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08/10/2010

n°17 - 11-09 : Les dossiers Géopolitique du 11-09 - 07-10 : - Fin : Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attentats du 11 Septembre.

n°17  - 11-09 : Les dossiers Géopolitique du 11-09  -  07-10 : - Fin : Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attentats du 11 Septembre.



Les dossiers Géopolitique du 11-09 

 n°17 du 08-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-2 Christopher Bollyn : Qui était derrière la destruction de l’acier du WTC ?

1-3 Geopolintel : Valérie Plame, agent « révélé » de la CIA.

1-4 Geopolintel : Moussab Al Zarqaoui, une créature du Rendon Group ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attentats du 11 Septembre.

 



1-3 Geopolintel : Valérie Plame, agent « révélé » de la CIA.

Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak

Chapitre VI

Début 2002, à la demande de la CIA, un ex ambassadeur américain, Joseph Wilson, est envoyé au Niger pour enquêter sur un éventuel trafic de matériau nucléaire, afin de prouver que Sadam Hussein avait bien essayé de se procurer de l’uranium pour construire une arme nucléaire. Non seulement, Joe Wilson n’a rien trouvé confirmant cette allégation mais il a prouvé que les documents sur lesquels se basait l’administration étasunienne étaient faux.

En 2003, l’Irak étant alors envahi sous ce prétexte, Joseph Wilson publie un article dans le New York Times, « What I Didn’t Find in Africa », qui dévoile le mensonge de Bush lors du discours sur l’état de l’Union de 2003 dans lequel le président fait référence au Niger pour défendre son plan de renversement du gouvernement de Saddam Hussein. Joseph Wilson explique alors que : « Mes informations ont été ignorées parce qu’elles ne correspondaient pas à des idées préconçues sur l’Irak, alors on peut légitimement faire valoir que nous sommes entrés en guerre sous de faux prétextes ».

Quelques jours plus tard, des journalistes divulguent progressivement le véritable statut de Valérie Plame, l’épouse de l’ambassadeur. Il s’agit de Cooper travaillant pour Times Magazine et Judith Miller pour le journal The New York Times ainsi que de Robert Novak. Ce dernier affirme que Joseph Wilson a été choisi comme enquêteur sur les conseils de sa femme, agent de la CIA. Plusieurs journalistes pensent que cette révélation est destinée à punir Joseph Wilson de mettre le gouvernement dans l’embarras.

Le procureur Patrick Fitzgerald ouvre une enquête sur cette affaire. Il exige que Cooper et Miller révèlent leurs sources. Ceux-ci refusent, invoquant le premier amendement à la Constitution des États-Unis qui assure la liberté de la presse et le secret professionnel. Mais le juge argue du fait que révéler l’identité d’un agent de la CIA est un crime fédéral.

La Cour suprême des États-Unis donne raison au juge et fait pression sur les journalistes en les menaçant d’emprisonnement. Seul Cooper satisfait à la curiosité de la cour et celle-ci impose des sanctions à l’encontre de l’employeur de Cooper, lequel se soumet et remet à la cour les informations demandées. Étrangement, la cour fédérale ne fait pas comparaître Robert Novak, qui est pourtant à l’origine de l’information clé.

En juillet 2005, Judith Miller est mise sous les verrous. En septembre, elle sort de prison après que sa source l’ait autorisée à divulguer son identité. Il s’agit, révèle alors le New York Times, de Lewis Libby, le secrétaire général du vice-président Dick Cheney. En octobre, le New York Times publie un article dans lequel on apprend que Lewis Libby avait appris la véritable identité de Valerie Plame de Dick Cheney. Il est alors inculpé pour avoir menti à la justice.

En 2006, le président George W. Bush est mis en cause pour la divulgation d’informations secret-défense. Le procureur a en effet remis à la Cour fédérale du district de Columbia une réponse écrite selon laquelle M. Libby aurait fait « fuiter » des informations à plusieurs journalistes pour tenter de sauver la crédibilité de l’administration Bush. Il aurait dit à son chef de cabinet que le président l’avait « spécifiquement autorisé à révéler certaines informations ». Il dément cependant être celui qui a livré l’identité de l’agent Valerie Plame, un crime selon la loi sur la protection des agents secrets.

