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23/10/2010

n°555 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 22-10 - : Suite : - : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là …

n°555 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 22-10 - : Suite : -  : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là …



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

555 du 22-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

Tiré à part (suite)

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-4 Centre Palestinien d'Information : Le droit au retour menacé par la solution de deux Etats avec un Etat purement juif.

1-5 Nejad : Le Liban, la Syrie, la Palestine, la Turquie et l'Iran dans un même front.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 ierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

2-2 Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme : L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants..

2-3 Hicham Issa : Je continue à rêver d’une enfance libre.

 

 


1-4 Centre Palestinien d'Information : Le droit au retour menacé par la solution de deux Etats avec un Etat purement juif.

Rapport

Le droit au retour reste un principe palestinien qui ne peut jamais tomber en aussi haute soit sa fonction, sa position, sa mission…

Les lois et les traités internationaux soutiennent ce droit palestinien. Cependant, la communauté internationale ne fait rien pour appliquer ce droit à cause de la faiblesse arabe et de la faiblesse du négociateur palestinien qui ne court que derrière le mirage des négociations, qui ne font que porter préjudice à la cause palestinienne. Le négociateur ne fait que des concessions sur les principes du peuple palestinien, dont le droit au retour à leurs maisons, à leur patrie.

Succession de conspirations

Le droit au retour est toujours le sujet de conspirations, surtout de la part de l’Entité sioniste qui considère ce droit comme une menace existentielle. Et c’est pour cette raison que les occupants israéliens ne se privent pas de commettre des massacres à l’encontre des Palestiniens, les vrais propriétaires de la terre. Ils ne se privent pas de les chasser de leur terre et de démolir leurs maisons pour construire les leurs.

L’autorité du Fatah est pour impliquée dans l’anéantissement du droit au retour, en continuant ces négociations inutiles entamées avec l’Entité sioniste, en appelant à la solution de deux Etats qui s’accorde avec l’appel de Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, demandant la reconnaissance de l’Entité sioniste comme étant un Etat purement juif.

Parlons de cette solution de deux Etats. Le président de l’autorité Mahmoud Abbas ne connaît même pas la forme de l’Etat palestinien promis. Quelle sera la superficie d’un tel Etat au moment où les colonies sionistes avalent de plus en plus de territoires palestiniens de la Cisjordanie, où la judaïsation de la ville d'Al-Quds et de sa sainte mosquée d’Al-Aqsa va de bon train ? Il ne reste plus qu’à reconnaître les territoires palestiniens occupés en 1948 comme un Etat juif pour que le droit au retour tombe définitivement.

Le discours palestinien officiel

Ce qui est inquiétant, c’est le discours officiel de l’autorité du Fatah, à Ramallah. Le président de cette autorité ne croit qu’à la solution de deux Etats. Pire, il dit que la question d’un Etat purement juif n’est qu’une affaire intérieure, a-t-il précisé lors de sa rencontre avec la présidente finlandaise, à Ramallah, le 15 octobre 2010.

Il pousse le bouchon très loin en disant que si l’Entité sioniste veut changer de nom, elle doit s’adresser à l’Organisation des Nations Unies. Pour lui, ce n’est pas une affaire palestinienne !!

Des observateurs s’étonnent de constater à quel point le discours politique international est en baisse, un niveau catastrophique jamais connu auparavant. Le président Abbas a dit une fois qu’il « n’ignore pas le droit des Juifs en Palestine ». Une autre fois, il a dit que « la sécurité de l’Entité sioniste est la nôtre ». Mais où va le monde ?

Si le sort des Palestiniens des territoires occupés en 1948 ne nous intéresse plus, qu’est-ce qui nous intéressera alors ?

Ce qui est plus étonnant, c’est que quelques médias qualifient de telles déclarations d’héroïques ! Les réalités du terrain les démontent : les souffrances des Palestiniens de la Cisjordanie, les poursuites acharnées des résistants…

Correspondances secrètes

Bien qu’Abbas déclare que ces questions sont des affaires internes israéliennes, Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, dit qu’il y a des correspondances secrètes entre lui et Abbas.

