant d'appuyer des poursuites pour les crimes suivants (...) : homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves", écrivent les experts dans leur rapport final rendu public mercredi et qui sera présenté lundi au Conseil des droits de l'homme.

"Les auteurs des crimes les plus graves ayant été masqués ne peuvent pas être identifiés sans l'assistance des autorités israéliennes", soulignent-ils, demandant ainsi au gouvernement d'Israël de coopérer pour permettre leur "identification en vue de poursuivre les coupables".

Le ministère israélien des affaires étrangères a affirmé de son côté que "Le rapport (...) est partial et partisan, comme l'organisme qui l'a produit".

Israël a ajouté que les enquêtes conduites sur l'incident de la flottille de Gaza sont suffisantes et que toute autre initiative "est superflue et improductive".

Le Conseil des droits de l'homme avait voté le 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante destinée à examiner "les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux" le 31 mai, qui ont fait neuf morts parmi les passagers turcs et soulevé une vague de réprobations internationales.

"Les circonstances des meurtres d'au moins six des passagers correspondaient d'une certaine façon à une exécution extra-judiciaire, arbitraire et sommaire", ajoutent les experts.

Ils expliquent également qu'un certain nombre de personnes qui étaient dans les bateaux, dont des journalistes, ont été blessées.

Aux yeux de ces experts, la "conduite des forces armées d'Israël révèle un niveau inacceptable de brutalité" et s'est traduite par de "graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire".

Ils considèrent qu'Israël a agi de façon "non seulement disproportionnée dans les circonstances" ayant alors prévalu, mais a recouru à "des niveaux de violence totalement inutiles et incroyables".

En juillet, Israël avait défendu devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU son droit à exercer des "représailles" contre tout navire qui tenterait de "violer" le blocus imposé à la Bande de Gaza.

Mais les experts rejettent cet argument, estimant que le "blocus est contraire à la loi" et qu'à la date du 31 mai il "existait une crise humanitaire à Gaza".

Pour faire le rapport, ils ont entendu des témoignages en Turquie et en Jordanie, ainsi qu'à Genève et à Londres.

Leur nomination, le 23 juillet, avait été immédiatement critiquée par Israël qui a jugé, selon un haut responsable israélien, qu'une telle initiative était prématurée étant donné que le pays procédait déjà à ses propres investigations.

La mission du Conseil s'inscrit en parallèle à celle du panel formé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, également chargé d'enquêter sur le raid meurtrier.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU s'est toujours défendu de tout doublon entre les deux enquêtes. Celle du Conseil "va se concentrer sur les questions de droits de l'Homme", a assuré son président, l'ambassadeur de Thaïlande Sihasak Phuangketkeow.

Les experts nommés par l'ONU sont Karl Hudson-Phillips (Trinité-et-Tobago), juge à la Cour pénale internationale de 2003 à 2007, Desmond de Silva (Royaume-Uni), procureur en chef du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone en 2005, et Mary Shanthi Dairiam (Malaisie), du groupe de travail sur l’égalité des sexes du Programme de l'ONU pour le Développement.

 23/09/2010 

AFP

Dépêche (texte)

http://www.france24.com/fr/20100922-onu-accuse-israel-violations-graves-droits-homme-flottille-gaza


Abir Taleb : Coup de grâce à la paix.
La construction a repris lundi dans les colonies de Cisjordanie.

Un coup fatal aux négociations de paix, qui, du reste, n’ont abouti à rien depuis leur reprise il y a plus d’un mois.

Les négociations de paix piétinaient déjà, la reprise des constructions de colonies en Cisjordanie leur a donné le coup de grâce. Cinq semaines à peine après la reprise des négociations de paix directes entre Palestiniens et Israéliens — des négociations qui n’avaient, du reste, abouti à rien, on se retrouve à la case départ. Comme prévu donc, le gouvernement israélien a laissé expirer dimanche dernier son moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, malgré les appels incessants des Etats-Unis à prolonger le gel des constructions, une mesure exigée par les Palestiniens pour poursuivre les pourparlers de paix. Le lendemain à peine, la construction a recommencé dans des colonies de la Cisjordanie occupée, à une échelle limitée certes, mais suffisante pour donner le ton. Des bulldozers s’activaient notamment dans la colonie d’Adam dans le nord de la Cisjordanie, alors que les constructions doivent aussi reprendre dans au moins huit autres colonies, selon les médias israéliens.

