Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

14/10/2010

No 457 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 13/10 : - Fin - : Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?‘


No 457 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 13/10 : - Fin -  : Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?‘


 

                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°457                                                                                                                             13/10/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 Robert Fisk : nous prêchons la démocratie tout en soutenant les dictateurs.

1-4 Jean Guisnel : Quand l'armée de terre analyse le marché des sociétés militaires privées.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »

3 Annexe

3-1 Luc Delval : Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?‘

Qu'est-ce qu'on leur a fait, à part les bombarder pour leur bien ! ‘

3-2 Agata Kovacs : James Cartwright (général américain) annonce de nouvelles guerres pour les « dix années qui viennent ».

3-3 Arabie saoudite : Un parfait contre exemple dans les annales de la géostratégie mondiale.

3-4 Fidel Castro Ruz Les armes atomiques et la survie de l'homo sapiens


1-3 Robert Fisk : nous prêchons la démocratie tout en soutenant les dictateurs.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 « Ce que nous avons fait, c’est de sacraliser nos propres démocraties tout en soutenant au Moyen-Orient des dictatures qui sont autorisées à simuler la démocratie. »

Au Moyen Orient, les prétentions de l’occident sont jaugées au poids des actes, et non pas de principes qu’il est le premier à bafouer lorsque ses intérêts sont en jeu, observe Robert Fisk, grand reporter pour The Independent, et fin connaisseur de la région.

Robert Fisk s’entretient avec New Internationalist Magazine, octobre 2010

Comment est perçue au Moyen-Orient en ce moment la démocratie de style occidental ?

Il semble qu’il y ait de moins en moins de démocratie en Europe Le présidentialisme se renforce, les parlementaires n’ont tout simplement plus de pouvoir. Au Moyen-Orient, les gens s’informent sur l’Occident comme nous nous informons sur le Moyen-Orient. Ils connaissent les débats sur le « déficit démocratique », ils savent à quel degré les électeurs occidentaux se sentent de plus en plus lointains de leurs élus. Donc, de nombreuses personnes que je rencontre au Moyen-Orient se demandent pourquoi nous voulons prêcher la démocratie lorsque nous n’en jouissons que fort peu nous-mêmes.

Le mot est utilisé avec beaucoup de cynisme.

Je pense que beaucoup de gens ici aimeraient jouir de la démocratie ; ils aimeraient prendre quelques « paquets de droits de l’homme » sur les étagères de notre supermarché. Mais ce qui les préoccupe, c’est l’injustice. Et je ne pense pas que la justice soit quelque chose que nous soyons intéressés à accorder au Moyen-Orient.

Les élections sont au cœur de l’idée occidentale de démocratie. Quel effet produisent-elles au Moyen-Orient ?

Des effets grotesques. Chaque président prétend avoir tenu des élections sincères et chaque élection présidentielle est truquée. Voila pourquoi on apprend que M. Moubarak a obtenu 98% des suffrages et que Saddam en recueillait habituellement 100%. C’est une caricature, mais ce qui est intéressant c’est que les gens paraissent croire que la tenue d’élection accroît la légitimité même si c’est totalement truqué. Ils veulent pouvoir dire : « Nous avons également des élections, nous avons un parlement, nous avons un président, nous l’avons élu », même si nous savons tous que dans les pays arabes où se tiennent des élections - à l’exception du Liban, où existe une certaine impartialité dans le processus électoral - elles ne comptent pas réellement.

Les élections ici [au Moyen-Orient], sont un outil, un instrument. Elles ne sont pas destinées à manifester l’état d’esprit du peuple : elles sont destinées à manifester celui de l’homme qui sera élu.

Au Moyen-Orient on a des simulacres d’élections qui sont censées être réelles ; en Occident, on a de vrais scrutins qui, souvent, s’avèrent être des simulacres, en ce sens que nos députés ne font pas ce que nous voulions qu’ils fassent. Mais au moins, en occident, on peut être assuré que les votes seront comptés, qu’ils ne seront pas jetés dans le Nil ou brûlés nuitamment au ministère de l’Intérieur.

Reste que ce que nous avons fait, c’est de sacraliser nos propres démocraties tout en soutenant au Moyen-Orient des dictatures qui sont autorisées à simuler la démocratie. Nous étions les meilleurs amis de Saddam durant de nombreuses années. Nous aimons Moubarak, qui est un « modéré », bien que nous sachions que les élections présidentielles en des endroits comme l’Egypte ne sont qu’une imposture.

Que faudrait-il faire ?

