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10/10/2010

n° 501 - Dossier & Point de vue de l'Irak - 09/10/10 -: Fin - : Bruits de coup d'Etat à Bagdad.-


n° 501  - Dossier & Point de vue de l'Irak - 09/10/10 -: Fin - : Bruits de coup d'Etat à Bagdad.-



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

    n° 501                                                      09/10/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part

L'Irak revendique les troisièmes réserves de pétrole au monde.

Dossier & Point de vue

.1-1 Jamilé Ghaddar : La fin des combats et la nécessité de justice.

1--2 Robert Fisk : Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak.

1-3 Bon sujet pour l'Europe et ses principes : 5 millions d'orphelins en Irak.

1-4 Amnesty International : Abus systématiques des détenus.

1-5 L'OMS et Bagdad enquêtent sur la recrudescence de malformations congénitales.

1-6 Un chercheur dévoile que la destruction de l’Irak est un projet sioniste.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gilles Munier : Le Président Kadhafi contre la tenue d'un sommet arabe à Bagdad.

2-2 Ali Hussein : En Irak, les résistants préfèrent des pistolets silencieux aux explosions bruyantes.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Al-Maliki, Premier ministre?

3-2 Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

3-3 -1990 : Les généraux Schwarzkopf et Powell attendaient la libération des « otages » occidentaux pour bombarder l’Irak.

3-4 John Pilger : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.


2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Gilles Munier : Le Président Kadhafi contre la tenue d'un sommet arabe à Bagdad.

   Le régime de Bagdad ne décolère pas contre le Président Mouammar Kadhafi qui a demandé en juillet, au secrétaire général de l’ONU, l’ouverture d’une enquête sur l’invasion américaine de l’Irak et qui entend porter cette question à l’ordre du jour du prochain sommet arabe prévu en mars 2011, à Bagdad. Pour le Kurde Hoshyar Zebari, ministre irakien des Affaires étrangères, la demande libyenne menace la sécurité en Irak, encourage les ingérences extérieures, entrave les efforts de réconciliation nationale… Des propos en langue de bois qui ne convainquent personne, l’Irak étant devenu la « mère de toutes les ingérence extérieures », et les « efforts de réconciliation » rien d’autre que de la poudre aux yeux ou un piège pour assassiner les résistants.

   La position libyenne n’est pas nouvelle. En octobre 2002, le Président Kadhafi avait pris ses distances avec la Ligue arabe qu’il accusait de connivence avec les Etats-Unis contre l’Irak. Il avait ensuite condamné l’agression et l’occupation du pays. Après l’exécution du Président irakien, Mouammar Kadhafi a été le seul chef d’Etat arabe à décréter un deuil national et, plus tard, à recevoir officiellement une délégation de la résistance irakienne*. Aïcha Kadhafi, sa fille, avocate, a milité très activement pour la levée de l’embargo, participé au collectif d’avocats défendant Saddam Hussein. Secrétaire général de l’association caritative Waatassimou, elle a attribué l’«ordre du courage» à Mountazer al-Zaïdi, le journaliste irakien qui a lancé, en décembre 2008, ses chaussures sur George Bush.

   Dernièrement le Président Kadhafi a proposé que le prochain sommet arabe se tienne au Caire, aucun roi ou chef d’Etat arabe n’acceptant, selon lui, d’aller en Irak en raison de la situation prévalant dans le pays. Harith al-Dhari, Président de l’Association des Oulémas Musulmans, un des principaux dirigeants de la résistance irakienne, est de cet avis. Dans le quotidien qatari Al-Watan, il a déclaré que se réunir dans un pays occupé serait contraire à la charte de la Ligue arabe, et il a appelé au boycott du sommet.

Gilles Munier

* L'Algérie a exprimé ses “regrets” pour l'exécution du Président Saddam Hussein, la qualifiant de “mise à mort”. Une “prière de l'Absent” a été dite dans toutes les mosquées à sa mémoire. Les prêches de la prière du vendredi lui ont été consacrés.

Dimanche 26 septembre 2010

Le blog de Gilles Munier

(mise à jour le 4/10/10)

http://www.france-irak-actualite.com/article-le-president-kadhafi-contre-la-tenue-d-un-sommet-arabe-a-bagdad-57763330.html


2-2 Ali Hussein : En Irak, les résistants préfèrent des pistolets silencieux aux explosions bruyantes.