Comme à l’accoutumée, Israël a fait fi des intenses pressions de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, en refusant de reconduire tel quel le gel des nouvelles constructions dans les colonies, au risque de compromettre la poursuite des pourparlers. Selon la presse israélienne, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a examiné avec l’administration américaine la possibilité de freiner de facto la construction en échange d’un soutien américain sur des exigences israéliennes, en particulier la reconnaissance d’Israël par les Palestiniens comme « Etat du peuple juif », et de garanties de sécurité sur sa frontière orientale. Un deal qui n’a apparemment pas réussi. Rien n’a filtré à ce sujet côté américain, Washington se contentant de répéter jusqu’à la dernière minute que la position américaine sur la construction de colonies n’a « pas changé ». « Nous restons en contact étroit avec les deux parties et nous allons les rencontrer à nouveau dans les prochains jours », a précisé le porte-parole du département d’Etat, PJ Crowley, à la veille de l’expiration du moratoire. « Nous restons concentrés sur l’objectif de faire progresser les négociations vers une solution à deux Etats (israélien et palestinien) et nous encourageons les parties à faire des gestes constructifs dans ce sens ».

Réunion de la Ligue arabe le 4 octobre

Sans scrupules, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a appelé le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, à poursuivre le dialogue, l’exhortant à « continuer à mener les pourparlers bons et honnêtes que nous venons de lancer pour tenter de parvenir à un accord de paix historique entre nos deux peuples », sans la moindre mention à la question de la colonisation.

Côté palestinien, l’heure est pour le moment à la retenue. Nabil Abou-Roudeina, porte-parole du président Mahmoud Abbass, a déclaré lundi à Paris que les Palestiniens ne se prononceraient pas officiellement sur la poursuite des négociations de paix avec Israël avant le 4 octobre et des consultations avec les pays arabes. Le 4 octobre est la date prévue pour une réunion de la Ligue arabe à la demande de l’Autorité palestinienne pour débattre de la poursuite des négociations. Mais à quelques heures de l’expiration du moratoire, M. Abbass, en visite à Paris, avait répété que les négociations de paix seraient « une perte de temps » si Israël ne maintenait pas son moratoire sur la colonisation.

Or, toute cette polémique autour du moratoire et de la poursuite ou non des négociations israélo-palestiniennes nous éloigne du fond du problème. En attirant l’attention sur cette simple question, celle des colonies, Israël a réussi à omettre un tas d’autres questions non moins délicates, dont le règlement est un préalable à tout accord de paix final. Il y a quelques semaines, on s’était réjoui de la simple reprise des négociations de paix directes, présentée alors comme un succès en soi. Aujourd’hui, on prie pour que ces négociations se poursuivent, coûte que coûte, oubliant ou feignant d’oublier que depuis leur reprise, aucun bon signe n’a été donné.

C’est dire que pour ce qui est du processus de paix, on va de mal en pis.

Abir Taleb

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Publié le 29 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo

Al-Ahram Hebdo

http://hebdo.ahram.org.eg/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Abir_Taleb.290910.htm


Hassan Moali : Une nouvelle fois, Netanyahu se moque d'Obama et se paye la tête de Abbas.

La construction a recommencé dans des colonies de Cisjordanie occupée hier, après l'expiration du moratoire sur la colonisation, mais les Palestiniens réservaient leur réponse sur l'avenir des pourparlers de paix.  Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a affirmé à Paris que les Palestiniens se prononceraient sur la poursuite des négociations «après le 4 octobre», à l'issue de consultations avec les pays arabes.  M. Abbas, qui réclame un arrêt total de la colonisation pour continuer à négocier, a souhaité qu'Israël «prolonge de trois ou quatre mois» son moratoire. Une option jusqu'à présent exclue par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Sur le terrain, des bulldozers étaient à l'oeuvre dans plusieurs implantations de Cisjordanie, notamment à Adam, Ariel, Yitzhar, Karmè Tzur et Kyriat Arba, près de la ville de Hébron, haut lieu de tension entre colons et Palestiniens.

