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02/10/2010

n°550 - Journal de Palestine - 12-09 au 02-11 - : Fin - : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.

n°550 - Journal de Palestine - 12-09  au  02-11 - : Fin  - : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

 n°550                    12-09  au  02-11

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/ 

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

6 Les brèves

6-1 Abou Zouhri : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.

6-2 Troubles à Jérusalem après la mort d’un Palestinien.

7 Dossier

7-1 Le Quartette demande à Israël de prolonger le gel de la colonisation.

7-2 Alain Gresh : Juifs ou Israéliens ?

7-3 Roger Sheety : Tout ce que vous avez fait : colonialisme, nettoyage ethnique et le Web.

7-4 French Moqawama : Judaïsation d’al-Qods : 5 millions de shekels pour détruire la capitale de la Palestine.

7-5 Delphine  Mattiessent  : Les négociations de paix achoppent sur les colonies.

 




6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Abou Zouhri : l’occupation se prépare à une nouvelle agression en propageant des mensonges.

 « Les allégations de l’occupation israélienne concernant le lancement de missiles phosphoriques en direction de l'entité sioniste(les territoires palestiniens occupés en 1948) ne sont que des mensonges », a déclaré le porte parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri.

Le porte-parole du Hamas a ajouté, le mercredi soir 15/9 : « l’occupation cherche des prétentions supplémentaires pour justifier son escalade agressive probable contre Gaza, dans ce contexte elle propage ses allégations à propos du lancement des missiles vers le Néguev »
« Ces allégations sionistes visent à inciter la communauté internationale et pour justifier l’utilisation du phosphore durant leur guerre (Plomb durci) contre la bande de Gaza », a ainsi souligné Abou Zouhri.

Le porte-parole du Hamas a attiré l’attention de l’opinion publique aux agressions, violations et crimes continuelles de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, notamment pendant les négociations directes qui ne sont pas encore achevées, tout en portant la responsabilité sur la communauté internationale de toute escalade agressive sioniste et les conséquences possibles qui en découlent,visant la population innocente du secteur assiégé par l’embargo sioniste depuis plus de 4 ans consécutifs.

Le chef du soi-disant Conseil régional « Eshkol » , Haim Yellin a annoncé qu’il va envoyer aujourd'hui une lettre urgente au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, pour se plaindre le lancement des missiles phosphoriques, par le Hamas , sur les zones résidentielles dans le Néguev, selon ses allégations mensongères.

Pourtant, les forces de l’occupation ont toujours habitué à la propagation de ces allégations prétendant le lancement d’obus, rien pour justifier leurs raids et agressions barbares sur la bande de Gaza, et dans ce contexte, l'aviation israélienne a lancé récemment et à mainte reprise des raids sur les tunnels de Rafah, qui ont conduit à la martyre des citoyens et la blessures d’autres dont un nonagénaire et son petit-fils massacré devant leur ferme.
Il est à noter que l'occupation a été utilisé d’une manière plus intense des obus au phosphore lors de sa guerre néonazie sur Gaza, qui a reçu une large condamnation internationale comme une forme de crimes de guerre commis par son armée à Gaza

17/09/2010

/"http://www.palestine-info.cc/fr/


6-2 Troubles à Jérusalem après la mort d’un Palestinien.

Des policiers israéliens ont pénétré mercredi dans le complexe de la mosquée al Aksa, à Jérusalem, pour disperser des Palestiniens qui lançaient des pierres en direction du mur des lamentations, a rapporté un porte-parole des forces de l’ordre.

Les Palestiniens se sont retirés à l’intérieur de la mosquée, qui est le troisième plus important sanctuaire de l’islam. On n’a pas signalé de blessés et pas d’autre confrontation à cet endroit, a dit le porte-parole.

L’intervention de la police a fait suite à un regain de tension provoqué par la mort d’un Palestinien de 32 ans, tué en tout début de journée par un Israélien dans le quartier de Silouane, où la présence d’une petite colonie juive provoque fréquemment des tensions.

Selon des habitants du quartier, le tireur est un agent de sécurité qui travaille à la colonie de peuplement de Silouane. Le tireur a déclaré aux enquêteurs qu’il circulait en voiture avant le lever du jour lorsque des dizaines de Palestiniens lui ont bloqué le passage et ont lancé des pierres sur son véhicule. Il a précisé avoir ouvert le feu pour se dégager.