Valérie Plame fréquentait John Sharp, directeur de la société Authentium. Ainsi, on pouvait lire sur le blog de celui-ci :

« Quand Francine et moi nous sommes mariés, en février 2002, j’ai invité un petit groupe d’amis. Parmi eux, se trouvaient deux invités connus à Washington, l’ambassadeur Joseph Wilson et son épouse Valérie Plame. J’ai rencontré Joe et Valérie Wilson à Washington juste après qu’eux-mêmes se soient mariés. A l’époque, Joe était rentré d’Irak depuis plusieurs années et travaillait sur des projets internationaux de télécommunications, centrés principalement sur les questions des communications en Afrique. Nous nous sommes rencontrés par l’entremise d’amis communs alors que j’achetais une technologie sans fil qui a été renommée plus tard Wimax. Joe est quelqu’un avec lequel on sympathise vite. Après quelques réunions, il m’invita chez lui, dans la banlieue de Washington, où je fis la connaissance de Valérie. Je me souviens vaguement de lui avoir demandé à notre première rencontre ce qu’elle faisait dans la vie, et d’avoir appris qu’elle travaillait dans un domaine proche de celui de la femme d’Helmuth comme consultante. Ni cette fois-là, ni à aucun autre moment où je me rendis chez eux, ou parlais avec Joe, il ne fut fait allusion ou évoqué la véritable activité de Valérie. A notre mariage à New York, nous fûmes heureux de la présence de Joe et Valérie, sans qu’aucun de nous deux ne se doutât de l’activité clandestine de Valérie. Quelque mois plus tard, vous pouvez imaginer quelle ne fut pas notre surprise quand éclata la nouvelle de la véritable activité de Valérie. J’étais assis chez moi, devant la télévision quand ils donnèrent son nom et ensuite éclata l’affaire, l’affaire qui devait plus tard casser Scooter Libby. Nous n’avions aucune idée de tout cela avant et c’est toujours difficile à croire maintenant. Quand j’ai entendu le témoignage de Valérie ce matin devant le Congrès et le comité gouvernemental de réforme, me revint le même sentiment que j’ai eu en entendant parler de cette affaire pour la première fois. Rien dans cette affaire ne m’exaspère davantage que de savoir que la vie de Valérie ainsi que la vie des personnes qu’elle a recrutées dans son réseau international, sont désormais soumises à un risque permanent à cause de l’action insensée d’un officiel du gouvernement. La création de ces réseaux revient incroyablement cher et ils demandent beaucoup de temps, leur maintien est vital, et les renseignements obtenus par des moyens humains sont irremplaçables. La communauté américaine du renseignement, et la CIA en particulier, sort appauvrie de cette compromission et j’imagine que plus aucun agent clandestin en activité ne sent désormais son réseau en sécurité. Il reste à espérer que le House oversight and government reform committee va créer une loi meilleure avec des contours plus clairs et des sanctions exemplaires, qui dissuaderont les officiels américains de détruire ces constructions de grande valeur dans le futur. Les démocrates devraient appeler cette loi la loi Valérie Plame, la faire passer et obtenir de Bush de la signer tant qu’il est encore en poste. »

John Sharp qui connaît donc bien Valérie Plame déclare ainsi qu’il a fait la connaissance de l’ambassadeur Wilson, mari de Valérie Plame, au cours d’une réunion. On sent au travers de ce courrier que les tensions politiques n’épargnent pas la CIA. Sharp connaît parfaitement le sujet dont il parle. Selon sa déclaration concernant le réseau de Valérie Plame « La vie des personnes recrutées dans son réseau international, est désormais soumise à un risque permanent à cause de l’action insensée d’un officiel du gouvernement ».

Pourquoi est-il si sensible à la question de la sécurité des personnels de la CIA ? Qui peut bien figurer dans la catégorie des personnels de la CIA trahis par l’administration Bush et livrés à un risque permanent selon les mots de Sharp ?

Finalement, l’ambassadeur ne s’étant pas prêté au montage mensonger contre l’Irak, l’équipe Bush changea de plan et s’organisa pour accuser l’Irak de détention d’armes bactériologiques. Le rôle de dénonciateur fut endossé par Collin Powel qui brandit sa fausse preuve sous la forme d’une éprouvette sensée contenir des agents biologiques devant le conseil de sécurité de l’ONU.