Les chantiers doivent reprendre progressivement dans une dizaine d'autres implantations. «Nous allons construire mais tranquillement. Nous espérons que c'est (le moratoire) vraiment fini, que ce n'est pas une manoeuvre de Netanyahu et que nous allons pouvoir bâtir en grand, comme avant», a dit une figure des colons, Tzvi Katzover, devant le Tombeau des patriarches à Hébron, en marge d'un pèlerinage de 15 000 fidèles juifs. M. Netanyahu a résisté aux pressions des Etats-Unis et de la communauté internationale en refusant de reconduire tel quel le gel, des nouvelles constructions dans les colonies, au risque de compromettre la poursuite des discussions. Soucieux des répercussions de cette décision sur l'image d'Israël, il a toutefois appelé les colons à «faire preuve de retenue et de responsabilité» et demandé à ses ministres de maintenir un profil bas pour éviter qu'Israël soit tenu pour responsable d'un torpillage des négociations. Selon les médias israéliens, les contacts devraient continuer ces prochains jours pour trouver un compromis.

Abbas dans de beaux draps

Selon le quotidien Maariv, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a examiné   avec le gouvernement américain la possibilité de freiner de facto la construction, en échange d'un soutien américain sur des exigences israéliennes, en particulier la reconnaissance d'Israël par les Palestiniens comme «Etat du peuple juif» et de garanties de sécurité sur sa frontière orientale. La communauté internationale a pris acte de la non-reconduction du   moratoire. Les Etats-Unis et l'ONU ont exprimé leur déception tandis que le président français, Nicolas Sarkozy, a «regretté que les appels unanimes afin de prolonger le moratoire israélien sur la colonisation n'aient pas été entendus». «La colonisation doit cesser», a-t-il ajouté à l'issue d'un déjeuner avec M. Abbas.

De Damas, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a appelé M. Abbas à cesser de négocier avec Israël. La fin du moratoire autorise toute personne ou toute institution à construire dans une implantation, si elles ont obtenu un permis il y a dix mois. Les municipalités des colonies sont également à nouveau autorisées à délivrer des permis de construire sur leurs terrains à partir du moment où les plans d'urbanisation ont été approuvés par le ministère de la Défense, en charge de la Cisjordanie occupée. La reprise des constructions, ralentie par la fête juive de Souccot jusqu'à la fin de la semaine, concerne à ce stade essentiellement des colonies isolées où plusieurs centaines de logements devraient être construits dans les prochains mois, le rythme dépendant de l'offre et de la demande. «Les acheteurs et les entrepreneurs ont été échaudés par le gel des constructions et attendent de voir venir», a déclaré Shaoul Goldstein, président du conseil des implantations du Goush Etzion, au sud de Jérusalem.  

Et comme à chaque fois, le président Obama et Ban Ki-moon ne font que constater les dégâts de l’arrogance israélienne.

Tous les deux se sont dits «déçus» que le moratoire n’ait pas été allongé.

Eh oui, quand il s’agit d’Israël, le sentiment personnel prend le dessus sur la fermeté qu’exige le droit international ou encore le statut de gendarme du monde.
Hassan Moali

28 septembre 2010

Source : El Watan
http://www.elwatan.com/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Hassan_Moali.280910.htm


Mahmoud Abbas est-il encore légitime pour négocier au nom des Palestiniens ?

Nb Ndlr : La publication de l’article  ne signifie nullement que la rédaction partage tout du  point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Sans mandat présidentiel depuis fin 2008, Mahmoud Abbas participe pourtant aux négociations de paix pour le Proche-Orient.

Car s'il est en perte de crédibilité auprès des Palestiniens, il reste un acteur incontournable sur la scène internationale.

La légitimité de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne dont le mandat a pris fin il y a dix-huit mois, semble de plus en plus contestée parmi les Palestiniens. "Certes, si on regarde les institutions, il n’est plus légitime, commente Jean-Paul Chagnollaud, professeur de sciences-politique et spécialiste de la question palestinienne. Mais il reste le chef de l’Organisation de libération de la Palestine [OLP]".