Ces derniers temps, les résistants irakiens ont renoncé à leur penchant pour les explosions bruyantes et préfèrent employer des pistolets munis de silencieux. ‘’ On enregistre, ces derniers mois, un accroissement considérable des assassinats commis à l’aide d'armes à feu équipées de silencieux ‘’, a déclaré à RIA Novosti le général Hassan Kemal, vice-ministre de l'Intérieur irakien.

D'après les données citées par Ali al-Haidari, expert du Centre irakien d'études stratégiques, depuis le début de l'année, 1 426 personnes ont été tuées ainsi en Irak. ‘’ C'est trois fois plus qu'en 2009 lorsque ces armes avaient tué 473 personnes et cinq fois plus qu'en 2008 (207) ‘’, a poursuivi Al-Haidari.
On observe, en parallèle de l’accroissement des ‘’ assassinats silencieux ‘’, une diminution du nombre d'explosions faisant des dizaines de victimes et qui avaient provoqué d'emblée des répercussions dans le monde entier. A présent, sur les lieux des attentats, on ne voit pas de voitures incendiées et de gens épouvantés, les témoins prennent souvent conscience de ce qui s'est produit lorsqu'il n'y a plus de traces des auteurs de ces actes commis silencieusement. …
Selon les spécialistes, l'accroissement des assassinats de ce genre s'explique, pour beaucoup, par le vide politique en Irak. Les Irakiens espéraient que les élections législatives de mars apporteraient le calme dans le pays tourmenté par la violence. Mais, au lieu de cela, depuis sept mois, les partis politiques se disputent le pouvoir et il n'y a pas de gouvernement dans le pays. Les résistants n'ont pas manqué d'en profiter. ‘’ Les autorités sont pleinement responsables de l'accroissement de ces assassinats qui sont devenus un phénomène effrayant ‘’, a déclaré Ali-Haidari.
D'après les données des sources médicales irakiennes, des employés des structures de maintien de l’ordre (Intérieur, Défense, Sécurité), des personnalités politiques et religieuses, des officiers de l'armée et des services secrets de l'ancien régime sont le plus souvent victimes des armes silencieuses. ‘’ La plupart des corps transportés dans les hôpitaux ont des blessures de balles tirées dans la tête ou le cœur à courte distance par des armes équipées de silencieux ‘’, a fait savoir à RIA Novosti Salah ed-Din ali-Reza, directeur de l'Institut de médecine légale.

Selon lui, plus de la moitié de ces meurtres sont commis à Bagdad. Ensuite viennent les provinces de Diyala et de Ninawa où les partisans d'Al-Qaïda jouissent d'une grande influence. Selon le général Hassan Kemal, vice-ministre de l'Intérieur de l'Irak, les pistolets munis de silencieux sont le plus souvent employés par des groupes liés à l'organisation Al-Qaïda, ainsi que par des groupements qui se livrent aux pillages et aux enlèvements.
Il explique comme suit cette évolution des pratiques résistants : à la différence des véhicules piégés, le pistolet muni d'un silencieux peut rester inaperçu lorsqu'il faut traverser les cordons et les postes de contrôle. Il est facile à manier et n'exige qu'une ‘’ concentration de l'attention et des réflexes ‘’.
Selon les renseignements des services secrets irakiens, des groupements armés apprennent aux adolescents de 12 à 15 ans à manier ces armes.
‘’ Le fait est qu'ils suscitent moins de soupçons en s'approchant de leur cible ‘’, a ajouté le général irakien. Qui plus est, les garçons agiles qui courent vite peuvent se dissoudre dans la foule et se dérober aux poursuites

…..
L’organisation récente de la production d'armes à silencieux en Irak même est un fait non moins important. Elles reviennent aux acheteurs 2 à 2,5 fois moins cher que les armes étrangères.
‘’ Après le renversement de Saddam Hussein, les Américains avaient dissout l'armée irakienne et aboli le ministère de l'Industrie d'armement. Les spécialistes qui y avaient travaillé s'étaient retrouvés dans la rue. A présent, on profite de leur expérience en vue de fabriquer des armes silencieuses ‘’, a déclaré Ali-Haidari.
Les armes ne peuvent étonner personnes en Irak. Il y en a pratiquement dans toutes les maisons. Cependant, il est douteux que quelqu'un achète un pistolet doté d'un silencieux à des fins d'autodéfense. Voilà pourquoi les autorités irakiennes prévoient de punir plus sévèrement non seulement les crimes commis à l’aide d’armes silencieuses, mais aussi leur détention et leur fabrication. Un projet de loi approprié a déjà été préparé.
Ali Hussein, RIA Novosti

© RIA Novosti. Igor Mikhalev

07/10/2010
Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur

http://fr.rian.ru:80/discussion/20101007/187581605.html



3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Al-Maliki, Premier ministre?