Dominique de Villepin a été le seul homme d’état de la communauté internationale à réagir à cette intoxication orchestrée. Au moment où les États-Unis recherchaient l’aval de l’ONU - dont ils se sont au final passés - pour engager la seconde guerre contre l’Irak, les discours du secrétaire du Département d’État américain et du Ministre français des Affaires Étrangères, ont illustré un affrontement historique entre deux politiques internationales opposées.

La rédaction Geopolintel.

mardi 6 juillet 2010

http://www.geopolintel.fr/article172.html


1-4 Geopolintel : Moussab Al Zarqaoui, une créature du Rendon Group ?

Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak

Chapitre VII

En 2003, l’ennemi public numéro Un, Oussama ben Laden, resté insaisissable, l’administration américaine s’est trouvée un nouveau « cerveau » d’al-Qaida en la personne d’un jordanien nommé Abou Moussab al Zarqaoui.

Son nom est cité pour la première fois au début de l’année à la tribune des Nations Unies.

Dans son réquisitoire contre le régime irakien, Colin Powell, affirme qu’il est le « chaînon manquant » entre Oussama ben Laden et Saddam Hussein. Et selon lui, une offensive contre l’Irak, devenue la nouvelle base du terrorisme international, est tout à fait justifiée.

Mais Colin Powell « a oublié » de mentionner deux faits d’importance : d’une part que al Zarqaoui est un opposant idéologique de Saddam Hussein, et d’autre part, que les États-Unis n’ont pas détruit sa base du Nord de l’Irak lorsqu’ils en ont eu la possibilité.

Pourquoi ?

Si aucune preuve de lien entre le régime de Bagdad et al-Qaida n’a pu être apportée finalement à la suite de ces allégations, la « popularité » d’Abou Moussab al Zarqaoui s’est tout de même accrue au fil de la médiatisation de ses « exploits » supposés.

En mettant à prix dix millions de dollars sa tête, Washington a participé à la construction de son mythe.

Le réseau Voltaire analyse le cas Zarqaoui comme suit : « Dès le début de l’invasion de l’Irak, Abou Moussab al Zarqaoui devient l’ennemi public n°Un. Son groupe armé, Ansar al-Islam, est labellisé al-Qaida en Irak.

On lui attribue l’enlèvement et la décapitation du travailleur humanitaire japonais Shosei Koda (octobre 2004) ;

des attentats contre des civils à Najaf et Karbala (décembre 2004) ;

l’exécution de l’ambassadeur d’Égypte Ihab Al-Sherif (juillet 2005) ;

l’attentat au marché de Musayyib ( juillet 2005) ;

la torture et la décapitation des deux GI’s Thomas Lowell Tucker et Kristian Menchaca (juin 2006) ; l’enlèvement et l’assassinat de quatre diplomates russes, Fyodor Zaitsev, Rinat Agliuglin, Oleg Fedoseyev et Anatoly Smirnov (juin 2006) et quantité d’autres crimes.

Dans l’imaginaire collectif, il prend le visage d’un fanatique sanguinaire après l’égorgement de Nick Berg. »

Abou moussab Al Zarqaoui est donc « vendu » aux médias et à l’opinion publique comme le terrible chef d’al-Qaida en Irak.

Cependant il est parallèlement celui dont le général Georges W. Casey Junior a dit qu’il lui a fabriqué des papiers (! ?) et dont le commandant des opérations psychologiques en Irak, Mark Kimmit, a rapporté textuellement que : « le programme PsyOp/Al Zarqaoui en Irak était la campagne d’information la mieux réussie. »

Le Washington Post a reconnu que le rôle de Zarqaoui a été délibérément exagéré par le Pentagone pour obtenir le soutien de l’opinion publique et des autres états dans la guerre au terrorisme menée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

La « campagne » sur Zarqaoui est abordée dans des documents militaires.

On peut voir écrit « Diabolisation de Zarqaoui/réponse xénophobe en levier » dans une note d’un briefing militaire américain de 2004 qui liste les méthodes appliquées : « Opérations des médias, Opérations spéciales 626, PsyOp [terme militaire américain pour le travail de propagande] » (Washington Post, 10 avril 2006)

Difficile de démêler le vrai du fabriqué dans la légende des personnages du terrorisme international ! La légende Zarqaoui est-elle inventée en totalité dans un laboratoire de la désinformation, ou, partant d’une base réelle, lui a-t-on seulement grossi quelque peu les traits pour justifier des interventions militaires ?

