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15/10/2010

n°56 - journal d'Iran - 28-09 au 14-10 - : Début - Les armes de destruction massive de l’Occident.


n°56 -  journal d'Iran - 28-09 au 14-10 - : Début  - Les armes de destruction massive de l’Occident.



journal d'Iran   n°56 du 28-09 au 14-10

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à Part

Les Messieurs d’Oslo  et la Chine, l’Iran et la Palestine.

Avec Obama nous tombons sur un autre « Prix Nobel de la paix »

Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ».

Ahmadinajad au cœur des débats.

Soraya Hélou : Mahmoud Ahmadinajad

Paroles & action du président Obama ...

Obama entre le chômage et la guerre.

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

Fin

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Il faut sauver Sakineh...

2-2 Pascal Sacré : Les armes de destruction massive de l’Occident.

 



Tiré à Part

Les Messieurs d’Oslo  et la Chine, l’Iran et la Palestine.

Parmi les premiers à se réjouir du choix des Messieurs d’Oslo s’est trouvée Shirin Ebadi, qui a immédiatement surenchéri : « Non seulement la Chine est un pays qui viole les droits de l’homme mais c’est aussi un pays qui appuie et soutient de nombreux autres régimes qui les violent, comme ceux qui sont au pouvoir au Soudan, en Birmanie, en Corée du Nord, en Iran… » ; en outre, c’est un pays qui est responsable de la « grande exploitation des ouvriers ». Donc, il faut boycotter « les produits chinois » et « limiter au maximum les échanges économiques et commerciaux avec la Chine » [1]. Et une fois de plus : la contribution à l’idéologie de la guerre conduite au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme » est claire, et la déclaration de guerre commerciale est ouverte. Mais alors, pourquoi Shirin Ebadi a-t-elle eu en 2003 le « Prix Nobel de la Paix » ?

Le prix a été attribué à une femme qui a une vision manichéenne des relations internationales ; dans la liste des violations des droits de l’homme il n’y a pas de place pour Abou Ghraib et Guantanamo, pour les complexes carcéraux dans lesquels Israël enferme en masse les Palestiniens, pour les bombardements et les guerres déclenchées sur la base de prétextes faux et mensongers, pour l’uranium appauvri, pour les embargos à tendance génocidaire mis en acte en défiant l’écrasante majorité des membres de l’ONU et de la communauté internationale… Et pour ce qui concerne la « grande exploitation des ouvriers » en Chine, Shirin Ebadi parle sans nul doute à tort et à travers : dans le grand pays asiatique, des centaines de millions de femmes et d’hommes ont été soustraits à la faim à laquelle ils avaient été condamnés en tout premier lieu par l’agression impérialiste et par l’embargo proclamé par l’Occident ; et ces jours-ci on peut lire dans tous les organes de presse que les salaires des ouvriers sont en train de progresser à un rythme assez rapide.

En tous cas, si l’embargo contre Cuba fait rage exclusivement contre les habitants de l’île, un éventuel embargo contre la Chine provoquerait une crise économique planétaire, avec des conséquences dévastatrices même pour les masses populaires occidentales, et bien le bonjour aux droits de l’homme (du moins aux droits économiques et sociaux). Il n’y a pas de doute : en 2003, celle qui a reçu le « Prix Nobel de la Paix » est une idéologue de la guerre, médiocre et provinciale.

A-t-on voulu récompenser une activiste qui, si ce n’est sur le plan international, du moins sur le plan intérieur à l’Iran, entend défendre la cause des droits de l’homme ?

Si cela avait été l’intention des Messieurs d’Oslo, ils auraient dû récompenser Mohammed Mossadegh qui, au début des années 1950 s’engagea à construire un Iran démocratique mais qui, ayant eu l’audace de nationaliser l’industrie pétrolière, fut renversé par un coup d’Etat organisé par la Grande-Bretagne et les USA, ces pays qui se dressent aujourd’hui en champions de la « démocratie » et des « droits de l’homme ». Ou bien les Messieurs d‘Oslo auraient-ils pu récompenser quelque courageux opposant de la féroce dictature du Shah, soutenu par les habituels, improbables champions de la cause de la « démocratie » et « des droits de l’homme ». Mais alors, pourquoi en 2003 le « Prix Nobel de la Paix » a-t-il été attribué à Shirin Ebadi ? A ce moment-là, tandis que l’interminable martyr du peuple palestinien subissait un nouveau tour de vis, la Croisade contre l’Iran se profilait clairement. Une reconnaissance attribuée à une militante palestinienne aurait été une contribution réelle à la cause de la détente et de la paix au Proche-Orient. Les militants palestiniens « non-violents » manquent-ils ? Il est difficile de qualifier de « non-violent » Obama, le leader d’un pays qui est engagé dans diverses guerres et qui dépense à lui seul en armements autant que tout le reste du monde pris dans son ensemble. En tous cas, les « non-violents » ne manquent pas en Palestine, et non-violents sont en tous cas les militants qui arrivent de tous pays en Palestine pour défendre ses habitants d’une violence déferlante, et qui, parfois, ont été balayés par des tanks ou par des bulldozers de l’armée d’occupation. Sauf que les Messieurs d’Oslo ont préféré récompenser une militante qui depuis lors n’a de cesse d’attiser le feu de la guerre en premier lieu contre l’Iran, mais maintenant contre la Chine aussi.

Après la consécration et la transfiguration de Liu Xiaobo, le président états-unien est tout de suite intervenu : et il a demandé la libération immédiate du « dissident ». Mais pourquoi, en attendant, ne pas libérer les détenus sans procès de Guantanamo ou au moins faire pression pour la libération des innombrables Palestiniens (parfois à peine adolescents) emprisonnés par Israël, comme le reconnaît même la presse occidentale, dans des complexes carcéraux terrifiants ?