Netanyahu a considéré, devant la Knesset, que ces correspondances sont « la preuve de la volonté des Palestiniens de voir une paix » entre les deux partis.

Le même Netanyahu ne se lasse pas de demander aux Palestiniens et aux autres de reconnaître "Israël" comme un Etat purement juif, dans le dessein de mettre dans l’illégitimité l’existence des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés en 1948.

Il est allé jusqu’à dire qu’il faut « compléter ce que Ben Gourion, fondateur de l’Etat d’Israël, avait commencé, c'est-à-dire que les territoires palestiniens occupés en 1948 sont un Etat pour les Juifs et non un Etat dans lequel vivent des Juifs » !!

17 octobre 2010

Le Centre Palestinien d'Information


1-5 Nejad:le Liban, la Syrie, la Palestine, la Turquie et l'Iran dans un même front.

Extrait

Accueilli en grande pompe, mercredi soir, par une foule enthousiaste, dans le stade al-Raya (banlieue-sud) le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad n’a pas caché ses émotions, en remerciant Dieu de lui avoir permis de vivre cet instant et de venir au Liban, qu’il a qualifié de terre bénie et de pays des Libres.  
"Mort aux Etats-Unis!" "Mort à Israël!" et "Ahmadi, Ahmadi, Khosh Amdid (bienvenue)" ont scandé les dizaines de milliers de sympathisants, à l'apparition du président iranien qui les a salués, avant d'embrasser le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem.
FRONT COMMUN ENTRE LE LIBAN, LA SYRIE, LA PALESTINE, LA TURQUIE ET L’IRAN
Dans son discours qui a été retransmis en direct par les télévisions israéliennes, M.Ahmadinejad a assuré que le Liban est une école de résistance face aux arrogants du monde.
Il a notamment évoqué un front commun de résistance entre le Liban,
la Syrie, l'Irak, la Palestine, la Turquie et l'Iran .  "J'annonce que le régime sioniste poursuit sa chute et aucune puissance ne peut le sauver (en raison du) front résistant au Liban, en Syrie, en Palestine, en Irak et en Turquie", a-t-il affirmé, sous les applaudissements.
Tout en assurant que l'entité sioniste est en pleine déroute, il a invité le peuple du Liban, « pays des purs », à ne pas écouter les démons qui n'aiment pas l'unité et l'harmonie.  
« Vous avez jeté le désespoir dans la cour des démons. Sachez que vos causes sont celles de l'Iran. Nous sommes ensemble dans une même tranchée. Votre dignité et votre développement sont les nôtres. Le peuple iranien sera toujours à vos côtés. » 
Tout en affirmant que le nouvel ordre mondial doit être global et juste, permettant à tous les peuples de participer à la gestion des affaires du monde, il a rendu un vibrant hommage aux Libanais et surtout aux jeunes moujahidine, leur criant : « L'avenir est à vous. Nous sommes fiers de vous, et nous serons toujours à vos côtés».

 