Qu’aurait fait Bush sans Oussama ben Laden se demande Michael C.Ruppert dans son ouvrage « Crossing the Rubicon » ? Les conclusions de l’auteur vont très loin : « Je crois, dit-il, que ben Laden a été et demeure toujours un agent de la CIA, du gouvernement des États-Unis et de Wall Street. »

Cela expliquerait pourquoi le terroriste le plus pourchassé de la planète n’a jamais été pris. Alors Zarqaoui, agent simple, double ou triple ?

Un agent qui se respecte ne l’avoue jamais.

Que sait-on finalement de véritablement établi sur Zarqaoui ?

Sa biographie officielle est pour le moins confuse.

Il serait donc né en Jordanie dans une famille pauvre de neuf enfants.

À l’âge de douze ans, il quitte l’école et trouve refuge dans les camps palestiniens à la périphérie d’Amman.

A l’âge de vingt ans, il part s’entraîner dans un camp de moudjahiddin pour lutter contre l’occupant soviétique en Afghanistan… et ce n’est qu’en 1990 qu’il revient en Jordanie.

En 1999, le nom de Zarqaoui est prononcé lors de l’attaque de l’Hôtel « Padisson Sas » d’Amman.

Le complot déjoué, Zarqaoui est incarcéré, puis gracié. Il part alors au Pakistan, puis retourne en Afghanistan.

En 2002, Zarqaoui lutte avec les Talibans contre les forces états-uniennes. On dit que pendant une embuscade, il est gravement blessé à un pied, ce qui ne l’empêche pas de fuir jusqu’en Irak où, dans un hôpital de Bagdad, on l’ampute de son pied blessé.

Par la suite, l’invasion anglo-états-unienne trouve Abou Moussab al Zarqaoui au Nord de l’Irak, dans la zone kurde, lieu idéal pour continuer la « guerre sainte » à la tête de sa troupe de combattants, « Ansar al-Islam », composée de quelques centaines de fondamentalistes.

Enfin, en avril 2003, après la chute de Bagdad devant l’offensive des forces des États-Unis, Zarqaoui et son groupe sont signalés au centre de l’Irak, dans la zone nommée le « triangle sunnite ».

Zarqaoui est donc catapulté sur la scène médiatique en février 2003, à peine six semaines avant l’invasion états-unienne de l’Irak.

Al-Zarqaoui devient en quelques jours à peine une « pointure » du terrorisme international.

La consécration arrive quelques semaines plus tard, quand le président Bush Jr le qualifie d’homme le plus dangereux de la planète, après ben Laden. Le 8 février 2003, une alerte anti-ricin est déclenchée aux États-Unis. Dans une lettre expédiée à l’adresse du leader de la majorité républicaine au Sénat, on découvre une poudre blanche suspecte. Immédiatement, les autorités avancent le nom de Zarqaoui, l’identifiant comme le possible cerveau de l’opération. La National Rewiew de février 2003, fournit les arguments suivants : « Il est bien connu que Zarqaoui, ingénieur biochimiste de son métier, et chef de l’organisation al-Qaida, se cachait en Afghanistan, où fut trouvé des traces de ricin ainsi que d’autres poisons. »

Mais quand a-t-il trouvé le temps de faire des études de chimiste, lui qui aurait quitté l’école à 12 ans, aurait vécu dans des camps de réfugiés et serait devenu combattant à 20 ?

Activiste fanatique présumé, Al Zarqaoui semble être hyper actif dans ce domaine.

Ce super terroriste prépare du ricin pour sa correspondance états-unienne,

enterre des bombes radiologiques,

organise et coordonne son réseau en Europe et entre al-Qaida et Saddam Hussein.

Même l’invasion de l’Irak ne le freine pas.

The Weekly Standard, revue proche des néoconservateurs du PNAC, écrit en mai 2004 : « Al-Zarqaoui a commandé non seulement l’assassinat de Nick Berg, mais encore le carnage de Madrid le 11 mars, le bombardement des Shiites en Irak le même mois, l’attentat kamikaze du port de Basrah le 24 avril.