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

   En Irak, les occupants – Etats-Unis/Iran -  ont le dernier mot, du moins au Parlement.

La plupart des courant politiques issus des élections législatives du 7 mars ne voulaient plus de Nouri al-Maliki… Après sept mois de chicaneries – record mondial - sur fond de terrorisme et de sectarisme, l’Iran a sifflé la fin de la récréation et l’a imposé à nouveau.

Mais, les Américains qui préféraient Al-Maliki pour demeurer en terrain de connaissance, font tout de même grise mine. L’Iran est de plus en plus seul maître du jeu, et l’influence grandissante de Moqtada al-Sadr, à l’origine de la dernière redistribution des cartes, est une épée de Damoclès suspendue au-dessus des bases militaires qu’ils entendent maintenir.

Une couleuvre difficile à avaler

   Comment en est-on arrivé là ? Moqtada qui, il y a une dizaine de jours, soutenait Iyad Allaoui et le vice-Président chiite Adel Abdel-Mahdi, a justifié son nouveau choix dans une sorte de fatwa où il donne l’impression d’avoir subi des pressions extérieures. La politique, y lit-on, est « un jeu cruel », « on prend et on donne, selon ses intérêts ». Avec lui, l’Iran, pas cité, n’y est sans doute pas allé par quatre chemins. Il aurait mieux valu que le Sayyed quitte la ville sainte de Qom pour le Liban, comme on lui en prêtait l’intention. Aussi, pour que la couleuvre soit plus facile à avaler, Nouri al-Maliki l’a informé qu’il réservait au courant sadriste le Secrétariat général du Conseil des ministres, la direction de l’anti-terrorisme, cinq ministères importants ; tous les détenus de l’Armée du Mahdi seraient libérés et des éléments de cette dernière intégrés dans les forces de sécurité.

Les Irakiens ne se font pas d’illusions  sur la suite des évènements

   Ammar al-Hakim, chef du Conseil Suprême Islamique d’Irak, qui avait approuvé l’éventuelle candidature d’Iyad Allaoui à la présidence de la République, se retrouve provisoirement sur la touche, supplanté par l’ultra pro-iranien Hadi al-Amiri, chef de la Brigade al-Badr. Selon le quotidien égyptien El-Osboa (1), Ahmad Chalabi, un des intermédiaires ayant fait changer Moqtada d’avis, se verrait confier un rôle important dans la sécurité nationale, et « Haras Habib », un de ses proches, Kurde fayli (chiite) jouissant de la confiance des Gardiens de la révolution iranienne, serait nommé à la direction des services secrets.

   Le gouvernement irakien est loin d’être formé. Nouri al-Maliki attend la décision du bloc kurde sans lequel il n’a pas la majorité au Parlement. Sauf rebondissement, un nouveau round de marchandages s’ensuivra. A Bagdad, où les Irakiens ne se font pas d’illusions sur la suite désastreuse des évènements, les paris sont ouverts sur le nombre de semaines à attendre avant que Moqtada al-Sadr change de position et ordonne à ses partisans – comme il l’a fait en 2007 – de quitter le gouvernement.

Note :

El-Osboa on line (30/9/10)

http://www.elaosboa.com/elosboaonline/news/show.asp?fesal...

Lundi 4 octobre

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-al-maliki-premier-ministre-une-victoire-iranienne-a-l-arrachee-58230347.html


3-2 Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

Valérie Plame, agent « révélé » de la CIA

Chapitre VI

Début 2002, à la demande de la CIA, un ex ambassadeur américain, Joseph Wilson, est envoyé au Niger pour enquêter sur un éventuel trafic de matériau nucléaire, afin de prouver que Sadam Hussein avait bien essayé de se procurer de l’uranium pour construire une arme nucléaire. Non seulement, Joe Wilson n’a rien trouvé confirmant cette allégation mais il a prouvé que les documents sur lesquels se basait l’administration étasunienne étaient faux.

En 2003, l’Irak étant alors envahi sous ce prétexte, Joseph Wilson publie un article dans le New York Times, « What I Didn’t Find in Africa », qui dévoile le mensonge de Bush lors du discours sur l’état de l’Union de 2003 dans lequel le président fait référence au Niger pour défendre son plan de renversement du gouvernement de Saddam Hussein. Joseph Wilson explique alors que : « Mes informations ont été ignorées parce qu’elles ne correspondaient pas à des idées préconçues sur l’Irak, alors on peut légitimement faire valoir que nous sommes entrés en guerre sous de faux prétextes  ».