NECESSITE DU RETRAIT DES ENVAHISSEURS, SINON LES CYCLONES DES PEUPLES LES EMPORTERONT  
Le président iranien a rappelé comment l'entité israélienne a essuyé des défaites en 1982, à l’issue de l’agression israélienne contre le Liban en 2006 et la dernière riposte courageuse de l'armée libanaise (à Adaïssé). Il assure que ces défaites ainsi que la résistance héroïque à Gaza montrent la faiblesse de l'entité israélienne.  
« Se sentant dans une impasse, celui-ci (Israël) peut chercher à provoquer des étincelles, dit-il, mais chaque étincelle ne fera qu'accélérer sa chute (...). Ils parlent de paix et continuent de s'étendre en bafouant les droits palestiniens et les résolutions internationales. L'entité sioniste est raciste et signifie l’expulsion d'un million et demi d'habitants originaires des territoires occupés. »   
M.Ahmadinejad a poursuivi que la solution consiste dans « la reconnaissance des droits des Palestiniens et dans le retour des envahisseurs vers leurs pays d'origine, sinon les cyclones du peuple palestinien et des autres peuples libres les
emporteront. »  
 Ahmadinejad demande à certains régimes de la région d'écouter leurs peuples, qui appuient les Palestiniens. «Quant à ceux qui protègent l'entité sioniste, ils doivent savoir qu'ils doivent mettre un terme à son hégémonie et ils doivent réparer le mal qu'ils ont fait. S'ils se sentent coupables à l'égard des sionistes, ils n'ont qu'à leur donner des compensations chez eux. »    
ISRAEL CREE POUR COMPENSER LES DEGATS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE  
S’agissant de l’entité sioniste, M.Ahmadinejad a réitéré qu’ « Israël » a été crée pour compenser les dégâts de
la Seconde Guerre mondiale et profitant d'un moment d'égarement des Arabes. « Ils ont implanté une entité hostile et lui ont donné les moyens d'imposer sa force, tout en couvrant ses crimes. Voyez-vous dans le registre des sionistes autre chose que des crimes ?... »
 Il a ajouté que cette entité est la concrétisation du projet capitaliste et, pour preuve, il a relevé l'appui unanime dont bénéficie « Israël ». Mais M.Ahmadinejad affirme que les peuples ont d'autres aspirations.
 Il a en outre attiré l'attention des présents sur le fait que lorsqu'ils envahissent un pays, les ennemis misent sur la discorde et les divergences religieuses et ethniques. C'est, poursuit-il, ce qui s'est passé en Irak. Il ajoute que les ennemis ne veulent pas d'un peuple fort et uni pour pouvoir lui imposer leurs volontés.
 « Heureusement, grâce à l'éveil des peuples, le plan a été découvert. Les peuples connaissent désormais l'importance de l'unité », conclut-il .
AHMADINEJAD RECLAME LA LIBERATION DES DETENUS PAR ISRAEL  
Le président iranien a également évoqué les milliers de détenus palestiniens dans les geoles israéliennes et il informe les présents que l'épouse et le fils de Mohsen Moussaoui, diplomate iranien enlevé au Liban en 1982, font partie de la délégation qui l'accompagne.  
Il ajouté que ce diplomate et ses trois compagnons sont encore vivants et retenus en otages en « Israël ». Il réclame pour eux la visite de
la Croix-Rouge et la libération, avec les autres « otages palestiniens ».
AlManar et Orient Le Jour

Jeudi 14 Octobre 2010

 http://www.almanar.com.lb



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 ierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

Après avoir critiqué la politique israélienne en Palestine, le chercheur Souhail Chichah est menacé.

Le 20 septembre dernier, à l’ULB, s’est tenue une conférence sur le thème de "La liberté d’expression", précédée du film du journaliste Olivier Mukuna, "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", à propos de l’humoriste dont les sketches s’attaquent régulièrement aux milieux sionistes et à la politique israélienne en Palestine.

 Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie de la discrimination, a critiqué sans détour cette politique, concluant qu’Israël se comporte en "Etat raciste, ségrégationniste et colonial". Il a en outre dénoncé l’impossibilité d’ouvrir ce débat sans être systématiquement vilipendé par les organisations juives et qualifié d’antisémite. Souhail Chichah a ainsi regretté l’instrumentalisation de la Shoah, utilisée pour bâillonner les opposants à la politique d’expansion de l’Etat hébreu. A aucun moment, cependant, il n’a tenu de propos haineux ou irrespectueux envers les Juifs.

Dans le public, néanmoins, les représentants de plusieurs associations juives, venus en nombre, ont d’emblée tenté de l’empêcher de s’exprimer par des huées, des menaces physiques et des insultes, à tel point que la conférence fut interrompue et l’auditoire évacué.