Avant le 11 septembre 2001, il complotait afin de tuer des touristes israéliens et américains en Jordanie. » Storytelling…

Il est en outre troublant de constater que certaines victimes de Zarqaoui sont des personnages gênants pour la coalition : des hommes suspectés d’espionnage, des journalistes qui bravent la censure militaire, des activistes d’organisations humanitaires …

A qui rendait-il vraiment service en s’attaquant à ces personnes ?

Même sa fin est un récit changeant. Un article de Ria Novosti de juin 2006 rapporte les propos de Donald Rumsfeld suivants : « L’ ironie veut que le leader d’al-Qaida en Irak ait été éliminé alors que le gouvernement contre lequel il luttait a obtenu un succès important. »

Selon lui, cette avancée portera un coup foudroyant aux terroristes en Irak.

C’est en intervenant à la session des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles que le chef du Pentagone a annoncé la mort d’Al Zarqaoui lors d’une frappe aérienne en Irak. « Ce sera un choc pour tout le système d’al-Qaida et non seulement en Irak.

Dans le même temps, le peuple irakien y gagnera beaucoup ».

La version officielle dit qu’après une longue traque, les américains qui pistent le conseiller spirituel de Zarqaoui, cheikh Abdel Rahman, localisent Zarqaoui au Nord-Ouest de Bagdad. Un commando de la Task Force 77 l’ encercle et deux F-16 décollent. Des tirs sont échangés et craignant de le voir échapper, l’état-major ordonne à un F-16 de larguer une première bombe de 250 kg suivie d’une autre par le second avion. Puis les américains laissent la police irakienne arriver la première sur les lieux et constater la mort du chef terroriste.

Le Réseau Voltaire analyse cette version de cette façon : « Avec l’aide des services de renseignements jordaniens, les forces de la Coalition auraient localisé al Zarqaoui. Elles auraient alors décidé de ne pas l’arrêter, mais de l’éliminer en bombardant lourdement son refuge. Elles auraient pulvérisé les bâtiments, mais l’auraient retrouvé vivant sous les décombres. Il n’aurait pas tardé à succomber à ses blessures. Cependant, les services jordaniens ne sont pas certains d’avoir participé à cette opération. Et personne n’a touché la formidable prime promise aux indicateurs. Enfin aucune autorité indépendante n’a été autorisée à vérifier quoi que ce soit sur le terrain et le corps ne sera pas rapatrié en Jordanie empêchant ainsi toute identification indépendante. »

Un témoignage vient contredire la version du général américain Caldwel. Abou Moussab al Zarqaoui n’est pas mort et est même conscient après le bombardement de sa cache selon un témoin irakien qui raconte que le terroriste a été battu à mort par les soldats US.

Cet homme affirme à l’agence Associated Press Television New avoir vu des militaires américains battre un blessé ressemblant à Zarqaoui jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Il fait un récit similaire au Washington Post.

Au départ, le général américain avait affirmé qu’Abou Moussab al Zarqaoui avait été tué sur le coup lors du bombardement de sa cache. Il change son récit et dit qu’il est mort des suites de ses blessures après avoir esquissé une tentative de fuite au moment de l’arrivée des GI’s.

Quoi qu’il en soit, après la mort de Zarqaoui, le père de Nick Berg a déclaré ne pas être certain que Zarqaoui soit l’assassin de son fils.

Et la branche irakienne du réseau al-Qaida en Irak a annoncé que l’organisation avait désigné cheikh Abou Hamza Al-Mouhajer pour lui succéder.

 Zarqaoui mort, un autre endossera le rôle que les PsyOps décideront de lui faire jouer…

La rédaction Geopolintel.

lundi 26 juillet 2010

http://www.geopolintel.fr/article173.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attentats du 11 Septembre.

Ben Laden a nié à plusieurs reprises toute implication dans le 11 Septembre, et il n’est toujours pas inculpé par les autorités américaines pour ces attentats.

Quant aux "vidéos de Ben Laden" régulièrement présentées comme preuve indiscutable de sa culpabilité, elles sont en réalité falsifiées ou fortement sujettes à caution.

La revendication des attentats du 11 Septembre par Oussama Ben Laden est communément présentée comme un fait incontestable.