Quelques jours plus tard, des journalistes divulguent progressivement le véritable statut de Valérie Plame, l’épouse de l’ambassadeur. Il s’agit de Cooper travaillant pour Times Magazine et Judith Miller pour le journal The New York Times ainsi que de Robert Novak. Ce dernier affirme que Joseph Wilson a été choisi comme enquêteur sur les conseils de sa femme, agent de la CIA. Plusieurs journalistes pensent que cette révélation est destinée à punir Joseph Wilson de mettre le gouvernement dans l’embarras.

Le procureur Patrick Fitzgerald ouvre une enquête sur cette affaire. Il exige que Cooper et Miller révèlent leurs sources. Ceux-ci refusent, invoquant le premier amendement à la Constitution des États-Unis qui assure la liberté de la presse et le secret professionnel. Mais le juge argue du fait que révéler l’identité d’un agent de la CIA est un crime fédéral.

La Cour suprême des États-Unis donne raison au juge et fait pression sur les journalistes en les menaçant d’emprisonnement. Seul Cooper satisfait à la curiosité de la cour et celle-ci impose des sanctions à l’encontre de l’employeur de Cooper, lequel se soumet et remet à la cour les informations demandées. Étrangement, la cour fédérale ne fait pas comparaître Robert Novak, qui est pourtant à l’origine de l’information clé.

En juillet 2005, Judith Miller est mise sous les verrous. En septembre, elle sort de prison après que sa source l’ait autorisée à divulguer son identité. Il s’agit, révèle alors le New York Times, de Lewis Libby, le secrétaire général du vice-président Dick Cheney. En octobre, le New York Times publie un article dans lequel on apprend que Lewis Libby avait appris la véritable identité de Valerie Plame de Dick Cheney. Il est alors inculpé pour avoir menti à la justice.

En 2006, le président George W. Bush est mis en cause pour la divulgation d’informations secret-défense. Le procureur a en effet remis à la Cour fédérale du district de Columbia une réponse écrite selon laquelle M. Libby aurait fait « fuiter » des informations à plusieurs journalistes pour tenter de sauver la crédibilité de l’administration Bush. Il aurait dit à son chef de cabinet que le président l’avait « spécifiquement autorisé à révéler certaines informations  ». Il dément cependant être celui qui a livré l’identité de l’agent Valerie Plame, un crime selon la loi sur la protection des agents secrets.

Valérie Plame fréquentait John Sharp, directeur de la société Authentium. Ainsi, on pouvait lire sur le blog de celui-ci :

« Quand Francine et moi nous sommes mariés, en février 2002, j’ai invité un petit groupe d’amis. Parmi eux, se trouvaient deux invités connus à Washington, l’ambassadeur Joseph Wilson et son épouse Valérie Plame. J’ai rencontré Joe et Valérie Wilson à Washington juste après qu’eux-mêmes se soient mariés. A l’époque, Joe était rentré d’Irak depuis plusieurs années et travaillait sur des projets internationaux de télécommunications, centrés principalement sur les questions des communications en Afrique. Nous nous sommes rencontrés par l’entremise d’amis communs alors que j’achetais une technologie sans fil qui a été renommée plus tard Wimax. Joe est quelqu’un avec lequel on sympathise vite. Après quelques réunions, il m’invita chez lui, dans la banlieue de Washington, où je fis la connaissance de Valérie. Je me souviens vaguement de lui avoir demandé à notre première rencontre ce qu’elle faisait dans la vie, et d’avoir appris qu’elle travaillait dans un domaine proche de celui de la femme d’Helmuth comme consultante. Ni cette fois-là, ni à aucun autre moment où je me rendis chez eux, ou parlais avec Joe, il ne fut fait allusion ou évoqué la véritable activité de Valérie. A notre mariage à New York, nous fûmes heureux de la présence de Joe et Valérie, sans qu’aucun de nous deux ne se doutât de l’activité clandestine de Valérie. Quelque mois plus tard, vous pouvez imaginer quelle ne fut pas notre surprise quand éclata la nouvelle de la véritable activité de Valérie. J’étais assis chez moi, devant la télévision quand ils donnèrent son nom et ensuite éclata l’affaire, l’affaire qui devait plus tard casser Scooter Libby. Nous n’avions aucune idée de tout cela avant et c’est toujours difficile à croire maintenant. Quand j’ai entendu le témoignage de Valérie ce matin devant le Congrès et le comité gouvernemental de réforme, me revint le même sentiment que j’ai eu en entendant parler de cette affaire pour la première fois. Rien dans cette affaire ne m’exaspère davantage que de savoir que la vie de Valérie ainsi que la vie des personnes qu’elle a recrutées dans son réseau international, sont désormais soumises à un risque permanent à cause de l’action insensée d’un officiel du gouvernement. La création de ces réseaux revient incroyablement cher et ils demandent beaucoup de temps, leur maintien est vital, et les renseignements obtenus par des moyens humains sont irremplaçables. La communauté américaine du renseignement, et la CIA en particulier, sort appauvrie de cette compromission et j’imagine que plus aucun agent clandestin en activité ne sent désormais son réseau en sécurité. Il reste à espérer que le House oversight and government reform committee va créer une loi meilleure avec des contours plus clairs et des sanctions exemplaires, qui dissuaderont les officiels américains de détruire ces constructions de grande valeur dans le futur. Les démocrates devraient appeler cette loi la loi Valérie Plame, la faire passer et obtenir de Bush de la signer tant qu’il est encore en poste. »