 

Avec Obama nous tombons sur un autre « Prix Nobel de la paix »

Les Messieurs d’Oslo, les USA et la Chine

Avec Obama nous tombons sur un autre « Prix Nobel de la paix » aux caractéristiques assez singulières. Quand il l’a obtenu, l’an dernier, il avait déclaré qu’il avait l’intention de renforcer en Afghanistan la présence militaire des USA et de l’OTAN et de donner une impulsion aux opérations de guerre. Conforté aussi par la prestigieuse reconnaissance qu’il avait reçue à Oslo, il a été fidèle à sa parole : ils sont maintenant bien plus nombreux qu’à l’époque de Bush, ces escadrons de la mort qui du haut du ciel « éliminent » les « terroristes », les « terroristes » potentiels et les suspects de « terrorisme » ; et ces hélicoptères et avions sans pilotes qui font office d’escadrons de la mort font rage aussi au Pakistan (avec les nombreuses victimes « collatérales » qui s’en suivent) ; l’indignation populaire est si forte et répandue que même les gouvernants de Kaboul et d’Islamabad se sentent obligés de protester contre Washington. Mais Obama ne se laisse certes pas impressionner : il peut toujours exhiber son « Prix Nobel de la paix » ! Ces jours derniers, a filtré une nouvelle qui fait froid dans le dos : en Afghanistan, se trouvent des militaires états-uniens qui tuent par divertissement des civils innocents, en conservant ensuite quelque partie du corps des victimes comme souvenir de chasse. L’administration états-unienne s’est empressée de bloquer immédiatement la diffusion des détails ultérieurs et surtout des photos : choquée, l’opinion publique états-unienne et internationale aurait pu ensuite faire pression pour la fin de la guerre en Afghanistan ; pour pouvoir la continuer, cette guerre, et la rendre encore plus âpre, le « Prix Nobel de la paix » a préféré infliger aussi un coup à la liberté de la presse.

Mais on peut faire ici une considération de caractère général. Au 20ème siècle, ce sont les USA qui ont été le pays qui a vu couronner du « Prix Nobel de la paix » le plus grand nombre d’hommes d’Etat : Théodore Roosevelt (pour qui le seul « bon » Indien était celui qui était mort), Kissinger (le protagoniste du coup d’Etat au Chili et de la guerre au Vietnam), Carter (le promoteur du boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980 et de l’interdiction d’exportation de blé à l’URSS, est intervenu en Afghanistan contre les freedom fighters musulmans), Obama (qui intervient maintenant, contre les freedom fighters, entre temps devenus terroristes, a recours à un monstrueux appareil de guerre). Voyons sur le versant opposé de quelle façon les Messieurs d’Oslo se positionnent à l’égard de la Chine. Ce pays, qui représente un quart de l’humanité, ne s’est engagé dans les trois dernières décennies dans aucune guerre et a promu un développement économique qui, en libérant de la misère et de la faim des centaines de millions de femmes et d’hommes, leur permis d’accéder en tous cas aux droits économiques et sociaux. Eh bien, les Messieurs d’Oslo n’ont daigné prendre en considération ce pays que pour attribuer trois prix à trois « dissidents » : en 1989 le « Prix Nobel de la paix » est décerné au XIVème Dalai Lama, qui avait quitté la Chine depuis déjà trois décennies ; en 2000 le Nobel de littérature est attribué à Gao Xingjan, un écrivain qui était désormais citoyen français ; en 2010, le « Prix Nobel de la paix » couronne un autre dissident qui, après avoir vécu aux Etats-Unis et avoir enseigné à Columbia University, retourne en Chine « en vitesse » [2] pour participer à la révolte (tout autre que pacifique) de la Place Tienanmen. De nos jours encore, il parle ainsi de son peuple : « Nous les Chinois, si brutaux » [3]. Ainsi, aux yeux des Messieurs d’Oslo, la cause de la paix est représentée par un pays (les USA) qui se croit souvent investi de la mission divine de guider le monde, qui a installé et continue à installer des bases militaires menaçantes dans tous les coins de la planète ; pour la Chine, (qui ne détient aucune base militaire à l’étranger), pour une civilisation millénaire qui, après le siècle d’humiliations et de misère imposé par l’impérialisme, est en train de revenir à son antique splendeur, ceux qui représentent la cause de la paix (et de la culture) sont seulement trois « dissidents » qui n’ont désormais plus grand-chose à voir avec le peuple chinois et qui voient dans l’Occident le phare exclusif qui illumine le monde. Nous voyons sans aucun doute ré-émerger ici dans la politique des Messieurs d’Oslo l’antique arrogance colonialiste et impérialiste.

Alors qu’en Australie résonnent des voix inquiètes des périls de guerre, à Oslo on redonne du lustre à une idéologie de la guerre de funeste mémoire : les guerres de l’opium ont été célébrées en son temps par J. S. Mill comme une contribution à la cause de la « liberté » de l’ « acquéreur » en plus de celle du vendeur (d’opium), et par Tocqueville comme une contribution à la cause de la lutte contre l’ « immobilisme » chinois. Les mots d’ordre agités aujourd’hui par la presse occidentale ne sont pas très différents ; presse qui ne se lasse pas de dénoncer le despotisme oriental immobile. Il faut en prendre acte : peut-être sont-ils aussi inspirés par de nobles intentions, mais avec leur comportement concret les Messieurs du « Prix Nobel de la paix » ne méritent à l’heure actuelle que le Nobel de la guerre.

http://www.voltairenet.org:80/article167219.html

 

Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ».

Ces dernières semaines a eu lieu en Australie un vif débat.

Dans un essai publié sur Quartely Essay et en partie anticipé sur Australian, Hugh White a mis en garde contre d’inquiétants processus en cours : à l’ascension de la Chine, Washington répond par la traditionnelle politique de containment, en renforçant de façon menaçante son potentiel et ses alliances militaires ; Pékin, en retour, ne se laisse pas facilement intimider et « contenir » ; tout cela peut provoquer une polarisation en Asie d’alliances opposées et faire émerger « un risque réel et croissant de guerre de vastes proportions et même de guerre nucléaire ». L’auteur de cette mise en garde n’est pas un illustre inconnu : il a derrière lui une longue carrière d’analyste des problèmes de défense et de politique étrangère, et fait partie en quelque sorte de l’establishment intellectuel.

Ce n’est pas un hasard si son intervention a provoqué un débat national, auquel a aussi participé le premier ministre, Madame Julia Gillard, qui a réaffirmé la nécessité du lien privilégié avec les USA.

Mais les cercles jusqu’au-boutistes australiens sont allés bien plus loin : il faut s’engager à fond pour une Grande alliance des démocraties contre les despotes de Pékin.

Pas de doute : l’idéologie de la guerre contre la Chine s’appuie sur une idéologie de longue date qui justifie et même célèbre les agressions militaires et les guerres de l’Occident au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme ».

Et voici qu’à présent le « Prix Nobel de la paix » est conféré au « dissident » chinois Liu Xiaobo : un sens de l’opportunité parfait, d’autant plus parfait si l’on pense à la menace de guerre commerciale contre la Chine brandie cette fois de façon ouverte et solennelle par le Congrès états-unien.