« C’était sa vie ou la leur », a expliqué Ariel Rosenberg, porte-parole du ministère israélien du Logement.

Après cette fusillade, des habitants de Silouane sont descendus dans les rues, renversant deux voitures, en incendiant deux autres et caillassant les forces de police et des passants.

CONDAMNATION DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE

Au moins sept civils israéliens et un policier ont été blessés, rapportent les forces de l’ordre. Plusieurs Palestiniens ont également été blessés dans les échauffourées de la journée, selon des habitants de Silouane.

La police dit avoir répliqué aux caillassages par des tirs de gaz lacrymogènes ainsi qu’avec des grenades assourdissantes et des canons à eau.

Des centaines de personnes ont assisté dans la journée aux obsèques de la victime, qui était père de cinq enfants, et des heurts sporadiques ont éclaté en plusieurs endroits de la Vieille ville, où se trouve la mosquée al Aksa.

« Cette escalade de la violence de la part des forces d’occupation israéliennes vient battre en brèche le processus de paix », a estimé le porte-parole de l’Autorité palestinienne, Ghassan Khatib, qui a accusé la police d’avoir empêché les ambulances d’atteindre Silouane.

« Les actes illicites consistant à positionner des colons fortement armés au coeur de quartiers palestiniens débouchent sur des provocations et des violences quotidiennes contre des Palestiniens sans défense et sans arme, et ouvrent la voie à d’autres crimes de ce genre », a-t-il ajouté.

Israël s’est emparé de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967 et l’a ensuite annexée.

Reuters

22- septembre

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/09/troubles-a-jerusalem-apres-la-mort-dun-palestinien/



7 Dossier

Ndlr : La publication de l’article  ne signifie nullement que la rédaction partage tout du  point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

7-1 Le Quartette demande à Israël de prolonger le gel de la colonisation.

 22/09/2010 - 09:07

Soucieux de maintenir les conditions du dialogue direct israélo-palestinien, les États-Unis, l'UE, l'ONU et la Russie ont invité Israël à prolonger son moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, qui doit en principe expirer dimanche.

Par Dépêche (texte)

AFP -

Le Quartette pour le Proche-Orient a ajouté mardi sa voix à la pression internationale pour qu'Israël prolonge le moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, alors que les Palestiniens insistaient sur une phase "décisive" pour le dialogue de paix.

Le Quartette (Etats-Unis, UE, ONU et Russie) "note que le louable moratoire israélien sur la colonisation institué en novembre dernier a eu un impact positif, et invite instamment à le poursuivre", écrit le groupe dans un communiqué publié après sa réunion en marge de l'assemblée générale des Nations unies.

Le Quartette "rappelle que les actions unilatérales de chacune des parties, notamment l'activité de colonisation, ne peuvent préjuger du résultat des négociations et ne seront pas reconnues par la communauté internationale".

Le groupe invite encore Israéliens et Palestiniens à "trouver le moyen d'assurer la poursuite constructive des négociations", et "appelle la communauté internationale à soutenir leurs efforts."

Les Palestiniens ont prévenu que le dialogue direct, qui a repris le 2 septembre, prendrait fin si la colonisation reprenait. Le moratoire partiel décidé par Israël expire en principe dimanche, bien que l'armée israélienne ait fixé pour sa part l'échéance au 30 septembre à minuit.

"Les dix prochains jours seront décisifs et détermineront le sort des négociations directes avec Israël", a dit à l'AFP le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Le monde doit comprendre notre besoin de mettre fin à la colonisation", a réitéré M. Abbas mardi, peu avant la réunion du Quartette.

Israël refuse jusqu'à présent de prolonger formellement le moratoire, mais pourrait se montrer ouvert à un compromis. Danny Ayalon, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, a ainsi évoqué mardi la possibilité d'une solution de "juste milieu".

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a pas abordé ce thème. Il a en revanche annoncé qu'il "soumettra au peuple" pour ratification un éventuel accord avec les Palestiniens.

Selon une source israélienne, Yitzhak Molcho, principal conseiller de M. Netanyahu dans la négociation, et le négociateur palestinien Saëb Erakat se sont entretenus mardi à l'ONU.