John Sharp qui connaît donc bien Valérie Plame déclare ainsi qu’il a fait la connaissance de l’ambassadeur Wilson, mari de Valérie Plame, au cours d’une réunion. On sent au travers de ce courrier que les tensions politiques n’épargnent pas la CIA. Sharp connaît parfaitement le sujet dont il parle. Selon sa déclaration concernant le réseau de Valérie Plame «  La vie des personnes recrutées dans son réseau international, est désormais soumise à un risque permanent à cause de l’action insensée d’un officiel du gouvernement ».

Pourquoi est-il si sensible à la question de la sécurité des personnels de la CIA ? Qui peut bien figurer dans la catégorie des personnels de la CIA trahis par l’administration Bush et livrés à un risque permanent selon les mots de Sharp ?

Finalement, l’ambassadeur ne s’étant pas prêté au montage mensonger contre l’Irak, l’équipe Bush changea de plan et s’organisa pour accuser l’Irak de détention d’armes bactériologiques. Le rôle de dénonciateur fut endossé par Collin Powel qui brandit sa fausse preuve sous la forme d’une éprouvette sensée contenir des agents biologiques devant le conseil de sécurité de l’ONU.

Dominique de Villepin a été le seul homme d’état de la communauté internationale à réagir à cette intoxication orchestrée. Au moment où les États-Unis recherchaient l’aval de l’ONU - dont ils se sont au final passés - pour engager la seconde guerre contre l’Irak, les discours du secrétaire du Département d’État américain et du Ministre français des Affaires Étrangères, ont illustré un affrontement historique entre deux politiques internationales opposées.

La rédaction Geopolintel.

mardi 6 juillet 2010

http://www.geopolintel.fr/article172.html


3-3 -1990 : Les généraux Schwarzkopf et Powell attendaient la libération des « otages » occidentaux pour bombarder l’Irak.

La misérable vengeance des « ex-otages » américains en Irak

Le régime de ‘Bagdad’ a décidé de suspendre le versement de 400 millions de dollars aux citoyens américains qui prétendent avoir été torturés, maltraités, ou traumatisés, lors de la crise du Golfe, fin 1990 (1). Cette somme doit être ponctionnée sur les fonds encore gelés du programme « Pétrole contre nourriture »

(2), un scandale de plus commis par les Etats-Unis qui n’ont cessé – avec l’aval de l’ONU – de considérer l’Irak comme une pompe à fric.

Nouri al-Maliki, en répondant au chantage des avocats new-yorkais qui réclamaient – pourquoi pas ? -  plusieurs milliards de dollars, voulait annoncer la fin des sanctions toujours imposées à l’Irak par le Chapitre 7 de la Charte de l’ONU, et booster sa campagne pour se faire réélire Premier ministre.

La révélation de cet accord honteux par le Christian Science Monitor - signé discrètement le 2 septembre 2010 par James Jeffrey, nouvel ambassadeur des Etats-Unis, et le Kurde Hoshyar Zebari, ministre irakien des Affaires étrangères - a eu un effet contraire à ce qu’il espérait.