Sommes-nous en train de dire : adoptez un peu de démocratie et vous serez comme nous ? Ou bien les abusons-nous en disant cela ? Nous croyons en la justice, mais nous ne rendons pas justice au Moyen-Orient, n’est-ce pas ? Il suffit d’observer la situation. Nous n’avons pas l’intention de laisser les Palestiniens retrouver leurs foyers. Nous prêchons la justice mais je ne pense pas que nous nous y intéressions.

Au Moyen-Orient, il existe une large compréhension des faits historiques, et de ce que nous [occidentaux] avons fait durant cette histoire. Donc, je ne suis pas vraiment certain qu’ils souhaitent de tout temps se procurer nos « produits », comme les droits de l’homme ou la démocratie, car nous ne leur avons pas apporté la preuve [de leur qualité]. En fait, nous les avons très souvent bombardés...

Lors de mes conférences aux États-Unis, au Canada, en Europe, pas mal de gens me demandent « que pouvons-nous faire ? » Auparavant, je répondais rejoignez Amnesty ou Human Rights Watch. Aujourd’hui, je leurs dis : venez observer le Moyen-Orient et renseignez-vous sur le sujet. Nous pouvons prendre position sur l’injustice qui règne dans la région afin que soit comprise la raison de cette fureur incendiaire que les gens ressentent envers l’occident, et les uns envers les autres. Mais nous ne pouvons certainement pas prêcher l’exemple de notre « merveilleuse » vie politique.

7 octobre 2010

Publication originale New Internationalist Magazine,

 traduction Contre Info

Illustration : Archive


1-4 Jean Guisnel : Quand l'armée de terre analyse le marché des sociétés militaires privées.

Les sociétés militaires privées ne sont finalement que des "intérimaires" de la Défense, voire des "soldats de location"

L'armée de terre française a récemment publié un rapport fouillé sur les sociétés militaires privées (SMP) opérant en Irak et en Afghanistan. Ce copieux numéro du Cahier de la recherche doctrinale titré L'emploi des sociétés militaires privées en Afghanistan et en Irak est disponible sur le site du CDEF (Centre de doctrine d'emploi des forces).

Préfacé par le patron du CDEF, le général Thierry Ollivier, ce document est éclairant. Il reprend, en effet, l'argument constamment avancé par les tenants de l'ouverture en France de ce marché à savoir que les firmes privées "ne sont payées que lorsqu'on les emploie". "De ce fait, il est toujours moins onéreux de conclure un contrat avec un prestataire privé que de confier la même mission aux forces armées. Si les militaires professionnels sont rémunérés durant toute leur carrière, qu'ils se trouvent en opération ou non, les SMP ne sont finalement que des intérimaires de la Défense, voire des soldats de location."

Les leçons que retient l'armée de terre de l'emploi de plus en plus fréquent des sociétés militaires privées sont les suivantes, que nous reproduisons telles quelles :
Enseignement n° 1 :

Employer des sociétés militaires privées peut se justifier pour permettre aux forces armées de se recentrer sur leur coeur de métier.

Enseignement n° 2 :

Les SMP sont un acteur récent sur les théâtres d'opérations de l'époque contemporaine. Elles représentent une force importante. Il est nécessaire de ne pas ignorer leur présence pour qu'elles ne deviennent pas un poids contraignant pour les forces armées.

Enseignement n° 3 :

Sans organe de recensement, il est impossible de comptabiliser le nombre de contractors agissant à l'échelle mondiale.
Enseignement n° 4 :

L'insécurité mondiale est telle qu'à l'heure actuelle, les États, mais aussi les ONG, les entreprises et les journalistes recourent aux SMP.
Enseignement n° 5 :

Les militaires sont souvent tentés par une seconde carrière. Pour certains d'entre eux, le choix se porte vers celle de contractor, parfois dans la continuité des aptitudes professionnelles acquises au cours de leur carrière.
Enseignement n° 6 :

La loi française sur le mercenariat (qui n'est pas synonyme de SMP) est largement inspirée du protocole de 1977 additionnel aux Conventions de Genève de 1949. Ses critères de définition du mercenaire étant cumulatifs, elle est difficilement applicable.

Enseignement n° 7 :

Les SMP sont des entreprises à but lucratif. Aucune loi en France n'empêche la création d'une telle société, mais ce statut d'entreprise n'existe pas non plus.

Enseignement n° 8 :

Les contractors français ne peuvent pratiquer en France puisqu'il n'y existe aucune SMP (à part Secopex). En revanche, les compétences des Français sont appréciées par les pays anglo-saxons.