Pour rappel, le 17 décembre dernier, l'OLP a prolongé les mandats du président Mahmoud Abbas et du Parlement palestinien jusqu'à la tenue de nouvelles élections, afin d'éviter une crise politique et institutionnelle. Mais cette situation ne fait pas que des heureux au sein de la population palestinienne.

Le véritable porte-parole des Palestiniens ?

"Mahmoud Abbas est président, alors qu’il n’a plus de mandat présidentiel.

De qui est-il donc le porte-parole dans ce cas ?

Des Palestiniens ?

Cela m’étonnerait", s’interroge Ola Anan, 25 ans, ingénieur en informatique sur Al-Jazeera, dans des propos traduits relayés sur Info-Palestine.net.

"Une démocratie ne se réduit pas à Abbas qui prend les décisions tout seul.

C’est aux Palestiniens qu’il appartient de décider des questions de ce genre, pas à Abbas. Nous rejetons ces négociations, c’est bidon et cela ne mène nulle part", déplore de son côté Nader Nabulsi, 44 ans, commerçant.

Mahmoud Abbas, plus connu sous le nom d’Abou Mazen, est de fait fragilisé sur la scène politique intérieure.

Le Hamas remet totalement en question sa légitimité depuis la fin de son mandat, tandis qu'une partie du Fatah doute de la pertinence des négociations. Les deux mouvements sont profondément divisés depuis la guerre pour la conquête de la bande de Gaza en 2007, ce qui a nui à la cause palestinienne et a affaibli Mahmoud Abbas à l'approche des pourparlers de paix. Il est toutefois à noter que les deux organisations ont actuellement repris le dialogue.

"S’il abandonne les négociations, le roi est nu"

Mais Mahmoud Abbas, membre fondateur du Fatah en 1959, reste un acteur-clé dans les négociations de paix avec Israël, car il jouit d’une certaine légitimité internationale. "Il est reconnu à la fois par les États-Unis et les Européens", précise M. Chagnollaud. "Il est respecté, car il participe aux négociations depuis de nombreuses années".

Et de poursuivre : "Il n’est pas en train de construire sa carrière politique, il joue pour la paix."

Un avis également partagé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui avait déclaré, début septembre, lors de la reprise du dialogue de paix direct entre Israéliens et Palestiniens : "Vous êtes mon partenaire pour la paix. Il dépend de nous de vivre l’un à côté de l’autre et l’un avec l’autre."

D’après Jean-Paul Chagnollaud, Mahmoud Abbas pourrait retrouver sa crédibilité auprès de la population palestinienne, grâce à un accord de paix équilibré. "Alors que s’il abandonne les négociations, le roi est nu", a-t-il ajouté. Il n’a donc pas d’autres choix que d’avancer vers un accord a minima qui reposerait sur trois volets : délimiter les frontières d’un État palestinien viable ; définir une partie de Jérusalem-Est comme capitale dudit État ; et trouver une solution acceptable concernant le sort des réfugiés. "Sans cela, sa légitimité, déjà fragile, exploserait."

FRANCE 24 l

27/09/2010

http://www.france24.com/fr/print/4340989?print=now

URL Source: http://www.france24.com/fr/20100927-mahmoud-abbas-est-il-encore-legitime-negocier-nom-palestiniens