La Chine, l’Iran et la Palestine

Parmi les premiers à se réjouir du choix des Messieurs d’Oslo s’est trouvée Shirin Ebadi, qui a immédiatement surenchéri : « Non seulement la Chine est un pays qui viole les droits de l’homme mais c’est aussi un pays qui appuie et soutient de nombreux autres régimes qui les violent, comme ceux qui sont au pouvoir au Soudan, en Birmanie, en Corée du Nord, en Iran… » ; en outre, c’est un pays qui est responsable de la « grande exploitation des ouvriers ».

Donc, il faut boycotter « les produits chinois » et « limiter au maximum les échanges économiques et commerciaux avec la Chine » (Corriere della Sera du 9 octobre). Et une fois de plus : la contribution à l’idéologie de la guerre conduite au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme » est claire, et la déclaration de guerre commerciale est ouverte.

Mais alors, pourquoi Shirin Ebadi a-t-elle eu en 2003 le « Prix Nobel de la Paix » ?

Le prix a été attribué à une femme qui a une vision manichéenne des relations internationales ; dans la liste des violations des droits de l’homme il n’y a pas de place pour Abou Ghraib et Guantanamo, pour les complexes carcéraux dans lesquels Israël enferme en masse les Palestiniens, pour les bombardements et les guerres déclenchées sur la base de prétextes faux et mensongers, pour l’uranium appauvri, pour les embargos à tendance génocidaire mis en acte en défiant l’écrasante majorité des membres de l’ONU et de la communauté internationale…

Et pour ce qui concerne la « grande exploitation des ouvriers » en Chine, Shirin Ebadi parle sans nul doute à tort et à travers : dans le grand pays asiatique, des centaines de millions de femmes et d’hommes ont été soustraits à la faim à laquelle ils avaient été condamnés en tout premier lieu par l’agression impérialiste et par l’embargo proclamé par l’Occident ; et ces jours-ci on peut lire dans tous les organes de presse que les salaires des ouvriers sont en train de progresser à un rythme assez rapide.

En tous cas, si l’embargo contre Cuba fait rage exclusivement contre les habitants de l’île, un éventuel embargo contre la Chine provoquerait une crise économique planétaire, avec des conséquences dévastatrices même pour les masses populaires occidentales, et bien le bonjour aux droits de l’homme (du moins aux droits économiques et sociaux).

Il n’y a pas de doute : en 2003, celle qui a reçu le « Prix Nobel de la Paix » est une idéologue de la guerre, médiocre et provinciale. A-t-on voulu récompenser une activiste qui, si ce n’est sur le plan international, du moins sur le plan intérieur à l’Iran, entend défendre la cause des droits de l’homme ?

Si cela avait été l’intention des Messieurs d’Oslo, ils auraient dû récompenser Mohammed Mossadegh qui, au début des années 1950 s’engagea à construire un Iran démocratique mais qui, ayant eu l’audace de nationaliser l’industrie pétrolière, fut renversé par un coup d’Etat organisé par la Grande-Bretagne et les USA, ces pays qui se dressent aujourd’hui en champions de la « démocratie » et des « droits de l’homme ».

Ou bien les Messieurs d‘Oslo auraient-ils pu récompenser quelque courageux opposant de la féroce dictature du Shah, soutenu par les habituels, improbables champions de la cause de la « démocratie » et « des droits de l’homme ». Mais alors, pourquoi en 2003 le « Prix Nobel de la Paix » a-t-il été attribué à Shirin Ebadi ?

A ce moment-là, tandis que l’interminable martyr du peuple palestinien subissait un nouveau tour de vis, la Croisade contre l’Iran se profilait clairement. Une reconnaissance attribuée à une militante palestinienne aurait été une contribution réelle à la cause de la détente et de la paix au Proche-Orient. Les militants palestiniens « non-violents » manquent-ils ?

Il est difficile de qualifier de « non-violent » Obama, le leader d’un pays qui est engagé dans diverses guerres et qui dépense à lui seul en armements autant que tout le reste du monde pris dans son ensemble.

En tous cas, les « non-violents » ne manquent pas en Palestine, et non-violents sont en tous cas les militants qui arrivent de tous pays en Palestine pour défendre ses habitants d’une violence déferlante, et qui, parfois, ont été balayés par des tanks ou par des bulldozers de l’armée d’occupation. Sauf que les Messieurs d’Oslo ont préféré récompenser une militante qui depuis lors n’a de cesse d’attiser le feu de la guerre en premier lieu contre l’Iran, mais maintenant contre la Chine aussi.

Après la consécration et la transfiguration de Liu Xiaobo, le président états-unien est tout de suite intervenu : et il a demandé la libération immédiate du « dissident ». Mais pourquoi, en attendant, ne pas libérer les détenus sans procès de Guantanamo ou au moins faire pression pour la libération des innombrables Palestiniens (parfois à peine adolescents) emprisonnés par Israël, comme le reconnaît même la presse occidentale, dans des complexes carcéraux terrifiants ?

Les messieurs d’Oslo, les USA et la Chine

Avec Obama nous tombons sur un autre « Prix Nobel de la paix » aux caractéristiques assez singulières. Quand il l’a obtenu, l’an dernier, il avait déclaré qu’il avait l’intention de renforcer en Afghanistan la présence militaire des USA et de l’OTAN et de donner une impulsion aux opérations de guerre.

Conforté aussi par la prestigieuse reconnaissance qu’il avait reçue à Oslo, il a été fidèle à sa parole : ils sont maintenant bien plus nombreux qu’à l’époque de Bush, ces escadrons de la mort qui du haut du ciel « éliminent » les « terroristes », les « terroristes » potentiels et les suspects de « terrorisme » ; et ces hélicoptères et avions sans pilotes qui font office d’escadrons de la mort font rage aussi au Pakistan (avec les nombreuses victimes « collatérales » qui s’en suivent) ; l’indignation populaire est si forte et répandue que même les gouvernants de Kaboul et Islamabad se sentent obligés de protester contre Washington. Mais Obama ne se laisse certes pas impressionner : il peut toujours exhiber son « Prix Nobel de la paix » !

Ces jours derniers, a filtré une nouvelle qui fait froid dans le dos : en Afghanistan, se trouvent des militaires états-uniens qui tuent par divertissement des civils innocents, en conservant ensuite quelque partie du corps des victimes comme souvenir de chasse. L’administration états-unienne s’est empressée de bloquer immédiatement la diffusion des détails ultérieurs et surtout des photos : choquée, l’opinion publique états-unienne et internationale aurait pu ensuite faire pression pour la fin de la guerre en Afghanistan ; pour pouvoir la continuer, cette guerre, et la rendre encore plus âpre, le « Prix Nobel de la paix » a préféré infliger aussi un coup à la liberté de la presse.