Tant les Nations unies que l'Union européenne et les Etats-Unis avaient insisté ces derniers jours pour qu'Israël étende le gel de la colonisation.

Washington a placé tout son poids diplomatique dans la reprise du "dialogue direct", célébrée le 2 septembre par le président Barack Obama entouré de MM. Abbas et Netanyahu, après de longs mois d'efforts.

Une prolongation du moratoire, espère-t-on à Washington, pourrait permettre aux deux parties de résoudre la question des frontières entre Israël et le futur Etat palestinien.

L'effort diplomatique américain pour maintenir l'élan des pourparlers passait également, mardi, par des entretiens entre Mme Clinton et des dirigeants arabes. Elle s'est adressée successivement à l'émir du Qatar, Hamad Al-Thani, au ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, et au comité de suivi de la Ligue arabe.

La France, indirectement représentée par l'UE dans le Quartette, exhorte elle aussi les Israéliens à "ne pas faire de gaffe" dimanche 26 septembre, a indiqué une source diplomatique française.

Une conférence des donateurs à l'Autorité palestinienne pourrait être annoncée "dans le courant de l'automne", a annoncé la Norvège, en soulignant que la décision définitive dépendrait du déroulement du dialogue israélo-palestinien.

 22/09/2010

http://www.france24.com/fr/20100922-proche-orient-quartette-demande-israel-prolonger-gel-colonisation


7-2 Alain Gresh : Juifs ou Israéliens ?

« Une majorité d’Israéliens pour la reprise de la colonisation en Cisjordanie », tel est le titre d’une dépêche en provenance de Jérusalem et datée du 14 septembre.

On y lit que plus de la moitié des personnes interrogées (51%) « estime que le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit ordonner la reprise de la construction à l’issue de ce moratoire le 26 septembre.

39% sont favorables à la poursuite du gel partiel de la colonisation

 et

10% sont sans opinion ».

 Ce sondage a été réalisé par le quotidien israélien Yediot Aharonot.

Le petit problème, c’est que les personnes interrogées sont les seuls Israéliens juifs, ce qui veut dire qu’on n’a pas demandé leur avis aux quelque 1,5 million de Palestiniens citoyens de l’Etat d’Israël, soit environ 20 % de la population.

Le titre de la dépêche de l’AFP est donc factuellement faux, mais il illustre bien ce que veut dire le terme « Etat juif », un Etat dans lequel les citoyens non juifs n’ont pas voix au chapitre.

Durant le processus d’Oslo, un certain nombre de députés de droite avaient exigé du gouvernement Rabin que toute décision importante sur l’avenir des territoires occupés, pour être adoptée, doive disposer au parlement d’une « majorité juive », c’est-à-dire ne prenant pas en compte les députés palestiniens.

Il est vrai qu’il n’existe pas, pour Israël, de nationaux israéliens, mais seulement des citoyens juifs ou des citoyens non juifs.

Né à Varsovie, ayant passé deux années dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, Israël Shahak avait émigré en Palestine en 1945. Professeur de chimie à l’Université hébraïque de Jérusalem, il devint président de la Ligue des droits de l’homme et du citoyen en 1970. Dans un livre courageux publié en français en 1975 et intitulé Le Racisme de l’Etat d’Israël, ouvrage dont on peut se demander s’il trouverait un éditeur aujourd’hui, il posait la question : « Qu’est-ce qu’un “Etat juif” ? » (Guy Authier, 1975) et esquissait la réponse suivante :

« La majorité des écrits concernant Israël et l’essentiel de ce qui se dit à son propos hors de ses frontières souffrent d’une lacune fondamentale : ils ignorent le fait que l’Etat d’Israël n’est – ni en principe ni en fait – un Etat israélien, ni un Etat des Israéliens ; c’est un Etat juif. »

Aucune statistique, poursuivait-il, ne concerne les Israéliens :

« Non seulement il n’existe pas d’Israéliens en Israël, mais les animaux et les plantes elles-mêmes sont divisés en juifs et non-juifs. Officiellement, l’Etat d’Israël recense et classifie les vaches et les moutons, les tomates ou le blé en produits “juifs” et “non-juifs”. »

Il fallait toute l’ignorance de Bernard Kouchner pour parler de « peuple israélien » auquel l’Europe devait garantir « sa sécurité et son identité juive » (« A quand l’Etat palestinien ? », Le Monde, 23 février 2010).