L’article a soulevé une vague de protestations indignées jusque dans le camp des partisans du régime. Puis, David Ranz, porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis, a mis fin aux espérances du Premier ministre en affirmant que le paiement des 400 millions de dollars n’était qu’une étape pour régler le contentieux Irak-Onu, se gardant bien de dire quelles seraient les autres. Pour calmer les esprits, Al-Maliki a, comme on dit, « botté en touche », laissant le soin à un comité parlementaire d’approuver ou non l’accord Jeffrey-Zebari (2). Il se réunira après l’élection du Président du Parlement, étape précédant celle du Président de la République , puis du prochain Premier ministre…

 

Souvenirs de l’affaire dite des « otages »

Je peux témoigner de ce que j’ai vu à Bagdad en octobre 1990, ayant été - avec quelques autres -  un des acteurs de l’affaire dite des « otages ». Après l’entrée des troupes irakiennes au Koweït, le 2 août, tous les étrangers résidant en Irak ou au Koweït avaient été rassemblés dans les hôtels 5 étoiles de la capitale irakienne. Comme Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes, j’étais venu demander aux autorités irakiennes de laisser partir les Français. Les étrangers étaient répartis en deux catégories.

Ceux vivant en Irak, qualifiés d’ « invités », étaient libres de leurs mouvements dans la ville.

Les autres, arrêtés au Koweït, étaient installés à l’Hôtel Mansour Melia, sur la rive droite du Tigre, avec interdiction d’en sortir. Certains d’entres eux – pas seulement des Etatsuniens – étaient placés sur des sites stratégiques pour dissuader l’aviation américaine de bombarder.

Pendant mon séjour, je n’ai jamais entendu parler de tortures ou de mauvais traitements.

Si certains étrangers ont été malmenés, il devait s’agir d’actes individuels.

En tout cas, ces derniers n’ont pas été jugés suffisamment graves, à l’époque, pour que les Etats-Unis les dénoncent ou les médiatisent. Les dirigeants irakiens que j’ai rencontrés pendant les deux semaines que j’ai passées à Bagdad - Taha Yassin Ramadan (vice-Président de la

République), Tarek Aziz (ministre des Affaires étrangères) et Latif Nsayef Jassem (ministre de l’Information) – tenaient tous à ce que les étrangers retenus, y compris américains, soient bien traités. Ils auraient, sans aucun doute, réagi avec sévérité si des sévices leur avaient été infligés. En revanche, j’ai constaté que la plupart des « otages » européens ne comprenaient pas ce qui leur arrivait, étaient inquiets, et certains – une minorité – plutôt dépressifs. Les Américains, en situation plus difficile, devaient l’être d’autant plus. Sur les quelque 2000 Américains arrêtés au Koweït, environ 120 auraient été transférés sur des sites stratégiques. Avant mon arrivée à Bagdad, en même temps que Hachemi Bounini (ancien Président de la Fedération des Français musulmans). le pasteur baptiste Jesse Jackson et l’ancien Président algérien Ahmed Ben Bella, étaient repartis avec les femmes américaines, leurs enfants et des malades. D’autres « invités » les suivirent avec, notamment, John Connally (ancien gouverneur du Texas), Ramsey Clark (ancien Procureur général des Etats-Unis du Président Lyndon Johnson), Muhammad Ali, l’ancien chancelier allemand Willy Brandt, le chanteur Yusuf Islam (ex Cat Stevens), le Président autrichien Kurt Waldheim, Jean-Marie Le Pen.

Enfin, le 6 décembre 1990, après un entretien avec le roi Hussein de Jordanie, Saddam Hussein ordonna la libération de tous les Américains. Dans ses mémoires, Joseph Wilson (3), chargé d’affaires américain à Bagdad, raconte que le débriefing des « boucliers humains » permit quelques semaines plus tard, au cours de l’opération Tempête du désert, de bombarder avec plus de précision les sites où ils avaient été placés !

Il faut être sans amour propre pour maintenir une plainte pour mauvais traitement contre l’Irak après deux guerres américaines et un embargo international dont le bilan total dépasse, au bas mot, les 3 millions de morts. Venant d’un pays où l’argent est roi, qui a enfermé les Japonais et les citoyens américains d’origine japonaise dans des camps de concentration pendant la Seconde guerre mondiale (4), et qui a torturé ces dernières années des musulmans sur simples soupçons ou dénonciations calomnieuses, pour les emprisonner ensuite, sans procès, dans l’enfer de Guantanamo, on peut s’attendre à tout.

Gilles.Munier

Notes :

(1) Iraq postpone the payment of compensation to American citizens and submit them to parliament

http://theiraqidinar.com/2010/09/23/iraq-postpone-the-pay...