Enseignement n° 9 :

La fourniture de services de protection est complémentaire au renseignement. L'insécurité endémique et le désintérêt des forces armées pour les missions de protection des non-combattants provoquent un afflux de SMP sur les théâtres d'opérations.
Enseignement n° 10 :

La logistique est le domaine le plus traditionnellement externalisé. Il reste le service le plus important de la sous-traitance.

Enseignement n° 11 :

La frontière entre le service de conseil militaire et opérationnel est floue. Il est alors facile et tentant pour les SMP de la franchir.
Enseignement n° 12 :

Les débordements et abus des mercenaires de la décolonisation ont conduit les États et institutions à se doter des lois nationales et internationales. Cependant, celles-ci ne semblent pas adaptées à la régulation aujourd'hui de certains débordements et abus des contractors.
Enseignement n° 13 :

L'emploi des SMP est un enjeu complexe. Il est essentiel de s'adapter à leur présence et d'adopter des mesures de contrôle efficaces.
Enseignement n° 14 :

Les SMP ont besoin d'être bien encadrées pour devenir des acteurs non étatiques de la Défense légitimes.

Jean Guisnel

30/09

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/... 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Communiqué de presse : « Freeze for peace in Afghanistan »

Action symbolique dans le cadre du neuvième anniversaire de la guerre en Afghanistan

La Plate-forme Afghanistan, qui réunit plusieurs associations de la société civile (dont le CNCD, la CNAPD, INTAL, le Comité surveillance Otan et Vrede VZW) souhaite interpeller le monde politique et les citoyens sur la question de la guerre en Afghanistan et sur le retrait des troupes belges présentes sur le territoire.

La plate-forme Afghanistan organise donc une action symbolique ce samedi 09 octobre à 13h30 sur la place de la monnaie en présence de réfugiés afghans. Pendant quelques instants, en effet, nous nous figerons symboliquement pour dénoncer la poursuite de cette guerre qui dure depuis 9 ans, jours pour jours, et dénoncer plus particulièrement l’engagement belge.

En effet, le 19 mars 2010, le gouvernement belge, aujourd’hui démissionnaire, a décidé de façon unilatérale de prolonger l’engagement des troupes belges en Afghanistan jusqu’à la fin de l’année 2011. Cette décision n’a fait l’objet que d’une simple discussion a posteriori en Commissions réunies des Relations extérieures et de la Défense nationale de la Chambre des Représentants, le 29 mars. Comment une décision aussi grave et importante peut-elle être prise uniquement par le Conseil des ministres sans qu’il n’y ait eu au préalable un débat parlementaire ou même public ? Nous, organisations de la société civile belge, souhaitons une nouvelle fois rompre ce silence et exprimer notre désapprobation et celle d’une grande partie de l’opinion publique belge à un engagement militaire en Afghanistan.

Pour motiver cette décision, le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a déclaré qu’une stratégie de sortie ne peut être liée à un calendrier, mais seulement à des résultats. Et le Premier ministre, Yves Leterme d’ajouter que les objectifs à atteindre en Afghanistan sont : sécurité, stabilité, bonne gouvernance, ordre et État de droit. Ces déclarations, prononcées en mars 2010, ne tiennent absolument pas compte du résultat catastrophique de 9 ans de guerre en Afghanistan. Il est paradoxal que les combats n’aient fait que renforcer l’insurrection de groupes armés afghans, y compris ceux des Résistants. Au point que les Etats-Unis envisagent de négocier avec les Résistants « les plus modérés ». Le bilan est aussi très lourd pour la population afghane avec près de 10 000 victimes civiles depuis 2001. La présence de plus de 150 000 militaires de l’OTAN a conduit à une extension du conflit à tout le pays et à la région, notamment au Pakistan. L’occupation militaire massive a permis le maintien au pouvoir d’un régime corrompu et autoritaire. Le président Karzai a été réélu grâce à une vaste fraude électorale et au soutien de criminels de guerre notoires.

 Avec un tel bilan, n’est-il pas irresponsable de la part du gouvernement belge de décider de maintenir les 626 soldats belges et les 6 avions de combat F-16 ainsi que de faire peser sur le contribuable belge le coût de près de 110 millions d’euros rien que pour l’année 2010 ?

Des leçons doivent être tirées de ce bilan et un changement de cap qui vise une solution politico-diplomatique au conflit doit être décidée par le gouvernement belge. Il est nécessaire que toutes les parties concernées, afghanes ou étrangères, engagent des pourparlers de paix afin de proposer rapidement une alternative stable à la situation actuelle, impliquant le retrait des troupes occidentales. Nous considérons que cette guerre doit prendre fin et que les troupes belges doivent se retirer d’Afghanistan. La population afghane doit pouvoir prendre son avenir en main pour instaurer un Etat démocratique qui mènera à une politique de développement au bénéfice de tous. La contribution des pays donateurs, y compris celle de la Belgique, doit viser uniquement le développement du pays et soutenir la société civile afghane seule à même d’identifier les besoins de sa population.