Mais on peut faire ici une considération de caractère général. Au 20ème siècle, ce sont les USA qui ont été le pays qui a vu couronner du « Prix Nobel de la paix » le plus grand nombre d’hommes d’Etat : Théodore Roosevelt (pour qui le seul « bon » Indien était celui qui était mort), Kissinger (le protagoniste du coup d’Etat au Chili et de la guerre au Vietnam), Carter (le promoteur du boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980 et de l’interdiction d’exportation de blé à l’URSS, intervenue en Afghanistan contre les freedom fighters musulmans), Obama (qui maintenant, contre les freedom fighters, entre temps devenus terroristes, a recours à un monstrueux appareil de guerre). Voyons sur le versant opposé de quelle façon les messieurs d’Oslo se positionnent à l’égard de la Chine.

Ce pays, qui représente un quart de l’humanité, ne s’est engagé dans les trois dernières décennies dans aucune guerre et a promu un développement économique qui, en libérant de la misère et de la faim des centaines de millions de femmes et d’hommes, leur permis d’accéder en tous cas aux droits économiques et sociaux. Eh bien, les messieurs d’Oslo n’ont daigné prendre en considération ce pays que pour attribuer trois prix à trois « dissidents » : en 1989 le « Prix Nobel de la paix » est décerné au XIVème Dalai Lama, qui avait quitté la Chine depuis déjà trois décennies ; en 2000 le Nobel de littérature est attribué à Gao Xingjan, un écrivain qui était désormais citoyen français ; en 2010, le « Prix Nobel de la paix » couronne un autre dissident qui, après avoir vécu aux Etats-Unis et avoir enseigné à Columbia University, retourne en Chine « en vitesse » (Marco Del Corona, dans le Corriere della Sera du 9 octobre) pour participer à la révolte (tout autre que pacifique) de la Place Tienanmen. De nos jours encore, il parle ainsi de son peuple : « Nous les Chinois, si brutaux » (Ilaria Maria Sala, La Stampa, 9 octobre).

Ainsi, aux yeux des messieurs d’Oslo, la cause de la paix est représentée par un pays (les USA) qui se croit souvent investi de la mission divine de guider le monde, qui a installé et continue à installer des bases militaires menaçantes dans tous les coins de la planète ; pour la Chine, (qui ne détient aucune base militaire à l’étranger), pour une civilisation millénaire qui, après le siècle d’humiliations et de misère imposé par l’impérialisme, est en train de revenir à son antique splendeur, ceux qui représentent la cause de la paix (et de la culture) sont seulement trois « dissidents » qui n’ont désormais plus grand-chose à voir avec le peuple chinois et qui voient dans l’Occident le phare exclusif qui illumine le monde. Nous voyons sans aucun doute re-émerger ici dans la politique des Messieurs d’Oslo l’antique arrogance colonialiste et impérialiste.

Alors qu’en Australie résonnent des voix inquiètes des périls de guerre, à Oslo on redonne du lustre à une idéologie de la guerre de funeste mémoire : les guerres de l’opium ont été célébrées en son temps par J. S. Mill comme une contribution à la cause de la « liberté » de l’ « acquéreur » en plus de celle du vendeur (d’opium), et par Tocqueville comme une contribution à la cause de la lutte contre l’ « immobilisme » chinois. Les mots d’ordre agités aujourd’hui par la presse occidentale ne sont pas très différents, presse qui ne se lasse pas de dénoncer le despotisme oriental immobile. Il faut en prendre acte : peut-être sont-ils aussi inspirés par de nobles intentions, mais avec leur comportement concret les Messieurs du « Prix Nobel de la paix » ne méritent à l’heure actuelle que le Nobel de la guerre.

Domenico Losurdo :

Publié le 9 octobre 2010 sur le blog de l’auteur

http://domenicolosurdo.blogspot.com/2010/10/il-nobel-della-guerra-ai-signori-del.html
http://www.voltairenet.org/article167219.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Voir aussi sur Réseau Voltaire :

Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme

 

Tableau récapitulatif des 8 derniers lauréats du Nobel de la paix :

http://www.voltairenet.org/article167221.html

 

Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre

2003

Shirine Ebadi

Pour faire monter la pression contre l’Iran

2004

Wangari Muta Maathai

Pour faire monter la pression contre le Kenya et les Etats africains qui se rapprochent de la Chine

2005

AIEA et Mohamed ElBaradei

Pour avoir neutralisé Hans Blix et avoir permis la guerre contre l’Irak

2006

Muhammad Yunus et la Grameen Bank

Pour avoir financiarisé la pauvreté en prêtant aux personnes non solvables à un taux double du marché

2007

GIEC et Al Gore

Pour avoir inventé le bogue de l’an 2000 et pour justifier la financiarisation de l’écologie et la Bourse des droits d’émission de CO2

2008

Martti Ahtisaari

Pour avoir fait capoter les négociations avec la Serbie et avoir justifié la guerre du Kosovo

2009

Barack Obama

Pour avoir relooké les USA tout en continuant leurs guerres impériales

2010

Liu Xiaobo

Pour faire monter la pression contre la Chine

Le 12 octobre 2010

Réseau Voltaire

www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20101012&articleId=21409



Ahmadinajad au cœur des débats.