Israël est la seule démocratie qui opère une distinction entre citoyenneté et nationalité : tous les titulaires de la citoyenneté (ezrahut) ont, en principe, des droits égaux, mais seuls certains, les juifs, bénéficient de la nationalité (le’um). En 1970, Shimon Agranat, président de la Cour suprême, a confirmé que l’on ne pouvait pas parler de « nationalité israélienne », car il n’existait pas de nation israélienne séparée de la nation juive et qu’Israël n’était même pas l’Etat de ses citoyens juifs, mais celui des juifs du monde. Uzi Ornan, professeur de linguistique, a intenté une action en 2000 pour inverser ce jugement, mais les chances d’aboutir sont faibles.

On comprend mieux pourquoi les Palestiniens ne peuvent reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël, qui entérinerait le statut de seconde zone accordé aux Palestiniens de cet Etat. Et on peut s’étonner que les dirigeants américains ou européens, ainsi que de nombreux intellectuels, exigent de l’Autorité palestinienne qu’elle se plie aux injonctions israéliennes.

Alain Gresh

Source : blog.mondediplo.net

17 septembre 2010, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article858


7-3 Roger Sheety : Tout ce que vous avez fait : colonialisme, nettoyage ethnique et le Web.

Derrière la façade d’un nouvel épisode de faux pourparlers de paix, le gouvernement israélien et ses défenseurs attitrés paniquent. Pas une semaine ne se passe sans qu’on entende leur complainte sur "l’isolement" d’Israël, ou sur la campagne de "délégitimation" qu’il subit. En février dernier the Reut institute, un think tank israélien a publié un article de propagande particulièrement délirant en matière de désinformation qu’il a présenté comme un rapport académique et qui dénonçait l’existence d’un effort international concerté pour "miner" le statut diplomatique d’Israël, effort qui "pourrait en arriver à poser une menace existentielle de grande envergure dans les années qui viennent." (*) Pour eux, tout individu ou organisme qui critique la politique d’Israël dans les territoires occupés de Palestine est de facto un membre de ce menaçant réseau de délégitimation. Comme toute la Hasbara (explication) israélienne, the Reut Institute blâme d’abord les Palestiniens et ensuite tous ceux qui relatent ou font connaître leurs épreuves.

Depuis, différents officiels israéliens ont consciencieusement répété les soi-disant découvertes de ce rapport. C’est ainsi que le 21 juin, une édition du Jerusalem Post rapporte les propos de l’Ambassadeur israélien à l’ONU, Gabriella Shalev, selon lesquels Israël serait "le pays le plus isolé et le plus seul au monde". "La pire menace à l’existence [d’Israël] n’est pas la prolifération nucléaire de l’Iran" continue l’article, "mais les efforts internationaux pour délégitimiser Israël." Voyez comme Shalev tout comme l’auteur de l’article répètent mot pour mot les allégations du Reut Institute avec le même vocabulaire apocalyptique. Plus récemment encore, Tony Blair, qui s’est depuis longtemps couvert de honte et d’opprobre, a utilisé exactement le même langage. La délégitimation d’Israël est un "affront" non seulement aux Israéliens mais "à tous ceux qui dans le monde partagent les valeurs humaines de liberté et d’indépendance" a dit Blair dans un discours dans un colloque qui s’intitulait, oui, la délégitimation d’Israël.

Mais où exactement trouve-t-on des manifestations probantes de cette campagne malveillante visant à isoler et à délégitimer Israël ? Certainement pas au gouvernement américain. Le 16 juillet 2010 le Secrétaire d’Etat des USA, Andrew J. Shapiro a fièrement annoncé que "pour l’année fiscale 2010 l’Administration avait demandé au Congrès d’octroyer 2 775 milliards de dollars à Israël au titre de l’assistance sécuritaire, la plus importante demande de cette nature dans l’histoire des USA." Il a ajouté "Le Congrès a donné son accord pour l’année fiscale 2010 et nous avons demandé encore plus - 3 milliards de dollars- pour 2011. Ces demandes sont conformes à l’engagement de l’Administration de donner 30 milliards d’assistance sécuritaire à Israël sur 10 ans selon l’accord de coopération signé en 2007 par les deux pays." Une étude des Conservateurs publiée il y a deux ans par le Washington Report on Middle East affairs (rapport de Washington sur les Questions du Moyen-Orient) indique que le montant de l’aide financière officielle des USA à Israël de 1949 à 2008 s’élève à presque 114 milliards de dollars.