(2) Iraq to pay $400 million for Saddam's mistreatment of Americans par Jane Arraf (Christian Science Monitor - 9/9/10).

http://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2010/0909/Iraq-to-pay-400-million-for-Saddam-s-mistreatment-of-Americans

 (3) The Politics of Truth, Ed. Carroll & Graf, New York (avril 2004) – L’ambassadeur Joseph Wilson est l’époux de Valérie Plame, dénoncée par des journalistes américains néo-conservateurs, comme agent de la CIA. Envoyé en mission au Niger, en février 2002, pour savoir si l’Irak s’y était procuré de l’uranium, Joseph Wilson en était revenu persuadé non seulement du contraire mais que les documents sur lesquels se basaient l’administration Bush pour accuser Saddam Hussein de construire une bombe A, étaient des faux. Le dévoilement des activités de son épouse, qui a provoqué un scandale retentissant – livrer l’identité d’un agent secret est un crime, selon la loi -  a eu lieu après qu’il ait déclaré au New York Times (6/7/03) que les Etats-Unis « étaient entrés en guerre sous de faux prétextes ».

(4) Environ 127 000 Japonais et Américains d’origine japonaise furent internés dans une dizaine de camps sur ordre du Président Franklin Roosevelt. Le général responsable du Commandement la zone Ouest au ministère de la Guerre justifiait ainsi ces déportations: « La race japonaise est une race ennemie, et même si des Japonais de deuxième ou de troisième génération nés sur le sol des Etats-Unis en possèdent la nationalité et sont américanisés, l’héritage racial demeure intact ». En 1948, certaines victimes furent indemnisées, mais uniquement en dédommagement des pertes matérielles qu’elles avaient subies. Le caractère injustifié de leur détention n’était pas pris en ligne de compte. Il a fallu attendre 1988 pour que le gouvernement étatsunien présente ses excuses aux victimes.

Sur France-Irak Actualité :

Gilles.Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-la-miserable...


3-4 John Pilger : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.
Ayant participé à la destruction d’autres pays lointains, notre ancien premier ministre - « émissaire de la paix » au Moyen Orient – peut désormais profiter des relations nouées lorsqu’il était « au service du peuple ».

Tony Blair doit être inculpé, et non pardonné comme Peter Mandelson. Tous deux ont rédigé des mémoires à leur honneur et ont été payés des fortunes pour le faire. Tony Blair a touché 4,6 millions de livres sterling en guise d’acompte pour les siens qui paraîtront le mois prochain.

Considérons la loi Proceeds of Crime Act. Blair a conspiré pour et lancé une guerre d’agression non provoquée contre un pays sans défense, le genre d’agression que les juges du Tribunal de Nuremberg ont décrit en 1946 comme « le summum en matière de crime de guerre ». Selon des études universitaires, plus d’un million de personnes sont mortes, un chiffre qui dépasse l’estimation de l’Université de Fordham pour les morts du génocide Rwandais.

De plus, plus de quatre millions d’Irakiens ont du fuir leurs maisons et une majorité d’enfants souffrent de malnutrition et de traumatismes. Les taux de cancer prés de villes de Falloujah, Najaf et Basra (cette dernière ayant été « libérée » par les Britanniques) sont à présent plus élevés qu’à Hiroshima. « Les forces britanniques ont employé environ 1,9 tonnes de munitions d’uranium appauvri contre l’Irak en 2003 » a déclaré le secrétaire à la défense, Liam Fox, devant le Parlement le 22 juillet. Tout une série d’armes « antipersonnelles » toxiques, telles les bombes à fragmentation, ont été employées par les forces britanniques et américaines.

Un tel carnage fut justifié par des mensonges qui ont été constamment dénoncés. Le 29 janvier 2003, Blair a déclaré devant le parlement : « Nous savons qu’il existe des liens entre Al-Qaeda et l’Irak... » Le mois dernier, l’ancien chef du (service de renseignement) MI5, Eliza Manningham-Buller, a déclaré devant la commission d’enquête Chilcot : « Il n’existe aucune information crédible qui laisserait croire à de tels liens... (ce fut l’invasion) qui a fourni à Oussama Ben Laden l’occasion d’une Jihad en Irak » Lorsqu’on lui a demandé dans quelle mesure l’invasion a augmenté la menace de terrorisme contre la Grande Bretagne, elle a répondu : « d’une manière significative ».

Les attentats à Londres le 7 juillet 2005 étaient la conséquence directe des actions de Blair.

UNE AVIDITE VORACE

Des documents publiés par la Haute Cour ont montré que des citoyens britanniques ont été enlevés et torturés avec l’autorisation de Blair : en janvier 2002, Jack Straw, ministre des affaires étrangères à l’époque, a décidé que Guantanamo était « le meilleur moyen » pour emprisonner des citoyens britanniques « en toute sécurité ».