 Depuis ce jour, Souhail Chichah est victime d’un harcèlement intense, qui a commencé par une campagne de diffamation, initiée par le Comité de coordination des organisations juives de Belgique, qui accuse Souhail Chichah d’avoir voulu attiser la haine envers les Juifs et d’avoir remis la Shoah en question. Suivront le Centre communautaire laïc juif, l’Union des étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students, qui l’accuseront d’antisémitisme et de négationnisme, assertions particulièrement graves, a fortiori à l’égard d’un enseignant. Mis en œuvre dans la presse et sur le net, ce harcèlement médiatique a débordé les frontières du royaume. Et certains demandent à l’ULB le licenciement de Souhail Chichah.

En outre, Souhail Chichah a reçu de nombreux courriers anonymes le menaçant d’être passé à tabac et tué : "tu vas saigner, espèce de porc" ; "morpion islamiste, ton heure est venue !" ; "un musulman, une balle ; toi, dix !" Certains de ces courriers font état avec précision de ses horaires et mouvements à l’ULB  

Le lundi 4 octobre au matin, en sortant de son domicile, Souhail Chichah échappait de justesse à une tentative d’agression au couteau, grâce à l’intervention de voisins.

Vendredi 8 octobre, il a été convoqué pour répondre d’une plainte déposée contre lui pour incitation à la haine raciale, non pas suite à son discours lors de la conférence, mais pour la rédaction d’un article vieux de plusieurs mois, "De la hiérarchie des races en Belgique", lequel, pourtant, a précisément pour objet de dénoncer les dérives racistes. 

Sans aucun soutien, ni des autorités de l’ULB, ni du monde académique, craignant pour sa sécurité physique, Souhail Chichah n’est plus en mesure d’assurer ses activités professionnelles.

La stratégie est évidente : salir, terroriser et harceler pour faire taire, puisqu’un procès est impossible, aucun acte délictueux n’ayant été commis.

Or tout cela ne se passe pas dans l’Allemagne nazie des années 1930, ni en Chine ou en Afghanistan, mais aujourd’hui et en Belgique, Etat démocratique qui garanti la liberté d’expression. 

Quelque chose se serait-il donc effondré dans le système de valeurs de cet Etat ? La "liberté d’expression" est-elle désormais une notion abstraite ? Ou bien le "cas Chichah", cette ignoble mise à mort, constitue-t-il l’exception qui confirme la règle ? Pourrait-on, en fait, parler de tout et caricaturer Mahomet sous la forme d’une bombe et assimiler tous les musulmans à des terroristes, de tout, sauf d’Israël et de sa politique en Palestine ? 

Si les collègues de Souhail Chichah, si les enseignants et chercheurs, si tous les intellectuels de ce pays continuent de se taire et refusent de le soutenir maintenant, cette stratégie réussira à détruire une part de notre liberté. Si nous laissons faire, "l’exemple Chichah" demeurera, tel une épée de Damoclès, et pour notre plus grande honte.

Pierre Piccinin

Mis en ligne le 14/10/2010

http://www.lalibre.be:80/debats/opinions/article/616740/la-liberte-d-expression-menacee-de-mort.html


2-2 Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme : L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.

Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées – en violation de la loi – par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.

Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.

Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité.

Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.

Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins 230 personnes ont été arrêtées à Hébron, dont 130 par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, 25 personnes ont été détenues par le PSS et 15 ont été détenues par les SIG. A Naplouse, 77 personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, 45 personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.

On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.

Tortures

Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.

Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.

Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.

Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ‘Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.

Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.

Non-respect des procédures légales

Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.

Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que 4 de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.

Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.

Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.

Arrestations dans les zones « C » [2]

Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.

Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués

Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »

Un militant du Jihad islamique a déclaré que 4 membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.

Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et :

1. Rappelle la décision de la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;

2. Souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;

3. Appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et…

4. Exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.

PCHR Gaza

octobre 14th

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/10/l'autorite-palestinienne-emprisonne-et-torture-des-militants/


2-3 Hicham Issa : Je continue à rêver d’une enfance libre.

Tous les Palestiniens, toute la société palestinienne dans toutes ses tranches ont goûté aux souffrances causées par l’occupation israélienne. Mêmes les enfants n’y échappent. Tout au contraire, les occupants israéliens font tout pour les perturber, les étouffer, les déraciner et déraciner leurs rêves d’une patrie libre et à eux.