Peut-être alors que c’est l’Europe la coupable ? Pas du tout, selon Robert Fisk qui a récemment écrit que Israël était devenu une membre de l’Union Européenne à qui il ne manquait que la reconnaissance officielle. Fisk cite David Cronin selon lequel "Israël a développé des liens politiques et économiques puissants avec l’UE pendant ces dix dernières années qui ont fait de lui un état membre de l’Union à qui il ne manque que le titre officiel".

Vu que les gouvernements américains et Européens restent clairement déterminés à récompenser Israël de ses crimes, qu’est-ce qui peut donc effrayer le seul état doté de la puissance nucléaire au Moyen-Orient et la quatrième puissance militaire mondiale ? Le grand poète palestinien Mahmoud Darwish a écrit un jour : "Tout ce que vous avez fait à notre peuple est inscrit dans des carnets." Mais même Darwish ne pouvait pas se rendre compte de ce que ses paroles avaient de prophétique. Car aujourd’hui ce qui est fait au peuple palestinien n’est pas seulement recensé par des universitaires et des journalistes, mais aussi par les Palestiniens eux-mêmes sur Youtube, Google video, et sur mille autres sites web de vidéos, et par des sites indépendants d’Internet, des organisations humanitaires et des blogs. Aujourd’hui on peut être témoin du processus de colonisation et de nettoyage ethnique à l’oeuvre en Palestine, dans son contexte et sans censure, en naviguant sur le Net. Bien qu’on puisse citer littéralement des centaines de situations de ce genre dans l’histoire de la Palestine, je vais me concentrer sur trois cas récents :

Premier cas - le village de Bil’in

C’est un cas clair de colonialisme, ce qui arrive à Bil’in, un village de 2000 habitants situé dans les territoires occupés palestiniens. On peut le considérer comme un microcosme de ce qui arrive dans toute la Cisjordanie. Depuis 1995 ses habitants ont organisé chaque semaine des marches pacifiques pour protester comme la construction illégale du mur d’annexion qui les a séparés de 60% de leurs terres de culture. Récemment les villageois ont été rejoints par des citoyens israéliens ainsi que par des internationaux. Les manifestants sont à chaque fois attaqués par les Forces d’Occupation Israéliennes et il y a souvent des blessés et même des morts. Le 17 avril 2009, pendant une marche, Bassem Abu Rahma, qui était désarmé a été tué par balles par un soldat israélien. Ce meurtre gratuit entièrement enregistré sur une vidéo a été balayé par un juge israélien l’année suivante. Ceux qui sont encore assez naïfs pour demander : "Où est le Gandhi palestinien devraient commencer par regarder à Bil’in -il y a quelques 2000 Gandhi là-bas.

Second cas - Shekh Jarrah, Jérusalem Est

Selon le droit international, Jérusalem Est fait partie des territoires occupés palestiniens. En tant que tels, l’état israélien n’a pas le droit de transférer une partie de sa propre population dans ces territoires ni de déporter les habitants de ces territoires. Rien qu’en 2008, l’état d’Israël a annulé le droit légal de résidence de 4 577 Palestiniens de Jérusalem Est afin que les Forces Israéliennes d’Occupation puissent les déporter. Comme on le voit dans les reportages incroyables de Sherine Tadros et Jacky Rowland de Al Jazeera, le quartier de Sheikh Jarrah a été la victime de cet incessant nettoyage ethnique "maison par maison, famille après famille". Les Palestiniens en larmes sont littéralement expulsés de leurs maisons et leurs affaires sont jetées dans la rue pendant qu’ils regardent impuissants les colons juifs prendre possession de leur domicile sous la protection de l’armée d’Israël. Ce que nous voyons là n’est pas la conséquence de quelque désastre naturel mais la conséquence de politiques gouvernementales qui sont soutenues et financées par les gouvernements américains et européens. Quand Tony Blair pontifie sur "les valeurs humaines partagées de liberté et d’indépendance" on se demande s’il a jamais mis les pieds à Jérusalem Est.