Soraya Hélou : Mahmoud Ahmadinajad

C’est une personnalité peu commune qui suscite les craintes de l’Occident et l’enthousiasme des foules aspirant au changement. En quelques années, le président de la République islamique d’Iran est devenu un casse-tête pour les régimes occidentaux et a soulevé une vague d’espoir dans les milieux populaires arabes et musulmans. En l’accueillant à plusieurs reprises sur son sol, dans le cadre des sessions annuelles de l’Assemblée générale des Nations Unies, les Etats-Unis croyaient pouvoir le tourner en ridicule et le discréditer. Mais aussi bien à la tribune des Nations unies que dans certaines universités américaines qui l’ont accueilli pour des conférences, il a créé la surprise à cause de son franc-parler et de son discours qui dérange. Les régimes occidentaux ont bien cherché à le diaboliser, ils ont misé à deux reprises sur son échec à l’élection présidentielle et ils ont même tenté de soulever les Iraniens contre lui, mais Mahmoud Ahmadinajad est encore en fonction, et jouit même d’une grande popularité dans son pays.
Petit, toujours en mouvement, les yeux vifs et le sourire large, Mahmoud Ahmadinajad apparaît d’abord comme un homme jovial, qui met tout de suite son interlocuteur à l’aise. Détenteur d’un doctorat en génie, il peut passer sans problème d’un sujet spécialisé à l’autre, sachant d’instinct établir un lien de complicité avec ses interlocuteurs. Vif, il sait aussi les déstabiliser lorsqu’ils cherchent à lui tendre des pièges. Ahmadinajad soigne aussi son image. De condition modeste, il tient à conserver ses habitudes d’homme pauvre. Le siège présidentiel qu’il occupe est une bâtisse modeste alors que l’Iran regorge d’anciens palais du Shah transformés en sièges officiels. C’est son choix et il l‘assume jusqu’au bout. Elu d’abord maire de Téhéran, il a réussi à gérer cette ville immense, en établissant une sorte d’égalité entre les quartiers aisés et ceux moins favorisés. D’ailleurs, depuis son passage à la mairie de Téhéran, la ville est devenue d’une propreté irréprochable, surtout pour une mégapole de cette ampleur.
Tout au long de ses années au service public, il a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu une si grande popularité au sein des couches défavorisées. Il met d’ailleurs souvent en avant son mode de vie simple, en dépit des honneurs de sa fonction. Ses détracteurs l’accusent d’ailleurs d’être populiste, mais l’homme vit réellement dans la simplicité, refusant d’utiliser les voitures de fonction pour ses visites aux membres de sa famille, et rejetant les fastes et les ors des palais. Bourreau de travail, il tient presque quotidiennement une réunion du conseil des ministres et peut convoquer ses collaborateurs à une soudaine réunion nocturne. On ne lui connaît pas de hobbies. C’est un homme qui se veut entièrement dévoué à la cause qu’il défend, celle « des opprimés face à l’Occident oppresseur ». Ses discours qualifiés d’extrémistes dérangent justement l’Occident protecteur d’Israël mais provoquent l’enthousiasme des foules dans son pays et dans le monde arabo-musulman. Sa prochaine visite au Liban est donc porteuse de nombreux symboles, dont le plus important est sans doute destiné à Israël, qui reste à l’origine des maux de la région.

Soraya Hélou :

Vendredi 8 octobre 2010

Article publié sur Résistance islamique au Liban Source : Fadwa Nassar

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Soraya_Helou.081010.htm



Paroles & action du président Obama ...

Obama au cœur des débats.

Obama entre le chômage et la guerre.

Extrait

La représentation donnée dans le «bureau oval» par Obama camoufle la situation dans laquelle se trouvent plongés, en Afghanistan et en Irak, les Etats-Unis ainsi que l’administration démocrate. Elle possède, peut-être, une charge de propagande qui se veut efficace – en fait, assez affligée – avant les élections de mi-mandat, le 2 novembre 2010. Ces dernières se dérouleront dans un climat de morosité économique et d’explosion du chômage, entre autres de longue durée. La baisse des salaires pour celles et eux qui trouvent un nouvel emploi, souvent précaire, est relevée par toute la presse économique.

Les sondages placent Obama au plus bas depuis 18 mois: selon la chaîne NBC, 62% des personnes interrogées pensent qu’Obama s’est engagé sur une fausse voie dans divers domaines.

La droite républicaine et des forces hors de l’appareil républicain construisent un secteur très «droitisé» de ladite opinion publique. Les dernières analyses sociologiques montrent qu’un cinquième des participants au mouvement protéiforme «Tea Party» ont des revenus de 100'000 dollars par an. Mais 72% disposent de 50'000 dollars. Un revenu qui n’est certes pas celui des couches salariées très moyennement rétribuées aux Etats-Unis. Toutefois, ces couches présentes dans des regroupements vivaces réactionnaires ne constituent par la strate supérieure, pour reprendre une classification propre à la sociologie américaine. Cependant, elles occupent une place significative dans la dialectique politico-médiatique actuelle, quelque deux mois avant les élections.

De plus, le mouvement «Tea Party» est subventionné par quelques grandes fortunes, comme l'a rapporté le magazine The New Yorker: le plus connu, Rupert Murdoch, magnat des médias (Fox News). Mais aussi – ce qui a étonné des «libéraux» de New-York – les frères David et Charles Koch, parmi les premières fortunes des Etats-Unis. Ils contrôlent des raffineries en Alaska, Texas, Minnesota, des milliers de kilomètres d'oléoducs, les textiles synthétiques Lycra (sous-produit du pétrole). Ils s'opposent à toutes les mesures visant à réglementer, un tant soit peu, l'industrie pétrolière et les émissions de CO2. Cette opposition – qui a d'autres appuis, certes – est un des facteurs expliquant le blocage de la plus que modérée Energy Bill d'Obama. Le «Tea Party», sur ce terrain, leur est utile.

La confusion suscitée par la politique bipartisane d’Obama – faite de concessions permanentes, au rabais, au nom d’un réalisme pragmatique – facilite la tâche de diverses forces ultra-réactionnaires. Une politique plus déterminée – ne serait-ce que de type semi-keynésien bourgeois – est, de fait, réclamée par des couches populaires durement frappées par la crise sociale. Y compris, par une partie de celles et ceux attirés par des mouvements du genre «Tea Party». Des enquêtes révèlent qu’une partie d’entre eux attend une action de l’état, au moins à l’échelle de leur «Etat» (canton). Dans des régions comme la Californie, les organisations charitables ont vu exploser par trois ou quatre le nombre de personnes qu’elles nourrissent ou abritent. Elles ne peuvent plus faire face.

Charles-André Udry

Jeudi, 09 Septembre 2010

Publié sur le site Alencontre: www.alencontre.org 3 septembre 2010

http://lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&view=article&Itemid=53&id=1753



1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Les Etats-Unis ont "traîné le monde dans la boue", accuse Ahmadinejad

extrait

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé dimanche une violente attaque contre Washington en remettant en cause le 11 septembre et en affirmant que les Etats-Unis avaient "traîné le monde dans la boue", a rapporté le site de la télévision d'Etat.

"Ils ont tellement de culot qu'ils nous menacent et affirment que toutes les options sont sur la table, que le diable vous emporte vous-mêmes (...), vous qui avez traîné le monde dans la boue", a déclaré le président Ahmadinejad.

Les Etats-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, n'ont pas écarté l'option militaire pour stopper l'Iran. Téhéran a toujours affirmé que son programme nucléaire est purement civil.

"Ils (les Etats-Unis, ndlr) ont lâché un chien sauvage (Israël, ndlr) dans la région et, sous ce prétexte, ils pillent en permanence la région", a déclaré M. Ahmadinejad.