 

Ci-dessous : quelques faits et revendications qui seront distribués aux passants pendant le Freeze for peace. 

7 octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan

Quelques faits

-         Une fusion progressive s'opère entre l'opération militaire ("Liberté immuable", gérée par l'armée américaine) et la Force Internationale d'Assistance et de sécurité (FIAS), gérée par l'OTAN, à laquelle la Belgique participe;

-         Il y a plus de 600 militaires belges sur le terrain et 6 avions de combat F-16 belges, qui viennent renforcer la flotte de bombardiers (et notamment utilisés lors de offensive massive à Kandahar);

-         La "guerre au terrorisme" est un slogan masquant des intérêts géostratégiques et économiques qui expliquent véritablement les raisons de la guerre en Aghanistan (présence militaire occidental durable au centre de l'Asie et donc à côté de la Chine, de l'Inde et de l'Iran; sécurisation des approvisionnements énergétiques, etc) ;

-         Pour 2010, la Belgique ne consacre que 12 millions d'euros à l'aide au développement en Afghanistan alors que les dépenses militaires pour l'Afghanistan s'élèvent à 109 millions d'euros;

-         En 2009, 2412 civils ont été tués. Cela représente une hausse de 14% par rapport à 2008, de 54% par rapport à 2007 et de 259% par rapport à 2006!;

-         En 2007, l'Afghanistan est redevenu le premier producteur d'opium au monde, après avoir connu un niveau très bas de ce commerce en 2000.

 

Nous demandons:

-         Un débat public, large et ouvert sur notre présence militaire et notre manière de participer à la reconstruction du pays

-         Orienter l'aide belge vers les forces démocratiques de la société civile

-         Accorder l'asile aux réfugiés de guerre afghans

-         Retirer les F-16 et avoir l'assurance que nos militaires ne soient plus jamais impliqués dans des situations de combat

-         Soutenir toutes les initiatives vers un processus de paix impliquant l'ensemble des acteurs

-         Pour une stratégie de sortie militaire à court terme!



3 Annexe

3-1 Luc Delval : Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?‘

Qu'est-ce qu'on leur a fait, à part les bombarder pour leur bien ! ‘

On ne se départit pas facilement d'une vision colonialiste du monde. Témoin un échange, mercredi, entre le journaliste de France 5 qui anime l'émission de talk-show politique "C dans l'air" et un de ses invités, Pierre Servent (un expert en quelque chose).

Le débat - comment se fesse ‘ - tournait autour de la menace terroriste, réelle et supposée.

Question du journaliste (les citations sont d'après des notes prises au vol, si vous voulez entendre au mot près, allez sur le site web de l'émission http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php’page=resume&id_rubrique=1547) : "La menace d'attaques pourrait-elle être liée aux ravages créés en Afghanistan par les drones, avions sans pilote qui ne servent plus seulement à l'observation, mais tirent des missiles et font des morts tous les jours ‘"
Un petit reportage explique alors ce qu'est la vie des militaires américains qui utilisent ces drones : ils habitent la Floride ou le Nevada, quittent la maison familiale le matin après un bon petit déj', vont au bureau où, confortablement assis devant des écrans dans une salle climatisée, ils manipulent un joystick. Et à des milliers de kilomètres de là un drone survole des villages afghans. Si l'opérateur repère quelque chose de suspect, il pousse sur un bouton - en Floride ou au Nevada - et des gens prennent un missile sur la gueule trois secondes plus tard en Afghanistan (ou ailleurs, peu importe pourvu que ce soit dans un pays musulman). A midi, ils rentrent chez eux manger un hamburger et faire un bisou à Madame, puis retournent au bureau faire la guerre, avant de regagner leur petite maison pour regarder la télé (Chuck Norris, c'est reposant après une journée de dur labeur au service de la civilisation). Le soir, dodo réparateur : la journée de demain sera dure, y'a pas mal de muslims à exterminer encore.

Et les experts de préciser, l'air manifestement satisfaits, qu'à aucun moment avant que le ciel leur tombe sur la tête, les cibles n'ont eu le sentiment d'être surveillées : elles n'ont rien vu, rien entendu... Il ne vous étonnera pas d'apprendre au passage qu'Israël est devenu un des principaux producteurs de ce genre de joujous, dont la taille varie de celle d'une libellule à celle d'un Boeing 737 et l'autonomie peut atteindre des dizaines d'heures de vol.