Troisième cas - Le village de Al-Arakib

Situé dans le Naqab (Negev), Al-Arakib, un village de 300 Bédouins palestiniens, a été détruit plusieurs fois en l’espace de trois mois. En dépit du fait qu’ils sont citoyens d’Israël, l’état refuse de reconnaître leur droits de propriété sur la terre qui datent de la période ottomane. En fait, Al-Arakib est un des 50 villages bédouins dont Israël ne reconnaît pas la légalité. Pendant l’été de 2010 le gouvernement israélien a décidé de faire un exemple avec Al-Arakib, et comme le montre Max Blumenthal dans quelques reportages accablants, il a fait détruire le village à cinq reprises laissant ses habitants sans domicile et complètement démunis. Comme on le voit dans le reportage vidéo de Blumenthal, les maisons sont vidées et écrasées avec des bulldozers et des tracteurs sous les yeux des familles assises par terre. Dans un cas particulièrement odieux de démolition, les élèves d’un collège israélien ont été amenés sur le site, ils sont entrés dans les maisons et ont gribouillé les murs. Puis les affaires qui restaient dans les maisons ont été jetées dehors et les maisons ont été détruites. Israël se justifie en disant qu’il a besoin de la terre pour y planter de la forêt mais c’est une excuse profondément cynique et sans fondement. Les violentes expulsions qu’il fait subir à ses propres citoyens Palestiniens révèle toute la perversion des constantes réclamations d’Israël concernant "ses besoins sécuritaires". Les enquêtes comme celles de Jacky Rowland, Sherine Tadros, Max Blumenthal et beaucoup d’autres contrastent vivement avec la propagande israélienne usée que répètent comme des perroquets les journalistes grégaires et lâches. On a du mal à comprendre la raison pour laquelle les médias principales d’Amérique et Nord ignorent largement le mouvement palestinien de résistance non-violente à l’occupation israélienne. Bien sur ce que nous voyons aujourd’hui n’a rien de nouveau pour les Palestiniens qui sont dépossédés et expulsés depuis plus de 62 ans ; ce qui est nouveau c’est la méthode : Les "lois" byzantines israéliennes qui visent les quartiers et les villages arabes, les murs d’annexion et les barrages qui séparent les villageois de leurs terres et de leurs sources d’eau pour ensuite les donner aux colonies juives illégales construites à proximité.

Il ne faut pas être un expert en droit international ni posséder de multiples diplômes ou doctorats pour reconnaître le vrai du faux. Les gens ordinaires savent reconnaître le nettoyage ethnique et le colonialisme quand ils en voient. Ils comprennent sa profonde perversion et sa violence inhérente. C’est spécialement vrai des peuples du soit disant "tiers-monde" où la mémoire collective est encore vivement imprégnée de l’expérience du colonialisme et de sa brutalité. Des centaines de milliers de personnes du monde entier regardent encore et encore les images de ces vidéos. Leur contenu est impardonnable, leur impact émotionnel est énorme. De fait, même si on ne connaît pas bien le contexte, il faut avoir le coeur bien dur pour ne pas être touché par les souffrances que les Palestiniens endurent sous la botte des colons israéliens.

En réalité ce ne sont pas des reportages honnêtes et documentés qui obtiendront justice pour les Palestiniens. Cependant, quand ils se combinent avec la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), avec les efforts pour briser le monstrueux siège de Gaza et avec le mouvement pour faire appliquer le droit international, alors tout à coup les gouvernement israélien habitué depuis longtemps à commettre ses crimes en toute impunité commence à s’en rendre compte. Rien n’effraie davantage l’élite dirigeante et ses défenseurs attitrés que de voir les citoyens se forger une conscience politique, commencer à se poser des questions et à s’engager. Plus exactement rien n’effraie plus le colonisateur que des esprits décolonisés. La marée de la conscience des masses est en train de tourner et comme l’ont appris les ségrégationnistes du Sud des USA, l’Union Soviétique et l’Afrique du Sud de l’apartheid il n’y a pas si longtemps, aucune armée aussi puissante soit-elle, et aucun état aussi répressif soit-il, ne pourra l’endiguer.