Or, dans les semaines qui suivirent les attentats, Ben Laden avait à plusieurs reprises nié toute implication.

Exemples :

Le 16 septembre 2001, dans un communiqué diffusé sur la chaîne d'information internationale Al Jazeera (la « CNN arabe ») et relayé par plusieurs médias occidentaux (Associated Press, 16/09/01 ; CNN, 17/09/01 ; Washington Post, 17/09/01), il déclare : « Je voudrais dire au monde que je n’ai pas orchestré les récents attentats […]» .

Ce même jour, l'agence Afghan-Islamic Press reçoit également un démenti dans lequel Ben Laden affirme : « Les Etats-Unis pointent le doigt sur nous, mais je déclare catégoriquement que je ne l'ai pas fait » (Reuters, 16/09/01 ; Daily Telegraph, 16/09/01 ; The Independent, 16/09/01 ; BBC News, 16/09/01 ; CBS, 16/09/01 ; Guardian, 17/09/01).

Le 28 septembre 2001, dans une interview donnée au quotidien pakistanais Ummat, Ben Laden explique une nouvelle fois qu'il n'est « pas impliqué dans les attentats du 11 Septembre ». « Les Etats-Unis devraient rechercher les auteurs de ces attentats en son sein » précise t-il (Ummat, 28/09/01).

Pendant ce temps, les hauts dirigeants américains affirmaient que les États-Unis avaient « une abondance de preuves » reliant Ben Laden à l’attaque terroriste (Le Monde 25/09/01 ; BBC, 26/09/01), mais jamais le gouvernement américain n'a présenté la moindre preuve tangible. Quant à la Commission d'enquête, elle s'est appuyée sur les seules déclarations de Khaled Sheikh Mohammed pour présenter les attentats comme ayant été commandités par Oussama Ben Laden. Or, comme nous l'avons vu dans l'article point-clé n°1, les "aveux" de Khaled Sheikh Mohammed sont des informations de troisième main dont la véracité est incertaine, comme le reconnaissent les président et vice-président de la Commission eux-mêmes.

La soi-disante revendication des attentats par Oussama Ben Laden repose exclusivement sur deux « vidéos-confession » régulièrement présentées comme preuve indiscutable de sa culpabilité alors qu'elles sont en réalité falsifiées ou fortement sujettes à caution.

La première « vidéo-confession » apparaît le 13 décembre 2001. Elle fut mystérieusement retrouvée par la CIA dans une maison en Afghanistan, puis elle fut traduite par le Pentagone pour être ensuite diffusée dans le monde entier et considérée par les médias comme la preuve de la culpabilité de Ben Laden (BBC, 14/12/01 ; FOX News, 14/12/01). Il y affirme qu'il avait personnellement planifié les attentats dans leurs moindres détails.

Or, il apparaît aujourd’hui que cette vidéo est un faux ou un montage douteux.

Voici ce qu'en dit le Grand Reporter Eric Laurent, auteur d'une enquête très approfondie sur le 11 Septembre [1], dans une interview sur France 2 : « lorsque l'on regarde la cassette originale arabe et la traduction qui en a été faite ensuite, on s'aperçoit qu'il y a des ajouts (...) qui tendent à confirmer en effet la responsabilité de Ben Laden » (France 2, « Tout le Monde en Parle », 7/06/03, min 23:06 - regardez l’intégralité de cette interview pour le moins saisissante).

Tous les experts qui ont pris la peine de vérifier la traduction de la bande arrivent à cette même conclusion :

Le Dr. Abdel El M. Husseini, linguiste et spécialiste du Moyen-Orient, a constaté dans une expertise pour le magazine télé allemand Monitor [2] que « les passages (...) qui sont censés prouver la culpabilité de ben Laden, ne sont pas identiques aux paroles arabes » (Monitor, 20/12/01).

Gernot Rotter, professeur d'Etudes Islamiques et Arabes à l'Université de Hambourg, affirme dans une interview : « Vous ne pouvez pas utiliser [cette video] comme preuve. Les traducteurs américains (...) ont manifestement ajouté des choses qu'ils voulaient entendre à beaucoup d'endroits » (Monitor, 20/12/01).