Donc, disais-je, question du journaliste : ces drones font des morts tous les jours depuis de nombreux mois en Afghanistan (140 morts au cours du mois écoulé seulement, sans qu'on puisse savoir combien de civils, de femmes et d'enfants parmi eux), n'y aurait-il pas un lien avec une hypothétique menace terroriste chez nous ‘ (il est bien élevé, le journaliste, et il tient à sa place, donc il ne suggère pas que l'usage de ces drones EST du terrorisme).

Réponse de l'invité Pierre Servent : "cela paraît peu vraisemblable ! il y a de nombreux mois que les drones sont utilisés de cette manière et tuent tous les jours, et cela n'a jamais engendré de menace terroriste. Donc il n'y a aucune raison de penser que ce soit le cas maintenant".

C'est pas une logique implacable, ça ‘ Pourquoi voulez-vous que des gens que de courageux militaires occidentaux se fatiguent à flinguer à coups de joysticks depuis des mois finissent, comme ça, soudain, sans justification, par mal le prendre ‘ Ils ont eu le temps de s'habituer, non ‘ (si non, c'est vraiment la preuve de leur infériorité et de leur inaptitude au monde moderne).

Vraiment, s'ils finissaient par se fâcher - sait-on jamais ‘ c'est gens-là ne sont pas des cartésiens démocrates comme nous - ce ne serait que la preuve de leur perversité intrinsèque, et on ne pourrait en tirer d'autre conclusion que la nécessité de multiplier la flotte de drones par dix. Au moins. Avec des plus gros missiles, si possible.

Dans ses vœux de bonne année, voici dix mois, la Libre Belgique souhaitait "que la nature dramatiquement perverse de certains peuples, de leurs dirigeants et de leurs référents religieux ne répande pas - ou moins ! - de guerres, d’épurations et de violences de toute nature". Comme c'était bien vu.

Luc Delval

jeudi 07 octobre 2010

http://www.lesdoigtsdanslacrise.info/index.php’post/2010/10/07/Mais-enfin-pourquoi-ils-nous-haissent-comme-ca-ces-bougnoules-Quest-ce-quon-leur-a-fait-a-part-les-bombarder-pour-leur-bien


3-2 Agata Kovacs : James Cartwright (général américain) annonce de nouvelles guerres pour les « dix années qui viennent »
Lors de la visite du président fantoche de l’Afghanistan, Hamid Karzaï, qui s’est déroulée du 10 au 14 mai dernier à Washington, des attachés militaires français ont rapporté une surprenante déclaration du général James Cartwright, l’adjoint du patron des armées US : les forces armées américaines vont s’engager dans de nouvelles guerres.
Depuis plusieurs semaines, en prévision de l’accueil réservé à Karzaï au Département d’État, au Pentagone et à la Maison-Blanche, Obama avait interdit à ses ministres, à ses chefs militaires et à ses diplomates de se livrer à la moindre critique de son hôte. Oubliées, les incartades de Karzaï, qui avait accusé l’ambassadeur américain à Kaboul d’avoir voulu le faire battre à l’élection présidentielle. Passées par pertes et profits, les déclarations publique du chef afghan, qui récemment encore menaçait de « rejoindre les résistants» si les Américains continuaient à se comportent en « occupant ». Et surtout, plus question de voir, dans la presse, un commentaire sur la corruption du clan Karzaï et ses relations avec les trafiquants d’opium.
Cela n’aura néanmoins pas suffit à réduire au silence certains membres du Pentagone. Passionnés de statistiques, ces bavards ont sélectionnés, pour leurs chefs, plusieurs chiffres déprimants sur cette guerre lointaine.
Recrudescence des opérations de la résistance afghane
Selon le dernier numéro du Canard Enchainé, dont les sources seraient des attachés militaires français, en mars dernier les services américains ont recensé 40 attaques de la résistance par jour, et , mieux encore, il faudra s’attendre à enregistrer, au total, 21′000 attaques de ce genre à la fin 2010.
Autre information révélée par l’hebdomadaire : l’offensive dirigée par le général McChrystal dans le Helmand serait loin d’être un « franc succès » : les résistants continuent de contrôler cette zone proche du Pakistan. Voilà qui n’augure rien de bon à quelques semaines de la « grande offensive » dans la région de Kandahar, ou des commandos américains ont déjà détecté la présence de jeunes insurgés, qui ont rasé leur barbe et sont porteur d’armes modernes.
Des guerres pour les dix prochaines années
Le Canard Enchainé, rapporte surtout une surprenante déclaration du général James Cartwright, l’adjoint du patron des armées US. Le 13 mai, au Centre des études stratégiques, il s’est autorisé à prédire l’avenir devant un auditoire médusé : « Pendant les dix années qui viennent, les forces armés américaines resteront engagées dans le même genre de conflit qu’elles ont connu en Irak et en Afghanistan »
Faudra-t-il que Sarkozy, ou son successeur, accepte d’envoyer des Français participé à de nouvelles guerres américaines ? Les nombreux candidats à la future élection présidentielle de 2012 devraient y réfléchir. Les électeurs aussi.
Agata Kovacs,
Mécanopolis
no-war 27 mai 2010

Source: http://no-war.over-blog.com
http://srv03.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&a...