Notes : (*) See Reut Institute document.

Roger Sheety 

Pour consulter l’original : http://www.palestinechronicle.com/

Traduction : D. Muselet

Sources Le Grand Soir

23 septembre 2010

Posté par Adriana Evangelizt

r-blog.net/article-tout-ce-que-vous-avez-fait-colonialisme-nettoyage-ethnique-et-le-web-57593276.html


7-4 French Moqawama : Judaïsation d’al-Qods : 5 millions de shekels pour détruire la capitale de la Palestine.

Au nez et à la vue de tout le monde, ça colonise sec. Vous verrez qu'ils ne vont pas chasser que les musulmans de Jérusalem mais que les Chrétiens qu'ils détestent tout autant vont aussi y avoir droit. C'est certain. L'entité sioniste raciste veut tout le gateau pour elle. Pour y construire son temple de Moloch.

Le temple de ses Ancêtres Hyksos comme nous l'expliquons en video ICI. La video complète est ICI.

Judaïsation d’al-Qods : 5 millions de shekels pour détruire la capitale de la Palestine

Par French Moqawama

Le ministre sioniste du tourisme a décidé de consacrer 5 millions de shekels (1.100.000€) pour promouvoir ce qu’il appelle « les sites touristiques israéliens » dans la vieille ville d’al-Qods, Silwan et Sheikh Jarrah. Selon l’étude du centre al-Qods pour les droits socio-économiques publiée le 21 septembre, il s’agit d’un pas important dans le plan de judaïsation de la ville et la modification de ses traits arabes et islamiques.

Deux millions de shekels seront consacrés à appuyer les projets de colonisation dans le quartier de Silwan, ou ce que les sionistes appellent « la ville de David », un million et demi sera consacré aux postes de colonisation dans Sheikh Jarrah et la même somme pour les postes de colonisation à l’intérieur de la vieille ville. Cette décision du ministre du tourisme vient après celle du ministre sioniste de l’éducation qui oblige les élèves des écoles « israéliennes », dans al-Qods et ailleurs, de visiter le « patrimoine juif » dans Sheikh Jarrah et Silwan notamment, deux fois par an, programme qui sera financé par 5 autres millions de shekels.
Le rapport indique que la plupart des projets à Silwan entrent dans le cadre ce qui s’appelle « le développement des infrastructures de la ville de Silwan » alors que les travaux consistent à fonder quarante postes de colonisation dans le quartier afin de détruire entièrement son caractère arabo-musulman et le judaïser. Il y a deux ans, les autorités de l’occupation avaient démonté le site omeyyade qui se trouvait au sud-ouest de la mosquée al-Aqsa pour transporter ses pierres, pesant 5 tonnes, et les exposer dans la place de la Knesset et d’autres lieux, dans une volonté manifeste de rayer le patrimoine arabo-musulman en éparpillant ses vestiges.
Le rapport indique également qu’il y a 70 postes sionistes de colonisation dans la vieille ville, habités par plus de mille colons, répartis autour de la mosquée al-Aqsa, dans les rues al-Wad, Uqba Khaldiya, Uqba Saraya, Hara Sa’diya, Burj Laqlaq, Silsila, et les postes de colonisation s’étendent à présent vers le quartier chrétien de la vieille ville, comme Suq Dabbâgha et Jabsha. Ceci sans oublier ce qui s’appelle « le quartier juif » qui est le quartier Sharaf, rasé en 1967 après l’occupation de cette partie de la ville d’al-Qods, et où les colons sont au nombre de 3.000. A l’intérieur de la vieille ville, la fondation de la « synagogue de la ruine » en 2009 s’est faite sur un bâtiment ottoman qui se trouvait près de la mosquée Umari et sur des terres du waqf musulman.
Les données démographiques indiquent par ailleurs que le nombre d’habitants palestiniens de la vieille ville est environ de 36.000 maqdisis, face aux 4000 colons qui se trouvent dans le « quartier juif » et les postes de colonisation.
Posté par Adriana Evangelizt

Sources ISM

Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /2010 17:06

http://palestine.over-blog.net/article-judaisation-d-al-qods-5-millions-de-shekels-pour-detruire-la-capitale-de-la-palestine-57590931.html


7-5 Delphine  Mattiessent  : Les négociations de paix achoppent sur les colonies.