Bruce Lawrence, directeur du Centre des Etudes islamiques à l'Université Duke aux Etats-Unis et expert de Ben Laden [3], est formel : « C'est un bidonnage » (interview, 16/02/07). Il ajoute que nombreux sont ceux qui ne sont pas dupes au sein même des sections « Ben Laden » de la communauté américaine du renseignement.

De plus, la ressemblance entre le Ben Laden que nous voyons sur cette vidéo et les images assurément authentiques de Ben Laden ne saute pas yeux [4], loin s’en faut ! Jugez par vous-même :

Une deuxième et ultime « vidéo confession » apparaît le 29 octobre 2004, soit, étonnante coïncidence, quatre jours avant les élections présidentielles américaines de 2004 qui virent Bush se faire réélire. Ben Laden y revendique une seconde fois les attentats du 11 Septembre et menace les Etats-Unis de nouvelles attaques. Nombre d'analystes politiques s'accordent alors à dire que cette vidéo est du pain béni pour Bush en cette période électorale (CNN, 29/10/04 ; Fox News, 29/10/04), ce que les sondages confirmeront les jours suivants (Telegraph, 31/10/04) ... à tel point que John Kerry, le candidat Démocrate, attribuera son échec à l'intervention de Ben Laden : « Nous montions dans les sondages jusqu'à ce que la cassette apparaisse [puis] nous sommes descendus » (MSNBC, 30/01/05).

Compte tenu du flot d'opérations de désinformation menées depuis le 11 septembre 2001, la publication de cette vidéo doit être appréhendée avec précaution.

 

L'idée d'une fabrication totale n'est une nouvelle fois pas à exclure.

A cet égard, comme le note le site whatreallyhappened.com, le Ben Laden de la « vidéo confession » de 2004 semble avoir un nez plus large que l’original et des joues de forme différente. Certains journalistes vedettes de grands médias américains suspectent tout bonnement le stratège politique de Bush, Karl Rove, d'être à l'origine de cette cassette [5].

Oussama Ben Laden apparaît dans une troisième vidéo le 8 septembre 2007. Cette fois-ci, il ne fait aucune référence aux attentats du 11 Septembre mais annonce une intensification des actions d’al-Qaida en Irak.

 

L’hypothèse d’une manipulation semble très probable sur cette vidéo qui comporte de nombreuses bizarreries.

Première bizarrerie : 1 minute et 56 secondes après le début, l’image vidéo se fige tandis qu’on continue à entendre Ben Laden parler. L’image animée reprend à 12:29 et se fige à nouveau et définitivement à 14:01. Au total, cette bande de 26 minutes compte à peine 4 minutes d'image animée (voir la vidéo publiée par le Figaro).

Deuxièmement, comme le note le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Pierre Rousselin, « la précédente vidéo (...) était intervenue à la veille des élections présidentielles de 2004 et avait bien aidé Bush face à Kerry. Cette fois-ci, l'image du chef d'al-Qaida [dans laquelle il annonce une intensification des actions en Irak] apparaît juste avant le débat au Congrès sur la stratégie américaine en Irak [6]. Curieuse coïncidence » (Figaro, 10/09/07).

Et les similarités entre les vidéos de 2004 et 2007 ne s’arrêtent pas là. Le Dr. Neal Krawetz, expert en investigation numérique, note que les deux vidéos furent filmées dans le même studio avec une mise en scène et un cadrage identiques, que Ben Laden porte la même tenue vestimentaire et que son visage est resté parfaitement inchangé 3 ans après. Seule la barbe est raccourcie et teinte en noir (Neal Krawetz, 9/09/07). Le journaliste Marc Durin-Valois fait ce même constat dans un article publié dans le Figaro Magazine (Figaro Magazine, 14/10/07). Il note également que la posture du dos et la position des mains sont identiques sur les deux vidéos.

Le Dr. Neal Krawetz conclut son analyse ainsi : « Quelles sont les chances que rien n’ait changé, excepté sa barbe en trois ans ? Pratiquement aucune. [La vidéo de 2007] semble avoir été enregistrée trois ans auparavant » (Neal Krawetz, 9/09/07).

Le Ben Laden de la vidéo de 2007 fait certes référence à des évènements postérieurs à la date de parution de la vidéo de 2004, tels le 62ème anniversaire du bombardement nucléaire du Japon, l'élection de Sarkozy ou la nomination de Gordon Brown, mais comme le note le blogger George Maschjle : « Toutes [ces] références (...) sont énoncées quand l'image vidéo est figée » (Booman Tribune, 9/09/07).