3-3 Fidel Castro Ruz Les armes atomiques et la survie de l'homo sapiens.

Réflexions du compañero Fidel

Extrait….

Le 2 octobre, nous avons reçu une autre personnalité dotée d’autorité et de prestige, l’économiste Michel Chossudovsky, directeur du Centre de recherche sur la mondialisation, et rédacteur en chef de site web Global Research, toujours plus connu et influent, professeur émérite à l’Université d’Ottawa, et consultant de nombreuses institutions internationales, telles que le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque africaine de développement, le Fonds des Nations Unies pour la population, et ayant de nombreux autres mérites qu’il serait trop d’énumérer.

L’une des premières activités de cet économiste et écrivain canadien a été de prononcer une conférence au théâtre Manuel Sanguily de l’Université de La Havane devant des étudiants, des professeurs et de chercheurs en sciences économiques. Il l’a faite et il a répondu aux questions en excellent espagnol. Il s’agit là d’un effort méritoire, dont je reprends ci-dessous les idées essentielles, surtout celles qui ont à voir avec les risques d’une guerre  avec recours aux armes atomiques.

« …l’économie néolibérale présente dans les universités d’Amérique du Nord des réalités qui sont absolument factices : les économistes ont beaucoup de mal… à analyser la réalité économique… la notion d’acteur économique n’existe pas.

« …la manipulation financière, les opérations secrètes des groupes de pouvoir, la duperie que génère ce système économique… c’est quelque chose qui échappe aux individus…

« Je voudrais me centrer bien plus, aujourd’hui, sur l’équipée militaire en cours. C’est une alliance des USA, de l’OTAN et d’Israël, c’est un projet militaire, mais c’est aussi un projet économique, parce que c’est un projet de conquête économique.

« …ces opérations militaires répondent… à des objectifs de nature économique… l’objectif économique le plus essentiel, ce sont les ressources de pétrole et de gaz naturel… de l’Est de la Méditerranée jusqu’aux frontières chinoises, et de la Mer caspienne au sud de l’Arabie saoudite […] Le Moyen-Orient et l’Asie centrale contiennent plus ou moins, selon les données, 60 p. 100 des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. 

« Si nous comparons ça aux réserves des USA, c’est trente fois plus. Les USA possèdent moins de 2 p. 100 des réserves mondiales… et ils mènent une guerre… pour contrôler ces ressources au nom de leurs sociétés pétrolières… la configuration du pouvoir économique, derrière cette guerre, ce sont des sociétés pétrolières comme British Petroleum, Chevron, Exxon […] les grandes sociétés pétrolières anglo-étasuniennes qui sont là et qui ont des intérêts dans ces régions.

« British Petroleum […] jadis Anglo Persian Oil Company qui était déjà un projet de conquête de l’Iran aussi bien que de l’Iraq après la seconde guerre mondiale…

« Si vous prenez l’ensemble des pays musulmans,  auxquels vous ajoutez le Nigeria, la Libye, l’Algérie, la Malaisie, l’Indonésie, Brunei, vous arrivez à presque 70 p. 100 des réserves mondiales de pétrole […] Les USA mènent une guerre de religions contre les habitants de ces pays qui ont du pétrole… une sainte croisade contre le monde musulman ; mais l’objectif religieux est le prétexte, la justification pour mener cette guerre. […] Les discours d’Obama, d’Hillary Clinton… veulent nous faire croire que les USA, avec tout leur pouvoir militaire et des dépenses militaires de presque un billion de dollars par an, font la guerre à Bin Laden et à Al Qaeda.

« …la contradiction du discours vient toujours de sources officielles […] la CIA a publié récemment un document selon lequel il ne reste plus qu’une cinquantaine de membres d’Al Qaeda en Afghanistan. […] cette guerre ne se fait pas contre les terroristes musulmans, mais son prétexte est de combattre en faveur de la démocratie et d’extirper le mal.