Nb Ndlr : La publication de l’article  ne signifie nullement que la rédaction partage tout du  point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Des discussions se sont tenues ce week-end à New York.

Le moratoire partiel israélien sur les constructions en Cisjordanie … les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens pourraient se poursuivre tant bien que mal, aucun des deux partis ne voulant être tenu responsable de leur échec. Dirigeants israéliens, palestiniens et américains ont mené des discussions intensives à New York pendant le week-end pour tenter de trouver un compromis de dernière minute.

Jusque-là, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait répété qu’il refusait purement et simplement de prolonger le moratoire au-delà des dix mois prévus. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait quant à lui menacé de quitter sans délai les négociations en cas de reprise des constructions. Après avoir campé sur leurs positions pendant des semaines, menaçant de faire capoter les pourparlers qui ont laborieusement repris il y a un mois sous l’égide de Washington, les uns et les autres ont finalement mis de l’eau dans leur vin.

Ligne dure. Sous la pression de son opinion publique et des islamistes du Hamas, Abbas a continué à maintenir en apparence une ligne dure. «Israël doit choisir entre la paix et les colonies», a-t-il déclaré samedi à la tribune de l’ONU, en dénonçant la «mentalité d’expansion et de domination» d’Israël. Dans une interview au quotidien arabophone Al-Hayat publiée hier, le président palestinien a cependant indiqué que les Palestiniens ne quitteraient pas immédiatement la table des négociations en cas de non-reconduction du gel. Côté israélien, même intransigeance de façade : Nétanyahou, dont le gouvernement repose sur des partis nationalistes et religieux favorables à la colonisation, a pris soin de ne jamais évoquer la possibilité d’une reconduction officielle du moratoire. En revanche, les déclarations, sous couvert de l’anonymat, de plusieurs responsables se sont multipliées ces derniers jours sur les tentatives israéliennes de parvenir à un accord tacite avec les Palestiniens.

Un tel compromis reposerait sur une non-reconduction officielle du moratoire, compensée par des restrictions de fait aux constructions qui se concentreraient dans les gros blocs de colonies, probablement rattachés à Israël en cas d’accord de paix. «Le problème principal pour Nétanyahou, Abbas et Obama est de ne pas perdre la face, estime un diplomate israélien. Ils sont tous les trois liés par des positions publiques très tranchées. Mais in fine il faudra bien qu’une solution négociée soit trouvée au contentieux de la colonisation et alors forcément un, ou plusieurs d’entre eux, devra renoncer à une partie de ses exigences.» Sur le terrain, les colons, qui disent avoir mobilisé des dizaines de bulldozers pour relancer les constructions le plus vite possible, veulent prouver que le moratoire est bel et bien terminé. Ils ont organisé hier une série d’actions : pose de la première pierre d’un jardin d’enfants à Kiryat Netafim, colonie du nord de la Cisjordanie, organisation d’un décompte géant avant l’expiration du moratoire. «De la même façon que le gel a été total, la reprise des constructions doit être totale, comme s’y est engagé le gouvernement», a averti Danny Dayan, le leader de Yesha, la principale organisation des colons de Cisjordanie. Tentant de calmer le jeu, Nétanyahou a appelé les colons à «faire preuve de retenue et de responsabilité».

Dossiers complexes. Même si la fin du moratoire ne signe pas la fin immédiate des négociations directes, elle risque de les vider un peu plus de leur substance. Comme le résumait un diplomate israélien : «Abbas et Nétanyahou ne parviennent pas à sortir de la case départ.»

Ces pourparlers, qui n’ont pour le moment donné aucun résultat, portent sur les questions les plus épineuses du conflit - retour des réfugiés, statut de Jérusalem, détermination des frontières d’un futur Etat palestinien.

Des dossiers autrement plus complexes que la reconduction, ou non, d’un gel, partiel et temporaire, des mises en chantier en Cisjordanie.

DELPHINE MATTHIEUSSENT depuis Jérusalem,

27/09/2010

http://www.liberation.fr/monde/01012292567-les-negociations-de-paix-achoppent-sur-les-colonies?xtor=EPR-450206



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