Enfin, selon une source proche des services secrets français, certaines expressions du Ben Laden des vidéos de 2004 et 2007 ne colleraient pas avec les mimiques recensées « notamment lorsqu'il lève ses sourcils de manière alternée, c'est une expression inconnue.

Nous ne pouvons donc exclure l'utilisation d'un sosie » (Figaro Magazine, 14/10/07).

Aucune des vidéos de Ben Laden ne peut donc être considérée comme assurément authentique.

Et ce n’est pas l’ex-directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE Alain Chouet qui démentira ces propos (discours d'Alain Chouet au Sénat, le 29/01/10, min 1:55 – un discours passionnant sur le thème "Où en est Al-Qaida").

Par ailleurs, Ben Laden n’est toujours pas inculpé par les autorités américaines pour les attentats du 11 Septembre. En effet, s’il figure bien dans la liste des dix criminels les plus recherchés sur le site officiel du FBI, Ben Laden y est présenté comme un suspect dans les attentats contre les ambassades américaines de Tanzanie et au Kenya (1998) mais pas pour les attentats du 11 Septembre.

Pourquoi n’est-il donc toujours pas accusé 8 ans après ?

Est-ce une simple question de procédure administrative comme le laissent suggérer les déclarations du porte-parole du FBI Rex Tomb en Aout 2006 (Washington Post, 28/08/06) ?

Ou bien faut-il se fier aux propos tenus deux mois plus tôt auprès du journaliste Ed Haas ... par ce même Rex Tomb : « le FBI n’a aucune preuve solide connectant Ben Laden au 11 Septembre » ?

Toujours est-il que la question reste posée : Ben Laden a t-il commandité les attentats du 11 Septembre ?
Christo

Sources :

[1] Son enquête intitulée La face cachée du 11 septembre dévoile les mensonges et silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 Septembre. Un an d'enquête a conduit l'auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu'aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Ben Laden en Afghanistan. Enquête minutieuse, parfois dangereuse, qui révèle la face cachée du 11 Septembre. Les informations recueillies dans ce livre, les faits troublants, les contradictions et les manipulations avérées battent en brèche les vérités admises.

[2] Les responsables de Monitor ont obtenu du département d'Etat américain la version arabe de la cassette et l'ont fait analyser séparément par deux experts indépendants, Dr. Abdel El M. Husseini et Dr. Murad Alami, tous deux linguistes et spécialistes du Moyen-Orient.

[3] Bruce Lawrence est notamment l’éditeur de Messages au Monde : les déclarations d'Oussama Ben Laden, un recueil de 24 déclarations publiques d’Oussama Ben laden que Lawrence a traduit et préfacé.

[4] Nous ne pouvons toutefois pas affirmer avec certitude qu'il ne s'agit pas de Ben Laden sur cette vidéo, la différence d'aspect pouvant selon une étude provenir d'une conversion PAL / NTSC. La crédibilité de cette étude est toutefois mise à mal par une contre-étude en cours de réalisation et qui fera l'objet d'une publication sur Reopen911.

[5] L'ex-présentateur du journal télévisé du soir sur CBS et aujourd'hui retraité Walter Cronkite affirma dans une interview sur CNN : « je suis enclin à penser que Karl Rove (...) est derrière cette cassette » (CNN, Larry King Live, 29/10/04).

Quant à l'analyste politique Chris Matthews, célèbre animateur d'une emission politique sur MSNBC, il déclara : « Je pense que Karl Rove a manigancé tout ça » (MSNBC, 29/10/04).

[6] Le 27 septembre 2007, le Congrès américain donnera finalement son accord pour une augmentation massive des dépenses militaires en Irak de plusieurs dizaines de milliards de dollars (The Nation, 28/09/07).

Christo le 03/09/2009

Christo pour Reopen911

Dernière mise à jour : le 7 avril 2010

http://www.reopen911.info/11-septembre/ben-laden-a-nie-a-plusieurs-reprises-toute-implication-dans-les-attentats-du-11-septembre-et-il-n-est-toujours-pas-inculpe-par-les-autorites-americaines-pour-ces-attentats/#article



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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