Au lieu d’exprimer des remords, Blair a fait preuve d’une avidité vorace et discrète. Depuis qu’il a quitté son poste de premier ministre en 2007, il a accumulé environ 20 millions de livres sterling, dont une bonne partie grâce aux liens noués avec l’administration Bush. La « Advisory Committee on Business Appointments », qui contrôle les emplois occupés par d’anciens premiers ministres, a subit des pressions pour ne pas rendre public les prestations de « conseil » de Blair pour la famille royale Koweïtienne et le géant pétrolier sud-coréen UI Energy Corporation. Il reçoit environ 2 millions de livres sterling par an pour « conseiller » la banque d’investissement JP Morgan et des sommes indéterminées d’autres sociétés financières. Il reçoit des millions pour ses discours, dont 200.000 livres sterling pour un discours en Chine.

Dans son rôle « d’émissaire pour la paix » au Moyen Orient, un travail bénévole mais générateur de gros frais de déplacement, Blair est devenu la voix d’Israël qui lui a accordé 1 million de dollars pour un « prix de la paix ».

En d’autres termes, la fortune de Blair a rapidement augmenté après avoir déclenché avec George W. Bush un bain de sang en Irak.

Ses complices sont nombreux. En mars 2003, le gouvernement en savait beaucoup sur la conspiration pour attaquer l’Irak. Straw, nommé plus tard « secrétaire à la justice », a fait disparaître des comptes rendus de réunions ministériels malgré l’ordre donné par le « Information Commissioner » de les publier. La plupart de ceux qui briguent la direction du Parti Travailliste ont soutenu le crime historique de Blair, et se sont levés comme un seul homme pour saluer ses dernières interventions devant la Chambre des Communes. En tant que ministre des affaires étrangères, David Miliban a tenté de couvrir la complicité britannique dans les tortures. Il a promu l’Iran au rang de nouvelle « menace ».

Des journalistes qui jadis chantaient les louanges de Blair, qualifié de « mystique », et relayaient avec complaisance toutes ses surenchères vaniteuses prétendent à présent l’avoir toujours critiqué. Quant aux mensonges servis à l’opinion publique, seul David Rose du Observer a présenté ses excuses. Les révélations de Wikileaks, publiées au nom de la vérité et la justice, se heurtent à une opinion publique gavée par un journalisme d’influence et de complicité. Des historiens célèbres et prolixes, tels Niall Ferguson, qui s’extasiaient sur la rénovation d’un impérialisme « éclairé » prône par Blair, gardent à présent le silence sur « l’absentéisme moral », selon Pankaj Mishra, « de ceux qui sont payés pour interpréter intelligemment le monde contemporain ».

LE FUGITIF

Est-il naif de penser que Blair sera un jour arrêté ? Tout comme le gouvernement de Cameron comprend la « menace » que représente une loi qui transforme la Grande Bretagne en escale risquée pour les criminels de guerre Israéliens, Blair court le même risque dans nombre de pays et juridictions, ne serait-ce que de se voir arrêté et interrogé. Il est devenu le Kissinger de la Grande-Bretagne, qui doit organiser ses déplacements à l’étranger avec le soin d’un fugitif.

Deux événements récents semblent confirmer ceci. Le 15 juin, la Cour Pénale Internationale a pris une décision historique en ajoutant l’agression dans la liste des crimes de guerres sous sa juridiction. La Cour définit l’agression comme « un crime commis par un dirigeant politique ou militaire qui par sa nature, gravité ou échelle constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies ». Des juristes internationaux ont qualifié cette décision de « bond gigantesque ». La Grande Bretagne est signataire du traité de Rome qui a crée la Cour et doit se conformer à ses décisions.

Le 21 juillet, Nick Clegg, devant la Chambre des Communes, a déclaré que l’invasion de l’Irak était illégale. Bien qu’il ait ensuite « précisé » qu’il ne s’exprimait qu’à titre personnel, Philip Sands, professeur en droit international à University College de Londres, a dit que le Premier ministre adjoint avait fait là « une déclaration qui devrait intéresser la Cour Pénale Internationale ».

Blair est originaire des classes moyennes supérieures britanniques qui, après s’être réjouies devant son ascension sans à-coups, peuvent à présent réfléchir sur les notions de Bien et de Mal qu’ils imposent à leurs propres enfants. Les souffrances des enfants en Irak hanteront la Grande-Bretagne tant que Blair sera libre de faire des profits.

Le Grand Soir

http://www.michelcollon.info:80/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-etat-d.html


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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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