« Les documents militaires disent des choses intéressantes : "Si tu sais ce que tu veux, allons les chercher, parce qu’ils sont mauvais." Il existe toute une rhétorique… c’est un discours que personne ne va contester, parce que l’autorité, le président Obama affirme : "Nous devons chercher Bin Laden, nous ne savons pas où il est ; s’il le faut… nous le dénicherons avec notre arme atomique ". »

« Après le 11 septembre, les USA ont formulé la doctrine de la guerre préventive et de la guerre atomique préventive […] compte tenu des objectifs de la lutte contre le terrorisme, il était juste d’utiliser notre arme nucléaire contre eux, et les médias, qui dénaturent tout, ont même présenté Bin Laden comme une puissance nucléaire […] ce sont là les pouvoirs nucléaires non étatiques… qui font alliance avec l’Iran qui est selon eux une puissance nucléaire, bien qu’il n’existe aucune preuve qu’il possède l’arme atomique.

« …les USA et leurs alliés menacent l’Iran de l’arme atomique, et la justification, ce sont les armes nucléaires inexistantes en Iran, et le prétexte est que ce pays est une menace à la sécurité mondiale.

« Voilà donc le discours, qui est appuyé, hélas, par un certain nombre de gouvernements… tous les gouvernements de l’OTAN et Israël sont partisans d’une guerre nucléaire préventive contre l’Iran […] censément l’Iran appuie Bin Laden et il faut lui imposer la "démocratie" à coups d’armes nucléaires.

« …nous sommes vraiment dans une conjoncture où l’avenir de l’humanité est en jeu, parce que si l’Iran est attaqué à l’arme atomique – comme on l’a déjà annoncé, et comme l’indiquent les préparatifs de guerre depuis 2004 –cette guerre au Moyen-Orient, en Asie centrale, qui est bornée pour l’instant à trois théâtres – l’Afghanistan, l’Iraq et la Palestine – connaîtra une escalade militaire avec préparation du scénario pour une troisième guerre mondiale.

« La deuxième guerre mondiale avait été un ensemble de guerres régionales… en Europe… dans le Pacifique… en Afrique… plusieurs théâtres… aujourd’hui il existe une intégration par systèmes de communication et par centralisation du commandement militaire à un endroit, l’US Strategic Command, au Nebraska. […]  avec la militarisation de l’espace par le système de satellites, avec les systèmes de missiles dits intelligents, il y a régionalisation des opérations militaires… planification militaire des USA, mais en coordination. US Central Command […] Asie centrale et Moyen-Orient. […]  SOUTHCOM basé à Miami. […] Africa Command […]  qui et basé en Europe, pas en Afrique […] il y a toute une série de commandements régionaux, mais la dynamique de la guerre mondiale est bien différente de celle des guerres antérieures […] une coordination en temps réel, paisible, un commandement unique ; le système de défense antiaérienne de tous les pays de l’OTAN, des USA et maintenant d’Israël est intégré […] nous sommes dans un monde terriblement différent, avec des armes terriblement perfectionnées ; en plus de l’arme atomique, nous avons l’arme électromagnétique , avec la coordination de toutes ces opérations. […] l’OTAN a maintenant un commandement militaire lui aussi intégré, ce qui en fait une Alliance terriblement cohérente, qui peut lancer des opérations partout dans le monde. Ils ont une capacité d’armes de destruction massive, qui est terriblement perfectionnée.

« Tout ceci représente des contrats pour à peine quelques entreprises productrices d’armes – aux USA, on appelle ça Defense Contract – les entreprises qui ont des accords avec le département de la Défense. […] les dépenses militaires des USA sont 75 p. 100 des revenus provenant des impôts sur les familles, pas tout le revenu de l’État fédéral, mais les revenus que les individus et les familles paient tous les ans […] environ 1,1 billion de dollars, et les dépenses militaires sont de l’ordre de 750 milliards de dollars […] en gros 75 p. 100. […] Ce sont des chiffres officiels, mais les dépenses militaires sont bien plus importantes en réalité.

« …les dépenses militaires des USA représentent aujourd’hui un peu plus de la moitié des celles de tous les autres pays. […] leur économie est aussi terriblement biaisée en faveur d’une économie de guerre, avec toutes les conséquences : effondrement des services sociaux, des soins médicaux.

« L’appauvrissement que l’on constate aux USA, aussi bien à cause de la crise économique que de l’économie militaire, est terriblement grave, et il ne découle pas d’une pénurie de ressources, mais d’un transfert des richesse en peu de mains, de la stagnation qu’implique la compression du niveau de vie et aussi du fait que l’État assigne presque tous ses revenus au soutien de l’économie de guerre d’une part et au sauvetage des banques, de l’autre.