L’adolescent Hicham Ahmed Ismaël Issa en fait partie. Il est enfermé dans les prisons israéliennes. Les occupants israéliens l’ont privé de son enfance, de son école, de sa famille. Cet adolescent de seize ans, les soldats israéliens ont attaqué sa maison familiale pour le prendre en captivité et le condamner à une prison ferme de deux ans. Ainsi, il rejoint ses deux frères Qassam et Hossam, enfermés derrière les barreaux de l’occupation israélienne.

L’arrestation

Hicham affirme que le moment de l’arrestation est un des plus difficiles de sa vie : « C’est à deux heures et demie du matin, le 31 décembre 2008, que les forces israéliennes d'occupation ont investi notre maison, au moment où notre village d’Abou Chakhim, sous préfecture de Ramallah, souffrait d’un froid très dur ».

« A cette heure-là, ajoute-t-il, les soldats israéliens ont commencé à frapper la porte de la maison et à crier à tue-tête. Faute de toute réponse, ils ont frappé les fenêtres et fait des bruits qui ont choqué les enfants. Et dès qu’on a ouvert la porte, les soldats sont entrés et ont dévasté la maison, avant de me bander les yeux, de m’enchaîner et de m’emmener vers une direction inconnue. »

« En arrivant, continue-t-il, je me retrouve devant un officier de renseignements. Ils m’ont mis dans une position impossible (Al-Chabah) pour m’interroger, sous une pluie d’insultes et de gros mots. Ils ont réussi à me mettre dans un état psychologique très difficile. »

Trois frères captifs

Hicham parle du chef d’accusation que les occupants israéliens lui ont adressé. « J’ai découvert qu’ils m’accusent de "Tentative d’écraser un soldat sioniste avec la voiture". Une accusation étonnante, j’étais petit et ne conduisais pas. Je ne sais d’où les occupations tiraient une telle accusation ».

L’état psychique de Hicham s’est empiré encore plus, après son transfert dans la prison des adolescents. Cette prison est dirigée par des hommes inhumains ne faisant usage que de la force et de l’insulte.

Le captif adolescent souffre beaucoup quand il se rappelle de ses deux frères qui sont aussi en captivité. Il pense à sa famille, à sa mère et surtout à son père malade. Ce n’est pas facile pour un père malade et sans travail de voir ses garçons emprisonnés.

« La famille, dit-il avec un grand soupir, n’a plus de ressource. »Volonté de l’homme

Hicham ne pensait pas qu’un jeune de son âge pouvait être enfermé dans les prisons construites normalement pour les criminels.

Il n’aime pas cette situation : « J’aime l’école, j’aime mes études, mes copains. J’aime jouer avec eux, partir dans des voyages collectifs. J’aimais la vie, mon enfance, avant le jour maudit où les occupation israélienne m’ont interdit mon enfance et mon éducation ».

A son étonnement, Hicham découvre un grand nombre d’adolescents enfermés dans les prisons israéliennes : « Certains d’entre eux sont beaucoup moins âgés que moi ».

Et avec la volonté d’un homme, Hicham dit que l’ennemi sioniste veut faire de nous des esclaves : « Ils veulent nous priver de notre liberté et de notre terre. Rien, rien, ils n’auront rien. Moi et mes frères, malgré ce qui se passe, nous ne baisserons jamais les bras ». « Nous serons le pont qui mènera à la liberté et à la dignité. »

Enfin, Hicham conclut ses propos en disant : « Notre patrie a besoin d’hommes. Et nous sommes les hommes qui se redressent contre les agressions de l’ennemi. Nous ne laisserons tomber pas même tomber une graine de la terre de notre bien-aimée Palestine ».

 18/10/2010 - 22:50 ]

http://www.palestine-info.cc:80/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7MmpfwbfVwXSiaiOz7%2fTdZdrHEM1miv%2f8uhqqaz8gXN0t9m7laW3XPGHHbw5gpB%2fn1tDJOKpi%2bhkP%2bjDe2SwPiBOPaBBam0QKn%2bLSnuNF5Mc%3d


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