Khaled Amayreh : Abbas est inapte à diriger le peuple palestinien.
La réaction du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la dernière provocation sioniste, à savoir l’expansion tous azimuts de la colonisation en Cisjordanie, a été désastreuse et calamiteuse. Abbas a fait une pléthore de déclarations contradictoires, certaines signalant sa volonté de rester engagé au soi-disant « processus de paix » avec Israël, en dépit du fait qu’Israël continue à piétiner ce maudit processus de paix dévoyé en s’embarquant dans davantage de constructions coloniales et davantage de vols des terres aux dépens des Palestiniens.
Ce n’est pas une question mineure. Les territoires occupés sont le morceau de fromage « disputé » du proverbe qu’Israël continue de dévorer nuit et jour à un point tel que la plupart des Palestiniens peuvent craindre, à juste titre, qu’il ne restera aucun territoire pour y établir un Etat viable et territorialement contigu digne de ce nom. Certains, dont l’auteur de ces lignes, pensent que c’est déjà trop tard.
Lorsqu’Abbas s’adresse à un public palestinien, il exprime son mécontentement vis-à-vis d’Israël et prévient qu’il pourrait se retirer des discussions avec Israël négociées par les Etats-Unis.
Il n’est pas très difficile de diagnostiquer la duplicité et l’incohérence d’Abbas. Le chef de l’AP ne peut pas déplaire à Washington, pour des raisons évidentes.
La manne financière dont dépend l’entité déformée de Ramallah vient de Washington. De plus, Abbas réalise qu’il suffirait qu’Obama ou le congrès états-unien, les deux sous contrôle juif, toussent pour qu’un séisme financier et économique se produise immédiatement à Ramallah et que des milliers de fonctionnaires perdent leurs boulots et leurs salaires. C’est ainsi que finissent les régimes stupides et en faillite qui se sont laissés prendre en otage par des pays étrangers, parce que qui paie le bal mène la danse.
Abbas affirme souvent que ce n’est pas le cas de son autorité mais il ne faut pas le croire.
Abbas, comme les autres despotes du monde arabe, aimerait beaucoup conserver un semblant de légitimité populaire. C’est ce qu’il fait en prétendant qu’il est toujours fidèle aux constantes nationales palestiniennes alors qu’en fait, il cherche à les détruire, sciemment ou non, en mentant au public et en anesthésiant les masses palestiniennes.
Ces dernières années, beaucoup ont accordé à Abbas le bénéfice du doute, citant l’énorme pression internationale à laquelle il est soumis, ainsi que la faiblesse phénoménale qui écrase le monde arabe.
Il y a toutefois des choses qu’on ne peut justifier en aucun cas, mais Abbas ne semble pas faire la différence.
Il continue à baisser les plafonds nationaux palestiniens en permettant à Israël de gagner toujours plus de temps pour construire toujours plus de colonies. Et lorsqu’on lui demande de faire une démarche qui s’avère trop embarrassante ou trop scandaleuse, comme reprendre les pourparlers de paix en l’absence du gel de l’expansion coloniale par Israël, Abbas se précipite au Caire ou à Amman ou à Riad pour supplier les dirigeants arabes de le sauver. Le lendemain, il réapparaît à Ramallah pour dire aux masses palestiniennes en colère que « je ne peux pas refuser de demander leur avis à nos dirigeants arabes frères. »
Dans un passé pas si lointain, les dirigeants arabes nous ont donné des conseils vraiment fraternels. Ils nous ont exhortés à refuser les desseins des sionistes et à résister à leur agression. Cependant, depuis des années maintenant, le seul conseil arabe que nous avons reçu de la plupart des capitales arabes est un message démoralisant nous demandant de nous rendre à Israël et de céder tous ou la plupart de nos droits légitimes, dont le droit à la liberté et à l’indépendance.
En bref, les régimes arabes nous disent « soyez heureux et ne vous inquiétez pas. » En d’autres termes, ces régimes sont un handicap, pas un atout dans la lutte pour la libération de notre pays des chaînes du sionisme.
Je ne sais pas exactement pourquoi Abbas se conduit comme il le fait. Est-il sénile ? N’a-t-il pas pleinement conscience de ce qu’il fait ? Fait-il aveuglément confiance à Barack Obama, l’homme que la seule idée de critiquer l’insolence et l’arrogance israéliennes fait trembler ?
D’accord, la lâcheté est un phénomène aussi naturel que le courage, la sagesse, et autres attributs, bons ou mauvais. Il est toutefois illogique de confier la cause palestinienne à un homme qui est incapable et inapte à piloter le bateau national vers la rive de la sûreté.
Comme le défunt dirigeant palestinien Yasser Arafat, Abbas refuse de regarder la réalité en face. Il est aussi en train de devenir de plus en plus itinérant, préférant être loin du théâtre des événements. Il préfère aussi n’écouter que lui-même et quand on le confronte à des nouvelles ou des points de vue qu’il n’aime pas entendre, il s’énerve et demande qu’on se taise.
A plusieurs reprises, Abbas a attaqué à juste titre le style de gouvernance de Yasser Arafat. Il pensait que la deuxième intifada était un désastre pour les Palestiniens. Toutefois, au lieu de suggérer une approche plus sage, Abbas en est arrivé de fait à la conclusion que se soumettre à Israël était la meilleure alternative, sans considérer qu’Israël est un crocodile perfide, plus vous lui donnez de la viande, et plus il en réclame.
Les derniers gestes d’Abbas et de ses conseillers envers Israël ne sont pas seulement scandaleux d’un point de vue de la dignité palestinienne. Ils sont aussi désastreux d’un point de vue politique.
Finalement, afficher de la faiblesse et compromettre la dignité de notre peuple n’obligeront pas Israël à nous rendre nos droits usurpés.
Aujourd’hui, la cause palestinienne est à la croisée des chemins, les Etats-Unis semblant ne vouloir ni ne pouvoir faire pression sur le régime sioniste pour mettre fin à l’occupation de 1967.
Je ne suis pas un prophète du malheur. Il est toutefois difficile de croire que les Etats-Unis seront capables de forcer Israël à revenir aux frontières de 1967 alors qu’ils n’obtiennent pas du régime sioniste qu’il prolonge un gel de la colonisation partiel et insignifiant de quelques mois.
Quant à ce que la direction palestinienne devrait faire en face de l’insolence sioniste et la connivence états-unienne avec elle, cela ne devrait pas être trop compliquée. Qu’Abbas, dont le mandat a expiré depuis longtemps, démissionne et se retire dignement.
Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM
Publié le 30 septembre 2010 avec l'aimable autorisation d'ISM.
Source : ISM