« …dans le conflit entre l’URSS et les USA, il y avait une espèce d’entente… Autrement dit, ils n’allaient pas utiliser l’arme atomique parce qu’ils savaient que c’était une arme qui annihilerait la société entière.

« On a d’abord présenté cette doctrine de la guerre nucléaire préventive, en reclassant l’arme atomique comme une arme classique… dans la Guerre froide, il existait le téléphone rouge, il fallait appeler Moscou… il y avait donc reconnaissance que c’était quelque chose de dangereux.

« …en  2002, la situation a été la suivante : il y a eu une campagne de propagande dans les forces armées pour faire croire que l’arme nucléaire tactique était sans danger pour la population civile […] safe for the surround civilian population, autour de l’endroit de l’explosion. Ils ont appelé cette bombe nucléaire mini-niuk – qui veut dire petite bombe atomique. […] dans l’idéologie, dans la falsification scientifique on a présenté cette nouvelle génération de bombes atomiques comme quelque chose de très différents de la bombe stratégique. […] J’ai ici un paquet de cigarettes qui dit : "Fumer peut vous faire du mal". C’est ce qu’a fait le Pentagone : il a changé l’étiquette de la bombe atomique  avec l’aval de scientifiques vendus, cooptés. "Cette bombe nucléaire est sans danger pour la population civile, c’est une bombe humanitaire." Je n’exagère pas, vous pouvez consulter les documents pertinents. […] C’est de la propagande interne, dans les forces armées mêmes : safe for the surround civilian population […] C’est comme si vous utilisiez une caméra de vidéo, il y a un manuel pour cette bombe.

« Autre point : d’abord, ce n’est pas le commandant en chef, autrement dit le président des USA, qui décide de l’utilisation de la bombe nucléaire. Celle-ci, que le Sénat a reclassée en 2002 comme petite bombe, qui équivaut à six fois celle d’Hiroshima,  fait maintenant partie de l’ensemble des armes classiques…  il existe aussi dans la terminologie militaire la boîte à outils, the tool box. […] C’est la boîte à outils, et je suis le commandant général à trois étoiles […] le  type dit : "Voilà donc la mini-niuk, il lit le manuel […] Et là il est écrit qu’on peut utiliser cette bombe nucléaire.

« Je n’exagère pas. Une fois que la propagande est dans les manuels militaires, cela devient une ligne de conduite, et le problème est le suivant : ce discours inquisitorial est si perfectionné, si avancé, qu’il pourrait conduire à des décisions qui sont terribles pour l’avenir de l’humanité, et il faut donc que nous soyons tous ensemble contre ce projet militaire, ce projet de guerre.

« J’ai parlé de 750 milliards de dollars en dépenses militaires, et de 1,5 billion de dollars pour sauver les banques, tout ça en 2008-2009 […] si vous additionnez ces deux chiffres, vous avez un total qui dépasse toutes les recettes de l’État, qui sont pour une année de l’ordre de 2,3 billions, dont une grande partie sert à financer la guerre et à financer les fraudes, produit de la crise économique […] si nous voyons le programme mis en place sous Bush… il était de 750 milliards, et un autre plan similaire a été lancé par Obama au début de son mandat, en gros un billion de dollars… le total de ces opérations de sauvetage par différents moyens est estimé de 6 à 8 billions de dollars, soit de trois à quatre fois les recettes annuelles de l’État fédéral des USA.

« …l’État va s’endetter, et ce sont les banques qui le supervisent. […] les bénéficiaires du sauvetage sont en même temps les créanciers de l’État, et on appelle cette boucle financer son endettement […] les banques disent : "Bon, vous nous devez de l’argent,  parce que nous devons financer la dette qui découle du déficit fiscal, à cause tant des dépenses militaires que des opérations de sauvetage".

«La structure fiscale des USA est dans une situation terriblement grave, ce qui conduit à une conjoncture de privatisation de fait de l’État, parce qu’il n’y a pas d’argent pour financer la sante, l’éducation, les travaux publics et tout le reste. On assiste donc peu à peu à une privatisation de l’État et une privatisation de la guerre. C’est d’ailleurs déjà en route : une bonne partie de cette guerre est faite par des sociétés privées, des mercenaires, liées au complexe militaire ou industriel. »

A suivre demain.

Fidel Castro Ruz

Le 7 octobre 2010

Lire la suite : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

Mondialisation.ca, Le 8 octobre 2010

Cuba Debate

20 h 47Fidel Castro Ruz est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

Articles de Fidel Castro Ruz publiés par Mondialisation.cahttp://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21365



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.