M. Ahmadinejad est également revenu sur l'attaque du 11 septembre 2001.

"Nous avons des centaines de questions sur le 11 septembre et ils doivent y répondre", a déclaré M. Ahmadinejad.

"S'ils prétendent que 3.000 personnes ont été tuées le 11 septembre, ils (les responsables) doivent être identifiés et exécutés. Nous vous aiderons aussi pour les arrêter mais à condition que vous donniez des preuves", a-t-il affirmé.

Le président iranien a ajouté que "les Américains eux-mêmes n'acceptent pas leurs affirmations", a-t-il affirmé.

Le mois dernier, le président Ahmadinejad a affirmé que les Etats-Unis étaient impliqués dans l'attaque du 11 septembre, lors d'un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

"Sous ce prétexte, ils ont envahi notre région, verse le sang des gens et font ce qu'ils veulent", a-t-il lancé.

"Il vaut mieux que vous quittiez la région vous-mêmes car sinon les peuples de la région vous expulseront en vous donnant un coup de pied dans le derrière", a-t-il ajouté.

03/10

http://www.lepoint.fr/monde/iran-les-etats-unis-ont-traine-le-monde-dans-la-boue-accuse-ahmadinejad-03-10-2010-1244345_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101003 


Les grandes manœuvres 

Pétrole : la Chine, la Turquie et la Malaisie veulent investir en Iran.
La Chine, la Turquie et la Malaisie ont exprimé leur disposition à investir dans des projets pétrochimiques en Iran. C’est le directeur général de la société des industries pétrochimiques Abdel Hussein Bayyat qui l’a affirmé pour l’agence de presse iraniennes Fars.
Toujours selon Bayyat, la baisse des investissements pétroliers en Iran est due à la récession des marchés économiques mondiaux et en Europe, et non aux sanctions que les pays occidentaux exercent contre le secteur pétrolier de ce pays.
Et d’assurer que mêmes des pays comme le Qatar et l’Arabie Saoudite souffrent d’une baisse d’investissements dans le secteur pétrolier.
« La république islamique a déployé des efforts assidus pour que des marchés asiatiques prennent la place des marchés européens, et nous avons reçu des offres d’investissements de la part de la Chine, de la Turquie et de la Malaisie ».
Cette annonce intervient avec la décision de quatre grandes compagnies pétrolières européennes de se retirer d’Iran,
afin de se mettre à l’abri de sanctions américaines.

01/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=156375&language=fr 


Politique extérieure

Réunion économique arabo-iranienne au centre Adnane Kassar

À l'occasion de la prochaine visite officielle du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, une réunion élargie a eu lieu hier au Centre Adnane Kassar pour l'économie arabe entre une délégation iranienne, présidée par le vice-ministre du Commerce iranien Babek Afqahi, et des hommes d'affaires libanais et arabes, en présence du président de l'Union des chambres de commerce arabes Adnane Kassar et de l'ambassadeur iranien Ghadanfar Rokon Abadi.
Le ministre Kassar a insisté à cette occasion sur l'importance de cette rencontre, soulignant que la visite du président iranien représentait un tournant principal dans les relations économiques entre l'Iran et les pays arabes.

De son côté, le vice-ministre du Commerce iranien, Babek Afqahi, a souligné l'importance de dynamiser les échanges commerciaux entre l'Iran et les pays arabes, indiquant que ces derniers ne représentent à l'heure actuelle que 15 % des échanges entre l'Iran et le reste du monde.

12/10/2010

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/674593/Reunion_economique_arabo-iranienne_au_centre_Adnane_Kassar.html


Sur le terrain

Contrat de S-300

1- Annulation du contrat de S-300 à l'Iran: la Russie restituera l'à-valoir
La Russie ne remboursera à l'Iran que son à-valoir suite à l'annulation du contrat de livraison de systèmes antiaériens S-300, a annoncé jeudi aux journalistes Sergueï Tchemezov, patron de Rostekhnologuii, holding russe des hautes technologies.
"En vertu de ce contrat, nous avons reçu un à-valoir de 166,8 millions de dollars. La clause de force majeure nous oblige à rembourser cette somme", a indiqué le responsable.
Conclu en 2007, le contrat de livraison de S-300 à l'Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de cette arme pour un montant d'environ 800 millions de dollars.
Le 22 septembre dernier, le président Dmitri Medvedev a interdit, par décret, le transfert à l'Iran de missiles, véhicules blindés, avions de combat, hélicoptères de frappe et bâtiments de guerre en application des sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'Onu.

 

2- S-300  pour l'Iran: la résiliation des contrats fait perdre 13 mds USD à Moscou
Les pertes de la Russie dues à l'interruption de la coopération militaire et technique avec l'Iran en application de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l'ONU peuvent constituer entre 11 et 13 milliards de dollars, a déclaré jeudi à Moscou Igor Korotchenko, directeur du Centre d'analyse du commerce mondial des armements.
"Ce montant tient compte des livraisons prévues par les contrats déjà signés et du manque à gagner qui découle de l'annulation des projets prometteurs", a indiqué M.Korotchenko.
En 2001, Téhéran a procédé au rééquipement des forces armées iraniennes.
Echelonné sur 25 ans, son programme de modernisation sera financé au niveau de 25 milliards de dollars. "L'industrie militaire russe pouvait compter sur la moitié de cette somme" entre 2010 et 2025, puisque l'Iran envisageait d'acheter des matériels et armements en Russie, a expliqué l'expert.
Sergueï Tchemezov, patron de Rostekhnologuii, holding russe des hautes technologies, a annoncé jeudi que Moscou rembourserait à l'Iran son acompte de 166,8 millions de dollars suite à l'annulation du contrat sur les S-300.
Par ailleurs, l'Iran souhaitait acheter entre 18 et 36 missiles sol-air russes Bouk-M2E (de 250 à 500 M USD de manque à gagner), un millier de missiles sol-air portables Igla (500 M USD) et des radars russes Gamma-DE et Kasta-2E2 (de 100 à 200 M USD).
En janvier 2007, la Russie a livré 29 missiles à petite portée Tor-M1 pour 700 millions de dollars à l'Iran. Si Moscou refuse de fournir les pièces détachées pour ces missiles, il perdra entre 50 et 80 millions de dollars.
L'annulation de la coopération militaire russo-iranienne causera des pertes de 1,8 à 2,2 mds USD pour les équipements antiaériens, de 2,2 à 3,2 mds USD pour les matériels de la Marine, de 3,4 à 3,7 mds USD pour les avions de combats, de 2,1 à 2,5 mds USD pour les armements terrestres et 1,1 md USD pour les hélicoptères, a conclu le responsable.
8/10/2010