http://www.ism-france.org/...



Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama presse les pays arabes d'agir pour la paix

La déclaration se veut choc, et montre que le président américain souhaite peser de tout son poids dans les efforts de paix au Proche-Orient. Barack Obama a déclaré jeudi 23 septembre, devant l'Assemblée générale des Nations unies, que dès "l'année prochaine" il pourrait y avoir "un accord qui nous mènera à accueillir un nouveau membre des Nations unies : un Etat de Palestine indépendant, vivant en paix avec Israël".Dans le dossier du nucléaire iranien, le président des Etats-Unis a affirmé qu'une solution diplomatique était toujours possible. "Les Etats-Unis et la communauté internationale essaient de résoudre nos différends avec l'Iran, et la porte reste ouverte à la diplomatie, si l'Iran choisit de l'emprunter, a affirmé M. Obama. Mais le gouvernement iranien doit démontrer son engagement clair et digne de foi, et confirmer au monde la nature pacifique de son programme nucléaire."

Barack Obama a consacré la seconde partie de son discours à la situation de l'économie dans son pays et dans le monde.

PROCHE-ORIENT : SANS ACCORD, "PLUS DE SANG SERA VERSÉ"

L'engagement diplomatique de Barack Obama pour arriver à forger une paix entre Israéliens et Palestiniens arrive à un moment crucial des négociations entre les deux parties. Elles n'ont repris que depuis début septembre, sous la houlette des Etats-Unis et de M. Obama lui-même, et un moratoire sur les colonisations en Cisjordanie occupée arrive à expiration à la fin du mois. Les Palestiniens ont fait de sa reconduction une condition indispensable à la poursuite du dialogue.

M. Obama reconnaît que le processus de paix a pour l'instant connu "peu de sommets et beaucoup de creux". Mais il a prévenu que sans accord, "cette Terre sainte resterait un symbole de nos différences, au lieu d'être celui de notre humanité commune", et "plus de sang sera versé".

Le président Obama tente d'inciter les pays arabes à faire plus pour soutenir le nouveau processus. "Dans cette salle, vous êtes nombreux à vous dire amis des Palestiniens. Mais ces déclarations doivent maintenant être appuyées par des actes", a-t-il déclaré. "Ceux qui ont apposé leur signature sur l'initiative de paix arabe devraient saisir cette occasion pour en faire une réalité en appliquant la normalisation que le document promet à Israël", a encore dit le président.

LEMONDE.FR avec AFP

23.09.10

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/09/23/obama-souhaite-que-la-palestine-entre-a-l-onu_1415023_3218.html


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