 

1 Le ministre iranien de la défense Ahmad Vahidi a entamé lundi une visite en Azerbaïdjan
Dans son entretien à l’APA, le ministre iranien a indiqué que les relations bilatérales, la paix et la stabilité dans la région figurent au menu de la visite : « j’espère que les rencontres à Bakou soient utiles pour la région. Nous allons discuter en général, le potentiel militaire de deux pays » a-t-il indiqué.
La stabilité et la sécurité à la mer Caspienne figurent à la fois, à l’ordre du jour de la visite : « C’est une question primordiale pour les 5 pays riverains, y compris l’Iran et l’Azerbaïdjan. Nous allons discuter des questions importantes concernant à la mer caspienne » a-t-il ajouté.
L’Iran est favorable à aider l’Azerbaïdjan et d’a autres pays pour la paix et la stabilité au Caucase ; « Nous sommes tombés déjà d’accord à élargir des liens militaires avec l’Azerbaïdjan. Nous discuterons dans le cadre de la visite, l’élargissement de ces liens et de la coopération. Des nouveaux documents puissent être signé » a-t-il conclu.

http://fr.apa.az/news.php?id=11331

 

2 Vahidi : les Etats de la région ne sont pas une menace pour notre sécurité.
Le Ministre de la Défense iranien, en visite en Azerbaidjan, a affirmé que son pays ne se sent pas menacée par les pays riverains du Golfe.
Répondant à la question posée par l’agence de presse azerbaidjanaise TREND, si il doit considérer le contrat d'armement entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite d’une valeur de 60 milliards de dollars comme une menace pour son pays, Vahidi a assuré : «Je ne ressens pas de menace en provenance des pays bordant le Golfe."
Vahidi a indiqué que les États-Unis cherchent à faire embraser une course aux armements dans la région, ajoutant que "les Etats-Unis cherchent à maximiser les profits tout en maintenant la supériorité du régime israélien dans le domaine de l'armement sur les pays arabes et musulmans."
Par ailleurs, concernant la vente des missiles russes reportée, Vahidi a souligné que "les responsables russes, dans leur majorité, pensent que l'Iran a le droit de réclamer le système de DCA S-300".
Le général Ahmad Vahidi a affirmé que le contrat de l'achat du système DCA S-300 ne contredit pas en rien les règles et les engagements internationaux des parties concernées, ce point a été explicitement résolu dans le texte du contrat.
" Le processus actuel est issu des ingérences de certaines parties visant à détériorer les relations irano-russes et à saper les engagements qu'ils ont l'un envers l'autre, mais si les pays de la région remplissaient leurs engagements, cela renforcerait la confiance mutuelle et la solidarité et créerait des liens sécuritaires solides de part et d'autre, censés assurer les intérêts communs » a-t-il insisté.
Rappelons que le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi est arrivé lundi en visite en Azerbaïdjan, où il discutera du renforcement de la coopération militaire entre les deux pays, ainsi que des problèmes de la sécurité dans la région et dans la mer Caspienne, a annoncé lundi l'agence APA.
"J'espère que nos entretiens à Bakou seront utiles pour nos deux pays ainsi que pour l'ensemble de la région. Nous examinerons les potentiels militaires de nos deux pays afin de porter au plus haut niveau la coopération. Nous pourrons également signer de nouveaux accords", a indiqué le ministre iranien sans toutefois donner plus de précisions.
Il a ajouté que les deux parties discuteraient également des problèmes de sécurité et de stabilité dans la région de la mer Caspienne.
En ce qui concerne les contrats de sécurité et militaire entre l’Iran et la République d'Azerbaïdjan, il a indiqué qu'en vertu des accords conclus, les contrats d'antan sont devenus opérationnels, ce qui a rendu satisfaites les deux parties, qui a eu des acquis positifs pour les deux pays et qui est à même de jouer un rôle déterminant dans le rétablissement de la paix, de la stabilité et de la sécurité de la région.
Dans une autre partie de ses propos, le ministre de la Défense a fait allusion aux démarches entreprises pour militariser la mer Caspienne et il a évoqué la sécurité de cette région: pour l’Iran, la mer Caspienne est la mer de la paix et de l'amitié. Une juste conception de cette idée et sa propagation sauront renforcer les relations multilatérales, réaliser une paix durable et assurer a maxima les intérêts de tous les pays riverains.
La visite du ministre iranien de la Défense se déroule sur l'invitation de son homologue azerbaïdjanais Safar Abiïev.

11/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=157608&language=fr


Préparation à la guerre

Manœuvres militaires conjointes avec la Turquie

L’Iran a ouvert son espace aérien aux vols militaires chinois et ce au cours des récentes manœuvres militaires conjointes avec la Turquie, a rapporté la chaîne satellitaire iranienne PressTV !
En fait, c’est la première fois qu’Ankara et Pékin mènent ce genre de manœuvres militaires baptisées « les faucons de l’Anatolie » : elles ont eu lieu  dans la région de l'Anatolie en Turquie centrale le mois dernier.
Les F-16 turcs et les avions de chasse chinois Sukhoi 27 et 29 ont participé à ces exercices militaires. A noter qu’ils  ont eu lieu avant une visite prévue du Premier ministre Chinois Wen Jiabao en Turquie.
La Turquie et la Chine ont fait leur premier pas en matière de coopération militaire dans les années 90 du siècle dernier à travers  la production conjointe de missiles  d'une portée de 150 kilomètres,  a précisé  le quotidien turque "Hurriyet" sur son site Internet

http://www.almanar.com.lb

 

Un ver informatique s'attaque à des sites industriels en Iran.

L'agence iranienne de l'énergie nucléaire s'efforce de combattre un ver informatique qui a affecté des sites industriels en Iran, rapporte la presse iranienne.

Selon l'agence ISNA, proche du pouvoir, des experts nucléaires se sont réunis cette semaine pour déterminer comment se débarrasser du programme malveillant Stuxnet.

Ce ver complexe est capable de prendre le contrôle des systèmes informatiques contrôlant des installations industrielles.

Des experts en Allemagne ont identifié en juillet le ver informatique, qui s'est depuis manifesté en Iran, en Indonésie, en Inde et aux Etats-Unis. Un ver informatique est capable d'exploiter les différentes ressources de l'ordinateur pour se reproduire, se transmettant par Internet ou par l'intermédiaire de clés USB contaminées. Stuxnet, selon les experts, semble le premier ver conçu spécifiquement pour prendre le contrôle de systèmes industriels, et non pas seulement voler ou manipuler des données.

ISNA a expliqué vendredi que Stuxnet s'est propagé à travers l'Iran ces dernières semaines, affectant des sites industriels non précisés. On ignore si la première centrale nucléaire iranienne, à Bouchehr dans le sud du pays, a été visée comme l'ont rapporté des articles de la presse étrangère. Ces informations n'ont pas pu être confirmées.

Les Etats-Unis traquent également Stuxnet et le ministère de l'Intérieur a mis en place des équipes spécialisées capables de répondre en urgence à des cyber-attaques qui viseraient des installations industrielles dans le pays.

04-10

AP

Mousavi : Ahmadinejad met l’Iran en péril en demandant une commission d’enquête sur le 11-Septembre….
Le leader de l’opposition iranienne pro-US, Mir Hossein Mousavi, a accusé le président Mahmoud Ahmadinejad d’avoir isolé un peu plus le pays en demandant une commission d’enquête sur le 11-Septembre à la tribune des Nations Unies.

« Qui vous a mandaté pour nous mettre le monde entier à dos avec votre aventurisme et votre dictature qui conduisent à la grave situation économique et politique actuelle ? », a t-il déclaré sur son site web, Kaleme.com. « Ne vous applaudissez pas vous-même ! Convoquez un référendum et nous verrons si les gens approuvent vos politiques destructrices ! », a t-il conclu.

M. Mousavi qui disposait d’un tiers des suffrages exprimés lors de la dernière élection présidentielle, a tenté de prendre le pouvoir par la force avec l’aide des Anglo-Saxons. Ayant perdu une grande partie de son audience du fait de son recours à la violence, il tente aujourd’hui de reconquérir son électorat en coalisant tous les mécontents, notamment les victimes des sanctions économiques internationales.

La majorité de la population iranienne soutient la Révolution islamique et persiste à considérer que l’Iran doit lutter contre l’impérialisme et le sionisme malgré le prix à payer.

http://www.voltairenet.org:80/article167182.html



2) Politique des Usa

Clinton

Hillary Clinton renforce le dispositif des révolutions colorées
Hillary Clinton a décidé de renforcer en amont le soutien du département d’Etat des Etats-Unis aux associations étrangères qui peuvent jouer un rôle lors de révolutions colorées et d’associer Israël à ce dispositif. Il est apparu en effet difficile de mobiliser au dernier moment des gens qui ont besoin de temps pour être apprivoisés.

Dans cette perspective, elle s’est dotée d’un conseiller pour la société civile et les démocraties émergentes, Tomicah Tillemann.

Tilleman est le petit-fils de Tom Lantos (1928-2008), un juif hongrois, qui fut sauvé des persécutions nazies par Raoul Wallenberg, et qui devint représentant de la Californie au Congrès des Etats-Unis.

La Fondation Lantos pour les Droits de l’homme et la Justice, placée sous le haut patronage du président d’Israël, soutient financièrement des groupes d’opposition dans plusieurs pays, notamment en Chine.

Particulièrement brillant, Tomicah Tillemann a été admis à l’université de Yale à 14 ans. Il a travaillé au Sénat comme assistant parlementaires de commissions ou sous-commissions présidées par Joe Biden ou Barack Obama. Proche d’Hillary Clinton, il était devenu l’un des rédacteurs de ses discours.

http://www.voltairenet.org:80/article167169.html



Les Voisins

Chine

Iran-chine

 L’Iran a ouvert son espace aérien aux vols militaires chinois et ce au cours des récentes manœuvres militaires conjointes avec la Turquie, a rapporté la chaîne satellitaire iranienne PressTV !
En fait, c’est la première fois qu’Ankara et Pékin mènent ce genre de manœuvres militaires baptisées « les faucons de l’Anatolie » : elles ont eu lieu dans la région de l'Anatolie en Turquie centrale le mois dernier.
Les F-16 turcs et les avions de chasse chinois Sukhoi 27 et 29 ont participé à ces exercices militaires. A noter qu’ils ont eu lieu avant une visite prévue du Premier ministre Chinois Wen Jiabao en Turquie.
La Turquie et la Chine ont fait leur premier pas en matière de coopération militaire dans les années 90 du siècle dernier à travers la production conjointe de missiles d'une portée de 150 kilomètres, a précisé le quotidien turque "Hurriyet" sur son site Internet

http://www.almanar.com.lb


Syrie

Assad souligne la solidité de son alliance avec l'Iran..

En visite samedi à Téhéran, le président syrien Bachar al Assad a assuré son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad de la solidité des liens entre leurs pays. "Nous sommes depuis le début de la Révolution islamique (de 1979) aux côtés de l'Iran de manière fraternelle", a-t-il déclaré.

"Nous sommes depuis le début de la Révolution islamique (de 1979) aux côtés de l'Iran de manière fraternelle", a déclaré le chef de l'Etat syrien lors d'une visite de 24 heures en Iran.

Son hôte lui a décerné la plus haute médaille iranienne en hommage à son soutien aux Palestiniens et au Liban ainsi que pour sa "résistance générale" - une expression visant généralement les Etats-Unis et leurs alliés.

"Nos deux gouvernements et nos deux pays sont frères", a déclaré Ahmadinejad lors d'une cérémonie télévisée.

De son côté, Assad a évoqué "(...) la position continue et éternelle de la Syrie aux côtés de l'Iran".

Son homologue iranien a chanté les louanges de Damas. "La Syrie est un bienfaiteur des musulmans, des Arabes et même de l'humanité", a-t-il dit.

Ahmadinejad compte se rendre dans le courant du mois au Liban, une visite qui risque d'être perçue comme une provocation par le voisin israélien.

(Reuters/Morteza Nikoubazl)

02/10/2010
http://www.lexpress.fr/actualites/2/assad-souligne-la-solidite-de-son-alliance-avec-l-iran_924509.html



Dans le monde

Allemagne

L'Iran et l'Allemagne doivent élargir leurs relations, dit l'ambassadeur allemand.

L'ambassadeur allemand Brand Erbel estime que l'Allemagne et l'Iran ont besoin d'élargir leurs relations, rapporte l'agence de presse semi-officielle Mehr.
L'Iran a un grand potentiel pour se développer dans tous les domaines, a affirmé Erbel lors d'un entretien avec Ali Adiani, chef du groupe d'amitié parlementaire Iran-Allemagne, disant que les deux parties doivent utiliser ce potentiel pour leurs propres bénéfices.
Selon Erbel, les relations historiques entre les deux pays sont toujours amicales.

11.10

http://french.peopledaily.com.cn/International/7162157.html


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